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C H E VA L I E R S D E C O LO M B AOÛT 2014 ♦ VOLUME 94 ♦ NUMÉRO 8
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ARTICLES
8 Icône de la communion L’irremplaçable mission d’amour de la famille est essentielle à la croissance de l’Église et au rétablissement de la société. PAR CARL A. ANDERSON
12 Une préparation à l’amour La sagesse de l’Église aide à préparer les jeunes gens et les fiancés à vivre des mariages heureux et sacrés. PAR COLLEEN ROULEAU
16 La sacramentalité du mariage Par sacramentalité du mariage chrétien, on entend un appel à participer à l’amour indéfectible du Christ pour son épouse, l’Église. PAR NICHOLAS J. HEALY, FILS
18 Guérir les blessures Alors que le nombre d’enfants du divorce augmente, de nouvelles initiatives pastorales aident à susciter l’espoir et la miséricorde. PAR SHAINA TANGUAY-COLUCCI
22 Notre Église domestique En tant que cellule fondamentale de l’Église et de la société, la famille se trouve au cœur de la nouvelle évangélisation. PAR CARLA GALDO
24 Apaiser la tempête Les enseignements de Karol Wojtyła nous aident à retrouver la vérité oubliée de la signification d’être humain. PAR MGR J. BRIAN BRANSFIELD
La chapelle de l’infirmerie de la Compagnie de Jésus, à Rome, abrite une mosaïque dépeignant la Présentation au temple. L’œuvre, complétée en 2012, a été réalisée par le père jésuite Marko Rupnik et l’équipe du studio et centre de recherche Ezio Aletti.
SECTIONS
Photo courtesy of the Ezio Aletti Study and Research Center
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Construire un Monde Meilleur Fondée sur le sacrement de mariage, la famille chrétienne a pour vocation de manifester l’amour du Christ dans le monde. PAR CARL A. ANDERSON
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Apprendre la foi, vivre la foi Le monde a changé, mais le rôle vital de la famille, quant au vécu et à la transmission de la foi, demeure constant. PAR MGR. WILLIAM E. LORI
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Nouvelles des Chevaliers La vision fondatrice de l’Ordre au cœur de la réunion des députés d’État • Les Chevaliers établissent un nouveau Conseil militaire à Fort Campbell • L’Ordre obtient la meilleure note de A. M. Best pour la 39e année d’affilée • Une bible enluminée en montre au musée des Chevaliers de Colomb
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Construire l’Église domestique L’Ordre s’apprête à lancer un nouveau programme pour les familles. PAR ANDREW J. MATT
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Chevaliers à l’œuvre
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« Deviens ce que tu es » AU COURS de son audience hebdomadaire du 2 avril, le pape François a conclu une série de catéchèses sur les sacrements par une réflexion sur le mariage. Notant que Dieu « se reflète » dans l’amour entre le mari et la femme, il a dit : « Le mariage est une icône de l’amour de Dieu pour nous. En effet, Dieu est aussi communion : les Trois Personnes – le Père, le Fils et l’Esprit Saint vivent ensemble en unité parfaite ». Il est approprié qu’il ait proposé cette réflexion le jour anniversaire de la mort de saint Jean-Paul II que le pape François allait canoniser quelques semaines plus tard et qu’il appelait « le pape de la famille. » Durant tout son ministère, Jean-Paul II a présenté une vision du mariage et de la personne et a insisté sur l’importance centrale de famille pour l’avenir de l’Église et de la société. De nos jours, devant les idéologies actuelles qui sont hostiles à cette vision chrétienne, le pape François a convoqué un synode extraordinaire des évêques qui se réunira en octobre afin d’aborder « les défis pastoraux de la famille dans un contexte d’évangélisation ». En planifiant le prochain synode, le Vatican a préparé un instrumentum laboris (document de travail), qui résume l’avis des conférences des évêques du monde entier. Le document fait état de divers facteurs qui contribuent à mettre en évidence un manque de connaissances de l’enseignement de l’Église, y compris « l’influence des médias, la société hédoniste, le relativisme, le matérialisme, l’individualisme [et] la croissance du l’esprit séculier ». Ces facteurs, de leur côté, « préconisent l’autonomie de la liberté humaine, ce qui n’est pas toujours rattaché à un ordre objectif de la nature des choses » et un concept réducteur du « bonheur », définis simplement comme un
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aboutissement des désirs personnels. » En dernière analyse, cela mène à une perte de compréhension de la « loi naturelle » et « tend à éliminer l’interconnexion entre l’amour, la sexualité et la fécondité, qui est tenue comme l’essence du mariage ». Tandis qu’une telle vision du monde sous-entend de sinistres statistiques en considérant la famille contemporaine, de nombreuses conférences épiscopales ont noté que « lorsque l’enseignement de l’Église est clairement annoncé, dans sa beauté authentique, humaine et chrétienne, il est généralement accueilli avec enthousiasme par les fidèles ». Cela est évident, par exemple, lorsqu’on constate les succès que rapporte le nombre croissant de ressources catéchétiques et de programmes paroissiaux (cf. page 12). Pourtant, pour que ces programmes produisent des fruits, les catholiques, individuellement, doivent reconnaître leur devoir de s’instruire de la foi et de la transmettre aux autres – notamment, au sein de leurs propres familles. De plus, les enseignements de l’Église ne doivent pas seulement être transmis et compris, ils doivent aussi être vécus. Ainsi, tandis que dans ce numéro de Columbia il est surtout question des fondements philosophiques et théologiques de l’enseignement de l’Église sur le mariage et la famille, les résonnances pratiques s’avèrent encore plus importantes. Le défi des Chevaliers et de leurs familles est clair : « Famille, devient ce que tu es ». Reconnais ton rôle irremplaçable « dans la formation d’une communauté de personnes; au service de la vie », participant au développement de la société; et partageant la vie et la mission de l’Église » (Familiaris Consortio, 17).♦ ALTON J. PELOWSKI RÉDACTEUR EN CHEF
COLUMBIA ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Logan T. Ludwig SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Michael J. O’Connor AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION RÉDACTEUR EN CHEF Alton J. Pelowski DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Andrew J. Matt RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi
L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA
Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 USA/ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2014 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE Cette peinture de l’artiste canadien catholique Michael D. O’Brien, intitulée « La Présentation au temple », met en scène la Sainte Famille.
FRONT COVER: CNS photo/courtesy of Michael D. O’Brien
É D I TO R I A L
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C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R
Un lieu de rencontre Fondée sur le sacrement de mariage, la famille chrétienne a pour vocation de manifester l’amour du Christ dans le monde par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson
LA VEILLE Du Jour de l’An 1978, 77 convoqué se réunirait bientôt pour aborjours après avoir été élu pape, saint Jean- der le thème de la famille, et il poursuivait tienne peut vraiment devenir « l’église doPaul II présidait une célébration eucharis- en présentant une réflexion en vue d’aider mestique ». tique de Te Deum. Au cours de son les évêques du monde entier à se préparer Récemment, le pape François a repris homélie, il aurait pu traiter de plusieurs au synode. cette idée de l’église domestique en tant sujets. Il choisit de parler de la Sainte FaIl a dit : « Dans le sacrement du ma- que lieu de rencontre. Dans une allocumille et de l’importance de la famille chré- riage, un homme et une femme – qui tion du premier juin, il a dit : « Les fatienne pour l’Église et la société. sont devenus membres du Christ par le milles sont l’Église domestique, où Jésus Il a noté que la famille constituait « la baptême et qui ont le devoir de manifester grandit, grandit dans l’amour des communauté fondamentale et irrempla- les attitudes du Christ dans leur vie – sont conjoints, grandit dans la vie des enfants. çable pour l’homme ». Et il a dit que la assurés de l’aide dont ils ont besoin pour Et c’est pour cela que l’ennemi attaque famille avait pour vocation la tellement la famille : le démon tâche de protéger la dignité de la n’en veut pas ! Et il cherche à la personne. D’après saint Jeandétruire, il cherche à faire en La famille chrétienne se trouve Paul II, la famille chrétienne résorte que l’amour n’y soit pas. » le point principal de la rencontre pond à cette vocation grâce à la Ainsi, comme le pape Franfidélité mutuelle absolue entre le çois nous rappelait si claireentre la culture du siècle et de mari et la femme, et ce, jusqu’à ment, la famille se trouve un la mort et aussi de la manière lieu de rencontre, non seulel’Évangile. dont ils respectent la vie de leur ment au sens temporel, mais enfant dès le moment de sa aussi au sens spirituel. conception. que leur amour grandisse dans une union C’est pourquoi, les Chevaliers de Co« L’Église, a expliqué Jean-Paul II, ne fidèle et indissoluble et pour répondre gé- lomb ont œuvré avec tant de diligence peut jamais se désister de l’obligation de néreusement au don de la paternité. pour défendre et renforcer la vie de la fasauvegarder ces deux valeurs fondamen- Comme l’a déclaré le Concile Vatican II : mille chrétienne, et c’est la raison pour latales sur lesquelles est branchée la vocation Par le sacrement du mariage, le Christ quelle l’Ordre mettra bientôt en œuvre de la famille. Leur sauvegarde fut confiée continue de demeurer avec les époux et un nouveau programme intitulé : à l’Église par le Christ ». de les accompagner pour qu’ils puissent, « Construire l’Église domestique : La fa« C’est pourquoi, a-t-il ajouté, il est né- par leur don mutuel, s’aimer dans une fi- mille pleinement vivante ». Ce nouveau cessaire de se porter à la défense de ces va- délité perpétuelle, comme lui-même a programme aidera nos familles et nos leurs fondamentales avec ténacité et aimé l’Église et s’est livré pour elle. » conseils à se préparer en vue du Synode fermeté ». Et pendant les 26 années qui Saint Jean-Paul II comprenait claire- des évêques sur la famille, ainsi qu’à la ont suivi, c’est précisément ce qu’il a fait. ment que dans la société contemporaine, Rencontre mondiale des familles de 2015 C’est tout près d’une année jour pour la famille chrétienne se trouve le point qui se déroulera à Philadelphie. jour après l’élection du saint Jean-Paul II principal de la rencontre entre la culture Mais surtout, le programme incitera comme pape, il présidait l’Eucharistie au du siècle et de l’Évangile. Il comprenait chaque famille des Chevaliers de Colomb « National Mall » de Washington. À cette également que si la famille chrétienne doit à devenir, selon les paroles du pape Franoccasion, il choisit de nouveau de parler être fidèle à sa vocation, elle doit permet- çois, un lieu où grandit Jésus dans l’amour de la famille. Il a noté que le premier Sy- tre aux sacrements de renforcer sa vie et des époux et dans la vie des enfants. node mondial des évêques qu’il avait sa mission. C’est ainsi que la famille chréVivat Jesus!
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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
L’Église au foyer Le monde a changé, mais le rôle vital de la famille, quant au vécu et à la transmission de la foi, demeure constant par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême
GRANDISSANT À New Albany, Indiana, au cours des années cinquante, je n’ai jamais entendu l’expression « église domestique », mais je savais ce qu’elle voulait dire. Je le savais parce que mes parents et les parents de mes amis faisaient en sorte que leurs foyers soient des églises domestiques, avant même que cette expression, provenant de notre tradition catholique, ne fût ramenée, durant le Concile Vatican II. À mon avis, nous pourrions dire que mes amis et mes voisins d’enfance étaient « chez eux » à l’église et à l’église au foyer. GRANDISSANT COMME CATHOLIQUE Mais que signifiait, pratiquement, le fait que nous vivions la famille comme une église domestique? D’abord, cela signifiait que presque chaque famille catholique que nous connaissions allait à la messe tous les dimanches. La paroisse où habitait ma famille, « Our Lady of Perpetual Help » était dotée de plusieurs familles et d’enfants. Presque tout le monde suivait la célébration missel en main. Le curé, l’abbé Wagner, rappelait souvent à la communauté qu’il fallait donner généreusement et d’être patient au moment de quitter l’aire de stationnement après la messe. Quand les Chevaliers de Colomb se portaient bénévoles lors d’une activité paroissiale, le curé se retroussait les manches et se mettait à l’œuvre avec eux. Je n’oublierai jamais de l’avoir aperçu monté dans une échelle en blouse blanche installant des carreaux au plafond. Il y avait aussi un fort groupe de dames qui s’appelait le « Cercle de la Madone », 4 ♦ COLUMBIA ♦
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qui priait, prenait soin de l’autel, faisait du bénévolat et qui ont publié un magnifique livre de cuisine. Ma mère a toujours le sien ainsi qu’un rouleau à pâte extraordinaire qui servait à confectionner ma recette préférée : des biscuits allemands de Noël, appelés « Springerles ». La prédication était pratique également, et souvent centrée sur la famille. Quand les comédiens Lucille Ball et Desi Arnaz ont divorcé en 1960, le vicaire de la paroisse a abordé la question. Il pressa les parents de ne pas s’en scandaliser, mais plutôt de redoubler leurs efforts pour demeurer fidèles et de faire en sorte que leurs enfants vivent dans un foyer franchement catholique. Chaque année, les familles étaient encouragées à suspendre une couronne d’Avent dans leurs foyers, à réciter le chapelet tous les soirs et, si possible, de se rendre à la messe en semaine. Presque tous les samedis, de nombreux paroissiens se présentaient pour se confesser. Il s’agit non pas d’idéaliser le passé, mais plutôt d’en tirer une leçon. La paroisse était le centre de notre vie, lors des générations passées. Nous nous sentions chez nous à l’église et, par conséquent, nos foyers avaient une qualité « ecclésiale ». Ce n’était pas tant que papa se promenait en complet à la maison ou que maman se promenait une mantille sur la tête. Comme chaque famille, nous avions nos hauts et nos bas ordinaires et extraordinaires – et c’est comme ça encore aujourd’hui. Nous avions nos discussions et nos dilemmes, nos moments de joie et de tristesse. Malgré tout, en revanche, il n’y a jamais eu de moment où la foi que nous professions et célébrions le dimanche n’a
pas eu d’impact sur nos vies. C’est ce qui favorisait que nos foyers deviennent des églises domestiques. DES MODÈLES DE FOI ET D’AMOUR La qualité la plus évidente de ressemblance à l’église de la demeure de ma famille, c’était la prière. C’était loin de ressembler à un monastère, cependant nous faisions notre offrande du matin, nos prières avant le coucher, nos prières avant les repas, et la plupart temps, nous récitions le chapelet le soir. Je me souviens d’avoir ouvert la radio, parce qu’un évêque présidait le chapelet. Vers l’âge de 10 ans, je me souviens d’avoir souhaité qu’il accélère un peu le mouvement. À l’époque, il n’y avait pas de télé par câble, mais nous avions l’émission hebdomadaire de Mgr Fulton Sheen, Life is Worth Living [La vie vaut la peine d’être vécue]. Je ne suis pas sûr de l’avoir écoutée chaque semaine, mais elle m’a beaucoup impressionné. Une fois, j’ai écrit à Mgr Sheen pour lui demander de prier pour mon père qui souffrait de maux de dos. L’évêque m’a écrit une belle lettre et, au bas, de sa main propre, me dit qu’il prierait pour ma vocation presbytérale. On s’attendait également à ce que les élèves de l’école primaire étudient le Catéchisme de Baltimore et l’histoire de la Bible. Pendant plusieurs soirées, mes parents, avec patience, m’ont aidé à apprendre par cœur mes leçons de catéchisme. Ils s’assuraient que j’avais appris les fondements de la foi. Après ma confirmation, en qua-
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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
trième année, j’ai commencé à exprimer mon désir de devenir prêtre. Mes parents m’ont encouragé, mais sans pression de leur part. On présumait, sans le dire, que le foyer était l’endroit où les enfants devaient découvrir ce que Dieu voulait qu’ils fassent de leurs vies. Évidemment, la vie n’était pas une idylle. Il y avait les durs de la classe, les bagarres du terrain de récréation et les devoirs perdus. Parfois, il y eut des appels téléphoniques des religieuses qui m’enseignaient, et qui, rarement, étaient porteurs de bonnes nouvelles. Ma mère devait affronter les défis du foyer, et mon père sa part au travail. Pourtant, ce fut en vivant ces réalités quotidiennes que j’ai
INTENTIONS DU
appris l’importance de l’honnêteté, de la loyauté et de la maîtrise de moi-même. Je n’ai pas toujours accepté facilement ces leçons, mais, Dieu merci, mes parents ont persévéré. S’il est vrai que notre foyer avait un aspect d’église, étant donné la présence de la prière, des leçons de catéchisme et de la formation religieuse, la qualité la plus ecclésiale fut l’amour. L’amour, beau temps, mauvais temps – un amour de sacrifice jusqu’au bout. Et après 67 ans de mariage, l’engagement que mes parents avaient pris envers le Seigneur et l’un envers l’autre se poursuit jusqu’à ce jour. Le monde a changé considérablement depuis mon enfance. Mais le besoin fon-
damental qu’ont les enfants d’une mère et d’un père qui s’aiment et qui sont fidèles au Seigneur, à l’Église et l’un à l’autre demeure inchangé. Les familles ont toujours besoin de se sentir chez elles dans leur église paroissiale et d’accueillir son influence dans leur foyer. Les familles ont toujours besoin de se confesser, de prier chez elles, et de se rendre à la messe le dimanche. Mères et pères ont toujours besoin d’ouvrir les cœurs de leurs enfants à Jésus et à surveiller leur instruction religieuse. Personne ne peut agir mieux comme modèle d’amour ni enseigner mieux la vertu morale que ses parents. Ils ont reçu le devoir sacré de transmettre la foi d’une génération à l’autre.♦
L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S
POPE FRANCIS: CNS photo/Paul Haring — JOHN THE BAPTIST: © Fitzwilliam Museum, Cambridge / Art Resource, NY / Bartolome Esteban Murillo, ca. 1655
S A I N T- P È R E
Offertes en solidarité avec le pape François GÉNÉRALE : Pour que les réfugiés, contraints d'abandonner leur maison à cause de la violence, soient accueillis avec générosité et que leurs droits soient respectés. MISSIONNAIRE : Pour que les chrétiens d'Océanie annoncent la foi avec joie à toutes les populations du continent.
Saint Jean-Baptiste LE DERNIER ET le plus grand des prophètes de l’Ancien Testament, saint Jean-Baptiste est connu comme le précurseur de Jésus – la « voix » qui crie : « Préparez la voie du Seigneur » (Mc 1, 3). Né en Palestine au premier siècle d’un grand-prêtre âgé et de sa femme, Élisabeth, Jean annonçait le Christ avant même sa naissance. Lorsqu’elle fut saluée par sa cousine enceinte, Marie de Nazareth, Élisabeth annonça que « l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein » (Lc 1, 44). Vêtu de poil de chameau et nourri de sauterelles et de miel sauvage, Jean menait une vie austère d’intense prière dans le désert de Judée. Durant le règne de l’Empereur Tibère, vers l’an 27, Jean entreprit sa prédication d’un baptême de repentir. Les habitants de Jérusalem et de toute la Judée accouraient afin d’être baptisés par lui dans le Jourdain, et confessaient leurs péchés. Quand Jésus s’est présenté à lui, Jean résista d’abord : « C’est moi qui dois être baptisé par toi, et c’est toi qui te présentes à moi? » (Mt 3, 14). Après que Jésus fut sorti des eaux, Jean vit l’Esprit Saint descendre sur lui et proclamer : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde! » (Jn 1, 36). Jean Baptiste fut un humble témoin de
la vérité sans compromis, même quand il s’agissait de réprimander les personnes investies de pouvoir politique. Ainsi, lorsque le roi Hérode épousa la femme de son frère, Hérodias, Jean n’hésita pas à dénoncer cette action comme étant un adultère. Il a été jeté en prison et décapité plus tard, par Hérode et le martyre représentait un témoignage éloquent de sa déclaration : « Il faut qu’il grandisse et que moi je diminue » (Jn 3, 30). Suivant le témoignage du Christ selon lequel « aucun n’est plus grand que Jean » (Lc 7, 28), l’Église honore saint Jean Baptiste comme l’un des plus grands saints. Il a deux jours de fête : sa naissance, le 24 juin et son martyre, le 29 août.♦
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La vision fondatrice de l’Ordre au cœur de la réunion des députés d’État
DES LEADERS FRATERNELS de chacune des juridictions de l’Ordre se sont rassemblés du 11 au 15 juin à New Haven, au Connecticut, pour la Réunion organisationnelle annuelle des Députés d’État des Chevaliers de Colomb. Tout au long de ces cinq jours, les députés d’État élus ou réélus ont assisté à des conférences portant sur l’action de l’Ordre, tout en participant à divers ateliers mettant l’accent sur le recrutement de nouveaux membres et les initiatives en matière de service. Dans son allocution d’ouverture, prononcée le 11 juin, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a fait valoir que le succès de l’Ordre repose sur la fidélité envers sa mission fondatrice. « Le Vénérable Michael McGivney avait une vision de ce que les hommes catholiques pouvaient être, reposant sur le dévouement et la protection de leurs familles, de leur Église et de leur pays. Notre succès dépendra donc de notre fidélité à cette vision du fondateur, ainsi qu’aux principes d’unité, de fraternité et de charité qu’il chérissait. » Prenant également la parole le lendemain, dans le cadre de la première séance de travail, le Chevalier suprême a exposé les « 10 clés du succès pour un député d’État ». Carl Anderson a ainsi encouragé les leaders à ouvrir les portes de l’adhésion aux C de C à tous les hommes catholiques admissibles. Et cela, en se tournant vers les communautés catholiques où qu’elles se trouvent, en s’adaptant aux changements démographiques et en mettant l’accent sur le recrutement 365 jours par année. Pour sa part, Thomas Smith, directeur général des assurances, s’est ensuite attaché à faire valoir le programme d’assurances des Chevaliers de Colomb, programme très bien noté, qui offre la sécurité financière aux membres et à leurs familles tout en aidant à financer l’impressionnante variété de programmes caritatifs poursuivis par l’Ordre. Thomas Smith a également souligné combien il était important que les responsables fraternels de l’Ordre et le personnel qui se consacre 6 ♦ COLUMBIA ♦
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aux assurances travaillent main dans la main. Les députés d’État nouvellement élus ont reçu leur bijou, insigne d’office, le 13 juin, à la fin de la messe célébrée par l’Aumônier suprême et archevêque de Baltimore, William E. Lori, sur le lieu de naissance même des Chevaliers, en l’église St. Mary, à New Haven. Dans son homélie, l’archevêque Lori a invité les leaders des Chevaliers de Colomb à voir dans leur mission « le défi de témoigner » du Christ. « Fidèles à la vision de l’abbé McGivney, a-t-il poursuivi, nous cherchons à établir chacun de nos Conseils locaux d’abord et avant tout afin d’aider nos membres à trouver le Seigneur dans leur vie, et à redécouvrir l’importance ainsi que le sens de la foi qui permet de devenir de meilleurs disciples, de meilleurs maris et de meilleurs pères. » Dans une autre allocution prononcée le même jour, l’Aumônier suprême a mis l’accent sur l’appel du pape François nous invitant à devenir des « disciples missionnaires » du Christ. Les Chevaliers répondent notamment à cet appel, selon l’archevêque Lori, en étant « en première ligne » pour défendre la liberté religieuse et raffermir les familles. La réunion annuelle a par ailleurs permis d’annoncer le dernier record enregistré par l’Ordre en matière de dons caritatifs. En effets, selon le rapport des activités fraternelles pour l’exercice se terminant le 31 décembre 2013, les Chevaliers ont fait don de plus de 170 millions $ ainsi que de plus de 70,5 millions d’heures de travail bénévole. La contribution en argent a ainsi augmenté pour une 14e année d’affilée, avec un gain de plus de 2,3 millions $. Même constat à la hausse pour le nombre d’heures de travail bénévole, entre 2012 et 2013. Au total, au cours de la dernière décennie, les Chevaliers de Colomb ont fait don de près de 1,5 milliard $ et fourni 683 millions d’heures de travail bénévole à diverses œuvres caritatives.♦
Photos by Tom Serafin
À partir de la gauche : Le 12 juin le Chevalier suprême Carl A. Anderson a livré un discours lors de la première séance d’affaires dans le cadre de la Réunion des députés d’État. • Les députés d’État et leurs épouses déposent des roses sur la tombe du Vénérable Michael McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb. • Le Chevalier suprême accueille Avelino C. Doliente, député d’État de la Californie nouvellement élu, et lui remet son bijou, insigne d’office.
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SAINT JOHN’S BIBLE: Photo courtesy of Donald Jackson’s Scriptorium, Wales
Les Chevaliers établissent un nouveau Conseil militaire à Fort Campbell LE 31 MAI, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a mené une délégation du Conseil suprême jusqu’à Fort Campbell, au Kentucky, afin de remettre sa charte au nouveau Conseil de cette base de l’armée américaine. Fort Campbell est une base des Forces armées américaines qui chevauche la frontière séparant le Kentucky et le Tennessee. La 101e Division aéroportée, « les Screaming Eagles » y est domiciliée. Le nouveau Conseil porte le nom du père Francis L. Sampson, célèbre aumônier militaire qui a servi durant trois guerres, jusqu’à atteindre le grade de major général, entre autres honneurs. Membre des Chevaliers de Colomb durant 55 ans, le père Sampson appartenait au Conseil 5029 Big Sioux, à Flandreau, dans le Dakota du Sud. Le père Grant Gaskin, actuel aumônier de la communauté catholique de la base militaire qui avait demandé à ce qu’un Conseil soit formé, a célébré la messe pour les personnes rassemblées pour l’occasion. Après la messe, le Chevalier suprême Anderson a partagé ses réflexions sur le rôle de ceux qui servent dans l’armée. « Si le grand commandement d’aimer son prochain est fondamental pour la vie chrétienne, et si cet appel à l’amour trouve son aboutissement le plus complet dans le fait de donner sa vie pour quelqu’un d’autre, alors qui peut mieux qu’un
soldat comprendre quels sacrifices sont nécessaires pour arriver à bâtir une civilisation de l’amour ? » Un banquet fraternel en compagnie des Chevaliers militaires et de leurs épouses a suivi la présentation. Avec l’addition récente de Fort Campbell, l’Ordre compte aujourd’hui plus de 60 Conseils militaires sur des bases américaines à travers le monde.♦
L’Ordre obtient la meilleure note de A. M. Best pour la 39e année d’affilée
Une bible enluminée en montre au musée des Chevaliers de Colomb
SOULIGNANT LA FORTE présence des Chevaliers au sein des communautés catholiques ainsi que la loyauté de ses membres, l’agence de notation financière A.M. Best a confirmé le 24 juin dernier le maintien de la note A++ (Supérieure) de l’Ordre en raison de sa solidité financière. Voilà donc 39 années consécutives que les Chevaliers de Colomb se voient ainsi récompensés. L’Ordre détient 94 milliards $ d’assurance vie en vigueur, et 21 milliards $ en actifs sous gestion. Aucun autre assureur en Amérique du Nord n’a droit à une meilleure note. « L’évaluation de A.M. Best est le reflet de notre engagement envers nos membres et leurs familles », a dit le Chevalier suprême Carl A. Anderson. « Nous avons été fondés pour protéger l’avenir financier des familles catholiques, et nous prenons cette obligation très au sérieux. » A.M. Best a souligné que son évaluation témoigne de « l’important réseau fraternel et d’assurances de l’Ordre au sein des communautés catholiques du Canada et des ÉtatsUnis, son solide taux de capitalisation basée sur le risque [...] et ses résultats d’exploitation constamment positifs. » Les Chevaliers, ajoute l’agence de notation, « entretiennent de profondes affinités avec leurs nombreux membres grâce à leurs programmes caritatifs et à leur portefeuille concurrentiel de produits d’assurance vie et de rentes. »♦
DES PIÈCES originales de la première bible écrite et enluminée à la main à avoir été commandée depuis 500 ans par un monastère bénédictin sont maintenant exposées au musée des Chevaliers de Colomb, à New Haven, au Connecticut. Intitulée « Éclairer la Parole : la bible de saint Jean », l’exposition présente 68 pages originales extraites de l’ensemble des sept volumes de la bible de saint Jean terminée en 2011, ainsi que divers outils, croquis et autres pièces. L’exposition, la première du genre à se tenir au nord-est du continent, s’est ouverte le 2 juin et se poursuivra jusqu’en octobre. L’aventure de la création de la bible de saint Jean a commencé en 1996, en collaboration avec l’Abbaye et Université Saint John de Collegeville, au Minnesota. Une équipe de 23 copistes, graphistes et assistants ont mené le projet à terme à Wales, sous la direction artistique de Donald Jackson, le calligraphe anglais de renommée mondiale.♦
Le Chevalier suprême Carl A. Anderson remet leur charte C de C aux membres du nouveau Conseil 15914 Father Francis L. Sampson, à Fort Campbell, au Kentucky.
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Icône de la communion L’irremplaçable mission d’amour de la famille est essentielle à la croissance de l’Église et au rétablissement de la société
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ès le début de son exhortation apostolique, Evangelii Gaudium (La joie de l’Évangile), le pape François dessine un « nouveau chapitre » de l’œuvre évangélisatrice incitant tout chrétien « à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ » (3). Il prévient contre la tendance de la société séculière à réduire le christianisme à un simple système éthique présentant des règles morales impopulaires et il ajoute : « Je ne me lasserai jamais de répéter ces paroles de Benoît XVI qui nous conduisent au cœur de l’Évangile : “À l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive” » (7, cf. Deus Caritas Est,1). Saint Jean-Paul II faisait une remarque semblable quand il affirma que : « L’Évangile de la vie …n’est pas seulement un commandement destiné à alerter la conscience et à susciter d’importants changements dans la société; c’est encore moins la promesse illusoire d’un avenir meilleur. L’Évangile de la vie est une réalité concrète et personnelle, car il consiste à annoncer la personne même de Jésus » (Evangelium Vitae, 29). Ainsi, devons-nous éviter le piège que l’esprit séculier dresse sur le sentier de l’évangélisation de l’Église c’est-à-dire, le portrait de chrétiens comme des gens qui cherchent à « imposer de nouvelles obligations » a leur entourage plutôt qu’un « peuple qui désire partager sa joie » (Evangelii Gaudium, 15). Faisant écho au pape émérite Benoît, le pape François affirme : « Ce n’est pas par prosélytisme que l’Église grandit, mais par “attraction” » (18). Dans ce contexte culturel, les écrits et le témoignage personnel de saint Jean-Paul II servent à la fois d’inspiration et d’apprentissage. Il faudrait retenir que sa conviction concernant la beauté de la famille ne provenait pas d’un aveuglement quelconque quant aux temps modernes, mais plutôt de son intelligence profonde de 8 ♦ COLUMBIA ♦
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l’homme et des défis de la modernité. Dans son célèbre document sur la famille, Familiaris Consortio, Jean-Paul II reconnaît la divergence fondamentale entre la culture séculière et la culture de la famille chrétienne, en relevant une différence « anthropologique et morale » qui se reflète dans la vision intégrale de la personne proposée par l’Église (cf. 32). Dans ce contexte culturel, les écrits et le témoignage personnel de saint Jean-Paul II servent à la fois d’inspiration et d’enseignement. On devrait se souvenir que sa croyance en la beauté de la famille provenait non pas d’un aveuglement quelconque face au présent, mais plutôt de sa propre expérience et de son intelligence profonde de l’homme et des défis de la modernité. Dans son document renommé sur la famille, Familiaris Consortio, Jean-Paul II reconnaît la divergence fondamentale entre la culture profane et la culture familiale chrétienne, notant une différence « anthropologique et morale » reflétée dans la vision intégrale de la personne que soutient l’Église (cf. 32). À partir de cette vision apparaît un message positif et porteur d’un message de vie venant contrer la crainte et l’anxiété qui prévaut au sein de la société contemporaine : « Contre le pessimisme et l’égoïsme qui obscurcissent le monde, l’Église prend parti pour la vie, et dans chaque vie humaine elle sait découvrir la splendeur de ce “Oui”, de cet “Amen” qu’est le Christ » (30). INTRODUIRE L’AMOUR DANS L’AMOUR En commençant il y a plus de deux décennies avant Familiaris Consortio, Karol Wojtyła présenta une série de réflexions sur le mariage sous le titre : Bellezza e Spiritualità dell’Amore Coniugale (Beauté et spiritualité de l’amour conjugal). Au cours de ces réflexions, le futur pape soutenait que l’Église peut défendre la famille de manière convaincante, seulement si elle peut de façon convaincante, sur le plan théologique et pastoral, démontrer la beauté de la vie familiale et la possibilité de vivre dans la joie et l’authenticité la
Scala / Art Resource, NY – Andrei Rublev, Icon of the Trinity, c.1410.
par Carl A. Anderson
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Le pape Jean-Paul II bénit Pat Wahlmeier, du Conseil 1123 Pius XII de Hastings, au Nebraska, dont la famille a remporté le titre de Famille internationale de l’année 1994, décerné par l’Ordre. Sur cette photo prise le 6 octobre 1995 à l’hippodrome Aqueduct, dans Queens, à New York : l’heureux papa en compagnie de deux de ses fils. vocation du mariage. Aussi, Wojtyła reconnaissait-il que l’Église doit surmonter l’impression que sa vision de la famille est essentiellement légaliste. « Elle ne réussira pas, écrivait-il, si, dès l’entrée de jeu, elle soutient une norme négative, un certain “on ne doit pas” ». Il nota que, par le passé, le mariage a été présenté d’un point de vue négatif, comme « un objet de la chair », par opposition aux choses de l’esprit. Wojtyła explora davantage ces idées dans une série de conférences prononcées à l’Université de Lublin, publiées une année plus tard, en 1960, sous le titre Amour et responsabilité. Dans son introduction de la première édition, Wojtyła nota que les conseillers spirituels des couples mariés catholiques se trouvent devant « une confrontation constante entre la doctrine et la vie ». En d’autres termes, le point de vue pastoral de Wojtyła provenait d’expériences et de préoccupations pratiques des nombreux jeunes couples mariés avec qui il interagissait. Afin de venir en aide à ces couples mariés, il soutenait
que le conseiller « avait comme tâche non seulement de permettre et d’interdire, mais aussi de justifier, d’interpréter et d’expliquer… afin de placer les normes de l’éthique sexuelle de l’Église sur une base solide. » Wojtyła considérait cette question comme un « problème qui peut s’exprimer comme le fait « d’introduire l’amour dans l’amour » et, plus précisément, comme « un problème de changer le second type d’amour [l’amour sexuel] en le premier type, l’amour dont parle le Nouveau Testament. » Ce qui est nécessaire c’est « l’intégration de l’amour ‘chez’ la personne et ‘entre’ les personnes ». Évidemment, ce que Wojtyła a appelé « l’éducation de l’amour » ne se produit pas automatiquement. Ce défi pastoral est donc demeuré un thème central de son ministère en tant qu’archevêque de Cracovie, et a continué d’être présent dans ses enseignements en tant que pape. L’approche pastorale positive du mariage, orientée vers la vocation AOÛT 2014
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POPE BENEDICT: CNS photo/L’Osservatore Romano via Catholic Press Photo – POPE FRANCIS: AP Photo/Alessandra Tarantino
Le pape Benoît XVI accueille une famille pour une audience privée dans la salle Clémentine, au Vatican, le 28 janvier 2010. • Le pape François reçoit les offrandes d’une famille lors de la messe du dimanche de la Pentecôte, le 19 mai 2013.
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à la sainteté, est renforcée du fait de la reconnaissance des avantages sociaux du point de vue chrétien de la famille, et ce notamment, en ce qui a trait à la pauvreté. En effet, le pape François a prôné une prise de conscience accrue de la dimension sociale de l’évangélisation, nous rappelant que « le besoin de résoudre les causes structurelles de la pauvreté ne peut être reporté » (Evangelii Gaudium, 202). D’après une étude du Bureau de recensement des États-Unis, le pourcentage des familles mariées vivant en dessous du seuil de la pauvreté au pays était de 6,2 p.c. Pour les foyers dont les mères sont seules responsables, le taux de pauvreté est de 31,6 p.c. Les enfants élevés par des parents mariés ont 82 p.c. moins de chance de vivre dans la pauvreté que ceux qui vivent avec un parent unique – une disparité qui demeure, même dans les cas de parents de même race et de même niveau de scolarité. Les foyers à parent unique comptent pour quelque 75 p.c. des assistés sociaux avec enfants aux ÉtatsUnis. En 2011, l’assistance gouvernemental a fourni quelque 330 milliards $ en argent, nourriture, logement, soins de santé et services sociaux à des familles pauvres à parent unique. Aujourd’hui aux États-Unis, sept sur 10 familles pauvres avec enfants sont sous la gouverne d’un parent seul – dont la grande majorité est dirigée par des mères seules. Les réalités économiques qu’ont à affronter ces familles sont souvent dévastatrices. Mais les pathologies affectives, psychologiques et spirituelles que doivent affronter ces familles sont souvent encore plus dévastatrices. Résumant des données sociologiques, l’organisme « Heritage Foundation » note : « En comparaison d’enfants élevés dans une famille intacte, les enfants élevés dans des foyers dirigés par un parent seul sont plus susceptibles d’avoir des problèmes émotifs et comportementaux; d’être agressés physiquement; de fumer, de boire et de prendre des stupéfiants; d’être agressifs; de s’adonner à un comportement délinquant et criminel; d’avoir un piètre comportement à l’école et d’abandonner à l’école secondaire ». L’ÉVANGILE DE LA MISÉRICORDE Une contribution importante fut apportée à la compréhension de l’Église concernant ces questions en 2008, à l’occasion d’un congrès international intitulé, « De l’huile sur les blessures : un examen contemporain des effets du divorce et de l’avortement sur les enfants et leurs familles ». Parrainée conjointement par l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à Rome, et les Chevaliers de Colomb, la réunion rassemblait des experts internationaux afin de fournir non seulement des examens diagnostiques de ces questions, mais aussi les incidences sur l’élaboration de réponses pastorales appropriées. [Note de la rédaction : voir l’article correspondant en page 22.] L’esprit de notre travail fut merveilleusement résumé par le pape Benoît XVI dans son discours devant le congrès le 5 avril 2008 : « L’Église a comme premier devoir d’aborder ces personnes avec amour et considération, avec soin et attention maternelle, en vue de proclamer le rapprochement miséricordieux de Dieu en Jésus Christ. En effet, comme l’enseignent les Pères, c’est lui qui s’est fait le véritable Bon Samaritain, qui s’est rendu près de nous, qui répand huile et vin sur nos plaies et nous amène à l’auberge, l’Église, où il nous fait traiter, nous confiant ses ministres et en payant d’avance personnellement pour notre guérison. Oui, l’Évangile de l’amour et de la vie aussi et toujours l’Évangile de la miséricorde. »
Le monde dans lequel nous vivons, où des millions de gens ont encore à rencontrer l’amour de manière signifiante, il y a un besoin urgent de miséricorde et de guérison. L’œuvre pastorale de l’Église en ce sens est inséparablement reliée au renouveau et au soutien de la famille chrétienne, qui est appelée à devenir l’icône de Dieu qui est communion. Notre foi enseigne que Dieu est amour, qu’il est unité en communion, Trinité. Cet amour s’est fait, pour nous, don irrévocable de lui-même quand Dieu a ouvert sa vie au monde en son Fils, Jésus Christ. Comme l’explique saint Jean-Paul II, parce que l’homme est fait à l’image de Dieu, « il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens », s’il ne rencontre pas cet amour (Redemptor Hominis, 10). Le monde a besoin de voir le Dieu révélé en Jésus-Christ, sauvant l’homme dans toutes ses relations. Il a aussi besoin de voir des familles que sont de véritables communautés de vie, d’amour et de pardon. Saint Jean-Paul II insistait sur le fait que la famille est essentiellement missionnaire, car elle a « mission de protéger, de révéler et de communiquer l’amour » – l’amour qui reflète la communion trinitaire et qui partage « l’amour de Dieu pour l’humanité et l’amour du Christ pour l’Église, son épouse » (Familiaris Consortio, 17). Dans la mission d’évangélisation de l’Église, l’amour seul est « efficace » – l’amour du Seigneur que les époux chrétiens reçoivent d’abord en tant que don divin et tâche. Depuis 1981, c’est la responsabilité de l’Institut pontifical JeanPaul II pour les études du mariage et de la famille d’aider intellectuels, professeurs, pasteurs, évêques, religieux et religieuses, ainsi que couples mariés à devenir de plus en plus conscients du besoin pressant de venir en aide à la famille chrétienne dans sa mission de « devenir ce qu’elle est » (cf. Familiaris Consortio, 17). Les familles chrétiennes ont besoin d’être encouragées afin de devenir actives dans les paroisses, les œuvres de charité et la transmission « de la foi aux jeunes générations ». Par-dessus tout, les familles doivent comprendre qu’elles représentent une icône de la communion même de Dieu et « une communauté à la fois sauvée et salvatrice » – une réalité sacramentelle au cœur de la mission d’évangélisation de l’Église (cf. Familiaris Consortio, 49). C’est la seule façon dont la famille deviendra un lieu de guérison et d’humanité pour les hommes et les femmes de notre temps. Et nous ne pouvons espérer accomplir cette tâche que si nous arrivons à transmettre, sans la diminuer, la beauté sacramentelle du mariage chrétien. Cette aide est nécessaire non seulement pour la famille ellemême. Comme saint Jean-Paul II le comprenait clairement, le grand lieu de rencontre en la chrétienté et la culture de notre temps, c’est la famille. Dans notre monde, un nombre de plus en plus grand de nos frères et sœurs est privé de Dieu et, par conséquent, privé d’une authentique expérience de communion et de joie. Ceux et celles qui ne croient pas ou dont la foi est chancelante ont besoin que la famille soit un témoin vivant du Dieu qui est Père, Fils et Esprit-Saint, source de la beauté du monde entier.♦ Note de la rédaction : Cet article est une adaptation d’une allocution que le Chevalier suprême, Carl A. Anderson, a livrée à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille à l’université du Latran, à Rome, en mars 2014. AOÛT 2014
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Une préparation à l’amour La sagesse de l’Église aide à préparer les jeunes gens et les fiancés à vivre des mariages heureux et sacrés par Colleen Rouleau
OPPOSITE PAGE: Photo by Brett Beadle Photography – PHOENIX: Photo by Tamara Tirado
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es couples se préparant au mariage doivent de nos jours relever est d’amener essentiellement les chrétiens à une « découverte du plusieurs défis. Michael Phelan, directeur du soutien paroissial “mystère chrétien” », à un passage vers une foi enracinée dans le au mariage et à la vie familiale pour le diocèse de Phoenix et membre Christ (PSM, 25). du Conseil 11536 Father Marcel Salinas, est bien conscient du En pratique, cette préparation se déroule en trois phases : éloignée, contexte peu stimulant : la fréquentation de la masse diminue, le prochaine et immédiate. La préparation éloignée est la rencontre avec concubinage est de plus en plus répandu, et un nombre grandissant le Christ au sein de sa propre famille, en recevant une éducation dans d’enfants sont élevés dans des foyers monoparentaux. la foi et en formant des amitiés saines pendant que l’on grandit. La « À plusieurs égards, les jeunes gens reçoivent une “anti-prépara- catéchèse se poursuit durant la phase de préparation prochaine, au tion” au mariage. La culture dans cours de laquelle un couple dislaquelle ils baignent n’encourage cerne l’appel à la vocation du pas les engagements qui durent mariage. Le couple en apprend toute une vie », explique Michael davantage au sujet du mystère Phelan. Face à un tel constat, il du sacrement du mariage et de serait facile de se décourager. la grâce du Christ, ainsi qu’à Mais ce dernier voit les choses propos de leur responsabilité en différemment, d’autant qu’envitant que futurs parents. Puis, au ron 1000 couples suivent, cours de la préparation imméchaque année, les cours de prédiate, les fiancés ont l’occasion paration au mariage offerts par le de prier, de recevoir le sacrement diocèse de Phoenix. de la réconciliation et de se pré« Ceux qui viennent vers parer en vue de la liturgie du nous et qui veulent réussir leur mariage. mariage ont pris la bonne déLe Conseil pontifical pour la cision, poursuit Michael Phefamille appelle le diocèse entier Ci-dessus : Michael Phelan, membre du Conseil 11536 Father Marlan. Je nourris énormément à s’investir dans le soutien à ces cel Salinas, à Mesa, en Arizona, supervise les programmes pour la fad’espoir. » préparations, puisque de nommille et la préparation au mariage au sein du diocèse de Phoenix. • breuses paroisses n’ont pas les Page ci-contre : Dominic et Lisa Price sont ici photographiés à VanUN PACTE D’AMOUR ressources nécessaires pour offrir couver, en Colombie-Britannique, où ils aident d’autres couples caPar préparation au mariage, on elles-mêmes des cours complets. tholiques à se familiariser avec la planification familiale naturelle. entend souvent un cours que les « En 2010, nous avons modicouples suivent après leurs fianfié notre programme de prépaçailles. Saint Jean-Paul II a touteration au mariage afin de refléter fois invité l’Église à voir cette préparation comme quelque chose de plus adéquatement la pensée de Jean-Paul II, explique Michael Pheplus global. Dans son exhortation apostolique de 1981, Familiaris lan. Nous l’appelons le “Pacte d’amour”, et il s’agit à présent d’un Consortio (Sur la famille chrétienne dans le monde moderne), il a processus d’une durée de neuf mois à partir du moment où le couple demandé aux fidèles de considérer la préparation au mariage comme contacte la paroisse jusqu’au mariage lui-même. » un processus « graduel et continu » afin d’encourager des mariages Trois éléments composent le programme : un cours sur les aptisains et vigoureux (66). tudes nécessaires à la vie conjugale ; un « mini-catéchuménat » simiPuis, marchant dans les pas de Jean-Paul II, le Conseil pontifical laire au programme de rencontres pour fiancés (Engaged Encounter) pour la famille a publié en 1996 un document intitulé Préparation et qui développe le sens de la communication et de l’évangélisation ; au sacrement du mariage. On y fait valoir que tous ont intérêt à voir et un cours intensif d’une journée sur le caractère sacramentel du bien préparés ceux et celles appelés à se marier, puisque le mariage mariage ainsi que sur la planification familiale naturelle (PFN). n’existe pas que pour le bien du couple, mais aussi pour celui de Selon Michael Phelan, ce modèle a porté des fruits. Après avoir toute la société. De plus, l’objectif visé par la préparation au mariage suivi les différents cours, 43 pour cent des couples vivant en cohabiAOÛT 2014
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tation disent qu’ils vont vivre séparément avant le mariage, alors que la majorité de couples disent qu’ils vont assurément avoir recours à la PFN une fois mariés. Haley et David Hernandez, de Phoenix, sont l’un des couples à avoir suivi le programme. « Je craignais un peu les “règles” de l’Église, raconte Haley. Nous vivions déjà ensemble avant le mariage et je ne voulais pas être jugée. Mais Mike Phelan et son équipe ont fait passer leur message avec amour, humour, compassion et beaucoup de rigueur, avec des faits. Ils ont touché mon cœur de l’intérieur. Tous les animateurs étaient humbles et naturels – le prêtre, notamment, était formidable. J’en ai pleuré, tellement je sentais que mon mariage allait être exceptionnel. » Peu à peu, la relation d’Haley avec l’Église de même qu’avec son fiancé est devenue basée sur la confiance. « Le cours m’a aidé à comprendre notre vocation, poursuit-elle. Nous avons donc décidé de ne plus cohabiter avant la célébration du mariage. » D’autres initiatives liées à la préparation au mariage ont connu un succès semblable. Pavel Reid, directeur du Bureau pour la vie, le mariage et la famille au sein de l’archidiocèse de Vancouver, en Colombie-Britannique, s’est lui aussi engagé à approfondir et élargir la portée des cours sur le mariage offerts à ses paroissiens. Le simple fait de présenter l’information de manière attrayante aide beaucoup, souligne Pavel Reid, qui est membre du Conseil 5540 Coquitlam (C.-B.). « Nous passons aujourd’hui trois fois plus de temps – de deux heures, on est rendus à six heures – sur la PFN ainsi que la théologie du corps. » Résultat ? Les demandes pour recevoir une formation personnalisée sur les diverses méthodes de PFN sont passées de 5 pour cent à plus de 20 pour cent, en une seule année. Originaires de Trinidad, Lisa et Dominic Price secondent depuis deux ans Pavel Reid en enseignant la PFN dans la région de Vancouver. Lisa avait entendu parler de la PFN alors qu’elle était adolescente, mais c’est en se préparant pour son propre mariage qu’elle a vraiment appris ce que cela signifiait. « J’ai été si subjuguée, racontet-elle, que j’ai tout de suite su que je voulais en faire mon ministère auprès des autres couples. » Dominic a ajouté: « Je dis à chaque homme fiancé qu’il a la chance unique et incroyable de connaître les merveilles entourant la fertilité de sa femme – de connaître celle-ci intimement, mieux qu’aucune autre personne ne la connaîtra jamais. Ils sont tout à fait sur cette longueur d’onde. C’est vraiment quelque chose que les couples veulent. » LE CHRIST : LA FONDATION Tout comme le mariage est plus que le jour même de la célébration, la préparation au mariage doit être comprise comme « un itinéraire de foi qui ne finit pas avec la célébration du mariage, mais se continue dans toute la vie familiale » (PSM, 16). Jason et Elise Angelette, codirecteurs du Ministère sur la foi et le mariage au sein de l’organisme Willwoods Community, dans l’archidiocèse de la Nouvelle-Orléans, témoignent de cette approche qui voit loin. Des retraites d’enrichissement durant une fin de semaine sont offertes à l’année aux couples mariés. Et l’enrichissement lui-même devient un prolongement de la préparation, et une autre occasion offerte de rencontrer le Christ et d’approfondir sa foi. 14 ♦ C O L U M B I A ♦
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« L’enrichissement ne se réduit pas à un jeu d’outils de communication », souligne Jason Angelette, qui appartient au Conseil 12072 Mary, Queen of Peace. « Personne ne construit une maison à partir d’une boîte à outils On construit une maison sur une fondation. Or en tant que sacrement, la fondation du mariage, c’est le Christ. » Grâce aux retraites d’enrichissement, les couples ont l’occasion de prier ensemble – souvent pour la première fois depuis qu’ils sont mariés. « Cela les amène à un degré d’intimité qu’ils n’ont jamais connu, dit Elise. Leur mariage de même que leur vie de famille s’en trouvent renouvelés. » Les Angelette ont d’ailleurs été témoins de la réaction positive et encourageante des couples, lorsque ceux-ci comprennent qu’il y a derrière eux une communauté entière pour les appuyer. « Nous avons besoin de la paroisse, et nous avons besoin des sacrements, insiste Jason. C’est là que nous nous retrouvons, tous. » Dans de nombreux cas, ajoute ce dernier, les couples participants reviennent pour diriger eux-mêmes des retraites et ainsi redonner à la communauté. Par ailleurs, l’accent renouvelé mis sur la préparation au mariage et l’enrichissement du mariage porte avec lui un accent sur la jeunesse et l’éducation au sein de la famille. Le diocèse de Phoenix, par exemple, a commencé à offrir un cours de leadership pour les élèves du secondaire, qui est fondé sur la catéchèse de saint Jean-Paul II sur l’amour humain. Il y a des efforts semblables pour fournir de la catéchèse aux parents, de manière à ce qu’ils soient mieux préparés à partager avec leurs enfants la doctrine de l’Église au sujet du mariage et de la famille. Citant la Lettre aux familles publiée par Jean-Paul II en 1994, le document sur la Préparation au sacrement du mariage nous rappelle que les parents sont « les premiers et les principaux éducateurs de leurs enfants [...] ils sont éducateurs parce que parents » (28, italique dans le document original). C’est ainsi que la boucle est bouclée et que les familles se voient outillées pour procéder à la préparation au mariage « éloignée ». « Nous ne pouvons pas mesurer immédiatement ces résultats, dit Pavel Reid, mais ils contribuent néanmoins à cette préparation “éloignée” que nous demande de faire l’Église afin de mieux appuyer le mariage et les familles. » Ceux qui donnent des cours de préparation au mariage attendent avec impatience les futurs conseils de l’Église, avec la tenue prochaine d’un synode des évêques sur les défis pastoraux de la famille. « Je m’attends vraiment à recevoir un plan concret pour nous aider à aller de l’avant. Avoir des directives claires et précises est extrêmement utile, indique Michael Phelan. Le pape François nous a rappelé que partout où il y a une personne qui a été baptisée, nous disposons de toutes les ressources nécessaires pour surmonter n’importe quelle difficulté. » Au bout du compte, toutes ces initiatives poursuivent un même objectif : rendre le Christ tangible au sein de chaque mariage, et de ce fait en transformer la culture. Après avoir travaillé auprès de centaines de couples mariés, les Angelette voient un dénominateur commun : « Le Christ change toute la donne, dit Jason. Si un couple accueille le Christ en son sein, tout peut être surmonté. »♦ COLLEEN ROuLEAu écrit depuis Edmonton, en Alberta.
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Ci-dessus : Les nouveaux mariés David et Haley Hernandez ont beaucoup de plaisir à faire la cuisine ensemble chez eux, à Phoenix. • Jason Angelette, membre du Conseil 12072 Mary, Queen of Peace à Mandeville, en Louisiane, et sa femme, Elise, dirigent le programme d’enrichissement au mariage dans la région de La Nouvelle-Orléans.
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la sacramentalité du
Mariage Par sacramentalité du mariage chrétien, on entend un appel à participer à l’amour indéfectible du Christ pour son épouse, l’Église par Nicholas J. Healy, fils
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ans son entrevue avec le père jésuite Antonio Spadaro, en août 2013, le pape François résumait ainsi sa vision de l’Église en faisant appel à cette image mémorable : « J’entrevois l’Église comme un hôpital militaire après le combat. Il est inutile de demander à une personne sérieusement blessée si elle souffre d’un excès de cholestérol ou quel est le niveau de sucre dans son sang. Vous devez guérir ses blessures. Ensuite, traiter tout le reste. Guérissez les blessures. Guérissez les blessures ». Parmi les blessures les plus douloureuses et les plus sérieuses de notre temps se trouve l’effondrement des mariages. Cette blessure est à la fois une tragédie humaine – une source de profonde souffrance pour les époux et notamment pour les enfants – et, comme le note le pape François, une « crise culturelle profonde […] parce que [dans la famille] il s’agit de la cellule fondamentale de la société » (Evangelii Gaudium, 66). Afin d’aborder ce défi, le pape François a fait appel à une démarche pastorale qui situe le mariage et la famille au cœur de la mission évangélique de l’Église. La capacité de l’Église de guérir les blessures dépend de son fidèle témoignage de l’amour miséricordieux de Dieu incarné en Jésus-Christ et communiqué dans les sacrements. L’une des tâches du prochain synode sur la famille sera d’aider les fidèles à redécouvrir le lien vital entre les sacrements et la pastorale en situations de difficultés. Le Catéchisme de l’Église catholique définit les sacrements comme « …des signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiées à l’Église, par lesquelles la vie divine nous est dispensée » 16 ♦ C O L U M B I A ♦
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(1131). Par son incarnation, le Fils de Dieu est entré dans l’histoire et s’est uni à la création. Les sacrements sont une œuvre maîtresse de Dieu, par laquelle le mystère de la vie, de la mort et de la résurrection du Christ est répandu dans le temps et nous est communiqué en vue de nous réunir en communion avec lui. Par l’intercession de l’Esprit Saint, les choses ordinaires de la création positive de Dieu – l’eau, l’huile, le pain, le vin – deviennent signes de l’amour de Dieu pour nous, et lui servant d’intermédiaire. Tout comme le Dieu Incarné a assumé entièrement l’existence humaine, ainsi les sacrements permettent que la grâce de Dieu rejoigne et guérisse tous les moments importants de la vie humaine. La naissance, le mariage, la maladie et même la mort deviennent en communion avec la vie et l’amour de Dieu. Parmi les sept sacrements, le mariage revêt une signification unique, puisque l’institution naturelle du mariage appartient à l’ordre de la création. Comme l’affirme le Catéchisme, « La vocation au mariage est inscrite dans la nature même de l’homme et de la femme, tels qu’ils sont issus de la main du Créateur » (1603). Le nouveau don que le Christ apporte au mariage restaure l’ordre originel de la création qui avait été blessé. Le Christ guérit et restaure le mariage en faisant de l’amour conjugal entre un homme et une femme un authentique symbole de son amour pour l’Église. Saint Jean-Paul II nous a appris que par la grâce du sacrement, dans le consentement par lequel les époux se donnent et se reçoivent entre eux « les époux participent à la charité du Christ se
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donnant lui-même sur la croix » (Familiaris Consortio, 13). C’est pourquoi un mariage sacramentel conclu et consommé entre des personnes baptisées ne peut être dissous. L’une des grandes intuitions de saint Jean-Paul II touche la relation entre l’amour humain et l’indissolubilité du mariage chrétien. Il a écrit ceci : « Enracinée dans le don plénier et personnel des époux et requise pour le bien des enfants, l’indissolubilité du mariage trouve sa vérité définitive dans le dessein que Dieu a manifesté dans sa Révélation : c’est Lui qui veut et qui donne l’indissolubilité du mariage comme fruit, signe et exigence de l’amour absolument fidèle que Dieu a pour l’homme et que le Seigneur Jésus manifeste à l’égard de son Église » (Familiaris Consortio, 20). L’indissolubilité sacramentelle est un don suprême de miséricorde par lequel l’amour divin habite l’amour humain et permet à celui-ci de se dépasser et participer à l’amour et la fidélité de Dieu. Cette grâce permet à ceux et celles qui s’échangent des vœux matrimoniaux de déclarer en toute vérité : « Je te donne ma vie, tant dans ses moments positifs que négatifs, en périodes de santé et de maladie, tant que je vivrai, et je reconnais la vérité de ces paroles ». Le don d’indissolubilité entraîne que, malgré les difficultés et la souffrance provenant de la faiblesse humaine et du péché, le lien du mariage-sacrement demeure une source constante de miséricorde, de pardon et de guérison. À la lumière de ce qui précède, retournons au début, à l’image de l’hôpital militaire après une bataille. En un sens, l’Église est
l’hôpital et les sacrements sont les médicaments qui contiennent vraiment la grâce et servent de la médiation thérapeutique de l’amour de Dieu. Pourtant, il y a toujours plus dans les sacrements, notamment le sacrement de l’Eucharistie qui résume notre foi et comprend toute notre vie. Les sacrements ne sont pas que médicaments; ils sont plutôt comme l’hôpital même – un endroit de guérison et de renouveau. Et plus encore qu’un hôpital, les sacrements révèlent la vérité la plus profonde de la création. Ils ouvrent un espace à la vie humaine authentique, à la miséricorde et au pardon, et en vue du renouveau de toute la création. Les sacrements sont des dons étonnamment prodigues. Dans l’Eucharistie, tout le mystère de la vie et de l’amour du Christ y est, pour ainsi dire, concentré et véritablement transmis à l’Église. Ainsi en est-il du mariage, un lien sacramentel recueille et contient toute une vie, même les contextes de maladies, de souffrances et d’abandon. Le pardon et la miséricorde sont toujours présents, non seulement comme idéal ou malgré l’échec présumé du mariage, mais dans et par le lien immortel du mariage. C’est ce lien sacramentel, « fort comme la mort » (Cantique 8,6), qui persiste comme signe et source de miséricorde et de réel symbole de la victoire du Christ.♦ NIChoLAS J. hEALy, fILS, est professeur adjoint de philosophie et de culture à l’institut Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, à Washington, D.C. Il est membre du Conseil Rosensteel 2169, de Silver Spring, au Maryland. AOÛT 2014
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Guérir les Blessures Alors que le nombre d’enfants du divorce augmente, de nouvelles initiatives pastorales aident à susciter l’espoir et la miséricorde par Shaina Tanguay-Colucci
L
e divorce de mes parents a été prononcé la semaine où je terminais mes études universitaires. J’ai passé la décennie suivante à essayer de comprendre ce que j’avais perdu et à me sentir comme si, à chaque nouvelle rencontre, je devais en quelque sorte m’excuser : je suis brisée, je suis blessée, il me manque quelque chose. Puis, peu à peu, j’ai découvert qui j’étais vraiment grâce aux enseignements de l’Église catholique et à l’amour de Dieu que j’ai pu partager avec mes prochains. J’ai fini par comprendre que ce ne sont pas mes blessures qui me définissent, c’est au contraire l’amour qui me définit. Dans une entrevue largement diffusée en août dernier, le pape François a dit qu’il voyait l’Église « comme un hôpital de campagne après une bataille ». Il a également dit qu’il voyait avec clarté que « la chose dont a le plus besoin l’Église aujourd’hui, c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, c’est la proximité [...] » On estime à 1,5 million d’enfants, rien qu’aux États-Unis, qui sont affectés chaque année par le divorce. Or comme les catholiques de ce pays connaissent un taux de divorce pratiquement similaire à celui qui prévaut chez les non-catholiques, on peut en déduire que le divorce affecte une proportion alarmante de nos co-paroissiens. Face à cette crise, de nouvelles initiatives pastorales ont été lancées, dont le Centre pour la recherche culturelle et pastorale, à Washington, D.C., établi dans la foulée du congrès sur le divorce tenu en 2008 à Rome et coparrainé par les Chevaliers de Colomb. Grâce à des efforts pastoraux comme celui-là, on constate que l’« hôpital de campagne » de l’Église est activement à l’œuvre afin de guérir les cœurs meurtris par ce qu’on qualifie de « révolution du divorce ».
LE MYTHE DU « BON » DIVORCE En 2007, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a présenté plusieurs communications à l’université pontificale du Latran sur le divorce et l’avortement. Son action a inspiré la tenue, l’année suivante, d’un congrès international sur le thème : « De l’huile sur les plaies : une réponse aux blessures engendrées par le divorce et l’avortement sur les enfants et leurs familles ». Commandité par les Chevaliers de Colomb et l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, l’événement qui se déroule à Rome a rassemblé des experts de huit pays. Dans son discours aux congressistes, le pape Benoît XVI avait alors encouragé l’Église à adopter « l’attitude d’amour miséricordieux » du Bon Samaritain à l’égard de ceux qui ont souffert d’un divorce ou d’un avortement. « Dans le débat, souvent purement idéologique, 18 ♦ C O L U M B I A ♦
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une espèce de conjuration du silence se crée à leur égard, a-t-il dit. Quand se rompt le pacte conjugal, ceux qui en souffrent par-dessus tout sont inévitablement les enfants, qui sont le signe vivant de son indissolubilité. » Elizabeth Marquardt, auteure d’un livre phare paru en 2005 et intitulé Between Two Worlds : The Inner Lives of Children of Divorce (traduction libre – Entre deux mondes : la vie intérieure des enfants du divorce), a également pris la parole durant ce congrès. Mme Marquardt a essentiellement fait valoir que même les enfants qui ont vécu des divorces à l’amiable souffrent terriblement. « Bien qu’un “bon” divorce soit préférable à un “mauvais” divorce, ce n’est jamais un événement positif, dit la spécialiste. Même les “bons” divorces forcent les enfants à jongler, seuls, avec les mondes différents de leurs deux parents, alors que dans une union saine et durable, les parents s’organisent pour rendre leurs univers respectifs intelligibles aux enfants. » Le travail d’Elizabeth Marquardt a justement permis d’attirer l’attention sur cette question, explique David L. Schindler, l’un des fondateurs du Centre pour la recherche culturelle et pastorale (CRCP). Appuyé par l’Ordre depuis sa fondation en 2008, le CRCP se préoccupe de mettre en lumière les enjeux culturels qui affectent les plus vulnérables. « Nous parlons du divorce comme si la guérison était toujours envisageable, alors qu’on oublie de garder à l’esprit que les enfants en souffrent beaucoup », explique David Schindler, doyen émérite de l’Institut Jean-Paul II de Washington, D.C., et membre du Conseil 433 Potomac, dans la même ville. Selon lui, l’identité de l’enfant est intrinsèquement liée à l’amour qui unit son père et sa mère. « La chose la plus importante que les parents donnent à leurs enfants, c’est l’amour qui les unit l’un à l’autre. Et c’est cet amour, à la base, qui a permis l’arrivée de l’enfant », souligne David Schindler. Lorsque cet amour se brise, ajoute celui-ci, cela blesse profondément l’enfant, qui voit ainsi son identité menacée. Au cours des six dernières années, le CRCP a été l’hôte de causeries et de conférences sur ce sujet et sur d’autres questions encore. Le Centre publie par ailleurs une revue trimestrielle intitulée Humanum, sur la famille, la culture et la science qui traite de famille, de culture et de science. La Dr Margaret McCarthy, directrice du CRCP et professeure à l’Institut Jean-Paul II, explique de son côté que le Centre cherche à toucher l’ensemble des disciplines en faisant la promotion des discussions et en développant diverses ressources pastorales. « La culture
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Les récents papes ont fait valoir le besoin qu’a l’Église de témoigner de l’évangile de la Miséricorde, dont la parabole du bon Samaritain fournit un bon exemple et que le peintre Eugène Delacroix a illustrée, en 1852.
PAINTING: V&A Images, London / Art Resource, NY
ambiante semble souvent se contenter de remédier à la souffrance pour ainsi dire en la niant, poursuit-elle, alors que le christianisme permet aux gens de voir la blessure et de l’affronter, afin de découvrir la vérité qu’elle recèle. » UNE ÉDUCATION DANS L’AMOUR En 2012, le CRCP a parrainé d’une conférence dont le thème était : « Les enfants du divorce devenus adultes : retrouver ses origines ». Étaient alors rassemblés pour l’occasion des gens de divers milieux et diverses disciplines, qui tous partageaient une préoccupation commune – à savoir, que les enfants du divorce avaient besoin de reconnaissance. Après la conférence, Margaret McCarthy a écrit que « le compterendu des débats révèle que les enfants du divorce sont comme “des voix qui clament dans le désert” au sein d’une culture qui neutralise leur plus profond souvenir, le souvenir de Dieu. » Depuis, le CRCP a développé une initiative pastorale baptisée « Retrouver ses origines » et conçue spécialement pour les enfants du divorce maintenant adultes. Selon la Dr McCarthy, « le programme cherche à aider les enfants du divorce à renouer avec leur
identité et ainsi leur permettre de comprendre une vérité plus profonde encore : l’amour de Dieu le Père. » Sœur Maximilia Um, vice-chancelière et avocate de droit canon auprès du diocèse de Springfield, dans l’Illinois, de même que professeure associée à l’Institut Jean-Paul II, a aidé au développement du programme « Retrouver ses origines ». « On a profondément besoin d’instaurer une éducation fondée sur l’amour, souligne sœur Um. Dans le droit canon ainsi qu’au tribunal, nous sommes confrontés à des problèmes très humains : des gens qui n’ont jamais vraiment bénéficié d’un foyer ; des gens à qui on n’a jamais appris comment interagir avec autrui, ou comment pardonner. » Selon sœur Um, la majorité des requêtes en annulation qu’elle traite implique un conjoint issu d’une famille qui a subi un divorce. « Les gens ne peuvent apprendre à aimer s’ils n’ont pas été eux-mêmes aimés et accompagnés, si quelqu’un ne prend pas le temps de leur apprendre comment se sacrifier et faire don de soi. » Lisa Lickona, diplômé de l’Institut Jean-Paul II et aujourd’hui épouse ainsi que mère de huit enfants, a elle aussi participé à la conférence de 2012 sur les enfants du divorce devenus adultes, et elle a AOÛT 2014
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Prenant la parole lors du congrès De l’huile sur les blessures, en 2008, Lynn Cassella-Kapusinski a déclaré : « L’un des profonds et durables bienfaits de ce ministère, c’est qu’il nous permet de faire naître rapidement et directement de saines attitudes pour affronter la souffrance, tant chez les enfants aux prises avec des familles disloquées que chez les parents eux-mêmes. » Elle a ajouté que Jésus peut aider les jeunes personnes à donner un sens à cette souffrance, de manière à ne pas laisser celle-ci les submerger, et à faire en sorte qu’elle les mène plutôt vers ce qui est beau et bon. L’action de Lynn Cassella-Kapusinski et des autres a suscité une reconnaissance grandissante du besoin qu’a l’Église de réorienter le regard de ses enfants – surtout ceux touchés par le divorce – vers quelque chose de plus permanent : trouver en Dieu leur identité. L’Institut Ruth, qui enseigne la vérité du mariage aux jeunes adultes, s’efforce déjà de travailler en ce sens. L’organisation a récemment repensé son approche pédagogique en lui donnant un caractère plus pastoral. En février dernier, elle a d’ailleurs tenu à San Diego une première conférence sur le thème « Guérir la famille du 21e siècle », qui visait à rassurer et raffermir les personnes issues de foyers SOUFFRANCE ET brisés. MISÉRICORDE « Il y a tant de personnes qui L’action du CRCP complète celle marchent dans la rue, autour de d’autres projets pastoraux dévelopnous, et qui sont blessées », dit Jenpés au cours des dernières années, nifer Roback Morse, qui a fondé dont l’un qui met l’accent sur les l’institut et le dirige encore auSœur Maximilia Um, vice-chancelière et avocate de droit canon auplus jeunes enfants touchés par le jourd’hui. près du diocèse de Springfield, dans l’Illinois, a aidé à développer du divorce. En 2002, Lynn CassellaLe Chevalier suprême Anderson matériel pastoral au profit des personnes dont les parents ont divorcé. s’est fait l’écho de ce sentiment dans Kapusinski a ainsi lancé « Faith son discours du 20 mars, à Rome, Journey Foundation » (Fondation dans lequel il a attiré l’attention sur cheminement dans la foi), un organisme à but lucratif qui s’occupe d’enfants issus de familles séparées les enfants et les jeunes adultes « pratiquement invisibles » qui ont été néanmoins affectés par le divorce. « N’est-il pas temps, a-t-il deou marquées par un divorce. Conseillère pédagogique, Lynn Cassella-Kapusinski est convain- mandé, que les millions d’enfants dont l’enfance a été détruite par le cue qu’une action suivie est nécessaire pour aider les enfants du di- divorce aient droit à la miséricorde des pasteurs de l’Église ? » Or effectivement, le Centre pour la recherche culturelle et pastovorce. Les comportements problématiques ne sont pas toujours d’emblée apparents, dit-elle, puisque les jeunes enfants ont tendance rale et d’autres organisations du même type ont entamé l’importante tâche d’identifier puis d’assister ceux et celles qui ont besoin de comà réprimer leur peine. Constatant qu’il n’existait pas de documentation expliquant com- passion. En assumant cette mission, ils prennent très au sérieux cette ment prendre soin de ces enfants dans une perspective catholique, idée de l’Église en tant qu’« hôpital de campagne » qui s’emploie à la conseillère a écrit trois livres sur le sujet et mis au point une ap- guérir, un à la fois, un mariage, une famille et un enfant.♦ proche basée sur la foi au profit des victimes. Son plus récent ouvrage, Mes parents se séparent : Je suis capable de surmonter l’épreuve (traduc- SHAINA TANGUAY-COLUCCI a reçu en 2010 son diplôme de tion libre) est un guide catholique pour les enfants qui a remporté l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à un prix d’excellence décerné par l’Association de la presse catholique, l’Université catholique américaine. Elle enseigne aujourd’hui la théologie à l’école secondaire St. Joseph de Trumbull, au Connecticut. en 2014. 20 ♦ C O L U M B I A ♦
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Photo by Terry Farmer Photography
travaillé elle aussi à l’initiative pastorale. Alors que les enfants du divorce peuvent sembler des survivants, vus de l’extérieur, ils sont en fait blessés à l’intérieur, souligne Lisa Lickona, elle-même une enfant du divorce. « La blessure est en lien avec la permanence de l’amour, explique cette dernière. Or les parents sont censés témoigner de cette permanence, de la fidélité associée à l’amour, et enfin de l’amour et de la fidélité de Dieu lui-même. » Reconnaître la tristesse et le tort causés par le divorce, ajoute-t-elle, est essentiel si l’on veut grandir en confiance, en s’imprégnant de l’amour divin. « Lorsque le mariage de vos parents se brise, Dieu ne vous tourne pas le dos : vous devez d’ailleurs à ce moment-là vous en remettre à Lui, dit Lickona. L’Église est notre Mère, et Dieu est notre père. C’est là que réside la possibilité de pardonner, de se renouveler, de demeurer fidèle. Parce que Dieu, lui, est fidèle. » Ce message est au cœur du programme « Retrouver ses origines », qui a déjà été mis à l’essai dans des paroisses de la région de Washington, D.C., et qui a même suscité de l’intérêt jusqu’en Angleterre.
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« La famille pleinement vivante » L’Ordre s’apprête à lancer un nouveau programme pour les familles par Andrew J. Matt
CNS photo/Mic Smith
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compter d’octobre, les Chevaliers de Colomb lanceront un La première étape exige que l’on désigne un lieu dans la maison nouveau programme multidimensionnel d’un an et conçu qui servira de « coin de prière ». Les familles sont encouragées à y pour aider les familles et les Conseils à se préparer en vue de la 8e disposer une bible, un chapelet, un crucifix et des images religieuses Rencontre mondiale des familles qui se tiendra à Philadelphie, ou des icônes, telles que l’image de la Sainte Famille qui vient avec du 22 au 27 septembre 2015. Avec pour thème « Construire la brochure. En plus d’une « Prière familiale » composée par l’arl’Église Domestique : La Famille Pleinement Vivante », cette chevêque de Baltimore et aumônier suprême William E. Lori et nouvelle initiative des Chevaliers coïncide également avec le pro- imprimée sur une carte de prière elle aussi comprise, la brochure chain synode des évêques, qui porpropose des chansons, des psaumes tera sur la famille. ainsi que d’autres prières. En annonçant le programme, le Divisé en 12 thèmes mensuels, le mois dernier, le Chevalier suprême programme invite les familles partiCarl A. Anderson a expliqué que cipantes à prendre part à trois événecelui-ci vise à « raffermir les familles ments mensuels : un projet familial à afin qu’elles puissent pleinement acréaliser à la maison, un projet de bécomplir leur mission d’être des névolat à l’échelle du Conseil et une églises domestiques, et cela grâce à la soirée cinéma. prière quotidienne, la catéchèse et la Par exemple, le thème d’octobre lecture des Saintes Écritures, de sera « Rapprocher les générations » même qu’à travers les projets caritaet parmi les projets proposés, il y a tifs et de bénévolat qu’elles peuvent réaliser un arbre généalogique et de réaliser en tant que familles. » se porter volontaires pour des évéLe programme est inspiré d’une nements « Nourrir les familles », orinitiative semblable appelée « Pour ganisés par les Chevaliers de une paroisse favorable aux familles », Colomb. En décembre, le thème qui a été développé et mise en sera « La famille qui prie », et parmi œuvre au point et implantée en les propositions, on suggère de faire Allen Tuncap, membre du Conseil 11170 Fort Belvoir, 2013 par les membres des Disciples une crèche de Bethléem et de paren Virginie, et son épouse, Janell, en compagnie de leurs des cœurs de Jésus et de Marie, une ticiper à une célébration Posada de enfants dans un parc de Charleston, Caroline du Sud, communauté religieuse établie à Noël. Quant aux soirées cinéma, en 2012. La famille est montée cette année-là à bord Madrid, en Espagne, et l’équipe de on y retrouve des films familiaux d’un avion militaire afin d’aller assister à la Rencontre la paroisse St. Mary de Littleton, au tels que La vie est belle, Le Roi Lion mondiale des familles qui se tenait à Milan, en Italie. Colorado. Le père Luis Granados, et Histoire de jouets, entre autres. curé de la paroisse St. Mary, exLe père Granados, qui a aidé à plique que le programme qui s’étend sur 12 mois s’inspire de adapter l’initiative « Construire l’Église domestique », décrit le la doctrine de saint Jean-Paul II à propos de la vocation de la programme comme un moyen pour les familles de s’engager enfamille et de « sa mission de garder, de révéler et de commu- core plus pleinement dans la nouvelle évangélisation. niquer l’amour » (Familiaris Consortio, 17). « L’Église ne peut « Pour les Chevaliers, c’est une occasion en or de grandir dans être le sel de la terre, ne peut accomplir sa mission, sans la fa- la foi en tant que maris et que pères dans leurs familles – en tant mille », souligne le père Granados, qui est membre du Conseil qu’églises domestiques – et de concert avec leurs Conseils et leurs 3340 Dr. Earl C. Bach, à Littleton. « L’Église domestique est paroisses. Quand cela se produit, les familles deviennent pleineun lieu de salut. » ment vivantes, et l’Église se renouvelle avec elles. » Adapté pour être utilisé par les familles et les Conseils C de C, Le matériel associé au programme sera envoyé aux Conseils le programme « Construire l’Église domestique » est enraciné locaux après le Congrès suprême du mois d’août. On pourra égadans la prière et il se révèle à travers la famille – ainsi que par des lement consulter la brochure en ligne.♦ projets axés autour des Conseils –, comme l’explique la brochure qui l’accompagne. ANDREW J. MATT est directeur de la rédaction de Columbia.
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NOTRE ÉGLISE DOMESTIQUE En tant que cellule fondamentale de l’Église et de la société, la famille se trouve au cœur de la nouvelle évangélisation par Carla Galdo
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n tant que famille avec quatre jeunes enfants, nous tâchons de suivre le flot du calendrier liturgique – que ce soit au cours de la prière tranquille des sombres soirées de l’Avent ou dans les chants festifs avec notre paroisse, le matin de Pâques, ou en compagnie de la famille et d’amis pour célébrer baptêmes ou premières communions, et lors des jours de fêtes de nos saints et saintes favoris. De cette manière dans les événements quotidiens de notre vie, nous reflétons la vie de l’Église universelle. En levant les yeux dans la foi au milieu de nos faiblesses et manquements quotidiens, en traçant notre route avec la grâce de Dieu, nous nous rappelons que, en tant que famille chrétienne, nous sommes appelés à un dessein plus noble. Le Concile Vatican II déclara : « Il faut que par la parole et par l’exemple, dans cette sorte d’Église qu’est le foyer, les parents soient pour leurs enfants les premiers hérauts de la foi, au service de la vocation propre de chacun » (Lumen Gentium 11). Dix ans après la fin du concile, le pape Paul VI rappela également que « tous les membres de la famille évangélisent et sont évangélisés » (Evangelii Nuntiandi, 71). Enfin, cette vision de la famille en tant qu’église domestique et comme centre d’évangélisation est devenue un thème directeur du pontificat de saint Jean-Paul II. Mon mari et moi prenons au sérieux cette fonction alors que nous tâchons, de plusieurs façons, de centrer notre vie familiale sur la Parole de Dieu. Une Bible à couverture brillante tient une place d’honneur sur manteau de cheminée, sauf si nous l’avons récupérée pour en lire un passage au cours du repas. Récemment, nous avons commencé à écouter des versions sonores des lectures du dimanche au cours de notre trajet à la messe. La lecture est suivie d’un questionnaire d’invention maternelle, comprenant des prix pour ceux qui ont écouté attentivement. En fin de journée, les mystères du rosaire, présentés sous forme d’histoires par mon mari, et illustrés par une pièce d’art sacré et tenu dans les bras élevés de notre jeune de 2 ans servent d’introduction saisissante à la vie de Jésus. Même si chaque saison apporte ses propres défis, ses revers et ses petites victoires, nous aspirons à rendre témoignage à l’Évangile et à grandir comme église domestique. L’ÉGLISE EN MINIATURE Le Concile Vatican II ravivait l’expression ecclesia domestica ou Église domestique voire « Église en miniature », mais ne l’a pas crée. En effet, saint Jean Chrysostome l’utilisait au quatrième siècle et elle a ses racines dans les tout premiers temps de la chrétienté. L’Écriture parle souvent de la conversion de maisonnées entières (cf. : Actes 11,14; 16,15; 18,8). La maison familiale, autant de petits îlots de vie chrétienne, est devenue le premier centre de conversion de familles entières (p. ex., Actes 11,14, 16,15, 18,8). Le foyer familial, comme autant de petits îlots de vie chrétienne, est devenu 22 ♦ C O L U M B I A ♦
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le premier centre de culte de l’Église en croissance. Comme le souligne également le Catéchisme de l’Église catholique, « De nos jours, dans un monde souvent étranger et même hostile à la foi, les familles croyantes sont de première importance, comme foyers de foi vivante et rayonnante » (1656). Pères et mères sont appelés – et à juste titre – les précurseurs de la foi de leurs enfants. Après tout, une bonne part de la formation et de l’éducation des enfants dépend de l’enseignement et de l’exemple vécu de leurs parents. De même, pères et mères sont souvent orientés à approfondir leur foi par leurs enfants. Nous savons que, grâce aux âmes les plus humbles, il existe déjà une demeure du Christ. À moins que nous devenions « comme des enfants », selon l’enseignement de Jésus, nos cœurs seront livrés à l’orgueil et endurcis, trop rustres pour le reconnaître, et trop remplis d’eux-mêmes pour entrer au royaume des cieux (cf. Mt 18, 3). Le sourire « tout-en-dents » et au nez froncé de mon enfant m’oblige à m’arrêter et prendre plaisir à la vie, rendant grâce à Dieu pour tous mes bienfaits. Au milieu d’un emploi du temps chargé, mon jeune de sept ans m’inspire à prendre le temps de me reposer dans la miséricorde de Dieu. Malgré son jeune âge, il aime dire à notre famille que si la confession fréquente convient à saint JeanPaul II et au pape François, elle nous convient bien à nous aussi. Mon garçon de 5 ans m’a un jour posé une question qui m’a fait réfléchir plus profondément sur la vie de la Sainte Famille. Il s’est approché de moi, l’air préoccupé. « Maman, dit-il tranquillement, pourquoi Jésus n’a-t-il pas eu de frères et sœurs? » Il comprenait alors quelle bénédiction représentait ses sœurs, malgré les disputes fréquentes, et il s’inquiétait du fait que Jésus n’aurait peut-être eu personne avec qui s’amuser en grandissant. J’ai commencé par expliquer que Marie n’a eu qu’un seul bébé, qui était le Fils de Dieu, et comment Jésus avait beaucoup à faire en aidant saint Joseph dans son métier. Le visage de mon fils rayonna et il montra trois doigts en disant : « Maman Marie, saint Joseph et Jésus – un, deux, trois, comme la Trinité! » Satisfait, il bondit dehors et enfourcha son vélo dans l’entrée. Bien que son intuition ne mesurât pas les profondeurs du mystère trinitaire, ce fut une occasion pour moi de me rappeler ce que signifiait le fait que Jésus avait fait son entrée sur terre par la famille. Le Fils de Dieu est né comme nous tous et a grandi en obéissant à un père et une mère, vivant l’humble vie d’une petite maisonnée pendant presque toute sa vie. De fait, Jean-Paul II a dit que la Sainte Famille constituait « une Église en miniature » dans laquelle toutes les familles chrétiennes doivent trouver leur reflet » (Redemptoris Custos, 7). Plus tard, dans sa Lettre aux familles, il notera : « A la lumière du Nouveau Testament, il est possible d’entrevoir que le modèle originel de la
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L’auteure et son mari, Michael, membre du Conseil 11136 St. Francis, à Purcellville, Virginie, en compagnie de leurs enfants, dans leur maison de Lovettsville. famille doit être cherché en Dieu même, dans le mystère trinitaire de sa vie » (6). LA CELLULE VITALE DE LA SOCIÉTÉ Il est essentiel de cultiver une foi vive dans un monde qui devient de plus en plus hostile à la foi ainsi qu’à la famille. Comme l’affirmait saint Jean-Paul II, « la famille est devenue la “cellule première et vitale de la société” » et c’est ainsi que « l’avenir de l’humanité passe par la famille » (Familiaris Consortio, 42; 86). Comme un jardin la vie familiale fleurit en proportion directe du montant de soin et d’alimentation elle reçoit. La prière et la fréquentation des sacrements constituent l’eau vive de la famille, tandis que les mauvaises herbes de l’égoïsme et du vice sont sarclées par une vie d’affection mutuelle et de pardon, d’hospitalité et de générosité envers les gens dans le besoin. (cf. CCC 1657). Éclairés par la Parole de Dieu, nous devenons suffisamment forts pour annoncer avec joie l’Évangile aux autres et, en imitation du Christ, pour nous mettre à leur service. Le pape François nous rappelle que « la parole de Dieu nous manifeste constamment comment Dieu met au défi ceux et celles qui croient en lui “d’aller de l’avant” » (Evangelii Gaudium, 20) Ayant soin de bébés et de tout-petits, une bonne partie de l’énergie familiale est braquée simplement sur la façon de terminer la journée, mais nous tâchons également de tourner nos cœurs vers le monde extérieur. Parfois nous « allons de l’avant » un à un – mon mari effectue de petites tâches chez les gens qui ont besoin d’aide, tandis que j’apporte des repas pour aider des nouvelles mamans. Le pape François nous rappelle que « la parole de Dieu nous démontre constamment comment Dieu défie les personnes qui croient en lui “de sortir” (Evangelii Gaudium, 20). Ayant soin de bébés
et des petits, une grande part de l’énergie familiale est axée sur l’effort requis pour terminer la journée, mais nous tâchons quand même d’orienter nos cœurs vers l’extérieur. Parfois, nous « allons de l’avant » un à un – mon mari accomplit les petites tâches aux foyers des personnes qui ont besoin d’aide, tandis que je porte les repas offerts aux nouvelles mamans. Parfois, nous « allons de l’avant » ensemble. Mon mari et moi essayons également de planter les graines de la générosité et de la sensibilité envers les pauvres, en permettant aux enfants d’apporter l’offrande mensuelle de provisions à notre paroisse, lors de la campagne mensuelle de collecte de denrées alimentaires ou en les invitant à choisir les dons offerts à la collecte de jouets parrainée par les Chevaliers à l’occasion de Noel. Même si nos gestes d’hospitalité et de service sont modestes, nous espérons qu’ils préparent de plus en plus une vie de charité au fur et à mesure que nos enfants vieillissent. S’il y a une leçon à retenir alors que nous nous efforçons de faire honneur au titre « d’Église en miniature », c’est que la tâche n’est ni automatique ni facile. Pourtant, même nos manquements nous apportent des moments de grâce. Nous nous souvenons alors de notre besoin de la miséricorde de Dieu et le besoin de s’excuser et de pardonner. Par-dessus tout, nous nous souvenons que toute excellence ou beauté qui émanent de notre demeure n’est pas la nôtre propre. Notre petite « église en miniature », tout comme l’Église universelle, doit sans cesse pointer à l’origine vers la source de son rayonnement. La famille chrétienne, tout comme l’Église, n’a pas d’autre lumière que le Christ.♦ CArLA GALDO écrit depuis son domicile situé à Lovettsville, Virginie. Son mari, Michael, est membre du conseil St. Francis 11136, de Purcellville. Ils ont quatre enfants. AOÛT 2014
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Apaiser la tempête Les enseignements de Karol Wojtyła nous aident à retrouver la vérité oubliée de la signification d’être humain par Mgr J. Brian Bransfield
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arol Wojtyła, l’homme qui est devenu saint Jean-Paul II, s’est sauvé des deux pires régimes totalitaires de l’histoire : le nazisme allemand et, plus tard, le communisme soviétique. Par « sauvé », je ne veux pas dire qu’il s’en est évadé. C’est plutôt que, comme prêtre et évêque, il s’en est sauvé seulement en les approfondissant davantage. Alors que la police secrète patrouillait les rues de Cracovie, l’abbé Wojtyła s’est évadé dans les montagnes de Pologne avec de jeunes couples mariés. Il engageait non pas une milice, mais de jeunes gens unis par le lien permanent, fidèle, fécond du mariage – parce qu’il savait que la cible c’était eux. Le but des régimes totalitaires ne consiste pas seulement à conquérir les terres, mais de 24 ♦ C O L U M B I A ♦
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contrôler toute la culture d’un peuple, de changer la signification inchangeable des choses. Là dans la liberté des montagnes, Wojtyła allait plus profondément encore : il présentait la nature inchangeable de la personne humaine. Il leur apprenait la signification profonde du mariage et la nature de la famille. Des années plus tard, comme pape, Jean-Paul II soulignait ces vérités dans son document repère sur la famille intitulé : Familiaris Consortio : « L’avenir de l’humanité passe par la famille » (86). Et en proclamant saint Jean-Paul II « le pape de la famille », le pape François a signalé que l’Église a besoin de méditer les intuitions du saint pape en réponse à la confusion et la violence de notre ère moderne.
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Trois révoluTions En l’an 2000, Josef seifert, recteur de l’Académie internationale de philosophie du liechtenstein, a noté qu’un plus grand nombre de personnes furent assassinées au 20e siècle que dans toute autre période de l’histoire. la principale raison, a expliqué seifert, en fut « une simple application logique à la politique et à la vie privée de certaines idées sur l’homme qui furent enseignées pendant des décennies dans les plus prestigieuses universités du monde entier ». un plus grand nombre de personnes sont assassinées par suite d’idéologies politiques, a noté seifert, que « par un retour aux passions animales » ou par « de sentiments morbides de fierté nationale ou de vengeance ». si ces remarques semblent faire allusion à l’époque révolue des camps de la mort nazis et des goulags soviétiques, réfléchissez aux faits suivants : l’un des professeurs d’éthique les plus renommés des états-unis soutient qu’un chimpanzé a davantage droit à la vie qu’un enfant malade. D’après une étude de 1997 parue dans la revue médicale britannique, The Lancet, près du tiers des pédiatres des Pays-Bas avait euthanasié des enfants atteints de malformations, et ce parfois, sans même obtenir la permission d’un parent. En février 2007, la Cour suprême de la suisse déclara que les déficients mentaux ont un droit constitutionnel d’être éliminés. l’organisation mondiale de la santé estime qu’il y a autant que 50 millions d’avortements chirurgicaux chaque année. Considérez encore les maux innombrables par suite de la guerre, l’agression, le terrorisme, la pauvreté et la faim. De nombreuses personnes, d’une précision inquiétante, signalent que notre époque est marquée par le rejet de Dieu. D’ailleurs, les manchettes quotidiennes nous condamnent : nous n’avons pas simplement rejeté Dieu, mais nous avons également oublié ce que c’est d’être humain. Qu’est-ce qu’il y a au cœur de cette amnésie culturelle? Depuis 150 ans, une tempête de proportions sinistres a cumulé des forces. Elle a presque balayé de notre conscience contemporaine tout sens de ce que signifie « être humain ». le premier assaut de la tempête remonte à la révolution industrielle. Durant la dernière moitié des années 1800, la société américaine se transforma d’une société basée sur la communauté locale, centrée sur la famille, à une société fondée sur l’usine et la chaîne de montage. Bien sûr, la société industrielle apportait certains aspects positifs, il va sans dire, mais au fur et à mesure que la nature de l’industrialisation et de la production se modifiait, d’autres changements se sont produits également. Pères et mères et même des enfants devaient se rendre en usine pendant de longues heures. le nombre d’heures donnait lieu à la production, et la production, au profit. le travail humain passait du respect de l’être humain, d’un moyen de pourvoir au bien-être de la famille, à la préoccupation du résultat final et de l’individu rivalisant avec son voisin. Graduellement, le sentiment d’être quelqu’un devenait : « Je réussis si j’acquiers des biens… des profits, un rang, un statut dans la société ». le deuxième assaut de la tempête parfaite, la révolution sexuelle, a eu lieu dans la deuxième moitié du 20e siècle. la sexualité humaine ne trouvait plus son sens dans le don fidèle et fécond du mariage et de la famille, mais dans la satisfaction du besoin érotique personnel de l’individu. Alors, l’adultère et la cohabita-
Les révolutions industrielle, sexuelle et technologique se sont liguées pour modifier la compréhension qu’ont les gens d’eux-mêmes, et modifier également leur façon d’interagir avec les autres. tion se sont rapidement répandus. le divorce par consentement mutuel se présentait comme une panacée, pourtant il donna lieu à une épidémie d’absence du père. la pornographie passait d’un secret bien gardé au cours des années 1920 à une activité artisanale durant les années 1950, pour devenir un style de vie et une option de carrière en l’an 2000. Alors, pour être humain, le but AOÛT 2014
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n’était plus d’acquérir des biens, mais de s’adonner au plaisir qui avait perdu sa relation avec la beauté véritable. Le troisième assaut de la tempête commença à faire rage vers la fin des années 1970 avec l’arrivée de la révolution technologique. La technologie a avancé tellement rapidement que l’ordinateur et l’appareil mobile sont devenus le troisième partenaire de toute relation. L’écran numérique a remplacé le visage. Un autre élément est arrivé avec les progrès de la révolution numérique. Le but en est devenu la vitesse : accès plus rapide à Internet, à l’information, à la communication. En effet, l’accès haute vitesse est souvent devenu trop lent. Même la gratification instantanée ne semble pas assez rapide. Et maintenant, quand nous ne sommes pas devant un machin numérique, c’est avec anxiété que nous désirons que les gens ordinaires nous laissent le passage – dans la circulation automobile, dans l’ascenseur ou à la caisse enregistreuse. De nos jours, dans les ravages de la tempête, ce n’est pas simplement le fait d’acquérir du plaisir qui compte, mais d’acquérir le plaisir rapidement. Par plaisir, j’entends quelque chose de plus discret que de s’adonner à l’hédonisme. C’est la musique de fond subtile nous pressant d’aborder les loisirs, l’éducation, la finance, la vie au foyer, le travail et même notre religion en suivant les règles de la consommation, du pouvoir et de l’individualisme. Ne pas réussir à s’adonner rapidement au plaisir équivaut à faillir comme être humain. Rappelons l’intuition clé du professeur Seifert : transposées en idéologies politiques, ces idées sur l’homme ont tué des millions de personnes et continuent d’en tuer des millions. Les manchettes sont parfaitement claires : l’homme moderne enjambe les extrêmes du plaisir débridé et de la violence incalculable. L’ironie de tout cela, c’est que plus la société cherche à « acquérir rapidement le plaisir » plus tout le monde en souffre. LE REDRESSEMENt Quand Karol Wojtyła fut élu pape, en 1978, au centre de la tempête, il savait comment faire. Il avait déjà affronté des régimes totalitaires. Il allait plus à fond, toujours plus à fond. Cette fois, il n’a pas conduit de jeunes gens dans les montagnes de Pologne. Il amena le monde au centre de l’Église en proclamant ce que cela signifie d’être humain. Durant tout son pontificat, saint Jean-Paul II a enseigné sans crainte la grande vérité que d’innombrables générations avaient perçue depuis longtemps, vérité confirmée tant par l’Écriture sainte que par la tradition vivante de l’Église : La vie humaine et la beauté de l’homme et de la femme ne sont ni des jouets ni des outils, mais des dons et, en tant que telles, sont désignées pour nous démontrer non seulement certains aspects de nous-mêmes, mais aussi de Dieu. L’être humain est créé à l’image de Dieu qui est amour (cf. Gn 1, 26-27; 1 1Jn 4 : 8). Selon l’esprit du « facile à réparer » de notre époque, nous pouvons penser que l’amour me concerne moi et ma façon d’obtenir ce que je veux. Mais ce n’est pas moi qui suis l’objet premier de l’amour authentique; cela concerne un don de moi-même à l’autre qui est différent de moi. La différence sexuelle qui existe entre l’homme et la femme 26 ♦ C O L U M B I A ♦
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n’est pas uniquement une réalité biologique. Elle est essentielle, irremplaçable et fondamentale à l’existence humaine même. La différence sexuelle a un sens plus profond, elle reflète une ouverture incomparable et incommensurable tant de l’homme que de la femme, à tous les niveaux. Cette ouverture mène naturellement au don de soi réciproque à travers la communion de personnes en une seule chair, comme le permet l’union de l’homme et de la femme dans le mariage. Autrement dit, le corps humain, dans sa spécificité mâle et femelle, n’est pas quelque chose qui est « ajouté » à la personne. C’est plutôt qu’elle est inséparable de l’identité même de la personne. tout notre être, à même notamment le bienfait de notre sexualité humaine, est appelé à exprimer l’amour total du don de soi, ce qui s’intègre à la signification de la personne. Certaines personnes estiment, à tort, que pour devenir saint, il faut être prêtre ou religieux ou religieuse. Certaines personnes peuvent même penser que les prêtres ou les religieux établissent les règles qui guident les couples mariés ou que le mariage est une espèce de prix de consolation pour les gens qui n’ont pu devenir prêtres ou religieuses. Au contraire, c’est l’amour authentique entre maris et femmes qui fixent les balises de ce que signifie être prêtre ou religieuse. Le don de sa propre vie dans l’amour conjugal constitue la forme même du don de soi qui se situe au cœur même du fait d’être prêtre ou religieuse. Dans Familiaris Consortio, Jean-Paul écrit : « La Révélation chrétienne connaît deux façons spécifiques de réaliser la vocation à l’amour de la personne humaine, dans son intégrité : le mariage et la virginité » (11). Depuis l’origine du temps, Dieu a choisi de partager une part de son amour ineffable avec le monde par l’intermédiaire de l’amour humain. En effet, sur la croix, le Christ-époux s’offre totalement en sacrifice d’amour à son Épouse, c’est-à-dire l’Église. L’amour conjugal se doit donc de transmettre quelque chose de l’amour de Dieu au monde, et Dieu a un plan selon lequel ceci se réalise. Au même moment précis où il crée la vie humaine Dieu crée également la différence entre l’homme et la femme : « Dieu créa l’homme à son image; à son image, il les créa; homme et femme il les créa » (Gn 1, 27). Jésus confirme cette grande vérité de la Genèse et la proclame à nouveau quand il enseigne, au sujet du mariage, qu’il remonte « au commencement » (cf. Mt 19 : 4ff ). Nous découvrons la forme première et primaire du don de soi dans le mariage. Le Concile Vatican II l’exprime ainsi : « Mais Dieu n’a pas créé l’homme solitaire : dès l’origine, “il les créa homme et femme ” » (Gn 1, 27). « Cette société de l’homme et de la femme est l’expression première de la communion des personnes. » (Gaudium et Spes, 12) Le Concile enseigne de plus que l’homme « ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même » (GS, 24). Pour me trouver, je dois me donner moi-même. Songez un peu à ce paradoxe. Il ne s’agit pas d’un mantra d’un soi-disant spectacle-réalité. Pour être comblé intérieurement, je dois aller à l’extérieur par le don authentique de moi-même. Les premières paroles de l’homme rapportées dans l’Écriture confirment l’enseignement du concile. L’homme et la femme ar-
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Le père Karol Wojtyła, qui devint ensuite le pape Jean-Paul II, en compagnie de jeunes gens, au début des années 1950. Le père Wojtyła se rendait régulièrement en montagne avec de jeunes couples mariés et des étudiants qui faisaient partie d’un groupe appelé Srodowisko, qui signifie réseau.
Archival Collection of Adam Bujak
rivent d’abord à se reconnaître à partir de leurs corps : « Celle-ci, enfin, est l’os de mes os, la chair de ma chair », dit Adam rempli de joie et d’émerveillement. « Celle-ci sera appelée “femme”, car de l’homme même elle fut créée » (cf. Gn 2, 23). C’est seulement à la vue de la femme, reconnaissant la signification de leurs personnes en apercevant chacun leur corps, que Adam arrive à nommer Ève. En la nommant, il se nomme luimême et découvre qui il est. Son identité devient claire, tout comme la sienne en l’apercevant. Pour les maris comme pour les femmes, l’acte conjugal devient un moment suprême du don quotidien de soi qui dure toute la vie. Ce don total de l’union conjugale, dans laquelle se résument tous les autres dons quotidiens dans leur chair même, est si chargé de signification que Dieu en a fait la source du plus grand des dons : une nouvelle vie humaine. LA bEAuté DE L’Amour bien que l’acte conjugal ne conduise pas toujours à une vie nouvelle, il porte toujours en lui le reflet et la manifestation du don de soi conjugal complet et fécond. toute vie nouvelle, comme la sexualité humaine est un don. malheureusement, nombreuses sont les personnes qui font mauvais usage du don de la sexualité en vivant dans le prisme obscur
de l’acquisition rapide du plaisir. Il s’ensuit également qu’ils n’arrivent pas à reconnaître le don de la vie nouvelle et le traite comme un prix, un trophée ou un fléau. Les pressions en vue de rechercher le plaisir de notre culture ne sont jamais loin, mais les montagnes non plus. La sagesse de l’église nous aide à découvrir que nous ne sommes pas faits pour l’acquisition rapide du plaisir; nous sommes faits, toujours et partout, pour transmettre lentement la beauté. Karol Wojtyła s’évadait régulièrement. Il s’évadait encore plus profondément et proclamait le concept central sur l’homme, la signification imposante de l’amour authentique inscrite dans la chair de l’homme et de la femme. Il savait également, comme en témoigne la raison humaine et comme Jésus l’enseignait, que si l’amour authentique ne commence pas par l’homme et la femme dans le mariage, jamais il ne commence. La nature de la famille – le lien entre père, mère et enfant – révèle quelque chose de la structure interne de l’amour qui existe en plénitude en Dieu seul. En affirmant que l’amour conjugal possède cette signification transcendante, on ne cherche pas un retour à un passé idyllique quelconque.♦ mGr. J. brIAn brAnSfIELD, StD, est secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques catholiques des états-unis. AOÛT 2014
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
CHEVALIERS
À
L’ŒUVRE
ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE
bourses scolaires pour l’école secondaire St. Thomas Aquinas et répondre au besoin d’aide sociale dans la région. Le fonds a été créé suite à la vente de la grande salle du conseil. TROUVER UNE MAISON
PRIER POUR LES VOCATIONS
Depuis plusieurs années, le conseil 11411 St. Damien of Molokai de Rochester, dans l’état de New York, parraine des messes et des dévotions du rosaire afin de prier pour l’augmentation du nombre des vocations sacerdotales. Plusieurs jeunes hommes qui avaient participé à ces prières ont depuis discerné une vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée. REGARD JEUNE
Le conseil 1966 Father Shine de Plattsmouth, au Nebraska, a parrainé un déjeuner bénéfice pour le groupe « T4 :12 » du secondaire Lourdes Central, nommé après Timothée 4 :12 : « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en cha28 ♦ C O L U M B I A ♦
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rité, en foi, en pureté. » Sept étudiants ont servi le déjeuner aux paroissiens et aux invités de l’Église Holy Spirit pour réunir des fonds pour un voyage pro-vie. Le déjeuner a réuni 540$. CONFÉRENCE À LA PAROISSE
Le conseil 7315 Pope John Paul I de Nipawin, en Saskatchewan, a organisé une mission paroissiale avec pour conférencier le diacre Alex Jones, ancien pasteur pentecôtiste de Detroit. La mission a étudié le message du pape sur la nouvelle évangélisation.
tington qui sont en mauvaise passe financière et qui ne participent pas aux programmes financés par le gouvernement. Chaque année, plus de 70 Chevaliers participent à l’initiative qui collecte des fonds grâce à des sollicitations par voie de courrier et des points de dons situés dans toute la ville. Comme le conseil couvre tous les frais, chaque dollar recueilli va directement aux bénéficiaires. Ces 36 dernières années, la campagne « Donner » a réuni plus de 234 000$.
« DONNER »
FONDS DE DOTATION
Le conseil 1014 Msgr. Thomas Dillon d’Huntington, dans l’Indiana, a lancé sa campagne annuelle « Donner » afin d’aider les habitants du comté d’Hun-
Le conseil 2806 Kenora (Ontario), a créé un fonds de 50 000$ avec la Fondation communautaire régionale de Kenora et Lake of the Woods, pour soutenir la création de
Russ Harrison du conseil 10208 Daniel Patrick Sullivan de Hot Springs, dans l’Arkansas, collecte le don d’un automobiliste pendant la campagne annuelle de collecte de fonds du conseil pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Les Chevaliers ont sollicité les entreprises locales et ont mis en place huit points de collecte, rapportant près de 18 000$. Les Olympiques Spéciaux, First Steps et Abilities Unlimited ont bénéficié de ces fonds.
UPPER LEFT: Photo by Dale Quinio, daleqphotography.com
Christian Theroux de l’assemblée Santa Rosalia de Monterey, en Californie, tient un bénitier pour le père Freddy Calario alors qu’il bénit une Ford A de 1929 au Carmel Mission Concours, parrainé par le conseil 4593 Carmel mission. Organisé dans la cour historique de la Mission San Carlos Borromeo de Carmelo, l’événement a rassemblé 35 voitures et motos anciennes et rapporté 25 000$ au profit des œuvres de charité.
Le conseil 4400 Holy Trinity de Joliet, dans l’Illinois, a donné des affaires de toilette et autres articles de toilette nécessaires au programme de logement géré par le secours catholique du diocèse de Joliet. Le programme propose plusieurs services comme la gestion de dossiers, une formation pour acquérir les compétences indispensables pour vivre indépendamment, l’accès et l’aide à l’emploi.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
Burns de North Wales, en Pennsylvanie, on a pu faire don de 647$ à la Mission mondiale fauteuil roulant qui achète des appareils pour les personnes à mobilité réduite sans moyens, partout dans le monde. MODERNISATION DE LA CUISINE
Rydar Smith, 3 ans, le petitfils de John Springer du conseil 9740 Father Henry J. Banks de Canyon Country, en Californie, collecte de la monnaie pendant la campagne annuelle de collecte de fonds pour les personnes ayant une déficience intellectuelle. Avec l’aide de leurs familles et des Boy Scouts, les Chevaliers ont collecté 4200$ au profit de Carousel Ranch à Agua Dulce, un programme équestre thérapeutique pour les personnes ayant une déficience.
ROSAIRES DE LA MISSION MONDIALE
Le conseil 3026 Belle Vernon (Pennsylvanie), a offert plus de 200 rosaires de la Mission mondiale aux élèves de l’école catholique St. Sebastian. Les élèves ont également reçu une carte de prière pour la canonisation du Vénérable archevêque Fulton J. Sheen et une explication du rosaire de la Mission mondiale, que le Vénérable Sheen présentait dans son émission radio en 1951. Après avoir écouté l’histoire du rosaire, les élèves ont prié ensemble. SE DÉPLACER
Grâce à un déjeuner de charité parrainé par le conseil 13126 Father Robert D.
Le conseil 5482 John Fitzgerald Kennedy d’Accokeek, dans le Maryland, a fait don de 10 000$ à l’église St. Mary of Piscataway pour aider la paroisse à mettre la cuisine de l’école aux normes. Grâce à des investissements dans des sociétés de crédit immobilier, le conseil a financé les installations, comme les bacs à graisse, les fours commerciaux et les éviers. Le conseil a également offert 20 000$ à l’église St. Mary, Star of the Sea, pour moderniser le système de réfrigération utilisé pour le programme de la paroisse « Nourrir les démunis ». NETTOYAGE DU TERRAIN
Les membres du conseil 8853 St. Francis de Sales de Burnaby, en Colombie-Britannique, ont aidé le père Tom Smith, aumônier du conseil, à enlever une branche d’arbre tombée et à nettoyer le terrain du presbytère. En faisant ce travail eux-mêmes, les Chevaliers ont fait économiser à la paroisse les frais d’une entreprise d’élagage d’arbres. NOUVELLE MAISON POUR « BETHLEHEM HOUSE »
Le conseil 1116 Easthampton (Massachusetts) a passé plus de 400 heures à rénover le presbytère du campus Sacred Heart de la paroisse Our Lady of the Valley. « Bethlehem House », une association chrétienne à but non-lucratif qui propose des
Le député de district Claude Lagacé du district n°3 du Manitoba et le député d’État Paul J. E. Dupré se sont fait raser la tête lors d’un événement « Brave the Shave » organisé par le cercle 5576 La Salle. Plusieurs Écuyers, ainsi que des officiers du district et de l’État, se sont fait raser la tête à l’église St. Hyacinthe pour soutenir la recherche sur le cancer du sein. En perdant leurs cheveux, les Chevaliers et les Écuyers ont réuni 7360$.
ressources gratuites et confidentielles pendant la grossesse, a emménagé dans un presbytère fraîchement rénové. Les membres du conseil ont réparé et repeint les murs et les plafonds, enlevé la vieille moquette, réparé l’électricité et la menuiserie et déménagé les meubles et le matériel de l’ancien local.
événement semblable a eu lieu la semaine suivante au centre des migrants Ansan Galilea.
« DES CHAUSSETTES POUR LES SANS-LOGIS »
Le conseil 14223 Bishop John J. Kaising de la garnison de l’armée américaine Yongsan, en Corée du Sud, a organisé sa collecte annuelle « Des chaussettes pour les sans-logis » en partenariat avec une paroisse locale. Les Chevaliers ont escorté les élèves de la classe de confirmation de la paroisse auprès d’une soupe populaire près d’Incheon, où ils ont distribué 150 « sacs à chaussettes » contenant des chaussettes et autres articles de toilette nécessaire de toilette, à près de 130 habitants pauvres. Un
Phyllis Allen (à droite) de « Crest Area for Life » et Jerry Katzer du conseil 1228 General Sheridan de Creston, dans l’Iowa, tiennent un panneau pro-vie en place pendant son montage sur une route du comté d’Union. Les Chevaliers se sont associés à « Crest Area for Life » pour monter trois panneaux à double face dans le comté. Les Chevaliers ont fait don de 1183$ pour couvrir la moitié du coût du matériel et ils se sont aussi portés bénévoles pour monter les panneaux.
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volonté de spaghetti au profit de la radio Holy Family Catholic émettant sur la fréquence : AM 720 WHYF. Plus de 180 personnes ont participé à l’événement qui a permis de réunir environ 1800$ pour soutenir la radio catholique de la Pennsylvanie centrale. TOIT RÉPARÉ
Larry Cannon du conseil 10567 St. Patrick d’Adamsville, dans l’Alabama et Joan Marks du conseil auxiliaire des dames, allument des bougies lors d’une messe commémorative à l’église St. Patrick, parrainée par le conseil en souvenir des membres décédés. Les Chevaliers ont préparé la messe en l’honneur des membres décédés et de leurs conjointes. L’assemblée Bishop Joseph Durick a fourni une garde d’honneur pendant la messe qui a été suivie d’une réception.
NETTOYAGE DU CIMETIÈRE
DES SPAGHETTIS POUR LA RADIO
Les membres du Conseil 1448 Dalton à Harbour Grace, en Terre-Neuve, se sont joints aux bénévoles de la paroisse pour nettoyer un vieux cimetière dans leur communauté. Les Chevaliers ont arraché l’herbe et les broussailles pour rendre le cimetière (qui date de 1802) plus présentable.
Le Conseil 12404 Our Lady of Lourdes à Enola, en Pennsylvanie, s’est associé avec les paroissiens pour parrainer et servir un diner à
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RÉPARATION D’UN GARAGE
Le Conseil 2 Silver City à Meriden, au Connecticut, a réparé les portes de garage de l’église St. Joseph. Les Chevaliers ont offert 100 heures de travail bénévole et ont fait don de 600$ en matériel pour réparer et peindre les nouvelles portes du garage. VOYAGE EN AUTOCAR
COLLECTE DE FAUTEUILS ROULANTS
Le Conseil 13374 St. Stephen the Martyr à Renton, dans l’état de Washington, a fait la quête après quatre messes et deux petits-déjeuners dominicaux pour collecter de l’argent pour la « Global Wheelchair Mission » (Mission mondiale des fauteuils roulants). Le conseil a réuni 9200$ pour acheter des fauteuils roulants pour les nécessiteux. Les paroissiens ont aussi donné quatre fauteuils roulants à utiliser à l’église et dans la salle de la paroisse.
Le Conseil 1966 Father Shine à Plattsmouth, au Nebraska, est venu à l’aide d’un paroissien handicapé qui avait besoin de faire des réparations sur la toiture de sa maison. Les Chevaliers ont retiré le vieux bardeaux, remplacé les contre-plaqué pourri et installé un nouveau revêtement de toiture avant de terminer la tâche.
Thai Nguyen de l’assemblée Father Michael J. Bader de Newport News, en Virginie, chante l’hymne national avant le match de football entre l’école d’apprentissage de construction navale de Newport News et l’Université Ave Maria. On avait demandé au corps de garde de défiler avant le jeu, et le Sire Chevalier Nguyen était fier de chanter l’hymne américain.
Le Conseil 4263 Father Stephen T. Badin à Granger, dans l’Indiana, a organisé un voyage annuel en car pour aller voir un match de baseball des Chicago Cubs. Cela fait 14 ans que Joe Stackowicz, un inconditionnel des Cubs, organise ce voyage qui comprend nourriture et boissons pour les participants et aussi des prix de participation. La sortie rapporte en général 1000$ pour le fonds de bienfaisance du conseil. CONTRIBUTION POUR LES REFUGES
Le Conseil 10292 Lt. Gen. Timothy J. Maude à Mann-
Des participants à une marche de prière au cimetière de Palmiry, qui a été organisée en partie par le conseil 14002 Holy Family de Lomianki en Pologne, tiennent des torches et des bougies lors d’un arrêt devant l’une des stations de la marche de prière. Des jeunes, des Chevaliers et le clergé ont démarré la marche devant un monument qui commémore le massacre de Katyn et ils ont ensuite pris la direction du parc national Kampinos de Palmiry, lieu d’exécution de masse sous l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la marche patriotique, une collation a été offerte aux participants.
heim/Heidelberg, en Allemagne, a donné six sacs de nourriture et autres biens au refuge pour femmes de Mayence. Depuis 2006, les Chevaliers apportent un soutien continu aux refuges dans toute la région, fournissant de la nourriture pour aider à nourrir les nécessiteux en Allemagne. « ALTERNATIVES À LA MALTRAITANCE »
Le Conseil 6695 Msgr. James J. Hickie à Bristol, au Tennessee, a acheté et donné pour 500$ de produits ménagers, pour la cuisine et l’hygiène personnelle pour les enfants et nouveau-nés de Abuse Alternatives Inc., un refuge pour femmes et enfants victimes de violences familiales.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
TIRÉS DES ARCHIVES
Mike (nom de famille non disponible), un athlète des jeux olympiques spéciaux, montre la bonne technique pour lancer une boule de pétanque lors d’un tournoi organisé par le Conseil n° 9875 Father Michael F. Barrett à Annville, en Pennsylvanie. Les chevaliers ont invité les athlètes et les membres de leur famille à un pique-nique et un tournoi. Les chevaliers ont aussi expliqué les règles du jeu à des athlètes qui ne connaissait pas la pétanque.
ÉTAGÈRES REMPLACÉES
Le Conseil 6343 Father Francis Koch à Echo Lake, au New Jersey, a remplacé 15 étagères affaissées à la banque alimentaire St. Joseph. La banque alimentaire sert à la fois les paroissiens de l’église St. Joseph et la collectivité. MARCHE DES COPAINS
Des membres du conseil St. Pius X 8901 à Lafayette, dans la Louisiane, ont travaillé comme bénévoles à la « Marche des copains » annuelle de l’Association du syndrome de Down d’Acadiana, association qui encourage l’acceptation et l’inclusion de personnes atteintes du syndrome de Down. En particulier, les Chevaliers ont pris des photos souvenirs de marcheurs et leurs amis et ont distribué plus de 300 photos aux participants. LA LUTTE CONTRE LA SEP
Le conseil Epiphany 3485 à Camden, dans le New Jersey, a parrainé une soirée-bénéfice au
profit d’Edwin Ferraro, le fils de Gabriel Ferraro, membre de longue date du conseil. Il y a eu de la nourriture, une vente aux enchères par écrit et des prix de présence offerts par les commerçants locaux. Grâce à cet événement, le conseil a pu réunir plus de 14 000$ pour les frais médicaux d’Edwin dans sa lutte contre la sclérose en plaques. FESTIVAL DE LA FAMILLE
Le conseil Holy Family 15056 à Parma, Ohio, a parrainé un déjeuner de crêpes et un festival de la famille. Plus de 250 personnes ont participé à l’événement, parmi lesquelles 55 enfants, qui ont tous reçu des chapelets offerts par le conseil. Au cours de la journée, il y a eu de l’artisanat pour les enfants, du maquillage, un magicien et des promenades en chariots de foin. Pour 20 familles nécessiteuses, les Chevaliers ont également offert des billets gratuits à cette activité. Les recettes du festival ont été ajoutées au fonds des œuvres charitables du conseil.
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ARTICLE DE FOND Le numéro d’août commençait avait un article scientifique intitulé « Le Mystère à nos pieds », sur les vastes richesses des océans. L’auteur James C.G. Conniff écrivit : « La richesse potentielle de l’océan est d’une telle dimension qu’elle pourrait rehausser le niveau de vie partout dans le monde, éradiquer la faim et la famine, mettre fin à la rumeur hystérique d’une population mondiale « explosive » et obvier à toute cause de conflits entre les nations en dehors de … la nature déchue de l’homme. » DE LA PART DU CONSEIL SUPRÊME Un article bien en vue note que le Chevalier Suprême, Luke E. Hart, a remis un chèque de 500 000$ à Monseigneur Patrick A. O’Boyle de Washington, qui vient compléter la promesse de l’Ordre de 1 million de dollars pour la tour des Chevaliers de Colomb à la Basilique du Sanctuaire National de l’Immaculée Conception. En 2013, on fêta le 50e anniversaire du carillon de la tour. QUE FONT LES CHEVALIERS Pour la deuxième année consécutive, le conseil 2925 Gentilly en Louisiane, a organisé un « Programme de relations publiques des Chevaliers de Colomb » auprès des écoles secondaires catholiques locales. Les Chevaliers parlaient de l’histoire et des activités de l’Ordre et l’agent d’assurance de l’État était présent à chaque présentation pour répondre aux questions sur l’assurance des C de C. PUBLICITÉ ÉTONNANTE Soucieux des calories que vous consommez? Essayez alors un morceau de réglisse à l’ancienne Switzer pour satisfaire vos envies. Avec des friandises aussi délicieuses, il n’est pas surprenant que la marque Switzer soit aussi vieille que les Chevaliers de Colomb, et fabrique encore de nos jours des bonbons.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
QUATRIÈME DEGRÉ FOURNITURES C DE C AUX ÉTATS-UNIS THE ENGLISH COMPANY INC. Équipement officiel des conseils et du Quatrième Degré 1-800-444-5632 • www.kofcsupplies.com LYNCH AND KELLY INC. Équipement et robes d’officiers pour les conseils et le Quatrième Degré 1-888-548-3890 • www.lynchkelly.com
Retour à l'école Pendant que les étudiants retournent en classe, les chevaliers aident avec plusieurs initiatives pédagogiques
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JOIGNEZ LES AMIS DE L’ A B B É M C G I V N E Y Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :
NOM ADRESSE VILLE PROVINCE/PAYS CODE POSTAL Complétez le bulletinréponse et envoyez-le à : The Father McGivney Guild, 1 Columbus Plaza, New Haven, CT 065103326, USA Ou adhérer par Internet : www.fathermcgivney.org.
OFFICIAL AUG. 1, 2014: To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, Place d’Armes Station, P.O. Box 220, Montreal, QC H2Y 3G7 ALL MANUSCRIPTS, PHOTOS, ARTWORK, EDITORIAL MATTER, AND ADVERTISING INQUIRIES SHOULD BE MAILED TO: COLUMBIA, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. REJECTED MATERIAL WILL BE RETURNED IF ACCOMPANIED BY A SELF-ADDRESSED ENVELOPE AND RETURN POSTAGE. PURCHASED MATERIAL WILL NOT BE RETURNED. OPINIONS BY WRITERS ARE THEIR OWN AND DO NOT NECESSARILY REPRESENT THE VIEWS OF THE KNIGHTS OF COLUMBUS. SUBSCRIPTION RATES — IN THE U.S.: 1 YEAR, $6; 2 YEARS, $11; 3 YEARS, $15. FOR OTHER COUNTRIES ADD $2 PER YEAR. EXCEPT FOR CANADIAN SUBSCRIPTIONS, PAYMENT IN U.S. CURRENCY ONLY. SEND ORDERS AND CHECKS TO: ACCOUNTING DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901.
COLUMBIA (ISSN 0010-1869/USPS #123-740) IS PUBLISHED MONTHLY BY THE KNIGHTS OF COLUMBUS, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. PHONE: 203-752-4000, www.kofc.org. PRODUCED IN USA. COPYRIGHT © 2014 BY KNIGHTS OF COLUMBUS. ALL RIGHTS RESERVED. REPRODUCTION IN WHOLE OR IN PART WITHOUT PERMISSION IS PROHIBITED. PERIODICALS POSTAGE PAID AT NEW HAVEN, CT AND ADDITIONAL MAILING OFFICES. POSTMASTER: SEND ADDRESS CHANGES TO COLUMBIA, MEMBERSHIP DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. CANADIAN POSTMASTER — PUBLICATIONS MAIL AGREEMENT NO. 1473549. RETURN UNDELIVERABLE CANADIAN ADDRESSES TO: KNIGHTS OF COLUMBUS, 50 MACINTOSH BOULEVARD, CONCORD, ONTARIO L4K 4P3 PHILIPPINES — FOR PHILIPPINES SECOND-CLASS MAIL AT THE MANILA CENTRAL POST OFFICE. SEND RETURN COPIES TO KCFAPI, FRATERNAL SERVICES DEPARTMENT, PO BOX 1511, MANILA.
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[Dans le sens des aiguilles d’une montre en partant du haut] Les membres du Conseil n° 8753 Banal na Sakramento à Quezon City, Luçon, peignent un portail de l’école Placido del Mundo Elementary School dans le cadre d’un projet Brigada Eskewla pour nettoyer l’école en préparation de la rentrée scolaire. • Ken Gitobu du Conseil n° 12577 St. Michael the Archangel à Leawood, au Kansas, fait des crêpes au cours d’un des déjeuners de bienfaisance du conseil. Le conseil parraine quatre déjeuners chaque année dont les fonds sont utilisés pour les bourses d'études. • Les membres du Conseil n° 12866 St. Theresa, the Little Flower à Houston, avec le Père Phil Lloyd, devant le bus que les Chevaliers ont aidé à acheter pour l’école et l’église St. Theresa. Les Chevaliers et les étudiants ont travaillé pendant trois ans pour réunir les fonds pour le bus qui est équipé pour être accessible aux handicapés et sera utilisé pour les voyages scolaires et les autres activités paroissiales.
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C H E VA L I ER S D E C O LO M B
Dave Hrbacek/The Catholic Spirit, Archdiocese of St. Paul-Minneapolis
Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Avec, en toile de fond, le capitole de l’état du Minnesota, Matthew Vogel (à gauche) et Karl Hendrickson du conseil Father Lucien Galtier 4184 à St. Paul, Minnesota, aident à transporter une statue de Marie au début de la 67e procession annuelle du rosaire pour les familles de l’archidiocèse de St-Paul-Minneapolis. Le cortège est parti du capitole et est arrivé à la Cathédrale de St-Paul, avec l’évêque auxiliaire Lee A. Piché et les Chevaliers du Quatrième Degré qui ont accompagné les marcheurs. Il y a eu également un rosaire bilingue au cours de cet événement.
ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.
ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À
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G A R D E R L A F O I V I VA N T E
« N’ATTENDEZ PAS. PRENEZ LA MAIN DU CHRIST. »
Photo by Katie Pugliese Photography
J’ai eu la chance d’être élevé au sein d’une vigoureuse communauté catholique. Notre paisible voisinage abritait 65 enfants catholiques, qui tous se réjouissaient d’aller à la messe chaque jour. Mon père était Chevalier de Colomb, et il n’avait toujours que de bons mots pour l’Ordre. Après avoir eu des religieuses et des pères xavériens comme professeurs au primaire ainsi qu’au secondaire, j’ai commencé à caresser l’idée de devenir missionnaire à l’étranger. Mais le caractère radical du projet m’a fait hésiter. J’ai plutôt choisi de m’inscrire à la Faculté des études diplomatiques de l’université Georgetown. Puis j’ai fait partie de la Marine américaine, ensuite de la Defense Intelligence Agency (agence de renseignements des forces armées), et pour couronner le tout j’ai été avocat durant 35 ans à Honolulu. Durant tout ce temps, doucement, le Seigneur a continué de m’appeler. Marchant dans les pas d’Ignace de Loyola, j’ai découvert la vie des saints et j’ai commencé à m’engager activement dans diverses activités catholiques. Grâce à Dieu, j’ai alors découvert la Société des missionnaires des Saints Apôtres. À tous ceux qui se sentent appelés, je dis : n’attendez pas. Prenez la main du Christ. Persévérez, persévérez, persévérez. Alors que ma propre ordination sacerdotale approche, je trouve toujours ma joie à rechercher le Seigneur. DIACRE JOHN L. MCDERMOTT Société des missionnaires des Saints-Apôtres Cromwell, Connecticut
VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.
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