LE MOINS PAYANT, C’EST LA GRATIFICATION INSTANTANÉE Stefano Liessi voit la pratique manuelle s’effriter dans les bodyshops.

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LE MOINS PAYANT, C’EST LA GRATIFICATION INSTANTANÉE Stefano Liessi voit la pratique manuelle s’effriter dans les bodyshops.

Viken, Nanor pis Nareg Shahinian transforment Simplicity Laval en méga-centre
UN GARS DE BODYSHOP
ACCROCHE SES OUTILS
Après 48 ans, Guy Denis tourne la page chez CSN Turpin.
DANS CE NUMÉRO AUSSI: LES ATELIERS DE COLLISION SE
VISION D’EXÉCUTIVE Emily Chung jase droit à la réparation pis complexité en atelier.
À LA MONTÉE DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES, DES SYSTÈMES ADAS PIS DES OPÉRATIONS MENÉES PAR L’IA, PENDANT QUE LES LEADERS DE L’INDUSTRIE METTENT LE FOCUS SUR LA RELÈVE, L’INNOVATION EN RECYCLAGE PIS BEN D’AUTRES AFFAIRES.
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À la une: Viken Shahinian et ses enfants, Nanor et Nareg Shahinian, souhaitent faire évoluer Simplicity Car Care Laval bien au-delà de la réparation de carrosserie afin d’en faire un méga-centre automobile de style concessionnaire au service du Grand Montréal, avec une croissance portée par une nouvelle génération prête à prendre des risques dans l’objectif éventuel d’obtenir une concession OEM.





PAR DARRYL SIMMONS, ÉDITEUR
Les constructeurs commencent à intégrer la réparation de carrosserie dès la phase de conception. Il était temps.
En réparation de carrosserie, rien ne commence ni ne se termine vraiment avec l’accident.
Un véhicule arrive endommagé. Un technicien le répare. Il retourne sur la route. Des années plus tard, il peut revenir pour une autre réparation, un autre propriétaire, une autre vie. De bonnes réparations permettent aux véhicules de rester en circulation dans ce cycle.
Cette boucle, tous les acteurs de la carrosserie la comprennent. Ce qui change aujourd’hui, c’est que le reste de l’industrie automobile commence à s’organiser autour de cette même idée.
Le terme à la mode est « circularité ».
La circularité consiste simplement à maintenir les matériaux en usage le plus longtemps possible plutôt que de considérer les véhicules comme des produits jetables. Réparation, réutilisation, remanufacturation et recyclage deviennent les étapes d’un cycle continu.
Plus important encore, la durabilité s’avère aussi rentable.
Les constructeurs réalisent que la récupération des matériaux, l’allongement de la durée de vie des produits et la réduction des déchets ne sont pas seulement bénéfiques pour l’environnement. Cela protège les chaînes d’approvisionnement, réduit la dépendance aux marchés de matières premières volatils et diminue les coûts de production à long terme.
Ce virage commence à influencer la conception même des véhicules — et c’est là que la réparation de carrosserie entre en jeu.
Partout en Europe, les constructeurs repensent l’ingénierie des véhicules afin que les matériaux restent en circulation plus longtemps. Les ingénieurs étudient comment les véhicules peuvent être démontés, comment les pièces peuvent être réutilisées et comment les matériaux peuvent être récupérés sans perdre leur valeur. On parle souvent de conception pour le démontage, mais concrètement, cela signifie que les véhicules sont conçus en tenant compte de l’ensemble de leur cycle de vie.
Et cela inclut la réparation.
BMW a récemment franchi une étape importante dans cette direction. L’entreprise développe un système de recyclage en boucle fermée pour les véhicules en fin de vie. L’objectif ne se limite pas au démontage, mais vise la récupération de matériaux et de pièces de haute qualité.
BMW apporte son expertise par l’intermédiaire de son centre de recyclage et de démontage, où des ingénieurs étudient comment démonter les véhicules et récupérer efficacement les composants. Stellantis suit une approche similaire. Grâce à son programme européen SUSTAINera, l’entreprise étend l’utilisation de pièces remanufacturées, de matériaux recyclés et de
stratégies visant à prolonger la durée de vie des véhicules. Elle a également mis en place des centres d’économie circulaire où les véhicules sont démontés, les composants réutilisables récupérés et les matériaux préparés pour réintégrer la chaîne d’approvisionnement.
Les véhicules électriques ajoutent une dimension supplémentaire. Les batteries contiennent des matériaux précieux comme le lithium, le nickel et le cobalt. Ces ressources ne peuvent être jetées. Les constructeurs développent des systèmes pour reconditionner les batteries, les réutiliser pour le stockage d’énergie, puis les recycler afin de récupérer ces matériaux.
Tout cela oblige les constructeurs à repenser leur approche. Il ne s’agit plus seulement de concevoir pour l’assemblage en usine, mais aussi de prévoir ce qui se passera des années plus tard — lors de la réparation, du démontage ou du recyclage.
Pour les ateliers de carrosserie, ce virage pourrait apporter des avantages concrets. Des véhicules conçus pour être démontés et réparés plus facilement pourraient réduire la complexité et améliorer les délais de réparation.
Et franchement, il était temps.
Les réparateurs travaillent depuis longtemps sur des véhicules conçus pour l’efficacité d’assemblage, et non pour la réparabilité. Si la circularité pousse les constructeurs à mieux considérer la réparation et la préservation des matériaux, cela profitera à la fois à l’environnement et au processus de réparation.
Dans ce numéro, notre dossier sur l’empreinte carbone examine comment cette réflexion commence déjà à atteindre le secteur de la réparation.
Les assureurs et les constructeurs commencent à mesurer l’impact carbone des décisions de réparation, notamment la différence entre réparer une pièce et la remplacer par une pièce neuve.
Ces discussions évoluent encore, mais elles révèlent une réalité plus large. Les ateliers prolongent la durée de vie des véhicules chaque jour. Chaque réparation bien réalisée permet de préserver des matériaux déjà produits, transportés et installés.
La circularité ne fait que donner un nom à cette réalité.
Depuis des décennies, la réparation de carrosserie maintient les véhicules dans ce cycle. Aujourd’hui, les constructeurs commencent à concevoir les véhicules selon ce même principe. Lorsque ce sera pleinement intégré, la réparation ne sera plus seulement une étape après un accident.
Elle fera partie du plan dès le départ — et cela pourrait transformer en profondeur la façon dont cette industrie est perçue.



ÉDITEUR
Darryl Simmons | publisher@collisionrepairmag.com
ÉDITEUR ASSOCIÉ
Orest Tkaczuk | orest@mediamatters.ca
DIRECTEUR ARTISTIQUE
Yvonne Maschke | yvonne@mediamatters.ca
RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT
Mackenzie Grant | mackenzie@mediamatters.ca
ÉDITEUR EN LIGNE
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RÉDACTEUR
Sadie McDonald | sadie@mediamatters.ca
VICE-PRÉSIDENT DES RELATIONS INDUSTRIELLES ET DE LA PUBLICITÉ
Gloria Mann 647.998.5677 | gd.mann@rogers.com
ASSISTANT AUX RELATIONS INDUSTRIELLES
Wanja Mann 705.928.0653 | wanjamann1@gmail.com
RESPONSABLE DES OPÉRATIONS NUMÉRIQUES
Cassie Doyle | cassie@mediamatters.ca
RESPONSABLE DE L’ENGAGEMENT DE L’AUDIENCE
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MÉDIAS NUMÉRIQUES
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CONTRIBUTEURS
Stefano Liessi
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ISSN 1707-6072
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‘‘Nous reconnaissons l’appui financié du gouvernement du Canada’’


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Lorsqu’il a ouvert ses portes en 1976, le Garage André Delage était un garage indépendant au service de la communauté locale. Grâce à un travail rigoureux et à un souci du détail, l’établissement s’est démarqué de manière remarquable auprès de sa clientèle et est devenu un partenaire de confiance pour les autres garages des environs.
En 2001, l’entreprise a rejoint la famille ProColor. «Ce choix stratégique nous a permis de nous associer à d’autres acteurs du secteur afin de gagner en puissance, de développer des partenariats avec des assureurs et d’augmenter notre volume d’affaires», déclare la copropriétaire Chantal Roy. Aujourd’hui, ils sont fiers de fêter leurs 25 ans sous la bannière ProColor!
Depuis leur adhésion au réseau Fix, ils ont su saisir les opportunités de croissance, augmentant leur capacité opérationnelle et améliorant leur efficacité globale. Les locaux ont également été réaménagés afin de créer un environnement de travail plus fonctionnel et plus productif.
En jetant un regard rétrospectif sur les 50 dernières années, ils attribuent leur longévité et leur succès à « le souci du travail bien fait, l’écoute attentive de nos clients et de nos employés, ainsi qu’à la persévérance et à l’exigence constante de qualité. Chez nous, chaque détail compte: nous sommes rigoureux dans le choix des pièces utilisées et dans l’exécution de nos travaux afin de garantir un service irréprochable.»
Pour l’avenir, Chantal et son mari Yvon Délage ont l’intention de réaffirmer leur engagement à rester à la pointe du
secteur en continuant d’investir dans des équipements plus modernes et en mettant prochainement en place un système de mesure électronique. Ils sont également ravis d’accueillir leur fils Guillaume à un poste de direction en septembre. «Il souhaite développer l’entreprise familiale tout en préservant les valeurs qui ont fait sa force : le souci du détail, la qualité du travail et l’engagement envers chaque client. Sa femme participe également à l’entreprise, en s’occupant de la comptabilité et du service à la clientèle», explique Chantal.
À l’heure où bon nombre des techniciens les plus expérimentés du secteur approchent de la retraite, suscitant des inquiétudes quant à la perte d’une expertise et d’un savoir-faire essentiels, Fix Network est très rassuré de savoir que ProColor St-Étienne sera entre des mains aussi compétentes et continuera à refléter nos valeurs communes de famille, d’intégrité et d’esprit d’entreprise.
En effet, Yvon Delage et son épouse, Chantal Roy, ont de nombreuses raisons de se réjouir cette année! 50 ans au service de la communauté de Saint-Étienne, 25 ans sous la bannière ProColor en tant que membre de la famille Fix Network, et la promesse d’un avenir radieux alors que leur fils Guillaume prendra la direction de l’entreprise à partir de septembre.





Fade Bouras a été nommé chef de l’exploitation d’AutoCanada, un groupe de concessionnaires automobiles basé à Toronto. Dans ce rôle, il supervise les opérations des concessions franchisées, le marketing, les concessions de véhicules d’occasion ainsi que la stratégie globale liée à l’usagé, relevant du PDG et chef des finances par intérim, Sam Cochrane. Bouras cumule plus de 22 ans d’expérience dans le commerce automobile, ayant occupé des postes en ventes, finance, développement des affaires et opérations chez HGrégoire.
collisionrepairmag.com/15775448
BRYAN WYNN
Bryan Wynn a été nommé chef de la direction de Dent Wizard International, une entreprise de reconditionnement automobile basée à Bridgeton, au Missouri. Il dirige les opérations liées au débosselage sans peinture, à la réparation de roues et jantes, à la remise en état intérieure et extérieure ainsi qu’à d’autres services esthétiques. Wynn s’est joint à l’entreprise en 2022 comme directeur financier avant d’en devenir président, après avoir occupé un poste de vice-président exécutif chez Bain Capital. collisionrepairmag.com/15801004
RYAN ROSS
Ryan Ross a été nommé vice-président au développement des membres chez Square One Systems pour Certified Collision Group, un réseau de réparation de carrosserie. Il se concentrera sur l’augmentation de la valeur pour les membres grâce à des initiatives stratégiques, des programmes collaboratifs et des approches axées sur la croissance. Son parcours couvre les ventes, les opérations et le conseil dans les secteurs automobile et de la carrosserie.
collisionrepairmag.com/news/15815207
Steve Fardelos a été nommé directeur de la gestion des fournisseurs chez Certified Collision Group. Il supervisera la stratégie fournisseurs, l’alignement des partenaires et l’optimisation des programmes afin de soutenir le succès des affiliés et la croissance à long terme. Son expérience en relations fournisseurs et en collaboration interfonctionnelle devrait renforcer les programmes de partenariat.
collisionrepairmag.com/15815207







MARY MAHONEY
Mary Mahoney a été nommée présidente de la Collision Engineering Career Alliance, un organisme sans but lucratif dédié au développement de la relève en carrosserie. Elle dirigera les efforts visant à développer des partenariats avec les établissements postsecondaires et à faire progresser les initiatives de formation de la main-d’œuvre. Elle a passé 40 ans chez Enterprise Mobility, où elle occupait récemment le poste de vice-présidente de la division remplacement et loisirs. collisionrepairmag.com/15814879
Driaan Du Toit a été nommé chef de la direction d’AirPro Diagnostics, une entreprise spécialisée en diagnostics et calibrations automobiles basée à Jacksonville, en Floride. Il sera responsable de la stratégie, de l’exécution opérationnelle et de la croissance dans un contexte d’augmentation de la complexité des systèmes ADAS. Il possède plus de 20 ans d’expérience dans les secteurs de la réparation automobile, des flottes et de l’assurance.
collisionrepairmag.com/15814809
Jessica Smith a été nommée directrice des ventes CRM et de la gestion des comptes chez Audatex, une entreprise de Solera offrant des solutions logicielles pour l’automobile et la carrosserie. Elle supervisera les initiatives de ventes CRM ainsi que les relations clients, tout en soutenant l’engagement et la performance. Elle cumule plus de 25 ans d’expérience en ventes et gestion de comptes dans divers secteurs. collisionrepairmag.com/15814656
JASON MCDANIEL
Jason McDaniel a été nommé président et chef de la direction de l’Insurance Corporation of British Columbia, un assureur public basé à Victoria. Il dirigera l’organisation dans la poursuite de sa transformation sous le modèle Enhanced Care, avec un accent sur la prestation de services, la stabilité financière et l’expérience client. McDaniel s’est joint à ICBC en 2006 et a occupé notamment les postes de vice-président des opérations et chef des affaires juridiques. collisionrepairmag.com/15814355


























































L’intelligence artificielle et son rôle croissant dans le recyclage automobile ont dominé une grande partie des discussions lors du congrès et salon professionnel 2026 de l’Ontario Automotive Recyclers Association, tenu à Markham — mais le message qui s’est dégagé du plancher portait moins sur la perturbation que sur le passage à l’action.
«De mon point de vue, tout s’est très bien déroulé», a déclaré Wally Dingman, directeur général de l’OARA. «Nous avons enregistré une participation record, amassé 37 000 $ pour des bourses de l’industrie et tenu de nombreuses discussions importantes et productives avec des acteurs clés du marché secondaire automobile — et même avec le gouvernement.»
L’IA a été largement abordée dans une séance intitulée The Future of BidBuddy and AI with ARI – Powered by Auto PARTnered Solutions, qui examinait comment les outils
d’automatisation et de données sont déjà utilisés dans les opérations de recyclage. «Nous nous sommes concentrés sur la manière dont l’IA est réellement utilisée dans l’industrie, et non seulement sur ce qui pourrait arriver», a déclaré Steve Fletcher, qui agit toujours comme ambassadeur et consultant après avoir pris sa retraite à titre de directeur général de longue date de l’OARA. «Avant, c’était hypothétique. Maintenant, les gens montrent ce qui se fait déjà.»
Fletcher a cité les outils d’imagerie comme exemple concret. «On peut prendre plusieurs images d’un véhicule, et le système identifie les composantes, détecte les dommages et les intègre directement à l’inventaire», a-t-il expliqué. «C’est un véritable gain de productivité.»
Malgré l’attention portée à l’IA, une grande partie des discussions — et des préoccupations — a porté sur les fonda-
mentaux : formation, sécurité et place de l’industrie dans un paysage automobile en transformation rapide. Cette perspective s’est manifestée le plus clairement dans les propos de Wally Dingman, également directeur général de l’Automotive Recyclers of Canada, qui a soutenu que les recycleurs doivent encore faire reconnaître leur rôle comme élément central du cycle de vie automobile.
«Nous faisons partie du processus», a déclaré Dingman. «On ne peut pas concevoir un système automobile sans réfléchir à ce qui se passe en fin de vie. Si les recycleurs ne sont pas à la table, il manque une pièce.»
Ce message s’est prolongé dans les discussions avec les gouvernements, où Dingman a indiqué que l’association travaille à accroître sa visibilité par des efforts coordonnés et une collaboration intersectorielle — notamment avec l’Automotive After-





market Repairers Association of Canada et l’Automotive Industries Association.
«Lorsque nous collaborons et soulevons ensemble des enjeux — comme la gestion des NIV et la traçabilité — le gouvernement commence à porter attention», a-t-il déclaré. «Le ministre nous a dit directement que nous apportions une perspective qu’il n’avait pas pleinement considérée.»
La décision du solliciteur général adjoint de l’Ontario de prendre la parole au congrès est perçue comme une réalisation majeure pour l’association, d’autant plus que c’est la province qui a pris l’initiative de l’invitation.
«Avoir l’occasion de s’adresser directement au gouvernement est important.»
Fletcher a ajouté que cette annonce a contribué à susciter l’intérêt pour l’événement. «Lorsque nous avons annoncé sa venue, les inscriptions ont bondi. Cela a placé les recycleurs automobiles sur la carte de façon positive. La vraie












valeur se trouve dans les conversations qui suivent.»
Ces échanges devraient se poursuivre. Le président du conseil de l’OARA, Greg Woodbeck, a confirmé que des rencontres de suivi sont déjà en préparation.
«Nous venons d’établir ce lien», a déclaré Woodbeck. «Maintenant, il s’agit de s’asseoir et de poursuivre le dialogue sur la manière dont nous pouvons contribuer.»
Parallèlement aux enjeux politiques, Dingman a désigné les véhicules électriques comme le défi opérationnel le plus pressant pour les recycleurs — non pas en raison de l’incertitude entourant leur adoption, mais en raison des enjeux de sécurité.
«C’est la première fois dans l’histoire de l’automobile où une nouvelle technologie peut réellement vous tuer si vous ne la comprenez pas», a-t-il déclaré. «Nous avons toujours appris en cours de route, mais cette approche ne fonctionne pas avec les systèmes à haute tension.»
La formation, a-t-il précisé, est à la fois essentielle et difficile à généraliser.
«La formation existe, mais elle est coûteuse», a déclaré Dingman. «Nous avons besoin de soutien — du gouvernement ou des constructeurs — pour la rendre accessible.»
Le défi est aggravé par le roulement de personnel, qui oblige souvent les entreprises à investir de nouveau dans la formation. «On forme quelqu’un, et s’il part, il faut recommencer.»
Malgré ces pressions, Dingman a affirmé que l’industrie s’est adaptée à chaque grande transformation technologique. «Chaque fois qu’une nouveauté arrive, certains pensent que l’industrie est finie. Mais on apprend, on s’adapte et on avance.»
Il a également souligné la nécessité de réduire les délais d’intégration des pièces dans les systèmes d’inventaire. «Avant, les pièces pouvaient ne pas être inscrites pendant des jours, parfois sans identification adéquate. Aujourd’hui, l’objectif est de les mettre en ligne rapidement et correctement afin de les vendre plus vite.»
Le conférencier principal Jer Banta a abordé la discipline opérationnelle dans une séance intitulée Effective Qualifying, Overcoming Objections, and Closing More Sales. «Nous avions beaucoup de volume, mais nous ne faisions pas les profits attendus», a-t-il déclaré. «Le point tournant a été la mise en place de systèmes rigoureux — suivi du rendement, responsabilisation et organisation. Sans cela, l’entreprise ne tient pas.»



Banta a également évoqué l’impact futur de l’automatisation sur les rôles en vente. «L’IA pourra gérer les transactions. Mais les vendeurs ne disparaîtront pas — leur rôle évoluera vers la gestion des relations et le suivi. Les clients veulent toujours savoir que quelqu’un s’occupe d’eux.»
Ce thème a été repris par Shannon Nordstrom, président de l’Automotive Recyclers Association, qui a souligné que la pression sur les marges a transformé le modèle d’affaires. «Dans les années 90, on n’avait pas à trop réfléchir aux véhicules qu’on achetait — les marges étaient fortes. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus complexe.» Nordstrom a mentionné la stratégie de rémunération comme levier, précisant que son entreprise offre des primes trimestrielles à tous les employés à temps plein.
Au-delà des séances individuelles, le congrès a mis l’accent sur la coordination à



l’échelle de la chaîne d’approvisionnement. Des tables rondes ont réuni recycleurs, assureurs, réparateurs et fournisseurs de données afin de faire émerger des enjeux communs.
«Nous avons réuni ces groupes pour mieux se comprendre», a déclaré Fletcher. «Ils n’ont pas toujours l’occasion de s’asseoir ensemble et de discuter de ces enjeux.» Il a décrit un meilleur alignement avec le secteur de la réparation comme essentiel. «Lorsque nous sommes alignés, on obtient de meilleurs résultats sur les délais de cycle, la qualité et la disponibilité des pièces.»
Les dirigeants de l’OARA ont indiqué que l’ampleur et l’énergie de l’événement reflétaient cet élan. «C’était notre plus grand salon à ce jour», a déclaré Woodbeck. «Forte participation, plancher animé et salles combles.»

Réparer des véhicules endommagés n’est pas sorcier, mais de nos jours, ça n’en est pas loin. Entre la multitude de systèmes d’aide à la conduite avancés et spécifiques, l’évolution constante des matériaux, des outils et des méthodes, sans oublier l’arrivée des véhicules électriques, la gestion d’un centre de carrosserie devient un véritable défi pour rester à la page. De nombreux propriétaires indépendants commencent à se sentir comme Sisyphe et son rocher proverbial — qui, dans ce cas, ressemble beaucoup à un véhicule accidenté.
LE CHANGEMENT DE PERSPECTIVE
Alors que le paysage de la réparation automobile évolue à un tel rythme, de nombreux garagistes se demandent s’ils exercent encore le même métier. À l’échelle locale, le secteur automobile a toujours été porté par la passion, le service et l’esprit communautaire. Cependant, de nouvelles contraintes telles que les certifications OEM, la modernisation des équipements de pointe, le marché numérique et les exigences accrues des compagnies d’assurance peuvent souvent détourner l’attention de ce qui a fait que ces professionnels se sont passionnés pour leur métier. Leur temps et leurs résultats financiers sont soumis à une pression accrue. C’est un tournant décisif. Comme dans de nombreux secteurs, ces dernières années ont contraint beaucoup de gens à repenser l’œuvre de leur vie. Peu importe le dévouement ou l’attachement que l’on peut avoir pour son métier, un

changement d’orientation est parfois nécessaire — et dans de nombreux cas, ce changement prend la forme d’un plan de succession mûrement réfléchi.
C’est là qu’intervient ACX. Anciennement AutoCanada Collision, ACX est une marque qui a elle-même évolué et qui offre des opportunités incroyables aux propriétaires indépendants qui cherchent à se réorienter. L’approche d’ACX vise à aider les gens à rester dans la course afin qu’ils puissent se concentrer sur le maintien d’un niveau de service élevé et sur la préservation de l’esprit local et authentique de leur entreprise.
POURQUOI REJOINDRE LA PLATEFORME ACX?
Ils parient sur l’avenir: la marque offre une plateforme nationale de ressources et investit dans des équipements de pointe ainsi que dans des formations spécialisées auprès des équipementiers, ce qui devient hors de portée pour de nombreux garages indépendants.
Ils valorisent les personnes : sur un marché du travail difficile, une culture d’entreprise solidaire, une formation continue et la stabilité d’une organisation en pleine croissance peuvent s’avérer très utiles. Les techniciens ne sont pas de simples numéros; ce sont des experts reconnus.
L’héritage est préservé: conserver l’ambiance d’un atelier local et sa place au sein d’une communauté donnée est primordial pour la marque. L’arrivée d’ACX n’efface pas l’histoire; elle vient la compléter.
Vendre une entreprise est une décision profondément personnelle, mais la méthode d’acquisition d’ACX rend le processus moins brusque et moins inconfortable. Les propriétaires de centres de carrosserie qui cherchent un coup de main, mais qui ne veulent pas se « désengager», devraient vraiment envisager cette option. L’équipe d’ACX se dit prête à avoir des conversations sans pression, sans jargon et tout à fait simples avec ceux qui pensent qu’ils s’intégreraient bien sous l’égide de la marque.

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48 ANS DE CARRIÈRE POUR GUY DENIS

« Il était exceptionnel — le genre de personne autour de qui on bâtit une équipe . Sa retraite est une grande perte pour l’atelier, mais il a fait preuve de diligence et formé son remplaçant. On ne peut pas demander un meilleur collègue. »
— Danny Frangione

Un professionnel chevronné de la réparation de collision prend sa retraite après 48 ans dans le métier.
Guy Denis, technicien de longue date et pilier de l’équipe chez CSN Turpin Capital Collision, a officiellement pris sa retraite cette semaine après 48 ans au sein de l’atelier.
Le copropriétaire Danny Frangione a présenté ce départ à la fois comme une perte professionnelle et un moment de satisfaction personnelle, soulignant que Denis avait consacré ses dernières années à préparer la relève.
« Il était exceptionnel — le genre de personne autour de qui on bâtit une équipe », a déclaré Frangione. « Sa retraite est une grande perte pour l’atelier, mais il a fait preuve de diligence et formé son remplaçant. On ne peut pas demander un meilleur collègue. »
Ses collègues ont souligné cette étape par une série de célébrations qui reflètent la profondeur de ses relations au sein de l’entreprise. Un souper avec sa conjointe et des collègues proches a eu lieu deux semaines avant sa dernière journée de travail. Cela a été suivi d’un rassemblement plus important le jour de son départ, auquel ont participé plusieurs anciens collègues revenus à l’atelier. Denis a, de son côté, remis des cadeaux et des notes personnalisées à de nombreux invités.
Les hommages ont dépassé le cadre de l’atelier pour s’étendre à l’ensemble de l’organisation. Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’atelier et sa société mère, Bemac Collision Group, ont mis en lumière à la fois son ancienneté et son tempérament. « Quelle journée pour le célébrer avec toute mon équipe et sa famille. Félicitations Guy pour ta retraite. CSN Turpin Capital Collision et tout le Bemac Collision Group s’ennuieront de toi et te souhaitent le meilleur. »
Frangione a ajouté que Denis était une présence rassurante, reconnu pour sa phrase fétiche sur le plancher de l’atelier — « tout va bien aller ».
collisionrepairmag.com/15821960


SIMPLICITY CAR CARE LAVAL: LA QUÊTE D’UN CENTRE OFFRANT
TOUT CE DONT LES CONDUCTEURS ONT BESOIN

PAR GIDEON SCANLON
Le rêve de la famille Shahinian de créer un mégacentre automobile à guichet unique au service de la région métropolitaine de Montréal se concrétise peu à peu.
À l’heure actuelle, leur entreprise, Simplicity Car Care Laval, offre bien plus que de simples services de réparation de carrosserie : son champ d’activité s’étend à l’entretien mécanique et à la vente de véhicules en gros. Dans un avenir proche, leurs activités s’étendront pour inclure la vente de véhicules.

« Nous avons toujours pensé que nous devrions créer un centre automobile touten-un », explique Nanor Shahinian, 25 ans. « Vente, entretien et carrosserie — tout sous un même toit. »
Les fondements de cette vision ont été posés par leur père, Viken Shahinian, qui a passé environ 25 ans dans le métier après avoir débuté dans le garage de son propre père. En 2020, il a intégré l’entreprise à Simplicity Car Care, apportant ainsi une structure et une envergure à ce qui était déjà bien établi.
Aujourd’hui, l’établissement de Laval gère à la fois la mécanique et la carrosserie, ainsi que la réparation après collision, avec environ 18 employés à temps plein répartis entre l’accueil, l’estimation, la comptabilité, la technique et la peinture.
La prochaine étape est menée par la deuxième génération.


« Quand notre père a rejoint Simplicity, nous avons décidé de le suivre », a déclaré Nanor.
Elle a obtenu un diplôme en finance à l’Université Concordia avant de se lancer dans l’entreprise, mais a rapidement trouvé que l’aspect pratique avait plus de valeur que l’aspect théorique.
« En classe, on parlait toujours d’affaires, mais c’étaient des profs qui n’avaient jamais travaillé dans ce milieu », a-t-elle déclaré. « Je me suis rendu compte que j’apprenais davantage au travail qu’à l’école. »
Son jeune frère, Nareg, 23 ans, a pris un raccourci. Il s’est inscrit à l’université, y a passé une journée, puis est parti. À ce moment-là, il travaillait déjà dans l’atelier depuis le secondaire. Il s’est joint à l’entreprise à temps plein il y a environ cinq ans et travaille maintenant comme estimateur.
« J’ai toujours été intéressé par le côté concessionnaire », a-t-il déclaré. « Je vois ça comme un chemin vers cet objectif. »
Ce chemin a commencé à prendre forme à la même époque.
Il y a environ cinq ans, les deux frères et sœurs ont lancé une activité de vente en gros de véhicules, réparant et vendant des voitures directement aux concessionnaires. Ce qui a commencé comme une extension de l’activité principale s’est transformé en une source de revenus autonome.
Aujourd’hui, le projet passe à l’étape suivante.
« Nous avons obtenu notre licence de concessionnaire », a déclaré Nanor. « Nous commencerons bientôt à vendre nos propres voitures. »
Le passage à la vente au détail est délibéré. La vente en gros a apporté du volume et de l’expérience. La vente au détail apportera des marges et un meilleur contrôle.
Leur objectif à long terme est de s’orienter davantage vers la vente en franchise.
« Notre rêve est de pouvoir ouvrir une concession OEM d’ici la mi-trentaine », a déclaré Nanor. « Nous sommes jeunes, nous n’avons pas d’enfants, c’est donc le bon moment pour prendre des risques. »
Les locaux reflètent cette orientation.
Simplicity Car Care Laval exerce aujourd’hui ses activités dans deux ateliers : un premier emplacement d’environ 3 000 pieds carrés et un nouvel atelier d’environ 10 000 pieds carrés, acquis en 2024. Ensemble, les deux sites soutiennent les activités actuelles de l’entreprise et son expansion vers la vente de véhicules, avec une présentation que la famille Shahinian souhaite rapprocher de celle d’une concession automobile.
« Lorsque nous avons visité d’autres garages, ils étaient souvent en désordre et mal organisés », a déclaré Mme Nanor.
« Nous voulions un endroit propre et moderne. Quelque chose qui ressemble à une concession automobile. »







« Nous avons toujours pensé que nous devrions créer un centre automobile tout-enun. Vente, entretien et carrosserie — tout sous un même toit. »
— Nanor Shahinian
Nanor est également consciente du secteur dans lequel elle évolue.
« Je sais que c’est un secteur dominé par les hommes », a-t-elle déclaré. « Je ne suis pas du genre à reculer devant un défi. Je voulais réussir juste pour montrer que j’en étais capable. »
Elle attribue cet état d’esprit à son père.
« Croire en moi-même est la leçon la plus importante que notre père m’ait enseignée », a-t-elle déclaré. « Depuis que je suis enfant, il m’a dit que je pouvais faire tout ce qu’un homme pouvait faire, et le faire mieux. »
Pour Nareg, le message est plus simple.
« Notre père dit toujours : “Fais-le, c’est tout” », a-t-il déclaré. « Quand j’ai peur, que je suis démotivé ou que je fais une erreur, il me dit d’aller de l’avant. »
L’entreprise opère désormais dans les domaines de la réparation, des services et de la vente en gros, et s’apprête à se lancer dans la vente au détail. La stratégie ne consiste pas à remplacer une branche par une autre, mais à se développer dans toutes ces branches.
« Personne ne dépend de nous pour l’instant, donc nous pouvons prendre des risques », a déclaré Nareg. « Il y a déjà de grands acteurs sur le marché, mais nous avançons vers notre objectif. »
Quand Emily Chung a pris le rôle de présidente et PDG de l’Automotive Industries Association of Canada, elle a été claire: sa priorité numéro un, c’était d’écouter. Après des années comme proprio d’atelier mécanique, prof au Georgian College pis journaliste dans l’aftermarket, elle arrive avec une solide expérience du terrain.
Chung, qui est elle-même tech nicienne qualifiée, comprend la business à partir du plancher. Elle a géré des techs, investi dans de l’équipement, navigué les exigenc es de formation pis vu de ses pro pres yeux à quelle vitesse la techno change les exigences du métier.
Même si son background est mécanique, elle s’immerge mainte nant dans la réalité collision — un monde marqué par les procédures OEM, les systèmes de sécurité avancés pis une complexité qui arrête pas d’augmenter. Dans cet échange, elle partage ce qu’elle ap prend, comment elle voit le droit à la réparation évoluer pis pourquoi la techno pis la formation doivent faire partie de la discussion si on veut attirer la relève.

COLLISION REPAIR A POSÉ QUELQUES QUESTIONS ESSENTIELLES — VOICI CE QU’EMILY CHUNG AVAIT À DIRE.
DARRYL SIMMONS: T’as décrit tes premiers mois comme une période pour écouter, tester tes hypothèses pis comprendre jusqu’où les parties prenantes sont prêtes à aller. Qu’est-ce que t’as appris jusqu’ici sur le secteur collision?
EMILY CHUNG: Y’a des similarités pis des différences entre le mécanique pis la collision. Beaucoup de membres veulent une voix nationale forte. Une autre similarité, c’est que les avancées rapides en techno véhicule ont un gros impact sur comment les véhicules sont réparés. En plus de ça, l’absence de certification obligatoire dans certaines provinces crée des incohérences dans les standards pis les attentes.
C’est aussi clair que le secteur collision a plus de nuances dans la gestion client pis les relations d’affaires. Y’a des défis distincts liés au contrôle des réparations — accès à l’info, approvisionnement en pièces, paiements, respect des procédures pis satisfaction client.

Trouver des techniciens qualifiés n’est qu’une partie du défi. Les former et les fidéliser sont essentiels pour assurer une performance durable.
Grâce au réseau, votre atelier bénéficie d’un accompagnement concret pour soutenir sa croissance et répondre aux exigences actuelles de la réparation, notamment :
• Attirer et fidéliser des techniciens qualifiés avec un soutien dédié en recrutement
• Offrir de la formation continue pour maintenir les équipes à jour
• Optimiser les processus et renforcer la performance opérationnelle
• Accéder à des programmes de fournisseurs privilégiés et à des opportunités de réduction des coûts

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DS: Le droit à la réparation est souvent présenté comme un seul enjeu, mais t’as dit que la collision le vit différemment du mécanique. En 2026, comment tu le définis, pis qu’est-ce qui doit évoluer?
EC: En 2026, ça veut encore dire un accès égal à l’info de réparation pis de diagnostic entre les OEM pis le secteur aftermarket, tout en protégeant le choix du consommateur. On demande pas de l’info gratuite ou propriétaire, mais la capacité de réparer correctement pis sécuritairement.
La discussion doit évoluer pour inclure la main-d’œuvre. Sans accès à l’info, les shops peuvent pas former leurs techniciens, pis les écoles peuvent pas préparer les apprentis — ça empire la pénurie. Les cadres volontaires comme CASIS ont des limites importantes pis couvrent pas les véhicules plus récents, ce qui montre qu’il faut une solution législative moderne.
DS: Avoir accès à l’info OEM, ça veut pas automatiquement dire que t’es capable de réparer correctement. Comment l’AIA peut aider à naviguer entre accès à l’info, responsabilité, outils, formation pis exécution réelle?
EC: La première étape, c’est d’avoir accès à l’info OEM. Sans ça, les distinctions entre responsabilité, outils, formation pis exécution veulent rien dire. L’accès permet de comprendre les procédures, les risques pis l’équipement requis. Mais pour bien exécuter, ça prend les bons outils, la bonne formation pis une responsabilité claire. L’AIA peut aider avec de la formation continue, du support concret pis en continuant de faire pression auprès du gouvernement pis des parties prenantes.
DS: T’as parlé de quatre piliers pour la collision dans la vision de l’AIA. Comment tu vois ça travailler ensemble pour créer de la valeur concrète?
EC: Les quatre piliers — plaidoyer, développement de la main-d’œuvre, engagement des membres pis innovation et insight — sont tous liés. Le développement de la main-d’œuvre améliore les compétences pis les parcours de carrière. L’engagement des membres crée du partage pis de la collaboration. L’innovation apporte des données pis une vision vers l’avant. Le plaidoyer amplifie tout ça auprès du gouvernement, des assureurs, des OEM, des éducateurs pis des consommateurs.


Ensemble, ça construit un écosystème collision plus fort, plus informé pis plus durable.
DS: Les taux de main-d’œuvre en mécanique sont souvent plus élevés qu’en collision, même si la complexité augmente. Qu’est-ce que ça prendrait pour aller vers une parité?
EC: Suivre la complexité des véhicules pis les exigences OEM demande des investissements importants en outils, formation, équipement pis logiciels. Les tâches administratives ont aussi augmenté. Les réparateurs collision compétitionnent avec d’autres métiers pour attirer du monde.
L’industrie pourrait devoir définir un rendement minimum raisonnable pis utiliser des données pour voir si une parité est nécessaire, avant de négocier à partir d’une base financière solide.
DS: Si on regarde dans 10 ou 20 ans, qu’estce que t’aimerais que l’industrie dise de ton impact?
EC: J’aimerais qu’on dise que j’ai vraiment tenu à cœur l’industrie pis que j’ai utilisé l’association pour faire avancer concrètement le secteur collision. Qu’on a livré sur nos piliers pis donné aux shops les connaissances, les outils pis les ressources pour réussir, pis qu’on a amélioré l’alignement dans l’industrie.





















Certains ateliers de collision avant-gardistes procèdent actuellement au calibrage ADAS. Beaucoup ne le sont pas. Certains aimeraient. Tout le monde peut et devrait le faire.
« Peut » et « Devrait » peuvent être les mots clés ici.
Peu importe l’industrie dans laquelle vous travaillez, la technologie devrait faire ce que vous ne pouvez pas faire pour vous-même.
En ce qui concerne cette industrie et les calibrages statiques ADAS, une chose que les techniciens ne peuvent pas faire est de regarder un véhicule dans une baie et de désigner les emplacements appropriés pour placer les cibles.
Au lieu de cela, ils sont réduits au travail fastidieux qui consiste à ramper pendant des heures à quatre pattes avec de la celle, des ls à plomb, des mètres ruban et du ruban adhésif.
Également sur cette liste des choses qu’ils ne peuvent pas faire est de niveler le plancher, déterminez d’un coup d’œil que le carrossage est un dixième de degré négatif, ou produire une documentation complète pour le travail qu’ils ont fait.
Plus particulièrement, un technicien ne peut évaluer instantanément la précision de ses mesures. Ce qui est essentiel, puisque le calibrage ADAS est comme un problème mathématique : Il n’y a qu’une seule bonne réponse, et tout faux pas en cours de route signi e que vous ne l’obtiendrez pas.
Un vrai dé ! Mais pas désespéré, car la technologie peut y remédier. Il devrait faire ces choses, et il les fait.
Calibrez plus intelligemment, pas plus difficilement.


Tel que, le système Ultimate ADAS® de Hunter Engineering, un système révolutionnaire permettant d’éliminer les con gurations manuelles sujettes aux erreurs, courantes dans les calibration ADAS statiques.
Ultimate ADAS® combine la technologie d’alignement standard de Hunter à un système de positionnement de cible guidé e cace et facile à utiliser pour couvrir le véhicule. Les lasers montés sur cardan sont le composant clé, réduisant le temps de préparation de 70 % pour certaines procédures.
Les cardans et le guidage à l’écran fournis par le logiciel primé WinAlign® de Hunter augmentent considérablement la précision de positionnement de la cible en compensant automatiquement les planchers non nivelés, en surveillant les erreurs de placement et en con rmant la précision avec des mesures laser à chaque étape du processus. Tous sauvegardés avec une documentation complète et facilement accessible.
Plus besoin de deviner ou d’apprendre la géométrie à la volée. Les lasers rampent sur le sol pour que vous n’ayez pas à le faire.
Mais une excellente technologie est mieux jumelée à de grands techniciens. Bien que les techniciens excellent souvent à apprendre par la pratique, une meilleure méthode est d’apprendre par la formation. Ensuite, grâce à une solide connaissance des procédures et des raisons du calibrage ADAS, le processus sera beaucoup plus rapide, plus able et plus rentable.
Heureusement, Hunter peut aussi vous aider.
Pour plus de renseignements, visitez hunter.com

Hunter University est une plateforme d’apprentissage mondiale conçue pour o rir une formation facilement accessible aux clients, aux techniciens, aux instructeurs techniques et aux étudiants. La plateforme regroupe tout le contenu d’apprentissage complet de Hunter dans un seul endroit, o rant des dizaines de cours en ligne gratuits dans le monde entier – y compris une formation sur les systèmes ADAS – ainsi que des inscriptions simpli ées aux cours pratiques en personne dans des centres de formation aux États-Unis.
Tout le contenu existant a récemment été mis à jour et actualisé, ce qui donne lieu à des modules dynamiques plus courts et faciles à comprendre avec narration et vidéo, ainsi qu’à une expérience plus personnalisée, avec des pro ls personnels, des parcours d’apprentissage uniques, le suivi des tâches et un historique de formation.
Une technologie de pointe, combinée à une formation de spécialistes, peut et sera un succès lorsque vous pro terez de l’énorme occasion que les calibration ADAS o rent aux ateliers de collisions.
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Voula Vavougios n’est pas entrée dans le domaine de la réparation de collision par un parcours traditionnel. Elle a accédé à un rôle de direction au Carmen & Frank Collision Centre à la suite du décès de son mari, qui dirigeait l’entreprise. En pleine épreuve personnelle, l’atelier devait tout de même être guidé, les employés avaient toujours besoin de soutien et les clients, de réassurance.
« Une idée reçue veut que les femmes soient davantage faites pour le service à la clientèle et moins pour les rôles opérationnels ou techniques », a déclaré Vavougios. « J’ai surmonté cela en m’immergeant dans tous les aspects de l’entreprise. »
L’industrie de la réparation de collision est depuis longtemps dominée par les hommes, en particulier du côté technique. Pourtant, la direction d’un atelier moderne exige un large éventail de compétences. Les normes de communication influencent les indices de satisfaction de la clientèle. La coordination entre estimateurs, techniciens et personnel du bureau d’accueil a une incidence sur l’efficacité de la production. La transparence avec les assureurs peut déterminer la fluidité du processus de réparation. Cette immersion est devenue sa
stratégie. En développant une connaissance concrète de l’ensemble des opérations, tant à l’atelier qu’au bureau, elle a fondé son autorité sur la compétence.
« Nous travaillons en équipe — bureau d’accueil, estimateurs et techniciens — tous alignés sur les objectifs de production et la satisfaction de la clientèle », a-t-elle déclaré. « Nous accordons de l’importance aux délais de cycle et à l’efficacité, mais aussi à la qualité du travail et à la création d’un environnement où les employés se sentent respectés et valorisés. »
Selon Vavougios, les femmes apportent souvent des forces qui correspondent naturellement aux exigences changeantes de la direction en réparation de collision. « Une force clé est l’intelligence émotionnelle, soit la capacité de lire les situations, de comprendre le stress d’un client et d’y répondre avec empathie », a-t-elle déclaré.
« Une communication claire, patiente et transparente réduit les malentendus avec les clients, les assureurs et l’équipe. » En réparation de collision, l’empathie n’est pas abstraite. Les clients doivent souvent composer avec un accident, une réclamation d’assurance et des processus qu’ils ne connaissent pas.
Des explications claires et des mises à jour proactives réduisent l’incertitude. Lorsque la communication s’améliore, l’alignement au sein de l’atelier s’améliore aussi. « Le succès repose sur la coordination », a déclaré Vavougios. « Lorsque l’on combine l’excellence technique avec l’empathie, la communication et la responsabilisation, on obtient à la fois une performance élevée et une forte fidélité de la clientèle. »
Sa philosophie de gestion s’étend au-delà de la clientèle pour inclure le mentorat au sein de l’équipe. La croissance, selon elle, commence par la clarté. « Les employés doivent comprendre à quoi ressemble la réussite et ce qu’exige le niveau suivant. L’exposition à de nouvelles responsabilités renforce la confiance », a-t-elle déclaré. « Une rétroaction honnête, accompagnée de soutien, améliore le rendement. »
Alors que les matériaux avancés, les réparations de véhicules électriques et les calibrations des systèmes ADAS continuent de transformer le secteur, l’apprentissage continu est devenu incontournable. Vavougios accorde la priorité à la formation continue par l’entremise d’ICAR, des mises à jour des méthodes de réparation des constructeurs, de séminaires et d’ateliers pratiques afin que son équipe demeure à jour. Dans un environnement où la certification et les connaissances définissent la crédibilité, la préparation devient un facteur déterminant.
Aux jeunes femmes qui envisagent une carrière en réparation de collision ou en gestion, son message est clair. « Ne vous laissez pas intimider par le fait qu’il s’agit d’un domaine traditionnellement dominé par les hommes. La compétence, la curiosité et l’engagement parlent plus fort que le genre. »
Le parcours de Vavougios dans la réparation de collision a peut-être été inattendu, mais son expérience met en lumière une réalité plus large. Un leadership efficace dans cette industrie repose sur la responsabilisation, la résilience et la capacité d’aligner les personnes et les processus.


LA CULTURE D’APPRENTISSAGE S’EFFRITE. LA GRATIFICATION
Attendre après quelqu’un ou quelque chose pour te montrer le chemin
Les médias sociaux, on va régler ça drette là, ça contient peut-être — peutêtre — 1% d’information utile. Le reste, c’est du bruit. Y’en a qui vont obstiner ça en débossant un panneau avec de l’eau chaude pis une ventouse. Bonne chance. Récemment, un article sur LinkedIn — qui commence à tirer de la patte lui aussi — parlait de l’état du soudage dans le domaine du bodyshop. On citait une session du CIC aux ÉtatsUnis où un présentateur avançait qu’à peu près 2% des véhicules réparés pis soudés le sont comme il faut. Pas loin de la vérité. On se le cachera pas: côté compétences, ça tire de l’arrière.
Prends une grande respiration, ça va brasser un peu.
Y’a du monde qui défend vite les techniciens: pas assez de formation, pas assez de support, pas assez d’occasions. Correct. Mais ça donne pas un passe-droit. Le technicien reste responsable de sa job, à 100%. Pas le boss, pas le shop, pas la direction, pas l’industrie. Oui, les véhicules sont complexes, les réparations aussi. Mais c’est pas une excuse. Les défis, on les connaît. Si on les voit pas, ou si on pense que le minimum fait encore la job, c’est peut-être le temps de se poser des questions.
Pis là, parce que j’ai quand même un peu de cœur pour la réalité terrain, je vais élaborer. Revenons aux médias sociaux. J’ai grandi sans internet, sans gratification instantanée. L’école des coups durs, comme on dit. Le plus dur pour un technicien, c’est de savoir ce qu’il ne sait pas. Aujourd’hui,
avec internet, c’est encore plus évident. Tu regardes quelqu’un faire un DIY en ligne — pis le faire croche — pis tu le vois tout de suite. Tu vois ce qui manque.
J’ai mon Red Seal, mais j’ai pas passé par le chemin classique. Pas de programme au secondaire, pas de collège, pas d’apprentissage. J’ai challengé l’examen final comme un pari. Le reste a suivi. Ma base? Elle vient du besoin de comprendre. Pourquoi ça marche? Comment ça marche? Fallait que j’apprenne ce que je savais pas encore. On m’a montré des affaires discutables, oui, mais je lâchais pas le morceau. Je questionnais jusqu’à trouver une réponse qui tient la route. Ça s’est pas fait en une semaine. Je fais encore ça aujourd’hui. Entre la vraie connaissance pis le pitch de vente, la ligne est mince.
Pourquoi en parler? Parce que la culture d’apprentissage a changé. À l’université, pendant mon BEd, j’ai vu une tendance à réinventer la roue, souvent poussée par la techno. Le problème, c’est que ça crée une mentalité de gratification instantanée. Une leçon, on passe à autre chose. Une vidéo, un quiz, parfait — on avance. Petit à petit, l’envie de creuser disparaît. Le pourquoi? On le laisse tomber.
Quand j’enseignais au secondaire, j’ai donné un examen open book, open téléphone, tout permis. Les élèves capotaient. Ils pensaient que ça allait être facile. Ça l’était pas. Résultat: personne a eu 100%. Pourquoi? Parce qu’ils savaient pas c’était quoi la bonne réponse. Ils prenaient la première qui sortait. Gratification instantanée.
Aujourd’hui, on fonctionne comme ça. On mémorise moins, on pratique moins —one and done. Avant internet, la répétition pis la pratique faisaient partie du processus. C’est comme ça qu’on devenait bon. Après 18 ans chez I-CAR, je vois encore des techniciens revenir pis rusher avec la certification. Ils pratiquent pas. Y’en a qui s’en foutent. D’autres sont juste rendus confortables. Tu peux regarder mille vidéos mille fois pis pas avancer d’un pouce. Tu peux voir une démo cent fois pis pas l’intégrer. À un moment donné, faut que ça vienne de toi.
Un cours d’une heure ou un atelier d’une journée, ça te rend pas meilleur par magie. Ça te donne des outils. Après ça, c’est à toi de t’en servir. Pis l’argument que le soudage se fait moins souvent? Ah oui? Ça veut dire que c’est moins important? Voyons donc. C’est encore plus critique, parce que quand ça arrive, t’as pas droit à l’erreur. Encore une fois: pas d’excuse. Les certifications devraient être renouvelées chaque année, minimum. Faut être prêt quand ça compte. La solution? Rien de compliqué. Dépose ton téléphone. Du temps, pis de l’effort. Quand tu mets du temps sur un problème,


Le plus dur pour un technicien, c’est de savoir ce qu’il ne sait pas.
tu finis par comprendre. Mais faut aussi que tu travailles. Y’a pas un coupable unique — c’est collectif. Arrête d’attendre après quelqu’un ou quelque chose pour te montrer le chemin.
Côté écoles, faut arrêter de chercher des raccourcis. Côté ateliers, faut laisser le monde apprendre pour vrai. Demande pas s’ils vont avoir fini pour midi—they won’t. Techniciens, retenez ça: tout ce que vous apprenez reste avec vous. Ça vous rend meilleurs, pis ça donne une vraie fierté quand la job est bien faite. Ça, c’est la gratification différée.
Les athlètes pratiquent. Les musiciens pratiquent. C’est comme ça qu’ils deviennent bons. Tout le monde commence en bas. Y’a pas de solution magique, pas de licorne. Eddie Van Halen était pas bon malgré la pratique — il était bon à cause de la pratique.
Tant qu’on va courir après la gratification instantanée au lieu de faire l’effort, on va avoir la même discussion l’an prochain. L’information est partout, en quantité industrielle. Faut juste s’en servir. À mon avis — pis prends-le comme tu veux — bon assez, c’est pas assez.
Stefano Liessi est coordinateur de la formation et des programmes chez Color Compass Corporation. Il est également technicien et peintre certifié Sceau rouge. Stefano enrichit ses 40 ans d’expérience de 15 ans d’enseignement au sein de l’I-CAR et d’un diplôme d’études supérieures. Il forme également les étudiants de Skills Alberta et a remporté 11 médailles pour la province ; il a également enseigné à des lycéens dans un atelier automobile pendant six ans. Vous pouvez le contacter à l’adresse sliessi@colorcompass.com.
Pour lire d’autres articles de Stefano Liessi, rendez-vous sur collisionrepairmag.com/15738697

Les véhicules électriques deviennent courants dans les ateliers de réparation de carrosserie au Canada, mais le niveau de préparation demeure le principal défi.
Avant d’accepter ce type de travaux, les ateliers doivent évaluer l’espace nécessaire pour des zones d’isolation, la formation sur les systèmes à haute tension, les outils isolés requis, les équipements de diagnostic ainsi que la confiance du personnel.
Les procédures des constructeurs doivent être rigoureusement respectées et documentées afin de répondre aux normes de responsabilité canadiennes. Les dommages aux batteries peuvent ne pas être visibles, les protocoles de sécurité haute tension doivent être formalisés, des partenaires de sous-traitance qualifiés sont essentiels et l’accès à la recharge peut influencer les délais de réparation.
Parfois, refuser une réparation de véhicule électrique est la décision la plus sécuritaire.
collisionrepairmag.com/15816060
La nouvelle stratégie automobile du Canada annonce une accélération de l’adoption des véhicules électriques, avec des cibles de 75% des ventes d’ici 2035 et de 90% d’ici 2040.
Plus de 97 millions de dollars ont été engagés pour les infrastructures de recharge, les programmes de flotte et la formation liée aux VÉ, en plus d’un programme d’accessibilité de 2,3 milliards de dollars offrant des incitatifs pouvant atteindre 5 000 $ pour les véhicules admissibles.
Des normes d’émissions plus strictes remplaceront les mandats de disponibilité, maintenant l’électrification sur sa trajectoire. Pour les ateliers de réparation et les assureurs, l’augmentation du volume de VÉ signifie une demande accrue en expertise haute tension, en diagnostic des batteries, en documentation conforme aux OEM et en formation continue des techniciens.
collisionrepairmag.com/15817289

BMW Group et Encory GmbH ont ouvert une installation de recyclage de batteries à Salching, en Allemagne, visant à réintégrer directement les rebuts de production dans le cycle de fabrication.
Le centre de compétence en recyclage de cellules démontera mécaniquement les matériaux résiduels et les cellules de batterie sans traitement chimique ni thermique, en utilisant un procédé qualifié de recyclage direct.
À pleine capacité, le site devrait traiter environ 50 à 90 tonnes métriques par année, les matériaux récupérés étant réutilisés dans la production pilote. L’installation sera exploitée par Encory et devrait employer environ 20 personnes.
collisionrepairmag.com/15816965

Le VinFast VF8 est désormais admissible à l’incitatif fédéral de 5 000 $ du programme canadien pour les véhicules zéro émission, depuis le 16 février 2026. Combinées aux programmes provinciaux, les aides peuvent atteindre jusqu’à 18 000 $, réduisant le prix de départ du VUS à environ 35 070 $ une fois les crédits appliqués.
VinFast positionne ce modèle comme un VUS électrique intermédiaire haut de gamme, accompagné d’une garantie de 10 ans ou 200 000 kilomètres. Cette admissibilité marque une étape supplémentaire dans l’expansion de la marque sur le marché canadien.
collisionrepairmag.com/15818607



Les employés de Fix Auto Airdrie ont participé en si grand nombre à une initiative au profit des Manoirs Ronald McDonald que deux brunchs ont dû être organisés les 24 et 25 janvier. Les 13 employés ont pris part à l’activité, plusieurs étant accompagnés de leur partenaire afin de préparer des repas pour les familles hébergées sur place. L’atelier a également fait un don de 500 $ en argent et d’environ 600 $ en jouets pour les salles Magic Rooms de l’organisme. La directrice générale, Crystin Bulai, a indiqué que l’implication communautaire et la culture d’entreprise vont de pair, ajoutant que le leadership repose sur l’exemple.
collisionrepairmag.com/15816479
CARSTAR FERGUS REJOINT SAPUTO CAPITAL COLLISION GROUP
CARSTAR Fergus a été acquis par Saputo Capital Collision Group, mettant fin à un lien de 70 ans entre la famille Giles et l’établissement.
Mark et Kathy, propriétaires depuis 1996, ont récemment complété leurs dernières journées sur place.
La direction de SCCG indique que l’objectif est de préserver la culture de l’atelier tout en introduisant des systèmes modernisés et des normes alignées sur les constructeurs.
Lauren Benge a été nommée directrice de l’établissement et supervisera les opérations quotidiennes ainsi que le développement de l’équipe, alors que les huit employés s’adaptent à la nouvelle structure de propriété.
collisionrepairmag.com/15817043

Hyundai Motor Company et Kia Corporation ont présenté Vision Pulse, une technologie utilisant des signaux à bande ultra large pour détecter les véhicules, cyclistes et piétons hors du champ de vision du conducteur. Le système mesure le temps de propagation des signaux entre les objets équipés afin de calculer leur position en temps réel et émettre des alertes.
Il permet de détecter des objets jusqu’à 100 mètres avec une précision de 10 centimètres, maintenant un taux de détection de 99 % même dans des conditions difficiles.
collisionrepairmag.com/15816205

LA RECHERCHE CONVERSATIONNELLE
AutoTrader a lancé une intégration avec ChatGPT permettant aux consommateurs canadiens de rechercher des véhicules à l’aide de requêtes conversationnelles.
Les utilisateurs peuvent préciser des critères comme le type de carrosserie, le carburant ou la localisation, consulter des annonces directement dans l’interface et accéder aux détails pour contacter les vendeurs.
Développée en partenariat avec OpenAI, cette fonctionnalité reflète la demande croissante pour la recherche en langage naturel et pourrait accroître la visibilité des concessionnaires.
collisionrepairmag.com/15816123


De nouveaux rapports prévoient une croissance rapide du marché mondial des systèmes avancés d’aide à la conduite. Research and Markets anticipe une expansion de 35,44 milliards US en 2025 à 94,94 milliards US d’ici 2033, tandis que Future Market Insights prévoit une croissance de 280,5 millions US en 2026 à 818,2 millions US en 2036. Malgré cette croissance, la préparation demeure inégale. Revv indique que 86% des ateliers nord-américains effectuent des calibrations à l’interne, mais seulement 21% disposent de processus pleinement optimisés. collisionrepairmag.com/15816499

Axalta Coating Systems a dévoilé « Solar Boost » comme couleur automobile mondiale de l’année 2026, citant une demande croissante pour des finis expressifs.
Ce choix s’appuie sur des recherches mondiales associant la couleur orange à l’optimisme et à l’individualité, particulièrement chez les jeunes acheteurs et les consommateurs de véhicules électriques.
Les recherches de l’entreprise indiquent que plus de 80% des acheteurs considèrent la couleur comme un facteur clé dans leur décision.
collisionrepairmag.com/15817185

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« Les véhicules modernes sont des merveilles d’ingénierie — mais leur réparation devient extrêmement coûteuse. »
Les véhicules modernes sont de véritables merveilles d’ingénierie — mais leur réparation devient extrêmement coûteuse.
Les ateliers travaillent désormais sur des machines remplies de caméras, de capteurs radar et de systèmes logiciels. Les processus prennent plus de temps et les factures augmentent. La nature même des dommages a changé. Ce qui semblait autrefois mineur ne l’est plus. Un léger impact signifiait autrefois des réparations esthétiques. Aujourd’hui, il peut entraîner des diagnostics, des vérifications de capteurs et des calibrations de systèmes. Un pare-chocs touché peut impliquer des unités radar ou des systèmes ADAS.
Faire face à cette complexité constitue le principal défi de l’industrie de la carrosserie. Les entreprises développent de nouveaux processus en réponse. CCC Intelligent Solutions indique que des balayages sont effectués dans 88 % des estimations de programmes de réparation directe au troisième trimestre de 2025. Les calibrations apparaissent dans 36% des cas.
La gravité moyenne des réclamations a atteint 4 768 US$ au troisième trimestre de 2025. Les taux de maind’œuvre ont augmenté de 3% sur un an. La fréquence des pertes totales est passée de 22,1% à 22,8%. Plus de 72% de ces pertes concernent des véhicules âgés de sept ans ou plus.
Et c’est là que le problème se pose. Les véhicules plus anciens valent souvent moins que le coût de leur remise en état. La zone intermédiaire de réparation est en train de disparaître.
Le parc automobile vieillit également. S&P Global Mobility établit l’âge moyen des véhicules à 12,8 ans. Les ateliers doivent désormais gérer les deux extrêmes: des véhicules récents et sophistiqués, et des véhicules vieillissants qui deviennent rapidement des pertes totales.
Les véhicules électriques illustrent bien la direction que prend le marché. Les réclamations réparables pour véhicules électriques à batterie au Canada ont atteint 4,77% en 2025, en hausse de 24% sur un an. La gravité moyenne des réparations a atteint 7 253 $. Au troisième trimestre, 85% des dépenses en pièces pour VÉ concernaient des pièces d’origine, contre 62% pour les véhicules à moteur thermique.
Rien de tout cela ne remet en question les bénéfices des véhicules plus sécuritaires. Le freinage d’urgence automatique réduit les collisions arrière de 50% et les accidents avec blessures de 56%.
Mais plus sécuritaire ne veut pas dire plus simple. Ni moins coûteux.
Il est difficile d’imaginer une baisse des coûts, même à long terme. L’industrie est toujours confrontée à une pénurie croissante de main-d’œuvre. Elle aura besoin d’environ 110 000 nouveaux techniciens en carrosserie d’ici 2026. Les véhicules modernes exigent des diagnostics, de la documentation et des procédures spécialisées. Les techniciens qualifiés sont rares, et les entreprises devront payer cher pour attirer les talents nécessaires.
Les clients et les assureurs ont souvent du mal à comprendre la valeur des diagnostics et des calibrations après accident. Peu suivront les subtilités des forces du marché ou des pénuries de main-d’œuvre. Ce qu’ils voient, ce sont des factures plus élevées et des délais plus longs.
La communication devient donc un autre défi pour l’industrie. Les professionnels de la carrosserie utilisent un langage technique qui peut sembler opaque pour quiconque n’est pas du métier : balayages, calibrations, procédures ADAS, alignements de capteurs, réinitialisations logicielles. Pour un technicien, il s’agit d’étapes normales. Pour un client, cela peut paraître obscur, voire suspect.
Lorsqu’on entend des termes inconnus associés à une facture en hausse, le réflexe est de croire qu’on se fait avoir.
Cette perception crée des frictions là où la clarté est essentielle. Les professionnels doivent désormais faire plus que réparer des véhicules endommagés. Ils doivent expliquer leur travail.
Des explications simples sont essentielles. Les clients doivent comprendre pourquoi les véhicules modernes nécessitent des diagnostics après un impact mineur, pourquoi les capteurs doivent être recalibrés et pourquoi les procédures des constructeurs ne peuvent être ignorées. Sans cette compréhension, un travail légitime peut sembler être une dépense inutile.
Les véhicules modernes sont de véritables prouesses scientifiques. Mais expliquer comment les réparer relève davantage de l’art.
« J’ai grandi dans notre atelier et, aujourd’hui, je suis fier de perpétuer un héritage familial forgé depuis plus de 60 ans. Avec Guillaume, nous travaillons chaque jour à faire vivre cette tradition, en y ajoutant notre vision et notre passion. Notre appartenance au réseau CARSTAR depuis 13 ans nous permet d’allier ce savoir-faire à des normes et des technologies de pointe. Ce qui compte le plus pour nous, c’est la confiance que les familles nous accordent : chaque réparation est une promesse que nous sommes fiers de tenir. »
– Jérémie Martel et Guillaume Joannette-Girard propriétaires de CARSTAR Anjou




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