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PCER0101Guide_production_cereales_paille corrige feuilletage

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Guide de production

Les céréales à paille

Éditrice scientifique Anne Vanasse, Ph.D., agronome, Université Laval

La réalisation de ce projet a été rendue possible en grande partie grâce à la contribution financière du Programme pour l'avancement du secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire (PASCAA). Ce programme d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est livré par l'intermédiaire du Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec (CDAQ).


Avertissements Au moment de sa rédaction, l’information contenue dans le présent guide était jugée représentative du secteur des cultures céréalières au Québec. Son utilisation demeure sous l’entière responsabilité du lecteur. Certains renseignements ayant pu évoluer d’une manière appréciable depuis la rédaction de cet ouvrage, le lecteur est invité à en vérifier l’exactitude avant de les utiliser et de les mettre en application. Il est interdit de reproduire, imprimer, traduire ou adapter cet ouvrage, en totalité ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, incluant la photocopie et la numérisation, sans l’autorisation écrite préalable du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec. Les éléments de publicité insérés dans ce document concrétisent l’appui du milieu à la parution de l’ouvrage. Leur présence ne signifie pas que le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec en approuve le contenu ou cautionne les entreprises et organismes concernés. Dans le présent document, le masculin englobe le féminin et est utilisé uniquement pour alléger le texte.

Pour information et commentaires Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) Édifice Delta 1 2875, boulevard Laurier, 9e étage Québec (Québec) G1V 2M2 Téléphone : 418 523-5411 Télécopieur : 418 644-5944 Courriel : client@craaq.qc.ca Site Internet : www.craaq.qc.ca

© Gouvernement du Québec, 2012 © Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2012 Suivant sa convention avec le MAPAQ, le CRAAQ est autorisé par le Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation à publier les textes du personnel du Ministère.

PCER0101 ISBN 978-2-7649-0250-9 Dépôt légal Bibliothèque et Archives Canada, 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2012


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Avant-propos Au cours des vingt dernières années, la production de céréales à paille a connu plusieurs changements, que ce soit dans l’adoption de nouvelles pratiques culturales telles que le travail réduit et le semis direct ou dans la mise en marché de grains qui répondent à des normes précises (production biologique, sans intrants chimiques ou marché spécialisé). Devant cet état de fait, le Comité céréales du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) a revu le contenu de l’ancien guide de production sur les céréales de printemps, publié en 1988, pour rédiger un guide qui met l’accent sur ces nouvelles pratiques culturales et systèmes de production.

cultures ou pour répartir les travaux de semis, de récolte et d’amendements (chaux, engrais de ferme) dans des conditions de sol souvent très favorables. Ce dernier aspect revêt un caractère fondamental si on veut éviter de créer de la compaction à long terme causée par l’utilisation de la machinerie lourde (moissonneuse, épandeurs de lisier) dans des conditions de sol trop humides. La qualité de nos sols et la productivité de nos cultures en dépendent. Bien souvent, les céréales sont semées sur des champs où l’on désire effectuer des travaux de nivelage ou de drainage. Une fois améliorés, ces champs devraient être ensemencés avec une rotation incluant les céréales à paille, et pas seulement en maïs et en soya.

Ce guide a pour objectif de rendre disponibles des informations détaillées sur la production des céréales de printemps et d’automne selon différents systèmes de production (conventionnelle ou biologique). Il met aussi en évidence les facteurs environnementaux et culturaux qui influencent la productivité des céréales tout au long de la saison de culture. Dans ce contexte, toutes les pratiques culturales (du travail du sol jusqu’à la récolte), incluant les principes de lutte intégrée contre les ennemis des cultures, y sont rassemblées.

Certains travaux de recherche ont démontré que l’introduction d’une céréale à paille et d’une légumineuse dans une rotation peut avoir des effets très bénéfiques sur la productivité d’autres cultures, telles que le maïs et le soya. De la même façon, des études ont clairement démontré une amélioration des rendements en grains des céréales cultivées sur un retour de légumineuses. Pour augmenter la productivité des céréales, il faut s’assurer d’optimiser tous les facteurs de production, tels que le choix de champs bien égouttés et sans compaction, une rotation adéquate incluant une légumineuse ou une culture oléoprotéagineuse, le choix de cultivars productifs et tolérants aux maladies et des pratiques de semis, de fertilisation et de phytoprotection qui améliorent le rendement économique des céréales. À cet effet, la production de paille est un atout majeur de la production des différentes espèces céréalières.

Ce guide de production aidera les agronomes, les producteurs et autres intervenants à mieux comprendre les nombreux facteurs de production des céréales, les critères exigés par l’industrie céréalière pour les marchés conventionnels ou spécialisés et à saisir les opportunités qu’offre la production des céréales à paille au Québec et dans les régions limitrophes de l’est du Canada. Il se veut complémentaire à d’autres guides qui ont déjà été publiés dans ce secteur de production, notamment sur la production du blé d’alimentation humaine et sur les maladies et les traitements de protection des grandes cultures.

En terminant, nous tenons à remercier tous les auteurs et collaborateurs à la rédaction et à la révision des différents chapitres pour leur contribution active, constructive et bénévole au cours de la réalisation de ce guide.

Anne Vanasse et Johanne van Rossum au nom du Comité céréales

Intégrées à la rotation, les céréales à paille présentent de nombreux avantages, soit pour briser le cycle de certaines maladies et d’insectes associés à d’autres

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Les céréales à paille

RÉDACTION

Djiby Sall, coordonnateur secteur des grandes cultures, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction du développement et des initiatives économiques, Québec

Guy Beauregard, agronome, consultant en agroéconomie, Nicolet

Éric Thibault, agronome, conseiller en agroenvironnement, Club Techno-Champ 2000, Napierville

Danielle Bernier, M.Sc., agronome-malherbologiste, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Québec

Élisabeth Vachon, agronome, Moulins de Soulanges, Saint-Polycarpe

Jean Cantin, M.Sc., agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale de la Montérégie, secteur est, SaintHyacinthe

Anne Vanasse, Ph.D., agronome, professeure en grandes cultures, Université Laval, Département de phytologie, Québec

Yves Dion, M.Sc., phytogénétique des céréales, agronome, CÉROM, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Johanne van Rossum, agronome, Sainte-BrigideD’Iberville

Julie Durand, M.Sc., agronome, sélectionneure, Semican, Plessisville

Anne Weill, agronome, Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), Cégep de Victoriaville, Victoriaville

Guy Durivage, La Financière agricole du Québec, Sainte-Marie (à l’emploi de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec au moment de la rédaction)

COLLABORATION

Marcel Frenette, chef-inspecteur, Service de normalisation des grains, Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, Saint-Hyacinthe

Valérie Chabot, M.Sc., agronome, La Coop fédérée, Saint-Hyacinthe André Comeau, Ph.D., chercheur en pathologie végétale, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

Jean Goulet, B.Sc.A., sélectionneur de plantes, Semican, Plessisville Geneviève Labrie, Ph.D., biologiste, chercheure en entomologie, CÉROM, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Cécile Tétreault, dta, conseillère technique, Synagri, Saint-Hyacinthe

Georges Lamarre, ingénieur et agronome, conseiller en conservation des sols, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale de la Montérégie, secteur ouest, Sainte-Martine

RÉVISION

Serge Lussier, agronome, chargé d’enseignement, Gestion et exploitation d’entreprise agricole, Campus Macdonald, Université McGill, Sainte-Anne-deBellevue

André Brunelle, M.Sc., Saint-Léonard-d’Aston Jean Cantin, M.Sc., agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale de la Montérégie, secteur est, SaintHyacinthe

Sylvie Rioux, Ph.D., agronome, chercheure en phytopathologie, CÉROM, Québec

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André Comeau, Ph.D., chercheur en pathologie végétale, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

Denis Ruel, agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale du Centre-du-Québec, Nicolet Anne Vanasse, Ph.D., agronome, professeure en grandes cultures, Université Laval, Département de phytologie, Québec

Yves Dion, M.Sc., phytogénétique des céréales, agronome, CÉROM, Saint-Mathieu-de-Beloeil Brigitte Duval, agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale du Centre-du-Québec, Nicolet

Johanne van Rossum, agronome, Sainte-Brigided’Iberville

Gérard Gilbert, agronome, phytopathologiste, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Laboratoire de diagnostic en phytoprotection, Québec

COORDINATION Johanne van Rossum, agronome, Sainte-BrigideD’Iberville

Pierre Lachance, agronome, Varennes

Lyne Lauzon, biologiste, chargée de projets aux publications, CRAAQ, Québec

François Langevin, adjoint à la recherche, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

ÉDITION

Serge Lussier, agronome, chargé d’enseignement, Gestion et exploitation d’entreprise agricole, Campus Macdonald, Université McGill, Sainte-Anne-deBellevue

Danielle Jacques, M.Sc., agronome, chargée de projet à l’édition, CRAAQ, Québec

Denis Pageau, M.Sc., chercheur en gestion des ressources et des cultures, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Normandin

CONCEPTION GRAPHIQUE ET MISE EN PAGE

Claude Parent, agronome, avertisseur grandes cultures, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Québec

Nathalie Nadeau, technicienne en infographie, CRAAQ, Québec

Stéphan Pouleur, Ph.D., agronome, phytopathologiste en grandes cultures, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

PHOTOGRAPHIES

Sylvie Rioux, Ph.D., agronome, chercheure en phytopathologie, CÉROM, Québec

Roxanne S. Bernard (CÉROM) CÉROM François Charrier (IRDA) André Comeau (AAC) Bernard Drouin (MAPAQ) Julie Durand (Semican)

Michèle Roy, Ph.D., biologiste-entomologiste, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Laboratoire de diagnostic en phytoprotection, Québec

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Les céréales à paille

Brigitte Duval (MAPAQ) Claire Fecteau (MAPAQ) Gatco Manufacturing Inc. Great Plains Mfg. Inc. N. Harvey Geneviève Labrie (CÉROM) La Coop fédérée (Wil-Rich) Olivier Lalonde (MAPAQ) Olivier Lalonde Georges Lamarre (MAPAQ) Nathalie Laplante (MAPAQ) Serge Lussier (Université McGill) Denis Marois (Université Laval) MAPAQ Needham Ag Technologies Romain Néron (MAPAQ) Denis Pageau (AAC) Sylvie Rioux (CÉROM) Semican Steeve Shawann (MAPAQ) Anne Weill (CETAB+) Page couverture Photo principale : Benoît Fradin (William Houde) Médaillons : Denis Pageau (AAC) Cécile Tétreault (Synagri)

REMERCIEMENTS Le CRAAQ tient à remercier tous les organismes, dont le CÉROM, et toutes les personnes ayant collaboré de près ou de loin à la réalisation de cet ouvrage. Le CRAAQ remercie aussi ces collaborateurs financiers : Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ) Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ) DuPont Canada BASF Canada Bayer CropScience Semican inc. Syndicat des producteurs de semences pedigrees du Québec RDR Grains et Semences Innotag Distributions inc. William Houde ltée

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Les céréales à paille

Table des matières AVANT-PROPOS.................................................................................................................................................. vii LISTE DES TABLEAUX.........................................................................................................................................xx LISTE DES FIGURES........................................................................................................................................... xxii CHAPITRE 1. PRODUCTION, UTILISATION, CLASSIFICATION ET BUDGETS DE CULTURE ..................................1 Djiby Sall, responsable du chapitre Guy Durivage Marcel Frenette

LA PRODUCTION ET L’UTILISATION .................................................................................................................3 L’orge..........................................................................................................................................................................5 L’avoine .....................................................................................................................................................................5 Le blé...........................................................................................................................................................................6 Les céréales mélangées.............................................................................................................................................7 LA CLASSIFICATION................................................................................................................................................7 Le système canadien de classement des grains....................................................................................................7 La règlementation sur les grains au Québec.........................................................................................................8 Obligations de l’acheteur...................................................................................................................................8 Types de permis..................................................................................................................................................8 Le système de classement des grains pour les besoins internes du Québec....................................................8 Formation.............................................................................................................................................................8 Inspection des équipements..............................................................................................................................9 Classement des grains........................................................................................................................................9 Sites importants.........................................................................................................................................................9 BUDGETS DE CULTURE.........................................................................................................................................10 RÉFÉRENCES.............................................................................................................................................................12

CHAPITRE 2. DÉVELOPPEMENT ET PHYSIOLOGIE DES CÉRÉALES...............................................................................13

Anne Vanasse, responsable du chapitre Yves Dion

INTRODUCTION......................................................................................................................................................15 LA PÉRIODE VÉGÉTATIVE....................................................................................................................................16 Germination et levée...............................................................................................................................................16 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................16 Opérations culturales.......................................................................................................................................16

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Table des matières

Prétallage..................................................................................................................................................................16 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................16 Opérations culturales.......................................................................................................................................16 Tallage.......................................................................................................................................................................17 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................17 Opérations culturales.......................................................................................................................................17 LA PÉRIODE REPRODUCTRICE...........................................................................................................................17 Initiation florale et début de la montaison..........................................................................................................17 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................18 Montaison et gonflement.......................................................................................................................................18 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................18 Opérations culturales.......................................................................................................................................18 Épiaison et floraison...............................................................................................................................................18 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................19 Opérations culturales.......................................................................................................................................19 LA PÉRIODE DE MATURATION..........................................................................................................................20 Formation des grains (stade aqueux)...................................................................................................................20 Facteurs environnementaux et culturaux déterminants.............................................................................20 Remplissage des grains (stades laiteux et pâteux).............................................................................................20 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................20 Opérations culturales.......................................................................................................................................20 Dessiccation ou maturation des grains................................................................................................................20 Facteurs environnementaux déterminants....................................................................................................20 Opérations culturales ......................................................................................................................................21 RÉFÉRENCES.............................................................................................................................................................21

CHAPITRE 3. GESTION ET TRAVAIL DU SOL..........................................................................................................................23 Anne Vanasse, responsable du chapitre Éric Thibault Georges Lamarre

LES SYSTÈMES DE TRAVAIL DU SOL.................................................................................................................25 Le travail conventionnel........................................................................................................................................26 Le travail réduit.......................................................................................................................................................26 Le semis direct.........................................................................................................................................................26 Pratiques de conservation versus travail du sol.................................................................................................26 LE TRAVAIL CONVENTIONNEL.........................................................................................................................30 LE TRAVAIL RÉDUIT..............................................................................................................................................31 Le chisel....................................................................................................................................................................31 Chisel porté par un rouleau (type Kverneland CTS, CLC, CLM) .............................................................31 Le pulvériseur à disques déportés (offset)............................................................................................................32 La rotobêche.............................................................................................................................................................33 Les combinés............................................................................................................................................................33 Combinés à dents rapprochées et vibroculteurs..........................................................................................33

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Les céréales à paille

Combinés à dents fortes...................................................................................................................................33 Les déchaumeurs à disques compacts (types Lemken et Amazone)..............................................................33 Les outils pour le travail vertical du sol (types Till Tech et Yetter).................................................................34 LE SEMIS DIRECT.....................................................................................................................................................34 Le semis direct sans travail du sol........................................................................................................................36 Le semis direct avec travail du sol lors du semis...............................................................................................36 Les particularités des équipements utilisés pour le semis direct.....................................................................36 Coutres................................................................................................................................................................36 Ouvre-sillons.....................................................................................................................................................36 Roues tasseuses.................................................................................................................................................36 LES EFFETS DU TRAVAIL DU SOL SUR L’ACTIVITÉ BIOLOGIQUE ET LA STRUCTURE DU SOL......37 RÉFÉRENCES.............................................................................................................................................................38

CHAPITRE 4. SYSTÈME DE PRODUCTION CONVENTIONNELLE...................................................................................39 Johanne van Rossum, responsable du chapitre Serge Lussier Anne Vanasse

INTRODUCTION......................................................................................................................................................41 LA ROTATION..........................................................................................................................................................41 LE CHOIX DU CULTIVAR ET L’ENSEMENCEMENT.......................................................................................42 Le choix du cultivar................................................................................................................................................42 Critères de sélection..........................................................................................................................................42 La qualité et le traitement des semences.............................................................................................................46 L’ensemencement....................................................................................................................................................47 Importance du lit de semence.........................................................................................................................47 La date de semis......................................................................................................................................................49 Semis sur sol gelé et semis hâtif......................................................................................................................49 La profondeur de semis.........................................................................................................................................50 L’écartement des lignes de semis.........................................................................................................................51 La dose de semis.....................................................................................................................................................51 Densité de semis................................................................................................................................................51 Calibre de la semence (poids de 1 000 grains)..............................................................................................52 Pourcentage de germination ..........................................................................................................................53 LA FERTILISATION..................................................................................................................................................54 Les besoins selon les espèces ................................................................................................................................54 Les modes et temps d’application des fertilisants.............................................................................................55 La fertilisation azotée : doses, temps et modes d’application..........................................................................56 Azote et blé panifiable ....................................................................................................................................56 Sources d’azote, temps et modes d’application ...........................................................................................57 Les éléments mineurs.............................................................................................................................................58 Manganèse ........................................................................................................................................................58 Bore ..................................................................................................................................................................58

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Table des matières

Zinc .....................................................................................................................................................................59 Cuivre ................................................................................................................................................................59 Autres éléments.......................................................................................................................................................59 Magnésium .......................................................................................................................................................59 Soufre..................................................................................................................................................................59 Complexité de l’interprétation des carences........................................................................................................59 LES ASPECTS PHYTOSANITAIRES......................................................................................................................59 La répression des mauvaises herbes ..................................................................................................................60 Saison précédant le semis ...............................................................................................................................60 Durant la saison de croissance .......................................................................................................................60 La lutte contre les maladies ..................................................................................................................................60 Application de fongicides en traitement de végétation .............................................................................61 Efficacité des fongicides ..................................................................................................................................61 Moyens de lutte intégrée contre la fusariose de l’épi..................................................................................63 LA RÉCOLTE ET LA CONSERVATION...............................................................................................................64 Le moment de la récolte.........................................................................................................................................64 L’andainage ............................................................................................................................................................65 Le séchage et la conservation des grains.............................................................................................................65 Séchage à haute température..........................................................................................................................65 Séchage à basse température...........................................................................................................................66 La ventilation...........................................................................................................................................................66 RÉFÉRENCES.............................................................................................................................................................68

CHAPITRE 5. SYSTÈMES DE PRODUCTION BIOLOGIQUE ET SANS INTRANTS CHIMIQUES............................73 Jean Cantin, responsable du chapitre Anne Weill Élizabeth Vachon

INTRODUCTION......................................................................................................................................................75 LA ROTATION DES CULTURES..........................................................................................................................75 Les précédents culturaux à privilégier.................................................................................................................75 Les précédents culturaux à éviter.........................................................................................................................75 LE CHOIX DU CHAMP............................................................................................................................................76 La texture du sol......................................................................................................................................................76 L’égouttement de surface.......................................................................................................................................76 Le drainage .............................................................................................................................................................76 Le pH........................................................................................................................................................................76 LE CHOIX DE LA CÉRÉALE ET DES CULTIVARS............................................................................................76 La préservation de l’identité variétale dans le cas du blé panifiable biologique...........................................77 Les blés biologiques et la teneur en protéines....................................................................................................77 Les céréales d’automne..........................................................................................................................................78 LE SEMIS.....................................................................................................................................................................78

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Les céréales à paille

La préparation du terrain et la qualité du semis................................................................................................78 La période de semis................................................................................................................................................79 La dose de semis.....................................................................................................................................................79 Le pourcentage de germination réel....................................................................................................................80 Le poids de 1 000 grains ........................................................................................................................................80 Vérification sur le terrain.......................................................................................................................................80 Exemple de calcul.............................................................................................................................................81 LA FERTILISATION..................................................................................................................................................81 La fertilisation azotée ............................................................................................................................................81 La fertilisation en phosphore et potassium.........................................................................................................82 Les éléments mineurs ............................................................................................................................................82 La gestion des engrais de ferme............................................................................................................................82 Lisiers de porc....................................................................................................................................................82 Fumiers solides de volaille..............................................................................................................................83 Fumiers et lisiers de bovins.............................................................................................................................84 Les engrais verts......................................................................................................................................................84 Engrais verts en dérobée .................................................................................................................................84 Engrais verts intercalaires................................................................................................................................85 Les moyens de lutte contre les mauvaises herbes ....................................................................86 Les mauvaises herbes annuelles...........................................................................................................................86 Le faux semis .........................................................................................................................................................86 Le désherbage mécanique ....................................................................................................................................86 Herse étrille en prélevée...................................................................................................................................86 Herse étrille en postlevée.................................................................................................................................86 Les mauvaises herbes bisannuelles et vivaces....................................................................................................86 LA FUSARIOSE DE L’ÉPI........................................................................................................................................87 LA RÉCOLTE ET L’ENTREPOSAGE.....................................................................................................................88 La récolte hâtive .....................................................................................................................................................88 L’andainage .............................................................................................................................................................88 Les déchets de récolte.............................................................................................................................................88 La préparation du silo............................................................................................................................................89 Le conditionnement postrécolte et l’entreposage...............................................................................................89 LA COMMERCIALISATION...................................................................................................................................89 Les critères de qualité pour la vente....................................................................................................................89 Liste d’acheteurs.....................................................................................................................................................89 RÉFÉRENCES.............................................................................................................................................................90

CHAPITRE 6. PHYTOPROTECTION.............................................................................................................................................93 Sylvie Rioux, responsable du chapitre Danielle Bernier Geneviève Labrie

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES ET PRINCIPES DE LUTTE INTÉGRÉE....................................................95

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Table des matières

Connaissance...........................................................................................................................................................95 Prévention................................................................................................................................................................96 Cultivars résistants ou tolérants.....................................................................................................................96 Pratiques culturales..........................................................................................................................................97 Aménagement des parcelles............................................................................................................................98 Suivi des champs.....................................................................................................................................................99 Intervention (méthodes de lutte)........................................................................................................................100 Lutte mécanique..............................................................................................................................................100 Lutte biologique..............................................................................................................................................100 Gestion intégrée des pesticides.....................................................................................................................100 Évaluation et rétroaction......................................................................................................................................100 LES MAUVAISES HERBES....................................................................................................................................102 L’impact des mauvaises herbes..........................................................................................................................102 Compétition.....................................................................................................................................................102 Insectes et maladies........................................................................................................................................103 La lutte intégrée contre les mauvaises herbes..................................................................................................103 Identification des mauvaises herbes............................................................................................................103 Succession de cultures ...................................................................................................................................103 Lutte chimique.................................................................................................................................................103 LES MALADIES DES CÉRÉALES.........................................................................................................................104 Les principales maladies .....................................................................................................................................104 Le moment d’apparition des maladies..............................................................................................................107 Les stratégies de lutte...........................................................................................................................................108 Choix du cultivar............................................................................................................................................108 Pratiques culturales........................................................................................................................................108 LES INSECTES RAVAGEURS DES CÉRÉALES.................................................................................................112 Les insectes du sol.................................................................................................................................................112 Vers fil-de-fer ou larves de taupins..............................................................................................................112 Hannetons........................................................................................................................................................112 Tipule des prairies..........................................................................................................................................113 Les insectes ravageurs des céréales en croissance............................................................................................114 Cécidomyie orangée du blé...........................................................................................................................114 Mouche de Hesse............................................................................................................................................114 Légionnaire uniponctuée...............................................................................................................................115 Pucerons...........................................................................................................................................................115 Thrips................................................................................................................................................................116 Criocère des céréales.......................................................................................................................................116 Les ennemis naturels............................................................................................................................................117 Prédateurs........................................................................................................................................................117 Parasitoïdes......................................................................................................................................................117 Agents pathogènes..........................................................................................................................................117 La lutte intégrée contre les insectes ravageurs ................................................................................................117 RÉFÉRENCES .........................................................................................................................................................119 Annexe 6.1 Tableau synthèse des fongicides homologués en traitement de végétation (application terrestre foliaire)................................................................................122

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Les céréales à paille

CHAPITRE 7. SYSTÈMES DE PRODucTION POUR LES MARCHÉS SPÉCIALISÉS...................................................135 Julie Durand, responsable du chapitre Jean Goulet Guy Beauregard

L’ORGE BRASSICOLE ...........................................................................................................................................137 Les critères de qualité ..........................................................................................................................................137 Le semis .................................................................................................................................................................137 La fertilisation .......................................................................................................................................................139 La répression des mauvaises herbes..................................................................................................................139 La préparation pour la récolte : nettoyage du silo et de la batteuse..............................................................139 La récolte ...............................................................................................................................................................139 La prise d’un échantillon représentatif..............................................................................................................140 L’AVOINE NUE.......................................................................................................................................................140 Les marchés............................................................................................................................................................140 Le semis..................................................................................................................................................................140 La fertilisation........................................................................................................................................................141 La répression des mauvaises herbes..................................................................................................................141 La maturité physiologique...................................................................................................................................141 La récolte................................................................................................................................................................141 L’ORGE NUE............................................................................................................................................................142 Le semis..................................................................................................................................................................142 La fertilisation........................................................................................................................................................142 La répression des mauvaises herbes..................................................................................................................142 La maturité physiologique...................................................................................................................................142 La récolte................................................................................................................................................................142 LE SARRASIN..........................................................................................................................................................143 La production........................................................................................................................................................143 Adaptation.............................................................................................................................................................144 La préparation du sol...........................................................................................................................................144 La date de semis....................................................................................................................................................144 La dose de semis...................................................................................................................................................144 La fertilisation........................................................................................................................................................146 La répression des mauvaises herbes..................................................................................................................146 Les maladies et les insectes..................................................................................................................................146 La récolte................................................................................................................................................................146 L’entreposage........................................................................................................................................................146 La commercialisation ...........................................................................................................................................147 RÉFÉRENCES...........................................................................................................................................................147

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Table des matières

LISTE DES TABLEAUX Tableau 1.1

Utilisation des différents types de blé en Amérique du Nord...................................................6

Tableau 1.2

Budgets partiel à l’hectare ............................................................................................................11

Tableau 2.1

Évolution de la dormance au cours de la maturation du blé...................................................21

Tableau 3.1

Poids moyen approximatif à l’essieu de diverses machineries agricoles...............................30

Tableau 3.2

Avantages et inconvénients du travail conventionnel..............................................................31

Tableau 3.3

Avantages et inconvénients du travail réduit............................................................................34

Tableau 3.4

Avantages et inconvénients du semis direct .............................................................................37

Tableau 4.1

Recommandations 2011 pour l’orge à deux rangs.....................................................................43

Tableau 4.2

Recommandations 2011 pour le blé panifiable .........................................................................44

Tableau 4.3

Effet du traitement fongicide des semences de blé et d’orge sur la germination des semences en relation avec leur état sanitaire ......................................................................48

Tableau 4.4

Rendement moyens des céréales obtenus lors de semis sur sol gelé et sur sol sec (Ontario)..............................................................................................50

Tableau 4.5

Rendements de blé obtenus lors de semis sur sol gelé et sur sol sec (Montérégie, Québec).............................................................................................50

Tableau 4.6

Nombre de grains à semer en fonction du nombre optimum d’épis à la récolte..................52

Tableau 4.7

Nombre de grains à semer par mètre linéaire en fonction de l’écartement des disques et du nombre de grains désiré par mètre carré..............................53

Tableau 4.8

Grille de référence pour la fertilisation de l’avoine .................................................................54

Tableau 4.9

Grille de référence pour la fertilisation du blé et de l’orge......................................................55

Tableau 4.10

Doses maximales sécuritaires des éléments fertilisants au semis...........................................57

Tableau 4.11

Grille d’interprétation des analyses foliaires des céréales .......................................................58

Tableau 4.12

Effets des fongicides sur les teneurs en DON et le rendement du blé (2009)........................62

Tableau 4.13

Effets des fongicides sur les teneurs en DON et le rendement du blé (2010)........................63

Tableau 4.14

Résultats d’essais sur les fongicides en fonction des doses d’azote appliquées dans le blé d’automne en 2008-2010 (52 sites) .......................................63

Tableau 4.15

Effets de la combinaison de moyens de lutte contre la fusariose de l’épi chez le blé de printemps (sites de Frago et Prosper, ND, 2005)................................64

Tableau 4.16

Températures maximales permises pour les grains séchés à haute température ......................................................................................................................66

Tableau 4.17

Teneur en eau à l’équilibre de quelques espèces de grains, selon les équations de Chung ....................................................................................................67

Tableau 5.1

Nombre de plants de blé obtenus par mètre linéaire en fonction de l’écartement des rangs (pour une population visée de 450 plants/m2)..................................81

Tableau 5.2

Engrais verts pouvant être semés après une céréale ou une culture de conserverie (selon des observations au champ recueillies par le Club Bio-Action).............84

Tableau 5.3

Engrais verts intercalaires dans une culture de céréale............................................................85

Tableau 5.4

Critères de qualité pour la vente de céréales biologiques........................................................90

xx


Les céréales à paille

Tableau 6.1

Résumé des méthodes de lutte intégrée disponibles contre les mauvaises herbes, les maladies et les insectes nuisibles des céréales...............................96

Tableau 6.2

Liste des groupes de pesticides utilisés contre les différents organismes nuisibles des céréales ...........................................................................................101

Tableau 6.3

Principales maladies affectant les céréales à paille au Québec..............................................105

Tableau 6.4

Normes maximales (ppm) de fusatoxines exigées ou recommandées par l’ACIA............107

Tableau 6.5

Maladies propagées aux céréales par le maïs et les graminées fourragères dans le cadre d’une rotation..................................................................................109

Tableau 6.6

Caractéristiques des maladies des céréales et stratégies de lutte adaptées ........................110

Tableau 6.7

Description et symptômes de dommages occasionnés par les insectes ravageurs de moindre importance dans les céréales ...............................................116

Tableau 6.8

Méthodes de lutte intégrée contre divers insectes ravageurs des céréales..........................118

Annexe 6.1

Tableau synthèse des fongicides homologués en traitement de végétation (application terrestre foliaire)..................................................................................122

Tableau 7.1

Budget partiel à l’hectare pour l’orge brassicole (production conventionnelle avec labour)................................................................................138

Tableau 7.2

Composition des ingrédients de remplacement et proportions maximales conseillées dans une ration pour les porcs...........................................................140

Tableau 7.3

Valeur nutritive du sarrasin........................................................................................................143

Tableau 7.4

Évolution de la production de sarrasin au Canada et au Québec.........................................143

Tableau 7.5

Budgets partiels à l’hectare pour le sarrasin.............................................................................145

xxi


Table des matières

LISTE DES FIGURES Figure 1.1

Évolution des superficies cultivées en céréales à paille au Québec..........................................3

Figure 1.2

Évolution de la production de céréales à paille au Québec.......................................................4

Figure 1.3

Évolution des rendements des céréales à paille au Québec ......................................................4

Figure 2.1

Stade épi à 1 cm...............................................................................................................................17

Figure 3.1

Impact des pratiques culturales et interactions entre les principales formes de dégradation du sol ............................................................................25

Figure 3.2

Aspect de la surface du sol à un pourcentage de couverture de résidus de 30 %................26

Figure 3.3

Relation entre la couverture de résidus et la réduction des pertes de sol par érosion.........................................................................................................26

Figure 3.4

Méthode de la corde.......................................................................................................................27

Figure 3.5

Les trois types de compaction.......................................................................................................29

Figure 3.6

Effets du travail du sol avec le chisel en conditions humides.................................................32

Figure 3.7

Sol non fissuré obtenu avec un combiné à dents fortes en conditions humides...................33

Figure 3.8

Déchaumeur à disques compacts de type Lemken..................................................................34

Figure 3.9

Changements progressifs observés dans le profil d’un sol cultivé en semis direct..............35

Figure 3.10

Diamètre moyen des agrégats stables du sol dans la couche de surface (0-8 cm) selon différents travaux du sol...................................................................37

Figure 4.1

Illustration d’un lit de semence idéal..........................................................................................47

Figure 4.2

Tube d’acier placé au centre du silo.............................................................................................68

Figure 5.1

Nombre de jours nécessaires pour la levée en fonction de la profondeur du semis............79

Figure 5.2

Outil d’aide à la décision pour la gestion des engrais de ferme dans la production du blé de printemps..............................................................................................83

Figure 6.1

Pertes de rendement attribuables à la concurrence exercée par les mauvaises herbes dans les grandes cultures...............................................................102

Figure 6.2

Moment d’apparition des maladies au cours du développement des céréales..................107

Figure 6.3

Calendrier de dépistage des insectes ravageurs .....................................................................113

xxii


CHAPITRE 1

PRODUCTION, UTILISATION, CLASSIFICATION ET BUDGETS DE CULTURE

Djiby Sall, responsable du chapitre Guy Durivage Marcel Frenette


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Les céréales à paille

PRODUCTION, UTILISATION, CLASSIFICATION ET BUDGETS DE CULTURE

Chapitre 1 LA PRODUCTION ET L’UTILISATION

Hectares (par céréale)

Les céréales à paille (avoine, blé, orge, céréales mélangées) occupent une place importante dans la production de grains1 au Québec. En effet, elles représentent près de 30 % des superficies en grains de la province. Les recettes monétaires provenant du marché sont de l’ordre de 53 millions de dollars par année en moyenne pour les dix dernières années.

180 000

360 000

160 000

340 000

140 000

320 000

120 000

300 000

100 000 280 000 80 000 260 000

60 000 40 000

240 000

20 000

220 000 200 000

0 2000

2001

Total

2002

2003

Avoine

2004

2005

Blé

2006

2007

Cér. mél.

2008

2009

Orge

Figure 1.1 Évolution des superficies cultivées en céréales à paille au Québec Source : Statistique Canada, 2010

1. Avoine, blé, orge, céréales mélangées, canola, maïs-grain, soya.

3

Hectares (total céréales)

Depuis 2000, environ 305 000 hectares sont cultivés en moyenne annuellement en céréales à paille au Québec. Sauf pour le blé, on observe une tendance à la baisse des superficies cultivées. Après avoir atteint 348 000 hectares en 2002, les superficies en céréales à paille totalisaient environ 270 000 hectares en 2009 (Figure 1.1). Ce recul des superficies s’est fait au profit des autres grains (maïs-grain et soya en majorité).


Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

L’orge, l’avoine et les céréales mélangées sont cultivées majoritairement dans les régions périphériques (Saguenay—Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Bas-SaintLaurent, Abitibi-Témiscamingue, Gaspésie) principalement en raison des conditions climatiques qui rendent plus difficile l’implantation des autres céréales (le maïs-grain par exemple). Par contre, le blé est surtout présent en Montérégie et en ChaudièreAppalaches.

Les volumes produits ont suivi la même tendance que les superficies, passant de 984 000 tonnes en 2002 à environ 700 000 tonnes en 2009 (Figure 1.2). On constate également une légère baisse des rendements à l’hectare au cours de la même période (Figure 1.3). Entre 2000 et 2009, la production annuelle moyenne était de 830 000 tonnes, ce qui représente près de 17 % de la production totale de grains au Québec.

1 100 000

900 000

400 000

800 000 700 000

300 000

600 000 500 000

200 000

400 000

100 000

300 000

0

2000

2001

2002

Total

2003

2004

Avoine

2005

2006

Blé

2007

2008

Cér. mél.

2009

200 000

Orge

Figure 1.2 Évolution de la production de céréales à paille au Québec Source : Statistique Canada, 2010

4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 500 1 000 500 0

2000

2001

2002 Avoine

2003

2004 Blé

2005

2006

Céré. Mél

2007

2008 Orge

Figure 1.3 Évolution des rendements des céréales à paille au Québec Source : Statistique Canada, 2010

4

2009

Tonnes mét. (total céréales)

1 000 000

500 000

Kg/ha

Tonnes mét. (par céréale)

600 000


Les céréales à paille

L’orge

recherchés par les industriels sont un pourcentage de germination de plus de 95 %, une teneur en protéines inférieure à 12,5 %, un taux de vomitoxine inférieur à 0,5 ppm et des grains relativement gros.

L’orge occupe près de 40 % des superficies cultivées en céréales à paille au Québec. En moyenne, 122 000 hectares d’orge ont été cultivés annuellement entre 2000 et 2009. La production annuelle moyenne se situe autour de 370 000 tonnes, ce qui correspond à environ 44 % de la production de céréales à paille. Les rendements moyens obtenus sont de l’ordre de 3,0 tonnes métriques par hectare.

Il convient aussi de souligner l’existence d’un petit marché pour l’orge mondé (ou perlé) utilisé pour les salades ou les soupes.

L’avoine

Au Québec, la production d’orge a souvent été confrontée à des problèmes de toxines et de qualité qui ont eu des répercussions sur les rendements et les superficies. Celles-ci sont passées de 165 000 hectares en 2002 à près de 92 000 hectares en 2009, ce qui correspond à une baisse de 44 %.

En moyenne, entre 2000 et 2009, près de 110 000 hectares d’avoine ont été cultivés annuellement, ce qui correspond à environ 35 % des superficies en céréales à paille. On observe une tendance à l’augmentation des superficies en culture; de 88 000 hectares en 2000, elles atteignaient près de 105 000 hectares en 2009. La production annuelle moyenne est d’environ 250 000 tonnes. Les rendements obtenus sont de l’ordre de 2,3 tonnes par hectare.

Près de 37 % des superficies en orge sont localisées dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et du Saguenay—LacSaint-Jean. L’orge du Québec est essentiellement destinée au marché intérieur. Le marché de l’alimentation animale représente actuellement près de 92 % des utilisations. Les besoins en orge fourragère sont estimés à 453 000 tonnes par année.

À l’instar de l’orge, l’avoine est très présente en région éloignée. Près de 40 % des superficies en production sont localisées au Saguenay—Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. L’accroissement des superficies d’avoine dans certaines régions s’est fait au détriment de l’orge.

Les acheteurs d’orge fourragère sont très stricts sur le taux de vomitoxine (désoxynivalénol ou DON) dans les grains. La norme maximale recommandée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et acceptée par l’industrie dans la ration totale des porcs et des vaches laitières est de 1 ppm (1 mg/kg d’aliment) de DON.

L’avoine du Québec est utilisée à la fois pour l’alimentation animale et pour l’alimentation humaine (fabrication de gruau). Les besoins du marché de l’alimentation animale sont estimés à 146 000 tonnes, le marché local représentant plus de 55 % des utilisations et le marché des exportations (États-Unis pour les chevaux), près de 40 %.

Le taux d’autosuffisance du Québec pour ce type de grain est d’environ 66 %. Les 34 % manquants pour combler les besoins proviennent des marchés extérieurs, notamment de l’Ouest canadien.

Les grains d’avoine destinés à l’alimentation humaine doivent être gros et de taille uniforme, avoir un poids spécifique élevé (53 kg/hl) et un faible pourcentage d’écales. Ils doivent aussi respecter les normes de pureté.

Par ailleurs, il existe un marché en croissance pour l’orge brassicole (voir le chapitre 7). Les besoins actuels des malteries québécoises sont estimés entre 80 000 et 100 000 tonnes par année. Ils sont comblés majoritairement par les producteurs de l’Ouest canadien en raison de l’insuffisance de l’offre québécoise. En effet, moins de 2 % de l’orge cultivée au Québec est actuellement utilisée à des fins industrielles (fabrication de malt). Les critères de qualité du grain

Les grains destinés aux chevaux de performance (avoine nue) doivent être d’une bonne taille et d’un blanc éclatant, en plus d’être relativement riches en protéines et en matières grasses et d’avoir un poids spécifique très élevé (55,6 kg/hl). Les grains doivent être exempts de poussière, être peu endommagés et présenter un taux d’humidité de moins de 14 %.

5


Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

l’alimentation humaine. Environ 80 % du blé produit est destiné à l’alimentation animale. Les besoins de ce secteur sont de l’ordre de 219 000 tonnes.

Pour l’avoine nue (voir le chapitre 7), la teneur en protéines doit être supérieure à 15 %. Par ailleurs, l’avoine du Québec est encore confrontée à des problèmes de qualité, et ce, au moment où cette culture commence à bénéficier d’une certaine reconnaissance. Seulement 57 % du volume commercialisé au cours de la période 2004-2007 a été classé grades 1 et 2 en moyenne.

Depuis quelques années, on note un intérêt des producteurs pour le marché de l’alimentation humaine, principalement pour la fabrication de pain. Les volumes destinés à ce marché varient entre 45 000 et 50 000 tonnes par année depuis 2006. La variation des volumes produits est liée en grande partie aux superficies ensemencées et aux conditions climatiques qui affectent la qualité de la récolte. Les grandes minoteries industrielles situées dans la région de Montréal s’approvisionnent principalement en blé provenant de l’Ouest canadien et, dans une moindre mesure, de l’Ontario.

Le blé En moyenne, près de 50 000 hectares de blé sont cultivés annuellement au Québec. Les superficies ensemencées sont en progression. Elles sont passées de 29 000 hectares à plus de 55 000 hectares entre 2000 et 2009. La production, quant à elle, a presque doublé au cours de cette même période pour atteindre 149 000 tonnes en 2009. Les rendements actuels se situent autour de 2,7 tonnes métriques par hectare.

Au Québec, les besoins en blé pour l’alimentation humaine sont estimés à plus d’un million de tonnes par année, dont environ 600 000 tonnes pour les variétés de blé panifiable. Il existe trois grands types de blé destinés à l’alimentation humaine : le blé pour la boulangerie (blé tendre vitreux ou blé de force), le blé à pâtisserie (blé tendre à grain mou ou blé faible) et le blé pour la semoule servant à la fabrication des pâtes alimentaires et du couscous (blé dur ambré ou durum) (Tableau 1.1). Le lecteur est invité à consulter le guide intitulé Facteur-clés de succès pour la production du blé d’alimentation humaine (CRAAQ, 2003) pour en savoir plus sur les principales caractéristiques recherchées selon les utilisations.

Malgré l’augmentation des superficies et des volumes produits, le Québec reste dépendant des marchés extérieurs pour combler ses besoins en blé, notamment pour l’alimentation humaine. Le taux d’autosuffisance moyen en blé est d’environ 58 % (excluant la demande pour les minoteries). Près de 47 % des superficies de blé au Québec sont localisées en Montérégie (36 %) et en Chaudière-Appalaches (11 %). Le blé est destiné à deux marchés : l’alimentation animale (blé fourrager) et

Tableau 1.1 Utilisation des différents types de blé en Amérique du Nord

Type de blé

Nom scientifique

Nom(s) anglais

Utilisation

Blé tendre vitreux dit « blé de force »

Triticum aestivum L. em. Thell.

Hard Wheat Hard red Spring Hard red Winter

Boulangerie et glutennerie, pâtes à pizza, certains types de nouilles et autres produits connexes Alimentation animale

Soft Wheat Soft White Winter

Biscuits, gâteaux, pâtisseries, confiseries, sauce, céréales à déjeuner Alimentation animale

Hard Amber Durum

Pâtes alimentaires et couscous

Blé tendre à grain mou Triticum aestivum dit « blé faible » L. em. Thell.

Blé dur ambré ou durum

Triticum turgidum L. var. durum

Source : CRAAQ, 2003

6


Les céréales à paille

Les céréales mélangées

l’Est canadien, blé dur ambré de l’Ouest canadien, etc.

Au Québec, les céréales mélangées représentent environ 8 % des superficies en céréales à paille. En moyenne, 26 000 hectares sont cultivés annuellement en céréales mélangées depuis 2000 pour une production annuelle de l’ordre de 68 000 tonnes. Les rendements moyens se situent autour de 2,9 tonnes métriques par hectare.

Pour l’application de la Loi, le Règlement sur les grains du Canada désigne comme grain : l’orge, le haricot, le sarrasin, le canola, le pois chiche, le maïs, la féverole, le lin, les lentilles, les grains mélangés, la moutarde, l’avoine, le pois, le colza, le seigle, le carthame, le solin, le soja, le tournesol, le triticale et le blé. Pour chacune des classes de grain, plusieurs grades sont déterminés en fonction des caractéristiques physiques et visuelles du grain et par les qualités que recherchent les clients. Les grades sont habituellement numériques et le grade numéro 1 est toujours celui qui présente la qualité la plus élevée. Le nombre de grades varie selon le type de grain (par exemple, le maïs et l’avoine de l’Est canadien en comptent respectivement 5 et 4). Si les caractéristiques du grain ne répondent pas aux exigences du dernier grade numérique, l’appellation du grade devient « échantillon ».

Entre 2000 et 2009, la production a connu un recul, passant de 79 000 à environ 45 000 tonnes métriques. Cette baisse est attribuable à une diminution concomitante des superficies et des rendements moyens qui sont passés respectivement de 31 000 à 19 000 hectares et de 3,2 à 2,7 tonnes métriques par hectare. De façon générale, les céréales mélangées ne sont pas commercialisées. Elles sont directement utilisées à la ferme pour l’alimentation du bétail. Les régions de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent sont les principales régions productrices avec tout près de 40 % des superficies en culture.

Les appellations des grades de grain et les caractéristiques correspondant à chacun d’entre eux sont indiquées à l’annexe 3 du Règlement sur les grains du Canada. Les grades sont revus régulièrement selon l’évolution des besoins des clients et l’évolution de la génétique qui introduit de nouvelles variétés. En vertu de la Loi sur les grains du Canada, deux comités de normalisation des grains, l’un pour les grains de l’Est et l’autre pour les grains de l’Ouest, discutent des caractéristiques relatives aux grades de grain. Une fois que les comités ont recommandé des modifications, celles-ci sont soumises à l’approbation de la Commission canadienne des grains.

LA CLASSIFICATION Le système canadien de classement des grains Depuis 1912, c’est la Loi sur les grains du Canada qui confère à la Commission canadienne des grains l’autorité sur la classification. Ses principaux mandats sont de fixer et faire respecter des normes de qualité pour le grain canadien et d’assurer la fiabilité des grains sur les marchés intérieurs et étrangers.

Les arrêtés, quant à eux, sont des instructions ou ordres donnés en matière de commerce par la Commission canadienne des grains et sont considérés comme des applications spécifiques de la Loi. La Commission établit aussi des arrêtés pour désigner, dans certaines classes de grain, les variétés qui sont admissibles.

La Commission canadienne des grains établit les normes de classement pour tout le Canada. Les classes regroupent des grains possédant des propriétés ou des usages similaires. Par exemple, le blé comporte plusieurs classes : le blé dur ambré pour fabriquer les pâtes alimentaires, le blé tendre à grain mou pour les farines à pâtisserie et le blé tendre vitreux (blés durs principalement) pour les farines à pain. Les classes de grain sont souvent identifiées par leur provenance (Est ou Ouest canadien) : blé tendre à grain mou de l’Est canadien, blé tendre vitreux de

Le Guide officiel du classement des grains est un outil de référence complet sur le classement des grains, des oléagineux et des légumineuses. Disponible en ligne sur le site de la Commission, il est révisé régulièrement pour tenir compte des modifications aux caractéristiques des grades et au seuil de tolérance

7


Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

recommandées par les comités de normalisation de l’Est et de l’Ouest et pour mettre à jour les définitions et les procédures de classement.

permis émis par la RMAAQ et doit déposer un cautionnement. La seule exception est le producteur-utilisateur qui achète un volume de grain annuel d’au plus 1 000 tonnes pour la consommation de ses animaux.

La règlementation sur les grains au Québec

Types de permis Il existe deux grandes catégories de permis, soit les permis d’acheteur et les permis de classement. Le permis d’acheteur est obligatoire pour acheter directement des producteurs du Québec. Le permis de classement est facultatif (volontaire). Celui qui détient un tel permis a l’obligation de déterminer ou d’inscrire des grades. Celui qui ne détient pas ce type de permis ne peut ni déterminer des grades ni les inscrire sur ses documents de transactions.

À partir des années 1970, dans un objectif d’autosuffisance, la production des grains s’est développée rapidement au Québec. À la fin de cette décennie, les intervenants avaient déjà identifié la nécessité de connaître la qualité des grains produits et utilisés au Québec. Ils ont alors demandé au gouvernement de mettre en place un organisme dont la mission consisterait à implanter le système de classement canadien pour les besoins internes du Québec et à protéger financièrement les producteurs lors de la vente de leurs grains. La Loi sur les grains et le Règlement sur les grains furent introduits en 1982 (abrogés depuis) pour répondre à ces demandes. Ces mandats sont maintenant réalisés en vertu du Règlement sur la mise en marché des grains et la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) en assume l’application.

Il existe deux variantes des catégories précédentes pour les producteurs, soit les permis de producteuracheteur pour ceux qui achètent un maximum de 1 000 tonnes et les permis de producteur-classeur pour ceux qui ne désirent classer que le grain de leur propre production.

Le système de classement des grains pour les besoins internes du Québec

L’article 40.2 de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche indique, entre autres, que la RMAAQ peut, par règlement :

Afin d’assurer des classements uniformes et l’équité sur le marché, la RMAAQ a mis en place un système qui permet aux titulaires d’un permis de classement d’évaluer la qualité de tout le volume qu’ils achètent ou manipulent. Pour permettre aux entreprises de réaliser cette tâche, les inspecteurs de la RMAAQ interviennent selon trois 3 axes :

• prescrire les qualifications requises d’une personne affectée au classement ou à l’inspection du grain; • établir des normes relatives au classement du grain ainsi que les conditions de prélèvement de ce produit aux fins de son classement; • déterminer les conditions de délivrance des attestations de classement ou d’inspection du grain.

1. Formation;

En application du Règlement sur la mise en marché des grains, la RMAAQ délivre des permis d’achat et de classement des grains. Elle administre un programme de garantie de paiement du grain. Elle a aussi mis en place un système qui assure l’uniformité et l’équité dans l’évaluation de la qualité des transactions de grains (voir la section Le système de classement des grains pour les besoins internes du Québec).

3. Classement des grains.

2. Inspection des équipements;

Formation La RMAAQ offre une formation complète de plusieurs jours au personnel du titulaire d’un permis de classement, d’un permis d’acheteur et de classement ou d’un permis de producteur-classeur. Aux autres personnes intéressées (producteurs, étudiants en agriculture, etc.), elle offre des sessions de sensibilisation d’une journée ou moins qui permettent un survol des procédures de classement.

Obligations de l’acheteur Toute personne qui achète du grain directement des producteurs québécois a l’obligation de détenir un

8


Les céréales à paille

Inspection des équipements

Cette demande doit être transmise à la RMAAQ par courrier certifié ou par télécopieur dans les trois jours de la date d’émission du certificat de classement. Par contre, la décision d’un inspecteur concernant la teneur en eau ne peut pas être révisée.

La RMAAQ vérifie et approuve la précision des équipements de classement utilisés par le titulaire d’un permis de classement. Certains équipements sont inspectés annuellement; d’autres le sont sur une période plus longue. Un sceau de conformité est apposé sur tous les équipements conformes. Le titulaire d’un permis de classement ne peut utiliser d’autres instruments que ceux qui sont inspectés et approuvés.

Classement sur échantillon soumis

L’inspecteur reçoit l’échantillon de toute personne intéressée à en connaître le classement. Il consigne ses observations et le résultat du classement sur un rapport d’analyse qu’il retourne au demandeur. Il est important de noter que la RMAAQ ne peut aucunement certifier la représentativité d’un lot à partir de l’échantillon soumis.

Classement des grains La RMAAQ offre divers services de classement destinés à :

Conditionnement des échantillons pour des analyses autres que le classement

• arbitrer des litiges commerciaux (certificat de classement);

Lorsque les deux parties impliquées dans une transaction de grain ne s’entendent pas sur les résultats de l’analyse du taux de vomitoxine, de la teneur en protéines, de l’indice de chute (mesure de l’activité enzymatique du blé) ou de tout autre paramètre, elles peuvent demander à la RMAAQ de conditionner l’échantillon et de l’acheminer vers un laboratoire qu’elles ont conjointement choisi.

• classer des échantillons soumis (rapport d’analyse); • conditionner de façon officielle des échantillons pour des analyses autres que le classement. Classement officiel

À la demande d’une personne, l’inspecteur se déplace pour prélever l’échantillon. Le prélèvement peut aussi être fait par une autre personne sous sa supervision. La RMAAQ assure donc à la fois la représentativité de l’échantillon tiré du lot et les résultats de classement obtenus pour cet échantillon : pourcentage d’impuretés, teneur en eau et grade. Toute anomalie notée sur le chargement (amas en surface, corps étrangers, condensation sur les parois du wagon, chaleur se dégageant du lot, etc.) est notée. L’inspecteur consigne ses observations et le résultat du classement sur un certificat de classement qu’il expédie au demandeur.

L’échantillon utilisé est prélevé par l’inspecteur ou par le titulaire de permis en présence de l’autre partie. Dans les deux cas, l’inspecteur procède à l’extraction des impuretés, remplit la section du formulaire qui lui est destinée et expédie l’échantillon au laboratoire désigné.

Sites importants Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec www.rmaaq.gouv.qc.ca

Classement sur échantillon témoin

Commission canadienne des grains www.grainscanada.gc.ca

L’inspecteur reçoit l’échantillon à son bureau. Les deux parties impliquées dans la transaction reconnaissent conjointement la représentativité du lot en signant et en joignant le formulaire prévu à cet effet. L’inspecteur consigne ses observations et le résultat du classement sur un certificat de classement qu’il expédie aux deux parties.

Agence canadienne d’inspection des aliments (pour l’enregistrement des variétés) www.inspection.gc.ca

Si l’une des parties est insatisfaite du classement inscrit sur le certificat, elle peut demander une révision.

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Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

BUDGETS DE CULTURE

Pour plus d’information, le lecteur est invité à se procurer les feuillets des Références économiques qui présentent les budgets à l’hectare complets pour l’avoine, l’orge, le blé panifiable conventionnel, le blé fourrager (CRAAQ, 2010) et le blé panifiable biologique (CRAAQ, 2005).

Cette section présente un aperçu des budgets à l’hectare pour cinq céréales à paille, soit l’avoine, l’orge, le blé panifiable sous conduite conventionnelle, le blé panifiable biologique et le blé fourrager (alimentation animale) (Tableau 1.2). Ces budgets font partie de la collection des Références économiques du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ). Ils présentent les résultats d’une entreprise obtenant une bonne efficacité technique et économique dans le contexte des prix qui prévalaient au moment de leur élaboration. L’utilisateur doit les adapter selon sa situation. La TPS et la TVQ ne sont pas considérées puisqu’elles sont remboursables. Les coûts de financement à long terme, la rémunération du travail de l’exploitant et des salariés ne sont pas inclus dans les calculs. Les produits et les charges sont basés sur une moyenne des prix des dernières années afin de tenir compte des fluctuations de prix. Le coût des fertilisants a été évalué sur la base d’une application d’engrais minéral pour l’avoine, l’orge et le blé fourrager, et de deux applications pour le blé panifiable conventionnel. Les quatre budgets des céréales conventionnelles tiennent compte d’un passage pour l’application d’herbicide, tandis que le budget du blé panifiable sous conduite conventionnelle tient compte d’un passage additionnel pour l’application de fongicide. Les coûts indiqués représentent une moyenne de plusieurs produits pouvant être utilisés pour arriver aux mêmes fins. En ce qui concerne la mise en marché, le coût considéré pour le séchage des grains est celui du séchage par aération à l’air ambiant et correspond au coût de l’énergie requise pour faire fonctionner le ventilateur. Les grains sont ventilés durant 2 à 4 semaines après la récolte pour bien les stabiliser. Sur le plan de l’entreposage, le coût comprend l’électricité pour faire fonctionner le ventilateur occasionnellement ainsi que les frais d’entretien et de réparation du silo et des équipements. L’intérêt à court terme est calculé sur la moitié des approvisionnements, des opérations culturales, de la mise en marché et des autres coûts qui sont financés sur 9 mois.

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