Le mensuel de l’entrepreneur • Une publication de la Confédération Construction • Rue du Lombard 34 - 42 • 1000 Bruxelles
Construction
FÉVRIER
2019 BUREAU DE DÉPÔT GENT X – €6
DOSSIER
BATIBOUW
Toujours un incontournable ?
TVA
Le point sur les 6 %
SÉCURITÉ
Paul Depreter à la Commission européenne
ÉCO-CONSTRUCTION
Un secteur porteur d’avenir
/confederationconstruction @ConfedConstruct
www .confederationconstruction.be Confederatie Bouw - Confédération Construction
FORUMCONSTRUCTION
CHOISIR VOTRE AVENIR Débat politique avec les présidents de partis
21 février 2019 Avec le soutien de nos partenaires et sponsors
Auditorium 2000 - Heysel - Bruxelles
www.bouwforumconstruction.be
ÉDITO
Mauvais timing pour une impasse politique
L
e temps est aux décisions et à l’action. Le monde de l’entreprise vit une période de mutation économique, sociale, technologique et bien sûr écologique. Le temps ne peut être à l’immobilisme. Et c’est pourtant ce qu’il risque de se passer d’ici au 26 mai 2019, le jour où nous irons voter. Du moins, c’est ce que nous craignons.
Comme vous le savez, le gouvernement fédéral minoritaire est actuellement en affaires courantes. Il ne s’agit pas de la formule appropriée pour une politique décisionnelle. Nos membres, qui ont dépassé le cap des 15.000, ont absolument besoin de différentes mesures qui se trouvent encore sur la table du gouvernement. Mais actuellement, ces mesures sont enfouies sous un tas de poussières.
« La Confédération a, plus que jamais, le regard tourné vers le parlement »
L’exemple le plus frappant : le jobsdeal. Il comprend 28 mesures qui doivent donner un boost nécessaire à notre marché du travail, comme la dégressivité accélérée des allocations de chômage, après six mois, ou des stimuli fiscaux pour investir une partie de ces allocations dans la formation. Vu que la construction est actuellement à la recherche de 16.500 travailleurs, cet ensemble de mesures doit entrer en vigueur dans les plus brefs délais. Cela vaut également pour le Pacte national pour les investissements stratégiques. Celui-ci prévoit, entre autres, des moyens pour la construction de nouvelles écoles, des grands projets d’infrastructures ainsi qu’une meilleure efficacité énergétique des bâtiments publics, y compris ceux qui en ont urgemment besoin. Non, ce n’est certainement pas le bon moment pour un gouvernement fédéral qui tourne « au ralenti ». C’est pourquoi la Confédération a, plus que jamais, le regard tourné vers le parlement et compte sur le bon sens de tous les partis politiques. Il appartient désormais à la Chambre de jouer pleinement son rôle et, via des majorités, pousser les mesures qui viennent d’être citées. Encore une fois, le monde des affaires ne peut pas se permettre de rester dans une impasse durant des mois. Une impasse qui pourrait se prolonger. Car rien ne garantit qu’un nouveau gouvernement sera rapidement formé après les élections du 26 mai. Vu les nuages sombres qui planent, à nouveau, au-dessus de l’économie, un gouvernement fort est nécessaire. Le 29 mars prochain, le Royaume-Uni quittera l’Union Européenne : le Brexit. Ce qui causera une certaine onde de chocs, aussi dans notre pays. En outre, les guerres commerciales internationales nuisent à l’économie mondiale, tandis que le climat boursier est très agité. La prospérité économique, que nous avons connue ces dernières années, ne va pas durer. Nous devons donc compter sur un gouvernement solide qui n’a pas peur de traverser des moments difficiles.
Robert de Mûelenaere Administrateur délégué de la Confédération Construction février 2019 • Construction 3
SOMMAIRE
19 Batibouw : toujours un incontournable ?
Le 21 février prochain, Batibouw ouvrira à nouveau ses portes. Jusqu’à présent, il s’agit du plus grand salon de la construction du pays. Nous avons demandé à quelques membres si avoir un stand valait encore la peine. Ce dossier n’est pas une enquête scientifique. Mais il apporte un éclairage.
12 TVA à 6 %
Lors d’une rénovation ou d’une transformation, un entrepreneur peut souvent facturer 6 % de TVA. Ce n’est pas le cas dans toutes les situations car parfois, un taux de TVA de 21 % reste d’application. Cet article apporte de la clarté.
4 Construction • février 2019
28 Rendez-vous de la construction wallonne
Un questions-réponses « politique » était au cœur du Rendez-vous de la construction wallonne qui a eu lieu à l’espace Senghor, à Gembloux, le 29 novembre 2018. Compte-rendu de la soirée.
44 L’entrepreneur et puis…l’architecte
À Gand, une minuscule maison de rangée est rénovée par notre membre Aannemingen Schaubroeck SA. La particularité de ce projet : l’entrepreneur a donné son input avant l’architecte.
Le mensuel de l’entrepreneur • Une publication de la Confédération Construction • Rue du Lombard 34 - 42 • 1000 Bruxelles
Construction
FÉVRIER
2019 BUREAU DE DÉPÔT GENT X – €6
VOS INTÉRÊTS Notre président à la Commission européenne.
DOSSIER
14 Nouvelle loi des sociétés
BATIBOUW
Entrée en vigueur retardée.
Toujours un incontournable ?
34 Rapport
La consommation énergétique résidentielle des ménages bruxellois diminue .
14 Europe
36 FEBELCEM
La Belgique investit trop peu dans le Génie civil et les infrastructures.
16 Cotisations sectorielles Constructiv TVA
Le point sur les 6 %
De quels avantages profitez-vous?
38 Campagne amiante
DOSSIER 19 Introduction
40 CSTC • Les ardoises naturelles : quelles
20 Enquête
La parole aux peintres.
SÉCURITÉ
Paul Depreter à la Commission européenne
ÉCO-CONSTRUCTION
Un secteur porteur d’avenir
/confederationconstruction @ConfedConstruct
www .confederationconstruction.be Confederatie Bouw - Confédération Construction
3 Édito
Batibouw : toujours un incontournable ? Batibouw : indispensable à votre stratégie marketing ?
Mauvais timing pour une impasse politique
24 Développeurs-constructeurs
Aedificas Awards
26 Présentation
6 Evénement
11 Point de vue régional
La formation continue, clé pour développer les compétences en entreprise
Une présence remise en question. De nouveaux groupes-cibles.
PROJETS & ENTREPRISES 46 Avantages membres 49 Marché de la construction
• Deceuninck • Renson • Sievi
SECTEURS & MÉTIERS 30 Éco-construction
Un secteur porteur d’avenir.
32 Campagne
Veillez à l’ordre et la propreté sur chantier !
33 Séances d’information
exigences aujourd’hui ? • Toits plats : mine de matériaux pour demain.
53 Marquant • Membres : vous êtes
plus de 15.387 • Nouveaux tarifs pour Formalis • Chiffre du mois
Le marché français, une opportunité.
VOS CONTACTS Construction est le mensuel de l’asbl Confédération Construction Rue du Lombard 34-42, 1000 Bruxelles Editeur responsable : Filip Coveliers, Rue du Lombard, 34-42, 1000 Bruxelles. Bureau de dépôt : Gent X Rédaction : Edition francophone : Construction Marc Guéret - tél. 02 545 57 31 marc.gueret@confederation construction.be Edition néerlandophone : Bouwbedrijf peter.graller@confederatiebouw.be Mise en page : Abder-Razzaaq Boujdaini abder-razzaaq.boujdaini@cnc.be Nikka Cuypers nikka.cuypers@cnc.be Secrétariat de rédaction : secretariatredaction@confederation construction.be
Impression : Graphius Réactions-questions : communication@ confederationconstruction.be Avec la collaboration des services d’études de : • Confédération Construction Morgane Halleux tél.02 545 56 33- fax 02 545 59 09 morgane.halleux@confederationconstruction.be • Confédération Construction Wallonne Katia Bogaard tél. 02 545 56 75- fax 02 545 59 05 katia.bogaard@ccw.be • Conféderation flamande de la Construction Johan Walewijns, tél. 02 545 57 49 - fax 02 545 59 07 johan.walewijns@confederatiebouw.be • Confédération Construction Bruxelles-Capitale Morgane Cendoya,
tél. 02 545 58 29 - fax 02 545 59 06 morgane.cendoya@confederationconstruction.be
Membre de l’Union des Editeurs de la Presse Périodique.
Abonnements : Claude Bernaerts, tél. 02 545 56 88 - fax 02 545 59 00 claude.bernaerts@confederationconstruction.be Publicité : Kristel Dekempeneer, tél. 02 545 56 99 - fax 02 545 59 08, kristel.dekempeneer@confederation construction.be Prix abonnement annuel Membres de la Confédération Construction, compris dans la cotisation Non-membres : 137,80 euros (TVA et frais de port compris) / Etranger : 300 euros (TVA et frais de port compris)
Par la présente publication, la Confédération Construction asbl s’assigne comme but de vous communiquer des informations adaptées, fiables, complètes et exactes. Toutefois, elle ne peut pas être tenue responsable en cas d’un manquement quelconque à cet objectif. Tous les éléments de cette publication sont protégés par le droit d’auteur de la Confédération Construction asbl. Toute reprise d’articles, en tout ou en partie, n’est permise qu’après autorisation expresse et avec la mention explicite de leur provenance.
Vot re mensuel Construction est dorénavant imprimé sur du papier issu de la gestion durable des forêts. Le label Forest Stewardship Council veille à la préservation de l’écosystème forestier ainsi qu’au respect des droits sociaux des populations indigènes et des travailleurs forestiers.
février 2019 • Construction 5
AEDIFICAS AWARDS
Les fiers vainqueurs des Aedificas Foundation Awards. À g., Robert de Mûelenaere (administrateur délégué de la Confédération Construction).
Le secteur de la construction a le cœur sur la main La construction prend la responsabilité sociale des entreprises au sérieux. Les Aedificas Awards en sont une belle preuve. Le 12 décembre de l’année dernière, quatre de nos membres ont reçu un prix pour leur engagement envers la société. Les Aedificas Awards, attribués par l’Aedificas Foundation, en étaient déjà à leur sixième édition. Cette organisation d’utilité publique a été créée sur initiative de la Confédération. Elle récompense les entreprises de
construction qui œuvrent, aux côtés d’organisations à but non lucratif, à la réintégration dans la société de groupes vulnérables. L’accent est mis sur le logement, au sens large du terme, ainsi que sur la formation et l’insertion sur
MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION ! En ce 12 décembre, Robert de Mûelenaere a souhaité la bienvenue aux personnes présentes. Il a ensuite cédé la parole à Jacques De Meester (président de l’Aedificas Foundation). Il a présenté tous les candidats à un Award et les a remerciés d’avoir transmis un dossier. La combinaison des entreprises de construction et des associations, qui méritent aussi les honneurs, mais qui n’ont pas gagné sont : Espaces/ Logement et Insertion, Iris/VDAB,
6 Construction • février 2019
Bourdeaud’hui/CPAS et administration communale de Grammont, B-VISIBLE/Compaan Job & Co, DM Vercruysse interieursarchitecten/ Action Damien, Steygers/SISAHM, Ecolodge/Infirmiers de rue, Socogetra/Solidarité-Logement, Vanhout/ Theater Stap. Aedificas a également eu des contacts avec Village n°1 et VDB tech. Voulez-vous faire quelque chose pour la société ? Plus d’infos sur : www.aedificas-foundation.be.
le marché du travail. Pour avoir la chance d’obtenir un Aedificas Award, une initiative doit remplir certaines conditions. Elle doit impliquer toute l’entreprise. Il doit s’agir d’un engagement durable. Et enfin, l’entreprise de construction doit collaborer, comme déjà écrit, avec une organisation sans but lucratif. Un Aedificas Award a une valeur de 5.000 € et est versé intégralement à cette organisation. Quatre vainqueurs
La foule se bousculait lors de la cérémonie. À côté des vainqueurs et des candidats, on notait la présence, entre autres, de Karel Deridder, le directeur général des services d’inspection de l’ONSS. Le jury des Awards était présidé par Pieter Timmermans (administrateur délégué de la FEB). Il a souligné l’importance de la responsabilité sociale des entreprises et a noté que la qualité des dossiers soumis était généralement élevée. Le jury n’a pas eu la tâche facile. Mais finalement, quatre gagnants ont été désignés. INFO: www.jeugdzorg.be - www.dewaaiburg. be – tada.brussels – www.toontjeshuis.be
Jeugdzorg Liaan Aelectrics La SPRL Aelectrics (Nazareth) a commencé une collaboration avec l’asbl Jeugdzorg Liaan de Nazareth. Cette organisation vient en aide à des personnes vulnérables. Le personnel d’Aelectrics est très enthousiaste. De manières créatives - vente de bougies chauffe-plat , une promenade Halloween…- un soutien financier a été récolté pour Jeugdzorg Liaan. De plus, Aelectrics a donné son aide pour la rénovation du bâtiment existant et la construction d’un nouveau bâtiment. Les 5.000 € sont dédiés à l’isolation de l’endroit où les plus jeunes sont pris en charge. « L’Award est vraiment le bienvenue ! Nous voulons donner à un enfant tout ce dont il a besoin », a indiqué Sonja Ramboer (Liaan). « Faire prospérer une entreprise va toujours de pair avec des hauts et des bas. Notre 20ème anniversaire était le bon moment pour notre personnel de commencer avec cet engagement », a souligné Yoran Overdulve (Aelectric). .
« Faire prospérer une entreprise va toujours de pair avec des hauts et des bas. Notre 20ème anniversaire était le bon moment pour notre personnel de commencer avec cet engagement »
« J'espère que l'engagement des entreprises se répandra comme une tâche d'huile dans l'industrie de la construction » Anne Willaert (Renotec)
De Waaiburg Renotec
Depuis 2000, chaque année, Renotec approuve une charte locale VOKA Entreprise Durable. L’un des objectifs est de s’engager contre le risque de pauvreté. L’entreprise a conclu un partenariat avec De Waaiburg, une organisation qui, depuis 135 ans, fournit des soins particuliers et de l’assistance aux enfants et à leurs familles, à Geel. Durant son temps libre, le personnel de Renotec est actif pour De Waaiburg : des travaux de peinture, entretien du jardin, cuisiner (avec des gaufres fraîches !)…De plus, l’entreprise a payé le sous-traitant qui a exécuté quelques travaux préparatoires. Avec le chèque de 5.000 €, une nouvelle terrasse va être construite. « Comme collaborateurs, nous trouvons très important de pouvoir retrousser nos manches nous-mêmes », a indiqué Vicky Dolèzal (Renotec). « J’espère que l’engagement des entreprises se répandra comme une tâche d’huile dans l’industrie de la construction », a encore souligné Anne Willaert (Renotec). « Cela crée un pont entre le secteur des profits et le secteur sans but lucratif. C’est très important », a expliqué, pour sa part, Ingrid Baeyens et Jef Vermeir (De Waaiburg).
Yoran Overdulve (Aelectrics) février 2019 • Construction 7
Toontjeshuis Durabrik
Toontjeshuis a été fondée en 2017, sous l’impulsion de Durabrik. Cette asbl veut créer, pour les personnes qui ont besoin de soins et d’un logement, un cadre de vie dans lequel leur bonheur et qualité de vie sont au centre. Avec un accompagnement, ils peuvent vivre de manière autonome, tout au long de leur vie, et même choisir avec qui, où et comment ils vivent ensemble. Durabrik a récolté des cadeaux et a fourni un soutien logistique et opéra tionnel. Le plus marquant est la durabilité de l’engagement. Il s’agit d’un projet sur plusieurs générations. Toontjeshuis utilisera l’Award pour chercher des partenaires pour ses nouveaux projets. « C’est très stimulant de travailler dans une entreprise dans laquelle tu peux expérimenter et développer l’engagement social », a indiqué Charlotte Vandendriessche (Durabrik). « Nous sommes prêts à six endroits pour commencer à construire aussi vite que possible », a indiqué Bert Niclaes (Toontjeshuis).
« Lorsque Besix a eu 100 ans en 2009, nous avons fondé notre Fondation. Nous avons trouvé qu'il s'agissait de la plus belle des manières de fêter notre anniversaire » Patrick De Niet (Besix-Louis de Waele)
« Nous sommes prêts à six endroits pour commencer à construire aussi vite que possible » Bert Niclaes (Toontjeshuis)
8 Construction • février 2019
TADA - Besix
Le quatrième Aedificas Award a été décerné pour la collaboration entre Besix et TADA, ou son nom complet ToekomstATELIER de l’Avenir, qui organise une école du samedi pour les jeunes Bruxellois, issus des quartiers défavorisés. Pendant trois ans, ils reçoivent une formation pratique de professionnels passionnés : journalistes, infirmières, ingénieurs, cuistos…De cette façon, ces jeunes peuvent découvrir leur potentiel et développer leur confiance en eux.
Besix s’est engagé, via la Besix Foundation, pour récolter 90.000 € entre 2013 et 2020. À côté de cela, un grand nombre de collaborateurs mettent leur connaissance et leur compétence à disposition. La collaboration s’est d’ailleurs déroulée dans les deux sens. Avec l’aide de TADA, Besix a entretemps mis en place Kiddybuild. Kiddybuild accompagne des jeunes sur un chantier durant une journée. Ils y apprennent à découvrir les opportunités que le secteur leur offre. « Lorsque Besix a eu 100 ans, en 2009, nous avons fondé notre Fondation. Nous avons trouvé qu’il s’agissait de la plus belle des manières de fêter notre anniversaire », a indiqué Patrick De Niet (Besix-Louis De Waele). « Je veux lancer un appel à tout le monde dans la construction. Il y a tant d’opportunités pour faire quelque chose ! », a souligné Baptiste Erpicum (TADA).
NEW PEUGEOT PARTNER MAÎTRISEZ L’IMP
SSIBLE
Digital Construction Brussels se tiendra à Tour & Taxis, à Bruxelles. Calendrier : le mercredi 24 octobre de 10h00 à 20h00 et le jeudi 25 octobre de 10h00 à 18h00. Tour & Taxis est facilement accessible en transports en commun. Des navettes relient le site à la gare de Bruxelles-Nord. Les lignes de métro 2 et 6 s'arrêtent à la station Yser, à deux pas de Tour & Taxis. Digital Construction Brussels est une initiative de la Confédération Construction et du CSTC. Mais DCB n'existerait pas sans nos nombreux partenaires, tels que le CRR, l'organisation d'architectes NAV, les bureaux d'ingénierie et de conseils de l'ORI, l'IFMA, ie.net, la VCB, la CCW, la CCB-C, les fédérations professionnelles de la Confédération, les universités et, bien entendu, les exposants eux-mêmes !
INTERNATIONAL
VAN OF THE YEAR PEUGEOT i-COCKPIT®* ADVANCED GRIP CONTROL* BANQUETTE MULTI-FLEX*
*Disponible en option ou de série selon les finitions.
4,2 -4,6 L /100 KM 5,6-6,6 L /100 KM
109 - 119 G /KM
(SELON NORME NEDC)
146 - 173 G /KM
(SELON NORME WLTP) Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.peugeot.be
E. R : Erika Bouteloup - Peugeot Belgique-Luxembourg S.A. - n° BCE 0403.461.107 - IBAN : BE81 2710 0450 0024 - Avenue de Finlande 4-8 à B-1420 Braine-l’Alleud - Tél. : 078/15 16 15.
Vivre c’est bâtir.
Professionnels 21 & 22/02 Grand public 23/02 > 03/03 BRUSSELS EXPO
batibouw.com
POINT DE VUE RÉGIONAL
La formation continue, clé pour développer les compétences en entreprise
L
a CCW s’investit beaucoup pour la qualité de l’enseignement et de la formation initiale (notamment en alternance) pour permettre aux entreprises de recruter une main-d’œuvre qualifiée. Mais la formation de base n’est plus suffisante. En effet, les mutations économiques, techniques, juridiques et organisationnelles s’accélèrent et rendent les compétences très vite obsolètes.
« 60 % des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore »
60 % des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore... Seule la formation continue tout au long de la vie permet de répondre à l’évolution des métiers. Et elle constitue un investissement essentiel à la compétitivité et à la pérennité des entreprises. Former les adultes au travail (indépendants et salariés) pour les rendre plus productifs, plus autonomes et plus épanouis est la priorité du 21e siècle. Même la manière de se former a évolué, avec plus d’importance accordée à l’expérience, au numérique, à l’interactivité… La CCW s’inscrit dans cette dynamique depuis vingt ans, avec la création successive de l’EMEC (l’Ecole des Managers des Entreprises de la Construction) et de la CCW Academy, aujourd’hui appelées à se rapprocher. Et en 2018, la CCW et Constructiv ont lancé la plateforme Construfutur comme centre d’excellence de formation faisant office de guichet unique propre au secteur, nouant des accords privilégiés avec le Forem, l’IFAPME et nombre d’organismes privés. Construfutur se positionne ainsi comme un ensemblier à l'écoute et au service des entreprises, véritable label d’excellence. La gestion du pilier patronal de Construfutur (formations pour indépendants et employés) est confiée à la CCW Academy associée à l’EMEC. Constructiv assure la gestion du pilier paritaire (formations CP124). Le potentiel de croissance est important en Wallonie, sachant que 36 % à peine des travailleurs belges accèdent à une formation continue chaque année, contre 53 % en Allemagne. À ce propos, le démonstrateur numérique «Construction 4.0», dont le gouvernement wallon vient d’approuver la création avec le CSTC, s’annonce comme un nouveau levier (de pointe) pour les futures formations continues de la CCW…
Francis Carnoy Directeur général de la Confédération Construction Wallonne février 2019 • Construction 11
TRAVAUX DANS L’IMMOBILIER
Quand le taux de TVA réduit à 6 % s’applique-t-il ? S’il y a bien une question qu’un entrepreneur entend souvent sortir de la bouche d’un client potentiel, c’est celle-ci : « Quand le taux de TVA réduit à 6 % s’applique-t-il ? ». Dans beaucoup de situations, il n’y pas de place pour le doute. Mais parfois, c’est plus compliqué.
6
% ou pas ? À l’approche de Batibouw, notre experte fiscaliste reçoit toujours beaucoup de coups de téléphone. Plus loin, nous aborderons un certain nombre de travaux spécifiques. Mais commençons avec les conditions générales. • Le logement à rénover doit être plus vieux que dix ans (avant c’était cinq ans). • Après les travaux, le bâtiment doit être utilisé comme un logement privé. Le taux réduit peut d’ailleurs aussi s’appliquer pour la transformation d’un immeuble de bureaux en logements. • Il doit s’agir d’un travail « immobilier ». Tout simplement : un travail qui est en permanence lié au logement. Le maître d’ouvrage peut être un locataire ou un propriétaire, peu importe. Dans les deux cas, un entrepreneur peut facturer à 6 %. Peu importe qu’il s’agisse d’un premier, deuxième…logement. L’entrepreneur peut facturer 6 % sur les matériaux et les heures de travail. Mais si le maître d’ouvrage achète, luimême, les matériaux, il paie 21 % dessus.
Quelle sorte de travaux ?
Souvent, ces conditions générales sont bien connues. Le point épineux est surtout la liste des travaux immobiliers. 12 Construction • février 2019
Qu’en est-il des travaux de démolition, de nettoyage ou des travaux dans le jardin ? L’administration fiscale essaie d’apporter de la clarté et de rester cohérente. Cela a mené aux décisions intéressantes suivantes : ALLÉES
Aménager une allée peut être lié à un taux de TVA de 6 % si elle fait la liaison entre la voie publique et le logement. Mais sur un sentier dans le jardin, par exemple, une TVA de 21 % doit être payée. GARAGES
Construire un garage est lié à un taux de TVA de 6 %, même s’il n’est pas adossé à la maison. Il doit bien s’agir d’un garage qui appartient à un certain logement et qui forme un tout. Et n’oubliez pas que les conditions générales doivent être remplies : le logement doit être plus vieux que dix ans… EXTENSIONS
Construire une véranda ou une chambre, agrandir le salon ou la cuisine…De telles extensions peuvent être facturées à 6 % si elles sont limitées. La surface de la partie existante doit être au moins la moitié de la nouvelle surface totale. Autrement, pour le fisc, il s’agit d’une nouvelle construction et une TVA de 21 % doit être payée.
TRAVAUX DE DÉMOLITION
La règle générale est que les travaux de démolition ne sont pas éligibles à un taux réduit. Mais des exceptions existent, à savoir des travaux de démolition nécessaires pour la transformation ou l’amélioration d’un logement et des travaux de démolition nécessaires pour des travaux bénéficiant du taux réduit. NETTOYAGE
21 % de TVA doivent être payés sur l’aspiration des tapis, le récurage des parquets, le lavage des vitres et les autres formes de nettoyage régulier. S’il s’agit de travaux qui vont plus loin qu’un simple nettoyage, alors le tarif réduit de 6 % s’applique. Voici quelques exemples : des travaux de peinture intérieure et extérieure, le raclage ou le vernissage de parquets, l’entretien des ascenseurs et les installations sanitaires (même s’ils sont souscrits par un abonnement), le ramonage des cheminées, le débouchage des égouts et des tuyaux, le sablage des façades… ARMOIRES
Commençons avec les cuisines et les salles de bain. 6 % pour les armoires de rangement, les éviers, armoires avec évier intégré, armoires inférieures et pour les hottes d’aspiration, ventilateurs, assainisseurs d’air dont une cuisine est équipée. 21 % par contre pour les appareils comme un frigo, une poêle, un lave-vaisselle, un four, une machine à laver ou un séchoir. Le taux de 6 % s’applique aussi pour les armoires sur mesure qui sont intégrées dans d’autres espaces que les cuisines et les salles de bain. Mais alors, des
QUID SI LE BÂTIMENT NE SERT PAS SEULEMENT DE LOGEMENT PRIVÉ ?
Agrandir le salon, la cuisine...De telles extensions peuvent être facturées à 6 % si elles sont limitées.
En principe, un taux de TVA de 6 % est seulement applicable si le bâtiment sert de logement privé après sa rénovation. Mais parfois, les logements sont utilisés aussi bien à des fins privées que professionnelles. C’est souvent le cas pour les professions libérales. Mais ça peut également l’être, par exemple, dans le cas d’un commerçant qui a son magasin dans le même bâtiment que son logement. Alors, se présente la situation suivante :
• l’entrepreneur exécute des travaux uniquement dans l’espace de vie. Il peut facturer les travaux immobiliers à 6 %.
conditions plus strictes s’y appliquent. Les meubles sur mesure doivent être conçus pour occuper un espace ou une niche spécifique, par exemple en-dessous de l’escalier. Les armoires murales doivent s’étendre d’un mur à l’autre et du sol au plafond.
tion de pompes à chaleur et filtres. Un bain de massage ou bain à bulles peut, par contre, être éligible à 6 %, si le contenu ne dépasse pas les 1.000 litres. ENLEVER DES CUVES À MAZOUT
La livraison avec placement de volets, volets à roulettes et stores à rouleaux, à l’extérieur d’un bâtiment, peut être facturée à 6 %. Mais selon le fisc, les protections solaires sont facilement mobiles et donc pas immobiliers. En d’autres mots, 21 %. Ce dernier cas mène parfois à des litiges que le tribunal doit régler. Parfois, on accepte que la protection solaire soit complètement intégrée au logement, alors un taux de 6 % s’applique. On doit donc juger au cas par cas.
Pour le fisc, l’inspection d’une cuve à mazout pour le chauffage n’est pas un travail immobilier ou un travail qui y est assimilé. TVA à 21 % donc. Un taux de 6 % peut être appliqué pour l’enlèvement ou la mise hors service des cuves à mazout, seulement si ces travaux sont liés à d’autres travaux immobiliers d’une certaine importance dans le logement. Il n’y a pas besoin d’installer une nouvelle cuve. Le simple déplacement ou la mise hors service, sans de tels travaux, est un travail de démolition. Le tarif normal de 21 % s’applique donc.
PANNEAUX SOLAIRES
JARDINS ET TOITS VERTS
6 % sur la fourniture avec placement de panneaux solaires pour la production d’énergie thermique ou d’électricité pour un logement privé. Aussi 6 % lorsque les panneaux, pour des raisons techniques ou esthétiques, sont placés sur une dépendance ou sur un terrain adjacent à la maison.
Aménager un jardin n’est pas éligible à un taux de 6 %. Mais le fisc ne considère pas les toits verts comme aménagement paysager. Le taux réduit s’y applique donc. La construction d’une façade verte est également considérée comme un travail immobilier, du moins lorsque la façade verte a besoin d’une structure permanente qui est, en permanence, attachée au mur.
PROTECTION SOLAIRE
PISCINE
Un taux de TVA de 21 % sur l’installation d’une piscine, peu importe qu’elle soit intérieure ou extérieure. Ce même taux s’applique pour des travaux qui y sont associés comme la construction d’une terrasse autour et l’installa-
ÉCLAIRAGE
Des installations électriques comme des câbles et tuyaux peuvent profiter d’un taux réduit. Par contre, sont exclus, les luminaires et lampes : lampes
• l’entrepreneur exécute des travaux uniquement dans la partie professionnelle. Il doit alors compter 21 % pour tous les travaux.
• l’entrepreneur exécute des travaux dans tout le bâtiment. Les travaux les plus importants ont lieu dans l’espace de vie, alors il peut compte 6 % pour les travaux immobiliers. Si c’est la partie professionnelle qui domine, alors il peut facturer 21 % pour la partie professionnelle et 6 % pour les travaux immobiliers dans l’espace de vie.
suspendues, lampes de plafond, diffuseurs, lampes murales, lampes de table…Seuls les appareils tels que les spots encastrés dans un plafond ou un faux plafond sont éligibles à un taux de 6 %. TRAVAIL D’ÉTUDE
Un taux réduit ne s’applique pas pour les frais d’architecte. Idem pour le travail d’étude et la supervision réalisés par les architectes, les géomètres, les ingénieurs et les coordinateurs de sécurité.
•
INFO: Tout cela vous semble complexe ? Hélas, la réalité est encore bien plus compliquée. Avec ce texte, vous avez les conditions principales. Mais il s’agit d’un résumé succinct qui ne contient pas tous les détails et toutes les nuances. Encore des questions ? Posez-les à marleen.porre@ confederationconstruction.be. février 2019 • Construction 13
INTÉRÊT EUROPÉEN
qui ont suivi, il est ressorti ce que nous pensons aussi, à savoir que le donneur d’ordres joue un rôle important ».
Et l’UE ?
La Commission européenne a invité la Confédération pour parler de sécurité La Confédération a l’ambition de fortement diminuer le nombre d’accidents dans notre secteur. Cela suscite de l’intérêt international. Sur demande de la Commission européenne, Paul Depreter (président de la Confédération) a été exposer les plans de la fédération professionnelle.
L
e 12 novembre dernier, le président a été invité par les services de la Commission, plus précisément le groupe thématique Compétences et Qualifications de la direction générale du Marché Interne, Industrie, Esprit d’entreprise et PME. La raison de la rencontre était le rapport annuel 20172018 de la Confédération. Il a été déposé par notre spécialiste de l’Europe à la Commission, laquelle voulait une explication. « Notre rapport annuel a fait forte impression auprès de la Commission. Il s’agit d’un document qui pourrait lui être utile. L’invitation était inattendue, mais 14 Construction • février 2019
très positive. Il s’agissait d’une opportunité pour présenter notre secteur à l’extérieur », a indiqué Paul Depreter.
Plan d’action
Après avoir présenté les points essentiels du rapport, le président a expliqué le plan d’action de la Confédération. L’organisation professionnelle veut que, dans quelques années, notre pays se raccroche au peloton de tête des pays de l’Union européenne avec la plus haute sécurité dans la construction, soit les Pays-Bas, l’ Irlande, le Royaume-Uni et la Suède. S’en est suivi le temps des questions et remarques. « J’ai retenu trois choses. La première
est que notre message est bien passé. Globalement, la Commission était d’accord avec nos analyses. Deuxièmement, pour les personnes présentes, cela semblait neuf qu’il existe tant de grandes différences, au niveau de la sécurité, entre les Etats membres. Enfin, dans les réactions et les discussions
«Globalement, la Commission était d’accord avec nos analyses » Paul Depreter
L’Europe ne reste pas non plus immobile. La Commission veut, par exemple, élaborer un cadre pour enquêter sur l’impact des mesures préventives sur les prestations des entreprises de construction. À côté de cela, elle développe des actions pour rendre les entreprises de construction plus sûres. Pour cela, une collaboration est, entre autres, en cours avec les partenaires sociaux comme la FIEC (European Construction Industry Federation) et l’organisation syndicale sectorielle FETBB (Fédération Européenne des travailleurs du Bâtiment et du Bois) . Les initiatives de la Confédération seront, à n’en pas douter, une source d’inspiration. « J’avais aussi prévu de dire quelque chose au sujet de l’Union européenne. Mais, au moment même, je ne l’ai finalement pas fait. La prise de décision européenne est telle qu’il faut des années pour qu’une initiative aboutisse à une loi ou un règlement belge. De plus, je suis convaincu que la construction doit, tout d’abord, faire son propre devoir ! », a conclu notre président.
•
INFO: Le rapport annuel de la Confédération est une lecture obligatoire pour chaque entrepreneur qui est concerné par la sécurité. Vous pouvez le télécharger sur www.confederationconstruction. be . Choisissez News sur la homepage et cliquez en-dessous sur Rapports annuels.
GOUVERNEMENT MINORITAIRE
Incertitude autour de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le droit des sociétés Au niveau fédéral, nous avons actuellement un gouvernement minoritaire. L’approbation prévue d’une nouvelle législation est donc en danger. En ce moment, par exemple, nous ne pouvons pas prévoir quand la nouvelle loi sur le droit des sociétés, attendue depuis longtemps et importante pour vous, entrera en vigueur.
L
’édito (voir p.3) de cette édition est sans équivoque. S’il y a bien une chose dont le secteur de la construction n’avait pas besoin, c’est la situation politique actuelle au niveau fédéral. De nombreux dossiers, qui sont importants pour nous, risquent de prendre du retard. À la première place, se trouvent les dossiers socio-économiques : investissements, le jobsdeal, les allocations… Mais la situation est également regrettable à d’autres niveaux. C’est, entre autres, le cas pour la nouvelle loi sur le droit des sociétés, l’objet d’une longue analyse dans notre dossier de l’édition de décembre/janvier. Il s’agissait d’une analyse assez
approfondie. Car cette nouvelle législation, à moyen terme, entraînera des changements importants au sein de la structure des entreprises de construction. Lorsque nous avons écrit ce texte, la nouvelle législation sur le droit des sociétés n’avait pas encore été approuvée par le parlement. Mais rien n’indiquait que le planning était en danger. Normalement, cette nouvelle loi devrait entrer en vigueur au mois de mai 2019. Entretemps, deux évolutions sont apparues. Elles vont probablement bouleverser ce timing. Tout d’abord, un amendement a été soumis à la nouvelle forme proposée de société coopérative. Ce dernier a peu d’importance pour les entreprises de construction.
D’ailleurs, nous ne l’avons pas abordé. Jusqu’à preuve du contraire, ce que vous avez lu reste correct. Mais il s’agit d’un amendement très détaillé qui inclut un code complet pour les sociétés coopératives. La Chambre l’a soumis au Conseil d’Etat pour avis. Tout ce processus parlementaire ne se déroulera pas en un tour de passepasse. En d’autres termes : même si le gouvernement ne rencontre pas de problèmes, la possibilité de retard est tout de même réelle. Mais le gouvernement a, hélas, connu des problèmes. C’est, en soi, un facteur de retard. Après les élections, la nouvelle Chambre pourra reprendre le projet de loi. Mais si ce n’est pas voté lors de cette législature, la date prévue-1 mai 2019-ne sera pas atteinte. La conclusion ? En ce moment, il nous est impossible de dire quand la nouvelle loi sur le droit des sociétés sera d’application dans votre entreprise. Nous vous tiendrons, bien évidemment, au courant.
•
février 2019 • Construction 15
COTISATIONS SECTORIELLES CONSTRUCTIV
De quels avantages profitez-vous ? Comme employeur au sein de la Commission paritaire de la Construction (CP 124), vous payez des cotisations sociales ordinaires à la sécurité sociale pour vos ouvriers. Vous payez aussi des cotisations sectorielles. Ces dernières peuvent sembler substantielles. Mais elles fournissent aussi des avantages. Cet article vous explique à quoi servent précisément ces cotisations sectorielles.
D
ans le secteur de la construction (CP 124), les partenaires sociaux ont confié pas mal de missions à Constructiv, le fonds sectoriel de sécurité d’existence. Il s’agit principalement d’avantages sociaux pour les ouvriers. Mais Constructiv a également reçu des missions dans les domaines de la formation, du bienêtre et de la lutte contre la fraude sociale. Les cotisations des employeurs financent ces missions. Les employeurs ne paient pas directement leurs cotisations à Constructiv. Une partie va à l’OPOC (Office Patronal d’Organisation et de Contrôle des Régimes de Sécurité d’Existence). Il s’agit des cotisations pour les timbres intempéries et les timbres fidélité. L’ONSS perçoit les autres cotisations destinées à Constructiv, ensemble avec les cotisations sociales ordinaires pour la sécurité sociale. Le montant précis qu’un employeur doit payer dépend de son préfixe ONSS (voir tableau 1). Ce préfixe dépend des activités de l’employeur (voir tableau 2). Forfait partiel Le forfait partiel des cotisations sectorielles est frappant dans le secteur de la construction. La cotisation consiste, en partie, en un pourcentage du salaire de l'ouvrier et, en partie, en un forfait. Ce forfait reste le même par trimestre et par travailleur, peu importe le salaire ou les prestations. Le forfait a été introduit en 2004. Il provient de l'époque du plan d’action de la Confédération contre le travail au 16 Construction • février 2019
TABLEAU 11 -TABLEAU
COTISATIONS CONSTRUCTIV CONSTRUCTIV COTISATIONS
Préfixe-ONSS Préfixe-ONSS
Pourcentage Pourcentage Constructiv Constructiv (sur (sur les les salaires salaires à à 108 108 %) %) Moins Moins de de 20 20 travailleurs travailleurs
024 024 026 026 044 044 054 054
TABLEAU TABLEAU 2 2 --
Forfait Forfait Constructiv Constructiv (par (par trimestre trimestre et et par par ouvrier) ouvrier)
Pourcentage Pourcentage OPOC OPOC (sur (sur les les salaires à à 100 100 %) %) salaires
20 20 travailleurs travailleurs et et plus plus
14,77 14,77 % % 14,77 14,77 % %
13,27 13,27 % % 13,27 13,27 % %
€ € 649 649 € € 558 558
11,22 11,22 % % 9,12 9,12 % %
14,77 14,77 % % 14,77 14,77 % %
13,27 13,27 % % 13,27 13,27 % %
€ € 638 638 € € 638 638
9,12 9,12 % % 11,22 11,22 % %
PRÉFIXES PRÉFIXES ONSS ONSS
024 024 026 026
Gros Gros oeuvre oeuvre Finition Finition (travaux (travaux de de peinture, peinture, isolation, isolation, installations installations sanitaires, sanitaires, …) …)
044 044
et et commerce commerce de de gros gros de de matériaux matériaux de de construction construction Travaux de carrelage et mosaïque et Travaux de carrelage et mosaïque et tous tous les les autres autres travaux travaux
054 054
pour pour le le revêtement revêtement de de mur mur et et de de sol sol Travaux de couverture de constructions Travaux de couverture de constructions et et travaux travaux de de rejointoiement rejointoiement
noir. Le système avec le forfait encourage les employeurs à déclarer les heures de travail effectives. De plus, de cette façon, le coût par heure de travail diminue à mesure que ces heures de travail augmentent. Pour encourager l’engagement de jeunes qui n’ont pas encore 25 ans, les employeurs au sein de la Commission paritaire de la Construction (CP 124) reçoivent, chaque trimestre, une réduc-
tion de 200 €, lors des deux premières années.
Inchangé depuis 2015
Le montant de la cotisation forfaitaire ne change pas en 2019. La dernière adaptation des cotisations de base date déjà du quatrième trimestre de 2012. Depuis lors, il n’y a eu qu'un changement de la réduction lors du troisième trimestre de 2015.
LES AVANTAGES ! Dans le secteur de la construction, beaucoup d'affaires sont solidarisées. Les coûts ne doivent donc pas être supportés de manière individuelle par les employeurs. Cela est possible grâce à un certain nombre de systèmes qui sont financés par les cotisations sectorielles. Elles créent toute une série d'avantages pour les employeurs dans la construction. Nous en énumérons quelques-uns :
• une intervention sectorielle pour la formation des ouvriers, aussi bien pour le salaire que pour les coûts de la formation ;
• une intervention dans les coûts de outplacement ; • et enfin Constructiv fournit des services aux entreprises de construction comme institut de prévention.
• grâce à la solidarité, des cotisations sociales ne doivent pas être payées sur certains avantages (timbres, indemnités pour les jours de repos) ;
• en cas de régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC), l'ancienne prépension, ce n'est pas l'entreprise, seule, mais le secteur qui paie l’indemnité complémentaire et les cotisations patronales ;
• le remboursement du salaire garanti lorsqu'un ouvrier est malade pour les entreprises avec moins de 20 employés ;
La cotisation forfaitaire reste la même depuis longtemps car les coûts de Constructiv sont bien gérés. La Confédération, en tant que coadministrateur consciencieux, tient ça à l'oeil. Il s'agit d'un avantage non-négligeable pour les employeurs : malgré l'augmentation des salaires, ils continuent à payer le même montant nominal de cotisations forfaitaires.
Où va l’argent ?
Les cotisations perçues par l’OPOC financent le système de timbres. Le reste de la partie en pourcentage de la cotisation est composé comme suit : • 10,27 % pour (une partie) du pécule de vacances légal des ouvriers ; • 2,60 % sert au paiement des indemnités pour les six jours de repos auxquels les ouvriers ont droit par arrêté
En ce qui concerne les charges sociales, le secteur de la construction est parfois perçu comme «lourd». Par contre, il existe pas mal d'avantages pour les employeurs. Les ouvriers bénéficient également du système. Mais indirectement, ce système profite également aux employeurs. Ce n'est pas un secret : le secteur éprouve des difficultés à trouver de la maind’œuvre appropriée. Grâce au statut social que les partenaires sociaux ont développé, les plus petites entreprises peuvent également être un employeur attractif.
royal ; • 0,40 % sert au financement des missions de Constructiv comme fonds de formation. À côté de cela, les entreprises, avec moins de 20 employés, paient une cotisation de 1,50 % pour le remboursement du salaire garanti. La cotisation forfaitaire finance le reste des avantages du fonds de sécurité d'existence et les missions de Constructiv. Il s'agit, entre autres, des : • prestations versées aux ouvriers de la construction actifs (l'assurance hospitalisation, les indemnités pour les six jours de repos établis par la CCT, l'indemnité de promotion…) ; • avantages pour compléter le revenu en cas d'inactivité (allocations com-
plémentaires en cas de chômage temporaire et incapacité de travail longue durée) ; • avantages en soutien d'une fin de carrière (indemnité complémentaire RCC incluant les cotisations patronales, pension complémentaire) • missions de Constructiv dans la lutte contre la fraude sociale (carte C3.2A et le Construbadge) ; • les missions de Constr uctiv comme institut de prévention. Pour avoir un aperçu complet des activités de Constructiv, vous pouvez consulter leur rapport annuel sur le site internet www.constructiv.be.
•
ENCORE DES QUESTIONS? : Posez-les à hendrik.dewit@ confederationconstruction.be février 2019 • Construction 17
PUBLIREPORTAGE
Vos assurances en toute simplicité ? Build-Safe est fait pour vous !
Réduction
-10%
*
« La construction » est en perpétuelle évolution. Vous le vivez jour après jour. La croissance a repris, les carnets de commande se remplissent. Mais de nombreux autres facteurs vous occupent également : les nouvelles techniques de construction, la digitalisation, la législation qui change, toute l’administration à gérer, la sécurité au travail, … Bref, il ne vous reste souvent que peu de temps à consacrer à vos assurances. C’est pour cette raison que Fédérale Assurance a développé Build-Safe, le package d’assurances sur mesure pour les entreprises de la construction comptant jusqu’à 5 membres du personnel. Ainsi, vous avez l’esprit tranquille pour bâtir la maison de vos clients et construire le futur de votre propre entreprise !
Qu’est-ce que Build-Safe ?
Quels sont vos avantages ?
Vous choisissez, à la carte, les assurances que vous souhaitez intégrer à votre package BuildSafe. De cette manière, vous bénéficiez d’une protection sur mesure pour votre entreprise. Et en plus de nos primes attractives, vous profitez ainsi d’une réduction de 10 %* sur votre package !
Avec Build-Safe, vous profitez non seulement d’une réduction de tarif de 10 %, mais aussi d’un package d’assurances flexible. Vous ne choisissez que les assurances qui offrent une protection optimale à votre entreprise. Votre activité se développe ou évolue ? Adapter votre Build-Safe est un jeu d’enfant… Et vous conservez votre avantage Build-Safe !
Parmi quelles assurances pouvez-vous choisir ? Notre assurance R.C. Travaux de Construction et/ou l’assurance Accidents du Travail constituent la base du package : l’une des 2 doit être souscrite. Vous pouvez aussi choisir parmi les couvertures suivantes : R.C. Véhicules automoteurs, Bris de Machines, Construct-10 – police Abonnement, Tous Risque Chantier – police Abonnement, Incendie Multirisk Commerce/PME ou Habitation et assurance Accidents 24 h/24. Pour pouvoir profiter de l’avantage BuildSafe, vous devez souscrire au moins 3 assurances différentes.
N’attendez pas ! Demandez votre bon de réduction avant le 31/03/2019 ! Vous pourrez alors profiter de votre réduction Build-Safe ! Surfez sur www.build-safe.be
Nous veillons aussi à la simplicité administrative. Vous disposez des outils nécessaires pour garder une vue d’ensemble sur vos assurances, suivre la gestion de vos sinistres,... cela tant grâce au classeur d’assurances Build-Safe qu’au dossier Build-Safe en ligne sur My FEDERALE. Et
vous pouvez toujours compter sur votre personne de contact privilégiée, le conseiller de votre région, qui vous apporte son aide et vous conseille. Vous pouvez aussi nous contacter via notre Info Center. Nous avons une connaissance approfondie des risques auxquels vos activités dans la construction vous exposent. Vous pouvez compter sur notre expertise de plus de 100 ans dans l’assurance des risques de votre secteur. Et, cerise sur le gâteau, vous profitez de surcroît de nos ristournes**. En tant qu’assureur mutuel et coopératif, nous n’avons pas d’actionnaires externes à rémunérer. Ce sont nos clients qui participent à nos bénéfices ! En 2018, nous avons partagé près de 13 millions e avec nos clients.
Rédaction : Fédérale Assurance
www.build-safe.be
*Conditions de l’action sur www.build-safe.be **Les ristournes évoluent avec le temps en fonction des résultats et des perspectives d’avenir de l’entreprise d’assurance, de sa solvabilité, de la conjoncture économique et de la situation des marchés financiers par rapport aux engagements des sociétés faisant partie du Groupe Fédérale Assurance, tels que définis sur www.federale.be. L’octroi de ristournes dans le futur n’est pas garanti. Les ristournes varient par catégorie et type de produits et les règles relatives à leur octroi sont définies dans les statuts des sociétés qui composent le Groupe Fédérale Assurance. Les statuts peuvent être consultés sur www.federale.be.
DOSSIER
Batibouw Toujours un incontournable? Le 21 février prochain, Batibouw ouvrira à nouveau ses portes. Jusqu’à présent, il s’agit du plus grand salon de la construction du pays, avec des centaines d’exposants et des milliers de professionnels et visiteurs particuliers. Néanmoins, ces derniers mois, nous avons remarqué que certaines entreprises de construction se posent la question quant à l’utilité d’avoir un stand à cette grande fête de la construction. Raison pour laquelle votre magazine a mené une petite enquête qualitative sur le sujet. Nous avons interrogé quelques-uns de nos membres qui étaient présents à Batibouw, l’année dernière, pour avoir leur opinion. Un questionnaire a également été soumis aux développeurs-constructeurs de logements à la Confédération. Nous ont-ils confirmé leurs doutes ? Découvrez leur expérience à travers la lecture de ce dossier.
februari février 2019 • Construction Bouwbedrijf 19
ENQUÊTE
Batibouw : indispensable dans Batibouw constitue un pilier de la communication de notre membre, Acec Chauffage.
Pour Deceuninck, Batibouw reste très important pour le particulier qui souhaite trouver une solution ou une explication sur certains produits.
L’heure de Batibouw, le plus grand salon de la construction et de la rénovation pour les particuliers, a sonné. Mais qu’en est-il pour les entreprises de construction ? Batibouw constitue-t-il encore un outil marketing indispensable à vos yeux ? Votre présence au plus grand salon belge de la construction et de la rénovation est-elle encore importante dans votre stratégie commerciale ? Construction a mené l’enquête.
P
our avoir une réponse à ces questions, nous avons sondé quelques-uns de nos membres. Ces membres avaient un stand en 2018. Précision : cette enquête n’est pas scientifique. Elle vise simplement à recueillir quelques témoignages. Pour mener cette enquête, nous avons soumis quelques questions à certains de nos membres. Avez-vous un stand à Batibouw ? Si non, pourquoi et y étiezvous encore dans un passé récent ? Si oui : pourquoi avez-vous un stand ? Serez-vous également présent en 20 Construction • février octobre 2019 2018
2020 ? Comment jugez-vous le retour sur investissements de Batibouw ? Quelle est l’importance de Batibouw dans votre vente par rapport aux autres canaux de communication (online, Facebook, salons locaux…) ? Précision importante : ces questions ont été soumises à tous types de membres : PME et grosses entreprises situées aussi bien en Wallonie qu’en Flandre.
Un absent
Une première tendance se dessine. Tous les sondés, ou presque, vont à
Batibouw. Preuve que l’événement reste assez incontournable dans le paysage des événements liés à la construction et à la rénovation. Seul un de nos membres nous a répondu par la négative : Toitures Zanzen & Fils. « Nous y sommes allés quatre ans. Mais pas cette année », indique Dominique Collard, le responsable financier de la société. Les raisons ? « Nous n’avons pas eu de retours suffisants par rapport à un salon comme Bois & Habitat. Ce salon dure quatre jours et nous avons eu autant de retours sur investissements en quatre jours qu’en
votre stratégie marketing ?
Cette année, notre membre Toitures Zanzen & Fils fera l’impasse sur le plus grand salon belge de la construction et de la rénovation.
onze », a-t-il précisé. « La moitié des personnes se promènent à Batibouw. Au niveau pourcentage, je dirais que sur 95 % de visiteurs, il n’y a pas de concret par après et que seuls 5 % sont vraiment intéressés ». Dans son discours, Dominique Collard a encore insisté sur deux types de fréquentation lors de Batibouw. « La différence entre l’allée centrale, qui est toujours très fréquentée, et les allées annexes est très grande. En tout cas, on remarque la différence très nettement ». Aussi, il insiste pour dire que « pour une PME de 25 personnes comme la nôtre, avoir deux personnes par jour à Batibouw pendant onze jours avec les trajets...c'est beaucoup. De plus, le coût est également assez élevé : il faut compter 10.000 € en tout pour un petit stand de 25 m² ».
Depuis des années
De l’autre côté, quid des arguments des membres qui décident d’avoir un
stand ? Pour certains, c’est une habitude ancrée depuis des années. C’est une coutume d’y être. Mais ce choix pourrait être remis en question dans les années à venir. « C’est un pilier de notre communication et ça fait 34 ans que nous sommes présents à Batibouw. Nous y réalisons entre 70 et 80 % de nos contacts clients. Il faut dire qu’à part Batibouw, il n’existe pas beaucoup d’autres salons pour soigner notre communication et nous y serons probablement en 2020 », indique David Ceci, le gérant de la société Acec Chauffage. La société Vitralux a, quant à elle, un stand depuis cinq ans. « Ce salon est très important pour le marché wallon et la majorité des visiteurs sont francophones. Pour dix visiteurs, je dirais que huit sont francophones », explique Wim Vermeersch, le fils du patron. « Batibouw ? C’est un monument ! », s’exclame le gérant d’une entreprise de parquets, qui a préféré garder l’anonymat . « Nous comptons
34 ans de présence à Batibouw. Je constate néanmoins qu’il y a de moins en moins de visiteurs et que les gens ont plus de pression et sont plus stressés. Cela doit aller vite, ils savent ce qu’ils veulent ». « Nous y sommes depuis 1985 », souligne, pour sa part, Nick De Coster, de la société Isotrie. « Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est le plus grand salon sur le thème de la construction qui existe. Néanmoins, Batibouw est de moins en moins intéressant car il y a de moins en moins de visiteurs et nous ne sommes pas certains d'être présents en 2020 ». Une impression confirmée par Philippe Verriest, responsable du marketing chez Deceuninck Benelux. « Le nombre de visiteurs est en baisse, par contre le prix du m² augmente », explique-t-il. « Mais Batibouw reste très important pour le particulier qui souhaite trouver une solution ou une explication sur certains produits. 2020 ? On ne sait pas encore, on réfléchit ». octobre février 2018 2019 • Construction 21
›››
ENQUÊTE
›››
Vous l'aurez compris, si certains de nos membres se posent la question de la pertinence de leur présence à Batibouw, c'est que le retour sur investissements n'est pas optimal. « C'est de moins en moins chaque année. Sur 300 contacts noués lors de l'événement, entre 20 et 25 contrats sont signés après Batibouw. C'est moins de 10 % », indique Nick De Coster. « C'est en baisse depuis des années», enchaîne le responsable marketing Benelux de Deceuninck. « C'est acceptable », commente, pour sa part, Wim Vermeersch. Les gérants des sociétés Acec Chauffage et de l’entreprise de parquets parlent tout de même « d'un retour sur investissements haut ». À la question de l’importance de Batibouw dans le budget publicitaire des membres interrogés, une moyenne ressort très fortement de notre petite enquête : entre 15 et 30 %. « Dans notre budget marketing, nous sommes aux alentours de 20 à 25 % pour Batibouw », précise Nick De Coster. « C’est 15 % de notre budget publicitaire », lance, pour sa part, Wim -Vermeersch, de la société Vitralux. « Aux alentours des 20 % », indique notre membre anonyme.
Autres canaux
Et quid des autres canaux de communication ? Bouche à oreille, site internet, réseaux sociaux, print (publicité imprimée dans toutes sortes de médias), salons locaux…Quel canal aura le plus d'importance à l'avenir ? Ce débat a lieu partout. Dans toutes les entreprises et organisations. Et pas seulement que dans les médias. À l'heure actuelle, il n'existe aucune réponse. Juste des suppositions ou des prévisions qui ne sont pas définitives. Chacun d'entre nous a sa propre idée sur cette thématique. Mais est-elle bonne ? Seul l'avenir nous le dira. Une chose est sûre : celui qui croit détenir la vérité se trompe. Comme en football, chacun y va de son petit pronostic. Sans forcément avoir raison. Premier constat : le bouche à oreille 22 Construction • février 2019
semble incontournable auprès de tous les sondés. « C’est ce qui marche le mieux, sans aucun doute », selon Nick De Coster, d’Isotrie. « Le bouche à oreille fonctionne très bien », confirme Wim Vermeersch. « Pour attirer de nouveaux clients, c’est l’idéal », indique David Ceci, de la société Acec Chauffage. « Quand une personne peut convaincre une autre de la qualité de nos produits, c’est impossible de faire mieux », enchaîne Philippe Verriest. « On ne sait pas faire mieux pour attirer de nouveaux clients », selon notre membre anonyme.
Site internet important et...
Nos membres semblent également convaincus de l’importance d’un bon site Internet, bien entretenu, géré et mis à jour. Un mot revient d'ailleurs régulièrement lors des entretiens : Google. « Tous les particuliers vont maintenant sur Google pour effectuer des recherches. C'est un peu la tendance « Docteur Google ». Il faut donc que notre nom et notre site soient mentionnés. C'est important », note Nick De Coster. « Oui, la relation entre Google et le site est importante », poursuit David Ceci. « En ce qui nous concerne, nous avons remarqué que le site Internet va plus nous ramener des clients qui ont besoin d'un contact pour un dépannage ou un entretien ». Notre membre anonyme va encore plus loin. « Le site Internet est très important », précise-t-il. « Chez nous, c'est de plus en plus aussi », indique P h i l i p p e Ve r r i e s t , a u n o m d e Deceuninck.
jamais ! », confirme Wim Vermeersch. « Néanmoins, il s'agit d'un outil qui peut améliorer votre visibilité ». Pour l’entreprise de parquets, « le site Internet est plus important que les réseaux sociaux ». Seul Deceuninck augmente l’utilisation de ces réseaux sociaux. « Oui, nous y sommes de plus en plus », explique le responsable marketing Benelux.
…Réseaux sociaux flop
Toujours le print
Quant aux réseaux sociaux, ils ne semblent pas rencontrer un franc succès auprès des membres avec qui nous nous sommes entretenus. « Non, nous ne les utilisons pas beaucoup. Je pense qu’il faut proposer quelque chose de sexy pour utiliser les réseaux sociaux. Ce qui n’est pas vraiment notre cas », indique David Ceci. « Avec Facebook et LinkedIn, le retour est nul ». Même son de cloche chez Vitralux ? « Facebook ? Nous n’y allons presque
Contrairement aux idées reçues, le print continue d'avoir une certaine importance dans les outils de communication. « Nous utilisons également ce canal », précise le membre anonyme. « Si notre site Internet est très important, le print l'est également aussi ». Pour Philippe Verriest, « la présentation d'un produit sur une brochure reste importante. On regarde le papier d'une certaine manière, avec plus d'attention », indique-t-il. « Je pense que
La société Isotrie, spécialisée dans l’isolation, est présente à Batibouw depuis 1985.
CONCLUSION Même si, rappelons-le, cette enquête n’est pas scientifique, nous pouvons tout de même en tirer quelques conclusions. Oui, certains membres ont l’habitude d’être présents à Batibouw depuis des années. Mais ce choix est remis en question. Une présence en 2020, même pour les plus habitués, n’est pas garantie. Faute du nombre de visiteurs en baisse et par manque de retour sur investissements.
ce canal de communication sera toujours important », selon notre membre anonyme.
Régression des salons locaux
Si le focus de ce dossier est placé sur Batibouw, n'oublions pas non plus d'évoquer la présence, toute l'année, de salons liés à notre secteur aux quatre coins de la Belgique. Une tendance claire : nos membres étaient fort présents sur ces salons, dans un passé récent, mais cette présence aurait tendance à s'essouffler. « Nous en faisions beaucoup dans le temps. Il y a six ans, nous allions d'ailleurs presque partout. Mais cela représentait beaucoup de fatigue pour peu de résultats. Cette année, nous avons tout doucement recommencé, nous étions à Energie & Habitat », indique David Ceci. Même son de cloche chez Isotrie. « En 2010-2011, nous étions à Charleroi,
Namur, Bruxelles, Anvers...Mais depuis 2015, nous avons tout arrêté », indique Nick De Coster. « Nous allons à Batibouw et sur une foire à Mons, c'est tout », indique, pour sa part, Wim Vermeersch. « Nous y sommes de moins en moins, juste Batibouw et Bisbeurs, à Gand », indique notre membre anonyme. « Nous ne sommes pas présents sur ces salons en tant que Deceuninck même mais en support pour nos clients », avance Philippe Verriest. Le mot de la fin revient à Dominique Collard, le responsable financier de Toitures Zanzen & Fils. « On parle actuellement de plusieurs canaux de communication : print, bouche à oreille, réseaux sociaux, site internet, salons… Je pense que le mieux est d’être présent un peu partout et de faire un peu de tout », conclut-il.
•
Autre constat, si la communication via les réseaux sociaux et les autres salons semble ne pas avoir la préférence, le bouche à oreille, le référentiel d’un site Internet sur Google et le print font encore partie de la stratégie de communication des membres. Insistons, une dernière fois : cet article n’est que le reflet d’une tendance générale, une « prise de température ». Enfin, tous s’accordent à dire que Batibouw est un salon réservé aux particuliers avec peu d’entrepreneurs ou de chefs de chantier présents. Quant aux journées professionnelles, elles servent bien souvent à inviter sa clientèle.
février 2019 • Construction 23
DÉVELOPPEURS-CONSTRUCTEURS
Une présence au salon remise en question Chaque année, les stands des développeurs-constructeurs de logements sont les plus marquants, à Batibouw. Est-ce que ça sera toujours le cas dans le futur ? Qu’ont-ils à gagner d’une présence à Batibouw ? Nous leur avons posé la question.
L
es développeurs-constructeurs forment une entité à part dans les entreprises de construction. Ce n’est pas par hasard qu’ils ont leur propre fédération au sein de la FEGC. (Fédération des Entrepreneurs Généraux de la Construction) Pour ce dossier, nous les avons également abordés à part, au moyen d’un petit questionnaire écrit, pour avoir leur opinion sur Batibouw. Environ la moitié des membres de la fédération a renvoyé une réponse. Comme pour le reste de ce dossier, l’objectif était de prendre la température. Et non pas de mener une enquête scientifique. De plus, nous n’avons pas considéré ces entreprises de construction individuellement mais comme groupe. Pour cette raison, vous ne verrez pas de nom apparaître dans cet article.
Pas tout le monde
Premier constat : tous les membres de la Fédération des DéveloppeursConstructeurs de Logements ne sont pas à Batibouw. Généralement, ceux qui ne sont pas présents ont des ambitions locales. « Nous nous concentrons sur le marché local », « Nous travaillons seulement dans un rayon de 30 km autour de notre emplacement » ou encore « Nous travaillons seulement en Flandre Occidentale ou Orientale » sont des réponses typiques que nous avons reçues. Il semble qu’être présent à un salon, à vocation nationale, ne créera pas de valeur ajoutée. Et si cette présence en apporte une, il faut aussi tenir compte des coûts. 24 Construction • février 2019
En matière de logement, la concurrence pour les grands salons classiques commence à augmenter (Photo Eribo).
Et ceux-ci jouent un rôle important. « La taille de notre entreprise ne permet pas un tel coût », a écrit un répondant. Généralement, les constructeurs de logements qui n'auront pas de stand à Batibouw, en 2019, n’en n’ont jamais eu. Bien que, parmi les réponses, il existe une exception : une entreprise a essayé pendant un an. Et le ratio entre effort et rendement n’était pas positif. Voici son évaluation. « Une présence à Batibouw coûte beaucoup d’argent. Avec onze jours de salon, tu dois y consacrer un temps immense de ton personnel. Il s’agit d’une lourde charge pour une plus petite PME. Nous n’avons pas trouvé qu’il s’agissait d’un bon salon pour nous. Les gros ténors du marché s’y battent pour une place sur le podium. Les PME n’y gagnent
probablement pas ». Qui a donc un stand à Batibouw ? Les constructeurs de logements avec des ambitions locales. Et pourquoi s’y trouvent-ils ? Leur objectif direct n’est pas, dans chaque cas, de conclure des contrats. Il s’agit plutôt de nouer des contacts. Ils ont également le sentiment qu’ils ne peuvent pas se permettre une absence. Ainsi, un répondant a mentionné que Batibouw est un « leadgenerator ». En d’autres termes : une prem ière rencontre avec des clients potentiels. D’autres mentionnent la notoriété et le brand awareness ou ont écrit : « En tant qu’entreprise de construction nationale, nous ne pouvons pas manquer ce salon. Les candidats-constructeurs intéressés y
Quel constructeur de logement sera présent à Batibouw en 2020 ? Les réactions sont assez partagées (Photo BATO, conception Osk-ar).
viennent quand même. Et chaque année, nous avons beaucoup de bons contacts/ ventes », « Nous sommes un leader du marché. Il est donc impensable que nous ne soyons pas sur le plus grand salon de l’année ».
Retour
Comme nous l’avons déjà indiqué, un stand à Batibouw nécessite un investissement substantiel en temps, maind’œuvre et argent. Les perspectives et la visibilité compensent-elles ceci ? Comment évaluent-ils leur retour sur investissement ? Sur ce point, les réponses sont assez variées. Cela dépend, entre autres, de ce que l’on veut dire par retour sur investissement. Celui-ci ne veut pas nécessairement dire signature d’un contrat à l’occasion de Batibouw. Ou comme un répondant l’a dit : ce salon est « important pour l’image de notre entreprise ». En général, on peut décrire la réaction à notre questionnaire comme : « en ce moment, ça en vaut encore la peine ». En ce qui concerne le futur, quelques répondants restent assez flous. Ainsi, quelqu’un a mentionné que « Batibouw est de moins en moins important pour la vente et que le retour sur investissement diminue d’année en année ». Une autre entreprise a platement dit que « le plus grand salon de construction du pays n’est pas important pour la vente et que le retour sur investissement est très bas ». Il n’était pas surprenant que cette entreprise fasse remarquer qu’elle y était pour sa notoriété. Mais les constructeurs de logements forment un groupe divers et tout le monde n’est pas négatif. Un répondant a, par exemple, écrit qu’il « continuait de croire en ce salon ». Il a ajouté. « La parti-
cipation à des salons, aussi bien nationaux que locaux, reste importante pour nous. Pas seulement pour notre notoriété mais surtout parce que nous en tirons effectivement des ventes ». Cette entreprise doit tout de même admettre que le nombre de visiteurs sur son stand Batibouw a diminué ces dernières années. Nous avons également demandé qui se trouvera à Batibouw en 2020. Les réponses confirment les sentiments mitigés qui règnent parmi le groupe des constructeurs de logements. Les réactions vont de « absolument », « oui », « a priori oui » à « peut-être bien, avec un plus petit stand ».
Batibouw dans la communication
Vu ce qui précède, il apparaît clairement que Batibouw ne tourne pas seulement autour de la vente mais aussi – et peut-être surtout dans certains cas – autour de la communication. Quelle est donc la place de Batibouw dans l’ensemble de la communication des constructeurs de logements ? Il y a aussi les salons locaux, le print, les campagnes d’affichage, les sites web et, ne pas oublier, les médias sociaux. De nouveau, les réponses sont assez variées. Une entreprise a écrit que « Batibouw est de moins en moins important » pour la vente en comparaison avec les autres canaux de communication. Mais tout le monde n’est pas aussi sévère. Une entreprise souligne qu’il ne faut pas voir les différents canaux de communication séparément : « notre communication est cross-media et notre présence au salon est un important vecteur de communication ». Néanmoins, il est frappant que le participant, qui est le plus positif au sujet de Batibouw, ajoute
à cela : « l’importance de la communication online commence à peser de plus en plus chez nous ».
Autres canaux
Il semble difficile d’ignorer que la concurrence pour les salons de construction classiques, orientés vers le consommateur, augmente. Mais comment les constructeurs de logements évaluent-ils leurs autres canaux de communication ? D’après cette modeste enquête, pour un grand nombre de canaux, il y a peu de conclusions à tirer. Ainsi, différents répondants sont présents sur des salons locaux. Mais sont-ils satisfaits ou pas ? Ce n’est pas très clair. Trois « choses » se démarquent néanmoins. Ce qui est très efficace, c’est quand vous n’avez pas besoin de communiquer. Mais que les gens satisfaits le font pour vous : « récits de clients », « influence marketing »…En bref, la publicité « bouche à oreille » est « très importante » et « même essentielle dans notre secteur ». Nous avons vu d’autres réactions similaires dans ce dossier. Mais ce n’est évidemment pas assez car « ça ne porte pas loin ». Deuxième constatation : Facebook rend les différents développeurs-constructeurs enthousiastes. Ils trouvent Facebook « important ». Leur présence y est « évidente » et ils remarquent que l’on peut y cibler des groupes-cibles, qu’une grande variété de messages est possible et que l’on a même le budget en mains. Enfin : le site web. Il est aussi terriblement important pour les développeursconstructeurs. Un répondant a écrit : « si un projet y est placé, une réaction rapide apparaît ». Et un autre a conclu : « le site web est la chose la plus importante. Tout le monde recherche en ligne ».
•
février 2019 • Construction 25
PRÉSENTATION
De nouveaux groupes-cibles pour l’édition 2019 Cette année, les organisateurs de Batibouw avaient choisi le cadre unique du Canal – Centre Pompidou pour présenter la 60ème édition de Batibouw, l’édition diamants. « Ce ne sera pas la big fiesta vu le contexte économique qui frappe à nos portes », a prévenu Philippe Lhomme, le président de Deficom, organisateur de l’événement avec Fisa. Cette édition se déroulera du jeudi 21 février au dimanche 3 mars, à Brussels Expo.
«L
e secteur de la construction évolue très fortement avec, par exemple, de plus en plus de développeurs de projets. La manière dont le grand public cherche des solutions a également évolué : c’est d’abord le copain Google. Ces deux aspects changent la manière dont Batibouw a été organisé, cette année », a indiqué Frédéric François, le COO de Fisa. Pour cette édition, les organisateurs veulent donc attirer de nouveaux groupes-cibles : les promoteurs immobiliers,
ACTION LUDIQUE DES « RESPONSIBLE YOUNG DRIVERS » Soyons honnêtes ! Qui n’a jamais quitté Batibouw avec un petit verre dans le nez ? Les organisateurs, bien conscients de cette tendance, ont décidé de faire appel, cette année, aux responsible young drivers. « Ils mèneront une action ludique le 22 février », a souligné Frédéric François. L’organisation l’a encore bien rappelé lors de la présentation. « N’oubliez jamais de boire un verre d’eau de temps en temps ! ».
la construction d’écoles, la construction des centres de santé & hôpitaux, les villes & communes, les logements sociaux et les syndics. « Batibouw proposera, cette année, des journées dédiées à des associations professionnelles spécialisées et/ou des groupes cibles spécifiques ». Pointons, par exemple, la Journée du syndic qui aura lieu le 25 février.
Immo Days
Aussi, parmi les nouveautés, épinglons les Immo Days (Palais 10), un « salon dans le salon » qui verra une quinzaine de promoteurs immobiliers présenter de nouveaux projets au grand public. Ou encore le Jobwall (dans le Hall Astrid), en collaboration avec StepStone, un endroit dédié aux demandeurs d’emploi ainsi que le Skills démos (Hall Astrid) qui fera la part belle à des démonstrations de métiers liés à notre secteur. « Un endroit idéal pour découvrir
différents métiers du secteur de la construction », a précisé Frédéric François. Enfin, le Palais 10 accueillera le Special Tools, un mini-salon mettant à l’honneur les outils et dans le Palais 5, on trouvera le Start-up Corner, un endroit réservé aux start-ups qui souhaitent se faire un nom et l’Innovation House, une initiative qui met à l’honneur les 25 innovations les plus pertinentes du salon. « Elles seront sélectionnées par un jury indépendant », a précisé le COO de Fisa.
Trois thèmes
Et quels seront les célèbres thèmes de cette édition ? « Il y en aura trois : Healthy indoor climate (Climat intérieur sain) , New way of living (Nouvelle manière d’habiter) et Smart building (Construction intelligente) », a indiqué Frédéric François. « Le premier thème a un rapport avec le changement climatique dont nous ressentons les effets jour après jour. On doit en tenir compte dans l’isolation, la ventilation et la manière de construire. Le deuxième, New way of living, tiendra compte des nouvelles façons de vivre : les nouveaux modes d’habitat urbain, le vivre ensemble…et enfin Smart Building fera la part belle à la construction 3D, le BIM, la construction circulaire… ».
Image de campagne
Enfin, parce que Batibouw accorde de l’importance à son image, le slogan de son image de campagne est « V i v re c’ e s t b â t i r » . « Pourquoi les gens viennentils à Batibouw ? Parce qu’ils savent qu’ils vont rencontrer des sociétés sérieuses et qu’on ne va pas leur vendre n’importe quoi », a conclu Frédéric François. www.batibouw.be.
•
26 Construction • février 2019
CONSTRUISEZ, À LA CARTE, VOTRE PACKAGE D’ASSURANCES …
POUR UNE PROTECTION OPTIMALE ET AVANTAGEUSE ! Build-Safe : exclusif pour les professionnels de la construction Vous êtes indépendant ou petit entrepreneur de la construction (maximum 5 membres du personnel, dirigeant d’entreprise inclus) ? Build-Safe est fait pour vous ! Vous pouvez composer vous-même ce package d’assurances flexible, pour qu’il soit toujours adapté sur mesure, en fonction des besoins de votre entreprise. De plus, il peut vous faire économiser 10 % sur vos primes d’assurance. Et vous et votre entreprise profitez d’une protection optimale.
Demandez votre bon de réduction sur www.build-safe.be
Réduction
-10%
*
Des questions ? Contactez notre Info-Center : 0800/14.200 * Réglement sur www.build-safe.be Fédérale Assurance – Rue de l’Etuve 12 – 1000 Bruxelles www.federale.be Société Coopérative d’Assurance contre les Accidents, l’Incendie, la Responsabilité Civile et les Risques Divers SCRL. Compte financier : BIC : BBRUBEBB IBAN : BE31 3100 0723 3155 RPM Bruxelles TVA BE 0403.257.506.
L’assureur qui partage ses bénéfices avec vous
ÉVÉNEMENT
Un questions-réponses « politique » au cœur du Rendezvous de la construction wallonne Plus de 300 personnes (membres, partenaires, mandataires publics…) ont participé au traditionnel Rendez-vous de la construction wallonne, à l’espace Senghor à Gembloux, le 29 novembre dernier. « Ce lieu est emblématique car nous l’avons assidument fréquenté il y a une dizaine d’années. Je rappelle aussi que la CCW est implantée en terres gembloutoises, aux Isnes», a indiqué Francis Carnoy, le directeur général de la Confédération Construction Wallonne.
P
our animer cette soirée, la CCW avait décidé de convier des représentants des partis politiques traditionnels : Benoît Friart (MR), député fédéral-bourgmestre du Roeulx ; François Desquesnes (cdH), député wallon et sénateur ; Alexandre Amaury (DéFI), député provincial ; Philippe Henry (Ecolo), député wallon, sénateur et député à la Fédération Wallonie-Bruxelles ; et Thierry Warmoes (PTB), président provincial pour le PTB Namur-Luxembourg et conseiller communal élu à Namur. Seul le PS, excusé, manquait à l’appel pour cause de discussions autour du budget au Parlement wallon. Tout ce petit monde a participé à un petit jeu de questions-réponses, animé par Bertrand Henne, le journaliste de la RTBF. Objectif ? Répondre en deux minutes top chrono, à des questions portant sur trois thématiques prioritaires, reprises dans le mémorandum de la CCW et présentées par Francis Carnoy en guise d’introduction : les investissements publics, la transition énergétique et la pénurie d’emploi.
le fait que « ces investissements publics arrivaient à peine à compenser la dépréciation des infrastructures ». Quant à Thierry Warmoes « honoré d’être invité par le monde patronal », il s’est montré « contre le recours aux PPP qui, selon certaines études, coûtent plus cher » tout en demandant « la somme de dix milliards d’investissements par an, au niveau fédéral ». Sur cette thématique, Benoît Friart a souligné « l’importance du récent Pacte national pour les investissements stratégiques, présenté par le Premier ministre,
au mois de septembre dernier » et Philippe Henry, favorable aux PPP, s’est dit « un peu dans le brouillard par rapport aux montants de ces investissements, un instrument qu’il estime très important mais pas le seul auquel on peut avoir recours ».
Transition énergétique
Le deuxième thème soumis aux mandataires publics était la transition énergétique. Avec la question suivante, posée par Bertrand Henne : « Il faut rénover beaucoup plus vite. Il existe plu-
Investissements publics
Sur la question des investissements publics, si le cdH a souligné « l’importance de la poursuite du Plan Infrastructures, à l’époque Plan Routes lancé par Benoît Lutgen en 2010, qui sera bientôt annoncée par Carlo Di Antonio » ; le représentant de DéFI a insisté sur 28 Construction • février 2019
Les représentants politiques avaient deux minutes pour répondre à chaque thème.
sieurs outils : des primes, des normes… Mais comment y parvenir ? ». Sur cette thématique, DéFI et le MR ont évoqué l’importance de l’utilisation de leviers fiscaux. « Il faudrait élargir le taux de TVA à 6 % pour la démolition/reconstruction sur tout le territoire et non seulement à 32 grandes villes », a notamment indiqué Benoît Friart. Pour Philippe Henry, la seule façon de sortir du carbone à l’horizon 2050 est de « répondre aux objectifs de Paris et d’avoir recours à 100 % d’énergies renouvelables alors qu’actuellement, nous ne sommes qu’à 13 % ». Enfin, le représentant du PTB a appelé à « réaliser des travaux d’isolation des bâtiments aussi bien publics que privés en ayant recours au système du « tiers payant » et François Desquesnes a prôné pour « une écologie incitative » et « le recours au Renopack pour la rénovation et la réduction de la TVA pour les nouvelles constructions ».
SIGNATURE DE LA CONVENTION PATRIMOINE AWAP/CCW Lors de cette soirée, la CCW a signé une convention officielle de partenariat avec l’AWaP, l’Agence wallonne du Patrimoine, anciennement nommé l’IPW (Institut du Patrimoine wallon). « Après six mois de discussions en coulisses, le document est officiel », a indiqué Francis Carnoy. « Il faut savoir que dans le Plan wallon d’investissements, 15 millions d’€ seront affectés à la restauration du patrimoine/bâti. C’est un montant considérable. Le patrimoine est un client important et le segment de la construction le plus créateur d’emplois », a précisé le directeur général de la CCW.
L’événement a eu lieu, à l’espace Senghor, à Gembloux.
Pénurie d’emploi
Dernier thème de la soirée : la pénurie d’emploi dans le secteur. « Le thème prioritaire de la CCW », a insisté Bertrand Henne, avant de céder la parole aux différents acteurs. Des acteurs qui s’accordaient tous pour dire qu’il faut « travailler à la revalorisation des métiers techniques ». Alexandre Amaury a prôné pour « la formation en alternance et un incitant financier unique, soit une prime pour le jeune en contrat d’apprentissage » et Thierry Warmoes a évoqué « les problèmes de mobilité des travailleurs dans le secteur qui ont parfois des journées de travail de 13h qui devraient être réduites à 10-11h et l’importance d’aménager les fins de carrière ». Philippe Henry a, lui, qualifié le problème de « majeur, préoccupant et embêtant », tout en disant « attendre beaucoup de la réforme du Plan Formation Insertion (PFI) car beaucoup de travailleurs ont besoin de nouvelles formations ». Le cdH a demandé de « diminuer les cotisations sociales et patronales sur les bas salaires, renforcer l’alternance avec un incitant fiscal, poursuivre des compétitions comme WorldSkills ou EuroSkills pour valoriser l’image du secteur » et a rappelé « l’importance du Pacte d’enseignement d’excellence avec un tronc commun polytechnique qui doit pousser le jeune à réaliser des bons choix dès l’âge de 14-15 ans ». Enfin, Benoît Friart a rappelé les deux mesures de son parti pour lutter contre cette pénurie : « le « Jobs Deal »
De dr. à g. : Robert de Mûelenaere (administrateur délégué de la Confédération Construction), Louis Amory (président de la fédération des développeurs-constructeurs de logements), Francis Carnoy (directeur général de la CCW), Francis Hourant (directeur de WorldSkills Belgium), Robert Treselj (président de l’UWA), Bernard Piron (directeur général de Thomas & Piron) et Jean-Jacques Nonet (ancien président de la CCW).
du Premier ministre et les trois mesures du ministre Pierre-Yves Jeholet : la mise en place d’un incitant financier à la formation aux métiers en pénurie, la réforme du Plan Formation Insertion et l’action « Coup de poing pénurie ».
Rappeler les promesses
Le mot de la fin est revenu au président de la CCW : Luc Mohymont. Qui, après avoir remercié les équipes CCW pour le travail fourni pour la mise sur pieds de cette soirée, a, lui aus-
si adressé un message aux représentants des partis. « Vous avez manifesté votre volonté de soutenir notre secteur. Nous avons bien noté vos promesses et nous ne manquerons pas de vous les rappeler, à l’issue du scrutin », a-t-il déclaré. Avant de rappeler que le défi principal est de « trouver de la main-d’œuvre » et d’expliquer « qu’il restera attentif au bon aboutissement du programme CC20CB et de sa déclinaison CCW 2020 pour optimiser la répartition des tâches ».
•
février 2019 • Construction 29
SOUS-SECTEUR Cette maison est un exemple d’éco-construction. Photo Paille-Tech/Lefrancq, Mons.
L’ éco-construction,
un secteur porteur d’avenir L’éco-construction est un marché en pleine croissance. À la Confédération Construction, de plus en plus de membres sont convaincus que le secteur est émergent et a de l’avenir. Cet article vise à vous présenter, en résumé, l’éco-construction via le retour d’expérience d’un de nos membres, pionnier en la matière.
«L
’essor que connaît l’éco-construction l’a fait passer de secteur émergent à un secteur porteur et d’avenir », a souligné Luc Mohymont, le président de la Confédération Construction Wallonne, lors des 15 ans du cluster Eco-Construction (voir encadré ci-dessous). « Le nombre croissant de synergies entre entreprises traditionnelles et TPE/PME issues du secteur de l’écoconstruction est également un indicateur de la bonne santé du secteur. En tant que président de la CCW, j’en suis extrêmement fier ».
Définition
Mais l’éco-construction, c’est quoi précisément ? Pour avoir une idée, nous avons posé la question à un expert : Hervé-Jacques Poskin. Il est le directeur du cluster EcoConstruction et nous a livré sa définition. « Il existe autant de définitions que de personnes qui s’en occupent », a-t-il précisé, avant de proposer la sienne. « L’éco-construction consiste à construire le mieux possible en préservant à la fois les générations futures, la santé des travailleurs et habitants tout en respectant au maximum l’environnement, depuis une 30 Construction • février 2019
page blanche jusqu’à la déconstruction. Cette démarche doit se réaliser au moyen de matériaux bio-sourcés qui constituent la base de l’éco-construction ».
Matériaux bio-sourcés
Le rôle de ces matériaux bio-sourcés ; issus des filières agricoles et forestières, de l’économie locale et circulaire ; a toute son importance. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’ils ne manquent pas en Wallonie. Bois, paille, laine de mouton, cellulose, chanvre, liège, argile terre crue, coton, granulés en verre cellulaire et même…herbe ou encore coquillages. Autant d’éco-matériaux disponibles sur le marché wallon pour isoler, construire…Depuis 2010, de nouveaux matériaux et de nouvelles unités de production apparaissent sur le marché. Preuve que le secteur est en pleine croissance.
Première entreprise générale
S’il y en a bien un qu’il ne faut pas convaincre des bienfaits de l’éco-construction, c’est notre membre DRTB. Marc Ruebens, son administrateur, est « tombé dans la mar-
Le projet Don Bosco, à Woluwé-Saint-Lambert, a été réalisé en ossature bois.
mite éco-construction » depuis des années. « Le terreau familial a toujours été propice à ce mode constructif », indique-t-il. « Nos points d’attention ont toujours été l’économie d’eau, la réutilisation de l’eau de pluie et l’isolation des bâtiments. Nous sommes la première entreprise générale à avoir mis les pieds dans ce secteur. Et aujourd’hui, il représente 70 % de notre chiffre d’affaires. Désormais, nous avons une clientèle quelque peu privilégiée. Elle vient chez nous parce que nous sommes actifs dans l’éco-construction ».
Les matériaux naturels ne manquent pas en Wallonie. Photo : ISOHEMP.
Avantages
Pour Marc Ruebens, les avantages de ce mode constructif sont multiples. « Avec des bâtiments peu énergivores, l’impact sur la nature est très faible. En utilisant des matériaux naturels, nous vivons dans un environnement sain avec des bâtiments respirants. Prenez l’exemple de notre chantier Don Bosco, à Woluwé-Saint-Lambert. Il a été réalisé en ossature bois et « habillé » avec de la chaux projetée sur l’isolation en fibre de bois. C’est un bâtiment sain très respirant, facilement démontable et recyclable », souligne-t-il. « L’éco-construction privilégie également les matériaux locaux, la main-d’œuvre locale et les circuits courts. Aussi, en vue du stop au béton, ce mode constructif offre des opportunités pour le rehaussement du bâti. Enfin, ces bâtiments sains sont bons pour la santé. Dans nos nouveaux bureaux, une rehausse sur deux niveaux réalisés en ossature bois à Berchem-Sainte-Agathe, il fait toujours naturellement agréable et respirable. Pourquoi ? Un taux d’humidité ambiant de 50 %, c’est l’idéal pour le corps humain ».
Bon sens
Mais pour l’administrateur de DRTB, l’éco-construction va bien au-delà de l’enveloppe du bâtiment. « C’est tout simplement du bon sens. L’aspect environnemental est très important pour les générations de demain. Qu’a-t-on envie de laisser à nos enfants ? Il faut limiter les déchets, la pollution…Il y a aussi l’aspect humain, j’en fais d’ailleurs mon cheval de bataille. C’est un engagement sociétal. Dans une entreprise, il faut bien conscientiser les ouvriers et motiver les gens », explique Marc Ruebens. « L’éco-construction nous permet aussi de nous démarquer de la concurrence déloyale, très peu ouverte et surtout non formée à ces techniques de construction ».
Comme l’a dit précédemment le président de la CCW dans cet article, Marc Ruebens confirme que les synergies entre entreprises traditionnelles et TPE/PME sont croissantes. « Elles sont effectivement de plus en plus fréquentes. Besix, par exemple, nous a demandé d’isoler la toiture de son siège, situé à Woluwé-Saint-Lambert, en fibres de bois. L’entreprise a convaincu son bailleur d’isoler le bâtiment de cette façon ». Le message de notre membre est très clair : lancez-vous! « Il faut le faire ! On ne peut plus continuer comme ça. Ou bien on attend que les pouvoirs publics légifèrent et le risque d’être pris au dépourvu existe ou on anticipe et on grandit tous ensemble dans cette voie », conclut-il.
•
LE CLUSTER ECO-CONSTRUCTION A 15 ANS ET COMPTE 270 MEMBRES Le cluster Eco-Construction, qui rassemble tous les acteurs et professionnels de l’éco-construction, vient de fêter ses 15 ans. « En 2010, nous ne comptions encore qu’entre 80 et 100 membres. Nous sommes désormais 270 », précise Hervé-Jacques Poskin. « Notre rôle principal est de mettre en relation les entreprises afin qu’elles puissent travailler et innover ensemble. Nous jouons le rôle de Business Developper. Nous créons les moyens de pouvoir rencontrer l’autre et lui faire confiance ». Au même titre que d’autres clusters et que d’autres modes constructifs, la CCW soutient pleinement le cluster Eco-Construction.
février 2019 • Construction 31
CAMPAGNE
Veillez à l’ordre et la propreté sur chantier ! Dès le mois de février, une vidéo de sensibilisation à la propreté et à l’ordre sur chantier sera largement diffusée via plusieurs canaux de communication : YouTube, réseaux sociaux…Il s’agit d’une des actions de la cellule environnement de la CCW. vants qui rentrent dans le sol. Nous avons aussi présenté notre triage des déchets avec quatre grands conteneurs sur le chantier. Un autre exemple est l’ouvrier qui allume une palette de bois. Auparavant, on se débarrassait des déchets de cette façon. C’est désormais strictement interdit ! », a expliqué Mario Bellini.
Le ministre Carlo Di Antonio a salué cette initiative.
Facteurs à décharge
U
n chantier de construction est encore parfois assimilé à de nombreuses nuisances. Il peut être régulièrement perçu comme bruyant, sale, désordonné…Il renvoie donc une image négative auprès du grand public. Le secteur veut logiquement combatte ce cliché.
CCW/DGO3
Dans ce contexte et en partenariat avec le SPW/DGO3, la cellule environnement de la CCW, créée en 2003 avec le soutien du Service Public de Wallonie (SPW), a travaillé sur la création d’une vidéo pédagogique montrant les mauvaises pratiques et les bons gestes à adopter sur chantier. La vidéo a été tournée à la fin du mois de novembre sur le chantier du nouveau centre PEREX, à Daussoulx (province de Namur). 32 Construction • février 2019
L’entreprise générale Franki, active sur place, a collaboré pour le tournage de la séquence. « L’idée de cette vidéo est excellente. Il faut sensibiliser à cette cause environnementale. Chez Franki, nous nous y intéressons de plus en plus », a souligné Mario Bellini, le conducteur de chantier. « Le tournage a duré une journée. Une société de production est venue sur place et différentes séquences ont été tournées avec des acteurs. Deux-trois de nos hommes apparaissent également dans le petit film ».
Exemples à suivre
Dans la vidéo, l’entreprise a montré différents comportements qu’elle mettait en pratique, via des bons exemples, et d’autres à ne pas suivre. « Par exemple, avec un pot de peinture qui se renverse, nous avons essayé de montrer que nous gérons les produits sol-
Il ne faut pas se voiler la face. Si l’idée d’une telle vidéo est arrivée sur la table, c’est que des problèmes d’ordre et de propreté se posent encore sur certains chantiers. « Sans doute, oui. Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs. Chez Franki, nous mettons tout en œuvre pour gérer ce problème. Il faut dire parfois que certains facteurs à notre décharge ne nous aident pas : le vent… », a indiqué Mario Bellini.
Initiative saluée
Carlo Di Antonio, ministre wallon de l’Environnement et de la Transition écologique, a salué cette initiative. « Des évènements comme le « Grand Nettoyage de Printemps » mobilisant plus de 150.000 personnes pour la propreté publique ainsi que toute les actions du Plan pour une Wallonie Plus Propre, le prouvent : informer, prévenir, sensibiliser sont essentiels pour induire un changement de mentalité et de comportement. Chacun est responsable du maintien de la propreté en adoptant les bons gestes au quotidien. J’aimerais saluer cette initiative, encourager les efforts fournis sur chantier mais aussi insister sur la nécessité de rester exemplaires en dehors du chantier. Un cadre de vie propre et agréable est un gain pour toutes et tous ».
•
SÉANCES D’INFORMATION
Le marché français, une opportunité pour nos entreprises wallonnes Salim Chamcham représentait la CCW lors de ces séances d’info.
Ces séances d’information sont le résultat d’une collaboration fructueuse entre, entre autres, l’AWEX, le BEP, les clusters Eco Construction et Cap Construction, la CCILB, Hainaut Développement ainsi que la CCW et les Confédérations locales.
Le marché français représente une opportunité pour nos entreprises wallonnes. À ce titre, la CCW a collaboré à la mise en place de deux cycles de séances d’information afin d’informer au mieux ses membres sur les différentes démarches administratives à réaliser pour y travailler ainsi que les opportunités économiques offertes par le marché français.
C
es séances d’information ont pu se dérouler grâce à la collaboration fructueuse, entre autres, de l’AWEX (Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers), du BEP (Bureau économique de la province de Namur), des clusters Eco Construction et CAP Construction, de la CCILB (Chambre de Commerce et d’Industrie du Luxembourg belge), de Hainaut Développement, ainsi que des différentes Confédérations locales concernées. Un premier cycle de quatre modules (de mai à novembre) a permis d’aborder la thématique à Namur, Marcheen-Famenne et Mons. Il s’est terminé par une mission économique à Strasbourg (Build & Connect). Un second cycle (octobre et novembre) a ciblé plus particulièrement les entreprises situées en Wallonie Picarde. Au cours de ces différentes séances d’information, des thèmes indispensables ont été
traités, au travers d’exposés de différents experts, pour réussir ses chantiers outre-Quiévrain.
AWEX
L’AWEX a présenté les différentes aides que les entreprises peuvent solliciter pour soutenir les démarches exportatrices (accompagnement et subventions de foires et salons, conseils des attachés économiques et commerciaux basés en France…) ainsi que les opportunités économiques du marché français. Les principales démarches administratives, utiles à la bonne exécution de chantiers en France, ont également été présentées. Parmi celles-ci, nous citerons l’importance de veiller à la bonne exécution des différentes démarches liées au détachement des travailleurs : cartes BTP pour les travailleurs détachés, demande préalable de détachement (en ligne), demande de
formulaire A1 (« déclaration concernant la législation de sécurité sociale») ou la demande d’attestation UE auprès du SPF Economie. D’autres thématiques tels que l’assurance décennale, les aspects fiscaux (TVA, imposition…) et sociaux ainsi que les certifications nécessaires ont aussi fait l’objet d’exposés.
Labellisation Qualibat
Enfin une présentation spécifique des systèmes de labellisation Qualibat (dont le « label RGE ») et les opportunités commerciales offertes par l’obtention de labels ont été présentées. Par exemple, certains travaux, réalisés par une entreprise labélisée RGE, permettent aux clients de bénéficier d’avantages fiscaux et autres subsides. Rappelons qu’en cas de manquements aux obligations légales, de sévères amendes sont infligées aux entreprises. Il est donc indispensable de veiller à suivre scrupuleusement l’ensemble des obligations imposées. A ce titre, la CCW met à disposition de ses membres le guide « Aperçu des principales formalités administratives à accomplir en cas d’exécution de travaux de construction en France », synthétisant les informations nécessaires. Le guide est disponible sur demande.
•
février 2019 • Construction 33
RAPPORT
La consommation énergétique résidentielle des ménages bruxellois diminue Au cours des dix dernières années, la consommation énergétique résidentielle des ménages bruxellois n'a cessé de diminuer. En moins de dix ans, la production d'électricité, au moyen de panneaux solaires, est passée d'environ zéro à 40 GWh. Voilà quelques-uns des résultats d'un rapport récemment publié par la Région bruxelloise.
T
ous les deux ans, la Région de Bruxelles-Capitale publie un Etat de l’Environnement à Bruxelles. La dernière édition de ce rapport, qui porte sur la période 20152016, a été publiée à la fin de l'année dernière. Au cours de cette période, Les logements se sont montrés particulièrement énergivores, représentant 38 % du total.
la Région comptait 1.188.000 habitants, soit 24 % de plus qu'en l'an 2000. Ces habitants se répartissaient en 545.400 ménages, dont une moitié de personnes isolées. Bruxelles compte 568.000 logements, soit davantage que le nombre de ménages.
En 2015, la région, dans son ensemble, a consommé 19.400 GWh d'énergie. Les logements se sont montrés particulièrement énergivores, représentant 38 % du total. Ce rapport confirme donc un message que réitère la Confédération depuis des années déjà : pour réduire la consommation énergétique, il faut améliorer l'efficacité énergétique de nos habitations. Le secteur des services a consommé 36 % du total et le transport, 21 %. Si on considère la consommation par ménage plutôt que la consommation énergétique totale des logements, un phénomène intéressant se dégage : elle a été à peu près stable du début des années 1990 jusqu'en 2005. Intervient ensuite une légère diminution, qui s'est transformée en tendance claire au cours des années suivantes. En 2015, les ménages enregistraient une consommation énergétique résidentielle moyenne de 13.500 kWh, soit 30 % de moins qu'en 2005.
Effet PEB ?
S'agit-il là d'un effet PEB ? Une lecture naïve des graphiques pourrait le laisser penser. Cette baisse est en effet devenue une tendance au cours de la période de mise en œuvre de la réglementation PEB. Toutefois, la réalité est plus complexe. Si les exigences en matière de performance énergétique peuvent avoir joué un rôle, d'autres facteurs influent, eux aussi, sur la consommation énergétique. Une augmentation des prix de l'énergie peut inciter à l'économie. La région bruxelloise compte beaucoup d'habitants ayant de faibles revenus. Des appareils moins énergivores sont apparus sur le marché. Il peut également être 34 Construction • février 2019
question d'un changement de comportement. Enfin, la consommation énergétique moyenne peut également avoir diminué en raison de changements socio-économiques de la population bruxelloise, comme par exemple une augmentation du nombre de personnes isolées ou de ménages à faibles revenus. Le rapport bruxellois ne permet pas de tirer de conclusions à cet égard. Petite remarque : la consommation d'énergie que nous citons est corrigée pour les influences aléatoires de la météo, comme un hiver remarquablement chaud ou froid. Cette correction climatique rend la consommation comparable sur plusieurs années et permet ainsi de dégager des tendances. Sans correction climatique, les statistiques présentent de plus grandes fluctuations.
Energie renouvelable
L’Etat de l'Environnement à Bruxelles souligne que la région dispose de peu de possibilités de produire de l'énergie renouvelable. Les grands parcs éoliens, par exemple, sont exclus. La production d'électricité au moyen de panneaux solaires est, elle aussi, relativement basse. Elle est passée d'environ
zéro en 2007 à 40 GWh en 2015. Cette production reste toutefois nettement inférieure à celle des autres régions et ne couvre qu'une petite partie de la consommation totale d'électricité. La majeure partie de l'énergie renouvelable à Bruxelles est issue de la biomasse, principalement le bois et les déchets organiques. Si on considère la production de chaleur renouvelable, on constate que les pompes à chaleur ont produit 8,5 GWh en 2015, soit 6 % de la chaleur renouvelable totale. Les chauffe-eaux solaires ont produit 5,3 GWh. Plus aucune croissance ne s'est toutefois dégagée dans cette dernière catégorie au cours de la période 2015-2016.
Pollution atmosphérique
L'Etat de l'Environnement aborde aussi les émissions de gaz à effet de serre qui, en Région bruxelloise, se composent principalement de CO2. Un paramètre intéressant pour la construction, parce que la principale source de ces émissions est la consommation énergétique. En 2015, 61 % des gaz à effet de serre provenaient des bâtiments. Voilà
Pour vos cautionnements faites le saut vers...
qui démontre à nouveau que la qualité du parc résidentiel est essentielle dans la lutte contre le changement climatique. Les transports représentent 29 % des émissions. Une bonne nouvelle toutefois : en 2015, la Région bruxelloise a produit un quart de gaz à effet de serre en moins qu'en 2004. Citons enfin les particules fines. Elles attirent d'autant plus l'attention qu'elles ont des effets négatifs sur la santé. Les ménages bruxellois sont responsables de 50 % des émissions et le transport routier de 38 %. Notons ici que les émissions directes de particules fines dans l'atmosphère - les particules fines dites « primaires » - ont diminué de moitié à Bruxelles entre 2000 et 2015. Toutefois, ce n'est que depuis 2012 et surtout depuis 2015 et 2016 que l'on n'enregistre plus, à la station de mesure de Molenbeek, de dépassement des valeurs limites européennes, qui, selon le rapport bruxellois, peuvent être considérées comme représentatives d'un environnement urbain avec de la circulation.
•
INFO: le rapport complet est disponible sur https://environnement.brussels.
Fideris • expertise depuis 1926 • leader du marché • société coopérative qui partage ses bénéfices avec ses associés • pour les travaux publics, privés et dans le cadre de la Loi Breyne
• pour les entrepreneurs généraux et les sous-traitants de tous les secteurs de la construction • ristournes élevées • notre cautionnement n’entame pas vos crédits bancaires
Cautionnement Collectif sc - Numéro d’entreprise 0403.259.880 - RPM Bruxelles
Avenue du Col-Vert 5 - 1170 Bruxelles - T 02 676 19 20 - F 02 513 02 91- info@fideris.be - www.fideris.be
BOR00104 AdvBouwbedrijf_190x82_dec2015_FR.indd 1
11/01/16 10:43
février 2019 • Construction 35
FEBELCEM
La Belgique investit trop et les infrastructures Selon Euroconstruct, les investissements dans les travaux de Génie civil et les infrastructures ne représentent que 16 % des investissements totaux dans la construction, en Belgique. Ce pourcentage monte à 20 % en France et 29 % aux Pays-Bas. La moyenne européenne étant de 20 %. C'est, entre autres, ce qu'il ressort de la conférence de presse donnée par Febelcem, en prélude au Concrete Day qui s'est tenu fin de l’année dernière, à Anderlecht.
«L
a Belgique est donc le parent pauvre en matière d'investissements dans les travaux d'infrastructures. Nous tirons la sonnette d'alarme. Investissons-nous assez ? », s'est interrogé André Jasienski, le directeur de Febelcem, la fédération belge de l'industrie cimentière. La réponse est non. La Confédération l'a déjà souligné à maintes reprises. « On constate néanmoins que les pouvoirs publics vont investir dans le Génie civil et que les Régions réalisent des efforts en la matière, via différents plans d'investissement. Mais on ne parvient pas à combler le retard tellement il est important ». Si la Belgique est donc le parent pauvre en matière d'investissements dans les infrastructures, elle l'est moins dans le non-résidentiel et le résidentiel. En Belgique, la part des dépenses dans la construction non-résidentielle est de 36 %. C'est plus qu'en France (31%) et aux Pays-Bas (30%). La moyenne européenne est de 32 %. Et en ce qui concerne le résidentiel, notre pays monte à 48 %. Un chiffre presque comparable à nos voisins français (49%), supérieur aux Pays-Bas (41%) et égal à la moyenne européenne (48%).
36 Construction • février 2019
Toujours selon les chiffres d'Euroconstruct, en Belgique, la croissance la plus élevée, par rapport à la construction résidentielle (croissance de 1 à 2%) et non-résidentielle (croissance de 0 à 1%), se situe dans le Génie civil (au-delà de 4%). Une bonne nouvelle donc ? Pas tout à fait. Car une autre étude de marché commandée par Febelcem indique, qu'en 2018, le nombre de projets et les montants consacrés aux infrastructures sont en baisse par rapport à 2016 et 2017. « En 2017, année pré-électorale, un pic a logiquement été constaté dans les projets. Mais le ballon de baudruche ne doit pas se dégonfler », a prévenu André Jasienski. Cette même étude montre également que les investissements pour les revêtements en béton sont en décroissance entre 2012 et 2018.
Secteur inquiet
Malgré les quelques grands travaux de Génie civil qui fleurissent aux quatre coins du pays, le secteur est donc inquiet. Et n'a pas manqué de rappeler les avantages du ciment et du béton. « Le béton est un matériau local qui a un cycle de vie exemplaire et qui est recyclable à 100 %. De plus, contrairement à d'autres produits, son prix reste
stable. Les pouvoirs publics ont donc tout intérêt à investir dans ce produit et type de revêtements ».
6,25 millions de tonnes
En 2016, la production mondiale de ciment s'est élevée à 4,65 milliards de tonnes, dont la moitié a été produite en Chine et 21,1 % dans le reste de l'Asie. La Belgique, avec une consommation de 6,25 millions de tonnes et 547 kg de ciment par habitant se classe parmi les bons élèves européens dont la moyenne de consommation est de 307 kg par habitant. « Dans l'industrie lourde, aujourd'hui en Belgique, il ne reste que le secteur cimentier. Et l'industrie lourde, ça réclame des investissements importants », a souligné Eddy Fostier, le président de Febelcem. « En Belgique, le secteur représente 1.000 emplois directs et 3.000 emplois tournent autour de la maintenance et de la sous-traitance. Et quand vous prenez le produit fini, on monte à 14.000 personnes ». Le secteur pèse. Et il est bien conscient du rôle qu'il aura à jouer demain. « Notre industrie s'engage à réduire les émissions de CO², valoriser les combustibles de substitution et les matières secondaires, favoriser le recy-
p peu dans le Génie civil
clage de matériaux et créer des emplois de proximité. Ces 14.000 emplois sont locaux et ils doivent le rester ! En matière de recyclage des matériaux, la Belgique est très avancée et le béton est un matériau recyclable à l'infini ».
Vieux cliché
Enfin, Eddy Fostier a tenu à tordre le cou au vieux cliché qui affirme que
André Jasienski (à g.), le directeur de Febelcem et Eddy Fostier (à dr.), le président de Febelcem. ont présenté l’actualité de l’industrie cimentière, en prélude au Concrete Day.
« le béton, c'est moche ! ». « Que du contraire ! Le béton est un matériau qui s'adapte aux technologies de demain et qui peut être réalisé sous différentes formes : machines à coffrages glissants, coffrages auto-grimpants, impression 3D. Aujourd'hui, des pistes cyclables sont réa-
lisées en béton coloré. Je citerai encore le béton armé continu bicouche qui a été utilisé pour réaliser le contournement de Couvin. C'est une innovation. Vous n'entendez plus un bruit. ». Et de conclure. « Il faut parier sur le ciment et le béton, ce sont des produits vertueux ! ».
•
février 2019 • Construction 37
CAMPAGNE AMIANTE
« Les peintres ne sont pas les plus concernés par l’amiante » Nous poursuivons notre série d’interviews avec nos hommes de métier, dans le cadre de la campagne de prévention à l’amiante. Après les couvreurs et les chauffagistes, nous donnons, cette fois, la parole aux peintres. Entretien avec Philippe Carlier, le président des peintres wallons. gratuite. Pas de recours aux tests en laboratoire ?
Non, sauf s’il s’agit d’un chantier conséquent. Le CSTC peut également nous aider. Le test de floconnage ? Je ne connais pas, je n’ai jamais eu recours à ça. À vous écouter, tous les peintres peuvent être rassurés : l’amiante ne les concerne pas trop.
Un problème peut intervenir en cas de grattage ou de ponçage.
M
onsieur Carlier, vous confirmez ce que tout le monde dit : il fallait lancer cette campagne !
Oui, c’est quelque chose (sic) d’assez nécessaire. Cela fait pas mal de temps qu’on en parle. Même si en peinture, nous avons la chance de ne pas être trop concernés. C’est-à-dire ? Les autres secteurs sont-ils plus concernés que vous ?
Je peux difficilement parler pour les autres. Mais en toitures, c’est certain, ils sont plus souvent confrontés à de l’amiante que nous. Je suis peintre, où suis-je le plus susceptible d’être confronté à de l’amiante dans mon travail ?
Dans le temps, on plaçait des panneaux style Eternit qui contenaient de l’amiante pour régler les problèmes d’humidité. Donc maintenant, quand 38 Construction • février 2019
on détapisse ou que l’on démonte une cloison à cause d’un problème d’humidité, on peut en retrouver. Mais c’est rarement le peintre qui doit démonter ces panneaux. Peindre des matériaux contenant de l’amiante représente-t-il un danger ?
Je dirais que non. Ce qui cause problème, c’est si on gratte ou si on ponce. Cela entraîne des émanations et alors, le risque existe. Mais pour être honnête, en ce qui me concerne, je n’ai jamais été confronté à un seul cas de ce genre sur les cinq dernières années. Vous prenez tout de même les précautions d’usage sur chantier ?
Bien évidemment. Dès que l’on ponce, on porte des masques. Et si nous avons le moindre doute, nous faisons appel à nos usines de peinture qui nous envoient des délégués techniques pour contrôler la situation. C’est une aide
Cela dépend. Chez un particulier, je vais rarement, voire jamais, rencontrer un problème important. La situation sera plus différente sur un gros chantier, dans un ancien bâtiment par exemple. Entre collègues, vous parlez de cette problématique ?
Je vais vous raconter une anecdote. J’ai discuté avec le président des peintres belges lors de la Journée du Parachèvement (interview réalisée le 3 décembre) en lui expliquant que vous alliez me poser des questions au sujet de cette campagne. Sa première réaction a été : « nous ne sommes pas les plus concernés ». Dernière question, attendez-vous quelque chose de cette campagne ?
Si des mesures sont prises, elle sera profitable à tout le monde. Pour les particuliers, c’est également très positif car ils sont moins au courant que les professionnels.
•
INFO: www.constructiv.be
Beaucoup en tête ? Nous aussi !
ups.be www.gro
Plus qu’un secrétariat social
CSTC
Les ardoises naturelles : quelles exigences aujourd’hui ? L’ardoise naturelle est une forme de couverture assez répandue pour couvrir et protéger un bâtiment. Son aspect peut varier d’une toiture à l’autre, selon le pays ou la région où l’on se trouve, selon le type de matériau utilisé ou encore selon la façon dont la mise en œuvre a été effectuée. Il est important que l’ardoise soit de bonne qualité. Dans un récent dossier, le CSTC fait le point sur les principales caractéristiques actuellement exigées d’une ardoise naturelle pour qu’une telle qualité puisse être garantie. Voyons ici quelles sont ces caractéristiques et quels documents peuvent faire foi en la matière...
L
’agrément technique ATG avec certification est un moyen fréquent de garantir la qualité de l’ardoise. La certification ATG des ardoises naturelles a récemment été rendue plus exigeante, ce qui vient renforcer sa garantie de qualité. L’ATG tient désormais compte de la norme européenne NBN EN 12326-1, tout en se conformant aux Spécifications techniques unifiées STS 34:03.6 consacrées aux ardoises et en cours d’actualisation. L’ATG actuel n’en est donc que plus fiable, avec de nouveaux critères pris en compte. Enfin, une fiche d’aide à la rédaction des cahiers des charges (FARCC) a été établie pour assister l’entrepreneur restaurateur de toitures. Parcourons ici ces diverses formes de garantie…
Normes européennes
La norme européenne NBN EN 12326-1 est celle qui s’impose à l’entrepreneur quant à la qualité des ardoises naturelles à mettre en œuvre, sans se soustraire, bien entendu, aux exigences de performance imposées par l’auteur du projet. Les critères de qualité figurant dans la norme sont : 40 Construction • février 2019
• l’épaisseur nominale (en) ainsi que la variation de l’épaisseur individuelle par rapport à celle-ci (exprimée en %) • l’épaisseur individuelle (ei), qui doit être d’au moins 2 millimètres. Dans certains cas, cette épaisseur doit même être supérieure, compte tenu de la résistance en flexion de l’ardoise et du module de rupture • l’absorption d’eau, exprimée par le code W1 ou W2 (équivalent de A1 et A2 dans les STS, comme on le verra plus loin) : - W1 : moins de 0,6 % d’eau absorbée ou plus de 0,6 % d’eau absorbée, mais conforme au test de gélivité - W2 : plus de 0,6 % d’eau absorbée • le module de rupture caractéristique noté Rfl dans le sens longitudinal et Rft dans le sens transversal; il permet de définir l’épaisseur minimale de l’ardoise • la résistance aux cycles thermiques, exprimée par les codes T1, T2 et T3. Le code T1 indique que l’aspect ne change pas, que les variations de teinte n’affectent pas la structure, que la coloration n’a lieu qu’en surface et qu’aucune tache de décoloration n’est observable. Le code T2 signifie qu’il y a une oxydation ou un
changement d’aspect des inclusions métalliques avec taches de décoloration, mais sans changement dans la structure. Sur une ardoise T3, l’aspect peut être affecté de façon structurelle par les cycles thermiques • l’exposition au dioxyde de soufre, exprimée par les codes S1, S2 et S3. Le code S1 indique qu’il n’y a ni changement d’aspect, ni ramollissement. Le code S2 correspond à un ramollissement, impliquant l’obligation de majorer l’épaisseur de 5 %, et le code S3 à un ramollissement avec obligation de porter l’épaisseur à au moins 8 millimètres.
Agrément technique (ATG)
L’agrément technique n’est pas obligatoire, mais donne une garantie de qualité supplémentaire, pourvu que l’on se conforme aussi aux normes européennes et aux spécifications techniques unifiées. Il peut attester que les ardoises naturelles sont aptes à l’emploi pour des applications en couverture et en bardage, à condition de respecter le règlement d’application TRA BA 281 et les documents techniques de référence tels que les STS 34:03.6 «Ardoises naturelles» décrites ci-après. Les agréments techniques sont
Noue d’ardoises naturelles (© photo : Nicolas Oldenhove).
désormais révisés tous les ans et non plus tous les cinq ans comme auparavant. L’évaluation continue implique une simplification administrative pour les fabricants. Grâce à un code QR unique apposé sur le produit, l’utilisateur peut disposer, simplement et rapidement, de la version du texte la plus récente. Les tolérances dimensionnelles relatives à la planéité ou à l’épaisseur nominale de l’ardoise notamment font partie des caractéristiques vérifiées. Les ardoises naturelles peuvent quelquefois contenir des particules de minéraux métalliques susceptibles de s’oxyder avec le temps. Elles peuvent présenter des veines cassantes ou des taches
de carbonate. Parfois aussi, certaines nuances de teinte peuvent s’observer dans un même lot. Ces caractéristiques sont considérées comme des défauts non acceptables par les STS, qui précisent aussi les tolérances dimensionnelles.
Spécifications techniques (STS)
L’ardoise doit répondre aux exigences définies dans les STS 34:03.6 «Ardoises naturelles». Ces spécifications imposent que l’aspect résiste aux chocs thermiques (classe T1) ainsi qu’au test SO2 effectué à l’acide fort (classe S1). Elles exigent aussi que l’absorption d’eau soit faible (code A1 = W1) et que la teneur en carbonates soit
inférieure à 5 %. Les STS sont actuellement revues en profondeur compte tenu de la norme harmonisée. Le nombre des éventuelles déconvenues sur chantier n’en sera que plus réduit et la confiance sera ainsi restaurée quant à l’absence de défauts inacceptables et au respect des tolérances dimensionnelles.
Fiches d’aide à la rédaction des cahiers des charges (FARCC)
Ces fiches sont développées par le Service public de Wallonie DGO4 (SPW DGO4). La fiche n° 01.0812.02.01, relative aux ardoises naturelles, précise les exigences requises pour les travaux de restauration. Ces exigences tiennent compte de celles issues de l’ATG, mais peuvent se révéler plus strictes concernant les tolérances dimensionnelles et le taux maximal de rebut. Elles visent en effet une utilisation possible dans le cadre d’une restauration de bâtiments historiques.
•
Exemple de marquage CE conforme.
Compilation libre d’un texte paru dans les «Dossiers du CSTC» 2018/4.15. Seul cet article original signé D. Nicaise, docteur en sciences et chef du laboratoire «Minéralogie et microstructure» auprès du CSTC, peut être cité en référence.
février 2019 • Construction 41
Le démontage sélectif d’une toiture permet d’en recycler davantage de composants (© photo : Derbigum).
CSTC
Toits plats : mine de matériaux pour demain… Nos ressources en matières premières ne sont pas inépuisables et les matériaux de couverture ne sont pas irrécupérables ! Adoptons donc une optique d’économie ‘circulaire’ dans laquelle les matériaux d’aujourd’hui sont les matières premières de demain. Le recyclage de matériaux autrefois trop facilement considérés comme ‘déchets’ est un des moyens d’y parvenir. Le Comité technique «Étanchéité» du CSTC s’est tout récemment penché sur la question.
E
n Belgique, le secteur de la construction génère près d’un tiers des déchets produits. Le recyclage y est déjà bien organisé et les étancheurs ont rejoint le mouvement, avec des défis spécifiques à leur profession : • évaluation de la qualité technique de l’ancien matériau : contient-il du goudron ? quel est son degré de pureté ? • cadre normatif : qu’est-il permis de réutiliser dans de nouveaux produits ? • coût du recyclage : à considérer pour le comparer à celui des matières premières • techniques de recyclage : on recycle plus facilement si on démolit sélectivement.
Penser au démontage… dès le montage !
C’est quand on lance un projet de construction qu’il faut déjà avoir en tête la possibilité de réutiliser ultérieurement les matériaux. En d’autres termes, il faudrait toujours favoriser le montage qui se 42 Construction • février 2019
prête le mieux à un démantèlement en fin de vie : c’est ce que les anglophones appellent le «design for disassembly». Aujourd’hui, une étanchéité de toiture se fixe habituellement sur son support – isolation ou structure porteuse – au moyen de colle. Quand cette étanchéité arrive en fin de vie, on constate alors que son arrachage est contrarié par la colle et que, après enlèvement, sa face inférieure reste couverte de résidus de cette colle et de l’isolant. Or, il existe des techniques pour assurer l’adhérence de l’étanchéité par un assemblage ‘sec’. Il est également possible de mettre en œuvre une étanchéité qu’on pourra facilement démonter en fin de vie. Le système d’étanchéité peut, par exemple, être posé librement et maintenu en place par un lestage. Certaines fixations mécaniques sur le complexe toiture peuvent aussi garantir un démontage ultérieur facile. Cela se fait déjà couramment pour les parties courantes, mais pas encore tellement pour les relevés. Les avantages seraient pourtant nombreux. Autres solutions nouvelles dispo-
Une étanchéité de toiture lestée se démonte facilement (© photo : CSTC).
nibles : les colles réversibles et les assemblages à l’aide de câbles, de crochets ou de fixations ‘autoagrippantes’. Pas encore très répandues, ces techniques gagnent cependant à être connues et davantage utilisées.
Construire aujourd’hui… en pensant à demain
L’étanchéité qu’on pose, on ne la pose pas pour l’éternité ! Il faut donc faciliter la tâche des démonteurs et recycleurs de demain. Pour en faire la matière première de nouveaux produits, il faut que son historique soit connu : quels matériaux ont été mis en
«LES SYSTÈMES DE CLASSIFICATION ET LE BIM», NOUVELLE MONOGRAPHIE DU CSTC De plus en plus d’entreprises de construction utilisent le BIM et, dans un tel contexte, les systèmes de classification sont devenus un enjeu d’autant plus important qu’il y a de plus en plus d'informations à gérer dans un projet. Pour pouvoir, comme on le fait dans le BIM, exploiter et échanger des données, il faut qu’elles soient structurées de la même façon par tous. L'idéal est que les intervenants utilisent le même système de classification tout au long du projet, ce qui permet à chacun de lire en toute transparence la maquette numérique au fil du processus. Conscients de ces enjeux, les groupes de travail du Comité technique BIM & ICT et du Cluster BIM ont mené tambour battant un fastidieux travail de recherche et d'analyse, afin d'identifier, parmi les systèmes de classification existants, ceux qui seraient les plus appropriés dans le cadre du BIM. Les fruits de ce travail sont rassemblés dans une monographie de près de 400 pages que vous retrouverez en téléchargement libre sur www.cstc.be via la rubrique «Publications» / «Monographies».
(© Photo: V. Vicour)
œuvre ? avec quelles caractéristiques ? quel est leur âge ? quel entretien a été effectué ? Toutes ces informations utiles devraient pouvoir rester disponibles tout au long du cycle grâce aux techniques modernes de gestion de l’information, telles que le modèle BIM et sa maquette numérique. De nouveaux modèles d’entreprise peuvent aussi être une solution envisageable pour mieux recycler. Les fabricants ou les entrepreneurs pourraient, par exemple, rester propriétaires du produit. Dans ce schéma, au lieu de ‘vendre’ une étanchéité à leur clientèle, ils leur proposent plutôt un
service ou une performance garantissant la pérennité de l’étanchéité. Ils seront alors aussi grandement incités à fournir un travail de qualité, tout en gardant à l’esprit la nécessité d’un recyclage in fine. Le remplacement ou la réparation d’une toiture sera d’autant moins nécessaire que sa performance aura été garantie dans le temps et que son entretien aura été réalisé correctement, par exemple dans le cadre d’un contrat de maintenance. Une valeur résiduelle (par exemple, une reprise à 10 % du coût initial) peut aussi avoir été fixée dès le départ.
En conclusion, les étancheurs ont aujourd’hui les moyens de concevoir et de mettre en œuvre des toitures plates comme des systèmes démontables dans une logique d’économie circulaire. Et le fait que cela ne soit pas encore obligatoire ne doit surtout pas freiner leur souci de se lancer !
•
Compilation libre d’un article paru dans le CSTC-Contact 2018/4 et signé par les ingénieurs J. Vrijders, chef du laboratoire «Développement durable», et E. Mahieu, chef de la division «Interface et consultance» auprès du CSTC.
février 2019 • Construction 43
PROJET
L'entrepreneur et puis...l'architecte : une approche inversée À Gand, une minuscule maison de rangée est rénovée par notre membre Aannemingen Schaubroeck SA, (Tielt/Flandre Occidentale). La façade caractéristique est magnifiquement restaurée. Mais il ne s'agit pas de la particularité de ce projet. L’administratrice Carine Schaubroeck était déjà largement impliquée avant l'achat de la propriété.
L
orsque le dossier de l'architecte est fini, l'entrepreneur peut faire une offre. Généralement, c'est comme cela que ça se passe. Mais si des problèmes techniques se posent pendant l'exécution, si le maître d'ouvrage veut un changement ou découvre que la caisse est vide, l'entrepreneur doit « recoller les morceaux ». Sur ce projet, cela s'est passé d'une autre façon. « Avant de conclure l'affaire, Lies, la maître d'ouvrage, a demandé de venir visiter la maison. J'ai enquêté sur ce qui était techniquement possible car elle était en très mauvais état. Je lui ai suggéré Architectes Delobelle, à Gand. Ensemble, nous avons eu un entretien préliminaire. Et cela a marché ! Peutêtre parce qu'ils connaissaient les techniques et que, moi-même, je suis architecte de formation », a indiqué Carine Schaubroeck.
Conception visionnaire
Architectes Delobelle a ensuite réalisé la conception. Jusqu'à l'obtention du permis d’urbanisme, hormis quelques conseils, Carine Schaubroeck s'est tenue quelque peu en retrait de ce processus préliminaire. Mais il est vite apparu que l’engagement, arrivé tôt dans le projet, était un atout. « Finalement, l'objectif d'un entrepreneur est de répondre aux besoins du maître d'ouvrage pour la réalisation finale. Notre première question à Lies a donc été : comment veux-tu vivre ? Cette approche avait l'avantage qu'elle pouvait prendre une série de décisions à l'avance. Ainsi, l'exécution et la conception pouvaient être unifiées. Lies savait, non seulement quelles interventions étaient techniquement possibles, mais également abordables financièrement. C'est surtout ce dernier aspect qui est reporté à plus tard dans un processus de construction ». La cave était un exemple typique. Lies voulait la garder la plus fonctionnelle possible. Mais elle savait que la connexion aux égouts exigerait une solution chère. L’idée a donc été vite abandonnée. 44 Construction • février 2019
Rien ne laissait présager que derrière cette belle façade, se trouvait une habitation dans un très mauvais état.
RÉNOVER OU DÉTRUIRE ? N'aurait-il pas été plus judicieux de démolir plutôt que de rénover ? Nous avons soumis la question à Carine Schaubroeck. « Cela aurait été dommage de détruire la belle façade de cette maison. Mais rénover, avec respect pour l'original, vaut-il toujours la peine ? Je ne pense pas. Parfois, une démolition complète est une meilleure option, surtout lorsque le maître d'ouvrage veut atteindre des performances énergétiques modernes. C'est déjà complexe pour une nouvelle construction. Mais ça l'est davantage encore lors d'une rénovation ».
Par manque de place, le concept a été pensé avec de l’espace en hauteur. Une vue sur la vieille cour intérieure qui, grâce à un toit en verre, sert de jardin d’hiver.
La collaboration avec Architectes Delobelle s'est très bien déroulée. Mais cette façon de travailler peut rencontrer de la résistance. Un architecte aime tout simplement garder sa liberté de conception. Et cette approche nécessite aussi quelque chose de l'entrepreneur : il doit avoir un aperçu du processus de conception. Le client doit rester au centre. Et non pas les techniques de construction préférées de l'entrepreneur.
BIM
Le client n'est pas le seul à bénéficier de l'intégration rapide d'un entrepreneur sur un projet. L'entrepreneur, luimême, est gagnant et l’architecte aussi. Pour Carine Schaubroeck, y penser était très stimulant. Dès le début, l’architecte reçoit de l’input quant aux possibilités techniques, y compris l’impact sur le prix. « On devrait plus mettre l’accent sur les entrepreneurs et les architectes comme partenaires égaux dans le processus de construction. Détecter les besoins du client, donner leur input, décider ensemble des aspects relatifs à l'exécution et au coût, souligner qu'une telle intervention n'est pas réalisable avec un tel budget, suggérer des variantes et éventuellement recommander un phasage des travaux. Finalement, toutes les parties sont gagnantes ».
Au vu de ce qui précède, on serait tenté de penser que Carine Schaubroeck salue avec joie l'ascension imparable du BIM. Le BIM intègre la conception et l'exécution dans une plus grande mesure qu'un processus de construction classique. Mais la pratique semble être plus nuancée : pour le moment, le BIM n'est pas une garantie que les plans soient réalisés au prix de revient souhaité. « Comme concept et outil, le BIM a très certainement ses mérites. Mais dans la pratique, le BIM est encore un trajet trop virtuel, sans ressenti avec la matière et la réalisation finales. Un processus BIM devrait être mieux coordonné par quelqu'un avec des notions de l'ensemble du processus de construction. Dans notre secteur, il existe une tendance à la spécialisation, ce qui fait que cette vision globale coordonnée - dans la perspective d’une collaboration optimale entre différentes parties – manque parfois ». Le BIM ne peut donc pas encore tenir ses promesses. Mais finalement, c'est aussi une raison pour impliquer, très tôt, les entrepreneurs dans le processus de construction. « Dans mon expérience, les changements et les corrections à effectuer après sont encore plus difficiles dans un BIM que dans un processus classique. De plus, pour les entrepreneurs, il existe un risque supplémentaire. Contrôler un dossier BIM peut être très complexe, ce qui peut rendre plus difficile de faire une offre. Cela mène toujours à des discussions par après. Si l'entrepreneur doit en subir les conséquences, il doit pouvoir en parler en amont du projet ».
•
INFO: www.schaubroeck-nv.be février 2019 • Construction 45
AVANTAGES MEMBRES
15%
REDUCTION
15%
08/03/2019 - 20:00
THE MAGIC OF MOTOWN 15%
REDUCTION
REDUCTION 05/08 - 10/08/2019
FAME THE MUSICAL 15%
REDUCTION
20/01/2019 - 20:00
ROCK LEGENDS 24/02/2019 - 15:00
OPERETTE GALA
COMMENT COMMANDER? 1. Surfez sur le site: kursaaloostende.be/promo
15%
REDUCTION 07-08-09/04/2019 - 5 shows!
DE EFTELING AAN ZEE
46 Construction • février 2019
2. Utilisez le code promo: BOUW 3. Sélectionnez le spectacle ou concert souhaité 4. Vous profitez d’une réduction de 15% !
Commande de travaux supplémentaires Il arrive que le maître d'ouvrage vous demande d'effectuer des travaux supplémentaires sur le chantier même. Il vaut toujours mieux dans ce cas disposer d'un bon de commande écrit. La Confédération édite un petit carnet pratique de bons de commande en papier autocopiant que vous pouvez immédiatement utiliser pour noter les travaux supplémentaires qui vous sont demandés. Ces formulaires incluent aussi les mentions nécessaires concernant le délai d'exécution, les prix, ... Une fois complété, vous pouvez remettre directement sur place une copie à l'architecte et au maître d'ouvrage
Ce carnet très pratique ne coûte que 8 € la pièce (pour les membres de la Confédération) ou 15 € (pour les non-membres). PROMOTION exceptionnelle pour les membres: 5 exemplaires au prix de 35 € (TVA non comprise).
Prix de vente spécial – seulement pour le mois de février Prix membres pour cet ouvrage: € 8, (htva) Prix non-membres pour cet ouvrage: € 15, (htva) Cette publication peut être commandé via le site www.confederationconstruction.be, e-shop, publications, juridique, contrats-types et documents utiles. Il est aussi possible d’envoyer un mail à commandes@confederationconstruction.be
février 2019 • Construction 47
guichet d’entreprises
votre tremplin pour entreprendre sans soucis
Vous créez ou gérez déjà une entreprise ? Faites confiance à Formalis : • pour accomplir vos formalités administratives ; • pour l’inscription et les modifications dans la Banque-Carrefour des Entreprises ; • pour notre expertise et notre connaissance de l’entrepreneuriat.
Plus d’info sur www.formalis.be
en collaboration avec
MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION
Deceuninck a reçu le label VinylPlus® Product
Au cours d’une cérémonie organisée fin 2018 chez VinylPlus, Deceuninck a reçu le label VinylPlus® Product pour sa gamme de produits Zendow. Le label a été décerné suite à un audit approfondi effectué par BRE, un institut de recherche britannique indépendant. Il reconnaît que Deceuninck s’intéresse, de longue date, à l’esprit d’entreprise responsable dans tous les
aspects de son activité. L’audit a porté sur les critères de durabilité suivants : approvisionnement responsable, gestion contrôlée du circuit, émissions d’organochlorés, utilisation durable des additifs et stabilité énergétique et climatique. « Ce label correspond parfaitement à notre mission « Building a sustainable home », où l’écologie est l’un des facteurs déterminants. Nos clients ont la garantie que les produits qu’ils achètent sont vraiment durables. Enfin, il confirme également que le PVC est un matériau durable et pérenne pour le secteur du bâtiment et de la construction », a indiqué Francis Van Eeckhout, le PDG de Deceuninck.
la bonne chaussure à la bonne pointure !
www.deceuninck.be
branchement électrique. Il peut être monté facilement sans travaux importants sur toute fenêtre jusqu’à un maximum de 10,8 m². Ce store est la solution parfaite pour la rénovation ou l’installation dans une maison existante, afin d’éviter la chaleur. Il permet de maintenir une température agréable dans la maison, en été, et laisse pénétrer la chaleur bienfaisante du soleil en hiver.
Tout au long de la journée, les travailleurs sur chantier portent leurs chaussures de travail. Mieux vaut donc que les chaussures conviennent, d’autant plus que le confort réduit la fatigue tout en augmentant la sécurité. Le SieviSCANNER effectue une mesure et recommande la chaussure et la semelle adaptées. Il tient compte de la longueur et de la largeur du pied, mais aussi de la courbure de la voûte plantaire. La personne à laquelle les chaussures sont destinées peut en indiquer l'usage et effectuer ainsi une sélection dans l'assortiment de Sievi. Le système recherche ensuite dans la collection du vendeur la chaussure qui convient le mieux au client. Voilà qui permet de choisir facilement ses chaussures !
www.renson.be
www.sievi.com
Renson lance le Fixscreen Solar, le store idéal pour la rénovation L’été dernier en a encore été la preuve. Le réchauffement climatique est en cours. L’avantage des grandes fenêtres des habitations est qu’elles laissent pénétrer la lumière du soleil. Mais le revers de la médaille est que les rayons de ce soleil surchauffent les maisons. Pour éviter ce problème, Renson vient de lancer le Fixscreen Solar, un store résistant au vent et posé devant le châssis. Il fonctionne à l’énergie solaire, grâce à une cellule solaire placée à l’avant du caisson, sans besoin de
SieviSCANNER :
février 2019 • Construction 49
MARQUANT
VOUS ÊTES 15.387 À NOUS FAIRE CONFIANCE !
Nous n’aurions pas pu mieux commencer 2019. En effet, à la fin de l’année 2018, vous étiez 15.387 entrepreneurs du secteur de la construction à être affiliés chez nous. C’est environ 1.000 entrepreneurs de plus qu’à la fin de l’année
2017, soit une croissance de 7 %. Parmi nos affiliés, on retrouve aussi bien des grandes entreprises que des PME ou encore des petits indépendants. Ce chiffre démontre bien que vous, professionnels du secteur, êtes convaincus de notre
In de eerste drie kwartalen van 2018 werden 205 188 woonleningen aangevraagd. Dat blijkt uit cijfers van de Beroepsvereniging van het Krediet (BVK). 8 % van de hypothecaire kredieten had een variabele rentevoet met een vaste periode van 10 jaar. Bij 22 % was de vaste periode 5 jaar of minder. De overige 70 % had een vaste rentevoet. In 2017 was dat nog 78 %.
Au cours des trois premiers trimestres de 2018, 205.188 crédits logements Ongeveer de helft de hypothecaire ont étévandemankredieten is bestemd voor de aankoop van een woning, ongeveer een op de vijf voor dés. C’est ce qu’il een verbouwing. Op de derde plaats staat een nieuwbouw (12,3 %). Minder populair ressort des chiffres zijn leningen voor de combinatie aankoopverbouwing (3,4 %) of voor een ander de l’Union Profesonroerend doel (6,5 %). De resterende 9,4 % waren aanvragen voor de herfinanciering sionnelle du Crédit van een lening. (UPC). 8 % des crédits hypothécaires avaient un taux d’intérêt variable avec une période fixe de 10 ans. Pour 22 % d’entre eux, la période fixe était de 5 ans ou moins. Les 70 % restants avaient un taux d’intérêt fixe. En 2017, ce chiffre était encore de 78 %.
205.188
Environ la moitié des crédits hypothécaires est destinée à l’achat d’un logement et environ 1/5 à une rénovation. À la troisième place, se trouve une nouvelle construction (12,3 %). Les prêts pour la combinaison achat-rénovation (3,4 %) ou pour un autre but immobilier (6,5 %) sont moins populaires. Les 9,4 % restants concernaient des demandes pour le refinancement d’un prêt.
50 Construction • février 2019
valeur ajoutée. Cette augmentation d’affiliés accroît encore notre crédibilité auprès de nos interlocuteurs pour défendre vos intérêts. Encore un grand merci pour la confiance que vous nous accordez !
NOUVEAUX TARIFS POUR FORMALIS Pour 2019, il faut tenir compte de petites modifications de prix concernant certains services fournis par le guichet d’entreprises Formalis. Cette année, une inscription, modification ou cessation coûte 88,50 € (avec une unité d’établissement comprise). Ce prix peut encore s’élever en fonction du type de manipulation que vous souhaitez réaliser. Notez également que, cette année, un extrait de la BCE coûte 13 €. Formalis, le guichet d’entreprises du secteur de la construction, ne détermine pas, lui-même, ces tarifs. Ils sont imposés par le SPF Economie. Les modifications sont la conséquence d’un ajustement de l’index. Info : www.formalis.be
Dimanche 19 mai 2019
une initiative de la
INSCRIVEZ
2 2 m a rs 2 0 19 vos entreprises et
vos chantiers av ant le
journeechantie rsouverts.be
Heating systems with a future
Logano Plus SB745
Se chauffer de manière efficace et économe en énergie. Sibelga: un gestionnaire de réseaux d’énergie. La rénovation de la chaufferie a permis de réduire presque immédiatement la consommation de gaz de 18 %, au sein des bâtiments de Sibelga. D’autres modifications sur le plan de la régulation thermique - telles que l’optimisation des régimes thermiques et une demande de chaleur réduite - ont permis d’optimiser davantage les installations, tout en diminuant considérablement leur consommation.
Le résultat: Une large plage de modulation alliée à des chaudières puissantes garantissent une production maximale ainsi qu’un fonctionnement optimal en cas de faible charge Un soutien technique continu assuré par Buderus Service Tout le nécessaire pour assurer la satisfaction du client
www.buderus.be
Aperçu des avantages: Importante économie d’énergie grâce à un rendement normalisé élevé, allant jusqu’à 110 % Production énergétique maximale combinée à des dimensions compactes Faible émission de substances nocives en fonctionnement (moins de CO2)