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PSYcause(s)2 - Hébertot 2016

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PSY CAUSE(S) 2 Studio Hébertot 78bis boulevard des Batignolles 75017 Paris Tel : 01 42 93 13 04 Jusqu’au 20 mars Du mardi au samedi à 21h00 Dimanche à 15h00

Photo © Aïda Siagne

Il paraît que monter sur scène est une forme de thérapie, eh bien Josiane Pinson fait plus fort : elle monte sur scène pour s’allonger à nouveau sur le divan qu’elle fréquente depuis de nombreuses années. Et ceci, depuis « la quarantaine rugissante », sa première exploration théâtrale de l’inconscient féminin. Tour à tour femme, mère, thérapeute, elle propose, dans ce second volet de Psy Cause, un va et vient entre des patientes qui défilent dans son cabinet et sa propre vie qui n’est pas de tout repos. Au passage, c’est ce personnage de psy patentée, avec ses failles et ses doutes, qui m’a le plus touchée. En effet, quoi de plus jouissif que de pénétrer l’intimité de celui ou celle qui passe son temps à vous écouter, parfois depuis des années, sans jamais livrer le moindre indice sur ses émotions ou sa vie privée ? Au menu du cabinet du psy, les relations de couple mais aussi celles avec les enfants partis du nid, les parents vieillissants, la sexualité, le désir et la hantise de la mort. Très charismatique et toujours bienveillante, Josiane Pinson, dans une mise en scène fluide et sobre orchestrée par Gil Galliot, jongle intelligemment avec les réflexions existentielles qui traversent la psyché féminine à l’aube de la soixantaine. Mélange de rires et d’émotions, l’exercice est bien troussé même s’il peut paraître un peu longuet pour les spectateurs non aguerris au jargon psychanalytique. Très réceptif, le public, ce soir-là, semblait être adepte du fauteuil pivotant en cuir orange qui constitue le seul élément de décor de cet objet théâtral subtilement interprété et relativement universel. Patricia Lacan-Martin Psy Cause(s) 2 De et avec Josiane Pinson Mise en scène : Gil Galliot Création lumières : Jean-Claude Rolland mis en ligne le 11 mars 2016


semaine du 4 mars 2016


Édition du 02 mars 2016


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"Psycause(s) 2" : la thérapie de choc de Josiane Pinson ! Par April Guillermard @Culturebox

publié le 24/02/2016 à 18H08

27 tableaux, 15 personnages et 1h30 de spectacle : "Psycause(s) 2" de Josiane Pinson traite de l’amour, des inhibitions, mais aussi de la peur de mourir. Cette comédienne pleine d'humour, décortique la complexité d’être femme. Josiane Pinson nous plonge dans l’inconscient de patientes allongées sur le divan de leur psy. Il s’agit pour elle de faire surgir les divers questionnements qui nous assaillent au cours de nos vie. Josiane Pinson fait de "Psycause(s) 2", une parenthèse drôle et pleine d'esprit. Josiane Pinson pour "Psycause(s) 2"© France3/Culturebox

Comédienne et patiente Après avoir écrit son premier spectacle "Strasbourg-purée", Josiane Pinson s’attaque au septième art avec des cinéastes comme Georges Lautner, Bernard Nauer, Catherine Cohen ou encore Carlo Conti. Si elle prête aussi beaucoup sa voix aux doublages d’actrices américaines, c’est au théâtre qu’elle se sent le mieux. Elle rejoint des troupes pour jouer "L’azote", "Le défunt" de René de Obaldia et "Equarissage pour tous" de Boris Vian. Son premier spectacle "Psycause(s)" a été joué en 2010 et 2011 au Festival d’Avignon. Assoiffée de découvrir toutes les facettes du métier, elle s'est également lancée dans la mise en scène avec "Autopsy… de petits crimes innocents", de Gerald Gruhn. "Quand je me suis dit que j’allais continuer de décliner cette psyché-fémine, décortiquée sous tous ses angles, la patiente que j’étais chez mon psychologue s’est dit : tiens voilà une bonne idée ! C’est drôle pour moi de jouer la psy et toutes les patientes", affirme Josiane Pinson.

Une artiste polyvalente Cela fait 40 ans que la comédienne est sur les planches. Autodidacte, elle aime jouer avec les mots. Son point fort ? Etre non seulement la comédienne mais aussi la productrice et l’auteur de son spectacle, ce qui lui offre indépendance et liberté dans sa créativité. "Cela veut dire que je peux choisir mon équipe, mon affiche et que personne est derrière moi pour me dire : non je n’aime pas, non tu coupes, non je ne veux pas que tu portes ce costume. C’est peut-être très lourd niveau travail mais c'est un luxe de pouvoir faire ce qu’il me plaît", explique la comédienne. Installée à Amiens, cette parisienne contrôle sa carrière à distance. Une vraie business woman ! Son spectacle "Psycause(s) 2" se joue jusqu’au 20 mars 2016 au Studio Hébertot à Paris et sera de nouveau au Festival d’Avignon cet été. "Psycause(s)", c'est aussi un livre : à partir de 11 €


Studio Héberto - de et par Josiane Pinson / mes Gil Galliot

PSYcause(s) 2 Publié le 22 février 2016 - N° 214

@Aida Diagne

Josiane Pinson interprète la suite du spectacle créé il y a quinze ans, pour lequel elle a inventé un personnage farfelu et attachant. Portrait d’une psychothérapeute déjantée et joli croquis du féminin sous tous ses aspects. PSYcause(s) 1 dressait le portrait d’une analyste à la cinquantaine tonitruante, décidée à profiter de la vie avant d’attaquer la longue descente de la ménopause à la vieillesse. Dix ans après, et vingt ans après La Quarantaine rugissante, la voici au bord du troisième âge !

L’HUMOUR AVEC L’AMOUR EN PLUS Lovée, avachie, raidie, langoureuse ou coincée, Josiane Pinson, variant les mines et les poses, occupe un grand fauteuil orange, véritable compagnon de jeu, où elle est tour à tour analyste et analysante. Toujours sur la pointe des mots, sur la pointe du rire, l’actrice va au fond des âmes et vise en plein cœur. En même temps qu’elle se moque, elle dresse un tableau plein de compassion de ces femmes, ses semblables et ses sœurs, q u ’ e l l e co n n a î t b i e n e t d é cri t a ve c délicatesse, sans morgue ni mépris. Son personnage en apprend autant de ses patientes qu’elle les aide à élucider leurs angoisses. Les allers-retours entre sa propre existence et celles des femmes qu’elle reçoit, très subtilement aménagés par la mise en scène et l’interprétation, suggèrent que celui qui s’occupe des autres en tire toujours un bénéfice personnel. L’analyste reste une femme comme les autres, pétrie de contradictions et de doutes. Gil Galliot dirige Josiane Pinson, subtile et précise comédienne, avec beaucoup de finesse. Le rythme est enlevé et le tuilage entre les voix off, la musique et le jeu est élégant et

Josiane Pinson, analyste drolatique et lucide de la féminité

toujours limpide. Josiane Pinson passe d’un personnage à l’autre avec une fluidité remarquable. Cette nouvelle pièce est plus tendre que les précédentes. Josiane Pinson ausculte ses contemporains avec toujours autant de pudeur, mais dévoile les failles de son personnage avec une sincérité encore plus sereine. Gain de l’analyse ou bénéfice de l’âge ? Toujours est-il que l’humour demeure le meilleur viatique existentiel : Josiane Pinson le prouve brillamment ! Catherine Robert


PSYcause(s) 2 de Josiane Pinson ou la parole dans tous ses états Par Amaury Jacquet - Fév 20, 2016 Josiane Pinson reprend son rôle de psy dans « PSY cause(s) 2 ». Dix années se sont écoulés et on la retrouve toujours confrontée à l’inconscient gratiné de ses patientes. Où leurs maux libérés la renvoient sans concessions à sa vérité intime de femme en quête d’elle même à la fois : fille, mère, amante, aux prises avec son âge, sa sexualité, ses peurs et ses désirs encore possibles. Drôle et introspectif. Dates : Depuis le 12 janvier 2016 Lieu : Studio Hébertot (Paris) Metteur en scène : Gil Galliot Avec : Josiane Pinson La comédienne prend place au centre du plateau dans son fauteuil ergonomique orange, tournant, qui est une pièce maitresse du dispositif scénique. Il offre différentes positions ou angle de vue : assise, allongée, vide, qui sont autant d’indicateurs sur la psyché à décrypter, à s’approprier, à s’émanciper tant du coté du thérapeute que de l’analysée, où les affects et les paroles se croisent et se répondent.

[…] Drôle et introspectif […] Il y a cette femme suicidaire qui se débat avec ses quatre hernies (hiatale, inguinale, discale et ombilicale) dont la pathologie n’a d’égale que les traumas non résolus ou celle encore qui, en cours de séance, explore la mécanique intime de son « diamant ». Scènes ordinaires d’un cabinet médical à l’abri duquel s’exhortent sans filtre les névroses, fantasmes ou autres pulsions. Et si les fêlures secrètes, sont traitées avec humour, elles n’en demeurent pas moins transgressives, interrogeant par la même la neutralité du sachant qui est une femme comme les autres, confrontée elle aussi à une remise en cause de sa situation personnelle – conformiste et aliénante – dont elle éprouve les limites. Josiane Pinson, portée par son écriture acérée mâtinée d’humour noir, excelle en psychanalyste posée, très professionnelle, et au bord de la crise existentielle. Elle endosse tour à tour avec une aisance naturelle ces personnages névrosés et son propre rôle où sa gestuelle et ses intonations changeantes cristallisent toute la psychose et la perdition qui se jouent. La mise en scène précise de Gil Galliot avec sa directeur d’acteur, son univers sonore, sa lumière, assure une fluidité parfaite entre les scènes et focalise cette urgence à dire, à vivre enfin.


La psy est une femme (vraiment) comme les autres Qui n'a jamais rêvé d'écouter à la porte d'un cabinet de psy ? Mieux : qui n'a jamais rêvé de savoir à quoi pense une thérapeute pendant qu'elle écoute les angoisses, les pulsions et les questionnements de ses patientes ? C'est dans les coulisses de séances de psychanalyse que nous plonge avec drôlerie et compassion Josiane Pinson sur la scène du Studio Hébertot à Paris.

crédit: Aïda Diagne

Au milieu du plateau trône un large fauteuil en cuir orange. Tantôt siège du psy, tantôt divan pour femmes en pleine tourmente, c'est le partenaire indispensable. D'un côté comme de l'autre, les névroses sont les mêmes. Face au temps qui passe, toutes recherchent des "trompe la mort".

Bilans de vie A l'aube de la soixantaine, Josiane Pinson continue avec brio d'explorer, seule en scène, la psyché féminine. Après "La quarantaine rugissante" (tout est dans le titre) et "PSYcause(s)" - dans lequel elle auscultait les peurs de la cinquantaine - elle revient, avec ce nouveau spectacle, évoquer cette période si particulière où la retraite pointe le bout de son nez, où les parents disparaissent tandis que les petitsenfants naissent, où la libido vacille et où il reste si peu de temps pour réaliser ses rêves. Au fil des décennies, Josiane Pinson dresse, chaque fois avec intelligence et justesse, des bilans de vie qui bousculent, émeuvent et font rire avec subtilité.


Elle ne va très bien cette psy, après trente ans de métier. Comme ses patientes, elle cherche du sens à sa propre vie entre un mari volage, une fille qui lui renvoie en chanson la mère pénible qu'elle a pu être, et un fils dont elle découvre qu'il a utilisé sa carte bancaire pour consulter 400 fois en huit jours des sites pornos. Fatiguée mais pas totalement désespérée, sans concession sur elle-même, elle tente autant que possible de résister pour éviter les regrets.

Sur le divan, les femmes livrent leurs secrets inavouables, leurs peurs parfois pathétiques ou leur grain de folie. Il y a cette bourgeoise délaissée (un mari qui rentre tard, des enfants qui ne donnent plus de nouvelles) qui passe sa vie à acheter des mugs et des crèmes anti-rides sur internet. "Si j'avais un petit cancer, j'aurais au moins de quoi m'occuper", lâche-t-elle sans sourciller. Il y a cette suicidaire qui cumule quatre hernies (hiatale, inguinale, discale et même ombilicale !) et pour laquelle la psy a de moins de moins d'empathie tant elle s'ennuie à l'écouter. Il y a cette mère qui pleure son rêve de famille idéale.

Humour noir Excellente interprète et auteur, Josiane Pinson donne vie, avec classe et ce qu'il faut d'humour noir, à tous ces personnages. Du fauteuil au divan, psy et patientes se croisent et se répondent dans une mise en scène fluide et efficace. Et quand la thérapeute quitte son siège-doudou, elle nous livre les tourments de son quotidien. Il faut un peu de temps pour entrer dans l'univers de ce cabinet de psy. Mais au fil de ces face-à-face où le dérisoire se mêle à l'introspection, le spectacle monte en puissance. On s'attache à cette psy faillible et à ses patientes sclérosées qui renvoient au spectateur cette peur universelle de la solitude et de la vieillesse. Alors vivons heureux en attendant la mort. Sandrine Blanchard, 16 février 2016


Tout ce que vous avez voulu savoir inconsciemment sur votre psy sans jamais oser vous le demander Que pense réellement de vous votre thérapeute pendant la séance ? Quelle est sa vie une fois que vous êtes parti(e) ? A quoi sert le psy de votre psy ? C’est à toutes ces questions - et à bien d’autres - que Josiane Pinson répond, seule en scène, et avec brio, dans "Psy Cause(s) 2" Psy Cause(s) 2 car il y a quelques années, au tournant de la cinquantaine, elle avait déjà levé le voile sur l’envers de la séance psy : les autres, ou plus exactement l’enfer de nos psy : nous, leurs patients, avec nos petites manies et nos grandes angoisses.

« Nique la mort, nique la mort… Mort aux trousses, mort aux trousses… » Pour ce second spectacle, six ans plus tard, c’est à nouveau avec son fauteuil orange, qui se transforme en divan ou en siège au gré des situations, que la comédienne Josiane Pinson campe tour à tour une thérapeute saisissante de réalisme, et quelques-uns de ses patients, tous plus névrosés les uns que les autres. Entre cette femme qui cumule en même temps quatre hernies (hiatale, inguinale, discale et - plus rare ! - ombilicale) et cette autre qui a découvert en cours de séance le mécanisme intime de son « diamant » (je vous laisse découvrir dans quelle boîte est rangé ce bijou de famille…), ce médecin a aussi une vie familiale haute en couleur : deux enfants surprenants paroliers et interprètes de chansons pas vraiment maternelles ; une mère, psy elle-même, ce qui n’est pas toujours simple ; un époux à la recherche d’un « trompe la mort » à sa façon.

"Moi je ne suis pas là pour payer une vieille en apnée qui ne respire plus que par habitude !" Quatre-vingt minutes de spectacle hilarant et/ou émouvant, selon son ressenti, dont vous apprécierez la mise en scène millimétrée signée Gil Galliot. Une comédienne très juste dans les rôles multiples d’une femme, d’une mère, d’une fille et d’une psy qui nous gagne à sa cause. Didier Morel

Publié le 12/02/2016


Psy cause(s) 2 - J. Pinson - Studio Hébertot Notre psy préférée est de retour ! Un peu plus grave que la dernière fois, il est vrai que les gamins sont partis vivre de leur musique, enfin c’est vite dit… Toujours positive, peut être un peu trop d’ailleurs, ses enfants l’ont vite compris, et même les psy ont des problèmes avec leur progéniture. Révolte en chanson, piratage du compte en banque, tout y passe !

Ses patientes ? La libertine qui prend très bien le fait d’avoir plusieurs relations en même temps, mais c’est le planning qui coince… la psychosomatique qui se « noue » de partout, l’intello qui découvre le corps et non plus l’esprit et se pose un peu trop de questions.

Pauvre psy, elle en a du boulot, en plus de gérer sa vie privée pas simple, sa mère qui mène une vie sexuelle un peu trop débridée. Son mari qu’elle a bien envie de retrouver, sa nouvelle relation amoureuse, pas simple tout ça. Dr Josiane interprète les différents personnages avec humour, tendresse, humanité. La mise en scène permet de passer de patiente en thérapeute avec subtilité dans son superbe fauteuil orange !

Publié par Anne Delaleu, mercredi 27 janvier 2016


CORYPHÉE LA REVUE AU COEUR DU SPECTACLE VIVANT

PSYCAUSE(S) 2 17 janvier 2016 Moussa Kobzili La psy et son miroir Quelques années après son premier opus PSYcause(s), Josiane Pinson revient au Studio Hébertot avec les nouvelles aventures de son personnage de psy. Mais ces années qui se sont écoulées ont engendrées avec elle de profonds bouleversements et une multitude de questionnements : ses enfants sont partis, son marin la trompe à tout va, elle-même se cherche et ne sais plus très bien qui elle est, ce qu’elle ressent ! Pas évident alors d’aider ses patients avec tout ça dans la tête surtout quand ces derniers plus farfelus les uns que les autres agissent sur elle comme un miroir réfléchissant qui la force inéluctablement à… réfléchir ! Disons-le d’emblée Josiane Pinson est formidable ! Durant un peu plus d’une heure et demie et seulement accompagnée de son fidèle ami, le fauteuil rouge de son cabinet, elle embarque les spectateurs dans un univers singulier entre humour noir et émotion, entre fous rires jubilatoires et introspection de soi ! Sa galerie de patientes est encore une fois succulente, de la dame aux éternelles hernies à la patiente adepte de l’amour partagé en passant par la bourgeoise qui évoque son plan cul ! Avec une simplicité du geste et une modulation de sa voix, Josiane Pinson est une incroyable acrobate qui passe avec une aisance impressionnante d’un personnage à l’autre. Mais ce qui est terriblement touchant dans ce nouveau chapitre, c’est véritablement cette psy en quête de soi qui se confronte à la dure réalité de sa condition de « jeune vieille » obligée de se séparer de son mari volage parti avec une femme plus jeune, une « nique la mort »(autrement dit un remède pour conjurer le temps qui passe !), insultée en chanson par sa propre fille dans une scène cruellement hilarante ou constatant que son fils vide son compte bancaire en allant sur internet avec sa carte bleue ! Sans parler de sa mère, psy elle aussi ! Tout ce qu’elle pensait être acquis s’écroule. Que faire alors ? Trouver son propre « nique la mort », peut-être ? PSYcause(s) 2 est encore plus puissant que le premier (c’est rare pour les suites !) parce qu’il vise directement au coeur en passant par le cérébral. On ne peut que se reconnaitre dans ce miroir de notre inconscient qu’elle que soit son âge et son sexe. Après avoir bien ri, on entre chez soi pour réfléchir… Et ce qu’il y’a de rassurant finalement c’est que même les psys ont leurs fêlures. Très talentueuse Josiane Pinson et indispensable spectacle. Vivement PSYcause(s) 3 ! PSYcause(s) 2 Texte et interprétation : Josiane Pinson Mise en scène : Gil Gaillot Création lumières : Jean-Claude Rolland A partir du 12 janvier 2016 Du mardi au samedi 21h / Le dimanche à 15h Studio Hébertot 78 bis Boulevard des Batignolles 75017 Paris Métro : Rome (ligne 2) Réservations : 01 42 93 13 04 ou sur place Site du théâtre : www.studiohebertot.com Site de Josiane Pinson : www.josianepinson.jimdo.com Crédit photos – Aïda Diagne


PSYcause(s)2

partir du 12 janvier au Studio H bertot

Josiane Pinson a crit le texte de « PSYcause(s)2 » et l’interpr te. Elle continue explorer la psych f minine sous les traits d’une psychanalyste. Dans son premier opus, son personnage approchait de la cinquantaine et nous d crivait une femme coinc e entre sa fille, sa m re et ses patientes qui la renvoyaient ses propres angoisses. Nous la retrouvons une d cennie plus tard, avec toujours sa m re, sa fille qui va son tour )tre m re et un mari qui commence faire plus que fantasmer sur le string des femmes plus jeunes. Elle est nouveau la psy et ses patientes, l gante en pantalon et veste noirs, utilisant son grand fauteuil orange et ses lunettes pour nous faire passer avec virtuosit d’un personnage l’autre. Elle a toujours son t l phone, mais elle se l ve pour rentrer chez elle ou parler son mari. Elle nous prom ne encore comme un funambule dans les profondeurs de l’+me f minine, la sienne et celle de ses patientes. Elle n’est toujours pas l’abri du d rapage avec des patientes impr visibles, mais de nouvelles inqui tudes l’habitent, l’approche de la soixantaine et c’est de nouveaux « nique la mort » qu’elle doit trouver pour r sister.

On rit souvent et beaucoup, mais c’est le miroir d’une femme d’aujourd’hui qu’elle nous tend avec un humour parfois noir. Une femme que son travail ennuie parfois, qui ne ma0trise pas tout avec son fils adolescent, qui s’interroge sur la question de la fid lit dans le couple et parle avec un m lange de rage et de m lancolie des atteintes du temps. La mise en sc ne est discr te, mais efficace. L’interpr tation est remarquable de finesse. Prenant un peu la voix l gante de Delphine Seyrig quand elle est la psy, une voix plus quotidienne quand elle est dans sa vie priv e avec des formules qui trottent longtemps dans nos t)tes emplies d’un humour aigre-doux qui titille notre motion. Elle est superbe. Micheline Rousselet Du mardi au samedi 21h, le dimanche 15h Studio H bertot 78 bis Boulevard des Batignolles, 75017 Paris R servations : 01 42 93 13 04 dimanche 24 janvier 2016


Sapho chante Léo Ferré PSY CAUSE(S) 2 Studio Hébertot (Paris) janvier 2016

Seul en scène écrit et interprété par Josiane Pinson dans une mise en scène de Gil Galliot. Josiane Pinson reprend son rôle de psychanalyste dans "PSY cause(s) 2". Dix années ont passé, et les défis à relever ne sont plus les mêmes. "Elle", son personnage de psychanalyste, découvrait les affres de la ménopause, aujourd'hui qu'elle a dépassé la cinquantaine, sa carrière se poursuit, mais ses enfants ont quitté le domicile familial, et les angoisses liées à la vieillesse, à la solitude, à la maladie commencent à poindre. De plus, son remariage bat de l'aile. La sexualité continue de mener la danse, au centre de l'expérience humaine et de sa problématique. La mécanique d'écriture de Josiane Pinson reste identique. Les paroles des patientes que l'analyste rencontre en séance font caisse de résonance par rapport à ses propres angoisses de femme et son expérience au quotidien. Ecrit avec finesse, du recul et une bonne dose d'humour noir, Josiane Pinson décrit cette psy comme une personne confrontée aux mêmes questionnements que ses patientes, non une gourelle ou une magicienne qui détiendrait le mode d'emploi du bonheur dans la vie, mais une femme qui cherche du sens à sa propre vie à l'approche de la vieillesse, qui voit ses charmes se flétrir, sa conception du couple mise à mal par l’adultère, une femme qui devient grand-mère et se projette pourtant dans l'avenir. La galerie de patientes offre de vrais moments de rire franc, les unes engoncées dans des personnalités rigides, voire frigides, d'autres libérées mais cherchant désespérément un équilibre bousculées par les flots des possibles. La mise en scène de Gil Galliot apporte une vie à ce seul-en-scène, non seulement dans la direction d'acteur qui permet à Josiane Pinson d'endosser les personnalités diverses et variées des patientes et de la psychanalyste, mais aussi en amenant le personnage à quitter son fauteuil et donc à devenir "acteur" de son histoire, et non seulement une oreille qui réagit. Il est en cela efficacement soutenu par la création lumières de Jean-Claude Rolland. La performance d'actrice de Josiane Pinson est d'ailleurs à saluer pleinement. Outre les modulations de voix et les mimiques propres aux différents personnages, elle offre un éventail de jeu large entre émotion retenue et histrionisme, paroles cinglantes ou colère froide et rire libérateur ou sourire sincère. Profond sans pathos, drôle sans facilités, intelligent sans être hermétique, "PSY cause(s) 2", en plus d'être une pièce où on rit beaucoup, renvoie le spectateur à ses propres interrogations sur la vie. Laurent Coudol

www.froggydelight.com


PSYCAUSE(S)2 au STUDIO HEBERTOT – 78 Bis Bd des Batignolles 75017 PARIS – A partir du 12 JANVIER 2016 du mardi au samedi à 21 Heures, le Dimanche à 15 Heures. Publié le 16 janvier 2016 Texte et interprétation : Josiane Pinson

mise en scène de Gil Gaillot

Coïncidence de la programmation du Studio HEBERTOT, après la valse du hasard de LA FEMME, jouet d'un ange, voici que nous la retrouvons cette femme réincarnée, maîtresse de son destin, psychologue quinquagénaire, bon chic, bon genre, qui vraiment a beaucoup à confesser sur la nature féminine. Avec un humour pas piqué des hannetons, cette femme passe en revue les incontournables situations auxquelles est confrontée une quinquagénaire, le vieillissement, la future retraite, la perte des parents, l'émancipation des gosses, l'arrivée des petits enfants etc. Dieu merci, cette femme étoffe la banalité morose du quotidien grâce à son cabinet de psychologue, qui lui permet de se frotter aux billevesées de l'inconscient féminin, servies sur le plateau par ses clientes . Exploration hors norme, un peu comme si vous visitiez la femme du côté de son système digestif sexuel. Josiane PINSON, a pris le parti d'en sourire, en mettant en scène la femme qui essaie bon an mal an, d'assumer la condition d'une quinquagénaire, plusieurs femmes en une, la mère, la professionnelle, l'épouse, la fille … C'est ce qu'une femme ne devrait jamais oublier, cette chance de pouvoir être plusieurs, tout en restant maîtresse de ses désirs. Un spectacle mordant qui met en appétit, en appétit de la vie tout simplement.

Paris, le 17 Janvier 2016

Evelyne Trân


PSY CAUSE(S) 2 DE ET AVEC JOSIANE PINSON

J'avais applaudi PSY CAUSE(S), en début 2011, au Théâtre des Mathurins. A l'époque, je me promettais de ne pas rater le prochain opus... Je n'imaginais pas alors, qu'il serait si long à venir... Alors ce soir, j'attends déjà Psy Cause(s) 3 !!! Cette comédienne à la voxographie impressionnante, est trop rare sur scène. Elle a un Modus Operandi efficace, nous attendons donc la suite, dans... Deux ans... Elle est, cette fois, mise en scène par Gil GALLIOT, les lumières sont à nouveau de JeanClaude ROLLAND. J'ai vraiment cru entendre parler Catherine Lara... Cette belle évocation, nous la devons au talent de Anie BALESTRA. Josiane PINSON, nous confie aujourd'hui les bouleversements d'une femme, devenue devant les autres une "jeune-vieille". C'est le moment, et je sais de quoi on parle, où l'on recule d'une place dans la vie, devenant Grand-Mère ou Grand-Père... Josiane PINSON, l'auteure-interprête, nous fait passer un passionnant moment de théâtre. Si vous ne la connaissez pas, venez vite la voir, vous serez sous le charme ! Durée: 1H40 Du Mardi au Samedi à 21H00 Matinée le Dimanche à 15H00 STUDIO HEBERTOT 01 42 93 13 04

le 13 janvier 2016


Josiane Pinson «PSYcause(s) 2» au Studio Hébertot C'est la même. Elle est toujours psychanalyste. Elle est devenue grand-mère : dix ans ont passé. Après «PSYcause(s)», Josiane Pinson crée «PSYcause(s) 2» et continue d'explorer l'inconscient de la psyché féminine. Comment la psychanalyste de «PSYcause(s)» a-t-elle évolué ? Elle a vieilli de dix ans. Et comme d'habitude, puisqu'il faut bien avouer que ce personnage me ressemble étrangement, j'ai beaucoup puisé dans ma vie pour écrire ce spectacle. Comme tout le monde, avec dix ans de plus, j'ai vécu des drames, toutes sortes d'événements : la perte de mon papa et de ma maman, la naissance d'une petite-fille, un divorce... En bref, des claques qui font mûrir et avancer en prenant du recul, en regardant la vie avec humour. Comment avez-vous travaillé cette matière personnelle ? J'ai suivi le même mode d'emploi que pour PSYcause(s). Je suis retournée voir mon psy et, une fois que les choses ont été entendues, comprises intellectuellement, j'ai attendu d'avoir la distance suffisante pour en faire un objet théâtral, un objet qui soit, si possible, drôle. Mais il a fallu, au préalable, une période de digestion, une période d'intégration totale des événements et des chocs de vie. Quelles sont les différences fondamentales entre la psychanalyste de «PSYcause(s)» et celle de «PSYcause(s) 2» ? Une espèce de sagesse, probablement. Et puis une notion d'urgence : d'urgence à aller bien. Il y a une expression que j'utilise beaucoup dans la vie, qui est : trouver des « nique la mort ».

« Je ne donne pas de code, tout est, tout le temps sur le fil. » Par exemple, quand j'ai perdu ma mère, j'ai ressenti le besoin de voyager beaucoup, de voir des tas de choses, très rapidement. Lorsqu'on perd ses parents, tout à coup, le temps qui nous reste devient très concret. Il faut donc se dépêcher de vivre, se dépêcher d'aller bien, se dépêcher de chercher tous les moyens pour mettre ce bienêtre en œuvre. Cette référence au « nique la mort » est omniprésente dans «PSYcause(s) 2». Car il s'agit évidemment d'un spectacle optimiste, un spectacle qui dit que la vie est belle et qu'il faut s'acharner à prendre du bon temps ! Est-ce la même forme d'humour qui nourrit les deux spectacles Oui. Mais cet humour va plus loin dans «PSYcause(s) 2», car les événements que j'ai traversés ont été plus lourds. Je crois que je ne sais écrire que d'une seule façon, qui correspond à une forme d'équilibrisme. Certains soirs, on entend les mouches voler parce que les émotions scotchent les spectateurs sur leur fauteuil. D'autres soirs, les gens pleurent de rire, au sens propre. J'essaie de faire en sorte que toutes les lectures soient possibles. On peut trouver ça d'un noir absolu ou irrésistiblement drôle. Il est évident que quelqu'un qui a trente ans ne va pas se sentir touché aux mêmes endroits que quelqu'un qui en a soixante. Je ne donne pas de code, tout est tout le temps sur le fil. Chacun fait avec le parcours qu'il a derrière lui. Interview par Manuel Piolat Soleymat Paru le 08/01/2016


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PSYcause(s)2 - Hébertot 2016 by LaCompagnie delaDeuxiemeVie - Issuu