JUIN 2022
Association professionnelle pour tous les kinésithérapeutes
Exclusif
À LA UNE
Kinésithérapie pédiatrique Magazine réservé aux membres. Pour et par les kinésithérapeutes
SOMMAIRE
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EXXTRA
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Littérature spécialisée
LITTÉRATURE SPÉCIALISÉE Cardiovascular and Pulmonary Physical Therapy Evidence to Practice - Sixth edition
AXXON EN ACTION
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Convention : où en sommes-nous ? Le dossier « Prestations de kinésithérapie chez les personnes handicapées »
EXXPERT
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Le management parental chez le nourrisson et le bébé
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Aperçus récents des mécanismes sous-jacents du trouble développemental de la coordination
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Pourquoi le rinçage nasal est-il un outil primordial du kinésithérapeute s’occupant de nourrissons ?
Rééducation à la marche assistée mécaniquement chez l’enfant atteint de paralysie cérébrale
AXXON EXCLUSIF PUBLICATION DE L’ASBL AXXON JUIN 2022 TRIMESTRIEL – ANNÉE 13 – N° 54 – IMPERIASTRAAT 16 – 1930 ZAVENTEM BUREAU DE DÉPÔT: BRUXELLES X NUMÉRO D’AGRÉMENT: P910666 ÉDITEUR RESPONSABLE: PETER BRUYNOOGHE – IMPERIASTRAAT 16 – 1930 ZAVENTEM RÉDACTION & COPYWRITING: SÉBASTIEN KOSZULAP & HELENA D.MILONAS – REDACTION@AXXON.BE TRADUCTION: EMILY VAN COOLPUT CONCEPT ET RÉALISATION: C3CREATIES IMPRESSION: SYMETA ADRESSE DE CORRESPONDANCE AXXON: IMPERIASTRAAT 16 – 1930 ZAVENTEM – TÉL : 02 709 70 80 – WWW.AXXON.BE NUMÉRO DE COMPTE POUR LES COTISATIONS: BE18 3631 0868 1365 Vous recevez cette revue en fonction du nom et de l’adresse qui se trouvent dans notre base de données. Suite à la mise en application de la loi du 8 décembre 1992 sur la protection de la vie privée, vous avez la possibilité et le droit de modifier vos données. Les articles/publicités paraissent sous la responsabilité des auteurs/firmes. AXXON se réserve le droit de refuser des textes et/ou publicités qui pourraient nuire à la profession. © Tout texte ou partie de texte ne peut être copié/photocopié sans l’autorisation écrite de l’éditeur, quelle qu’en soit l’utilisation.
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(Prix normal : 112,50 €) Obtenez des bases solides en réadaptation cardiovasculaire et pulmonaire ! Cardiovascular and Pulmonary Physical Therapy : Evidence and Practice, 6th Edition offre une approche équilibrée et holistique de l’ensemble de la kinésithérapie cardio-pulmonaire. De l’évaluation aux interventions, ce livre vous guide dans la prise en charge des patients souffrant d’affections aiguës et chroniques. Des études de cas illustrent les pratiques EBP et la recherche scientifique améliore votre prise de décision clinique. Comprenant désormais une version
eBook améliorée, ce texte détaille les meilleures pratiques les plus récentes pour vous aider à obtenir les meilleurs résultats en kinésithérapie. Auteurs : Elizabeth Dean, Donna Frownfelter Editeur : Elsevier – Health Sciences Division Date de publication : Mars 2022 Nombre de pages : 832 ISBN : 9780323624718
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BERNARD LAPLANCHE PRÉSIDENT AXXON QUALITÉ EN KINÉSITHÉRAPIE
ÉDITO
Pas de convention négociée pour 2022 Le 21 avril dernier, AXXON a organisé un webinaire ouvert à tous les kinésithérapeutes pour expliquer et justifier les raisons qui ont poussé votre association professionnelle à ne pas accepter la convention entre les kinésithérapeutes et les organismes assureurs proposée pour 2022.
sont justes. Mais l’enveloppe budgétaire pour 2022 étant définitivement fermée, les marges de manœuvres étaient extrêmement limitées, ce qui n’a pas permis de trouver un accord digne de ce nom pour une convention en 2022.
Nous vous avons tenu informés de l’évolution des négociations via nos différents canaux de communication et vous pouvez retrouver sur www.axxon.be les éléments qui nous ont amené à ne pas signer la proposition qui était sur la table. Notre objectif majeur était l’obtention d’un honoraire équitable pour tous les kinésithérapeutes, quel que soit le secteur dans lequel ils pratiquent. L’étude réalisée à ce sujet à notre initiative démontre qu’un kinésithérapeute est en droit d’attendre un honoraire d’au minimum 72 €/heure. Force est de constater que nous n’avons pas été entendus et que le budget accordé à la kinésithérapie ne permettait en aucun cas d’évoluer vers ce montant pourtant justifié. AXXON avait décidé que sans un montant minimum supplémentaire alloué à notre secteur, aucune négociation ne serait possible. Nous avons tenu bon et sommes restés jusqu’au bout fidèles à cette ligne de conduite. Nos interlocuteurs principaux, les organismes assureurs, sont pourtant convaincus que nos revendications
signifier personnellement à l’INAMI votre éventuelle non-adhésion à celleci. S’il est clair que cette démarche individuelle relève de votre seule et unique responsabilité, AXXON est bien entendu à votre écoute pour répondre aux questions que vous vous poseriez sur les impacts potentiels liés votre décision. Pour 2023, AXXON a déjà entamé le dialogue avec ses partenaires de la Commission de convention afin de parvenir à une convention négociée, pour laquelle nous espérons atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés au profit des kinésithérapeutes et des patients.
« Nous sommes restés fidèles à notre ligne de conduite » Et maintenant ? Une convention M22 imposée va être proposée individuellement à tous les kinésithérapeutes. À partir de sa date de parution au Moniteur belge, vous disposerez d’un mois pour
Nous sommes persuadés qu’à force de travail, nous arriverons à convaincre l’ensemble de nos interlocuteurs que des soins de qualité accessibles à tous vont inévitablement de pair avec un honoraire juste et que la kinésithérapie est plus que jamais un maillon essentiel de la chaîne des soins. AXXON est prête à défendre vos intérêts auprès de toutes les instances et est plus motivée que jamais à se faire entendre. Votre soutien est indispensable pour cela et nous comptons sur vous pour convaincre vos consœurs et confrères non-membres que l’union fait définitivement la force.
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AXXON EN ACTION
LUK DIELEMAN
Convention : où en sommes-nous ?
Grâce à ses efforts persistants et à force de taper sur le même clou, AXXON est parvenue ces dernières années à obtenir avec des moyens limités une revalorisation des honoraires de la kinésithérapie. Nous restons toutefois malheureusement encore beaucoup trop éloignés d’un montant suffisant pour couvrir les frais réels de la pratique. NOTE : CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ AU MOIS D’AVRIL, SANS CONNAÎTRE LA SITUATION QUI PRÉVAUDRA AU MOMENT OÙ VOUS LIREZ CES LIGNES. Pour AXXON, 2022 devra être une année-charnière, où un effort budgétaire structurel significatif devra être consenti en faveur du secteur afin de pouvoir évoluer à brève échéance vers un honoraire suffisant pour couvrir les coûts, tel qu’il a été défini dans l’étude réalisée par Mind Over Matter Consulting. En octobre 2021, le représentant des kinésithérapeutes au Comité de l’assurance a été le seul à s’opposer par son vote au budget de la santé pour 2022 puisque, en dépit de bien des promesses, celui-ci ne comportait une fois de plus aucun
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effort structurel en faveur du secteur. Un signal clair aux organismes assureurs, à l’INAMI et au cabinet Vandenbroucke, qui a bien été compris comme tel. Depuis novembre 2021, AXXON s’efforce de négocier une nouvelle convention pour le secteur de la kinésithérapie, jusqu’ici sans résultat. La proposition mise sur la table au mois de décembre ne satisfaisait pas aux conditions posées par AXXON à plusieurs égards. La masse d’index de 17 millions d’euros est trop limitée pour compenser la nette augmentation du coût de la vie et
à plus forte raison pour combler ne fût-ce qu’un peu le fossé qui nous sépare d’un honoraire rentable. Les promesses formulées pour le futur restent à nouveau beaucoup trop vagues et AXXON estime qu’un effort de plus de 148 millions d’euros sera nécessaire pour réaliser cet objectif. Lors de la réunion du 18 janvier 2022, notre président Peter Bruynooghe a une nouvelle fois insisté sur ce besoin de moyens supplémentaires, soulignant que la proposition qui se trouvait sur la table était indéfendable. Cela fait des années déjà qu’aucune réponse n’est apportée aux besoins
de la kinésithérapie et AXXON a donc décidé de camper sur ses positions. Un débat constructif est possible, mais l’effort doit venir des deux côtés. Une rencontre organisée au mois de janvier avec la cellule stratégique du ministre Vandenbroucke a été l’occasion d’aborder en profondeur les problèmes de notre secteur (déconventionnement, honoraires, manque de perspectives, budget, etc.). Malheureusement, il n’y a eu aucun signal permettant d’espérer des moyens supplémentaires et on peut vraiment se demander si le gouvernement souhaite réellement continuer à garantir aux patients l’accès aux soins de kinésithérapie. Les concertations autour d’un nouveau projet de convention M22 se sont poursuivies ces deux derniers mois. Un certain nombre de projets futurs intéressants – assortis d’un échéancier clair – ont pu y être intégrés, mais l’obstacle majeur demeure le manque de moyens financiers pour 2022. C’est pour cette raison qu’AXXON a refusé d’approuver la dernière version en date. Le budget proposé (l’index + les montants récupérés par le biais de VIA6) est largement insuffisant pour poser ne fûtce qu’un premier pas significatif vers un alignement des honoraires des kinésithérapeutes sur ceux de professions de soins comparables. Fin mars, nous restons embourbés dans un débat stérile au sein de la Commission de convention, l’absence de toute marge budgétaire pour 2022 ayant été confirmée. Un prélèvement anticipé sur la masse d’index 2023 n’est pas une solution envisageable pour AXXON, puisque le montant correspondant serait alors simplement déduit de la masse d’index prévue pour l’année prochaine.
La seule solution pour sortir de cette impasse est de dégager des moyens structurels supplémentaires pour le secteur. Les organismes assureurs sont du même avis, mais ils n’ont pas saisi l’occasion de joindre le geste à la parole au Conseil Général. Voter contre la proposition de budget pour 2022 au Comité de l’assurance était donc pour nous une évidence. La patience du secteur et le crédit qu’il accorde à ceux qui nous dirigent ont atteint leurs limites : le budget de la kinésithérapie devra augmenter de façon conséquente si nous voulons espérer convaincre suffisamment de consoeurs et confrères d’adhérer à une nouvelle convention. L’INAMI a soumis une proposition de convention M22 au Comité de l’assurance, qui l’a approuvée à la majorité le 25 avril 2022, contre la volonté d’AXXON. L’association professionnelle n’approuve pas les honoraires prévus dans cette convention imposée, ceux-ci étant inférieurs aux compétences des kinésithérapeutes. Si AXXON a pris ses responsabilités et a défendu son point de vue avec rigueur, elle ne peut désormais plus dénoncer l’accord imposé par l’INAMI : il appartient à présent à chaque kinésithérapeute de décider si cette convention lui convient ou pas. Si au moins 60 % d’entre vous y adhèrent, elle sera d’application pour les deux prochaines années. Dans le cas contraire, il n’y aura pas de convention nationale. Rendez-vous sur www. axxon.be pour retrouver toutes les informations à ce sujet.
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AXXON EN ACTION
PETER BRUYNOOGHE, LIEN VAN TILBORGH
Le dossier « Prestations de kinésithérapie chez les personnes handicapées » Fin janvier 2022, le secrétariat d’AXXON a été contacté par plusieurs kinésithérapeutes rapportant que le Service d’Évaluation et de Contrôle Médicaux (SECM) était en train de réaliser une série de contrôles autour des prestations effectuées dans les lieux de vie communautaires (temporaires ou définitifs) de patients handicapés ou au bénéfice d’ayant-droits séjournant dans des structures de ce type. Tant les établissements que les kinésithérapeutes ont été contactés par l’INAMI à ce sujet. Les kinésithérapeutes chez qui ces contrôles ont révélé des attestations fautives ont reçu un procès-verbal de constatation assorti d’amendes pouvant aller jusqu’à plus de 26.000 euros. On peut parler d’une véritable chasse aux sorcières qui touche non seulement les prestataires concernés, mais aussi indirectement les patients moins-valides, qui risquent d’avoir encore plus de difficultés à accéder aux soins de kinésithérapie dont ils ont besoin. 06
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Un contact avec Dewallens & partners, le bureau d’avocats avec lequel AXXON collabore, a révélé qu’ils avaient déjà plusieurs dossiers en cours à ce sujet de leur côté. Un point particulièrement frappant est que les infirmiers actifs dans les mêmes établissements n’ont pas reçu de PV de constatation, le SECM ayant choisi pour ce groupe de réaliser d’abord une enquête pour évaluer la problématique.
D’où vient le problème ? Les personnes qui résident dans une institution pour handicapés (comprenez “Ses résidents fixes”, qu’ils soient ou non domiciliés dans l’établissement) doivent être traitées dans le cadre de la nomenclature des prestations dispensées en institution – III. a) Prestations effectuées au domicile ou en résidence communautaires, momentanés ou définitifs, de personnes handicapées ou pour des bénéficiaires y séjournant. Le lieu où le traitement est dispensé est donc ici sans importance, même si les patients font usage des services d’un centre d’accueil de jour au cours de la journée. Les kinésithérapeutes concernés ont utilisé de manière incorrecte les codes de nomenclature des visites à domicile en lieu et place de ceux qui concernent les prestations effectuées dans une institution pour handicapés. Précisons au passage que ceci permet de mieux traiter les patients (séances de 30 minutes au lieu de 20) et que d’autres prestataires procèdent également de cette manière, mais aussi qu’aucun correctif n’a jamais été envoyé par les mutuelles. Il ressort même de certains dossiers que les institutions d’hébergement pour handicapés elles-mêmes ne savaient pas toujours que ces patients relevaient de cette définition ! Tous les autres bénéficiaires résidant à leur domicile privé ou dans un logement adapté (résidence service, maison kangourou…), par exemple dans le cadre d’une initiative d’habitation protégée (offrant quelques heures à quelques jours d’assistance par semaine) relèvent en principe de la nomenclature ordinaire – II. Prestations effectuées au domicile du bénéficiaire. Dans ce cas de figure, même si le patient passe ses journées dans un centre d’accueil de jour, le kinésithérapeute peut porter en compte une visite à domicile pour les traitements effectués à son domicile en-dehors des heures d’ouverture du centre d’accueil de jour.
Là où le bât blesse, c’est donc au niveau de l’interprétation de la formule « domicile ou résidence communautaires, momentanés ou définitifs, de personnes handicapées ». Le raisonnement qui semble avoir été suivi par l’administration est que le facteur déterminant est ici le statut de handicapé. En d’autres termes, dès lors que deux personnes porteuses de ce statut résident dans une même structure d’habitation protégée, les prestations ne peuvent PAS être attestées sous la nomenclature ordinaire des visites à domicile.
Réaction d’AXXON AXXON estime que ni la définition qui figure dans la nomenclature ni la règle interprétative correspondante ne sont suffisamment claires pour autoriser une interprétation correcte. Le fait qu’aucun correctif n’ait jamais été émis par les mutuelles concernant ces attestations « fautives » ne fait que confirmer le problème, puisqu’il est manifeste que les organismes assureurs interprètent eux aussi cette règle différemment. AXXON a soumis tous ces éléments au SECM (qui n’avait toujours pas répondu à l’heure d’écrire ces lignes). Les kinésithérapeutes concernés sont appelés à ne pas payer les amendes et à faire usage de leur droit à bénéficier d’une audition. Si les montants réclamés par l’INAMI devaient effectivement être perçus, AXXON examinera la possibilité de défendre les intéressés dans le cadre d’une action en justice collective. Par ailleurs, AXXON appelle le Conseil Technique de la Kinésithérapie à s’atteler d’urgence à une révision des volets correspondants de la nomenclature. Enfin, AXXON a profité de l’occasion pour diffuser un communiqué de presse afin de sensibiliser le grand public à la discrimination des patients moins-valides et des personnes âgées dans la nomenclature actuelle. Dans la foulée, l’un des kinésithérapeutes concernés a été interviewé par un journaliste d’investigation de la chaîne flamande VTM. AXXON espère que l’intérêt médiatique suscité par cette affaire permettra d’aligner enfin la nomenclature pour ces groupes de patients (handicapés et personnes âgées) sur celle des autres situations pathologiques, avec des séances de 30 minutes et une rémunération équivalente.
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SOPHIE GERARD-ZACZEK KINÉSITHÉRAPEUTE SPÉCIALISÉE EN PÉDIATRIE
Le management parental chez le nourrisson et le bébé Une forme de prévention ou de soutien pour un meilleur développement neuromoteur. Lorsqu’un enfant vient au monde, il est important d’avoir préparé sa chambre, son lit, ses vêtements, bref : son environnement. Mais est-on vraiment prêt en terme de management parental concernant son positionnement, la façon de le porter, la façon de lui donner son bain, de le langer, etc. ? À l’heure actuelle, un problème semble être en recrudescence au sein des différents cabinets de kinésithérapie, d’ostéopathie ou de thérapie manuelle, à savoir les plagiocéphalies, les torticolis ou les bébés positionnés en hyperextension. On observe aussi des bébés avec des troncs un peu hypotoniques ou avec des retards de développement. Il est important de savoir que la façon de gérer son nourrisson et par
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extension son bébé dans le quotidien peut prévenir ou en tout cas aider à un développement neuromoteur certainement plus qualitatif. Le bébé dort beaucoup, ce qui signifie que les positions de repos et de sommeil sont également importantes (symétrie, regroupement, etc.), tout en respectant les recommandations médicales actuelles. Selon le concept Bobath, cela signifie que nous devons permettre au bébé d’être actif dès le départ et cela le plus possible : il ne faut pas faire les choses à sa place. Il n’a pas plus de quelques jours que déjà de petites choses sont importantes. Le nourrisson ne vit pas à la même « vitesse » que nous. Chaque geste posé doit être lent, surtout au début. Il faut le laisser s’organiser et rendre possible le
mouvement. Il faut le mettre en bonne condition pour le rendre actif. Un exemple concret est par exemple de déjà poser le nourrisson délicatement sur maman, son petit ventre contre celui de maman. Le positionner les petits bras de part et d’autre du visage, les mains proches des joues afin de lui permettre de construire une activité de redressement avec appui. Au début, ce ne sera que bref, mais cela permet de contrôler la respiration de bébé et de voir qu’il a déjà cette aptitude de tourner et de relever un tout petit instant la tête pour respirer (instinct de survie vital). L’importance d’un contexte motivant, pour maman comme pour bébé, favorise l’intégration de l’expérience sensori-motrice. À ce moment-là, on a facilité les mouvements et on est allé chercher dans les capacités de l’enfant, même si elles semblent minimes.
Cela est déjà un point important pour son futur. Chaque chose réalisée prépare une fonction future plus élaborée. Bobath insiste bien sur cette façon de percevoir les choses. Chaque élément réalisé dans une position améliore un autre élément dans une autre position. Prenons l’exemple du bébé de 6 mois qui attrape ses pieds avec les mains. Cela peut être rendu possible ou facilité grâce à des chaussettes à hochets par exemple. De cette façon, c’est l’enfant qui réalise la tâche. Il augmente alors la sélectivité autour du bassin et active les abdominaux. Cette activité va lui permettre ensuite, sur le ventre, de soulever le bassin et ses petites jambes du support avec un grand appui abdominal. Ceci va également améliorer la
stabilité du bassin et préparer par exemple son assis futur. De même, avec les mains aux pieds et « par accident », donc souvent par chute sur le côté, il va sentir l’ébauche de ses retournements. Sa plasticité cérébrale est essentielle à tout apprentissage moteur et permet à l’enfant de progresser dans son neurodéveloppement. L’aspect également important pour Bobath est cette notion de qualité motrice. Quand l’enfant bouge ou se positionne sur un support, cela doit être « beau » à regarder. C’est la plus simple explication qu’on puisse utiliser pour la notion de qualité. On doit retrouver des mouvements fluides et on doit donc aussi se baser sur le développement typique. Il faut avoir en tête celui-ci pour corriger
les manques ou garder une ligne de conduite la plus juste possible. Cela permet aussi de savoir que de 0 à 1 mois, c’est la flexion symétrique qui domine, avec la tête du bébé enfouie dans ses épaules, qui tombe à gauche ou à droite en fonction de la gravité et de son positionnement donné par l’adulte ou des stimuli extérieurs. Il montre une petite instabilité dans son tronc et, dans le futur, il va construire un tonus qui permet d’améliorer sa posture contre la gravité. On ne va donc faire que des manipulations lentes et en bloc à cet âge-là, pour respecter ce corps de nourrisson. On va mettre bébé du couché dorsal au couché ventral en bloc, sans dissociation de ceinture et en le soulevant très légèrement du support.
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À 2 mois, c’est l’âge du réflexe tonique asymétrique de nuque en couché dorsal et bébé va donc avoir sa tête tournée soit à gauche, soit à droite. Ceci va induire l’extension du membre supérieur du côté de son regard et de la flexion de l’autre bras (le même type de schéma se retrouve dans les membres inférieurs). Il est important que la rotation de tête ne se produise alors pas toujours du même côté, pour éviter d’arriver à une asymétrie fonctionnelle. À nouveau, la gestion parentale est importante. Il faudra attendre 3 mois pour obtenir un meilleur contrôle de tête dans la ligne médiane, si l’enfant évolue bien par rapport à son tonus axial. Il est donc important de lever au fur et à mesure le soutien de la nuque de bébé et de le faire par exemple regarder par la fenêtre en regroupement total du corps, en position plus proche de l’assis, avec beaucoup de soutien de tout le corps de la part du porteur, sauf la tête.
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Durant cette période, il est important de donner de bonnes positons pour bébé au sol, avec du regroupement en couché dorsal et parfois un essuie roulé sous les membres inférieurs, en « U » jusqu’aux aisselles de bébés (sans toucher la voûte plantaire), surtout s’il ne monte pas volontiers ses membres inférieurs au-dessus de la ligne horizontale du plan d’examen. Le couché ventral est important et doit être répété plusieurs fois par jour, même brièvement. L’endurance augmentera avec les répétitions. Un petit miroir placé devant lui peut stimuler cela. Si c’est trop compliqué, le ventre contre ventre reste une clé. Il est important de ne pas anticiper les positions non gérées par l’enfant et de respecter ses capacités, afin de l’aider à activer ses muscles et à monter de lui-même
son tonus adéquatement (aux bons endroits de son corps) dans les moments opportuns. Je ne vais pas ici vous donner tout un cours sur le neurodéveloppement, mais juste vous faire comprendre qu’un « Handling » adéquat permet une meilleure évolution motrice de l’enfant ! Sachez aussi que l’observation de sa motricité fine démarre dès 3 jours de vie. Cet élément est parfois négligé car on se concentre sur le développement global du bébé. Mais on doit rapidement voir ses doigts se décaler et s’individualiser (on parle alors de sélectivité de doigts). Dès le plus jeune âge, proposer les doudous plats avec étiquettes qu’il peut aller toucher sur son ventre est une expérience intéressante. Ensuite, plus vers l’âge de 2-3 mois, donner de petits objets légers est important pour favoriser l’ouverture de plus en plus volontaire des mains. Il est aussi important de savoir que les réflexes diminuent, mais ne disparaissent pas totalement. C’est plutôt comme un fondu de couleur où le rouge (= réflexe) devient de plus en plus rose (= volontaire). Pour preuve, si vous sursautez, vous aurez encore ce réflexe de Moro très léger qui sera présent (très petit écartement des bras).
Le réflexe de Moro, du nom du pédiatre autrichien Ernst Moro qui l’a décrit pour la première fois, est un réflexe archaïque d’autoprotection du nouveau-né présent jusqu’à l’âge de 5-6 mois. Il se manifeste quand celui-ci se sent en danger, en réponse à un bruit fort ou à une sensation de chute provoquée par un déséquilibre brutal ou une position inconfortable. Concrètement, le bébé écarte soudainement les bras et les jambes, ouvre ses mains puis les rassemble vite contre lui, comme pour se protéger.
vue d’être le plus adéquat possible. Être kinésithérapeute en pédiatrie est parfois émotionnellement fastidieux, mais rempli aussi de petites victoires sur certains pronostics très négatifs. Nous devons rester des coachs et des soutiens pour les parents, sans jugement ou conseils abusifs, le tout en restant positif au maximum. Informer et rester critique, se renouveler souvent en s’appuyant sur l’EBM-EBP est essentiel pour une bonne pratique.
Je pourrais encore vous parler de neurodéveloppement longuement, mais ce n’est pas le but de cet article. Un enseignement complet prend beaucoup d’heures de formations et d’expériences (Bobath des centaines d’heures, Le Métayer, Perfetti et près de 10 ans dans la “Convention des grands prématurés”). De plus, d’autres personnes de 40 ans d’expérience chez Bobath sont de vraies références dans ce domaine chez le bébé et je ne peux me targuer d’avoir atteint leur niveau. Je voulais juste amener chez vous une ébauche de réflexion sur la bonne pratique de la neuropédiatrie et sur le fait que la prévention existe en agissant en amont (les sage-femmes, les parents, etc.). Il est important de « s’outiller » correctement et de mettre une « nouvelle paire de lunettes » en
Sophie GERARD-ZACZEK Kinésithérapeute spécialisée en pédiatrie Bobath Expertise dans la “Convention des grands prématurés” Formatrice ONE Formatrice à l’Académie de Portage de L.Niclaes
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PIERRE CNOCKAERT PT, MSC STUDENT, CLINIQUES UNIVERSITAIRES SAINT-LUC
Pourquoi le rinçage nasal est-il un outil primordial du kinésithérapeute s’occupant de nourrissons ? Durant les trois premières années de sa vie, l’enfant est confronté à un nombre médian de dix infections respiratoires. Ces infections se manifestent par divers symptômes, notamment nasaux. CE TEXTE EST UN RÉSUMÉ DE LA PUBLICATION SUIVANTE : CNOCKAERT, P., AUDAG, N. & PONCIN, W. NASAL IRRIGATION PRACTICE HABITS IN INFANTS: A BELGIAN SURVEY. ARCHIVES DE PÉDIATRIE S0929693X22000112 (2022) DOI:10.1016/J.ARCPED.2022.01.010.
Il a été estimé que l’enfant passe en moyenne deux mois de sa première année de vie avec une rhinorrhée. Le problème, c’est que le nourrisson (l’enfant de 0 à 24 mois) possède déjà, du fait de son anatomie, des voies aériennes plus étroites et de plus grandes résistances au passage de l’air. On peut dès lors comprendre que toute obstruction nasale (par le biais, par exemple, de rhinorrhée ou encore d’inflammation) aura des conséquences plus néfastes chez lui, comparé à l’enfant plus âgé. De plus, le nourrisson respire quasi exclusivement par le nez. Si celui-ci est obstrué, l’alimentation par succion-déglutition ainsi que le bienêtre du petit enfant peuvent dès lors être impactés. Dans ce contexte, le rinçage nasal (une technique de désencombrement des voies aériennes supérieures) apparaît comme étant une technique de choix. Celleci consiste en l’administration douce de solution saline dans une narine, le liquide ressortant par l’autre narine et emportant avec lui les éventuelles sécrétions et autres débris cellulaires présents. Le caractère peu coûteux et peu dangereux de cette technique n’est plus à prouver chez l’enfant, qui de plus la tolère bien, et elle contribue à le soulager de ses symptômes liés à l’obstruction des voies aériennes supérieures.
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En dépit de sa popularité et de son intérêt majeur en pédiatrie, le rinçage nasal ne bénéficie actuellement pas de recommandations concernant sa réalisation en pratique. Nous ne bénéficions par exemple pas d’informations telles que le volume ou la salinité adéquate de solution à employer, ou encore l’outil de rinçage nasal le plus approprié chez le nourrisson. Il y a peu, nous ne savions d’ailleurs même pas comment, sur le terrain, les praticiens belges ainsi que les parents réalisaient cette technique. Il y a quelques mois, avec Nicolas Audag, PT, PhD et William Poncin, PT, PhD, nous avons mené une étude de terrain visant à éclaircir cette première zone d’ombre. À cette occasion, nous avons obtenu des informations provenant de 359 utilisateurs du rinçage nasal issus de toute la Belgique : kinésithérapeutes, médecins, infirmiers/infirmières, puériculteurs/puéricultrices, pharmaciens/pharmaciennes et parents ont répondu présent. Nos conclusions ? Comme nous nous y attendions, les pratiques sont disparates, ce qui avait par ailleurs déjà été constaté dans d’autres pays. Cependant, il s’agit de la première étude s’intéressant spécifiquement au cas du nourrisson. Les participants ont manifesté des avis particulièrement divergents concernant la fréquence
avec laquelle réaliser le rinçage, la vitesse de propulsion de la solution ou encore le volume de solution à utiliser. Toutefois, certains paramètres du rinçage nasal semblent être homogènes entre les praticiens belges interrogés. Parmi ceux-ci : l’utilisation d’une solution prête à l’emploi (93%), isotonique (0,9% NaCl) (92%) et le placement du nourrisson sur le côté pour administrer celle-ci par la narine supérieure (83%). Par ailleurs, 74% des participants ont considéré qu’aucun risque n’est associé à la réalisation de cette technique chez le nourrisson. Au sein des réponses reçues, nous avons également par exemple pu constater qu’une proportion non négligeable (65%) de participants a considéré l’utilisation préventive du rinçage nasal comme approprié ou très approprié. Cependant, il n’existe à ce jour aucune recommandation allant dans ce sens. D’autres ont aussi rapporté réaliser le rinçage nasal à l’aide d’un spray nasal bien que, chez les adultes, l’utilisation de systèmes de rinçage à basse pression et grand volume semble offrir un meilleur nettoyage des cavités nasales et des sinus. Néanmoins, l’anatomie de l’adulte est peu transposable à celle du nourrisson (notamment au niveau de l’état de formation de ses sinus paranasaux) : la prudence est donc de rigueur dès lors qu’on souhaite appliquer ces conclusions aux tout petits.
Suite aux résultats obtenus concernant les pratiques de terrain du rinçage nasal du nourrisson, nous serions en droit de souhaiter une homogénéisation des pratiques afin que le nourrisson bénéficie de soins de qualité équivalente, quel que soit le thérapeute consulté. Il devient dès lors important de formuler une méthode de rinçage nasal du nourrisson sur la base des avis d’un panel d’experts de la question. Cette méthode est en cours de publication et d’évaluation par nos pairs et nous ne pouvons malheureusement donc pas vous présenter nos résultats ce jour, mais nous vous encourageons à rester attentifs durant les prochains mois. L’histoire ne s’arrêtera d’ailleurs pas après cette étape, puisque dans l’optique d’une démarche evidence-based, il faudra également montrer que cette méthode formulée sur la base d’avis d’experts est réalisable et cliniquement efficace chez nos petits patients. La suite au prochain épisode !
Retrouvez l’article original complet ainsi que l’ensemble de ses sources bibliographiques sur le site web d’AXXON.
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HILDE VAN WAELVELDE PROFESSEUR ÉMÉRITE EN KINÉSITHÉRAPIE PÉDIATRIQUE
Aperçus récents des mécanismes sousjacents du trouble développemental de la coordination Cette revue récente a examiné les mécanismes neurocognitifs, moteurs et neuraux du trouble développemental de la coordination (TDC) au travers d’une centaine d’études publiées entre septembre 2016 et avril 20211. CE TEXTE EST UN RÉSUMÉ DE LA PUBLICATION SUIVANTE : “BEHAVIORAL AND NEUROIMAGING RESEARCH ON DEVELOPMENTAL COORDINATION DISORDER (DCD): A COMBINED SYSTEMATIC REVIEW AND METAANALYSIS OF RECENT FINDINGS” SUBARA-ZUKIC E., COLE M.H., MCGUCKIAN T.B., STEENBERGEN B., GREEN D, SMITS-ENGELSMAN B.C., LUST J.M., ABDOLLAHIPOUR R., DOMELLÖF E., DECONINCK F.J.A., BLANK R., WILSON P.H. (2022).1
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Chaque étude sélectionnée comparait les résultats obtenus au sein du groupe TDC avec ceux obtenus par un groupe de sujets contrôle. La différence entre les deux a été calculée pour chaque étude et standardisée en tant que « taille d’effet ». De cette manière, les différentes études ont pu être combinées et comparées. C’est ce qu’on appelle une méta-analyse. La répartition des résultats au sein du groupe TDC est également examinée. Il faut toujours faire attention à ne pas généraliser un résultat moyen, car le groupe des personnes atteintes du TDC est très hétérogène. Il n’existe pas de facteur causal unique pour le TDC. Un large éventail de facteurs a été démontré dans le passé. Selon une hypothèse ayant fait l’objet de nombreuses recherches, le TDC serait dû à des déficits du contrôle moteur prédictif et de l’automatisation (l’hypothèse du “Déficit de modélisation interne”). D’autres études ont déjà mis en évidence des altérations du couplage perceptivo-moteur, des fonctions exécutives ainsi qu’une structure et un fonctionnement neuronaux atypiques1.
Résultats Le nombre de nouvelles études en 5 ans indique une nette augmentation de la recherche dans ce domaine. La qualité méthodologique des études était majoritairement bonne, 23% des études étaient de qualité moyenne et 13% de qualité faible. Dans les 100 études examinées,
1.374 variables ont été comparées. Les différences entre le groupe expérimental et le groupe témoin étaient pour la plupart modérées à importantes. Ainsi, le groupe atteint du TDC était clairement différent du groupe de contrôle sur presque toutes les variables examinées et la plupart de ces différences étaient significatives.
Études des fonctions sensorielles et perceptives (14 études) Une taille d’effet importante a été trouvée pour la perception de la profondeur, l’intégration visuo-spatiale et l’intégration visuo-motrice, en particulier pour le contrôle volontaire du regard pendant le mouvement.
Études sur les fonctions exécutives et l’intelligence (21 études) En général, les tailles d’effet étaient modérées à importantes pour l’inhibition, la mémoire de travail et l’attention.
Coordination rythmique et perception écologique (6 études) À quelques exceptions près, aucune différence significative n’a été constatée pour la coordination rythmique, mais des différences modérées à importantes ont été constatées pour la perception écologique : notamment pour la traversée virtuelle d’une autoroute et l’adaptation aux ouvertures afin de les traverser, etc.
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Imagerie motrice, observation de l’action, imitation, mimétisme des gestes (16 études) Presque toutes les différences étaient modérées à importantes, à l’exception de l’observation ou de l’imitation de gestes ou de mouvements simples qui étaient peu impactées.
Contrôle oculomoteur (2 études) Dans cet intéressant et nouveau domaine de recherche sur le TDC, il a été constaté que pour certains aspects, de grandes différences ont été trouvées entre le groupe TDC et le groupe de contrôle.
Atteinte et contrôle manuel (4 études) Les résultats dépendaient fortement de la tâche et de la variable mesurée.
Modélisation interne (8 études) Là encore, les résultats ont été variables en fonction de la tâche et de la variable mesurée.
Saisie (2 études) Malgré dans le entre le témoin,
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une grande différence nombre d’objets attrapés groupe TDC et le groupe les tailles d’effet des
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autres variables mesurées variaient considérablement.
Schéma de marche (11 études) Là encore, il a été constaté que parfois aucune différence significative ne pouvait être trouvée dans les tâches simples, mais que dans les tâches plus complexes, les différences étaient importantes.
Contrôle postural (5 études) Comme prévu, des tailles d’effet importantes ont souvent été trouvées ici.
Double tâche (1 étude) Cette étude de haute qualité a montré une grande différence entre le groupe TDC et le groupe témoin.
Capacité d’attention et apprentissage moteur (6 études) Les capacités de la focalisation de l’attention sur l’apprentissage moteur n’étaient pas significativement différentes entre un groupe d’enfants atteints du TDC et des enfants au développement typique. Une étude de faible qualité a montré que les enfants atteints du TDC bénéficiaient moins de l’apport d’une attention interne dans l’apprentissage moteur.
Trois études ont systématiquement constaté une grande différence de rythme d’apprentissage moteur entre les deux groupes.
Imagerie neurologique (20 études) Seules de petites différences structurelles ont été relevées, mais des différences fonctionnelles modérées à importantes ont été constatées.
Discussion La découverte de différences modérées à importantes entre un groupe atteint du TDC et un groupe témoin, dans un ensemble très diversifié de tâches et de variables, souligne la nature complexe et interactive du TDC au niveau du contrôle moteur, de l’apprentissage et de la cognition. Nous voyons dans cet examen une nouvelle confirmation du “Déficit du modèle interne”. Cela indique qu’une personne atteinte du TDC peut moins utiliser un modèle pour planifier un mouvement et devrait utiliser davantage le feedback pour diriger le mouvement.
Il est également frappant de constater que des déficits clairs ont été trouvés dans le contrôle oculomoteur volontaire. Les enfants atteints du TDC regardaient les points les plus proches d’eux, tandis que les enfants au développement typique regardaient plus loin et restaient plus longtemps sur le même point. Une perturbation générale des fonctions exécutives a pu être observée, tant dans le domaine de l’inhibition que pour la mémoire de travail visuelle et verbale ainsi que pour l’attention exécutive. La plus grande difficulté dans la réalisation de doubles tâches confirme également les problèmes de fonctions exécutives des personnes atteintes du TDC. Cela suggère un double défi pour les enfants atteints du TDC : parce qu’ils n’ont pas de modèle prédictif du mouvement, ils doivent s’appuyer sur une fonction de contrôle du mouvement plus lente, c’est-à-dire l’utilisation continue du feedback. En même temps, cependant, la capacité des fonctions exécutives limite leur capacité à contrôler les mouvements lentement et attentivement.
Le fonctionnement réduit du système des neurones miroirs peut expliquer une partie des différences dans la capacité d’apprentissage moteur. Toutefois, il est important de noter que toutes les études n’ont pas été en mesure de le démontrer.
tous les individus atteints du TDC ne présentent pas les mêmes problèmes sous-jacents. Les dysfonctionnements les plus importants ont été constatés dans les domaines suivants :
1
De plus, toutes les études montrent que la variabilité des mouvements reste plus grande chez les personnes atteintes du TDC. En outre, ils semblent être systématiquement plus lents.
Le contrôle volontaire du regard lors de l’atteinte du membre supérieur et de la marche.
2
Les fonctions exécutives.
3
L’apprentissage moteur.
Conclusion
4
Le contrôle moteur prédictif (“Déficit du modèle interne”).
5
La cinématique/cinétique des mouvements plus variables.
Les enfants (et les adultes) atteints du TDC présentent des déficiences dans des fonctions sous-jacentes très diverses, avec une très grande hétérogénéité. Cela signifie que
Retrouvez l’article original complet ainsi que l’ensemble de ses sources bibliographiques sur le site web d’AXXON.
Références 1. Wilson P. H., Smits-Engelsman B., Caeyenberghs K., Steenbergen B., Sugden D., Clark J., et al. . (2017). Cognitive and neuroimaging findings in developmental coordination disorder: new insights from a systematic review of recent research. Dev. Med. Child Neurol. 59, 1117–1129. 10.1111/dmcn.13530
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TRUDY BEKKERING1 EMMANUEL SIMONS1,2 MARTINE GOOSSENS (1)
Rééducation à la marche assistée mécaniquement chez l’enfant atteint de paralysie cérébrale Quels sont les effets d’une assistance mécanique dans le cadre de la rééducation à la marche sur la marche, la participation et la qualité de vie de l’enfant atteint de paralysie cérébrale ? C’est la question développée dans cette revue. Contexte L’infirmité motrice cérébrale est le handicap physique le plus courant chez l’enfant. Le support mécanique de la marche avec ou sans influence du poids corporel permet à l’enfant de pratiquer de manière répétée des schémas de marche complexes.
Critères de sélection des études Cette revue systématique Cochrane a inclus des études randomisées étudiant l’effet de l’utilisation d’une forme de support mécanique dans le cadre de la rééducation à la marche (avec ou sans support du poids corporel) chez les enfants atteints de paralysie cérébrale (niveau I à IV du système de classification de la fonction motrice globale (GMFCS)) âgés de 3 à 18 ans. Les interventions témoin étaient l’absence de rééducation à la marche ou rééducation à la marche à dose comparable mais sans support mécanique. La dernière recherche a eu lieu en janvier 2020.
Résumé des résultats La revue systématique comprend 17 études portant sur 451 enfants (GMFCS niveau I à IV, âge moyen de 4 à 14 ans) en rééducation ambulatoire. La durée, l’intensité et la fréquence de la rééducation étaient très variables : de 4 à 12 semaines, de 15 à 40 minutes par séance et de 2 à 5 fois par semaine.
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Rééducation mécanique sans support du poids corporel comparée à l’absence d’entraînement à la marche (4 études) Après 12 semaines, les enfants ayant utilisé un support mécanique marchaient 0,05 m/s plus vite (IC à 95% 0,03 à 0,07 m/s) que les enfants sans entraînement à la marche (certitude moyenne). La fonction motrice globale dans les groupes de traitement (mesurée à l’aide de différentes échelles) s’est améliorée en moyenne de 1,3 DS (IC à 95% 0,49 à 2,11) (faible certitude). Une seule étude a évalué les effets secondaires, mais n’en a trouvé aucun.
Rééducation mécanique sans support du poids corporel comparée à la même dose d’entraînement habituel à la marche (2 études) Après 6 à 12 semaines, les enfants du groupe d’intervention marchaient en moyenne 0,25 m/s (IC à 95% 0,13 à 0,37 m/s) plus vite que les enfants du groupe témoin (certitude modérée). La fonction motrice globale (sur le GMFM-E) s’est améliorée de 12% (IC à 95% 3 à 21%) (certitude modérée). Le score moyen de participation dans le groupe d’intervention s’est amélioré de 8 points (IC à 95% 6 à 11) (échelle de 0 à 59, plus le score est élevé, plus l’amélioration
est importante) (certitude modérée). Aucune étude n’a évalué les effets secondaires et la qualité de vie.
Rééducation mécanique avec support du poids corporel, comparée à l’absence d’entraînement (8 études) Après 12 semaines, les enfants du groupe d’intervention marchaient en moyenne 0,07 m/s (IC à 95% 0,05 à 0,09 m/s) plus vite que les enfants du groupe témoin (certitude moyenne). La fonction motrice globale (sur le GMFM-E) s’est améliorée de 1,1% en moyenne (amélioration de 0,6 à 2,8%) (faible certitude). Au niveau de la participation et de la qualité de vie, les enfants du groupe d’intervention avaient des scores légèrement plus élevés (faible certitude). Trois études ont évalué les effets secondaires, mais n’en ont trouvé aucun (faible certitude).
Rééducation mécanique avec support du poids corporel, comparée à la même dose d’entraînement habituel à la marche (3 études) Après 8 à 10 semaines, les enfants du groupe d’intervention marchaient 0,02 m/s plus lentement (IC à 95% 0,08 s plus lentement à 0,04 s plus vite) que les enfants du groupe témoin (faible certitude). La fonction motrice globale (sur le GMFM-E) a diminué de 0,7 % (IC à 95% -14,4 % à +
12,9 %) (faible certitude). Au niveau de la participation, les enfants du groupe d’intervention avaient des scores légèrement inférieurs à ceux du groupe témoin (certitude modérée). Les effets secondaires et la qualité de vie n’ont pas été évalués.
Conclusion Par rapport à l’absence de rééducation à la marche, la marche assistée mécaniquement améliore probablement légèrement la vitesse de marche (avec ou sans support de poids) et est susceptible d’améliorer la motricité globale (avec support). Les tailles d’effet moyennes sont faibles et probablement pas cliniquement pertinentes, mais en raison de la variation des résultats, cette intervention peut quand même être utile dans une population bien définie. Ceci mérite d’être étudié davantage.
Implications pour la pratique Deux études suggèrent que cette intervention peut être intéressante pour les enfants plus jeunes (6 ans environ) ayant la marche comme principal mode de locomotion. Ces études sont également arrivées à la conclusion que le support du poids corporel ne semble pas nécessaire pour les enfants avec un GMFCS de niveau I à III.
Références 1. Centre Belge pour l’Evidence Based Medicine (Cebam), Cochrane Belgique 2. CHU Brugmann Chiu H-C, Ada L, Bania TA. Mechanically assisted walking training for walking, participation, and quality of life in children with cerebral palsy. Cochrane Database of Systematic Reviews 2020, Issue 11. Art. No.: CD013114. DOI: 10.1002/14651858.CD013114.pub2. Accessed 28 March 2022. Consultez le texte intégral de cette revue Cochrane via la Cebam Digital Library for Health : www.cebam.be/fr/cdlh Cochrane Corner En collaboration avec le CEBAM, Cochrane Belgique : www.cebam.be
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INTRODUCTION À LA DIGITALISATION EN KINÉSITHÉRAPIE Fabienne Van Dooren
Directrice générale AXXON QeK | Formatrice e-santé Wallonie et Abrumet Le dernier trimestre de 2022 verra le démarrage de l’informatisation pour les kinésithérapeutes qui, dans un contexte de partage sécurisé des données des patients, concernera : • L’assurabilité des patients • La facturation électronique • La digitalisation des accords, des demandes
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Mercredi 22 juin 2022 de 20h00 à 22h00 Inscription obligatoire via www.axxon.be