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Columbia Juin 2026

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CHEVALIERS

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Columbia

Le soleil se couche sur la basilique de la Sagrada Família à Barcelone, en Espagne, conçue par le vénérable Antoni Gaudí (1852-1926). Le pape Léon XIV visitera l’église le 10 juin pour souligner le 100e anniversaire de la mort de Gaudí (voir page 10).

Rubriques

3 Pour la plus grande gloire de Dieu

Par l’Eucharistie, le Christ enseigne que la paternité authentique commence par la réception et le partage de l’amour sacrificiel de Dieu.

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême

4 Apprendre la foi, vivre la foi

Alors que les divisions et la méfiance s’accentuent, le véritable patriotisme renforce l’amitié civique, respecte la dignité de toute personne et contribue au bien commun

Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême

6 Nouvelles des Chevaliers

La Marche pour la vie des Chevaliers à l’échelle mondiale

• L’Ordre dépose un mémoire d’amicus curiae au nom des premiers répondants • L’Ordre reçoit le prix Path to Peace • Le Centre de pèlerinage explore le rôle des Chevaliers dans l’histoire des ÉtatsUnis • La bourse McGivney renforce les dirigeants pour le service

8 Construire l’Église domestique

Une série sur la vie de famille, le leadership et la gérance financière

26 Chevaliers à l’œuvre

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L’architecte de Dieu

L’Église marque le 100e anniversaire de la mort du vénérable Antoni Gaudí, à un moment où les travaux de la basilique de la Sagrada Família viennent de franchir un jalon majeur.

Un collaborateur du Créateur Par Chiara Curti

Bâtisseurs de communion Par Columbia staff

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Le cœur de la nation

Conversation avec l’archevêque Alexander Sample de Portland sur la consécration des États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus.

Le Christ parmi les Campesinos

Un programme de soutien du conseil d’État de Californie est au service de milliers de travailleurs agricoles migrants et de leurs familles.

Par Elisha Valladares-Cormier

PLUS: Œuvres de miséricorde – Partout en Amérique du Nord, les conseils locaux accueillent et viennent en aide aux familles immigrantes au sein de leurs communautés.

Rapports des conseils et assemblées, représentant les quatre piliers du modèle de programmes « La Foi en action »

EN PAGE

COUVERTURE

Le Sacré-Cœur de Jésus est représenté dans une célèbre peinture du 18e siècle de Pompeo Batoni, récemment restaurée grâce au soutien des Chevaliers de Colomb.

L’adhésion à l’Ordre des Chevaliers de Colomb est ouverte aux hommes âgés de 18 ans ou plus qui sont des catholiques pratiquants vivant en union avec le Saint-Siège. Cela signifie un candidat ou un membre qui accepte l’autorité enseignante de l’Église catholique en matière de foi et de morale, qui aspire à vivre conformément aux préceptes de l’Église catholique et qui est en règle avec l’Église catholique.

Copyright © 2026

Tous droits réservés

JUIN 2026 B

Le don de la paternité

EN MAI 1964 , la revue catholique mensuelle Znak, publiée à Cracovie, en Pologne, a publié une brève méditation intitulée « Réflexions sur la paternité ». Sous forme de monologue poétique prononcé par un homme nommé Adam, le texte aborde la solitude, la dépendance et la signification de la paternité. À un moment donné, Adam déclare : « Avec le temps, j’ai compris que Tu ne veux pas que je sois père si je ne suis pas aussi fils. »

La méditation, signée avec un pseu donyme littéraire, a été écrite par Karol Wojtyła, alors archevêque, durant le concile Vatican II, à un moment où il s’imposait comme un théologien de premier plan. Elle en condensait les renseignements essentiels d’une œuvre dramatique plus vaste, intitu lée Radiation de la paternité, publiée seule ment après l’élection de Wojtyła comme pape Jean‑Paul II en 1978. Sous‑titrée « un mystère », la pièce représentait l’aboutis sement des idées qu’il avait explorées dans son drame antérieur La Boutique de l’orfèvre et dans Amour et responsabilité, tous deux publiés en 1960. Il a continué à développer ces thèmes tout au long de sa fonction papale, notamment dans ses catéchèses sur la théologie du corps et dans Familiaris Consortio, soulignant que la personne humaine est faite pour la communion. Dans sa lettre apostolique Mulieris Dignitatem (Sur la dignité et la vocation de la femme), publiée en 1988, Jean Paul II fait remarquer : « L’homme, même en par ticipant pleinement à la paternité, demeure toujours “en dehors” du processus de la grossesse et de la naissance; il doit, en de multiples façons, apprendre sa propre “pa ternité” de la mère » (18). Ce passage fait écho à Rayonnement de la paternité, dans laquelle la Mère dit à Adam : « Le rayonne ment de la paternité passe par moi, il agit à travers ma maternité. » Pour Wojtyła, la paternité ne se crée pas d’elle‑même; elle est plutôt reçue et apprise dans la relation.

Un an après Mulieris Dignitatem, Jean‑Paul II a écrit dans son exhortation apostolique Redemptoris Custos (Gardien du Rédempteur) : « saint Joseph a été appelé par Dieu pour servir directement la personne et la mission de Jésus à travers l’exercice de sa paternité » (8). L’exhorta tion marquait le centenaire de la première encyclique papale consacrée à saint Joseph, dans laquelle le pape Léon XIII a commen cé de manière remarquable non pas par Joseph seul, mais par sa relation avec Marie et Jésus : « Joseph était l’époux de Marie et le père présumé de Jésus‑Christ. » « C’est de ces sources que proviennent sa dignité, sa sainteté et sa gloire » (Quamquam Pluries, 3). La fin du XIXe siècle a été marquée par un essor de la dévotion à saint Joseph et à la Sainte Famille, dans un contexte de sécularisation croissante. En 1893, Léon XIII a institué une fête de la Sainte Famille destinée à être célébrée plus largement dans l’Église; une décennie plus tôt, le jeune architecte Antoni Gaudí avait assumé la di rection de la Sagrada Família de Barcelone, aujourd’hui une basilique monumentale dédiée à la Sainte Famille (voir page 10). En tant que personne qui, depuis des dé cennies, étudie la pensée de saint Jean‑Paul II et nourrit une profonde dévotion envers saint Joseph, j’ai appris à apprécier ces ensei gnements différemment après mon mariage au printemps dernier et la naissance récente de notre première fille. En voyant ma femme accueillir la maternité avec tendresse et joie, j’ai mieux compris ma propre paternité : qu’elle est d’abord reçue comme un cadeau et qu’elle doit s’apprendre dans l’humilité. Les dons de la vie et de la parentalité ne nous appartiennent pas; ils nous sont confiés par Dieu. « C’est pourquoi je me mets à genoux devant le Père, de qui toute famille au ciel et sur terre tire son nom » (Ep 3, 14‑15). B

Alton J. Pelowski

Columbia

ÉDITEURS

Chevaliers de Colomb

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Patrick E. Kelly

Chevalier suprême

Most Rev. William E. Lori, S.T.D.

Aumônier suprême

Arthur L. Peters

Chevalier suprême adjoint

John A. Marrella

Secrétaire suprême

Ronald F. Schwarz

Trésorier suprême

Anthony R. Picarello Jr. Avocat suprême

RÉDACTION

Alton J. Pelowski

Rédacteur en chef

Matthew Kirby

Directeur éditorial

Andrew J. Matt

Rédacteur en chef adjoint

Elisha Valladares-Cormier

Rédacteur spécialisé

Megan Stibley

Secrétaire de rédaction

Paul Haring

Directeur de la photographie

Cecilia Engbert

Productrice de contenu

Bienheureux Michael McGivney (1852-1890) – Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous.

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Le cœur du père

Par l’Eucharistie, le Christ enseigne que la paternité authentique commence par la réception et le partage de l’amour sacrificiel de Dieu

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême

ALORS QUE NOUS célébrons le dimanche de la fête du Saint-Sacrement (7 juin), la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus (12 juin) et la fête des pères (21 juin), nous sommes invités à méditer plus profondément sur l’amour du Christ révélé dans l’Eucharistie et reflété dans la paternité.

Cette année, d’une manière spéciale, les évêques américains consacreront les États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus le 11 juin. L’acte formel de consacrer la nation au Sacré-Cœur est une façon de confier notre pays à l’amour et à la sagesse du Christ. Selon les évêques américains, la consécration vise à « rappeler à chacun notre tâche de servir notre nation en perfectionnant l’ordre temporel avec l’esprit de l’Évangile ».

Cette idée de « perfectionner l’ordre temporel avec l’esprit de l’Évangile » est un ordre de taille. Lorsque je songe à quelque chose de si grand, je trouve utile de penser à quelque chose d’un peu plus près de moi. Saint Jean-Paul II nous a rappelé que « l’avenir de l’humanité passe par la famille » (Familiaris Consortio, 86).

Qu’est-ce que la dévotion au Sacré-Cœur a à voir avec la famille? Comment cette dévotion peut-elle nous aider à devenir de meilleurs maris et pères? Je crois que la réponse réside dans la rencontre du Christ dans l’Eucharistie et par l’Eucharistie. La messe nous enseigne quatre leçons essentielles pour comprendre ce que signifie être un père.

D’abord, la messe nous lie au cœur du Christ et nous donne le véritable cœur d’un père. En révélant l’amour du Père, le Christ est notre meilleur guide pour savoir ce qu’est un père. Il nous montre qu’être un bon père commence par être un bon fils. Jésus a dit : « Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jn 6, 38). Mieux nous comprenons qui nous sommes en tant que fils de Dieu, plus nous serons de meilleurs pères pour nos propres enfants.

Ensuite, dans la liturgie sacrée, nous entendons la voix du Père, et il nous transmet ses enseignements. À travers les lectures, nous

entendons notre Père céleste nous encourager, nous corriger et nous instruire. Nous voyons Jésus incarner la façon dont nous devrions agir et penser. Nous apprenons au sujet du pardon et de la miséricorde. La messe révèle alors le sens de l’amour d’un père dans toutes ses dimensions, un amour que nous sommes appelés à faire nôtre et à transmettre à nos enfants. La troisième leçon que la messe enseigne est l’amour sacrificiel. Il s’agit de l’essence même de l’Eucharistie. Notre Père céleste a fait le sacrifice ultime, son Fils unique, par amour pour nous. Jésus lui-même participe pleinement à cet acte. Le Christ nous montre que donner sa vie aux autres est le plus grand don qu’une personne peut offrir à une autre.

En tant que pères, nous sommes appelés à faire un sacrifice similaire : donner tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons pour le bien de nos épouses et de nos enfants. Chaque famille a besoin d’un homme prêt à aimer de manière sacrificielle de cette façon. Nous apprenons cet amour par le sacrifice du Christ que nous rencontrons dans la liturgie.

Enfin, la messe nous enseigne que Jésus nous confie une mission et nous invite à la réaliser. Oui, la vie moderne est complexe, mais Dieu œuvre à travers sa création, et il œuvre à travers nous. Il est plus grand que les forces qui façonnent notre monde, et il nous donne la capacité d’accomplir de grandes choses si nous comptons sur lui.

La plus grande chose que nous pouvons faire pour façonner le monde est de façonner nos enfants. L’Eucharistie nous donne la force de remplir cette vocation et de former nos familles, en particulier nos enfants, en tant que disciples de Jésus-Christ.

La dévotion au Sacré-Cœur n’est pas compliquée. Essentiellement, cela signifie avoir une relation personnelle avec le Christ. Et la meilleure façon d’approfondir cette relation est par l’Eucharistie, par laquelle le Christ nous enseigne à aimer avec son propre cœur.

Vivat Jesus!

En révélant l’amour du Père, le Christ est notre meilleur guide pour savoir ce qu’est un père. Il nous montre qu’être un bon père commence par être un bon fils.

Guérir une nation divisée

Alors que les divisions et la méfiance s’accentuent, le véritable patriotisme renforce l’amitié civique, respecte la dignité de toute personne et contribue au bien commun

LE MOIS PROCHAIN, les États-Unis célébreront le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance. Pour plusieurs, cette occasion sera un moment de ferveur patriotique. Pour tous, elle devrait être un moment de grâce et de responsabilité.

En tant que Chevaliers de Colomb, nous sommes des patriotes. Nous aimons la terre où nous sommes nés, et nombreux sont nos frères Chevaliers qui ont donné leur vie pour défendre leur pays. Le patriotisme est profondément ancré dans l’identité de notre Ordre. En effet, notre Quatrième Degré est connu comme le « Degré du patriotisme ».

Cependant, notre patriotisme n’est pas aveugle. En célébrant ce 250e anniversaire, nous remercions Dieu pour ce qu’il y a de noble en Amérique, sans oublier ce qui est douloureux et imparfait. La Déclaration d’indépendance a affirmé que tous les êtres humains sont créés égaux et dotés par notre Créateur de droits inaliénables. Deux siècles et demi plus tard, nous luttons encore pour nous montrer à la hauteur de cet idéal. Beaucoup ont été privés de ces droits pendant des générations, et certains le sont encore aujourd’hui.

Peut-être ce qui est le plus douloureux, ce sont nos profondes divisions. Notre culture politique est blessée. Le discours public est plus agressif que jamais, et la menace de la violence politique demeure omniprésente. La méfiance envers nos institutions et nos dirigeants atteint un niveau sans précédent. Par conséquent, notre unité en tant que nation est menacée. Nous avons perdu notre capacité à discuter de nos différences avec civilité ainsi que notre sens de l’amitié civique. Nous avons perdu la capacité d’écouter, de faire preuve d’empathie et de marcher ensemble comme « une seule nation sous la gouverne de Dieu ».

Le patriotisme n’ignore pas les imperfections d’une nation. Mais les patriotes ne se contentent pas non plus de se plaindre de ce qui ne va pas. Le véritable patriotisme nous pousse

à aider notre pays à devenir la meilleure version de lui-même : améliorer les choses, réparer un système défaillant et un réseau de relations brisé, en commençant par la famille, et renouer avec nos idéaux les plus nobles, en particulier la dignité de la personne humaine à chaque étape de la vie. Que pouvons-nous donc faire?

En tant que Chevaliers de Colomb patriotiques, accomplissons ce que nous sommes toujours appelés de faire. Mettons en pratique les principes de notre Ordre : la charité, l’unité et la fraternité.

La charité prend de multiples formes : nourrir ceux qui ont faim, protéger la veuve, l’orphelin et les parias. Elle implique également écouter les autres, discerner ce qui est bon et s’efforcer de marcher ensemble. Cela signifie également quitter notre zone de confort et rencontrer ceux avec qui nous sommes en désaccord, non pas comme des adversaires, mais comme des personnes créées à l’image de Dieu.

L’unité exige un sens de responsabilité. Nous sommes appelés à être des bâtisseurs d’unité dans l’Église, car Jésus a prié pour que ses disciples soient unis. Soyons aussi des bâtisseurs d’unité dans la culture au sens large, en reconnaissant la diversité légitime là où elle existe et en respectant l’humanité de ceux avec qui nous sommes en désaccord.

La fraternité et l’amitié vont de pair. Parce que nous partageons une humanité commune, nous sommes appelés à tendre la main à ceux qui sont dans le besoin. Nous recherchons aussi une culture de réciprocité, dans laquelle nous donnons et recevons, en nous soutenant mutuellement dans notre vie de croyants et de citoyens. En la personne du bienheureux Michael McGivney, nous rencontrons un prêtre qui savait que suivre le Christ est inséparable de la construction de communautés où la dignité humaine est protégée et où l’espoir est soutenu. Il nous rappelle que l’amour de la patrie et l’amour du prochain ne sont pas rivaux, mais des compagnons enracinés dans l’Évangile. B

Soyons des bâtisseurs d’unité dans la culture au sens large, en reconnaissant la diversité légitime là où elle existe et en respectant l’humanité de ceux avec qui nous sommes en désaccord.

Photo par Paul Haring

Défi de l’Aumônier suprême

Une réflexion mensuelle ainsi qu’un défi pratique proposés par l’Aumônier Suprême Mgr William E. Lori, archevêque de Baltimore

« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » (Évangile du 28 juin, Mt 10, 38)

De par notre condition humaine déchue, il est inévitable que nous ayons à traverser des souffrances et des épreuves. Les Écritures nous disent que notre engagement en tant que disciples de Jésus signifie nécessairement qu’il nous faut prendre de façon volontaire nos propres croix. Dieu nous accordera la force de supporter toutes les épreuves si nous restons fidèles, et notre souffrance pourra se révéler rédemptrice pour nous si nous l’acceptons et si nous l’unissons à la passion du Christ. Cela ne veut pas dire qu’il nous est interdit de prendre des mesures pour soulager nos souffrances, mais que nous sommes appelés à supporter courageusement nos croix, même face à la persécution, et à participer ainsi à l’œuvre de salut du Christ.

Défi: Ce mois-ci, je vous mets au défi de prier chaque jour le Chapelet de la Miséricorde Divine dans le but d’unir vos souffrances quotidiennes avec la passion du Christ, de même qu’en solidarité avec tous les chrétiens persécutés à travers le monde.

L’homme catholique du mois

Saint José Gregorio Hernández Cisneros (1864-1919)

LORSQUE JOSÉ Gregorio Hernández Cisneros, âgé de 27 ans, est revenu de l’Europe à son pays natal, le Venezuela, il a fondé trois chaires universitaires en médecine. Malgré sa notoriété sociale, il accordait la priorité aux pauvres : « Je ne leur refuserai pas des consultations et je ne leur infligerai pas la peine de devoir me dire qu’ils n’ont pas d’argent », disait‑il. « Dieu nous aidera. »

Né dans le village andin d’Isnotú, Hernández souhaitait devenir prêtre, mais, à la demande de sa famille, il a fait des études de médecine. Après avoir obtenu son diplôme en médecine, il a poursuivi ses études à Paris et à Berlin, où il était reconnu pour son intelligence et sa vertu. À son retour à Caracas, il a enseigné et pratiqué la médecine, en commençant chaque jour par la messe et chaque cours par le signe de la croix. Franciscain de troisième ordre, il offrait des consultations gratuites aux patients démunis et payait lui‑même leurs médicaments, gagnant ain si le surnom de « médecin des pauvres ». En 1908, Hernández a rejoint une

Calendrier liturgique

1 juin

3 juin

5 juin

7 juin

11 juin

12 juin

13 juin

24 juin

29 juin

chartreuse près de Lucques, en Italie, mais il est retourné au Venezuela après neuf mois en raison de problèmes de santé. À deux reprises, il a poursuivi des études de séminariste, d’abord à Caracas, puis à Rome; toutefois, le désir qu’il nourrissait depuis toujours de devenir prêtre ne s’est jamais réalisé. Il s’est finalement consacré à la médecine, apportant d’importantes contributions à l’immunologie et à la bactériologie, ouvrant la voie au diagnostic de laboratoire et soignant des malades de la grippe lors de la pandémie de 1918. Le 29 juin 1919, Hernández a été happé par une voiture devant une pharmacie alors qu’il livrait des médicaments à une personne malade. Après avoir reçu les der niers sacrements, il s’est écrié : « Ô Sainte Vierge », puis est décédé à l’âge de 54 ans. Il a été canonisé par le pape Léon XIV en 2025. Sa mémoire est célébrée le 26 octobre. B

Intention du Saint-Père

Saint Justin, martyr

Saint Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs

Saint Boniface, évêque et martyr

Le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ (Corpus Christi)

Saint Barnabé, apôtre

Sacré-Cœur de Jésus

Le Cœur Immaculé de la bienheureuse Vierge Marie

Nativité de Saint Jean Baptiste

Saint Pierre et Saint Paul, apôtres

Prions pour que le sport soit un instrument de paix, de rencontre et de dialogue entre les cultures et les nations, et que par lui soient promues des valeurs telles que le respect, la solidarité et le dépassement personnel.

L’Ordre dépose

La Marche pour la vie des Chevaliers à l’échelle mondiale

CE PRINTEMPS, les Chevaliers de Colomb se sont joints à des dizaines de milliers de manifes tants lors de marches et de rassemblements pour la vie organisés partout dans le monde. Dans le sens des aiguilles d’une montre, de haut en bas : Une garde d’honneur du Degré du patriotisme dirige la marche des manifestants pour la vie devant la colline du Parlement lors de la 29e Marche nationale pour la vie à Ottawa, en Ontario, le 13 mai. Il s’agit de la plus grande manifestation annuelle pour la vie au Canada, et l’événement a attiré des milliers de participants. • Des Chevaliers de conseils de tout le Mexique participent à la Marche annuelle pour la vie du pays, se joignant à plus de 2 000 personnes dans le centre-ville de Mexico le 25 avril. La marche a lieu chaque année vers la date d’anniversaire de la décriminalisation de l’avortement par le gouvernement du Mexique. • Les Chevaliers participent à la Marche pour la vie du diocèse de Balanga, à Bataan, au nord de Luçon, le 7 mars. Il s’agit de l’une des nombreuses marches pour la vie organisées aux Philippines B

un

mémoire d’amicus curiae au nom des premiers répondants

LES CHEVALIERS DE COLOMB figurent parmi une coalition de 18 organisations et chercheurs, dont d’importantes associa tions de pompiers et de policiers, qui ont déposé des mémoires d’amicus curiae demandant à la plus haute cour du Massa chusetts de protéger le droit de la ville de Quincy d’ériger des statues de saint Michel Archange et de saint Florian en l’honneur de ses pompiers et de ses policiers.

L’an dernier, l’American Civil Liberties Union a intenté une poursuite contre la ville et le maire Thomas Koch au nom de résidents opposés au projet du maire d’installer des statues de 10 pieds de saint Florian et de saint Michel sur la façade du nouveau quartier général de la sécurité publique de la ville, obtenant une injonction préliminaire empêchant leur installation. La Cour judiciaire suprême du Massachusetts a entendu les plaidoiries

des deux parties le 6 mai.

Selon le Becket Fund for Religious Liberty, qui représente la ville de Quincy, saint Michel et saint Florian sont depuis longtemps des symboles des forces de l’ordre et des pompiers. Leurs images, ou symboles comme la croix de saint Florian, figurent sur des uniformes et des édifices publics aux États‑Unis et partout dans le monde et sont utilisés par les policiers et les pompiers, indépendamment de toute appartenance religieuse.

Le mémoire des Chevaliers souligne les liens de longue date de l’Ordre avec la com munauté des premiers répondants. « Les policiers et les pompiers, dont un grand nombre sont des Chevaliers ou travaillent avec des frères Chevaliers, ne devraient pas être condamnés à évoluer dans un milieu de travail entièrement dépourvu de sens religieux », cite le mémoire. B

Le sculpteur russe américain Sergey Eylanbekov travaillant sur une statue de saint Michel Archange commandée par la ville de Quincy, au Massachusetts, dans son atelier de Pietrasanta, en Italie.

L’Ordre reçoit le prix Path to Peace

LA FONDATION PATH TO PEACE, qui appuie la Mission d’observation permanente du Saint-Siège auprès des Nations Unies, a honoré les Chevaliers de Colomb et le Chevalier Suprême Patrick Kelly en leur décernant le prix Path to Peace 2026 le 18 mai à New York. Remis par l’archevêque Gabriele Caccia, nonce apostolique aux États-Unis et ancien observateur permanent du Vatican auprès de l’ONU, le prix a reconnu le service exceptionnel de l’Ordre à la cause de la paix.

« Au nom des Chevaliers de Colomb, je vous remercie pour l’honneur que ce prix représente. Il reflète une grande partie du travail accompli par nos 2,2 millions de membres partout dans le monde », a déclaré le Chevalier Suprême Kelly. « La vraie paix repose sur le fait de reconnaître que nous sommes tous créés à l’image de Dieu. Et la charité est la manière dont nous vivons cette vérité. La charité est la manière dont nous rendons concrète notre proclamation de la dignité de l’autre. » B

Le Centre de pèlerinage explore le rôle des Chevaliers dans l’histoire des États-Unis

DEUX NOUVELLES

EXPOSITIONS au Centre de pèlerinage du bienheureux

Michael McGivney à New Haven, au Connecticut, explorent les liens entre l’Ordre et l’histoire américaine.

En Dieu, nous avons confiance : les Chevaliers de Colomb et l’expérience américaine (illustrée ci-dessus), présentée jusqu’au 5 septembre, examine comment l’histoire des États-Unis a façonné la fondation de l’Ordre et son évolution pour devenir une institution mondiale. L’exposition souligne également la manière dont les Chevaliers ont contribué à la société américaine par les principes de charité, d’unité, de fraternité et de patriotisme. Illustrating America : Columbia Magazine Covers, qui se déroule jusqu’au 6 septembre, présente des illustrations originales ainsi que des études de couvertures du magazine mensuel des années 1950 aux années 1980. B

La bourse McGivney renforce les dirigeants pour le service

LA PREMIÈRE COHORTE des boursiers McGivney a obtenu le diplôme du programme de formation en leadership d’une durée de deux ans lors d’une messe et d’une cérémonie tenues à l’église St. Mary, à New Haven, au Connecticut, le 2 mai.

La bourse McGivney est un programme sélectif de formation en leadership conçu pour des Chevaliers qui font preuve de profondeur spirituelle et d’un potentiel de leadership. Grâce à des séances de formation mensuelles, à des lectures dirigées et à des échanges, près de 50 hommes ont été formés aux principes du leadership chrétien afin de les mettre en pratique dans leurs conseils, leurs paroisses, leurs familles et leurs milieux de travail.

Le Chevalier Suprême Patrick Kelly, qui a prononcé le discours de fin d’études, a félicité les diplômés pour leur engagement et les a encouragés à demeurer fermes dans leur appel au leadership.

« Nous vivons dans une période où la confiance envers nos institutions est en forte baisse », a déclaré le Chevalier suprême. « Cependant, je crois fermement que, grâce à cette bourse, vous êtes maintenant outillés pour être les leaders dont nous avons besoin… pour montrer la voie à suivre dans un monde où tant de personnes semblent simplement perdues ou sans direction. » B

Le Chevalier Suprême Patrick Kelly (au premier rang, deuxième à partir de la droite) se tient aux côtés des diplômés de la bourse McGivney devant l’église St. Mary à New Haven, au Connecticut, après la messe du 2 mai.

Piété et patriotisme

La vertu traditionnellement considérée comme la plus importante pour les dirigeants civiques pourrait vous surprendre : il s’agit de la piété. Dans le monde antique, être pieux signifiait être prêt à tout sacrifier en défense de sa patria, sa « patrie », embrassant à la fois son peuple (en particulier sa famille) et la terre elle-même, avec ses richesses naturelles et son patrimoine.

Énée, le héros du poème épique de Virgile, L’Énéide, est connu comme « le pieux ». Il lutte contre les tentations et les épreuves qui assaillent tous les hommes, mais il prévaut, établissant une terre natale pour son peuple lorsque tout semble perdu.

Aujourd’hui, le mot « piété » a perdu son sens civique et est associé aux femmes âgées à l’église. Je propose une expression mise à jour : « le patriotisme critique ». Par « critique », je ne veux pas dire dur ou hautain, mais une détermination claire à rester concentré sur ce qui est bon, juste et droit.

Charles Carroll, le seul signataire catholique de la Déclaration d’indépendance, incarne le patriotisme critique. Bien qu’il ait tardé à soutenir la Révolution, il aimait le Maryland et la nouvelle république américaine, et il guida son État et sa nation avec foi et esprit moral.

Saint Thomas More, qui a vécu 250 ans plus tôt, fournit peut-être l’expression la plus claire de cette vertu. Ses paroles ultimes ont été : « Je meurs en bon serviteur du roi, et de Dieu en premier lieu. » B — William Edmund Fahey, Ph.D., est associé au Thomas More College of Liberal Arts de Merrimack, au New Hampshire, où il a été président de 2009 à 2026. Il est membre du Conseil 17027 St. Stanislaus, à Nashua.

L’amour sous pression

Lorsque les émotions s’intensifient au sein de la famille, il est utile d’avoir un plan pour faire baisser la pression

« REDONNE-LE-MOI! », s’exclame notre fils de huit ans. La tâche, si vous ne pouviez pas le deviner, est de s’habiller pour la messe du dimanche. L’intention de notre famille est de garder le jour du Seigneur sacré, mais la situation se détériore pendant que papa essaie de prendre une douche.

« Va-t-en! » Les cris s’intensifient au moment où je prends une robe de chambre et je cours dans le couloir juste à temps pour démêler un désordre de corps et de vêtements avec un article sans conséquence qui est devenu aussi désirable que « l’anneau pour les gouverner tous ».

Je suis tenté de répondre avec la même énergie : « Arrêtez vos bêtises ou nous allons être en retard! » Mais cela ne fonctionne pas. Après une bonne réprimande et un départ rapide, la dispute continue pour savoir qui est responsable de s’être fait confisquer l’objet si précieux par papa. Maman n’est pas mieux. Le fait de dire « ils l’ont fait quatre fois déjà cette semaine » ne suscite pas, pour une raison ou une autre, le repentir que nous savons nécessaire.

Les mots négatifs et les émotions négatives ont un effet contagieux, rendant presque impossible l’arrivée à l’heure à la messe (ou à toute autre destination). Au lieu d’enfants calmes et concentrés pour boutonner leurs chemises et lacer leurs chaussures, ils se mettent à crier, à se chamailler et à pleurer.

Après de nombreuses erreurs, ma femme et moi avons adopté trois pratiques simples qui améliorent nos chances de nous asseoir sur notre banc d’église avant que la procession n’atteigne le sanctuaire :

Prendre soin de soi d’abord : Nous sommes de meilleurs partenaires et moins enclins aux conflits

lorsque nous évitons de faire plusieurs tâches à la fois et que nous nous gérons nous-mêmes avant de diriger notre attention vers les autres.

Être présent : Choisissez une personne et concentrez-vous sur la relation. La meilleure intervention est relationnelle. Elle commence par l’amour : un câlin pour consoler, un rappel du but, une aide pour retrouver une chaussette perdue ou nouer une cravate.

Du plus jeune au plus vieux : L’aide va d’abord à ceux qui en ont le plus besoin. Lorsque les plus jeunes enfants sont attachés dans la voiture et qu’ils sirotent joyeusement leurs bouteilles d’eau, ils ne sont plus imprévisibles sur le plan émotionnel ou des cibles faciles pour les taquineries de leurs frères.

Ironiquement, l’« énergie positive » qui nous permet de sortir plus rapidement est simplement notre famille qui apprend à mieux s’aimer sous pression. Après avoir appris à mieux mettre cela en pratique à la maison, nous sommes plus aptes à aimer le Christ dans l’Eucharistie... et même à arriver à l’heure. B

JACK CALCUTT est membre du Conseil 4254 Most Pure Heart of Mary à Topeka, au Kansas, où il vit avec son épouse, Katie Scarlett, et leurs neuf enfants.

Dois-je

convertir

mon IRA traditionnel en IRA Roth?

La volatilité du marché peut nuire à la planification de la retraite à long terme, ce qui rend d’autant plus important le maintien des stratégies à court et à long terme pour l’épargne et les placements. Une stratégie qu’il convient d’examiner est de convertir un IRA traditionnel en un IRA Roth. Voici quelques facteurs clés à prendre en considération : Impôts actuels et futurs : Le revenu provenant des fonds convertis sera imposé pour l’année en cours, ce qui pourrait vous pousser dans une tranche d’imposition supérieure. Cela peut être logique si vous vous attendez à être dans une tranche

d’imposition plus élevée à la retraite ou si vous croyez que les taux d’imposition fédéraux augmenteront. Les avantages liés à une capitalisation exonérée d’impôt, aux retraits ultérieurs et à l’absence d’obligations de retrait minimum de votre vivant peuvent compenser les impôts payés aujourd’hui.

Choisir le bon moment : La conversion en un IRA Roth est souvent plus logique durant les années où le revenu est faible, lorsque la valeur marchande est à la baisse ou avant que les obligations de retrait minimum ne commencent à 73 ans. Les conversions peuvent être effectuées peu importe le niveau de revenu.

Décision permanente : Une conversion Roth est permanente; vous ne pouvez pas reconvertir un IRA Roth en IRA traditionnel.

La règle des cinq ans : Cette règle interdit généralement tout retrait sans pénalité des gains convertis (ainsi que du capital

De petits aides au mariage

Loin d’être un obstacle, les enfants offrent aux époux des moyens inattendus d’approfondir leur amour

Par Philip Kosloski

LORSQU’UN COUPLE se marie, il doit aussi décider s’il acceptera les enfants que Dieu lui donnera avec amour. De nos jours, de nombreux jeunes couples hésitent à avoir des enfants par crainte que les enfants affectent leur mariage. Ils peuvent penser que les enfants affaibliront leur relation, diluant l’amour qui les a unis. Il ne fait aucun doute que les enfants ajoutent une nouvelle dynamique au mariage. Pourtant, la réalité est que les enfants peuvent rapprocher les époux et les unir dans un lien plus fort qu’avant. Les enfants sont une bénédiction, une bénédiction qui peut aider un mariage plutôt que de lui nuire.

Une partie de la façon dont les enfants peuvent approfondir l’amour d’un couple marié est la façon dont les jeunes enfants incitent les époux à faire le choix délibéré de passer du temps ensemble. Au début de notre mariage, ma femme et moi avons eu cinq enfants, tous âgés de cinq ans ou moins. Les bébés et les tout-petits ont besoin de beaucoup de temps et d’attention, et

pour les personnes âgées de moins de 59 ans et demi) pendant cinq ans, à compter du 1er janvier de l’année de la conversion. Demandez-vous si vous pourriez avoir besoin d’avoir accès à cet argent plus rapidement.

Un conseiller fraternel des Chevaliers de Colomb peut vous aider à évaluer si cette stratégie est avantageuse pour votre régime global. Visitez le site kofc.org/financesfamiliales pour obtenir des ressources supplémentaires. B — Michael Finneran est vice-président de l’équipe de gestion des agences des Chevaliers de Colomb et membre du Conseil 16347 St. Pius X à Fairfield, au Connecticut.

*Les professionnels de C de C ne fournissent pas de conseils fiscaux.

nous étions souvent épuisés à cause de toutes les activités que nous avions à faire chaque jour.

Néanmoins, nous avons fait de notre mariage une priorité et nous avons prévu chaque jour du temps ensemble pour approfondir notre relation. Nous devions simplement être intentionnels; autrement, nous aurions pu facilement nous oublier en prenant soin de nos enfants. Des soirées amoureuses hebdomadaires loin des enfants nous ont aussi aidés à renforcer notre lien, nous rappelant que pour que notre famille s’épanouisse, notre mariage devait être aussi fort que jamais.

Ce qui peut sembler surprenant pour certaines personnes, c’est de voir à quel point l’amour des époux grandit avec le temps. J’aime plus ma femme aujourd’hui que le jour de notre mariage. Les enfants jouent un rôle important dans cette équation, car ils nous unissent d’une manière que nous n’aurions jamais pu imaginer. B

PHILIP KOSLOSKI écrit pour Aleteia et est le fondateur de Voyage Comics. Lui et sa femme, Maggie, vivent avec leurs six enfants à Wisconsin Rapids, dans le Wisconsin, où il est membre du Conseil 1558 Msgr. Reding.

L’architecte de Dieu

L’Église marque le 100e anniversaire de la mort du vénérable Antoni Gaudí, à un moment où les travaux de la basilique de la Sagrada Família viennent de franchir un jalon majeur

Des pèlerins marchant sous les colonnes ramifiées et les vitraux de la basilique de la Sagrada Família à Barcelone, le 3 février. L’église est devenue le monument le plus emblématique de la ville et la plus haute église du monde. • En haut à droite : Antoni Gaudí sur la première photographie connue de l’architecte, prise en 1878.

J«e ne saurais dire si nous venons de décerner ce diplôme à un fou ou à un génie », a dit Elies Rogent, directeur de l’École d’architecture de Barcelone, après que le jeune Antoni Gaudí, âgé de vingt‑six ans, eut reçu son diplôme en 1878. « Le temps seul pourra nous le dire. »

Le temps a rendu un verdict clair, non seule ment sur le génie de Gaudí, mais aussi sur son lien indissociable avec sa foi catholique. Cette union entre vision artistique et conviction religieuse a donné naissance à la basilique de la Sagrada Família, une majestueuse « Bible de pierre » qui attire chaque année des millions de visiteurs et qui figure au nombre des églises les plus reconnaissables au monde.

Le 10 juin, le pape Léon XIV célébrera une messe à la basilique pour marquer le centenaire de la mort de Gaudí. Le Saint‑Père bénira également la tour centrale nouvelle ment achevée, la Tour de Jésus‑Christ, qui fait désormais de la Sagrada Família l’église la plus haute du monde. Ce centenaire survient un peu plus d’un an après que le pape François ait déclaré Gaudí vénérable, reconnaissant par là ses vertus héroïques et faisant progresser du même coup sa cause de canonisation.

Né en 1852 dans la ville industrielle de Reus, en Catalogne, dans l’actuelle Espagne du nord‑est, Gaudí développa très tôt une fascination pour l’artisanat, la nature et le jeu de la lumière méditerranéenne. De santé fragile durant son enfance, il dut souvent demeurer près de la maison, ce qui ne fit qu’aiguiser son regard sur le monde naturel, qui marquerait plus tard son architecture. « J’ai gravé en moi les images les plus pures et les plus agréables de la Nature », a t il dit plus tard. « La Nature qui demeure toujours mon Maître. »

Fervent catholique et communiant au quotidien, Gaudí croyait que la beauté devait orienter l’âme humaine vers Dieu. Après avoir repris le projet de la Sagrada Família en 1883, un an après le début de la construction, il développa un langage architectural unique, fu sionnant symbolisme biblique, inspiration gothique et formes tirées de la création elle‑même. Les façades de la basilique sont ornées de plantes, d’animaux, de saints et de scènes de l’Écriture, tandis qu’à l’intérieur, des colonnes ramifiées soutenant des voûtes baignées de couleurs changeantes s’élèvent telle une forêt lumineuse.

Le poète Joan Maragall a rapporté la description que Gaudí faisait de la lumière dans la basilique : « Il nous disait que comme les parties supérieures de l’église seraient percées, elles laisseraient entrer au coucher du soleil des rayons de lumière qui viendraient tout parsemer de clarté, sans qu’il soit possible de voir d’où ils émanaient. “Comme dans une forêt; exactement comme dans une forêt”, répétait‑il, avec l’exaltation sereine et souriante d’un visionnaire. »

Saint Jean‑Paul II s’est rendu visiter l’église en 1982, alors qu’elle était encore couramment désignée sous le nom d’« Église expia toire de la Sagrada Família ». Elle fut consacrée au culte en 2010 par le pape Benoît XVI, qui la désigna basilique mineure. Aujourd’hui, la Sagrada Família et six autres bâtiments barcelonais conçus par Gaudí sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans son homélie lors de la dédicace de la basilique, le pape Benoît a expliqué que Gaudí cherchait à unir « les trois livres qui le nourrissaient comme homme, comme croyant et comme architecte : le livre de la nature, le livre de l’Écriture sainte, et le livre de la liturgie ». Dans la Sagrada Família, ces trois livres sont devenus pierre, verre et lumière.

Gaudí a consacré les douze dernières années de sa vie exclusive ment à la conception et à la construction de cette basilique. « Une

église est la seule chose digne de représenter l’âme d’un peuple, car la religion est la réalité la plus élevée en l’homme », disait‑il.

Lorsque l’archevêque Francesco Ragonesi, nonce apostolique en Espagne, visita la Sagrada Família en 1915 et contempla le chef‑d’œuvre en cours d’édification, il aurait affirmé à Gaudí :

« Vous êtes le Dante de l’architecture ».

Comme la Divine Comédie de Dante, le chef‑d’œuvre de Gaudí est animé par l’amour du Dieu trinitaire, un amour qui, dans la Sagrada Família, se trouve reflété à travers la vie de la Sainte Famille. Cette vision a façonné l’art de Gaudí, ainsi que sa foi et son sens joyeux de la vocation. « Mon nom de famille vient du latin gaudere, qui signifie “joie” », a t il lui même dit à ce sujet. B

Des lumières éclairant la façade Passion de la basilique lors d’une présentation racontant la passion et la mort de Jésus, le dimanche des Rameaux (de la passion), le 29 mars. • Ci-dessus : Quatre des 18 tours qui ornent la basilique de la Sagrada Família, couronnées de pinacles en mosaïque emblématiques de Gaudí, s’élevant au-dessus de Barcelone.

UN COLLABORATEUR du Créateur

L'héritage architectural d'Antoni Gaudí, dont la Sagrada Família constitue le point culminant, est un dialogue ouvert avec Dieu, la nature et ses semblables

Depuis toujours, les architectes sont jugés par leur capacité à créer de la beauté à partir d’une matière brute. Cette image est si puissante que même les descriptions de la création divine dépeignent Dieu comme un architecte. L’on retrouve par exemple cette métaphore dans la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin, où il dit que « Dieu, qui est le Premier Principe des choses, est aux choses créées ce que l'architecte est à ses œuvres ».

Comment comprendre alors que le vénérable Antoni Gaudí, un architecte dont l’œuvre était nourrie par sa fervente foi catholique, ait vu la discipline architecturale comme étrangère à cette image d’une perfection créée à partir de rien?

À propos de la Sagrada Família, ce chef-d’œuvre qui a absorbé les douze dernières années de sa vie, il disait : « Ce n’est pas moi qui construis la Sagrada Família c’est elle qui me construit. Je ne voudrais pas achever cette œuvre, car ce n’est pas à moi d’en décider. » Pour ceux qui l’ont connu, les structures merveilleuses de Gaudí étaient le fruit de sa quête de vérité, dans la vie, dans la foi et dans l’art architectural lui-même.

Isidore Puig Boada, l’un de ses élèves et futur directeur des travaux de la Sagrada Família, posait la question ainsi : « Croyezvous qu’un homme qui consacre la moitié de sa vie à une œuvre unique dont la réalisation est non seulement lente, mais même presque désespérément lente, ne soit mû que par une imagination ardente qui ne serait ni présidée ni gouvernée par la plus sereine des inspirations? Trente et une années d’étude, d’efforts continus,

de “mise en commun des énergies”, comme il le disait, ont donné naissance aux merveilles que nous contemplons aujourd’hui ».

LA QUÊTE D’UN IDÉAL SUPRÊME

La carrière architecturale de Gaudí peut être vue comme une longue préparation à la Sagrada Família. « L’unité de ses œuvres ne devrait pas nous surprendre, puisque chacune d’elles était une étude destinée à être appliquée à l’Église de la Sainte Famille, qui est l’œuvre de sa vie », a dit Lluís Bonet i Garí, l’un des disciples de Gaudí, qui contribua à sauver ses maquettes architecturales de la destruction par les anarchistes durant la guerre civile espagnole.

De la Coopérative ouvrière de Mataró, sa première grande commande, jusqu’à la Casa Milà, la dernière résidence privée qu’il a conçue, la plupart des œuvres de Gaudí sont restées inachevées ou ont été complétées par d’autres architectes.

Pour le seul projet dont il fut à la fois le concepteur et l’architecte, soit les Écoles de la Sagrada Família, un petit bâtiment édifié pour les enfants des ouvriers travaillant à la construction l’église, Gaudí choisit un emplacement dont l’agrandissement futur de la

Ci-dessus : Antoni Gaudí (troisième à partir de la gauche) accompagnant l’archevêque Francesco Ragonesi (au centre), nonce apostolique en Espagne, et l’évêque Enrique Reig y Casanova de Barcelone lors d’une visite à la Sagrada Família, le 2 juillet 1915.

basilique exigerait un jour de démolir ces salles de classe. (Ceci ne s’est en fait jamais produit, car ces écoles ont été relocalisées après avoir subi des dommages durant la guerre civile espagnole.)

Dans bien des cas, c’est le rythme délibératif de Gaudí qui a fait que plusieurs de ses projets sont restés inachevés.

« Malgré sa vision remarquable, cet homme qui pouvait improviser avec une aisance incomparable faisait et défaisait ses projets sans relâche, toujours à la recherche de solutions et à ajuster les harmonies, pour se rapprocher toujours plus de l’idéal suprême de perfection », a dit Domènec Sugrañes, que Gaudí avait choisi pour lui succéder comme architecte de la Sagrada Família. « C’est pourquoi il a réalisé relativement peu de bâtiments, mais leur qualité sans défaut compense largement leur rareté. »

Les bâtiments de Gaudí rappellent la série de sculptures volontairement inachevées de Michel-Ange, Les Esclaves, où des figures humaines semblent lutter pour se libérer des blocs de marbre dans lesquels elles sont sculptées. Comme Michel-Ange, Gaudí parvient à transcender l’œuvre, à affronter et à accepter l’inachèvement, exprimant par là une idée plus profonde sur la création, le changement et la relation entre le divin et l’humain.

Pour Gaudí, l’acte créateur appartient à Dieu et reste donc, pour l’homme, toujours inachevé. L’être humain a été choisi par Dieu comme son collaborateur dans une création qui se déploie continuellement.

lourd marteau et, en y allant de toutes ses forces, il s’est mis à frapper l’enclume avec une violence véritablement apocalyptique ».

Cela dit, malgré l’exigence de sa vision, Gaudí n’imposait pas un plan rigide aux artisans et aux sculpteurs, et il leur accordait plutôt une réelle liberté dans l’exécution de l’œuvre. Il défendait la dignité du travailleur à une époque où les usines imposaient des conditions aliénantes et où les ouvriers avaient perdu de vue le sens de leur labeur.

« La clarté souple de sa vision lui donnait toute liberté pour développer les concepts les plus élevés de son architecture », a dit Bonet i Garí. « C’est pourquoi ses œuvres ne peuvent être réduites à de simples parties et forment plutôt un tout, élégant et empreint de sincérité. Reconnaissant humblement la grâce que Dieu lui avait accordée, il n’était jamais surpris de trouver rapidement et aisément la solution à n’importe quel problème architectural. »

UN BÂTISSEUR DE PAIX

La tour centrale de Jésus-Christ, dont la croix a été posée le 20 février, s’élève au-dessus de la basilique de la Sagrada Família à 172,5 mètres (566 pieds).

Ses conférences sur les méthodes de construction, les matériaux et l’ingénierie sont devenues si populaires qu’une salle fut aménagée au sous-sol de la Casa Milà pour accueillir le public, composé d’ouvriers de ses propres chantiers et d’autres, ainsi que de jeunes architectes et de simples curieux. Notre époque présente certains traits communs avec celle de Gaudí : le rythme de vie, accéléré par la révolution industrielle, s’est encore intensifié à l’ère numérique, tandis que dans le même temps, le progrès technologique continue de façonner à la fois la créativité humaine et sa capacité de destruction. Dans un tel monde, l’exemple de Gaudí nous montre une manière de bâtir la paix. Il invite à un univers où l’on s’inspire du travail des autres, où l’on accorde une liberté réelle dans l’exécution des œuvres, et où, surtout, l’on ne se considère pas comme leur propriétaire, mais comme leur dépositaire. Du vivant de Gaudí, l’Association spirituelle des dévots de Saint-Joseph, qui est le groupe auquel est due l’initiative de la Sagrada Família, imprimait des cartes postales pour les donateurs, illustrées par une image de la façade de la Nativité qui était alors en construction.

La conception que Gaudí se faisait de l’artiste comme personne appelée à participer à l’acte créateur de Dieu imprégnait ses relations avec ses clients, ainsi qu’avec les ouvriers qui transformaient en réalité ce qu’il concevait sur le papier.

Au sujet de ce lien étroit qui unissait Gaudí à ses bâtisseurs, Josep Bayó Font, le constructeur des maisons Casa Batlló et Casa Milà, a dit que l’architecte observait attentivement le travail des ouvriers, puis se mettait à l’ouvrage à leurs côtés en leur expliquant ce qu’il avait en tête avec des « Comme ça, comme ça, comme ça… ».

Gaudí lui-même n’était pas étranger au travail manuel. Plus d’une fois, l’architecte a fait des démonstrations pour bien faire comprendre ses instructions à des forgerons perplexes. Se rappelant une scène marquante, le sculpteur Ricard Opisso en a peint une image des plus vivantes : « Le brillant Gaudí a ôté sa veste et son gilet, retroussé les manches de sa chemise, puis il a saisi vivement le

Un fait significatif à ce propos est que la légende ne disait pas « Façade de la Nativité », mais « Façade de la Vie ». Cette formulation rend bien la conviction de Gaudí que ce qui importe, ce n’est pas le résultat final, mais le processus, c’est-à-dire le temps, le dévouement, et la vie elle-même. Comme le maître lui-même le disait : « La façade de la Nativité exprime l’enthousiasme et la joie de vivre ! ».

L’architecture de Gaudí demeure ouverte, en dialogue constant avec le temps, avec les personnes et avec Dieu, même si certaines œuvres restent inachevées, comme la Sagrada Família, dont la construction se poursuit encore aujourd’hui. Lorsqu’on lui demandait s’il était l’architecte de la Sagrada Família, Gaudí répondait qu’il était plutôt un « collaborateur du Créateur ».

C’est l’héritage qu’il laisse à tous ceux qui cherchent à collaborer avec Dieu comme bâtisseurs, qu’ils travaillent à bâtir de grands édifices ou, plus important encore, à bâtir leur propre vie. B

CHIARA CURTI, architecte et historienne d’art basée à Barcelone, est l’auteure de My Gaudí: The Biography Written by His Friends (Triangle Books, 2025) et de Sagrada Família: Cathedral of Light (Triangle Books, 2022).

Photo par Dr. Guillermo Simon-Castellvi / Fiamc Press Services

Bâtisseurs de communion

À la fin du XIXe siècle, Antoni Gaudí et l’abbé Michael McGivney ont incarné des visions parallèles de la foi en action

À PREMIÈRE VUE, le vénérable Antoni Gaudí et le bienheureux Michael McGivney semblent n’avoir que peu en commun. L’un était un architecte catalan dont le chef‑d’œuvre a transformé la silhouette de Barcelone, alors que l’autre était un prêtre de paroisse américain qui a fondé une société fraternelle à New Haven, au Connecticut. Pourtant, ces deux hommes, tous deux en voie vers la sainteté, ont partagé des convergences frappantes au niveau de la chronologie de leurs parcours, ainsi que de leurs circonstances et de leurs missions.

Ils sont nés à quelques semaines d’inter valle en 1852. Antoni Gaudí, né le 25 juin à Reus, en Catalogne, était le plus jeune de cinq enfants dans une famille d’artisans chaudronniers. Michael McGivney, né le 12 août à Waterbury, au Connecticut, était quant à lui l’aîné de treize enfants. Son père, Patrick, était mouleur de fer, et Michael quitta l’école à treize ans pour travailler dans une fabrique locale de cuil lères en laiton afin d’aider à subvenir aux besoins de sa famille.

La foi et la famille furent centrales et formatrices pour l’un comme pour l’autre. Étudiant, Antoni Gaudí priait le Petit Office de l’Immaculée Concep tion et s’imprégnait de l’environnement artistique et dévotionnel de son enfance. Michael McGivney, inspiré par les prêtres de sa paroisse, entra au séminaire à l’ado lescence, et plus tard, la mort de son père lui révéla de manière vive la vulnérabilité des familles privées de soutien.

intérieure ». Dans des termes similaires, le père Joseph P. Daley, contemporain de l’abbé McGivney, disait que la « vocation particu lière » du fondateur était « de développer la masculinité catholique, de rassembler en une solidarité éclatante tous les éléments qui forment la force du caractère et, ainsi, de faire émerger cette solidité du caractère [...] dans toute sa force à la face du monde ».

Tous deux comprenaient également que la foi se vit en com munion, et non dans l’isolement. Antoni Gaudí rassembla autour de lui artisans, étu diants, ouvriers et amis, et considérait leur labeur comme une vocation partagée. Chia ra Curti écrit dans My Gaudí qu’il « culti vait soigneusement les liens humains » parce qu’il croyait que la créativité naissait « des rencontres, des vies partagées, et de la communion ». Michael McGivney, de son côté, rassembla des hommes catholiques au sein d’une fraternité enracinée dans la charité, l’unité et la responsabilité pratique.

Un détail de la Sainte Famille sur le portail de la Charité de la façade Nativité, orientée vers l’est, de la Sagrada Família.

L’année 1882 marqua un tournant décisif au niveau de ce qui serait l’héritage des deux hommes. Le 29 mars, l’abbé McGivney, qui en était alors dans sa cinquième année de sacerdoce, fonda les Chevaliers de Colomb pour renforcer les hommes catholiques dans la foi et offrir une protection financière à leurs familles. Dix jours plus tôt, lors du jour de la fête de Saint Joseph, la première pierre de la Sagrada Família avait été posée à Barcelone. Gaudí n’en était pas encore l’architecte principal, mais il était probable ment présent, et il reprendrait le projet l’année suivante.

Les deux hommes se sont donnés à des œuvres plus grandes qu’eux‑mêmes. Llorenç Riber i Campins, un prêtre et poète qui connaissait Gaudí, décrivit l’avoir vu sur le chantier « au milieu de la magnifique poussière et de la musique jubilatoire des marteaux qui, aux oreilles de Dieu, devait sonner comme la musique des harpes; on le voyait toujours travailler comme Néhémie lorsqu’il rebâtissait les murs sacrés, et parler comme un homme habité par la lumière

Si la vision fondatrice de l’abbé McGivney était animée par les besoins des veuves, des orphelins, des pères et des jeunes hommes, Gaudí, lui aussi, manifesta une grande sollicitude pour les familles et les enfants. Il finança les écoles de la Sagrada Família afin que les enfants des ouvriers puissent recevoir leur éducation près de leurs familles, et il accueillait les écoliers sur le chantier pour qu’ils puissent se voir comme faisant partie de l’avenir de la basilique.

Enfin, les deux hommes ont travaillé sans jamais voir le fruit complet de leur œuvre. Lorsque l’abbé McGivney mourut en août 1890, deux jours après son 38e anniversaire, les Chevaliers comptaient environ 6 000 membres; il ne pouvait savoir que l’Ordre dépas serait un jour 2,2 millions de membres dans le monde. Gaudí mourut en juin 1926, peu avant son 74e anniversaire, tandis que la construction de la Sagrada Família se poursuivrait encore pendant un siècle.

Imperturbable face à la lenteur de l’œuvre de sa vie, Gaudí a dit un jour : « La seule chose qui doit nous préoccuper, c’est de la faire si bien, avec une telle beauté et un tel art que nos succes seurs n’auront d’autre choix que de la continuer ». Ce à quoi il a ajouté : « Mon client n’est pas pressé ».

L’abbé McGivney aurait compris. Chacun de ces deux hommes a bâti pour un avenir confié à Dieu : l’un à travers une basilique, l’autre à travers une fraternité, et chacun a, ce faisant, laissé un héri tage vivant de foi transmis de génération en génération. B

Le cœur de la nation

Conversation avec l’archevêque Alexander Sample de Portland sur la consécration des États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus

a dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, enracinée dans les Écritures et développée au fil des siècles dans la vie de l’Église, a longtemps témoigné de la confiance des chrétiens dans l’amour miséricordieux et perpétuel de Jésus-Christ. En 1675, lors la dernière vision d’une série de visions reçues par sainte Marguerite-Marie Alacoque, une religieuse française, le Seigneur a demandé que son Sacré-Cœur soit honoré avec une fête spéciale, contribuant à faire connaître cette dévotion. Au cours des trois siècles et demi qui ont suivi, les catholiques du monde entier ont exprimé leur dévotion au Sacré-Cœur par

À gauche : L’icône du Sacré-Cœur de l’Ordre est présentée pendant une Heure Sainte à l’église St. Mary’s de New Haven, au Connecticut.

des actes de consécration, d’adoration eucharistique, de prière et d’œuvres de charité et de réparation. Aujourd’hui, dans un intérêt renouvelé pour le Sacré-Cœur reflété dans la lettre encyclique du pape François, Dilexit Nos (Il nous a aimés), le programme d’icône du Sacré-Cœur de l’Ordre et d’autres initiatives, les évêques américains se préparent à consacrer la nation au Sacré-Cœur de Jésus le 11 juin, à l’approche du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance du pays (4 juillet).

L’archevêque Alexander Sample de Portland, en Oregon, président du comité sur la liberté religieuse de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, s’est entretenu avec la revue Columbia au sujet de la consécration, de la dévotion au Sacré-Cœur et du rôle de la liberté religieuse dans la société américaine. Chevalier et aumônier de longue date, l’archevêque Sample est membre du Conseil 15295 St. Mary’s Cathedral of the Immaculate Conception à Portland.

L’entretien a été modifié à des fins de concision et de clarté. Pour en savoir plus et pour participer à des initiatives connexes, visitez le site kofc.org/America250.

COLUMBIA : Qu’est-ce qui a incité les évêques américains à consacrer les États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus en juin prochain, et quels fruits spirituels les évêques espèrent-ils que cette consécration portera?

ARCHEVÊQUE ALEXANDER SAMPLE : La force motrice de cette merveilleuse idée est les deux cent-cinquantenaires de notre pays, soit le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance. Quelle meilleure façon de célébrer ce grand anniversaire que de consacrer solennellement notre nation au vrai roi, le Christ-Roi, et à son Très Sacré-Cœur.

Les évêques ne voient pas cela seulement comme un acte symbolique. Nous nous attendons vraiment à ce que cette consécration porte des fruits spirituels, pas seulement pour les catholiques, mais pour l’ensemble de notre nation. Nous espérons qu’une plus grande charité sera exercée dans tout notre pays, et que nous redécouvrirons dans le cœur du Christ l’unité qui semble nous échapper dans la culture de division d’aujourd’hui; que dans le cœur du Christ, nous nous retrouverons amis de nouveau, même avec ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord.

Nous espérons également que la justice sera plus fermement protégée dans notre nation, que nous continuerons à viser l’égalité pour tous, et que cette vertu s’épanouira, dans l’imitation du Christ, qui incarne chaque vertu humaine.

COLUMBIA : Comment les Chevaliers de Colomb et d’autres catholiques peuvent-ils participer à la consécration nationale, y compris au niveau des paroisses et des conseils locaux, et pourquoi les familles devraient-elles envisager de consacrer leur foyer au Sacré-Cœur?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : La consécration nationale aura lieu pendant la messe du 11 juin de la réunion annuelle des évêques

américains à Orlando. De nombreux évêques consacreront également leurs églises locales au Sacré-Cœur de Jésus à peu près au même moment. Moi-même, je le ferai ici, à l’archevêché de Portland, lors de la fête du Saint-Sacrement (le dimanche 7 juin), avant notre grande procession eucharistique dans les rues de Portland.

Tous les paroissiens peuvent certainement se joindre aux évêques pendant cet événement national, et j’espère que chaque prêtre encouragera les paroissiens à participer activement à cette consécration, pas seulement les pasteurs, mais tout le peuple de Dieu. Ce faisant, nous nous consacrons également au Sacré-Cœur de Jésus en tant que citoyens de ce pays et membres catholiques de nos propres communautés de foi locales.

Nous encourageons également la participation dans les foyers, où nous sommes « l’Église domestique ». Autrefois, il s’agissait d’une grande tradition dans les familles catholiques de consacrer leurs foyers au Sacré-Cœur de Jésus avec une bénédiction et l’intronisation d’une image du Sacré-Cœur dans un lieu d’honneur.

J’aimerais voir les Chevaliers de Colomb, en tant que maris et pères, prendre les devants durant cette période et consacrer leurs foyers au Sacré-Cœur de Jésus, et encourager les membres de leur conseil à faire de même pour leurs familles.

COLUMBIA : Dans sa lettre encyclique Dilexit Nos, publiée en 2024, le pape François a écrit que la contemplation du Sacré-Cœur de Jésus inspire une « attention plus profonde à la souffrance et aux besoins des autres », un thème que le pape Léon XIV a également souligné l’automne dernier dans son exhortation apostolique Dilexi Te (Je t’ai aimé). Comment les catholiques devraient-ils mettre en pratique la consécration, particulièrement en termes de charité et de service?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : L’exhortation apostolique Dilexi Te du pape Léon, la deuxième partie de ce que le pape François avait déjà présenté sur le Sacré-Coeur dans sa lettre apostolique Dilexit Nos, rappelle que l’Église a toujours eu une attention et un amour préférentiels pour les pauvres. La dévotion au Sacré-Cœur doit être vue sous cette lumière. Tout comme nous sommes la présence de Jésus dans le monde en tant que Corps mystique du Christ, nous devons aussi refléter l’amour du cœur du Christ pour les autres, en particulier pour les pauvres et les personnes qui souffrent.

Nous voulons certainement cette dévotion personnelle pour nous-mêmes, nos familles et nos proches, mais cela ne s’arrête pas là. Elle doit nous inspirer à être le cœur du Christ pour les autres. Jésus s’identifie clairement aux pauvres tout au long de l’Évangile,

Une garde de couleur de l’Assemblée 1613 Rappahannock à Fredericksburg, en Virginie, organise un défilé pour la Journée annuelle de la liberté religieuse de la ville, le 14 janvier 2024. La célébration est organisée par les Chevaliers locaux, y compris les membres du Conseil 4034 Fredericksburg et du Conseil 10246 Battlefield, depuis plus de 50 ans.

Photo par Anna Harvey / Arlington Catholic Herald

surtout dans la parabole du Jugement dernier (Matthieu 25).

C’est ainsi que l’Église doit vivre cette consécration. Cette consécration n’est pas seulement pour nous, qui vivons dans le confort de la communauté de l’Église, elle est pour le monde, pour que l’Église soit le cœur du Christ pour les autres. Lorsque nous prenons soin des pauvres et des personnes qui souffrent et que nous les servons, nous voyons le visage de Jésus. Mais ils doivent aussi voir le visage du Christ en nous et ainsi faire l’expérience du cœur du Christ. Il existe un lien profond entre la consécration au Sacré-Cœur, la dévotion au Sacré-Cœur et les soins que l’Église porte aux pauvres et aux personnes qui souffrent dans notre monde.

COLUMBIA : Alors que les États-Unis célèbrent le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance, comment voyezvous un lien entre l’appel de l’Église à consacrer le pays au Sacré-Cœur et la fondation de la nation?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : Même si nous vivons aujourd’hui dans une culture très sécularisée, nous ne devrions jamais oublier que cette nation a été fondée sur une solide compréhension que les droits et la dignité de chaque être humain ne viennent pas du gouvernement, mais de Dieu. Cette nation a inscrit l’égalité de dignité et les droits dont nous jouissons tous, en tant que personnes créées à l’image et à la ressemblance de Dieu, dans une constitution et une forme de gouvernement visant à protéger et à promouvoir ces droits et cette dignité.

Plus récemment, nous avons oublié ces fondements et nous avons même fait un effort pour écarter la vision initiale de nos pères fondateurs. Cette consécration au Sacré-Cœur de Jésus est une occasion pour nous de revenir aux principes fondamentaux, non seulement ceux ancrés dans la foi, mais aussi ceux qui sont le fondement de cette nation.

Au moment où nous procédons à cette consécration, les évêques américains espèrent également souligner les contributions des catholiques et de l’Église catholique tout au long de l’histoire de ce pays, en particulier par l’intermédiaire d’établissements d’enseignement, de ministères de soins de santé et d’organismes de services sociaux reconnus pour leurs soins aux pauvres et aux personnes qui souffrent. Sans être arrogants, nous ne devrions pas avoir peur de célébrer le rôle que l’Église a joué dans la fondation, la croissance et l’avancement de cette grande nation.

COLUMBIA : La liberté religieuse a longtemps été une caractéristique déterminante de la vie américaine. Quels défis propres à la liberté religieuse sont les plus préoccupants aujourd’hui, et comment les catholiques doivent-ils y réagir?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : Une distinction très importante doit être faite ici. Pour beaucoup de gens, la liberté religieuse signifie la liberté de culte, tout le monde est libre d’adorer Dieu comme il le souhaite, mais seulement à l’intérieur d’une église, d’une synagogue ou d’un autre lieu de culte. Pourtant, la liberté religieuse signifie bien plus que cela. C’est la liberté de vivre notre foi et nos principes moraux dans la culture élargie.

Il ne s’agit pas d’imposer la foi dogmatique aux autres, mais d’exprimer publiquement des valeurs morales fondées sur la nature même de la personne humaine et le droit naturel propres à tous les

L’archevêque Alexander Sample de Portland, en Oregon, se rend à l’église St. Matthew à Hillsboro pour la messe d’ouverture du congrès d’État de l’Oregon, le 1er mai.

citoyens. C’est ce qui est menacé aujourd’hui dans notre culture.

J’aime distinguer deux grands points de préoccupation. D’une part, il y a des tentatives pour forcer les institutions religieuses à faire des choses contraires à notre foi et à notre morale. Dans le cadre du débat sur l’Affordable Care Act, par exemple, les institutions paroissiales allaient être forcées de fournir des moyens de contraception artificiels. D’autres exemples comprennent des propositions dans certains états qui obligeraient les prêtres à violer le sceau sacré de la confession afin d’utiliser les renseignements divulgués pendant la confession pour inculper des crimes.

Une autre grande source de préoccupation consiste à refuser aux institutions religieuses l’accès à des subventions ou à des programmes offerts à d’autres en raison de notre identité religieuse. Un exemple serait d’empêcher les services d’adoption si l’Église catholique ne place pas d’enfants avec des couples de même genre. Une menace plus récente est l’imposition de l’idéologie de genre dans notre culture actuelle. Le pape François l’a qualifiée, comme on le sait, de « colonisation idéologique », contraire au droit naturel et à la compréhension chrétienne de la personne humaine.

COLUMBIA : Le bienheureux Michael McGivney a fondé les Chevaliers de Colomb, en partie pour combattre les préjugés anticatholiques. Pensez-vous que l’anticatholicisme demeure un problème important aujourd’hui, et si oui, comment se manifeste-t-il dans la culture contemporaine?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : Je ne veux pas laisser entendre que la communauté catholique des États-Unis est la seule victime d’intolérance religieuse, de haine ou de violence, car d’autres groupes, en particulier la communauté juive, souffrent souvent beaucoup plus que nous. Mais l’anticatholicisme existe toujours. Je pense que tous les diocèses du pays ont vécu du vandalisme dans les églises, surtout lorsque des questions politiques

À mes frères Chevaliers de cet

Ordre : frères, passez à la vitesse supérieure. Faites preuve de leadership à la maison et dans votre famille. Soyez, par votre baptême, le « prêtre » de votre foyer, et consacrez réellement votre famille au cœur du Christ.

d’entendre à nouveau ce message, le fait de s’occuper des pauvres faisant partie de ce travail d’évangélisation. Il connaît la mission de l’Église. C’est très clair pour moi. Il a une vision très claire de la mission et de la raison d’être de l’Église.

Bien sûr, nous avons tous hâte que le pape Léon visite les ÉtatsUnis pour la première fois. Je pense que cela changera la donne pour l’Église ici et déclenchera un renouveau religieux encore plus grand dans ce pays. Beaucoup de gens se diront : « D’accord, j’en ai assez de vivre sans Dieu. Je me sens horriblement seul. Je dois trouver le sens et le but réels de ma vie. » S’il est en mesure de transmettre ce message efficacement, je crois que cela aura un impact énorme.

COLUMBIA : De nombreux diocèses, y compris le vôtre, constatent une augmentation du nombre de conversions à la foi catholique. Comment la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus pourrait-elle servir de voie pour l’évangélisation et la conversion?

conflictuelles provoquent une augmentation de l’hostilité. L’Internet et les médias sociaux sont d’excellents moyens de connecter les gens et de partager de l’information, mais d’une certaine façon, ils sont devenus un refuge de haine et d’intolérance.

Plus récemment, l’Église s’est mobilisée pour que les personnes dans les centres de détention pour immigrants puissent recevoir les sacrements et les soins pastoraux, et que les prêtres et les autres personnes qui les servent ne se voient pas refuser l’accès en raison du statut d’immigration. Il y a eu des exemples isolés où la capacité de l’Église à fournir des soins pastoraux aux détenus a été refusée, et nous devons continuer de nous assurer d’être en mesure de prendre soin de ces personnes.

Nous continuons tout simplement à témoigner de l’Évangile.

Face à ses persécuteurs, Jésus a répondu avec amour. Il nous a dit d’aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous persécutent. C’est notre mot d’ordre. C’est ainsi que nous répondons le mieux en tant que catholiques dans ce pays : avec amour.

COLUMBIA : En février dernier, le pape Léon XIV vous a reçu en audience privée. Qu’est-ce qui vous a marqué de cette rencontre, et quels espoirs avez-vous pour son pontificat, particulièrement en ce qui concerne l’Église aux États-Unis?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : Une chose que j’ai tout de suite remarquée est son excellente écoute.

C’est impressionnant et un peu intimidant d’être assis en face du pape, n’est-ce pas? Mais après un certain temps, c’était comme si je parlais à un gars de Chicago. Nous avons pu être plus familiers et utiliser des tours de phrase et des expressions qu’une personne qui n’est pas Américaine n’aurait pas compris.

Durant notre conversation, le pape Léon a amplifié quelque chose qu’il a dit au début de son pontificat : « Mon travail en tant que pape n’est pas de résoudre les problèmes du monde. Mon travail est de proclamer Jésus-Christ. » Je le vois faire cela dans ce travail de proclamer l’Évangile à un monde qui a besoin

ARCHEVÊQUE SAMPLE : Tout coule du cœur du Christ. Nous ne devrions jamais l’oublier. Toute la grâce coule du cœur du Christ sur la croix, et après sa mort, lorsque son côté est percé et que le sang et l’eau ont coulé, l’Église est née de son côté ouvert. C’est le grand mystère de l’Église.

Les Pères de l’Église nous disent que l’eau qui coulait du côté du Christ nous rappelle les eaux du baptême dans lesquelles nous sommes régénérés et devenons une nouvelle création et des membres du Corps du Christ. Et le sang est symbolique de l’Eucharistie, par laquelle nous sommes nourris quotidiennement de la présence même du Christ, le corps, le sang, l’esprit et la divinité de Jésus.

La vie de l’Église coule de l’Eucharistie, mais elle coule aussi du cœur du Christ sur la croix. Donc, s’il doit y avoir un renouvellement spirituel à notre époque, selon le plan de Dieu, il coulera du cœur du Christ.

En consacrant la nation au Sacré-Cœur de Jésus, nous nous préparons, notre pays et ses citoyens, à la vague de grâce que Jésus veut nous donner, coulant de son Sacré-Cœur, qui est le cœur de la miséricorde et de l’amour pour le monde.

COLUMBIA : Enfin, que diriez-vous aux Chevaliers de Colomb et à leurs familles alors qu’ils se préparent à cette consécration?

ARCHEVÊQUE SAMPLE : Je dirais à mes frères Chevaliers de cet Ordre : frères, passez à la vitesse supérieure. Faites preuve de leadership à la maison et dans votre famille. Soyez, par votre baptême, le « prêtre » de votre foyer, et consacrez réellement votre famille au cœur du Christ.

Je suis sûr que vous avez déjà une vie de foi profonde dans votre famille, mais elle peut toujours être améliorée. Utilisez cette consécration pour renouveler la dévotion au Christ dans vos foyers et vos familles, en partenariat avec votre femme et au profit de vos enfants.

Que cette consécration de notre nation au Sacré-Cœur de Jésus soit véritablement un profond renouveau spirituel dans votre propre vie, dans la vie de votre famille, dans la vie de vos conseils et dans la vie de vos paroisses. Le moment est venu. B

Le Christ parmi les CAMPESINOS

Un programme de soutien du conseil d’État de Californie est au service de milliers de travailleurs agricoles migrants et de leurs familles

Se levant avant le soleil, les travailleurs agricoles migrants dans la vallée centrale de la Californie commencent souvent leur journée autour de 4 h. Ils réveillent leurs enfants pour l’école, préparent leurs boîtes à lunch et s’assurent que tout le monde part à l’heure. Au moment où la lumière du soleil commence à se répandre sur toute la vallée, qui s’étend sur plus de 724 km de Redding au nord jusqu’à Bakersfield au sud, un ou plusieurs membres du ménage ont déjà commencé à travailler sur ses sept millions d’acres de terres agricoles, se préparant à une journée de travail acharné à des températures qui dépassent souvent 38 degrés.

« Il y a beaucoup de risques avec le travail dans les champs », affirme Ramón Cruz Medina, qui a passé environ 30 ans à travailler dans des fermes, dont, plus récemment, dans les champs d’amandiers près de Fresno. « En plus de la chaleur estivale, un brouillard épais tôt le matin peut rendre le trajet pour se rendre au travail dangereux. Et les pesticides utilisés dans les champs peuvent entraîner la “fièvre de la vallée”, une infection fongique dans les poumons. »

Jusqu’à ce qu’il change de carrière cette année, Ramón faisait partie des quelque 800 000 travailleurs agricoles, aussi appelés campesinos, qui travaillent partout en Californie, où l’on produit plus d’un tiers des légumes américains et près des trois quarts des fruits et des noix du pays, selon le ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture de Californie. Pourtant, malgré les 49 milliards de dollars générés par l’industrie agricole de l’État, l’augmentation du coût de la vie et d’autres facteurs font en sorte que de nombreux travailleurs agricoles, en particulier les travailleurs migrants et saisonniers, ont du mal à se nourrir.

Depuis des années, George Arias et sa sœur Linda, dont le père était autrefois campesino, s’efforcent de sensibiliser les gens aux besoins des travailleurs agricoles migrants et de leurs familles. Depuis 2023, ils dirigent le programme pour les Campesinos du conseil d’État de Californie, organisant des distributions partout dans l’État pour nourrir, habiller et aider les travailleurs agricoles. Pendant cette période, ils estiment que le programme a aidé des dizaines de milliers de campesinos et leurs familles.

« Il y a un besoin criant auquel personne ne répond », dit George, membre du Conseil 920 de Santa Monica, en Californie. « Nous sommes ici pour servir nos travailleurs agricoles et leur dire “merci”. »

En faisant la promotion du programme, Ken Rose, député d’État de la Californie, a rencontré le diocèse et les dirigeants locaux, qui ne savent parfois pas à quel point les besoins des familles de campesinos sont importants dans leurs propres communautés.

« Les “campesinos” constituent un groupe invisible dont personne ne veut parler, surtout pendant que d’autres profitent du fruit de leur travail agricole, », dit Ken à propos des campesinos. « Tout ce que nous pouvons faire en tant que Chevaliers pour aider ces familles à continuer à grandir et à s’épanouir est important. »

Ci-dessus : Les travailleurs agricoles de la Californie, ou campesinos, travaillent dans un champ de laitue près d’El Centro, à l’extérieur de Brawley, en mars 2014. Brawley a fait partie des sites de distribution aux Campesinos cette année fraternelle.

SEMER LA GRAINE DU SERVICE

Le père de George et de Linda, David Arias, est arrivé en Californie depuis le Mexique au début des années 1950, dans le cadre du programme Bracero, le programme de travailleurs invités convenu entre les États-Unis et le Mexique pour combler les besoins en main-d’œuvre agricole et manuelle de 1942 à 1964. Même si David n’a travaillé dans le cadre du programme que quelques années, il parle avec fierté de son travail dans les champs et s’est assuré que ses enfants comprennent le travail acharné et les sacrifices nécessaires pour apporter la nourriture de la ferme à leur table.

Même après la mort de leurs parents, George et Linda sont restés proches du père clarétain Albert Vazquez, qui a célébré la messe du mariage de leurs parents en 1961 et qui, à l’âge de 97 ans, a passé plus de 60 ans à exercer son ministère auprès des migrants et des immigrants dans trois états. En vieillissant, le père Vazquez, également membre du Conseil 920, s’est inquiété de savoir qui continuerait à servir cette communauté.

« Ne vous inquiétez pas, père », lui ont dit George et Linda. « D’autres personnes prendront le flambeau. Nous nous en occuperons. »

L’amitié de George et Linda avec le père Vazquez et leurs relations avec les communautés de campesinos à travers l’état les ont motivés à sensibiliser les autres aux difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs agricoles et à fournir un soutien matériel à ces travailleurs lorsque possible.

Les chiffres officiels du nombre total de travailleurs agricoles migrants varient et sont souvent incomplets parce elles n'incluent pas les immigrants qui vivent dans le pays sans autorisation légale, qui représentent presque 60 % de la main-d’œuvre agricole, selon un rapport de 2022 du Public Policy Institute of California. La même année, des chercheurs de l’Université de Californie à Merced ont constaté que 42 % des travailleurs

agricoles faisaient état d’une faible sécurité alimentaire et percevaient un salaire annuel médian de 16 000 dollars.

« Ils travaillent de 12 à 16 heures par jour, six jours par semaine », dit Linda. « Dès l’âge de 12 ans, les enfants peuvent aussi travailler dans les champs. Ils commencent à travailler à 4 h, et ils vont à l’école à 8 h, fatigués et affamés. Le taux d’obtention de diplôme d’études secondaires est atroce. »

Le tournant de leurs efforts est survenu en 2019, lorsque George était Grand Chevalier du Conseil 4834 Marina à Venise. Le conseil avait acheté des manteaux d’hiver dans le cadre du programme « Des manteaux pour les enfants » des Chevaliers de Colomb pour les distribuer près de Santa Monica, mais pratiquement personne n’est venu les recevoir. Sous l’insistance du père Vazquez, le Conseil 4834 a apporté plus de 200 manteaux aux travailleurs agricoles migrants de Fresno, à environ 322 km au nord.

La réaction a été extrêmement positive, se souvient George. Après la distribution, certaines personnes lui ont dit : « Nous avons vraiment besoin de nourriture. Pouvez-vous nous aider? »

George et Linda ont vite réalisé que, malgré le fait que la région soit une plaque tournante agricole, de nombreuses familles n’avaient presque pas accès aux banques alimentaires ou à une aide similaire. De plus, les distributions provenant des banques alimentaires existantes avaient lieu mensuellement ou périodiquement, mais rarement plus d’une fois par semaine.

« Donc, nous nous sommes regroupés et nous avons demandé à d’autres conseils de nous aider », dit George. « C’est ainsi que le programme pour les campesinos a commencé. »

En l’espace de six mois, Linda et lui ont collaboré avec des épiceries et des conseils locaux pour organiser une distribution au service de 200 familles de Fresno. Un autre événement a eu lieu à l’approche de Noël : un festin des Fêtes organisé au St. Paul Catholic Newman Center à Fresno, avec vaisselle en porcelaine et verres en cristal, un groupe de mariachis et des cadeaux pour tous, le tout

À gauche : Steven Rodriguez cueille de l’okra à Coachella le 11 juillet 2023, lorsque la température atteint 43 °C. • Ci-dessus: Une mère et sa fille reçoivent des vêtements lors d’une distribution aux Campesinos à Hanford, le 15 novembre 2025.

Dans le sens horaire, à partir du haut : Des Chevaliers et des bénévoles représentant les conseils de la section Kern/Inyo du diocèse de Fresno se réunissent avant la distribution aux Campesinos à Bakersfield, le 28 mars. • Un « campesino » présente des vêtements et d’autres articles reçus lors de la distribution de Hanford en novembre dernier, qui était soutenue par les Chevaliers de trois sections de l’archidiocèse de Los Angeles. • L’ancien Grand Chevalier Mark Nazeck, du Conseil 3199 Father John Crowley à Ridgecrest, en Californie, aide à transporter des denrées jusqu’à la voiture d’une famille pendant l’événement du 28 mars.

offert gratuitement par les Chevaliers et d’autres commanditaires. Quelques années plus tard, les Chevaliers sont revenus à Raisin City pour un événement de distribution desservant plus de 2 000 personnes. Cette fois-ci, les familles de campesinos ont insisté pour préparer un repas pour les bénévoles en guise de remerciement pour le souper de Noël organisé des années plus tôt. Une famille a dit à Linda : « Nous n’avions jamais vu cela avant, une assiette juste pour la salade, ou du vin sur la table. La façon dont nous avons été traités ce soir-là, nous ne nous sommes jamais sentis aussi appréciés dans nos vies. »

CHAMPS D’ESPOIR

En 2020, Linda et George ont fondé Reserva de la Casa, un organisme à but non lucratif qui appuie leurs services aux campesinos. Dans les années qui ont suivi, ils ont collaboré avec plusieurs conseils pour organiser la distribution de denrées et de fournitures et fournir un soutien supplémentaire. Mais un nouveau chapitre a commencé en l’année fraternelle 2023-2024, lorsque le Député d’État Gregory Marracq a décidé de faire de cette initiative un programme officiel du conseil d’État de Californie.

La première année, quatre distributions ont eu lieu, soit deux dans le sud de la Californie (à Mecca et Oxnard) et deux dans la vallée centrale (à Cutler et Easton). L’événement de Cutler a été particulièrement opportun, car 5 000 campesinos venaient de perdre leur emploi après qu’une grande entreprise fruitière ait déclaré faillite.

Les membres des conseils de partout en Californie ont conduit plusieurs heures pour faire du bénévolat lors des distributions, et lorsque l’événement de Raisin City a eu lieu en novembre 2024, les Chevaliers étaient prêts à servir des milliers de personnes.

Ramón Cruz a assisté à la distribution de Raisin City avec sa femme, Patty, et leurs cinq enfants. La générosité dont ils ont été témoins a eu une incidence profonde sur eux.

« Depuis le décès de mon frère, ma belle-sœur doit travailler dans une ferme de tomates tout en élevant deux enfants »,

dit Patty. « Imaginez combien elle était heureuse de recevoir le soutien des Chevaliers. Il y avait assez de nourriture pour approvisionner leur garde-manger pendant trois semaines. »

Les Cruz connaissent bien le soutien offert par leur communauté religieuse; leur fille aînée a reçu deux diagnostics de cancer avant l’âge de 18 ans et leur fils est autiste. Ils ont toujours reçu le soutien et les prières des membres de leur famille, de leurs amis et des membres de leur paroisse. Ramón a reconnu dans les Chevaliers ce même service altruiste, et il a été tellement ému qu’il a rejoint l’Ordre sur-le-champ.

« J’ai vu la joie des gens qui ont pu rapporter quelque chose à la maison, de la nourriture pour leurs enfants », dit Ramón. « Le soutien des Chevaliers est exactement ce qui manque dans notre communauté. »

En cette année fraternelle, George et Linda Arias ont prévu

Œuvres de miséricorde

Partout en Amérique du Nord, les conseils locaux accueillent et viennent en aide aux familles immigrantes au sein de leurs communautés

LES FAMILLES IMMIGRANTES arrivent souvent aux États-Unis et au Canada avec peu, voire aucun soutien structuré dans leurs nouvelles communautés. Pour les travailleurs agricoles, les longues heures de travail, souvent irrégulières, ainsi que la nature saisonnière de leur emploi, peuvent compliquer les relations avec les écoles et les paroisses. La hausse du coût de la vie ajoute également un fardeau financier qui conduit rapidement à l’insécurité alimentaire. Conscients des besoins de ces familles, les conseils des Chevaliers de Colomb se tiennent prêts à les aider à s’adapter à leurs nouvelles communautés. Leur action, inspirée par le ministère de l’abbé Michael McGivney auprès des immigrants, reflète le commandement du Christ de nourrir et de vêtir les étrangers, en se souvenant que « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40).

Le comté de Hardee, situé au centre de la Floride, compte environ 42 % d’Hispaniques, dont de nombreux travailleurs agricoles migrants, et est l’un des comtés les plus pauvres de l’État.

Le Conseil 13341 Sts. Cosmas and Damian à Lakewood Ranch s’est associé à la paroisse St. Michael de Wachula pour soutenir le programme d’éducation religieuse de la paroisse, et chaque semaine, des Chevaliers se rendent à la paroisse pour aider à livrer jusqu’à 6 800 kg de nourriture à sa banque alimentaire.

« Quatre-vingt-dix pour cent des paroissiens sont soit des travailleurs immigrants, soit des travailleurs immigrés de première génération », a déclaré le Grand Chevalier Gordon Shellhaas. « Bon nombre de nos œuvres de bienfaisance ne sont pas forcément centrées sur la communauté locale. Mais dans cette paroisse, il s’agit d’une cause locale impliquant des personnes de la région, et je pense que tout le monde apprécie cela. »

Des Chevaliers du Conseil 10889 Our Lady of the Valley à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, livrent des vélos remis à neuf aux travailleurs migrants d’une ferme locale.

L’un des défis courants auxquels sont confrontées les familles immigrantes est le manque de moyens de transport. Depuis 2023, les membres du Conseil 10889 Our Lady of the Valley à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, soutiennent une initiative communautaire visant à recueillir des vélos d’occasion pour les donner aux travailleurs agricoles.

« Les travailleurs doivent se rendre aux champs, rentrer chez eux et faire leur épicerie » explique le secrétaire financier Wayne Turner. « S’ils sont ici, c’est pour une bonne raison.

par Mark Taylor

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organiser 12 événements pour les campesinos, une augmentation considérable par rapport aux années précédentes, grâce aux efforts du Député d’État Ken Rose, qui a encouragé les chapitres des CdeC de chaque diocèse de Californie à organiser des distributions.

Grâce à une combinaison de collectes de fonds et de dons matériels, chaque distribution fournit aux familles des vêtements, des couches et d’autres fournitures essentielles, en plus d’une « boîte d’espoir », qui contient 9 kg de haricots, de riz, de sucre et de farine de masa, ainsi qu’un gallon d’huile de cuisson. Chaque boîte d’espoir coûte environ 100 $, et plus de 2 000 boîtes ont été distribuées au cours de la dernière année.

« En tant que Chevaliers, nous sommes appelés à chercher Jésus dans tout ce que nous faisons », dit Ken. « Si je peux toucher la vie d’une seule famille, mes efforts en valent la peine. »

Le programme a fait face à certains défis. Certaines personnes ont demandé à Linda si le programme appuie implicitement l’immigration illégale, parce que de nombreux campesinos sont en situation irrégulière; d’autres se demandent si de telles distributions à grande échelle sont réellement nécessaires.

« Nous ne faisons pas de politique », dit Linda. « Nous ne remettons pas en question l’immigration. Nous remettons en question l’humanité des conditions dans lesquelles ils vivent. »

Elle a ajouté : « Une fois que vous avez conscience de quelque chose, vous ne pouvez pas l’ignorer. Vous devez agir. Et les Chevaliers de Colomb, réunis dans la fraternité, sont une force de la nature. » B

ELISHA VALLADARES-CORMIER est rédacteur principal de la revue Columbia et membre du Conseil 591 de Fremont, en Ohio.

Ils travaillent dur et veulent offrir une vie meilleure à leur famille. Nous sommes simplement des gens qui en aident d’autres. »

En 2023, la loi dite « Right to Shelter » (Droit à un hébergement) du Massachusetts a incité une trentaine de familles d’immigrants originaires d’Haïti et d’Amérique latine à s’installer à Westminster, malgré l’opposition ouvertement exprimée de certains habitants locaux. Face à cette situation, les membres du Conseil 15972 St. Edward the Confessor ont organisé des repas mensuels à la paroisse, offrant ainsi aux nouveaux arrivants l’occasion de se retrouver en dehors des petites chambres de motel où ils étaient logés.

« En tant que catholique, le principe d’amour du prochain me tient particulièrement à cœur, et je n’ai pas compris cette réaction négative », a déclaré le secrétaire financier Jack McCarthy, dont l’épouse, Kathy, a mis en place des cours d’anglais langue seconde pour les familles. « Aider ces familles est l’un des engagements dont je suis le plus fier comme Chevalier. »

Les conseils offrent également aux travailleurs et à leurs familles des occasions de croissance spirituelle en organisant des messes et des repas paroissiaux, en fournissant des chapelets aux couleurs des Chevaliers de Colomb et en distribuant des livrets en espagnol provenant du Service d’information catholique de l’Ordre.

« Ce sont des gens travailleurs et très spirituels », a déclaré Turner. « Nous ne parlons peut-être pas espagnol, mais nous parlons la même langue spirituelle. Et, ils savent d’où vient cet amour. » B

— Reportage d'Elisha Valladares-Cormier

À partir du haut : Le Grand Chevalier Gordon Shellhaas du Conseil 13341 Sts. Cosmas and Damian à Lakewood Ranch, en Floride, et la sœur Maria de Talpa Vargas Espinoza des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matará déchargent un chargement de denrées alimentaires au centre de distribution alimentaire de la paroisse St. Michael à Wauchula. • Le secrétaire financier Jack McCarthy (à droite) du Conseil 15972 St. Edward the Confessor à Westminster, au Massachusetts, et d’autres personnes préparent le souper pour 30 familles migrantes d’Amérique du Sud et des Caraïbes vivant dans un motel local.

Des membres du Conseil 10752 Dededo (Guam) ont dirigé une procession à l’église catholique Santa Barbara l’an dernier pour célébrer les fêtes du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur immaculé de Marie. La procession a eu lieu après une messe célébrée par le père Richard Kidd, administrateur paroissial et aumônier du conseil.

La Foi

VOCATIONS DE MISSION

DES ESCALIERS

POUR PLUS DE SÉCURITÉ

Les Chevaliers du Conseil 10504 Our Lady of Mercy à Winston-Salem, en Caroline du Nord, ont conçu, financé et construit un escalier reliant les stationnements inférieur et supérieur de l’église catholique Our Lady of Mercy. Le conseil a couvert le coût total de 3 100 $ et a installé une plaque qui consacre l’escalier aux membres décédés.

¡VIVA CRISTO REY!

Lors d’un service organisé par le Conseil 2792 Rupert (Idaho) à l’église St. Nicholas, environ 250 personnes ont vénéré des reliques de six martyrs mexicains, des prêtres et frères Chevaliers tués pendant la persécution des membres du clergé au Mexique pendant les années 1920 et 1930. Le reliquaire est resté exposé pendant un service de prière et une adoration eucharistique.

POUR LES AMATEURS

Les membres du Conseil 16282 Kristong Hari–St. Augustine à Dasmariñas, Luçon Sud, ont participé à une partie de basketball caritative organisée par la

paroisse San Agustin à Mabuhay City. Plus de 4 000 PHP (environ 70 $) ont été amassés pour contribuer à l’achat d’un ventilateur industriel pour la paroisse.

RÉPONDRE À L’APPEL

À la suite d’avertissements de chaleur extrême dans la région, des Chevaliers du Conseil 10151 Crusaders à Orland Park, dans l’Illinois, ont dépensé plus de 1 600 $ pour l’achat, la livraison et l’installation de plus de 10 climatiseurs portatifs et déshumidificateurs au monastère de l’Immaculée Conception du couvent des Clarisses à Palos Park.

AYEZ PITIÉ DE NOUS

Le Conseil 13069 Our Lady of the Angels à Catonsville, au Maryland, a organisé une prière du dimanche de la Miséricorde Divine pour les Chevaliers, les membres de leurs familles et le groupe auxiliaire de femmes. La prière a eu lieu à 15 h, heure de la miséricorde, au village de retraités de Charlestown. Les participants ont récité le chapelet de la Miséricorde Divine et ont réfléchi à la vie et au message de sainte Faustine Kowalska.

Le Conseil 16356 St. Francis of Assisi à la base navale sous-marine de Kings Bay, en Géorgie, et le Conseil 11058 St. Marys ont organisé un pèlerinage de la chapelle St. Francis of Assisi à l’église Our Lady, Star of the Sea à St. Marys. Environ 250 personnes, dont l’évêque Stephen Parkes de Savannah, ont participé à la prière pour les vocations dans le diocèse de Savannah et dans l’Archevêché aux Services militaires des États-Unis.

Des Chevaliers du Conseil 9650 Zapata (Texas) réaménagent le sanctuaire de l’église catholique Our Lady of Lourdes après avoir repeint les murs de l’église. Achevé en une semaine à la demande du père Antoni Michno, prêtre et membre du conseil, le projet a été réalisé grâce à un don de 1 300 $ pour les matériaux.

La Famille

Ebaa Alkhouri, membre du Conseil 16714 St. Augustine à Ottawa, en Ontario, prépare des repas à l’occasion du souper familial et de la soirée cinéma du conseil à la paroisse St. Augustine. Plus de 80 paroissiens ont participé à l’événement, et les restes de nourriture ont été distribués aux personnes en situation d’itinérance au centre-ville.

EXPLORER

LES VOCATIONS

Le Conseil 13015 Our Lady of Good de Lincoln, au Nebraska, a organisé une table ronde sur les vocations pour hommes au Newman Center de l’église St. Thomas Aquinas à l’Université du Nebraska-Lincoln. Un prêtre de diocèse, un moine bénédictin et un mari et père ont fait part de leur histoire de vocation aux étudiants universitaires.

DONNER UN COUP DE MAIN

Plus de 60 Chevaliers du district 46 des Visayas ont recueilli des dons totalisant 1 799 PHP (environ 30 $) pour le Grand Chevalier Juanito Baculao du Conseil 18046 Holy Cross–Bilangbilangan de Bien Unido, pour aider à payer les frais médicaux liés à la récente hospitalisation de sa femme.

DES BIBLES POUR LES JEUNES

Le Conseil 14551 St. Hilary à Fairlawn, en Ohio, a fourni 350 bibles d’une valeur de 7 500 $ aux élèves de la cinquième à la huitième année de l’école St. Hilary. Les bibles ont été remises lors d’une messe et cérémonie d’intronisation pour tous les élèves de l’école.

RAMENER DU SOUTIEN

Le Conseil 11301 Bishop Salvatore Schlaefer à Campbellsport, au Wisconsin, a organisé quatre repas de poisson frit à l’église catholique St. Matthew, servant 1 200 repas et amassant 12 000 $. Les fonds serviront à soutenir la paroisse, son école, le centre de ressources pour femmes enceintes New Beginnings et d’autres groupes locaux. Au cours

des deux dernières décennies, le conseil a recueilli près de 100 000 $ grâce à ces événements.

SOLIDARITÉ DES FÊTES

Depuis environ 30 ans, les Chevaliers du Conseil 10537 Holy Rosary à Ansonia, au Connecticut, et leurs familles préparent et livrent des repas aux personnes âgées de la région pour Pâques, l’Action de grâce et Noël. Plus de 60 repas sont livrés à chaque fête, dont 77 pendant les dernières fêtes de Pâques.

FESTIN DE LA FÊTE DES MÈRES

Le Conseil 9756 à Father Pierre-Jean De Smet à Pinedale, au Wyoming, a organisé son petit déjeuner de crêpes annuel de la fête des mères à l’église catholique Our Lady of Peace, une tradition depuis plus de 20 ans.

BOURSES D’ÉTUDES

Le Conseil 3947 Point Loma à San Diego a remis 9 000 $ en bourses d’études à trois étudiants de l’académie St. Charles Borromeo. Les lauréats ont été choisis en fonction de textes qu’ils ont écrits sur l’importance de l’éducation catholique.

Des membres du Conseil 6478 Yukon (Oklahoma) guident le fils d’un Chevalier alors qu’il pousse un chariot contenant des dons alimentaires vers le centre Manna Pantry. Le conseil a collaboré avec l’école catholique St. John Nepomuk pour sa collecte « Nourrir les familles » en novembre, recueillant plus de 1 225 kg de denrées et 1 600 $ pour la banque alimentaire qui dessert les familles dans le besoin du comté de Canadian.

Des membres du Conseil 7470 Calinan à Davao City, Mindanao, participent à un événement de plantation d’arbres organisé par le conseil. Environ 15 Chevaliers et bénévoles ont planté environ 50 arbres en quatre heures.

La Communauté

INTERVENTION EN

CAS DE CATASTROPHE

Le Conseil 1 San Salvador et l’Assemblée 2459 Hon. W. Patrick Donlin à New Haven, au Connecticut, ont chacun fait don de 500 $ au Conseil 8947 St. James à Cebu, aux Visayas, pour soutenir les efforts de secours à la suite du typhon Tino, qui a causé plus de 250 décès et déplacé des centaines de milliers de personnes. Les fonds ont aidé à fournir des denrées et des fournitures pour environ 250 familles.

ÉTOILES FILANTES

Le Conseil 5943 Bishop Navagh à Pequannock, au New Jersey, a organisé un championnat de lancer libre des Chevaliers de Colomb à l’école Holy Spirit. Près de 20 enfants âgés de 9 à 14 ans ont participé au championnat, dont six ont progressé au niveau du diocèse.

RETIRER LE DRAPEAU

AMÉRICAIN AVEC HONNEUR

L’Assemblée 253 Msgr. A.J. Sprigler à Evansville, en Indiana, a installé 13 boîtes de collecte dans les églises catholiques de la région pour recueillir des drapeaux américains usés et endommagés, afin qu’ils puissent être retirés avec honneur conformément au U.S. Flag Code.

SOLIDARITÉ POUR PÂQUES

Le lundi de Pâques, des membres de l’Assemblée 2754 Pope John Paul I à Edmonton, en Alberta, ont servi des repas à 840 personnes vivant en situation d’itinérance à la Mission Hope. C’était la deuxième année de l’initiative.

OFFRIR DU SOUTIEN

Le Conseil 952 Algona (Iowa) a fait un don de 3 660 $ à trois organismes : la banque alimentaire Kossuth County; Moving Veterans Forward, qui vient en aide aux anciens combattants en situation d’itinérance; et Exceptional Opportunities, qui offre des services et du soutien aux personnes handicapées.

DENIM ET DIGNITÉ

Le Conseil 16277 Father Louis Anthony Sigman à Chandler, en Arizona, a commandité une collecte de jeans et de chaussures de sport à l’église St. Juan Diego. Près de 300 paires de jeans et 200 paires de chaussures ont été amassées et distribuées à des personnes en situation d’itinérance au centre communautaire Paz de Cristo à Mesa. Les Chevaliers font du bénévolat au centre chaque semaine et font régulièrement des dons d’articles tout au long de l’année.

Jack Gustafson, prévôt du Degré du patriotisme du diocèse de Shreveport, en Louisiane, remet à Jasmine Juarez, une élève de huitième année, un certificat la reconnaissant comme lauréate d’un concours de rédaction patriotique organisé par le district du Quatrième Degré de Louisiane. Son texte a remporté le concours au niveau de l’assemblée, du diocèse et de l’État, gagnant un total de 800 $.

DU POULET QUI

FAIT

DU BIEN

Le Conseil 11374 St. Mark–Star of the Sea à Rochester, New York, organise des ventes de poulet barbecue à l’église St. Lawrence depuis environ neuf ans pour soutenir les paroisses et les organismes de bienfaisance locaux. Le conseil organise environ trois événements chaque année et a amassé plus de 26 600 $, dont plus de 1 000 $ lors de sa vente la plus récente.

La Vie

ENTRETIEN TRIMESTRIEL

Au cours des trois dernières années, le Conseil 1496

Monmouth (Illinois) s’est associé à l’école catholique

Immaculate Conception et à ImpactLife pour organiser des collectes de sang trimestrielles à l’église catholique

Immaculate Conception. Plus de 300 chopines de sang ont été prélevées.

James Roche, de l’Assemblée 1071 Rev. P.N. Lynch, et John Kenny, du Conseil 17760 St. Finbar à Charleston, en Caroline du Sud, à côté d’une fontaine à la cathédrale St. John the Baptist dédiée aux enfants perdus à la suite d’une fausse couche, d’une naissance d’un enfant mort-né ou d’un avortement. L’évêque Jacques Fabre-Jeune, de Charleston, a béni la fontaine, financée, conçue et installée par les Chevaliers.

Le Grand Chevalier Michael Netto du Conseil 13125 Corpus Christi à Mobile, en Alabama, et sa femme, remettent des chandails molletonnés à des élèves qui représentent les athlètes de l’école secondaire Theodore aux Jeux Olympiques spéciaux. Le conseil a acheté des chandails molletonnés pour plus de 30 élèves et membres du personnel afin qu’ils puissent les porter lors des compétitions.

JEU DE QUILLES POUR LA VIE

Le Conseil 3991 Frank Jackson à Tullahoma, au Tennessee, a organisé sa troisième collecte de fonds annuelle « Bowling for Babies », amassant plus de 2 000 $ pour le centre de ressources pour femmes enceintes et pour les familles Life Choices, qui gère trois emplacements. Le Conseil suprême a fait un don supplémentaire de 400 $ dans le cadre du programme Aide et soutien après la grossesse.

DEUX CONSEILS,

UNE MISSION PRO-VIE

Le Conseil 16236 St. Thomas à Becket à Orlando, en Floride, et le Conseil 12569 Epiphany à Port Orange ont amassé 26 500 $ pour l’achat d’un appareil d’échographie pour le centre de ressources pour femmes enceintes JMJ à Orlando. Grâce à une contribution de 9 000 $ du Conseil suprême, fournie dans le cadre de l’Initiative Échographie, un montant total de 35 000 $ a été donné.

EN TOUTE SÉCURITÉ

Le Conseil 2269 de O’Fallon, au Missouri, et son groupe auxiliaire pour femmes

ont amassé 15 000 $ pour acheter une boîte pour bébé Safe Haven, installée à la caserne de pompiers no 3 en décembre 2024. Depuis son installation, la boîte a été utilisée au moins une fois pour laisser un bébé de façon sécuritaire. Mgr Dennis Stehly, prêtre associé principal de la paroisse Assomption of the Blessed Virgin Mary et frère Chevalier, a béni la boîte.

PAVER DES CHEMINS VERS L’ESPOIR

Des membres du Conseil 7538 Joseph M. Johnson à Ashland, en Virginie, ont construit et aménagé deux allées piétonnières à Millie’s Home, la seule maison de maternité du comté de Hanover. Le conseil a versé 200 $ pour le matériel et plus de 1 000 $ en soutien supplémentaire. Le Conseil suprême a également contribué par l’intermédiaire du programme Aide et soutien après la grossesse.

Veuillez soumettre les activités de votre conseil à l’adresse knightsinaction@kofc.org

États-Unis

Scott Stueber du Conseil 7278 Mother Cabrini à Coram, dans l’État de New York, emballe des paquets de riz et de haricots lors d’un événement d’emballage de denrées organisé en collaboration avec Cross Catholic Outreach au centre paroissial St. Frances Cabrini. Un total de 220 bénévoles, dont 50 Chevaliers du Conseil 7278 et 20 Chevaliers de plusieurs conseils régionaux, ont aidé à emballer 60 000 repas et 300 sacs de riz supplémentaires.

Des Chevaliers du Conseil 17736 St. Michael the Archangel à Dagupan City, Luçon Nord, emballent 200 sacs de riz, de nouilles et de denrées en conserves à la paroisse St. Michael the Archangel. Les sacs ont été distribués aux familles dans le besoin dans le cadre de la célébration du neuvième anniversaire de la paroisse.

Le Grand Chevalier Myroslav Baidiuk du Conseil 17293 St. Demetrius à Ivano-Frankivsk offre une boîte de bonbons à un garçon du foyer Dolishne Zaluchchia, qui accueille environ 140 personnes handicapées. Le Conseil 17293 et le Conseil 15804 Andrey Sheptytsky ont livré des produits d’hygiène, des vêtements, des jouets et de la nourriture aux enfants. Les conseils soutiennent l’organisation depuis 2018, la visitant environ deux fois par année. Ukraine

Des membres de l’Assemblée 620 Rev. Dr. G. Everett Grant à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, se préparent à servir de la nourriture au centre de bien-être The Veteran Farmer, qui accueille des anciens combattants, des premiers répondants et leurs familles. Les membres de l’assemblée ont servi plus de 70 anciens combattants.

Photo

Mexique

Des membres du Conseil 4344 Blessed Anacleto González Flores à Tepatitlán, au Mexique Ouest, et des membres de la communauté mettent en scène le cinquième Chemin de Croix, celui où Simon de Cyrène aide Jésus à transporter la croix, lors de la reconstitution annuelle des Chemins de Croix du conseil devant plus de 120 résidents de l’Espacio Grato Para la Tercera Edad A.C., une maison de soins infirmiers et une maison de retraite. Le conseil organise l’événement depuis cinq ans.

Des Chevaliers de plusieurs conseils de Marseille se réunissent dans la place de la basilique Notre-Dame de la Garde lors d’un événement célébrant la restauration de la Bonne Mère, la statue de Marie tenant l’Enfant Jésus au sommet de la basilique. Les Chevaliers ont aidé à coordonner 200 bénévoles et ont accueilli plus de 5 000 participants à la messe célébrée par le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, suivie d’une procession et d’une bénédiction de la statue.

France

Des Chevaliers et des membres de la communauté tiennent des drapeaux des Chevaliers de Colomb et de saint Joseph lors d’une procession pour célébrer la fête de saint Joseph à Cracovie. Organisé par des Chevaliers locaux, l’événement a attiré environ 100 hommes et comprenait la messe au sanctuaire de saint Joseph, une conférence de Karol Cierpica, un soldat polonais sauvé par un soldat américain en Afghanistan en 2013, ainsi qu’une adoration eucharistique et la confession.

Aux côtés de leur frère

Des Chevaliers universitaires répondent avec prières, charité et solidarité après la perte éprouvée par un frère Chevalier Par Megan Stibley

QUELQUES JOURS AVANT l’Action de grâce l’automne dernier, Bartosz Chramiec, un étudiant à l’Université de Notre Dame de South Bend, en Indiana, a appris que son père Wojciech était décédé après une lutte de cinq ans contre le cancer du pancréas. Lorsque M. Chramiec, grand Chevalier du conseil 1477 Notre Dame, est retourné en Illinois pour les funérailles, ses frères Chevaliers se sont remué les méninges pour trouver des moyens de le soutenir dans son deuil.

Sans que Bartosz le sache, les membres du Conseil 1477 ont organisé une messe commémorative ainsi qu’une veillée d’adoration eucharistique de 24 heures en mémoire de son père à la Chapel of the Holy Cross de Keenan Hall, un dortoir situé sur le campus. Les Chevaliers ont trouvé un prêtre disponible, le père Stephen Koeth de Sainte-Croix (également membre du conseil), et ont préparé un programme pour la liturgie, accompagné de musique et plus encore.

« C’était un effort de groupe très unifiant », a souligné le Grand Chevalier adjoint Gabriel Ortner. « Plusieurs Chevaliers ont utilisé leurs talents uniques pour y arriver. »

Inspiré par la vision fondatrice que le bienheureux Michael McGivney avait pour l’Ordre, soit de soutenir les familles après la mort d’un père, M. Ortner a également organisé une collecte de fonds volontaires

auprès des Chevaliers pour aider à financer les funérailles en Illinois. Près de 60 Chevaliers universitaires ont offert une contribution totale de 5 000 $.

Quelques jours avant la messe, les Chevaliers ont fait part de leur plan à M. Chramiec.

« Il est resté incrédule un moment, très ému. Nous nous sommes tous serrés dans les bras et étions là pour lui durant ce moment », a dit M. Ortner. « C’est émouvant de savoir que tous ces Chevaliers feraient la même chose pour moi et n’importe quel autre Chevalier. On se soutient les uns les autres. »

Environ 70 personnes ont assisté à la messe commémorative, y compris la mère de M. Chramiec et son frère, ce dernier ayant servi en tant que lecteur. Bartosz et trois autres Chevaliers ont participé comme servants d’autel.

« On réalise à quel point certaines personnes sont importantes lorsqu’on est à son plus bas », a déclaré M. Chramiec. « J’ai réalisé à quel point la fraternité entre les Chevaliers est réellement profonde lorsque j’ai vu ce qu’ils avaient fait pour moi. »

« J’ai vu en temps réel la mission des Chevaliers de Colomb prendre vie grâce à des gestes et à la prière », a poursuivi M. Chramiec. « Il s’agit d’une vraie fraternité sur laquelle on peut compter. » ✢

— Megan Stibley est rédactrice adjointe de Columbia.

Le père Stephen Koeth de Sainte-Croix, membre du conseil 1477 Notre Dame, en train de proclamer l’Évangile durant la messe commémorative en mémoire du père du Grand Chevalier Bartosz Chramiec à la Chapel of the Holy Cross de l’Université de Notre Dame. M. Chramiec, officiant durant la messe aux côtés de ses frères Chevaliers, à l’extrême gauche.

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LEFT: Photo by Matthew Barrick

Chevaliers de la charité

Chaque jour, il est donné aux Chevaliers à travers le monde la possibilité de faire la différence, que ce soit à travers le service de leur communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque Chevalier pour sa force, sa compassion et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Des membres du Conseil 1497 Phil Sheridan à Fremont, au Nebraska, aident des enfants à faire voler leurs cerfs-volants pendant la journée familiale organisée par le conseil et la paroisse catholique St. Patrick. Environ 100 personnes ont profité d’une journée avec des jeux d’intérieur et d’extérieur, de la nourriture, du maquillage pour enfants et plus encore. L’événement a permis de recueillir 415 $ pour venir en aide à une famille dans le besoin à Mexico grâce à Hope of the Poor.

Envoyez-nous les photos de votre conseil pour la rubrique «Chevaliers à l’œuvre».

Les photos, avec une description, peuvent être envoyées par courriel à knightsinaction@kofc.org .

Photo par Kenneth Ferriera
« Découvrez le plan de Dieu pour votre vie. »

J’ai grandi dans une famille très proche de Dieu, particulièrement mon père, qui nous a inculqué un amour profond pour Jésus dans l’Eucharistie. À l’âge de 10 ans, j’ai rencontré pour la première fois les Sœurs du SacréCœur de Jésus. Leur joie, leur dévouement et leur proximité avec le peuple ont éveillé en moi le désir de la vie consacrée.

J’ai également découvert leur fondateur, saint José María Robles Hurtado, prêtre et Chevalier de Colomb, qui était épris du Sacré-Cœur de Jésus et de l’Eucharistie. Son charisme, sa spiritualité et son altruisme, qui l’ont conduit jusqu’à la mort en martyr, ont renforcé mon désir de devenir religieuse.

À l’école secondaire, j’étais catéchiste et je chantais dans la chorale, ce qui m’a aidée à grandir dans la foi. Lors de l’adoration eucharistique, alors que j’étais seule avec Jésus, sa voix a résonné en moi : « Viens et suis-moi. » Je me suis sentie appelée et aimée. Ce fut un moment décisif dans mon discernement.

Aux jeunes qui ressentent l’appel de Dieu : N’ayez pas peur de dire « oui ». N’ayez pas peur de découvrir le plan que Dieu a pour votre vie.

Sœur Eva Medina Hernández

Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus

Guadalajara, Mexique

Photo
par
Paulina
Camarena

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