JUIN 2018
Association professionnelle pour tous les kinésithérapeutes
Supplément au périodique Axxon Magazine
Exclusif
À LA UNE Le handicap
Magazine réservé aux membres. Pour et par les kinésithérapeutes AXXON_exclusief_38_JUN18_FR.indd 1
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SOMMAIRE
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Littérature spécialisée Une journée dédiée à la terminologie
LITTÉRATURE SPÉCIALISÉE
Quand le torticolis devient chronique
Biomécanique fonctionnelle - Membres - Tête - Tronc 2ème édition
AXXON EN ACTION
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Dossiers en cours à la commission de convention
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Les flatulences vaginales L’hippothérapie, qu’est-ce que c’est? Une enquête nationale sur notre perception de la qualité de vie Les interventions sur tapis roulant sont-elles efficaces chez les enfants de moins de 6 ans présentant un risque de retard moteur ?
Michel Dufour, Karine Langlois, Michel Pillu, Santiago Del Valle Acedo Ce manuel de référence, tenant compte de l’ensemble du programme de biomécanique des études de kinésithérapie et d’ostéopathie, met l’accent sur la compréhension et la finalité du savoir, dans un domaine rarement abordé sous cet angle. Editeur: Elsevier Masson Date de publication: 01/2017 Nombre de pages: 568 ISBN: 9782294750939
PRIX: 66,20 €
PROMOTION MEMBRES D’AXXON: 59 €
AXXON EXCLUSIF PUBLICATION DE L’ASBL AXXON – JUIN 2018 TRIMESTRIEL, ANNÉE 10, IMPERIASTRAAT 16 – 1930 ZAVENTEM,
BUREAU DE DÉPÔT: BRUXELLES, NUMÉRO D’AGRÉMENT: P910666
ÉDITEUR RESPONSABLE: PETER BRUYNOOGHE, IMPERIASTRAAT 16 – 1930 ZAVENTEM – RÉDACTEUR EN CHEF: SÉBASTIEN KOSZULAP, REDACTION@AXXON.BE – COORDINATION GÉNÉRALE: SÉBASTIEN KOSZULAP – COPYWRITING: KAREN THIEBAUT, SÉBASTIEN KOSZULAP – TRADUCTION: EMILY VAN COOLPUT – CONCEPT ET RÉALISATION: C3CREATIES – IMPRESSION: SYMETA – ADRESSE DE CORRESPONDANCE: AXXON IMPERIASTRAAT 16 – 1930 ZAVENTEM, T 02/709.70.80 WWW.AXXON.BE, NUMÉRO DE COMPTE POUR LES COTISATIONS BE18 3631 0868 1365
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PATRICK WÉRRION PRÉSIDENT DE L’AILE FRANCOPHONE D’AXXON
ÉDITO
Les kinésithérapeutes ne doivent pas être floués L’été s’en vient mais n’est pas pour autant synonyme de vacances pour votre association. Le travail est important : la convention M18 est pleine de défis. Relisez l’article 12 de celle-ci et plus particulièrement ce qui a trait à la possibilité de la dénoncer : vous y lirez qu’il faut trouver 25 millions € pour augmenter les honoraires et les frais de déplacements en 2019. Ce qui ne sera pas simple, ce montant étant tributaire d’une diminution du volume des prestations en 2018. Les travaux de la commission de convention et du Conseil Technique de la Kinésithérapie à l’INAMI s’intensifient. Si Axxon comprend l’intérêt de la ministre de distribuer au mieux et dans l’intérêt des patients les deniers publics, les kinésithérapeutes ne doivent pas être les dindons de la farce ! Il est de notre responsabilité d’apporter les meilleurs soins aux patients, en matière de qualité mais aussi grâce à un nombre suffisant de séances. C’est notre évaluation qui détermine
si nous devons continuer le traitement entamé. Mais nous rappelons chaque fois que nous travaillons sous prescription médicale et dans notre système de santé, la responsabilité du prescripteur est importante :
« La convention M18 est pleine de défis et le travail qui attend Axxon est important »
en ce qui concerne le nombre de séances mais aussi le message transmis au patient. Ce dernier doit être conscient dès le départ que c’est le kinésithérapeute qui jugera si le traitement est terminé ou pas.
Un autre défi est celui de l’esanté. Depuis longtemps, on vous parle de cette révolution au sein des professions de santé. Beaucoup d’entre vous sont déjà informatisés dans leur cabinet mais il ne s’agit pas que de cela : cela concerne également le dossier électronique du patient, les réseaux santé, MyCareNet ou encore l’informatisation des échanges entre vous, les mutuelles et l’INAMI. De mars à mai, Axxon vous a proposé des formations dans toute la Wallonie. Nous entendons bien les réticences des uns et des autres envers cette marche forcée vers l’informatisation : la résistance au changement est une valeur humaine (qualité ou défaut ?). Mais dans cette matière, plutôt que de résister, il est préférable de s’approprier le système et de faire au mieux pour qu’il réponde à nos besoins. Votre association professionnelle s’emploie et s’emploiera encore à vous soutenir dans cette (r)évolution de notre quotidien.
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Une journée dédiée à la terminologie À l’heure où les réformes de nos soins de santé battent leur plein dans le domaine de l’informatisation, il importe que les professionnels de la santé parlent le même langage. Lors d’une journée dédiée à la terminologie, le centre belge de terminologie a dévoilé ses objectifs. La terminologie joue un rôle essentiel pour permettre aux acteurs de la santé d’échanger et de partager de l’information sous une forme structurée. Elle permet que les informations cliniques soient sauvegardées de manière électronique et que les concepts puissent être interprétés par un ordinateur. Le plan d’action e-santé en est le meilleur exemple. Beaucoup de points d’action de ce plan nécessitent que les acteurs adoptent la même sémantique. Dans ce contexte, le centre belge de terminologie veut jouer un rôle d’avant-plan et établir des lignes directrices claires sur la terminologie et les normes. Il dévoile ses objectifs :
1. Coordonner et développer les standards en matière de terminologie
Le centre de terminologie assure la coordination de la terminologie afin que tous les acteurs parlent le même langage. Il élabore la source authentique nationale qui servira de base à l’utilisation. Il assumera de plus en plus un rôle de coordination et de validation.
2. Communiquer de manière transparente et collaborer avec les utilisateurs
Le centre entend défendre une bonne communication avec toutes les parties prenantes. Le centre belge de terminologie lance un appel clair à l’industrie et aux experts du domaine pour créer une dynamique unique et réaliser le travail ensemble.
3. Mettre de l’expertise à disposition
Une terminologie univoque favorise la simplification administrative et garantit la qualité des données. Dans cette perspective, le centre de terminologie s’engage
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à mettre l’expertise de son personnel à disposition pour favoriser l’implémentation des standards. Des outils, des formations en ligne sont mises à disposition pour répondre aux besoins. Des formations de base existantes (SNOMED International) sont offertes et promues.
4. Renforcer la collaboration internationale
La terminologie permet un échange d’information univoque au sein du pays et des frontières. Le centre belge veut s’aligner sur les standards européens et internationaux. Le centre se concentrera sur le lien avec l’Europe et la collaboration internationale sera renforcée.
La terminologie SNOMED CT sera notamment utilisée dans le dossier patient électronique. Avec l’e-santé, le rôle du patient va s’accentuer davantage. Il sera plus impliqué et pourra consulter ses données de manière claire et transparente. C’est un des objectifs importants qu’a fixé la Conférence interministérielle dans la roadmap eSanté 3.0 (2019-2021). Lors de cette 3e journée de terminologie, la matinée a mis à l’honneur la description du plan d’action eSanté qui a été réalisé à hauteur de 75%. La nouvelle stratégie du centre de terminologie, la première extension belge des concepts SNOMED CT, des explications sur l’ICD-11 et la présentation de l’étude européenne Assess CT ont été exposés aux participants. L’après-midi était consacrée à des sessions d’informations en petits groupes sur des sujets spécifiques liés à la terminologie.
SOURCE : SPF SANTÉ PUBLIQUE
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NIELS ELIROY
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Quand le torticolis devient chronique Rien de plus banal que cette cervicalgie omnidirectionnelle, lorsqu’elle est aiguë : le cou humain est soumis à de nombreux mouvements et tensions qui peuvent provoquer un spasme musculaire. Ils sont fréquents chez l’enfant en croissance, mais 10 à 20% des adultes en souffriraient régulièrement, selon diverses estimations. La prévalence augmenterait dans les régions développées. Elle la fait entrer dans le top cinq des douleurs chroniques. Le travail sur ordinateur est pointé comme un des responsables possibles de l’augmentation de la prévalence des cervicalgies, des céphalalgies et même des torticolis. Mais le vieillissement peut également être évoqué, avec un de ses corollaires classiques : l’arthrose. Et si la majorité des épisodes aigus guérissent sans traitement, jusqu’à 50% des personnes touchées souffriront de récidives ou de douleurs plus ou moins persistantes, la génétique et différents facteurs psycho-sociaux représentant des facteurs de risque de chronicité. Il faut également noter que près de la moitié des personnes souffrant de cervicalgies chroniques présentent des symptômes neuropathiques/ nociceptifs. L’anamnèse et l’examen physique fournissent des éléments importants pour distinguer les causes neuropathiques des causes mécaniques. Il convient
d’éliminer des affections comme les myélopathies, les (sub)luxations atlanto-axiales ou les métastases. La cervicalgie est omnidirectionnelle dans le torticolis aigu. La limitation de la mobilité l’est également souvent, mais elle peut se cantonner à une direction spécifique. Le torticolis se signale également par un spasme musculaire (trapèze, ou sterno-cléido-mastoïdien) et par l’absence de brachialgie. Le test de Spurling permet de repérer une radiculopathie. Il consiste en une rotation et une inclinaison homolatérale de la tête, avec la main de l’examinateur posée avec pression sur le crâne du patient. L’apparition d’une douleur signe la positivité, qui est absente dans le torticolis.
De l’injection au matelas Le traitement du torticolis consiste dans le repos du cou, dans l’application de chaleur et/ou d’ultrasons, dans des massages
relaxants et, éventuellement, dans une manipulation de traction douce. Les AINS et les myorelaxants ont montré une certaine efficacité, mais souvent au prix d’effets indésirables. L’acupuncture et le yoga sont cités par différents auteurs. Au niveau local, des injections étagées de produits actifs (éventuellement accompagnés de procaïne ou de lidocaïne) peuvent être réalisées en intramusculaire et en paravertébral, entre 2 et 4 cm de profondeur. En cas de récidive et en l’absence d’élément indiquant une pathologie sévère, il peut être suggéré de vérifier si un autre oreiller n’apporte pas un soulagement. Le matelas peut également être en cause : trop mou, trop vieux, trop ferme… La recherche d’un soulagement durable en cas de torticolis apparaissant régulièrement au réveil relève parfois de l’enquête policière et des essais semi-empiriques.
SOURCE : MEDIQUALITY
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PETER BRUYNOOGHE
Dossiers en cours à la commission de convention Ces derniers mois, Axxon a bien avancé dans un certain nombre de dossiers. Nous vous proposons ci-dessous de faire le point sur les activités de votre organisation professionnelle. Pseudocodes pour les 9 premières séances en pathologie courante et Fa La commission de convention a été le théâtre d’âpres débats autour des règles d’interprétation de l’indemnité pour les 9 premières séances en pathologie courante. Axxon a en tout cas gagné une bataille : cette indemnité pour les 9 premières séances peut être attestée dans un maximum de 3 situations pathologiques par patient au cours d’une même année calendrier, à l’exception des indemnités de 6 € ; 3,57 € et 4,67 € prévues pour l’ouverture d’un dossier de kinésithérapie « élaboré ». Une série de 9 indemnités supplémentaires portant sur une nouvelle situation pathologique peut être attestée moyennant l’accord du médecin-conseil. Le nombre maximal d’indemnités pouvant être portées en compte par année calendrier et par patient en pathologie courante s’élève à 27.
Quelques règles importantes : 1. Le kinésithérapeute peut porter en compte un maximum de 9 indemnités par traitement et par situation pathologique. Si un traitement nécessite moins de 9 indemnités, les indemnités « non utilisées » ne peuvent pas être transférées à une nouvelle situation pathologique (courante ou Fa). 2. Dans un contexte hospitalier ambulatoire, au lit du patient, la question 06
se pose parfois de savoir comment interroger un malade qui n’est pas toujours (suffisamment) conscient ou alerte sur le nombre et la nature des prestations déjà attestées durant l’année calendrier en cours. Le compromis qui a pu être dégagé est que les pseudocodes ne peuvent être attestés pour les 9 premières séances au lit du patient qu’une seule fois par an et ce peu importe le nombre d’hospitalisations. 3. En ce qui concerne les pathologies Fa, le nombre de prestations de base est considéré par « année de traitement ». Si une nouvelle Fa survient au cours de cette « année de traitement », on pourra débuter une nouvelle Fa moyennant une demande avalisée par le médecinconseil, la précédente étant alors automatiquement close. Le nombre d’indemnités pouvant être attestées dans le cadre de la nouvelle Fa est indépendant de celles qui ont déjà été attestées dans le cadre de la première. Les situations Fa nécessitant une revalidation urologique, gynécologique, du côlon ou proctologique ne peuvent pas donner lieu à l’attestation de ces indemnités, puisque ces traitements n’entrent dans le cadre de la pathologie Fa qu’après 18 prestations de base en pathologie courante. Ces traitements sont donc considérés comme ayant débuté dans le cadre d’une pathologie courante. La commission de convention a chargé le Conseil Technique de la Kinésithérapie d’élaborer une proposition pour l’intégration de ces indemnités à la nomenclature.
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Prestations remboursables chez les patients de plus de 21 ans atteints d’une infirmité motrice cérébrale Ce dossier symbolique de l’adaptation de la nomenclature pour les patients victimes d’une infirmité motrice cérébrale a été approuvé par la commission de convention. Il suit à présent son cours en vue d’une entrée en vigueur au 1er juillet prochain.
Enregistrement électronique des pathologies courantes Pour exploiter de manière optimale nos maigres moyens financiers, il est nécessaire d’avoir une idée précise de l’usage qui est fait des 289.375.585 € consacrés en 2016 à la prise en charge des pathologies courantes, qui représentent quelque 42,1 % du budget total de notre secteur. Il convient en première instance de dresser un tableau de l’échange de données tel qu’il se profile pour le futur, comme par exemple celui des prescriptions électroniques entre les kinésithérapeutes, les prescripteurs et les organismes assureurs. Dans un premier temps, l’AIM, les OA et l’INAMI s’attacheront à définir les processus internes des mutuelles, à dresser la liste des solutions technologiques existantes et à déterminer quelles sont les données importantes pour parvenir à des statistiques correctes. Dans un autre groupe de travail organisé en parallèle, Axxon et l’INAMI se chargeront de dresser la liste des pathologies courantes, d’élaborer un business plan avec le budget nécessaire et de dresser de leur côté la liste des données importantes pour parvenir à des statistiques correctes. Les données en provenance des deux groupes de travail seront ensuite regroupées, l’objectif étant que ce dossier aboutisse avant l’été. Tous les éléments devront ensuite encore être implémentés dans le dossier de kinésithérapie électronique afin que l’enregistrement des pathologies puisse débuter en 2019. Pour Axxon, la réussite de ce projet dépend d’une série de conditions :
• Tous les éléments concernés par l’enregistrement doivent être disponibles sous forme numérique dans le dossier de kinésithérapie électronique ; • La liste de ces éléments doit également (pouvoir) être dressée d’une manière qui soit à la fois simple et conviviale pour l’utilisateur ; • Les données doivent être rassemblées sur une plateforme indépendante ;
• Elles doivent ensuite pouvoir être mises à la disposition de tous les acteurs concernés (INAMI, mutuelles et Axxon) ; • Elles pourront en outre être analysées de manière plus poussée par une université à la demande d’Axxon
Le déploiement des éléments susmentionnés est, pour Axxon, une condition sine qua non à la réussite de ce projet ! État des lieux de la convention M18-M19 Lors de la commission de convention du 10 avril dernier, Axxon a demandé que soient clarifiés les chiffres utilisés pour la détermination du quota et le nombre de kinésithérapeutes ayant rejeté la convention M18-M19. Des collègues pensionnés et décédés – parfois depuis plusieurs années - figurent encore et toujours sur le site de l’INAMI comme étant conventionnés. Pour Axxon, il est donc plus qu’évident que les listes de l’INAMI ne sont pas parfaitement correctes. Un point important de l’art. 12 de la convention M18 prévoit qu’une analyse de l’activité des kinésithérapeutes avec profil INAMI doit être disponible. Cette activité doit être cartographiée en fonction du lieu où elle se déroule, indépendamment du statut du prestataire. Si cette analyse n’est pas disponible d’ici fin 2018, Axxon aura la possibilité de dénoncer la convention M18-M19.
Il est important pour Axxon de savoir qui travaille où, avec qui et sous quel statut. Péripéties mutualistes Plusieurs personnes ont contacté le secrétariat d’Axxon pour l’informer que certaines mutuelles dirigent les patients vers des kinésithérapeutes conventionnés. Axxon a rappelé en commission de convention que la liberté de choix du patient doit toujours être respectée. Axxon insiste toutefois également sur le fait que tout kinésithérapeute doit veiller à ce que son statut de conventionnement soit clairement visible pour les patients et ce tant dans son cabinet que sur son site
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internet. Les kinésithérapeutes qui ont adhéré à l’accord doivent en outre respecter strictement les tarifs légaux à partir du 1er janvier 2018 ! Au cours des prochains mois, Axxon va s’atteler à la réalisation d’un document standard reprenant clairement la liste de toutes les prestations remboursables et nonremboursables dans le cadre de l’assurance-maladie, qui pourra être fourni aux bénéficiaires à titre de justificatif.
Conseil Technique de la Kinésithérapie Le Conseil Technique de la Kinésithérapie travaille d’arrachepied pour finaliser les réformes dans le domaine des pathologies E d’ici la fin du mois. On pense notamment à des listes Fc ou Fe incluant un certain nombre de pathologies E, ce qui permettrait de traiter le patient pendant trois mois sans devoir solliciter un statut E, moyennant une simple notification au médecinconseil. Le remboursement majoré pour ces patients E serait alors ramené au niveau de celui des traitements F, ce qui permettrait de dégager 390.000 € qui pourraient être consacrés à de nouvelles initiatives. Si nécessaire, une demande E pourrait ensuite être introduite à l’issue des 3 mois sur la base d’une demande émanant du médecin spécialiste, accompagnée du rapport et du bilan du kinésithérapeute ; la décision d’attribuer ou non ce statut revenant au médecin-conseil. Pour les pathologies et traitements E en cours, rien ne change dans l’immédiat.
Tribunal du Travail et Conseil d’État Une requête a été déposée en avril 2017 auprès du Tribunal du Travail de Bruxelles, suivie le 10 mai 2017 d’une procédure auprès du Conseil d’État. En octobre 2017, les juristes d’Axxon se sont efforcés de réfuter dans leur mémoire en réplique
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tous les arguments invoqués par ceux de l’INAMI dans leur mémoire en réponse. L’auditeur prépare actuellement son rapport, après quoi les deux parties auront l’occasion de réagir une dernière fois. C’est sur la base de toutes ces informations que le Conseil d’État rendra ensuite son arrêt, probablement d’ici la fin de l’année.
Cour Constitutionnelle Entretemps, une requête a également été déposée en février 2018 auprès de la Cour Constitutionnelle. Le 11 août 2017, la Chambre des Représentants a en effet approuvé des modifications des articles 45, 49 et 51 de la loi Soins de Santé et Indemnités (loi SSI), coordonnée le 14 juillet 1994, dont l’objectif premier était d’apporter un ancrage juridique à l’application numérique pour le refus d’adhésion à la convention. Axxon peut toutefois s’appuyer sur les discriminations inscrites dans ces articles pour en réclamer l’adaptation voire l’annulation ! Pour Axxon, il est important que après 50 ans - les art. 45, 49 et 51 soient enfin modifiés. Cette loi INAMI ne s’applique pas aux médecins et dentistes, ce qui génère un certain nombre de
discriminations majeures entre les kinésithérapeutes d’une part et les médecins/dentistes d’autre part.
• Les patients d’un médecin déconventionné touchent le même remboursement que ceux d’un médecin conventionné. • Contrairement aux kinésithérapeutes déconventionnés, les médecins déconventionnés ne doivent pas respecter les accords tarifaires chez les patients qui bénéficient de l’intervention majorée. • Un médecin peut se conventionner de façon partielle et conserver ainsi son droit aux avantages sociaux de l’INAMI. Les kinésithérapeutes n’ont pas la possibilité de se conventionner de façon partielle. • Si plus de 40 % des médecins rejettent l’accord tarifaire, celui-ci n’entre pas en vigueur. Dans le secteur de la kinésithérapie, l’accord tarifaire s’applique même si 100 % des prestataires le rejettent, la seule différence étant que le remboursement est alors identique pour tous les patients et que la ministre peut en outre imposer des tarifs maximaux. Pour Axxon, les discriminations susmentionnées bafouent purement et simplement les articles 10 et 11 de la Constitution belge, consacrés respectivement au principe d’égalité et au principe de non-discrimination.
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En vertu de l’article 10 de la Constitution, tous les Belges sont égaux devant la loi. L’article 11 ajoute que la jouissance des droits et libertés accordés aux citoyens belges doit leur être assurée sans aucune discrimination. En 2018 encore, la lutte contre les discriminations existantes – que ce soit au niveau du remboursement des patients des kinésithérapeutes déconventionnés ou de l’inégalité entre les kinésithérapeutes d’une part et les médecins et dentistes d’autre part – reste pour Axxon un combat essentiel !
Audition devant la commission de la Santé publique, de l’Environnement et du Renouveau de la Société de la Chambre. Le 25 avril, Axxon était invitée à participer à la commission Santé publique de la Chambre à un échange d’idées sur la réforme de la loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions de santé. La ministre De Block a en effet préparé un projet de loi relatif à un exercice professionnel de qualité dans le secteur des soins et les députés souhaitaient se concerter avec les représentants et stakeholders des professions de santé avant de se prononcer sur cette loi à la veille de la trêve estivale. Les grands points suivants ont été abordés à cette occasion :
• La réforme des professions de santé en elle-même (la position du terrain vis-à-vis de la réforme, de ses défis et de ses objectifs et ce aussi bien au sein des hôpitaux que dans un cadre ambulatoire) ;
• Les compétences et conditions requises pour l’exercice de la profession. Pour Axxon, les principaux points d’attention sont les suivants :
• Il est important aux yeux d’Axxon que les kinésithérapeutes aient leur propre « pétale » dans l’organigramme des professions de santé, qui s’articulent autour du patient, et puissent donc conserver un organe consultatif vertical distinct tel que l’actuel Conseil Fédéral de la Kinésithérapie. La profession a suffisamment d’atomes crochus avec bien d’autres professions de santé que celles qui se consacrent à la revalidation pour ne pas être classée strictement parmi ces dernières. • Axxon réclame un accès direct à la kinésithérapie pour les situations non complexes avec un grade CIF léger à modéré, étant bien entendu que le patient conserve toujours la possibilité de consulter un médecin au préalable. • Axxon est ouverte à l’idée d’un conseil de la santé, d’une chambre de déontologie et d’une commission de planification commune. • Enfin, Axxon a rappelé aux députés que, s’il est nécessaire de continuer à garantir la continuité de soins de kinésithérapie qualitatifs, les art. 45, 49 et 51 de la loi SSI doivent être révisés. Le patient qui consulte un kinésithérapeute non conventionné touche un remboursement réduit de 25 %, sans avoir été impliqué ou consulté d’aucune manière dans les négociations autour de cette mesure qui le pénalise. Il est à son insu l’otage des autorités, tandis que le kinésithérapeute est présenté comme le grand coupable… alors que c’est pourtant la ministre qui accroît les coûts pour le patient en réduisant de 25 % le remboursement auquel il a droit !
• La collaboration entre prestataires de soins, le caractère multidisciplinaire et la continuité des soins ; JUIN 2018 AXXON_exclusief_38_JUN18_FR.indd 9
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DR HEDWIG NEELS • PR A. VERMANDEL
Les flatulences vaginales
Assez peu courant dans la littérature, le terme de « flatulences vaginales » désigne une problématique dont nous ne savons donc finalement pas grand-chose. Pourtant, il ressort de l’expertise clinique des kinésithérapeutes spécialistes du bassin et des gynécologues que ces « pets vaginaux » se rencontrent régulièrement chez des patientes de tous âges et sont une plainte fréquemment évoquée au cours de la consultation et de l’anamnèse. Souvent perçues comme un problème honteux, les flatulences vaginales pourraient avoir un impact majeur sur la fonction sexuelle, le vécu et la qualité de vie des patientes, au point parfois de devenir une source d’isolement social. Il est donc indiqué de les soumettre à une investigation plus poussée dans le but d’améliorer, in fine, les soins aux femmes qui en sont victimes. Les mesures visant à éviter, traiter et gérer cette problématique peuvent être décrites en termes de prévention primaire, secondaire et tertiaire suivant la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (Figure 1). Figure 1. Stades de la prévention des flatulences vaginales suivant les définitions de l’OMS.
PRÉVENTION PRIMAIRE
PRÉVENTION SECONDAIRE
PRÉVENTION TERTIAIRE
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La prévention primaire vise à prévenir la survenue initiale des flatulences vaginales chez les femmes asymptomatiques.
La prévention secondaire vise à réduire l’impact des flatulences vaginales déjà présentes au travers d’une détection précoce du symptôme et d’un traitement approprié.
La prévention tertiaire vise à mitiger l’impact du problème existant et de ses symptômes ou à limiter les rechutes et l’installation de désagréments chroniques.
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Figure 2. Organigramme de la méthode de recherche (PRISMA) Recherche documentaire : - Bases de données : PubMed, Medline, Cochrane (n = 32) - Articles trouvés dans les références (n = 1) Élimination des doublons (n = 33 à n = 18) Passage en revue des articles sur la base du titre et du résumé
Inclus (n = 11)
Lecture des articles
Conception des études :
Courriers à la rédaction (n = 4)
Présentations de cas (n = 3)
Exclus (n = 4) - Injection intentionnelle d’air dans le vagin (n = 1) - Embolie gazeuse (n = 1) - Pas en anglais (n = 1) - Pas en anglais et injection intentionnelle d’air dans le vagin (n = 1) - Fistules entérovaginales (n = 3)
Recherches qualitatives (n = 1)
Études de prévalence (n = 3)
L’objectif de cette revue systématique de la littérature était de récolter des informations et des données probantes concernant toutes les facettes de la problématique.
donc retenus ceux de « vaginal flatus », « vaginal wind », « vaginal air », « garrulitas vulvae », « flatus vaginalis », « vaginal noise » et « noisy vagina ».
Le choix des « mots-clés » à utiliser dans le cadre de notre stratégie de recherche s’est avéré un processus d’apprentissage particulièrement instructif, qui nous a notamment permis de découvrir que les flatulences vaginales sont une plainte médicale très fréquemment abordée sur les médias sociaux et dans la presse populaire. Les termes anglais de « fanny fart », « varting », « queefing » et quelques autres nous ont ouvert la porte d’innombrables blogs, forums, vidéos sur YouTube et articles rédigés à ce sujet par et pour les femmes… mais pour réaliser une étude systématique de la littérature scientifique (conforme aux recommandations PRISMA), nous avons évidemment dû changer notre fusil d’épaule et nous tourner vers des termes de recherche plus sérieux. En définitive, nous avons
L’organigramme de la sélection des articles (Figure 2) expose comment nous avons finalement pu récolter 11 sources utilisables (4 courriers à la rédaction, 3 présentations de cas, une étude qualitative et 3 études de prévalence). Pour de plus amples informations concernant la méthodologie utilisée, nous vous invitons à consulter le texte intégral de notre revue(1). Les données récoltées ont été réparties en plusieurs catégories : méthodes de mesure, définitions, pathophysiologie, symptomatologie, incidence, prévalence, facteurs de risque, facteurs déclencheurs, facteurs protecteurs, pathologies associées, impact sur la qualité de vie, stratégies thérapeutiques proposées et prévention. Vous trouverez un aperçu complet de
ces données dans la revue, mais nous vous proposons ci-dessous une synthèse des plus importantes. Les flatulences vaginales peuvent se manifester aussi bien au cours de mouvements et activités de la vie quotidienne (AVQ) aléatoires que pendant et après les rapports sexuels ; le coït se profile toutefois comme un facteur déclencheur évident. La prévalence du problème varie de 1 à 69 % suivant les études, sa pathophysiologie reste mal établie et son incidence est inconnue. Parmi les facteurs de risque identifiés, on retrouve l’accouchement par voie basse et la présence d’une incontinence urinaire ; parmi les déclencheurs, le coït, la stimulation digitale des organes sexuels féminins, le cunnilingus (stimulation orale) et le sport. Par ailleurs, si les flatulences vaginales semblent susceptibles de provoquer une dégradation de la fonction sexuelle chez la femme, elles ne semblent par contre pas influencer celle de leurs partenaires masculins. Plus largement, elles peuvent provoquer une dégradation de la qualité de vie et même devenir une cause d’isolement social. Les stratégies thérapeutiques actuellement connues tendent à se focaliser sur la cause du problème et semblent malheureusement assez peu efficaces. Un traitement de kinésithérapie reposant sur des exercices de renforcement des muscles du plancher pelvien a porté ses fruits chez certaines patientes, mais sans qu’un consensus ne puisse toutefois être atteint. L’introduction d’un tampon ou pessaire peut avoir un effet préventif au cours des activités sportives ou quotidiennes, ainsi qu’après les rapports sexuels. Même s’ils ne sont clairement pas sans intérêt, les résultats de cette étude systématique de la
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littérature restent malheureusement limités. La qualité méthodologique de plusieurs articles laisse en outre à désirer et nous ne savons donc finalement pas grandchose des mécanismes qui sous-tendent la survenue de ce symptôme. Les options thérapeutiques envisagées à l’heure actuelle sont également très limitées.
Briser le tabou qui transparaît de l’information retrouvée sur les médias sociaux pourrait également mieux armer les femmes victimes de flatulences vaginales dans la recherche d’une aide adaptée. Les patientes de tous âges manifestent en effet aussi leur souhait d’être mieux informées sur des sujets de ce type…
Des recherches plus poussées sur l’influence des modifications de la pression intra-abdominale et intravaginale au cours de la pratique sportive, des AVQ et des rapports sexuels pourraient peut-être clarifier certaines choses. Des facteurs physiques propres à la patiente – la résistance du tissu conjonctif, l’éventuelle laxité du plancher pelvien, la survenue d’un prolapsus des organes pelviens ou du périnée… – devraient également être explorés de manière plus approfondie. Des exercices pelviens peuvent induire un renforcement musculaire, mais il conviendrait de s’arrêter également sur l’impact d’une bonne proprioception, d’une bonne coordination et d’une relaxation efficace de ce groupe musculaire. Enfin, il n’est pas exclu que de nouvelles techniques invasives et/ou chirurgicales puissent être développées dans le futur pour améliorer le traitement de cette plainte. Nous sommes toutefois convaincus que l’impact négatif sur la qualité de vie et la fonction sexuelle des patientes pourrait déjà être largement mitigé par une éducation et une information appropriées des femmes, qu’elles présentent ou non ce symptôme.
Conclusion Nous pouvons conclure de notre étude qu’il existe finalement assez peu de données probantes scientifiques à propos des flatulences vaginales et ce en dépit de l’intérêt que les femmes portent à la question, comme en témoignent clairement internet et les médias sociaux. Nous sommes donc convaincus qu’une définition claire et une méthode de mesure permettant d’objectiver le problème sont une nécessité. Des recherches fiables et innovantes devraient par ailleurs s’intéresser aux facteurs sous-jacents (physiopathologie) et aux nouvelles possibilités thérapeutiques.
Référence : Neels H, Mortiers X, de Graaf S, Tjalma WAA, De Wachter S, Vermandel A. Vaginal wind: A literature review. European journal of obstetrics, gynecology, and reproductive biology. 2017;214:97-103.
(1) Adresse de correspondance : hedwig.neels@uantwerpen.be
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MARILOU WIRIX KINÉSITHÉRAPEUTE - HIPPOTHÉRAPEUTE
L’hippothérapie, qu’est-ce que c’est ? Appelée également thérapie assistée par le cheval, l’hippothérapie est le vecteur de l’accompagnement à la relation entre un être humain et un cheval. Celle-ci se tisse au fil de ce qui se passe à chaque moment de la prise en charge. Le rôle de l’hippothérapeute consiste à accompagner la personne à développer sa relation au cheval dans le respect de son rythme et de celui de son partenaire. Il stimule la personne accompagnée à aller, petit à petit, un peu plus loin dans son expérience de relation. La marche du cheval reproduit le schéma de marche de l’homme. Une analyse tridimensionnelle du mouvement du bassin chez les enfants a permis d’objectiver que la position assise sur un cheval au pas reproduisait le mouvement du bassin lorsque ce même enfant marche normalement(1).
Pour qui ? L’hippothérapie est ouverte à tous, valides comme moins valides. Les pathologies les plus couramment associées à cette prise en charge sont entre autres la paralysie cérébrale, l’autisme et la trisomie 21. La sclérose en plaque, l’accident vasculaire cérébral ou encore les blessés médullaires sont aussi des pathologies rencontrées. Les jeunes et les moins jeunes peuvent participer à ces séances. Chacun y participe selon ses besoins et envies.
Le cheval
Au niveau moteur :
Son rôle de médiateur, tant au niveau thérapeutique que purement créateur de joies et de plaisirs, est mis en évidence. L’animal fait partie intégrante du projet, au même titre que la personne et la nature.
Ajustement du tonus musculaire, stimulation de la verticalité, assouplissement du rachis, libération du mouvement, inhibition de la spasticité, détente.
Les bienfaits de l’hippothérapie
Au niveau relationnel : Confiance en soi, maîtrise et expression de ses émotions, nouveau regard sur soi et sur le monde extérieur, expérimentation d’une relation gratifiante et valorisante, responsabilisation, respect du cheval et des autres, diminution des réactions de repli sur soi, apprentissage du dépassement et de la maitrise de soi.
Au niveau psychomoteur : Prise de conscience de son schéma corporel, équilibre, coordination, sens du rythme, latéralité, maîtrise spatio-temporelle, préhension, motricité fine, prise de conscience de l’environnement par le développement de ses sens perceptifs (odorat, toucher, vue…), acquisition d’un niveau d’autonomie.
Et la littérature dans tout ça ? La revue de la littérature de Lasa S. et al. (2013) a étudié l’intervention de l’animal assisté en neurorevalidation et reprend essentiellement l’effet de l’hippothérapie(2). L’hippothérapie et la paralysie cérébrale chez l’enfant est le thème le plus abordé dans la littérature. Il en ressort une amélioration de la dextérité manuelle des membres supérieurs ainsi que des fonctions motrices (score GMFC). Concernant les pathologies touchant le système pyramidal (sclérose en plaque, AVC, blessés médullaires), les auteurs ont montré une amélioration de l’équilibre accompagnée d’une diminution de la spasticité des membres inférieurs.
Références bibliographiques 1. Garner, B. A., & Rigby, B. R. (2015). Human pelvis motions when walking and when riding a therapeutic horse. Hum Mov Sci, 39, 121-137. doi:10.1016/j.humov.2014.06.011 2. Lasa, S. M., Bocanegra, N. M., Alcaide, R. V., Arratibel, M. A., Donoso, E. V., & Ferriero, G. (2013). Animal assisted interventions in neurohabilitation : a review of the most recent literature. Neurologia, 30,:1-7.
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Une enquête nationale sur notre perception de la qualité de vie Qu’est-ce qui est important pour votre qualité de vie1 ? Dans quelle mesure des problèmes de santé tels que des difficultés à vous déplacer ou le fait de ne plus pouvoir faire votre toilette ou vous habiller seul(e) pèseraient-ils sur la manière dont vous percevez votre bien-être ? C’est à ce type de questions que va tenter de répondre la grande enquête du Centre fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) qui a débuté au mois de mai. En quoi de telles informations sont-elles intéressantes ? Elles permettront d’établir une sorte « d’échelle de référence » qui servira à la mesure de la qualité de vie des Belges. Les résultats de l’enquête serviront également de base pour l’interprétation d’une partie de l’Enquête de Santé 2018 qui est menée en parallèle par l’Institut de Santé publique (https://his.wiv-isp.be/FR/ SitePages/Accueil.aspx).
Mieux orienter les politiques de santé Concrètement, il est demandé aux répondants de chiffrer l’impact que pourraient avoir d’hypothétiques problèmes de santé (p.ex. des douleurs, une dépression, un handicap) sur leur qualité de vie. Ces informations sont utiles pour orienter les politiques de santé publique. En effet, savoir ce qui pèserait le plus sur la perception par les citoyens de leur qualité de vie permet de fixer
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des objectifs à la fois réalistes et en accord avec les priorités de la population d’un pays. Ces informations pourraient également être utilisées pour repérer si certaines catégories de personnes sont relativement moins bien loties que d’autres et s’il faut par conséquent leur consacrer des efforts supplémentaires.
Mieux évaluer l’efficacité des soins de santé Les résultats de l’enquête pourront également servir à mieux évaluer l’efficacité de nouveaux traitements. Une unité de mesure utilisée à cette fin est le QALY (Qualityajusted Life-years). Il permet d’aller au-delà d’une simple addition d’années de vie gagnées et tient compte de la qualité de cette vie. Il s’exprime donc en « années de vie gagnées pondérées par la qualité de vie ». Par exemple, un traitement qui fait gagner une année de vie en bonne santé aura une « valeur » plus élevée qu’un traitement qui fait gagner une année de vie en mauvaise santé (p.ex. à cause de ses effets secondaires). Disposer de données sur la perception qu’ont les Belges de l’impact de différents problèmes de santé sur leur qualité de vie permet de mesurer ces QALY avec plus d’exactitude que si l’on doit utiliser les échelles de références existantes. Ces dernières sont basées sur les perceptions de la population flamande ou d’autres pays. Pour la première fois, nous serons donc en mesure de nous baser sur des références entièrement belges.
C’est aussi sur la base des QALY que sont calculés les rapports coût/efficacité des soins de santé, nécessaires pour faire les choix de remboursement par l’assurance maladie.
Dix mille personnes tirées au sort En pratique, 10 000 personnes ont été tirées au sort à partir du Registre national pour constituer un échantillon représentatif de la population belge. Depuis mai et au cours des 5 prochains mois, le bureau d’enquête indépendant Profacts contactera systématiquement un certain nombre de ces personnes afin de fixer un rendezvous pour un entretien (à leur domicile ou dans un lieu de leur choix). L’objectif est d’atteindre 1000 entretiens valides ; une fois ce nombre atteint, l’enquête sera clôturée. Le reste de l’échantillon ne sera pas contacté. Toutes les réponses seront confidentielles et seront traitées conformément à la législation sur la vie privée. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du KCE (www.kce.fgov.be/fr/enquete). (1) Il s’agit exclusivement de la qualité de vie liée à la santé. Les autres aspects de la qualité de vie tels que le pouvoir d’achat ou l’importance du réseau social ne sont pas pris en ligne de compte dans cette enquête.
SOURCE: KCE JUIN 2018
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EMMANUEL SIMONS (1, 2) TRUDY BEKKERING (1)
Les interventions sur tapis roulant sont-elles efficaces chez les enfants de moins de 6 ans présentant un risque de retard moteur ?
Le trouble du développement moteur est une affection fréquente chez les enfants atteints du syndrome de Down, les enfants avec un retard moteur général, les enfants atteints de paralysie cérébrale ou les enfants nés prématurément. Ce trouble peut aller de pair avec des troubles du développement cognitif et socioémotionnel. La littérature montre que l’entraînement ciblé tel que l’entraînement sur tapis roulant stimule l’appareil locomoteur. Cette revue Cochrane comprend 7 études portant sur 175 enfants présentant une des affections mentionnées ci-dessus : 104 enfants appartenaient au groupe « tapis roulant » et 71 enfants au groupe témoin. La durée de l’entraînement sur tapis roulant dans les différentes études variait de 6 semaines à plusieurs mois ou jusqu’à ce que les patients puissent marcher de manière autonome. En
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raison de l’hétérogénéité entre les études, seulement 5 études ont été incluses dans la méta-analyse. Ces 5 études (117 patients) ont comparé l’entraînement sur tapis roulant à l’absence d’entraînement sur tapis roulant. L’entraînement sur tapis roulant avec ou sans semelles orthopédiques a été comparé chez 22 enfants atteints du syndrome de Down, tandis qu’un
entraînement sur tapis roulant de haute intensité a été comparé à un entraînement sur tapis roulant de faible intensité chez 36 enfants atteints du syndrome de Down. La méta-analyse s’est penchée sur les résultats suivants : le temps nécessaire pour marcher de manière autonome, les habiletés motrices globales, la coordination générale lors de la marche et en se mettant debout et la vitesse de marche.
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Résultats
Conclusion
En comparant les interventions sur tapis roulant à l’absence d’intervention sur tapis roulant, les auteurs de la revue n’ont trouvé pour l’ensemble du groupe d’enfants aucun effet général sur la marche autonome (DM -2.08, IC 95% -5,38 à 1,22). Par ailleurs, en formant des sousgroupes, 2 études (30 enfants atteints du syndrome de Down) ont cependant montré un avantage (MD -4,00, IC 95% -6,96 à -1,04). Dans deux études ayant comparé l’entraînement sur tapis roulant à l’entraînement sur tapis roulant avec semelles orthopédiques chez 17 enfants, aucun effet n’a été mis en évidence sur la distance de marche (DM 0,10, IC à 95% -5,96 à 6,16). C’était aussi le cas pour l’entraînement de haute intensité par rapport à l’entraînement de faible intensité chez les enfants atteints du syndrome de Down.
Les interventions sur tapis roulant ont un effet restreint sur la vitesse de marche (niveau de preuve élevé), mais ne semblent pas efficaces pour permettre aux enfants de marcher plus tôt de manière autonome ou pour améliorer les habiletés motrices générales (niveau de preuve modéré). Les interventions sur tapis roulant peuvent néanmoins être efficaces pour certains sousgroupes d’enfants, par exemple pour aider les enfants atteints du syndrome de Down à marcher plus tôt, ou pour améliorer la fonction de marche chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.
Deux études ont constaté que les interventions sur tapis roulant n’amélioraient pas les habiletés motrices globales (DM 0,88, IC à 95% -4,54 à 6,30), ni la motricité générale en position debout (DM 5.41, IC à 95% -1,64 à 12,43). Les auteurs ont néanmoins trouvé une infime amélioration de la fonction de marche (DM 4,51, IC à 95% de 0,29 à 8,73), mais seulement chez 20 patients ambulants présentant des troubles du développement (DM 7,60, IC à 95% 0,88 à 14,32) et chez 12 enfants atteints de paralysie cérébrale (DM 8,00, IC à 95% de 3,18 à 12,82).
Les interventions sur tapis roulant représentent un traitement à envisager pour enfants de moins de 6 ans avec un risque de retard moteur. Compte tenu de l’incertitude quant à son efficacité, cette intervention ne devrait pas être la seule.
En général, les interventions sur tapis roulant ont mis en évidence, par rapport à l’absence d’interventions sur tapis roulant, une légère amélioration de la vitesse de marche (DM 0,23, IC à 95% 0,08 à 0,37) et de la vitesse de marche chez les patients présentant un trouble du développement (DM 0,25, IC à 95% de 0,08 à 0,42), mais pas chez les patients atteints de paralysie cérébrale (DM 0,18, IC à 95%).
Aucune étude n’a rapporté de problèmes ni de blessures lors de l’entraînement sur tapis roulant.
Implications pour la pratique
Référence Valentin-Guidol M, Mattern-Baxter K, Giberant-Farrés M, Bagur-Calafat C, Hadders-Algra M, Angulobarrosso R.M. Treadmill interventions in children under six years of age at risk of neuromotor delay. Cochrane Database Syst Rev. 2017 Jul 29;7:CD009242. doi:10.1002/14651858.CD009242.pub3. 1. Belgian Centre for Evidence-Based Medicine (Cebam) 2. UVC-Brugmann
Commentaires La qualité des données probantes issues des études incluses dans cette revue systématique varie de « élevée » à « très faible » ; ceci est dû au fait que : pour de nombreuses études, la méthodologie était insuffisamment décrite ; entre les études, il y avait une grande différence au niveau de l’ampleur de l’effet ; le nombre de patients inclus était limité ; la procédure de randomisation n’était pas bien décrite.
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GREGORY HENIN
L’accord d’été 2018: que faut-il savoir en tant qu’indépendant ?
L’accord d’été, qui a fait l’objet de tant de débats et qui manifeste ses premiers effets concrets depuis le 1er janvier 2018, a des conséquences importantes pour les indépendants débutants. Voici un aperçu des nouveautés et de leur impact.
Vous payez moins d’impôt des sociétés Présentons d’emblée le point focal de l’accord : les exercices comptables qui démarrent à partir du 1er janvier 2018 ne sont plus assujettis à l’ancien impôt des sociétés de 33,99% (y compris 3% de contribution de crise). De nouveaux tarifs s’appliquent à partir de 2018 :
Nouveau tarif de base Nouveau tarif réduit
En 2018 et 2019 À partir de 2020 29,58% (y compris 2 % 25 % (0 % de de contribution de crise) contribution de crise) 20,40% (y compris 2 % 20 % (0 % de de contribution de crise) contribution de crise)
Pour qui ? Le nouveau tarif de base s’applique aux grandes sociétés, aux sociétés financières, aux sociétés de placement et aux filiales. Seules les PME peuvent bénéficier du tarif réduit, sous certaines conditions. Ainsi, le salaire minimum d’au moins un des dirigeants d’entreprise doit s’élever à 45.000 € bruts par an (auparavant : 36.000 €). Le salaire minimum peut être inférieur à ce seuil seulement si les bénéfices imposables sont également inférieurs à 45.000 €. En outre, ce salaire minimum doit être au moins équivalent aux bénéfices imposables après la retenue salariale. L’augmentation de la rémunération minimale de 36.000 à 45.000 € a surtout pour but d’éviter que les entreprises
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en personne physique ne soient converties trop vite (uniquement pour des raisons fiscales) en sociétés.
Quand les nouveaux tarifs s’appliqueront-ils ? Si l’exercice comptable correspond à l’année civile, vous bénéficiez déjà des nouveaux tarifs depuis le nouvel an. Si votre exercice comptable commence plus tard, par exemple le 1er septembre 2018, alors vous êtes encore assujetti(e) à l’ancien impôt des sociétés jusqu’au 31 août 2018 inclus.
Conséquences pour l’engagement individuel de pension (EIP) L’inconvénient de l’augmentation de votre rémunération à 45.000 € est que la charge fiscale s’alourdit elle aussi. Le côté positif est cependant que votre société peut verser une prime plus élevée pour votre EIP (ce qui diminue un peu votre avantage fiscal, en raison des tarifs réduits). Néanmoins, cette augmentation salariale reste une option intéressante pour accroître votre pension complémentaire.
Un plafond d’épargne plus élevé pour l’épargne-pension classique À partir de 2018, vous avez le choix entre deux formules pour votre épargne-pension classique : vous pouvez épargner jusqu’à maximum 960 € pour une réduction fiscale de 30%, ou mettre de côté entre 961 et 1.230 € pour un avantage réduit de 25%. Vous pouvez donc épargner davantage, mais vous payez aussi plus d’impôts.
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Nouveaux seuils de revenus pour la diminution des cotisations sociales
Plus d’avantages fiscaux pour les entreprises en personne physique
Jusqu’à fin 2017, vous aviez le choix entre deux seuils pour demander une réduction de vos cotisations sociales provisoires en tant qu’indépendant à titre principal : 13.296,25 € ou 26.592,49 €. Pour mieux accorder vos cotisations sociales provisoires à vos revenus, quatre nouveaux seuils s’ajoutent maintenant :
Enfin, un certain nombre d’avantages fiscaux s’ajoutent pour les indépendants avec une entreprise en personne physique :
Seuils de réduction actuels
Seuils de réduction à partir de 2018
13.296,25 €
13.550,50 €
17.072,56 €
21.510,08 €
26.592,49 €
27.101,00 €
38.326,61 €
54.202,01 €
Déductibilité des frais de voiture : désormais, les frais de voiture des indépendants avec une entreprise en personne physique sont déductibles de l’impôt des personnes physiques en fonction des émissions de CO2. Forfait de frais pour les bénéfices : à partir de l’année d’imposition 2019, si vous réalisez des bénéfices en tant qu’indépendant, vous pourrez choisir entre des frais professionnels réels ou forfaitaires. Vous aurez droit au même forfait que celui qui s’applique aux employés : 30% de vos revenus bruts (jusqu’à 2.950 € maximum). Diminution de la taxe sur les plus-values de cessation : à partir de l’année d’imposition 2019, le prélèvement sur les plus-values en cas de cessation d’une entreprise en personne physique à un «moment favorable » (à partir de l’âge de 60 ans, en cas de décès, en cas de cessation forcée…) est réduit à 10%.
Attention : cette mesure est approuvée, mais n’a pas encore été officiellement transposée dans une loi. Gardez l’œil sur le blog de Xerius pour rester au fait de la dernière législation et des nouvelles tendances.
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Améliorer la santé des personnes handicapées
1
Dans le monde, plus de
Pour les soins de santé généraux, les personnes handicapées ont les mêmes besoins que les autres
MILLIARD
Mais elles ont une probabilité:
2x 3x 4x
de personnes ont un handicap
1 personne sur 7
plus grande de trouver des prestataires sans les compétences requises ou des installations insuffisantes plus grande de se voir refuser des soins
plus grande d’être mal soignées dans le système de soins
Elles ont une probabilité
50%
1 2 sur
Ces dépenses de santé à leur charge peuvent réduire leur famille à la pauvreté
plus forte de devoir faire face à des dépenses de santé catastrophiques
Une personne handicapée sur 2 n’a pas les moyens de se soigner
La réadaptation et les technologies d’aide fonctionnelle peuvent permettre aux personnes handicapées d’être autonomes
70 M
de personnes ont besoin d’un fauteuil roulant.
5 à 15 % seulement y ont accès.
Dans le monde,
360 M
de personnes souffrent de déficiences auditives modérées à profondes.
La production de prothèses auditives ne répond qu’à
besoins sur le plan mondial 10% des besoins dans les 3% des pays en développement
Il est possible de rendre les services de soins accessibles aux personnes handicapées, ce qui réduira des inégalités inacceptables pour la santé
CR PD A25
En supprimant les obstacles physiques pour accéder aux établissements de santé, à l’information et aux équipements
En rendant les soins de santé abordables
A26
En formant tous les agents de santé sur les questions liées au handicap, parmi lesquelles les droits des personnes handicapées
En investissant dans des services spécifiques comme la réadaptation
Source: Rapport mondial sur le handicap: www.who.int/disabilities/world_report
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