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VACHE VEAU CHAPITRE 8

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L’enclos doit être assez large pour que les déjections se répartissent bien sur le terrain. (Figure8.2);

Toujours placer l’aire d’alimentation à l’endroit le plus haut ou dans l’axe de la pente de l’enclos. Un axe nord-sud ou nord-ouest-sud-est est préférable pour favoriser l’assèchement des aires d’élevage;

Un bon drainage souterrain est toujours nécessaire pour protéger les fondations de bâtiment contre la gelée ou améliorer la capacité portante du sol.

ATTENTION! LES DRAINS SOUTERRAINS QUI

DRAINENT DES ENCLOS D’ÉLEVAGE OU LES ESPACES DE STOCKAGE DES FUMIERS DOIVENT ÊTRE

DÉBRANCHÉS DU SYSTÈME DE DRAINAGE SOUTERRAIN ET ÊTRE PLUTÔT DIRIGÉS VERS UNE BANDE VÉGÉTATIVE OU UN PUROT (FOSSE À PURIN).

Les eaux contaminées en provenance d’un enclos doivent être répartie sur une section de bande végétative filtrante (BVF). L’efficacité d’infiltration et de filtration de cette BVF contiguë à l’enclos sera d’autant plus performante si la largeur d’écoulement est élevée comme l’indique la Figure 8.2. Une largeur d’écoulement inférieure à 1 m/vache-veau n’est pas recommandée.

Chemin de ferme

Il est nécessaire d’avoir un chemin de ferme pour déplacer le troupeau des différents enclos vers l’étable pour les vêlages et les manipulations dans le corral, et afin de transporter les aliments, la litière et le fumier.

Un mauvais chemin, en plus de diminuer l’efficacité du travail, est souvent la cause de bris de machinerie. Un bon chemin pour la circulation de la machinerie et des animaux doit avoir au minimum 4,3 m (14 pi) de largeur (jusqu’à 8,5 m [28 pi] dans certains cas, lorsque la machinerie a une largeur excessive). Un façonnement en faîte, avec une rigole ou un drain souterrain de chaque côté du chemin, améliorera grandement le drainage de sa base. Une couche de gravier peut être ajoutée aux endroits plus problématiques. Idéalement, la construction d’un chemin doit se faire l’été dans de bonnes conditions, sinon on risque des dépassements de coûts importants.

Dans certaines régions, l’hiver, plutôt que de déneiger le chemin principal à chaque bordée de neige, certains producteurs fabriquent plutôt un « chemin d’hiver » à côté, en compactant la neige sur un à deux pieds d’épaisseur, favorisant ainsi un meilleur balayage. Lors du dégel, ils réutilisent le chemin principal après l’avoir déneigé.

On voit de plus en plus d’entreprises faire construire un deuxième chemin de ferme dédié à la livraison des marchandises. Le premier chemin sert exclusivement

Figure 8.2

Différentes formes d’enclos sur des sites à pentes multiples et formes de bande végétative filtrante conséquentes

rejeter éviter bien très bien excellent

Source : Côté et coll. , 2023 (PBQ-MAPAQ)

Légende : en gris : enclos; en vert : bande végétative filtrante; flèches : sens de la pente

pour l’arrivée et le départ des animaux avec le camion de l’entreprise. Le deuxième sert aux camions de transport et de livraison de marchandises diverses qui vont sur plusieurs fermes chaque jour. C’est souvent après avoir vécu des problèmes au niveau de la biosécurité que le producteur ou la productrice décide de construire un deuxième chemin de ferme.

Brise-vents

Les rafales affectent beaucoup les bovins. À l’aide de brise-vents naturels ou artificiels, il est facile d’en réduire l’impact et d’améliorer le bien-être des animaux (Figure 8.3). Les brise-vents servent aussi à protéger les aires de couchage et les aires d’alimentation des vents dominants. Il est également possible de placer un petit brise-vent à proximité des abreuvoirs isolés pour prévenir le gel.

Haies brise-vent

Différentes essences d’arbres sont la clé pour maintenir la protection durant l’hiver. On privilégie donc l’utilisation de feuillus et de conifères pour l’aménagement d’une haie brise-vent naturelle et efficace. Ce type d’aménagement présente des avantages au niveau de la biodiversité, en plus d’être une zone d’ombre pour les animaux lors des chaudes journées estivales (Figure 8.4). Étant donné les effets prévus des changements climatiques (augmentation de l’intensité et de la durée des périodes de forte chaleur par exemple), les haies brise-vent seront certainement privilégiées par plusieurs dans les prochaines années.

Figure 8.3

Avantage des haies brise-vent : réduction du vent

Figure 8.4

Avantage des haies brise-vent : création de zones d’ombre et réduction de la température

Pour en savoir plus Vézina, A. (2005). Des haies brise-vent autour des bâtiments d’élevage et des cours d’exercice Vézina, A. et A. Tourigny (2007). Coûts et bénéfices des haies brise-vent Richard, C. et A. Munger (2019). L’agroforesterie au bénéfice du microclimat : un atout face aux changements climatiques

Brise-vents artificiels

Un brise-vent ajouré à 20-33 % (voir le Tableau 8.3), qui ralentit le vent sans l’arrêter complètement, offre une zone de protection jusqu’à 12 fois la hauteur du brise-vent (Figure 8.5). Cela correspond à une zone de protection beaucoup plus grande que celle offerte par une barrière pleine, cette dernière étant plus sujette à créer des turbulences. Les brise-vents en planches de 100 à 300 mm (4 à 12 po) sont plus efficaces que les feuilles de tôle ou de contreplaqué. La hauteur recommandée est de 3 à 3,6 m (10 à 12 pieds) pour les brise-vents fixes. Pour les brise-vents mobiles, elle est de 2,4 à 3 m (8 à 10 pieds).

Un rapport idéal de 10:1 entre la longueur et la hauteur a été établi, de sorte qu’un brise-vent de 10 pieds de hauteur devrait avoir un effet sur 100 pieds de long

Source : d'après Richard, C et A. Munger, 2019, illustration : V. Michaud
Source : d'après Richard, C et A. Munger, 2019, illustration : V. Michaud

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