Josiane Pinson PSY cause(s)
Tout ce que vous avez voulu savoir inconsciemment sur votre psy sans jamais oser vous le demander Que pense réellement de vous votre thérapeute pendant la séance ? Quelle est sa vie une fois que vous êtes parti(e) ? A quoi sert le psy de votre psy ? C’est à toutes ces questions - et à bien d’autres - que Josiane Pinson répond, seule en scène, et avec brio, dans "Psy Cause(s) 2" Psy Cause(s) 2 car il y a quelques années, au tournant de la cinquantaine, elle avait déjà levé le voile sur l’envers de la séance psy : les autres, ou plus exactement l’enfer de nos psy : nous, leurs patients, avec nos petites manies et nos grandes angoisses.
« Nique la mort, nique la mort… Mort aux trousses, mort aux trousses… » Pour ce second spectacle, six ans plus tard, c’est à nouveau avec son fauteuil orange, qui se transforme en divan ou en siège au gré des situations, que la comédienne Josiane Pinson campe tour à tour une thérapeute saisissante de réalisme, et quelques-uns de ses patients, tous plus névrosés les uns que les autres. Entre cette femme qui cumule en même temps quatre hernies (hiatale, inguinale, discale et - plus rare ! - ombilicale) et cette autre qui a découvert en cours de séance le mécanisme intime de son « diamant » (je vous laisse découvrir dans quelle boîte est rangé ce bijou de famille…), ce médecin a aussi une vie familiale haute en couleur : deux enfants surprenants paroliers et interprètes de chansons pas vraiment maternelles ; une mère, psy elle-même, ce qui n’est pas toujours simple ; un époux à la recherche d’un « trompe la mort » à sa façon.
"Moi je ne suis pas là pour payer une vieille en apnée qui ne respire plus que par habitude !" Quatre-vingt minutes de spectacle hilarant et/ou émouvant, selon son ressenti, dont vous apprécierez la mise en scène millimétrée signée Gil Galliot. Une comédienne très juste dans les rôles multiples d’une femme, d’une mère, d’une fille et d’une psy qui nous gagne à sa cause. Didier Morel Publié le 12/02/2016 | 19:18, mis à jour le 12/02/2016 | 19:29
ALLEZ VOIR PSYCAUSE(S) 2 ! Publié le 27 Janvier 2017 La Psy revient ! Plongez dans le cabinet feutré d'une professionnelle en pleine crise existentielle… Une psy patentée, la soixantaine, est bousculée dans ses certitudes par ses patientes, mais aussi ses enfants, son conjoint, sa mère… Dans de multiples péripéties, bien que représantant le savoir et la sagesse, elle n'est pas à l'abri du dérapage. Confrontée au temps qui passe, aux aléas de la vie, elle se débat dans ses doutes et ses contradictions, ses peurs, ses fantasmes… Seule en scène, Josiane Pinson incarne successivement toutes ces femmes, comme autant de facettes de la psyché féminine. On rit, on s'émeut… Ce spectacle tout en subtilité nous invite à une promenade dans les profondeurs de l'inconscient féminin. Avec brio et une grande vérité, humour et compassion, la comédienne délivre un texte subtil et profond. Après sa création à Paris en Janvier 2016 au Studio Hébertot, puis un Festival d'Avignon à guichet fermé, Psycause(s) 2 est à voir au théâtre de l'Archipel à Paris 10e, 17 boulevard de Strasbourg, du mercredi au samedi.
Psy-causes (2) Publié le 27 février 2017 par Yves POEY
(c) Photo Y.P. -
C'est un sublime fauteuil orange qui accueille sur scène les spectateurs du théâtre de l'Archipel, venus applaudir Josiane Pinson. (Et d'abord, oui, c'est son vrai nom !) Ce seul et magnifique fauteuil (designé par Toshiyaki Kita pour Cassina, les amateurs de précisions en matière de beaux meubles se régalent...), ce fauteuil, donc, qui se transformera en divan, sera évidemment plus qu'un accessoire. Ce sera un personnage à part entière ! Fauteuil, divan : on sait immédiatement où l'on se trouve : nous sommes dans le cabinet d'une psychanalyste. Une psy plus vraie que nature : silhouette sévère et longiligne, cheveux courts grisonnants, petites lunettes chaussées sur le bout du nez, « uniforme » noir, tout y est. Comme dans le premier opus « Psy-causes », dans Psy-causes (2) tout une galerie de personnages vont se succéder dans ce seul en scène, des personnages qui vont très souvent déclencher (à leur insu) l'hilarité et les fou-rires des spectateurs. Il faut bien l'avouer, ces personnages ont bien besoin d'être analysés : des névrosées, des psychotiques, des suicidaires, des obsessionnelles, Papa Sigmund, Tonton Carl-Gustav et Jacques se régalent. Vous l'aurez noté, ces analysées évoquées ci-dessus sont exclusivement des femmes. Car la comédienne parle de ce qu'elle connaît le mieux : la gent féminine, « les trouilles, les devoirs, les fêlures, les carcans et les angoisses des femmes », peut-on lire dans sa note d'intention.
Édition du 02 mars 2016
La psy est une femme (vraiment) comme les autres Qui n'a jamais rêvé d'écouter à la porte d'un cabinet de psy ? Mieux : qui n'a jamais rêvé de savoir à quoi pense une thérapeute pendant qu'elle écoute les angoisses, les pulsions et les questionnements de ses patientes ? C'est dans les coulisses de séances de psychanalyse que nous plonge avec drôlerie et compassion Josiane Pinson sur la scène du Studio Hébertot à Paris.
crédit: Aïda Diagne
Au milieu du plateau trône un large fauteuil en cuir orange. Tantôt siège du psy, tantôt divan pour femmes en pleine tourmente, c'est le partenaire indispensable. D'un côté comme de l'autre, les névroses sont les mêmes. Face au temps qui passe, toutes recherchent des "trompe la mort".
Bilans de vie A l'aube de la soixantaine, Josiane Pinson continue avec brio d'explorer, seule en scène, la psyché féminine. Après "La quarantaine rugissante" (tout est dans le titre) et "PSYcause(s)" - dans lequel elle auscultait les peurs de la cinquantaine - elle revient, avec ce nouveau spectacle, évoquer cette période si particulière où la retraite pointe le bout de son nez, où les parents disparaissent tandis que les petitsenfants naissent, où la libido vacille et où il reste si peu de temps pour réaliser ses rêves. Au fil des décennies, Josiane Pinson dresse, chaque fois avec intelligence et justesse, des bilans de vie qui bousculent, émeuvent et font rire avec subtilité.
Studio Hébertot / de et par Josiane Pinson / mes Gil Galliot
PSYcause(s) 2 Publié le 22 février 2016 - N° 214 Josiane Pinson interprète la suite du spectacle créé il y a quinze ans, pour lequel elle a inventé un personnage farfelu et attachant. Portrait d’une psychothérapeute déjantée et joli croquis du féminin sous tous ses aspects. PSYcause(s) 1 dressait le portrait d’une analyste à la cinquantaine tonitruante, décidée à profiter de la vie avant d’attaquer la longue descente de la ménopause à la vieillesse. Dix ans après, et vingt ans après La Quarantaine rugissante, la voici au bord du troisième âge ! Elle est grand-mère, bien étonnée que son bébé ait un bébé, mais se rassure en apprenant que sa propre mère joue la cougar à plus de quatre-vingts printemps… Après deux mariages et deux divorces, elle vit avec Pierre, mais Pierre s’envoie en l’air avec de la chair fraîche affriolante… Pierre a trouvé un « nique la Josiane Pinson, analyste drolatique et lucide de la féminité. Crédit photo : Aïda Diagne mort » : quels sont ceux auxquels peut se rattacher l’analyste, quand sont fils vide son compte en banque et que sa fille compose des chansons qui l’insultent… Les patientes qui défilent dans son cabinet ne sont pas non plus en pleine forme ! On retrouve l’inénarrable Madame Gras, qui a cessé de vomir sur la moquette mais se masturbe désormais en pleine séance, et tout une série de femmes, qui composent avec la frustration en essayant de continuer le difficile métier de vivre. L’humour avec l’amour en plus Lovée, avachie, raidie, langoureuse ou coincée, Josiane Pinson, variant les mines et les poses, occupe un grand fauteuil orange, véritable compagnon de jeu, où elle est tour à tour analyste et analysante. Toujours sur la pointe des mots, sur la pointe du rire, l’actrice va au fond des âmes et vise en plein cœur. En même temps qu’elle se moque, elle dresse un tableau plein de compassion de ces femmes, ses semblables et ses sœurs, qu’elle connaît bien et décrit avec délicatesse, sans morgue ni mépris. Son personnage en apprend autant de ses patientes qu’elle les aide à élucider leurs angoisses. Les allers-retours entre sa propre existence et celles des femmes qu’elle reçoit, très subtilement aménagés par la mise en scène et l’interprétation, suggèrent que celui qui s’occupe des autres en tire toujours un bénéfice personnel. L’analyste reste une femme comme les autres, pétrie de contradictions et de doutes. Gil Galliot dirige Josiane Pinson, subtile et précise comédienne, avec beaucoup de finesse. Le rythme est enlevé et le tuilage entre les voix off, la musique et le jeu est élégant et toujours limpide. Josiane Pinson passe d’un personnage à l’autre avec une fluidité remarquable. Cette nouvelle pièce est plus tendre que les précédentes. Josiane Pinson ausculte ses contemporains avec toujours autant de pudeur, mais dévoile les failles de son personnage avec une sincérité encore plus sereine. Gain de l’analyse ou bénéfice de l’âge ? Toujours est-il que l’humour demeure le meilleur viatique existentiel : Josiane Pinson le prouve brillamment ! Catherine Robert
Causette #75 – Février 2017
Mercredi 13 au mardi 19 dĂŠcembre 2017
THEATRE
Elle ne va très bien cette psy, après trente ans de métier. Comme ses patientes, elle cherche du sens à sa propre vie entre un mari volage, une fille qui lui renvoie en chanson la mère pénible qu'elle a pu être, et un fils dont elle découvre qu'il a utilisé sa carte bancaire pour consulter 400 fois en huit jours des sites pornos. Fatiguée mais pas totalement désespérée, sans concession sur elle-même, elle tente autant que possible de résister pour éviter les regrets.
Sur le divan, les femmes livrent leurs secrets inavouables, leurs peurs parfois pathétiques ou leur grain de folie. Il y a cette bourgeoise délaissée (un mari qui rentre tard, des enfants qui ne donnent plus de nouvelles) qui passe sa vie à acheter des mugs et des crèmes anti-rides sur internet. "Si j'avais un petit cancer, j'aurais au moins de quoi m'occuper", lâche-t-elle sans sourciller. Il y a cette suicidaire qui cumule quatre hernies (hiatale, inguinale, discale et même ombilicale !) et pour laquelle la psy a de moins de moins d'empathie tant elle s'ennuie à l'écouter. Il y a cette mère qui pleure son rêve de famille idéale.
Humour noir Excellente interprète et auteur, Josiane Pinson donne vie, avec classe et ce qu'il faut d'humour noir, à tous ces personnages. Du fauteuil au divan, psy et patientes se croisent et se répondent dans une mise en scène fluide et efficace. Et quand la thérapeute quitte son siège-doudou, elle nous livre les tourments de son quotidien. Il faut un peu de temps pour entrer dans l'univers de ce cabinet de psy. Mais au fil de ces face-à-face où le dérisoire se mêle à l'introspection, le spectacle monte en puissance. On s'attache à cette psy faillible et à ses patientes sclérosées qui renvoient au spectateur cette peur universelle de la solitude et de la vieillesse. Alors vivons heureux en attendant la mort. Sandrine Blanchard, 16 février 2016
Le 13 juillet 2016 Mais qui est donc Josiane Pinson ? Serait-elle cette comédienne polyvalente qui vient de faire salle pleine au studio Hébertot durant plus de deux mois et qui s’apprête à rempiler pour trois semaines au Théâtre « Le Petit Chien » en juillet prochain au Festival d’Avignon, rééditant ainsi, de manière quasi identique, le bouche à oreille déclenché cinq années auparavant avec sa première version de PsyCause(s) ?
photo 1 © Theothea.com
Voici donc PsyCause(s) saison 2 mais n’entendez-vous point « Psychose » ? Ou bien même plus trivialement « Psy, causes… toujours » ? Car de toute évidence, ici plus qu’ailleurs, on joue avec les mots, on se joue des mots… avec une indéniable raillerie voire un humour noir ! Cependant, selon l’incontestable détermination de Josiane Pinson tellement classieuse par ailleurs, pas question de se payer de mots pour justifier une assurance, une autorité, un aplomb qui, semblet-il, seraient en voie de lui échapper au cas où elle incarnerait son propre personnage sur scène… mais que nenni, bien entendu ! En effet, comme en 2011, elle n’est pas, dans la vie, cette Psy qu’elle incarne à merveille sur les planches au point d’en détenir tous les signes comportementaux, les stigmates verbaux ou le silence signifiant ! Elle n’est pas davantage la patiente qui ferait effet de miroir, en ayant tellement de points communs avec les angoisses concrètes apparaissant à l’aube du troisième âge, celui où tout semble s’éloigner, le mari, les enfants, ses propres parents et, de manière générale, la vie active de plain-pied avec le réel au quotidien. Non, décidément ce profil Psy/Patient recto-verso n’est pas celui de « Josiane » qui, pour de vrai, est avant tout comédienne et, pourtant, sur scène il va s’avérer que c’est bien « elle » au pluriel, mère, épouse, analyste, analysante, confrontée à une véritable armée de cas psychotiques tellement exemplaires qu’on comprend aisément qu’avant que les spectateurs aient pu en rire à gorge déployée, il fallait que toutes ses patientes, en cure interminable, se soient vraiment montrées exaspérantes au plus haut point. Dans ces conditions, quelle signification donner à tout cet imbroglio existentiel autour du fameux fauteuil orange extensible et rétractable à souhait durant ces heures d’écoute d’invraisemblable pathologie systématisée en protection défensive que chacune d’entre ses patientes a mise en place, alors que leur problématique individuelle est, de fait, très similaire à la sienne et, sans doute, pareille à celle de certains d’entre les spectateurs qui jubilent au vu de tant d’accointances plus ou moins reconnues, plus ou moins assumées ?
photo 2 © Aïda Diagne
On l’aura compris, Josiane Pinson, vivant désormais une vie heureuse de femme mûre expatriée à Amiens, loin des turpitudes et des tentations du jeunisme à Paname, est pourtant revenue dans la capitale, totalement plébiscitée par la re-création théâtrale de son fameux couple Psy, bourgeoisbohème confronté au retour d’âge ! Pour sûr, cet été, en Avignon-off, toujours chaud sera son show, en l’occurrence celui de la décomposition duelle assumée en perspective d’une reconstruction branchée de style « nique la mort ». Qui rira, vivra !
photo 3 © Theothea.com photos 1 & 3 © Theothea.com photo 2 © Aïda Diagne PSYCAUSE(S) 2 - ***. Theothea.com - de & par Josiane Pinson - mise en scène Gil Galliot -Création Studio Hébertot / Avignon Off Théâtre Le Petit Chien -
PSY-Cause(s) 2 de Josiane Pinson ou la parole dans tous ses états Josiane Pinson reprend son rôle de psy dans « PSY-Cause(s) 2 ». Dix années se sont écoulés et on la retrouve toujours confrontée à l’inconscient gratiné de ses patientes. Où leurs maux libérés la renvoient sans concessions à sa vérité intime de femme en quête d’elle même à la fois : fille, mère, amante, aux prises avec son âge, sa sexualité, ses peurs et ses désirs encore possibles. Dates : Du 25 janvier au 29 avril 2017 Lieu : L’Archipel (Paris) Metteur en scène : Gil Galliot Avec : Josiane Pinson La comédienne prend place au centre du plateau dans son fauteuil ergonomique orange, tournant, qui est une pièce maitresse du dispositif scénique. Il offre différentes positions ou angle de vue : assise, allongée, vide, qui sont autant d’indicateurs sur la psyché à décrypter, à s’approprier, à s’émanciper tant du coté du thérapeute que de l’analysée, où les affects et les paroles se croisent et se répondent. Il y a cette femme suicidaire qui se débat avec ses quatre hernies (hiatale, inguinale, discale et ombilicale) dont la pathologie n’a d’égale que les traumas non résolus ou celle encore qui, en cours de séance, explore la mécanique intime de son « diamant ». Scènes ordinaires d’un cabinet médical à l’abri duquel s’exhortent sans filtre les névroses, fantasmes ou autres pulsions. Drôle et introspectif Et si les fêlures secrètes, sont traitées avec humour, elles n’en demeurent pas moins transgressives, interrogeant par la même la neutralité du sachant qui est une femme comme les autres, confrontée elle aussi à une remise en cause de sa situation personnelle – conformiste et aliénante – dont elle éprouve les limites. Josiane Pinson, portée par son écriture acérée mâtinée d’humour noir, excelle en psychanalyste posée, très professionnelle, et au bord de la crise existentielle. Elle endosse tour à tour avec une aisance naturelle ces personnages névrosés et son propre rôle où sa gestuelle et ses intonations changeantes cristallisent toute la psychose et la perdition qui se jouent. La mise en scène précise de Gil Galliot avec sa directeur d’acteur, son univers sonore, sa lumière, assure une fluidité parfaite entre les scènes et focalise cette urgence à dire, à vivre enfin. Par Amaury Jacquet
Sapho chante Léo Ferré PSY CAUSE(S) 2 Studio Hébertot (Paris) janvier 2016
Seul en scène écrit et interprété par Josiane Pinson dans une mise en scène de Gil Galliot. Josiane Pinson reprend son rôle de psychanalyste dans "PSY cause(s) 2". Dix années ont passé, et les défis à relever ne sont plus les mêmes. "Elle", son personnage de psychanalyste, découvrait les affres de la ménopause, aujourd'hui qu'elle a dépassé la cinquantaine, sa carrière se poursuit, mais ses enfants ont quitté le domicile familial, et les angoisses liées à la vieillesse, à la solitude, à la maladie commencent à poindre. De plus, son remariage bat de l'aile. La sexualité continue de mener la danse, au centre de l'expérience humaine et de sa problématique. La mécanique d'écriture de Josiane Pinson reste identique. Les paroles des patientes que l'analyste rencontre en séance font caisse de résonance par rapport à ses propres angoisses de femme et son expérience au quotidien. Ecrit avec finesse, du recul et une bonne dose d'humour noir, Josiane Pinson décrit cette psy comme une personne confrontée aux mêmes questionnements que ses patientes, non une gourelle ou une magicienne qui détiendrait le mode d'emploi du bonheur dans la vie, mais une femme qui cherche du sens à sa propre vie à l'approche de la vieillesse, qui voit ses charmes se flétrir, sa conception du couple mise à mal par l’adultère, une femme qui devient grand-mère et se projette pourtant dans l'avenir. La galerie de patientes offre de vrais moments de rire franc, les unes engoncées dans des personnalités rigides, voire frigides, d'autres libérées mais cherchant désespérément un équilibre bousculées par les flots des possibles. La mise en scène de Gil Galliot apporte une vie à ce seul-en-scène, non seulement dans la direction d'acteur qui permet à Josiane Pinson d'endosser les personnalités diverses et variées des patientes et de la psychanalyste, mais aussi en amenant le personnage à quitter son fauteuil et donc à devenir "acteur" de son histoire, et non seulement une oreille qui réagit. Il est en cela efficacement soutenu par la création lumières de Jean-Claude Rolland. La performance d'actrice de Josiane Pinson est d'ailleurs à saluer pleinement. Outre les modulations de voix et les mimiques propres aux différents personnages, elle offre un éventail de jeu large entre émotion retenue et histrionisme, paroles cinglantes ou colère froide et rire libérateur ou sourire sincère. Profond sans pathos, drôle sans facilités, intelligent sans être hermétique, "PSY cause(s) 2", en plus d'être une pièce où on rit beaucoup, renvoie le spectateur à ses propres interrogations sur la vie. Laurent Coudol
www.froggydelight.com
PSYcause(s)2
partir du 12 janvier au Studio H bertot
Josiane Pinson a crit le texte de « PSYcause(s)2 » et l’interpr te. Elle continue explorer la psych f minine sous les traits d’une psychanalyste. Dans son premier opus, son personnage approchait de la cinquantaine et nous d crivait une femme coinc e entre sa fille, sa m re et ses patientes qui la renvoyaient ses propres angoisses. Nous la retrouvons une d cennie plus tard, avec toujours sa m re, sa fille qui va son tour )tre m re et un mari qui commence faire plus que fantasmer sur le string des femmes plus jeunes. Elle est nouveau la psy et ses patientes, l gante en pantalon et veste noirs, utilisant son grand fauteuil orange et ses lunettes pour nous faire passer avec virtuosit d’un personnage l’autre. Elle a toujours son t l phone, mais elle se l ve pour rentrer chez elle ou parler son mari. Elle nous prom ne encore comme un funambule dans les profondeurs de l’+me f minine, la sienne et celle de ses patientes. Elle n’est toujours pas l’abri du d rapage avec des patientes impr visibles, mais de nouvelles inqui tudes l’habitent, l’approche de la soixantaine et c’est de nouveaux « nique la mort » qu’elle doit trouver pour r sister.
On rit souvent et beaucoup, mais c’est le miroir d’une femme d’aujourd’hui qu’elle nous tend avec un humour parfois noir. Une femme que son travail ennuie parfois, qui ne ma0trise pas tout avec son fils adolescent, qui s’interroge sur la question de la fid lit dans le couple et parle avec un m lange de rage et de m lancolie des atteintes du temps. La mise en sc ne est discr te, mais efficace. L’interpr tation est remarquable de finesse. Prenant un peu la voix l gante de Delphine Seyrig quand elle est la psy, une voix plus quotidienne quand elle est dans sa vie priv e avec des formules qui trottent longtemps dans nos t)tes emplies d’un humour aigre-doux qui titille notre motion. Elle est superbe. Micheline Rousselet Du mardi au samedi 21h, le dimanche 15h Studio H bertot 78 bis Boulevard des Batignolles, 75017 Paris R servations : 01 42 93 13 04 dimanche 24 janvier 2016
CORYPHÉE LA REVUE AU COEUR DU SPECTACLE VIVANT
PSYCAUSE(S) 2 17 janvier 2016 Moussa Kobzili La psy et son miroir Quelques années après son premier opus PSYcause(s), Josiane Pinson revient au Studio Hébertot avec les nouvelles aventures de son personnage de psy. Mais ces années qui se sont écoulées ont engendrées avec elle de profonds bouleversements et une multitude de questionnements : ses enfants sont partis, son marin la trompe à tout va, elle-même se cherche et ne sais plus très bien qui elle est, ce qu’elle ressent ! Pas évident alors d’aider ses patients avec tout ça dans la tête surtout quand ces derniers plus farfelus les uns que les autres agissent sur elle comme un miroir réfléchissant qui la force inéluctablement à… réfléchir ! Disons-le d’emblée Josiane Pinson est formidable ! Durant un peu plus d’une heure et demie et seulement accompagnée de son fidèle ami, le fauteuil rouge de son cabinet, elle embarque les spectateurs dans un univers singulier entre humour noir et émotion, entre fous rires jubilatoires et introspection de soi ! Sa galerie de patientes est encore une fois succulente, de la dame aux éternelles hernies à la patiente adepte de l’amour partagé en passant par la bourgeoise qui évoque son plan cul ! Avec une simplicité du geste et une modulation de sa voix, Josiane Pinson est une incroyable acrobate qui passe avec une aisance impressionnante d’un personnage à l’autre. Mais ce qui est terriblement touchant dans ce nouveau chapitre, c’est véritablement cette psy en quête de soi qui se confronte à la dure réalité de sa condition de « jeune vieille » obligée de se séparer de son mari volage parti avec une femme plus jeune, une « nique la mort »(autrement dit un remède pour conjurer le temps qui passe !), insultée en chanson par sa propre fille dans une scène cruellement hilarante ou constatant que son fils vide son compte bancaire en allant sur internet avec sa carte bleue ! Sans parler de sa mère, psy elle aussi ! Tout ce qu’elle pensait être acquis s’écroule. Que faire alors ? Trouver son propre « nique la mort », peut-être ? PSYcause(s) 2 est encore plus puissant que le premier (c’est rare pour les suites !) parce qu’il vise directement au coeur en passant par le cérébral. On ne peut que se reconnaitre dans ce miroir de notre inconscient qu’elle que soit son âge et son sexe. Après avoir bien ri, on entre chez soi pour réfléchir… Et ce qu’il y’a de rassurant finalement c’est que même les psys ont leurs fêlures. Très talentueuse Josiane Pinson et indispensable spectacle. Vivement PSYcause(s) 3 ! PSYcause(s) 2 Texte et interprétation : Josiane Pinson Mise en scène : Gil Gaillot Création lumières : Jean-Claude Rolland A partir du 12 janvier 2016 Du mardi au samedi 21h / Le dimanche à 15h Studio Hébertot 78 bis Boulevard des Batignolles 75017 Paris Métro : Rome (ligne 2) Réservations : 01 42 93 13 04 ou sur place Site du théâtre : www.studiohebertot.com Site de Josiane Pinson : www.josianepinson.jimdo.com Crédit photos – Aïda Diagne
PSY CAUSE(S) 2 Studio Hébertot 78bis boulevard des Batignolles 75017 Paris Tel : 01 42 93 13 04 Jusqu’au 20 mars Du mardi au samedi à 21h00 Dimanche à 15h00
Photo © Aïda Siagne
Il paraît que monter sur scène est une forme de thérapie, eh bien Josiane Pinson fait plus fort : elle monte sur scène pour s’allonger à nouveau sur le divan qu’elle fréquente depuis de nombreuses années. Et ceci, depuis « la quarantaine rugissante », sa première exploration théâtrale de l’inconscient féminin. Tour à tour femme, mère, thérapeute, elle propose, dans ce second volet de Psy Cause, un va et vient entre des patientes qui défilent dans son cabinet et sa propre vie qui n’est pas de tout repos. Au passage, c’est ce personnage de psy patentée, avec ses failles et ses doutes, qui m’a le plus touchée. En effet, quoi de plus jouissif que de pénétrer l’intimité de celui ou celle qui passe son temps à vous écouter, parfois depuis des années, sans jamais livrer le moindre indice sur ses émotions ou sa vie privée ? Au menu du cabinet du psy, les relations de couple mais aussi celles avec les enfants partis du nid, les parents vieillissants, la sexualité, le désir et la hantise de la mort. Très charismatique et toujours bienveillante, Josiane Pinson, dans une mise en scène fluide et sobre orchestrée par Gil Galliot, jongle intelligemment avec les réflexions existentielles qui traversent la psyché féminine à l’aube de la soixantaine. Mélange de rires et d’émotions, l’exercice est bien troussé même s’il peut paraître un peu longuet pour les spectateurs non aguerris au jargon psychanalytique. Très réceptif, le public, ce soir-là, semblait être adepte du fauteuil pivotant en cuir orange qui constitue le seul élément de décor de cet objet théâtral subtilement interprété et relativement universel. Patricia Lacan-Martin Psy Cause(s) 2 De et avec Josiane Pinson Mise en scène : Gil Galliot Création lumières : Jean-Claude Rolland mis en ligne le 11 mars 2016
"Psycause(s) 2" : la thérapie de choc de Josiane Pinson ! Par April Guillermard @Culturebox
publié le 24/02/2016 à 18H08
27 tableaux, 15 personnages et 1h30 de spectacle : "Psycause(s) 2" de Josiane Pinson traite de l’amour, des inhibitions, mais aussi de la peur de mourir. Cette comédienne pleine d'humour, décortique la complexité d’être femme. Josiane Pinson nous plonge dans l’inconscient de patientes allongées sur le divan de leur psy. Il s’agit pour elle de faire surgir les divers questionnements qui nous assaillent au cours de nos vie. Josiane Pinson fait de "Psycause(s) 2", une parenthèse drôle et pleine d'esprit. Josiane Pinson pour "Psycause(s) 2"© France3/Culturebox
Comédienne et patiente Après avoir écrit son premier spectacle "Strasbourg-purée", Josiane Pinson s’attaque au septième art avec des cinéastes comme Georges Lautner, Bernard Nauer, Catherine Cohen ou encore Carlo Conti. Si elle prête aussi beaucoup sa voix aux doublages d’actrices américaines, c’est au théâtre qu’elle se sent le mieux. Elle rejoint des troupes pour jouer "L’azote", "Le défunt" de René de Obaldia et "Equarissage pour tous" de Boris Vian. Son premier spectacle "Psycause(s)" a été joué en 2010 et 2011 au Festival d’Avignon. Assoiffée de découvrir toutes les facettes du métier, elle s'est également lancée dans la mise en scène avec "Autopsy… de petits crimes innocents", de Gerald Gruhn. "Quand je me suis dit que j’allais continuer de décliner cette psyché-fémine, décortiquée sous tous ses angles, la patiente que j’étais chez mon psychologue s’est dit : tiens voilà une bonne idée ! C’est drôle pour moi de jouer la psy et toutes les patientes", affirme Josiane Pinson.
Une artiste polyvalente Cela fait 40 ans que la comédienne est sur les planches. Autodidacte, elle aime jouer avec les mots. Son point fort ? Etre non seulement la comédienne mais aussi la productrice et l’auteur de son spectacle, ce qui lui offre indépendance et liberté dans sa créativité. "Cela veut dire que je peux choisir mon équipe, mon affiche et que personne est derrière moi pour me dire : non je n’aime pas, non tu coupes, non je ne veux pas que tu portes ce costume. C’est peut-être très lourd niveau travail mais c'est un luxe de pouvoir faire ce qu’il me plaît", explique la comédienne. Installée à Amiens, cette parisienne contrôle sa carrière à distance. Une vraie business woman ! Son spectacle "Psycause(s) 2" se joue jusqu’au 20 mars 2016 au Studio Hébertot à Paris et sera de nouveau au Festival d’Avignon cet été. "Psycause(s)", c'est aussi un livre : à partir de 11 €
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PSY CAUSE(S) 2 DE ET AVEC JOSIANE PINSON
J'avais applaudi PSY CAUSE(S), en début 2011, au Théâtre des Mathurins. A l'époque, je me promettais de ne pas rater le prochain opus... Je n'imaginais pas alors, qu'il serait si long à venir... Alors ce soir, j'attends déjà Psy Cause(s) 3 !!! Cette comédienne à la voxographie impressionnante, est trop rare sur scène. Elle a un Modus Operandi efficace, nous attendons donc la suite, dans... Deux ans... Elle est, cette fois, mise en scène par Gil GALLIOT, les lumières sont à nouveau de JeanClaude ROLLAND. J'ai vraiment cru entendre parler Catherine Lara... Cette belle évocation, nous la devons au talent de Anie BALESTRA. Josiane PINSON, nous confie aujourd'hui les bouleversements d'une femme, devenue devant les autres une "jeune-vieille". C'est le moment, et je sais de quoi on parle, où l'on recule d'une place dans la vie, devenant Grand-Mère ou Grand-Père... Josiane PINSON, l'auteure-interprête, nous fait passer un passionnant moment de théâtre. Si vous ne la connaissez pas, venez vite la voir, vous serez sous le charme ! Durée: 1H40 Du Mardi au Samedi à 21H00 Matinée le Dimanche à 15H00 STUDIO HEBERTOT 01 42 93 13 04
le 13 janvier 2016
semaine du 4 mars 2016
PsyCause 2 de Josiane Pinson Festival d’Avignon 2016, théâtre Le Petit Chien Mis en scène par Gil Galliot Interprétation Josiane Pinson Prochaines dates sur Paris à suivre
PsyCause 2 Ecrit par Aurore Jesset*
La Psy de PsyCause 2, on s’y attache ! Transfert assuré ! Quoi qu’il en soit de sa position, psychothérapique ou psychanalytique, le propos de la pièce étant ailleurs, nous sommes pris dans la confidence entre elle et ses patients, entre elle et nous. Son humanité, son humour, et son humilité s’adressent à tous pour parler secrètement en chacun. Avignon, Paris, ou ailleurs, voir ou revoir PsyCause2 de Josiane Pinson, mis en scène par Gil Galliot, invite à passer du sérieux au rire, de soi aux autres, dans une dynamique où tous les spectateurs de la salle se sentent reliés par un fil, tendre et juste, que l’auteur et interprète, Josiane Pinson tisse d’un bout à l’autre de la pièce.
La Psy nous confie ses allers-retours entre l’intimité de son cabinet et le quotidien de sa vie privée. Nous sommes alors témoins des résonnances en jeu entre ses deux univers, ainsi que des problématiques existentielles suggérées par les personnages, dont le sien à facettes multiples, étant psy, mère, épouse et fille de sa mère. Les méandres de l’âme humaine et ses diverses manifestations, inconscientes, intellectuelles, sociales sont subtilement explorés, sans concession et toujours avec un respect indéfectible. La bonne distance du Psy ? En tout cas, celle d’une écriture et d’une interprétation remarquables, une distance faite de vérité et de fantaisie amenée par une mise en scène sobre, sans artifice propice à la circulation spontanée des esprits entre le grave et la légèreté. On entend comment une patiente produisant des hernies à répétition, diversement situées dans son corps, tient à son symptôme. Sa priorité n’est pas d’en guérir, mais de continuer à dire d’une parole dont le corps s’empare, ses angoisses de l’inéluctable, pour rester sujet de sa trajectoire de vie malgré tout. Une autre femme, tenue par des achats compulsifs, d’un objet à l’autre, du mug à la villa, gère sa solitude, le temps qui passe ainsi que son vieux couple sans surprise. Au tableau, s’ajoutent un cancer, une relation extra-conjugale, objets de plus, dans sa fuite en avant, mais jusqu’où, jusqu’à quand ? On voit comment, chacune, s’agissant de femmes comme elle, la Psy, se débrouille des peurs, des passages délicats de l’existence. L’une invente « la poly-fidélité » pour assurer du plein permanent dans sa vie, une autre, affectivement isolée régresse dans une conduite érotique symptomatique. Le public s’attache à toutes ces femmes. Elles ont en commun de se cogner au réel comme tout à chacun. Et comment notre Psy s’y prend-elle avec son expérience de l’analyse psychique ? Des chemins de vie avec leurs zones de butées et d’avancées interpellent le spectateur, suscitent l’empathie voire l’identification. L’émotion invite à circuler d’une scène à l’autre, celle du théâtre et celle de sa propre histoire de vie. Une psy cause du désir, Josiane Pinson nous livre un texte sensible sur le désir, celui des femmes à l’épreuve du vieillissement, de la solitude, de la finitude. Cependant, au-delà du féminin, PsyCause 2 aborde des thèmes d’existence universels, donc asexués, convoquant tout autant le désir de l’homme que celui de la femme. Vivre est avant tout une expérience humaine, cause du désir. PsyCause 2 est un cadeau ouvert à tous, invitant hommes et femmes à tirer les fils en écho avec son propre cheminement. Si l’on rit, c’est aussi parce que la souffrance est prise dans une pulsion de vie infaillible. Généreuse et optimiste, la pièce de Josiane Pinson regarde les maux de l’existence du côté des arrangements inconscients de chacun. *psychanalyste, Les Arts et des Mots http://www.aurorejesset.net/ En italique, concepts psychanalytiques
"Psy Causes 2 " de Josiane Pinson mis en scène par Gil Galliot ... La psyché féminine dans tous ses états !
November 22, 2017 | Safia Bouadan
Dans cette seconde phase "Psy Causes 2" , on retrouve la Psy - alias Josiane Pinson -avec la même situation familiale : mariée et maman d'une fille et d'un garçon qui ont bien grandi voulant s'émanciper du joug par trop névrotique de leur mère . "Elle" est en nouvelle et pleine crise existentielle dix ans après mais cette fois au stade ultime ...Le miroir n'en devient que plus déformant et la confrontation à la vérité de soi et des autres encore plus intense ! L'originalité et la force de ce seule en scène réside dans son écriture ciselée et à tiroirs où chacun peut s'identifier à travers le prisme de la psyché féminine . L'intention du metteur en scène Gil Galliot "pour qui la femme est un homme comme un autre", est de transposer sur le plateau ce voyage unique et pourtant universel de chacun face à ses crises existentielles. Le type de tableaux et de scénographie sonore et lumineuse créés pour ce spectacle est un choix judicieux . Cela permet de plonger le spectateur dans cette interrogation introspective et constante sous des yeux parfois voyeurs tel un écho intime de son moi profond ou de sa propre socialité . La galerie de personnages, patientes de la psy ou celle de sa propre famille dont on brosse aisément le portrait dans notre imaginaire est bien choisie tant elle illustre bien le propos dramatique...Prise dans le vertige de son inconscient impacté par le récit en miroir de ses patientes, la thérapeute a bien du mal à gérer ses propres émotions et sa vie ! Face à tous ces ascenseurs émotionnels, il est à regretter néanmoins de ne pas voir avec plus d'intensité et de nuances , les fêlures progressives de son personnage tout au long du déroulement de ces drames intimes et forts. En effet, la Psy en pleine maturité subit ici autant de chocs dans son milieu professionnel que personnel ce, de façon brutale et cruelle pendant une période cruciale de sa vie. Si l'on peut effectivement s'identifier aisément à sa situation devenue inconfortable psychologiquement et socialement , on reste cependant sur une forme de frustration.
On attend malgré nous que la thérapeute se lâche ou se perde de plus en plus, dévoilant ainsi une sensibilité à fleur de peau justifiée par son existence de plus en plus fragilisée, mise à nu devant nous . Le public se reconnait cependant dans beaucoup de ces tableaux identitaires et ce seule en scène ne laisse pas la plupart indifférent : des rires doux amers fusent ainsi de la salle. Notons de fait que l'auteur comédienne Josiane Pinson connait bien son sujet . Femme mûre, férue de psychologie et de psychanalyse depuis toujours, son maître à pensée, Benoîte Groult reste pour elle un vrai modèle comme pour beaucoup d'entre nous. "Psy Causes 2" est à découvrir au Théâtre de l'Archipel en cette saison les mercredis et samedis à 17h ou 19 h selon les jours .
Théâtre de l'Archipel : 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris Informations /réservations: 01.73.54.79.79
Auteur-actrice : Josiane Pinson Metteur en scène :Gil Galliot Création lumières: Jean Claude Rolland Création sonore : Pascal Lafa
One woman show : PSYcause(s) 2, de et avec Josiane Pinson Par Alfredo Allegra | Lextimes.fr | 10 novembre 2017 10:50
PSYcause(s) 2, de et avec Josiane Pinson, au théâtre de l'Archipel. Photo Aida Diagne.
« PSYccause(s) 2 » (2016), de et avec Josiane Pinson. Mise en scène par Gil Galliot. Au théâtre l'Archipel1. Jusqu'au 13 janvier 2018. 80'. Auteure-interprète autodidacte, après PSYcause(s) — non suivi d’un 1 car elle n’était pas (du tout) certaine, nous dit-elle, « malicieuse », qu’il y aurait nécessairement ou forcément une suite à ces premières angoisses d’une quinquagénaire neurasthénique —, Josiane Pinson nous livre, dix ans plus tard, ce PSYcause(s) 2. Dans ce voyage à travers la psyché féminine, elle nous dévoile crûment, à un rythme effréné, en une vingtaine de saynètes bien ciselées de quelques minutes chacune, les heurs et malheurs de ses patientes, de sa mère, de ses enfants, de son couple, de sa sexualité, de…, qui ne sont en fait que ceux d’elle-même et met ainsi à nu sa vie privée, familiale et sa vie professionnelle devant des inconnus avec parfois tout de même un œil complice espérant, selon le cas, approbation franche ou désapprobation timide voire l’inverse pour que joue pleinement « l’effet miroir ». Gil Galliot dit avoir été « convaincu » de la mettre en scène, non pas pour l’intérêt qu’il porte à la psychanalyse ou à la gente féminine qui, pour lui, une « femme est un homme comme les autres et vice versa » mais bien pour l’écriture de Josiane Pinson et « sa démarche introspective faite d’humour, de légèreté, d’intelligence et de vérité ». On ne saurait dire mieux si ce n’est d’aller voir Josiane pour une psychanalyse qui vous coûtera cinq fois moins cher qu’une séance chez votre psychanalyste habituel.
THÉÂTRE : PSY CAUSE(S) 2 Quand le divan devient hilarant Lifestyle | 5 avril 2017 | Jean-Victor Blanc
Entre le débrief avec les co-internes/chefs/collègues, le coup de fil parental du dimanche soir et le café pour l’énième rupture de l’ami(e) célibattant(e), Psy cause(s) 2, c’est un peu tout ça à la fois, avec une pointe d’humour noir. Interprété par une Josiane Pinson en état de grâce jusqu’au 29 Avril au Théâtre de l’Archipel à Paris 10e. « Heureusement que j’ai mon cancer, ça m’occupe » Polyamour, sexualité du 3ème voire 4ème âge, masturbation féminine, « Elle » (la psy) en voit de toutes les couleurs - #nofilter - dans son cabinet. Jouant tour à tour la psy, ses patients ou sa propre famille, Me Pinson nous entraîne à coups de changement de lunettes et de tourbillons de divan, dans les méandres de la psyché, avec rires et fracas. Treating your patient since 1928 Ce « One psy show » condense donc 1H30 de punchlines plus ou moins politiquement correctes dans la consult' d’une psy qui pourrait être une (petite) cousine de l’inénarrable star d’instagram Baddie Winkle. (Més)alliance thérapeutique La relation soignant/patient, dans toute sa beauté mais aussi ses écueils, y est disséquée et plongée dans un grand bain d’acide. Charlie Hebdo titre « Tout en finesse », c’est dire ! On vous le recommande chaudement pour son effet cathartique après une journée de consult' un peu dure...
Décembre 2017-Janvier 2018
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Psy Cause(s) 2 : Josiane Pinson est de retour sur le divan du Théâtre l’Archipel … Seule en scène de et avec Josiane Pinson. Mise en scène Gil Galliot.
Josiane
Pinson, belle comédienne, seule sur scène, dans la peau d’un psy, nous fait partager avec subtilité et finesse ses expériences dans l’exploration du tréfonds de l’âme humaine… Un beau terrain de jeux, c’est certain ! Divan, secrets et psychoses … Avec beaucoup d’humour et d’intelligence, sans jamais tomber dans la caricature, c’est toute une galerie de personnages croustillants qui se succèdent sur le divan, avec leurs secrets, et douleurs… bref leurs psychoses ! Mais lorsque notre psy, symbole d’équilibre, rattrapée par ses propres angoisses, finit ellemême par déraper, c’est une vague de fousrires qui submerge la salle du Théâtre l’Archipel. Le parti-pris astucieux de Gil Galliot de situer le spectacle dans un cabinet de thérapeute provoque forcément un questionnement : alors attention aux âmes torturées, risque d’effet miroir garanti ! Théâtre de L’Archipel (17, boulevard de Strasbourg 75010 Paris). Réservation : 01 73 54 79 79 et billeterie@larchipel.net. Site web : larchipel.net M.G.
QWEEK MAG Octobre 2017 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE PSY CAUSE(S) DE JOSIANE PINSON ? L’ÉPISODE 2 EST AU THÉÂTRE DE L’ARCHIPEL !
Au bord de la crise, l’oreille toujours attentive et à mourir de rire, Josiane Pinson interprète avec brio une psy dans Psy cause(s) 2 au théâtre de l’Archipel. Très professionnelle, Josiane Pinson explore l’inconscient des femmes avec humour et essaye de les comprendre. Le problème ? Le sien est déjà bien atteint ! 10 ans après, Josiane Pinson revient avec Psy cause(s) 2 à un moment charnière : Elle prend conscience qu’il est temps de trouver « un sens » à son existence. Dans ce spectacle, cette comédienne confiera ainsi ses états d’ame, utilisant « l’e.et miroir » avec ses patients pour pouvoir partager ses peurs, ses fantasmes et ses contradictions. Comme le dit si bien l’auteure, « elle symbolise la femme des tous les âges et dans tous ses états ». Vous reprendrez bien un peu de Psy cause(s) de Josiane Pinson ? L’épisode 2 est au théâtre de l’Archipel ! 30/10/2017
L’Echo vous invite pour voir Josiane Pinson dans un one woman show sur les cabinets de psychanalyse La comédienne brûle actuellement les planches du théâtre de L'Archipel. C'est là que « la Pinson » consulte, bien calée dans son fauteuil orange. Bien plus qu'une psy en mal de confidence, elle joue aussi les rôles de tous les patients. Et ce n'est vraiment pas triste ! Faut-il avoir un sérieux problème psy pour voir votre spectacle ? Pas du tout. En fait, vu mon adoration pour la psychanalyse, j'ai positionné mon spectacle dans le cabinet d'un psy. Mais il pourrait se dérouler chez un généraliste ou dans le bureau d'un responsable de l'assurance chômage. Partout où les gens ont besoin de se raconter, de vider leur sac. On parle tout bêtement de nos bobos universels. Vous êtes des deux côtés du fauteuil… J'ai été longuement dans les cabinets de psychanalyse. C'est donc très rigolo de passer de l'autre côté, dans la position "plus confortable" de celui qui écoute. C'est mon premier clin d'œil entre moi et moi ! Et puis, il y a les patients qui sont tous différents, touchants, drôles. Ce qui m'a intéressée, c'est que cette psy a aussi une vie en écho à ce qu'on lui raconte. Elle peut être, elle aussi, faillible, ressentir des émotions partagées. Elle n'est pas si éloignée de la problématique des patients. Cela reste une femme qui a peur de vieillir, de mourir, de perdre son mari, etc. Bref, même votre psy peut avoir des problèmes. Vous épousez un peu l'air du temps. Mon propos n'est pas d'être ou pas tendance. Quand j'écris, j'évacue mes propres angoisses. Cette distanciation est fort utile, assez égocentrique.
« Je suis la reine du monde ! » Vous avez fait de vos névroses un spectacle. C'est exactement mon propos. Je me débarrasse de ce qui m'encombre émotionnellement tout en faisant un divertissement. En retour, je le partage. Nombreux sont les gens qui se reconnaissent dans mes personnages. Même des psys me disent : "Tiens, j'ai eu cette patiente". Et puis, je me sens un peu utile. C'est-à-dire ? Un jour, une dame m'attendait en larmes à l'issue de la représentation. Elle se retrouvait dans tous les personnages. Elle est revenue une seconde fois et, à la fin du spectacle, m'a dit qu'elle avait réussi à rire. Cela veut dire qu'elle avait fait le trajet entre la douleur, acte I de l'émotion, et la distanciation. Si je sers à ça, je suis la reine du monde ! Pas de prise de tête ? On rit beaucoup, et pas toujours aux mêmes endroits. Chacun y puise son petit bout de vie à lui, avec son ressenti. Finalement, mieux vaut vous écouter qu'aller dans un cabinet de psychanalyse ? Je ne suis pas sûre qu'en une séance au théâtre, on fasse le même travail sur soi-même. Mon spectacle aide sans doute. Mais on est d'abord là pour s'amuser. C'est un divertissement qui aide à réfléchir. Avez-vous revu votre psy récemment ? Non. Cela fait longtemps que je n'y suis pas allée. Quand j'écris un spectacle ou que je joue, je n'ai pas besoin de le voir. En revanche, j'y retourne lorsque je traverse une période creuse ou difficile, comme la mort d'un proche. Dans la vie, on a toujours besoin d'un coup de main. J'y retourne quand un épisode de vie me paraît trop complexe à gérer seul. Et de là, naît le spectacle suivant… Le cabinet de psychanalyse et la scène sont, pour vous, vos deux psys ? Le premier est un peu un lieu de souffrance et le deuxième, un lieu où on déguste, on savoure… Pratique. Psy cause 2, au Théâtre de l'Archipel, à Paris (X e), métro Strasbourg-Saint-Denis, à partir du mercredi 13 septembre, chaque mercredi, à 21 heures, et chaque samedi, à 17 heures. Tél.01.73.54.79.79. Olivier Bohin – le 9 septembre 2017
Ces femmes qui souffrent plus ou moins profondément viennent donc se confier à leur psy. Mais cette dernière va-t-elle si bien que ça, elle aussi ? Allez donc savoir… Ce qui est certain, et c'est l'une des grandes réussites du spectacle, c'est que l'auteurecomédienne nous fait également partager les problèmes de la thérapeute, qui elle, peut mettre un nom dessus. Nous ne sommes pas dans un spectacle à sens unique. Tous ces personnages se livrent donc, provoquant immanquablement un effet-miroir garanti : je défie quiconque de ne pas se dire, à un moment ou un autre du spectacle : « Ah ! Tiens ! ça me rappelle quelque chose ! » Je le disais un peu plus haut, on rit énormément. La comédienne possède une vraie force comique. Le premier facteur de cette vis comica, c'est bien entendu la qualité du texte. Elle sait écrire, c'est drôlissime, percutant, c'est intelligent, c'est un petit bijou mêlant humour et références psychanalytiques. (Elle sait de quoi elle psy-cause, la Pinson !) Son jeu est évidemment lui aussi vecteur de moments jubilatoires. Ses accents, ses expressions, ses mimiques, sa capacité à changer et à moduler sa voix nous plongent dans de bien délicieux moments de rires nourris. Mais ce n'est pas tout ! Nous serons également bien souvent très émus par ces personnages qui nous touchent profondément. Les relations inter-générationnelles, les rapports mère-enfants, épouse-mari, conjointconjointe, le rapport de certains à la mort, tout ceci ne peut nous laisser indifférents. De ce point de vue aussi, c'est une vraie réussite. La comédienne est en permanence sur le fil, c'est un périlleux exercice, totalement assumé et complètement réussi ! Une bien belle soirée pleine de rires et d'émotions en tous genres. Sans oublier une petite comptine qui vous poursuit bien longtemps après que la lumière se soit rallumée dans la salle : « Nique la mort, nique la mort, nique la mort, mort mort ! Mort aux trousses, mort aux trousses, mort aux trousses, trousses, tousses... » Au final, je suis reparti avec un seul souhait : dis Melle Pinson, tu pourras nous faire un Psycauses (3) ? -----A la sortie du spectacle, Josiane Pinson est revenue à mon micro sur son spectacle, ses personnages, et son rapport à la psychanalyse. Un très beau moment. Ce sera pour demain...
Psy cause(s) 2 - J. Pinson - Studio Hébertot Notre psy préférée est de retour ! Un peu plus grave que la dernière fois, il est vrai que les gamins sont partis vivre de leur musique, enfin c’est vite dit… Toujours positive, peut être un peu trop d’ailleurs, ses enfants l’ont vite compris, et même les psy ont des problèmes avec leur progéniture. Révolte en chanson, piratage du compte en banque, tout y passe !
Ses patientes ? La libertine qui prend très bien le fait d’avoir plusieurs relations en même temps, mais c’est le planning qui coince… la psychosomatique qui se « noue » de partout, l’intello qui découvre le corps et non plus l’esprit et se pose un peu trop de questions.
Pauvre psy, elle en a du boulot, en plus de gérer sa vie privée pas simple, sa mère qui mène une vie sexuelle un peu trop débridée. Son mari qu’elle a bien envie de retrouver, sa nouvelle relation amoureuse, pas simple tout ça. Dr Josiane interprète les différents personnages avec humour, tendresse, humanité. La mise en scène permet de passer de patiente en thérapeute avec subtilité dans son superbe fauteuil orange !
Publié par Anne Delaleu, mercredi 27 janvier 2016
PSYCAUSE(S)2 au STUDIO HEBERTOT – 78 Bis Bd des Batignolles 75017 PARIS – A partir du 12 JANVIER 2016 du mardi au samedi à 21 Heures, le Dimanche à 15 Heures. Publié le 16 janvier 2016 Texte et interprétation : Josiane Pinson
mise en scène de Gil Gaillot
Coïncidence de la programmation du Studio HEBERTOT, après la valse du hasard de LA FEMME, jouet d'un ange, voici que nous la retrouvons cette femme réincarnée, maîtresse de son destin, psychologue quinquagénaire, bon chic, bon genre, qui vraiment a beaucoup à confesser sur la nature féminine. Avec un humour pas piqué des hannetons, cette femme passe en revue les incontournables situations auxquelles est confrontée une quinquagénaire, le vieillissement, la future retraite, la perte des parents, l'émancipation des gosses, l'arrivée des petits enfants etc. Dieu merci, cette femme étoffe la banalité morose du quotidien grâce à son cabinet de psychologue, qui lui permet de se frotter aux billevesées de l'inconscient féminin, servies sur le plateau par ses clientes . Exploration hors norme, un peu comme si vous visitiez la femme du côté de son système digestif sexuel. Josiane PINSON, a pris le parti d'en sourire, en mettant en scène la femme qui essaie bon an mal an, d'assumer la condition d'une quinquagénaire, plusieurs femmes en une, la mère, la professionnelle, l'épouse, la fille … C'est ce qu'une femme ne devrait jamais oublier, cette chance de pouvoir être plusieurs, tout en restant maîtresse de ses désirs. Un spectacle mordant qui met en appétit, en appétit de la vie tout simplement.
Paris, le 17 Janvier 2016
Evelyne Trân
Josiane Pinson «PSYcause(s) 2» au Studio Hébertot C'est la même. Elle est toujours psychanalyste. Elle est devenue grand-mère : dix ans ont passé. Après «PSYcause(s)», Josiane Pinson crée «PSYcause(s) 2» et continue d'explorer l'inconscient de la psyché féminine. Comment la psychanalyste de «PSYcause(s)» a-t-elle évolué ? Elle a vieilli de dix ans. Et comme d'habitude, puisqu'il faut bien avouer que ce personnage me ressemble étrangement, j'ai beaucoup puisé dans ma vie pour écrire ce spectacle. Comme tout le monde, avec dix ans de plus, j'ai vécu des drames, toutes sortes d'événements : la perte de mon papa et de ma maman, la naissance d'une petite-fille, un divorce... En bref, des claques qui font mûrir et avancer en prenant du recul, en regardant la vie avec humour. Comment avez-vous travaillé cette matière personnelle ? J'ai suivi le même mode d'emploi que pour PSYcause(s). Je suis retournée voir mon psy et, une fois que les choses ont été entendues, comprises intellectuellement, j'ai attendu d'avoir la distance suffisante pour en faire un objet théâtral, un objet qui soit, si possible, drôle. Mais il a fallu, au préalable, une période de digestion, une période d'intégration totale des événements et des chocs de vie. Quelles sont les différences fondamentales entre la psychanalyste de «PSYcause(s)» et celle de «PSYcause(s) 2» ? Une espèce de sagesse, probablement. Et puis une notion d'urgence : d'urgence à aller bien. Il y a une expression que j'utilise beaucoup dans la vie, qui est : trouver des « nique la mort ».
« Je ne donne pas de code, tout est, tout le temps sur le fil. » Par exemple, quand j'ai perdu ma mère, j'ai ressenti le besoin de voyager beaucoup, de voir des tas de choses, très rapidement. Lorsqu'on perd ses parents, tout à coup, le temps qui nous reste devient très concret. Il faut donc se dépêcher de vivre, se dépêcher d'aller bien, se dépêcher de chercher tous les moyens pour mettre ce bienêtre en œuvre. Cette référence au « nique la mort » est omniprésente dans «PSYcause(s) 2». Car il s'agit évidemment d'un spectacle optimiste, un spectacle qui dit que la vie est belle et qu'il faut s'acharner à prendre du bon temps ! Est-ce la même forme d'humour qui nourrit les deux spectacles Oui. Mais cet humour va plus loin dans «PSYcause(s) 2», car les événements que j'ai traversés ont été plus lourds. Je crois que je ne sais écrire que d'une seule façon, qui correspond à une forme d'équilibrisme. Certains soirs, on entend les mouches voler parce que les émotions scotchent les spectateurs sur leur fauteuil. D'autres soirs, les gens pleurent de rire, au sens propre. J'essaie de faire en sorte que toutes les lectures soient possibles. On peut trouver ça d'un noir absolu ou irrésistiblement drôle. Il est évident que quelqu'un qui a trente ans ne va pas se sentir touché aux mêmes endroits que quelqu'un qui en a soixante. Je ne donne pas de code, tout est tout le temps sur le fil. Chacun fait avec le parcours qu'il a derrière lui. Interview par Manuel Piolat Soleymat Paru le 08/01/2016
Festival d’Avignon : Psy Cause visite PSYcause(s) 2 Envoyé le 19 juillet 2016
Après PSYcause(s) joué plus de 500 fois à Paris, Avignon et en tournée, PSYcause(s) 2 s’invite au festival 2016 d’Avignon, proposant une nouvelle plongée dans l’inconscient. Nous avions déjà remarqué, sur google, la sympathique concurrence (en terme de notoriété sur le web) de la pièce de théâtre PSYcause(s) produite et jouée en solo par une actrice parisienne, Josiane Pinson, férue de psychanalyse et passionnée par la complexité émotionnelle de ses contemporaines. Le siège social de Psy Cause étant au cœur du festival, le président et sa femme se sont tout naturellement déplacés, le 13 juillet, au théâtre du Petit Chien au 16 rue Guillaume Puy à deux pas de la rue des Teinturiers, la plus branchée du festival. Ce jour là, la pièce est jouée à guichet fermé et nous avons acheté nos billets pour le surlendemain. PSYcause(s) 2 remplit la salle. La chargée de communication de Josiane Pinson nous a conseillé d’attendre l’actrice à la sortie de la représentation afin de lui dire quelques mots et de lui présenter l’exemplaire N°70 de la revue Psy Cause que nous avons à la main. L’homonymie entre la pièce qui parle de psy et notre revue de psychiatrie avait suscité sa curiosité. Nous nous attendons de ce fait à un moment de rencontre chargé d’une certaine émotion. L’actrice nous informe qu’elle a déjà eu entre les mains, une autre année, la revue Psy Cause qui lui avait été remise par une spectatrice. Bien que très sollicitée par un public conquis qui l’entoure, elle accepte de nous consacrer du temps et de se prêter de bonne grâce au jeu des photos pour notre site. Elle nous fait observer que la seconde étape de cette rencontre sera, pour nous, de découvrir son œuvre le surlendemain. Puisse le compte rendu ci après témoigner de notre ressenti. La rencontre avec une artiste comporte forcément deux volets indissociables : la personne et l’œuvre. Le 15 juillet, le spectacle fait de nouveau salle comble. Bien évidemment, référence sera faite à l’attentat de Nice présent dans les esprits. Certains avignonnais, d’ailleurs, se sont félicités de l’annulation du feu d’artifice en bord du Rhône pour cause de mistral. Mais l’entrée dans l’univers de PSYcause(s) 2 nous saisit dès les premières minutes. Josiane Pinson, depuis le fauteuil de son cabinet de psychanalyste, pose la problématique d’emblée : « Oh non ! C’est reparti pour la liste des hernies !… Et roule ma poule !… D’abord elle va me parler de sa hernie hiatale et de son incapacité à digérer son refoulement émotionnel… Jackpot !… Maintenant on va passer à la hernie inguinale, à droite, du côté du père… voilà… et l’autopunition qui l’empêche d’avancer dans sa vie… ça c’est fait ! Dans deux minutes on va poursuivre avec sa hernie discale et son sentiment de dévalorisation… Oui !… Et… Et ?… Et la voili la voilou : la petite dernière pour compléter le tableau : la hernie ombilicale et le syndrome d’abandon ! La totale !… (…) C’est horrible, je m’ennuie !… Je ne sais plus quoi faire avec cette patiente… Qu’est ce que je peux faire pour la déprogrammer ?… Elle les aime tellement ses hernies !… » C’est bien vu, en particulier la question de la fonction du symptôme, de la résistance au traitement, de la jouissance masochiste liée au fantasme. Ce qui fait qu’une analyse prend tant de temps. C’est le
premier niveau du message de la pièce. Le second niveau est la délicate question des frontières. La première étant celle entre les psychés de la thérapeute et de ses patients. C’est un fait bien établi en psychanalyse que cette frontière est perméable et que le psy doit être au clair avec le fantasme qui structure son inconscient. Josiane Pinson nous présentifie sa confrontation à une problématique qui la touche : celle du combat existentiel entre la pulsion de vie et la pulsion de mort, dont l’agent moteur est la sexualité. Il la touche d’autant plus qu’elle est elle même atteinte par la crise de la cinquantaine, un âge où la biologie remet en cause l’équilibre antérieur. La sexualité commande des choix d’objet qui peuvent être hors norme. Ainsi une analysante interroge sa psy sur le partage de la semaine entre trois partenaires différents : « C’est la monogamie qui mène à l’infidélité !… Mais si on remplace la logique d’exclusion par une logique d’addition : Lui + lui + elle = la fête ! La joie ! Le plaisir ! Le désir vivant ! Je vous choque, hein ? … Non ?… Non, bien sûr, je suis bête : vous êtes psy ! Moi, je suis une nomade de l’amour. Je n’enlève rien à Corinne quand je suis avec Luc… Et je ne prends rien à Luc quand je suis avec Christian… Je ne suis pas infidèle : je suis polyfidèle ! » Cette patiente interroge la question de la liberté, de la condition féminine et … de la bisexualité qui est toujours présente à des degrés divers dans l’inconscient humain. Une ritournelle obsédante revient à intervalles de plus en plus rapprochés sur le mode d’une comptine infantile en voix off, qui scande « Nique la mort ». La sexualité contre la mort ? Tiens, le tueur de Nice avait, selon les enquêteurs, une « sexualité débridée » et, tout particulièrement, bisexuelle. Il avait une méga pulsion de mort à gérer… Dans sa pièce, Josiane Pinson ouvre allègrement les portes d’une seconde frontière : celle entre la vie professionnelle et la vie privée. Son traitement de la question de la psyché de la psy s’entremêle entre patients et thérapeute. Ses enfants sont partis, son mari la quitte, la solitude et la vieillesse s’installent… « Mais pourquoi faire tout ça ? Tout ce boulot : pourquoi faire ? De toute façon on la connaît la chute ! On a beau jouer le jeu : on y va ! Tranquillement, étape par étape ! » Elle rétorque à ce soit disant inéluctable : « Là, le dis « JOCKER » ! Il a pas lu la bonne notice, là haut ! Il s’est trompé de personne ! Ma mécanique à moi est garantie à vie ! Ok pour une réparation, une révision annuelle ; deux trois pièces à changer… un pète de carrosserie… Mais la casse : c’est pour les autres, c’est pas pour moi ! Moi je suis immortelle ! Quoi ?… Faut que je trouve… un… un quoi ?… Un « nique la mort » ? C’est quoi un « nique la mort » ??? » Mine de rien, Josiane Pinson nous convie, nous, spectateurs, dans sa troisième frontière, celle dont nous sommes acteurs. C’est à dire dans le rapport entre l’artiste et son œuvre. La création artistique projette un morceau de psyché dans une œuvre, laquelle, par le succès de ses admirateurs prend vie et acquiert une forme d’immortalité. L’œuvre, quelque part, échappe à son créateur qui, lui, n’échappe pas au clap de fin de la condition humaine. Mais dans le cas de Josiane Pinson, sa personne vivante avec sa sensibilité, ses émotions, fait partie intégrante de l’œuvre qui n’a de sens qu’avec le jeu de l’actrice en présence du public. Mêler l’immortalité à la condition de mortel ? PSYcause(s) 2 est une très belle pièce, très bien jouée. Elle est un questionnement qui va au fond de la raison d’être d’une civilisation, à l’image de la fonction du théâtre antique. L’actrice, à la fin de sa pièce, nous encourage à explorer le festival, démarche qui est la meilleure réponse contre la barbarie. Jean Paul Bossuat