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Rubriques
Columbia
JUILLET/AOÛT

Le monument commémoratif Christophe Colomb, réalisé par le sculpteur Lorado Taft, à l’extérieur de la gare Union Station à Washington, D.C. Récemment restauré à l’approche du 250e anniversaire des États-Unis, le monument a été inauguré en 1912 à la suite d’une campagne menée par les Chevaliers de Colomb, qui ont réussi à plaider pour sa construction.
10
250e anniversaire des États-Unis :
Jésus au centre de tout
Les Chevaliers célèbrent le 250e anniversaire des États-Unis pendant que les évêques américains consacrent le pays au Sacré-Cœur de Jésus.
Par Katie Yoder
Unis « sous Dieu » Par la rédaction de Columbia
Un temps pour témoignere Par l’archevêque William E. Lori
Saints et bienheureux américains Par la rédaction de Columbia
20
Un voyage de guérison
Les militaires et les anciens combattants américains cherchent la paix et la transformation spirituelle lors du Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes.
Par Cecilia Engbert
24
Une humanité magnifique
La première lettre encyclique du pape Léon XIV nous demande ce que nous construisons, et nous rappelle que notre grandeur est un don, et non une réalisation.
Par Leonard DeLorenzo
3 Pour la plus grande gloire de Dieu
Que ce soit pour défendre la liberté religieuse ou servir les communautés locales, l’Ordre poursuit la vision de citoyenneté fidèle de l’abbé McGivney.
Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême
4 Apprendre la foi, vivre la foi
La pratique de la gratitude renforce nos relations, approfondit notre foi et nous prépare à notre destinée éternelle.
Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême
6 Nouvelles des Chevaliers
La réunion organisationnelle met l’accent sur la charité, la formation et la croissance • Des Chevaliers honorés pour leur leadership et leur service pro-vie • Les dirigeants catholiques encouragent les placements conformes à la foi
8 Construire l’Église domestique
Une série sur la vie de famille, le leadership et la gérance financière
26 Les députés d'état 2026-2027
28 Chevaliers à l’œuvre
Rapports des conseils et assemblées, représentant les quatre piliers du modèle de programmes « La Foi en action »

EN PAGE COUVERTURE
Une statue en bronze du bienheureux Michael McGivney devant la cathédrale St. Patrick’s à New York avant son installation en février 2025.
L’adhésion à l’Ordre des Chevaliers de Colomb est ouverte aux hommes âgés de 18 ans ou plus qui sont des catholiques pratiquants vivant en union avec le Saint-Siège. Cela signifie un candidat ou un membre qui accepte l’autorité enseignante de l’Église catholique en matière de foi et de morale, qui aspire à vivre conformément aux préceptes de l’Église catholique et qui est en règle avec l’Église catholique.
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ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb
ADMINISTRATEURS SUPRÊMES
Une œuvre en devenir Columbia
Patrick E. Kelly
Chevalier suprême
Most Rev. William E. Lori, S.T.D.
LA CROIX QUI surmonte la tour cen trale de Jésus‑Christ de la basilique de la Sagrada Família, à Barcelone, achevée en février et bénie par le pape Léon XIV le 10 juin, s’élève à 172,5 mètres au‑dessus de la ville. Après plus de 140 ans de construc tion, la basilique s’impose comme l’église la plus haute du monde, réputée pour sa beauté architecturale et attirant près de 5 millions de visiteurs chaque année. Son architecte principal, le vénérable Antoni Gaudí (1852‑1926), savait que le projet exigerait « la collaboration de plusieurs générations » et jugeait qu’il ne serait « pas approprié » qu’il en voie l’achèvement. Selon la biographe Chiara Curti, Gaudí considérait également que « la créativité naît des rencontres, des vies partagées, de la communion ». Plus signi ficatif encore, Gaudí a délibérément limité la hauteur de la tour centrale pour qu’elle reste légèrement en deçà de Montjuïc, la colline surplombant Barcelone, exprimant par là sa conviction qu’aucune œuvre de l’homme ne doit dépasser celle de Dieu. Ainsi, la tour de Jésus‑Christ de la Sa grada Família s’oppose nettement à la tour de Babel, œuvre par laquelle l’humanité tenta de bâtir une ville et une tour « dont le sommet soit dans les cieux », afin de « se faire un nom » et d’assurer son avenir en dehors de Dieu (Gn 11, 1‑9). C’est préci sément l’image de Babel que le pape Léon reprend dans l’introduction de Magnifica Humanitas, sa première encyclique, publiée en mai (voir p. 24). Dans sa réflexion sur la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, il écrit : « La magnifique huma nité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble. »
Le pape Léon a fait écho à ce thème quelques semaines plus tard, en célé brant la messe à la Sagrada Família à l’occasion du centenaire de la mort de Gaudí et de la bénédiction de la tour de Jésus‑Christ récemment achevée.
« Bien plus qu’un monument », disait‑il dans son homélie, « la basilique de la Sagrada Familia reste aujourd’hui un chantier en cours, qui nous rappelle que la vie chrétienne est toujours un chemin, parce qu’il s’agit d’un projet que Dieu ré alise. » Que la basilique demeure inache vée, a‑t‑il ajouté, « n’est pas un défaut », mais « exprime une promesse ».
Le lendemain, les évêques des États‑Unis réunis à Orlando, en Floride, ont consacré les États‑Unis au Sa cré‑Cœur de Jésus à l’approche du 250e anniversaire du pays (voir p. 10). Dans son homélie lors de la messe de vigile du 11 juin, l’archevêque William Lori, aumônier suprême, a déclaré : « Nous rendons grâce pour les bienfaits reçus au cours des 250 dernières années, mais nous le faisons avec une foi humble, conscients que toute nation a besoin de la miséri corde, de la sagesse et de la conduite de Dieu. » Il a ajouté : « Nous nous réunis sons publiquement pour reconnaître que notre identité la plus profonde et notre véritable espérance ne procèdent pas de nous‑mêmes, mais du Seigneur. »
Cette conviction avait inspiré la campagne menée par l’Ordre il y a 75 ans pour ajouter les mots « under God » au serment d’allégeance des États‑Unis (voir p. 15). En effet, elle est au cœur de l’identité des Chevaliers de Colomb depuis leur fondation par le bienheureux Michael McGivney en mars 1882, mois où commença également la construction de la Sagrada Família. Aujourd’hui, alors que nous célébrons notre histoire et réflé chissons à notre avenir, l’interpellation du pape Léon dans Magnifica Humanitas de meure devant nous : allons‑nous « ériger une nouvelle tour de Babel » ou recon naître que « notre travail de construction doit aujourd’hui avoir pour fondement la relation avec Dieu » (236)? B
Alton J. Pelowski
Rédacteur en chef
Aumônier suprême
Arthur L. Peters
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John A. Marrella
Secrétaire suprême
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Paul Haring Directeur de la photographie
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Bienheureux Michael McGivney (1852-1890) – Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous.
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Une nation sous la gouverne de Dieu
Que ce soit pour défendre la liberté religieuse ou servir les communautés locales, l’Ordre poursuit la vision de citoyenneté fidèle de l’abbé McGivney
Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême
EN MAI, je me suis rendu en France pour participer à notre Pèlerinage annuel des anciens combattants à Lourdes. Dans le cadre de cet événement, les vétérans blessés et malades cherchent à trouver la paix et à guérir des effets physiques et psychologiques de la guerre. Il a été très émouvant d’accompagner ces hommes et ces femmes qui ont tant sacrifié pour servir cette nation. Il s’agissait également d’une occasion de réfléchir au 250e anniversaire des États-Unis et aux contributions des Chevaliers de Colomb à notre nation au fil des ans.
Le bienheureux Michael McGivney a fondé les Chevaliers de Colomb pour unir les hommes de la paroisse de St. Mary dans la foi et le service pendant une période de grande division. La révolution industrielle a entraîné des conditions de travail dangereuses et un soutien limité aux travailleurs blessés ou tués sur leur lieu de travail. Les catholiques faisaient face à une discrimination généralisée et à des obstacles sociaux qui limitaient les occasions à leur disposition, forçant ainsi beaucoup à s’organiser en communautés isolées. La culture protestante dominante les considérait souvent avec méfiance et remettait en question la loyauté des catholiques, la plupart des immigrants, en tant que citoyens américains.
Durant les décennies qui ont suivi, les Chevaliers de Colomb ont prouvé leur valeur. Nous avons combattu et versé notre sang pour notre pays en temps de guerre, et nous avons fait la promotion de ses idéaux en période de paix. Nous avons défendu la liberté religieuse et nous avons participé à la lutte pour l’égalité raciale à une époque où beaucoup d’autres préféraient fermer les yeux.
En raison de notre histoire, la liberté religieuse a toujours été une préoccupation centrale. En 1954, les Chevaliers de Colomb ont joué un rôle important afin d’ajouter les mots « sous Dieu » au Serment d’allégeance. À ce jour, les États-Unis demeurent « une nation sous la gouverne de Dieu ».
L’Ordre a grandement contribué au bien de
notre pays. Nos contributions les plus importantes sont peut-être celles qui passent souvent inaperçues. Je parle du travail quotidien de nos conseils locaux et de nos assemblées locales, qui rassemblent les hommes et les familles pour servir leurs paroisses et leurs communautés. Ce travail renforce les liens sociaux, aide les personnes les plus vulnérables et soutient les personnes qui vivent dans la précarité. Il favorise la solidarité et la vertu civique, nous aide à devenir de meilleurs citoyens et à contribuer au bien commun de façons qui ne peuvent être mesurées.
C’est pourquoi il n’est pas exagéré de dire que le patriotisme fait partie de l’ADN des Chevaliers de Colomb, et que pour être un Chevalier, il faut être un patriote. Certains pourraient hésiter à utiliser ce mot, craignant qu’il sous-entende une allégeance aveugle ou un parti pris politique. Mais ce n’est pas ainsi que l’Église ou les Chevaliers conceptualisent le patriotisme. À la base, le patriotisme est une gratitude juste. C’est le devoir d’allégeance que nous devons à notre nation en reconnaissance des bénédictions que nous avons reçues : la gratitude envers Dieu et la gratitude envers un pays qui a permis l’épanouissement de tant de choses comme nos familles, notre Église, nos conseils et nos communautés.
Pour l’Ordre, le patriotisme est plus qu’un sentiment. Il signifie aider à bâtir une société juste et florissante. Grâce à nos principes et à notre service, nous aidons à façonner le caractère de nos membres, qui façonnent à leur tour le caractère de nos familles, la cellule fondamentale de la société. En renforçant les familles et en servant nos communautés, nous aidons à façonner la culture de notre pays.
À l’occasion de la célébration du 250e anniversaire de notre nation, faisons-le avec gratitude pour les nombreux dons que Dieu nous a faits. Et en tant qu’Ordre, réitérons notre engagement envers le travail qui nous précède, en veillant à ce que cette nation reste toujours une nation sous la gouverne de Dieu.
Vivat Jesus!

Pour l’Ordre, le patriotisme est plus qu’un sentiment. Il signifie aider à bâtir une société juste et florissante. En renforçant les familles et en servant nos communautés, nous aidons à façonner la culture de notre pays.
L’importance de rendre grâce
La pratique de la gratitude renforce nos relations, approfondit notre foi et nous prépare à notre destinée éternelle
Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême
L’UNE DES LEÇONS les plus importantes que les parents peuvent transmettre à leurs enfants est la gratitude, notamment apprendre à dire merci pour les gestes de bonté, grands et petits, par exemple en envoyant une note de remerciement aux grands-parents pour un cadeau d’anniversaire, en disant une prière d’action de grâce avant les repas ou en exprimant sa reconnaissance à un frère ou à une sœur pour de l’aide aux devoirs.
La gratitude est comme l’huile dans les engrenages des relations humaines. Elle aide les choses à fonctionner harmonieusement. Mais notre gratitude doit être sincère, sinon elle fait plus de mal que de bien. La vraie gratitude vient du cœur.
Nous sommes plus facilement reconnaissants envers ceux que nous aimons, comme envers des amis qui nous aident en temps de maladie ou de détresse. Mais notre gratitude devrait aller plus loin encore. Nous devrions cultiver la gratitude pour le don de l’amitié et être reconnaissants envers nos proches simplement pour ce qu’ils sont. Nous devrions apprécier leur présence, leurs dons, et même leurs défauts. Notre gratitude est une expression de notre amour.
La gratitude peut aussi nous surprendre. Parfois, sans raison apparente, un inconnu nous traitera avec gentillesse, sans rien attendre en retour. Nous pouvons être étonnés lorsqu’une personne avec qui nous sommes en conflit nous tend la main pour tenter de réparer les liens.
La gratitude est plus qu’un simple sentiment agréable; c’est un acte volontaire. Exprimer sincèrement notre gratitude à quelqu’un est une décision qui naît de notre cœur. Une personne reconnaissante est une personne aimante. La gratitude freine notre tendance à envier les autres ou à les critiquer excessivement.
J’espère que vous serez d’accord pour dire que la gratitude est un élément fondamental d’une vie plus heureuse, de familles plus heureuses et d’une société plus unie.
Mais la gratitude purement humaine peut
échouer. Tôt ou tard, notre nature humaine, affaiblie par le péché, nous pousse à l’ingratitude. Sans nous en rendre compte, notre attitude envers la vie peut devenir négative. Nous commençons à avoir l’impression que rien n’est suffisant. Lorsque ces sentiments persistent, ils peuvent déformer la manière dont nous nous percevons nous-mêmes et les bénédictions que Dieu nous a données.
Ce qui nous amène à la source de la gratitude : notre foi. Au cœur de la foi se trouvent la louange et l’action de grâce. Les Personnes de la Trinité sont unies dans un échange éternel d’amour. Jésus l’a reflété dans sa prière; il rendait continuellement grâce et louange à son Père céleste, et il nous a enseigné à faire de même.
Le mot « Eucharistie » signifie action de grâce et nous appelons la messe « un sacrifice de louange ». Au début de la prière eucharistique, le prêtre dit : « Rendons grâce au Seigneur notre Dieu ». Et nous répondons : « Cela est juste et bon ». Mais ce n’est pas tout! Il s’avère que la gratitude n’est pas seulement un acte de piété passager. Elle est notre destinée. Nous sommes faits pour la gratitude. Lorsque, Dieu voulant, nous serons au ciel, nous passerons l’éternité à rendre grâce à Dieu et à le remercier dans une joie inimaginable.
Tout cela a une signification particulière pour nous, la famille des Chevaliers de Colomb. Après tout, notre premier principe est la charité. Seul un cœur reconnaissant est réceptif à l’amour de Dieu. Seul un cœur qui reçoit son amour avec gratitude le partagera avec les autres. Lorsque nous sommes reconnaissants pour le don de la vie, nous cherchons à la protéger. Lorsque nous sommes reconnaissants pour notre foi, nous cherchons à l’approfondir et à la répandre. Lorsque nous sommes reconnaissants pour les bénédictions de Dieu, nous les partageons avec les autres. La charité et la gratitude vont de pair. Rendons donc grâce au Seigneur notre Dieu, car cela est juste et bon! B

Lorsque
nous sommes reconnaissants pour le don de la vie, nous cherchons à la protéger. Lorsque nous sommes reconnaissants pour notre foi, nous cherchons à l’approfondir et à la répandre.
Défi de l’Aumônier suprême
Une réflexion mensuelle ainsi qu’un défi pratique proposés par l’Aumônier Suprême Mgr William E. Lori, archevêque de Baltimore
« [Se] retournant, [il dit] à Pierre : “Passe derrière moi, Satan! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes”. » (Évangile du 30 août, Mt 16, 23)
Qui connaît l’esprit de Dieu? Dieu est au-delà de toute compréhension humaine, mais il s’est révélé à nous de la manière la plus parfaite à travers la personne de Jésus-Christ. Par la prière, nous pouvons en venir à connaître Dieu plus pleinement, ainsi qu’approfondir notre compréhension de son plan en prenant l’habitude de nous conformer à sa sainte volonté. Nous suivons le Christ et notre vocation de disciple lorsque nous prions chaque jour le Père comme il l’a fait : « Que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » (Lc 22, 42).

Défi : Ce mois-ci, je vous mets au défi d’étudier la vie et l’exemple de notre fondateur, le bienheureux Michael McGivney, dont le jour de célébration est le 13 août. Utilisez le Guide des séances Cor du bienheureux Michael McGivney (disponible à l’adresse shopcatholicinfo.com/fr), et notez tout particulièrement la façon dont l’abbé McGivney a toujours cherché à aligner sa volonté avec celle de Dieu.
L’homme catholique du mois
Le serviteur de Dieu
Jacques Hamel (1930-2016)
IL Y A DIX ANS, lorsqu’il est arrivé à l’église Saint-Étienne à Saint-Étiennedu-Rouvray, en France, pour célébrer la messe matinale, le père Jacques Hamel ne se doutait pas qu’il offrirait sa propre vie en sacrifice à l’autel.
Jacques Hamel, né à Darnétal, dans le nord de la France, était l’aîné d’un cheminot et d’une tisserande. Jeune garçon, Jacques était servant d’autel et aimait souvent jouer à célébrer la messe.
Il est entré au séminaire à l’adolescence, mais sa formation a été interrompue en 1952 lorsqu’il a entrepris quatre années de service militaire, dont 18 mois en Algérie. Là-bas, il a été l’unique survivant d’une embuscade qui a coûté la vie à plusieurs de ses camarades soldats; il s’est toujours demandé pourquoi il avait été épargné.
De retour en France, il a terminé ses études au séminaire et a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Rouen en 1958. Le père Hamel a servi fidèlement les paroisses de ce diocèse pendant près de soixante ans. Il a acquis une réputation de prêtre délicat et compatissant, animé d’un
Calendrier liturgique
1 août Saint Alphonse de Liguori
4 août Saint Jean-Marie Vianney
6 août Transfiguration du Seigneur
8 août Saint Dominique
10 août Saint Laurent
11 août Sainte Claire
13 août Bienheureux Michael McGivney
14 août Saint Maximilien Kolbe
15 août Assomption de la Vierge Marie
20 août Saint Bernard
21 août Saint Pie X
22 août Bienheureuse Vierge Marie Reine
27 août Sainte Monique
28 août Saint Augustin
29 août Martyre de Saint Jean Baptiste

amour particulier pour l’Eucharistie. Dans une homélie prononcée en 2002, le père Hamel a déclaré : « Ce n’est que par l’Eucharistie qu’il est possible de vivre véritablement l’Évangile. »
Plutôt que de prendre sa retraite à 75 ans, il a choisi de poursuivre activement son ministère par amour de sa vocation, offrant fréquemment son temps à l’église Saint-Étienne.
Alors qu’il célébrait la messe le 26 juillet 2016, deux militants de l’État islamique se sont introduits dans l’église et ont pris en otage les quelques fidèles présents. Le prêtre a tenté de leur résister, tout en criant « Va-t’en, Satan! » Mais ils l’ont forcé à s’agenouiller devant l’autel avant de lui trancher la gorge.
Sa cause de canonisation a été ouverte le 13 avril 2017, après que le pape François ait levé l’exigence de la période d’attente habituelle de cinq ans. B
Intention du Saint-Père

Prions pour que, dans les grandes villes souvent marquées par l’anonymat et la solitude, nous puissions trouver de nouvelles façons de proclamer l’Évangile, en recherchant des moyens créatifs pour construire la communauté.
La réunion organisationnelle met l’accent sur la charité, la formation et la croissance
DU 4 AU 7 JUIN, des dirigeants des Chevaliers de Colomb se sont rassemblés à New Haven, au Connecticut, pour la réunion organisationnelle annuelle des députés d’État.
Plus de 70 députés d’État représentant des juridictions de partout en Amérique du Nord, en Europe et en Asie se sont réunis dans la prière et la fraternité tout en se préparant pour l’année fraternelle à venir avec des ateliers, des séances de planification et des événements sociaux. De nombreux députés d’État ont également rencontré leurs aumôniers d’État, dont la réunion annuelle s’est tenue du 3 au 6 juin à New Haven.
Le 5 juin, 33 députés d’État nouvellement élus ont été installés à la suite d’une messe à l’église St. Mary’s, lieu de naissance de l’Ordre. L’Aumônier Suprême et archevêque de Baltimore William Lori, a été le principal célébrant, avec plus de 35 aumôniers d’État et aumôniers d’État adjoints agissant à titre de concélébrants.
Dans son homélie, l’Aumônier suprême a fait référence au Sacré-Cœur de Jésus comme un modèle d’humilité véritable, une qualité essentielle pour les dirigeants.
« C’est grâce à cette humilité, à la fois divine et humaine, que Jésus a courageusement ouvert la voie dans la vallée des ténèbres... non pas par la force, mais par un amour sacrificiel », a dit l’archevêque Lori. « Si nous voulons être de grands dirigeants au sein des Chevaliers de Colomb, nos cœurs doivent être à l’image de Jésus, qui a un cœur doux et humble. »
Après la messe et la remise des médailles, le Grand Chevalier Patrick Kelly a félicité les députés d’État et les aumôniers d’État pour leurs réalisations, soulignant que l’Ordre a accueilli plus de 101 000 nouveaux Chevaliers, le plus grand nombre de nouveaux membres depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
« Les gens me demandent souvent… comment faites-vous cela? », a dit le Chevalier Suprême Patrick Kelly. « La réponse est que nous saisissons l’instant présent, dans notre culture, dans notre société. … Nous donnons aux jeunes

Les officiers suprêmes et les députés d’État se réunissent à l’extérieur de l’église St. Mary’s à New Haven, au Connecticut, lors de la réunion organisationnelle des députés d’État, le 5 juin.
hommes une raison d’être, un sentiment de cohérence, un objectif. »
Le Chevalier suprême a souligné les œuvres caritatives de l’Ordre au cours de la dernière année, y compris les plus de 200 millions de dollars en dons de bienfaisance et les plus de 48 millions d’heures de bénévolat dans le monde entier. Il a également souligné l’importance de Cor en tant qu’initiative clé qui aide les hommes à rencontrer le Christ et à approfondir leur foi, menée dans plus de 6 200 conseils.
« C’est un moment fort pour les Chevaliers de Colomb », a affirmé le Chevalier Suprême. « Nous sommes particulièrement bien placés pour aider les jeunes hommes à mettre leur foi en action, avec leurs amis. Je crois que le Seigneur nous ouvre une porte à ce moment de l’histoire de notre culture et de l’histoire des Chevaliers de Colomb, et maintenant, nous devons saisir l’occasion et progresser ensemble. »
Des séances de travail et des ateliers ont fourni aux députés d’État des ressources supplémentaires pour développer des programmes de formation de la foi, accroître l’adhésion au sein de leur juridiction et renforcer la collaboration. Le thème de la réunion, « Aller de l’avant ensemble »,
a reflété l’engagement de l’Ordre à faire progresser la mission de charité, d’évangélisation, de formation de la foi et de fraternité de l’abbé McGivney, ainsi que sa mission de protéger la sécurité financière des familles catholiques.
« La protection de nos familles au moyen des régimes d’assurance des Chevaliers de Colomb est le premier signe de notre engagement en matière de charité, et elle constitue le cœur de la vision fondatrice de l’abbé McGivney », a souligné le Chevalier suprême.
Dans le cadre de la réunion des aumôniers d’État, l’archevêque Lori a mené plus de 40 aumôniers d’État lors d’un pèlerinage à des sites associés à la vie et au ministère du bienheureux Michael McGivney.
Lors de la messe à l’église Immaculate Conception à Terryville, au Connecticut, l’archevêque Lori a mentionné la dévotion de l’abbé McGivney au Sacré-Cœur.
« Il a laissé derrière lui un héritage d’amour sacerdotal et de sacrifice personnel », a dit l’archevêque Lori. « Les Chevaliers de Colomb reflètent la vérité et l’amour du Sacré-Cœur qui ont pris racine dans son cœur de prêtre. » B
par Paul Haring
Des Chevaliers honorés pour leur leadership et leur service pro-vie
LES SŒURS DE LA VIE ont honoré le Grand Chevalier Patrick Kelly avec le prix John Cardinal O’Connor lors du gala annuel des Sœurs de la Vie à Rye, dans l’État de New York, le 5 juin. Le prix reconnaît les personnes qui incarnent la vision du cardinal John O’Connor, qui a fondé les Sœurs de la Vie en 1991, lorsqu’il était archevêque de New York.
« Nous sommes fières d’honorer le Chevalier Suprême Patrick E. Kelly avec le prix John Cardinal O’Connor pour son engagement acharné à bâtir la culture de la vie », a dit la mère Mary Concepta, mère générale supérieure des Sœurs de la Vie. « Sous votre direction, les Chevaliers de Colomb continuent d’être des leaders du mouvement pro-vie, tant par les paroles que par les actes. Votre engagement
inébranlable envers la cause de la vie humaine, du mariage et de la famille est une inspiration pour nous. »
Après avoir reçu le prix, le Chevalier suprême a fait l’éloge du cardinal O’Connor en tant que figure de proue du mouvement pro-vie, dont l’influence continue d’être ressentie plusieurs décennies après son décès. Il a également souligné plusieurs collaborations entre l’Ordre et les Sœurs de la Vie, y compris la Villa Maria Guadalupe, un centre de retraite à Stamford, au Connecticut, confié aux Sœurs de la Vie par les Chevaliers de Colomb en 2004.
« C’est un grand honneur ce soir de recevoir ce prix au nom des Chevaliers de Colomb », a-t-il dit. « Les Chevaliers de Colomb collaborent avec toutes sortes d’organisations. Mais il n’y a pas
Les dirigeants catholiques encouragent les placements conformes à la foi
LE CHEVALIER SUPRÊME Patrick Kelly a prononcé le discours principal à la Conférence sur le document Mensuram Bonam, animée par le cardinal Peter Turkson, chancelier de l’Académie pontificale des sciences sociales, au Vatican, le 20 mai. La conférence a réuni 80 représentants des conférences des évêques et d’institutions religieuses ainsi que des experts en matière de placements conformes à la foi du monde entier pour partager des recherches et des réflexions à la lumière du document Mensuram Bonam de l’Académie pontificale des sciences sociales, publié en 2022, qui aborde l’économie et les finances du point de vue de l’Évangile et de la doctrine sociale de l’Église catholique.
« Le document Mensuram Bonam est essentiel, car il invite les fidèles à une plus grande prise de conscience de qui nous sommes et de ce que nous devons faire », a affirmé le Chevalier Suprême Kelly. Il a décrit les placements conformes aux croyances comme un « processus de discernement continu », soulignant l’importance de la vigilance face à la croissance de l’intelligence artificielle.
« Nous devons réunir nos importantes ressources financières pour contribuer à bâtir une économie qui sert la personne humaine », a dit le Chevalier suprême.
Pendant la conférence, l’Académie pontificale des sciences sociales a distribué un livre blanc, Investing with Faith (Investir avec la foi), écrit en collaboration avec les gestionnaires d’actifs des Chevaliers de Colomb (GACdeC), CAPTRUST Religious

Le Chevalier Suprême Patrick Kelly accepte le prix John Cardinal O’Connor de mère Mary Concepta, mère générale supérieure des Sœurs de la Vie, le 5 juin.
de partenariat qui nous tienne davantage à cœur que notre amitié étroite avec les Sœurs de la Vie. » B

Le Chevalier Suprême Patrick Kelly parle de placements conformes à la foi à la Conférence sur le document Mensuram Bonam au Vatican, le 20 mai. La conférence, animée par le cardinal Peter Turkson (en avant-plan), a réuni des dirigeants du secteur des placements conformes à la foi.
Services Investment Consulting et Catholic Investment Services. Le livre blanc s’appuie sur l’expérience concrète des organisations financières, y compris les GACdeC, avec une expertise en matière de placements conformes à la foi, pour démontrer que les placements conformes à la doctrine sociale de l’Église catholique n’ont pas historiquement entraîné une baisse des rendements au fil du temps.
Deepak Devaraj, président et directeur des investissements des GACdeC, a participé à la conférence. « Notre expérience démontre qu’au cours d’un cycle de marché complet, les placements conformes à la foi ont été concurrentiels par rapport aux stratégies traditionnelles », a-t-il dit. « Avec les conseils des GACdeC, les investisseurs institutionnels et individuels peuvent investir de façon à honorer la foi catholique et à soutenir leurs besoins à long terme. » Le livre blanc est disponible sur kocaa.com/investwithfaith B
De la peur à la fidélité
Par Steve Dawson

La crainte du rejet limite silencieusement le leadership. Elle réduit la mission d’une personne à ce qui semble sécuritaire et facile à gérer et cela entraîne une attitude d’hésitation qui affaiblit la clarté et l’action.
Le Christ a été rejeté, mais il n’a pas modifié son message pour échapper à ce rejet. Il a continué de témoigner de la vérité, même lorsque les gens se sont éloignés de lui. Sa mission n’a pas été influencée par les réactions des autres, mais plutôt par son obéissance au Père et par son amour pour ceux qu’il était venu sauver.
Lorsque les dirigeants craignent le rejet, ils commencent à gérer les perceptions au lieu de diriger. Ils évitent les conversations difficiles, retardent les actions et adoucissent ce qui devrait être dit avec fermeté. Ils remettent en question des décisions claires et hésitent aux moments clés. Cela compromet la confiance.
En évangélisation, la crainte du rejet se manifeste souvent par une conversation que l’on n’ose pas commencer ou par une vérité que l’on garde pour soi. En affaires, cela se traduit par une décision reportée ou par un problème non résolu.
Attendez-vous au rejet et continuez d’avancer, avec gentillesse, humilité et charité. Évaluez votre leadership selon votre fidélité, et non selon les réactions qu’il suscite. Cette liberté vous permet d’agir lorsque cela compte le plus et de rester ferme sous pression. B — Steve Dawson est fondateur et président de l’organisme Saint Paul Street Evangelization, et membre du Conseil 2569 Bishop Gallagher, à Royal Oak, au Michigan.
Prendre les enfants au sérieux
Pour répondre aux questions des enfants sur la foi, les parents catholiques doivent comprendre leur point de vue
Par Steven R. Hemler
DANS LA SOCIÉTÉ d’aujourd’hui, de plus en plus sécularisée, il est important que les parents et marraines ainsi que les autres modèles adultes répondent aux questions que les jeunes se posent au sujet de la foi catholique. Les sondages révèlent que 43 % des Américains élevés dans la religion catholique ne s’identifient plus comme tels, et que près de la moitié de ceux qui abandonnent cette foi citent la perte de confiance dans les enseignements de l’Église comme raison principale.
Les parents catholiques ont souvent de la difficulté à répondre aux questions portant sur l’existence de Dieu, la relation entre la science et la foi, la raison pour laquelle Dieu permet la souffrance, ainsi que sur les sujets controversés, comme le mariage entre personnes de même sexe et l’idéologie du genre. Heureusement, il existe de nombreuses ressources apologétiques pour nous aider.
Mais plus fondamentalement, pour que les enfants puissent discuter de leurs questions et de leurs difficultés, ils doivent se sentir aimés et respectés. Ils ont besoin de se sentir suffisamment en sécurité pour exprimer leurs préoccupations, même celles qui peuvent sembler taboues ou embarrassantes.
L’une des tâches les plus importantes des parents est de s’assurer que leurs enfants se sentent aimés inconditionnellement. Il ne suffit pas que les parents sachent qu’ils aiment leurs enfants; chaque enfant doit ressentir cet amour. On peut y parvenir en prenant les enfants et leur univers au sérieux, en leur accordant une attention particulière et en les écoutant avec empathie.

Quand les enfants sont prêts à parler de foi, il est essentiel qu’ils sachent que vous êtes là pour les écouter et les soutenir, et non pour débattre ou les juger. Une excellente façon de démontrer que vous écoutez attentivement votre enfant est de reformuler ce qu’il dit et de lui poser des questions de clarification, notamment sur les raisons de ses croyances. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un cheminement fait de petits pas vers la conversion; ne cherchez pas à aller trop vite. Parfois, la meilleure chose que les parents puissent faire, surtout pour leurs enfants adultes, c’est de « planter une graine » et de prier pour que le Saint-Esprit fasse le reste. Répondre avec compétence aux questions de nos enfants sur la foi, veiller à ce qu’ils se sentent écoutés et aimés, et faire confiance à l’aide de Dieu sont des éléments essentiels pour les aider à devenir et à rester des catholiques fidèles. B
STEVEN R. HEMLER est président du Catholic Apologetics Institute of North America (cainaweb.org) et auteur du livre The Busy Parent’s Guide to the Catholic Faith : Short Answers to the Big Questions (Scepter, 2026). Il est membre du Conseil 6328 John J. Cempre, à Culpeper, en Virginie.
Comment puis-je faire du don de bienfaisance une habitude tout au long de l’année?
Par Dennis J. Gerber Jr.
De nombreux organismes sans but lucratif vous diront la même chose : les dons de bienfaisance diminuent en été.
L’été est souvent synonyme de routines perturbées, de vacances et de la triste réalité que, pour certaines, un besoin n’existe pas s’il n’est pas immédiatement visible.
Voici trois moyens d’atténuer le recul des dons pendant l’été :
Prévoyez des dons récurrents. Si vous n’êtes pas encore inscrit au programme de
dons automatiques de votre paroisse ou d’autres organismes que vous soutenez, je vous encourage vivement à le faire. Si vous avez un compte auprès du Fonds caritatif des Chevaliers de Colomb, vous pouvez également planifier des versements périodiques de subventions.
Planifiez à l’avance vos objectifs de dons pour la fin de l’année. Si vous souhaitez atteindre un certain niveau de dons de bienfaisance d’ici la fin de l’année d’imposition, envisagez d’étaler ces dons sur toute l’année.
Soyez conscient des besoins accrus, notamment au sein de votre communauté. L’été entraîne souvent une augmentation des besoins. Par exemple, les banques alimentaires peuvent devoir répondre aux besoins des familles dont les enfants ne reçoivent plus de repas à l’école.
Les aventures d’un amour ordinaire
Les responsabilités quotidiennes de la vie de couple peuvent renforcer les liens d’amitié entre les conjoints
Par Jared Zimmerer
AVEC SIX ENFANTS À LA MAISON , ma femme et moi avons rarement l’occasion de profiter d’une conversation calme et sans interruption. La plupart de nos conversations ont lieu pendant que nous faisons la vaisselle, préparons le souper, plions le linge ou prenons soin de nos enfants. Nous discutons des besoins de la maison, des horaires, de l’argent et de la prière, et parfois nous apprécions simplement la compagnie l’un de l’autre. Mais après près de 20 ans de vie commune, nous avons appris une chose importante : si nous ne prenons pas le temps de vivre ces moments d’amour et de communication, ils ne se produiront pas d’eux-mêmes.
L’amour est souvent perçu comme spontané, et parfois, c’est effectivement le cas. Mais comme toute chose précieuse, l’amour s’épanouit aussi grâce à la discipline. Les petites habitudes tissent un amour extraordinaire à travers des gestes répétés de don de soi.
Dans notre culture, il existe un mythe qui dit que l’amour devrait être sans effort et toujours intense. Toutefois, les mariages

Restez attentif aux occasions de faire preuve de générosité.
Continuons à soutenir les causes qui nous tiennent à cœur. En agissant ainsi, nous pouvons cultiver la générosité de manière plus intentionnelle tout au long de l’année.
Pour plus de conseils et de renseignements, visitez le site kofc.org/financesfamiliales B
— Dennis J. Gerber Jr. est président et chef de la direction du Fonds caritatif des Chevaliers de Colomb et membre du Conseil 3962 Father Patrick F. Pinder à Ramsey au New Jersey.

les plus solides que je connaisse perdurent parce que le mari et la femme choisissent, jour après jour, d’embrasser le quotidien.
G.K. Chesterton voyait souvent l’aventure cachée dans la vie quotidienne, et je crois qu’il avait raison. Dans son livre Orthodoxy, il écrit : « Les choses ordinaires sont plus précieuses que les choses extraordinaires; en vérité, elles sont même plus extraordinaires. » Dans un monde marqué par la trahison, le mensonge et le péché, le mariage sacré devient un acte de rébellion silencieuse. Les époux fidèles incarnent des vertus exceptionnelles : loyauté, pardon, sacrifice et amitié.
Le mariage est une école de vertu, dont les leçons s’apprennent à travers la répétition fidèle des gestes quotidiens. Les corvées, les conversations, les prières et les baisers échangés à la porte ne constituent pas de l’eau jetée sur le feu de l’amour. C’est là que l’amour prend forme concrètement. B
JARED ZIMMERER est directeur du marketing de contenu et professeur auxiliaire de littérature classique et des grandes œuvres au Collège Benedictine à Atchison, au Kansas. Il est membre du Conseil 7099 St. Francis of Assisi de Grapevine, au Texas.

250e ANNIVERSAIRE
DES
ÉTATS-UNIS
: Jésus au centre de tout
Les Chevaliers célèbrent le 250e anniversaire des États-Unis pendant que les évêques américains consacrent le pays au Sacré-Cœur de Jésus
Par Katie Yoder
L’archevêque Paul S. Coakley d’Oklahoma City, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, dirige les évêques dans la consécration des États-Unis au SacréCœur de Jésus lors de la messe à la basilique du sanctuaire national Mary, Queen of the Universe à Orlando, en Floride, le 11 juin.

par Paul Haring
Lorsqu’un frère Chevalier a encouragé Cyril Macaraeg à consacrer sa famille et son foyer au Sacré-Cœur de Jésus, il a sauté sur l’occasion.
« C’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire », affirme Cyril, ancien grand Chevalier du Conseil 8437 Mgr Ailbe M. McGrath, à Seattle, dans l’État de Washington. « Je prie que cela nous aidera à renforcer et à approfondir notre relation avec Dieu. »
L’intronisation du Sacré-Cœur de Jésus, une cérémonie dans le cadre de laquelle une famille place une image du Sacré-Cœur dans son foyer, reconnaissant la souveraineté du Christ sur la vie de la famille et se consacrant à son service, est l’une des façons dont les Chevaliers de Colomb ont célébré le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis partout au pays.
En prévision du 4 juillet, les Chevaliers à l’échelle nationale et locale ont célébré le 250e anniversaire du pays en célébrant Dieu. En particulier, ils ont souligné la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie et ont encouragé la dévotion à son Sacré-Cœur.
Le 6 juin, la veille de la Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ, lors d’une messe spéciale tenue dans le cadre du pèlerinage eucharistique national à la capitale nationale, les Chevaliers ont rempli divers rôles, dont celui de célébrant principal, d’homéliaste et de placiers.
Le 11 juin, lorsque les évêques des États-Unis se sont réunis à Orlando pour consacrer la nation la veille de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, l’Aumonier Suprême et archevêque de Baltimore William E. Lori a servi d’homéliaste.
Le lendemain, les officiers suprêmes et le personnel du Conseil suprême se sont réunis pour consacrer le siège social des Chevaliers de Colomb au Sacré-Cœur, tandis que les Chevaliers à l’échelle locale et des États, comme Cyril, ont fait de même en consacrant leurs foyers.
Le Chevalier Suprême Patrick E. Kelly a également encouragé les Chevaliers à soutenir la campagne des évêques, qui invite les paroisses à offrir 250 heures d’adoration eucharistique et à accomplir 250 œuvres de miséricorde pour souligner l’anniversaire.
« Voir les Chevaliers si actifs, voir des maris et des pères qui sont engagés dans leur foi, est tellement important parce qu’ils sont les fondements de la vie de foi pour leur



Dans le sens des aiguilles d’une montre, de haut en bas: L’évêque Michael F. Burbidge d’Arlington mène une procession de la fête du Saint-Sacrement à Stafford, en Virginie, le 7 juin. • Le pèlerin perpétuel Raymond Martinez II, séminariste et membre du Conseil 13750 Conception Seminary à Conception, au Missouri, porte un crucifix à la tête d’une procession eucharistique à Savannah, en Géorgie, le 27 mai. • Les pèlerins perpétuels (première rangée) prient avec des centaines de catholiques lors d’une messe de la fête du Saint-Sacrement à la basilique du sanctuaire national Immaculate Conception à Washington, D.C., le 6 juin.
famille », a affirmé Raymond Martinez II, un séminariste et un Chevalier du Texas qui a servi comme l’un des neuf « pèlerins perpétuels » accompagnant le Saint-Sacrement le long de la côte est.
Les Chevaliers ont célébré le 250e anniversaire du pays en remerciant Dieu et en renouvelant leur engagement envers la prière et les actes de charité. Ils ont surtout cherché à honorer l’anniversaire en plaçant le Christ au centre de tout.
PÈLERINS DE LA VRAIE PRÉSENCE
Le son des cloches du sanctus a rempli la basilique du sanctuaire national Immaculate Conception à Washington, D.C., le 6 juin, alors que l’évêque élu Gary R. Studniewski de Washington élevait l’hostie consacrée. Il a contemplé l’Eucharistie avec les centaines de pèlerins présents pour la messe de veillée célébrant la Solennité du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ (la fête du Saint-Sacrement).
La messe a servi de halte importante pour le pèlerinage eucharistique national de 2026, qui a souligné le 250e anniversaire du pays. Des Chevaliers à tous les niveaux ont participé au pèlerinage, y compris l’évêque élu Studniewski, un Chevalier du Quatrième Degré.
Les Chevaliers ont participé aux processions et ont aidé à accueillir les pèlerins à des haltes importantes le long du chemin et ont accueilli le pèlerinage au sanctuaire national Saint Jean-Paul II à Washington.
« Jésus voulait nous laisser quelque chose », a dit l’évêque Studniewski, un aumônier d’État du District de Columbia, lors de son homélie. « Il voulait que nous sachions, que nous voyions, et même que nous sentions qu’il est encore parmi nous. Non seulement un symbole, ou la moitié d’un médaillon avec la promesse que nous aurons l’autre moitié lorsque nous irons au ciel, mais aussi son vrai corps et son vrai sang. »
Ses paroles ont fait écho dans la plus grande église catholique romaine en Amérique du Nord, une basilique de style romanesque byzantin. La cathédrale, qui abrite plus de 80 chapelles et oratoires honorant Notre-Dame sous son titre de patronne des États-Unis, a enveloppé les fidèles de ses mosaïques scintillantes et de ses colonnes de marbre.
Les Chevaliers font partie de l’histoire de la basilique depuis avant sa construction : en 1920, 1 500 Chevaliers de la ville de New York étaient présents pour une messe en plein air et une


bénédiction du site du futur sanctuaire. En tant que placiers officiels de la basilique, ils guidaient les visiteurs et distribuaient des programmes avant le début de la messe. Onze membres de la garde d’honneur du Quatrième Degré ont dirigé les processions au début et à la fin des messes. Le Vice-Maître Suprême Fritz Leach était parmi eux, portant un baudrier bleu clair.
« Le corps et le sang de notre Seigneur et de notre Sauveur sont tout pour nous », a dit M. Leach, qui a également rappelé que cette journée marquait le 82e anniversaire du jour J, un tournant de la Seconde Guerre mondiale « Avec la fête du Saint-Sacrement, avec le pèlerinage eucharistique national qui arrive ici dans la capitale du pays le 6 juin, il y a tant à célébrer, tant dont nous pouvons être reconnaissants. »
En tant qu’événement dans le cadre du pèlerinage eucharistique national, la messe a attiré d’autres Chevaliers de partout au pays. Raymond Martinez II, membre du Conseil 13750 Conception Seminary College à Conception, au Missouri, a célébré la messe. Pour le jeune séminariste de 20 ans, l’événement a été un rêve réalisé après avoir visité la basilique pour la première fois l’an dernier.
« En tant que Chevalier et catholique, en tant que séminariste, je pense qu’il est essentiel d’unir notre nation sous la bannière de Dieu », a dit Raymond. « Ce pèlerinage offre l’occasion de promouvoir cela de manière très concrète. »

En haut à gauche : L’Aumônier Suprême et archevêque de Baltimore
William Lori prononce l’homélie lors de la messe à la basilique du sanctuaire national Mary, Queen of the Universe, en Floride, le 11 juin, avant que les évêques américains consacrent les États-Unis au Sacré-Cœur de Jésus.
Derrière lui se trouve l’ombrellino de la basilique, qui présente une image du bienheureux Michael McGivney et l’emblème de l’Ordre. • À gauche : Les évêques américains vénèrent les reliques majeures de sainte MargueriteMarie Alacoque après la messe à la basilique. Les reliques de la religieuse et mystique française qui a fait la promotion de la dévotion au Sacré-Cœur ont été apportées par les Chevaliers de France. • Au-dessus : Le Chevalier Suprême
Patrick Kelly, accompagné des officiers suprêmes et des dirigeants fraternels, a dévoilé une image du Sacré-Cœur lors de la cérémonie d’intronisation au siège social du Conseil suprême à New Haven, au Connecticut, le 12 juin.
Le pèlerinage célébrant le 250e anniversaire du pays a traversé la plupart des 13 colonies d’origine. Des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux Chevaliers, ont rejoint la route nommée en l’honneur de sainte Françoise-Xavier Cabrini, la première citoyenne américaine déclarée sainte. Le pèlerinage a débuté à St. Augustine, en Floride, le 24 mai, et s’est rendu jusqu’à Portland, dans le Maine, avant de se terminer le 4 et le 5 juillet à Philadelphie où la Déclaration d’indépendance a été signée il y a 250 ans.
Le thème du pèlerinage, « Une nation sous la gouverne de Dieu », rend hommage aux Chevaliers, qui ont lancé une campagne pour ajouter la mention « sous la gouverne de Dieu » au Serment d’allégeance il y a 75 ans (voir l’encadré à la page 15).
L’évêque élu Studniewski a souligné le pèlerinage et l’anniversaire du pays au début de la messe. Après la Sainte communion, il a conclu avec un message spécial à tous les participants.
« Le Christ que nous avons reçu, nous allons le partager avec le monde », a-t-il déclaré. « Nous allons manifester l’amour de Dieu à travers le Christ que nous partageons. »
CONSACRÉ AU CŒUR
DE DIEU
Plusieurs jours plus tard, dans la basilique du sanctuaire national Mary, Queen of the Universe à Orlando, en Floride, les évêques des États-Unis ont consacré le pays au Sacré-Cœur de Jésus en prévision du 250e anniversaire du pays.
Le 11 juin, lors de la messe de la consécration, l’Aumônier Suprême et archevêque de Baltimore William E. Lori, a affirmé que le Sacré-Cœur est un signe visible de l’amour de Dieu. IIl s’est adressé à ses frères évêques, qui parsemaient les premiers bancs du sanctuaire de cette grande église avec leurs calottes violettes et écarlates et leurs vêtements liturgiques blancs.
« Nous consacrons notre nation non pas parce qu’elle est parfaite, mais parce qu’elle est aimée de Dieu », a-t-il dit à la veille de la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus. « Nous confions au cœur du Christ nos réalisations et nos échecs, nos espoirs et nos inquiétudes, nos défis actuels et nos aspirations futures. Nous lui demandons de guérir ce qui est blessé, de renforcer ce qui est bon et de nous guider vers un avenir caractérisé par la justice, la paix, la liberté et le respect de la dignité de chaque personne humaine, en particulier les enfants à naître, les immigrants, les pauvres et les personnes vulnérables. »
Des signes subtils de la présence des Chevaliers l’entouraient. Derrière l’archevêque se trouvait l’ombrellino liturgique de la basilique (une « petite ombrelle »), orné d’une image du bienheureux Michael McGivney, fondateur de l’Ordre. À côté de l’autel, un reliquaire abritait les reliques de sainte Marguerite-Marie Alacoque, une religieuse française du XVIIe siècle qui a eu des visions du Christ révélant son Sacré-Cœur. Les reliques ont été confiées à Arnaud Bouthéon, député territorial de France, qui a dirigé une délégation de Chevaliers français qui a accompagné les reliques aux États-Unis. Avec la consécration, les évêques ont donné le coup d’envoi à des célébrations à l’échelle nationale. Les Chevaliers ont également marqué l’occasion localement en priant des neuvaines au Sacré-Cœur et en menant des Heures Saintes en l’honneur Sacré-Cœur dans leurs paroisses. Des églises de partout au pays ont participé aux célébrations, de la cathédrale St. Patrick’s à Manhattan à la cathédrale Our Lady of the Angels à Los Angeles.

Cyril Macaraeg, ancien Grand Chevalier du Conseil 8437 Msgr. Ailbe M. McGrath à Seattle, et sa famille prient avec le père José Alvarez, prêtre de l’église Holy Family et frère Chevalier, lors de la cérémonie d’intronisation du Sacré-Cœur à leur domicile le 15 juin.
Les événements ont eu lieu à l’occasion du 350e anniversaire des visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque et de l’anniversaire de la publication de la lettre encyclique sur le Sacré-Cœur du pape François, Dilexit Nos (« Il nous a aimés »), publiée en 2024.
Les Chevaliers se sont joints à l’événement de façon spéciale à New Haven, au Connecticut. Le 12 juin, les officiers suprêmes, les dirigeants fraternels, les membres du personnel du Conseil suprême et leurs familles ont assisté à l’intronisation du Sacré-Cœur dans le bâtiment du siège social du Conseil suprême.
Après que le Chevalier Suprême Kelly a dévoilé une image du Sacré-Cœur dans un cadre doré, il a prononcé un discours à l’église St. Mary’s, le lieu de naissance de l’Ordre.
« Notre intronisation d’une image du Sacré-Cœur aujourd’hui à notre siège social devrait également nous ramener, en tant qu’Ordre, vers le cœur de Christ, malgré nos faiblesses, nos limites et nos insuffisances », a-t-il dit. « Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à placer une image du Sacré-Cœur dans votre foyer. Chaque jour, efforçons-nous de faire de l’amour de Dieu notre amour et de conformer nos cœurs au sien. »
Une semaine plus tard, Cyril Macaraeg a tenu une cérémonie d’intronisation dans sa maison à Renton, dans l’État de Washington, avec sa femme, Michelle, et leurs deux jeunes fils, Mateo, cinq ans, et Miles, trois ans. Le père José M. Alvarez, prêtre de l’église Holy Family à Seattle, s’est joint à eux pour la cérémonie. Lors de la cérémonie, il a officiellement placé une image du Sacré-Cœur sur la tablette de leur cheminée.
« L’intronisation a contribué à approfondir notre foi en tant que famille », affirme Cyril. « Nous espérons qu’elle nous encouragera à continuer à grandir. » B
KATIE YODER est rédactrice indépendante dans la région de Washington, D.C.
par
Unis « sous Dieu »
Une campagne lancée par les Chevaliers de Colomb il y a 75 ans a mené à une modification historique du Serment d’allégeance
Par la rédaction de Columbia
EN 1951, les Chevaliers de Colomb ont lancé une campagne visant à ajouter les mots « sous Dieu » au Serment d’allégeance aux États-Unis. Fondée sur des précédents historiques et portée par un mouvement populaire grandissant, l’initiative a atteint le Congrès et s’est concrétisée lorsque le président Dwight D. Eisenhower a signé un projet de loi modifiant le Serment à l’occasion du Jour du drapeau, le 14 juin 1954. « Il est étonnant de constater que le Serment d’allégeance, dont l’origine remonte au Jour de Christophe Colomb en 1892, ne faisait aucune référence à la dépendance de notre nation envers le Dieu tout-puissant », soulignait le Chevalier Suprême Luke E. Hart l’année suivante. « Il a fallu que les Chevaliers de Colomb adoptent, utilisent et promeuvent une modification à ce Serment pour que les mots “sous Dieu” soient insérés après les mots “une nation”. »
En avril 1951, le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb a voté pour modifier la récitation du Serment lors des assemblées du Quatrième Degré/Degré du patriotisme aux États-Unis, en ajoutant « sous Dieu » après « une nation ».

Le Serment original a été rédigé en 1892 et publié à l’échelle nationale avec l’approbation de la National Education Association. Des millions d’écoliers l’ont récité pour la première fois lors du Jour de Christophe Colomb, dans le cadre des célébrations marquant le 400e anniversaire de l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique. Il se lisait comme suit :
Le Chevalier Suprême Luke E. Hart remet au président John F. Kennedy, un Chevalier de Colomb, une copie encadrée du Serment d’allégeance lors d’une rencontre à la Maison-Blanche, le 11 octobre 1961.
Dans l’après-guerre, l’accent supplémentaire soulignait également le contraste entre les idéaux américains et ceux de l’Union soviétique officiellement athée, où la religion était réprimée et les droits fondamentaux étaient considérés comme un don de l'État. Comme l’a ensuite affirmé le président John F. Kennedy, lui-même frère Chevalier, dans son discours d’investiture de 1961, les ancêtres de l’Amérique ont combattu pour « la conviction que les droits de l’homme ne proviennent pas de la générosité de l’État, mais de la main de Dieu ». Lors du Congrès suprême de 1952 à Los Angeles, le Conseil suprême a adopté une résolution pour inciter le Congrès à intégrer les mots « sous Dieu » au Serment officiel du pays.
La campagne a rapidement gagné un soutien plus large. Luke E. Hart, qui présidait également le National Fraternal Congress of America, a encouragé ses plus de 100 sociétés membres à adopter une résolution similaire.
Je jure allégeance à mon drapeau et à la République qu’il représente, une nation, indivisible, avec liberté et justice pour tous. L’absence de toute référence à Dieu était notable compte tenu de la tradition politique du pays et de l’affirmation fondamentale de la Déclaration d’indépendance selon laquelle tous les hommes « sont doués par leur Créateur de certains droits inaliénables ».
Néanmoins, des millions d’élèves ont récité le Serment quotidiennement jusqu’en 1923, lorsque « mon drapeau » a été remplacé par « le drapeau des États-Unis d’Amérique » pour éviter toute confusion chez les enfants d’immigrants. Puis, en février 1948, Louis A. Bowman, un avocat de l’Illinois et membre des Sons of the American Revolution, a commencé à ajouter les mots « sous Dieu » après « une nation » lorsqu’il dirigeait la récitation du Serment au sein de son organisation. Il s’inspirait du discours de Gettysburg d’Abraham Lincoln, qui exprimait l’espoir que « cette nation, sous Dieu, connaîtra une nouvelle naissance de la liberté ».
L’année suivante, le Conseil suprême a renouvelé son appel en envoyant des copies de sa résolution à tous les membres du Sénat et de la Chambre des représentants. Le représentant Louis C. Rabaut, du Michigan, a présenté l’une des multiples propositions de loi soutenant la modification.
Le Congrès l’a approuvée en 1954, et le président Eisenhower l’a promulguée à l’occasion du Jour du drapeau, le 14 juin.
Dans une lettre adressée aux Chevaliers de Colomb et lue lors du Congrès suprême de cette année-là à Louisville, le président Eisenhower a écrit : « Cette année, nous vous sommes particulièrement reconnaissants pour votre rôle dans le mouvement visant à ajouter les mots “sous Dieu” à notre Serment d’allégeance. Ces mots rappelleront aux Américains que, malgré notre grande puissance matérielle, nous devons rester humbles. Ils nous aideront à conserver constamment dans nos esprits et nos cœurs les principes spirituels et moraux qui confèrent sa dignité à l’homme et sur lesquels est fondé notre mode de vie. » B
Un temps pour témoigner
Cette année marquant un anniversaire important aux États-Unis invite les catholiques à renouveler leur engagement envers le Christ, leur pays et le bien commun
Par l’archevêque William E. Lori

Note de la rédaction : Le texte qui suit est tiré et adapté de In Charity & Truth: Toward a Renewed Political Culture, la lettre pastorale publiée par l’archevêque Lori le 9 février 2026. La lettre intégrale ainsi que des ressources connexes sont disponibles à l’adresse archbalt.org/charity-and-truth
Alors que notre nation s’approche du 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance, nous sommes invités à vivre un moment de profonde réflexion et de renouveau. Les anniversaires ne sont pas seulement des occasions de nostalgie ou de célébration. Une commémoration authentique nous conduit toujours vers le renouveau; elle nous invite à réfléchir non seulement à ce que nous avons été et à ce que nous devenons, mais aussi, par la grâce de Dieu, à ce que nous sommes appelés à être.
Cet anniversaire peut devenir un moment de grâce si nous l’accueillons également comme un moment de responsabilité. Car même si nous sommes fiers, à juste titre, des réalisations de notre nation et du dynamisme de notre foi catholique, nous ne pouvons ignorer les fractures, les blessures et les crises qui marquent notre vie nationale et, malheureusement, parfois aussi notre vie ecclésiale. Notre tâche n’est pas d’idéaliser le passé, mais d’offrir aujourd’hui un témoignage crédible et porteur d’espoir.
Au cœur de ce témoignage se trouve une vérité que l’Église ne cesse de proclamer : la personne humaine trouve son plein sens et sa pleine dignité seulement en Jésus-Christ. Comme l’enseigne le concile Vatican II : « Le Christ manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation » (Gaudium et Spes, 22). Nos réflexions sur la politique, la culture, l’unité et la responsabilité civique doivent donc commencer et se conclure avec le Christ, qui révèle à la fois la dignité de la personne humaine et le chemin vers la véritable liberté.
ÊTRE CATHOLIQUE AUX ÉTATS-UNIS
Parmi les premiers messages du pontificat du pape Léon XIV figurait un appel à l’unité, à savoir l’unité dans l’Église et l’unité entre les peuples de la Terre. L’unité n’est pas une stratégie; elle trouve son fondement dans le Christ, qui a prié pour que ses disciples soient unis. L’unité n’est pas l’uniformité. Elle est l’harmonie dans la diversité. Elle consiste à reconnaître que nous appartenons les uns aux autres, même lorsque nos visions du monde diffèrent.
L’unité exige un sens de responsabilité. Elle nous appelle à être unis d’abord dans la foi et le service, pour renforcer la communion au sein de l’Église, tout en travaillant au bien des communautés et de la nation dans lesquelles nous vivons.
Depuis les débuts du pays, les catholiques se sont interrogés sur la manière de vivre fidèlement leur foi dans une culture qui ne partage pas toujours les valeurs de l’Évangile et ne les soutient pas nécessairement. L’expérience catholique aux États-Unis a toujours été marquée à la fois par la gratitude et par des tensions : la gratitude pour les libertés dont nous bénéficions et les tensions lorsque ces libertés sont utilisées d’une manière qui porte atteinte à la dignité humaine. Pourtant, notre histoire montre également que ces tensions peuvent être traversées avec intégrité. Les catholiques n’ont pas à renoncer à leur foi pour participer à la vie publique, pas plus qu’ils n’ont à se retirer de la vie publique pour demeurer fidèles. Au contraire, notre foi est la boussole qui nous permet d’avancer sur ce chemin avec lucidité et espoir.
Être catholique aux États-Unis n’a jamais été synonyme d’allégeance aveugle ni de repli sur soi. Cela signifie laisser l’Évangile façonner notre conscience, guider nos choix et inspirer notre engagement envers le bien commun. Lorsque nous agissons ainsi, nous contribuons non seulement à l’unité de l’Église, mais aussi à la guérison et au renforcement de notre nation, en l’aidant à devenir la meilleure version d’elle-même, même lorsque le parcours est difficile.
LE TÉMOIGNAGE DU BIENHEUREUX MICHAEL
MCGIVNEY
En cette période décisive de l’histoire de notre nation, nous avons la chance de pouvoir compter sur le témoignage visiblement américain du bienheureux Michael McGivney, dont la vie incarne les vertus dont notre époque a tant besoin.
En tant que prêtre paroissial au service des familles immigrées, l’abbé McGivney a reconnu les blessures bien réelles de son peuple, à savoir l’insécurité économique, l’exclusion sociale et la méfiance culturelle. Sa réponse n’était pas idéologique, mais incarnée. Il a fondé les Chevaliers de Colomb, une organisation qui encourage la charité, l’unité, la fraternité et un amour patriotique visant le bien de la nation sans pour autant renoncer à la fidélité au Christ.
L’abbé McGivney comprenait que la charité n’est pas un sentiment abstrait, mais un amour rendu visible par la solidarité et le sacrifice. Il comprenait que la fraternité découle du baptême et non des appartenances politiques. Il comprenait également que le véritable patriotisme n’est pas une loyauté aveugle, mais l’engagement d’aider son pays à être à la hauteur de ses idéaux les plus nobles.
En lui, nous voyons une anthropologie chrétienne mise en pratique : un homme qui savait que suivre le Christ signifiait servir la personne tout entière, corps et âme, et bâtir des communautés où la dignité est protégée et l’espérance entretenue.
LE RÔLE DE LA VERTU DANS LA VIE PUBLIQUE
Une république saine ne repose pas uniquement sur la solidité de ses institutions, de ses tribunaux ou de son système électoral. Elle repose avant tout sur le caractère de ses citoyens. Les pères fondateurs l’avaient bien compris. John Adams a écrit cette phrase célèbre selon laquelle la Constitution avait été conçue « uniquement pour un peuple moral et religieux » et qu’elle était « totalement inadéquate pour gouverner tout autre peuple ». Cette réflexion rejoint profondément la tradition catholique, qui enseigne depuis longtemps que la vie politique, tout comme la vie personnelle, exige de la vertu. La loi donne une orientation et établit un cadre, mais c’est la vertu qui lui donne vie.
Une culture politique renouvelée ne naîtra pas seulement de changements de politiques publiques. Elle nécessitera le développement des vertus, qui commence chez chaque personne et s’enracine au sein des familles. De là, la vertu rayonne dans l’ensemble de la société.
Pour cette raison, le renouveau de notre culture politique ne peut pas commencer dans les assemblées législatives ou les tribunaux; il doit commencer dans les endroits où le cœur humain est d’abord formé. La famille est la première école de la vertu, où la patience, l’honnêteté, le sens des responsabilités, le pardon et le souci des autres s’apprennent dans la vie quotidienne. …
Les traditions classique et chrétienne identifient quatre vertus cardinales, soit la prudence, la justice, la force et la tempérance, qui forment le cadre moral nécessaire à un engagement politique sain. Ces vertus n’appartiennent ni à un parti ni à une idéologie en particulier. Elles forment le langage moral partagé qui permet aux personnes de bonne volonté de travailler ensemble au service du bien commun.

après avoir placé un drapeau sur la tombe d’un militaire tombé au combat en préparation du Jour du Souvenir au National Memorial Cemetery of the Pacific (Punchbowl) à Honolulu, à Hawaï.
UNE SOURCE D’ESPOIR
Au milieu des bouleversements politiques, l’Église ne se retire pas de la vie publique. Elle demeure ce qu’elle a toujours été : un sacrement d’unité, un phare d’espérance et une enseignante de vérité. Sa mission n’est pas de remporter des élections, mais de former des saints. Non pas d’acquérir du pouvoir, mais d’annoncer l’Évangile. Non pas de refléter les divisions de la société, mais de les guérir.
Notre nation a besoin de catholiques qui incarnent cette mission, soit des femmes et des hommes dont la vie témoigne de la dignité de chaque personne humaine, dont l’amour jette des ponts entre les divisions, dont le courage résiste à la haine et dont la foi affirme que le désespoir n’a pas le dernier mot. Le paysage civique peut parfois sembler sombre, mais l’Église a traversé des temps plus sombres et est ressortie plus forte, purifiée et fidèle. Notre nation le peut aussi.
Les saints et d’innombrables autres au fil du temps n’ont pas attendu que les circonstances soient parfaites avant d’offrir leur vie. Ils ont répondu à l’appel de Dieu dans un climat de tourmente, d’incertitude et de division. Ils nous rappellent que l’espoir n’est pas de l’optimisme, mais de la fidélité. L’espoir est la conviction silencieuse et constante que Dieu est à l’œuvre, même lorsque nous ne pouvons pas voir le chemin qui nous attend.
En tant que disciples du Christ et citoyens de cette grande nation, nous sommes appelés à avoir ce même espoir. Nous sommes appelés à participer au renouvellement de notre culture politique, non pas par peur, mais par amour, l’amour de Dieu, du prochain et du pays qui nous a été confié. Nous sommes appelés à être les saints de notre temps.
Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. B
Saints et bienheureux AMÉRICAINS
L’Église aux États-Unis a été façonnée par des missionnaires et des martyrs, des éducateurs et des fondateurs dont le témoignage perdure encore aujourd’hui
L’histoire du catholicisme aux États-Unis se reflète dans la vie des saints et des bienheureux dont les récits s’entrecroisent avec l’expérience américaine de multiples façons. Adaptés de l’exposition American Saints and Blesseds du Centre de pèlerinage du bienheureux Michael McGivney, présentée à New Haven, au Connecticut, jusqu’au 6 septembre 2026, les portraits ci-dessous mettent en lumière 14 saints et neuf bienheureux liés aux États-Unis et à ses territoires, présentés selon l’ordre de canonisation ou de béatification. L’exposition et ces courts portraits sont présentés dans le cadre du 250e anniversaire des États-Unis et offrent un aperçu des vies inspirantes marquées par la vertu chrétienne et la sainteté.

Martyrs nord-américains
Les saints René Goupil, Isaac Jogues et Jean de Lalande
Trois des huit martyrs nord-américains, ces missionnaires jésuites français, ont évangélisé les peuples hurons au 17e siècle. Capturés lors de conflits impliquant les Iroquois, ils ont été tués dans ce qui est maintenant l’État de New York et sont honorés parmi les premiers martyrs de l’Église en Amérique du Nord.

Sainte Françoise-Xavier Cabrini (1850-1917)
Née en Italie, Mère Cabrini a fondé la Congrégation des Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur et s'est installée aux États-Unis en 1889 pour venir en aide aux immigrés. Sa congrégation a créé des écoles, des orphelinats et des hôpitaux dans tout le pays. Naturalisée américaine, elle est devenue la première citoyenne américaine à être canonisée.

Sainte Elizabeth Ann Seton (1774-1821)
Élevée à New York au sein de l’Église épiscopalienne, Elizabeth Ann Seton s’est convertie au catholicisme après la mort de son mari. Elle a fondé les Sœurs de la Charité et a établi des écoles qui ont contribué à jeter les bases de l’éducation catholique aux États-Unis. Canonisée en 1975, elle est devenue la première sainte née sur le sol américain.

Saint John Neumann (1811-1860)
Originaire de Bohême, John Neumann est arrivé aux États-Unis en tant que prêtre missionnaire. Il a rejoint l'ordre des Rédemptoristes avant de devenir évêque de Philadelphie. On se souvient de lui pour avoir mis en place le premier système scolaire diocésain du pays.

Sainte Rose-Philippine Duchesne (1769-1852)
Membre de la Société du Sacré-Cœur, Rose-Philippine Duchesne est arrivée de France en 1818 et a fondé des écoles sur les territoires en expansion de l’Ouest américain. Son esprit missionnaire et son dévouement envers l’éducation ont contribué à répandre la foi catholique dans une nation en croissance rapide.

Sainte Katharine Drexel (1858-1955)
Née dans une riche famille fortunée de Philadelphie, Katharine Drexel a choisi une vie de service religieux et a fondé les Sœurs du Saint-Sacrement. Elle a consacré sa fortune aux écoles, aux missions et aux ministères au service des peuples autochtones et afro-américains, notamment l’Université Xavier de Louisiane. L’œuvre de sa vie a transformé l’enseignement catholique et l’action sociale à l’échelle nationale.

Sainte Theodora Guérin (1798-1856)
Théodora Guérin, sœur missionnaire française, a fondé les Sœurs de la Providence de Sainte-Marie-des-bois en Indiana. Malgré les difficultés et la maladie, elle a fondé des écoles, des orphelinats et des œuvres caritatives qui ont renforcé la vie catholique dans tout le Midwest.

Saint Damien de Veuster (1840-1889)
Ce prêtre missionnaire belge s’est porté volontaire pour venir en aide aux personnes atteintes de la lèpre à Hawaï. Restant à leurs côtés même après avoir lui-même contracté la maladie, il est devenu un témoignage fort du service sacrificiel.

Sainte Marianne Cope (1838-1918)
Née en Allemagne et élevée dans le nord de l’État de New York, Marianne Cope a poursuivi l’œuvre du père Damien à Hawaï, prenant soin des patients atteints de lèpre et aidant à établir des foyers pour les femmes et les enfants. Sa vie a incarné la compassion, la persévérance et la pratique de la charité.

Sainte Kateri Tekakwitha (1656-1680)
Fille d’un père mohawk et d’une mère algonquine, Kateri Tekakwitha a adopté la foi catholique malgré une forte opposition et des épreuves personnelles. Surnommée le « Lys des Mohawks », elle est devenue la première femme autochtone d’Amérique du Nord à être canonisée comme sainte.

Saint Junípero Serra (1713-1784)
Missionnaire franciscain espagnol, Junípero Serra a fondé neuf missions en Californie et a contribué à l’établissement de l’Église dans toute la région. Canonisé par le pape François à Washington, D.C., en 2015, il est devenu le premier saint canonisé sur le sol américain.

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
Fondatrice des Missionnaires de la charité et lauréate du prix Nobel de la paix, Mère Teresa a consacré sa vie aux plus démunis. Bien qu’elle ne soit pas américaine, elle a reçu la citoyenneté honorifique américaine en 1996, une distinction accordée à seulement quelques personnes.

Bienheureux François Xavier Seelos (1819-1867) – Missionnaire rédemptoriste de Bavière, le père Seelos a servi des communautés d’immigrants au Maryland, en Pennsylvanie, au Kentucky et en Louisiane. Reconnu pour sa charité pastorale et son dévouement envers les sacrements, il est décédé alors qu’il exerçait son ministère auprès de victimes d’une épidémie de fièvre jaune à La Nouvelle-Orléans.

Bienheureux Carlos Manuel Rodríguez (1918-1963) – Bien qu’il souffrait d’une maladie chronique, le laïc Carlos Manuel Rodríguez est devenu un grand défenseur du renouveau liturgique à Porto Rico grâce à ses écrits, à son travail de catéchèse et à ses groupes d’étude. Membre des Chevaliers de Colomb, il a été le premier laïc originaire des Caraïbes à être béatifié.

Bienheureuse Miriam Teresa Demjanovich (1901-1927) – Fille d’immigrants slovaques, elle est entrée chez les Sœurs de la Charité de sainte Elizabeth au New Jersey. Décédée à seulement 26 ans, avant d’avoir terminé sa
formation religieuse, ses écrits spirituels et sa réputation de sainteté ont mené à sa béatification en 2014.

Bienheureux Stanley Rother (1935-1981)
Prêtre de l’Oklahoma en mission au Guatemala, le père Rother est resté avec son peuple malgré l’escalade de la violence pendant la guerre civile du pays. Assassiné dans son presbytère en 1981, il a été le premier prêtre né aux États-Unis à être béatifié.

Bienheureux Solanus Casey (1870-1957)
Humble frère capucin connu pour ses conseils spirituels et sa compassion, Solanus Casey a passé des décennies au service de ceux qui sollicitaient ses prières et ses conseils. Il a également contribué à la création de la soupe populaire capucine de Détroit, qui poursuit son service aujourd’hui encore.

Bienheureux James Miller (1944-1982)
Frère des écoles chrétiennes du Wisconsin, le frère James Miller a consacré sa vie à l’éducation catholique et au service missionnaire en Amérique centrale. Il a été assassiné alors qu’il servait au Guatemala et est honoré en tant que martyr.

Bienheureux Michael McGivney (18521890) – L’abbé Michael McGivney, prêtre paroissial du Connecticut, a fondé les Chevaliers de Colomb en 1882 pour renforcer la vie familiale catholique et assurer la sécurité financière des veuves et des enfants. Béatifié en 2020, il demeure un modèle de charité pastorale, d’évangélisation et de service fraternel.
BÉATIFICATIONS À VENIR

Archevêque Fulton J. Sheen (1895-1979)
L’archevêque Sheen a donné la foi à des millions de personnes par l’entremise de la radio et de la télévision. Son émission télévisée Life Is Worth Living, récompensée par un prix Emmy, l’a rendu célèbre, et son œuvre d’évangélisation se poursuit encore aujourd’hui. Membre des Chevaliers, sa béatification est prévue pour le 24 septembre 2026.

Martyrs de Géorgie (1597)
Ces cinq missionnaires franciscains d’Espagne ont été tués alors qu’ils évangélisaient le peuple Guale dans ce qui est aujourd’hui la région côtière de l’État de la Géorgie. Ils ont été reconnus comme martyrs par le pape François en 2025 et leur béatification est prévue pour le 31 octobre 2026. B

UN VOYAGE DE GUÉRISON
Les militaires et les anciens combattants américains cherchent la paix et la transformation spirituelle lors du Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes
Par Cecilia Engbert
Plus de 180 militaires et anciens combattants américains blessés, malades ou handicapés ont participé au Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes, en France, du 19 au 25 mai, en compagnie de membres de leurs familles, d’aumôniers et d’une délégation des Chevaliers de Colomb dirigée par le Grand Chevalier Patrick Kelly.
Les pèlerins américains ont rejoint plus de 15 000 militaires d’environ 40 pays qui se sont rendus au Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes pour le 66e Pèlerinage militaire international.
Le Chevalier Suprême Kelly, ancien capitaine de la marine américaine, était accompagné par l’archevêque Timothy Broglio de l’Archevêché aux Services militaires des États-Unis, qui coparraine le Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes avec les Chevaliers de Colomb, et le Maître Suprême Michael McCusker, major de l’armée américaine à la retraite.
« Dans un monde marqué par le conflit, le manque d’unité et toutes sortes de discorde, ce pèlerinage offre de l’espoir », a dit le Chevalier Suprême Kelly, qui participait au Pèlerinage des
anciens combattants à Lourdes pour la première fois. « Évidemment, la guerre est une réalité dans notre monde, mais nous sommes appelés à garder espoir pour la paix. ... Le Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes nous donne l’occasion de guérir nos cœurs, de guérir nos corps, de venir à Lourdes, et de vraiment avoir de l’espoir et de voir la résilience de la personne humaine, qui vient de Dieu. »
Le thème du pèlerinage de cette année, « Sentinelles de la paix », a invité les participants à réfléchir à leur rôle dans la promotion de la paix au sein de leurs communautés et de leurs nations. Par la prière, le soutien psychologique, la camaraderie et les activités de groupe, les militaires ont cherché à guérir des blessures physiques, psychologiques et morales de la guerre.
« Ce pèlerinage est un moyen de tenter de guérir de ces blessures et offre également l’occasion de reconnaître que celles-ci sont bien présentes. C’est un moyen d’essayer d’entamer le chemin vers la guérison », a dit l’archevêque Broglio. « Parce que parfois, les gens ne sont même pas conscients de leur souffrance. »
par




Dans le sens horaire, à partir du haut : Des militaires recueillent de l’eau bénite à la source découverte par sainte Bernadette Soubirous. • L’archevêque Timothy Broglio de l’Archevêché aux Services militaires des États-Unis, et les aumôniers militaires concélébrants prient pendant la messe d’ouverture du Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes à la basilique Notre-Dame du Rosaire, le 21 mai. • Le Chevalier Suprême Patrick Kelly confère au vice-amiral à la retraite Andrew L. Lewis le titre officiel de Chevalier du Quatrième Degré lors d’une cérémonie d’exemplification du patriotisme à l’extérieur de la basilique Notre-Dame du Rosaire, le 24 mai. • Le père jésuite Brian Reedy, un commandant de la marine américaine et aumônier, mène les Chemins de Croix. • Page en regard : Les pèlerins du Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes et d’autres militaires se réunissent pour la messe à la grotte sous la basilique Notre-Dame du Rosaire, le 24 mai.
Durant la semaine, les pèlerins ont participé à des messes quotidiennes, aux Chemins de Croix, aux processions mariales aux flambeaux et aux bains dans les eaux de Lourdes, où la Vierge Marie est apparue à sainte Bernadette Soubirous en 1858. Les cérémonies militaires et les compétitions sportives ont également réuni des participants de nombreuses nations dans un esprit de fraternité.
« Ce qui est remarquable à propos de ce pèlerinage, c’est qu’il rassemble des militaires de partout dans le monde pour partager des moments de camaraderie telle que nous l’avons connue en tant que soldats dans toutes les branches de l’armée », a dit le Maître Suprême McCusker.
« La partie importante de cette expérience à Lourdes, c’est qu’elle m’a montré que Dieu nous demande de faire preuve de patience dans notre guérison, pour des raisons que nous ne comprenons pas toujours. Mais si nous restons calmes, silencieux et attentifs à sa voix et à ses conseils, il nous révélera la guérison et les plans qu’il a pour notre vie. »
La Dre Jo Sornborger, psychologue clinicienne spécialisée dans les traumatismes et directrice générale du programme « Operation Mend » de UCLA Health, qui offre des services aux anciens combattants et aux militaires blessés dans l’exercice de leurs fonctions après le 11 septembre, faisait partie des personnes qui ont accompagné les pèlerins. Selon la Dre Sornborger, le pèlerinage aide à contrer l’un des effets les plus courants du traumatisme.
« L’isolement est l’une des caractéristiques du traumatisme », dit-elle. « Ici, ils sont entourés de camarades et de familles ayant des expériences similaires. Ce pèlerinage offre un espace sûr où ils peuvent raconter leur histoire et tenter de retrouver cet espoir qui a été perdu. »
Le Pèlerinage militaire international a été créé en 1946 pour promouvoir la réconciliation et la paix après la Seconde Guerre mondiale Chaque année, Lourdes devient un lieu de prière, de guérison et d’amitié pour les militaires du monde entier.
« Notre armée existe principalement comme ligne de défense pour assurer nos libertés, pour protéger notre mode de vie », a affirmé l’archevêque Broglio. « Les hommes et les femmes que j’ai le privilège de servir veulent fondamentalement la paix, car ils savent ce que coûte la guerre. » Certains d’entre eux ont payé les frais de la guerre de leur propre corps et de leur propre santé mentale, et je pense que cela les rend d’autant plus sensibles à l’importance de la paix. Et ce pèlerinage comprend un rassemblement pour prier pour la paix dans le monde. »
À Lourdes, le Grand Chevalier Kelly a remis à l’archevêque Broglio une icône de saint Michel pour célébrer le 25e anniversaire de son ordination épiscopale et pour exprimer sa reconnaissance pour son service aux Chevaliers. L’icône est l’une des 300 images bénies par le pape François qui sont distribuées aux conseils des Chevaliers de Colomb dans les bases militaires du monde entier.
« Les Chevaliers de Colomb ont fait du soutien aux militaires et aux anciens combattants une partie si essentielle de notre mission, précisément parce que nous sommes une organisation qui comprend l’importance de se sacrifier pour les autres », a dit le Chevalier Suprême Kelly. « Il s’agit vraiment du cœur des Chevaliers, de se sacrifier pour ceux qui ont besoin de notre aide. » B
CECILIA ENGBERT est productrice de contenu pour le service de communication des Chevaliers de Colomb.

Des membres des conseils et des assemblées militaires des Chevaliers de Colomb en Allemagne tiennent des bannières pendant la procession mariale aux flambeaux, le 24 mai.
« Un contrepoint au déploiement de combat »
Le sergent de la marine américaine à la retraite Buster Miscusi a servi en Afghanistan avant d’être mis à la retraite pour des raisons médicales en 2018, à la suite de plusieurs diagnostics médicaux défavorables. Membre du Conseil 7237 Msgr. David M. Stotenbur à DeWitt, au Michigan, Buster a participé pour la première fois au Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes en 2017 et est maintenant coordinateur chargé de la sensibilisation aux blessures morales pendant le pèlerinage.
Je suis arrivé à Lourdes pour la première fois en 2017 en tant que pèlerin. Plus tard, j’ai assisté à une présentation sur les blessures morales et j’ai dit au coordonnateur que je voulais aider à traduire le langage théorique en quelque chose que les marines d’infanterie, qui ont à peine terminé leurs études secondaires, pourraient comprendre. Une blessure morale est un événement qui viole les croyances profondément ancrées d’une personne. Nous repensons à cette expérience, mais nous n’arrivons pas à lui trouver un sens. Nous ne savons pas comment y faire face. Parfois, nous pouvons finir par croire que nous, les autres ou Dieu ne sommes plus bons, ce qui change notre capacité à vraiment ressentir la bonté dans le moment présent.
Il est important de parler de blessure morale parce que les enjeux sont élevés. Parfois, cela ressemble à une forme d’isolement ou à une dépendance. Cela peut même aller jusqu’au suicide.

Ce que les Chevaliers font ici est vraiment unique. La force de ce pèlerinage réside dans le fait qu’il offre un contrepoint total à un déploiement de combat. Dans un déploiement de combat, vous allez dans un pays avec des personnes que vous venez de rencontrer, dans un endroit où l’on parle une langue que vous ne connaissez pas, et votre mission est la violence. Ici, nous allons dans un pays avec des personnes que nous venons de rencontrer, dans un endroit où l’on parle une langue que nous ne connaissons pas, mais la mission est la paix, la prière, l’amour et la camaraderie.
J’espère que les pèlerins de cette année s’offriront mutuellement de l’espoir, dans Notre Dame et dans l’eau, et qu’ils trouveront le courage de se montrer vulnérables les uns avec les autres et de demander l’aide dont ils ont besoin. B



À partir du haut : L’archevêque Broglio donne l’onction à un militaire canadien lors de la messe d’ouverture. • Des militaires américains participent au défi sportif unifié du 66e Pèlerinage militaire international. • Le Chevalier Suprême Kelly et sa femme Vanessa prient avec d’autres pèlerins du Pèlerinage des anciens combattants à Lourdes pendant la messe à la grotte.

« J’ai ressenti une paix intérieure »
Le sergent à la retraite de l’armée américaine Eduardo Bonilla est un survivant du 11 septembre et a servi dans l’armée pendant 22 ans. Ancien grand Chevalier adjoint du Conseil 821 Father John G. Siegfried à King’s Park, dans l’État de New York, il est actuellement membre du Conseil 12281 Harry « Hap » J. Hansen à Hampstead, en Caroline du Nord.
Pendant quelques années, Mgr Michael Butler m’a encouragé à déposer une demande, mais j’étais réticent. Je pensais que d’autres militaires blessés ou anciens combattants le méritaient plus que moi. Je n’ai pas de cicatrices visibles, mais j’ai des cicatrices internes, et j’ai toujours eu l’impression que ce pèlerinage était réservé aux personnes qui avaient traversé des épreuves beaucoup plus importantes que moi.
Mes blessures proviennent principalement du 11 septembre. Mon bureau a été détruit, mais j’ai pu sortir à temps; d’autres ont péri ou ont été blessés, mais j’ai eu la chance de m’en sortir indemne. Depuis, je souffre d’un trouble de stress post-traumatique, et cela s’est traduit par des problèmes d’anxiété et de santé. Pendant des années, j’ai gardé tous ces sentiments et cette douleur enfouis au fond de moi.
Mais une fois arrivé à Lourdes, le côté spirituel a pris le dessus. Les bains... mon Dieu. C’est difficile à expliquer. J’ai mis mes pieds dans l’eau et c’était un peu froid, mais j’ai ressenti une paix intérieure. Les Chemins de Croix ont été une autre expérience puissante.
Ce que je voudrais garder de cette expérience, c’est que j’ai eu l’occasion d’exprimer mes sentiments ici. Quelqu’un m’a dit : « S’il y a quelque chose de particulier que tu portes en toi, trouve une roche et laisse-la ici. » J’ai pris une roche et je l’ai lancée. Elle a rebondi sur une autre roche et est revenue. Je l’ai ramassée et j’ai dit : « Non, tu restes ici », avant de la lancer à nouveau.
Être en mesure de parler de mon histoire et d’entendre les histoires des autres a été une expérience émouvante. Je tiens à remercier les Chevaliers de Colomb de m’avoir offert ce programme, car il est vraiment spécial et très gratifiant. B
Une humanité magnifique
La première lettre encyclique du pape
Léon XIV nous demande ce que nous construisons, et nous rappelle que notre grandeur est un don, et non une réalisation
Par Leonard DeLorenzo
Au cœur de la première lettre encyclique du pape Léon XIV se trouve une question si évidente qu’on pourrait la prendre pour une question simpliste. Face au développement de l’intelligence artificielle et des technologies connexes, le Saint-Père pose la question suivante : « que sommes-nous en train de construire? » (90). Il pose cette question en s’appuyant sur deux images bibliques : la tour de Babel, érigée pour « faire un nom » à ses bâtisseurs sans référence à Dieu, et la reconstruction de Jérusalem sous Néhémie, où une ville en ruine se relève non par une seule main puissante, mais grâce au travail commun de tous; prêtres et artisans, familles et jeunes, chacun se voyant attribuer une partie du mur (7-8). Le choix, insiste le pape Léon, « ne se situe pas entre un “oui” ou un “non” à la technologie, mais entre bâtir Babel ou reconstruire Jérusalem » (9).
Magnifica Humanitas tire son nom du Magnificat, la chanson que Marie chante lorsqu’elle proclame ce que Dieu a fait en elle : « Il s’est penché sur son humble servante » (Luc 1, 48). Voici la réponse à la question du pape, cachée dans le titre luimême. La grandeur de la personne humaine, l’humanité magnifique que la lettre encyclique s’efforce de protéger, n’est pas quelque chose que nous bâtissons, échelonnons ou saisissons, mais quelque chose que nous recevons, tel que Marie l’a reçu, puis que nous amplifions dans les éloges.
C’est pourquoi le Saint-Père évalue l’intelligence artificielle selon les principes de la doctrine sociale de l’Église, dont la mesure n’est ni l’efficacité ni l’innovation, mais l’épanouissement intégral de la personne entière, et « une théologie de la communion dans l’histoire » (27). Lire cette lettre encyclique signifie garder sa question ouverte plutôt que de vouloir y répondre trop rapidement, car elle concerne, comme il le souligne, à la fois nos objectifs et nos moyens.

L’ÉTRANGE NÉCESSITÉ DE NOS LIMITES
L’une des phrases les plus marquantes de la lettre encyclique apparaît dès le début et nous touche de près : « Édifier dans le bien signifie accepter les limites et la fragilité de l’humanité sans les considérer comme une erreur à corriger » (12).
Nous ressentons chaque jour la tentation qu’il décrit. Le corps se fatigue. La mémoire flanche. L’enfant ne se laisse pas presser, et le parent commence à avoir besoin de nous plus tôt que nous ne sommes prêts à être sollicités. Partout, l’imaginaire technologique promet une solution : une mise à niveau pour chaque faiblesse, un correctif pour chaque défaut.
Le pape Léon met en lumière les courants sous-jacents à cette promesse : le transhumanisme et le posthumanisme, qui viseraient à échapper à la condition humaine ou à faire disparaître complètement la personne au profit de la machine. Il explique que « Tout ce qui apparaît comme une “limite” –incapacité, maladie, vieillesse, souffrance, vulnérabilité – tend à être perçu avant tout comme un défaut à corriger, plutôt qu’un espace où l’humain mûrit et s’ouvre à la relation » (118).
En supprimant cette limite, on supprime ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain, car c’est précisément dans notre faiblesse que la patience, la miséricorde et l’amour trouvent pour la première fois leur raison d’être.
Le mouvement de Dieu dans l’histoire va exactement dans la direction opposée, car le Christ prend nos limites et nos faiblesses comme les siennes : « ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu » (Ph 2, 6). La tradition chrétienne a toujours su que nous sommes appelés à la transcendance de soi, « non pas pour fuir la réalité ou par mépris de [nos] limites, mais pour [nous] épanouir dans l’amour » (127).
Là où un algorithme voit une erreur à supprimer, une personne peut découvrir dans cette même erreur la porte par
Page en regard: Une peinture du 16e siècle représente la tour de Babel, la tentative de l’humanité de bâtir une ville qui se rend aux cieux (Gn 11, 1-9).
laquelle la grâce entre. « L’avenir d’une personne n’est pas prévisible, écrit le pape Léon, mais dépend de sa liberté portée par la grâce divine inépuisable, et des liens qu’elle cultive » (128).
Le refus des limites a aussi une dimension publique. Le pape Léon observe que l’ordre technologique est devenu non seulement compétitif, mais violent, à travers les armes autonomes, la domination commerciale et la préférence accordée aux plus riches au détriment des plus démunis. Le rêve d’un individu amélioré et la course à la domination ne sont qu’une autre forme de Babel. Il rappelle donc aux concepteurs que « chaque choix de conception exprime une vision de l’humanité » (111), et que la technologie doit servir le bien commun.
La plupart d’entre nous ne sont pas des concepteurs technologiques, mais ces tentations nous touchent sous des formes plus discrètes : la question à peine formulée avant que la réponse n’apparaisse, le brouillon que nous ne prenons plus la peine de rédiger nous-mêmes. Le pape Léon détourne son regard des tours pour se tourner vers la personne et l’appareil ordinaires, citant trois aspects en particulier qui doivent être pris en compte : « la facilité d’obtenir un résultat, l’impression d’objectivité et la simulation de la communication humaine » (100).
La facilité peut nous simplifier la vie, mais elle peut aussi appauvrir notre créativité et notre jugement, nous apprenant à vouloir obtenir le résultat sans le travail qui nous aurait formés.
Mais le troisième danger est le plus insidieux, car la simulation suffit à étouffer notre soif de réalité. « Lorsque la parole est simulée, elle ne construit pas une relation, mais son apparence, écrit le pape, et le véritable risque n’est pas que nous confondions une machine pour une personne, mais que nous « [perdions] le désir même de rechercher véritablement l’autre » (100).
Voilà le cœur du problème, car ces outils sont fondamentalement différents de l’intelligence humaine. « Les prétendues intelligences artificielles ne vivent pas d’expérience, ne possèdent pas de corps, ne connaissent ni la joie ni la douleur, ne mûrissent pas dans la relation », souligne le pape Léon. « Elles peuvent imiter des langages, des comportements, des évaluations, elles peuvent simuler de l’empathie ou de la compréhension, mais elles ne comprennent pas ce qu’elles produisent, car elles n’habitent pas l’horizon affectif, relationnel et spirituel dans lequel l’humain devient sage » (99).
Un ami simulé n’a pas de limites pour nous et ne peut donc jamais devenir un vrai ami.
CULTIVER LA COMMUNION
Ce qui nous amène à la recommandation la plus touchante de la lettre encyclique, formulée presque comme un ordre : « Prenons soin de nos relations! » (239).
Cultiver une relation est un travail de patience. Cela exige que nous acceptions nos propres limites et que nous résistions à la tentation d’en vouloir aux autres pour les leurs, en
souhaitant que notre conjoint soit moins distrait ou que notre voisin soit moins étrange.
C’est précisément là que réside le caractère concret de notre humanité, dans les particularités de nos histoires, qui ne sont pas encore achevées, mais qui sont toutes en chemin vers leur accomplissement en Dieu. Cultiver une relation, c’est accueillir l’inachèvement de l’autre avec autant de patience que nous espérons que le nôtre soit accueilli.
L’ensemble de cette lettre repose sur une conviction constante de l’enseignement catholique : que la personne humaine est bonne, dans sa totalité, corps compris. Les lieux réels, les visages réels et le temps réel ne peuvent être remplacés par leurs images. Ainsi, le pape Léon nous invite à préserver « les lieux et les moments où la présence physique reste déterminante : la table partagée, la communauté chrétienne qui se rassemble, la visite à ceux qui sont seuls, le service aux pauvres », car ils sont les signes d’un peuple qui croit encore que chaque corps est un lieu de résidence de Dieu (239).
Pour les Chevaliers et leurs familles, il s’agit moins d’une abstraction que d’un mode de vie déjà à leur portée. Cela commence à la maison : le repas mangé sans précipitation, le rosaire récité ensemble, la discipline d’être pleinement présent pour ceux qui vivent sous le même toit, avec leurs limites et tout le reste.
La deuxième occasion réside dans les œuvres de miséricorde vécues ensemble : aller à la rencontre des pauvres et aider les enfants à rencontrer le Christ dans les personnes qui ont faim, les malades, les prisonniers et les personnes seules.
La troisième se trouve dans la paroisse, dans la plénitude de sa vie : la messe qui nous rassemble physiquement autour d’un autel, les sacrements, les amitiés forgées entre les bancs. Ce ne sont pas là des choses moins importantes que les grandes questions de l’intelligence artificielle; c’est là que la réponse se construit réellement, pierre par pierre, dans la seule ville qui compte vraiment. Que sommes-nous en train de construire? La lettre encyclique refuse de laisser la question se résumer à un enthousiasme naïf ou à une peur infondée, nous ramenant plutôt au choix entre Babel et Jérusalem. Le pape Léon donne à ce choix son nom le plus profond dans le mystère selon lequel « Le Verbe s’est fait chair », véritable alternative à tout rêve de transcender notre humanité par nos propres moyens : « l’amour divin qui descend jusqu’au point le plus fragile de son histoire et la régénère du plus profond » (232). En Christ, Dieu ne nous a pas sauvés en échappant aux limites de notre nature, mais en les assumant.
La grandeur de l’humanité est reçue, et non saisie, comme le chantait Marie, et notre rôle est de construire en conséquence : accepter nos limites et celles des autres, en choisissant ce qui est vrai plutôt que la ressemblance, et ainsi rester, face à toute pression déshumanisante, profondément humains et reconnaissants de l’être. B
LEONARD J. DELORENZO, Chevalier depuis 2023, est un professeur de pratique à l’Institut McGrath pour la vie de l’Église et professeur référent au Département de théologie de l’Université Notre-Dame. Son dernier ouvrage s’intitule The Rule of the Sacred Heart: Finding Rest in a Restless World (OSV).
Les députés d’État des Chevaliers de Colomb 2026-2027
La fonction de député d’État a été créée et définie lors de la réunion du Congrès Suprême annuel de 1893. En tant que directeur général de l’Ordre dans sa juridiction, le député d’État démontre des qualités de chef de file et inspire les Chevaliers et leurs familles, et promeut la mission et la croissance de l’Ordre. Les députés d’État sont élus lors du congrès annuel de chaque État. Représentés ici sont les députés d’État et les députés territoriaux pour l’année fraternelle 2026-2027.














































































Le père Monte Hoyles, prêtre de la paroisse St. Mary’s et membre du Conseil 546 Sandusky de Ohio bénit un frère Chevalier et ses filles à l’aide d’une relique du bienheureux Michael McGivney à la fin d’une messe soulignant le 125e anniversaire du conseil. Pendant la messe, le père Hoyles a également béni une statue de l’abbé McGivney (en avant-plan), commandée par le conseil pour l’occasion.
BRUNCH DE BIENVENUE
Le Conseil 18772 St. Basil’s Jubilee à Ottawa, en Ontario, a organisé un brunch à la paroisse St. Basil pour accueillir le père Adolphus Chukwuka à titre de nouveau prêtre et aumônier du conseil. Il s’agissait du premier événement organisé par le conseil dans la paroisse depuis sa création quelques semaines plus tôt.
MESSE COMMÉMORATIVE
L’Assemblée 1078 Marquette à Sioux Falls, Dakota du Sud, a organisé une messe à la chapelle de l’hôpital Sanford en l’honneur des membres décédés de l’assemblée. Le père Dan Smith, aumônier de l’hôpital et du conseil d’État du Dakota du Sud, a célébré la messe avec un calice portant les noms des Chevaliers décédés.
SURVIVRE À LA TEMPÊTE
L’Assemblée 4015 St. John XXIII à Fort Myers, en Floride, a fait don de 1 000 $ pour soutenir la campagne de l’église catholique St. John XXIII visant à recueillir des fonds pour réparer des dégâts d’eau causés par une tempête. Depuis un an, les Chevaliers aident à préparer la messe, qui est menée dans un centre paroissial pendant la rénovation de l’église.
CÉLÉBRATIONS D’ANNIVERSAIRE
Le Conseil 64 Cargill à Putnam, au Connecticut, et son groupe de femmes ont commandé et financé un nouveau panneau extérieur pour l’église St. Mary. L’ancien panneau avait été emporté par le vent durant une tempête hivernale il y a plusieurs années. Ce panneau a été dévoilé dans le cadre de la célébration du 133e anniversaire du conseil, qui comprenait également un service commémoratif à la tombe du Grand Chevalier Edward Mullan, membre fondateur du conseil.
NETTOYAGE DE LA PAROISSE
Des membres du Conseil 10738 St. Ignatius de La Union, Luçon Nord, ont participé à une journée de service menée par le conseil à l’église Our Lady of Lourdes. Les Chevaliers organisent la journée de service chaque année depuis 1992.
SON CŒUR EST PARMI NOUS
Le Conseil 2515 à Allegan, au Michigan, a accueilli l’icône du Sacré-Cœur de Jésus de l’Ordre à l’église catholique Blessed Sacrament. Plus de 200 personnes ont prié devant l’icône pendant la semaine, notamment après les messes et pendant les périodes d’adoration eucharistique.
La Foi
MARCHER
AVEC LES SAINTS
Le Conseil 8733 de Tabernacle, au New Jersey, a organisé un pèlerinage au sanctuaire St. Carlo Acutis à la maison de la retraite de Malvern à Malvern, en Pennsylvanie, pour les paroissiens de l’église Holy Eucharist. Le pèlerinage comprenait la prière du rosaire, l’adoration eucharistique, la confession et la messe célébrée par le père Michael McClane, prêtre et aumônier du conseil.

L’ancien fidèle navigateur Steve Taylor de l’Assemblée 2430 Michael J. Bader à Newport News, en Virginie, remet une trousse de messe au cardinal Anthony Poola, archevêque d’Hyderabad, en Inde, au nom de l’assemblée et du Conseil 5480 Walter Pollard. Le don a été remis lors d’une visite à l’orphelinat d’Hyderabad, soutenue par le Conseil 5480.
La Famille

Un membre du Conseil 5205 Cadiz de Visayas donne de la nourriture et une boisson aux enfants lors de la distribution alimentaire du conseil à la chapelle Our Lady of the Miraculous Medal. Les Chevaliers ont également chanté dans le chœur lors de la messe après la distribution.
SOINS CONTINUS
Le Conseil 6645 W.P. Morris de Cookeville, au Tennessee, a fait don de plus de 1 100 $ à des organismes de bienfaisance catholiques du diocèse de Nashville et a contribué plus de 1 542 kg de denrées de sa collecte « 40 conserves pour 40 jours de carême » à des organismes de bienfaisance catholiques et à la banque alimentaire d’un centre de soins. Au cours des neuf dernières années, la collecte a permis de recueillir plus de 9 300 kg de denrées.
AU-DELÀ DE LA SALLE DE CLASSE
Le Conseil 1668 Msgr. Andrew K. Gwynn à Greenville, en Caroline du Sud, a fait don de 1 200 $ pour soutenir le voyage des finissants de l’école secondaire catholique Our Lady of the Rosary. Les élèves ont visité divers sites historiques de l’État et ont terminé leur voyage par une messe à la cathédrale St. John the Baptist et une visite avec l’évêque Jacques Fabre-Jeune de Charleston.
MISSION MONDIALE
Le Conseil 10170 Father Louis P. Gauthier de Burton, au Michigan, a organisé un événement d’emballage de nourriture avec l’organisme Cross Catholic Outreach à l’école secondaire catholique Powers. Environ 70 personnes, y compris des Chevaliers de plusieurs conseils de la région, ont aidé à emballer 54 000 repas qui seront envoyés au Guatemala.
UN JOYEUX GESTE
Le Conseil 10835 Tomas Tenorio à Moriarty, au Nouveau-Mexique, a fait don de plus de 1 000 $ à la Société Saint-Vincent-de-Paul de la région. Le don a été utilisé pour offrir des bons alimentaires d’une valeur de 50 $ aux familles dans le besoin.
OFFRIR DU SOUTIEN
Le Conseil 6405 Bishop Timon de Jackson, au Missouri, a fait don de 3 400 $ à la banque alimentaire de l’alliance ministérielle de Jackson. Les fonds proviennent du petit-déjeuner de crêpes du conseil, qui a recueilli plus de 50 000 $ au cours des quatre dernières décennies.
SOIRÉE DE REMISE DE PRIX
Le Conseil 5427 Mother Seton de Washington Township, au New Jersey, a remis trois bourses d’études de 1 000 $ au fond commémoratif James Picarella pour les élèves qui terminent leurs études secondaires. James, membre du conseil et fils de l’ancien Grand Chevalier John Picarella, est décédé d’un cancer à l’âge de 27 ans. Le fonds commémoratif a été établi avec des fonds recueillis par le Conseil 5427 pour soutenir son traitement.
AU REVOIR
Treize Chevaliers du Degré du patriotisme (4e) de l’Assemblée 3151 Bishop William M. Cosgrove à Freeburg, dans l’Illinois, ont assuré une garde d’honneur pour la messe de graduation et la cérémonie de remise des diplômes de l’école secondaire catholique Father McGivney. L’assemblée offre ce service depuis l’ouverture de l’école en 2015.

membres du

Le père Fungai Welcome Chipiro, prêtre du diocèse de Mutare, au Zimbabwe, et membre du Conseil 8308 North Pole de Alaska se joint aux Chevaliers d’autres conseils de l’Alaska pour réparer la piscine de la mission catholique Regina Cœli dans le village de Madioma. Quatre conseils de l’Alaska ont recueilli près de 9 000 $ pour le projet, et les Chevaliers se sont rendus au Zimbabwe pour aider à carreler et peindre la piscine, entre autres améliorations.
HOMMAGE À LA CHANDELLE
Le Conseil 17204 St. Margaret of Scotland à San Angelo, au Texas, a organisé une cérémonie aux chandelles en l’honneur des Chevaliers qui sont des anciens combattants. Chaque Chevalier a été reconnu en compagnie de membres de sa famille. Ils ont été invités à allumer une chandelle.
DES AUBAINES QUI DONNENT
DES BÉNÉDICTIONS
Le Conseil 15188 St. Anne’s Bethlehem de Pennsylvanie a organisé une vente-débarras au centre communautaire de la paroisse St. Anne. Les articles à vendre ont été donnés par des paroissiens et des membres de la communauté. L’événement de deux jours a permis de récolter plus de 8 500 $, que le conseil a distribué à plusieurs organismes de bienfaisance, notamment le Cay Galgon Life House, qui offre des services et du logement aux femmes enceintes et aux mères.
MERCI AUX HÉROS
Le Conseil 1136 Escalante à Orem, dans l’Utah, a organisé son événement annuel de reconnaissance des anciens combattants et des premiers répondants à l’église St. Francis of Assisi. Des Chevaliers ont servi
près de 200 repas aux anciens combattants, aux premiers répondants et aux membres de leur famille, et ont présenté des plaques d’identité militaire aux invités en reconnaissance de leur service. L’événement a permis de recueillir plus de 1 400 $ pour le fonds hypothécaire de l’église du conseil et d’autres programmes.
LIVRAISON DE SUCRERIES
Six jours par semaine, les membres de l’Assemblée 3552 St. Francis of Assisi à Raleigh, en Caroline du Nord, recueillent des beignes donnés par une beignerie locale et les livrent à des organismes sans but lucratif dans la région, y compris l’Armée du Salut du comté de Wake, la soupe populaire Shepherd’s Table et le Centre de ressources pour femmes en situation d’itinérance de Wake County.
DU CONFORT
DANS CHAQUE PAIRE
Le Conseil 7544 St. Benedict Cathedral à Evansville, en Indiana, a organisé une collecte de vêtements à la cathédrale St. Benedict, recueillant plus de 700 paires de sous-vêtements pour la friperie du Evansville Christian Life Center.
La Communauté

Le Grand Chevalier Dino Quintero (au centre) et des membres du Conseil 10896 Bishop Ernest J. Primeau à Merrimack, au New Hampshire, dans la zone d’avertissement de Fenway Park pendant la course et la marche caritative Run to Home Base de 2025, qui soutient des programmes de soins de santé pour les anciens combattants. Au cours des trois dernières années, le conseil a donné plus de 13 000 $.
HÉROÏSME
PATRIOTIQUE
Le Conseil 1484 Cullman de Alabama a accueilli Gary Rose, un ancien combattant de la guerre du Vietnam qui a remporté la médaille d’honneur, pour un discours à l’école préparatoire St. Bernard. M. Rose, ancien grand Chevalier du Conseil 11672 Good Shepherd à Huntsville, a parlé de son service militaire et de l’importance du courage à 130 étudiants, membres du corps professoral et invités.

La Vie
SOUTIEN DEPUIS
LE PREMIER JOUR
Le Conseil 550 Monticello de New York a fait don de 3 000 $ au 1st Way Life Center, un centre de ressources pour femmes enceintes local, pour aider à acheter des couches et de la préparation pour nourrissons. Le centre a ouvert ses portes en 2010 avec le soutien de Chevaliers locaux.

Le Grand Chevalier Kent Siefkes (au centre) et le trésorier Bob Varro du Conseil 11103 Father Robert T. Lawson à Pinehurst, en Caroline du Nord, remettent plus de 14 000 $ en dons recueillis dans des biberons à Barbara Lamblin, directrice générale du centre de ressources pour femmes enceintes Life Care. Le centre a également reçu une subvention de 100 $ du Conseil suprême dans le cadre du programme Aide et soutien après la grossesse. Les dons ont aidé à acheter des lits de bébé pour les clients du centre.

Des membres du Conseil 17966 Nuestra Señora de la Asunción à Cayey, à Porto Rico, et son groupe auxiliaire de femmes portent la bannière du conseil lors d’une manifestation pro-vie à San Juan. Environ 500 personnes, dont quelque 200 Chevaliers de plusieurs conseils, ont marché de la plage El Escambrón au Capitole de Porto Rico, où l’évêque émérite Daniel Fernández Torres d’Arecibo a mené l’adoration eucharistique. Une Rose d’Argent des Chevaliers de Colomb a été portée tout au long de la procession.
LUNCH DE CHAMPIONNAT
Des Chevaliers de plusieurs conseils de San Diego ont préparé et distribué plus de 850 lunchs pour les athlètes, les entraîneurs et les bénévoles aux Jeux Olympiques spéciaux régionaux du printemps.
DES PRIÈRES POUR LA VIE
L’Assemblée 2507 Rev. James F. O’Reilly à Hoover, en Alabama, et le Conseil 11537 Prince of Peace ont accueilli la Rose d’Argent des Chevaliers de Colomb et organisé un service de prière pro-vie bilingue à l’église Prince of Peace. Environ 100 paroissiens, dont le député d’État de l’Alabama, William Mores, ont participé à l’événement.
CHAMPIONS DE LA COLLECTE DE SANG
Le Conseil 12960 Corpus Christi à Lawrence, au Kansas, a collaboré avec le Community Blood Center pour organiser une collecte de sang à l’église catholique Corpus Christi, qui a permis de recueillir plus de 30 unités de sang. Le conseil organise deux collectes de sang par an depuis plus d’une décennie, ce qui a permis de recueillir près de 500 unités de sang.
SOUTIEN ANNUEL
Le Conseil 8110 St. Francis de Belmond, en Iowa, a organisé sa collecte de fonds annuelle pour les personnes handicapées, amassant 5 000 $ pour les Jeux Olympiques spéciaux de l’Iowa et Access Inc., un organisme qui offre des services aux personnes handicapées et à d’autres groupes.
ROCK’N’ROLL
Le Conseil 7750 Father Francis J. Fee à Lindstrom, au Minnesota, a organisé un concert hommage, amassant 4 300 $ pour l’agence d’adoption catholique Holy Family.
VOIR LA VIE
Le Conseil 8376 Our Lady of La Salette de Marietta, en Géorgie, a récolté plus de 24 600 $ pour un nouvel appareil d’échographie pour Caring Solutions, un centre de ressources pour femmes enceintes à Macon. Le Conseil suprême a contribué plus de 21 000 $ à l’achat de l’appareil par l’intermédiaire de l’Initiative Échographie.
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Chevaliers de la charité
Chaque jour, il est donné aux Chevaliers à travers le monde la possibilité de faire la différence, que ce soit à travers le service de leur communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque Chevalier pour sa force, sa compassion et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Les Chevaliers du Degré du patriotisme (Quatrième degré) à Portland, en Orégon, forment une garde d’honneur et portent un dais au-dessus de l’archevêque Alexander Sample de Portland alors qu’il transporte l’ostensoir dans la ville lors de la fête du SaintSacrement, le 7 juin. L’icône du Sacré-Cœur de Jésus de l’Ordre suivait immédiatement le Saint-Sacrement dans la procession, qui a rassemblé plus de 5 000 personnes et s’est terminée par la bénédiction donnée à l’extérieur de la cathédrale St. Mary’s of the Immaculate Conception.
Envoyez-nous les photos de votre conseil pour la rubrique «Chevaliers à l’œuvre».
Les photos, avec une description, peuvent être envoyées par courriel à knightsinaction@kofc.org .

« J’étais prêt à être formé dans l’école de l’amour. »
En tant que jeune homme ayant grandi au Wisconsin, j’ai réalisé que j’étais à la recherche de la vérité éternelle. Mais comme tant d’autres, j’ai cherché la satisfaction dans des choses qui ne durent pas. Peu à peu, j’ai découvert des communautés religieuses en ligne et j’ai commencé à voir ce que Dieu faisait mûrir en moi.
J’ai été accompagné par saint Augustin d’Hippone qui m’a appris que notre tâche, en tant que chrétiens, est d’aimer correctement. Lors de ma première visite chez les Augustiniens, j’ai été marqué par leur joie, leur amitié et leur ferveur. J’avais envie de partager ce mode de vie, et ils m’ont invité à les joindre. Avec l’inspiration du Saint-Esprit et avec une bonne dose d’humilité, j’étais prêt à être formé dans l’école de l’amour.
Notre charisme s’incarne dans l’intériorité et l’amitié. Cultiver la vie intérieure est un trésor, où nous découvrons notre cœur agité et la grâce de Dieu qui nous guide dans la conversion. Ce cadeau se vit en communauté, où nous grandissons dans la responsabilité, la charité et la joie. Ensemble, nous recherchons Dieu, qui seul peut satisfaire les désirs les plus profonds du cœur humain.
Père Jack Tierney
Ordre de Saint Augustin Province de Notre-Dame du Bon Conseil Tulsa, Oklahoma