

Le cheval 2e
édition
Le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage a publié, en 1998, un Code de pratiques pour les soins et la manipulation des équidés. Une version révisée de ce Code sera disponible à compter de juin 2013, sur Internet, à l’adresse suivante : www.nfacc.ca/ codes-de-pratiques/equides
Avertissements
Au moment de sa révision, l’information contenue dans le présent guide était jugée représentative du secteur équin au Québec. Son utilisation demeure sous l’entière responsabilité du lecteur. Certains renseignements ayant pu évoluer d’une manière appréciable depuis la parution de cet ouvrage, le lecteur est invité à en vérifier l’exactitude avant de les utiliser ou de les mettre en application.
Les éléments de publicité insérés dans ce document concrétisent l’appui du milieu à la parution de l’ouvrage. Leur présence ne signifie pas que le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) en approuve le contenu ou cautionne les entreprises et organismes concernés.
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Suivant sa convention avec le MAPAQ, le CRAAQ est autorisé par le Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation à publier les textes du personnel du ministère.
PCHE0101
ISBN 978-2-7649-0371-1 (PDF)
ISBN 978-2-7649-0384-1 (EPUB)
ISBN 978-2-7649-0370-4 (version imprimée)
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives Canada, 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2013
Ce document a été imprimé sur du papier contenant 100 % de fibres recyclées postconsommation, certifiée Éco-Logo, Procédé sans chlore et fabriqué à partir d’énergie biogaz.
Notre
vision
Fort de son expertise et de son savoir-faire comme diffuseur privilégié du secteur agricole et agroalimentaire québécois, le CRAAQ entend innover dans la gestion numérique des contenus et dans ses moyens de diffusion an de développer de nouveaux marchés au Québec, au Canada et à l’international.
Notre mission
En s’appuyant sur le réseautage des meilleurs experts et en tirant prot d’une approche intégrée des technologies de l’information, le CRAAQ rassemble et diffuse le savoir et développe des outils contribuant à l’avancée du secteur agricole et agroalimentaire.
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FIER PARTENAIRE !

MISSION

Stimuler le développement socio-économique de l’industrie du cheval au Québec en:
w Rassemblant tous les acteurs du milieu ;
w Canalisant les efforts de concertation ;

w Arrimant l’élevage et l’utilisation du cheval.
Les organismes membres de la Filière représentent les secteurs:
w Élevage
w Loisir/tourisme
w Formation
w Compétition

w Courses
w Équitation thérapeutique
w Soins vétérinaires
w Et plus encore !
Documents disponibles:
w Inventaire des chevaux actifs

w Impact économique de l'industrie
w Tendances de l'industrie, etc.
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La Filière cheval du Québec tient à remercier ses membres 2012-2013 de leur implication dans le développement socio-économique de l'industrie équine.
Nous les remercions également pour leur support dans le montage de ce guide de référence qui grâce à la collaboration de tous deviendra une ressource inestimable pour l'industrie équine québécoise.
Rédaction
Jacques Bournival, professeur en débusquage avec les chevaux, Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière, La Pocatière
Marine Boutin, agente de développement, Association du horse-ball du Québec, Montréal
Denis Bouvier, D.M.V., gestionnaire de programme, Agence canadienne d’inspection des aliments, Direction générale des opérations du Québec, Division de la santé des animaux, Montréal
Isabelle Breton, directrice générale, Filière cheval du Québec, Blainville
Lydia Brooks, M.Sc., gestionnaire — Recherche et analyse, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Agence canadienne du pari mutuel, Ottawa
Laure Chazerand, coordonnatrice des communications, Fédération équestre du Québec, Montréal
Dany Cinq-Mars, Ph.D., agronome, professeur agrégé, Université Laval, Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, Département des sciences animales, Québec
Carole Cochrane, conseillère en formation, Institut de technologie agroalimentaire, campus de La Pocatière, La Pocatière
Monique Dandurand, instructrice en attelage, Fédération équestre du Québec, Ormstown
Isabelle Denis, technologue agricole, membre du conseil d’administration, Comité conjoint des races chevalines du Québec, Saint-Philippe de La prairie
Frédérick Deschesne, D.M.V., clinicien, Centre hospitalier universitaire vétérinaire, Service Ambulatoire équin, Saint-Hyacinthe
Roger Deslauriers, directeur général, Parc équestre olympique de Bromont, Bromont
Claudette Dumont, secrétaire, Association des derbys d’attelage du Québec, Ormstown
Yvonne Elce, D.M.V., chirurgienne équine, Centre hospitalier universitaire vétérinaire, Saint-Hyacinthe
Jean Guilbert, producteur agricole, organisateur de la Fête des Moissons, Ferme le Campanile, Saint-Maurice
Alain Lajoie, D.M.V., M.Sc., spécialiste de programme — Importation, Agence canadienne d’inspection des aliments, Division de la santé des animaux terrestres, Centre opérationnel du Québec, Montréal
Audrey Lapointe, agente de développement et de formation, Québec à cheval, Blainville
Jessica Lauzon, éleveuse de chevaux Oldenburgs et Hanovriens, copropriétaire, Les Écuries d’automne, Mont-Laurier
Paul-André Lavigne, président, Circuit régional des courses de chevaux du Québec, Québec
Jean-Paul Lemay, Ph.D., agronome, Québec
Susana Macieira, D.M.V., dipl. ACVIM, clinicienne, Centre hospitalier universitaire vétérinaire, service Ambulatoire équin, Saint-Hyacinthe
Andréane Martin, M.Sc., agronome, conseillère en production animale, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Trois-Rivières
Richard Morin, maréchal-ferrant, Saint-Martin-de-Beauce
Monique Nadeau, avocate, directrice des affaires juridiques, Régie des alcools, des courses et des jeux, Québec
Marie-Claude Simard, D.M.V., M.Sc., vétérinaire de programmes, Agence canadienne d’inspection des aliments, Transport sans cruauté des animaux, Division de la santé des animaux terrestres, Centre opérationnel du Québec, Montréal
Sébastien Simard, D.M.V., M.Sc., conseiller en santé et bien-être des animaux, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la santé animale, Québec
Danielle Thériault, conseillère en hygiène et salubrité des viandes, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction générale de la santé animale et de l’inspection des aliments, Direction du développement et de la réglementation, Québec
Geneviève Toupin, D.M.V., spécialiste de programme — Lutte contre les maladies indigènes, Agence canadienne d’inspection des aliments, Division de la santé des animaux terrestres, Centre opérationnel du Québec, Montréal
Éliane Trempe, directrice générale, Fédération québécoise d’équitation thérapeutique, Sorel-Tracy
Marie-Josée Trudeau, avocate, agronome, Cain Lamarre Casgrain Wells, S.E.N.C.R.L. avocats, Montréal
Denis Vallée, éleveur de chevaux Clydesdales, Ferme La coulée, Nicolet
Julie Villeneuve, directrice générale, Québec à cheval, Blainville
Coordination
Lyne Lauzon, chargée de projets aux publications, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, Québec
Isabelle Breton, directrice générale, Filière cheval du Québec, Blainville
Catherine Prévost, adjointe à la coordonnatrice des projets, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, Québec
Édition
Lyne Lauzon, chargée de projets aux publications, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, Québec
Danielle Jacques, agronome, chargée de projets à l’édition, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, Québec
Mise en page
Studio C1C4
Sylvie Robitaille, technicienne en infographie, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, Québec
Laurie Néron
Remerciements
Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec remercie très sincèrement toutes les personnes et organisations ayant contribué de près ou de loin à la réalisation de cette 2e édition du guide Le cheval
Aux organisations suivantes, un grand merci de leur appui financier :
Ferme des Pins Verts
La Coop fédérée
Québec à cheval
Comité conjoint des races chevalines du Québec
Club Haflinger du Québec
Photo de la page couverture (cheval Canadien)
TABLE DES MATIÈRES
Chapitre 1
ENVIRONNEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE 1
Isabelle Breton, directrice générale, Filière cheval du Québec
1. Ce chapitre constitue une version actualisée du texte publié en 2003 et rédigé par Anne Drolet.
INTRODUCTION
Le cheval a fait sa marque dans la vie collective du Québec et son apport dans la colonisation du territoire est admis par tous. En adoptant la Loi sur les races animales du patrimoine agricole du Québec en décembre 1999, le gouvernement du Québec a même officiellement déclaré que le cheval Canadien, associé à l’histoire et aux traditions agricoles du Québec, fait partie du patrimoine agricole du Québec et peut être désigné sous le titre de « race patrimoniale du Québec ». En mai 2002, le Canada emboîtait le pas en reconnaissant le cheval Canadien comme un symbole national au même titre que la feuille d’érable.

Source : © Éric Labonté, MAPAQ.
L’élevage de chevaux est d’abord considéré comme une activité agricole, même si les multiples utilisations que l’on peut faire du cheval portent à le classer en dehors de l’agriculture. Le cheval est gardé sur des terres agricoles et sa garde nécessite des intrants agricoles (fourrages, grains, litière, etc.). De plus, le bon état de santé du cheptel de même que la recherche de l’efficacité zootechnique nécessitent la collaboration des médecins vétérinaires, des agronomes et des technologistes agricoles. Les nombreux parallèles qui peuvent être établis avec l’élevage des autres espèces animales en ce qui concerne l’alimentation, les besoins en intrants agricoles, l’utilisation des sols et autres facteurs parlent d’eux-mêmes. Il pourra toutefois s’avérer nécessaire d’obtenir une autorisation de la Commission
de protection du territoire agricole (CPTAQ) si on désire implanter en territoire agricole des activités qui ne sont pas réputées faire partie de l’agriculture.
Par exemple, les événements équestres, les courses, les concours hippiques, les leçons d’équitation et la location de chevaux ne sont pas considérés comme des activités agricoles. Tout un dilemme ! Pour toute activité agricole, un certain degré de transformation est nécessaire avant la commercialisation. Dans le domaine des chevaux, il faut considérer les gardiens, les entraîneurs, les conducteurs professionnels et autres comme les « transformateurs » d’un produit agricole, le cheval en l’occurrence, en vue de sa commercialisation auprès de « consommateurs ». Ainsi analysée, l’activité équestre s’inscrit dans la suite de l’agriculture québécoise. Cette dualité (élevage en milieu agricole, mise en valeur et utilisations diverses considérées comme non agricoles) est une réalité qui mènera peut-être à revoir la définition du domaine équin.
Il faut souligner que les activités équestres se déroulent souvent en milieu rural. La présence des chevaux contribue donc pleinement à la valorisation et au dynamisme du secteur d’activités économiques qu’est l’agriculture. À preuve, l’étude d’impact économique de l’industrie du cheval de 2007-2008 révèle que la valeur ajoutée des activités équestres pour le secteur agricole québécois représente 132 millions de dollars. Reste que l’établissement d’une entreprise équestre en dehors de la zone agricole peut se faire en conformité avec les règles d’urbanisme de la municipalité concernée.
POPULATION CHEVALINE AU CANADA
ET AU QUÉBEC
Importance
Il y a quelques décennies, par nécessité, le cheval était présent sur toutes les fermes du Québec. Des chevaux lourds étaient gardés pour les travaux agricoles et des chevaux légers, pour le transport. Le cheval permettait au médecin de se rendre chez ses patients et aux familles de se rendre à l’église. Il transportait aussi les produits au marché, tirait les voitures des pompiers, servait de monture aux policiers. Il était aussi utilisé pour des activités de loisir (courses, concours et compétitions), mais de façon plutôt accessoire…
Par la suite, la mécanisation dans toutes les sphères de l’activité humaine a entraîné un déclin important de la population chevaline. On ne voyait plus la nécessité de garder des chevaux. Aujourd’hui, ils sont encore utilisés, mais différemment : les chevaux sont plutôt associés à des activités récréatives ou compétitives qu’au travail. Ils n’ont donc pas été mis à la retraite; la population
chevaline connaît même une augmentation. De plus en plus de chevaux sont élevés à des fins très diversifiées. Ils regagnent même une place dans des activités plus traditionnelles comme les travaux agricoles ou le débardage en forêt. Et on doit bien admettre que, quelle que soit la finalité à laquelle on le destine (équitation, randonnée, courses ou traçage de sillons au champ), le cheval sera toujours lié au milieu agricole.
Avec le temps, certaines activités ou certains types de chevaux ont connu une diminution de popularité alors que d’autres se sont accaparé une nouvelle clientèle enthousiaste. L’industrie doit s’adapter à ces changements et faire en sorte que les adeptes de l’élevage et de l’activité équestre au Québec aient accès à des produits et à des services de qualité. Dans le domaine équin, la Filière cheval du Québec (FCQ) recueille, chaque année, parmi toutes les sources d’information disponibles, des données comparables, recueillies selon des méthodologies systématiques et pouvant être reproduites dans le temps. Ces données sont publiées sur le site Internet de la FCQ au www.filiere-cheval.com/ , dans un document accessible à tous, intitulé Les tendances de l’industrie du cheval au Québec .
Il demeure toutefois difficile d’évaluer précisément la population chevaline au Québec, car il n’existe pas de mécanisme de recensement en continu pour cette espèce. Il n’y a ni réglementation ni programme incitatif à l’enregistrement, comme c’est le cas pour d’autres productions animales où l’on doit enregistrer les sujets pour se prévaloir de régimes d’assurance ou de programmes d’amélioration génétique, par exemple. Donc, rien n’oblige les éleveurs ou propriétaires de chevaux à les inscrire à des registres.
La multitude de finalités pour lesquelles on élève des chevaux vient encore compliquer la tâche. Un même animal peut changer plusieurs fois de propriétaire et être utilisé à des activités très différentes les unes des autres au cours de sa vie. Au surplus, il n’est pas nécessairement identifié ou enregistré comme appartenant à une race en particulier et, même si c’est le cas, il n’existe pas de moyen sûr de savoir s’il est toujours vivant après quelques années.
Par ailleurs, au Québec, les entreprises inscrites au fichier d’enregistrement des exploitations agricoles du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) représentent exclusivement des exploitations qui génèrent, dans une même année civile, un revenu brut égal ou supérieur à 5 000 $, tiré de la production d’un produit agricole destiné à la vente. Ce produit agricole peut provenir de l’élevage de chevaux (juments poulinières, poulains) ou de l’élevage d’animaux pouvant servir à l’alimentation humaine, ou d’activités reliées à la reproduction d’animaux destinés à l’alimentation humaine. Des revenus provenant d’activités telles que la pension pour animaux de randonnée, par exemple, seront non admissibles au chapitre des revenus tirés de
l’agriculture. Il s’ensuit que l’inventaire des chevaux recensés au MAPAQ à la che d’enregistrement des exploitations agricoles est plus faible que l’inventaire réel, étant donné que plusieurs propriétaires de chevaux ne peuvent être reliés à des exploitations agricoles telles que dé nies dans la Loi sur le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.
La gure 1.1 illustre la progression, entre 1994 et 2009, du nombre d’exploitants agricoles dits « déclarants chevaux » et de l’inventaire de chevaux possédés par ces exploitants au Québec.
Figure 1.1. Nombre d’exploitants agricoles déclarant des chevaux et inventaire des chevaux au Québec
Selon deux études réalisées par Vel Evans pour le compte de Canada Hippique, l’inventaire de chevaux au Québec est plutôt passé d’environ 63 000 chevaux en 1998 à 129 500 chevaux en 2010. La FCQ a, elle aussi, fait un recensement du nombre de chevaux actifs en 2007-2008; selon ses données, il y avait alors 117 495 chevaux. À l’automne 2011, elle a réalisé un nouvel estimé. Celui-ci indiquait que la population de chevaux avait augmenté à 131 700. Ces chi res fournissent des indications à l’e et que l’industrie équine se porte bien dans son ensemble et qu’elle est en croissance. Il est donc permis de croire qu’il y a un fort potentiel de développement du cheptel équin au Québec et de toutes les activités qui y sont reliées.
répartItIon
Les renseignements qui suivent proviennent principalement d’une étude commandée par Canada Hippique, qui a été réalisée en 2010, et d’un inventaire de chevaux actifs fait par la Filière cheval du Québec à l’hiver 2007-2008.
Sur le territoire
En 2010, la population de chevaux au Canada est estimée à 963 500, l’Alberta étant la province qui en compte le plus (33 %), suivie de l’Ontario (22 %) et du Québec avec 13 % du cheptel (Figure 1.2). Pour le Québec, il s’agit d’une belle progression puisqu’en 1998 la province occupait la sixième place à l’échelle nationale avec 7,1 % de la population chevaline. Toujours en 2010, au Québec, 55,7 % des propriétaires de chevaux le sont depuis plus de 10 ans et chaque propriétaire possède en moyenne 3,8 chevaux.

Figure 1.2. Répartition de la population chevaline au Canada en 2010
Source : Evans, 2011.
Au Québec, l’Outil d’inventaire des chevaux actifs au Québec, produit par la FCQ, révèle que la région hébergeant le plus de chevaux est la Montérégie avec 23 % du cheptel québécois (Figure 1.3). Viennent ensuite dans l’ordre décroissant les Laurentides, la Chaudière-Appalaches, le Centre-du-Québec et la CapitaleNationale avec chacune entre 9,6 et 8,0 % de la population équine. Il est intéressant de noter que la majorité des chevaux se retrouvent dans les régions à forte densité de population humaine. Il y a donc là une possibilité de développement importante pour le domaine récréotouristique.
Régions
Bas-Saint-Laurent
Saguenay – Lac-Saint-Jean
Capitale-Nationale
Mauricie
Estrie
Montréal
Outaouais
Abitibi-Témiscamingue
Côte-Nord
Nord-du-Québec
Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine
Chaudière-Appalaches
Laval
Lanaudière
Laurentides
Montérégie
Centre-du-Québec
Pourcentage
23,0 %
Centre-du-Québec, 8,4 %
Bas-SaintLaurent, 4,5 % Saguenay – Lac-Saint-Jean, 4,6 %
Capitale-Nationale, 8,0 %
Mauricie, 5,5 %
Estrie, 6,5 %
Montréal, 2,0 %
9,6 %
%
Outaouais, 6,1 %
AbitibiTémiscamingue, 2,3 %
Côte-Nord, 0,4 %
Nord-du-Québec, 0,1 %
Gaspésie – Îles-de-laMadeleine, 1,0 %
Figure 1.3. Répartition de la population chevaline au Québec en 2007 (Adaptée de FCQ, 2008.)
Selon le secteur d’activité
Au Québec, de nombreuses entreprises équestres offrent un éventail complet d’activités, allant des visites à la ferme jusqu’aux écoles de haute performance. Il y a l’élevage comme tel, les courses, l’équitation classique et l’équitation western. De plus, ces activités englobent une gamme d’activités ou de disciplines particulières : chasse, saut, dressage, course de barils, reining, voltige, randonnée, etc. Selon l’étude d’Evans, les chevaux sont principalement utilisés pour de l’équitation de loisir puis, dans l’ordre décroissant, pour les compétitions sportives, la reproduction, les leçons d’équitation et les courses (Figure 1.4). Le taux de « jeunes chevaux encore inutilisés » est relativement élevé.
En 1993, la population chevaline était constituée à 73 % de chevaux de selle, à 15 % de chevaux de trait et à 12 % de chevaux de courses (Cochrane, 1995). Aujourd’hui, le pourcentage de chevaux de courses ayant diminué, on peut présumer que le ratio de chevaux de selle et celui des chevaux de trait ont augmenté proportionnellement.
ChaudièreAppalaches, 9,0 %
Laval, 1,1 %
Lanaudière, 7,8
Laurentides,
Montérégie,

Figure 1.4. Principaux usages faits des chevaux au Québec en 2010
Source : Evans, 2011.
PROFIL ÉCONOMIQUE
InvestIssements
Pour calculer les investissements consentis dans le domaine des chevaux, il faut considérer le capital investi pour acheter les chevaux ainsi que le matériel de harnachement et l’équipement de base nécessaire pour les utiliser et en prendre soin. Il faut aussi tenir compte des dépenses récurrentes relatives à la garde, à l’entretien et à la mise en valeur des chevaux.
En 2010, l’investissement de capitaux pour l’industrie équestre dans l’ensemble du Canada s’élevait à 29,4 milliards $. Avec 2,7 milliards $ d’investissement, le Québec se classait en quatrième position, derrière l’Ontario, la ColombieBritannique et l’Alberta (Tableau 1.1).
Tableau 1.1. Investissements de capitaux consentis en 2010
INVESTISSEMENT FOURNI PAR LES PROPRIÉTAIRES QUÉBEC CANADA
dans les chevaux
339 896 760 $ 3 581 026 404 $ dans le harnachement
359 848 390 $ 2 162 461 515 $ dans l’équipement lié aux chevaux 212 926 400 $ 2 494 254 048 $ dans l’amélioration des installations liées aux chevaux 1 826 354 880 $ 21 206 636 006 $
Total
2 739 026 430 $ 29 444 377 973 $
Source : Evans, 2011.
L’étude de l’industrie canadienne du cheval réalisée en 1998 rapporte un investissement en capital de l’ordre de 2 710 $ par cheval acheté, en moyenne, au Québec. Cet investissement est passé à 4 487 $ en 2010, ce qui représente une augmentation de 66 % en 12 ans. L’investissement varie grandement d’une province à l’autre et même en fonction du type d’activité.
À l’échelle canadienne, les investissements en capitaux représentent 4,8 milliards $ dans le secteur des courses, 3,1 milliards $ dans le secteur de l’élevage, 13,8 milliards $ dans le secteur de la compétition et 3,7 milliards $ dans le secteur des loisirs.
Dépenses assocIées à la garDe et à l ’ utIlIsatIon Des chevaux
Selon l’étude d’Evans, les coûts annuels reliés à la garde d’un cheval varient en fonction de la province de résidence, du secteur de l’industrie visé et aussi du confort offert au cheval. Les éléments considérés ici dans le « coût annuel de garde » sont le foin (26 %), la litière (8,7 %), la nourriture (14 %), les suppléments alimentaires (5 %), les produits de toilettage et de soins (4 %), les services vétérinaires et les médicaments de prescription (15,6 %), la maréchalerie (11,5 %), les soins dentaires (4,8 %) et les services de thérapie équine (10,4 %). La proportion que chaque élément représente par rapport au total dépensé par cheval, au Canada, est indiquée entre parenthèses.
Ainsi, les propriétaires de chevaux dépensent en moyenne 2 700 $ par cheval pour garder leurs animaux chez eux (chevaux en pension exclus), comparé à 871 $ en 1998. Il s’agit d’une augmentation de 210 % en 12 ans. C’est au Manitoba que le coût annuel moyen est le plus bas, à 1 021 $. Avec des dépenses de 2 665 $ par cheval, le Québec se classe en troisième place, après l’Ontario (3 804 $) et Terre-Neuve (3 288 $). C’est dire que, pour l’ensemble du Québec, les dépenses totales pour la garde et l’utilisation des chevaux sont estimées à plus de 238 millions $ en 2010 (sur la base d’une population équine de 129 500 chevaux) (Tableau 1.2).
Il est intéressant de noter que la répartition des coûts pour le soin des chevaux, à l’échelle nationale, ne correspond pas à la répartition des chevaux par secteur d’activité. En effet, les chevaux de course s’accaparent environ 13 % des dépenses totales, alors qu’ils représentent seulement 8 % de la population chevaline (incluant les jeunes chevaux encore inutilisés destinés à la course). Dans le même ordre d’idée, on conçoit aisément que les dépenses associées à la garde d’un cheval de loisir ou d’un cheval de compagnie soient forcément inférieures à celles associées à la garde d’un cheval de compétition.
bIblIographIe
Les termes définis dans le glossaire ainsi que les nomenclatures française et anglaise présentées dans le lexique proviennent de plusieurs articles scientifiques, revues et ouvrages spécialisés, notamment ceux apparaissant ci-dessous.
Adrian, J. 1990. Dictionnaire anglais-français, français-anglais agro-alimentaire. Technique et documentation. Lavoisier, Paris.
Boulet, J.C. 1995. Dictionnaire multilingue du cheval. Cap-Rouge (Québec).
Cassart, C. et R. Moirant. 1979. Dictionnaire du cheval et du cavalier. Maloine S.A. Éditeurs, Paris.
Delamare, J. 1972. Dictionnaire des termes techniques de médecine. Maloine S.A. Éditeurs, Paris.
Esminger, M.E. 1977. Horses and Horsemanship. The Interstate Printers and Publishers inc., Danville (Illinois).
Lemay, J.P. 1995. Lexique de zootechnie. Conseil des productions animales du Québec. 107 p.
Marcenac, L.-N. et H. Aublet. 1980. Encyclopédie du cheval. Maloine S.A. Éditeurs, Paris.
Office québécois de la langue française. Le grand dictionnaire terminologique. Site Internet www.granddictionnaire.com
ONU. 1959. Vocabulaire des termes zootechniques. Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Rome.
Villemin, M. 1984. Dictionnaire des termes vétérinaires et zootechniques. Éditions Vigot Frères, Paris.

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