YA H A Z I ’
ATELIER YA HAZI LYCÉE DES MÉTIERS DU BÂTIMENT LONGON, MAYOTTE
AVRIL
2019
ÉDITO
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PLANTER LE DÉCOR Après notre dernier édito qui présentait nos premiers pas -une découverte du site et l’installation d’un local à Longoni- ce moisci aura été marqué par une présence confirmée de la permanence architecturale. En effet, le site s’est vu de plus en plus arpenté. Sous la torpeur du soleil ou bien sous une pluie tropicale écrasante, nos valeureux acteurs et permanents ne se seront pas laissé intimider par ces quelques hectares de jungle tropicale. En cette saison des pluies, l’Atelier Ya Hazi a même mimé une antenne métérologique pour le bureau d’étude hydraulique EGIS. Sous des cordes de pluie donc, ils se sont déplacés ensemble pour mesurer les 3 ouvrages hydrauliques qui délimitent le LMB. Il y aura eu aussi plusieurs interventions de l’EPFAM et de la DEAL afin d’établir le point zéro. Enfin, d’autres visites ou promenades auront alimentées les réflexions pour l’implantation d’un faré de projet. Un chantier école qui sera conçu et construit (on espère très vite) avec les élèves et les enseignants du Lycée des Métiers du Bâtiment de Dzoumogné. Mais le «planté de décor» ne s’est pas arrêté ici, il fallait encore aller à la rencontre des autres! Avec l’inauguration du local il y eut la présentation de la phase d’Avant-projet Sommaire (APS) devant la maitrise d’usage et d’ouvrage. Puis, se sont suivies plusieurs visites. À Mayotte, l’Atelier Ya Hazi est allé prendre note auprès des encadrants et architectes des établissements scolaires de Bouéni, Younoussa Bamana, Ouangani, Dembeni, Mamoudzou Nord, Lycée du Nord... Et puis toujours dans le but de rencontrer les acteurs et personnalités de la construction mahoraise la permanence s’est aussi présentée au groupe Colas qui leur a fait visiter leurs locaux, leur laboratoire et leurs carrières. Un mois intense donc qui se raconte brièvement dans cet édito qui s’excuse d’ailleurs d’avoir un peu de retard dans sa sortie!.. Pour conclure, on peut dire que même sans avoir fini de dessiner le cadre qui entoure ce projet, le Lycée des Métiers du Bâtiment semble déjà peu à peu s’installer avec des habitudes et des amis inscrits sur un territoire singulier. Pour la suite de l’histoire nous vous donnons rendez-vous le mois prochain dans un nouvel édito!
YA HAZI’NE
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LYCÉE DES MÉTIERS DU BATIMENT
P R É S E N TAT I O N APS
Le jeudi 14 mars dernier, L’Atelier Ya Hazi a ouvert pour la première fois ses portes. Il s’est habillé de tous nouveaux documents et d’un grand coup de ménage afin de recevoir son premier public dans les meilleures conditions. Dans l’entrée; la grande maquette de Longoni qu’Harappa a faite pour mieux se repérer. Dans le bureau; un écran pour présenter, mais aussi des plans, une grande axonométrie, un programme de la journée et un organigramme. Tout le monde (ou presque) était au rendezvous. De nombreux téléphones sonnent et chacun apprend à donner la direction à son collègue : « La maison rose sur 2 niveaux à l’entrée du village de Longoni, juste après l’école primaire». Premier défi relevé: dorénavant tous les acteurs savent où nous trouver. Pour Introduire la journée, la maitrise d’oeuvre fraîchement débarquée de la Réunion et de Paris, présentait la phase d’Avant-projet Sommaire aux côtés des permanents. S’est ensuivi un moment de questions et de discussions ouvertes avec la maitrise d’ouvrage et la maitrise d’usage toujours aussi volontaire et impliquée.
YA HAZI’NE
Après le déjeuner, un atelier s’est organisé avec la maitrise d’usage et la maitrise d’oeuvre afin de redéfinir ensemble quelques éléments de projet. Durant cet atelier, tous les espaces du projet sont passés sous le crible des architectes et des professeurs. Enfin, pour clôturer la journée, la permanence a ouvert le banquet d’inauguration largement garnit. Les habitants de Longoni et les acteurs du projet du Lycée des Métiers du Bâtiment se sont rencontrés le temps d’une soirée autour de l’écran qui lisait en boucle la vidéo du concours, mais aussi autour du carnet de projet traduit à l’oral en shimaoré pour ceux qui ne lisent pas le français. Le tout en buvant un jus de fruit frais ou en mangeant des samoussas. Une journée plutôt réussie donc qui nous à tous rendus fiers de graviter autour de ce projet ambitieux qui réunit des personnes de divers horizons. .
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L’ATELIER YA HAZI INAUGURATION
Pot d’inauguration . JEUDI 14 MARS à 17h30
Lyc
Long
MAÎTRIS
Ministère de l'ense et de la r
MAÎTRIS
Encore H
104 rue d'Au 75019 PARI T. 01 53 19
La permanence architecturale du Lycée des Métiers du Bâtiment
INTERV
direction tech
Albert & C
21 rue des Ha 93100 MONT Tel : 09 50 42
structure géné
EVP Ingé
80 Rue Faubo 75010 PARIS Tel : 01 40 26
TCE et qualité
INTEGRA
14 Rue Jules Centre d'affai 97460 ST PA Tel : 0262 24 restauration
CARTE L
9 rue SIDI COCO - LONGONI / Entrée de village, 1ère à gauche - Maison rose après l’école.
51 ch. Ecole d 97426 LES TR Tel : 06 92 66
acoustique
Atelier RO
123 place Jac 34000 MONT Tel : 0467 56
GEN
01/03
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LA PERMANENCE
POINT ZÉRO Ce mois-ci nous vous invitons à travers différentes illustrations à suivre nos découvertes faites avec l’EPFAM sur le site du futur Lycée des métiers du bâtiment. L’EPFAM c’est l’Etablissement Public Foncier et d’Aménagement de Mayotte. Une structure installée sur l’île depuis un peu moins de deux ans qui facilite et accompagne une régularisation du foncier mahorais. Sur ce projet, L’EPFAM facilite l’acquisition des terrains en négociant pour la maitrise d’ouvrage; le vice-rectorat mais contribue aussi à la régulation du marché foncier en participant et en accompagnant le «point zéro». Le point zéro c’est une analyse de l’état initial de ce qui est construit sur le site. C’est un relevé du bâti et des histoires qu’ils contiennent. À partir du point zéro, toute construction, chaque parpaing ajouté est considéré comme un délit. À deux reprises donc, L’EPFAM nous convie à arpenter le site pour aller à la rencontre des occupants actuels1*. L’équipe réunie pour cette enquête est formée de deux policiers de l’urbanisme assermentés travaillants pour la DEAL, deux personnes de l’EPFAM et nous; la permanence architecturale du LMB. 1*
L’EPFAM est la structure qui au préalable organise les rendez-vous avec les habitants et qui une fois sur le site établit le premier contact. Souvent, c’est en parlant le shiamoré que nous rencontrons les habitants, les occupants ou les propriétaires. Pendant que les policiers expliquent la situation calmement aux personnes concernées l’EPFAM traduit, et conseillent. Chacun doit être écouté singulièrement car il n’y a pas d’histoires semblables. En général les personnes que nous rencontrons sont déjà au courant de l’arrivée du projet. Ils nous laissent facilement entrer pour que les policiers puissent faire leur examen. Ils relèvent la hauteur des murs la longueur des bâtis et prennent quelques photos. Tout en restant un peu en recul et en observation, nous expliquons le projet quand nous le pensons nécessaire. Principalement la temporalité et l’emplacement exact de la construction par rapport au projet. Ce qui nous permet aussi d’établir un premier contact avec les occupants actuels du site.
en orange sur la carte
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Accès Gymnase Public extérieur
Passerelle piétonne RN1 ATELIER TP &GO
ATELIER 1
ACCèS LIVRAISON ATELIER 5
ATELIER 2
SALLE POLYVALENTE
ENTREE CDI
ENTRÉE PRINCIPALE
ENSEIGNEMENT 6 COURSIVE
ADMINISTRATION 1
ENSEIGNEMENT 5
ENSEIGNEMENT 4
TALWEG RECALIB
Ré
ADMINISTRATION 2
MAISON DES LYCéENS ACCèS MAINTENANCE INFIRMERIE
ENT 3
ENSEIGNEM
RESTAURATION
CUISINE
ENSEIGNEMENT 1
ENSE
IGNEM
ENT
2
15 places VL
14 places VL
14 places VL
15 places VL
34 places VL
16 places VL
32 places deux roues
5 places VL
6 places VL
12 places VL Logements
Livraison cuisine 5 place PL ACCèS CUISINE CENTRALE
ACCèS PARKING ET HEBERGEMENT
LOGEMENTS DE FONCTION
INTERNAT
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N°12 N°5
N°4
N°11
N°3
N°9 et 10 N°7
N°8 N°13
N°2
N°1
N°14
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N°13 2 constructions : dimensions : 14,9x10m dimensions : 7,9x8m date de construction : 2011 Un espace de stockage pour son entreprise de maçonnerie + élevage de canard. Les constructions sont sans toit, il y a seulement les murs. N°12 Surface bâtie sur le site: environ 30m2 Les propriétaires sont installés depuis 3 générations, son arrière grand-mère a travaillé pour la sucrerie en échange du terrain. Ce ne sont pas les proprietaires qui occupent le terrain. Ils habitent à Longoni
N°1 12 vaches
N°9 et 10 2 constructions non terminées: dimensions : 8,7x4,15 hauteur des murs environ 1,50m dimensions : 10,5x6,2m hauteur des murs 2,50m.
N°7 dimensions : 5,6x3,6m
N°14
N°11
N°2 2 constructions : Une en cours de construction et une qui n’est plus habitée depuis 2014 3 chambres + 1cuisine + 1 sdb + 1 salon
N°4 dimensions : 13,3x7,2m Ancienneté de la construction : 5 ans
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DECOUVERTES
ORIGINES
L’HABITA TRADITI M Afin de resituer le contexte et l’essence de l’île au lagon, il est important de savoir que celleci est façonnée par de multiples influences venuese de tout l’Océan Indien, des migrations bantoues,shiraziennes, Arabes, Malgaches ou encore plus tard créoles réunionnaises, indopakistanaises et métropolitaines. Traditionnellement, les Mahorais jonglent entre la terre et la mer, pêcheurs ou paysans à chacun son rôle, sa place. Vivants rassemblés en hameaux et villages implantés le plus souvent sur la fange littorale.
chaque village a gardé la langue d’origine de ses ancêtres, le shimaoré qui est un dérivé du swahili utilisé sur la côte Est de l’Afrique ou encore du Sakalave utilisé sur la côte Nord-Ouest de Madagascar. Le shimaoré pratiqué par plus de 90% de la population est la langue des réunions publiques et de la politique.
Les langues parlées témoignent de ces influences qui donnent à cette île cette si grande diversité et identité qui lui est propre. Le « shizungu » (français) est la langue officielle de l’île, cependant
Langages multiples
Zone d’influences SHINZWANI (Anjouannais)
Zone à dominante SHINGAZIDJA (Gd Comorien) SHIMAORE (Mahorais)
SHIBUSHI (Malgache)
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LES TRADITIONS
AT ONNEL MAHORAIS Sur l’île la place de la femme est importante, à l’origine ce sont elles qui se voient attribuer les terrains (SHANZA) dans les villages ainsi que les maisons (NYUMBA). Pourquoi aux femmes ? Elles ne pourraient élever leurs enfants sans un toit. Construire son propre NYUMBA revient cher et représente une réussite sociale. Le jeune marié quitte sa maison familiale après le mariage afin d’habiter le MRABA de son épouse.
SHAMBA (grand terrain)
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DIVISION SHAMBA EN SHANZA
Qu’est-ce que le MRABA ? Le mot MRABA représente plusieurs choses, il s’agit de l’ensemble, de la famille. Il signifie également la clôture ou encore l’entité sociale. La notion de famille dans la vie mahoraise est importante, et mêle toutes les générations, mais encore une fois la place de la femme est différente. Quand un homme rejoint son épouse dans son MRABA et que celui-ci n’est pas originaire du même village, il voit son autorité réduite. Ce qui donne encore plus de pouvoir aux femmes au sein du clan familial.
SHANZA/NYUMBA
M’RA (quartier)
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TYPES D ’ H A B I TAT S Il existe différents types d’habitats traditionnels, différents par leurs influences ethniques, par leurs matériaux, ainsi que l’époque de leur construction. Après plusieurs années d’études et d’analyses les architectes/sociologues/ ethnologues ont distingué deux familles distinctes.
LES CASES VÉGÉTALES KUMPAMBA
FANDRAKA
(cases en châssis)
BURU
KETI KETI
SAUF CES DEUX TYPES :
MTSEVI
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MASATSA
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LES CASES EN TERRE (cases qui utilisent un treillis) : TROTRO
KRIPI
La case KRIPI, celle-ci a une structure identique à la case TROTRO mais a une durabilité supérieure due à un remplissage en cailloux et une finition en enduit ciment
TROTRO 90% TROTRO 60% Végétal 40%
TERRE
BURU
70% KUPAMBA
VÉGÉTAL
BURU KUPAMBA 70% FANDRAKA
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LE BANGA Pour ce YAHAZINE nous allons développer ce qu’est le BANGA et toute la symbolique qui l’entoure. Au moment de la puberté, les jeunes hommes quittent la maison familiale pour vivre dans son BANGA après l’avoir construit. “Après avoir été maçon, le jeune se fait peintre pour orner sa nouvelle case. Il cherche à surprendre et attirer une âme sœur dans une cabane enchantée.” Le Banga devient leur première expérience de constructeur, ils y vivront jusqu’au mariage, à la suite duquel ils iront vivre dans la maison qui appartient à l’épouse. «La femme est le centre de la famille. C’est elle qui possède la maison. L’homme, lui, gravite autour. Le banga est la seule maison que le jeune homme a dans sa vie. Dès qu’il se marie, il entre dans une autre maison, qui est la maison de sa femme.» - Jean-Claude Pichard, co-auteur «Bangas», Editions du Baobab
du
QU’EST-CE QUE AUJOURD’HUI ?
LE
BANGA
Le Banga aujourd’hui n’évoque plus la tradition, mais plutôt un type d’habitation informelle correspondant à une certaine classe sociale. Le Banga est devenu un terme péjoratif, avoir son Banga, construire son Banga, sont des choses qui disparaissent avec les nouvelles générations. Rares sont les bangas que l’on croise comme avant, gai et plein de significations, le torchis a été remplacé par la tôle, la double tôle a pris le dessus sur la terre et les clôtures : un patchwork et empilement de métaux.
livre
Le Banga est une étape importante dans la vie de ces jeunes hommes, mêlant apprentissage et entraide villageoise. Il est aussi un moyen d’expression, chaque jeune homme pourra se l’approprier, le décorer, le peindre, représentation de sa personnalité.
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SOURCES Habitat Mahorais, Une perspective ethnologique Tome 1/Breslar J. – Mayotte, Direction de l’équipement Habitat Mahorais Etude analytique et perspectives Tome 2/Chatain B. – Cheyssial A.L. – Mayotte, Direction de l’équipement, Juin 1979. 15 ans d’architecture à Mayotte – Exposition réalisée par Société Immobilière de Mayotte Vidéo : Archive d’Outre-mer, France TV – Bangas traditionnel à Mayotte Pascal Henrio, 1990.
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E R ER AT C R E U TH EQ LI O BI B
BI B
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HODI, film de Josiane Maisse et Philipe BRIMAUD avec Jon BRESLAR, ethnologue, 1982.
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LE +
PORTRAIT UN JOAILLIER À LONGONI Au détour de l’école élémentaire de Longoni, non loin de notre atelier, rue Sidi Coco, se trouve une petite boutique de joaillerie tenue par deux hommes: Assoumani et Said. Assoumani qui nous accueille chaleureusement aux mains usées par ses presque 40 ans de métier. Alors qu’il torsade de long fils de métal qu’il passe ensuite sous les flammes d’un chalumeau, nous l’écoutons nous raconter son métier et son histoire. Après avoir eu une petite bijouterie à M’tsapéré et travaillait à la Réunion, Assoumani décide aujourd’hui d’ouvrir ce commerce qui s’appellera après les travaux le Tampa1 D’or. Il est spécialisé dans le bijou en filigrane et les perles, et est arrivé avec son ami à Longoni depuis un mois. Le lieu qu’ils ont ouvert commence à prendre forme mais est encore en travail: « le chantier sera terminé d’ici 20 jours» nous dit-il. Bientôt ce local sera près d’accueillir du public et à montrer leurs créations. Assoumani nous explique le projet : «les bijoux seront présentés dans un espace en U où seront accueillis les clients, et là de l’autre côté de la poutre il y aura notre atelier avec un projecteur pour nous éclairer».
1 Le Tampa c’est la broche de fleur, souvent du jasmin que les femmes s’accrochent dans les cheveux YA HAZI’NE
Le Tampa d’or donc, se trouve au rez-de-chaussée d’une toute petite maison en béton sans menuiserie aux fenêtres et aux murs peints en roses usés par le temps. À l’arrière de la boutique dans la pénombre, quelques outils et machines sont déjà prêts à l’emploi; une presse pour faire les perles, un laminoir « à plaque et à fil » pour travailler le métal. Une multitude d’objets curieux éparpillés sur les établis et par terre nous intriguent. Le bijoutier fier répond à toutes nos questions. D’ailleurs Assoumani s’amuse à nous montrer la chimie de son métier en frottant ses fils dans des bassines posées au sol. Nous y découvrons avec surprise que ce bout de métal qu’il travaille l’air de rien en nous racontant ses histoires n’est autre que de l’or. Assoumani nous présente son carnet de références, qui sont pour la plupart des parures de mariage. En effet, sa clientèle se trouve être principalement des jeunes mariés et le joaillier nous dit espérer que les mariages reprennent après la fin du ramadan. Quelques heures après, nous repassons devant la future bijouterie et déjà 4 ouvriers mettent la main à l’ouvrage pour rendre à cette bijouterie toute la visibilité qu’elle mérite.
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Atelier Ya Hazi_ 9 Rue SIDI COCO - Longoni - 97690 KOUNGOU Horaires: 8h30-17h00 atelier.ya.hazi@gmail.com