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Perfectio — Propulsion (Édition automne 2019)

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votre référence en formation des adultes

PROPULSION

AUTOMNE 2019


ta b l e d e s m at i è r e s

INTRODUCTION

PROPULSION : ENTREPRENEURIAT

4 Mot de la rédactrice en chef

6 L’entrepreneuriat social

4 Courrier des lecteurs

8 Clin d’œil à l’entrepreneuriat social dans le nord de l’Ontario

5 COFA en bref

11 Les OBNL, des entreprises aux multiples défis 12 Les coopératives

PROPULSION : ADAPTATION

PROPULSION : AMÉLIORATION

14 L’incidence de l’intelligence artificielle sur le marché du travail : une occasion incroyable pour les apprenants adultes

20 Vendre sa salade : Cinq astuces pour orienter vos approches de communication

16 Adapter et sécuriser son site Web : des incontournables pour ses clients

22 Se doter de ressources pour propulser son entreprise 24 Comment construire une équipe de travail diversifiée et performante

18 Relever un défi de taille

26 C’est en activant la confiance que naissent les réussites 29 Efficacité et efficience : Comment se traduisent ces deux notions dans le milieu de la formation aux adultes?

PRODUCTION Rédactrice en chef : Rachel Anne Normand // révision linguistique : Pascale lacelle correction d’épreuves : Lydienne guidoin // Graphisme : marie-eve séguin // Impression : Bradda Printing Services inc. Cette publication est conforme à la nouvelle orthographe. ~ Dans cette revue, le générique masculin est employé dans le simple but d’alléger le texte.


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propulsion : entrepreneuriat

// m o t d e l a r é d a c t r i c e e n c h e f //

propulsion [PRÒPYLSJÔ] Mouvement qui pousse en avant SOURCE : DICTIONNAIRE L’INTERN@UTE

À mon avis, l’un des pires ennemis en affaires est le confort. Le confort, c’est la familiarité, le connu, le contrôle, la sécurité. Le confort, c’est bien, je suppose. Le vrai problème, c’est de perpétuellement éviter de sortir de sa zone de confort. Lorsque l’on est bien dans sa routine, que l’on croit avoir mis sur pied une entreprise solide qui atteint tous ses objectifs, on avance avec des œillères, on stagne. On ne voit pas toutes les belles occasions qui abondent et qui permettent de progresser. On ne saisit pas l’utilité, voire l’urgence, de prospérer. On n’est pas à l’avant-garde des changements, et lorsque ceux-ci surgissent, l’on est pris au dépourvu ou l’on ne sait pas comment y réagir. Bien sûr, la tolérance à l’inconnu et la capacité d’adaptation de chacun sont uniques. Néanmoins, n’est-ce pas notre devoir à titre de réseau qui préconise le perfectionnement des connaissances d’être réactif plutôt que passif face aux changements? La clientèle en alphabétisation et formation de base est en train de se renouveler. Qui plus est, rien n’assure la pérennité du programme — bien qu’il soit si bien conçu et qu’il présente

des résultats inimaginables sur plusieurs plans. La société d’aujourd’hui est avide de produits et de services tops qualité. Nous devons faire un bond vers l’amélioration continue et de veiller à ce que ceux que nous offrons soient de la meilleure qualité possible en tout temps. Nous espérons que l’édition Propulsion saura donner des ailes à vos réflexions stratégiques. Cherchez dans les articles des moyens de faire grandir votre clientèle, de vous adapter aux besoins changeants de formation, de bonifier votre offre de services et vos partenariats, de diversifier vos modes de financement afin d’en assurer leur perpétuité. Cherchez des stratégies et des ressources qui vous permettront de sortir de votre zone de confort et de vous propulser vers l’avenir les bras ouverts et les yeux rivés vers le sommet. Bonne lecture! 

// c o u r r i e r d e s l e c t e u r s //


cofa en bref

L’ENTREPRENEURIAT :

un état d’esprit à la portée de tous Cette édition du Perfectio me ravit particulièrement pour deux raisons. La première, parce que c’est le début d’une série de plaisirs renouvelés que j’aurai à contribuer à cette revue en tant que directrice générale de la Coalition ontarienne de formation des adultes (COFA). La seconde est le choix de son thème : l’entrepreneuriat social. Lorsque je suis passée à la direction générale de la COFA en juin dernier, je vous ai partagé à l’assemblée générale annuelle mon intention de voir au développement de nos réflexes entrepreneuriaux. Propulsion s’inscrit dans cette perspective et poursuit la réflexion entamée lors du forum annuel 2019 de la COFA. Pourquoi parler d’entrepreneuriat social alors que nous sommes un réseau largement constitué d’organismes sans but lucratif ou d’établissements d’enseignement qui offrent de la formation et de l’accompagnement à des adultes francophones faiblement alphabétisés? Eh bien, parce que depuis près d’une dizaine d’années, notre bailleur de fonds, le ministère de la Formation et des Collèges et Universités, a mis en place un système de gestion du rendement ainsi que le cadre du curriculum en littératie des adultes de l’Ontario, qui ont formalisé nos façons de faire en gestion et en enseignement. Ces nouveaux outils et nouvelles façons de faire ont contribué à rehausser le niveau de professionnalisation de notre réseau. À ces pratiques renouvelées se sont ajoutées de nouvelles attentes par rapport à la livraison de nos services. On ne parle plus simplement de cibles à atteindre, mais plutôt des incidences de nos formations sur les apprenants. Par exemple, est-ce que celles-ci les ont menés à l’emploi? Dans l’affirmative, ont-ils pu le maintenir? Ont-ils réussi à achever un programme postsecondaire ou à obtenir un diplôme d’études secondaires? Or, il nous faut être de plus en plus agiles et prêts à nous adapter pour répondre à ces exigences croissantes largement tributaires du contexte économique dans lequel nous évoluons. L’entrepreneuriat, au-delà d’être associé à des entreprises à but lucratif dont les profits vont aux actionnaires de

cette entité, c’est aussi et avant tout un état d’esprit. Alors, que vous soyez un organisme à but non lucratif ou un établissement d’enseignement, cette façon d’aborder les choses est aussi à votre portée. D’ailleurs, pour plusieurs d’entre vous qui générez certains revenus de vos initiatives ou qui devez voir à une mise en marché avantageuse, vous êtes déjà une forme d’entreprise sociale. À l’heure actuelle où le gouvernement provincial, afin d’assurer une saine gestion financière, a effectué des suppressions budgétaires de taille dans divers secteurs d’activités et met en œuvre une transformation importante d’Emploi Ontario, avoir des réflexes d’entrepreneur social, c’est-à-dire être proactif, assurer une saine gestion à tous les niveaux, effectuer une bonne reddition de compte et être en mode d’amélioration continue, est essentiel à maintenir notre capacité à offrir des services de formation de qualité aux adultes francophones de l’Ontario. La COFA vous a accompagnés dans ce développement jusqu’à ce jour et elle continuera de le faire. Si vous pensez que le thème de la présente édition ne s’adresse qu’aux gestionnaires, détrompez-vous! L’entreprise sociale mobilise toutes les forces vives au sein d’un organisme en plus de celles qui l’entourent. Elle s’ancre dans sa communauté et tisse des partenariats diversifiés et complémentaires qui lui permettent d’être au fait des besoins de sa communauté et d’avoir plus d’autonomie financière. Ces liens étroits sont le résultat de l’implication et de l’esprit entrepreneurial — tant des gestionnaires que des formateurs — dans la mise en place et le développement de l’offre de services de formation auprès des adultes francophones de l’Ontario. En espérant que ce thème saura stimuler votre esprit d’entrepreneur, je vous souhaite une bonne lecture!  GABRIELLE LOPEZ

DIRECTRICE GÉNÉRALE

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propulsion : entrepreneuriat

L’ENTREPRENEURIAT

social

Par Dènik Dorval // Agent principal, Conseil de la coopération de l’Ontario

Pourquoi parler d’entrepreneuriat social? Peu importe notre rôle au sein de l’organisme pour lequel nous travaillons, voir à la survie financière de l’organisme, créer des partenariats stratégiques et trouver des manières innovantes de recruter de la clientèle sont des réflexes proactifs qui relèvent du mode de fonctionnement entrepreneurial. Si nous pensons que ce dynamisme et ces façons de faire n’appartiennent qu’au contexte de l’entreprise privée, nous avons tort.


propulsion : entrepreneuriat

DÉFINITION DE L’ENTREPRISE SOCIALE Les définitions abondent lorsqu’il s’agit de mettre le doigt sur ce qu’est une entreprise sociale. Les gouvernements, les organismes du milieu coopératif et les entreprises sociales peuvent en effet avoir des définitions très différentes. Dans notre définition, nous reconnaissons les entreprises sociales comme étant des organismes sans but lucratif (OSBL) vendant au moins un produit ou un service sur le marché. La vente de ce produit ou de ce service doit se faire en lien avec le mandat de l’organisme, et les revenus générés doivent être réinvestis en vue d’amplifier la réalisation du mandat en question.

LES OSBL SONT SOUVENT DES ENTREPRISES SOCIALES Il existe deux façons de démarrer une entreprise sociale : soit en créant une toute nouvelle entité qui visera à se rentabiliser par la vente de produits ou de services (de façon exclusive ou non), soit en développant un programme à portée commerciale au sein d’un OSBL déjà existant. Dans le premier cas, soit la création d’une nouvelle entité, l’entreprise sociale est la raison d’être de l’organisme. Son

fonctionnement et son développement s’effectuent selon les règles de ce type d’entreprise. Dans le second cas, elle est un programme parmi d’autres au sein d’un OSBL qui cherche à accroitre son autonomie financière ou à se diversifier. Il n’est pas rare de voir des entreprises sociales commencer à partir de programmes d’un organisme établi pour bénéficier de sa structure et des ressources disponibles. Lorsque l’ampleur des entreprises sociales devient trop importante, celles-ci peuvent alors se détacher de l’organisme et devenir des entités indépendantes.

L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL POUR LES OSBL? Lorsqu’on offre quelque chose sur le marché, même si le montant généré par cette vente est minime, on a le potentiel d’assurer une autonomisation de son OSBL. Être à la tête d’un OSBL qui dépend de financement provincial ou fédéral ne limite pas le potentiel de lancer une entreprise sociale au sein d’un organisme et de faire croitre les produits ou services existants. Le financement par les bailleurs de fonds est limité et n’est jamais garanti à vie. La vente sur le marché, pour sa part, permet d’assurer la survie des opérations comme OSBL, et ce, tout en assurant la rentabilité de certains postes et de certains programmes.

Cependant, si l’on développe des produits pour la vente, il faut s’assurer d’utiliser des fonds autonomes pour le faire, c’est-à-dire qu’il ne faut pas utiliser le financement de base si l’on est un organisme financé par le gouvernement. Toutefois, si l’on souhaite tout de même utiliser le financement gouvernemental, il faut obtenir l’approbation du bailleur de fonds avant de procéder.

FINANCEMENT DIVERSIFIÉ Agir comme une entreprise sociale, c’est choisir d’ouvrir plusieurs occasions de financement qui ne dépendent pas seulement du gouvernement, même si celui-ci crée de plus en plus de programmes pour appuyer l’entrepreneuriat social. La stratégie nationale sur l’innovation sociale et la finance sociale, annoncée à la fin du mois d’avril 2019, est un outil qui vise à mobiliser le capital privé pour le bien public. Elle donne l’occasion aux investisseurs « de financer des projets qui profitent à la société et donne aux organisations communautaires l’accès à de nouvelles sources de financement1 ». Les entreprises génèrent aussi des profits par la vente, les frais d’adhésion, l’existence d’une fondation et des programmes de développement d’entreprise. 

EXEMPLES DE PROGRAMMES DE FINANCEMENT D’ENTREPRISES SOCIALES : Innoweave : https://www.innoweave.ca Fonds de préparation : https://fondsdepreparation.ca

QUELQUES EXEMPLES D’ENTREPRISES SOCIALES À L’INTÉRIEUR D’OSBL QUI ASSURENT LEUR RENTABILITÉ ET LEUR AUTONOMIE La meilleure manière de bien comprendre la force de l’entrepreneuriat social pour un OSBL est de constater leur force chez d’autres organismes qui ont su faire leur transformation et leur croissance par ce modèle :

Association canadienne-française de l’Ontario du grand Sudbury : promotion et représentation de la francophonie dans la région de Sudbury. Vente d’objets dérivés franco-ontariens. Le Groupe Convex : regroupement d’entreprises sociales dans la région d’Hawkesbury qui vise à favoriser l’emploi des personnes ayant une limitation fonctionnelle. Alliance française de Toronto : centre culturel torontois offrant également des cours de français et des services de garde d’enfants. Entreprises Forma-Jeunes : placement de jeunes en employabilité.

1 Gouvernement du Canada, « Exploiter le pouvoir de la finance sociale : Réponse des Canadiens à l’Appel national d’idées sur la finance sociale », 7 janvier 2014, [En ligne]. [https://www. canada.ca/fr/emploi-developpement-social/programmes/finance-sociale/consultations-rapport.html] (Consulté le 28 mars 2019).

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Clin d’œil

À L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL DANS LE

NORD DE L’ONTARIO Par Dominique Roy // Enseignante, Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières

Dans le nord de l’Ontario, l’entrepreneuriat social est un moteur économique essentiel au développement des communautés. Grâce au Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO), les entreprises et les entrepreneurs qui désirent développer leurs connaissances et leurs compétences dans le domaine de l’économie sociale et des coopératives trouvent un accompa­ gnement sur mesure pour voir leur rêve devenir réalité.


propulsion : entrepreneuriat Le CCO est une entreprise sociale ontarienne sans but lucratif qui existe depuis 1964. Présent dans les différentes régions de la province, le CCO est chef de file en développement économique, social et communautaire. D’ailleurs, il a reçu une médaille du Sénat du Canada en 2018 pour sa contribution essentielle au développement de l’Ontario. Quant à sa vision, elle se veut des plus audacieuses : faire de l’Ontario une vitrine mondiale d’innovation et de durabilité sociale, entrepreneuriale et communautaire. Pour appuyer le développement des entreprises collectives, incluant les entreprises sociales et coopératives, les agents de développement du CCO appuient leur travail de création, d’élaboration et de mise en œuvre. Ils offrent des formations dynamiques, interactives et sur mesure dans le domaine de l’entrepreneuriat social et coopératif en plus des services d’expertise-conseil tels que les études de faisabilité, les études de marché et le plan d’affaires. Aussi, ils déterminent et suggèrent les programmes de financement social appropriés à chacun des projets.

LA COLLABORATION AVEC LES COMMUNAUTÉS ET LES PARTENAIRES ÉCONOMIQUES Le partenariat du CCO ne se limite pas aux entrepreneurs. En effet, l’agente de développement Annie Joyal, qui s’occupe de la région du Nord s’étalant de Temiskaming Shores à Hearst, travaille en étroite collaboration avec les différentes communautés de la région pour connaitre leurs attentes et leurs besoins en matière de développement économique. « Je suis à l’écoute des besoins afin de pouvoir proposer une programmation variée d’activités, de rencontres, de formations, d’échanges et bien plus encore afin de revitaliser et renforcer les capacités des communautés. C’est ensemble que nous transformons nos projets de société en réalité », explique Annie.

BOUTIQUE ÉDUPLAISIR Des entreprises sans but lucratif à vocation éducative font partie du paysage de l’entrepreneuriat social en Ontario. C’est le cas, entre autres, de la boutique ÉduPlaisir, située à Sturgeon Falls, qui a ouvert ses portes en 2004. La boutique est gérée par le Centre de formation du Nipissing (CFN). On y vend du matériel en français : jeux, livres, vidéos, matériel éducatif, DVD et musique. Les profits générés par les ventes sont versés au programme d’alphabétisation et de formation de base du CFN.

L’ouverture

Denyse De Bernardi était aux premières loges lors de l’ouverture de la boutique, et c’est elle qui dirige le tout depuis maintenant quinze ans. « Nous cherchions à générer des fonds pour notre programme d’alphabétisation et à devenir plus autonome financièrement. Nous savions qu’il y avait un besoin pour du matériel éducatif en français dans notre communauté », explique-t-elle en précisant qu’il s’agissait, dès le départ, du modèle d’affaires le plus logique étant donné le but non lucratif du projet.

Les besoins à combler

Contrer l’analphabétisme, outiller les parents des enfants dans les écoles de la communauté, attirer plus de gens dans les locaux du CFN, susciter plus d’intérêt pour les programmes et les services offerts par l’organisme… voilà les principaux besoins comblés par l’existence de la boutique. De plus, cette dernière contribue au bienêtre de la population, puisqu’elle donne le gout de la lecture aux enfants, aux parents, à la communauté francophone. À Sturgeon Falls et dans ses environs, elle est une véritable ambassadrice de la fierté francophone. La clientèle est diversifiée. « On reçoit les grands-parents de petits-enfants qui sont nés de familles exogames, les parents francophones et francophiles, les enseignants à la retraite, les éducateurs, les bibliothécaires et les enseignants des écoles françaises de la région. Nous avons des commandes en ligne qui proviennent du Québec et de tout le nord de l’Ontario », précise madame De Bernardi.

La gestion de l’entreprise

Gérer l’entreprise exige une grande polyvalence. En effet, Denyse De Bernardi est celle qui fait le lien avec les plus gros clients, qui s’occupe des festivals de livres dans les écoles, qui supervise le personnel, qui passe les commandes pour renouveler les stocks, etc. La boutique est génératrice d’emplois puisqu’elle compte trois employés. D’ailleurs, le recrutement et la rétention du personnel font partie des bémols avec lesquels elle doit composer. « Durant les quelques dernières années, je dirais que le plus gros défi est le recrutement d’employés ayant les compétences nécessaires pour voir au roulement de tous les jours à la boutique. Le recrutement de francophones qualifiés est limité dans la région, donc on dirait que c’est toujours à recommencer. » Depuis son ouverture, la boutique ÉduPlaisir a réussi à voler de ses propres ailes. Aucun accompagnement : tout a été fait par le CFN. Tout récemment, au printemps 2019, le CCO a manifesté son désir d’offrir un soutien, une collaboration qui devrait avoir lieu prochainement.

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C’EST ENSEMBLE QUE NOUS TRANSFORMONS NOS PROJETS DE SOCIÉTÉ EN RÉALITÉ. – Annie Joyal La boutique ÉduPlaisir située à Sturgeon Falls.

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propulsion : entrepreneuriat

LA MAISON VERTE La Maison Verte, située à Hearst, est une des nombreuses entreprises sociales qui fait partie du mandat de l’agente de développement du CCO Annie Joyal. Sa mission consiste à cultiver en serre des plants servant au reboisement, à la consommation et à l’aménagement paysager dans le but d’encourager l’emploi des femmes dans un milieu de travail qui favorise la coopération et l’innovation.

l’agriculture, car ce sont surtout des emplois saisonniers avec des salaires du secteur de l’agriculture, ce qui est très loin de ceux du secteur forestier. C’est dommage, car les personnes y travaillent très fort, et sans les semis forestiers, il n’y a pas de bois à couper. » La Maison Verte représente sept employés à temps plein en plus d’offrir entre quinze et trente emplois saisonniers, ce qui varie en fonction des activités. À cela se greffent quelques bénévoles qui soutiennent cette entreprise locale et qui croient au projet.

Les défis

Le besoin de main-d’œuvre est criant, les changements climatiques affectent la production et la concurrence est féroce. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la Maison Verte propose trois projets distincts : les semis forestiers destinés au reboisement, la production de légumes vendus dans la région et la jardinerie où se vendent, entre autres, des arbres, des arbustes, des vivaces, des fleurs et des arrangements, des outils et des produits de jardinage. Les compétiteurs se spécialisent dans un seul de ces domaines, ce qui est plus facile à gérer pour eux.

Les succès

Manon Cyr, directrice générale de la Maison Verte, et Annie Joyal, agente de développement du CCO, dans les locaux de la Maison Verte.

Les débuts

C’est grâce à l’Association Parmi-Elles que le projet a pu voir le jour au début des années 1980. « En 1982, cette association à but non lucratif cherchait à combler un besoin social, soit celui d’offrir un emploi valorisant les femmes plutôt défavorisées. À cette époque, il n’y avait pas beaucoup d’occasions pour la femme monoparentale ou moins scolarisée. En même temps, le ministère des Richesses naturelles cherchait un producteur en serre pour les semis afin d’assurer le reboisement. Avec l’aide financière du fédéral, du provincial et de 70 investisseurs locaux, la Maison Verte a commencé sa première production de semis en 1983 », raconte Manon Cyr, la directrice générale de la Maison Verte depuis juillet 2011. Quelques années plus tard, le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario a confié la responsabilité du reboisement aux entreprises. C’est ainsi que Parmi-Elles a racheté les parts pour devenir propriétaire unique de la Maison Verte. Madame Cyr explique avec fierté que l’entreprise ne dépend d’aucune subvention et qu’elle vit de ses propres revenus.

Une source d’employabilité

Répondre aux besoins économiques de la femme demeure le mandat premier de l’association. Toutefois, avec les défis liés à l’employabilité, les hommes ont maintenant leur place au sein de l’entreprise. « Toute personne qui a de la difficulté à se trouver un emploi peut trouver une occasion à la Maison Verte », ajoute Madame Cyr, en plus de préciser que le modèle social plait particulièrement aux gens qui font une différence dans la communauté et qui ont une passion pour l’agriculture. « Il faut une passion pour travailler dans

Gagnante du prix Phénix 2002 pour le nord de l’Ontario et du prix distinction communautaire en 2010, la Maison Verte est un bel exemple de réussite. « Plus de 35 ans en affaires, pour une entreprise sociale, c’est pas mal fantastique en soi, surtout si l’on considère notre secteur et les défis rencontrés avec les récessions de l’industrie forestière », précise la directrice générale, qui se souvient de l’époque où il y avait 20 producteurs de semis en Ontario, alors qu’on en compte seulement une dizaine aujourd’hui. Quand elle parle de succès, Manon Cyr mentionne aussi le choix diversifié de leurs activités, le mandat social d’offrir des emplois et la fierté d’un groupe de femmes qui a voulu faire une différence dans les années 80 et dont le mandat social se poursuit encore aujourd’hui. Bref, les affaires de la Maison Verte sont gérées par un conseil d’administration de sept personnes dont la majorité comprend des membres de l’Association Parmi-Elles, puisque celle-ci est propriétaire de cette entreprise fleurissante. L’Association fait d’une pierre deux coups puisqu’elle génère des revenus pour assurer sa survie tout en offrant des emplois, mission à l’origine de sa raison de vivre.  Pour en connaitre davantage au sujet des organismes et des entreprises sociales dont il est question dans cet article, vous pouvez consulter les liens ci-dessous : › Conseil de la coopération de l’Ontario www.cco.coop › La Maison Verte de Hearst www.lamaisonvertehearst.com › La boutique ÉduPlaisir de Sturgeon Falls www.eduplaisir.ca


propulsion : entrepreneuriat

LES OBNL,

DES ENTREPRISES AUX MULTIPLES DÉFIS P a r Na d i n e L i n d s a y / / P r é s i d e n t e e t c h e f d e l a d i r e c t i o n de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec

À titre de dirigeante d’une organisation qui s’apparente à un ordre professionnel de plus de 150 employés et venant du secteur privé, je peux témoigner du professionnalisme de ce type d’organisation, qui n’a rien à envier à celui d’entreprise à but lucratif. Et pour cause! Les défis à relever sont tout aussi grands. Toute entreprise doit veiller à sa pérennité en assurant notamment sa viabilité financière. Dans le cas d’un organisme à but non lucratif (OBNL), cette viabilité financière doit soutenir sa mission. L’organisme doit dégager une marge de manoeuvre afin d’être, lui aussi, en mesure de se réinventer, de continuer sa croissance, de retenir et d’attirer des ressources compétentes et, enfin, de s’assurer de la justesse des services offerts. Pour obtenir ce résultat, il faut une transformation des plus chirurgicales, car on ne parle pas ici de simplement ajuster le tir ou de processus d’amélioration continue. On parle plutôt de transformation intégrale, jusqu’au plus profond des veines de chacun des employés. Les organismes à but non lucratif ne sont pas tous de petites organisations dotées d’un budget et d’une infrastructure minimaux (et qui réussissent par ailleurs très bien ainsi). Il existe aussi des entreprises structurées, avec des ressources financières, matérielles et humaines considérables et qui sont, par vocation ou par choix, des OBNL. Or, dans ces organismes, comme toutes les entreprises, il n’y a plus de place

aujourd’hui pour la complaisance, le statuquo ou l’inertie. Nous sommes dans un monde où tout bouge trop vite, où les employés compétents sont de plus en plus recherchés, où les clients en veulent davantage, où les comparables ne se retrouvent plus de l’autre côté de la rue, mais sur n’importe quel téléphone intelligent. Ces éléments sont maintenant le quotidien de toute organisation, peu importe sa structure juridique. L’équation, afin de générer des profits, est facile : il s’agit de diminuer les dépenses ou d’augmenter les revenus. Équation qui parait simple, mais pour un OBNL, elle se révèle souvent très complexe, car la possibilité de générer des revenus est parfois très limitée ou restreinte, voire quasi nulle. Le défi en est encore plus stimulant!

DE LA NÉCESSITÉ DE SE RÉINVENTER Le premier élément de solution pour réussir dans ce contexte en perpétuel mouvement est la prise de conscience initiale qu’il est acceptable et souhaitable de faire plus avec moins, de revoir nos façons de faire et de dégager des surplus qui nous permettront de réinvestir dans l’accomplissement de notre mission. Il existe encore un courant de pensée voulant que les OBNL ne puissent pas faire de profits. Or, ne vouloir générer des revenus que pour pouvoir couvrir ses dépenses courantes, c’est penser à très court terme. À l’inverse, penser faire

autrement, faire mieux, nous permet de générer la force et l’énergie requises pour nous propulser au-devant des attentes de notre public.

LE CONTRAT SOCIAL INTERNE Un autre élément essentiel de cette transformation, et qui est malheureusement parfois oublié, est-ce que j’appelle le contrat social que l’on doit « signer » avec nos employés. Cette entente informelle, basée sur la confiance mutuelle et notre engagement individuel et commun à faire ce qui est bien pour l’entreprise, est selon moi vitale pour la réussite dune organisation. Il s’agit de son ADN. Ne vous attendez pas à un document légal comportant plusieurs engagements et responsabilités. Il s’agit plutôt de philosophie, de principes, de valeurs, d’actions concrètes, de réciprocité et de cœur, tournés vers le bien de l’organisation et de l’autre. Peu importe le type d’entreprise, aussi bien l’organisation que l’employé ont intérêt à cheminer ensemble en se concentrant sur ce qu’il faut accomplir plutôt que sur ce qu’ils peuvent demander. Tous les deux doivent être conscients qu’ils sont les artisans de leur bonheur, de leur bienêtre, de leurs échecs comme de leurs succès. Sommes-nous prêts à respecter ce contrat implicite pour notre bien mutuel et celui de l’organisme? 

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propulsion : entrepreneuriat

Les coopératives Par Thibaud Drouhin (agent de projet) et Dènik Dorval (agent principal) // Conseil de la Coopérative de l’Ontario L’économie sociale, qui représente la combinaison de la production d’un bien ou d’un service avec une mission sociale, renvoie à une coopérative, une entreprise sociale ou une association mutuelle. Dans cet article, nous présenterons le fonctionnement, le processus de création et les avantages d’une coopérative, soit un type d’entreprise de plus en plus populaire dans l’économie moderne. En effet, malgré leur manque de reconnaissance, les coopératives sont très actives et représentent 7 % du PIB canadien. C’est le secteur le plus croissant en 2018-2019 au pays (Coop et Mutuel Canada, 2019).

vieilles coopératives au Canada. Créée en 1894, elle avait alors comme nom « The St-Albert Co-Operative Cheese Manufacturing Association ». Pour fêter le premier centenaire de la coopérative, la Fromagerie a organisé le premier Festival de la Curd en 1994. Depuis, cet évènement estival a lieu chaque année. Grâce aux principes établis par les fondateurs en 1894, cinq générations de producteurs laitiers et d’artisans ont su développer et maintenir la qualité des fromages de la coopérative.

DÉFINITION

Même si une certaine majorité de coopératives vont chercher à s’implanter dans un domaine déjà arrivé à maturité, tel que le commerce de détail, le domaine bancaire (Caisse populaire ou Credit Union) et autres, la marge de manœuvre reste spacieuse et abordable après avoir respecté les huit étapes pour développer une nouvelle coopérative :

Une entreprise coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement. Ces institutions peuvent être à but lucratif ou sans but lucratif, et peuvent même devenir une grande entreprise collective à fort impact social comme Desjardins, Cooperators, MEC et plusieurs autres. Le secteur d’activité dans lequel les coopératives tendent à évoluer peut s’avérer très large et diversifié. Elles sont déjà présentes dans tous les secteurs économiques au Canada. La Fromagerie St-Albert est une des coopératives les plus réputées dans tout l’Ontario; son fromage est vendu dans plus de 2000 points de vente à travers le Québec et l’Ontario et est considéré comme l’un des meilleurs du pays. De plus, la Fromagerie est l’une des plus

PROCESSUS DE CRÉATION

1›

2›

3›

4›

Valider la faisabilité du projet. Pour ce faire, quelques questions doivent être abordées. Qui seront les membres de la coopérative? La coopérative pourra-t-elle créer des recettes? Quel sera le besoin en matière de financement?

5›

Dresser un plan détaillant l’évolution attendue de la coopérative en matière de chiffre d’affaires, de couts, de gouvernance et autres.

6›

Obtenir un moyen de financement fiable, prévoir un lancement et une incorporation dans le temps.

7›

Démarrer les opérations.

8›

Évaluer la croissance. Comment l’organisme évolue-t-il dans son environnement? Les résultats sontils ceux prédits lors des études de prélancement?

Trouver une idée prometteuse tout comme une entreprise privée. Cependant, il y a une différence : les coopératives sont fondées par un effort de collaboration et de prise de décisions en groupe, et reposent sur des principes coopératifs qui guident l’entreprise.

Lorsque l’on met sur pied une coopérative, il faut également penser à sa forme et à sa constitution légale. Il y a six différents types de coopératives en Ontario qui peuvent servir de différents styles de membriété et de gouvernance :

Évaluer les compétences entrepreneuriales. Quelles sont les forces et les faiblesses au sein de l’équipe? Y a-t-il un besoin de formation?

› Les coopératives de consommateurs

Analyser le futur environnement à l’aide d’une étude de marché, et le milieu légal, juridique et concurrentiel par des analyses sectorielles et précises.

› Les coopératives de producteurs

› Les coopératives de travailleurs actionnaires › Les coopératives financières › Les coopératives à partenaires multiples ou de solidarité › Les coopératives d’habitation Une constitution légale permet à la coopérative d’avoir une existence


propulsion : entrepreneuriat juridique propre. Il est possible de créer une coopérative à deux niveaux géographiques différents : Provincial : En règle générale, une incorporation type se fait au niveau provincial. Donc, le gouvernement provincial du territoire où l’organisme est implanté sera responsable. Régional : Cette incorporation est la plus souvent utilisée lorsque l’on dispose de plusieurs organismes qui ne sont pas situés dans la même province. Enfin, l’identité coopérative compose huit valeurs forgeant son identité : › Adhésion volontaire et ouverte à tous › Pouvoir démocratique exercé par les membres › Participation économique des membres › Autonomie et indépendance › Éducation, formation et information › Coopération entre les coopératives › Engagement envers la communauté › Développement durable

AVANTAGES Maintenant, intéressons-nous plus précisément aux avantages qu’apporte une coopérative : Elle permet de créer des emplois par elle-même. Comme chaque organisme œuvrant dans un marché précis, il est souvent nécessaire, voire obligatoire, d’embaucher des acteurs économiques pour faire en sorte de quantifier et qualifier sa production. Le plus souvent, ces offres d’emplois vont être stables (durée à long terme) et vont permettre une amélioration de l’état du chômage, de la précarité, etc. Comme sa définition le précise, une coopérative dispose de deux identités (association et entreprise), ce qui signifie qu’en plus d’être apte à recevoir des subventions de l’État, elle est en mesure de produire ses propres revenus et donc de bénéficier d’une double méthode de paiement. Elle permet ainsi de contribuer à l’atteinte de solutions durables et aux problèmes socioéconomiques de tous.

De plus, selon un grand nombre d’études, il a été prouvé que les coopératives et les entreprises sociales survivent plus facilement à une période de crise qu’une entreprise à but lucratif (Gouvernement du Canada, Guide d’informations sur les coopératives, 2018). Elle permet de rassembler des services communs sous un même toit. Et, ce faisant, elle permet de répartir certains couts de fonctionnement parmi les membres (p. ex., Internet, loyer, photocopieur, etc.). Elle freine l’exode vers les villes en maintenant des services de proximité et en préservant des emplois dans la communauté rurale. Par la même occasion, elle peut revitaliser un quartier, une municipalité, une région. Grâce à son système de gestion organisationnelle, elle permet aux personnes membres d’avoir une voix décisionnelle sur les directions et décisions à prendre par l’organisme. Elle peut donc diriger les activités de l’organisme vers l’épanouissement économique et social de sa propre communauté. Elle donne un pouvoir économique réel et sûr, qui va permettre à l’organisme de déterminer ses propres objectifs. En effet, contrairement aux entreprises lucratives de type bizness, les coopératives n’ont pas la même incidence décisionnelle, ce qui les rendent plus libres. De plus, ce pouvoir économique est rendu possible grâce au regroupement des membres des communautés autour de projets communs, ainsi qu’au rassemblement de la population en favorisant le travail en équipe et les résolutions de problèmes envers les obstacles systématiques du marché. Grâce à son mode d’organisation, de fonctionnement et de gestion démocratique, les membres de la communauté se mobiliseront lorsque l’organisme rencontrera des difficultés économiques. Une entraide se créera alors pour pouvoir subvenir aux besoins de l’organisme.

CONCLUSION Les coopératives peuvent représenter des organismes à impact mondial (tel que E. Leclerc), mais ne sont pas tout le temps reconnues comme elles le

devraient. En effet, la vision populaire d’une coopérative a tendance à dénigrer la réussite financière de l’organisme en question. Cette pensée n’est pas fondée, et peut même être contredite. Nous avons évoqué précédemment la capacité à survivre aux périodes de crise financière, ainsi que le succès rencontré par certains organismes. De manière plus générale, les coopératives contribuent aux bienêtre d’une communauté de façon matérielle (aménagement, aide financière, etc.) et immatérielle (éducation, accueil de réfugiés, etc.), et ce, tout en permettant d’alimenter le marché de l’emploi à l’aide de postes durables dans une période de chômage et de précarité relativement importante. 

RÉFÉRENCES https://www.lsa-conso.fr/leclerc-estle-premier-groupe-cooperatif-aumonde-pour-le-commerce-selon-leworld-coop-monitor,187909 http://www.cco.coop https://canada.coop/fr/nouvelles/ cmc-honore-meilleurs-et-plusbrillants-acteurs-secteur-canadiencooperatives-et-mutuelles https://www.cooperators.ca/fr-CA/ About-Us.aspx

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L’incidence de l’intelligence artificielle sur le marché du travail : UNE OCCASION INCROYABLE POUR LES APPRENANTS ADULTES P a r H o s n i Z a o u a l i / / G e s t i o n n a i r e , Te c h A d a p t i k a

L’intelligence artificielle est un sujet brulant. De nombreux experts la comparent à l’invention de l’électricité du XIXe siècle. Comment cette nouvelle discipline perturbe-t-elle déjà tout — y compris notre approche de l’éducation des adultes? Son incidence se répercutera de manière intéressante et souvent inattendue. Alors que l’intelligence artificielle mettra des millions de personnes hors du marché du travail (travailleurs jeunes et âgés), il devient crucial de former ces millions de travailleurs nouvellement obsolètes aux besoins du marché du travail de demain (et non d’hier ou même d’aujourd’hui). Cela crée d’énormes possibilités pour les établissements d’enseignement et les grandes entreprises afin de recycler/rééduquer toute une tranche de la population. Au cœur de toute réflexion sur l’avenir économique de notre communauté, la question de l’éducation est enracinée. Sans une éducation pertinente et actualisée, il est presque impossible d’assurer la viabilité économique de notre communauté — sachant d’autant plus que d’ici 2036, la population des personnes âgées de notre province aura plus que doublé pour atteindre 4,1 millions1.

QUE VA-T-IL SE PASSER? Les établissements d’enseignement devront faire preuve de plus de souplesse que jamais pour absorber un nombre sans précédent d’adultes intéressés par la microcertification et le microapprentissage. Les grandes entreprises devront créer en

interne leurs propres « établissements » de type « collèges » afin de recycler leurs employés dont les compétences seront devenues désuètes. Les gouvernements devront allouer des budgets importants à ce nouveau besoin, pourtant crucial. Microcertification Processus de certification et de validation des connaissances, des compétences et des aptitudes qu’une personne a acquises, mais qui ne se limite pas nécessairement aux établissements d’enseignement, aux diplômes ou aux relevés de notes officiels. Microapprentissage Méthode d’apprentissage qui s’appuie sur de courtes séances informatives centrées sur un sujet précis et un objectif défini.

ON N’ENTRAINE PAS LES GENS À COURIR PLUS VITE QUE LES VOITURES. ALORS, POURQUOI FAUDRAIT-IL LES ENTRAINER À PENSER PLUS VITE QUE LES ORDINATEURS? Lorsque je m'adresse à des administrateurs de collèges et d’universités, ceux-ci me disent avec fierté qu’ils ont ajouté à leur programmation des classes de codage. Ainsi, les adultes apprennent à coder dans plusieurs langages informatiques. Malheureusement, lorsque ces adultes auront terminé leur programme, l’intelligence artificielle aura pris le contrôle de ce secteur et sera en mesure de programmer beaucoup plus rapidement que n’importe quel humain. Encore une fois, il ne nous viendrait jamais à l’esprit d’entrainer nos étudiants à courir plus vite que les voitures. Alors, pourquoi

Gouvernement de l’Ontario, « Trouver la bonne adéquation : pour des collectivités-amies des aînés », 7 mars 2019, [En ligne]. [https://www.ontario.ca/fr/document/trouver-la-bonne-adequation-pour-des-collectivites-amies-des-aines] (Consulté le 7 aout 2019).

1


propulsion : adaptation les préparons-nous à coder plus rapidement que les ordinateurs? Tant d’heures perdues et tant de dollars dépensés pour préparer la génération suivante à des emplois d’avant-hier. Au lieu de cela, déterminons les compétences de demain. Quelles industries et disciplines vont prospérer dans cinq à dix ans? Et plus important encore, quelles sont les occasions qui s’offrent aux adultes et aux personnes âgées dont la sagesse est plus que nécessaire dans ce processus? Pour les apprenants adultes, il s’agit d’un processus très compliqué à gérer. Ils doivent étudier où va l’économie — les tendances démographiques et technologiques qui suscitent les besoins du futur proche — et peut-être essayer de trouver une formation plus actuelle cette fois-ci. Comme l’a souligné l’écrivain et conférencier israélien Yuval Noah Harari : « En 1990, nous étions presque certains que le monde serait régi par les mêmes règles que le monde de 19802. » Rien n’a beaucoup changé en dix ans. Un étudiant en médecine était presque assuré de trouver un emploi de radiologue, par exemple. Un étudiant en droit était presque sûr de trouver un emploi d’avocat. Aujourd’hui, le changement est si radical que nous ne savons plus si ce que les enseignants ou les adultes nous disent est une sagesse intemporelle ou une vision du monde désuète. L’étudiant en médecine remarquera avant la fin de ses études que la reconnaissance de l’image a tellement progressé qu’il n’y aura plus de radiologistes dans dix ans. Les machines analysant les rayons X et les IRM n’ont même pas besoin d’être parfaites, elles doivent simplement être meilleures ou moins chères. Pour sa part, l’étudiant en droit se rendra compte que la fonction d’un avocat n’est pas de crier à tout moment « Objection, votre honneur! » dans une salle remplie de citoyens. 90 % de son travail consistera à rechercher un détail dans une pile infinie de documents administratifs. Et, encore une fois, l’arrivée de l’intelligence artificielle fera disparaitre ce métier tel que nous le connaissons aujourd’hui, puisque celle-ci sera en mesure d’effectuer les recherches rapidement parmi les archives.

progrès aient été accomplis avec le système éducatif d’avantguerre, il est indéniable que ce modèle est obsolète depuis longtemps. Puisque la plupart des apprenants peuvent trouver les connaissances en ligne, les bons formateurs comprennent que leur rôle consiste maintenant à organiser ces connaissances et à aider les étudiants à naviguer dans cet océan d’informations en ligne. Les établissements d’enseignement devraient cesser de considérer les apprenants comme de jeunes esprits frais prêts à assimiler les connaissances.

LES APPRENANTS DE DEMAIN VIENDRONT DE TOUS LES ÂGES Les adultes et les personnes âgées deviennent les apprenants de demain. S’ils veulent profiter de ces immenses occasions, les établissements d’enseignement et les grandes entreprises devront réfléchir à ces questions :

1

Comment pouvons-nous absorber des millions d’apprenants adultes disposés à se rééduquer? L’organisme TechAdaptika se spécialise sur cette question et conseille déjà plusieurs universités et grandes entreprises.

2

Quelles sont les compétences de demain?

3

Comment pouvons-nous préparer les prochaines générations d’adultes aux emplois de demain?

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’éducation de demain, vous pouvez communiquer avec Hosni Zaouali pour une consultation (des frais de conférencier s’appliquent) à Hosni.Zaouali@Adaptika.Tech. 

CONTINUER D’APPRENDRE Les adultes et les personnes âgées deviendront la norme sur les campus universitaires et collégiaux, ainsi que dans les établissements de formation des adultes. Bien que de nombreux 2

Hosni Zaouali, « Intelligence artificielle: désastre ou opportunité? », 18 juin 2019, [En ligne]. [https://l-express.ca/intelligence-artificielle-desastre-ou-opportunite/] (Consulté le 7 aout 2019).

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ADAPTER ET SÉCURISER SON SITE WEB :

des incontournables POUR SES CLIENTS

Par Marie-Eve Séguin // Graphiste, Coalition ontarienne de formation des adultes Avec la technologie en constante évolution, il est important d’offrir à sa clientèle la meilleure expérience numérique possible. Pour créer cette expérience, il faut avoir plusieurs outils à sa disposition. L’un d’entre eux est le site Web : un outil de markéting fort populaire. Le vôtre est-il bien conçu? Est-il adapté et sécurisé? Que signifie site Web réactif? Quelle est la différence entre HTTP et HTTPS? Nous répondrons à ces questions dans le présent article et nous exposerons des astuces qui offriront à vos clients la meilleure expérience de navigation sécuritaire possible. Un site Web réactif, ou responsive Web design en anglais, signifie que le site Web s’adapte à tous les écrans. En d’autres mots, le design du site s’ajuste automatiquement, peu importe l’appareil utilisé (cellulaire, tablette, portable, ordinateur de bureau, etc.). Le menu, les images et le texte s’agrandissent ou se rapetissent en conséquence et sont automatiquement disposés aux bons endroits. On s’assure donc d’offrir une navigation conviviale à tous les utilisateurs.

QUELQUES STATISTIQUES POUR COMPRENDRE L’IMPORTANCE D’UN SITE WEB RÉACTIF

Ces statistiques nous font comprendre l’importance et l’urgence de se munir d’un site Web réactif. Il ne faut pas oublier que l’on dispose de quelques secondes seulement pour donner une bonne impression aux internautes. Par exemple, si l’utilisateur doit effectuer un zoom pour lire le texte ou pour accéder au menu, cette expérience est décourageante et peut être déterminante pour l’utilisateur de sorte qu’il choisisse de quitter le site et trouver des renseignements ailleurs. Une autre composante importante est l’accessibilité. L’accessibilité et l’adaptabilité se jumèlent bien, car si on ne respecte pas l’une des deux, la clientèle aura de la difficulté à accéder à l’information recherchée. Concrètement, si des apprenants consultent un site Web à partir de leur tablette pour trouver les heures d’ouverture ou l’offre de cours d’un centre, par exemple, et qu’ils ne sont pas en mesure de lire l’information, quelle est l’utilité du site Internet? Plusieurs éléments sont donc à considérer en matière d’accessibilité. En voici trois pour la clientèle faiblement alphabétisée :

11.

Les couleurs : Le fond d’écran et la couleur de l’écriture sont très importants pour assurer la lisibilité du texte. Il faut veiller à ce qu’il y ait un contraste entre les deux couleurs, mais que celui-ci ne soit pas trop prononcé. Par exemple, l’écriture noire sur un fond blanc n’offre pas une bonne expérience de lisibilité, surtout en ligne et surtout pour les personnes ayant un trouble de lecture comme la dyslexie.

2›

La typographie : On privilégie une police de caractères sans empattement (sans serif) comme Arial ou Verdana. On utilise une taille plus grande pour les titres et les intertitres (ou les codes hiérarchiques s’il s’agit d’un texte en HTML). On ne place pas non plus de texte par-dessus une image5.

Plus de 3,36 milliards d’utilisateurs utilisent leur téléphone intelligent pour naviguer sur le Web1 4 clients sur 5 utilisent leur appareil mobile pour faire des achats en ligne2 57 % des clients ont dit qu’ils ne recommanderaient pas une entreprise dont le site Web n’est pas réactif3 40 % des clients consultent le site d’un compétiteur après avoir vécu une mauvaise expérience de navigation4 1 2 3 4 5

https://techjury.net/stats-about/smartphone-usage/. Consulté le 25 juillet 2019. https://techjury.net/stats-about/mobile-marketing/. Consulté le 25 juillet 2019. https://quoracreative.com/article/mobile-marketing-statistics. Consulté le 25 juillet 2019. https://99firms.com/blog/mobile-marketing-statistics/. Consulté le 25 juillet 2019. Le Phénix, « L’accessibilité des documents, des locaux et des vidéos », Perfectio, édition automne 2018, p. 12.


propulsion : adaptation

3›

La balise ALT pour les images : Les logiciels de lecture de texte ne sont pas en mesure d’interpréter des images, ils ne peuvent que lire du texte. Il faut s’assurer de décrire chaque image sur son site en ajoutant des balises ALT. Cela est primordial pour les personnes atteintes de troubles de vision et qui ont recours à de tels logiciels pour connaitre le contenu d’un site. De plus, si une image ne télécharge pas, la balise du moins apparaitra.

Un autre avantage de créer un site Web réactif est le classement dans les moteurs de recherche. Depuis 2015, des moteurs de recherche tels Google prennent en considération la compatibilité des sites avec les appareils mobiles et filtrent les résultats de recherche en fonction de cette composante. Un site Web adapté pour des appareils mobiles apparaitra au haut de la liste des résultats. Comment savoir si son site Web est optimisé pour les tablettes électroniques et appareils mobiles? Consultez le site https://search.google.com/test/mobile-friendly et entrez l’adresse de votre site. On vous donnera la réponse.

COMMENT S’Y PRENDRE POUR QU’UN SITE WEB SOIT RÉACTIF? Aujourd’hui, il est plus facile de créer un site Web réactif. En effet, des outils de développement Web comme Wix, Wordpress et Weebly offrent plusieurs modèles de sites Web qui s’adaptent à tous les écrans imaginables. Se servir d’un de ces modèles comme point de départ est envisageable si vous avez quelques connaissances en design pour le Web. Sinon, il ne faut pas hésiter à se tourner vers un professionnel comme un webmestre ou un graphiste. C’est un investissement qui rapportera beaucoup à la longue.

ce jargon? Selon Wikipédia, « HTTPS permet au visiteur de vérifier l’identité du site Web auquel il accède, grâce à un certificat d’authentification émis par une autorité tierce, réputée fiable. Il garantit théoriquement la confidentialité et l’intégrité des données envoyées par l’utilisateur (notamment des informations entrées dans les formulaires) et reçues du serveur. Il peut permettre de valider l’identité du visiteur, si celui-ci utilise également un certificat d’authentification client 7. » Dans notre domaine, la sécurité des apprenants est un sujet assez chaud. Si vos apprenants utilisent votre site Web comme portail d’apprentissage, il est de votre devoir de vous assurer que leurs données sont sécurisées en tout temps. De plus, les moteurs de recherche filtrent les résultats selon la sécurité des sites. Si vous désirez que le vôtre apparaisse au haut de la page de résultats, pensez à le sécuriser.

SÉCURISER UN SITE WEB Quelques étapes s’imposent pour convertir son site Web au protocole HTTPS. Sachez qu’elles peuvent être facilitées avec l’aide d’un professionnel du domaine tels un webmestre ou un hébergeur.

1›

Se procurer un certificat SSL auprès de son hébergeur.

2›

Installer le certificat SSL sur son site Web.

3›

S’assurer que le certificat est bien installé, c’est-à-dire consulter chaque page du site et s’assurer que l’adresse Web est toujours précédée de HTTPS et non HTTP.

› »

LES SITES WEB SÉCURISÉS Toutes les 39 secondes, une cyberattaque est déclenchée, et 43 % de ces attaques sont ciblées sur des petites entreprises6. Voilà une statistique qui en dit long sur l’importance de sécuriser son site Web. Que veut-on dire par un site Web sécurisé? Auriez-vous vécu une expérience de navigation pendant laquelle le navigateur vous aurait averti que le site Web que vous consultiez n’était pas sécurisé? Que faut-il faire dans un tel cas? Il faut veiller à ne pas saisir d’informations délicates (par exemple, un mot de passe ou un numéro de carte de crédit), car un site non sécurisé offre plus de chances que les données soient piratées.

4›

Vérifier les images ou documents que les gens peuvent télécharger. S’assurer que les liens sont bien sécurisés, car les navigateurs pourraient avertir l’utilisateur de ne pas télécharger, puisque ce n’est pas nécessairement sécuritaire.

À partir des paramètres des moteurs de recherche, indiquer que le site Web est maintenant sécurisé.

Les sites Web sont des outils de markéting utilisés régulièrement. Ils sont des sources d’information pour les clients, accessibles 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Il est donc primordial de maintenir le sien à jour en révisant annuellement les informations qui s’y retrouvent et en s’assurant qu’il suit les dernières tendances informatiques. Ces tendances ont un but commun : offrir la meilleure expérience de navigation sécuritaire aux internautes. 

Un site Web sécurisé signifie qu’il est sous le protocole HTTPS, qui signifie en anglais HyperText Transport Protocol Secure. Auparavant, les sites étaient tous sous le protocole HTTP (HyperText Transport Protocol). Suivant la venue des achats en ligne et des comptes bancaires en ligne, par exemple, le protocole sécurisé (HTTPS) a vu le jour. Que signifie tout 6 7

Chase Wolf, « 5 Reasons Your Site Should Be HTTPS », Blue Corona, 25 mars 2018, [En ligne]. [https://www.bluecorona.com/blog/reasons-to-have-https-Website] (Consulté le 25 juillet 2019). https://fr.wikipedia.org/wiki/HyperText_Transfer_Protocol_Secure. Consulté le 25 juillet 2019.

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RELEVER UN DÉFI DE TAILLE Pa r Sy l v i e G a u t h i e r / / Fo r m a t r i c e p r i n c i p a l e , P ro g ra m m e F @ D

Dans le cadre de mon travail, je côtoie quotidienne­ ment les formateurs et les directions générales œuvrant dans le domaine de la formation des adultes en Ontario. Je croyais donc bien connaitre les centres membres de la Coalition ontarienne de formation des adultes. En discutant avec la directrice générale de La Route du Savoir, madame Chantal Hudon, j’ai compris que je pouvais toujours en apprendre davantage sur eux.


propulsion : adaptation

Madame Hudon est une communicatrice dynamique qui n’a pas peur de relever de nouveaux défis. En effet, dès son arrivée en poste en juin 2015, elle faisait face à un défi de taille, soit de mettre en place un plan de redressement afin de répondre à un avis de mise en garde de fermeture du ministère de la Formation et des Collèges et Universités (MFCU). C’est avec une grande générosité qu’elle a accepté de partager ses expériences vécues depuis ses débuts à La Route du Savoir. Pour bien nous situer, commençons par en apprendre un peu plus sur ce centre. D’abord, précisons qu’il a été incorporé en avril 1992. Celui-ci a commencé ses opérations, comme la plupart des autres centres de formation des adultes, en offrant des services d’alphabétisation. Puis, afin de bonifier l’offre de services et le financement, la direction générale qui a précédé madame Hudon a mis sur pied une entreprise sociale proposant d’autres programmes comme des cours de français langue seconde et de langues étrangères. Bien que les programmes de l’entreprise sociale roulaient à plein régime et qu’ils apportaient des fonds supplémentaires, cela ne permettait pas au centre d’alphabétisation d’atteindre certains engagements en matière de rendement exigés par le MFCU, tels la coordination des services et le nombre d’apprenants servis. L’avenir du centre était donc précaire, et cela coïncidait avec l’arrivée de la nouvelle directrice générale, Chantal Hudon, qui demeure à la tête de l’organisme à ce jour. Inutile de mentionner que madame Hudon a dû faire preuve de courage, de créativité et d’audace pour contrer cet état de précarité. Son sens de l’entrepreneuriat a été très utile. « D’abord, j’ai minutieusement consulté les rapports Qualité des services en détail afin d’obtenir des précisions sur les éléments où il fallait se concentrer le plus », m’a-t-elle dit. « Ensuite, j’ai établi des priorités. » Ces étapes lui ont permis de comprendre que le centre devait faire peau neuve. La directrice devait assurer une communication ouverte et bidirectionnelle avec

NOUS ESPÉRONS EFFECTUER ENCORE PLUS DE CHANGEMENTS. NOUS CONTINUONS À EXPLORER LES POSSIBILITÉS ET À METTRE EN PLACE DES PROJETS AFIN D’ASSURER LA VIABILITÉ ET LA PERTINENCE DU CENTRE.

le conseiller du ministère afin d’exposer son plan et de faire état des progrès continus réalisés. Elle devait également faire de même avec la formatrice Julie Brisson. Ce faisant, les deux dames ont appris à connaitre les forces de l’une et l’autre. Elles ont su les combiner et créer un plan de redressement qui visait à augmenter la visibilité du centre. Elles se sont d’abord déplacées sur tout le territoire où La Route du Savoir œuvrait et ont rencontré une panoplie de partenaires. De plus, elles ont participé à tous les évènements de la communauté : foires, festivals, rencontres, etc. Ces démarches leur ont permis de comprendre les besoins de la communauté. La prochaine étape était alors évidente : offrir les services qui répondraient à ces besoins et rebâtir la clientèle apprenante. Il était devenu évident qu’il fallait donner un regain de vie à La Route du Savoir dont le mandat premier est de servir la clientèle peu alphabétisée, mandat qui avait quelque peu été mis de côté en raison des opérations de l’entreprise sociale. Les citoyens de Kingston avaient des besoins en formation de base; le centre avait toujours sa place dans la communauté. Les coéquipières ont donc pensé à d’autres initiatives qui pouvaient les aider à atteindre leurs objectifs de redressement. C’est ainsi qu’elles ont créé des ateliers comme Optimiser et développer sa mémoire et Le bilan des compétences, pour n’en nommer que quelques-uns. Grâce à ces ateliers, un partenariat avec un centre d’emploi local a été établi. Lorsque les apprenants terminaient le bilan de leurs compétences, ils rencontraient un conseiller en emploi pour passer aux prochaines étapes de leur recherche d’emploi. C’était là de nouvelles initiatives

gagnantes sur plusieurs plans : augmentation des inscriptions et coordination de service. Ces deux nouvelles formations s’offrent toujours à ce jour. Aussi, les employées du centre se sont prévalues des services du Programme de formation à distance. Cette façon de faire permettait aux apprenants d’utiliser la technologie numérique dans le cadre de leur apprentissage, elle offrait plus de choix en matière de formation et elle permettait de travailler en partenariat continuant ainsi à augmenter les taux de participation et de coordination de service. Tout ce travail a porté ses fruits. En seulement un an, la directrice et la formatrice ont réussi à atteindre tous les objectifs fixés. En ce qui concerne l’avenir du centre, madame Hudon m’a partagé ses souhaits : « Nous espérons effectuer encore plus de changements. Nous continuons à explorer les possibilités et à mettre en place des projets afin d’assurer la viabilité et la pertinence du centre. » En guise de conclusion, je crois que nous pouvons tirer de bonnes leçons de ce centre qui a su relever un défi de taille si rapidement. À titre d’organisme sans but lucratif, il faut toujours être prêt à surmonter les obstacles et à aller au-devant des changements. Ce faisant, il ne faut jamais oublier la raison d’être de l’organisme et il faut s’assurer que les projets sur lesquels on travaille répondent aux besoins de la communauté et permettent d’atteindre les objectifs fixés. 

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5

Vendre sa salade :

astuces

POUR ORIENTER VOS APPROCHES DE COMMUNICATION Par Marie-Eve Pépin // Présidente, Missile Communications Lors de mon atelier sur la planification de la communication au forum régional de la Coalition ontarienne de formation des adultes (COFA) à Ottawa en mai 2019, plusieurs participants m’ont partagé leur frustration à ne pas savoir comment approcher des clients potentiels, quoi leur dire ou comment promouvoir leur produit de façon innovatrice. Ne pas savoir se réinventer est commun, et bien qu’il n’y ait pas de recette magique, il y a des façons de pallier ce défi. Voici donc cinq astuces pour mieux orienter vos approches de communication.

1. SE CONNAITRE

2. ÉCOUTER

Vous êtes votre produit. Avant même de le vendre, il faut d’abord vous connaitre vous-même. Cette partie n’est pas facile. Le constat est évident lorsque l’on demande simplement aux gens de nous parler d’eux-mêmes. Généralement, cette requête est suivie d’un malaise silencieux, d’un sourire timide ou d’un profond « Euh », et c’est normal.

J’écoute, donc j’entends; j’entends, donc j’écoute. Il y a bel et bien une distinction entre les deux, et l’un n’implique pas nécessairement l’autre. Alors qu’entendre est une fonction physiologique qui fait appel à un sens (l’ouïe), l’écoute est psychologique, donc cognitive. Savoir écouter, ça s’apprend et ça s’exerce.

Lorsque l’on vous pose ce type de question, visez l’inédit, le surprenant ou tout élément distinctif qui fait que l’on se souviendra de vous. Par exemple, lorsque j’ai demandé à une participante d’un atelier de me parler d’elle et de ce qu’elle fait, elle m’a instinctivement répondu : « Je suis formatrice et je donne des cours en français à distance aux adultes. Ce sont des cours en ligne, donc je ne vois jamais les apprenants. Je fais ça depuis deux ans. C’était mon premier emploi quand je suis arrivée au Canada et je l’ai gardé depuis. » C’est une bonne réponse en soi. Toutefois, reformuler ces informations de sorte qu’elles suscitent l’émotion en plus d’informer le récepteur des services offerts donne un impact plus immédiat. Par exemple : « Je change la vie des gens sans jamais les voir! Je leur donne des cours à distance, comme formatrice. J’occupe ce poste depuis mon arrivée au Canada il y a deux ans. » La morale : ce n’est pas parce que l’on connait l’annuaire de cours par cœur que l’on peut aisément parler de son organisme et vendre ses services.

Posez-vous la question « Comment est-ce que j’écoute les autres? » Nous écoutons tous de manière passive (sans retenir d’information) à plus d’un moment dans la journée. C’est tout à fait normal, mais il faut savoir avec qui cela se produit et pourquoi. Développer la conscience que l’on est en mode passif pour passer au mode actif nécessite une excellente connaissance de soi et de ses obstacles à l’écoute. Les sonneries trop fortes, les pièces bondées, les préoccupations personnelles, la fatigue, la surcharge communicationnelle sont des exemples de nuisances à une écoute attentive et soutenue. Soyez alerte aux obstacles qui entravent votre degré d’écoute de vos clients et de vos futurs apprenants. Plus vous serez en mesure de les repérer, plus vous vous concentrerez sur les besoins du client et la façon dont vous adapterez votre discours à votre public cible.

SANS MESSAGES CLÉS, L’ON RISQUE DE NE RIEN DIRE.


propulsion : amélioration

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CHOISISSEZ DE DIRE UN À DEUX MESSAGES QUI IMPORTENT, ET RÉPÉTEZ-LES. LE SECRET EST DANS LA RÉPÉTITION SOIGNÉE. 3. PLANIFIER La communication est un concept si vaste et naturel qu’on en oublie parfois son importance et la nécessité de bien la préparer par l’entremise d’une stratégie de communication. Celle-ci permet d’établir un plan de match pour toute activité communicationnelle que l’on désire mener (campagne de publicité pour une nouvelle formation, lancement d’un nouveau cours du soir, soirée portes ouvertes, etc.). La stratégie devrait être le point de départ avant toute démarche, car elle permet d’analyser le contexte et les opinions publiques et de tenir compte de considérations stratégiques qui pourraient avoir un impact sur vos communications. La stratégie de communication aide également à définir les publics cibles et à cerner les objectifs de communication et les messages clés qui en découlent. Sans messages clés, l’on risque de ne rien dire.

4. ÉVITER DE COMMUNIQUER POUR COMMUNIQUER

‘‘

« JE PUBLIE SUR FACEBOOK TOUS LES JOURS ET MON SITE WEB EST REMPLI D’INFORMATION, MAIS MES INSCRIPTIONS N’A UGMENTENT PAS. » Plusieurs directions générales d’organismes me signalent souvent ce défi. Il réside en l’idée préconçue que plus on communique, mieux c’est. En fait, c’est l’inverse. Le conseiller spécial de Bill Clinton, James Carville, prenait soin de répéter ce principe de base en communication : « Si vous dites trois choses, vous ne dites rien. » En d’autres mots, tout dire risque de noyer le message. Personne n’en retiendra l’information désirée. Alors, comment faire? Choisissez de dire un à deux messages qui importent, et répétez-les. Le secret est dans la répétition soignée.

5. PARLER « BUSINESS » Quelles sont les retombées économiques des activités de formation d’un centre d’apprentissage pour adultes? Connaitre la portée des activités et des produits de formation que l’on désire vendre sert de levier au développement de relations externes avec les entreprises convoitées. Un bon discours d’affaires entraine l’envie et le désir de collaborer.

C’est de cette façon que l’ancien directeur général de la COFA, Michel Robillard, avait adapté son discours pour le gouvernement Ford. Il misait sur les importantes retombées monétaires (en millions) que le secteur de la formation des adultes génère par année, seulement qu’avec la formation en français. Le message de Michel résonnait : « Nous ne sommes pas en formation, nous sommes en affaires, on est une “business”. » C’est ce que le gouvernement veut entendre et ça a eu l’effet désiré. Alors, qu’est-ce que les entrepreneurs veulent entendre? Tenter de miser sur ce qu’ils manquent à ne pas collaborer avec vous est un bon point de départ. Intégrer des histoires à succès avec des données soutenues dans son discours change la perception de bien des gens. Par exemple, parlez de promotions que vos apprenants ont décrochées, d’augmentation de la rétention du personnel chez un organisme qui a formé ses employés chez vous, etc. Il suffit de déterminer ce que les gens disent en bien de vous, et pourquoi, puis le tour est joué. L’on se rend désirable (sans faire de la vente), et l’envie attire des clients potentiels. Enfin, il n’y a pas de recette parfaite quant au choix de mots ou de phrases à utiliser pour mieux communiquer. Il y a par contre des solutions adaptées qui résident dans la planification. De plus, la pratique est maitre de tout. Je recommande toujours de pratiquer avec les proches d’abord, puis les collègues, avant le client. Testez les réactions, ajustez le tir et communiquez avec confiance. Vous ferez bonne impression et le reste suivra. 

CONSULTEZ AUSSI : › Le plan de communication. L’art de séduire ou de convaincre les autres, Bernard Dagenais, Presses de l’Université Laval › developpezvotreauditoire.com › marketing-strategie.fr


SE DOTER DE RESSOURCES POUR

propulser SON ENTREPRISE Pa r Hu s s e i n L i b a n / / Fo r m a t e u r , P ro g ra m m e F @ D

De nos jours, les entreprises de toutes tailles confondues cherchent à s’améliorer et à se moderniser en ayant recours à des stratégies et des modèles dont la réalisation est simple et dont le cout est abordable ou même gratuit. Pour ce faire, entre autres, elles s’affairent à choisir judicieusement, en fonction de leurs besoins et de leurs visions, des ressources et des moyens disponibles sur le Web ou ailleurs. Dans cette optique, on vous fournit ci-dessous quelques ressources à portée de main et à l’air du temps pour bien s’outiller en vue de faire grandir sa clientèle et ses partenaires.

RESSOURCES NUMÉRIQUES Réseaux sociaux : vecteur de contact avec ses clients

Eh, oui! Qu’on le veuille ou non, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, etc.) constituent un outil formidable pour renseigner sa clientèle tout en la faisant réagir ou participer aux activités de l’entreprise. Ainsi, une présence accrue dans cet espace et assortie d’un choix judicieux de contenu profiterait indiscutablement en matière de visibilité.

Adieu, les conférences par téléphone!

Le temps d’organiser des conférences au téléphone avec ses clients est grandement révolu. Effectivement, on trouve actuellement dans le marché des outils de vidéoconférence très puissants, certains payants et d’autres gratuits : parmi eux, on peut citer Skype et Zoom.


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RESSOURCES SOCIALES Sondage

Il va de soi qu’aujourd’hui, les sondages de satisfaction auprès de la clientèle font partie intégrante des moyens d’autoévaluation des entreprises. Sans entreprendre la tâche ardue de créer son propre sondage, on peut trouver sur la toile des services comme SurveyMonkey et SurveyGizmo susceptibles de rendre de telles fonctions plus accessibles à notre clientèle. Choisir judicieusement les questions afin de solliciter la rétroaction qui saura nous faire grandir est d’un soin important. SurveyMonkey offre des astuces pour maximiser les taux de réponse et la qualité de celles-ci. https://fr.surveymonkey.com/ mp/writing-survey-questions/

Toastmasters

Cet organisme à but non lucratif et vieux d’environ un siècle se donne pour mission de permettre à ses membres de surmonter le malaise de parler en public. Qui, parmi nous, n’a pas vécu la gêne face à la prise de parole, ne serait-ce même que lors d’un évènement anodin! Toastmasters est un remède efficace et peu dispendieux. On nous apprend également des compétences de leadeurship et des méthodes pour rédiger des discours et des présentations efficaces. Pour devenir membre, il suffit de chercher dans leur site Web le Toastmasters le plus proche de votre demeure. https://www.toastmasters.org/

Réseautage/BNI Canada

Certes, l’expérience de travail, l’expertise et les compétences dont on dispose sont toujours de mise dans le marché de travail et demeureront les outils indispensables pour faire avancer sa carrière ou pour accroitre son entreprise. Il n’empêche pas moins que le réseautage s’ajoute aujourd’hui à cette boite d’outils et constitue une valeur ajoutée. Saviez-vous que BNI offre la possibilité de nouer des liens professionnels avec de milliers de personnes? En effet, les membres s’aident mutuellement à faire croitre leurs entreprises par la valeur « Donnez et vous recevrez ». Pour profiter de cette manne de renseignements et de contacts, consultez le site Web de BNI et trouvez le groupe le plus près de chez vous. https://bnicanada.ca/fr-CA/index

L’Olympien au bureau : La préparation mentale des champions transposée au monde du travail

Quand il est question de performance de haut niveau, l’athlète olympique doit apprendre à avoir confiance en ses moyens, à gérer la pression et à se concentrer malgré les multiples distractions. C’est la même chose au bureau : le travailleur qui souhaite réussir est appelé à se surpasser et doit répondre efficacement aux défis quotidiens. Dans L’Olympien au bureau, une lecture que nous recommandons à tous, l’auteur partage ses méthodes et ses stratégies pour entrainer nos cerveaux à exceller dans toute situation. Pour un aperçu du contenu, consultez l’article C’est en activant la confiance que naissent les réussites à la page 26. Auteur : Jean François Ménard, avec la collaboration de Marie Malchelosse Éditions de L’Homme En librairie dès le 30 octobre 2019

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COMMENT CONSTRUIRE UNE ÉQUIPE DE TRAVAIL

diversifiée et performante P a r M o h a m e d To u k a l e h / / F o r m a t e u r , P r o g r a m m e F @ D

Cet article est adapté des articles « Gestion des équipes efficaces » et « Comment construire des équipes diversifiées » tirés du Guide du ges­ tionnaire futé publié par la Coalition ontarienne de formation des adultes en mai 2019.


propulsion : amélioration En matière de gestion, il y a deux caractéristiques essentielles qu’il faut toujours avoir en tête pour construire une équipe de travail performante. La première est la diversité parmi les membres qui constituent cette équipe; des travailleurs avec des talents et des points de vue à la fois divergents et complémentaires. La deuxième caractéristique, qui va de pair avec la première, est la mise en place d’un système de gestion efficace, qui inclut une bonne communication, le développement professionnel des employés et surtout, leur responsabilisation. Une équipe diversifiée, lorsqu’elle a atteint un niveau de maturité, est en mesure de générer du dynamisme dans les idées et les actions et ainsi d’atteindre des niveaux de performance plus élevés et de susciter l’innovation. La diversité dont il est question ici est celle des genres, des âges et des cultures. Et pour profiter du plein potentiel d’une équipe diversifiée, il faut voir à sa gestion d’équipe. Voici quelques conseils utiles : › Pour commencer, il est primordial de mettre en place une politique sur l’inclusion et la diversité afin « d’assurer que tous [nos] milieux de travail […] sont des environnements inclusifs, dans lesquels la diversité des identités, des expériences, des perspectives et des compétences des employés contribue à réaliser un travail collaboratif, créatif et innovant permettant de proposer des politiques, des programmes et des services plus réactifs et équitables1 ». › Pour continuer, il faut se donner un temps d’adaptation afin de développer la relation de travail et d’établir un mode de fonctionnement. Cela permet d’acquérir une meilleure compréhension et une meilleure ouverture d’esprit par des efforts de sensibilisation (échange, dialogue, partage). › Pour terminer, il est important de faire preuve de neutralité : plus on est neutre dans sa façon de gérer, plus les acteurs de l’équipe ou de l’organisme pourront s’identifier.

les budgets, les projets en développement et les partenariats. La communication inclut également un dialogue ouvert et une discussion dans les deux sens pour faire participer les membres de l’équipe dans la gestion des conflits et la résolution de problèmes. › Deuxièmement, la gestion doit prendre en charge le développement des compétences des membres de l’équipe, ce qui se fait normalement par l’entremise du processus d’évaluation du rendement. Par conséquent, une fois par année, on discute du rendement de l’employé et de son plan d’apprentissage annuel. Le but de cet exercice est de développer davantage les compétences nécessaires pour bien s’acquitter des responsabilités de son poste ou de développer le potentiel de l’employé dans un contexte de gestion de carrière. › Troisièmement, il est nécessaire de donner des responsabilités supplémentaires à un employé pour lui permettre de développer ses compétences à la suite d’une formation. Naturellement, le gestionnaire doit bien encadrer son employé pour lui permettre d’avoir du succès, par exemple lors de son premier projet. En conclusion, les clés de la construction d’une équipe de travail performante reposent en grande partie sur les deux principes suivants : le recrutement d’un personnel diversifié en matière de genres, d’âges et de cultures, et la mise en place d’un système de gestion efficace qui encourage la communication, le perfectionnement et la responsabilisation des employés.  Référence : CEGID. « La diversité d’une équipe est créatrice de performance », 12 octobre 2017 [En ligne]. [http://jobs.cegid.com/la-diversitedune-equipe-est-creatrice-de-performance/] (Consulté le 7 aout 2019).

Mais ce n’est pas tout, puisque le but n’est pas encore atteint. C’est bon d’avoir une équipe de travail dynamique, innovante, créative, etc. Ce serait encore plus bénéfique si elle pouvait également être efficace. Et dans ce domaine, il existe trois piliers que les gestionnaires ne peuvent pas se permettre d’ignorer : › Premièrement, il est important de partager de l’information sur différents aspects de l’organisme qui intéressent les employés, tels les objectifs stratégiques et opérationnels,

LA LOI Le Code des droits de la personne de l’Ontario La Charte canadienne des droits et libertés La Loi de 2001 sur les personnes handicapées de l’Ontario (LPHO) La Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario (LAPHO) Fonction publique de l’Ontario, « Plan directeur sur l’inclusion et la diversité », 2017, [En ligne]. [https://files.ontario.ca/17ops001_inclusion_diversity_blueprint_f_digital_final-s.pdf] (Consulté le 13 mars 2019).

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C’est en activant la

CONFIANCE que naissent les réussites P a r R a c h e l A n n e No r m a n d / / G e s t i o n n a i r e , P r o g r a m m e F @ D

Être entrepreneur demande plusieurs compétences et qualités. Il faut être audacieux, savoir aller au­devant des risques, entre­ prendre des tâches qui demandent d’être vulnérable. Il faut avoir confiance en ses idées, en soi.


propulsion : amélioration Dans une édition antérieure du Perfectio, j’ai eu l’occasion de discuter avec le préparateur mental Jean François Ménard de Kambio performance qui travaille avec des athlètes olympiques, des chirurgiens, des hommes et femmes d’affaires, etc. Lors de notre entretien, nous avions abordé des stratégies pour assurer la performance au travail. Pour le présent article, je me suis tournée vers lui afin d’en savoir plus sur la confiance en soi, plus précisément sur des façons de la nourrir et la développer. À ses yeux, cinq stratégies sont de mise. Les voici.

1. SE PRÉPARER : CRÉER UN PLAN ET LE METTRE EN ACTION Cette technique, me dit Jean François, n’est nullement révolutionnaire, n’empêche qu’elle est primordiale. « La qualité de la préparation face à une tâche a une incidence directe sur la façon dont on se sent lors de son exécution. » Cela n’est pas sorcier, et a tout plein de sens à mes yeux. Lorsque l’on manque d’organisation ou de sérieux, la confiance souhaitée n’est pas au rendez-vous. Pour illustrer ses propos, le préparateur mental m’expose un exemple bien connu en éducation. Un étudiant qui doit passer un examen le vendredi gagnera à élaborer un plan d’études le dimanche et à le suivre tous les jours. Ce plan détaillera les notions à étudier de jour en jour. Ce type de préparation fera en sorte que lorsque l’étudiant révisera sa matière le vendredi matin, il se rendra compte qu’il la connait au bout des doigts. « Ce sentiment est tout à fait extraordinaire. À ce moment, l’étudiant arrive en salle de classe, regarde le professeur et se dit “Amène l’examen; je suis prêt!” »

LORSQUE L’ON MANQUE D’ORGANISATION OU DE SÉRIEUX, LA CONFIANCE SOUHAITÉE N’EST PAS AU RENDEZ-VOUS. Prendre le temps de se préparer en rédigeant un plan fait en sorte que l’on a un moment pour revoir la matière. C’est lors de la révision que le sentiment de confiance s’installe et que tout soupçon de doute s’estompe. Encore plus, c’est la conviction qui fait son entrée en jeu. « Être convaincu de sa performance à venir, il n’y a pas de meilleure recette au succès », ajoute Jean François en guise de conclusion. Vous rencontrez un partenaire potentiel dans quelques jours? Assurez la réussite de cet entretien en planifiant votre présentation. En suivant cette méthode, vous serez convaincu de vos propos et vous parviendrez à convaincre votre partenaire que travailler avec vous est tout à fait nécessaire.

2. CÉLÉBRER LES PETITES VICTOIRES « L’être humain carbure sur les réussites, sur les bons coups, petits comme gros », commence Jean François. Les grosses réussites sont faciles à célébrer. En revanche, les petites victoires pourraient être célébrées davantage. Qu’entend Jean François par petites victoires? Voici :

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Lorsque l’on remet un document à son superviseur avant la date d’échéance, on devrait reconnaitre cette réussite. Plusieurs facteurs y ont contribué : la préparation, l’exécution, la gestion des priorités. À nous de la célébrer.

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Lorsque nous arrivons à l’heure à une réunion, prenons le temps de nous féliciter. Trop de personnes arrivent en retard à des rencontres. Organiser son emploi du temps pour respecter les heures de début mérite de la reconnaissance.

Jean François poursuit avec une métaphore. Un feu que l’on n’alimente pas finira par s’éteindre. En y ajoutant de grosses buches, on réussira à le ravitailler, toutefois cet effet sera éphémère. En y ajoutant constamment des brindilles et de petites feuilles (petites victoires), on sera en mesure de garder ce feu en vie. « C’est la même chose pour la confiance en soi », ajoute-t-il. « La confiance en soi, c’est une composante émotionnelle. Les émotions sont temporaires; il faut les reconnaitre et les nourrir. » On est malheureusement trop apte à reconnaitre les faux pas. Les perfectionnistes, par exemple, excellent en la matière. On oublie les réussites. La confiance se bâtit sur celles-ci et non sur des échecs. Lorsque l’on ne pense qu’à eux, on perd de l’estime, de la confiance. Je comprends par notre échange qu’il y a quelque chose de puissant dans la reconnaissance d’une série de petites victoires. Quand on commence à les célébrer à répétition, on se met à les chercher et à les reconnaitre plus souvent. « Célébrer en groupe, c’est puissant aussi! On pourrait réserver les cinq premières minutes d’une réunion pour célébrer les victoires des membres de son équipe », propose le préparateur mental. La morale : maintenir la confiance est tout aussi important que la bâtir.

L’ÊTRE HUMAIN CARBURE SUR LES RÉUSSITES, SUR LES BONS COUPS, PETITS COMME GROS. LES GROSSES RÉUSSITES SONT FACILES À CÉLÉBRER. EN REVANCHE, LES PETITES VICTOIRES POURRAIENT ÊTRE CÉLÉBRÉES DAVANTAGE.

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3. REVIVRE DES MOMENTS DE SUCCÈS PASSÉS La prémisse de mon interviewé : on ne peut pas bâtir de la confiance en pensant à l’avenir. On peut être excité à la venue d’une tâche, y avoir hâte, mais ce n’est pas ainsi que l’on bâtit la confiance. Celle-ci s’édifie sur les choses que l’on connait, que l’on a accomplies.

LA MORALE : MAINTENIR LA CONFIANCE EST TOUT AUSSI IMPORTANT QUE LA BÂTIR.

De nos jours, on se tourne perpétuellement vers l’avenir; on passe beaucoup de temps à anticiper ce qu’il sera. « Il faut s’arrêter, faire demi-tour et reconnaitre ce que l’on vient de faire il y a quelques minutes, la semaine passée, l’an passé, etc. »

« L’être humain réagit comme ça aussi. Quand on démontre physiologiquement un langage confiant (yeux rivés, concentrés, par exemple), le cerveau fait un lien et dégage une émotion de confiance. »

Afin d’illustrer sa prémisse, le préparateur mental me fournit un exemple d’un athlète avec qui il travaille. Le sport que pratique le planchiste Maxence Parrot demande du courage et un énorme bouquet de confiance en soi. Une trentaine de secondes avant d’exécuter son saut — quelque 20 mètres dans les airs — Maxence ferme les yeux. Il pense à ce saut qu’il a réussi en entrainement maintes fois. Il le revit exactement comme il s’est déroulé. Il réanime le sentiment d’être en contrôle, de planer dans les airs, d’atterrir. Il ressent les émotions, la conviction, la satisfaction, la fierté. Lorsque les trente secondes sont écoulées, il est prêt et il réussit son saut.

Faire la pose superhéros (Wonder Woman ou Superman, par exemple) avant d’entamer une rencontre ou une tâche importante dira à notre cerveau que l’on est confiant et que l’on a toutes les compétences pour réussir. Cette pose nous donne un puissant sentiment de pouvoir. Pourquoi ne pas la pratiquer quelques minutes avant d’entrer dans le bureau d’un client?

ÊTRE CONVAINCU DE SA PERFORMANCE À VENIR, IL N’Y A PAS DE MEILLEURE RECETTE AU SUCCÈS.

Prendre un moment avant une présentation ou une rencontre importante pour repenser à un moment antérieur dans sa carrière où l’on a donné le meilleur de soi-même fait intervenir des émotions extraordinaires. On se rappelle que l’on a les compétences et les habiletés pour livrer le produit. On est confiant et convaincu.

4. FAKE IT UNTIL YOU FEEL IT Bien que cette expression soit en anglais, elle communique à point le quatrième élément à mettre en place pour bâtir et maintenir sa confiance en soi selon le coach. Pour détailler ce phénomène, celui-ci aborde le non verbal. Une personne confiante adopte un langage corporel confiant : elle sourit, son corps est ouvert, ses épaules sont braquées, sa respiration est lente. « Le corps dégage une conviction. » Jean François poursuit en présentant le concept du positionnement psychologique (power posing) détaillé par Amy Cudy lors d’un de ses Ted Talk. Ce type de positionnement est fréquemment pratiqué chez les animaux. Par exemple, un ours se lève sur ses deux pattes pour effrayer son prédateur.

5. LA QUALITÉ DES PENSÉES DÉTERMINE LA QUALITÉ DE LA CONFIANCE Similaire à la technique précédente, celle-ci mise sur l’attitude. Comme on l’a mentionné plus tôt, la confiance est un concept émotionnel. On la ressent; on ne la pense pas. À cet effet, des études ont exposé à quel point les pensées ont une incidence directe sur les comportements. Par exemple, si on décide de sombrer dans la peur, de percevoir une rencontre à venir comme menaçante, la performance sera représentée par ces pensées. On commettra des erreurs, on butera à chaque mot, on oubliera du contenu. De plus, la confiance est intrinsèque : personne ne peut nous la donner. Les autres peuvent nous faire confiance, nous fournir de la rétroaction positive, mais au bout du compte, c’est nous qui décidons d’être confiant. Nous sommes le seul et unique maitre de nos pensées. « Lorsqu’un client me dit qu’il n’a pas de confiance en soi, je lui demande quelles pensées il a. Je lui fais voir qu’il est le seul acteur responsable de sa confiance. » Au lieu de percevoir une tâche comme un échec inévitable, on transforme ces pensées en entrevoyant la tâche comme un défi intéressant à surmonter et le tour est joué! Lorsque l’on est en contrôle de ses pensées, on est en mesure de faire intervenir les émotions souhaitées. Voilà donc ce qui conclut les cinq stratégies que mon invité nous propose pour bâtir, maintenir et regagner sa confiance en soi. Si vous aimeriez en savoir plus sur celles-ci, ne ratez pas la chance de lire L’Olympien au bureau : La préparation mentale des champions transposée au monde du travail de Jean François Ménard qui paraitra en octobre 2019 aux Éditions de L’Homme. 


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Efficacité et efficience : COMMENT SE TRADUISENT CES DEUX NOTIONS DANS LE MILIEU DE LA FORMATION AUX ADULTES? P a r Ly d i e n n e G u i d o i n / / F o r m a t r i c e , P r o g r a m m e F @ D

La plupart du temps, nous n’arrivons pas à faire la différence entre l’efficacité et l’efficience. Ces deux notions font l’objet de confusions récurrentes; il est fréquent de rencontrer des personnes qui les utilisent comme des synonymes. Or, bien qu’étant toutes deux indispensables dans le milieu de travail, ces deux notions peuvent se compléter, mais ne veulent pas dire la même chose et ne se manifestent pas de la même façon. L’efficacité est le caractère de ce qui est efficace. Être efficace dans un milieu de travail, c’est obtenir le résultat souhaité ou attendu, c’est être capable d’atteindre l’objectif fixé. Les objectifs fixés peuvent varier d’une entreprise à une autre et peuvent être établis selon différents critères. On aura par exemple des objectifs établis selon le critère de couts, de quantité, d’échéance, de rentabilité, de qualité ou de cibles. L’efficience, quant à elle, est la capacité de parvenir à un maximum de résultats avec un minimum de ressources. Pour ce faire, différentes stratégies sont souvent employées. Comme dans le cas des objectifs, ces stratégies seront différentes d’une entreprise à une autre. On peut constater, à travers les définitions de ces deux notions, qu’elles sont toutes deux indispensables à l’obtention de meilleurs résultats dans un milieu de travail et qu’elles peuvent se traduire différemment.

Dans cet article, nous verrons comment elles s’expriment dans le milieu de la formation des adultes.

L’EFFICACITÉ Notre travail quotidien consiste à aider des adultes de tous âges à améliorer leurs compétences pour réaliser leur plein potentiel. Dans cette optique, nous leur offrons la possibilité de suivre des cours en ligne ou en présentiel touchant différents domaines d’études. Dans notre mandat, nous nous fixons des objectifs reliés à nos apprenants, à nos partenaires et à nos bailleurs de fonds, ainsi qu’au grand public. Ceux-ci sont généralement établis selon les critères de qualité, de rentabilité et de cibles. Être efficace dans notre travail quotidien avec nos apprenants, c’est d’abord être capable de leur offrir une solide formation. Pour cela, nous nous assurons que les compétences recherchées sont acquises à la fin de la formation, qu’elles sont mises en œuvre au besoin et qu’elles ont une incidence positive sur leur vie. Cette formation permettra, par exemple, à un apprenant d’acquérir des notions qui l’aideront dans le futur à pouvoir continuer ses études secondaires, être capable de bien gérer des conflits ou encore obtenir une promotion dans son milieu de travail. Pour atteindre cet objectif, nous mettons sur pied des stratégies telles qu’une démarche

consistant, entre autres, à veiller sur l’accessibilité des cours, à veiller à ce que le vocabulaire utilisé dans les cours soit un vocabulaire de base, à assurer un soutien aux apprenants, à joindre aux cours des documents d’appui qui pourront être consultés. Les compétences recherchées seront donc acquises sans que d’importantes ressources humaines ou financières aient été mobilisées. Cette démarche s’avère claire, pratique et surtout peu couteuse. Être efficace avec nos apprenants, c’est aussi être capable d’évaluer, de façon continue, leur progrès durant la formation. Nous arrivons à le faire en corrigeant les exercices et les tâches d’évaluation incluses dans les différents cours que nous offrons. Enfin, notre efficacité se révèle par la capacité à obtenir leur rétroaction à la fin de leur formation. Pour cela, nous nous servons de sondages de satisfaction. Pour ce qui est de nos partenaires ou bailleurs de fonds, l’efficacité dans notre quotidien se traduit, dans un premier temps, par la capacité à atteindre les cibles fixées par nos bailleurs de fonds et à conserver ainsi nos financements, et dans un deuxième temps, par la réussite à maintenir une bonne collaboration avec nos partenaires. Pour ce faire, nous organisons des évènements tels que des rencontres d’équipe, des rencontres régionales, des forums annuels

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propulsion : amélioration et régionaux, des séances d’information, etc. Ces évènements nous permettent de rassembler, à un même endroit et en même temps, plusieurs partenaires.

le maillon d’une chaine de valeur dynamisante. À la fin de la journée, nous ressentons tous la satisfaction d’une journée de travail bien remplie.

Un autre indicateur de notre efficacité est la réussite à faire connaitre les services que nous offrons à un nombre important de personnes au niveau régional et national. Pour y parvenir, nous utilisons des outils tels que des journaux locaux, des babillards, des sites Internet et des sites de réseautage social.

Comment maintenons-nous notre efficience?

L’EFFICIENCE Nous sommes efficients parce que nous arrivons à atteindre nos objectifs avec un minimum de moyens, de couts, d’effort et d’énergie. Nous arrivons à réaliser de manière rationnelle de bonnes performances et nous réussissons également à optimiser les ressources disponibles ou allouées que nous avons pour atteindre nos résultats.

Comment parvenons-nous à le faire?

Nous nous fixons toujours des délais réalistes. Nous nous assurons que ceuxci nous permettent d’évaluer le résultat obtenu d’un projet ou d’un travail rapidement afin d’avoir une période de rétrospective et d’optimiser notre temps de travail. Généralement, nous (formateurs) fixons nos échéances plus courtes pour anticiper les imprévus et surtout pouvoir relaxer une fois une tâche accomplie; ceci réduit considérablement notre stress et maintient notre niveau de rendement élevé. Chaque réalisation accomplie dans notre milieu de travail apparait toujours comme

Pour maintenir notre efficience, nous nous assurons de veiller constamment au respect de certains points, tels que : › L’amour de notre travail : Il est important pour nous d’être rassurés que dans toute l’équipe, chacun d’entre nous aime faire ce qu’il fait, car l’appréciation de son propre travail est une mesure importante de l’efficience au travail. C’est dans cette optique que le choix sera toujours laissé à chacun de s’impliquer dans un projet et que les initiatives personnelles seront toujours encouragées. L’attitude positive est omniprésente. › Notre environnement de travail : L’environnement de travail dans lequel nous travaillons est aménagé de façon à mettre tout le monde à l’aise tout en garantissant le maintien de la productivité. Les personnes (équipe de gestion, formateurs) qui manipulent des informations délicates ou qui ont besoin de plus de concentration, par exemple, sont dans des aires fermées afin de veiller à la protection de ces informations et de diminuer le maximum de distractions. Un employé qui travaille dans un environnement qui lui plait a tendance à fournir un bon rendement. › La concentration : Étant donné que la concentration est une pièce maitresse de l’efficience, nous nous assurons d’attribuer différentes

tâches en même temps aux personnes qui sont plus à l’aise de faire plusieurs tâches à la fois ou de travailler en périodes de travail ininterrompues et d’assigner des projets uniques à celles qui préfèrent travailler en périodes de travail interrompues. Un manque de concentration peut générer une erreur qui fait perdre un temps considérable à un employé et, par ricochet, réduit son efficience. › La priorité : Nous essayons le plus possible de classer nos tâches à accomplir par ordre de priorité. Cette classification nous aide à terminer les tâches les plus importantes en premier. Cela nous permet de voir, au fur et à mesure, l’aboutissement de notre travail. Ceci est une récompense personnelle qui participe à notre efficience. La plupart du temps, l’efficience sera préférée à l’efficacité dans certains milieux de travail, car elle induit directement une plus grande efficacité. Dans notre milieu de travail, ces deux notions se complèteront continuellement, comme nous venons de le voir plus haut. Nous trouvons les meilleurs moyens de mener à bien nos mandats grâce à une planification basée sur la nécessité et l’urgence, une technique de travail basée sur le respect des délais impartis à chacune de nos tâches, un réflexe axé sur le besoin constant de minimiser les couts et une amélioration continue obtenue grâce à la rétroaction de nos apprenants et nos partenaires. 


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Financement offert par le gouvernement du Canada dans le cadre de la Subvention canadienne pour l’emploi. Prestation des programmes assurée par le gouvernement de l’Ontario. Les opinions exprimées dans cette publication ne réflètent pas nécessairement celles du ministère.


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Perfectio — Propulsion (Édition automne 2019) by COFA - Issuu