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17 mars 2012

Lancement du rÊseau français Cittaslow


Samedi 17 mars 2012 a été crée à Segonzac en Charente le réseau français de l'association Cittaslow. Le mouvement "slow" répond à une demande de plus en plus importante de personnes qui souhaitent non pas "vivre lentement" mais réfléchir aux effets de leurs actes. Préférant prévenir plutôt que guérir, il faut prendre le temps de voir sur le long terme pour une avancée sereine. Cette journée a réuni le Président et le Directeur de Cittaslow international, ainsi qu'un représentant du mouvement Slowfood lié de près à la démarche Cittaslow. Étaient présentes les trois premières communes labellisées nécessaires, selon la Charte, pour la création du réseau. La présence de la commune de Créon (quatrième commune labellisée), de Blanquefort (commune en attente d'être labellisée) et des représentants d'autres communes montrent l'intérêt du label qui se développe et s'étend hors du SudOuest. Le samedi matin, dès l'entrée de la ville, chaque personne était plongée dans l'atmosphère Cittaslow. Dans les quatre axes principaux de la ville étaient dressés des drapeaux oranges et blancs qui se rejoignaient devant la mairie et se prolongeaient jusqu'aux salles des distilleries, lieu d'accueil pour le commencement du programme de la journée, caractérisée par son esprit à la fois convivial et solennel. 9H30 Accueil aux salles des Distilleries – café et thé proposés par l'association anglo-française Cette convivialité se retrouvait à l'entrée des salles des Distilleries où derrière un bar, l'association anglo-française s'était installée et proposait aux invités de prendre un thé ou un café. De petites tables disposées devant le bar permettaient de s'installer et de prendre le temps de le déguster avant le début de la conférence ou de regarder l’exposition photos, sur la ville de Segonzac, proposée par l’association des collectionneurs ASPECT. 10H Accueil du maire de Segonzac et du président de Cittaslow – présentation des communes labellisées et de la démarche Cittaslow – Présence de Slowfood Cf. Annexe 12H30 Apéritif offert par le BNIC, les associations segonzacaises et la commune


13H30 Repas Les tables étaient dressées dans la salle des distilleries autour des alambics et le repas était servi par les membres du conseil municipal et des associations avec l'aide du Conseil Municipal des Jeunes :

Vue de la table officielle 14H30 Visite des stands, visite de la ville Chaque commune disposait d'un stand qui permettait aux invités de se renseigner sur leur démarche Cittaslow :

Labastide d'Armagnac

Segonzac

Mirande


Étaient présents ERDF et Calitom grâce au partenariat qu'ils ont avec la Commune de Segonzac :

Un tailleur de pierre sculpteur de la Cagouille charentaise, représentant aussi le label Cittaslow ; à ses côtés la sellerie Forestier :

D'un autre côté de la salle se trouvait Saveurs 16 composé de Baume de Bouteville, des Établissements Chaignaud, de l'association Aspoulba et ses Établissements Charlemagne :


Au milieu se tenait la maison de la Grande Champagne ainsi que des artisans segonzacais :

La suite de la journée se déroula par une visite de la ville avec une séance de dégustation à l'université des eaux-de-vie et des spiritueux. Les invités se livrèrent à reconnaître un cognac, d'un armagnac ou d'un whisky. Puis la visite continua par la chaufferie bois puis du stade, pour finir par un arrêt à la médiathèque qui a un fond de bibliothèque Cittaslow complété par des fonds de personnes privées. 17H30 Signature des statuts – création du réseau français Signature des statuts aux salles des distilleries par le président, le directeur et les trois premières communes labellisées, créant officiellement le réseau français Cittaslow. 17H Cérémonie d'intronisation des maires de Labastide d'Armagnac et de Mirande, du président et du directeur de Cittaslow international par la confrérie du Franc Pineau


Annexe


Compte rendu de la Conférence du 17 mars 2012 Présentation de Cittaslow international, des Communes françaises Cittaslow et de Slowfood pour le Lancement du réseau français Cittaslow Intervenants : – – – – – – –

Monsieur Gian Luca Marconi - Président de Cittaslow international Monsieur Olivetti - Directeur de Cittaslow international Madame Véronique Marendat – Maire de Segonzac Monsieur Alain Gaube – Maire de Labastide d'Armagnac Monsieur Jean-François Darroux – Adjoint au Maire de Mirande Monsieur Christophe Masson - Slowfood Gascogne gersoise Madame Francine Forgeron - Office du tourisme et secrétaire de Slowfood Segonzac

Sommaire : Introduction I - Présentation de la démarche Cittaslow au niveau international II - Présentation des Villes françaises Cittaslow • Commune de Labastide d'Armagnac • Commune de Mirande • Commune de Segonzac III - Présentation de Slowfood Gascogne gersoise Conclusion (Transitions par Madame Forgeron)


- Introduction par Madame Véronique Marendat, Maire de la commune de Segonzac Le label est né en Italie puis très rapidement il s'est développé partout dans le monde. Cittaslow réunit aujourd'hui près de 160 villes dans plus de 25 pays. Il est présent dans des pays d'Europe mais aussi en Corée du Sud, aux États-Unis, en Australie, en Turquie, en Chine, en Afrique du Sud. Seules les villes de moins de 50 000 habitants peuvent adhérer au réseau et pour être labellisées elles doivent s'engager sur la Charte. Des inspecteurs du réseau viennent contrôler le respect des engagements et s'assurent ainsi du respect du label. A l'échelon international, le mouvement propose des solutions locales, pour répondre aux préoccupations du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat des Nations Unies (GIEC). A l'échelon national, la Charte Cittaslow permet de répondre aux principales mesures de la loi Grenelle II de 2010 et plus particulièrement dans les volets « Bâtiments et Urbanisme », « Transports », « Biodiversité », et « Risques Santé et déchets ». La Charte Cittaslow regroupe près de 90 engagements dans 6 volets : l'environnement, les infrastructures, l'urbanisme, la mise en valeur des produits et savoirs faire locaux, l'hospitalité et la sensibilisation ou l'éducation de la population. Ce label concerne tous les domaines de la vie communale. Il permet d'envisager un aménagement durable de la vie, le maintien ou la restauration du lien social, et surtout le développement de notre capacité à bien vivre ensemble. C'est une démarche qui permet de préserver l'identité de nos territoires sans nier la mondialisation qui n'est pas une volonté mais un fait. C'est une démarche responsable qui rappelle aux élus et aux citoyens aussi, que le futur se construit aujourd'hui, que nous devons être attentifs à préserver nos richesses pour les transmettre aux générations futures. Si le label a parfois été présenté de façon caricaturale par la presse grand public en accentuant à outrance le phénomène de lenteur, en le qualifiant de passéiste, cette démarche est au contraire tournée vers le futur et particulièrement dynamisante, puisque entrer dans cette démarche a permis aux communes de mettre en œuvre un certain nombre de politiques et d'actions. Les sommets internationaux obligent, par le biais d'un certain nombre de résolutions, les États à définir les grandes lignes des politiques de développement durable. En 2009, l'ONU estimait que 70% des actions de développement durable étaient portées par des collectivités locales. Si souvent l'impulsion vient de l'État, la volonté vient des territoires et pas seulement des élus mais aussi de la société civile et des citoyens. Pour changer, il faut donc partir du terrain, il faut agir local et la démarche Cittaslow favorise véritablement l'émergence d'actions locales favorables à l'aménagement et au développement durable de nos villes. Mirande, Labastide d'Armagnac et Segonzac auront l'occasion d'en apporter plusieurs exemples.


- Présentation de la démarche Cittaslow au niveau international par le Président Marconi Il est étrange que les villes françaises n'aient pas adhéré au mouvement Cittaslow bien plus tôt. La culture française, la façon de vivre en France est naturellement Cittaslow. C'est avec un peu de retard, par rapport aux autres pays de l'Europe, que la France a rejoint le mouvement grâce à la Commune de Segonzac qui a pris le flambeau et qui a porté ce mouvement. Des personnes sont intéressées par la démarche, des représentants de communes venant de l'Alsace et de la région parisienne sont présentes pour la journée. Cittaslow a mis le pied en France et le réseau va maintenant se développer. Le mouvement a démarré en partant de Slowfood. Il y a eu une prise de conscience que le monde de vie actuel va de plus en plus vite. Par la suite, il y a eu le mouvement parti de la volonté de maires italiens qui ont établi leur volonté d'arrêter ce mouvement de "toujours plus vite toujours plus". Le label est en train de s'éparpiller un peu comme des tâches d'huile. Son existence vient d'une volonté de la population. En période de profonde crise économique et sociale, c'est essentiel que des nouvelles façons de vivre, que les valeurs qu'étaient les nôtres et qui le sont toujours soient remises à l'ordre du jour et qu'il y ait cette cohésion de volonté qui vient de la base. On entend souvent parler de la notion de développement durable et on se rend compte de plus en plus qu'il y a une prise de conscience que ce soit au niveau des déchets, de l'eau, qu'il faut préserver les éléments essentiels pour que la nature puisse reprendre son souffle. C'est autant de choses que l'on ne peut plus négliger. On est obligé maintenant de foncer et d'aller dans ce sens. Il faut être tous ensemble, essayer de créer quelque chose de solidaire. Ce sont des choses qui peuvent marcher mais il faut être uni. Il y a trois communes qui démarrent, il y en a d'autres qui vont se joindre et petit à petit ce sera une petite communauté qui va démarrer et qui aura beaucoup de succès parce que les gens n'attendent que ça.

Pour fonder le réseau français Cittaslow, il fallait au moins trois villes labellisées, Segonzac s'est engagée la première, et a été suivie par Labastide d'Armagnac et Mirande, ouvrant sans doute la voie à beaucoup d'autres, notamment Blanquefort et Créon représentées lors de cette journée. Pour faire plus ample connaissance avec ces communes, Labastide d'Armagnac va se présenter dans un premier temps. Tout comme Segonzac, c'est une ville où l'on sait le prix du temps, le coût du temps. On sait prendre le temps. Et si la qualité de vie après laquelle on court c'était justement, prendre le temps. On sait prendre le temps de laisser vieillir les eaux de vies, pour pouvoir ensuite déguster le goût du temps, comme on déguste chaque moment de la vie. On sait prendre le temps d'admirer notre paysage, notre lumière et aussi d'écouter l'autre.


- Présentation de la Ville Cittaslow de Labastide d'Armagnac par Monsieur le Maire Alain Gaube Rejoindre Labastide d'Armagnac n'est pas à la portée du visiteur pressé. C'est plutôt une récompense d'arriver pour ceux qui, avec ou sans navigateur GPS, choisissent de s'extraire des axes autoroutiers qui traversent l'Aquitaine et de s'engager sans se presser sur les routes secondaires qui sillonnent la campagne landaise. Le village est situé au Nord-Est des Landes, dans une région rurale, faiblement peuplée mais profondément liée à ses traditions et à son identité culturelle. Le territoire municipal s'étend sur 3200 hectares. Il abrite une population de quelques 730 habitants en légère régression depuis quelques temps mais la ville s'efforce cependant de renverser depuis une dizaine d'années en favorisant l'installation de nouveaux ménages et des jeunes actifs. Labastide d'Armagnac a été formée à la fin du XIIIème siècle par Bernard VI, Comte d'Armagnac. C'est une ville fortifiée, bâtie autour d'une belle place rectangulaire classée, entourée de passages couverts, c'est la Place Royale. Elle a été dénommée ainsi en l'honneur du Roi d'Angleterre. La légende suggère que Henri de Navarre, devenu Henri IV Roi de France s'inspira de la place pour faire construire la place des Vosges, à Paris. La ville n'a rien perdu de son charme médiéval, elle est probablement de toutes les bastides landaises la mieux conservée. On y élabore lentement, au fil du temps, une des plus ancienne et réputée eaux de vie suivant des pratiques transmises de générations en générations, depuis 700 ans. Digne accompagnement d'une gastronomie généreuse, centrée sur des produits de la ferme, bien appréciée par les gourmets : foie gras, magret, confit de canard, garbure, poule au pot, tourtière. Labastide d'Armagnac a beaucoup d'atouts et elle s'efforce de préserver et de mettre en valeur une qualité toujours meilleure du cadre de vie pour les citoyens. Le territoire communal est traversé par une voie verte réservée aux randonneurs et aux cyclistes. Tracée sur le parcours d'une ancienne ligne de chemin de fer désaffectée reliant Mont de Marsan à Gabarret sur 52 kilomètres. La Chapelle de Géou quant à elle est dédiée au cyclisme, elle est le sanctuaire du cyclisme aujourd'hui en France. Construite au XIème siècle sur un site Gallo romaine du IVème siècle située à 2 kilomètres du bourg, elle abrite un modeste mais intéressant musée où sont exposés des maillots prestigieux offerts par les champions du cyclisme international et national ainsi que des vélos d'époque et des documents sur l'histoire du cyclisme. Le patrimoine architectural, historique, paysager et gastronomique de Labastide d'Armagnac attire de nombreux visiteurs et touristes à la recherche d'authenticité. Des associations locales, et l'office du tourisme sont très dynamiques et réalisent de nombreuses animations et manifestions artistiques et culturelles. Elles contribuent à affirmer un tourisme de qualité dans le respect des valeurs et des traditions locales. Parmi celles-ci une mention spéciale pour l'Armagnac en Fête, le dernier week-end d'octobre chaque année la commune fête l'Armagnac. Cette manifestation est devenue incontournable dans la région. Depuis 2010 elle accueille des producteurs Cittaslow italiens dont les produits de qualité sont très appréciés. Des concerts de musique classique, jazz traditionnel sont organisés.


Enfin en collaboration avec Slowfood a été organisé en décembre 2011 une journée « Atelier du goût » qui ouvre des perspectives encourageantes en vue d'une action d'information et de sensibilisation des consommateurs aux produits locaux de qualité. Certes l'adhésion Cittaslow contribue à la visibilité touristique du village au delà de la région voir un niveau international. Mais l'ambition des élus va bien au-delà. Avec la participation au mouvement la ville veut partager avec d'autres villes françaises et d'ailleurs, des approches, des défis et des solutions aux problèmes auxquels nous sommes confrontés jour après jour, dans un monde qui roule rapidement et probablement un peu trop. Les échanges, les initiatives et les bonnes pratiques partagés dans le cadre Cittaslow enrichiront les villes Cittaslow mutuellement. L'objectif commun est de lancer le réseau national français, c'est un point de départ répondant à de nombreuses villes qui manifestent leur intérêt pour rejoindre le mouvement. Nous partons maintenant pour Mirande, point d'eau de vie mais un pays rural riche de cultures agricoles diverses et riche aussi de sa culture traditionnelle. Quel peut être la définition de la ruralité ? N'est ce pas un pays où vous êtes capable de dire bonjour à tous vos voisins, en les appelant par leur nom?

- Présentation de la ville Cittaslow Mirande par l'Adjoint au maire de Mirande Monsieur Pierre Beaudran, Maire de Mirande, n'a pu être présent durant la journée. Il le regrette d'autant plus qu'il a largement impulsé la candidature de Mirande au réseau Cittaslow, par la philosophie de vie qu'il représente. Il a donc demandé à son adjoint à l'éducation, à la jeunesse, au sport et aux associations de le représenter pour participer, le 17 mars 2012 à Segonzac, à la création officielle du réseau français Cittaslow. Le 3 décembre dernier en Allemagne Eliane Dubecq, conseillère municipale de Mirande, a eu l'honneur de recevoir le label Cittaslow. Clef d'entrée dans le réseau international dont les membres partagent l'aspiration à la qualité de vie, à la convivialité, à l'accueil, aux échanges mais aussi à la sauvegarde de notre environnement, de notre patrimoine, de nos traditions, de nos produits et de nos producteurs. Mirande devient la troisième Cittaslow française et la première de la région Midi-Pyrénées. Sous préfecture gersoise, elle se situe dans le Sud-Ouest de la France, en Gascogne, pays du célèbre Mousquetaire D'Artagnan. Ville principale d'une communauté de 19 communes Cœur d'Astarac en Gascogne, elle entretient un jumelage depuis plus de 30 ans avec des villes européennes réparties en Allemagne, Belgique, Italie et Espagne qui en fait une terre d'accueil et d'hospitalité. C'est d'ailleurs grâce à sa ville jumelle italienne que Mirande a découvert le concept Cittaslow, lors d'une rencontre avec le maire d'Orsara de Puglia. Jolie bastide comme on en compte plusieurs au sein de sa communauté de communes, Mirande est une ville fortifiée construite au XIIIème siècle, devenue peu à peu l'endroit idéal pour bien vivre. Blottie au cœur des vallons verdoyants, elle est authentique, conviviale, attachée à l'équilibre alimentaire et au développement durable. A ce sujet outre une station d'épuration à boue activée performante et écologique, un projet d'envergure est en cours de réalisation sur un ancien hippodrome. Le Sun Stadium appelé également Country Park Solar, car initié par l'association organisatrice du festival Country


Music à Mirande, sera un site à double fonction. Ce zénith voudrait accueillir des évènements culturels et de loisir d'envergure et il sera aussi une centrale photovoltaïque pouvant couvrir l'équivalent des besoins énergétiques de notre cité (36 000 m² de panneaux photovoltaïques). En toutes saisons, Mirande permet aux jeunes et aux moins jeunes de s'amuser en toute convivialité. Le festival international de Country Music attire 160 000 visiteurs chaque année autour du 14 juillet. La traditionnelle fête des tourteaux à Pâques, la fête folklorique et les grandes fêtes patronales du mois d'août. Concerts, spectacles, expositions, composent le calendrier festif sans compter les nombreuses manifestations proposées par les 80 associations culturelles et sportives locales. Favorisée par un doux climat, la pratique de l'activité nature s'offre à tous avec un complexe aqua-ludique, du canoë kayak, des sentiers de randonnées, un parcours de santé autour du lac. Mirande est doté d'un riche patrimoine, on y découvre une église du XVème siècle dont le porche unique en France enjambe la rue, une jolie place à arcades, des ruelles moyenâgeuses. De remarquables collections sont renfermées dans le musée des Beaux Arts et arts décoratifs. Des peintures de maîtres italiens, français et flamands du XVème au 19ème siècle, des faïences anciennes décoratives. C'est avec beaucoup de soins que Mirande perpétue ses traditions comme en témoigne la qualité et la diversité des produits locaux de artisanat. Le pittoresque marché hebdomadaire favorise les échanges entre producteurs et consommateurs, de nombreux produits qui au delà de leur qualité gustative savent aussi valoriser l'environnement local : le bœuf de Gascogne, le porc noir, la poule Gascogne, le foie gras de canard ou d'oies, les vins et Armagnac, dont Christophe Masson représentant du convivium Slowfood Gascognegersoise en parlera plus en détail. Artisanat et spécialités mirandaises sont représentés sur le stand de l'office du tourisme de Mirande composait de croustades, de tourteaux pouvant être accompagnés du Pousse Rapière, cocktail gascon du célèbre Château Montluc. Mirande est donc cette petite bastide médiévale très attachée à procurer à ses 4000 habitants mais aussi à la population de son bassin de vie, tout ce qui peut faciliter le quotidien des familles, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et des jeunes. De nombreux services sont proposés : un restaurant collectif, des portages de repas. Des infrastructures sportives et culturelles existent comme la médiathèque inaugurée en mai dernier. Les établissements scolaires de la maternelle au lycée réunissent 1500 élèves. Un lycée professionnel agricole est spécialisé dans l'élevage de races anciennes notamment la Mirandaise, présentée au Salon National de l'Agriculture et qui a obtenu un prix deux années consécutives. Précurseur en réalisation de résidence intégrée, la commune en compte trois, permettant ainsi aux seniors de vivre en toute tranquillité, et convivialité avec des familles actives, qui favorise les liens intergénérationnelles. En 2011, c'est son effort en terme d'accessibilité qui a été primé au niveau du département notamment pour l'aménagement du chemin piéton.


Mirande la Jolie, puisque c'est ainsi qu'on la nomme, saura honorer Cittaslow. Nos grandes portes s'ouvrent désormais devant nous, et nous mettrons tout en œuvre pour participer à la vie d'un réseau. C'est avec un très grand plaisir que Mirande donne rendez-vous les 19 et 20 mai pour officialiser son label Cittaslow à l'occasion de la Fête de l'Europe. Villes amies, jumelles et Cittaslow y sont invitées et pourront participer à un marché coloré, et toujours apprécié. Nous repartons pour Segonzac qui a la même notion du temps qu'en Armagnac, et qu'à Mirande. Cette philosophie s'est étendue et adaptée à toutes les circonstances. Toutes nouvelles idées, toutes nouvelles propositions, seront soumises à un « Attends ! On va voir», qui invite à réfléchir avant d'agir.

- Présentation de la Ville Cittaslow Segonzac par Madame le Maire Véronique Merandat Segonzac est une ville de l'ouest Charente, une ville de plus de 2300 habitants mondialement connue. C'est une chance d'avoir une eau de vie qui voyage partout dans le monde et qui permet de faire connaître notre territoire. Segonzac est une ville où il est véritablement agréable de vivre. En mai 2010, Segonzac est devenue la première ville française Cittaslow. A la mairie on demande souvent comment la commune a-t-elle pris connaissance de l'existence de ce label. En fait, c'est totalement par hasard. L'office de tourisme avait engagé un audit et réalisé un diagnostic. Il a sollicité la commune pour aller chercher un label. Les élus étaient évidemment d'accord pour accompagner le travail de l'office de tourisme mais ne souhaitaient pas n'importe quel label. Il en existe beaucoup, Segonzac a d'ailleurs celui de ville fleurie, mais il y a aussi les villes Internet, les stations vertes, les cités du goût, celui de ville de patrimoine et d'histoire mais tous ces labels sont extrêmement thématiques. La commune a découvert l'existence de Cittaslow par le biais de l'office de tourisme, et rapidement les élus ont compris que c'était bien autre chose qu'un label. C'est une démarche d'amélioration de la qualité de vie, et c'est véritablement l'intérêt qu'ils ont vu dans le fait de rejoindre Cittaslow. A la lecture de la Charte, les élus se sont rendus compte que la commune était déjà Cittaslow sans le savoir, grâce au travail des précédents conseils municipaux. On ne devient pas Cittaslow du jour au lendemain parce qu'on l'a décidé. Il faut évidemment pour pouvoir s'inscrire dans cette démarche avoir déjà un capital ou un patrimoine Cittaslow. Il y avait déjà des choses qui avaient été faites à Segonzac, des choses qui étaient en cours et qu'il fallait s'assurer de pouvoir transmettre aux générations futures. Le travail qui avait été réalisé d'avoir une université des eaux de vies, une université des spiritueux dans une petite commune est quand même très atypique. Ce travail qui avait été fait il y a plus de 25 ans par un conseil municipal est un des éléments qui permet de dire que Segonzac sait encourager, valoriser le patrimoine local, la production locale. D'autres exemples comme le réseau de chaleur est très étendu. C'est une démarche qui a été entreprise lors des précédents conseils municipaux. Quel est l'intérêt d'entrer dans la démarche si Segonzac était déjà Cittaslow? Le monde


évolue très vite et on est dans une période de crise où les priorités ne sont peut être plus les mêmes. Il est important pour les élus d'avoir une sorte de guide, de ligne conductrice, qui oblige à penser chaque fois qu'une action se met en place ou qu'un nouveau projet émerge, en terme d'humain. L'humain doit rester au cœur des projets. On doit évidemment aussi penser à la terre, au développement durable, à ce que l'on transmet lorsque l'ont crée de nouveaux projets. Pour donner quelques exemples sur la commune, faire du Cittaslow ce n'est pas du travail en plus, c'est une autre façon de travailler. C'est une démarche qui oblige à chaque fois qu'on est autour de la table du conseil à intégrer les critères de la Charte, critères liés à l'environnement, à l'architecture, à l'urbanisme, à la valorisation de notre patrimoine local que ce soit pour les produits ou les savoirs faire. A Segonzac, le patrimoine local et les savoirs faire autour de la viticulture sont importants et il y a aussi la sellerie Forestier qui est l'une des plus connue sellerie française et dont la commune est fière. Tout un tas d'artisans que Cittaslow est prêt à valoriser, à encourager dans leur démarche. Les domaines de l'hospitalité, de l'accueil, de la sensibilisation, de l'éducation sont importants car il n'y a guère qu'avec des citoyens éduqués que l'on peut avancer dans une démarche de développement durable. Ce travail d'éducation a été mené avec des partenaires qui sont présents lors de cette journée. Calitom qui intervient sur tout ce qui est traitement des déchets. Chaque fois que la commune le peut, elle fait le relais auprès des citoyens par le biais des élus, par le biais de communications et par le biais du Conseil Municipal des Jeunes et des écoles. Des relais pour que le tri des déchets se fasse le mieux possible. Même chose avec ERDF qui accompagne la commune depuis qu'elle est Cittaslow par le biais de sa fondation sur un certain nombre de projets. Entre autre le jardinage à l'école, ils ont récemment remis un ensemble d'outils de jardinage aux enfants mais aussi et par le biais de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) pour mettre en place des nichoirs à la fois dans le petit parc en Centre Bourg mais aussi dans les écoles. Ces manifestations comme la plantation de haies avec les écoles réalisées avec les partenaires permettent d'éduquer, de sensibiliser, ce qui est important dans la démarche Cittaslow. Au niveau de l'environnement, un certain nombre de démarches ont été faites. La première qui a été significative à Segonzac est le petit parc en centre bourg. Cela peut paraître étrange quand on est à la campagne et qu'on a la facilité de se poser en plein milieu de la nature. C'est une façon de dire que même dans les villages, il est important d'avoir des lieux où se poser, où s'asseoir, ou flâner, ou avoir envie pourquoi pas de chanter, d'écouter de la musique, de lire de la poésie. C'est un lieu de pause, où on peut restaurer le lien social. Récemment une étude a été entreprise sur l'espace des Ballastières qui est espace boisé très atypique de la commune puisqu'il s'agit d'anciennes sablières. Il s'agit d'imaginer comment réhabiliter cette espace naturel dans le respect de son histoire et de la nature. Évidemment les services techniques sont aussi très attentifs à la façon de fleurir, d'aménager, d'arroser les espaces fleuris et sont donc entrés dans une véritable démarche écologique. Les traitements ont été véritablement limités. Du point de vue des infrastructures, être Cittaslow ça veut dire penser à tout le monde, l'idée est d'avoir des bâtiments qui soient accessibles au plus grand nombre.


L'accessibilité au handicap est importante mais penser à tout le monde c'est aussi aménager les horaires des services publics qui doivent être adaptés aux citoyens. C'est ce que fait la mairie de Segonzac, s'adapter aux besoins des uns et des autres, avec des ouvertures plus larges. Par exemple être ouvert entre midi et deux heures pour permettre aux gens de venir faire leur passeport. Au niveau des infrastructures, c'est imaginer la ville autrement. Peut être que c'est plus simple dans les grandes villes qu'en campagne où on ne voit pas forcément l'intérêt d'imaginer des pistes cyclables, d'imaginer des liaisons douces et pourtant c'est important. Lors du précédent mandat une démarche d'aménagement du centre bourg a été entreprise, une première phase a été réalisée en 2009, la deuxième phase débutera le mois prochain, Rue Ravaz. Elle est passée depuis quelques années en sens unique, il s'agira de la réhabiliter avec des espaces piétons et cyclistes, dans le plus grand respect du patrimoine, en intégrant devant les maisons charentaise, les porches charentais, des pavés et en permettant de réintégrer aussi des arbres, de la végétations qu'il n'y a absolument plus dans cette voie. Au niveau du patrimoine local et de sa mise en valeur, la production du Cognac, les spiritueux mais aussi la tonnellerie, tous les savoirs faire qui se sont développés autour du Cognac, Segonzac a travaillé avec des partenaires. Car Cittaslow ce n'est pas seulement faire mais c'est aussi encourager. C'est donner des impulsions, c'est demander aux associations et aux entreprises d'accompagner, mais aussi aux collectivités voisines, et particulièrement la Communauté des communes. Segonzac a travaillé avec elle sur un pôle d'excellence rural qui permet à la fois d'accueillir l'université mais aussi le Centre International des Spiritueux, la Chambre d'Agriculture à Segonzac. L'Institut français de la vigne et du vin, qui comporte des laboratoires de recherches met en avant que Segonzac a une façon de mettre en valeur ses produis locaux qui n'est pas passéistes mais qui est extrêmement tournée vers le futur. Le centre international des spiritueux édicte des lettres qui partent partout dans le monde et l'IFV fait de la recherche dans des laboratoires mais aussi évidemment dans les laboratoires de la chambre d'agriculture. Être Cittaslow ce n'est pas uniquement être tourné vers la tradition et le passé, c'est savoir s'appuyer sur nos traditions pour développer un futur durable. En ce qui concerne l'hospitalité, l'accueil, c'est aussi mettre en avant nos parcours touristiques. C'est le travail de l'office de tourisme avec le Conseil Général pour les boucles à vélo par exemple. C'est aussi le fait de mettre en place des parkings qui permettent aux visiteurs de s'arrêter aisément et de se promener dans Segonzac. C'est accueillir par le biais des plateformes camping-car, soit celle de la commune, soit celle de citoyens qui peuvent accueillir les camping caristes. C'est mettre en place une signalétique, qui accueille à la fois les Segonzacais mais aussi les visiteurs. Et puis enfin la sensibilisation, l'éducation qui passe par tout un tas de chose. Les jardins et les animations autour du goût dans les écoles. Cette sensibilisation passe par le Conseil Municipal des Jeunes qui est extrêmement actif et partie prenante au niveau de Cittaslow. Mais aussi par des investissements tels qu’Orchestre à l'école. Cette année le Conseil


Municipal de Segonzac a décidé en collaboration avec une association de mettre à la disposition d'une classe, à titre expérimental pendant trois ans, des cuivres. Chaque enfant possède un cuivre qu'il peut ramener chez lui et pendant trois ans les enfants pourront accéder à des cours de musique en classe à raison de 2 heures par semaine et pourront aussi le pratiquer à la maison comme ils le souhaitent. C'est une forme d'éducation, de sensibilisation faite aussi pour recréer du lien par ce type d'animation. Le travail avec les associations est essentiel et depuis que Segonzac est Cittaslow cela a permis de recréer du lien social. Les citoyens et les bénévoles à Segonzac sont très partie prenante dans les projets. L'exemple des jardins associatifs, l'association Segonzac-Accueil participe à la création de ces jardins et ont a même récemment créé un petit journal qui s'appelle « La feuille de chou ». Les initiatives citoyennes ne manquent pas d'enrichir la démarche Cittaslow et elles sont productrices de valeur ajoutée en terme de qualité de vie. Deux gros projets, le terrain de sport qui sera fait en gazon synthétique et la maison de retraite. Le synthétique est fait de pneus usagés et permet d'éviter les traitements, engrais ou pesticides. Il permet aussi d'éviter totalement d'arrosage. C'est là une démarche tout à fait Cittaslow, parce c'est s'investir sur 20/25 ans. L'arrosage d'un gazon c'est énormément d'eau. Les collectivités doivent avoir à l'esprit lorsqu'elles investissent, de l'impact de leur projet sur la nature. Au niveau de la maison de retraite qui a été réhabilitée par la commune lors du précédent mandat a été fait le choix de mettre en place une station d'épuration sur roseaux propre à la maison de retraite et de chauffer cette maison par une chaudière bois. Des patios ont été faits permettant aux personnes d'être au plus près de leur nature. Ils ont été dessinés par des écoles, on est là encore dans une démarche totalement participative. La commune a eu l'accord des services de l'état pour une prochaine station d'épuration dont le traitement sera entièrement naturel, soit sur roseaux, soit de type jardin filtrant. L'idée est de ce dire que cet investissement servira pour les années qui viennent et qu'il est donc important de réfléchir à son impact à la fois sur la ville, mais aussi sur la nature et à la transmission aux futurs Segonzacais. Voilà quelques exemples de ce que peut être une démarche ou des actions locales qui permettent d'initier des aménagements de développement durable et de renforcer le lien social. Toutes villes labellisées doivent être adossées à un convivium Slowfood parce que les deux labels ont la même philosophie, la qualité de la nourriture pour Slowfood, la qualité de la vie quotidienne pour Cittaslow.

- Présentation de Slowfood Gascogne gersoise par Monsieur Christophe Masson Cittaslow, les convivium Slowfood, Terra Madre, sont des notions qui tournent autour


du respect de la vie, autour des générations futures. Le terroir de Gascogne et du Gers a la chance d'avoir trois présidium Slowfood International : le porc noir de Bigorre, le bœuf mirandais de Gascogne, la poule Noire de Gascogne et un projet sentinelle sur l'oie de Toulouse. A chaque fois nous sommes sur des espèces locales, qui ont la particularité d'avoir des croissances lentes. L'idée de lenteur associée à l'escargot n'a pas toujours été appréciée dans les publications mais il n'empêche que la lenteur dans le cadre de la vie, dans l'évolution de tous les êtres fait partie d'une notion fondamentale. Des notions qui ont été oubliées et notamment au niveau de l'agriculture. Le paysan, c'est l'homme ou la femme qui entretient le paysage. Si on entretient le paysage c'est pour le transmettre. L'exemple la vache mirandaise qui est arrivée au IVème siècle avec les invasions wisigothes par la pointe de la Haute Garonne. Les wisigoths sont passés par nos campagnes, et dans nos villages et ils ont ancré dans notre inconscient une histoire commune. Ce qu'il faut souligner c'est qu'il ne faut pas qu'il y ait de frontières entre la ruralité et nos villes et nos villages. Dernièrement dans le Gers, les paysans qui sont les racines de l'alimentation et qui invitent leurs homologues à réfléchir sur leurs actions quotidiennes dans nos campagnes, ont relancé une fête très traditionnelle autour de la vache mirandaise, la fête de la Madeleine à Montesquiou. Il y a une cinquantaine d'années, 1800 paires de bœufs et vaches étaient à la vente où espagnols et italiens venaient chercher la mécanique biologique qui était capable d'effectuer un lourd labeur dans les champs ou dans les vignes. Aujourd'hui cette vache mirandaise réunie tout un territoire à l'occasion de cette fête près de Mirande. Elle mobilise tout un territoire parce qu'il y a des paysans qui militent dans le mouvement Slowfood et qui sont réunis autour d'une sentinelle qui s'appelle la sentinelle du bœuf mirandais de Gascogne. Ils militent et ils ont interpellé le tourisme départemental, les élus du Conseil Général, et ils ont osé aussi dépasser les frontières du département en interpellant la Région Midi-Pyrénées, en interpellant le Comité Départemental du tourisme, en interpellant les villageois de Montesquiou, en interpellant les habitants de Mirande et la Communauté des Communes, structure qui date de 2002. Voilà des paysans qui ont su mobiliser des acteurs publics, des associations dans nos campagnes et nos villes, pour dire aux générations présentes et futures qu'il faut porter un regard différent à Dame Nature et que ce qui nous lie, les campagnes et les villes c'est ce savoir, le savoir d'observer, en respectant au sens large, la vie. Si on apprend à observer nos modes de vie à la campagne et à la ville en pensant toujours aux générations futures et bien on développe des projets qui sont durables, qui parfois sur un plan budgétaire paraissent très onéreux à l'instant « T » mais qui, lorsqu'on les place dans le long terme, ils deviennent durables et même intéressants du point de vue financier. Il y a des conviviums au niveau national qui sont invités à se rapprocher des Cittaslow


existantes et naissantes. Les convivium Slowfood sont aussi les moyens de proposer aux Cittaslow mais aussi au monde paysan, leur savoir. L'Institut international Slowfood et l'Institut de formation Slowfood national peuvent proposer aux Cittaslow, aux paysans qui le souhaitent de se réunir en communauté pour faire valoir qu'il y a danger sur une espèce végétale ou animale, ou sur des savoirs agricoles. Slowfood propose des diagnostiques, des formations et d'ailleurs les éleveurs de mirandaises avec l'institut de formation Slowfood vont partir à la reconquête de savoirs perdus. Ils vont aussi partir à la reconquête de savoirs culinaires. Voilà une formation qui se met en place mais qui mobilise également d'autres acteurs. La plantation de haies dans notre département et l'association Arbres et paysages 32, reconnue aujourd'hui par l'Europe, s'est attachée à mettre dans leur cahier des charges : la production de la sentinelle bœufs mirandais, l'obligation de replanter des haies mais aussi d'être tournée vers l'avenir. Le mode de production n'est ni ancestral ni passéiste, mais dans le cahier des charges de la sentinelle il va développé sur 1200 hectares, l'agroforesterie. C'est un nouveau mode de production où les arbres sont plantés à une distance telle que l'on peut toujours cultiver dessous ou élever. L'arbre est aussi un bien durable qui est exploitable à bien des égards par nos campagnes, nos villes et nos villages que ce soit en production de meubles, que ce soit pour le chauffage, que ce soit pour le confort de nos animaux, que ce soit pour la rentabilité des cultures. Slowfood, Cittaslow, mais aussi Terra Madre qui est la mise en réseau de l'humanité de nos mouvements nous réunis. Nous voilà engager dans le réseau qui va être signé. Monsieur Olivetti va parler de Cittaslow international pour savoir sur quoi s’engagent les communes. - Conclusion par le Directeur de Cittaslow international, Monsieur Giorgio Olivetti C'est une journée historique parce qu'elle marque un point important pour la France. Non seulement il y a des projets de la part des élus, mais il y a surtout des projets concrets. Avec Cittaslow on se rend compte qu'il y a des limites. L'adhésion est une revanche de nos territoires contre la mondialisation et la financiarisation. On ramène à ses vraies valeurs, les actions locales. C'est une contre culture de ce que l'on voit aujourd'hui à travers le monde. Ralentir et réapprendre à vivre lentement, c'est vraiment la force de Cittaslow et c'est ce que veux faire Cittaslow pour aller vers un monde meilleur. Cittaslow n'est pas seulement un label qualité, c'est un réel engagement des maires et des habitants de ces communes. Pour l'instant c'est un engagement local, ça va devenir un engagement national avec le lancement du réseau mais il faut que ça devienne un engagement international. L'idée de lenteur ce n'est pas être en retard, c'est même une idée moderne, une possibilité de voir la modernité. A Bruxelles jeudi 22 mars, tous les réseaux Cittaslow vont se rencontrer. L'idée est de


rencontrer tous les parlementaires européens. Et de créer un réseau européen pour renforcer ce mouvement. Conclusion

A la fin de cette journée conviviale le mouvement Cittaslow français est passé à une vitesse supérieure qui lui donne une toute autre dimension. Son réseau peut alors se développer et être un outil de développement intelligent pour les communes. Le jeudi 22 mars 2012 a été remis au Parlement Européen, le Manifeste européen de Cittaslow qui prône dix principes dont la qualité de vie, un progrès qui sera mesuré, le maintien et le développement de la biodiversité et les paysages précieux, le maintien des traditions mais aussi l'aide à l'innovation, la préférence pour les produits régionaux et donc une chaîne alimentaire courte et une solidarité intergénérationnelle,... Grâce au manifeste le label Cittaslow est désormais présent sur les plans international, régional et national.

Lancement du réseau français Cittaslow  

Cittaslow France 2012

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