Guide de production
PLANTES FOURRAGÈRES 2e édition - Volume 2
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Identification et détection de mauvaises herbes et de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides
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Guide de production
PLANTES FOURRAGÈRES 2e édition - Volume 2
Comité d’édition scientifique : Mireille Thériault, M. Sc., professionnelle de recherche Julie Lajeunesse, agr., M. Sc., biologiste et chercheuse Daniel Ouellet, Ph. D., chercheur scientifique
Ce projet est financé par l’entremise du Programme Innovation bioalimentaire 2023-2028, Volet 5 - Soutien au transfert de connaissances et à la diffusion, en vertu du Partenariat canadien pour une agriculture durable, entente conclue entre les gouvernements du Canada et du Québec.
DROITS D’AUTEUR Il est interdit de reproduire, de traduire ou d’adapter cet ouvrage sans l’autorisation écrite du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) afin de respecter les droits d’auteur et d’encourager la diffusion de nouvelles connaissances.
AVERTISSEMENTS Les marques de commerce mentionnées dans ce guide le sont à titre indicatif seulement et ne constituent nullement une recommandation de la part des auteurs, des éditeurs scientifiques ou de l’éditeur. Au moment de sa rédaction, l’information contenue dans le présent guide était jugée représentative du secteur des plantes fourragères au Québec. Son utilisation demeure sous l’entière responsabilité du lecteur ou de la lectrice. Certains renseignements pouvant avoir évolué de manière significative depuis la rédaction de cet ouvrage, vous êtes invité(e) à en vérifier l’exactitude avant de les utiliser. La publicité insérée dans ce document concrétise l’appui du milieu à la parution de l’ouvrage. Sa présence ne signifie pas que le CRAAQ en approuve le contenu et cautionne les entreprises et les organismes concernés.
Pour citer cette publication : Thériault, Mireille, Julie Lajeunesse et Daniel Ouellet (Éditeurs scientifiques). 2026. Guide de production – Plantes fourragères. 2e édition. Volume 2. Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec. 177 p.
Pour informations et commentaires Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec 2875, boulevard Laurier, Édifice Delta 1, 9e étage Québec (Québec) G1V 2M2 418 523-5411 | 1 888 535-2537 client@craaq.qc.ca | www.craaq.qc.ca © Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, 2026 © Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, 2026 © Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2026 PLF002PUB ISBN 978-2-7649-0721-4 (version imprimée) ISBN 978-2-7649-0722-1 (version PDF) Dépôt légal Bibliothèque et Archives Canada, 2026 Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2026
COMITÉ D’ÉDITION SCIENTIFIQUE Mireille Thériault, M. Sc., professionnelle de recherche, Centre de recherche et de développement de Québec (CRDQ), Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) Julie Lajeunesse, agr., M. Sc., biologiste, chercheuse, Gestion des plantes fourragères et petits fruits, Ferme expérimentale de Normandin, AAC Daniel Ouellet, Ph. D., chercheur scientifique, Nutrition et Métabolisme des ruminants, Centre de recherche et de développement de Sherbrooke (CRDS), AAC
RÉDACTION Ayitre Akpakouma, agr., M. Sc., conseiller en grandes cultures et plantes fourragères, Direction régionale du Bas-SaintLaurent, ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) Marie-Ève Bérubé, agr., M. Sc., spécialiste en gestion intégrée des ennemis des cultures, Direction de la phytoprotection, MAPAQ Annie Claessens, Ph. D., chercheuse scientifique, Génétique des plantes pérennes, CRDQ, AAC Tanya Copley, Ph. D., chercheuse scientifique, Phytopathologie, Centre de recherche sur les grains (CEROM) inc. Antoine Dionne, biologiste, Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP), MAPAQ Pascal Drouin, Ph. D., microbiologiste, chercheur indépendant Christian Duchesneau, agr., expert, Plantes fourragères et gazon, Synagri Mélissa Duplessis, agr., Ph. D., chercheuse scientifique, Production laitière, Centre de recherche et de développement de Sherbrooke, AAC Caroline Halde, agr., Ph. D., professeure titulaire, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation (FSAA), Université Laval Nathalie Hallé, dta, Direction régionale de l’Estrie, MAPAQ Fadi Hassanat, Ph. D., chercheur scientifique, Gestion des fourrages et de l’ensilage, CRDQ, AAC Mohamed Taher Khechine, M. Sc., étudiant au doctorat en Sciences animales, FSAA - Université Laval (U. Laval), Lactanet et CRDQ, AAC Simon Lafontaine, agr., Ph. D., professeur, Production bovine écoresponsable, Institut de recherche en agriculture et agroalimentaire (IRAA), Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) Julie Lajeunesse, agr., M. Sc., biologiste, chercheuse, Gestion des plantes fourragères et petits fruits, Ferme expérimentale de Normandin, AAC Vincent Lamarre, ing., agr., professeur-chercheur, Institut de technologie agricole du Québec (ITAQ), campus de La Pocatière Jérome Lamontagne, agr., M. Sc., nutritionniste des ruminants, Sollio Agriculture (Montréal) Marie-Pier Landry, agr., chargée de projet, Plantes fourragères pérennes et agriculture régénératrice, Centre d’innovation agricole (CIAgricole)
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RÉDACTION (suite) Jean-Philippe Laroche, agr., M. Sc., expert en production laitière – Nutrition et fourrages, Lactanet Michel Lemelin, agr., M. G. P., consultant en élevage et gestion de projets, Conseil Élevage 5.0 Joseph Moisan-De Serres, M. Sc., biologiste-entomologiste, LEDP, MAPAQ Amélie Picard, M. Sc., agr., malherbologiste, LEDP, MAPAQ Laurianne Pichette, agr., phytopathologiste, LEDP, MAPAQ Lazaniriana Randrantoarimbola, M. Sc., étudiant au doctorat en Sciences animales, U. Laval Isabelle Sauriol, directrice, Service de santé et de sécurité du travail, L’Union des producteurs agricoles (UPA) Philippe Seguin, Ph. D., professeur titulaire, Département de Sciences Végétales, Université McGill (U. McGill) - Campus Macdonald
RELECTURE ET COLLABORATION AU CONTENU Ayitre Akpakouma, agr., M. Sc., conseiller en grandes cultures et plantes fourragères, Direction régionale du Bas-SaintLaurent, MAPAQ Marie-Pier Beaulieu, gestionnaire de projets au Pôle PFQ - Volet 1, Centre québécois des plantes fourragères (CQPF) et propriétaire, Ferme Simpson senc. Nathalie Hallé, dta, Direction régionale de l’Estrie, MAPAQ Fadi Hassanat, Ph. D., chercheur scientifique, Gestion des fourrages et de l’ensilage, CRDQ, AAC Julie Lajeunesse, agr., M. Sc., biologiste, chercheuse, Gestion des plantes fourragères et petits fruits, Ferme expérimentale de Normandin,, AAC Geneviève Régimbald, agr., conseillère, Grandes cultures et santé des sols, Direction régionale de l’Estrie, MAPAQ Julien Saguez, Ph. D., chercheur, Biosurveillance, CEROM Philippe Seguin, Ph. D., professeur titulaire, Département de sciences végétales, U. McGill – Campus Macdonald
COORDINATION ET ÉDITION PAR LE CRAAQ Jean-Philippe Bégin, chargé de projets Barbara Vogt, éditrice Lyne Lauzon, éditrice
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PHOTOGRAPHIES Photo de couverture : Mireille Thériault (AAC) Photos par chapitre Chapitre 8 - section Lutte intégrée : Nathalie Hallé (MAPAQ); section Mauvaises herbes : Julie Lajeunesse (AAC); section Maladies : fonte des semis, sclérotiniose, tache commune, tige noire (vue rapprochée), tache stemphylienne, anthracnose (vue d’ensemble), rouilles, virus de la jaunisse nanisante de l’orge, phytoplasme : (LEDP-MAPAQ), tache commune (vue d’ensemble), tache de poivre, tige noire (vues rapprochée et d’ensemble), tache stemphylienne (vue rapprochée), anthracnose (vue rapprochée), mildiou, oïdium, helminthosporiose, tache en bande, tache septorienne : Nathalie Hallé (MAPAQ), pourriture aphanomycéenne, pourriture phytophthoréenne : François Langevin (AAC), virus de la mosaïque de la luzerne : Christine Rieux (MAPAQ); section Insectes ravageurs : toutes les photos : Joseph Moisan-De Serres (LEDP-MAPAQ) sauf photo de la p. 29 : Olga Shum (Shutterstock), charançon postiche (individu 1, dommages), charançon des racines du trèfle, criquet (dommages), hespérie des graminées (dommages), mineuse virgule de la luzerne (dommages), puceron du pois (dommages) : Nathalie Hallé (MAPAQ), cicadelle de la pomme de terre (dommages) : Philippe Seguin (Université McGill), hanneton européen (dommages), méloé cendré (dommages) : Brigitte Duval (MAPAQ), perceur des racines du trèfle (dommages) : Ken Gray Photograph Collection (P 256) (Oregon State University Special Collections & Archives Research Center), tipule (dommage) : Priscilla Petrauska (Club agroenvironnemental de l'Estrie (CAE)), vers gris (dommages) : Sarah Brousseau-Trudel (MAPAQ). Chapitre 9 - Frédérique Lavallée (Écoboeuf ). Chapitre 10 - section Équipements : Vincent Lamarre (ITAQ), sauf Fig. 10.11, 10.27: Pottinger Canada Inc. Chapitre 11 - L’UPA et Vincent Lamarre (ITAQ). Chapitre 12 - Phillipe Seguin (U. McGill) et Mireille Thériault (AAC).
Le CRAAQ remercie les nombreuses personnes qui ont aidé de près ou de loin à la production de ce guide.
COMITÉ D'ÉDITION SCIENTIFIQUE DE LA 1re ÉDITION (2005) Gilles Bélanger, Luc Couture et Gaëtan Tremblay
RÉDACTION DE LA 1re ÉDITION Chapitre 7. Les pâturages : Huguette Martel, Hubert McClelland et Philippe Seguin Chapitre 8. Les ennemis des cultures fourragères : Luc Couture, Valérie Chabot, Michèle Roy Chapitre 9. La récolte et la conservation : Sébastien Descôteaux, Philippe Savoie, Gaëtan Tremblay, Carole Lafrenière, André Amyot, Guy Allard et Germain Lefebvre Chapitre 10. L’utilisation des fourrages : Gaëtan Tremblay, Daniel Lefebvre, Hélène Petit, Carole Lafrenière, Robert Berthiaume et Alain Fournier
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COMITE D’ÉDITION SCIENTIFIQUE DU VOLUME 2 Mireille Thériault, M. Sc., est professionnelle de recherche au Centre de recherche et de développement de Québec d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Elle appuie les chercheurs œuvrant dans le domaine des plantes fourragères dans la réalisation de leurs travaux de recherche en amélioration génétique, agronomie et écophysiologie végétale ainsi qu’en qualité et conservation des fourrages. Son travail porte principalement sur le traitement et l’analyse statistique des données, de même que sur la préparation de divers documents scientifiques et de vulgarisation pour la diffusion des résultats de recherche.
Julie Lajeunesse, agr., M. Sc., est biologiste et chercheuse à la Ferme expérimentale de Normandin, d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Ses travaux visent à intégrer différentes régies de cultures afin d'optimiser la productivité des fourrages, leur persistance et leur valeur nutritive. Ses activités de recherche sont orientées vers l'évaluation 1) des mélanges simples et complexes dans les pâturages, 2) de différentes méthodes de sursemis pour la rénovation des pâturages, et 3) de différentes stratégies de fertilisation en azote et en soufre afin d’augmenter la productivité, la qualité nutritive et la persistance des plantes fourragères.
Daniel Ouellet, Ph. D., a cumulé plus de 30 ans d’expérience en tant que chercheur au Centre de recherche et de développement de Sherbrooke d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Avec son équipe, il étudie le métabolisme protéique des vaches laitières, incluant la dégradabilité ainsi que la digestibilité des aliments pour prédire adéquatement les besoins en azote des animaux et l’utilisation qu’ils en font. Il a notamment contribué à la détermination des sécrétions azotées endogènes, à celle de l’utilisation des acides aminés par le système digestif et à la validation des modèles de formulation de rations laitières. Ces recherches ont pour but ultime de diminuer les rejets azotés dans l’environnement et d’augmenter la profitabilité des entreprises laitières.
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AVANT-PROPOS Les cultures fourragères occupent une place très importante dans l’agriculture québécoise et ailleurs dans le monde. Aliment de base des ruminants, elles sont l’épine dorsale des systèmes de production durable de lait et de viande. De plus, leur utilisation en rotation dans les systèmes de cultures annuelles assure la conservation et même l’amélioration de la qualité des sols. Du fait de leur valeur économique et environnementale, les plantes fourragères méritent d’être considérées comme « l’or vert de l’agriculture québécoise ». Les nouvelles connaissances générées par la recherche et le développement nous obligent à revoir périodiquement les recommandations afin de favoriser une production efficace, rentable et respectueuse de l’environnement. Ainsi, la présente édition du guide de production Plantes fourragères révise et met à jour les recommandations à partir des nouvelles connaissances acquises au cours des 20 dernières années. Le Volume 2 propose un chapitre (8) mettant de l’avant l’approche dynamique en gestion intégrée des ennemis des cultures. Les sections sur les maladies et les insectes ravageurs ont été complétées par des tableaux illustrés de photos. Le chapitre 9 se concentre sur les principes et techniques actuels de gestion avancée des pâturages; il est plus synthétique que le précédent, étant donné que des ouvrages récents ont renouvelé certains aspects présentés dans l’édition 2005. Le chapitre 10, consacré à la récolte et à la conservation, met l’accent sur les facteurs à surveiller à chaque étape afin de maximiser la qualité finale du fourrage ou du foin. La section sur les équipements et leur bon usage a été complétée et illustrée de photos. La section sur l’ensilage a été bonifiée : elle détaille les processus à maîtriser afin de s’assurer d’une meilleure conservation du fourrage. Un chapitre complet (11) a été consacré à la sécurité et à la prévention des risques dans les installations d’ensilage, dans le souci de diminuer les accidents sur les fermes. Enfin, le chapitre 12 reprend et met à jour les notions essentielles sur la valeur nutritive des fourrages*. Ce guide est l’aboutissement d’un long processus de collaboration impliquant des experts et expertes de différentes organisations du Québec. Le Comité plantes fourragères remercie les nombreux collaborateurs et collaboratrices qui ont généreusement participé à la rédaction et à la révision des textes de ce guide. Des remerciements spéciaux sont adressés aux membres du comité scientifique du Volume 2 : Julie Lajeunesse, Daniel Ouellet et Mireille Thériault, pour leur implication continue tout au long du processus et leur grande rigueur, autant dans l’orientation et la bonification du contenu que dans la révision d’ensemble. Le Comité plantes fourragères du CRAAQ
* Les tableaux de valeurs nutritives moyennes des fourrages mis à jour sont fournis dans un document à part disponible dans votre compte CRAAQ. Ils seront aussi accessibles sur Agri-Réseau.
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Photo : Vincent Lamarre
Table des matières Liste des tableaux................................................................................................................................................... xi Liste des figures...................................................................................................................................................... xii Chapitre 8. Ennemis des cultures fourragères............................................................................................... 1 Chapitre 9. Pâturages...........................................................................................................................................39 Chapitre 10. Récolte et conservation des fourrages.................................................................................59 Chapitre 11. Sécurité et prévention dans les silos à fourrage............................................................. 111 Chapitre 12. Utilisation des fourrages......................................................................................................... 123
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Photo : Mireille Thériault © AAC/AAFC
LISTE DES TABLEAUX Chapitre 8 Tableau 8.1 Tableau 8.2 Tableau 8.3 Tableau 8.4 Tableau 8.5 Tableau 8.6 Tableau 8.7 Tableau 8.8
Espèces de mauvaises herbes toxiques pour le bétail.................................................................................................................................. 12 Principales maladies de flétrissement des légumineuses causées par des bactéries et des champignons............................. 18 Principales maladies de pourriture racinaire des plantes fourragères causées par des champignons et des oomycètes phytopathogènes............................................................................................................................................................................... 19 Principales maladies foliaires causées par des champignons chez les légumineuses...................................................................... 20 Autres maladies causées par des champignons chez les légumineuses............................................................................................... 22 Principales maladies foliaires causées par des champignons chez les graminées............................................................................. 24 Autres maladies des légumineuses et des graminées au Québec........................................................................................................... 26 Principales espèces d’insectes ravageurs des plantes fourragères au Québec................................................................................... 30
Chapitre 9 Tableau 9.1 Tableau 9.2 Tableau 9.3
Types de croissance des principales graminées pour le pâturage........................................................................................................... 42 Estimation de la capacité d’ingestion d’herbe (kg MS/animal/j) selon l’animal.................................................................................. 44 Exemple de rendement de référence en foin (85 % MS) pour 5 stations météo au Québec.......................................................... 46
Chapitre 10 Tableau 10.1
Tableau 10.7 Tableau 10.8
Pourcentage de matière sèche (MS) recommandé à la récolte des fourrages conservés en ensilage ou en foin ainsi que les pertes prévues dans des conditions optimales de gestion............................................................................................... 63 Types de conditionneurs à fourrages................................................................................................................................................................. 69 Presses à balles rectangulaires et leurs caractéristiques.............................................................................................................................. 75 Presses à balles rondes et leurs caractéristiques............................................................................................................................................ 76 Taille des particules de fourrage et proportions recommandées à la récolte dans chaque tamis selon le type d’ensilage........................................................................................................................................................................................................ 84 Caractéristiques des fourrages récoltés et ensilages en fonction de la famille de plantes fourragères et de la teneur en MS................................................................................................................................................................................................ 93 Recommandations pour la durée de fermentation minimale et le taux de reprise selon le type d’ensilage........................... 96 Récapitulatif des principaux agents de conservation pour le foin et l’ensilage................................................................................102
Chapitre 11 Tableau 11.1
Les trois principaux gaz d’ensilage et leurs risques dans un silo............................................................................................................113
Tableau 10.2 Tableau 10.3 Tableau 10.4 Tableau 10.5 Tableau 10.6
Chapitre 12 Tableau 12.1 Tableau 12.2 Tableau 12.3
Variabilité des analyses des concentrations en microminéraux des ensilages de maïs et d’herbe de 9 fermes québécoises.............................................................................................................................................................................................142 Qualité relative du fourrage (QRF) recommandée selon chaque catégorie de bovins..................................................................145 Directive règlementaire concernant les principales mycotoxines présentes dans la ration des ruminants au Canada.....150
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LISTE DES FIGURES Chapitre 8 Figure 8.1 Figure 8.2 Figure 8.3 Figure 8.4 Figure 8.5
Cycle de la gestion intégrée des ennemis des cultures...................................................................................................................................3 Dépistage au champ (a) au printemps et (b) plus tard en saison................................................................................................................5 Pourcentage de mauvaises herbes dans des prairies de luzerne en semis pur ou en mélange................................................... 11 Effet du stade et de la fréquence des coupes sur le peuplement d’un mélange luzerne-fétuque élevée-fétuque des prés.......................................................................................................................................................................................................................... 13 Stratégies de répression des mauvaises herbes dans les cultures fourragères................................................................................... 14
Chapitre 9 Figure 9.1 Figure 9.2 Figure 9.3 Figure 9.4 Figure 9.5 Figure 9.6 Figure 9.7 Figure 9.8 Figure 9.9 Figure 9.10
Repousse à la suite d’une paissance en fonction du type de croissance des graminées................................................................ 41 Périodes de productivité des différentes espèces de plantes fourragères adaptées aux pâturages.......................................... 43 Modes de gestion des pâturages : en continu, en rotation simple ou en rotation intensive......................................................... 45 Stade physiologique recommandé en fonction du mode de récolte de l’herbe................................................................................ 48 Phases de croissance de l’herbe........................................................................................................................................................................... 49 Impact de la hauteur résiduelle de l’herbe sur l’intervalle entre les passages (temps de repos).................................................. 50 Théorie des 3 feuilles................................................................................................................................................................................................ 52 Exemple de superficies en pâturage avec lecture NDVI contrastée........................................................................................................ 53 Étapes d’implantation d’un plan d’amélioration de la productivité des pâturages.......................................................................... 54 Établissement d’un plan d’amélioration de la productivité des pâturages.......................................................................................... 55
Chapitre 10 Figure 10.1 Figure 10.2 Figure 10.3 Figure 10.4 Figure 10.5 Figure 10.6 Figure 10.7 Figure 10.8 Figure 10.9 Figure 10.10 Figure 10.11 Figure 10.12 Figure 10.13 Figure 10.14 Figure 10.15 Figure 10.16 Figure 10.17 Figure 10.18 Figure 10.19 Figure 10.20 Figure 10.21 Figure 10.22
Synthèse : étapes de la récolte des plantes fourragères, opérations et recommandations pratiques....................................... 60 Taux de perte de MS lors de la respiration de la plante à 25 °C en fonction de la teneur en MS.................................................. 61 Faucheuses frontale et remorquée...................................................................................................................................................................... 65 Barre de faux à cisaillement.................................................................................................................................................................................... 66 Disques de coupe par impact................................................................................................................................................................................ 66 Déchirement d’une tige résultant d’une vitesse d’avancement trop élevée....................................................................................... 67 Coupe nette à 7 cm de hauteur............................................................................................................................................................................ 67 Évolution de la teneur en MS durant 20 heures suivant la fauche en fonction du conditionnement de la luzerne............. 68 Volets latéraux de mise en andain....................................................................................................................................................................... 70 Volet double pour éparpiller (côté avec déflecteurs) ou crêper (endos plat)...................................................................................... 70 Faneuse à quatre rotors........................................................................................................................................................................................... 71 Andaineur à deux rotors.......................................................................................................................................................................................... 72 Andaineur à tapis convoyeur................................................................................................................................................................................. 72 Presse à balles rondes à volume fixe................................................................................................................................................................... 73 Presse à balles rondes à volume variable.......................................................................................................................................................... 73 Presse à grosses balles rectangulaires................................................................................................................................................................ 74 Ensemble de couteaux hacheurs......................................................................................................................................................................... 74 Presse à petites balles rectangulaires avec un accumulateur de balles................................................................................................. 77 Grappins pour la reprise de petites balles rectangulaires........................................................................................................................... 77 Remorque autochargeuse de balles rondes.................................................................................................................................................... 78 Pince de manipulation de grosses balles rectangulaires (a) et enrubanneuse individuelle (b).................................................... 78 Enrubanneuse en boudin........................................................................................................................................................................................ 79
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LISTE DES FIGURES (suite) Chapitre 10 (suite) Figure 10.23 Fourragère remorquée avec (a) ramasseur d’andain ou (b) tête à maïs.................................................................................................80 Figure 10.24 Fourragère automotrice avec tête de récolte à tambours..........................................................................................................................81 Figure 10.25 Rouleaux broyeurs ou éclateurs de maïs...........................................................................................................................................................82 Figure 10.26a Série de 4 tamis séparateurs de particules « PennState »............................................................................................................................83 Figure 10. 26b Illustration de la méthode de tamisage utilisée pour la séparation des particules...........................................................................83 Figure 10.27 Remorque autochargeuse......................................................................................................................................................................................85 Figure 10.28 Remorque à déchargement latéral pour alimenter un souffleur (a) ou une presse ensacheuse (b)...........................................86 Figure 10.29 Phases de la fermentation du fourrage pour produire un ensilage de bonne qualité.....................................................................90 Figure 10.30 Relation entre le pourcentage de MS de l’ensilage et le pH inhibant la croissance des clostridies (pH de stabilité anaérobie) selon le type de fourrage..................................................................................................................................92 Figure 10.31 Considérations pour l’utilisation des agents de conservation courants dans l’ensilage et le foin............................................ 108 Chapitre 11 Figure 11.1 Figure 11.2 Figure 11.3 Figure 11.4 Figure 11.5 Figure 11.6
Évolution des gaz dans la masse d'ensilage.................................................................................................................................................. 114 Estimation du volume de CO produit en 24 heures selon la quantité d'ensilage mise en silo................................................. 115 Appareil de protection isolant pouvant être utilisé en espace clos (APRIAA)................................................................................... 116 Affiche d’avertissement........................................................................................................................................................................................ 116 Détecteur multigaz................................................................................................................................................................................................. 117 Harnais de sécurité à porter lors des interventions en silo...................................................................................................................... 118
Chapitre 12 Figure 12.1 Terminologie et fractionnement des glucides (a) situés dans la cellule végétale; (b) dans les modèles nutritionnels....... 125 Figure 12.2 Évolution de la teneur en NDF, ADF et hémicellulose en fonction de la proportion de légumineuses et de la maturité du mélange fourrager........................................................................................................................................................... 127 Figure 12.3 Digestion et métabolisme des glucides des fourrages chez un exemple de ruminant, la vache laitière : vue générale...... 129 Figure 12.4 Fractionnement des protéines dans les modèles nutritionnels.............................................................................................................. 131 Figure 12.5 Effet de la dose d’azote (kg N/ha) sur la teneur en protéine brute (% MS) de différents mélanges fourragers..................... 133 Figure 12.6 Dépôts atmosphériques de sulfates (a) 1981-1985 et (b) 2016-2020.................................................................................................... 134 Figure 12.7 Effet de la teneur en soufre (% MS) sur la teneur en protéine brute des légumineuses pures ayant une maturité entre 29 et 31 % d’ADF............................................................................................................................................................................................ 135 Figure 12.8 Digestion et métabolisme de l’azote des fourrages chez un exemple de ruminant, la vache laitière : vue générale......... 136 Figure 12.9 Fractionnement de l’énergie brute des aliments pour les ruminants................................................................................................... 139 Figure 12.10 Occurrence (%) des mycotoxines en Amérique du Nord entre 2008 et 2017 (n=5 471)................................................................ 148 Figure 12.11 Signes cliniques associés aux principales mycotoxines chez les bovins.............................................................................................. 149
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Photo : Nathalie Hallé (MAPAQ)
Chapitre 8 ENNEMIS DES CULTURES FOURRAGÈRES
LUTTE INTÉGRÉE..................................................................................................2 S’informer............................................................................................................2 Prévenir................................................................................................................2 Suivre....................................................................................................................5 Intervenir.............................................................................................................6 Évaluer.................................................................................................................7 Documents consultés et lectures supplémentaires suggérées.........8 MAUVAISES HERBES...........................................................................................9 Classification et identification.....................................................................9 Impacts des mauvaises herbes................................................................ 10 Prévention et lutte........................................................................................ 13 Différentes stratégies .................................................................................. 14 Documents consultés et lectures supplémentaires suggérées...... 16 MALADIES............................................................................................................ 17 Maladies racinaires et flétrissements .................................................... 17 Maladies foliaires .......................................................................................... 20 Autres maladies ............................................................................................ 26 Ergot ................................................................................................................. 27 Documents consultés et lectures supplémentaires suggérées...... 27 INSECTES RAVAGEURS................................................................................... 29
Plantes fourragères
Lutte intégrée Ayitre Akpakouma1, Marie-Ève Bérubé1, Caroline Halde2, Annie Claessens3 et Christian Duchesneau4 1 : MAPAQ; 2 : FSAA - Université Laval; 3 : AAC; 4 : Synagri
Les plantes fourragères, comme toutes les autres productions végétales, sont vulnérables à différents organismes nuisibles susceptibles d’affecter leur implantation, leur rendement, ainsi que la valeur nutritive des fourrages récoltés. Ainsi, les mauvaises herbes, les maladies et les insectes (décrits dans les sections suivantes) doivent être gérés adéquatement afin de limiter leurs incidences sur la production fourragère. Pour ce faire, la gestion intégrée des ennemis des cultures s’impose, surtout dans un contexte de préoccupations sociétales grandissantes à l’égard des risques posés par l’utilisation des pesticides. Cette méthode décisionnelle vise à prévenir ou à réduire les dommages causés par les principaux organismes nuisibles d’une culture, tout en
réduisant le plus possible l’utilisation des pesticides et les risques qui leur sont associés. Même si les pesticides sont moins utilisés sur les plantes fourragères pérennes que sur d’autres cultures, ils devraient rester une solution de dernier recours. L’efficacité de la gestion intégrée des ennemis de cultures repose sur l’obtention de l’information appropriée au bon moment afin d’identifier et d’appliquer la lutte antiparasitaire adaptée de façon efficace, économique et dans le respect de l’environnement. La gestion intégrée des ennemis des cultures se décline en cinq étapes qui permettent de planifier des stratégies d’intervention efficaces et durables : s'informer, prévenir, suivre, intervenir, évaluer. (Figure 8.1).
S'informer Cette étape clé consiste à acquérir les connaissances nécessaires pour élaborer une stratégie d’intervention ou améliorer celle-ci, si elle a été mise en œuvre depuis au moins une saison. Les différents renseignements à collecter comprennent : les caractéristiques des principaux ennemis des cultures rencontrés (ex. : identification, cycle de vie,
stades de croissance problématiques), les méthodes de lutte disponibles (autant préventives que directes), les ennemis naturels et les nouveaux ennemis à surveiller. Pour ce faire, il est pertinent de consulter les ressources recommandées et les publications scientifiques (voir encadré et liste de références en fin de section).
Prévenir La prévention est une autre étape cruciale et probablement la plus importante. Elle vise à limiter la présence des
ennemis des plantes fourragères et, conséquemment, les dommages qu’ils causent, grâce à des pratiques adéquates.
Pour citer cette section : Akpakouma, A., M.-È. Bérubé, C. Halde, A. Claessens et C. Duchesneau. 2026. Lutte intégrée. Chapitre 8, pages 2-8, dans : Guide de production - Plantes fourragères. 2e éd., Vol. 2. Thériault, M., J. Lajeunesse et D. Ouellet (Éd. sc.). Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ). ISBN 978-2-7649-0721-4.
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Chapitre 8
Ennemis des cultures fourragères
GESTION INTÉGRÉE DES ENNEMIS DES CULTURES Être stratégique pour préserver la santé des cultures et réduire l'utilisation des pesticides et leurs risques pour la santé et l'environnement
ÉLABORATION DE LA STRATÉGIE D’INTERVENTION
MISE EN ŒUVRE DE LA STRATÉGIE D’INTERVENTION Prévenir
S’informer Acquérir les connaissances nécessaires pour développer et améliorer la stratégie d’intervention
Mettre en œuvre les pratiques requises pour : � Réduire la pression des ennemis des cultures � Limiter les interventions directes � Éviter l'introduction ou la dispersion d’organismes nuisibles
Suivre Détecter la présence des ennemis des cultures Observer l'évolution des populations � Vérifier l'atteinte des seuils d'intervention � �
Évaluer Analyser les résultats de la saison de culture précédente afin d’ajuster la stratégie d’intervention
Rétroaction
Intervenir Agir directement sur les ennemis des cultures : � En favorisant des méthodes de lutte autres que les pesticides � En utilisant les pesticides judicieusement et en dernier recours
Source : MAPAQ (2025)
Figure 8.1 Cycle de la gestion intégrée des ennemis des cultures
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Plantes fourragères
Les méthodes préventives sont principalement : • le choix du site, par exemple un champ bien drainé et non compacté, qui réduit les facteurs environne mentaux favorables au développement des ravageurs; • le nettoyage des équipements, qui limite l’intro duction ou la dissémination des ravageurs d’un champ à l’autre; • la rotation de cultures diversifiée, qui permet d’interrompre le cycle des ravageurs; • le choix de cultivars, les mélanges multiespèces et le traitement des semences, qui permettent une meilleure tolérance et parfois une résistance à certains ravageurs; • la date de semis, qui peut influencer la compétition face aux mauvaises herbes et décaler le stade sen sible de la culture face à la pression des ravageurs; • le faux-semis, souvent utilisé en agriculture biolo gique avant le semis de plantes fourragères pour diminuer la pression des mauvaises herbes;
• une fertilisation équilibrée et surtout un pH adé quat du sol, qui contribuent fortement à la santé globale des plantes, ce qui les rend plus tolérantes aux ravageurs; • le nombre et les périodes de récolte; par exemple, une coupe plus hâtive peut limiter les dommages causés par les ravageurs et conserver en partie la qualité nutritive du fourrage. Appliquer l'ensemble de mesures de biosécurité permettra d’ailleurs d’éviter l’introduction d’organismes nuisibles ou leur dispersion vers d’autres champs ou entreprises agricoles. Le nombre et la fréquence des interventions directes requises plus tard en saison pour contrôler ces ennemis s’en trouvent ainsi diminués. De plus, certaines pratiques préventives (rotation diversifiée, plantes-abris ou aménagements favorables aux insectes utiles) apporteront d’autres bénéfices : une amélioration de la structure du sol et de sa santé en général, une plus grande biodiversité et une meilleure résilience du système de production à l’échelle de l’entreprise.
LES PLANTES FOURRAGÈRES, UN ATOUT DANS LA ROTATION Du point de vue de la prévention, les plantes fourragères peuvent être utilisées dans une rotation afin de réduire la pression des ennemis de cultures (couper le cycle des maladies ou viser l’épuisement des mauvaises herbes annuelles par la fauche, par exemple). En effet, les plantes fourragères pérennes améliorent non seulement la santé des sols, mais fournissent aussi des services écosystémiques importants (voir Chapitre 7, Vol. 1). Elles sont donc indispensables dans un objectif de réduction de l’utilisation des pesticides.
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Chapitre 8
Ennemis des cultures fourragères
Suivre La réalisation du suivi nécessite des visites régulières au champ afin de détecter le plus tôt possible la présence des ennemis des cultures les plus préjudiciables. Ce suivi doit
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se faire en collaboration entre le conseiller/la conseillère et le producteur/la productrice (voir Figure 8.2).
b
Photos : Nathalie Hallé (MAPAQ)
Figure 8.2 Dépistage au champ (a) au printemps et (b) plus tard en saison
Cette surveillance rigoureuse permet : • de noter le stade de développement et l’état de la culture, • d’observer l’évolution des populations d’insectes (nuisibles comme utiles), • de détecter la présence de maladies et de mauvaises herbes, • de vérifier si le seuil d’intervention a été atteint. Le seuil d’intervention correspond à la densité d’un ravageur ou à la mesure des dommages au-delà desquelles les pertes de rendement deviendront plus élevées que les coûts pour les limiter. Il permet donc de déterminer le moment où il faut intervenir.
Cette étape s’effectue majoritairement au cours de la saison de culture et jusqu’à la récolte, mais certains suivis doivent être réalisés avant l’implantation d’une culture fourragère. Par exemple, avant de procéder au semis de plantes fourragères pérennes, l’identification des mauvaises herbes présentes permettra d’intervenir sur celles-ci afin qu’elles soient moins nuisibles tout au long de la période de production. Le suivi des insectes nuisibles est fait grâce à un dépistage visuel ou encore en utilisant des pièges (ex. : pièges englués, à phéromones) qui seront ensuite relevés pour faire des décomptes. L’utilisation de modèles prévisionnels ou encore de capteurs de spores pour les maladies pourrait également s’avérer utile.
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Plantes fourragères
Les nouvelles technologies d’imagerie aérienne ou par drone permettent aussi de faciliter la réalisation de cartes de distribution de mauvaises herbes. Les communiqués émis par le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) fournissent de l’information sur les détections réalisées à l’échelle régionale et attirent l’attention sur
les insectes à surveiller. Enfin, en cas de doute sur l’identification d’un insecte, d’une maladie ou d’une mauvaise herbe, le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP) du MAPAQ offre un service d’identification.
Intervenir Si, malgré toutes les pratiques préventives mises en place, des organismes nuisibles parviennent à s’établir en quantité suffisante pour nuire aux rendements et à la valeur nutritive des fourrages récoltés, il devient alors nécessaire d’intervenir pour les contrôler. Cette étape implique la mise en place de méthodes de lutte physique, biologique et, en dernier recours, chimique. Les méthodes de lutte physique nécessitent le passage de machinerie, comme des sarcleurs ou des équipements de travail du sol. Dans le cas des plantes fourragères, la fauche peut être utilisée soit pour contrôler les mauvaises herbes (surtout les annuelles) ou diminuer la perte de rendement causée par un ravageur (cicadelle de la pomme de terre ou ver-gris moissonneur, par exemple).
produits phytosanitaires. Le choix des pesticides devrait également se faire en considérant les indices de risque pour la santé (IRS) et pour l’environnement (IRE) que l’on peut retrouver en ligne sur le site Web SAgE pesticides. L’optimisation des paramètres de pulvérisation, comme la qualité et le pH de l’eau, le choix des buses et le respect des bonnes conditions météorologiques selon le produit appliqué, est primordiale. Il est également essentiel de procéder au réglage du pulvérisateur au moins une fois par année. Afin de réduire les quantités appliquées, la pulvérisation localisée ou en bandes (comme dans le cas du maïs-ensilage) est à considérer. Enfin, le Code de gestion des pesticides prévoit différentes exigences réglementaires à respecter, dont l’obligation de tenir un registre incluant tous les renseignements relatifs aux pulvérisations réalisées.
Les méthodes de lutte biologique comprennent l’utilisation d’agents comme des insectes prédateurs ou parasitoïdes, mais également l’application de biopesticides. Ces méthodes sont encore insuffisamment documentées et il serait pertinent d’approfondir leur utilisation en production fourragère. Enfin, les méthodes de lutte chimique sont à choisir lorsque les mesures préventives n’ont pas permis de réduire suffisamment la pression d’un ou de plusieurs ennemis et que les méthodes de lutte physique ou biologique sont inefficaces, insuffisantes ou inexistantes. Les pesticides doivent alors être utilisés judicieusement et sécuritairement. Il est essentiel de faire la rotation des groupes de pesticides et de respecter les directives inscrites sur l’étiquette afin de prévenir, ou du moins, retarder l’apparition de la résistance des organismes nuisibles à ces
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La rétroaction entre les étapes Suivre et Intervenir (Figure 8.1) est essentielle. Il est nécessaire, après chaque intervention réalisée en cours de saison, de retourner faire un suivi de la présence des organismes nuisibles que l’on souhaitait contrôler pour s’assurer de l’efficacité ou non de l’intervention. Ces informations devraient être consignées au registre afin d’apporter les ajustements nécessaires.
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