CHEVALIERS DE COLOMB

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ce n’est pas ce que vous lui laissez… c’est ce que vous aurez protégé.

Avec les Chevaliers de Colomb, votre assurance vie est bien plus qu’une simple police. C’est la certitude que, quoi qu’il arrive, votre famille sera protégée. Parce que votre héritage, ce n’est pas seulement ce que vous bâtissez aujourd’hui… c’est aussi ce que vous protégez pour demain.
UNE ASSURANCE, AVEC LA DIFFÉRENCE CATHOLIQUE :
• Protection garantie : une assurance vie permanente qui n’expire jamais.
• Tranquillité d’esprit financière : une aide pour protéger votre prêt hypothécaire, les études et l’avenir de vos enfants.
• Valeurs catholiques : des placements éthiques qui reflètent votre foi.
• Impact local : chaque police contribue au financement d’œuvres de bienfaisance dans nos paroisses et nos communautés.
Communiquez avec votre conseiller fraternel pour en savoir plus. kofc.org/trouverunagent

La lumière descend sur l’autel de l’église Mary Queen of Martyrs à Silao, Guanajuato, qui abrite les reliques des martyrs mexicains canonisés et béatifiés, dont neuf Chevaliers de Colomb.
L’église a été construite sur le site où la tête d’une statue du Christ-Roi, érigée sur la colline Cubilete à proximité, a atterri après avoir été bombardée par le gouvernement mexicain en 1928 (voir la page 10).
Il y a un siècle, alors que les catholiques du Mexique faisaient face à la persécution et au martyre, les Chevaliers de Colomb ont mené une campagne internationale pour défendre l’Église.
Par le personnel de Columbia
Les conseils des CdeC attisent la flamme de la dévotion pour les martyrs de la guerre des Cristeros, dont neuf frères Chevaliers.
Par Elisha Valladares-Cormier
Les nouvelles écoles de métiers catholiques préparent les jeunes hommes au travail manuel tout en leur offrant une expérience de formation de la foi et de fraternité vibrante.
Par Scott Warden
Une statue de plâtre endommagée a permis à une ancienne légende de la radio de Chicago de revenir vers la foi et d’apporter de l’espoir à des millions de personnes.
Par Denyse Shannon
3 Pour la plus grande gloire de Dieu À une époque marquée par la solitude et l’isolement, l’amitié et la fraternité authentiques aident les hommes à découvrir et à vivre la mission que Dieu leur a confiée.
Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême
4 Apprendre la foi, vivre la foi
De l’Annonciation jusqu’au pied de la Croix, Notre-Dame nous montre comment la grâce nous permet de dire « oui » à Dieu et de vivre pour les autres.
Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême
6 Nouvelles des Chevaliers
Les Chevaliers apportent de l’aide aux victimes des inondations à Hawaï
• Les hommes sont appelés à l’amitié héroïque et à l’évangélisation • Les gestionnaires d’actif des Chevaliers de Colomb honorés • Le Chevalier suprême émet une déclaration sur le respect du Saint-Père
8 Construire l’Église domestique
Une série sur la vie de famille, le leadership et la gérance financière
28 Chevaliers à l’œuvre
Rapports des conseils et assemblées, représentant les quatre piliers du modèle de programmes « La Foi en action »

EN PAGE COUVERTURE
Une messe clandestine est célébrée dans une maison secrète à Mexico, vers 1927.
L’adhésion à l’Ordre des Chevaliers de Colomb est ouverte aux hommes âgés de 18 ans ou plus qui sont des catholiques pratiquants vivant en union avec le Saint-Siège. Cela signifie un candidat ou un membre qui accepte l’autorité enseignante de l’Église catholique en matière de foi et de morale, qui aspire à vivre conformément aux préceptes de l’Église catholique et qui est en règle avec l’Église catholique.
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UNE DÉPÊCHE publiée dans le New York Morning World le 26 août 1926 a rapporté que les employés du gouvernement mexicain étaient confrontés à une série de questions particulièrement sévères concernant leur loyauté. La première question : « Êtes-vous un Chevalier de Colomb? »
Plus tôt cette année-là, près de dix ans après que la Constitution mexicaine de 1917 eut officiellement refusé toute reconnaissance juridique à l’Église et restreint sa présence dans la vie publique, le président Plutarco Elías Calles a entrepris d’appliquer plus strictement ces dispositions. En février 1926, il a déclaré : « Tant que je serai président de la République, la Constitution de 1917 sera respectée. » Cet été-là, il a promulgué la loi Calles, qui exigeait une application rigoureuse à l’échelle nationale et prévoyait de sévères sanctions pour les prêtres qui continuaient leur ministère ainsi que pour les responsables qui ne réussissaient pas à la faire respecter.
Le 31 juillet 1926, les évêques mexicains ont décidé de suspendre le culte public plutôt que de se soumettre au contrôle de l’État. En quelques jours, des soulèvements sporadiques ont marqué le début d’une rébellion connue sous le nom de Cristiada, alors que le cri ¡Viva Cristo Rey! ( « Vive le Christ-Roi! ») se répandait à travers tout le pays. Les Chevaliers de Colomb sont devenus une force laïque visible au sein de l’Église à travers tout le Mexique, soutenant la hiérarchie et les efforts catholiques.
C’est précisément à ce moment critique que l’Ordre s’est réuni à l’occasion de son 44e Congrès suprême, à Philadelphie. La crise au Mexique est devenue alors un sujet central de discussion. S’adressant à des centaines de délégués, le Chevalier suprême James A. Flaherty a abordé ouvertement la persécution, affirmant officiellement l’opposition de l’Ordre à la campagne du gouvernement mexicain contre l’Église. Il a écrit plus tard dans Columbia : « Le temps de la chevalerie n’est pas terminé. Il existe encore des hommes sur cette terre, assez
honorables pour repousser l’injustice, si masquée soit-elle, et assez courageux pour s’y opposer publiquement. »
En effet, la réponse des Chevaliers a été immédiate et organisée. L’Ordre a créé un fonds d’un million de dollars et contribué à sensibiliser l’opinion publique nationale à la persécution, notamment par des appels directs au président Calvin Coolidge et à d’autres responsables. Au Mexique, l’Ordre a été contraint à la clandestinité, tout comme l’Église; son siège social a été attaqué et ses activités ont été réprimées. Le simple fait d’être membre est devenu une source de danger.
Dans sa lettre encyclique Iniquis afflictisque, publiée en novembre 1926, le pape Pie XI a salué les organisations catholiques qui, durant la crise, ont soutenu le clergé et protégé les églises. Il a distingué tout particulièrement les Chevaliers de Colomb pour « leur vie exemplaire et la profession publique de leur foi, ainsi que pour leur zèle au service de l’Église », notamment à travers la promotion de l’Ordre de la vie familiale catholique, de l’éducation et de la liberté religieuse. Le Saint-Père n’a pas omis non plus d’évoquer le prix payé, notant que des Chevaliers figuraient parmi les personnes emprisonnées, maltraitées ou tuées. « Certains de ces jeunes hommes, a-t-il écrit, ont accepté la mort avec joie, le rosaire à la main et le nom du Christ-Roi sur les lèvres. »
Parmi les Chevaliers tués pendant la persécution figurent neuf saints et bienheureux, dont six prêtres martyrs commémorés le 21 mai. Un siècle plus tard, leur témoignage continue de nous inspirer et de nous mettre au défi, nous appelant à défendre l’Église avec courage et à professer la foi sans nous soucier du prix à payer. ¡Viva Cristo Rey! ¡Viva la Virgen de Guadalupe! (Longue vie au Christ le Roi! Longue vie à la Vierge de Guadalupe!). B
Alton J. Pelowski
Rédacteur
en chef
ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb
ADMINISTRATEURS SUPRÊMES
Patrick E. Kelly
Chevalier suprême
Most Rev. William E. Lori, S.T.D.
Aumônier suprême
Arthur L. Peters
Chevalier suprême adjoint
John A. Marrella
Secrétaire suprême
Ronald F. Schwarz
Trésorier suprême
Anthony R. Picarello Jr. Avocat suprême
RÉDACTION
Alton J. Pelowski
Rédacteur en chef
Matthew Kirby
Directeur éditorial
Andrew J. Matt
Rédacteur en chef adjoint
Elisha Valladares-Cormier
Rédacteur spécialisé
Megan Stibley
Secrétaire de rédaction
Paul Haring
Directeur de la photographie
Cecilia Engbert
Productrice de contenu

Bienheureux Michael McGivney (1852-1890) – Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous.
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À une époque marquée par la solitude et l’isolement, l’amitié et la fraternité authentiques aident les hommes à découvrir et à vivre la mission que Dieu leur a confiée
Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême
À L’ÉPOQUE DU BIENHEUREUX Michael McGivney, l’un des plus grands défis était l’éloignement des jeunes hommes de l’Église catholique. Il fonda notre fraternité, en partie, pour répondre à cette crise, convaincu que lorsque des hommes catholiques se rassemblent dans la fraternité, ils peuvent devenir ce que Dieu les a appelés à être.
Il s’agissait là de l’une des grandes intuitions de l’abbé McGivney : les hommes ne se contentent pas d’aspirer à la communion fraternelle, ils en ont besoin. Cette vérité demeure valable 144 ans plus tard, même si nous vivons aujourd’hui à une époque marquée par l’isolement.
Un homme, en particulier, illustre de façon concrète cette crise : Luigi Mangione. En décembre 2024, il aurait tué Brian Thompson, chef de la direction de UnitedHealthcare, prenant la vie d’un autre et ruinant la sienne. À 27 ans, Luigi Mangione avait tout pour réussir. Pourtant, il lui manquait quelque chose de fondamental.
À la suite du meurtre survenu, il est devenu évident que Luigi Mangione vivait dans un profond isolement. Il avait rompu tout contact avec ses amis et sa famille. À leurs yeux, il s’était tout simplement volatilisé. Livré à lui-même, il s’était engagé sur une voie destructrice.
Pourquoi a-t-il sacrifié sa propre vie pour mettre fin à celle d’une autre personne?
Une tragédie de cette nature s’explique toujours par des facteurs complexes. Mais il ne fait aucun doute que l’absence de véritables amitiés n’a fait qu’empirer les choses. Luigi Mangione n’avait personne pour le guider.
Plus troublant encore, son histoire n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un phénomène plus large observé chez les jeunes, et en particulier chez les jeunes hommes.
Selon une étude de l’Université Harvard datant de 2021, 61 % des jeunes de 18 à 25 ans disent se sentir seuls la plupart du temps, voire tout le temps. Près d’une personne de moins de 30 ans sur quatre déclare n’avoir aucun ami proche. Et au cours des 35 dernières années, la
proportion d’hommes qui disent ne compter aucun véritable ami a a été multipliée par cinq. Les catholiques ne sont pas épargnés. Dans bon nombre de nos paroisses et écoles, de jeunes hommes sont en quête — souvent là où ils ne trouvent pas de véritables réponses — de sens, d’identité et d’appartenance. Or, un autre jeune homme nous montre ce dont notre époque a besoin : Pier Giorgio Frassati. Vivant dans l’Italie du début du 20e siècle, il emprunta une voie diamétralement opposée à celle de Luigi Mangione, un contraste qui touche au cœur de l’appel que nous lance l’abbé McGivney.
Comme Luigi Mangione, Pier Giorgio Frassati avait de nombreux atouts : une famille solide, une excellente éducation et une vive conscience des défis de son temps. Il refusait de demeurer indifférent à l’injustice et à la souffrance, et chercha à agir. Toutefois, là où Luigi Mangione dirigea cet élan vers le mal, Pier Giorgio Frassati le mit au service du bien.
Ce qui manquait à Luigi Mangione, Pier Giorgio Frassati l’avait : une communauté chrétienne forte. Sur une célèbre photographie montrant Pier Giorgio Frassati en train de gravir une montagne, celui-ci avait écrit : « Verso l’alto », « Vers les sommets ». Et c’est là qu’il s’en est allé. Avec l’aide de ses amis, il n’a eu de cesse de chercher à discerner la volonté de Dieu et, par la grâce de celui-ci, est monté vers les sommets du ciel.
L’abbé McGivney a fondé cette fraternité pour que nous puissions nous guider les uns les autres. C’est à cela que bienheureux Michael McGivney nous appelle en cette époque marquée par l’isolement : offrir l’amitié dont les hommes catholiques ont besoin pour trouver leur mission.
Nous n’avons jamais été destinés à cheminer seuls. Dieu nous a créés pour la communion entre nous et avec lui. Et son dessein est que nous avancions ensemble sur ce chemin, afin de monter « vers les sommets » dans cette vie et dans l’autre.
Vivat Jesus!

L’abbé McGivney a fondé cette fraternité pour que nous puissions nous guider les uns les autres. Nous n’avons jamais été destinés à cheminer seuls. Dieu nous a créés pour la communion entre nous et avec lui.
De l’Annonciation jusqu’au pied de la Croix, Notre-Dame nous montre comment la grâce nous permet de dire « oui » à Dieu et de vivre pour les autres
Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême
LA FÊTE de la Visitation, le 31 mai, compte parmi les nombreuses et magnifiques fêtes en l’honneur de la Sainte Vierge Marie. Comme elle tombe cette année le dimanche de la Trinité, elle ne sera pas célébrée dans la liturgie. Elle ne devrait toutefois pas passer sous silence. L’un de ses enseignements les plus précieux est la beauté de la liberté intérieure, telle la liberté intérieure de Marie.
Lorsque l’ange Gabriel a annoncé à Marie qu’elle serait la Mère du Sauveur, elle avait des questions, non pas parce qu’elle résistait à la volonté de Dieu, mais parce qu’elle désirait l’accomplir. Même sans comprendre pleinement de quelle manière sa vocation unique allait transformer sa vie, Marie était libre de dire « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole. » (Luc 1, 38). En apprenant par l’ange que sa cousine Élisabeth attendait un enfant malgré son âge avancé, Marie n’est pas restée chez elle à réfléchir à tout ce qui venait de se passer. Au contraire, elle s’est hâtée d’aller voir sa cousine, entreprenant un voyage difficile d’environ 145 kilomètres. Là, Marie et Élisabeth se sont réjouies des merveilles de l’amour de Dieu, et Marie a passé environ trois mois à l’aider durant sa grossesse.
Prenons alors un moment pour nous demander : comment Marie était-elle si libre qu’elle a pu dire « oui » à la volonté particulière du Seigneur pour sa vie, puis partir aussitôt se réjouir avec sa cousine et l’aider? La réponse réside dans la liberté totale de Marie à l’égard du péché. Comme nous le savons, elle a été préservée du péché originel par une seule grâce de Dieu et, tout au long de sa vie, elle n’a commis aucun péché réel. Par cette grâce, elle était libre de dire « oui » à Dieu, sans être entravée par le péché ni par ses effets sur la volonté humaine.
Cette liberté à l’égard du péché a permis à Marie d’adhérer à la volonté de Dieu, mais elle ne l’a pas préservée de la souffrance. Marie, qui est la « Cause de notre joie », est aussi « Notre-Dame des Douleurs ». Elle a endu-
ré l’épreuve et l’incompréhension. Comme Siméon l’avait prédit lors de la présentation du Seigneur au Temple, son âme a été traversée par un glaive de douleur (Luc 2, 35). En vérité, il n’y a pas eu de douleur semblable à celle de Marie lorsqu’elle s’est tenue au pied de la Croix pendant que son Fils a donné sa vie pour la rédemption du monde. Parce qu’elle était libre du péché, Marie a pu consentir à la souffrance qu’impliquait sa vocation et la porter, participant ainsi pleinement à l’offrande du Christ. Contrairement à la Sainte Vierge Marie, aucun de nous n’est épargné par le péché originel et ses conséquences. Mais nous sommes rachetés du péché par la mort et la résurrection du Christ et nous recevons la grâce dont nous avons besoin pour vaincre le péché, particulièrement par les sacrements, y compris celui de la réconciliation. Maintenant, soyons honnêtes. Lorsque nous sommes engagés dans la lutte pour éradiquer le péché persistant de nos vies, nous ne nous sentons pas toujours particulièrement libres. Par moments, les Dix Commandements, les préceptes de l’Église et les Béatitudes peuvent sembler être une contrainte morale plutôt qu’un chemin vers la liberté.
La conversion de la vie dépend du rejet de ce mensonge et du fait de laisser l’Esprit Saint agir en nous. Nous dépendons entièrement de la grâce de Dieu lorsque nous cherchons à briser l’emprise des péchés qui nous habitent. En même temps, la grâce de Dieu agit dans notre humanité, comme elle a agi en Marie, dans nos esprits, nos cœurs, nos volontés et nos désirs. Se libérer du pouvoir du péché et devenir libre peut sembler difficile, mais une fois libérés par la grâce de Dieu, nous découvrons que, comme Marie, nous sommes capables de dire « oui » à Dieu, à nos familles et à ceux qui sont dans le besoin.
Que la Vierge Marie, Mère de Dieu, intercède pour nous afin que, dans notre parcours de vie, nous devenions progressivement plus libres du péché, jusqu’au jour où nous serons pleinement libres dans notre patrie du ciel. B

Se libérer du pouvoir du péché et devenir libre peut sembler difficile, mais une fois libérés par la grâce de Dieu, nous découvrons que, comme Marie, nous sommes capables de dire « oui » à Dieu, à nos familles et à ceux qui sont dans le besoin.
Une réflexion mensuelle ainsi qu’un défi pratique proposés par l’Aumônier Suprême Mgr William E. Lori, archevêque de Baltimore
« Jésus leur dit de nouveau : “La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie”. » (Évangile du Dimanche de la Pentecôte, 24 mai, Jn 20, 21)
Jésus nous envoie dans le monde, tout comme le Père l’a envoyé. Jésus avait la mission sacrée et divine de proclamer la bonne nouvelle du salut et de construire le royaume de Dieu, et nous sommes également appelés à faire de même. En tant que fidèles disciples, nous poursuivons sa mission de salut sur terre, d’une manière conforme à notre état de vie. Nous ne nous limitons pas à recevoir l’Évangile : notre mission est d’être témoins de la bonne nouvelle par la parole et par l’action, de vivre l’Évangile par notre exemple et d’y sensibiliser les autres.

Défi : Ce mois-ci, je vous mets au défi de prendre quelques minutes chaque matin et de demander à Jésus dans la prière comment vous pourriez mettre vos dons et talents au service de sa mission, et de vous définir une résolution claire et précise (grande ou petite) pour ce que vous ferez le jour même.
DURANT LA PREMIÈRE GUERRE mondiale, alors qu’il servait sur le front italien, Ivan Merz écrivit dans son journal : « Ce serait terrible que cette guerre ne porte pour moi aucun fruit spirituel. Je ne dois pas vivre comme je vivais auparavant. … Que le Seigneur seul me vienne en aide. » Né à Banja Luka, en Bosnie, d’un père catholique de nom et d’une mère juive, Ivan Merz fut amené à la foi catholique sous l’influence de son professeur du secondaire, Ljubomir Maraković, qui était critique littéraire. Ivan Merz effectua une année d’études universitaires à Vienne avant d’être enrôlé dans l’armée austro-hongroise en 1916. Au front, souvent dans l’impossibilité de recevoir les sacrements, il s’engagea dans la prière quotidienne et la recherche de la sainteté. Après la guerre, il poursuivit ses études à Vienne, puis à Paris, où il consacra deux années au service des pauvres au sein de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, effectua un pèlerinage à Lourdes, et fut marqué par l’influence d’écrivains tels que Jacques Maritain, Paul Claudel et Charles Péguy. Au cours des années qui suivirent,
Calendrier liturgique
1 mai
2 mai
Saint Joseph, travailleur
Saint Athanase, évêque et docteur de l’Eglise
13 mai Notre-Dame de Fatima
14 mai Saint Matthias, apôtre
17 mai
21 mai
24 mai
25 mai
Ascension du Seigneur
Saint Christophe Magallanès, prêtre, et ses compagnons
Dimanche de la Pentecôte
Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église
26 mai Saint Philippe Néri, prêtre
31 mai Sainte Trinité

il contribua à l’organisation du mouvement de la jeunesse catholique croate et fit la promotion de l’Action catholique sous la devise : « Sacrifice, Eucharistie et Apostolat ». En 1923, il obtint un doctorat à l’Université de Zagreb et commença à enseigner la langue et la littérature françaises. Profondément dévoué au Sacré-Cœur de Jésus, il plaça la messe quotidienne et l’adoration eucharistique au cœur de sa vie.
Souffrant d’une maladie chronique des yeux et d’infections des sinus, Ivan Merz subit une intervention chirurgicale en avril 1928. Il contracta la méningite et perdit l’usage de la parole. Lorsqu’un prêtre, lui administrant les derniers sacrements, lui demanda s’il offrait sa vie pour la jeunesse qu’il avait servie, il acquiesça d’un signe de tête. Il mourut le 10 mai 1928, à l’âge de 31 ans, et fut béatifié en 2003. B
Intention du Saint-Père

Prions pour que chacun, des grands producteurs aux petits consommateurs, s’engage à éviter le gaspillage alimentaire et pour que tous aient accès à une alimentation de qualité.
DU 10 AU 24 MARS , une série d’inondations dévastatrices ont causé des dommages importants à Hawaï, avec des précipitations abondantes et prolongées qui ont touché plusieurs îles, dont Oʻahu, Maui, Kauaʻi et la Grande île
Alors que les eaux de crue ont forcé des milliers de personnes à évacuer les lieux, mené à la fermeture des routes et fait tomber des lignes électriques, les Chevaliers locaux et le conseil d’État d’Hawaï se sont mobilisés pour distribuer des milliers de dollars par l’intermédiaire du Fonds de secours aux sinistrés de l’Ordre et pour fournir une aide alimentaire et un hébergement aux familles dans le besoin.
Selon le gouvernement de l’État, les dommages ont dépassé tout ce qui a été observé au cours des 20 dernières années, avec plus de 400 maisons détruites et des dommages à l’échelle de l’État dépassant un milliard de dollars. À ce jour, le Conseil suprême a donné 65 000 $ pour soutenir les efforts du conseil d’État et 465 cartes-cadeaux de 100 $ à distribuer aux sinistrés.
« C’est dans des moments comme celui-ci que nous nous demandons souvent où était Dieu », dit Joshua Kapika, ancien Grand Chevalier du Conseil 16741 St. Michael the Archangel à Waialua. « La réponse est très simple : il est en moi. Il est en mon frère Chevalier. »
Dans les 10 premiers jours suivant la catastrophe, le conseil d’État a distribué plus de 15 000 $ en cartes-cadeaux à des centaines de familles dans le besoin. Plus de 90 % des personnes desservies ont signalé des dommages directs à leur maison ou à

Dallas Carter (à gauche), membre du Conseil 16741 St. Michael the Archangel à Waialua, à Hawaï, et ancien président d’EPIC Ministry, et le père Romple Emwalu, aumônier du conseil, discutent avec Josephine et Fredrick Diana, dont la maison a été endommagée par les eaux de crue.
leur propriété, et environ la moitié d’entre elles ont déclaré avoir une couverture d’assurance contre les inondations insuffisante ou ne pas avoir d’assurance contre les inondations du tout.
Dans certains cas, les fonds ont été utilisés pour aider à payer les franchises d’assurance, tandis que dans d’autres, ils ont soutenu les efforts de réparation menés par le conseil dans les installations de la paroisse et les espaces communautaires. En partenariat avec EPIC Ministry, une organisation laïque de jeunes adultes, les Chevaliers ont coordonné les efforts bénévoles allant de l’évaluation des besoins au nettoyage et à la réparation.
« Les Chevaliers de Colomb ont la capacité d’être les premiers sur le terrain pour aider là où il y a un besoin », affirme le Député d’État Angelito Alvarez. L’Ordre est « le bras droit de l’Église », a-t-il ajouté, « parce que nous mettons notre foi en action ». B
DANS UN DISCOURS prononcé devant plus de 800 hommes réunis à l’église catholique St. Louis à Clarksville, dans le Maryland, le Chevalier Suprême Patrick Kelly les a mis au défi d’être des hommes d’amitié vertueuse et de témoignage chrétien.
« Tous les amis ne sont pas égaux », a dit le Chevalier suprême aux participants à la conférence de l’association des hommes catholiques du Maryland, le 14 mars. « Ce dont nous avons tous besoin, nous tous dans cette salle, sont des amitiés authentiques et bonnes. »
Il a expliqué comment l’enseignement catholique s’appuie sur le dicton d’Aristote selon lequel la forme d’amitié la plus élevée est fondée dans la vertu.
« Notre foi nous enseigne que la raison pour laquelle nous avons besoin d’amis est qu’ils nous aident à bâtir l’amitié la plus importante de toutes », a dit le Chevalier suprême.
Le Chevalier Suprême Kelly a conclu son discours en appelant les hommes à approfondir leur foi et à apporter l’Évangile aux autres. Il a présenté Cor, l’initiative de formation de la foi des Chevaliers de Colomb, comme une occasion précieuse à cette fin. B

Le Chevalier Suprême Patrick Kelly s’adresse aux participants à la conférence annuelle de l’association des hommes catholiques du Maryland à l’église St. Louis à Clarksville, au Maryland, le 14 mars. L’Aumônier Suprême et archevêque de Baltimore William Lori (en bas à droite), était présent.
POUR UNE DEUXIÈME année consécutive, les gestionnaires d’actif des Chevaliers de Colomb (GACdeC) ont été reconnus comme l’une des meilleures sociétés de conseils financiers en Amérique pour 2026 par Newsweek et Plant-A Insights Group.
« Les gestionnaires d’actif des Chevaliers de Colomb sont honorés d’être reconnus par Newsweek et Plant-A Insights Group comme l’une des principales sociétés de conseils financiers », a dit le Chevalier Suprême Patrick Kelly dans un communiqué de presse. « Depuis plus de 10 ans, la croissance, le rendement et la diversité des stratégies d’investissement des gestionnaires d’actif des Chevaliers de Colomb en font l’un des plus grands gestionnaires d’actifs conformes à l’enseignement catholique. »
Les gestionnaires d’actif des Chevaliers de Colomb (GACdeC) ont été établis en 2015, étendant l’approche d’investissement conforme aux principes catholiques de l’Ordre auprès des institutions catholiques. En 2021, GACdeC a lancé son programme de conseils en placement, ce qui a eu pour effet d’élargir l’accès aux investisseurs individuels. Aujourd’hui, la société gère plus de 30 milliards de dollars américains d’actifs et, en tant que filiale en propriété exclusive, contribue à la mission caritative des Chevaliers.
« Notre croissance reflète quelque chose de plus profond que les chiffres », affirme Deepak Devaraj, chef de file du secteur des placements avec 25 ans d’expérience, nommé président et chef de la direction des investissements de GACdeC au début de 2026. « Tout commence par une vision claire de qui nous sommes et de ce que nous représentons, ce qui donne un sens à nos efforts pour accomplir notre mission de fournir des solutions de placement concurrentielles et conformes aux valeurs catholiques. »
Le classement de Newsweek est fondé sur une évaluation des entreprises sélectionnées parmi une liste restreinte d’entreprises du secteur financier, en fonction de facteurs comme le rendement des actifs, le rendement des clients, l’expertise des conseillers et les taux de clientèle, l’étendue des offres de services et les conflits d’intérêts. GACdeC a été l’une des 1 000 entreprises les mieux classées parmi les 16 000 conseillers en placement inscrits auprès de la SEC évalués dans le cadre de l’étude. L’annonce de novembre 2025 repose sur une période d’évaluation qui a eu lieu de septembre 2020 à septembre 2025. Pour en savoir plus, visitez (en anglais) kocaa.com/newsweek. B
*Seules les sociétés américaines qui ont plus de 20 millions de dollars en actifs sous gestion, comptent au moins trois conseillers en gestion de patrimoine, cinq clients individuels et ont au moins deux ans d’inscription auprès de la SEC ont été prises en compte. Les sociétés faisant l’objet de sanctions disciplinaires ont été exclues. Les conseillers peuvent choisir de payer un permis autorisé pour promouvoir cette distinction, mais il n’est pas nécessaire d’en avoir un pour la recevoir.
LE 15 AVRIL, le Chevalier Suprême Patrick Kelly a publié un communiqué en réponse aux commentaires désobligeants sur les médias sociaux du président Donald Trump au sujet du pape Léon XIV.
« Le successeur de saint Pierre n’est pas un politicien. Il est le Vicaire du Christ, chargé de proclamer l’Évangile et de guider les âmes », a déclaré le Chevalier suprême. « Les Chevaliers de Colomb ont toujours été solidaires envers le Saint-Père, reconnaissant en lui un père spirituel qui appelle le monde à l’unité et non à la division, à la paix et non au conflit. Nous réaffirmons cet engagement avec clarté et conviction. »
Il a ajouté : « En même temps, nous reconnaissons que les fidèles catholiques peuvent s’engager vigoureusement dans l’espace public, et que les nations ont le droit et le devoir de protéger la sécurité de leur propre peuple, toujours conformément aux principes de la justice et à la poursuite de la paix. L’Église ne demande pas aux catholiques de se retirer de la vie civile, mais bien d’y participer et de l’élever, en apportant à notre dialogue civique la lumière de la vérité, le respect de la dignité de chaque personne humaine et un dévouement inébranlable pour le bien commun. »
Appelant les Chevaliers à être des « hommes d’unité, en tant que disciples du Christ et citoyens patriotiques », le Chevalier suprême a conclu en invitant les Chevaliers à prier pour les autorités civiles et la charité dans le discours public : « Faisons en sorte d’être reconnus pour ne pas avoir fait écho aux divisions de notre temps, mais pour les avoir guéries », a-t-il dit. « Dans une période où les tensions sont élevées, le chemin vers l’avenir n’est pas encore plus de conflits, mais bien une plus profonde fidélité à la vérité, à la charité et à l’Évangile. »
Pour lire le communiqué complet, visitez le site kofc.org B

Le pape Léon XIV rencontre le Chevalier Suprême Patrick Kelly et l’Aumônier Suprême et archevêque William Lori avant son audience du 6 octobre 2025 avec le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb.
Par Jason Adkins

Dieu a dit aux Israéliens exilés à Babylone : « Recherchez la paix en faveur de la ville où je vous ai déportés, et intercédez pour elle auprès du Seigneur, car de sa paix dépend votre paix » (Jr 29, 7). Ce verset nous rappelle que, quelles que soient nos circonstances, nous sommes appelés à être fidèles dans la prière et le service aux autres, même ceux qui nous persécutent. Nos propres communautés sont les endroits où nous avons un réel pouvoir d’agir, car c’est ici que nous comprenons le mieux les problèmes et que nous pouvons collaborer avec les autres pour mettre en œuvre des solutions.
La politique est l’activité qui consiste à organiser la vie commune dans la ville. En ce sens, c’est aussi, comme l’ont dit les papes contemporains, l’une des plus hautes formes de charité, car elle sert le bien commun.
La citoyenneté fidèle est particulièrement importante à un moment où la culture ambiante est hostile et où la vie publique semble brisée. Tout comme Daniel et ses compagnons à Babylone, nous grandissons dans la foi en étant prêts à servir même les habitants d’une ville païenne. Nous devons travailler pour notre bien-être et pour le leur, mais sans jamais faiblir dans notre foi. En faisant cela, nous pourrons un jour être accueillis dans la ville céleste. B — Jason Adkins est directeur général et avocat général de la Minnesota Catholic Conference et membre du Conseil 17596 Blessed Theodore Romzhav à Minneapolis.
Nos enfants doivent savoir que nous les voyons, tout comme Dieu nous voit
Par Trevor Williams
LE BASEBALL SERA toujours mon premier amour. Je suis passionné de ce sport depuis mon plus jeune âge, et j’ai assisté à d’innombrables matchs des Padres avec mon père. Dès l’âge d’un an, mon père m’emmenait voir le match, plaçant mon siège d’auto sur un siège dans le stade. Plus vieux, je me souviens qu’il me demandait après chaque partie : « Qui as-tu vu jouer aujourd’hui? Qui as-tu regardé? »
Enfant, mes frères, mes amis et moi passions nos après-midi à jouer au wiffle ball dans la rue. « Nous jouons devant une foule comble au parc Petco! », criait-on, inquiets de savoir si quelqu’un nous regardait, jetant toujours un coup d’œil par-dessus nos épaules. « Qui nous regarde? Si je joue bien, est-ce que quelqu’un va le voir? »
Lorsque je jouais dans la petite ligue, quand je faisais un bon jeu défensif ou que je frappais un coup sûr à un moment crucial de la partie, ma première pensée était toujours : « Papa, as-tu vu ça? » Et je regardais mon père, assis dans les gradins avec un grand sourire sur son visage. Quelle joie pour mon cœur d’enfant de savoir que son regard était sur moi et qu’il était fier de moi.
Tout le monde se demande à un moment ou à un autre : « Est-ce que mon père est fier de moi? » Nous avons tous été cet enfant qui joue devant ses parents avec un désir dans son cœur de les rendre fiers.
Nous savons aussi que Dieu veille toujours sur nous, mais le regard du Père signifie plus que cela. Il se trouve juste à l’intersection de l’omniscience divine, de la providence, de la miséricorde et de l’intimité. Le regard du Père pénètre dans notre cœur; il connaît nos désirs, nos joies, nos sacrifices : « Tu me scrutes, Seigneur, et tu

sais! » (Ps 138, 1).
Si vous regardez une partie de baseball de la Ligue majeure, vous remarquerez que de nombreux joueurs regardent vers le ciel lorsqu’ils réussissent ou qu’ils échouent. Certains font le signe de la croix, d’autres pointent. Ils élèvent tous leur regard vers le ciel : « Père, as-tu vu ça? »
En tant que père moi-même, j’ai maintenant une compréhension plus profonde du cœur de notre Père lorsqu’il me regarde avec amour. Chaque fois que mes enfants font quelque chose de difficile, ils se tournent rapidement pour voir si j’ai vu. Chaque fois qu’ils plongent pour attraper la balle dans leurs parties de la petite ligue ou dans nos jeux de balle dans la cour, ils se relèvent en sautant pour voir si papa les regardait.
En donnant à nos enfants notre attention aimante, nous reflétons notre Père céleste, qui les voit, les connaît et les aime parfaitement. B
TREVOR WILLIAMS, père de quatre enfants, est un lanceur de baseball de la Ligue majeure pour les Nationals de Washington et un membre du Conseil 9665 Our Lady of Mount Carmel dans sa ville natale de San Diego.
Par Brian O’Connor
Les gens recherchent de plus en plus d’options pour renforcer leur revenu de retraite. Les sources de revenus potentielles comprennent notamment :
Les régimes de retraite. Bien qu’ils soient de plus en plus rares dans le secteur privé, certains emplois les offrent toujours.
Les comptes de retraite à cotisations déterminées, comme les régimes 401(K), qui peuvent être offerts par un employeur ou gérés individuellement.
Les placements. Les dividendes et les intérêts sur titres peuvent aider à compléter le revenu de retraite, et les
retraités peuvent également réaliser des gains en capital en vendant des actifs.
L’assurance. Certaines polices d’assurance-vie permanente offrent une valeur de rachat, des participations et des avances sur police, qui peuvent servir de source de revenu supplémentaire rentable sur le plan fiscal.
Les rentes. Elles peuvent offrir un revenu garanti par l’intermédiaire d’une variété de produits, y compris les rentes fixes, variables et indexées.
Les biens immobiliers. Les immeubles locatifs peuvent générer des revenus, tandis que la vente d’une maison peut libérer des capitaux propres. Certains retraités utilisent également des prêts sur valeur nette de la propriété ou des prêts hypothécaires inversés.
Le travail. Travailler pendant la retraite procure un revenu et un sentiment d’utilité. Il est également important de faire la
Tous les mariages ont des hauts et des bas – la foi et la raison nous mènent à persévérer
Par Brendan et Kerry Lynn Kirby
L’ANNÉE DERNIÈRE a été l’une des plus difficiles de notre mariage en 25 ans. Les dettes liées aux coûts d’une chirurgie contre le cancer nous ont laissés avec un lourd fardeau financier, qui s’est aggravé après une importante fuite de plomberie dans notre mur de cuisine, ajoutant ainsi encore plus de dettes et de stress, nous obligeant finalement à quitter notre maison pendant près d’un an.
Malgré les difficultés, , nous savons que nous devons simplement traverser ces moments difficiles, en faisant confiance à Dieu pour nous donner la force de surmonter les obstacles, sachant qu’il nous guidera à chaque instant. Comme le dit le livre de Josué : « Sois fort et courageux! Ne crains pas, ne t’effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi partout où tu iras » (1, 9).
Aucun mariage n’est parfait. Pour réussir, il faut accepter qu’il y a des hauts et des bas. La meilleure façon de survivre aux bas est de réaliser qu’ils sont temporaires, peu importe s’ils découlent de défis externes ou de conflits internes. Notre foi catholique renforce la permanence du mariage. Nous croyons fermement que nous avons été unis jusqu’à la mort.

distinction entre le revenu garanti et le revenu variable. Le revenu garanti peut aider à couvrir les dépenses essentielles, tandis que le revenu variable peut aider à gérer l’inflation et à soutenir le mode de vie souhaité.
Pour plus de ressources, visitez le site kofc.org/financesfamiliales B — Brian O’Connor II est un fournisseur interne pour l’équipe de gestion des agences et un membre du Conseil 8013 St. Thérèse of Lisieux à Trumbull, au Connecticut.
*Le principal objectif de l’assurance-vie est de fournir une prestation de décès. La croissance de la valeur de rachat est graduelle. La valeur de rachat peut prendre du temps à s’accumuler. Les avances et les retraits réduiront la valeur de rachat et les prestations de décès de la police, peuvent entraîner un fait générateur de l’impôt et peuvent entraîner la déchéance de la police s’ils ne sont pas bien gérés. Les avances sur police accumulent des intérêts. Les garanties sont fondées sur la capacité de règlement des sinistres de la compagnie d’assurance émettrice.

Mais la recherche scientifique est également source d’espoir. Au début de notre mariage, nous avons découvert une étude sur les mariages malheureux. Nous n’avons jamais oublié les résultats de cette étude : les personnes qui choisissent le divorce ont tendance à ne pas être plus heureuses. Mais les deux tiers des adultes dans un mariage malheureux qui sont restés ensemble affirment être dans un mariage heureux cinq ans plus tard.
Nous continuons à trouver cela encourageant, car cela témoigne de l’importance de l’engagement.
À mesure que nos enfants grandissent et que nos rôles de parents évoluent, notre engagement se manifeste dans l’effort de prendre du temps dans nos vies occupées pour faire des choses que nous aimons ensemble. De cette façon, nous continuons à nous retrouver et à grandir ensemble dans l’amour. B
BRENDAN ET KERRY LYNN KIRBY écrivent de Daphne, en Alabama. Kerry Lynn est journaliste primée et Brendan, membre du Conseil 2737 Poet-Priest Father Ryan à Daphne, est un journaliste d’enquête avec FOX10 News, à Mobile.

Il y a un siècle, alors que les catholiques du Mexique faisaient face à la persécution et au martyre, les Chevaliers de Colomb ont mené une campagne internationale pour défendre l’Église
Par le personnel de Columbia
« La situation est normale », a insisté le président mexicain Plutarco Elías Calles en 1926, alors que les églises du Mexique se préparaient à la suspension du culte public. Les prêtres se dépêchaient d’administrer les sacrements et les fidèles se réunissaient en grand nombre dans les paroisses pour leur dernière messe publique avant un certain temps. Les demandes de baptême augmen taient, les confessions duraient tard dans la nuit, et un sentiment d’urgence s’était installé dans la vie des personnes catholiques.
La crise, qui allait bientôt dégénérer pour devenir la guerre des Cristeros, avait été en gestation pendant des années. La Constitution mexicaine de 1917 avait imposé des restrictions anticléricales importantes : les églises avaient perdu leur statut juridique, l’édu cation religieuse avait été interdite, les ordres religieux avaient été réprimés, le culte public à l’extérieur des églises avait été interdit et les membres du clergé avaient été soumis à un contrôle gouvernemental strict.
Mais les catholiques ne se sont pas contentés de reculer. Les Chevaliers de Colomb ont été parmi les forces laïques les plus organisées et les plus influentes de l’époque. Établi au Mexique en 1905, l’Ordre avait construit un réseau national reliant les catholiques mexicains entre eux, mais aussi avec leurs frères Chevaliers aux États-Unis et ailleurs. Cette structure internationale s’avérerait cruciale pour donner une voix aux personnes persécutées à mesure que la crise s’approfondissait.

Malgré cette période tendue, l’Ordre est rapidement devenu une force catholique laïque organisée au Mexique. De 1918 à 1923, des dizaines de conseils se sont formés et l’adhésion est passée d’environ 400 membres à plus de 6 000 membres. En réponse à la pauvreté et aux restrictions religieuses, les Chevaliers ont fondé et dirigé des dizaines d’écoles, de cliniques et d’autres œuvres de bienfaisance, tout en soutenant le clergé à mesure que les conditions s’aggravaient.
La défense du clergé prenait parfois un sens littéral. En février 1921, la résidence de l’archevêque José Mora y del Río, à Mexico, a été bombardée, ce qui a incité les Chevaliers de Colomb à organiser un groupe de protection de 15 hommes. En janvier 1923, un tournant décisif est survenu à la colline de Cubilete (Cerro del Cubilete) à Guanajuato, où le diocèse de León a posé la première pierre d’un monument au Christ-Roi devant une foule de dizaines de milliers de personnes. L’archevêque Ernesto Filippi, représentant du pape au Mexique, a présidé l’événement. Les autorités ont condamné l’événement comme étant illégal et, deux jours plus tard, l’archevêque Filippi a été expulsé du pays.
Plus tard, le pape Pie XI a reconnu ce rôle officiellement dans sa lettre encyclique Iniquis Afflictisque, publiée le 18 novembre 1926, en réponse à la persécution au Mexique : « Tout d’abord, mentionnons les Chevaliers de Colomb… composés de membres actifs et industrieux qui, en raison de leur vie pratiquante et de leur profession ouverte de la foi, ainsi que de leur zèle à aider l’Église, se sont faits un grand honneur. »
Au milieu des années 1920, la mise en application variable des restrictions gouvernementales a donné lieu à une persécution ouverte.
Un article de W.F. Buckley Sr., publié dans le revue Columbia en mars 1923, intitulé « What’s Wrong in Mexico » (Qu’est-ce qui ne va pas au Mexique?), rapportait que l’archevêque Filippi croyait que la véritable raison de son expulsion était « la croissance au Mexique des Chevaliers de Colomb et des Catholic Daughters of America ». Une protestation émise par les dirigeants catholiques a souligné l’ampleur du moment : « Plus de 50 000 Mexicains étaient là pour proclamer Jésus Christ-Roi du Mexique. »
Cet événement s’est produit deux ans avant que le pape Pie XI n’établisse la fête du Christ-Roi pour l’Église universelle, une déclaration qui allait bientôt prendre une résonance particulière au Mexique.
Reconnaissant que la liberté religieuse était une préoccupation qui dépassait les intérêts d’une seule organisation, les Chevaliers ont élargi leurs efforts. Notamment, Luis G. Bustos, le député d’État de l’époque, a vite organisé le Pacto de Honor de
Page en regard : Une peinture réalisée en 2005 par l’artiste mexicaine Martha Orozco représente les six prêtres martyrs des Chevaliers de Colomb qui ont été canonisés le 21 mai 2000. • Ci-dessus : Un reliquaire en argent contenant des fragments d’os des six saints, offert au Conseil suprême par des Chevaliers mexicains à la suite de la canonisation, est souvent accueilli par des conseils locaux pour la vénération.

las Organizaciones Católicas (Pacte d’honneur des organisations catholiques), et en mars 1925, il a aidé à établir la Liga Nacional de la Defensa de la Libertad Religiosa (Ligue nationale pour la défense de la liberté religieuse) avec le soutien de l’Ordre. Plus de la moitié de ses membres fondateurs étaient des Chevaliers, et des centaines d’autres membres étaient des officiers locaux.
En 1926, l’application des restrictions était devenue systématique sous la présidence de Calles. En juin, la « Loi de Calles » a introduit des sanctions qui ont rendu les pratiques religieuses dangereuses sur le plan juridique, avec des peines pouvant aller jusqu’à six ans d’emprisonnement.
C’est cette réalité qui a incité les évêques du Mexique à prendre une mesure extraordinaire : le 31 juillet 1926, le culte public a été suspendu à l’échelle nationale.
Mais la suspension du culte public n’a pas mis fin à la vie catho lique au Mexique, elle a forcé la crise vers une nouvelle phase souterraine. Les Chevaliers de Colomb, quant à eux, ont réagi de façon beaucoup plus publique, coordonnée et internationale.
Providentiellement, le 44e Congrès suprême s’est ouvert à Philadelphie le 4 août 1926, seulement quelques jours après la suspension du culte public au Mexique. Lors du congrès, le Chevalier Suprême James Flaherty a donné à la réponse de l’Ordre sa voix publique : « Nous voyons nos frères souffrir pour leur foi dans l’une des persécutions religieuses les plus violentes et les plus injustes de l’époque moderne », a-t-il déclaré. De nombreux Américains affirmaient que la persécution était l’affaire d’un État indépendant. « Mais nous ne pouvons pas rester silencieux », a dit le Chevalier Suprême Flaherty. « Nous protesterons contre cette persécution au nom de l’humanité et de la liberté. »
Dans le cadre du congrès, une résolution officielle condamnant la persécution menée par le président Calles a été adoptée, autorisant la collecte d’un million de dollars pour ce qui est devenu le Fonds mexicain, une campagne visant à sensibiliser le public et à aider les personnes touchées.
L’Ordre a rapidement porté cette campagne au-delà de la salle du congrès. En peu de temps, des conférences à l’échelle du pays ont attiré des milliers de personnes qui ont été sensibilisées à la situation. Cinq millions de brochures ont été produites et distribuées détaillant la persécution et son idéologie, ainsi que deux millions de copies de la lettre pastorale des évêques au sujet du Mexique. Les réfugiés qui ont échappé à la persécution ont aussi été soutenus.
Le 1er septembre 1926, le Chevalier Suprême Flaherty et d’autres officiers suprêmes ont rencontré le président Calvin Coolidge pour discuter de la crise mexicaine, contribuant ainsi à faire passer l’enjeu de la marge de l’intérêt public à la sphère de la politique nationale.
Pendant ce temps, la couverture de la revue Columbia était assez percutante pour avoir des répercussions concrètes. Le numéro d’octobre 1926 indiquait clairement : « Le gouvernement mexicain ne supporte pas la publicité. À la lumière blanche des faits et de l’histoire, le sang qu’il verse et les idées qu’il soutient sont révélés comme de grandes taches sur la civilisation moderne. Le gouvernement mexicain a donc interdit la revue Columbia au Mexique. »

Ci-dessus : Luis Segura Vilchis, ingénieur et membre de l’Association de la jeunesse catholique, fait face à un peloton d’exécution à Mexico le 23 novembre 1927, aux côtés du corps du bienheureux Miguel Agustín Pro, un prêtre jésuite exécuté quelques instants plus tôt. • Ci-dessous, dans le sens des aiguilles d’une montre : Les numéros d’octobre, de novembre et de décembre 1926 de la revue Columbia dénonçaient vigoureusement la persécution de l’Église au Mexique; le gouvernement mexicain a rapidement interdit la revue. • Le Conseil suprême a distribué des brochures dénonçant la persécution et remettant en question son idéologie sous-jacente.






Une délégation des Chevaliers de Colomb rencontre le président Calvin Coolidge le 1er septembre 1926 pour discuter de la persécution religieuse au Mexique. De gauche à droite : l’Avocat Suprême Luke E. Hart, le Chevalier suprême adjoint Martin Carmody, le Chevalier Suprême James A. Flaherty, le président Coolidge, le Secrétaire Suprême William J. McGinley, le directeur suprême William C. Prout et le Secrétaire Suprême adjoint John Conway.
La législature mexicaine a dénoncé le Congrès suprême, et le numéro de novembre 2026 de la revue Columbia a été cité dans un effort pour discréditer l’Ordre, une réponse qui a démontré à quel point le régime a pris au sérieux la campagne des Chevaliers.
Les Chevaliers employés par le gouvernement fédéral et les gouvernements d’État et municipaux, et même par les compagnies de chemin de fer, ont été congédiés, et il y avait un mouvement pour les départir de leur citoyenneté.
La campagne des Chevaliers s’est déroulée dans la continuité de la réponse du Vatican. Dans Iniquis Afflictisque, le pape Pie XI a salué les efforts des Chevaliers, notamment en aidant les catholiques à s’organiser et à s’instruire mutuellement afin de présenter « un front uni et invincible face à l’ennemi ». Il a également décrit la souffrance endurée par les organisations catholiques : les membres arrêtés, menottés, traînés dans les rues, emprisonnés, condamnés à une amende et, dans certains cas, morts « avec le rosaire dans leurs mains et le nom du Christ-Roi sur leurs lèvres ».
À la fin 1926, la réponse de l’Ordre n’était plus seulement une question d’inquiétude ou de protestation. Elle s’est transformée en une campagne coordonnée à laquelle ont participé les conseils mexicains locaux, le président des États-Unis et le Saint-Siège.
TÉMOIGNAGE
« Seigneur, je veux être un martyr », a dit le père Luis Batis Sáinz, un prêtre de paroisse de Durango. « Bien que je sois votre serviteur indigne, je veux verser mon sang, goutte par goutte, en votre nom. »
Le 14 août 1926, deux semaines après l’entrée en vigueur de la Loi de Calles, le père Batis a été arrêté. Son crime, selon les dirigeants fédéraux, était simple : « Vous avez célébré la messe, les baptêmes et les mariages en secret. » Le lendemain, jour de la fête de l’Assomption, lui et trois laïcs ont été exécutés par peloton d’exécution. L’un d’eux, Manuel Morales, président de la section
locale de la Ligue nationale pour la défense de la liberté religieuse, a refusé une offre de grâce, répondant : « Je meurs pour Dieu, et Dieu prendra soin de mes enfants. »
La persécution s’est rapidement intensifiée pour devenir la guerre des Cristeros, un conflit de trois ans entre les forces fédérales (les federales) et les combattants de la résistance catholique connus sous le nom de « Cristeros » pour leur cri de ralliement : « ¡Viva Cristo Rey! » – « Vive le Christ-Roi! » Pour les fidèles, ce cri était une dernière profession de foi; pour le gouvernement, il a été traité comme un acte de défiance.
Appartenir aux Chevaliers de Colomb pouvait suffire à susciter des soupçons, à être arrêté ou même tué. Plus de 20 des quelque 90 prêtres tués pendant le conflit étaient des Chevaliers, dont certains ont été exécutés aux côtés de frères Chevaliers de leurs propres conseils. Le père Batis, membre du Conseil 2367 Fray Diego de la Cadena à Durango, était parmi les premiers à être exécuté.
Leurs « crimes » étaient des actes de fidélité sacramentelle : célébrer la messe, entendre les confessions, offrir l’Eucharistie et poursuivre leur ministère en secret.
Le père Mateo Correa Magallanes, membre du Conseil 2140 Nuestra Señora del Patrocinio de Zacatecas, a été arrêté alors qu’il apportait l’Eucharistie à une femme malade. Le 5 février 1927, un général l’a forcé à entendre les confessions des autres prisonniers, puis a exigé qu’il révèle ce qui avait été dit. « Vous savez bien, général, qu’un prêtre doit garder le secret de tout ce qu’il entend pendant la confession », répondit le père Correa. « Je suis prêt à mourir. » Il a été exécuté le lendemain.
Les autres ont connu des destins similaires. Le père José María Robles Hurtado, membre du Conseil 1979 Antonio Alcalde à Guadalajara, a été capturé alors qu’il se préparait à célébrer la messe. Il a été pendu le 26 juin 1927. Le père Miguel de la Mora, un autre membre du Conseil 2140 à Zacatecas, a été exécuté le 7 août 1927,

après avoir poursuivi son ministère clandestin. Le père Rodrigo
Aguilar Alemán, membre du Conseil 2330 San José de Zapotlán à Ciudad Guzmán, a été tué après avoir refusé de trahir les séminaristes sous ses soins.
Certains sont morts ensemble. Le père Andrés Solá y Molist et Leonardo Pérez Larios, tous deux membres du Conseil 1963 Diez de Sollano à León, et le père José Trinidad Rangel Montaño du Conseil 2484 Godofredo de Bouillon à San Felipe ont été exécutés après avoir poursuivi leur ministère dans une maison secrète. Avant d’être abattus, les hommes ont étendu leurs bras en signe de croix.
Face à l’emprisonnement, à l’exil et à la mort, les Chevaliers du Mexique sont restés des témoins visibles : défendant l’Église, maintenant la vie sacramentelle et, dans de nombreux cas, scellant leur fidélité avec leur sang.
LA DESTRUCTION, LA SURVIE ET LA RECONSTRUCTION
Alors que la persécution s’est intensifiée, le gouvernement mexicain s’est tourné vers le démantèlement de la présence visible de l’Église, tant sa hiérarchie que ses structures physiques.
Le 28 janvier 1928, les anciens bureaux des Chevaliers de Colomb et de la Ligue catholique de Mexico ont été perquisitionnés par la police secrète; tous les documents ont été saisis et les soldats ont reçu l’ordre de percer à la baïonnette une peinture de Notre Dame de Guadalupe. Quelques jours plus tard, le régime de Calles a fait exploser la statue du Christ-Roi au sommet de la colline Cubilete à Silao, Guanajuato. Deux morceaux ont survécu à l’explosion. La tête du Christ et son Sacré-Cœur.


La période a été décrite comme une « guerre des démunis, sans ressources, sans soutien ». Les dirigeants des Chevaliers de Colomb ont lancé un appel au président Franklin Roosevelt et, en 1935, le représentant des États-Unis William Connery a noté que dans 14 des 30 États mexicains, aucun prêtre n’était approuvé pour le ministère. Un an plus tôt, Frederick Vincent Williams, un fidèle navigateur de San Francisco, a passé six semaines au Mexique pour documenter la persécution, en cachant près de 100 documents cousus dans ses vêtements. « La situation est pire qu’on ne l’a laissé entendre », a-t-il écrit au Chevalier Suprême Martin Carmody en janvier 1934. « C’est presque inconcevable pour l’esprit américain. Le Soviet russe est à nos portes. »





Bienheureux José

Bienheureux

Bienheureux
Les membres du clergé et les laïcs mexicains ont élaboré des moyens créatifs pour soutenir la vie sacramentelle. Vers 1931, l’évêque Rafael Guízar y Valencia de Veracruz, membre du Conseil 2311 Francisco Suárez Peredo qui a été canonisé en 2006, a établi des « centres eucharistiques » dans des maisons privées, où les prêtres célébraient la messe en cachette et consacraient des hosties pour leur distribution aux laïcs.
À l’automne, les évêques mexicains, réunis à San Antonio, au Texas, ont publié une lettre pastorale remerciant les Chevaliers de Colomb et d’autres groupes pour leur soutien tout en exhortant les fidèles à demeurer loyaux les uns envers les autres et en appelant à la fin de la persécution.
« Nous, évêques, donnons notre parole d’honneur que le clergé et le peuple du Mexique accepteront tout accord que le Saint-Siège peut approuver », a déclaré la lettre.
En juin 1929, l’archevêque Leopoldo Ruiz y Flóres de Morelia a négocié l’accord avec le président Emilio Portes Gil au nom du pape Pie XI. Les églises ont rouvert leurs portes et certaines restrictions ont été levées.
Mais le sursis a été bref. En quelques semaines, le gouvernement a repris l’exécution des dirigeants des Cristeros, tuant tous les dirigeants avant la fin de l’année; au cours des six prochaines années, quelque 5 000 Cristeros ont été exécutés.
La violente persécution a persisté jusqu’à la fin des années 1930. Le père Pedro de Jesús Maldonado Lucero, membre du Conseil 2419 Fray Alonso Briones à Chihuahua, a été battu après avoir entendu des confessions, le mercredi 10 février 1937. Il est décédé le lendemain à Chihuahua. Il est devenu le dernier martyr de la persécution des Cristeros; deux mois après sa mort, les églises ont rouvert leurs portes et au cours de la prochaine décennie, les conditions se sont progressivement améliorées. La Loi de Calles a été abrogée en 1938, et en 1940, Manuel Ávila Camacho, un catholique pratiquant, a été élu président.
L’Église s’est lentement rebâtie au Mexique. En 1944, l’évêque Emeterio Valverde Téllez de León a posé la première pierre d’un nouveau sanctuaire au sommet de la colline de Cubilete. Six ans plus tard, l’évêque Manuel Martín del Campo Padilla a béni une nouvelle statue en bronze de 20 mètres de hauteur du Christ-Roi, dominant la région.
Le 27 janvier 1979, le pape Jean-Paul II a célébré la messe en dehors de la basilique de Notre Dame de Guadalupe à Mexico. Il s’agissait de la première visite papale au Mexique, et pour une Église qui avait subi des décennies de restrictions et de persécutions périodiques, ce moment a marqué un retour visible à la vie publique.
Ce n’est qu’en 1992 que les dispositions constitutionnelles qui

Ci-dessus : Le pape Jean‑Paul II salue les fidèles alors qu’il se déplace à travers Oaxaca, au Mexique, le 28 janvier 1979, lors de la première visite papale dans le pays. Cette visite a marqué un tournant pour l’Église au Mexique. • À droite : Les délégués vénèrent des reliques des martyrs mexicains lors du 142e Congrès suprême à Québec en 2024. Le reliquaire Christ Roi de l’Ordre contient des reliques de 25 saints et de 13 bienheureux, dont neuf Chevaliers, qui ont été martyrisés au Mexique dans les années 1920 et 1930.
régissaient depuis longtemps les relations entre l’Église et l’État ont été officiellement révisées. Les réformes ont rétabli les relations diplomatiques avec le Saint-Siège et supprimé les principales restrictions imposées à l’Église, tout en maintenant la séparation de l’Église et de l’État. En 1999, Jean-Paul II a béatifié 25 martyrs de la persécution mexicaine, dont six prêtres Chevaliers de Colomb; il les a ensuite canonisés dans la place Saint-Pierre, le 21 mai 2000.
Dans son homélie, le Saint-Père a mis en lumière les fruits durables de leur témoignage : « Après les dures épreuves que l’Église a subies au Mexique au cours de ces années tourmentées, les chrétiens mexicains... peuvent aujourd’hui vivre en paix et en harmonie, en apportant à la société la richesse des valeurs évangéliques », a-t-il affirmé. « L’Église croît et progresse, étant le creuset où naissent d’abondantes vocations sacerdotales et religieuses, où se forment les familles selon le plan de Dieu et où les jeunes... peuvent grandir dans l’espérance d’un avenir meilleur. »
La reconnaissance a continué le 20 novembre 2005, lorsque 13 martyrs mexicains ont été béatifiés à Guadalajara, dont trois Chevaliers de Colomb, en plus de José « Joselito » Sánchez del Río, qui a été exécuté en 1928 à l’âge de 14 ans pour avoir refusé de renier sa foi. Le pape Benoît XVI a visité le Mexique en 2012, célébrant la messe sur la colline de Cubilete, et le pape François a visité le Mexique en 2016 avant de canoniser Joselito plus tard cette même année.
Au cours des dernières décennies, les Chevaliers de Colomb ont de plus en plus encouragé la dévotion aux martyrs (voir la page 16). Depuis 2005, les reliques des Chevaliers-martyrs

ont parcouru de larges étendues au Mexique et aux États-Unis. L’Ordre a également soutenu les principaux sanctuaires associés aux martyrs, notamment le sanctuaire des martyrs du Christ-Roi près de Guadalajara, dont la construction a commencé en 2007.
En mars 2011, le Chevalier Suprême Carl Anderson s’est joint à environ 400 Chevaliers et leurs familles pour le pèlerinage au sanctuaire du Christ-Roi à la colline Cubilete. L’événement a marqué le renouveau d’un pèlerinage national annuel des Chevaliers de Colomb vers le site.
Un siècle après la persécution, le témoignage des martyrs perdure dans la dévotion des Chevaliers, qui continuent de les honorer. Comme l’ancien Chevalier suprême l’a observé à Cubilete, le sang des martyrs a uni pour toujours l’Ordre des Chevaliers de Colomb avec le peuple et la terre du Mexique. L’histoire de l’Ordre sera toujours liée à l’histoire de cette grande nation. » B
Note de la rédaction : Maureen Walther, co-auteure de The Knights of Columbus: An Illustrated History (2020), et Luis Guevara, directeur exécutif chargé du développement hispanique, ont contribué à cet article.

Les conseils des CdeC attisent la flamme de la dévotion pour les martyrs de la guerre des Cristeros, dont neuf frères Chevaliers
Par Elisha Valladares-Cormier
En octobre 1923, le père Pedro de Jesús Maldonado Lucero a pris ses nouvelles fonctions à la paroisse Santo Cristo de Burgos à Jiménez, dans l’État de Chihuahua. C’est là qu’il a rencontré Yucundo Durán, grand Chevalier nouvellement élu du Conseil 2418 Santo Cristo de Jiménez. Les deux hommes ont probablement discuté des occasions pour que le conseil collabore avec le père Maldonado, un frère Chevalier.
Mais, après seulement deux mois, le père Maldonado, âgé de 33 ans, a été réaffecté pour le protéger d’agressions fréquentes de membres de groupes maçonniques locaux. Ces attaques laissaient présager la persécution anticléricale sanglante du gouvernement mexicain.
Les deux hommes seraient tués en raison de leur foi, Yucundo Durán en 1927, après avoir admis être un Chevalier de Colomb, et le père Maldonado une décennie plus tard, après avoir entendu des confessions le mercredi des Cendres. Ils font partie des près
de 200 000 personnes tuées pendant la persécution, dont plus de 70 Chevaliers de Colomb. Quarante de ces personnes ont été déclarées des saints ou béatifiées, dont neuf Chevaliers, y compris le père Maldonado et cinq autres prêtres martyrs dont la fête est célébrée le 21 mai.
En organisant des pèlerinages à deux sanctuaires nationaux et en cultivant une dévotion plus profonde aux martyrs de la guerre des Cristeros au Mexique et ailleurs, les Chevaliers jouent aujourd’hui un rôle important dans la préservation de la foi bénie par le sang des martyrs.
« Le témoignage des martyrs devrait nous inspirer et nous encourager dans la mission que nous avons aujourd’hui », a déclaré Jorge Estrada, directeur suprême, lors d’un pèlerinage national des Chevaliers de Colomb au sanctuaire du Christ Roi à Guanajuato le 15 mars. « Ne laissons pas aux autres le soin d’agir alors que nous ne sommes que des spectateurs. »


Ci-dessus : Pedro Rubén Romero Olivera, Grand Chevalier adjoint du Conseil 14374 Nuestra Señora de las Victorias, à Zapopan dans l’ouest du Mexique, dirige une prière des fidèles lors de la messe de clôture du Congrès national du Mexique, au sanctuaire des martyrs du Christ-Roi à Guadalajara, le 18 mai 2025. • Page en regard : Une vue aérienne du Sanctuaire du Christ-Roi, situé au centre géographique du Mexique, à Guanajuato. Après le bombardement du site par le gouvernement mexicain en 1928, le sanctuaire a été reconstruit en 1944 avec l’appui financier de l’Ordre.
Le sanctuaire du Christ Roi est situé au sommet de la colline de Cubilete à Guanajuato, le centre géographique du Mexique. Une petite chapelle a été construite au pied de la colline en 1920, et une statue du Christ Roi de 1,8 mètre a été érigée au sommet de la colline en 1923. Toutefois, celle-ci a été détruite par le gouvernement cinq ans plus tard.
La construction du nouveau monument a commencé en 1944 avec le soutien financier des Chevaliers de Colomb, et les conseils locaux ont fait des pèlerinages au sanctuaire dès 1948, soit deux ans avant l’installation d’une statue de bronze de 20 mètres du Christ Roi. Le sanctuaire, terminé en 1960, se situe à une altitude de 2 560 mètres.
Des Chevaliers de chacune des cinq juridictions mexicaines se réunissent en mars pour un pèlerinage annuel en l’honneur du Christ-Roi et des martyrs mexicains. En plus d’assister ensemble à la messe, les Chevaliers et les membres de leur famille se consacrent à saint Joseph et vénèrent les reliques de plusieurs martyrs.
« Le sanctuaire nous rappelle que le Christ est roi, et il est le roi de la paix », affirme le père Rubén de la Cruz Martínez, recteur du sanctuaire. « Ce sanctuaire a été construit pendant une période de persécution et de conflit. Et pourtant, la foi peut déplacer des montagnes. »
À environ 273 kilomètres à l’ouest, juste en dehors de Guadalajara, à Jalisco, se trouve un autre monument aux Cristeros, le sanctuaire des martyrs du Christ Roi. Le cardinal Juan Sandoval Íñiguez, archevêque de Guadalajara de 1994 à 2011, a cherché à créer un lieu de pèlerinage pour abriter les reliques de tous les
martyrs de la guerre des Cristeros. La construction du sanctuaire a commencé en 2007, grâce à des subventions de deux millions de dollars et d’un prêt de un million de dollars du Conseil suprême.
Des travaux sont toujours en cours, mais lorsqu’ils seront terminés, le sanctuaire comprendra une église et un atrium pouvant accueillir un total de 62 000 personnes, ainsi qu’un centre de retraite. Ce sera le plus grand sanctuaire du Mexique. Le sanctuaire abrite également deux reliquaires contenant des reliques des martyrs canonisés et béatifiés.
« Dans un diocèse comme le nôtre, où nous avons le témoignage de tant de personnes qui ont donné leur vie pour le Christ, nous n’aurions pas pu conserver la mémoire de leur exemple d’une autre façon », affirme Héctor López Alvarado, évêque auxiliaire de Guadalajara. « Ils nous encouragent à être des témoins fidèles dans le présent. »
En plus d’aider à planifier le pèlerinage national annuel chaque mois de juin, les Chevaliers locaux servent de gardiens pour l’un des ensembles complets de reliques lors de sa tournée de vénération. Des équipes de quatre Chevaliers se relaient, pendant trois mois à la fois, pour superviser les déplacements du reliquaire dans les paroisses de l’Archidiocèse de Guadalajara et au-delà; avec des plans pour amener le reliquaire aux États-Unis.
« Nous sommes fiers de protéger les reliques du sanctuaire, le sang des martyrs versé sur notre terre », affirme Sergio Vázquez, député d’État du Mexique Ouest. « Alors que nous transportons et protégeons ces reliques, nos martyrs nous rappellent chaque jour que notre engagement envers le Christ signifie que nous devons toujours l’accompagner, même jusqu’à la mort. »


Pendant que les pèlerinages nationaux vers les sanctuaires offrent aux Chevaliers et à leurs familles des occasions fraternelles d’honorer les martyrs, de nombreux conseils au Mexique encouragent la dévotion locale. L’histoire de la guerre des Cristeros et de ses martyrs est souvent méconnue en raison de décennies de silence du gouvernement et de son omission des manuels d’histoire du Mexique.
À Monterrey, dans le nord-est du Mexique, une chapelle desservie par la paroisse Santa Filomena est tombée en ruine après avoir été fermée pendant plusieurs années. Voyant un besoin, le Conseil 16296 Santa Filomena a récemment décidé de rénover la chapelle afin qu’elle puisse ouvrir de nouveau sous le patronage des martyrs mexicains. Des travaux sont en cours pour renforcer la structure et construire un oratoire dédié au bienheureux Michael McGivney.
« L’influence des martyrs n’est pas très présente à Monterrey », dit Joel Aguirre, membre du conseil. « C’est un défi de les faire connaître. Mais les martyrs étaient des témoins de l’amour du Christ, et nous, en tant que Chevaliers de Colomb, voulons également être des témoins de cet amour. Nous voulons partager et donner de nous-mêmes à ceux qui en ont besoin. »
La promotion de la dévotion aux martyrs trouve un écho particulier auprès des Chevaliers du Conseil 2419 Fray Alonso Briones à Chihuahua, dans le nord-ouest du Mexique. Le père Pedro de Jesús Maldonado est un des membres fondateurs de son conseil. Au début de chaque réunion du conseil, les Chevaliers s’en remettent à l’intercession de leur frère. L’archidiocèse de Chihuahua a confié au conseil la mission d’accompagner une relique du saint dans tout le diocèse pour qu’elle soit vénérée, notamment lors des événements commémorant la mort du martyr chaque année en février.
Les Chevaliers ont aidé à mettre ces histoires en lumière de plusieurs façons. Dans les années 1990, les membres du Conseil 4637 Excmo. Sr. Obispo Cázares y Martínez de Sahuayo, au Mexique Ouest, ont joué un rôle de premier plan dans l’établissement de la cause de canonisation de José Sánchez del Río, un jeune homme de 14 ans connu sous le nom de « Joselito », qui a été torturé et tué pour avoir refusé de renoncer à sa foi. Ils ont recueilli des déclarations de témoins, ont servi d’observateurs officiels pour l’exhumation de sa dépouille et ont aidé à préparer le positio, ou le témoignage officiel, pour le Vatican.
Mario Higareda, 90 ans, membre du Conseil 4637 depuis 1959, a affirmé que sa participation au processus, qui a abouti à la canonisation de Joselito en 2016, est l’une des plus grandes réalisations de sa vie.
« Nos parents nous ont parlé du petit saint, de la façon dont il a donné sa vie au Christ, mais il n’était pas vraiment connu », dit M. Higareda. « Il a été oublié. Mais les Chevaliers de Colomb ont pris les choses en main. »
UN APPEL INTERNATIONAL
Aux États-Unis, l’intérêt général pour la guerre des Cristeros était faible jusqu’en 2012, lorsque le film L’Honneur et la gloire, un long métrage sur les Cristeros à la distribution prestigieuse produit avec l’aide du Conseil suprême, a été mis à l’affiche. Plus d’une décennie plus tard, le film continue de toucher le public et les conseils des Chevaliers de Colomb continuent de le présenter à leurs membres et aux paroissiens dans le but de les sensibiliser à l’histoire du conflit et de ses héros.
« Lorsque nous montrons le film à nos membres, il les motive à partager l’histoire de la guerre et des Chevaliers avec d’autres hommes », affirme Adrian Dominguez, ancien député d’État de Photo

Dans le sens des aiguilles d’une montre, de haut en bas : Joel Aguirre (au centre) prend la parole au nom du Conseil 16296 Santa Filomena lors d’un événement à la chapelle El Señor de los Afligidos, à Monterrey. • Une femme vénère les reliques des six prêtres martyrs des Chevaliers de Colomb après la messe à l’église catholique Queen of Peace, à Aurora, au Colorado, le 8 mars. • Jesús Barón, fidèle pilote de l’Assemblée 45 Father Hawe à Santa Monica, en Californie, monte la garde près des reliques des martyrs mexicains lors d’un service de vénération tenu le 18 avril à la cathédrale Our Lady of the Angels, à Los Angeles, dans le cadre d’un événement archidiocésain marquant le centenaire de la guerre des Cristeros.
l’Arkansas et membre fondateur du Conseil 14609 Los Martires Mexicanos à Rogers. « C’est une occasion de comprendre ce que les Cristeros ont vécu et les frères sont émus en visionnant le film. »
Les efforts de l’Ordre pour faire connaître l’histoire des martyrs remontent à bien avant la sortie du film L’Honneur et la gloire, avec des décennies d’articles dans la revue Columbia, de livres et d’autres médias. Une des façons les plus efficaces de sensibiliser les gens à l’histoire des martyrs est de faire voyager une croix-reliquaire en argent contenant des reliques des six saints prêtres martyrs de l’Ordre.
Le reliquaire a été offert par les Chevaliers du Mexique au Conseil suprême en 2000, et il a fait le tour du Mexique avant de se rendre pour la première fois aux États-Unis en 2006. Le reliquaire continue de voyager selon la demande des conseils d’État et locaux, et les juridictions aux États-Unis en particulier ont fait un effort concerté pour utiliser les reliques pour établir des liens avec les hommes hispaniques et leurs familles.
Le Colorado a accueilli les reliques du 6 au 15 mars, et le Député d’État Marc Solome a été impressionné par le taux de participation, estimant qu’au moins 5 000 personnes ont vénéré les reliques dans deux diocèses.
« Cela permet de tisser des liens avec la communauté hispanique », affirme M. Solome au sujet de la tournée. « Les martyrs aident à inviter la communauté hispanique à rejoindre les Chevaliers et à jeter les bases pour continuer à faire grandir l’Ordre à l’avenir. »
Deux mois plus tôt, la croix-reliquaire a traversé la Caroline du


Nord, où une population hispanique en plein essor a contribué à la croissance catholique régionale. La visite a été particulièrement significative pour José Blanco, ancien Grand Chevalier du Conseil 10504 Our Lady of Mercy de Winston-Salem originaire de Jalisco. Il a grandi en entendant les histoires de son grand-père sur la façon dont les Cristeros ont libéré sa ville natale de Degollado, et c’est le père de José, qui s’est joint aux Chevaliers du Mexique, qui lui a d’abord fait connaître le lien de l’Ordre avec les martyrs.
« Les gens me demandent si la persécution s’est réellement produite, alors je leur dis ce que mon grand-père m’a dit », dit José. « Souvent, ils n’en ont jamais entendu parler. »
José souligne que les tensions politiques actuelles aux ÉtatsUnis ont laissé de nombreuses personnes dans sa communauté avec un sentiment d’incertitude, mais que la vénération des reliques des martyrs a apporté de la paix pour certains et, pour d’autres, de l’inspiration.
Lors d’un service de vénération, José a remarqué un adolescent qui écoutait attentivement lorsque les biographies des martyrs ont été lues. Par la suite, cet adolescent a demandé à José : « Croyezvous que j’ai la force d’être comme eux? »
Des mois plus tard, José y pense encore. « Que sommes-nous prêts à faire pour la foi? », songe José. « Espérons que nous aurons la foi et le désir pour faire ce qui est nécessaire, quand le moment viendra. » B
ELISHA VALLADARES-CORMIER est rédacteur principal de la revue Columbia et membre du Conseil 591 de Fremont, en Ohio.
Les nouvelles écoles de métiers catholiques préparent les jeunes hommes au travail manuel tout en leur offrant une expérience de formation de la foi et de fraternité vibrante
Par Scott Warden
À6 h, avant le lever du soleil, un groupe de jeunes hommes se réunit en silence pour prier. À la mi-matinée, ces jeunes hommes s’affairent à câbler des systèmes électriques, à monter des murs de charpente ou à souder des joints. Le soir venu, épuisés par le travail de la journée, ils partagent un repas avant de retourner à la prière, terminant la journée comme elle a commencé. Pour beaucoup d’entre eux, ce rythme est très différent de la vie qu’ils ont laissée derrière eux, une vie souvent marquée par l’incertitude et qui semble même sans but. Parmi les diplômés du secondaire de la génération Z, ceux nés en 1997 ou plus tard, quelque chose est en train de changer. Alors que le coût des études universitaires augmente et que la confiance dans le cheminement traditionnel des études de premier cycle diminue, de plus en plus de jeunes hommes cherchent quelque chose qui a échappé à plusieurs de leurs pairs : un sens à leurs vies, de la clarté et la conviction que leur travail est important. Selon le National Student Clearinghouse Research Center, aux États-Unis, les inscriptions dans les écoles de métiers ont augmenté de près de 20 % depuis le printemps 2020. Au cours des dernières années, des écoles de métiers novatrices qui offrent aux jeunes hommes une formation professionnelle et une formation de la foi catholique ont commencé à émerger. Ces programmes offrent une solution de rechange structurée au parcours universitaire traditionnel tout en répondant à un désir de formation et de fraternité, guidant les étudiants vers des vies de travail épanouissant, de familles soudées et de foi active. Les principes fondateurs des Chevaliers de Colomb, la charité et la fraternité, s’harmonisent naturellement avec la mission de ces nouvelles écoles et, dans au moins un cas, ces valeurs sont même directement intégrées à la structure de l’école.
« Les étudiants choisissent ces écoles parce qu’ils veulent devenir des artisans », affirme Kent Lasnoski, président du San Damiano College for the Trades à Springfield, dans l’Illinois, et membre du Conseil 4179 Holy Family à Chatham. « Mais avant de devenir un bon artisan, il faut d’abord devenir un homme bon. »
Aux États-Unis, un nombre croissant d’écoles de formation professionnelle catholiques et d’écoles secondaires techniques voient le jour. Trois établissements en particulier sont dirigés par les Chevaliers de Colomb et attirent des étudiants membres de l’Ordre : la Santiago Catholic Trade School en Californie, l’Harmel Academy of the Trades au Michigan et le San Damiano College for the Trades dans l’Illinois.

Située dans les collines escarpées au pied des monts Santa Ana, à environ 80 kilomètres au nord de Los Angeles, la Santiago Catholic Trade School a été cofondée en 2023 exclusivement par des Knights. Dans le cadre de son programme de deux ans, de petites cohortes d’environ 15 jeunes hommes vivent, prient et travaillent ensemble pendant qu’ils apprennent les métiers de la construction, non pas seulement en théorie, mais en construisant de vrais projets.
« À Santiago, nous ne formons pas seulement de jeunes hommes dans leur foi catholique, mais nous leur enseignons aussi comment construire de A à Z », déclare le cofondateur Mark Padilla, directeur de l’école, ainsi qu’ancien député de district et président de chapitre. « Nous leur enseignons la charpenterie, la toiture, l’électricité, la plomberie et la mécanique automobile, en plus de la théologie et de la philosophie. L’objectif de la formation que nous offrons à nos jeunes artisans est de bâtir le royaume de Dieu. »

Jeff Rice (au premier plan), instructeur à la Santiago Catholic Trade School et député du district dans le comté d’Orange, en Californie, supervise des étudiants lors de la construction d’un confessionnal, dans le cadre d’un chantier réalisé en mars. • En regard : Une statue de saint Jude est restaurée dans le cadre d’un cours de restauration ecclésiastique au San Damiano College for the Trades à Springfield, en Illinois.
Les étudiants bénéficient également d’une expérience de formation unique. Ils apprennent la gestion agricole et l’élevage sur une ferme et un ranch de 300 acres qui comptent des vaches, des bisons, des chèvres, des dindes, des poules, des cailles et des abeilles.
« En deuxième année, les étudiants décident dans quel domaine ils veulent se spécialiser », dit M. Padilla. « Ensuite, nous les aidons à obtenir la certification nécessaire dans ce domaine particulier. »
Mark McElrath, directeur général du Santiago Retreat Centre, où se trouve l’école, affirme que la vie des étudiants est structurée autour de la prière : ils récitent la Liturgie des Heures le matin et le soir, assistent à la messe quotidienne et récitent le rosaire avant de se coucher.
« Ce rythme », déclare M. McElrath, qui est également cofondateur de l’école, « est quelque chose que nous espérons inculquer, quelque chose qui les aidera non seulement pendant ces deux années, mais aussi longtemps après leur départ. »
Une des façons dont l’école s’assure que la formation de la foi est profondément ancrée dans la vie des étudiants est l’adhésion
aux Chevaliers de Colomb. Tous les étudiants sont invités à se joindre au Conseil 18585 Santiago Catholic Trade School, qui a été créé en 2024 et comprend des administrateurs et des membres du personnel de l’école, ainsi que des bénévoles et des artisans locaux.
Jacob Kliatchko, 22 ans, a suivi une formation d’électricien à Santiago et a été le premier grand Chevalier du conseil. Il affirme que son expérience au sein des Chevaliers a été une partie essentielle de sa formation, lui donnant des exemples d’hommes qui s’efforcent de vivre en tant que fidèles catholiques.
« Vivre en communauté avec un groupe d’hommes catholiques a été une expérience phénoménale », dit Jacob. « Je pense que le bienheureux Michael McGivney serait très content de voir ce qui se passe ici, car sa vision était d’aider les jeunes hommes et de leur fournir un réseau de soutien pour renforcer leur foi catholique. »
« C’est ce que nous faisons ici : créer un réseau de soutien pour les hommes qui étudient ensemble, qui assistent à la messe ensemble et qui prient ensemble. Ils deviennent frères en un rien de temps. »

À partir du haut : David Michael Phelps (à droite), président de la Harmel Academy of the Trades et membre du Conseil 13641 Sacred Heart of Jesus à Grand Rapids, au Michigan, discute avec des étudiants lors de son cours intégré de sciences humaines, « God and Man at Work » (Dieu et l’homme au travail), en avril. • M. Phelps (à droite) se tient aux côtés de l’étudiant et frère Chevalier Abe Forget (au centre) et d’Andy Beach, directeur des services de fabrication, dans l’un des ateliers de l’école.
Pour M. McElrath, l’objectif n’est pas simplement de produire des travailleurs qualifiés, mais des hommes vertueux dont la foi façonne leur façon de vivre et de travailler.
« Vous allez me fournir un homme qui ne ment pas, ne trompe pas ou ne vole pas? », disent les dirigeants d’entreprise locaux à M. McElrath. « Je vais l’embaucher sans hésiter. Je peux lui apprendre tout ce que je veux, mais je ne peux pas lui apprendre à être éthique ou moral. »
Les étudiants de l’Harmel Academy of the Trades de Grand Rapids, au Michigan, suivent un modèle qui combine la formation pratique et la formation académique et spirituelle. Fondée en 2020, l’académie fournit aux jeunes hommes un rythme de travail, d’étude et de prière tout en les exposant à une variété de métiers.
Plutôt que de se spécialiser immédiatement, les étudiants apprennent le soudage, l’entretien automobile, la construction et l’usinage, tout en étudiant la philosophie et la théologie et en occupant un emploi à temps partiel qui renforce les compétences pratiques. L’objectif n’est pas seulement de former des ouvriers, mais aussi de former des hommes qui comprennent la dignité du travail et leurs propres aptitudes dans ce domaine.
« Les jeunes hommes vivent une crise existentielle bien réelle, même les jeunes catholiques issus de bonnes familles », affirme David Michael Phelps, président de l’académie et membre du

Conseil 13641 Sacred Heart of Jesus à Grand Rapids. « Ils n’ont pas un sens dynamique et pragmatique de l’aventure pour laquelle ils sont appelés dans le monde. »
Pour de nombreux élèves, cette incertitude est personnelle et, sans orientation claire, elle peut persister bien au-delà de l’école secondaire.
« Je ne pouvais pas m’imaginer passer quatre ans ou plus à faire des études supérieures sans savoir où cela me mènerait », dit Abe Forget, 19 ans, étudiant à l’académie Harmel, qui s’est récemment joint à l’Ordre en ligne. « Sans une vision claire en tête, je serais dans un état d’incertitude à propos de toute carrière future. Mes connaissances seraient théoriques, mais ne seraient pas pratiques. »
Pour Jonathan Bargenquast, un jeune diplômé qui travaille maintenant comme machiniste, les leçons qu’il a apprises à l’académie continuent d’orienter sa vocation.
« Vous commencez à voir le travail différemment », ditil. « Au lieu de considérer le travail comme un simple moyen d’obtenir un chèque de paie, vous le voyez comme un moyen de créer avec Dieu. »
par Tim Vizer
Son père, Jason Bargenquast, a déjà été le grand Chevalier du Conseil 13641 Sacred Heart of Jesus à Grand Rapids, et Jonathan a reconnu dans les Chevaliers de Colomb la même fraternité qu’il a connue à Harmel.
« C’est une continuation, vous voyez des hommes vivre cela à chaque étape de la vie », dit-il de ses frères Chevaliers du Conseil 7719 Msgr. Hugh Michael Beahan à Lowell.
Selon M. Phelps, les étudiants qui viennent à l’académie Harmel sont déjà portés vers le travail manuel, mais ils cherchent un sens plus profond dans les métiers.
« Ce que nous essayons de faire à l’académie Harmel est de montrer que le travail ne consiste pas simplement à obtenir un chèque de paie ou même à fournir un service. Il y a quelque chose de cosmique à collaborer avec Notre Seigneur dans la création et la rédemption du monde », dit-il.
Au San Damiano College for the Trades à Springfield, en Illinois, qui a accueilli ses premiers étudiants à l’automne 2025, les jeunes hommes participent à un programme qui intègre la formation d’apprenti, la formation en lettres et en sciences humaines et la formation spirituelle quotidienne dans une vision unifiée du travail.
« Du haut de la croix, le Christ a dit à saint François d’Assise : ‘‘Rebâtis mon Église!’’ », affirme le président Lasnoski. « Au San Damiano College, nous répondons à cet appel, une pierre vivante à la fois. »
Les métiers enseignés sont la charpenterie, les travaux d’électricité et la restauration d’églises, y compris la restauration de vitraux et d’orgues. Un cours offert se distingue par son originalité : la fabrication de cercueils, enseignée par le maître charpentier Marcus Daly, fondateur de Marian Caskets et membre des Chevaliers.
« Pour que le travail soit significatif, vous devez réaliser que Dieu travaille sur vous par sa grâce », affirme M. Lasnoski. « Chaque fois que je vais travailler, la façon dont je travaille fait de moi un meilleur homme ou un pire homme. »
Pour les étudiants comme Joseph Lee, 21 ans, membre du Conseil 2874 de Teutopolis, en Illinois, cette perspective a apporté de la clarté à un chemin qui avait autrefois semblé incertain.
Après l’école secondaire, Joseph a discerné une possibilité de vocation à la vie religieuse ou à la prêtrise, s’est inscrit au collège communautaire et a travaillé dans divers emplois, des usines aux entreprises spécialisées dans le bétonnage. Mais, il cherchait sa voie. Le tournant s’est produit lorsqu’il a entrepris le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, parcourant près de 800 kilomètres de l’Allemagne à l’Espagne, où il a trouvé le temps nécessaire pour prier et y voir plus clair.
« J’essayais de comprendre ce que je devais faire ensuite », dit Joseph. « Devenir missionnaire, retourner aux études ou trouver un emploi différent. »
Au collège San Damiano, il a découvert un mode de vie qui combine la prière, les études et le travail manuel.
Comme l’explique Jonathan Prabhu, un autre étudiant du collège : « Le collège offre un environnement similaire à un séminaire où vous pouvez vous concentrer sur ce que signifie être un homme et pratiquer la vertu aux côtés d’autres hommes qui sont là pour se soutenir mutuellement. »

Joseph Lee (à gauche), étudiant à San Damiano et membre du Conseil 2874 de Teutopolis, en Illinois, regarde l’instructeur Joseph Williams poser des feuilles d’or sur une statue de saint Jude.
Alors que la toute première année scolaire du collège s’achève, ses dirigeants cherchent à approfondir les relations du collège avec les conseils locaux des Chevaliers de Colomb, non seulement comme source de mentorat, mais aussi comme moyen d’aider les étudiants à s’intégrer à la vie paroissiale et à la communauté catholique élargie.
« Je veux voir ces gars devenir des Chevaliers et incarner la mission en utilisant ces compétences là où elles sont nécessaires », dit M. Lasnoski.
Dans les ateliers et les chantiers, dans les chapelles et autour des tables à manger, ces jeunes hommes apprennent ce que signifie vivre comme frères, se mettre au défi les uns les autres, se soutenir mutuellement et poursuivre un bien commun.
En effet, dans une nouvelle génération d’écoles de métiers catholiques, une vision commune de la formation et de la fraternité prend forme.
« Ils ne nous forment pas seulement pour le temps que nous passons ici », affirme Jacob Kliatchko, qui a obtenu son diplôme à la Santiago Catholic Trade School en janvier et fait désormais partie du personnel. « Ils nous forment pour ce qui vient ensuite. »
Note de la rédaction : Plus tôt cette année, les Chevaliers de Colomb ont lancé une série de cinq vidéos intitulée « Dans la brèche : La dignité du travail », qui explore le lien entre le travail et la sainteté, ainsi que la vocation des hommes catholiques. Visitez le site kofc.org/danslabreche. B
SCOTT WARDEN est le rédacteur en chef de Today’s Catholic, le journal d’information du diocèse de Fort Wayne-South Bend, en Indiana, et membre du Conseil 12741 Holy Trinity à New Haven.

Une statue de plâtre endommagée a permis à une ancienne légende de la radio de Chicago de revenir vers la foi et d’apporter de l’espoir à des millions de personnes
Par Denyse Shannon
Des milliers de personnes marchent en procession derrière la statue de la « Vierge brisée » le long de Chicago Avenue après avoir quitté l’église St. John Cantius, le 31 mai 2019. Cet événement, inspiré par l’ancien animateur de radio de Chicago Kevin Matthews, était intitulé « There Is Hope for the Broken » (Il y a de l’espoir pour les âmes brisées).

S«i vous m’aviez dit il y a 30 ans que je porterais une statue brisée de la Vierge Marie et que je parlerais de Dieu, je vous aurais répondu : “Êtes-vous dingue?” »
C’est ainsi que commence le film Broken Mary: The Kevin Matthews Story, un documentaire sorti récemment par ODB Films et Family Theater Productions sur l’animateur de radio de Chicago, qui est passé de 10 millions d’auditeurs par semaine à toucher le fond du baril, puis, de façon inattendue, à suivre l’appel du Christ pour devenir messager de la miséricorde pour les âmes brisées.
En 1987, Kevin Matthews est devenu célèbre du jour au lendemain sur les ondes de WLUP-FM « The Loop », une station de radio de Chicago, en faisant rire les auditeurs. Son humour un peu décalé, ses imitations loufoques et ses plaisanteries sur les ondes ont attiré d’énormes auditoires, et un culte d’admirateurs dévoués, les « KevHeads ».
« Il était une icône à Chicago, et j’étais un grand fan », affirme Bill O’Connell, ancien KevHead et membre du Conseil 12173 St. Michael the Archangel Patron of Police à Chicago. « Dans les années 1980 et 1990, jamais vous n’auriez pensé qu’il était une personne pieuse et fidèle. »
Kevin l’admet lui-même.
« Je suis né dans une famille catholique. Mais pendant cette période, je dirais, de 1986 à 2011, je vivais la vie d’un zombie catholique. »
Il allait à la messe du dimanche, mais c’était presque une formalité. « Assure-toi que le prêtre te voit », se disait-il. « C’était une imposture, une arnaque ».
Puis, un jour en 2011, Kevin est entré dans le studio pour faire son travail comme il le faisait depuis 35 ans, seulement pour être renvoyé quelques instants plus tard. Ce qui a suivi a été une série d’événements qui, selon lui, sont des « miracles ».
Aujourd’hui, Kevin touche des millions de personnes qui sont attirées non pas par une personnalité de la radio audacieuse, mais par le Christ et sa Sainte Mère.
« VAS-TU RENIER MA MÈRE?»
Fils d’un ouvrier du secteur automobile, Kevin a grandi à Pontiac, au Michigan. Sa dyslexie non diagnostiquée a contribué à une enfance marquée par les mauvais traitements et l’intimidation. Mais, il a découvert qu’il pouvait s’en sauver en faisant rire les gens, stratégie d’adaptation qu’il a utilisée jusqu’à l’âge adulte pour bâtir une carrière réussie à la radio.
Mais au fur et à mesure que le paysage médiatique a évolué, le statut de célébrité de Kevin a diminué. Il a quitté Chicago en 2005 et est retourné à Grand Rapids pour reprendre sa carrière là où il avait fait ses débuts à la radio. Son nouveau poste au micro de WLAV-FM a été de courte durée. Un matin, alors qu’il était en direct à la radio, Kevin s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus bouger. Il pensait avoir eu un accident vasculaire cérébral.
Kevin a reçu un diagnostic de sclérose en plaques rare. La maladie a rendu son travail difficile, et en peu de temps, il a perdu son emploi. Il se rappelle d’avoir reçu un préavis de deux semaines pour son congédiement, mettant ainsi brusquement fin à une carrière de plusieurs décennies.
« Brisé, vous dites? », dit Kevin. « C’est ce qu’on appelle toucher le fond du baril. Et ce n’est que lorsque j’ai dit : “Je suis complètement brisé; je suis en morceaux, je ne vaux plus rien, je suis crevé, je m’en remets à vous, aidez-moi”, que, d’un coup, ma vie a changé. »
Le premier de ce que Kevin appelle une « succession de miracles » s’est produit en 2009, lorsqu’il conduisait à Chicago.
« J’ai entendu une voix me dire de me rendre au cimetière. Je savais lequel à cause de l’article dans le Tribune », se souvient Kevin, faisant référence à un reportage sur des apparitions présumées au cimetière Queen of Heaven à Hillside, à proximité.
« Heureusement, je suis allé, parce que j’aurais pu simplement l’ignorer », dit-il. « Mais chaque fois que j’ai entendu l’Esprit Saint, je l’ai écouté et j’ai fait ce qui m’était dit. »
Au cimetière, Kevin s’est rendu au crucifix de 4,6 mètres de haut où un travailleur ferroviaire à la retraite aurait été guéri de sa cécité en 1986.
« J’ai posé ma main sur les pieds du Christ et je lui ai dit : “Je suis désolé; aide-moi; j’ai si peur.” Et, à ce moment-là ma main a commencé à bouger alors que de l’eau coulait sur ma main et mon bras. »
Bien qu’il ait retrouvé l’usage de sa main touchée par la sclérose en plaques, l’impact spirituel de ce moment n’a pas duré.
« Encore une fois, j’ai oublié Dieu », dit-il.

Kevin Matthews a passé les 15 dernières années à voyager à travers le monde en tant que « compagnon de route de Marie », partageant son témoignage de l’amour de Dieu.
Ce n’est que l’année suivante que Kevin a entamé une conversion durable.
« Cela s’est produit à la benne à ordures où j’ai trouvé une statue de Marie brisée sur le sol », se rappelle Kevin en parlant de la statue de plâtre qui jouerait un rôle déterminant dans sa vie.
« Je me suis approché de la statue. Elle était sur le dos. Elle était brisée en deux à la taille. Elle avait perdu ses mains. Elle était enfoncée dans la boue. Elle était couverte de mauvaises herbes et de déchets, et c’est à ce moment-là que j’ai entendu la voix de Jésus-Christ me dire : “Vas-tu me renier? Vas-tu renier ma mère?” »
Kevin était sur le point d’entrer chez un fleuriste près de Grand Rapids pour acheter des fleurs pour sa femme. Il est entré dans le magasin pour poser des questions sur la statue, mais on lui a dit qu’elle n’était pas à vendre.
« Elle a dit : Non, c’est un héritage familial. Alors, j’ai entendu la voix de nouveau : “Vas-tu me renier? Vas-tu renier ma mère?” »
« Et pour la deuxième fois, j’ai dit : “Dieu, aide-moi” », se rappelle-t-il.
« Je ne sais pas d’où est venu ce qui est sorti de ma bouche ensuite. Mais j’ai dit : “Je vais donner de l’argent aux sœurs qui vivent ici si vous me permettez de l’avoir. Je vais donner de l’argent en votre nom si vous me laissez la prendre.” »
Ça a fonctionné. Kevin a emmené la statue chez lui et l’a gardée pendant un certain temps dans sa salle à manger, où elle lui rappelait sa propre fragilité.
« Moi aussi, j’étais laissé pour contre », dit-il. « Je me reconnaissais vraiment là-dedans. »
Le père Mark Przybysz a rencontré Kevin dans les années 1990, alors qu’il était prêtre de l’église St. Anthony of Padua à Grand Rapids, où il était également membre du Conseil 3104 Bishop Plagens.
« J’étais un invité régulier à son émission de radio et nous sommes devenus amis », dit le père Przybysz. Grâce à leur passion commune pour la cuisine, les deux amis participaient ensemble à des événements de la paroisse pour amasser des fonds pour l’éducation catholique.
Cette amitié est devenue encore plus profonde lorsque Kevin a perdu son emploi à WLAV.
« Il a commencé à parler de cette statue qu’il avait trouvée, de quelque chose qu’il appelait le projet de la Vierge brisée », se souvient le père Przybysz.
Le prêtre a proposé de faire réparer la statue de 69 cm de Notre Dame de Lourdes, mais Kevin a refusé.
« J’ai commencé à pleurer et j’ai dit : “Non, je ne veux pas qu’elle soit réparée” », explique Kevin. « Je veux qu’elle reste brisée parce que nous sommes tous brisés, et nous sommes tous aimés par Dieu. »
Le père Przybysz a vite compris que Kevin était en train de vivre un véritable éveil spirituel et l’a encouragé à partager son histoire avec les paroissiens de St. Anthony.
Dans le documentaire, Kevin se souvient : « Je me suis dit “pas de problème”. J’ai fait de l’humour. J’ai fait la première
partie de Jerry Seinfeld et de Bill Hicks. Ça ne devrait pas être difficile de parler devant la paroisse. »
Mais, l’expérience ne s’est pas passée comme il s’y attendait.
« J’ai complètement raté mon coup, personne ne riait », dit-il. Après cet échec, il a dit au père Przybysz qu’il ne voulait pas prendre la parole après la prochaine messe. Le prêtre lui a suggéré de se retourner.
« Des gens étaient à genou devant la statue », dit Kevin. « C’est comme si Jésus disait : “Je te confie ma mère, et elle va tout arranger.” »
À partir de ce moment-là, le projet de la Vierge brisée a commencé à prendre de l’ampleur. Kevin a visité des églises, des prisons, des centres de soins, des chambres d’hôpital et des foyers, racontant son histoire, faisant la promotion du rosaire et apportant la statue à ceux qui avaient besoin d’encouragement et d’espoir.
En 2018, il a accepté une invitation à se joindre aux Chevaliers de Colomb, agissant comme chancelier du Conseil 3104 pendant six ans.
Lors d’une visite à Chicago en 2019, Kevin a rencontré le père Joshua Caswell, le supérieur général des Chanoines réguliers de Saint-Jean-de-Kenty.
« Quelqu’un l’a amené à l’église et me l’a présenté », se souvient le père Caswell. « Je n’ai pas réagi parce que je ne connaissais pas son nom. »
Mais, le jeune prêtre a été rapidement captivé par le projet de la Vierge brisée.
« Une inspiration m’est venue : il était temps pour Kevin de rentrer à Chicago », affirme le père Caswell. « Montrons à Chicago cette statue brisée. »
Le 31 mai 2019, la Vierge brisée a été déposée sur un lit de roses et transportée dans une procession de 2,4 kilomètres dans le centre-ville de Chicago. Intitulé « There Is Hope for the Broken » (Il y a de l’espoir pour les âmes brisées), l’événement a été réalisé avec l’aide du service de police et services d’incendie de Chicago et a attiré environ 8 000 personnes.
« Les policiers et les pompiers étaient en rang pour diriger la procession », dit le père Daniel Brandt, aumônier du service de police de Chicago et le Conseil 12173 St Michael the Archangel Patron of Police. « Ils étaient tous très fiers. Beaucoup de nos policiers ont un amour fidèle pour la Sainte Mère. »
Kevin pouvait à peine en croire ses yeux.
« Elle est passée d’une benne à ordures à un lit de roses », dit-il. « C’était incroyable. »
UNE MISSION D’ESPOIR
À son retour au Michigan, Kevin a vécu un autre moment de grâce.
« Quand je suis rentré à la maison et que j’ai vérifié ma boîte aux lettres, j’ai entendu Jésus-Christ me dire : “Je t’aime tellement. Je pleure pour toi” », se rappelle-t-il.
Après avoir voyagé un peu partout avec la Vierge brisée, une expérience qu’il raconte dans son livre de 2024 Mary’s Roadie, Kevin s’est finalement rendu à Rome plus tôt cette année.
« J’ai simplement envoyé une lettre au Vatican et je les ai informés de qui était Kevin », dit le père Caswell. « Il a reçu un billet spécial et m’a demandé de l’accompagner. »

Le pape Léon XIV salue Kevin Matthews (à droite), accompagné du père Joshua Caswell, supérieur général des Chanoines réguliers de Saint-Jean-de-Kenty, après l’audience générale du pape, le 11 février. Le Saint-Père a donné à la statue en arrière-plan le nom de « Notre-Dame des âmes brisées » (Our Lady of the Broken).
Le père Caswell a décrit leur rencontre avec le pape Léon XIV, qui vient également de Chicago, après l’audience générale du pape le 11 février, jour de la fête de Notre Dame de Lourdes et de la Journée Mondiale du Malade : « Ce moment a été si serein. Le Saint-Père a parlé de l’importance de ce que faisait Kevin, car le monde est si brisé et les gens ont besoin d’espoir. »
Le père Caswell affirme que le pape Léon a donné le titre de Notre Dame des âmes brisées à la statue.
À mesure que la sclérose en plaques de Kevin continue de progresser, ses proches et ses amis le supplient de ralentir. Mais, ce n’est pas dans ses plans.
« Il veut simplement participer à l’œuvre de Marie aussi longtemps qu’il le peut », explique le père Caswell.
Tout au long de sa vie, Kevin croit avoir suivi la voix du Christ et les invitations de l’Esprit Saint.
« Quand je décèderai, j’entendrai de nouveau le Christ. Soit il me dira “Je te connais”, ou il me dira “Je ne te connais pas” », dit-il. « Mais de passer de “Vas-tu me renier?” à “Je t’aime tellement. Je pleure pour toi”, c’est là où je suis en ce moment. »
Il ajoute : « J’ai conclu une alliance avec Dieu il y a deux ans. J’ai dit : “Jésus, tu es mon pasteur. Je veux simplement être ton chien berger.” »
La Vierge brisée est gardée à l’église St. Anthony of Padua, mais Kevin affirme qu’elle appartient à tout le monde et qu’il l’emmènera là où elle est appelée.
Pour en savoir plus, visitez le site brokenmary.com. B
DENYSE SHANNON est une journaliste indépendante basée à Bay City, au Michigan.

Des membres du Conseil 6608 St. Francis Xavier à Buffalo, au Minnesota, devant une nouvelle statue du bienheureux Michael McGivney installée à l’église catholique St. Francis Xavier. Le conseil a aidé à amasser plus de 22 000 $ pour la statue en bronze de l’abbé McGivney, qui a été placée dans un espace laissé vide après la construction de la nouvelle entrée de l’église. Le père Austin Barnes, prêtre et aumônier du conseil, a béni la statue après son installation.
Les membres du Conseil 1818 de Salem, en Ohio, ont travaillé avec des paroissiens pour décaper et sceller les planchers en dalles et en pierres de près de 100 ans à l’église St. Paul. Les matériaux ont été fournis par une entreprise locale de céramique, et les efforts des Chevaliers et d’autres bénévoles ont permis à la paroisse d’économiser plus de 1 000 $ en coûts de main-d’œuvre.
Le Conseil 8482 Bishop Nicholas A. Gallagher à Houston a fait don de 1 200 $ à la paroisse Prince of Peace pour aider à financer le programme de stage en communications de la paroisse. Pendant huit semaines, environ 20 catholiques âgés de 14 à 25 ans ont participé à des séances hebdomadaires d’information sur les médias et le ministère. Le don a couvert les repas, les chandails et les fournitures.
Le Conseil 18557 Counsel of the Holy Spirit à Mims, en Floride, a parrainé une présentation sur le linceul de Turin par Fernando Figueredo, membre de plusieurs groupes universitaires qui étudient le linceul, à la paroisse Holy Spirit. Plus de
100 personnes ont assisté à la présentation et le conseil a organisé un repas-partage par la suite.
Des Chevaliers de six conseils près de Kingsville, en Ontario, ont participé à une séance de formation menée par Marcel Lemmen, ancien député d’État, sur la mise en œuvre de Cor, l’initiative de formation de la foi de l’Ordre, dans leurs paroisses.
Le Conseil 9113 Msgr. James J. Zegers à Marmora, au New Jersey, a organisé sa chasse annuelle aux œufs de Pâques pour près de 70 enfants à la paroisse St. Maximilian Kolbe. Le père Piotr Szamocki, prêtre et aumônier du conseil, a béni les paniers de Pâques des familles avant la chasse aux œufs.
Le Conseil 18010 Sacred Heart of Jesus à Skiatook, en Oklahoma, a organisé une soirée de prière au chant grégorien à la paroisse Sacred Heart of Jesus pour célébrer la fête de saint Joseph le 19 mars. Les Chevaliers ont offert un repas de pizza aux participants.
Des Chevaliers du Conseil 10687 Queen of Peace de Savannah, en Géorgie, ont mené une procession eucharistique d’environ 40 personnes à l’église Sacred Heart of Jesus. La procession s’est terminée par une prière et une adoration eucharistique, au cours de laquelle un membre du personnel du Savannah Care Center, un centre de ressources pour femmes enceintes de la région, a parlé de la paternité. Les Chevaliers ont également préparé un barbecue du midi pour les participants.

Un Chevalier du Conseil 710 Manitowoc, en Wisconsin, remet une bible à un élève de l’école catholique Roncalli après la messe à la paroisse St. Francis of Assisi. Le conseil a donné des bibles à tous les élèves de quatrième année et le père Nicholas Stellpflug, prêtre associé et frère Chevalier, a béni les bibles et les élèves.

L’ancien Grand Chevalier Abel
Desa du Conseil 8279 Msgr. John Robinson à Saskatoon, en Saskatchewan, prépare des crêpes pour le petit-déjeuner du conseil à la paroisse St. Patrick. Depuis plus de 25 ans, le conseil organise ces petits déjeuners pour favoriser la camaraderie et pour soutenir la paroisse et d’autres œuvres de bienfaisance.
LE CHRIST
Des Chevaliers du Conseil 15603 Father Richard E. Gubbels à Ankeny, en Iowa, ont organisé une fin de semaine de camping pour les paroissiens de l’église St. Luke’s au terrain de camping Prairie Flower. Environ 40 personnes ont passé la fin de semaine à prier, à partager des repas et à profiter d’activités de plein air. Le père Ken Halbur, membre du conseil, a célébré la messe le samedi soir, suivie d’un repas-partage.
Le Conseil 4122 Our Lady of Fatima de Vernon Rockville, au Connecticut, a organisé son sixième repas annuel de la Saint-Patrick à l’église St. Bernard. Le conseil a servi 200 repas et a recueilli 3 000 $ pour soutenir l’organisme Cornerstone Food Cupboard and Clairvaux House, un refuge pour les sans-abri.
Le Conseil 423 Regina Coeli, dans la ville de New York, a fait un don de 850 $ pour couvrir les coûts d’installation d’un nouveau projecteur pour le hall paroissial de la Shrine and Parish Church of the Holy Innocents. Le projecteur sera utilisé pour les événements paroissiaux, les conférences catholiques et les soirées cinéma en famille tout au long de l’année.
Le Conseil 14898 St. John the Baptist à Longmont, au Colorado, a organisé une collecte de denrées alimentaires dans les épiceries locales afin de soutenir la banque alimentaire St. John the Baptist, recueillant près de 4 500 kg de denrées et plus de 1 500 $ en dons en espèces. Depuis 2013, les collectes du conseil ont permis de recueillir près de 3 300 kg de denrées et 12 000 $.
Depuis environ 25 ans, le Conseil 11558 Our Lady of the Virtues à Anchorage, en Alaska, organise des repas de poissons frits du carême à la paroisse de St. Anthony. Le conseil a servi environ 60 personnes lors de son plus récent événement, qui comprenait du saumon pêché et donné par des paroissiens. Par la suite, les Chevaliers ont mené environ 70 personnes dans les Chemins de Croix à l’église.
REMPLIR LES TABLETTES
Dans le cadre de sa collecte annuelle, le Conseil 1621 Holy Redeemer à Marshall, au Minnesota, a recueilli plus de 1 800 kg de denrées et plus de 1 800 $ pour l’organisme local Kitchen Table Food Shelf. Depuis 2018, le conseil a fait don de plus de 13 700 $ et de près de 6 800 kg de nourriture.
Le Conseil 9673 James D. Hart à Biloxi, au Mississippi, a organisé son concours annuel de rédaction pour les élèves de l’école secondaire St. Patrick. Les participants ont composé un texte au sujet du patriotisme et de ce que signifie être un bon catholique. Trois gagnants ont reçu des bourses d’études totalisant 1 100 $ pour l’achat de livres et d’autres fournitures scolaires.

Des membres du Conseil 15931 Ave Maria à Louisville, au Kentucky, et les bénévoles de l’école secondaire Our Lady of Lourdes avec 250 sacs remplis de bouteilles d’eau, de collations, de trousses de soins personnels et plus encore. Les colis, préparés dans le cadre du programme Good Neighbor Bags du conseil, ont été distribués à des personnes en situation d’itinérance par les paroissiens. Au cours des cinq dernières années, environ 2 000 sacs ont été distribués.

Josh Neely du Conseil 2443 Pocahontas, en Arkansas, surveille des enfants à la recherche d’œufs de Pâques remplis de friandises et de jouets lors de la chasse annuelle organisée par le Conseil à l’église catholique St. Paul the Apostle. Environ 50 enfants ont participé à l’activité, qui a eu lieu après la messe du matin de Pâques.
Lorsqu’un frère Chevalier a appris que ses deux petites-filles avaient été diagnostiquées avec le syndrome de Shwachman-Diamond, une maladie héréditaire rare, les membres du Conseil 3958 Holy Mother Mary à Nesconset, dans l’État de New York, se sont mobilisés pour soutenir la recherche sur cette maladie. Jusqu’à présent, plus de 95 000 $ ont été remis à l’Hôpital de Boston pour enfants, grâce aux contributions des Chevaliers, dont 2 500 $ du conseil, ainsi qu’à une campagne de sensibilisation publique en cours.
HONORER LE SERVICE MILITAIRE DES PAROISSIENS
Le Conseil 10724 Au-Lac d’Anchorville, au Michigan, a commandé une pierre commémorative portant les noms de plus de 200 anciens combattants de l’église Immaculate Conception à Ira. Les Chevaliers ont récolté 24 000 $ sur deux ans pour le projet.
HOMMAGE AUX VÉTÉRANS DE LA GUERRE DE CORÉE
L’Assemblée 2272 Christopher Columbus à Edgemere, dans le Maryland, a organisé une cérémonie en l’honneur des vétérans
de la guerre de Corée, qui comprenait la présentation des couleurs, la récitation du Serment d’allégeance, l’hymne national et des prières.
UNE PARTIE DE GOLF
POUR UNE BONNE CAUSE
Le Conseil 12618 St. William à Guntersville, en Alabama, a organisé son troisième tournoi de golf annuel à Gunter’s Landing. Plus de 100 golfeurs ont participé au tournoi qui a permis de recueillir 18 000 $. Les fonds ont soutenu plusieurs causes locales, notamment l’aide aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, l’aide aux personnes en situation d’itinérance, et la sensibilisation et la prévention du cancer.
L’Assemblée 2664 Msgr. William Van Garsse à Apple Valley, en Californie, s’est associée à Stars for Heroes pour recueillir 250 étoiles de drapeaux américains retirés. Les étoiles seront envoyées avec une carte de prière aux membres de l’organisme Disabled American Veterans Chapter 14 à Sierra Vista, en Arizona. L’assemblée a distribué environ 750 étoiles au cours des trois dernières années.

Thomas Weninger (à gauche) et Thomas Poppell du Conseil 5618 Bishop Thomas J. Grady à Altamonte Springs, en Floride, peinturent une pièce à Recovery House of Central Florida Inc, un foyer pour les personnes en voie de guérison pour des problèmes de toxicomanie. La salle a été consacrée en l’honneur de Mgr Ed Thompson, l’ancien aumônier du conseil, décédé en 2016 à 92 ans, qui a lui-même surmonté une dépendance à l’alcool.
Les membres du Conseil 1416 de Twin Falls, en Idaho, ont aidé à retirer un arbre qui est tombé devant la maison d’un paroissien après des vents violents, bloquant ainsi la sortie. Cinq membres ont répondu à un courriel du grand Chevalier et ont passé huit heures à retirer plus de 3 000 kg de morceaux d’arbre et à les transporter jusqu’à un site d’enfouissement.

Le Conseil 16748 Archbishop
Patricio Flores à Seguin, au Texas, a organisé un rosaire pour la vie à l’église catholique Our Lady of Guadalupe. Environ 40 personnes ont commencé à prier au monument pour les enfants à naître donné par le conseil et ont prié en marchant dans les jardins de l’église. L’événement a été suivi par une messe célébrée par le père Josselin Randriamiharimanana, prêtre et aumônier du conseil, et s’est terminé par un repas et des activités sociales dans la salle paroissiale.

Des Chevaliers du diocèse de Talibon, aux Visayas, mènent une procession du rosaire et de la marche pour la vie avec quelque 300 participants. Plus de 20 conseils ont participé à la marche, qui a souligné l’engagement de l’Ordre en faveur des valeurs pro-vie et pro-famille.

Le secrétaire financier Dominick Latino (à droite) et Andrew Greco du Conseil 12072 Mary, Queen of Peace à Mandeville, en Louisiane, présentent des paniers de Pâques à Thomas Mitchell (à gauche), directeur exécutif du Children’s Advocacy Center–Hope House, un organisme qui offre du soutien et des services aux enfants et aux familles victimes d’abus. Depuis plus de 10 ans, le conseil offre des paniers de jouets, d’animaux en peluche et de bonbons, donnant environ 240 paniers au cours de cette période.
Le Conseil 7877 Father Widmer de Stafford, en Virginie, collabore avec la Croix-Rouge américaine pour organiser des collectes de sang tous les deux mois à l’église St. William of York. Près de 300 unités de sang ont été recueillies au cours de la dernière année fraternelle, ce qui porte le total de collecte du conseil à plus de 3 800 unités.
HANDICAPÉES
Le Conseil 12036 St. Teresa of Calcutta de Charles Town, en Virginie-Occidentale, a recueilli 2 500 $ lors de sa collecte de fonds annuelle pour les personnes handicapées, qui vise à soutenir les Jeux Olympiques spéciaux de l’enclave orientale, les écoles du comté de Jefferson, les camps d’été de la paroisse St. James et d’autres initiatives.
MAISON DE MATERNITÉ
Le Conseil 11232 St. Paul the Apostle de Peotone, en Illinois, a fait un don de 500 $ à Nativity House, un organisme à but non lucratif catholique qui offre un logement et du soutien aux femmes enceintes. Puisque la contribution a été faite dans le cadre du pro-
gramme Aide et soutien après la grossesse, le Conseil suprême contribuera un montant supplémentaire de 100 $ à l’organisme.
DOUBLER L’IMPACT
Le Conseil 10901 St. John à Oxford, au Mississippi, a recueilli environ 30 000 $ pour l’achat d’un appareil d’échographie pour le centre de ressources pour femmes enceintes d’Oxford. Le Conseil suprême a égalé le don par l’intermédiaire de l’initiative Échographie. Le père Mark Shoffner, prêtre de l’église catholique
St. John the Evangelist et frère Chevalier, a béni l’appareil.
PRENDRE SOIN DES MÈRES ET DES ENFANTS
Le Conseil 3837 Father E.F. Callahan à Union City, au Tennessee, a fait don de 1 000 $ à Agape House of Northwest Tennessee, un centre de ressources pour femmes enceintes, et à Isaïah 117 House, un foyer pour les enfants en attente d’une famille d’accueil à Trenton.
Veuillez soumettre les activités de votre conseil à l’adresse knightsinaction@kofc.org
Un conseil de l’Ohio tisse des liens entre les deux paroisses qu’il dessert, une base à la fois
Par Megan Stibley
PRENANT SON AVANCE à la première base, Scott Deering a mis les bouchées doubles lorsque son coéquipier a cogné un coup sûr de plus d’une base dans le champ extérieur. Les yeux rivés sur le marbre, Deering a continué sa course contournant la troisième base malgré le signal d’arrêt de l’entraîneur. La balle est arrivée au moment même où Deering a glissé, les pieds devant, jusqu’au marbre.
« Sauf! » a lancé l’arbitre avec emphase, les bras grands ouverts, visibles à travers un nuage de poussière. Un autre point pour l’équipe de la paroisse St. Aloysius de Bowling Green, en Ohio.
La course de Deering s’est déroulée lors de la partie estivale de balle-molle du Conseil 6373 Holy Trinity l’an dernier, une compétition annuelle qui a débuté en 2022 entre les Chevaliers de la paroisse St. Aloysius et ceux de la paroisse universitaire St. Thomas More, à la Bowling Green State University.
« Nous n’avons pas toujours fonctionné comme une seule équipe », a expliqué le Grand Chevalier Todd Grillot au sujet de la communauté catholique de Bowling Green. « Cette partie rassemble les deux paroisses grâce au conseil. C’est une bénédiction. »
Pour les Chevaliers qui participent à cette rencontre annuelle, la flamme de la compétition laisse place à un esprit de fraternité entre paroisses voisines.
La partie est aussi l’occasion d’inviter des étudiants universitaires et de leur faire découvrir l’Ordre ainsi que la fraternité

catholique vécue en communauté. « Ils sont si souvent entourés de contreexemples de la vie chrétienne », a affirmé le père Peter Grodi, prêtre de la paroisse universitaire et frère Chevalier. « Ils ont l’énergie et la force qui, lorsqu’elles sont jumelées à l’expérience et au savoir-faire des hommes plus âgés, permettent d’accomplir beaucoup de choses. »
La partie est une véritable affaire de famille, avec les épouses et des dizaines d’enfants qui encouragent les joueurs depuis les gradins. Elle sert aussi à introduire les fils aînés des Chevaliers à la fraternité.
Après neuf manches, les Chevaliers de St. Aloysius l’ont emporté 22 à 16. Les vainqueurs ont reçu la Coupe de l’abbé McGivney, un trophée présentant les pointages de chaque partie, qui sera exposée dans leur paroisse jusqu’à la prochaine rencontre.
Les Chevaliers du Conseil 6373 affirment que la relation entre les deux paroisses s’est renforcée grâce à cette partie, favorisant une collaboration accrue lors d’événements et de projets de service dans leurs paroisses.
« Les hommes bâtissent des relations en faisant des choses ensemble », a souligné le Grand Chevalier adjoint Michael Ginnetti. « Nous voulons former des hommes capables de guider leur famille et d’intégrer leurs familles à ce que nous faisons. C’est quelque chose auquel les enfants pourront aspirer à participer un jour. » ✢ — Megan Stibley est rédactrice adjointe de Columbia.

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2%, 1.75%, 1.5%, 1%, the future assessments of the society, at the net rate now being collected, together with the now invested assets of the General Account Fund are sufficient to meet all certificates as they mature by their terms, with a margin of safety of $3,375,994,204 (or 11.67%) over the above statutory standards. STATE OF: Connecticut
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Chaque jour, il est donné aux Chevaliers à travers le monde la possibilité de faire la différence, que ce soit à travers le service de leur communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque Chevalier pour sa force, sa compassion et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Les membres du Conseil 14994 St. Nicholas de Langley, en Colombie-Britannique, présentent les croix de bois qu’ils ont fabriquées pour le nouvel hôpital St. Paul, présentement en construction à Vancouver. L’hôpital a confié aux Chevaliers l’assemblage de ces croix, qui sont maintenant au nombre d’environ 1 300. Le projet a permis d’amasser plus de 11 000 $ pour soutenir la construction de la nouvelle église de la paroisse St. Nicholas.
Envoyez-nous les photos de votre conseil pour la rubrique «Chevaliers à l’œuvre».
Les photos, avec une description, peuvent être envoyées par courriel à knightsinaction@kofc.org .

« Dieu voulait que je sois comblé. »
Depuis mon entrée au séminaire, à l’âge de 19 ans, j’ai entendu plusieurs des questions que les gens adressent à Dieu lorsqu’ils reçoivent son appel. Poser des questions à Dieu sur sa vocation n’est pas un manque de foi; c’est la façon de comprendre ce qu’on est vraiment et profondément à ses yeux.
Au séminaire, j’ai rencontré des séminaristes, des prêtres et des évêques qui me semblaient beaucoup plus adaptés par leur nature et leur tempérament pour le ministère sacerdotal que moi. La question qui revenait toujours entre le Seigneur et moi était : « Pourquoi veux-tu que je me tourne vers toi? » La réponse de Dieu fut, et continue d’être chaque jour béni de mon service sacerdotal, le cadeau de son cœur au mien, est qu’« il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui » (Mc 3, 13).
Dieu m’a appelé parce qu’il voulait me combler par la prêtrise dans cette vie et dans la vie éternelle. Cette promesse se concrétise de plus en plus chaque jour, et je suis convaincu que tous ceux qui recherchent le Christ trouveront cette même joie éternelle.
Père Avery Daniel
Archidiocèse d’Atlanta
Conseil 10633 St. Benedict Johns Creek, Géorgie