Skip to main content

Les disciplines de la vie chrétienne

Page 1

LES

DISCIPLINES DE LA VIE

CHRÉTIENNE

ÉRIC LIDDELL


© 2026, éditions CLC France BP 9 – F-26216 Montélimar Cedex editions@clcfrance.com – www.clcfrance.com ISBN : 978-2-7222-0503-1 (papier) / 978-2-7222-0504-8 (Epub) Publié initialement en anglais sous le titre : The Disciplines of the Christian Life Copyright ©1985 par la succession de Florence Liddell Hall. Tous droits réservés. Précédemment publié par Abingdon Press, sous le même titre (ISBN : 978-0-281-06173-0) et par la société pour promouvoir la connaissance chrétienne à Londres. Première impression en 2011 par eChristian, Inc ‒ 2235 Enterprise St. ; Suite 140 Escondido, CA 92029 ‒ http://echristian.com Cette édition française est publiée en accord avec Abingdon Press (UMPH), par l’intermédiaire de Riggins Rights Management. Traduit de l’anglais par Maud Bruneau et Pascal Vermes Sauf indication contraire, toutes les citations bibliques proviennent de la Bible Louis Segond 21 (S21). Diffusé en Belgique par la Centrale Biblique Diffusé au Canada par CLC Canada Diffusé aux États-Unis par CLC USA Diffusé en Suisse par les éditions Emmaüs Tous droits réservés. Toute reproduction ou transmission, totale ou partielle, par voie électronique, mécanique ou autre, ainsi que tout enregistrement ou photocopie, sont interdits sans le consentement préalable de l’éditeur. L’objectif de l’éditeur est que chacun accède à la foi et à la maturité spirituelle dans le Seigneur Jésus-Christ, grâce à la littérature et à tout support multimédia. Couverture : Josias Marczak Dépôt légal : octobre 2026 Impression n°20260394 (septembre 2026) • IMEAF • F-26160 La Bégude-de-Mazenc www.imeaf.com Mots-clés : Bible, méditation quotidienne, vie chrétienne, discipulat, croissance spirituelle, dévotions chrétiennes.


ERIC LIDDELL

LES

DISCIPLINES DE LA

VIE CHRÉTIENNE


TABLE DES MATIÈRES Un mot sur ce livre ......................................................................7 Je me souviens d’Eric Liddell......................................................11 Note originale de l’éditeur à l’édition Abingdon Press.................19 Préface........................................................................................21 1re PARTIE : LA VIE DE DISCIPLE.........................................23 Qu’est-ce que le discipulat ? ..................................................27 2e PARTIE : L’ANNÉE DU DISCIPLE.....................................41 Janvier : Dieu.........................................................................43 Février : la vie de Jésus............................................................51 Mars : la vie de Jésus (suite) ...................................................59 Avril : la loi morale de Dieu...................................................67 Mai : le caractère de Jésus.......................................................77 Juin : le Royaume de Dieu – le Royaume des Cieux...............85 Juillet : Dieu est amour..........................................................93 Août : la vie de Paul – les Actes des apôtres..........................101 Septembre : l’épître aux Romains – l’Évangile de Paul..........109 Octobre : le Saint-Esprit.......................................................117 Novembre : la victoire..........................................................125 Décembre : la communauté – l’Église..................................133 3e PARTIE : LE DISCIPLE ET L’ÉGLISE...............................141 Aide aux nouveaux chrétiens................................................143 Le baptême..........................................................................145 La communion, le repas du Seigneur...................................149 Les trois grandes fêtes de l’Église..........................................157 Annexe.....................................................................................161 À propos de l’auteur.................................................................163


Un mot sur ce livre

UN MOT SUR CE LIVRE Herbert S. Long

Selon Aristote, le caractère d’une personne ne se révèle que quand elle est libre dans ses choix : en d’autres termes, lorsqu’une personne est soumise à une contrainte, nous n’apprenons rien d’important sur son caractère personnel. Si tel est le cas, le caractère d’Eric Liddell s’est clairement révélé lorsque celui-ci a renoncé à une brillante carrière sportive de haut niveau et qu’il est devenu missionnaire en Chine. Sa décision est devenue visible aux yeux du monde après les Jeux olympiques de 1924, mais elle était sans aucun doute en préparation depuis des années, comme le montrent les biographies de D. P. Thomson (1971), de Sally Magnusson (1981) et de Russell W. Ramsey (1987)*. Le film primé Les Chariots de feu nous a montré, dans une version légèrement romancée, les problèmes et les succès de deux champions olympiques jusqu’au moment de leur plus grand exploit, sans avoir l’intention de dépeindre leur vie entière. Ainsi, la carrière de missionnaire d’Eric Liddell n’est qu’évoquée, alors qu’elle dût être pour lui la partie la plus importante de sa vie, pour laquelle il a renoncé à la gloire du monde sportif. En voyant le film, j’ai eu envie d’en savoir plus sur les années qu’il a passées en Chine**. * D. P. Thomson, Eric H. Liddell, Athlete and Missionary (Crieff, Écosse : The Research Unit, 1971) ; Sally Magnusson, The Flying Scotsman (Londres : Quartet Books, 1981) ; Russell Ramsey, God’s Joyful Runner (Old Tappan, NJ : Bridge Publishing, 1987). ** NdE : un film a été réalisé en 2016 sur sa vie en Chine, intitulé Les ailes de la victoire (On Wings of Eagles). 7


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

J’ai d’abord lu les biographies. J’y ai appris que M. Liddell avait écrit trois ouvrages religieux : deux livrets publiés en Chine en 1937 et 1942, et un manuel de discipulat chrétien qui n’avait apparemment jamais été publié. J’ai décidé d’essayer d’obtenir des exemplaires des livrets et, si possible, une photocopie de l’ouvrage non publié. La recherche a duré près d’un an et s’est révélée difficile. Il est progressivement devenu évident que pratiquement aucun exemplaire des livrets n’avait quitté la Chine, ce qui n’est pas surprenant compte tenu de l’agitation qui régnait dans ce pays en 1937 et dans le monde entier en 1942. Comme aucune grande bibliothèque des États-Unis, du Canada ou de Grande-Bretagne ne possédait ces documents, j’ai contacté le Conseil pour la Mission Mondiale (successeur de la Société Missionnaire de Londres, sous laquelle M. Liddell a servi de 1925 à 1945), tous les établissements d’enseignement de Grande-Bretagne que ses biographies indiquaient avoir fréquentés, l’Institut des Études Missionnaires de l’Université d’Aberdeen et plusieurs de ses amis auxquels ces institutions m’ont obligeamment renvoyé, le tout sans succès. Je commençais à me demander si ses écrits religieux n’avaient pas disparu sans laisser de traces. Finalement, un de ses amis m’a mis en contact avec sa veuve, Mme Florence Liddell Hall, qui m’a aimablement envoyé des copies de ses exemplaires des deux livrets publiés. Les originaux, qui se trouvent dans une collection privée en Californie, sont le seul recueil dont je connaisse l’existence à ce jour. Ces livrets brefs ont été introduits dans le répertoire informatisé de la bibliothèque collective des États-Unis et des photocopies se trouvent à la bibliothèque Freiberger de l’université Case Western Reserve de Cleveland, dans l’Ohio. Le troisième ouvrage, un Manuel de discipulat chrétien, était le plus apprécié des amis d’Eric Liddell. Il a circulé sous forme de manuscrit dans le camp d’internement où il est mort d’une tumeur au cerveau le 21 février 1945 ; et, heureusement, il en existe encore des copies manuscrites, à partir desquelles ce livre est maintenant publié pour la première fois. Ainsi, plusieurs décennies après sa 8


Un mot sur ce livre

mort prématurée, Eric Liddell s’adresse à nouveau à ceux qui l’ont connu personnellement et à ceux, bien plus nombreux, qui ne l’ont pas connu. HERBERT S. LONG Professeur de lettres classiques Université Case Western Reserve

9


Préface

PRÉFACE

Dans ce livre, je m’efforce d’atteindre trois objectifs : •

permettre à chacun de pouvoir disposer du minimum d’instruction que je considère comme nécessaire pour chaque chrétien ;

•

aider les personnes à appliquer ce qu’elles savent à la vie quotidienne, à vivre à la lumière de ce qu’elles ont reçu ;

•

développer une vie de piété de manière à créer une pensée chrétienne de base sur les sujets qui touchent au comportement, à nos décisions, à nos perspectives et à nos attitudes.

La vie chrétienne doit être une vie de croissance. Je crois que le secret de la croissance est de développer une vraie piété. Il s’agit de réserver chaque jour un temps pour la prière et l’étude de la Bible. Ce temps ne doit pas être long, mais il ne doit pas être vécu dans la précipitation. Nous devons le vivre dans un esprit d’honnêteté, prêts à relever les défis que la Parole de Dieu nous propose pour orienter notre vie, et prêts à faire face à toutes les incohérences de notre vie qui font qu’elle n’est pas conforme à celle que le Christ attend de nous. Le contenu de chaque chapitre n’est pas destiné à être lu qu’une seule fois. Il doit être lu ou médité plusieurs fois. (Si vous utilisez les Écritures suggérées dans chaque chapitre pour votre lecture quotidienne, vous pouvez alors relire la section d’introduction chaque jour. Les douze chapitres et les passages bibliques vous permettront de le faire sur une année.) Dans les jours qui suivent, le sujet sera

21


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

désormais intégré à votre pensée, créant ainsi une conscience éveillée et éclairée. Toute action contraire à son Esprit vous apparaîtra immédiatement comme incompatible avec cette manière de penser. Cette attention minutieuse et cette répétition sont la méthode utilisée pour apprendre tout nouveau sujet. C’est la méthode utilisée pour devenir compétent dans n’importe quelle discipline. Comme le dit Ésaïe : « Ordre sur ordre, ordre sur ordre, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là » (Ésaïe 28.13a).

Combien plus cela devrait-il être le cas pour la plus grande de toutes les entreprises, l’art de vivre une vie chrétienne. Après avoir lu les passages de l’Écriture, réfléchissez-y, en prenant particulièrement en compte leur application aux circonstances actuelles et aux problèmes liés à votre vie quotidienne en tant que chrétien. J’ai essayé d’indiquer la source de toutes les citations. Je me sens redevable de tant d’influences, de livres et de personnes qu’il m’est impossible de les citer tous par leur nom. ERIC H. LIDDELL

22


Préface

1re PARTIE :

LA VIE DE DISCIPLE

23


Préface

« Dieu est amour » (1 Jean 4.8). « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13.35). L’amour est très patient et bienveillant. L’amour ne connaît ni l’envie ni la jalousie. L’amour ne s’affirme pas et ne se met pas en avant. L’amour n’est pas vantard ou vaniteux, il ne se donne pas de grands airs. L’amour n’est jamais grossier, jamais égoïste, jamais irrité. L’amour ne rumine jamais les torts. L’amour ne pense pas au mal. L’amour ne se réjouit jamais quand les autres vont mal. L’amour ne trouve aucun plaisir dans l’injustice, mais se réjouit de la vérité. L’amour est toujours lent à dénoncer ; il sait se taire. L’amour est toujours prêt à croire le meilleur d’une personne. L’amour est plein d’espoir, plein d’endurance patiente. L’amour ne faillit jamais. (Paraphrase de 1 Corinthiens 13) « L’amour vient de Dieu, et toute personne qui aime est née de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4.7-8). « Dieu est amour et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4.16). « Si quelqu’un dit : “J’aime Dieu”, alors qu’il déteste son frère, c’est un menteur. En effet, si quelqu’un n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1 Jean 4.20). « Si quelqu’un qui possède les biens de ce monde voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu peut-il demeurer en lui ? Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actes et avec vérité » (1 Jean 3.17-18). « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » (Luc 10.27).

25


Qu’est-ce que le discipulat ?

QU’EST-CE QUE LE DISCIPULAT ? La clé de la connaissance de Dieu Un disciple est quelqu’un qui connaît Dieu personnellement et qui est prêt à apprendre de Jésus-Christ, qui a révélé Dieu de la manière la plus parfaite. Un mot se détache de tous les autres comme étant la clé pour connaître Dieu, pour avoir sa paix et son assurance dans votre cœur : c’est l’obéissance. L’obéissance à la volonté de Dieu est le secret de la connaissance et du discernement spirituels. Ce n’est pas la volonté de connaître, mais la volonté de faire (d’obéir à) la volonté de Dieu qui apporte la lumière et la certitude concernant la vérité spirituelle. « Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative » (Jean 7.17). Voici quelques questions à se poser. Si je sais que quelque chose est vrai, suis-je prêt à le suivre même si c’est contraire à ce que je veux, à ce que j’ai dit ou tenu pour vrai auparavant ? Suis-je prêt à le reconnaître même si cela signifie perdre la face, admettre que j’ai eu tort ? La suivrai-je même si cela signifie être la risée d’un ami ou d’un ennemi, si cela signifie une perte financière personnelle ou une autre forme d’épreuve ? Suivre la vérité mène à Dieu, car la vérité est de Dieu. L’obéissance est le secret de la conviction que Dieu vous guide personnellement. Si, dans le calme de votre cœur, vous avez le sentiment qu’il faut faire quelque chose, arrêtez-vous et demandez-vous si c’est conforme au caractère et à l’enseignement de Jésus. Si c’est le cas, obéissez à cette impulsion et vous verrez que c’est Dieu qui vous a guidé.

27


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

Chaque chrétien devrait vivre une vie guidée par Dieu. Si vous n’êtes pas guidé par Dieu, vous serez guidé par quelqu’un ou quelque chose d’autre. Le chrétien qui n’a pas le sentiment d’être guidé dans sa vie manque de quelque chose de vital. Pour Jésus, obéir à la volonté de Dieu était comme une nourriture qui rafraîchissait son esprit, son corps et son âme. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 4.34). Nous pouvons tous vivre la même expérience si nous faisons de la volonté de Dieu l’objectif dominant de notre vie. Ayez l’obéissance en ligne de mire dans vos moments de prière et de méditation, car vous ne connaîtrez de Dieu, et seulement de Dieu, que ce à quoi vous êtes prêts à mettre en pratique. Il y a beaucoup de vérité dans l’hymne Confiance et obéissance (en anglais, Trust and Obey). Lorsque nous marchons avec le Seigneur À la lumière de sa Parole, Quelle gloire il répand sur notre chemin ! Tant que nous faisons sa bonne volonté, Il demeure avec nous, Et avec tous ceux qui font confiance et obéissent. J. H. Sammis (italiques ajoutés)

Application des tests moraux « Examine-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, mets-moi à l’épreuve et connais mes pensées ! » (Psaume 139.23). « Examinez-vous vous-mêmes pour savoir si vous êtes dans la foi » (2 Corinthiens 13.5).

Dieu parle aux hommes à travers la loi morale. Si nous enfreignons ces lois et cherchons à nous justifier en cela, la présence et la direction de Dieu perdent leur réalité dans nos vies : la liberté et l’éclat de la vie chrétienne disparaissent.

28


Qu’est-ce que le discipulat ?

Voici quatre tests de la loi morale à l’aune desquels nous pouvons nous mesurer et ainsi obéir aux commandements bibliques. 1. Suis-je sincère ? Y a-t-il des circonstances dans lesquelles je mentirais ou dans lesquelles je mens actuellement ? Peut-on compter sur moi pour dire la vérité, quel qu’en soit le prix ? Oui ou non ? Est-ce que je choisis de ne pas dissimuler ou de trouver des excuses ? 2. Suis-je honnête ? Peut-on me faire entièrement confiance en matière d’argent ? Dans mon travail, même quand personne ne regarde ? En ce qui concerne la réputation des autres ? Oui ou non ? Avec moi-même ? Ou est-ce que je me justifie et me mets sur la défensive ? 3. Suis-je pur ? Dans mes habitudes ? Dans ma façon de penser ? Dans mes motivations ? Dans mes relations avec le sexe opposé ? Oui ou non ? 4. Suis-je égoïste ? Dans les exigences que j’impose à ma famille, à ma femme, à mon mari ou à mes associés ? Est-ce que je manque d’équilibre ? Est-ce que je laisse libre cours à mes humeurs instables, froid un jour, avenant le lendemain ? Est-ce que je me laisse aller à des crises de nerfs qui gâchent mon bonheur et celui de mon entourage ? Est-ce que je laisse libre cours à des plaisirs sans tenir compte de l’effet qu’ils ont sur mon âme ? Est-ce que je suis un bourreau de travail, refusant de prendre un repos raisonnable et de faire de l’exercice ? Est-ce que je me laisse aller à de petites indulgences, en devenant l’esclave d’habitudes, aussi inoffensives qu’elles puissent me paraître ? Quelle est ma raison de vivre ? Moi-même, l’argent, le succès, le pouvoir ? Ou bien, mes forces sont-elles consacrées à répondre aux besoins humains, pour le royaume de Dieu sur terre ?

29


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

Mettons-nous en face de nous-mêmes et regardons-nous en face. Le moment le plus courageux de la vie d’un homme est celui où il se regarde objectivement, sans grimacer, sans se plaindre. Un examen de conscience qui ne résulte pas en une action est dangereux. Que vais-je faire de ce que je vois ? L’action requise est de nous consacrer à Dieu.

La capitulation Qu’est-ce que j’abandonne ? L’abandon initial

1. Les aspects négatifs. Je suis convaincu que jusqu’à présent, en contrôlant moi-même ma vie, je ne suis arrivé à rien. Je vois que la vie qui est joyeuse, riche et qui a un but valable est la vie que Jésus dirige. Dieu me demande de renoncer à tout diriger. Je suis convaincu que ma vie n’est pas vraiment contrôlée par moi-même, mais par le péché. Sa puissance domine ma vie. Je fais ce que je déteste par la suite. Dieu me demande de m’abandonner à lui. Je prends conscience que le facteur dominant dans ma vie, le facteur sur lequel je prends mes décisions, n’est pas Dieu mais quelque chose ou quelqu’un d’autre. Il peut s’agir, par exemple, de la paresse. Dieu demande que cette première place lui soit cédée afin qu’à l’avenir, je base mes actions et mes réactions sur ce qu’il désire. Des habitudes, des perspectives, des attitudes, des humeurs, des complaisances d’une sorte ou d’une autre, dont je sais qu’elles ne sont pas les meilleures, ni conformes à la vie et à l’enseignement de Jésus, surgissent constamment et provoquent des paralysies ou des conflits dans ma vie. Dieu demande de les abandonner. 2. Abandon total. Plus ce premier renoncement est complet, plus les chances d’une croissance rapide et continue dans la vie chrétienne sont grandes. 30


Qu’est-ce que le discipulat ?

3. L’abandon n’est pas la nouvelle naissance. La nouvelle naissance devrait être simultanée à l’acte d’abandon ou le suivre de près, mais elle n’est pas identique à celui-ci. La nouvelle naissance est la grande œuvre que Dieu accomplit en nous en renouvelant notre nature. L’abandon est notre part. Les abandons ultérieurs

Bien que nous ayons l’impression que le premier renoncement est complet, nous commençons à réaliser qu’il y a beaucoup plus de choses que nous ne l’avions jamais imaginé et qui ont besoin d’être mises de côté. De nouvelles situations surgissent, de nouveaux problèmes se posent à nous, de nouveaux sacrifices sont demandés et nous constatons qu’il nous est difficile d’y faire face. Pendant un certain temps, il se peut que nous en soyons à peine conscients. Lentement, la conscience détecte la direction de Dieu. Nous ne l’affrontons pas pleinement parce qu’il n’est pas pratique ou confortable de le faire. Dieu nous guide jusqu’à ce que nous sachions ce que signifie soit nous abandonner à lui et avancer par la foi, soit résister et voir sa direction devenir moins claire, tandis que notre vie chrétienne perd de sa vigueur. L’abandon quotidien

Il est utile de commencer chaque nouvelle journée en se posant clairement la question suivante : « Ai-je remis cette nouvelle journée à Dieu et vais-je rechercher et obéir à la direction de l’Esprit Saint tout au long de celle-ci ? » Attendez jusqu’à ce que, avec le plein consentement de votre volonté, vous puissiez dire : « Je l’ai fait, je le ferai. » Comment s’abandonner ?

C’est lorsque nous en venons à la question de savoir comment s’abandonner que nous rencontrons des difficultés. Il serait préférable que vous en discutiez avec votre pasteur ou avec un ami que vous connaissez et qui vit le genre de vie chrétienne que vous admirez. Voici quelques suggestions pour vous aider. 31


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

1. L’idéal serait de prendre ce que vous estimez devoir céder et, dans la prière, à genoux devant Dieu, de tout lui dire. Ne cachez rien ; soyez honnête dans votre attitude à l’égard de cette chose et à l’égard de Dieu. Attendez à genoux jusqu’à ce que vous sachiez que vous avez le pardon de Dieu et que votre abandon a été accepté. Bien que ce soit la voie idéale, c’est souvent la plus difficile. Il est difficile d’être honnête avec soi-même, d’être sûr que l’on veut vraiment, de tout son cœur, renoncer à la chose particulière que l’on a en tête et en conscience. Ce péché peut être simplement le symptôme d’un mal plus profond. Quand c’est le cas, nous expérimentons alors des rechutes après le renoncement initial. 2. Beaucoup d’entre nous ont trouvé l’abandon plus satisfaisant et plus complet en le partageant d’abord, c’est-à-dire en en parlant avec un ami qui comprend. C’est difficile. Je sais que c’est difficile. Cela touche à l’un des péchés les plus profondément enracinés, à savoir l’orgueil, et c’est ce qui rend si difficile de le partager. Il semble plus difficile d’en parler à quelqu’un d’autre qu’à Dieu. Pourtant, cela ne devrait pas être le cas. Nous nous adressons souvent à Dieu de manière à ce que cela ne nous coûte pas grand-chose, plus dans l’attitude de justifier notre échec que de confesser notre culpabilité. C’est là qu’un véritable ami peut être d’une grande aide, en mettant en évidence les points qui doivent être abandonnés. Ensemble, tournez-vous vers la prière pour vous remettre à Dieu. Dans le calme, attendez que Dieu vous dise ce que vous devez faire. 3. Lorsque l’on s’abandonne, que ce soit seul ou avec une autre personne, l’esprit ne doit pas se concentrer uniquement sur notre acte, mais aussi sur le pardon de Dieu. La Croix, et ce qui a été fait pour nous par Dieu, est bien plus grand que tout ce que nous faisons. Nous sommes sauvés par la grâce et par la grâce seule. L’abandon signifie la fin de la grande rébellion de nos volontés. Nous capitulons ; Dieu peut agir. 32


Qu’est-ce que le discipulat ?

4. N’essayez pas de limiter Dieu à la petitesse de vos préjugés. Dieu honore de nombreuses façons l’abandon de nous-mêmes. N’essayez pas d’éviter une méthode parce qu’elle blesse votre orgueil. L’orgueil doit disparaître. Il se peut que vous deviez revenir à la méthode même que vous avez essayé d’éviter. Car l’amour de Dieu est plus vaste que les mesures de l’esprit humain, et le cœur de l’Éternel est d’une merveilleuse bonté. Mais nous rendons son amour trop étroit par de fausses limites que nous nous imposons, et nous magnifions sa sévérité par un zèle qu’il ne saurait approuver. Il y a une rédemption abondante dans le sang qui a été versé ; Il y a de la joie pour tous les membres dans les souffrances de la Tête. F. W. Faber

Les caractéristiques d’un disciple La justice et l’amour sont les deux piliers centraux de la foi chrétienne. Ce sont les deux attributs de Dieu qui sont inséparables. Ce sont les deux caractéristiques que Dieu souhaite voir s’unir harmonieusement dans chaque individu. Une troisième caractéristique indispensable d’un disciple est l’humilité. La droiture

La droiture inclut l’honnêteté. Elle dit toujours la vérité. Elle préfère dire la vérité et souffrir que mentir et échapper à la punition. Si le fait de dire la vérité attire des ennuis à quelqu’un, il préfère généralement se taire et souffrir. 33


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

Elle est honnête avec l’argent. Les petites comme les grandes sommes sont en sécurité entre ses mains. Elle est particulièrement prudente avec l’argent des autres ou l’argent public. Elle est honnête avec les biens d’autrui. Les objets empruntés sont rendus ; l’argent prêté est remboursé. Elle est honnête en affaires. Les marchandises sont vendues au juste prix ; elles ne sont pas falsifiées ; on dit la vérité sur les articles. Elle est honnête dans ses paroles. Son « oui » signifie « oui », son « non » signifie « non ». Elle est honnête dans le travail ; elle travaille aussi bien seul que sous surveillance. La droiture inclut la sincérité. Non seulement l’action est honnête, mais le motif qui la sous-tend est sincère. Il n’y a pas de duplicité. Elle tient sa parole. Sa parole est sûre. La droiture inclut la justice. Elle est toujours juste dans ses relations avec les autres. Le riche et le pauvre, le fort et le faible, le puissant et l’impuissant sont tous traités de la même manière. Elle ne profite jamais de sa position, mais juge selon le bien et le mal. Elle n’accepte jamais de pots-de-vin. Elle ne prête jamais de l’argent à un taux d’intérêt excessif ; elle cherche à obtenir un prix juste. La droiture cherche à être en règle avec Dieu. Elle révère Dieu, mais n’a pas besoin d’en avoir peur, car elle est prête à mettre toutes ses actions et motivations à la lumière de la présence de Dieu. Elle cherche avant tout à plaire non pas à l’homme, mais à Dieu. La droiture cherche à être juste avec l’homme. Elle désire mettre de côté tout ce qui crée des barrières entre les hommes – ce n’est pas toujours possible, mais nous pouvons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour atteindre ce but. Elle cherche de tout son cœur à corriger les attitudes qui peuvent être corrigées comme le favoritisme, le snobisme, l’impolitesse, l’aversion et la vengeance. La droiture cherche à mettre de côté tous les péchés connus, les échecs, les faiblesses. Elle désire, de tout son cœur, mettre de côté tout ce qui pourrait entraver sa croissance dans la vie chrétienne ; tout ce qui limite son utilité : la paresse, la colère ; tout ce qui brouille sa vision : l’orgueil, la jalousie, l’envie, l’insensibilité aux besoins des 34


Qu’est-ce que le discipulat ?

autres, l’égoïsme ; tout ce qui affaiblit sa volonté : les habitudes reconnues comme mauvaises, les décisions prises par crainte, etc. Est-ce que je désire une telle droiture ? « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5.6). L’amour « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13.35).

L’amour est patient envers tous. Il supporte toutes les faiblesses, les ignorances, les erreurs et les mesquineries des enfants de Dieu. Il souffre toute la malice et la méchanceté du monde et cela non seulement pour un court laps de temps, mais jusqu’à la fin. L’amour est bon. Il est toujours prêt à sortir de son chemin pour aider. Il souhaite alléger le fardeau des gens en partageant volontiers et joyeusement leurs peines et leurs difficultés. Il lance une grande offensive d’amour pour briser les barrières qui séparent les hommes les uns des autres. L’amour ne s’estime pas plus qu’il ne le devrait. Il reconnaît que chaque don et chaque talent viennent de Dieu. Il n’a rien d’autre à vanter que la bonté de Dieu. L’amour reconnaît la responsabilité d’utiliser et de développer ces dons, mais pas de devenir orgueilleux, arrogant, condescendant ou de se donner de grands airs à cause d’eux. L’amour n’est jamais grossier. Il n’est jamais volontairement offensant. Il est poli et courtois. L’amour n’est jamais irrité. Des provocations extérieures se produiront constamment, mais l’amour n’y cède pas, il en triomphe. Dans toutes les épreuves, il se tourne vers Jésus et est plus que vainqueur dans sa force. (Voyez les moments où Jésus s’est mis en colère et apprenez la différence entre la colère et la juste indignation.)

35


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

L’amour n’est jamais égoïste – pour les louanges, la popularité ou la pitié ; il n’est jamais égoïste dans le désir ou l’utilisation de l’argent et des biens ; il n’est jamais égocentrique dans la vie de pensée, en planifiant juste pour lui-même, son confort et ce qui l’arrange ; il n’est jamais imbu de ses opinions, cherchant à imposer son point de vue, sa façon ou son plan aux autres. L’amour ne rumine jamais les torts. Il n’y réfléchit pas pour les magnifier et accroître le sentiment de vengeance. Non, il les porte à Dieu dans la prière, il les lui remet et a une attitude de pardon envers la personne concernée. L’amour ne pense pas au mal. Il écarte toutes les mauvaises suppositions, toute disposition à croire le mal. Il est franc, ouvert, sans méfiance et, comme il ne peut pas concevoir le mal, il ne craint pas non plus le mal. L’amour ne se réjouit jamais que les autres se trompent. Appliquez cela à l’homme avec lequel vous êtes en compétition, votre adversaire, votre ennemi. Ne vous réjouissez jamais quand les autres font un faux pas, un pas imprudent contraire à la loi de justice et d’amour de Dieu, qui les conduit à leur perte. L’amour se réjouit de la vérité. Il recherche la vérité et s’en réjouit, même s’il doit reconnaître qu’il est dans l’erreur. L’amour est lent à relever les fautes des autres ; il sait quand se taire. L’homme miséricordieux ne mentionne ni ne dénonce volontiers les fautes ou les manquements des autres. Il déteste et se tient à l’écart de tout commérage, de toute médisance et de toute parole malveillante. Avant de dire du mal d’autrui, il se demande d’abord : « Est-ce vrai ? Est-ce aimable ? Est-ce nécessaire ? » et ne le répète que s’il estime qu’il est absolument nécessaire de le mentionner. L’amour est toujours désireux de croire le meilleur, d’interpréter les choses de la manière la plus favorable. Même lorsque l’action, le motif et l’intention se révèlent tous mauvais, l’amour espère toujours que la personne se repentira et retrouvera la joie du pardon aimant de Dieu. L’amour n’échoue jamais – jamais, car Dieu est amour. 36


Qu’est-ce que le discipulat ?

2e PARTIE :

L’ANNÉE DU DISCIPLE

41


Janvier : Dieu

JANVIER : DIEU La nature de Dieu Dieu est esprit

Aucun homme ne peut voir Dieu avec ses yeux. Aucune distance ne peut séparer quelqu’un de Dieu. Je ne peux rien lui cacher. Il me connaît, même les secrets cachés de mon cœur. « Fais bon accueil aux paroles de ma bouche et aux sentiments de mon cœur, Éternel » (Psaume 19.15). Dieu est le créateur

« C’est à l’Éternel qu’appartient la terre avec tout ce qu’elle contient, le monde avec tous ceux qui l’habitent » (Psaume 24.1). Dieu était, est et sera toujours à l’origine de tout. La beauté, l’ordre, la fertilité, la vie sont son œuvre. Il est le grand Créateur. Il est le donateur céleste. Il est le Dieu de l’ordre et de la loi, et il agit par le biais de ses lois naturelles ; c’est l’une des raisons pour lesquelles nous pouvons apprendre à le connaître. Dieu est juste

« Dieu est lumière et il n’y a pas de ténèbres en lui » (1 Jean 1.5). Dieu est un Dieu qui a du caractère. En lui, il ne peut y avoir rien de mal ou de mauvais. Il est juste et pur, vrai et droit, comme le sont ses lois. Sa sainteté nous impressionne. Dieu est amour

La nature entière de Dieu est amour. Nous ne pouvons jamais séparer cet amour de ses autres attributs. Jésus nous a appris à le 43


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

considérer comme « Notre Père » – plus grand, plus sage, meilleur que n’importe quel père que nous pourrions imaginer. Dans son amour, il nous protège, nous guide et nous éduque.

L’homme, image de Dieu Dieu nous a créés à son image, c’est-à-dire avec les semences de la justice et de l’amour dans nos cœurs qui devraient croître et se développer en une beauté naturelle de notre caractère. Il nous a créés avec un profond désir de communion avec lui, capables de répondre à l’amour par l’amour, en sachant que nous devons suivre sa loi. Il nous poursuit jusqu’à ce que nous trouvions le repos en lui faisant confiance, en dépendant de lui, en lui obéissant et en l’aimant. L’image perdue

Le péché, et le péché seul, me sépare de Dieu. Dieu a donné à l’homme le libre arbitre. L’homme peut choisir de désobéir à la loi de Dieu, de manquer à l’amour de Dieu, de suivre ses propres désirs. Tout cela est un péché. Le péché entraîne sa propre punition, aussi sûrement que la violation des lois de la nature entraîne des conséquences fâcheuses. L’homme perd l’image de Dieu. Le péché sépare l’homme de Dieu et, à cause de cela, l’homme craint de rencontrer son Créateur, essayant de l’éviter. Rien ne blesse Dieu plus que cela, car il est « Notre Père ». Le père aimant, Dieu, a perdu celui qu’il aime. Son amour ne recule devant rien jusqu’à ce que la personne perdue soit ramenée dans une bonne relation avec le Père. Le renouvellement de l’image perdue

Les hommes sont réconciliés avec Dieu. L’amour de Dieu se révèle de bien des manières, mais surtout dans la vie et la mort de Jésus. Voici un Dieu juste et aimant qui lance l’ultime appel de la justice et de l’amour pour ramener l’homme à lui afin de renouveler son image dans l’homme. « On vous a enseigné […] à vous laisser renouveler par l’Esprit dans votre intelligence et à vous revêtir de 44


Janvier : Dieu

l’homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté que produit la vérité » (Éphésiens 4.22-24).

La loi morale de Dieu La loi morale de Dieu constitue la base de toute loi. Aucune nation ni aucun peuple ne peut la négliger et espérer prospérer. Il y a quelque trois-mille-cinq-cents ans, par l’intermédiaire de Moïse, Dieu a donné cette loi pour unir un peuple d’esclaves qui venait d’être libéré et par lequel il espérait révéler plus clairement au monde sa volonté et son dessein. La loi est résumée dans ce que nous appelons les dix commandements (Exode 20 ; Deutéronome 5). La loi de Dieu résumée Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi. Tu n’adoreras pas les idoles. Tu ne prendras pas le nom du Seigneur en vain. Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Honore ton père et ta mère. Tu ne tueras point. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne voleras pas. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Tu ne convoiteras pas ce qui appartient à autrui. L’esprit positif de la loi « Avec quoi me présenterai-je devant l’Éternel pour m’humilier devant le Dieu très-haut ? […] On t’a fait connaître, homme, ce qui est bien et ce que l’Éternel demande de toi : c’est que tu mettes en pratique le droit, que tu aimes la bonté et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Michée 6.6a, 8). Faire preuve de justice. Voir page 33 « La droiture ». Aimer la miséricorde. Voir page 35, « L’amour ». Marche humblement avec ton Dieu. Voir page 37 , « L’humilité ». 45


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

La loi de l’esprit – La loi de la liberté « Cependant, si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes pas sous la loi. […] Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. Contre de telles attitudes, il n’y a pas de loi » (Galates 5.18, 22-23).

Communiquer avec Dieu Nous communiquons avec Dieu par la prière et l’étude de la Bible. Le meilleur moyen est de décider d’un moment précis pour votre temps de prière, de préférence tôt le matin, et de le préserver. Essayer de fonder les habitudes de votre vie autour de ce rendez-vous. Ne laissez pas d’autres choses empiéter sur ce moment précieux. Ceux qui, négligeant l’heure fixe de la prière, disent qu’ils peuvent prier à tout moment, finiront probablement par ne plus prier du tout. Mais si vous respectez le temps fixé, il devrait influencer toute votre journée. 1. Au début de la période de prière, restez silencieux. Laissez votre esprit se détendre, en lui permettant de parcourir votre vie pour voir s’il s’arrête sur quelque chose de mal. Si c’est le cas, déterminez-vous, avec la force que Dieu vous donnera, à la redresser. Prenez la résolution de la corriger. Si rien ne s’avère mauvais, vous êtes prêt à prier avec audace (voir 1 Jean 3.21). 2. Ensuite, baignez votre pensée dans la Parole de Dieu. Elle ôtera la poussière de vos yeux et vous donnera de la perspicacité. Ainsi, vous adopterez des attitudes justes et vous ferez des prières justes. Dieu alignera vos pensées sur les siennes, vos objectifs sur les siens. 3. Prenez un stylo ou un crayon et écrivez ce qui vous vient à l’esprit. Lisez attentivement la Parole de Dieu. Ce stylo est un indicateur de votre foi que quelque chose se produira, et cela viendra. Ne lisez pas à la hâte. Chaque mot est précieux. Faites une pause, 46


Janvier : Dieu

assimilez. Lorsqu’une personne se précipite dans une forêt, peu d’oiseaux et d’animaux apparaissent. Ils se cachent. Mais si elle s’assoit et attend, ils sortent. Il en va de même pour la lecture de la Bible et la prière. La prière est un temps d’exposition de l’âme à Dieu. Exposez vos états d’âme à sa Parole. Soyez prêts à obéir, et obéissez. [Réflexions basées sur Victorious Living (Une vie victorieuse) de E. Stanley Jones.]

4. Le résultat du temps de prière doit être l’action. Vous devez avoir un travail précis et concret à faire. Souvent, les actions sont petites, mais elles exigent un sacrifice de temps ou mettent à l’épreuve votre patience et votre amour. Faites-les. Il peut s’avérer utile de tenir un petit carnet de notes. Je suggérerais la discipline de se lever une demi-heure plus tôt que d’habitude et de consacrer ce temps à la prière, à la méditation et à l’étude de la Bible. Veillez cependant à ne pas prendre l’habitude de penser que Dieu ne peut vous guider seulement à ce moment précis ou à un moment déterminé. Faites également attention à votre attitude envers les autres personnes qui pensent différemment sur le moment propice à l’écoute de Dieu. Soyez prêt à changer le moment de votre prière si les circonstances de votre vie vous amènent à penser que c’est nécessaire ou souhaitable.

Lectures des Écritures Les passages que j’ai énumérés ci-dessous ne sont pas longs. Après la lecture de chaque jour, revenez sur la discussion correspondante dans le chapitre. Lisez les Écritures plusieurs fois. Utilisez une Bible dans laquelle vous n’hésitez pas à écrire. Marquez tout passage qui attire particulièrement votre attention. Arrêtez-vous et réfléchissez-y. Cherchez Dieu et ce qu’il veut vous dire par sa Parole de tout votre cœur. Soyez attentif et sensible à ses conseils. « Vous me chercherez et vous me trouverez, parce que vous me chercherez de tout votre cœur » (Jérémie 29.13). 47


LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

La loi morale de Dieu Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4

Psaumes 19.8-15 Exode 20.1-3 Exode 20.1-6 Exode 20.7

Jour 5 Jour 6

Exode 20.8-11 Exode 20.12

Jour 7

Exode 20.13

Jour 8 Jour 9 Jour 10 Jour 11

Exode 20.14 Exode 20.15 Exode 20.16 Exode 20.17

La valeur de la loi Un Dieu Aucune idole Jurons et blasphèmes Le sabbat Honorer ses parents Meurtre, rage, revanche L’adultère Le vol Faux témoignage La convoitise, l’envie, la jalousie

Psaumes 119.1-16 Luc 18.18-27 Actes 17.16-31 Matthieu 5.33-37 Matthieu 12.9-13 Marc 7.1-13 Matthieu 5.21-26 Matthieu 5.27-32 Actes 5.1-11 Matthieu 26.57-68 Luc 12.13-21

Prière Jour 12

Matthieu 6.5-8

Jour 13 Jour 14 Jour 15

Matthieu 6.9-15 Matthieu 18.21-35 Matthieu 18.19-20

Jour 16 Jour 17 Jour 18 Jour 19 Jour 20

Matthieu 17.14-21 Luc 18.1-8 Luc 18.9-14 Matthieu 26.36-46 Philippiens 4.4-9

Jour 21

Jacques 5.13-18

48

La sincérité et la vérité sont primordiales Le Notre Père et le pardon La prière et l’esprit de pardon Là où il y a la véritable prière, Jésus est présent Le besoin de la prière La prière pressante L’humilité et la prière La prière et la volonté de Dieu Ne soyez pas inquiet, partagez tout avec Dieu La valeur de la prière


Janvier : Dieu

La Parole de Dieu, Étude biblique Jour 22 Jour 23 Jour 24 Jour 25

Psaume 119.9-16 Psaume 119.41-48 Psaume 119.97-104 Psaume 119.105-112

Jour 26 Jour 27

Psaume 119.161-168 Marc 7.1-13

Jour 28 Jour 29

Actes 8.26-39 Luc 4.1-13

Jour 30

2 Timothée 3.14-17 1 Timothée 1.5 2 Pierre 1.16-21

Jour 31

Le pouvoir de me garder Le courage de témoigner La sagesse et le plaisir La lumière pour le chemin quotidien Une riche réserve de trésors Le véritable sens caché par nos traditions Comprends-tu ? L’utilisation de la Bible pendant les tentations La Bible à la maison L’inspiration

(Utilisez la section « Les aides au culte personnel quotidien » page 38, jour après jour : cela devrait aider votre temps de prière à devenir plus vivant.)

49


ÉRIC LIDDELL

LES DISCIPLINES DE LA VIE CHRÉTIENNE

Comment grandir dans sa relation avec Dieu, jour après jour ? Nous désirons connaître Dieu davantage, approfondir notre foi et vivre en disciples de Jésus. Mais dans la réalité de nos journées, il n’est pas toujours facile de savoir comment avancer. Eric Liddell propose un chemin simple et concret pour nourrir sa vie spirituelle tout au long de l’année. À travers la Bible, la méditation et la prière, il nous aide à : • • • •

mieux connaître Dieu et approfondir notre relation avec lui ; prendre de bonnes habitudes pour nourrir notre foi ; discerner la volonté de Dieu et la mettre en pratique ; grandir dans une vie de disciple authentique.

Plus qu’un livre à lire, Les disciplines de la vie chrétienne est un compagnon à garder près de sa Bible et à retrouver chaque jour. 365 jours pour faire grandir sa foi et apprendre à vivre avec Dieu au quotidien.

Eric Liddell (1902-1945) était un athlète écossais et missionnaire en Chine. Aux Jeux olympiques de Paris en 1924, il renonce au 100 mètres, dont les premières épreuves ont lieu un dimanche, puis remporte l’or au 400 mètres. Son histoire inspirera le film Les Chariots de feu. Il part ensuite comme missionnaire en Chine, où il consacrera le reste de sa vie au service de Dieu.

ISBN : 978-2-7222-0503-1

9.00 € TTC www.clcfrance.com

Réf. : CLCD100

Vie chrétienne


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Les disciplines de la vie chrétienne by Librairie chrétienne CLC - Issuu