CHEVAL I E R S D E C O LO M B
AOÛT 2013
COLUMBIA
L a d if férence catholiqu e Valeurs catholiques • Ventes et investissements éthiques Service à l’Église et à la communauté Les assurances des Chevaliers de Colomb: Depuis plus de 130 ans, l’avantage de la fraternité. Plus solides que jamais.
Trouver un agent en visitant le site kofc.org ou en téléphonant au 1-800-345-5632 ASSURANCE VIE
A S S U R A N C E I N VA L I D I T É
S O I N S D E LO N G U E D U R É E
RENTES
C H E VA L I E R S D E C O LO M B AOÛT 2013 ♦ VOLUME 93 ♦ NUMÉRO 8
COLUMBIA
ARTICLES
8 Susciter l’espoir L’Ordre s’associe à la mission mondiale – fauteuils roulants afin d’apporter la mobilité aux démunis et aux handicapés. PAR PATRICK SCALISI
12 Le cadeau d’Heather Reconnaissante pour le traitement médical qui lui a sauvé la vie, une jeune fille témoigne généreusement de sa foi. PAR PETE SHEEHAN
16 Randonnée à travers le Maine Un événement caritatif s’est transformé en pèlerinage annuel pour des Chevaliers adeptes du cyclisme. PAR JEFF ROWE
20 La Cour suprême et la lutte pour le mariage Des décisions récentes relatives au débat sur le mariage entre conjoints de même sexe soulèvent des questions et posent des défis pour les catholiques. PAR SCOTT LLOYD
22 Défendre le mariage en le définissant Entrevue avec Ryan T. Anderson, au sujet de la compréhension sociale du mariage et de son importance. PAR ALTON J. PELOWSKI
Emmanuel Kernand, employé du projet Medishare, en compagnie de deux bénéficiaires de fauteuils roulants, lors d’une distribution organisée en mai dernier par la « American Wheelchair Mission » (Mission américaine – fauteuils roulants) dans une école spécialisée située près de Port-au-Prince, en Haïti.
SECTIONS 3
AD DESIGN: Justin Perillo — PHOTO: Randy Hale
4
Construire un Monde Meilleur Notre foi se manifeste grâce à notre charité envers les pauvres. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON
Apprendre la foi, vivre la foi La liberté religieuse prise subtilement d’assaut par des décisions judiciaires des mandats gouvernementaux. PAR MGR. WILLIAM E. LORI, AUMÔNIER SUPRÊME
6
Paul II accueille une conférence et se prépare à la canonisation
Nouvelles des Chevaliers Le pape François et le Chevalier suprême discutent de l’œuvre caritative poursuivie par l’Ordre • Les Chevaliers à la rescousse par suite des récents désastres survenus au Canada et au Texas • Les Chevaliers de Colomb dépassent les 90 milliards $ d’assurance-vie en vigueur • Les Chevaliers participent à la deuxième Quinzaine pour la liberté • L’Ordre victorieux dans sa défense d’une statue de Jésus • Le sanctuaire du Bienheureux Jean-
15
Des pères pour bien faire Le Saint-Père s’attarde à la signification de la paternité ainsi qu’à sa vocation. PAR TOM WEHNER
26
Chevaliers à l’œuvre
32
Application de nos degrés
AOÛT 2013
♦ COLUMBIA ♦ 1
Notre commune vérité LES DÉFIS posés aux catholiques d’aujourd’hui par la laïcisation grandissante se sont intensifiés, ces derniers mois. Le 28 juin, le Département américain de la santé et des services sociaux a publié le texte définitif de son soi-disant règlement sur la contraception. Bien que l’échéance initiale du 1er août ait été repoussée de cinq mois, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis est formelle : la loi ne protège pas adéquatement la liberté religieuse. En réduisant celle-ci à la liberté de culte, prétendent les évêques, l’administration sape les droits des institutions religieuses et des employeurs consciencieux. La Cour suprême des États-Unis, pendant ce temps, a décidé le 26 juin que définir le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme constitue une « injure » à l’endroit des personnes du même sexe qui voudraient se marier. Avec le recul, on observe que ces développements législatifs ne sont que le reflet de grandes tendances culturelles quant à la façon dont les gens comprennent leur propre condition ainsi que la société et Dieu. Alors que la doctrine sociale catholique comprend la liberté de religion sous l’angle de l’obligation universelle de l’homme visant à chercher la vérité et à révérer Dieu, aujourd’hui beaucoup de gens voient la foi comme une affaire privée qui n’a pas sa place dans la vie publique, voire qui nuit à celle-ci. De la même manière, le mariage a historiquement été compris à la lumière de la complémentarité naturelle des sexes, du potentiel procréateur de l’amour conjugal et de l’importance centrale qu’a la famille dans la société. De nos jours, cependant, les gens se contentent couramment d’une anthropologie dénaturée — voyant la différence sexuelle comme étant arbitraire, la procréation comme un effet secondaire indésirable de la sexualité
2 ♦ COLUMBIA ♦
AOÛT 2013
et la « famille », comme un concept purement subjectif. Au milieu de cette confusion culturelle, le pape François a publié le 29 juin sa première encyclique, Lumen Fidei (La lumière de la foi). Dans ce document, commencé par Benoît XVI, le pape François souligne le rôle que joue la foi pour nous aider à discerner la vérité à propos de Dieu et de l’homme. Il fait écho à l’accent mis par le Bienheureux Jean-Paul II et Benoît XVI sur les liens unissant la foi et la raison (cf. Fides et Ratio ; Deus Caritas Est, 28 ; Spe Salvi, 23). Et il signale que l’idée même de vérité est « regardée avec suspicion », aujourd’hui. « Il reste alors seulement un relativisme dans lequel la question sur la vérité de la totalité, qui au fond est aussi une question sur Dieu, n’intéresse plus (Lumen Fidei, 25). Le monde contemporain, ajoute le pape, est frappé par « un grand oubli » et la question de la vérité « s’adresse à ce qui nous précède [...] C’est une question sur l’origine du tout, à la lumière de laquelle on peut voir la destination et ainsi aussi le sens de la route commune » (25). La tâche des Chevaliers de Colomb et tous les chrétiens va au-delà de la simple lutte politique ; il s’agit rien de moins que de « re-présenter » au monde entier la vérité commune de l’humanité. Comme l’explique le pape François, « La lumière de l’amour, propre à la foi, peut illuminer les questions de notre temps sur la vérité » (34). Notre communion avec Dieu, et les uns avec les autres, s’exprime à travers les vertus de la foi, l’espérance et la charité. Celles-ci constituent « le dynamisme de l’existence chrétienne » qui « nous fait embrasser les préoccupations de tous les hommes » (7,57).♦ ALTON J. PELOWSKI
COLUMBIA ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Logan T. Ludwig AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION RÉDACTEUR EN CHEF Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org RÉVISION Krista Tullock krista.tullock@kofc.org
L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA
Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2013 Tous droits réservés ________
RÉDACTEUR EN CHEF
EN PAGE COUVERTURE Un jeune Haïtien essaie son nouveau fauteuil roulant, par suite d’une distribution organisée en mai dernier dans une école spécialisée située près de Port-au-Prince.
COVER: Photo by Randy Hale
É D I TO R I A L
C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R
Aimer Jésus dans les pauvres Notre foi se manifeste grâce à notre charité envers les pauvres par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson LE 28 JUIN, j’ai eu le privilège d’avoir une audience privée avec le pape François. C’est une occasion extraordinaire de pouvoir m’entretenir avec lui sur les œuvres de charité des Chevaliers de Colomb au sein des pays où nous sommes présents. Ce fut également une occasion stimulante d’être témoin privilégié de l’amour et de la préoccupation de notre nouveau Saint-Père pour les gens démunis et souffrants. Le lendemain, le pape François signait sa première encyclique, Lumen Fidei (La lumière de la foi), un document remarquable. Esquissé d’abord par le pape Benoît XVI et complété par le pape François, il s’agit d’un témoignage de la continuité et de l’intimité qui existent entre le pape François et son prédécesseur. Dans Lumen Fidei nous lisons : « La foi non seulement regarde vers Jésus, mais regarde du point de vue de Jésus, avec ses yeux : elle est une participation à sa façon de voir » (18). Remarque qui s’avère vraie dans notre façon de considérer les pauvres et les souffrants : Sommes-nous en mesure de la voir comme le Christ les voit? À plusieurs reprises dans Lumen Fidei, le pape cite en exemple la bienheureuse Teresa de Calcutta. Ceux parmi nous l’ont connue se souviendront certes des nombreuses fois qu’elle nous a incités à « prendre le temps d’aimer Jésus dans les pauvres ». Dans Lumen Fidei, le pape François nous demande, à chacun de nous de se rendre compte du fait que : « L’amour
inépuisable du Père commun nous est communiqué, en Jésus, à travers aussi la présence du frère. La foi nous enseigne à voir que dans chaque homme il y a une bénédiction pour moi, que la lumière du visage de Dieu m’illumine à travers le visage du frère » (54). Au cours des dernières années, ce concept m’a frappé de façon particulière quand j’ai accompagné les frères Chevaliers lors de la distribution des fauteuils roulants aux gens d’Haïti et du Mexique qui avaient perdu leurs jambes ou qui souffraient d’autres handicaps. Beaucoup de ces gens vivaient dans une extrême pauvreté — et tous souffraient de leurs handicaps — et pourtant ils étaient remplis de foi et d’espérance malgré tout ce qu’ils avaient souffert. Par l’entremise des Chevaliers de Colomb, nous avons pu leur être une bénédiction — en transformant leur vie d’un point de vue matériel et pour nous ils ont servi de bénédiction spirituelle par leur témoignage de foi. Ces missions de charité nous ont été, à chacun d’entre nous, une occasion d’échanges personnels de dons, un échange qui a amélioré nos propres vies. Ce fut un échange au cours duquel ceux parmi nous qui étaient pauvres d’un point de vue matériel sont devenus une bénédiction spirituelle pour ceux qui ne l’étaient pas. Les vies de beaucoup de personnes qui souffrent deviennent un témoignage discret d’un propos que le pape François fait état dans Lumen Fidei : « La foi n’est pas une lumière qui dissiperait toutes nos ténèbres, mais la
lampe qui guide nos pas dans la nuit, et cela suffit pour le chemin. À l’homme qui souffre, Dieu ne donne pas un raisonnement qui explique tout, mais il offre sa réponse sous la forme d’une présence qui accompagne, d’une histoire de bien qui s’unit à chaque histoire de souffrance pour ouvrir en elle une trouée de lumière » (57). L’an dernier, les Chevaliers de Colomb ont encore une fois établi de nouveaux records en dons de charité. D’après notre tour d’horizon de l’activité fraternelle 2012-2013, nous avons offert plus de 167 millions $ et plus de 70 millions d’heures de bénévolat à nos voisins dans le besoin. Ces chiffres témoignent du fait que des millions de vies ont été affectées positivement grâce aux Chevaliers de Colomb. Cette œuvre fut réalisée parce qu’un si grand nombre de Chevaliers ont choisi de s’offrir eux-mêmes en don à leur prochain — en don de temps et de travail assidu. Nos principes de charité, d’unité et de fraternité nous guident depuis plus de 131 ans. Pour les personnes qui souffrent, l’œuvre des Chevaliers de Colomb a été « une présence accompagnatrice… qui rejoint chaque cas de souffrance et le baigne dans un rayon de lumière ». Telle fut la vision de notre fondateur, le vénérable Michael McGivney. Tels sont notre héritage et notre mission aujourd’hui. Vivat Jesus!
AOÛT 2013
♦ COLUMBIA ♦ 3
APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
Aller au-delà des apparences La liberté religieuse prise subtilement d’assaut par des décisions judiciaires des mandats gouvernementaux par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême
AU COURS DE la deuxième Quinzaine pour la liberté qui s’est terminée le 4 juillet, la Cour suprême des États-Unis a publié ses décisions concernant le mariage, et le Département de la Santé et des Services sociaux (DSSS) a publié la version définitive de son règlement concernant les « mesures préventives ». Les deux mises au point donnent lieu à certaines inquiétudes et les deux constituent des affronts à la liberté religieuse. À première vue, il peut sembler que la liberté religieuse n’est pas sérieusement menacée. Pour beaucoup de gens, le règlement des DSSS semble se rapporter à la lutte contre la contraception et les subtilités des régimes d’assurance maladie. Et pour beaucoup de gens également, les décisions de la Cour suprême ― qui s’efforcent éperdument à rendre légitimes partout aux États-Unis les « mariages » homosexuels — semblent pencher du côté de la tolérance. Après tous les cris, nous serions peutêtre tentés de croire que tout reviendra à la normale. En d’autres termes, nos églises continueront de fonctionner; nos écoles, nos hôpitaux et nos œuvres de charité ne cesseront pas de poursuivre leur mission; personne n’aboutira en prison et tout se déroulera comme jadis. Toutefois, nous devons jeter un regard un peu plus profond. Il arrive que le problème se trouve dans les détails. DES MENACES À PROXIMITÉ Considérons d’abord le coup d’envoi que la Cour suprême a donné au mariage homosexuel. La cour est venue tout près d’abolir la loi sur la « Defense of Mariage 4 ♦ COLUMBIA ♦
AOÛT 2013
Act » (DOMA) (ou Loi sur la défense du mariage), et a signalé aux États qu’ils devraient songer à voter des lois établissant que le mariage devrait désormais comprendre des personnes de même sexe. Selon l’opinion majoritaire (5 c 4) les gens qui tenteraient de se porter à la défense du mariage traditionnel le feraient par sectarisme fanatique. De siècle en siècle, les sociétés civilisées ont soutenu que le mariage concerne l’union d’un homme et d’une femme pour le bien des enfants et en vue du bien commun. La chrétienté soutenait même que le mariage entre un homme et une femme constitue un signe de l’amour du Christ pour son Église. Pourtant, d’un seul trait, la Cour suprême soutient que le contenu de cet enseignement constitue une forme de discrimination. Une telle attitude n’est pas de bon augure pour les gens consciencieux et les institutions religieuses qui continuent d’enseigner la vérité concernant le mariage. Il semble vraiment que nous n’aurons pas la tâche facile. Les adeptes du mariage homosexuel prétendent que la liberté religieuse ne court aucun danger, puisqu’aucun ministre s’y opposant en conscience ne sera forcé de « célébrer » une telle union. Mais nous devons jeter un regard en profondeur. La légitimation du mariage homosexuel aura beaucoup ramifications en ce qui concerne la liberté religieuse. Par exemple, l’Église se verra pressée de modifier, par exemple, ses habitudes concernant ses pratiques d’embauche, ses régimes d’assurance et l’utilisation de ses locaux. Les menaces pesant sur la liberté reli-
gieuse suivant le règlement des DSSS sont également imminentes. Ce règlement exigerait que pratiquement tous les employés soient couverts pour certains médicaments et procédures contraires à l’enseignement de l’Église, ce qui comprend l’Ella, une substance provocatrice d’avortements, des conseils transmis à des enfants, avec ou sans la connaissance de leurs parents, ainsi que des renseignements sur la contraception et la stérilisation. Les lieux de culte et un petit nombre d’autres institutions religieuses sont exemptés. Les universités, les hôpitaux et les œuvres de charité ne sont pas exemptés, mais se sont vu accorder une « exemption ». Il s’ensuit que les services prohibés seront fournis, soit par l’assureur soit par un administrateur tiers, mais de telles institutions « exemptées » devront, d’une façon ou d’une autre, collaborer à fournir ces soi-disant services. Le dernier règlement du DSSS n’accordait aucune exemption aux employeurs de sociétés à but lucratif qui s’opposerait sur le plan moral ou religieux à fournir ce type de couverture. AU SECOURS DE LA LIBERTÉ Cherchons l’erreur. D’une part, le DSSS, faisant appel à une clause du code du Service fiscal qui n’a jamais été conçu pour régler les droits de conscience, a réparti les institutions religieuses en trois catégories : les lieux de culte, les institutions d’enseignement et de services, les individus consciencieux qui désirent adminis-
APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
trer leur commerce selon des principes religieux. Si nous jetons un regard en profondeur, nous constatons les lacunes qui s’y trouvent. Au cours de 40 ans depuis Roe c. Wade, le gouvernement, reconnaît, sans distinction, la liberté religieuse de ces trois groupes, en vertu d’un amendement apporté à la Loi sur le Service de la santé publique. Cette loi, si nécessaire, parrainée par feu le sénateur Frank Church, avait largement la faveur des deux partis du Congrès. Depuis, cette mesure a été totalement mise de côté. En établissant une structure de trois paliers, l’administration règlemente notre liberté religieuse, don de Dieu et protégée par la constitution.
INTENTIONS DU
Et la DSSS ne plaisante pas. Toute institution d’éducation ou de service associée à un mouvement religieux qui contrevient au règlement est menacée d’amendes écrasantes. La structure même des amendes révèle à quel point le DSSS a l’intention d’imposer de tels services. Imaginez comme il serait facile d’ajouter à ces soi-disant services de prévention, l’avortement non urgent et autres procédures contraires à l’enseignement de l’Église. Heureusement, de nombreux employeurs du secteur privé à but lucratif ont intenté des procès contre le règlement du DSSS et, jusqu’ici, ces procès progressent bien. Avec la publication du
règlement final concernant les institutions ecclésiastiques, les procès iront également bon train. Il est important d’avoir un regard en profondeur, car il nous permet de défendre la liberté religieuse sur la place publique et au moyen du processus électoral. Mais il importe davantage de prier. Je demande à tous le Chevaliers de Colomb et à leurs familles de prier — et de prier intensément — pour la restauration de la liberté religieuse pour les citoyens des États-Unis et pour tous les peuples de la terre. Que nous luttions pour garantir que la lumière de la vérité et la lampe de la liberté brillent intensément partout dans le monde!♦
L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S
S A I N T- P È R E
POPE FRANCIS: CNS photo/Paul Haring — ST. BERNARD: Miguel Cabrera (1695-1768)/Gianni Dagli Orti/The Art Archive at Art Resource, NY
Offertes en solidarité avec le pape François GÉNÉRALE : Pour que les parents et les éducateurs aident les nouvelles générations à grandir avec une conscience droite et une vie cohérente. MISSIONNAIRE : Pour que les Eglises particulières du continent africain, fidèles à l'annonce de l'Evangile, promeuvent la construction de la paix et de la justice.
Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) NÉ AUTOUR de 1090 dans une famille noble de Dijon, en Bourgogne, Bernard bénéficie de beaucoup de privilèges durant sa jeunesse, comme un enseignement supérieur ainsi qu’une formation militaire. Très tôt, il fait preuve d’une vive intelligence doublée d’une authentique nature religieuse. Bel homme aimé de tous et doué, Bernard n’a pas su, dans un premier temps, échapper aux tentations de la jeunesse. Toutefois, vers l’âge de 20 ans, après la mort de sa mère, il demande à Dieu de le guider et se sent de plus en plus attiré par le mode de vie des moines bénédictins. À 22 ans, il fait son entrée dans la communauté monastique de l’abbaye de Cîteaux, en compagnie de cinq de ses frères et deux de ses oncles. Quatre ans plus tard, il fonde le nouveau monastère de Clairvaux, qui abritera bientôt plus de 500 moines, et en devient l’abbé. Il dirige ses moines avec une grande sagesse et la communauté devient vite florissante. Bernard est rapidement connu pour ses capacités intellectuelles, de même que pour ses talents en matière de médiation
et de conseil. À la demande du SaintSiège, il voyage et prêche pour le compte de l’Église durant la Seconde Croisade. Il devient bientôt l’un des plus éloquents et influents apologistes de son époque, convertissant des chevaliers au départ surtout préoccupés de leurs œuvres de guerre. De plus, Bernard est révéré pour avoir réglé le différend lié à l’élection contestée du pape Innocent II, en 1130. Alors que la plupart de ses contemporains ont disparu, Bernard tombe malade en 1153 puis décède. Il a été canonisé quatre décennies plus tard et nommé docteur de l’Église en 1830. Son modèle spirituel ainsi que ses méditations sur la vie intérieure continuent encore aujourd’hui à guider les catholiques du monde entier.♦
AOÛT 2013
♦ COLUMBIA ♦ 5
UH VT EL DO E SL UCM HBEU VA KNNOI G S LOE FS C S LNI E R WSS
LE 28 JUIN, le pape François a reçu le Chevalier suprême Carl A. Anderson en audience privée, au Vatican. Lors de cette rencontre, le Chevalier suprême a exposé l’œuvre caritative que mène l’Ordre dans tous les pays où les Chevaliers de Colomb sont présents. Trois jours avant ce tête-à-tête, l’Ordre a dévoilé les résultats de son rapport annuel sur l’activité fraternelle pour la période se terminant le 31 décembre 2012. Ce rapport montre que les Chevaliers ont fracassé des records en termes d’argent recueilli et de bénévolat — plus de 167 millions $ et quelque 70 millions d’heures —, au cours de la dernière année. Les contributions ont ainsi augmenté de plus de 9 millions $, en hausse pour une 13e année consécutive.♦
Les Chevaliers à la rescousse par suite des récents désastres survenus au Canada et au Texas À LA SUITE des inondations massives des 20 et 21 juin, qui ont entraîné l’évacuation de plus de 100 000 personnes en Alberta, le Conseil suprême a envoyé 10 000$ afin d’aider aux secours d’urgence dans les régions affectées, et de soulager les difficultés vécues par les diverses communautés. « Les gens de l’Ouest canadien sont dans nos pensées et nos prières, et nous espérons pouvoir les aider à reconstruire leurs maisons ainsi que leurs vies », a déclaré le Chevalier suprême Carl A. Anderson. Dans la foulée, le Conseil suprême a annoncé qu’il allait distribuer 170 000$ supplémentaires à la ville de West, au 6 ♦ COLUMBIA ♦
AOÛT 2013
Texas, qui a été dévastée par l’explosion, le 17 avril, d’une usine d’engrais. Les fonds iront aux écoles locales ainsi qu’à la Société Saint-Vincent de Paul. Ce dernier don au profit du Texas s’ajoute au versement initial de 10 000$, effectué dès après la catastrophe. De plus, les Chevaliers locaux ont aidé aux secours d’urgence en assistant les autorités locales et les agences gouvernementales. Les dons continuent à affluer en ligne, respectivement à kofc.org/canadarelief et kofc.org/texas. L’intégralité des dons recueillis par Charités des Chevaliers de Colomb Inc. sera versée à ceux qui ont directement souffert de ces désastres.♦
Les Chevaliers de Colomb dépassent les 90 milliards $ d’assurance-vie en vigueur LE CONSEIL SUPRÊME a révélé le 11 juin dernier que l’agence de notation financière A.M. Best avait confirmé la note A++ (Supérieure) de l’Ordre pour une 38e année consécutive. Il a également été annoncé qu’en juin, les Chevaliers de Colomb ont dépassé les 90 milliards $ d’assurance en vigueur, un nouveau sommet. Établis en 1882 en tant que société fraternelle de secours mutuel, les Chevaliers de Colomb s’emploient depuis leurs débuts à aider leurs membres à protéger l’avenir financier de leurs familles. Ce qui a commencé par un programme très basique s’est transformé avec les années en produits d’assurances parmi les plus prisés au pays. En plus de souligner la solide présence commerciale des Chevaliers de Colomb au sein des communautés catholiques canadiennes et américaines, A.M. Best a également fait ressortir l’important réseau de Conseils locaux de l’Ordre et « les évaluations officielles constamment positives, l’excellente persistance et un solide taux de capitalisation basée sur le risque » comme autant de facteurs justifiant la notation financière. « Décrocher à nouveau cette année la meilleure note décernée par A.M. Best souligne la vigueur de notre modèle d’affaires durable, en dépit de la timide reprise et de l’incertitude économique qui perdure », a dit le Chevalier suprême, Carl A. Anderson. En dépassant la marque des 90 milliards $, le montant total d’assurance-vie en vigueur a plus que doublé depuis que le Chevalier suprême Anderson est en fonction — ce montant s’élevait en effet à 40 milliards $ en 2000. Aujourd’hui, les Chevaliers de Colomb détiennent plus de 19,8 milliards $ d’actifs sous gestion, et ils figurent parmi les 1000 plus importantes entreprises des États-Unis, selon un classement établi par la revue Fortune.♦
Photo by L’Osservatore Romano
Le pape François et le Chevalier suprême discutent de l’œuvre caritative poursuivie par l’Ordre
N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S
Les Chevaliers participent à la deuxième Quinzaine pour la liberté LES CHEVALIERS se sont à nouveau joints à des catholiques et à d’autres citoyens conscientisés à travers les ÉtatsUnis pour la deuxième Quinzaine annuelle pour la liberté, du 21 juin au 4 juillet. Mise en place par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, cette période de deux semaines a été consacrée à la prière, à l’éducation et à l’action afin de relever les défis qui se posent actuellement à la liberté religieuse. Le 22 juin, jour de la fête des saints martyrs John Fisher et Thomas More, les Chevaliers de Colomb ont parrainé une messe ainsi qu’une vigile de prière sur la colline du Capitole. Aux deux événements, l’archevêque de Baltimore et aumônier suprême, William E. Lori, a souligné l’importance de la prière pour efficacement guider le gouvernement. « Il y a des politiques qui visent à limiter la liberté religieuse à la liberté de culte », a dit le prélat. Il a ajouté que lorsqu’il s’agit de servir les plus démunis et d’éduquer les jeunes, c’est comme si le gouvernement disait aux groupes religieux de suivre non pas « les règles de la foi », mais plutôt « les règles de la culture séculière ».
L’archevêque de Baltimore et aumônier suprême, William E. Lori, dirige une vigile parrainée par les Chevaliers de Colomb sur la colline du Capitole, le 22 juin. La veille au soir, l’archevêque Lori avait lancé la quinzaine en célébrant la messe en la basilique du sanctuaire national de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie, à Baltimore. Observant la période de deux semaines, les diocèses à travers les États-Unis ont organisé des messes pour l’occasion, des services de prière, des marches et divers événements. Le cardinal de Washington, Donald W.
Photo by Craig Spiering
L’Ordre victorieux dans sa défense d’une statue de Jésus UNE COUR FÉDÉRALE du Montana a rejeté une poursuite visant à imposer le déplacement d’une statue de Jésus érigée par les Chevaliers de Colomb sur un terrain appartement au gouvernement fédéral, à Whitefish, au Montana. Le 24 juin, le juge Dana Christensen a réfuté des arguments voulant que le monument violait une disposition de la Constitution américaine. Environ 60 ans auparavant, les Chevaliers de Colomb avaient loué au Département des forêts des États-Unis un terrain de 625 pieds carrés à même le centre de ski Big Mountain, dans le but d’y mettre un monument en l’honneur des soldats morts durant la Seconde Guerre mondiale. Le permis accordé a ensuite été renouvelé tous les 10 ans sans incident jusqu’en 2010, alors qu’une fondation prônant l’affranchissement de la religion a menacé le Département des forêts d’un procès. Le fonds Becket pour la liberté religieuse est alors intervenu en cour fédérale au nom de plusieurs citoyens du Montana et des Chevaliers de Colomb afin de défendre, avec succès, la statue de Jésus.♦
Wuerl, a pour sa part célébré la messe de clôture à la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée-Conception, dans la capitale américaine. Cette messe, concélébrée par cinq évêques et 72 prêtres, et pendant laquelle on a pu voir une garde d’honneur des Chevaliers de Colomb, a attiré une foule de 5 500 personnes. — avec la collaboration du Service de presse catholique.♦
Le sanctuaire du Bienheureux JeanPaul II accueille une conférence et se prépare à la canonisation LE 26 JUIN, le cardinal Donald W. Wuerl, archevêque de Washington, a donné une conférence au sanctuaire du Bienheureux Jean-Paul II de Washington, D.C. Intitulée « Le pape François et la nouvelle évangélisation », la conférence a mis en relief quatre aspects de cette nouvelle évangélisation, demandée par le pape François et ses prédécesseurs. La communication du cardinal Wuerl s’inscrivait dans une série de conférences axée sur l’Année de la foi et qui se déroule au sanctuaire du Bienheureux Jean-Paul II fondé par les Chevaliers de Colomb en 2011. Des expositions muséales permanentes sur la vie et le pontificat de Jean-Paul II sont en cours de préparation. Par suite de l’annonce faite le 5 juin par le Vatican, qui a reconnu un miracle attribuable à l’intercession du regretté pape, le sanctuaire prépare également une série d’événements devant culminer avec sa canonisation. De plus, l’exposition consacrée à l’élection du pape François, intitulée « Habemus Papam : le chemin menant du conclave à la papauté », se poursuivra au sanctuaire jusqu’au 31 août.♦
AOÛT 2013
♦ COLUMBIA ♦ 7
Susciter l’espoir L’Ordre s’associe à la mission mondiale – fauteuils roulants afin d’apporter la mobilité aux démunis et aux handicapés par Patrick Scalisi photos de Randy Hale
C
omme son nom le laisse entendre, la mission « Global Wheelchair » (Mission mondiale – fauteuils roulants) est tout sauf un mouvement local. Au cours de la dernière décennie, les Chevaliers de Colomb ont travaillé de concert avec les filiales canadienne et américaine du groupe afin de distribuer plus de 40 000 fauteuils roulants. Cela, parfois dans des endroits proches de la propre ville natale, mais souvent dans des régions aussi éloignées que le Moyen-Orient et l’Asie. Cette année seulement, des distributions auront notamment lieu aux Philippines, au Mexique, en Haïti, au Chili, aux Bahamas, au Kenya et en Israël. La Mission mondiale – fauteuils roulants est un regroupement d’organisations sans but lucratif qui distribue des fauteuils roulants à ceux qui en ont le plus besoin. Christopher J. Lewis, président de la filiale américaine et membre du Conseil 2431 Alhambra, en Californie, essaie d’assister au plus de distributions possible. Bien que cela soit parfois difficile, il a tout de même dû faire récemment ajouter des pages à son passeport. « Malgré tous les tracas à surmonter avec les douanes et le transport lui-même, j’ai le sentiment d’être exposé au plus bel échantillon de bonnes personnes accomplissant l’œuvre de Dieu ici-bas », dit le principal intéressé. « Les bénéficiaires des fauteuils roulants ainsi que leurs familles [...] sont on ne peut plus reconnaissants pour ce cadeau qu’ils reçoivent. Ils nous en apprennent beaucoup sur l’humilité, de même que sur l’amour à nourrir envers son prochain. » Le photographe Randy Hale, du Conseil 10484 Father Philip de Carriere, à Haines City, en Floride, a lui aussi assisté à plus de 20 distributions de la Mission mondiale – fauteuils roulants depuis 2010. Depuis le centre du Mexique jusqu’aux bidonvilles de Naga, aux Philippines, il a contribué à immortaliser en images les joies et les larmes qui accompagnent le don de la mobilité. 8 ♦ COLUMBIA ♦
AOÛT 2013
Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut : l’ex-député d’État de Californie, Raymond F. Warriner, et son épouse, Purita, poussent un bénéficiaire dans les rues de Malabon, aux Philippines, dans le cadre d’une distribution de fauteuils roulants. • Une jeune femme reçoit la bénédiction après avoir reçu son fauteuil roulant dans une église de Guiguinto, aux Philippines. • Une fillette fait un tour d’essai avec son nouveau fauteuil roulant après une distribution au Centre Teletón de réadaptation pour enfants, à Irapuato, au Mexique.
AOÛT 2013
♦ COLUMBIA ♦ 9
LES BAHAMAS Pour la plupart d’entre nous, les Bahamas, avec leur brise tropicale, leurs plages sablonneuses et leurs gracieux palmiers oscillant sous le vent, représentent le lieu de vacances idéal. Mais lorsqu’on s’aventure par exemple au cœur de Nassau, on découvre des murs de pierre qui tombent en ruines ainsi que des maisons aux fenêtres condamnées et à la peinture décolorée. Voilà les Bahamas que les Chevaliers de la Floride ont pu voir dans le cadre d’une distribution 10 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
Ci-dessus : Des Chevaliers bahamiens aident une femme à se familiariser avec son nouveau fauteuil roulant, en la cathédrale St. Francis Xavier, à Nassau. • À gauche : le député d’État sortant de Colombie-Britannique et du Yukon, Dwight « Wil » Wilmot, échange une poignée de main avec un bénéficiaire d’un fauteuil roulant, à Mexico. effectuée à Nassau et à Freeport, les 29 et 30 juin. Organisés par Bob Read, ex-député d’État de la Floride (2005-2007) et membre du Conseil 5960 Marion, à Ocale, les Chevaliers floridiens ont fait équipe avec leurs frères bahamiens afin de distribuer 110 fauteuils roulants, marchettes, cannes et béquilles. L’idée de cette distribution est venue à l’archevêque de Nassau, Patrick C. Pinder, qui avait été témoin de l’action de la Mission mondiale – fauteuils roulants en Floride. Sur une période de plus de deux ans, les Chevaliers de ce dernier État ont réuni les fonds nécessaires à l’achat du matériel. C’était par ailleurs la première fois que les Chevaliers des Bahamas étaient ainsi engagés dans une distribution de fauteuils roulants. Bob Read constata pour sa part que toutes sortes de personnes avaient besoin de fauteuils roulants, des jeunes comme des vieux, des amputés comme des gens aux prises avec de sérieux handicaps physiques ou intellectuels. « Il y a eu un garçon cloué à la maison à l’âge de 13 ans [...] et une vieille dame de 80 ans qui a redécouvert la mobilité. » Le jeune de 13 ans peut aujourd’hui retourner à l’école après s’être brisé le dos dans un accident ; quant à la femme âgée, une amputée, elle peut à nouveau interagir librement avec ses voisins. Dans les deux cas — ainsi que dans beaucoup d’autres —, les bénéficiaires reçoivent plus que seulement un fauteuil roulant : ils se voient offrir la chance de renouer avec une existence normale. « Je fais cela depuis cinq ans maintenant, dit Bob Read, et chaque personne à qui je remets un fauteuil roulant représente une toute nouvelle expérience pour moi ; à chaque fois, cela m’encourage à poursuivre mon action. »
MEXICO CITY: Photo courtesy of the Canadian Wheelchair Foundation
MEXICO Christiana Flessner est directrice générale de la « Canadian Wheelchair Foundation », que l’on a traduit en français par Fondation Chaise Roulante Canada. Depuis 2006, indique-t-elle, les Chevaliers canadiens ont versé près de 920 000$ pour l’achat de fauteuils roulants. Le député d’État sortant de Colombie-Britannique et du Yukon, Dwight « Wil » Wilmot, était sur place à Mexico l’an dernier, alors qu’environ 300 fauteuils roulants ont été donnés. Du 11 au 15 octobre 2012, son épouse et lui ont visité des églises, des foyers ainsi que le centre de réadaptation pour enfants Teletón, afin de distribuer des aides à la mobilité. « Nous avons été traités royalement par les Chevaliers de Mexico, dit Dwight Wilmot. Tout le monde a été formidable. Juste pour cela, nous ne gardons que des souvenirs positifs de l’événement. » Le Chevalier évoque également la visite qu’il a faite à une femme de 91 ans qui vit avec son fils handicapé. Avant de prendre possession du fauteuil roulant, le fils descendait sa mère au rez-de-chaussée avant de héler un taxi qui les emmènerait là où tous deux devaient aller. « Avec le fauteuil roulant, il peut lui-même prendre la rue en poussant sa mère, ce qui rend leur vie beaucoup plus facile », indique Dwight Wilmot. Lorsque la femme de Dwight décéda le mois dernier, celui-ci demanda à ce que des dons soient versés à la Fondation Chaise Roulante Canada (Fondation fauteuil roulant Canada), au lieu d’envoyer des fleurs. « Notre premier principe est la charité, et donc d’améliorer le sort de nos prochains, peu importe où qu’ils se trouvent dans le monde », conclut-il.
Ci-dessus : Le député de Mindanao, Balbino C. Fauni, et le père John Neneman, aumônier d’État de la Californie, célèbrent en compagnie du bénéficiaire d’un fauteuil roulant à l’université Ateneo de Davao, à Davao City. • À droite : Bill Weber, du Conseil 11716 Shaun P. O’BrienPrince of Peace, à Plano, au Texas, étreint un bénéficiaire d’un fauteuil roulant à Irapuato, au Mexique. LES PHILIPPINES Aux yeux des Chevaliers philippins, le partenariat noué entre l’Ordre et la Mission mondiale – fauteuils roulants représente un moyen efficace de s’engager dans une action caritative qui évangélise. « On peut prêcher sans jamais s’arrêter [...] mais si nous ne donnons pas [à nos paroissiens] la marche à suivre jusqu’à la prochaine étape permettant de diffuser le message de l’Évangile, alors nous [les prêtres] ne faisons pas complètement notre travail », explique le père John Neneman, qui s’est joint aux Chevaliers pour une distribution aux Philippines, du 21 avril au 3 mai. Le père Neneman, aumônier d’État de la Californie, ne s’attendait pas à constater une pauvreté aussi abominable dans les bidonvilles de Naga, Davao et Malolos. Lui et l’ex-député d’État Raymond F. Warriner ont souvent dû marcher dans des montagnes de détritus et franchir des fossés pour livrer les fauteuils roulants. « Je me suis senti en sécurité, raconte le principal intéressé. Les gens étaient très courtois. À l’évidence, tous n’étaient pas catholiques, mais tous ont compris que j’étais un prêtre et, dès lors, un représentant du Christ. » Et représenter ainsi le Christ auprès de personnes désespérées, surtout celles qui sont prisonnières de l’ « indignité » engendrée par l’incapacité, voilà l’objectif ultime poursuivi par les Chevaliers qui s’associent à la mission Global Wheelchair. Le père Neneman ajoute ceci : « Grâce à des organismes comme la Mission mondiale — fauteuils roulants, les familles de Chevaliers de Colomb — pas seulement les hommes, leurs proches aussi — ont la chance de sortir de leur zone de confort et de vraiment apprendre ce que signifie donner et représenter le Christ. » GUANAJUATO, MEXIQUE En certains endroits, les gens qui perdent la capacité de marcher subissent souvent l’humiliation de devoir être transportés par des membres de leur famille ou des amis. D’autres se fabriquent de grossiers appareils d’aide à la mobilité qui sont à la fois peu solides et dangereux. Même en Amérique du Nord, un fauteuil roulant peut être d’un précieux secours à quelqu’un dépourvu
d’assurance maladie. Bill Weber, du Conseil 11716 Shaun P. O’Brien-Prince of Peace, à Plano, au Texas, devient très émotif quand il parle de la Mission mondiale – fauteuils roulants. Il ne peut alors s’empêcher de passer à son défunt frère, Ronnie, qui était atteint de dystrophie musculaire et qui a utilisé un fauteuil roulant durant 13 ans. « Dès que je me suis impliqué, j’ai vu des gens qui rampaient pratiquement sur leurs mains et leurs genoux. J’ai tout de suite su que j’étais là pour faire la différence dans leur vie », raconte Bill Weber, coordonnateur de la distribution des fauteuils roulants pour sa paroisse et qui s’est rendu au Mexique dans ce but, du 21 au 24 mars. Les Chevaliers de Plano et de Dallas recueillent chaque année des fonds pour la Mission américaine – fauteuils roulants, et cela depuis longtemps. Le printemps dernier, Bill Weber et Paul Fehmel, du Conseil 12484 St. Francis of Assisi, à Lancaster, ont pu constater que leurs efforts portaient des fruits. « Nous n’aidons pas seulement une personne, mais plutôt 10 — la famille au complet », souligne Paul Fehmel, expliquant qu’un fauteuil roulant bénéficie non seulement à celui qui le reçoit, mais aussi à toute la famille et tous les amis sur qui ce dernier devait compter jusque-là. Tels les rayons qui partent du centre d’une roue de fauteuil roulant, les Chevaliers font aujourd’hui partie intégrante de ce réseau d’assistance. Et tous ceux qui sont engagés dedans espèrent que les liens créés ne feront que se raffermir, avec le temps. « J’aimerais que plus de Conseils s’engagent [aux côtés de la Mission mondiale – fauteuils roulants] en organisant une sorte de campagne « Fauteuil roulant » au sein de leur communauté, dit Bill Weber. Au début, je ne savais pas trop à quoi m’attendre de notre propre campagne de ce genre ; mais notre paroisse a bien répondu à l’appel [...] Tous ont constaté qu’avec seulement 150$, on pouvait faire une grosse différence dans la vie d’une personne. Et tous ont bien aimé cette idée. »♦ PATRICK SCALISI est rédacteur en chef adjoint du magazine Columbia. AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 11
Le cadeau d’Heather Reconnaissante pour le traitement médical qui lui a sauvé la vie, une jeune fille témoigne généreusement de sa foi par Pete Sheehan | photos de Charles Orrico
L
orsque Heather McNamara, 11 ans, se réveille chaque matin, elle pense à toutes les choses qu’elle pourrait faire ce jour-là : aller à l’école, se baigner, jouer au soccer, magasiner. Sauf que voilà quelques années, il en allait tout autrement. « Je ne savais même pas si j’allais seulement me réveiller », raconte la principale intéressée. À l’époque, Heather, alors âgée de 7 ans, se préparait à une intervention chirurgicale à l’hôpital presbytérien de New York. Il s’agissait de lui retirer une tumeur myofibroblastique inflammatoire maligne, contre laquelle elle luttait depuis plusieurs années. Heureusement, l’intervention s’est bien déroulée, la tumeur a pu être enlevée et Heather a recouvré la santé. « C’était un vrai miracle », raconte sa mère, Tina McNamara, en évoquant les années de lutte, de peur et de frustration qu’elle a dû affronter avec son mari Joe — membre du Conseil 1816 Rev. James V. Rogan, à Central Islip, dans l’État de New York — alors que leur fille adorée souffrait. Depuis ce temps-là, Heather et sa famille, membres de l’église St. Peter the Apostle à Islip Terrace, se font un point d’honneur de témoigner de leur reconnaissance tant à Dieu qu’à l’hôpital presbytérien. Heather est ainsi apparue dans des publicités télévisées pour l’établissement hospitalier qui l’a sauvée, en plus de retourner là-bas pour encourager d’autres patients — et spécialement les enfants. La famille s’est par ailleurs activement engagée au sein de la paroisse et de la communauté, organisant par exemple des collectes de sang, recueillant des fonds pour la recherche sur le diabète juvénile et se rendant dans une soupe populaire de la région. ESPÉRER UNE GUÉRISON Heather a vécu des problèmes de santé dès l’âge de 4 ans, lorsqu’elle commença à avoir de graves maux d’estomac accompagnés de vomissement. Les médecins n’arrivaient pas à voir ce qu’elle avait, et certains émirent même des doutes quant à l’authenticité des symptômes décrits par la famille. Finalement, les médecins trouvèrent une tumeur alors qu’ils préparaient la petite Heather à recevoir une sonde d’alimentation. Une chirurgie s’ensuivit, et la tumeur fut enlevée. Mais six mois plus tard, celle-ci réapparaît. En plus de la douleur physique, Heather devient victime de ballonnements, ce qui amène certains de ses camarades à se moquer d’elle. Peu après, elle doit 12 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
se déplacer en fauteuil roulant. Durant près d’un an, les McNamara cherchent un hôpital qui pourrait guérir Heather, contactant diverses institutions reconnues dans le traitement du cancer chez les enfants. « Mais personne n’a pu nous aider, dit Heather. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Tout ce que je savais, c’est que j’étais malade. » La famille trouva de l’espoir après avoir appris que l’hôpital pour enfants de Miami pouvait procéder à une transplantation multiviscérale, au cours de laquelle de multiples organes sont retirés puis remplacés par des organes sains. Au début, se rendre en Floride posait problème ; mais la fondation « Fais-Un-Vœu » a offert son aide à la famille. L’organisme envoya les McNamara à Disney World, d’où on allait les emmener jusqu’à Miami. Au départ, tout augurait pour le mieux. L’hôpital prit soin de Heather, la préparant soigneusement à subir l’intervention. Ses ballonnements disparurent et elle n’avait plus besoin de fauteuil roulant. Mais alors que le grand jour approchait, l’hôpital annonça qu’il renonçait à pratiquer l’intervention, finalement. Les coûts, la difficulté d’obtenir autant d’organes d’un seul coup et le risque de réapparition de la tumeur étaient trop importants. « C’était tellement dur à vivre », dit Tina. La famille retourna donc à Long Island, mais non sans qu’un membre du personnel de l’hôpital de Miami les réfère au Dr Tomoaki Kato, à New York. Après avoir examiné Heather, le Dr Kato en vint à la conclusion qu’il pouvait retirer la tumeur ainsi que sa rate, son estomac, son pancréas, sa vésicule biliaire et son appendice, et qu’elle pouvait survivre sans avoir à remplacer tous ces organes au moyen de transplantations. Lorsque la famille apprit qu’Heather aurait besoin d’un nouveau foie, son père se prépara à faire don d’une partie du sien. « C’était drastique, mais j’étais prêt à le faire », indique ce dernier. Mais finalement, le Dr Kato réussit à sauver le foie d’Heather sans recours à la transplantation. Il n’empêche que la chirurgie a été exténuante, s’étirant sur près de 24 heures. Pendant tout
Heather McNamara, 11 ans, ici à la maison familiale de Long Island. Quatre ans auparavant, elle avait survécu à une intervention chirurgicale risquée qui a duré 23 heures, au cours de laquelle on lui a retiré une tumeur ainsi que certains organes vitaux.
ce temps, la famille a prié. compagnie de sa troupe de filles scoutes, où elles ont donné un « Avant ce jour, je n’avais jamais réellement prié, dit Joe spectacle pour divertir les patients. McNamara. Mais ce jour-là je l’ai fait. Et j’ai dit à Dieu que je Depuis que son pancréas a été retiré, Heather a développé le serais une meilleure personne. Que je ferais ce qu’il fallait. » diabète et doit prendre de l’insuline. La famille s’est donc engaLes McNamara n’ont pas été les seuls à prier pour Heather. gée à recueillir de l’argent au profit de la Fondation pour la re« Tant de gens l’ont fait à nos côtés — d’autres catholiques, des cherche en diabète juvénile — réunissant 40 000$ jusqu’ici. Et protestants, des juifs, des témoins de Jéhovah. Des milliers de puisque Heather a eu besoin de sang durant son intervention, personnes ont prié pour et avec nous », raconte Tina. la famille a à ce jour organisé trois collectes de sang, et une quaAprès l’opération, poursuit celle-ci, « les médecins m’ont dit trième est prévue. qu’ils avaient senti quelque chose, une présence ». « Elle apparaît également dans nos publicités », dit Doreen « J’ai eu l’impression que quelqu’un me tenait la main », se Fiscina, du Centre de prélèvement sanguin de Long Island. rappelle pour sa part Heather, bien que seul le personnel de la « Quand on considère tout ce qu’elle et sa famille ont eu à trasalle d’opération l’ait côtoyée — et tous avaient les mains bien verser, c’est assez incroyable. » occupées. Des Conseils locaux de Chevaliers de Colomb ont appris l’his« Toute cette expérience m’a convaincu que Dieu est bel et toire de Heather par le truchement de l’agent général Larry Sabien là, tout près de nous », souligne Joe, qui assiste désormais raga, du comté de Suffolk, qui avait contacté la famille. régulièrement à la messe dominicale en « [Joe] était intéressé par des assucompagnie de sa famille. « Quand on a rances, mais il croyait que sa fille Heather besoin de Dieu, il est là. » n’était pas assurable étant donné son état Bien que l’intervention chirurgicale ait de santé, raconte Larry Saraga. Je lui OUS COMPRENEZ été couronnée de succès, la convalescence alors expliqué que notre programme fraaura été « un long chemin » à parcourir, ternel de prestations familiales garantisALORS QUE LA VIE NE TIENT selon la mére d’Heather. Heather a en sait la couverture des enfants des effet dû rester à l’hôpital quelques mois. membres des Chevaliers de Colomb. » PARFOIS QU’À UN FIL, ET Dès qu’elle a eu son congé, Heather a Les Chevaliers de Colomb du Chapitre NOUS VOULIONS FAIRE TOUT repris des activités normales. « J’ai joué de comté de Suffolk ont été si touchés par au soccer et suis allée à la piscine, et j’ai l’histoire d’Heather qu’ils l’ont invitée à NOTRE POSSIBLE POUR aussi fait faire mes ongles », dit-elle en s’adresser à eux le 12 juillet dernier, avant montrant les extrémités de sa main teinune de leurs réunions. Ils ont d’ailleurs AIDER LES AUTRES. » tées de rouge, de blanc et de bleu. « Et profité de l’occasion pour les honorer, elle je vais aussi magasiner. » et sa famille, pour leur travail charitable. Si la famille McNamara est heureuse DONNER EN RETOUR de pouvoir ainsi aider les autres, elle Même si la principale intéressée et sa famille étaient heureuses garde aussi bien à l’esprit le tableau général de la situation. de renouer avec la vie normale, leurs vies avaient changé. Elles « Ils sont très engagés au sein de la paroisse », explique Rose avaient conscience que leurs épreuves avaient eu un sens et un Oldham, directrice de l’initiation à la foi à l’église St. Peter the but. Apostle. « Mme McNamara, par son exemple, nous aide beau« Voir des gens traverser une épreuve est une chose, cela vous coup à enseigner et à propager la foi en Dieu au sein de nos touche, mais jamais autant que lorsque c’est vous qui êtes affecté, jeunes paroissiens. » Elle ajoute qu’Heather est aussi très active dit Joe McNamara. Vous comprenez alors que la vie ne tient par- dans la paroisse et qu’elle est « toujours prête à aider ». fois qu’à un fil, et nous voulions faire tout notre possible pour « Je veux inculquer à ces jeunes que si Dieu est dans leur vie, aider les autres. » tout peut arriver », dit Tina. Tina a ajouté ceci: « Nous voulions donner en retour. » Heather, pour sa part, est reconnaissante envers sa famille, et Pour y parvenir, la famille a notamment permis à Heather de elle a pu prendre la mesure de tous les sacrifices qui ont ponctué partager son histoire avec les autres tout en les réconfortant. Elle sa longue route vers la santé et l’intégrité de sa personne. agit entre autres comme porte-parole de l’hôpital et rend visite « Ça n’a pas été facile », dit sa sœur, Stephanie, 14 ans, qui a à des patients, particulièrement ceux de son âge. craint perdre sa petite sœur. « Il est tellement important de s’ap« Heather inspire les gens », dit sa mère qui rappelle un épi- précier et de s’aimer les uns les autres. Je crois d’ailleurs que Dieu sode avec une jeune fille qui vivait difficilement sa convales- a eu un grand rôle à jouer dans tout cela. » cence, après une chirurgie. Bien qu’elle se demande encore tous les matins ce qu’elle « Je lui ai appris quelques trucs », ajoute Heather, précisant pourrait bien faire ce jour-là, Heather dit également prendre le qu’elle avait montré à la jeune patiente comment se déplacer temps de prier. « Je remercie Dieu à chaque fois de m’accorder sans douleur, en évitant de trop solliciter les points de suture. une autre belle journée. »♦ Après la visite, la jeune patiente arrivait à lever de son lit et considérait toute l’étape de la convalescence de manière plus positive. PETE SHEEHAN, journaliste et reporter chevronné, écrit deEn une autre occasion, Heather s’est rendue à l’hôpital en puis Long Island, dans l’État de New York.
« V
14 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E
Le pape François s’adresse aux pères Le Saint-Père s’attarde à la signification de la paternité ainsi qu’à sa vocation par Tom Wehner
CNS photo/Paul Haring
A
ttention, Messieurs — le pape François vous parle. À de nombreuses occasions depuis son élection, le Saint-Père s’est prononcé sur le rôle, la signification et l’essence de la paternité, et nous ferions bien de nous arrêter à ses propos. Dans une homélie prononcée du 26 juin, le pape François a dit de la paternité qu’il s’agissait d’une réalité non seulement biologique mais aussi spirituelle. Dans son style direct habituel, le pape a dit que, si un homme ne désire pas être père, « il y a quelque chose qui ne va pas, quelque chose qui manque ». Après tout, on appelle « père » les religieux-prêtres, en reconnaissance de leur rôle de transmetteurs de la vie dans les sacrements et tous les hommes sont appelés à devenir protecteurs des jeunes, des gens dans le besoin et de la société. Ces paroles du pape François reprenaient les sentiments livrés dans son homélie de l’Eucharistie inaugurale de son pontificat, le 19 mars dernier, en la fête de saint Joseph : « Comment Joseph exerce-t-il cette garde? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas », a noté le pape. « Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées ». Les paroles du Saint-Père devraient pénétrer profondément jusqu’au plus profond des cœurs de tous les hommes. Pour vivre en hommes vraiment catholiques, nous devons sacrifier nos égos particuliers, nos propres désirs, et cultiver une relation toujours plus profonde avec le Christ et notre Père du ciel pour le bien-être de nos êtres chers. Notre autorité en tant que pères doit être mise au service des autres. Mon propre père, ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale, fut un modèle d’abnégation et fortitude. Au cours de mon enfance, le fait de l’avoir observé à genoux pour prier ou discutant de foi avec mon grand-père, a eu comme effet pour effet de transformer ma vie. Ces images et d’autres semblables m’ont aidé à revenir à la foi après plusieurs années gaspillées dans une vie irresponsable.
Malgré la déficience de ma formation catéchétique durant mon adolescence et les débuts de mon âge adulte, les exemples de mon père et de nombreux bons prêtres et chefs de fil de mon âge ont fait renaître les cendres de ma foi et m’ont vivement conduit de l’inertie à l’activité. J’ai pris le temps de m’initier à la Bible et d’approfondir mes connaissances de la foi. J’ai dépoussiéré mon chapelet, qui m’est devenu un constant compagnon. J’ai également participé à des groupes d’hommes et assisté à des conférences, où se formaient des catholiques responsables estimés de leurs semblables — de fait, agissant mutuellement comme « pères » les uns pour les autres. Et le ciel m’a accordé de modèles d’hommes, entre autres le prêtre qui m’a incité à me prendre en main et à prendre au sérieux ma vocation de mari catholique. Aujourd’hui, plus que jamais, les hommes doivent s’efforcer de participer à la vie de la famille, aux regroupements masculins et aux activités de leur paroisse. Il existe trop d’influences négatives au sein de notre culture — la dévaluation de la définition du mariage, le rôle des hommes au sein de la famille et de la société et le caractère sacré de la vie ― pour que nous regardions passer le train. Nous devons devenir les hommes comme Dieu nous appelle à être, luttant pour vivre selon la vertu masculine, cherchant à aider les autres et à leur servir d’inspiration, et à servir de modèles. Le Seigneur nous donne le courage et la sagesse de mener à bien cette mission unique, même quand le monde nous affirme qu’on a plus besoin de nous et que l’âge de la masculinité est révolu. Avec la grâce de Dieu, nous pouvons dépasser les distorsions du monde et embrasser la véritable paternité et devenir les gardiens fidèles des personnes qui nous sont confiées.♦ TOM WEHNER est directeur de la rédaction du National Catholic Register, un service d’EWTN, et membre du Conseil 5724, de Northborough, Massachusetts. Il habite au Connecticut avec sa femme et ses quatre enfants.
RETROUVEZ D’AUTRES ARTICLES ET RESSOURCES POUR LES HOMMES CATHOLIQUES ET LEURS FAMILLES À PERESPOURBIENFAIRE.ORG
AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 15
Randonnée à travers le Maine
16 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
Un événement caritatif s’est transformé en pèlerinage annuel pour des Chevaliers adeptes du cyclisme par Jeff Rowe | photos de Kevin Bennett
C
haque année durant la fin de semaine de la Fête des Pères, les visiteurs de passage dans le Maine sont accueillis par les champs de maïs, de jolis ruisseaux ainsi que le bruit engendré par près de 2 000 cyclistes roulant à des fins caritatives. Demandez aux habitants du coin, et vous aurez toutes les chances de les entendre dire que les trois principales raisons pour vivre dans leur État sont juin, juillet et août. Pas surprenant, dès lors, que depuis près de trois décennies, les cyclistes de partout au pays se rassemblent là-bas pour participer à la « Randonnée à travers le Maine » de l’Association pulmonaire des États-Unis. L’événement, qui dure trois jours, permet aux participants de voir de magnifiques coins de pays tout en s’entraînant et en ayant la chance d’appuyer une bonne cause ; la randonnée de près de 300 km les amène à découvrir l’arrière-pays appalachien avant de se terminer au nord de la côte atlantique. Au cours des quatre dernières années, l’une des équipes participantes a couru sous la bannière des Chevaliers de Colomb. Et depuis que cette équipe participe à l’événement, ses membres ont fait sentir leur présence en faisant ressortir leur identité catholique.
« CHEVALIERS SUR ROUES » À ses débuts, en 2010, l’équipe des C de C comptait sept cyclistes ; depuis, ce nombre a plus que doublé et parmi les équipiers, on retrouve aujourd’hui un prêtre ainsi que deux diacres permanents. Selon Dennis Homa, ex-Grand Chevalier du Conseil 12033 St. Martha’s, à Kennebunk, et membre de l’équipe depuis le début, l’idée de participer à la randonnée a d’abord surgi lors d’une réunion de Conseil, alors qu’on discutait de possibles activités caritatives à mener. « Quelqu’un a parlé de vélo, et j’ai pour ma part lancé l’idée de faire cette randonnée « Trek Across Maine », dit Dennis Homa. Ça se passe durant le week-end de la Fête des Pères, et il s’agit de la plus importante activité nationale de collecte de fonds que mène l’Association pulmonaire des États-Unis, ici même au Maine. » Une nouvelle équipe fut donc formée, reconnaissable à ses chandails verts ornés du logo des Chevaliers de Colomb ainsi que d’un drapeau américain. Depuis, l’équipe arbore des maillots de qualité plus professionnelle, et les couleurs sont passées au jaune et au bleu avant que le rouge, le blanc et le bleu ne soient choisis, cette année. Kevin Broughton, équipier de la première heure et l’un des plus sérieux cyclistes du groupe, a dessiné les nouveaux chandails ; c’est aussi lui qui a trouvé le nom « Knight Riders », un jeu de mots faisant référence à une émission de télé des années 1980 et qu’on peut lire au dos des maillots. Le père Paul Marquis, prêtre de longue date dans le diocèse de Portland et aumônier du Maine Medical Center, a été parmi les premiers à remarquer la présence de l’équipe Chevaliers de Colomb. Il faisait la randonnée avec une équipe de professionnels de la santé lorsqu’il vit les maillots verts portés par les Chevaliers. Cette année-là, après l’événement et tandis qu’il s’enregistrait pour la prochaine randonnée, le père Marquis décida de changer d’équipe.
Les membres de l’équipe cycliste des « Chevaliers sur roues » roulent en peloton durant la randonnée annuelle « Trek Across Maine », qui s’est déroulée du 14 au 16 juin. AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 17
Pour le prêtre, membre du Conseil 14246 John Paul II, à Portland, ce changement l’aura aussi amené à s’impliquer plus à fond au sein de l’Ordre. « J’étais Chevalier du Premier Degré depuis environ trois ans après mon ordination, explique-t-il. Mais lorsque j’ai rencontré les « Trekkers » et que j’ai commencé à rouler à leurs côtés, ceux-ci m’ont encouragé à m’engager plus à fond dans les Chevaliers. » Résultat : il a récemment avancé jusqu’au Quatrième Degré. De façon similaire, Kevin Broughton et son coéquipier Todd DiFede n’étaient pas membres des Chevaliers lorsqu’ils ont commencé à rouler sous la bannière Chevaliers de Colomb — juste de fidèles hommes catholiques désireux de participer à un événement caritatif. Or les deux sont maintenant des membres actifs, et Kevin sert à la fois de capitaine de l’équipe et de secrétaire fi-
L’équipe des Chevaliers de Colomb prend le temps de s’étirer les muscles lors d’une halte, durant sa randonnée de quelque 300 km.
nancier pour le Conseil 12033. La foi que partage l’équipe est évidemment importante en tout temps, mais elle s’est avérée encore plus significative lors de la randonnée de cette année. Le matin du premier jour, le 14 juin, un tragique accident est survenu — le premier que connaissait l’événement vieux de presque 30 ans. Un cycliste de 23 ans, membre d’une autre équipe, a été heurté et tué par un camion, laissant plusieurs participants sous le choc. Comme le reste des autres coureurs, l’équipe des Chevaliers de Colomb s’est arrêtée pour se reposer à l’université du Maine à Farmington, à la fin du premier jour. « J’ai récité quatre rosaires et deux chapelets de la Divine Miséricorde, indique le père Marquis. Et je crois que pendant que je montais des côtes plus tôt cette journée-là, j’ai récité quelques autres dizaines du rosaire. » Le soir du deuxième jour, le père Marquis a célébré une messe en public avec les Chevaliers, au cours de laquelle des prières spéciales ont été offertes pour le jeune homme tué ainsi que pour sa famille. 18 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
TÉMOIGNAGE FRATERNEL Bien que l’aspect caritatif soit ce qui motive d’abord les Chevaliers — l’équipe a amassé plus de 12 000$ en dons l’an dernier —, la randonnée Trek Across Maine est également devenue une activité fraternelle. « Nous passons du temps ensemble et nous accomplissons des choses stimulantes tant sur le plan physique que mental », souligne l’équipier Michael Magalski, Grand Chevalier du Conseil 12033. « C’est presque comme si on faisait une retraite. » Les membres de l’équipe Chevaliers de Colomb s’entraident durant le Trek (la randonnée). Ils s’aident mutuellement à traverser les moments plus difficiles durant les 300 km. « Chacun vit des hauts et des bas, un jour on est en forme et l’autre moins. Et tous ne sont pas des cyclistes aussi aguerris non plus », explique Michael Magalski. Pour sa part, Dennis Homa raconte que l’an dernier, Kevin Broughton a été jusqu’à « littéralement pousser un frère Chevalier dans une montée difficile — voilà qui en dit long sur l’esprit fraternel qui règne parmi nous. » Si bien que ces témoignages de fraternité ont attiré l’attention de plusieurs autres randonneurs, amenant même certains de ces derniers à modifier leur façon de rouler. « Les gens nous perçoivent réellement comme une équipe, explique Kevin Broughton. [Les organisateurs], impressionnés, ont donc demandé à tous d’orchestrer une arrivée en groupe, le dernier jour. Déjà, nous-mêmes franchissions le fil d’arrivée ensemble, en tant que Chevaliers. Nous étions les seuls à faire cela. » Mais si les autres équipes font en groupe le dernier trajet de la randonnée, les Chevaliers sont encore les seuls à rouler en groupe durant les trois journées. La tradition la plus importante qu’aura instaurée l’équipe C de C à la randonnée est la messe extérieure au collège Colby, là où s’arrêtent les cyclistes à la fin de la deuxième journée. Lorsque le père Marquis a eu l’idée de célébrer une messe en public à cette occasion, il a demandé la permission au curé de la paroisse locale. « Lorsque je participe au Trek, écrivait le prêtre, je perçois ma participation, ainsi que celle de mes camarades Chevaliers, comme étant une occasion évangélisatrice [...] une main tendue afin de servir [...] un moment où notre foi rencontre notre culture, en présence d’hommes et de femmes catholiques, de personnes d’autres confessions et de personnes non croyantes. » De plus, ajoute le père Marquis, le fait de célébrer la liturgie témoigne de l’importance capitale qu’a la messe dans la vie des catholiques. Pour les Chevaliers qui font le parcours à vélo, ce témoignage dure trois jours et quelque 300 kilomètres, et il est suivi par les milliers de personnes qui participent à la randonnée elle-même ou qui habitent les divers villages et villes traversés par les participants. « C’est un événement axé sur la camaraderie et pour une bonne cause, dit Michael Magalski. C’est tellement réconfortant de constater qu’on peut vivre aussi concrètement et aussi agréablement notre foi. » Charité, témoignage et le verdoyant paysage du Maine — pas une mauvaise recette du tout pour passer une belle fin de semaine...♦ JEFF ROWE est un journaliste qui réside dans le Maine.
Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut : Des membres de l’équipe des Chevaliers prennent leur départ au Colby College le matin du troisième jour de la randonnée « Trek Across Maine ». • L’équipe franchit la ligne d’arrivée. Les Chevaliers forment la seule équipe dont les membres roulent tous ensemble, du début à la fin. • Un équipier Chevaliers de Colomb franchit un pont dans un environnement bucolique, durant la randonnée. • Les membres de l’équipe se préparent à entamer la troisième et dernière étape de la randonnée. AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 19
La Cour suprême et la
L
e 26 juin, par 5 voix contre 4, la Cour suprême des États-Unis a rendu deux décisions historiques dans les causes de Windsor c. United States et Hollingsworth c. Perry, les deux causes relatives au mariage entre conjoints de même sexe, à la lumière de la Constitution des États-Unis. Dans l’affaire Windsor c. United States, le tribunal a statué qu’une partie de la loi sur la défense du mariage (Defense of Marriage Act — DOMA), qui définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme aux fins de la loi fédérale, est anticonstitutionnelle. Dans l’affaire Hollingsworth c. Perry, le tribunal a statué que les parties qui cherchent à défendre l’amendement constitutionnel de la Californie définissant le mariage comme une union entre un homme et une femme n’avait pas la qualité pour agir devant la Cour et de défendre la loi. Les conséquences de ces causes au niveau du débat national portant sur le mariage sont encore indéfinies, mais il est d’ores et déjà assuré qu’elles seront dramatiques. Au fur et à mesure que ces développements se dérouleront dans les mois et années à venir, il sera im20 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
portant pour les citoyens catholiques de comprendre clairement la décision du tribunal et ce qui est en cause. « QU’EST-CE QUE LE MARIAGE » La première décision rendue par le tribunal découlait de la cause d’Edith Windsor, une femme newyorkaise ayant obtenu un permis de mariage du Canada avec sa partenaire, avant de retourner à New York pour y résider. Lorsque sa conjointe est décédée, Mme Windsor a dû payer plus de 300 000 dollars en droits de succession. Tout cela, parce que leur « mariage » n’était pas reconnu par le gouvernement fédéral qui, en 1996, avait défini le mariage comme une union entre un homme et une femme, selon la loi sur la défense du mariage adoptée par une large majorité au Congrès et signée par le président Bill Clinton. Mme Windsor s’est donc adressée aux tribunaux, affirmant que la section 3 de la loi sur la défense du mariage constituait une discrimination anticonstitutionnelle à l’endroit des personnes unies dans
lutte pour le mariage Des décisions récentes relatives au débat sur le mariage entre conjoints de même sexe soulèvent des questions et posent des défis pour les catholiques
CNS file photo/Nancy Phelan Wiechec
par Scott Lloyd
des mariages homosexuels. Le juge de la Cour suprême Anthony Kennedy, de même que ses collègues Stephen Breyer, Ruth Bader Ginsburg, Sonia Sotomayor et Elena Kagan ont souscrit à cette thèse. Dans le cadre de leur décision, il a été déclaré que « la loi sur la défense du mariage est anticonstitutionnelle puisqu’elle représente une privation des droits de la personne prévus par le cinquième amendement de la Constitution. » Selon la majorité des juges, même si le gouvernement peut légiférer au sujet du mariage dans certains cas, le mariage est habituellement une affaire traitée au niveau des états. Selon elle, le Congrès a adopté une mesure extraordinaire en définissant le mariage pour les besoins de toutes les lois fédérales. Le principe suivant s’avère cependant encore plus important. C’est ainsi que selon la majorité, « la loi sur la défense du mariage cherche à causer préjudice à la classe même [« ces personnes qui sont unies dans des mariages homosexuels légalisés par l’État »] que l’État de New York cherche à protéger. Ce faisant, elle constitue une violation
des droits fondamentaux et des principes de protection égale applicables au gouvernement fédéral. » Pour leur part, les quatre autres juges ont exprimé un total de trois opinions dissidentes dans la cause Windsor. La brève dissidence formulée par le juge en chef John Roberts faisait valoir que le Congrès avait le pouvoir de définir le mariage aux fins de ces lois, puisque le mariage est un élément fondamental de la société. Le fait que le gouvernement fédéral ait légiféré sur le mariage dans le cadre de la loi sur la défense du mariage n’est pas suffisant pour conclure, comme l’a fait la majorité, que « le premier objectif’ […] des 342 représentants et des 85 sénateurs qui ont voté en faveur de son adoption, incluant le président qui l’a signé, constituait une volonté claire de nuire. » Le juge Roberts a souligné également que l’opinion de la majorité n’affecte pas la constitutionnalité d’une définition légale du mariage comme une union entre un homme et une femme. Une grande partie de l’analyse de l’opinion de la majorité n’est pas pertinente AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 21
puisqu’elle repose principalement sur le fait que le mariage est une juridiction des États sur le plan législatif. Il a suggéré donc qu’une loi différente, avec le même but mais articulée autour d’une rationnelle et d’un historique législatif différents, pourrait être constitutionnelle. Comme le juge Antonin Scalia a exprimé une idée selon laquelle le Bipartisan Legal Advisory Board nommé par la Chambre des représentants des États-Unis n’avait pas la qualité pour agir devant le tribunal et que même si le groupe était reconnu à cet égard, le tribunal n’avait aucun pouvoir de déclarer la loi anticonstitutionnelle. « Les erreurs de la Cour sur ces deux points, a-t-il déclaré proviennent de la même source affectée : une opinion exaltée du rôle de cette institution aux États-Unis. » Le juge Scalia a accusé également la majorité de modifier ses justifications aux fins de sa décision, créant une opinion qui ne spécifie pas clairement sur quels fondements juridiques celle-ci repose. « Quelles que soient les discutailleries des soi-disant pistes légales qu’une personne déciderait de suivre », le problème central qu’éprouve la majorité envers la loi sur la défense du mariage est l’idée selon laquelle elle est motivée par « un désir explicite de causer préjudice » poursuit-il. La majorité, affirme-t-il, ne cite pas les preuves de son accusation, pas plus qu’elle ne reconnaît des justifications alternatives pour la loi sur la défense du mariage. L’opinion dissidente a poursuivi en déclarant que, bien que l’opi-
nion de la majorité ne modifie pas directement les lois des états sur le mariage, elle fournit un raisonnement et un langage qui entraînera un jugement favorable envers le mariage homosexuel. Cela envoie un signal, à savoir quelle serait la décision du tribunal à propos d’une loi d’État qui approuverait le point de vue traditionnel du mariage. Le juge Scalia a conclu en affirmant que « Selon les propos de la majorité, il s’agit d’une rhétorique binaire : Détestez votre voisin ou rangez-vous derrière nous. La vérité est plus complexe. Il est difficile d’avouer que ses opposants politiques ne sont pas des monstres […] et que le défi ultime dépasse les paramètres à l’intérieur desquels la Cour peut actuellement composer. » Dans son opinion dissidente, le juge Samuel Alito a noté que l’opinion de la majorité semble reposer, d’une certaine manière, sur l’analyse des « garanties constitutionnelles » familière à la Cour, mais qui protège seulement les droits et libertés fondamentales qui sont profondément enracinés dans l’histoire et la tradition de la nation, ce qui n’est pas le cas avec le mariage entre conjoints de même sexe. Bien que Mme Windsor et son avocat aient fait valoir que l’analyse de la « protection égale » s’applique, le juge Alito a expliqué que « notre cadre de protection égale […] est mal adapté pour être utilisé dans l’évaluation de la constitutionnalité de lois basées sur la compréhension traditionnelle du mariage, qui sont essentiellement orientées sur ce qu’est le mariage. » Il a poursuivi ainsi : « En demandant à la Cour de déterminer si
Défendre le mariage en le définissant Entrevue avec Ryan T. Anderson, au sujet de la compréhension sociale du mariage et de son importance
A
lors que la question du mariage homo- ington, D.C., et fondateur et rédacteur en sexuel est actuellement débattue de- chef de Public Discourse, la revue en ligne de vant les tribunaux, dans le milieu l’Institut Witherspoon de Princeton, au New universitaire, dans les médias et sur la place Jersey. M. Anderson est également coauteur, publique, le débat est souvent articulé selon avec Sherig Gergis et Robert P. George, du la prémisse « d’égalité du livre intitulé Qu’est-ce que le mariage ». Mais comme mariage? — Homme et beaucoup de gens l’ont souFemme : une défense (What is ligné, parmi lesquels le juge Marriage? Man and Woman: A Defense) (Encounter Samuel Alito dans l’opinion Books, 2012). dissidente dans l’affaire United States c. Windsor, cette COLUMBIA : Vous soulirhétorique voile un débat sous-jacent encore plus prognez que, dans le débat acfond, à savoir ce que le matuel sur le mariage, il existe riage représente en réalité. deux conceptions fondaDans cette perspective, mentalement différentes du Ryan Anderson Alton Pelowski, rédacteur en mariage. En quoi ces points chef de la revue Columbia, a de vue diffèrent-ils? récemment interviewé Ryan T. Anderson, RYAN ANDERSON : Il y a la conception du chercheur à la Heritage Foundation de Wash- mariage conjugal et puis il y a la vision 22 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
basée sur le consentement — aussi connue comme étant la conception révisionniste. Selon le point de vue fondé sur le consentement, le mariage est simplement une relation d’amour intense entre adultes consentants. Il est aveugle à l’égard du sexe et n’est pas basé sur les différences sexuelles entre l’homme et la femme. Notre vision du mariage, la version conjugale, est à l’effet que le mariage unit un homme et une femme, afin qu’ils deviennent mère et père de tous les enfants qu’ils concevront. Elle s’appuie sur une union plus complète — une union des cœurs et des esprits mais aussi une union des corps. Ce qui est important ici, c’est que l’acte qui unit un homme et une femme est le même que celui qui crée une nouvelle vie. Le mariage a besoin d’être sexuellement exclusif parce que ce type de relation peut
Photo by David Hills/Courtesy of the Heritage Foundation
par Alton J. Pelowski
la section 3 de la loi sur la définition du mariage est sujette à, et constitue une violation, [aux garanties de protection égale en vertu de la loi], Windsor et les États-Unis nous demandent donc de décider si la présence de deux membres de sexe opposé est un lien aussi rationnel au mariage que peut l’être la peau blanche au droit de vote ou un chromosome Y à la capacité de gérer une succession. […] Accepter cette thèse jetterait tous ceux qui s’accrochent aux croyances traditionnelles au sujet de la nature du mariage dans le rôle de fanatiques ou d’imbéciles superstitieux. » En conclusion, le juge Alito a déclaré que les requérants ont demandé à la Cour de trouver réponse à une question à propos de laquelle « des philosophes, des historiens, des sociologues et des théologiens sont mieux qualifiés que nous aux fins de l’exploration. » POUR LA DÉFENSE Le litige dans la cause Hollingsworth c. Perry est survenu en 2008 après le vote favorable des citoyens de la Californie pour une modification de la Constitution de l’État pour définir le mariage comme une union entre un homme et une femme. Deux couples de même sexe ont alors intenté une poursuite, affirmant que l’amendement constituait une violation des garanties de protection égale et des garanties judiciaires prévues par la Constitution. L’opinion de la majorité, qui a été rédigée par le juge en chef Ro-
TOP: CNS file photo/Jon L. Hendricks
engendrer une nouvelle vie. Il se doit d’être permanent, parce qu’il s’agit d’une union complète et parce que les enfants ont besoin d’un environnement stable et de la présence d’une mère et d’un père. À l’inverse, selon la vision révisionniste du mariage, il n’existe aucune justification pouvant réellement expliquer pourquoi le mariage devrait se produire entre deux personnes seulement, de manière exclusive ou permanente. Pour l’État, la neutralité sur cette question est tout simplement impossible. La loi consacrera une vision du mariage ou l’autre et, peu importe ce qui se produira, une vision du bien, du vrai et du beau sera promue. La question est donc de savoir quelle vision est la vraie? Parce que nous voulons que la loi reflète la réalité autant que possible. COLUMBIA : En quoi la question de l’égalité est-elle reliée à la définition du mariage? RYAN ANDERSON : Dans un certain sens, toutes les personnes impliquées dans le débat sont en faveur de l’égalité. Nous voulons tous que le gouvernement permette aux personnes de se marier de manière équitable. La question qui se pose est de savoir ce que c’est que le mariage. Seule la ré-
berts et à laquelle se sont joints les juges Scalia, Breyer, Ginsburg et Kagan, statuait que les parties défendant l’amendement, connue sous le nom de Proposition 8, n’avaient pas la qualité pour agir en faisant appel de la décision de la Cour de district. Le jugement a affirmé que « Nous n’avons jamais défendu la position d’un groupe privé dont l’objectif est de défendre la constitutionnalité d’une loi d’État, alors que les fonctionnaires de l’État ont choisi de ne pas le faire.
ponse à cette question permet de savoir si la loi traite les mariages et les conjoints de manière égale ou non. Toute politique sur le mariage tracera une ligne entre ce qui constitue un mariage et ce qui ne l’est pas. La version révisionniste du mariage n’est pas différente. Elle trace une ligne au chiffre deux. Mais si l’égalité exige la redéfinition du mariage pour comprendre les couples homosexuels, est-ce que l’égalité exige la redéfinition du mariage pour y comprendre une relation à trois? Dans l’esprit de certains, il s’agit d’une question ouverte. Le gouvernement doit justifier pourquoi il reconnaît une certaine forme de relation comme un mariage, alors que ce statut n’est pas reconnu aux autres formes. COLUMBIA : En premier lieu, pourquoi l’État a t-il un intérêt en réglant le mariage? RYAN ANDERSON : Le gouvernement ne se soucie pas du mariage parce qu’il se préoccupe de la vie amoureuse entre adultes consentants, en dehors du fait qu’un certain type de relation amoureuse engendre des enfants. L’enjeu ici repose sur l’intérêt du gouvernement à s’assurer que le droit de chaque enfant à avoir une mère et un père
soit protégé de la manière la moins coercitive et la moins envahissante possible. Au lieu d’encourager une mère et un père à élever leurs enfants en tant que mari et femme, le gouvernement pourrait tenter de veiller lui-même sur le bien-être des enfants, à l’image de l’expérience philosophique de Platon dans La République. Mais en raison de l’échec du mariage durant les dernières décennies, nous avons vu comment l’Étatprovidence a pris de l’ampleur, avec les résultats désastreux que cela occasionne pour les enfants. C’est ainsi que nous observons une augmentation de la criminalité, de la population carcérale et de la pauvreté des enfants, le tout accompagné d’une diminution de la mobilité sociale. La justice sociale et la liberté sont mieux servies lorsqu’un gouvernement s’occupe comme il le faut de la question du mariage, de telle sorte que la société civile effectue le travail que le gouvernement ne peut accomplir. Lorsque la culture du mariage s’écroule, nous nous retrouvons avec un vaste programme d’aide sociale gouvernemental, afin de ramasser les pots cassés. COLUMBIA : Qu’en est-il du cas des couples infertiles et du fait que même les couAOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 23
Une femme brandit une pancarte durant la Marche pour le mariage, qui s’est tenue à Washington, D.C., le 26 mars dernier.
ples hétérosexuels dissocient aujourd’hui le mariage de la procréation? RYAN ANDERSON : Personne n’a jamais envisagé que chaque mariage doive nécessairement engendrer un enfant. Le droit du mariage n’a jamais été assorti d’une exigence de fertilité. Mais tous savaient que chaque enfant est le fruit d’une union entre un homme et une femme. Les lois et les politiques du mariage maximisent la probabilité qu’un enfant grandisse et connaisse l’amour et les soins d’une mère et d’un père. Les politiques publiques sont articulées selon la règle plutôt que sur l’exception à celle-ci. L’intérêt du gouvernement repose principalement sur tous les mariages au sein desquels naîtront des enfants et dans les relations hommes-femmes qui engendreront des enfants mais qui ne sont pas encore constitués comme étant des mariages. La question qui se pose à nous est la suivante: Voulons-nous instaurer des réformes sur le mariage qui encouragent le mariage entre maris et femmes, mères et pères, ou souhaitons-nous investir pleinement nos énergies derrière le concept que le mariage ne se résume qu’à des désirs adultes? COLUMBIA : Quel est l’enjeu? Quel effet 24 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
pourrait avoir la modification légale de la définition du mariage? RYAN ANDERSON : Tout d’abord, la redéfinition du mariage centre tout sur les désirs des adultes et élimine des lois et des politiques publiques toute institution défendant l’idéal qu’un enfant mérite une mère et un père. Deuxièmement, la redéfinition du mariage ne s’arrêtera pas là. Si nous réduisons le mariage à la simple définition d’aimer quelqu’un et si nous considérons l’aspect homme-femme comme irrationnel et arbitraire, qu’est-ce que le chiffre deux peut continuer à représenter de magique? Le principe selon lequel le mariage est entendu comme étant monogame, sexuellement exclusif et permanent repose précisément sur la dimension homme-femme. En dehors de cela, divers universitaires et activistes ont proposé l’idée selon laquelle le mariage devrait se résumer à un contrat entre adultes consentants. Selon eux, rien n’empêche que cette union soit un contrat temporaire et renouvelable. De même, on observe la présence d’individus qui affirment que la monogamie n’est pas naturelle et que des relations extraconjugales devraient être permises, à condition qu’il n’y
ait pas de tromperie ou de coercition. De telles propositions représentent un cauchemar pour l’intérêt des politiques publiques, qui consiste à faire en sorte que des hommes et des femmes s’engagent l’un envers l’autre, de manière permanente et exclusive. Un nombre accru de partenaires sexuels et des relations à court terme augmentent les chances d’avoir des enfants qui n’auront pas de père et favorisent la présence de familles éclatées. La troisième conséquence de la redéfinition du mariage a trait à la liberté religieuse. Nous avons déjà vu les Charités catholiques être contraintes d’abandonner les services d’adoption qu’elles fournissaient dans des endroits comme le Massachusetts, l’Illinois et Washington D.C. puisqu’elles avaient pour mission de placer les enfants qui étaient sous leurs soins dans des foyers formés par un père et une mère. Nous avons également vu des fleuristes, des boulangers, des photographes et des aubergistes être poursuivis pour avoir refusé de participer à des mariages homosexuels. COLUMBIA : Pourquoi pensez-vous que l’opinion publique a basculé en faveur du mariage homosexuel au cours des dernières
CNS photo/Matthew Barrick
Nous refusons de créer ici un précédent. » De son côté, le juge Kennedy avait rédigé l’opinion dissidente, démarche dans laquelle il fut appuyé par les juges Clarence Thomas, Alito et Sotomayor. Ceux-ci ont fait valoir que le processus d’initiatives populaires de la Californie est dysfonctionnel si les fonctionnaires de l’État peuvent exercer ce qui constitue essentiellement un droit de veto face à la volonté législative exprimée par le peuple, en ne défendant pas la loi. Au final, les défenseurs de la redéfinition du mariage n’ont pas obtenu de la Cour ce qu’ils en espéraient, c’est-à-dire une décision accordant un droit constitutionnel au mariage entre conjoints de même sexe. Pour l’instant, les États ne sont pas tenus de reconnaître les unions de même sexe comme des mariages et ils ne sont pas obligés de reconnaître les permis de mariages entre conjoints de même sexe émis ailleurs. Néanmoins, ces deux décisions sont porteuses de conséquences radicales. À la suite de la décision Windsor et où que soient célébrés les mariages homosexuels, le gouvernement fédéral doit désormais les reconnaître aux fins des lois et des avantages sociaux fédéraux. Au surplus, l’administration Obama a décidé de considérer ces permis
de mariage comme étant valides, et ce, même si l’État de résidence d’un couple s’y refuse. Depuis que la décision dans l’affaire Hollingsworth a été annoncée, le procureur général de la Californie a ordonné que les permis de mariages soient émis aux couples de même sexe dans l’ensemble de l’État. Ceux qui ont voté en faveur de la Proposition 8 semblent avoir bien peu de recours pour faire en sorte que leurs intérêts soient représentés devant les tribunaux. Pourtant, ils disposent réellement de certains recours. C’est ainsi que beaucoup de personnes ont fait valoir, par exemple, que la décision initiale de la Cour fédérale ne s’appliquait qu’à deux des 58 comtés de la Californie. Cette thèse ouvre la porte à une personne ayant subi une conséquence négative de cette décision de contester l’interprétation boiteuse du procureur général. Dans tout cela, comment les catholiques doivent-ils réagir? Selon la Doctrine sociale de l’Église, qui est basée sur les Écritures, la tradition sacrée et la loi naturelle, l’institution du mariage — c’est-àdire l’union fidèle et permanente d’un homme et d’une femme — est la fondation de la famille et est vitale à la société. Les personnes homosexuelles doivent être traitées avec respect et dignité, mais cela ne signifie pas que le mariage puisse et doive être redéfini. Le cheminement devant les tribunaux de ceux et celles qui refusent de reconnaître les mariages homosexuels sera difficile. Il en sera de même dans les débats public, au travail et même à la maison. La loi
années? RYAN ANDERSON : Nous n’avons pas exposé nos arguments. Il n’est pas étonnant qu’un camp soit plus influent lorsqu’il est bien organisé, bien financé et très vocal, alors que l’autre est largement silencieux. Notons également que les 40 dernières années ont été un cauchemar pour le mariage en général. Le mariage homosexuel n’est plausible que dans un monde qui a déjà causé tant de dégâts au mariage et à la sexualité humaine. L’élimination de l’aspect homme-femme du mariage s’inscrit dans la longue liste des conséquences néfastes de la révolution sexuelle : la pornographie, les relations sexuelles en dehors du mariage, les relations sexuelles extraconjugales, les naissances hors mariage, les divorces et ainsi de suite. Les jeunes n’entendent pas les arguments en faveur de la vision conjugale du mariage et il ne leur a pas été donné d’observer sa concrétisation. COLUMBIA : Comment réagissez-vous à ceux qui rejettent la vision conjugale du mariage en la qualifiant d’arbitraire et d’irrationnelle, en partie parce qu’elle est associée à la religion? RYAN ANDERSON : Les personnes animées
et les tribunaux ont déjà tenté de forcer des individus à offrir leurs services dans le cadre de cérémonies de mariage entre conjoints de même sexe. Ces mêmes lois ont également occasionné la fermeture d’agences d’adoption des Charités catholiques dans le Massachusetts, en Illinois et à Washington, D.C., en raison du fait que ces agences refusaient de confier des enfants auprès de conjoints de même sexe. Ceux qui défendent la définition traditionnelle du mariage se retrouvent désormais à l’ombre d’une opinion de la Cour suprême qui insiste sur le fait que les catholiques et autres Américains de bonne volonté sont motivés par un désir d’humilier et de blesser leurs concitoyens. Pourtant, il ne s’agit certainement pas de la dernière occasion au cours de laquelle le tribunal sera saisi de la question du mariage entre conjoints de même sexe et le débat se poursuivra durant les années à venir. Les catholiques ne peuvent se permettre de se désengager et d’éviter le débat. Dans leurs vies quotidiennes et sur la place publique, ils sont maintenant confrontés au défi qui consiste à être les témoins de la vérité du mariage et des enseignements de l’Église, qui ne reposent pas sur la haine mais sur l’amour. L’avenir du mariage aux États-Unis dépendra de ce témoignage.♦ SCOTT LLOYD est avocat et agit à titre de coordonnateur sénior des politiques pour les Chevaliers de Colomb. Il est membre du Conseil 7771 John Carrell Jenkins de Front Royal, en Virginie.
par des valeurs religieuses ont également des opinions sur des sujets comme le meurtre et les droits de la propriété. La question est de savoir si le point de vue lui-même obtient un soutien rationnel ou non. Pensons à tous les grands penseurs qui ont abordé la question du mariage : les Grecs et les Romains, les leaders du judaïsme, de la chrétienté et de l’islam, les philosophes des Lumières comme Emmanuel Kant et John Locke; les penseurs orientaux comme Mahatma Gandhi. Ces penseurs sont en désaccord à de nombreux niveaux dans leurs théories philosophiques, théologiques et politiques, mais ils sont tous d’accord sur le fait que le mariage est une institution pour un homme et une femme. Ce n’est qu’en l’an 2000 qu’une communauté politique a défini le mariage comme autre chose qu’une relation entre un homme et une femme. Affirmer que la vision conjugale du mariage est en quelque sorte irrationnel et arbitraire vient à l’encontre de l’histoire et des arguments raisonnés qui la soutiennent. COLUMBIA : Quel rôle les Chevaliers de Colomb et autres citoyens de bonne volonté qui sont interpelés peuvent-ils jouer dans la préservation et la promotion du
mariage dans la société? RYAN ANDERSON : Premièrement, il s’agit de vivre la vérité du mariage et de la sexualité humaine au sein de leurs propres familles. Être des époux fidèles. Être de bons parents. Aux jeunes personnes, je recommande de vivre la vertu de la chasteté et de se préparer maintenant pour votre futur mariage. Bien avant que le débat auquel nous sommes confrontés ne se déroule actuellement, l’institution du mariage s’effritait parce que les hétérosexuels avaient commencé à adhérer à une idéologie libérale erronée à propos du sexe. Deuxièmement, c’est de travailler à protéger la liberté religieuse, au niveau du droit marital. Nous devons nous assurer que nos élus et concitoyens respectent les institutions et les individus qui croient que le mariage est une union entre un homme et une femme. Troisièmement, il est important de déployer, dès maintenant, des efforts visant à défendre le mariage avec une vigueur et un engagement accrus. Nous devons présenter nos points de vue dans les médias sociaux, dans le monde du divertissement et à l’intérieur de la culture au sens large — de toutes les manières possibles — en expliquant ce qu’est le mariage et pourquoi il est important.♦ AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 25
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 26
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
CHEVALIERS
À
L’ŒUVRE
ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE
quand celui-ci fut torpillé en 1943, durant la Deuxième Guerre mondiale. Chaque aumônier avait remis son gilet de sauvetage pour qu’un camarade puisse survivre. REBUTS ENLEVÉS
Des membres du conseil Christ Our Redeemer 13527, de Niceville, Floride, pousse une planche de bois pour mettre le terrain à niveau à l’occasion d’une session de bénévolat dans un projet d’Habitat pour l’humanité à Fort Walton Beach. Appelée « Patriot Place » et dédiée aux anciens combattants qui se sont portés bénévoles auprès d’Habitat, la maison fut accordée à une mère célibataire et son fils demeurant dans le quartier. Les Chevaliers se trouvaient parmi les nombreux bénévoles qui ont consacré quelque 1500 heures de bénévolat à construire le bâtiment.
« JOURNÉE DES CHEVALIERS »
SANCTUAIRE AU CIMETIÈRE
Le conseil de Pelham 1773, Minnesota, a organisé une « Journée des Chevaliers » en vue d’étoffer le sentiment de fraternité. La journée comprenait une célébration eucharistique fraternelle, un déjeuner pour les trois paroisses dont est formé le conseil et la projection du film « Courageous » dans un cinéma local.
En plusieurs tranches, le conseil de Coxsackie 548, État de New York, a présenté 7500$ pour faire mettre un sanctuaire marial au cimetière St Mary sur la route 385. Le sanctuaire, muni de bancs et de buissons, remplaçait un autel en plein air dans le cimetière qui se dégradait. Les Chevaliers ont également remis à neuf une statue ancienne et l’ont installée dans le sanctuaire neuf.
VINS ET FROMAGES
L’assemblée « Archevêque Roy », de Rivière-du-Loup, Québec, a organisé une dégustation de vins et fromages qui a réuni 4000$ pour la fondation de la Maison Adaptée MaxTo. La fondation organise une collecte de fonds en vue de construire une maison adaptée pour une mère seule dont chacun des deux enfants se déplace en fauteuil roulant. 26 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
MONUMENT EN MÉMOIRE DE QUATRE AUMÔNIERS
L’assemblée Archbishop Joseph P. Hurley, de Largo, Floride et le poste 119 de la Légion américaine, ont commandité une célébration commémorative de quatre aumôniers militaires qui ont perdu la vie à bord du vaisseau américain Dorchester
Le conseil Father Peter A. Welling 13576, de Lincoln, Nebraska, a enlevé 1533 kg de ferraille entreposée au grenier de l’église St Patrick. Les pièces au-dessus de l’église avaient servi de classes avant la construction d’une école catholique et d’un gymnase. Lees Chevaliers ont enlevé d’anciens appareils d’éclairage et des radiateurs qui ont été revendus à un marchand de ferraille pour environ 300$. RESTAURATION DE STATUE
Le conseil Diego Silang 7656 et le cercle Pedro Calungsod 5610, situés tous les deux à Quezon, Philippines, ont collaboré avec les élèves de l’école primaire Aurora E. Quezon dans une entreprise de restauration d’une statue d’Aurora E. Quezon et d’aménagement paysagiste du parc où elle est située. La statue représente l’une des héroïnes des Philippines. TOURNÉE D’ANCIENS COMBATTANTS
Le conseil St Thomas More 13500, de New Haven, Connecticut, invité des patients du Centre oriental de réadaptation pour malvoyants situé à l’hôpital des anciens combattants de West Haven, à visiter le Musée des Chevaliers de Colomb. Guidés par des employés du musée, 24 anciens combattants affligés de cécité totale ou partielle en apprenaient sur l’histoire de l’Ordre. À la fin de la visite, les Chevaliers ont invité également patients
De gauche à droite : Dwight Lebsack, Karl Stoermer et Jerry Stoermer, membres du conseil Dominick Pondant 6699, de Daingerfield-Mt. Pleasant, Texas, près de la rampe pour fauteuils roulants que le conseil a construite à la résidence de Delores et Dan Rooney (au centre). Après avoir appris que Dan Rooney, un membre du conseil, ne pouvait pas sortir de chez lui après avoir été confiné à un fauteuil roulant, des Chevaliers ont entrepris d’aider le frère Rooney à retrouver un peu de mobilité.
et personnel de l’hôpital à prendre le déjeuner. UN ESPACE POUR LUTTEURS
Le conseil de Warwick 2295, Rhode Island, a offert sa salle de conseil à une équipe de jeunes lutteurs pour leur entraînement, après que ceux-ci eurent été informés qu’ils ne pouvaient pas avoir accès aux écoles locales. Le partenariat a donné des résultats inattendus sur le plan du recrutement, puisqu’entraîneurs et pères des jeunes ont souhaité adhérer à l’Ordre, après avoir été informés des bonnes œuvres du conseil.
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 27
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
DE NOUVELLES PORTES POUR L’ÉGLISE
Des membres du conseil St. Michael the Archangel 12577, de Leawood, Kansas, monte une structure pour faire de l’ombre dans la cour de l’école préscolaire de la paroisse. Le conseil avait fourni 3000$ à l’achat de la structure que des Chevaliers avaient installée avec l’aide d’un paroissien qui était entrepreneur.
PROJET DE RAMPES TEXAN
Tous les troisièmes samedis du mois, les conseils des Chevaliers de Colomb du diocèse d’El Paso, Texas, offrent leurs services pour la construction de rampes de fauteuils roulants partout dans l’ouest du Texas et dans le sud du Nouveau-Mexique dans le cadre du projet de rampes texan. Tout récemment, les conseils
L’abbé Samuel Oloyede tient la poutre centrale d’une future galerie, tandis que Mike Beard (à droite) du conseil Father Scott Buchanan 15233, de Manning-Santee, Caroline du Sud, examine comment seront installés les chevrons. Les Chevaliers ont construit une véranda à l’arrière du presbytère de l’abbé Oloyede, pour qu’il puisse disposer d’un endroit tranquille pour prier pendant les mois de chaleur.
St Raphael 7563, St Stephen 10 420 et St Pius X, 15 017, d’El Paso tous les deux ont participé à la construction de la plus grande jamais réalisée jusqu’ici : une rampe de 38,1 m sur une montée de 4,7 m, à Sunland Park, NouveauMexique. « LE RENDEZ-VOUS DU LEVAIN »
Le conseil Bishop Coudert 6232, de Whitehorse, Yukon, joue un rôle prépondérant dans l’activité annuelle appelée « Sourdough Rendez-vous » (Rendez-vous du levain), qui commémore l’héritage culturel de la région remontant aux années de la ruée vers l’or. Pendant deux jours, les Chevaliers ont servi des crêpes au levain à quelque 1400 personnes et en réunissant plus de 9200$ pour le soutien des œuvres de la banque alimentaire de Whitehorse et la cathédrale Sacred Heart.
Le conseil Grand Bay 15490, Alabama, a offert 2300$ pour remplacer des portes de bois à l’église St John the Baptist. Les anciennes portes, installées en 1972, s’étaient détériorées au cours des années et présentaient un risque. Les Chevaliers ont organisé une série de tombolas afin de réunir l’argent nécessaire pour le don. EN HOMMAGE À DES MISSIONNAIRES
Le conseil Bishop Dwenger 1881, de Rensselaer, Indiana, a parrainé une Eucharistie et un dîner dansant en l’honneur des Missionnaires du Sang Précieux qui, depuis le 19e siècle, servent cette communauté. C’est Mgr Timothy L. Doherty, évêque de Lafayette, qui a prononcé le discours d’ouverture de la soirée. Les recettes de la soirée ont servi à la création d’une bourse annuelle portant le nom de l’aumônier de longue date du conseil et qui sera remise à un séminariste des Missionnaires du Sang Précieux. JAMBON FROMAGE
Le conseil Star of the Sea 4245, de Hollidaysburg, Pennsylvanie, a organisé une vente de sandwichs jambon fromage qui a rapporté 2150$ pour l’hôpital de recherche St. Jude. Ce sont les Chevaliers qui ont confectionné de leurs propres mains près de 1200 sandwichs.
RÉPARATION DE DOMMAGES
JOURNÉE DES RELIGIEUSES
Le conseil Queen of the Holy Rosary 3830, de Berkley, Michigan, a servi un dîner aux spaghettis et a réuni ainsi 1600$ remis à l’église Our Lady of La Salette. Les fonds aideront à réparer les dommages causés dans l’église, lors d’un bris d’entrée d’eau.
Le conseil Pope John XXIII 6018, d’Arnold, Missouri, a tenu sa journée annuelle « Nuns Day Out » (Journée de sortie des religieuses), pour 75 religieuses âgées de 21 à 95 ans. La fête comprenait un déjeuner et un après-midi de jeux et de prix. En fin de journée,
TROU EN UN Quand le temps chaud se pointe, les Chevaliers prennent la route des verts des terrains de golf en espérant réaliser un trou d’un coup pour la charité. Voici un échantillon de tournois de golf organisés un peu partout dans l’Ordre : • Conseil Edward Douglass White 2473, d’Arlington, Virginie — 2500$ pour le Réseau de lutte contre le cancer du pancréas. • Conseil All Saints 7570, de Strathroy, Ontario — 6000$ déposés au fonds charitable du conseil. • Conseil St. Benedict 8337, de Duluth, Minnesota — 2400$ pour la construction d’une 15e station dans le sentier de la prière de l’église St. Benedict. • Conseil Abbot Gilbert Hess 1720, de Milbank, Dakota du Sud — 2000$ pour des travaux de restauration à l’église St Lawrence. • Conseil Father Allan Hall 8604, de Winnipeg, Manitoba — 3200$ pour l’église St Charles • Conseil Hot Springs (Arkansas) 6419, et conseil Daniel Patrick Sullivan 10208 — 5000$ portés au fonds de bourses d’études de l’école St John.
chaque participante a reçu également une marque de reconnaissance de la part du conseil. Pendant ce temps, le conseil Santa Maria 1443, de Haddonfield, New Jersey, a tenu sa soirée de reconnaissance annuelle pour les religieuses. Les Chevaliers ont préparé un dîner pour 75 religieuses en hommage à leurs services rendus à la communauté.
AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 27
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 28
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
nuel de reconnaissance envers le clergé au cours duquel il y a eu une conférence de la docteure Jacalyn M. Duffin sur la science de la confirmation médicale des miracles. La soirée a réuni 5000$ pour des bourses pour séminaristes. DÎNER STYLE FAMILIAL
REPAS AU PROFIT D’UN CENTRE POUR LE CANCER
Le conseil Bishop John T. Kidd 4924, de Windsor, Ontario, a organisé d’un dîner bénéfice au profit du centre de cancérologie de Windsor et du comté Essex. La soirée, comprenant un repas et un encan silencieux,
Des membres du conseil San Lorenzo 12378, de Virginia Beach, Virginie, enlèvent les feuilles mortes et broussailles du jardin de méditation au San Lorenzo Spiritual Center. Des Chevaliers et leurs femmes ont passé une journée à nettoyer le terrain du centre, y compris le jardin et une grotte dédiée à Notre Dame de Lourdes. 28 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
dont les prix, offerts par des marchands locaux, a réuni plus de 2500$ pour permettre aux patients de l’institution à assurer leurs responsabilités financières. SETON HOME & PADUA PLACE
Le conseil St. Helena 7965, de San Antonio, Texas, a offert 2000$ au Seton Home, un établissement qui accueille les mères adolescentes et leurs enfants et les forme à l’autosuffisance en vue de briser le cercle vicieux de maltraitance et d’indigence. Le conseil a offert également 4000$ à Padua Place, une résidence pour les prêtres et les évêques retraités. Les sommes accordées aux deux institutions ont été recueillies au moyen de bingos organisés par le conseil dont les recettes servent à soutenir un certain nombre d’initiatives de charité. DÎNER OFFERT AU CLERGÉ
Les districts ontariens #43 et #103 ont tenu leur dîner an-
CONCERT PATRIOTIQUE
L’assemblée Our Lady of Charité, de Sarasota, Floride, a organisé un concert à l’église St Patrick offert pour réunir des fonds à remettre au Fonds « Semper fi » des « Marines » blessés (fusiliers marins des États-Unis). L’activité a réuni plus de 1100$ pour secourir des « Marines » blessés et leurs familles.
Des membres du conseil St. Louis-Bayou Blue 7657, d’Houma, Louisiane, lavent sous pression l’extérieur de la grotte à St Jude sise à l’église St Louis. Les Chevaliers ont lavé et peint la grotte dans le cadre d’un projet de restauration.
pour aider à payer un défribillateur externe automatique pour la paroisse Saint Mary. Les Chevaliers ont partagé le coût de l’appareil avec le West Chicago Fire Protection District (Les pompiers de la partie occidentale de Chicago) et la Fondation pour la vie.
CIRCUIT FERMÉ
Le conseil DeAndreis 800, de St Louis, Missouri, a offert 3000$ à l’église Blessed Theresa of Calcutta pour l’installation d’un système en circuit fermé en vue d’aider les malentendants. Le système est constitué d’un fil passant par tous les bancs en amplifiant les sons, aidant ainsi les personnes munies d’appareils auditifs. DÉFRIBILLATEUR INSTALLÉ
Le conseil Father Gaffney 1555, de West Chicago, Illinois, a fait un don de 1600$
Des élèves membres du club pro-vie de l’École secondaire Pope John Paul II, de Huntsville, Alabama, portent des affiches pro-vie — dont certaines fournies par les Chevaliers de Colomb — durant une vigile pour le respect de la vie devant un édifice où se pratiquent des avortements. Chevaliers et leurs familles d’un peu partout dans la région comptaient plus de 260 défenseurs pro-vie participant à l’activité qui a été organisée par le conseil d’état de l’Alabama. L’assemblée Father Jeremiah F. Trecy a fourni la garde d’honneur.
UPPER LEFT: Jenny Jelen/ NorthernLife.ca
L’abbé Brian Dixon (à gauche), curé de la paroisse Christ the King, en compagnie de Serge Trottier, PDG de la société Daylight Smart Research, examine un programme qui transmet des émissions webcam. Le conseil Father Brian McKee 1387, de Sudbury, Ontario, a offert 10 000$ afin d’installer trois webcams dernier cri émettant toutes les célébrations eucharistiques sur Internet. En plus de servir de caméras de surveillance, les webcams permettent aux paroissiens confinés au foyer de regarder la célébration eucharistique. L’installation a été faite par Daylight Smart Research.
Le conseil Star of the Sea 371, de Bayonne, New Jersey, a offert un dîner familial « fiers d’être Américains » au profit de la Fondation Wounded Warrior (pour soldats blessés). Le menu a consisté de bœuf braisé, de pâtes, de salades assorties et de petits pains, de tartes aux pommes et de crème glacée à la vanille. Quelque 120 personnes ont participé au repas où on a réuni plus de 5000$ pour secourir des militaires blessés.
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 29
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
FESTIN AU GIBIER
Keith Bark, membre du conseil Msgr. J. M. Hanson 5038, d’Ankeny, Iowa, prend une mesure au cours de réparations faites à une demeure dans le contexte de « La journée « Reconstruire ensemble », parrainée par l’association « Reconstruire ensemble de la région de Des Moines ». Plus de 700 bénévoles ont œuvré sur 40 maisons durant toute une fin de semaine, le tout sans frais aucun pour les familles à faible revenu, les personnes handicapées et les anciens combattants. Les Chevaliers travaillaient à la demeure d’un homme affecté de lésions cérébrales, vidant complètement sa maison et remplaçant l’isolant, les fenêtres, les tapis, la peinture et le linge.
UPPER LEFT: Jenny Jelen/ NorthernLife.ca
PANNEAUX REMPLACÉS
Le conseil Fathers Hess and Kreinbrink 8313, de Hazen, Dakota du Nord, a offert un nouveau panneau pour l’église St Martin située sur l’autoroute 20. Les Chevaliers ont fourni 800$ et 52 bénévoles pour installer le panneau. Pendant ce temps, le conseil Msgr Edward Russell 1418, de Fancy Farm, Kentucky, a remplacé les affiches pro-vie qui avaient été mises en place dans la communauté en 2000. Chaque panneau de 1,21 m sur 2,43 cm avait été sévèrement exposé aux intempéries au cours des 13 dernières années.
Les conseils Father John F. O’Neil 10722 et Bishop Dingman 10805, de Council Bluffs, Iowa, tous les deux, ont coparrainé leur repas annuel au gibier. Les invités ont pu déguster venaison, saucisse au caribou, sanglier, lasagne au castor et autres mets encore. Le repas a réuni plus de 28 000$ partagés entre la communauté catholique locale et 15 œuvres charitables. COMMENT PRIER LE CHAPELET
Le conseil Father Roland Gross 11817, de Castle Hayne, Caroline du Nord, a rencontré toutes les classes d’instruction religieuse de la paroisse St Stanlislas afin de montrer aux élèves comment prier le chapelet. VENTE DE RAGOÛTS
Le conseil Father W. McDonald 395, de Henrico, Virginie, a préparé et a vendu près de 900 litres de ragoûts pour réunir 4700$ pour des œuvres de charité. L’association des dames auxiliaires a organisé, en même temps, une vente de gâteaux pour le Fonds « Semper Fi » des « Marines » blessés (fusiliers marins des forces armées des États-Unis). Avec cette activité on a pu réunir plus de 1100$ en vue de secourir des « Marines » blessés et leurs familles. AMÉLIORATION DE LA SANTÉ DES FEMMES
Le conseil de Marian 942, de Fairmont, Virginie occidentale, a organisé un dîner qui réuni 5000$ lors de la campagne de collecte de fonds au profit du programme « Améliorons la santé des femmes » de la Fondation de l’Hôpital général Fairmont. Les sommes ainsi réunies serviront à payer en partie l’achat d’un appareil vieux de 17 ans
DES NOUVELLES POUR L’ANNÉE DE LA FOI
• Pour souligner l’Année de la Foi, le conseil Sacred Heart 9333, de Sapulpa, Oklahoma, a reconnu quatre personnes qui entraient dans l’Église catholique à la Vigile pascale, le 30 mars. Des Chevaliers ont présenté un exemplaire du Catéchisme de l’Église catholique à chaque candidat, ainsi que deux signets et une carte signée par le grand Chevalier du conseil. • Pour célébrer l’Année de la foi, le conseil Fatima 1398, de Haileybury, Ontario, invitait les fidèles de la paroisse Sainte-Croix à dire le chapelet avec les membres du conseil à la grotte mariale de l’église tous les lundis soirs. Les Chevaliers invitaient également des élèves de la région à participer. • Le conseil Pinta 5, de Wallingford, Connecticut, a animé une veillée de prière en présence des Reliques de la Passion à l’église Most Holy Trinity. L’assemblée Christopher Columbus a fourni une garde d’honneur à la cérémonie et celle-ci a surveillé les reliques tout au cours de sa présence.
du secteur de radiologie. La mortalité causée par le cancer du sein dans le comté de Marion est de 25 pour cent supérieure à la moyenne nationale — situation que les Chevaliers s’efforcent de combattre, en ayant recours à un matériel neuf.
UNE COUCHE DE PEINTURE FRAÎCHE SUR LES RAMPES
Les membres du conseil Our Lady of the Afflicted 14710, de Waltham, Massachusetts, ont poncé et ont repeint les rampes et les colonnes de toutes les entrées de leur église. Chaque année, les Chevaliers entreprennent un projet de rénovation à l’église. RÉPARATIONS FAITES À L’ÉCOLE
Bert D. Lorenzo, membre du conseil Cotabato City (Mindanao) 3504, sert de l’arrozcaldo (riz et poulet) dans une tasse au cours d’un programme parrainé par le conseil. Les Chevaliers ont fait équipe avec d’autres groupes civils et gouvernementaux en participant une initiative comprenant un programme de nourriture, une activité de replantation et une distribution de médicaments.
Le conseil Blessed Pier Giogio Fassati 5473, d’Arlington, Texas, a parrainé un certain nombre d’initiatives sur une période de trois mois pour réunir des fonds en vue de venir en aide à la Hoboken Catholic Academy (l’école catholique de Hoboken), endommagée dernièrement par une tempête. Des Écuyers ont ramassé des feuilles et offraient leur revenu à la charité, vendaient des fruits à la paroisse et organisaient une campagne générale de collecte de fonds, le tout ayant rapporté 1700$ ajouté à l’effort de réparation de l’école.
AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 29
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 30
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
AU SERVICE DE UN, AU SERVICE DE TOUS
Grafenwoehr, Allemagne •
• Belize
CENTRE MÉDICOSOCIAL
Sous la direction de Robert Maher, l’un de ses membres, le conseil Sts. Peter and Paul 11475, de Palmyra, Virginie, a mené un projet de construction d’un centre médicosocial, à Kitakyusa, Ouganda. Au cours d’un voyage en Ouganda, le frère Maher a découvert que beaucoup de personnes mourraient de maladies banales, parce qu’ils habitaient trop loin d’installations de santé pour être traités. Les Chevaliers ont fait équipe avec d’autres conseils de la région en vue d’animer
un certain nombre de collectes de fonds afin d’aider à construire le centre. Maher s’est également rendu en Ouganda avec David Kimbell, un autre membre du conseil, pour le début de la construction du centre. FONDS POUR LES ENFANTS DE MASAKA
Le conseil St. Stephen the Martyr 13374, de Renton, Washington, a organisé un dîner-bénéfice qui a rapporté 8520$ au Fonds des enfants de Masaka. Le fonds subvient
• Ouganda • Tanzanie
aux besoins d’une école et d’un orphelinat en Ouganda, les deux recevant une part importante de financement annuel provenant des Chevaliers. « PROJECT RE : CYCLE »
Le conseil Notre Dame, de Bourbonnais, Illinois, pourvoit un financement continu d’une initiative appelée « Project Re : Cycle », qui ramasse et remet à neuf des vélos qui sont distribués aux indigents locaux et dans des villages à Belize. Les vélos sont entreposés jusqu’à une soirée réservée à la réparation, alors que des bénévoles se réunissent pour aider à les mettre au point. DES LIVRES POUR LA TANZANIE
Les membres du conseil Father Rodolfo Cabonce 8587, de Cagayan de Oro, Mindanao, plantent des semis de palétuviers dans un plan d’eau près de Taytay. Les Chevaliers ont planté quelque 3000 semis de palétuviers à la suite d’un typhon. 30 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
• Cagayan de Oro, Mindanao
Le conseil St. Pius X 12656, de Portland, Oregon, a lancé un programme « Des livres pour la Tanzanie » afin de recueillir des volumes scolaires et des ouvrages de consultation pour le diocèse de Moshi en Tanzanie. Les Chevaliers ont rassemblé plusieurs conteneurs remplis de volumes qui seront distribués à l’université Mwenge, deux sé-
Arnel Valenzuela, membre du conseil St. Maximilian Kolbe 15700, de Grafenwoehr, Allemagne, et enseignant à la Netzaberg Middle School, sourit pendant qu’il fait un don de sang à la garnison de l’armée américaine de Grafenwoehr. L’Assemble de la base aérienne de Ramstein parrainait une collecte de sang en collaboration avec le Centre de dons de sang de Landstuhl et l’USO. La session a rapporté 107 unités de sang.
minaires, deux écoles, deux institutions de formation pour infirmières, 31 écoles secondaires, 11 écoles primaires et diverses bibliothèques. Le conseil a assuré les frais du transport en organisant plusieurs activités pour collecter des fonds.
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 31
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
FOURNITURES C DE C
Réussir ses études Depuis des décennies, les Chevaliers ont soutenu des élèves et des étudiants en offrant des bourses d’études pour les aider à poursuivre leur formation AU TOUT DÉBUT de ce mois d’août, partout des élèves jouissent de leurs dernières semaines de liberté estivale, tandis que les parents se préparent à faire des courses en prévision des achats de la rentrée qu’il s’agisse de simples sacs à dos ou de tablettes électroniques. Comme depuis des années, ces élèves et ces étudiants fréquentent les écoles secondaires, les collèges ou des institutions privées grâce au souEn 1947, des membres des Chevaliers de Cotien de leurs unités locales lomb de la section de Long Island présente des Chevaliers de Colomb. des bourses d’études à des élèves de leur cirLes bourses d’études conscription. constituent une tradition fort ancienne des conseils et des assemblées de Chevaliers qui, souvent, s’efforcent à organiser des collectes de fonds pour soutenir leurs fonds de dotation. De plus, ces subventions accordées par le Conseil suprême (qui seront publiées dans la livraison de septembre de Columbia) les Chevaliers à la base de l’Ordre ont rapporté avoir accordé 7 millions $ en bourses d’études et en prêts-bourses l’an dernier, d’après le sondage des Activités fraternelles pour l’année 2012-13. Pourtant, en plus des bourses d’études, les Chevaliers se sont classés champions en éducation, notamment pour ce qui est du choix de l’institution. En 1923, le Conseil suprême a accordé 10 000$ pour soutenir le financement des frais d’avocats concernant un projet de loi en Oregon exigeant que tous les enfants fréquentent les écoles publiques — ce qui aurait eu pour effet de faire fermer toutes les écoles privées et paroissiales de l’état. Le don a joué un rôle prépondérant dans le travail de base de cette lutte qui, finalement, allait mettre à l’épreuve la constitutionnalité de la loi de l’Oregon. Deux ans plus tard, le procès Pierce c. Society of Sisters enchâssait une fois pour toutes le libre choix de la fréquentation scolaire. Enfin, il faut mentionner le programme RSVP (Remboursement pour le soutien aux vocations), grâce auquel plus de 56 millions $ ont été accordés à 91 694 séminaristes, novices et postulants depuis 1981, grâce à ce programme, les unités de l’Ordre aux États-Unis, au Canada, au Mexique et aux Philippines ont reçu un remboursement du Conseil suprême pour avoir contribué au moins 500$ à la formation d’un homme ou d’une femme estimant avoir une vocation à la prêtrise ou à la vie religieuse. Que ce soit pour aider des étudiants à poursuivre des études supérieures ou à combler les rangs de la prochaine génération de prêtres et de religieux ou de religieuses, les Chevaliers accompagneront toujours volontiers ceux et celles qui veulent se perfectionner en faisant des études supérieures.
AUX ÉTATS-UNIS THE ENGLISH COMPANY INC. Équipement officiel des conseils et du Quatrième Degré 1-800-444-5632 • www.kofcsupplies.com LYNCH AND KELLY INC. Équipement et robes d’officiers pour les conseils et le Quatrième Degré 1-888-548-3890 • www.lynchkelly.com AU CANADA ROGER SAUVÉ INC. Équipement et robes d’officiers des conseils et du Quatrième Degré 1-888-266-1211 • www.roger-sauve.com
08/13
JOIGNEZ LES AMIS DE L’ A B B É M C G I V N E Y Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :
NOM ADRESSE VILLE PROVINCE/PAYS CODE POSTAL Complétez le bulletinréponse et envoyez-le à : The Father McGivney Guild, 1 Columbus Plaza, New Haven, CT 065103326, USA Ou adhérer par Internet : www.fathermcgivney.org.
OFFICIAL AUG. 1, 2013:
To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, Place d’Armes Station, P.O. Box 220, Montreal, QC H2Y 3G7 ALL MANUSCRIPTS, PHOTOS, ARTWORK, EDITORIAL MATTER, AND ADVERTISING INQUIRIES SHOULD BE MAILED TO: COLUMBIA, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. REJECTED MATERIAL WILL BE RETURNED IF ACCOMPANIED BY A SELF-ADDRESSED ENVELOPE AND RETURN POSTAGE. PURCHASED MATERIAL WILL NOT BE RETURNED. OPINIONS BY WRITERS ARE THEIR OWN AND DO NOT NECESSARILY REPRESENT THE VIEWS OF THE KNIGHTS OF COLUMBUS. SUBSCRIPTION RATES — IN THE U.S.: 1 YEAR, $6; 2 YEARS, $11; 3 YEARS, $15. FOR OTHER COUNTRIES ADD $2 PER YEAR. EXCEPT FOR CANADIAN SUBSCRIPTIONS, PAYMENT IN U.S. CURRENCY ONLY. SEND ORDERS AND CHECKS TO: ACCOUNTING DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. COLUMBIA (ISSN 0010-1869/USPS #123-740) IS PUBLISHED MONTHLY BY THE KNIGHTS OF COLUMBUS, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. PHONE: 203-752-4000, www.kofc.org. PRODUCED IN USA. COPYRIGHT © 2013 BY KNIGHTS OF COLUMBUS. ALL RIGHTS RESERVED. REPRODUCTION IN WHOLE OR IN PART WITHOUT PERMISSION IS PROHIBITED. PERIODICALS POSTAGE PAID AT NEW HAVEN, CT AND ADDITIONAL MAILING OFFICES. POSTMASTER: SEND ADDRESS CHANGES TO COLUMBIA, MEMBERSHIP DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. CANADIAN POSTMASTER — PUBLICATIONS MAIL AGREEMENT NO. 1473549. RETURN UNDELIVERABLE CANADIAN ADDRESSES TO: KNIGHTS OF COLUMBUS, 50 MACINTOSH BOULEVARD, CONCORD, ONTARIO L4K 4P3 PHILIPPINES — FOR PHILIPPINES SECOND-CLASS MAIL AT THE MANILA CENTRAL POST OFFICE. SEND RETURN COPIES TO KCFAPI, FRATERNAL SERVICES DEPARTMENT, PO BOX 1511, MANILA.
AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 31
KIA 08_2013_FR_Layout 1 7/16/13 2:39 PM Page 32
A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S
Charité
Unité
Fraternité
Patriotisme
WILLIAM RODRIGUES, FILS, membre de l’assemblée Bishop Louis Maigret, de Honolulu, se met à genoux pour que les élèves de St. Ann School puissent examiner une relique de Ste Marianne Cope. Les Chevaliers ont fourni le soutien nécessaire pour sauvegarder la relique au cours d’une tournée de deux semaines. L’assemblée a assuré la sécurité de Mgr Clarence R. Silva, de Honolulu, ainsi que d’autres évêques qui participaient à un office interreligieux en présence de la relique.
BOB WELLE, Mike Pettengill et Duane Pocta, tous membres du conseil Our Lady of Fatima 3118, de Fergus Falls, Minnesota, apprêtent des côtelettes de porc sur une grille extérieure au cours d’un dîner pour venir en aide au membre Steve Keilen. Le frère Keilen avait perdu sa femme à la suite d’une longue maladie et il devait régler d’importantes factures médicales. Le dîner organisé a rapporté plus de 4300$ et l’a aidé à payer sa dette.
LES SCOUTS Ben Sasin et Dillon Paul, en compagnie d’une garde d’honneur de l’assemblée Patrick J. Kelly, d’Indianapolis, regardent Father John Zahn bénir un drapeau américain à la Cathedral High School. L’assemblée a fait don à l’école d’un drapeau neuf mesurant 6 m sur 9 m qui fut hissé pour la première fois avec l’aide de 13 élèves.
32 ♦ C O L U M B I A ♦
AOÛT 2013
UNITY: Sister Malia Dominica Wong, O.P./Hawaii Catholic Herald
LES MEMBRES du conseil d’Oconto 1475, Washington, surveillent l’installation d’une nouvelle croix au cimetière catholique, dans le cadre d’un projet de restauration. Quand les Chevaliers eurent remarqué que le crucifix du monument du cimetière, installé en 1833, était très mauvais état, ils prirent l’initiative de le restaurer. Planifiant d’abord de le recouvrir de peinture la grande croix du monument, les membres du conseil ont fini par réparer la pierre en utilisant 435,5 kilos de mortier, en étendant 5,5 m de nouvelle terre végétale et en remplaçant la croix tout entière à la découverte que la croix était trop pourrie pour être récupérée.
CHEVA LI ER S D E CO LO M B
Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Dans le cadre d’une activité de plantation d’arbres dans ce quartier de Long Beach, des membres du conseil St. Lucy 12542 à West Long Beach, Californie, plantent un arbre dans un trou. Ces chevaliers ont travaillé en partenariat avec la municipalité et d’autres associations en plantant différents espèces d’arbres — depuis l’orme chinois jusqu’au mûrier du Japon — dans le Parc Silverado et les rues avoisinantes.
ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. AOÛT 2013
♦ C O L U M B I A ♦ 33
GARDER L A F O I V I VA N T E
« J’AI ÉTÉ IRRÉSISTIBLEMENT POUSSÉ À SERVIR »
Photo by Kelly LeBlanc Photography
Tout ce que nous avons, nous le tenons de la main d’un Dieu généreux. J’entretiens fermement cette croyance depuis mon plus jeune âge, et durant 46 ans je l’ai partagée avec Helen, une merveilleuse épouse et mère. Bien que Dieu l’ait rappelée à lui de manière précoce, nous avons eu le bonheur d’avoir ensemble quatre formidables fils et six superbes petits-enfants. Avec la mort d’Helen, je me suis remis à chercher comment, avec l’aide du Saint-Esprit, je pourrais profitablement partager mon temps, mon talent et ma foi. J’ai toujours été porté à servir : bénévolat au profit de ma paroisse, adhésion active à mon Conseil des Chevaliers de Colomb, contribution à la bonne marche du système scolaire ainsi que de ma communauté, et service au sein de l’administration municipale. Tandis que j’envisageais mon avenir après le départ d’Helen, j’ai été irrésistiblement poussé à servir ma communauté de foi, et rempli de joie lorsque l’archevêque a accepté ma candidature au sacerdoce. Le séminaire aura été à la fois agréable à vivre et stimulant, et aujourd’hui, à la retraite, ma vie en tant que vicaire est modeste et gratifiante. Je prie pour que Dieu bénisse mon ministère sacerdotal aussi généreusement qu’il l’a fait avec ma vie. PÈRE CHARLES W. BRODERICK Archidiocèse de Moncton, Nouveau-Brunswick
VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.
PM40063106