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Mathurins 2011

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Josiane PINSON dans PSYcause(s) Josiane Pinson est tellement à l'aise dans ce spectacle, mis en scène par Daniel Berlioux, sous des lumières, bien orchestrées de Jean-Claude Rolland, que d'aucun l'imaginaient être psychanalyste, comme la gentille Hélène Serres est médecin. Que nenni ! Josiane est une comédienne qui s'est formée seule et dont la voxographie est impressionnante. Comme je ne regarde pas les séries à la télévision, je ne savais pas qu'elle avait eu un rôle récurrent dans "Tribunal" : Maître Guyot. La petite salle du Théâtre des Mathurins était pleine de gens joyeux à l'écouter. Le bouche à oreilles fonctionne fort bien, car ce spectacle prévu jusqu'au 27 mars, se prolonge jusqu'au 30 avril, un vrai succès. C'est fin, c'est drôle, c'est très intelligent. Une sympathique découverte de quelqu'un que je ne connaissais pas, mais dont je ne raterai pas le prochain opus. Il faut aussi remercier la présence du beau fauteuil rouge qui virevolte à chaque personnage. Et la participation musicale de Barbara, "J'ai peur, mais j'avance", qui sied parfaitement à ce One Woman Show de Grande qualité. Je vous cède mon fauteuil, allez l'applaudir ! Par Robert Bonnardot

le vendredi 4 mars 2011

Jusqu'au 30 avril 2011 Du mardi au samedi à 19H00 Matinée le dimanche à 17H30 www.josianepinson.fr Théâtre des Mathurins. 01 42 65 90 00


N° 2231 – du 23 février au 1er mars 2011


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Fousdetheatre.com Laissez-vous séduire par la psy-causerie de Josiane Pinson... On aurait pu la croire psychiatre (ou psychologue, psychanalyste... peu importe), tant l'écriture s'avère précise, subtile et acérée, si son brillant parcours de comédienne ne faisait pas état d'une toute autre réalité. Car Josiane Pinson a su poser les mots justes sur les maux de l'âme humaine, en plus d'être vraiment drôle et grinçante. Toute en finesse, celle-ci nous dresse le portrait d'une psy bordeline, divorcée avec ses enfants à charge, à travers les séances d'analyse de ses patients qui la renvoient à ses propres souffrances et la font progresser dans sa thérapie. Se succèdent ainsi sur le plateau une galerie de névrosés sévèrement atteints dans lesquels chaque spectateur trouvera, à un moment ou à un autre, une part (même petite) de ses faiblesses et de son subconscient. Nous retiendrons, dans le désordre, une femme ne pouvant évoquer ses traumas sans vomir (à chaque séance !), une autre qui lave sa nourriture à la lessive avant de l'ingérer et porte moufles et masque à oxygène par peur des microbes (une bacillophobe), sans oublier celle qui n'a jamais coupé le cordon avec sa mère, allant jusqu'à dormir à ses côtés, laissant son époux dans la chambre d'amis (hormis les jours d'ovulation pour procréer), ou encore celle qui somatise, j'en passe et des meilleures... Ce joyeux catalogue des tares psychiques, tel un miroir qui nous est tendu par l'artiste, nous réjouit tant il sonne vrai mais peut aussi provoquer parfois, pour la même raison, un certain malaise, et n'est pas sans une violence sous jacente. Josiane Pinson nous chatouille avec brio là où ça fait mal... Ajoutons enfin que textes et séquences sont remarquablement agencés et interprétés, pour une théâtralité parfaite. On sort donc conquis de cette heure et quart pleine d'intelligence et d'esprit. Allez-y, sans aucune hésitation ! 28 janvier 2011


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2011 / N°184 JANVIER

Josiane Pinson fait entendre les fragilités des femmes d’aujourd’hui, à travers le portrait d’une psychanalyste coincée entre les névroses de ses patientes et les difficultés de sa propre vie. « Dépeindre la femme au plus près de ce qu’elle est : ni parfaite, ni débile, ni caricaturale. Entre trouilles, devoirs, fêlures, carcans, angoisses… et tentatives d’épanouissement personnel. » Comme le prouve la filmographie de Woody Allen, les romans de Jane Austen et d’innombrables œuvres artistiques, les relations entre les deux sexes et la psyché féminine suscitent depuis des lustres d’infinies interrogations… PSYcause(s), one woman show de Josiane Pinson ancré dans notre modernité – autant dire dans notre difficulté à trouver la sérénité – met en scène une psy à l’approche de la cinquantaine, cap fatidique propice à toutes les remises en question. Le médecin dont le savoir-faire vise à guérir les névroses de ses patientes vacille et se laisse contaminer par les folies et les douleurs de ces dernières. Avec aisance, Josiane Pinson incarne la psychanalyste et ses patientes. La pièce à la fois drôle et grave, mise en scène par Daniel Berlioux, laisse voir l’âme des unes et des autres avec empathie, humour et vivacité. Agnès Santi PSYcause(s) de et avec Josiane Pinson, mise en scène Daniel Berlioux, du 18 janvier au 27 mars, du mardi au samedi à 19h, dimanche à 17h30, au Théâtre des Mathurins, 36 rue des Mathurins, 75008 Paris. Tél : 01 42 65 90 00.


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