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2013 TEMPS DE L’AVENT Réflexions pour chaque jour de l’Avent

Le monde des enfants et des jeunes émigrants


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REMERCIEMENTS FMSI remercie tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce livret de réflexion pour le temps de l’Avent. Beaucoup de personnes ont mis leur cœur dans cette activité : nous remercions les jeunes et les adolescents qui ont partagé leur expérience de vie, ainsi que leurs parents, qui nous ont permis de publier le récit de leurs fils. Merci à tous les représentants de FMSI dans les Provinces, car sans leur aide, ceci n’aurait pas été possible. Nous remercions aussi les traducteurs pour leur travail et pour le soin apporté à la fidélité du contenu des récits reçus. Nous ne voulons pas oublier tous ceux qui ont collaboré, aidé et suivi la rédaction de chaque récit. Grand merci. Le thème central du livret de cette année ce sont les enfants, les adolescents et les jeunes émigrants. En 2012, le Comité de l’ONU pour les Droits de l’Enfant, à Genève, a eu comme thème de discussion dans le débat annuel sur l’enfance, la situation de l’émigration. L’article 11 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant dit que « les États‐parties prennent des mesures pour lutter contre les déplacements et les non‐retours illicites d’enfants à l’étranger réalisés par l’un des parents ou par un tiers ». Par ces réflexions nous voulons rapprocher un peu plus nos vies des personnes qui vivent des changements continuels et ne peuvent pas jouir pleinement de leurs droits sociaux. « Au sens de la présente Convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix‐huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable. » (Article 1 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant.) Considérant que le thème a été l’objet du Débat Mondial en 2012, nous utiliserons ici comme éléments de réflexion le « Débat Mondial » et la « Convention relative aux Droits de l’Enfant et de l’Adolescent ». Tous les deux nous offrent les contenus de l’information et de la réflexion. Prenons comme exemple la Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph. Elle s’est vue obligée d’émigrer en toute hâte en Égypte, en affrontant toute espèce de difficultés. Nous souhaitons aussi que les témoignages suivants nous aident à avoir plus présente la personne de l’émigrant, à accueillir chacun et chacune, à partager notre vie avec la leur et surtout à leur apporter l’aide nécessaire afin de s’intégrer pleinement dans la société. F. Vicente Sossai Falchetto AVENT 3


Le terme de « l’avent » vient du latin « adventus », qui signifie préparer la venue, l’arrivée. Ce temps liturgique, qui dure quatre semaines, se termine le 24 décembre, et ensuite, nous avons le temps de Noël et de l’Épiphanie. C’est un temps de réveil et de préparation à la venue de l’Enfant‐Dieu. Origine On ne sait pas avec exactitude à quelle époque la célébration de l’Avent a été introduite dans l’Église. Cette préparation à la fête de Noël n’a sûrement pas eu lieu avant la propre fête de Noël. De cette dernière il n’y a pas de référence avant la fin de IVe siècle, quand on la célébrait alors dans toute l’Église, le 25 décembre ou le 6 janvier. (Duchesne). Dans les Actes du Synode de Saragosse (380), le canon 4° prescrit que depuis le 17 décembre jusqu’à la fête de l’Épiphanie, personne ne devrait s’absenter de l’église. Il y a quelques homélies, probablement la plupart de saint Césaire, évêque d’Arles (502‐542), où l’on trouve la référence à une préparation de Noël ; par contre, si on en juge par le contexte de l’époque, il n’existait aucune réglementation à ce sujet. Un synode célébré à Mâcon (581), dans les Gaules, dans son 9e canon, ordonne que depuis le 11 novembre jusqu’au jour de Noël, l’Eucharistie se célèbre selon le rite de Carême les lundis, mercredis et vendredis de chaque semaine. Le Sacramentaire Gélasien indique cinq dimanches pour le temps de l’Avent, qui furent réduits à quatre par le Pape saint Grégoire VII (1073‐1085). Une recueil d’homélies de saint Grégoire le Grand (509‐604) commence par un sermon pour le deuxième dimanche de l’Avent. Quelques synodes ont établi des canons à propos de jeûnes que l’on devait observer durant ce temps, certains commençaient déjà le 11 novembre, d’autres le 15 et d’autres avec le solstice d’hiver.

« Les enfants émigrants doivent toujours être traités en premier lieu comme des enfants » François Crépeau Rapporteur Spécial pour les Droits Humains des Émigrants

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INTRODUCTION « Les droits des enfants dans le cadre de l’émigration internationale » Dans sa déclaration d’introduction le jour du Débat Mondial, en septembre 2012, François Crépeau, Rapporteur Spécial sur les Droits Humains des Émigrants, a souligné que « les fils des émigrants doivent toujours être traités en premier lieu comme des enfants. » Malheureusement, des expressions telles que ‘immigrants illégaux’, prédominent encore dans la plupart des délibérations – un langage qui « diabolise les enfants immigrants et porte à une plus grande aliénation, violence et xénophobie… Aucun enfant n’est illégal, aucun être humain n’est illégal. Tous les enfants ont leurs droits, indépendamment de leur statut. » Crépeau a fait ressortir une série d’aspects auxquels on doit donner la priorité dans le traitement des fils d’immigrants, tels que le registre de données, la formation des autorités d’émigration et une meilleure coordination entre les organismes. Se référant à son rapport au Conseil des Droits de l’Homme, il a souligné les effets négatifs que la détention des parents cause à leurs enfants, et il a ajouté que la détention des enfants immigrants en soi est aussi un grave problème. Il a conclu en demandant que la détention soit, en principe, évitée. La détention des familles ne devrait se faire que dans des circonstances très exceptionnelles. C’est du ressort de l’État de développer des alternatives spéciales à la détention et aux droits des enfants et des jeunes, basées, suivant leurs optiques politiques, sur les lois et la pratique pour garantir l’accomplissement de leurs obligations minimales et absolues de la Convention relative au Droits de l’Enfant. Ensuite, deux adolescentes ont enrichi le Débat. La première a été Fatoumata, de 14 ans. Elle était la déléguée nationale de l’Association des Enfants et des Jeunes Travailleurs du Mali. Elle insisté sur la nécessité que les autorités continuent à travailler au sujet du registre des naissances et à améliorer le comportement des personnels qui appliquent la législation. « J’aimerais demander à tous les adultes qui se trouvent ici d’écouter les enfants. Parce que, si un enfant a un problème, la première personne à qui il va parler ce sera à un ami, au lieu de parler à un adulte. Les autorités locales, nationales et internationales doivent écouter les enfants et les aider », a‐t‐elle conclu. 5


La deuxième a été Sasima, de 16 ans, qui représentait le Forum sur la Migration des Enfants de Thaïlande. Sasima vit près de la frontière entre la Thaïlande et la République Démocratique Populaire du Laos, et elle a posé une question au sujet des enfants « apatrides » et leur lutte pour avoir accès à l’éducation. Elle a recommandé que les enfants reçoivent automatiquement la nationalité du pays où ils sont nés ; que l’accès à l’éducation ne se limite pas aux seuls enfants nationaux ; que tous les enfants soient protégés durant tout le processus. Selon le témoignage des enfants et des jeunes en situation d’émigration internationale, leur plus grand problème est de faire face à la violence et aux extorsions de la police. De plus, on refuse très souvent aux enfants l’accès aux services de base dans les pays d’accueil. Karlsson a parlé de la nécessité d’une étude globale sur les mesures de coopération internationale qui identifient les failles et contribuent à un dialogue au plus haut niveau sur l’émigration dans le futur. Débat Mondial 2012

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1 Décembre 1er Dimanche de l’Avent Lectures du jour : Is 2, 1‐5. Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du Royaume de Dieu. Rm 13, 11‐14. Le notre salut est près de nous. Mt 24, 37‐44. Nul n'en connaît le jour : veillez ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Ben Hamilton et je suis venu à Sydney avec ma famille en juin 2011 depuis Christchurch en Nouvelle Zélande. Les tremblements de terre ont dévasté mon école et ma paroisse, Notre‐Dame‐Etoile de la mer. Ce fut vraiment un temps d’épouvante suivi de beaucoup de répliques pendant des mois. Quand nous sommes arrivés en Australie, il faisait bon de se sentir à l’abri des répliques surtout pendant la nuit. Bien des gens nous ont aidés quand nous sommes d’abord arrivés à Sydney ; ils nous ont hébergés Benjamin Hamilton pendant que nous recherchions un Année 7 logement, du travail et pour moi une Marist College North Shore nouvelle école. Ma nouvelle école a été Sydney, Australie « Blessed Sacrament » (le Saint Sacrement) à Clifton Gardens. Ils m’ont accueilli à bras ouverts et j’ai facilement trouvé de nouveaux amis. D’abord j’ai eu quelques difficultés à cause de mon accent Kiwi (néo‐zélandais) et j’ai dû m’efforcer de m’habituer à des mots australiens pour des termes comme thongs (jandals =sandales) et swimmers (togs=maillot de bain). Mon grand frère est reparti en Nouvelle Zélande et il me manque beaucoup. Nous nous parlons par Skype presque tous les week‐ends. Maintenant je suis au collège mariste North Shore en première année de collège et je me sens mieux intégré à la culture australienne. Mes amis de Christchurch me manquent toujours mais dans l’école j’ai fait de nouveaux amis qui m’acceptent comme je suis. Je sais que j’aurai toujours des défis dans la vie, mais je suis très reconnaissant de pouvoir vivre en Australie et j’aime apprendre et me développer dans un cadre très favorable, à l’école 7


‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Quand frappe une catastrophe, les systèmes d’aide essentiels au bien‐être des enfants peuvent être désorganisés. Les familles doivent souvent demeurer dans des campements humanitaires durant de longues périodes, et ces milieux dysfonctionnels peuvent devenir l’unique milieu que les enfants connaissent durant leurs années de formation. Le Cadre d’Action de Hyogo, approuvé en 2005 par 168 gouvernements, vise à renforcer la capacité de réaction des communautés et des pays. Il y a aussi une reconnaissance accrue du rôle que jouent les enfants dans leur propre sécurité et celle de leur communauté. Par exemple, les étudiants des Philippines ont élaboré une vidéo sur les risques dans leurs communautés et l’ont présenté aux autorités locales. Cette initiative a amené à l’établissement des dialogues entre les adultes et les enfants, la plantation d’arbres pour réduire le risque de glissements de terrain et la relocalisation d’une école dans un édifice dont la situation diminue la vulnérabilité aux dangers d’inondation. (État Mondial de L’Enfance 2012, Unicef) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 122 : Allons à la maison du SEIGNEUR ! Quelle joie quand on m'a dit : « Allons à la maison du SEIGNEUR ! » Nous nous sommes arrêtés à tes portes, Jérusalem ! Jérusalem, la bien bâtie, ville d'un seul tenant ! C'est là que sont montées les tribus, les tribus du SEIGNEUR, selon la règle en Israël, pour célébrer le nom du SEIGNEUR. Car là sont placés des trônes pour la justice, des trônes pour la maison de David. Demandez la paix pour Jérusalem : Que tes amis vivent tranquilles ; que la paix soit dans tes remparts et la tranquillité dans tes palais ! A cause de mes frères et de mes compagnons, je dirai : « La paix soit chez toi ! » 8


A cause de la maison du SEIGNEUR notre Dieu, je veux ton bonheur. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous demandons à Jésus et à Marie de nous rendre plus sensibles pour accepter les familles qui émigrent, en particulier celles qui souffrent à cause des catastrophes naturelles. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Mon Dieu, Je vous prie de venir au secours des enfants victimes de désastres naturels comme les tremblements de terre. Donnez‐leur le courage de surmonter leurs craintes et la force d’accepter les changements qui se produisent dans leurs vies. Préservez‐les du mal et donnez‐leur des amis dont ils ont besoin pour récupérer et aimer la vie suivant votre lumière et votre amour. Amen.

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2 Décembre Lundi de la 1e semaine de l’Avent Événement mariste : 1915, fondation mariste au Maroc. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Is 4,2‐6: Alors, le reste de Sion, les survivants de Jérusalem seront appelés saints. Mt 8,5‐11. Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident… ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Quand notre famille a déménagé vers le quartier Martello (Commune de Caçador, dans l’État de Santa Catarina) il y avait beaucoup de préjugés par rapport au lieu, aux personnes et contre ma famille. Je vis aujourd’hui avec ma mère et mon frère, tous deux ont des problèmes de santé. Au début je n’avais pas d’amis, j’ai rencontré beaucoup de difficultés, personne ne voulait Edilaine Chagas parler avec nous. Les personnes ont Âge : 14 ans commencé à dire du mal de ma Nationalité : brésilienne mère, elle souffre de dépression et Pays de résidence actuel : Brésil c’est moi qui la soigne. Ma vie n’est pas du tout facile, nous avons été dans le besoin car seul mon frère reçoit des aides du gouvernement. Quand nous sommes arrivés ici, ce qui me faisait le plus mal c’était le manque d’amis et le voisinage qui ne collaborait pas, car ils pensaient que nous cherchions la bagarre. Aujourd’hui cela a changé, j’ai de nouveaux amis, les voisins sont bons, je pense qu’ils ont vu que je ne m’en faisais pas. Même ainsi ma vie est très difficile, et ce qui me touche le plus, c’est le manque d’amis et la solitude. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Bien que le droit international définisse l’enfant comme « tout être humain de moins de dix‐huit ans », il n’existe pas une définition juridique internationale unique d’un migrant, et par tant, d’un enfant migrant. Cependant, bien des sortes de migration infantile (basée sur la famille, non accompagnés, irrégulière, victimes de la traite, manque d’accueil) ont été au cœur du souci 10


national, régional et international. Malgré les différences, toutes comprennent des situations dans lesquelles les enfants peuvent être en danger de devenir victimes d’abus, de négligence, de violence ou d’exploitation. Les circonstances des enfants migrants non accompagnés ou séparés de leurs responsables habituels ont été une préoccupation particulière. Cependant, les enfants en déplacement qui sont accompagnés de leurs responsables habituels peuvent avoir besoin de protection, surtout quand leurs responsables ne sont pas habitués à leur nouvel environnement. (Communication de Sauvez les Enfants dans le CCR, jour de débat général à l’ONU) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Rhuan Filipe Gontijo dos Santos Barbosa a raconté qu’il habitait à São Paulo et qu’il est triste depuis qu’il est venu de São Paulo à Samambaia – Distrito Federal, car il a beaucoup de nostalgie de sa mère. Il a dit qu’il aimait vivre avec son oncle Jean et sa tante Celiana et ses cousins Igor et Geovanna. Mais par moments il n’aime pas trop car il doit faire les choses à l’heure indiquée. Quand il Rhuan Filipe Gontijo habitait avec ses parents à São Paulo, dos Santos Barbosa il n’avait pas à faire les choses à Âge : 7 ans l’heure. « Si je n’avais pas faim, je ne Nationalité : brésilienne mangeais pas » a‐t‐il dit. Il a raconté Pays de résidence actuel : Brésil qu’il n’aimait pas rester à l’intérieur de la maison car il n’avait pas de télévision ni rien d’autre pour s’amuser, c’est pour cela qu’il restait la plupart du temps à s’amuser dans la rue. L’enfant a dit qu’il ne souffre pas de discrimination là où il habite ni à l’école. Il a ajouté qu’il est bien traité chez son oncle et à l’école. Selon l’enfant, il est venu vivre à Brasilia avec son oncle parce que son père est en prison et que sa mère lui avait dit que c’était seulement pour un temps jusqu’à ce qu’elle « trouve un lieu où il fait bon vivre ». ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 48 : Il est grand le SEIGNEUR, il est comblé de louanges, dans la ville de notre Dieu, sa montagne sainte. Belle et altière, elle réjouit toute la terre. L'Extrême‐Nord, c'est la montagne de Sion, 11


la cité du grand roi. Dans les palais de Sion, Dieu est connu comme la citadelle. Voici, des rois s'étaient donné rendez‐vous ; ensemble ils avançaient. Ils ont vu : aussitôt, stupéfaits, épouvantés, ils détalèrent. Un tremblement les cloua sur place, tordus comme femme en travail. C'était le vent d'est, quand il fracasse les bateaux de Tarsis. Ce que nous avions entendu dire, nous l'avons vu dans la ville du SEIGNEUR, le tout‐puissant, dans la ville de notre Dieu : Dieu l'affermit pour toujours. Dieu, nous revivons ta fidélité au milieu de ton temple. Ta louange, comme ton nom, Dieu, couvre l'étendue de la terre. Ta droite est pleine de justice ; la montagne de Sion se réjouit, les villes de Juda exultent à cause de tes jugements. Défilez sur les murailles de Sion ; comptez‐en les tours. Admirez son rempart, dénombrez ses palais, pour annoncer à la génération suivante que ce Dieu est notre Dieu à tout jamais. Il nous mène... ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous te prions, Seigneur, pour les enfants qui vivent loin de leurs familles, pour ceux qui ont de grandes responsabilités en famille et spécialement pour les personnes qui les soignent. 12


‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Dieu très bon, merci pour tout ce que tu m’as donné, merci pour la charge de prendre soin de ma famille, car je sais que le Seigneur jamais ne me laissera tomber, même avec les bonnes choses qui m’arrivent dans la vie. Je te prie de prendre soin de ma famille, amis, parents et éducateurs car cela me donne chaque fois plus de force. Merci, Seigneur. Amen. Dieu, j’aimerais que mon père soit libéré et soit très bon, que j’aie une maison pour y vivre avec ma mère et mon père. Avoir une voiture et une moto, un petit parc, une maison à la campagne et une île. Amen.

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3 Décembre Mardi de la 1e semaine de l’Avent Saint François Xavier, prêtre Journée Internationale des personnes handicapées Événement mariste : 1956, départ des premiers frères pour la Bolivie. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Is 11, 1‐10. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur. Lc 10,21‐24. Jésus rempli de la joie de l’Esprit Saint. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Pouvoir voyager dans le monde est fantastique et passionnant. De plus, cela vous donne une plus grande compréhension d’autres cultures et d’autres traditions. Et l’occasion de faire de nouveaux amis. Cela semble magnifique, et ça l’est, surtout quand cela vous arrive à vous comme cela a été mon cas, vous découvrez que vous pouvez être forcé de quitter peut‐ être tout ce que vous avez et de perdre tous ceux que vous aimez et qui sont une partie de votre vie. Quand d’abord vous arrivez en un lieu inconnu sans amis, cela semble un peu que vous avez été abandonné loin du monde. Mais bientôt vous commencez à avoir de nouveaux amis et à découvrir votre nouveau lieu de vie, en découvrant que ce pourrait être un endroit important à habiter. Depuis mon voyage à partir de l’Espagne, mon séjour en Grèce pendant cinq ans, jusqu’à mon arrivée en Australie, mes parents m’ont toujours soutenu Juan Rasines Mazo e et je leur en suis très reconnaissant. 8 année Marist College North Shore Je suis très heureux d’être en Australie et j’y fais de nouveaux amis et j’y apprends de Sydney, Australie nouvelles choses. Ce ne fut pas tellement facile au commencement, comme j’arrivais d’Europe ; ce changement a fait que je suis resté sans école pendant presque six mois. Cela me contristait, comme je n’avais rien à faire et que j’étais sans amis. La 14


communauté mariste et le collège mariste de North Shore m’ont très bien accueilli dans leur sein ; et ils m’ont aidé à trouver ma voie pendant ces deux mois formidables d’école en Australie. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : La majorité des enfants migrants se déplacent avec leurs familles, accompagnant leurs parents ou leurs responsables qui cherchent un emploi ou quelque amélioration de leur situation. En 2008, près du dixième de la population infantile de Chine – 27,3 millions de garçons et de filles – s’est déplacée avec les parents à l’intérieur du pays. Mais un nombre considérable d’enfants et de jeunes se déplacent seuls à l’intérieur du pays. Une analyse récente de données, obtenues grâce à des recensements et des enquêtes dans des foyers de 12 pays, est arrivée à la conclusion que un cinquième des enfants migrants de 12 à 14 ans, et la moitié des enfants de 15 à 17 ans se sont déplacés sans aucun de ses parents. (État mondial de l’enfance 2012, UNICEF) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 72, 1‐9; 12‐13 ; 18‐19 : Dieu, confie tes jugements au roi, ta justice à ce fils de roi. Qu'il gouverne ton peuple avec justice, et tes humbles selon le droit. Grâce à la justice, que montagnes et collines portent la prospérité pour le peuple ! Qu'il fasse droit aux humbles du peuple, qu'il soit le salut des pauvres, qu'il écrase l'exploiteur ! Que l'on te craigne, tant que soleil et lune brilleront, jusqu'au dernier des siècles ! Qu'il descende comme l'averse sur les regains, comme la pluie qui détrempe la terre ! Pendant son règne, que le juste soit florissant, et grande la prospérité, jusqu'à la fin des lunaisons ! Qu'il domine d'une mer à l'autre, et du Fleuve jusqu'au bout de la terre ! Les nomades s'inclineront devant lui, 15


ses ennemis lécheront la poussière. Oui, il délivrera le pauvre qui appelle, et les humbles privés d'appui. Il prendra souci du pauvre et du faible ; aux pauvres, il sauvera la vie : Béni soit le SEIGNEUR Dieu, le Dieu d'Israël, le seul qui fasse des miracles ! Béni soit à jamais son nom glorieux ! Que toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen et amen ! Fin des prières de David, fils de Jessé. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les enfants qui vivent dans une situation de changement constant et en particulier pour ceux qui se trouvent loin de leurs familles. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Père tout puissant, aidez et guidez tous ceux qui ont quitté leur pays ou en ont été chassés ; soutenez tous ceux qui sont en danger ou dans la peine et conduisez‐les vers une vie meilleure. Et donnez du courage à ceux qui, comme moi, ont surmonté les difficultés. Par Jésus‐Christ. Amen.

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4 Décembre Mercredi de la 1e semaine de l’Avent Saint Jean Damascène, prêtre et docteur

Événement mariste : 1889, ouverture de la première école mariste en Colombie. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Is 25, 6‐10. Le Seigneur invite à son festin et essuie les larmes de tous. Mt 15, 29‐37. Le Seigneur guérit beaucoup de malades et multiplie les pains. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Mon nom est Lenderson Rosa Reis, j’ai 16 ans, je suis brésilien, je suis né à l’intérieur de l’État de Maranhão, appelé São Bento. Mes parents sont venus à São Luís à la recherche d’un meilleur emploi car mon père est menuisier et ma mère est employée de maison. Alors mon père a vendu une moto pour acheter des billets de bus et amener toute ma famille. Nous sommes venus à São Luís, capitale de l’État. Avec le temps, je pense que j’avais alors quatre ans, nous avons dû retourner d’où nous Lenderson Rosa Reis étions venus, mais cela ne donna Âge : 16 ans, Nationalité : brésilienne rien. Alors mon père résolut de Origine : São Bento, Brésil rester une fois de plus à São Luís, Etat de résidence : São Luís, Brésil j’avais déjà huit ans et je me le rappelle très bien. Nous avons vécu dans plusieurs quartiers de São Luís, mais nous avons pris résidence dans celui qui se trouve à proximité de la ‘Casa da Acolhida Marista Olho d’Água’. Cette ‘Casa’ est très importante dans ma vie. Quand je l’ai connue, j’étais venu seulement par curiosité et par intérêt pour participer à la ‘capoeira’. Et voyez ce qui s’est passé : aujourd’hui je suis élève avec une bourse d’études du ‘Colégio Marista do Araçagy’, je suis pris en charge par la ‘Casa da Acolhida’, je fais partie de la pastorale mariste des jeunes, je vais participer à la Journée Mondiale de la Jeunesse à Rio de Janeiro et je fais partie 17


de la ‘Radio Tribos’. J’ai encore une sœur, Vanessa Rosa et un frère, Leandro Rosa, pris en charge par la ‘Casa da Acolhida’. Aujourd’hui ma mère est au chômage, mon père est encore menuisier et il se peut que nous devions retourner vers l’intérieur du pays. Si cela devait arriver ce serait dommage car je ne voudrais pas perdre tous les avantages que m’offre la ‘Casa da Acolhida Marista Olho d’Água’, sans parler des amitiés que nous avons ici. Alors je prie tous les jours afin que cela n’arrive pas, mais c’est mon père qui décide. C’est pour cela que dans mes prières je remercie le Seigneur pour le chemin parcouru par ma famille, spécialement par mon père et ma mère, et pour le grand soutien que la ‘Casa da Acolhida Marista Olho d’Água’ a réalisé dans nos vies. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : En général, les enfants et les jeunes suivent des modèles de migration établis. En Afrique occidentale et en Asie méridionale, où le taux de migration infantile non accompagnée est particulièrement élevé, la majorité des garçons et des filles migrants quittent leurs foyers entre 13 et 17 ans. Plusieurs d’entre eux grandissent dans des zones rurales pauvres, où il est habituel de se déplacer pour trouver du travail et pouvoir contribuer au revenu familial, bien que ce soit durant une courte période de l’année, durant des situations difficiles ou pour des périodes beaucoup plus longues. On considère qu’au moins 4 millions d’enfants se déplacent selon les saisons, seuls ou avec leurs familles, uniquement en Inde. (État Mondial de l’Enfance 2012, UNICEF) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 23 : Le SEIGNEUR est mon berger, je ne manque de rien. Sur de frais herbages, il me fait coucher ; près des eaux du repos, il me mène, il me ranime. Il me conduit par les bons sentiers, pour l'honneur de son nom. Même si je marche dans un ravin d'ombre et de mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ; ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure. Devant moi tu dresses une table, face à mes adversaires. Tu parfumes d'huile ma tête, 18


ma coupe est enivrante. Oui, bonheur et fidélité me poursuivent tous les jours de ma vie, et je reviendrai à la maison du SEIGNEUR, pour de longs jours. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions aujourd’hui spécialement pour tous les enfants qui doivent se déplacer continuellement dans leur propre pays. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur mon Dieu, me voici, une fois de plus, pour te remercier de tout ce qui arrive dans ma vie. Spécialement, Seigneur, en relation avec ma famille. Je te dis aussi merci pour ma vie et celle de ma mère qui est passée par une crise de santé et qui va déjà mieux. Bénis tous ceux que j’aime et spécialement mes amis. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

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5 Décembre Jeudi de la 1e semaine de l’Avent Journée Internationale du Volontariat Lectures du jour : Is 26,1‐6. Que vienne un peuple juste qui observe la loyauté. Mt 7,21.24‐27. Celui qui fait la volonté du Père entrera dans le Royaume des cieux. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Monga Mukasa et j’ai 16 ans. Je suis élève de Notre Dame College Shepparton qui se trouve dans le Victoria, en Australie. Je suis actuellement en 11ème année. Je suis né à Baraka, en République Démocratique du Congo. Je suis le quatrième enfant de la famille de six enfants. Papi, Juliette, Achi et mes deux petites sœurs jumelles Fitina et Neema. e viens d’un pays déchiré par la guerre où bien des vies ont été sacrifiées par les soldats. J’ai perdu ma mère dans la guerre et à cause de la guerre ; une de mes petites sœurs jumelles, Neema, et Monga Mukasa mon oncle Machinda ont été séparés de 16 ans nous. Nous n’avons vraiment pas eu la Notre Dame College Shepparton possibilité de dire au revoir à notre mère Victoria, Australie quand elle est morte. Cependant mon oncle et ma sœur ont trouvé la sécurité en franchissant la frontière avec l’Ouganda et ils se sont bientôt installés au Kenya. Ils avaient fui la guerre, mais à cette époque nous ne savions pas s’ils étaient encore en vie. Je suis resté avec mon père et mes quatre frères et sœur. Nous aussi nous avons fui la guerre en passant la frontière avec la Tanzanie où l’on nous a mis dans un camp de réfugiés avec beaucoup d’autres familles qui avaient fui la guerre du Congo. La vie dans le camp de réfugiés était très dure pour moi et ma famille. Chaque famille était installée dans une petite maison faite avec de l’argile, du bois et de l’herbe desséchée. Les maisons avaient pour la plupart deux petites chambres. La maison que nous habitions était très petite pour ma famille, vu que nous étions 6 personnes sous le même toit. Le camp était entretenu par les Nations Unies qui fournissaient la nourriture, l’eau et les vêtements et quelques équipements. Il n’y avait pas assez de nourriture pour tous dans le 20


camp de réfugiés, la plupart du temps nous avions faim et nous espérions que Dieu nous apporterait bientôt quelque chose sur notre table. Dans le camp, nous n’avions pas de l’eau potable et il nous fallait faire quelque 20 kilomètres ou plus pour aller chercher l’eau d’un puits. A cause de cela, bien des réfugiés devenaient très malades en contractant la malaria, des infections et beaucoup d’autres maladies. J’ai suivi l’école primaire dans le camp de réfugiés Mkugwa. Nous avons eu un enseignement déficient et il n’y avait pas assez d’équipements pour les élèves dans mon école. Malgré les mauvaises conditions dans le camp, j’ai été un élève de bon niveau à l’école primaire ; et j’ai obtenu des diplômes, j’ai été deuxième aux examens et j’ai fait honneur à ma famille. Je suis né et j’ai grandi dans une famille qui aime la musique. Avant la mort de ma mère, elle et mon père étaient à la tête de la plus ancienne chorale d’une église méthodiste au Congo. Dans le camp, ma famille continuait à chanter et à adorer Dieu par la musique et ce fut alors que j’ai découvert mes talents. Après bien des années d’une vie misérable, ma famille a pu venir en Australie. Ce fut un long processus pour être où nous sommes aujourd’hui et ce ne fut pas un voyage facile. D’abord nous avons dû attendre qu’un pays nous accepte ; nous avons eu une entrevue, des contrôles de santé et nous avons attendu l’approbation des autorités gouvernementales d’un pays. Je me rappelle la toute première fois que j’ai entendu dire que ma famille pouvait venir en Australie. J’étais à l’école à ce moment‐là et ma grande sœur Juliette est arrivée très excitée et m’a dit une des meilleures nouvelles de ma vie. Très honnêtement, je ne savais où se trouvait l’Australie dans le monde, à quoi ressemblait ce pays, combien de temps il faudrait pour nous y rendre ou bien où nous allions. J’étais très heureux de laisser tout derrière nous et j’étais prêt à partir vers une nouvelle vie, mais en même temps, j’étais ennuyé de venir en Australie parce que je ne savais pas ce que nous réservaient les gens de là‐bas. Ma famille s’est installée dans la ville de Shepparton. Début février 2006, j’ai commencé l’école primaire ici à St Brendan’s à Shepparton. J’ai commencé l’école en 4ème année, où j’ai lutté pour parler, écrire et comprendre l’anglais. Tout en connaissant plus de six langues, nous avions de la peine à communiquer avec les gens autour de nous ; ce fut une période très difficile parce que nous ne pouvions nous comprendre les uns les autres. Mon anglais s’améliorait et j’ai été la première personne dans la famille à apprendre l’anglais si rapidement. Ma famille continuait à chanter. Pour ma famille, la vie en Australie était bonne et nous avons continué à louer Dieu pour tout ce qu’Il avait fait pour nous. Il n’y avait qu’une chose qui nous rendait vraiment malheureux, c’était au sujet de ma petite sœur jumelle Neema et de mon oncle Machinda dont nous n‘avions plus de nouvelles depuis le jour où nous les avions quittés. Nous avons prié en espérant qu’un jour nous 21


aurions de leurs nouvelles. Puis un jour, mon père a reçu une lettre de mon oncle disant que lui et ma sœur étaient vivants et qu’ils étaient pris en charge par un pasteur qui avait connu mon père au Congo. Dans ma vie, j’ai eu beaucoup de moments heureux, mais celui‐ci avait un retentissement spécial pour moi parce que je savais que je n’avais plus à me tourmenter pour ma sœur et mon oncle. En 2007, le gouvernement d’Australie a accordé un visa à ma sœur et elle a été autorisée à venir en Australie ; nous étions tous très excités et nous ne pouvions pas attendre pour la voir pour la première fois depuis cinq ans. C’était formidable d’avoir toute la famille réunie après ces nombreuses années de séparation. Mon ambition : la musique et le chant. Ma musique porte sur les événements de la vie, le courage, la conversation avec Dieu et sur les problèmes du monde que nous rencontrons. Quand je chante, je me sens libre et je ressens de la joie au fond de mon cœur. Au collège Notre Dame, j’ai participé à de nombreuses fêtes musicales ; et ce qui est très bien, c’est de lier de grandes amitiés avec d’autres jeunes passionnés de musique et de mieux nous connaître mutuellement. Les années passées, j’ai fait beaucoup de représentations dans le pays avec mon orchestre « The Angels Voices ». Ayant la passion de la musique et me sentant sûr de moi, j’ai été choisi pour représenter l’Australie aux Championnats mondiaux d’exécutions artistiques à Hollywood. Ce que j’ai vécu dans ma jeunesse a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Parfois je me tourne vers mon passé et je me demande à quoi ressemblerait ma vie si cela n’était pas arrivé. Où serais‐je ? Ou bien qu’est ce que je ferais ? ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : « Les agences de l’ONU chargés des droits et du bien‐être des enfants doivent être actifs à faire pression sur les gouvernements pour qu’ils agissent davantage afin d’aider les enfants dans les milieux de migration, spécialement dans ces domaines‐clefs : 1. La formation de professionnels qui travaillent avec les enfants pour élever leur niveau de connaissance et de conscience sur l’impact de la culture et de la religion sur les enfants. 2. Mettre davantage l’accent sur des programmes de sensibilisation dans les communautés de migrants sur la protection et la sauvegarde de l’enfant. 3. Une politique gouvernementale cohérente et des moyens continuels dans tous les pays pour prévenir les dangers pour les enfants et les familles vulnérables et protéger les enfants‐sorciers exposés aux rites d’exorcisme dommageables. 4. Offrir un appui adéquat aux familles dont les conditions sociales et économiques mettent leurs enfants en danger d’abus. » (Nations Unies) 22


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— C'est la porte du SEIGNEUR ; que les justes entrent ! Je te célèbre car tu m'as répondu, et je te dois la victoire. La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire. Cela vient du SEIGNEUR : c'est une merveille à nos yeux !

Voici le jour que le SEIGNEUR a fait : qu'il soit notre bonheur et notre joie ! Donne, SEIGNEUR, donne la victoire ! Béni soit celui qui entre, au nom du SEIGNEUR ! — Nous vous bénissons depuis la maison du SEIGNEUR. Le SEIGNEUR est Dieu et il nous a donné la lumière : Formez le cortège, rameaux en main, jusqu'aux cornes de l'autel. — Tu es mon Dieu ! et je te célèbre, mon Dieu, et je t'exalte. Célébrez le SEIGNEUR, car il est bon et sa fidélité est pour toujours. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous te prions, Seigneur, pour toutes les familles qui vivent dans des pays en guerre, en particulier pour les enfants qui souffrent à cause des changements auxquels ils sont contraints. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Je remercie particulièrement Dieu, mon père, mes amis et ma famille, pour leur constante présence et pour m’avoir montré la manière d’être une personne bien. En tout ce que je fais, j’essaie de croire en moi, parce que quand on croit, on reçoit. 23


6 Décembre Vendredi de la 1e semaine de l’Avent Saint Nicolas, évêque Lectures du jour : Is 29, 17‐24. Ce jour‐là, les yeux des aveugles s’ouvriront. Mt 9, 27‐31. Jésus guérit deux aveugles qui croient en lui. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Sedler Miguel. J’ai 13 ans. Je suis originaire de l’Angola. Je reste chez mon cousin à Johannesburg, en Afrique du Sud, depuis ma naissance. Je n’étais jamais allé à l’école jusqu’à l’année dernière quand Andrew Ballister, le parrain de mon cousin, m’a inscrit dans le Projet “Three2Six”. J’avais alors 12 ans et j’ai été mis au niveau 5. Avant que j’entre au Projet, mon cousin avait fortement essayé de me trouver une école, mais tous lui ont dit non. Le matin je m’éveille et je regarde les autres enfants s’en aller à l’école ; je les vois rire avec leurs amis ; ils paraissent si élégants avec leurs uniformes et je pense à Sedler Miguel part moi : à quand ce sera mon tour de 13 ans simplement être assis dans la classe, de Angola Johannesburg, Afrique du Sud lever la main et de discuter avec les autres élèves des sujets étudiés ? Je sens alors que je perds espoir pour mon avenir. Quand j’ai rencontré Andrew, il m’a posé beaucoup de questions et celle qui m’a mis dans la gêne, ce fut « dans quelle école vas‐tu ? ». Je lui ai alors raconté mon histoire et il m’a paru très triste. Il m’a dit : « je vais faire un projet ». Deux semaines plus tard, il nous a appelé et il a dit à mon cousin qu’il m’avait trouvé une école. J’étais tellement heureux et enthousiaste quand il m’a conduit à l’école dans ma tenue de ‘Three2Six’, je me sentais si élégant et heureux et je savais qu’avec l’aide de Dieu, mon avenir serait splendide. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : « Three2Six » ‐ Projet du Collège Sacré‐Cœur (Première partie) Le Collège Sacré‐Cœur réalise un projet éducatif pour accompagner les enfants réfugiés depuis 2008. Il s’agit d’un programme de transition pour les enfants 24


réfugiés qui ont des difficultés pour s’inscrire dans les écoles sud‐africaines, soit parce que leurs parents ne peuvent payer les frais de scolarité, ou parce que les parents n’ont pas tous les documents nécessaires. De plus, la majorité des enfants réfugiés ne parlent pas anglais quand ils arrivent en Afrique du Sud, ce qui rend plus difficile leur scolarisation dans une école officielle. Souvent, ils arrivent quand l’inscription scolaire est terminée. Le projet fonctionne du lundi au vendredi, de 15 heures à 18 heures, quand les classes régulières de l’école sont terminées. Nous comptons un groupe de 140 enfants, de 6 à 13 ans. Nous aidons les enfants en leur enseignant l’anglais pour qu’ils puissent l’utiliser comme langue première de communication, puisque c’est la langue officielle dans les écoles d’Afrique du Sud. Quant arrive le moment de s’inscrire dans une école officielle, ils sont déjà capables de comprendre, de parler, de lire ou d’écrire en anglais. Les enfants qui n’atteignent pas ce niveau assistent à des classes de récupération jusqu’à ce qu’ils atteignent le niveau de leur groupe. Le projet « Three2Six » dispose aussi d’une bibliothèque pour enfants que l’on utilise une fois par semaine. Les enfants empruntent les livres et les rapportent après une semaine. Les livres sont en majorité des dons. Les enfants suivent aussi un programme de renforcement en mathématiques qui est déjà en usage dans les écoles officielles de l’Afrique du Sud. Ceci leur permet de s’intégrer rapidement dans les niveaux correspondants, une fois terminée leur préparation dans le projet. Cette année, 4 enfants ont mérité une bourse et ont été admis dans 2 des écoles publiques supérieures de Johannesburg. (Esther Oliva N Munonoka, coordonnatrice du projet Three2Six). (Suite le 10e jour) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Du psaume 27: Le SEIGNEUR est ma lumière et mon salut. Le SEIGNEUR est ma lumière et mon salut, de qui aurais‐je peur ? Le SEIGNEUR est la forteresse de ma vie, devant qui tremblerais‐je ? Si des malfaiteurs m'attaquent pour me déchirer, ce sont eux, mes adversaires et mes ennemis, qui trébuchent et tombent. Si une armée vient camper contre moi, mon cœur ne craint rien. Même si la bataille s'engage, je garde confiance. 25


J'ai demandé une chose au SEIGNEUR, et j'y tiens : habiter la maison du SEIGNEUR tous les jours de ma vie, pour contempler la beauté du SEIGNEUR et prendre soin de son temple. Car il me dissimule dans son abri au jour du malheur ; il me cache au secret de sa tente, il m'élève sur un rocher. Et maintenant ma tête domine les ennemis qui m'entourent. Ne me cache pas ta face ! N'écarte pas avec colère ton serviteur ! Toi qui m'as secouru, ne me quitte pas, ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut. Père et mère m'ont abandonné, le SEIGNEUR me recueille. Montre‐moi, SEIGNEUR, ton chemin, et conduis‐moi sur une bonne route malgré ceux qui me guettent. Ne me livre pas à l'appétit de mes adversaires, car de faux témoins se sont levés contre moi, en crachant la violence. Je suis sûr de voir les bienfaits du SEIGNEUR au pays des vivants. Attends le SEIGNEUR ; sois fort et prends courage ; attends le SEIGNEUR. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions aujourd’hui d’une manière spéciale pour les volontaires qui se consacrent aux autres ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Esprit Saint, je te prie pour moi et pour ma famille. Merci pour les aliments de chaque jour ; merci pour le bien‐être et la santé ; merci pour l’air que nous respirons. Amen. 26


7 Décembre Samedi de la 1e semaine de l’Avent Saint Ambroise, évêque et martyr Lectures du jour : Is 30,19‐21.23‐26. Quand tu crieras, il te fera grâce. Mt 9,35 ‐ 10,1.6‐8. Jésus et les foules sans berger. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Salut, tout le monde ! Je m’appelle Layra Lizzeth Irías et j’envoie un bonjour depuis Pura Vida à tous les enfants du monde. J’ai 10 ans et je suis née au Nicaragua. J’habite maintenant Los Chiles au Costa Rica. Voulez‐vous savoir pourquoi je suis ici ? C’est une histoire longue à raconter, mais je vais essayer de la résumer. Je suis venue ici avec ma maman, mais mon papa était resté au Nicaragua, je ne sais pourquoi. J’avais alors 5 ans. Ma famille se trouve au Nicaragua pour la plupart et j’ai bien envie de les voir, même si je veux vivre au Costa Rica, parce Layra Lizzeth Irías qu’on s’occupe bien de moi ; 10 ans, Nicaragua cependant, je voudrais retourner au Los Chiles de Costa Rica Nicaragua pour voir mes oncles et mes cousins. Bon, sur ce, je vous laisse ; et soyez heureux où que vous vous trouviez. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Les différents niveaux de développement qui existent entre les régions du Brésil tout au long de l’histoire du pays sont un facteur important. La recherche d’un avenir meilleur est un des principaux motifs pour une population d’abandonner ses origines, sa terre natale, dans la recherche de cet avenir. Ce facteur de motivation des familles est principalement lié à la recherche de meilleures conditions de vie pour leurs enfants. Actuellement, le développement économique du Brésil a contribué à cette sorte de migration interne. Tel est le cas de centrales hydroélectriques du nord 27


du Brésil, spécialement dans la ville de Porte Velho, état de Rondonia, et de la ville de Altamira, état de Pará. Ces travaux déplacent quelque 20.000 travailleurs pour leur construction vers ces régions à faible densité de population; pour cette raison, ces régions ne sont pas préparées à recevoir un tel afflux de personnes. Parmi ces migrants, il y a des enfants qui, avec leurs parents, expérimentent et souffrent les mêmes situations que les adultes en recherche d’une autre réalité. (Jour de Débat Général – 2012. Le cri des enfants brésiliens en migration – UMBRASIL) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Quand j’étudiais à Aparecida de Goiânia, j’avais beaucoup de difficultés et la seule personne qui m’aidait c’était la directrice. Quand j’ai déménagé à Silvânia, ma première école fut l’école Manoel Caetano do Nascimento. J’avais beaucoup de difficultés pour lire. Les personnes qui m’aidèrent furent Izaque, João Vitor, Diego et Bruno. Après, j’ai continué à l’école Aprendizado. Au début j’étais vexé parce que mes camarades croyaient que je ne savais rien du tout. Un mois après, mon institutrice demanda de l’aide à une autre en disant que je ne Eliaquim Guilherme Alves Rodrigues faisais rien en classe. Ce même jour cette autre institutrice vint dans ma Âge : 11 ans classe et me demanda pourquoi je ne Pays de résidence : Brésil disais rien. Là, je lui dis que je n’aimais Etat de résidence : Silvânia, Brésil pas d’être appelé Eliaquim mais Guilherme. Un jour mon institutrice dit que mon nom était tellement différent, et ce fut à partir de là que je commençai à aimer mon nom. Dans cette école les études furent aussi bonnes que dans l’autre. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Magnificat : Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s'est rempli d'allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a porté son regard sur son humble servante. 28


Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses : saint est son Nom. Sa bonté s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il est intervenu de toute la force de son bras ; il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse ; il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles ; les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les a renvoyés les mains vides.

Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa bonté, comme il l'avait dit à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance pour toujours. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les enfants dont les parents sont séparés. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Cher ami petit ange gardien, je te demande d’illuminer chacun de ceux qui ont étudié ou étudient dans cette école. Merci pour tout ce qui est arrivé dans ma vie. Sors les personnes de la rue, celles qui ont perdu leurs maisons et n’ont plus où vivre. Je te demande d’illuminer toutes ces personnes. Amen.

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8 Décembre 2e Dimanche de l’Avent Fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie Événement mariste : 1942, consécration de l’Institut mariste au Cœur Immaculé de Marie. 1950, première fondation mariste en Indonésie. 2012 fondation de la Province d’ « Australia ». ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Gn 3,9‐15.20. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme. Ep 1,3‐6.11‐12 Il nous a choisis dans la personne du Christ, avant la création du monde. Lc 1,26‐38. Réjouis‐toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je suis né à Campo Grande, la capitale de Mato Grosso do Sul. Quand j’avais un an je suis parti vivre à Curitiba, capitale du Paraná. Je ne me rappelle pas bien de cette époque là car j’étais trop petit. Après j’ai vécu à Maracaju dans le Mato Grosso do Sul. Les changements de ville étaient dus au travail de mon père. Je me trouve à Dourados dans le Mato Grosso do Sul depuis quatre ans. Je me suis habitué aux déménagements, car j’ai déjà vécu dans différentes maisons. Joao Victor Viegas Arguelho Rien qu’ici à Dourados, deux différentes. Age : 14 ans J’ai la nostalgie de mon arrière‐grand‐ Mato Grosso do Sul, Brésil père qui vivait avec moi à Maracaju. A Curitiba, Paraná, Brésil Dourados, j’ai eu mes premières amitiés à l’école. Les personnes trouvaient bizarre la façon de m’habiller. A Maracaju les gens allaient très simplement à l’école. Cela fut un motif pour quelques personnes de se moquer de moi. Ensuite, dans les premiers jours de classe je me suis bagarré à l’école à cause de ces différences. Aujourd’hui je trouve mieux de vivre à Dourados qu’à Maracaju, où beaucoup de gens se droguent, où les rues ne sont pas asphaltées. Je trouve que Dourados est plus développée et qu’elle offre plus d’opportunités. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 30


Réflexion sur la migration : En parlant d’un pays continental comme le Brésil, ce phénomène s’est produit dans les états, les municipalités et les villes de différentes régions. Les raisons signalées recoupent diverses causes : violence au niveau de la famille ou du milieu, recherche de meilleures conditions de travail ou de vie, modèles de développement économique qui font se déplacer les populations de leur lieu d’origine pour répondre à de grandes compagnies, etc. Il est important de considérer avec soin les impacts de la migration dans cette partie de la population et ce qui a été fait en faveur des enfants qui souffrent de cette situation. Il est important de savoir comment assurer leurs droits et comment, pour le gouvernement, établir des politiques publiques qui planifient ce processus, avec l’objectif de s’occuper de la population. (Jour de Débat Général – 2012. Le cri des enfants brésiliens en migration – UMBRASIL) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 98 : Le SEIGNEUR a fait connaître sa victoire. Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau, car il a fait des merveilles. Sa droite, son bras très saint l'ont rendu vainqueur. Le SEIGNEUR a fait connaître sa victoire ; aux yeux des nations il a révélé sa justice. Il s'est rappelé sa fidélité, sa loyauté, en faveur de la maison d'Israël. Jusqu'au bout de la terre, on a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le SEIGNEUR, terre entière ; faites éclater vos chants de joie et vos musiques ; jouez pour le SEIGNEUR sur la cithare, sur la cithare, au son des instruments. Avec les trompettes, au son du cor, acclamez le roi, le SEIGNEUR. Que grondent la mer et ses richesses, le monde et ses habitants ! Que les fleuves battent des mains, qu'avec eux les montagnes crient de joie devant le SEIGNEUR, car il vient 31


pour gouverner la terre. Il gouvernera le monde avec justice et les peuples avec droiture. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous prions pour les familles qui vivent des changements continuels, et en particulier pour les enfants qui doivent subir ces changements. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur... Père éternel... Je te suis reconnaissant pour ma volonté de changer les choses, pour mon insatisfaction devant ce qui est médiocre, pour ma rage devant l’injustice, pour le nœud que je sens dans ma gorge devant une histoire d’amour, pour la tendresse que je ressens envers les enfants qui m’accueillent comme je suis, pour l’amour que j’ai pour mes parents, malgré quelques incompréhensions de leur part, et pour le courage d’avoir été suffisamment « moi » pour ne pas suivre le courant ni goûter aux drogues, ni jouer avec ma dignité de jeune chrétien. Je te demande une chose : la grandeur intérieure pour comprendre mon peuple, ma génération et ta présence sur mon chemin. Je t’offre ma jeunesse. Je sais que c’est peu de chose, mais c’est ma façon de dire que j’aime la vie et je désire la vivre comme un fils digne de ce nom. Amen.

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9 Décembre Lundi de la 2e semaine de l’Avent Événement mariste : 1879, décès du frère Louis‐Marie, 2° Supérieur Général de l’Institut. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Is 35,1‐10. Dieu vient lui‐même et va vous sauver. Lc 5,17‐26. Aujourd’hui nous avons vu des choses admirables. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Salut, mes amis ! Je m’appelle Lidieth González Corea et j’ai 10 ans. Je suis née à San Carlos au Nicaragua. J’habite à Los Chiles au Costa Rica. Je suis venue avec ma maman parce qu’elle cherchait du travail; papa était resté au Nicaragua. Je suis contente au Costa Rica, mais je n’oublie pas mon pays natal. Quand je réussirai mon bac, je pense retourner au Nicaragua. Un jour, un garçon du Costa Rica, pour m’embêter m’a dit que j’étais une « nica », en se moquant de moi ; et moi, je lui répondis que les « nicas » ne Lidieth González Corea sont pas des chiens, qu’ils sont comme 10 ans ‐ Nicaragua vous et que nous avons tous les mêmes Los Chiles, Costa Rica droits ; ça lui a fermé la bouche. Au revoir, mes amis, et Heureuse Année. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Dans un monde que l’on qualifie même de « globalisation » et qui est de plus en plus en contact grâce aux divers moyens de transport, il y a un phénomène de plus en plus fréquent : la migration des familles, tantôt dans leur propre pays ou vers d’autres pays, y compris d’autre continents. Dans leur recherche de meilleures conditions de vie et, parfois pour leur propre survie, des familles entières laissent derrière elles leurs origines, leur culture et leur propre histoire de vie pour s’aventurer vers des endroits éloignés ou, bien souvent, ils expérimentent d’autres formes de privation, allant jusqu’à être victimes de préjugés, de discrimination et de difficultés d’adaptation. 33


Si cette situation est inadéquate pour les adultes, les préjudices peuvent s’étendre aux enfants qui se voient obligés de quitter leurs lieux d’origine pour aller vivre dans des quartiers, des villes ou des pays où ils sont complètement étrangers, qui leur sont même hostiles, ce qui peut provoquer des problèmes d’ordre émotionnel et des traumatismes difficiles à dépasser. (Jour de Débat Général – 2012. Le cri des enfants brésiliens en migration – UMBRASIL) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Quand ma famille est arrivée ici, les Millena de Jesus Olivira conditions étaient précaires car le Âge : 14 ans quartier a surgi à partir d’invasions. Les Nationalité : brésilienne maisons étaient construites de bois et Pays de résidence : Brésil de toile. Il n’y avait pas d’égouts, pas Etat de résidence :Vila Velha, Brésil d’eau courante ni d’électricité. L’adaptation fut difficile car ma famille venait de l’état de Bahia où nous avions toute l’infrastructure nécessaire. A cause de cela la souffrance fut grande pour aller puiser l’eau, s’éclairer à la chandelle, en plus d’habitudes très différentes. Aujourd’hui la grande terre rouge a encore beaucoup de problèmes. Entre temps quelques progrès ont été réalisés par rapport à l’infrastructure et nous nous sommes déjà adaptés davantage à la façon de vivre des gens de la région. Nous sommes déjà insérés dans la lutte pour des améliorations destinées spécialement aux jeunes. Dans cette perspective nous cherchons à construire des espaces de coexistence pour la jeunesse. Ceux‐ci pourront contribuer avec une pratique de réflexion à mener les jeunes vers des horizons meilleurs. C’est‐à‐dire, construire des projets, tracer des objectifs qui aident à transformer la réalité de la communauté dans laquelle nous sommes insérés. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 85 : Tu as montré ton amour pour ton pays, SEIGNEUR ! Tu as montré ton amour pour ton pays, SEIGNEUR ! tu as fait revenir les captifs de Jacob ; tu as enlevé la faute de ton peuple, tu as couvert tout son péché. 34


Tu as mis fin à ton emportement, tu es revenu de ton ardente colère. Fais‐nous revenir, Dieu notre sauveur ! renonce à ta rancune envers nous. Seras‐tu toujours irrité contre nous, prolongeant ta colère d'âge en âge ? N'est‐ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ? Montre‐nous ta fidélité, SEIGNEUR, et donne‐nous ton salut. J'écoute ce que dit Dieu, le SEIGNEUR ; il dit : « Paix », pour son peuple et pour ses fidèles, mais qu'ils ne reviennent pas à leur folie ! Son salut est tout proche de ceux qui le craignent, et la gloire va demeurer dans notre pays. Fidélité et Vérité se sont rencontrées, elles ont embrassé Paix et Justice. La Vérité germe de la terre et la Justice se penche du ciel. Le SEIGNEUR lui‐même donne le bonheur, et notre terre donne sa récolte. La Justice marche devant lui, et ses pas tracent le chemin. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous prions pour l’harmonie dans la famille des enfants qui vivent des changements ininterrompus. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur Jésus, je te remercie de m’avoir permis de venir ici, au Costa Rica, pour apprendre et pour étudier ; je te remercie aussi de me donner la sagesse et l’intelligence pour l’étude et de pouvoir me défendre contre ceux qui m’insultent. Merci pour ma famille qui se porte bien. Merci, Jésus. Seigneur, bénis ma vie, ma famille et les jeunes de ma région, afin que nous puissions la changer en un lieu meilleur pour y vivre. Amen. 35


10 Décembre Mardi de la 2e semaine de l’Avent Journée Internationale des Droits de l’Homme (ONU) Événement mariste : 1984, première fondation mariste au Kenya. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Is 40,1‐11. Annonce de la délivrance. Mt 18,12‐14. Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits se perde. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Nzanga Kapenda. J’ai 13 ans. Je viens de la République Démocratique du Congo. J’habite avec ma mère à Johannesburg, en République d’Afrique du Sud, depuis 2007. J’ai 3 frères et 2 sœurs mais nous n’habitons pas tous ensemble parce que ma mère n’a pas assez d’argent pour s’occuper de nous tous. Nous avons tous étudié avec le Projet « Three2Six » parce que maman n’avait pas d’argent pour nous payer les scolarités dans une école publique. Après avoir quitté le Projet, moi et l’une de mes sœurs avons été les seuls à Nzanga Kapenda, 13 ans pouvoir continuer à aller à l’école. Nos République Démocratique du Congo autres frères et sœur attendent encore Johannesburg, République d’Afrique d’avoir la chance d’aller à l’école, mais du Sud notre petit frère suit encore le Projet. Le Projet essaie aussi de résoudre le problème d’envoyer mes frères et sœur à l’école. Le Projet « Three2Six » m’a beaucoup aidé pour apprendre l’anglais et les mathématiques ‐ et quand maman a une fois été arrêtée par la police, le Projet s’est occupé de nous et a suivi son procès jusqu’à sa libération. Je remercie Dieu de l’aide qu’Il nous a procurée par « leur » intermédiaire. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐

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Je suis née à Curitiba et je suis venue habiter l’année passée à Guaraqueçaba (île sur la côte de l’État), parce que mes parents décidèrent de venir habiter par ici. J’ai la nostalgie de mes frères qui sont restés à Curitiba et aussi de mes petites amies qui jouaient dans ma maison. Ici à Guaraqueçaba j’ai seulement deux amies. Je n’ai pas eu de problème d’adaptation, mais j’ai peur que la mer monte jusqu’à ma maison. Je n’aime pas la mer, j’aime la piscine. Une fois, une petite amie n’a pas voulu Maria Eduarda Schuster venir chez moi, je ne sais pas pourquoi. 8 ans ‐ Curitiba, Brésil J’aime être ici, mais je voudrais retourner Guaraqueçaba, Brésil vivre à Curitiba. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : « Three2Six » ‐ Projet du Collège du Sacré‐Cœur (Deuxième partie) Le projet comprend aussi un programme de compétences pour la vie, complété par du sport et de l’accompagnement personnel une fois par semaine, et de l’éducation religieuse une fois par mois. Le Théâtre National de l’Enfance a commencé à inclure nos enfants dans des ateliers le samedi depuis 2012. Nous organisons un programme de vacances au mois d’août pour donner aux enfants l’occasion d’expérimenter certaines autres activités d’apprentissage extra scolaires. Le projet de programme de vacances a commencé en 2010, et les participants ont produit une bande illustrée intitulée : « Histoires de réfugiés. L’esprit de l’école Three2Six ». En 2011, ils ont publié une histoire appelée « Précieux » dans laquelle ils racontent leur voyage vers l’Afrique du Sud. L’an dernier, ils ont étudié l’art en prenant comme thème la science, la paix et l’art. Pour l’an prochain, nous pensons travailler la culture. Le projet « Three2Six » compte sept professeurs et un coordonnateur qui est assisté d’un travailleur volontaire. Tous ceux qui collaborent au « Three2Six » sont des réfugiés. Ils sont guidés par le plan d’études de l’Afrique du Sud et par le centre d’accompagnement pour améliorer leurs qualifications avec UNISA. Le volontaire sera là durant un an et il désire être remplacé une fois sa collaboration terminée. Les élèves du Sacré‐Cœur nous aident en s’offrant pour faire leur travail de service communautaire avec nous. Nous travaillons en 6 classes, du niveau 1 à 6, et la septième est une classe de récupération (R). Les enfants du niveau (R) sont transférés à l’école primaire 37


d’observation des filles où fonctionne un niveau R de « Three2Six » comme une extension depuis 2010. Le programme n’a pas l’intention de maintenir des enfants à tous les niveaux. Une fois que l’enfant est prêt à s’intégrer, les parents l’inscrivent dans une école officielle. Nous aidons les enfants à se procurer le premier trousseau d’uniformes et de matériel scolaire afin d’avoir un bon départ dans leur nouvelle école. Certains enfants ne peuvent laisser le projet avant d’avoir complété le 6e niveau. En plus de l’éducation, le projet « Three2Six » offre les uniformes et le dîner aux enfants, du fait que la majorité des enfants proviennent de familles pauvres qui arrivent à peine en Afrique du Sud provenant de pays désorganisés à cause de la guerre ou autre problèmes politiques, et qui font tant d’efforts pour apporter toute l’aide matérielle nécessaire pour que leurs enfants puisent entrer à l’école. Nous demandons seulement aux parents qu’ils fournissent les souliers et les sacs d’école que certains d’entre eux ont de la difficulté à payer. Depuis 2012, « Toms Shoes » a commencé à offrir des souliers à nos enfants et ont continué à le faire régulièrement jusqu’à maintenant. Les enfants ont leur pointure de souliers, et chaque fois qu’ils ont besoin de nouveaux, ils leur en offrent d’autres. Les parents du Sacré‐Cœur aussi aident les familles du projet « Three2Six » avec des denrées que l’on distribue aux enfants une ou deux fois par semaine. (Esther Oliva N Munonoka, coordonnatrice du projet « Three2Six) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 96: Il vient pour gouverner la terre. Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau, chantez au SEIGNEUR, terre entière ; chantez au SEIGNEUR, bénissez son nom ! Proclamez son salut de jour en jour ; annoncez sa gloire parmi les nations, ses merveilles parmi tous les peuples ! Car le SEIGNEUR est grand et comblé de louanges, il est terrible et supérieur à tous les dieux : toutes les divinités des peuples sont des vanités. Le SEIGNEUR a fait les cieux. Splendeur et éclat sont devant sa face, force et majesté dans son sanctuaire. Donnez au SEIGNEUR, familles des peuples, donnez au SEIGNEUR gloire et force ; donnez au SEIGNEUR la gloire de son nom. 38


Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis ; prosternez‐vous devant le SEIGNEUR, quand éclate sa sainteté ; tremblez devant lui, terre entière. Dites parmi les nations : « Le SEIGNEUR est roi. Oui, le monde reste ferme, inébranlable. Il juge les peuples avec droiture. » Que les cieux se réjouissent, que la terre exulte, et que grondent la mer et ses richesses ! Que la campagne tout entière soit en fête, que tous les arbres des forêts crient alors de joie, devant le SEIGNEUR, car il vient, car il vient pour gouverner la terre. Il gouvernera le monde avec justice et les peuples selon sa loyauté. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions spécialement pour les enfants qui vivent seuls, sans amis avec qui jouer et s’amuser. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Prier pour que tout le monde soit bon… Que mon papa pense à rentrer à Curitiba afin que je puisse m’amuser avec mes petites amies. Que je puisse monter de classe parce que je viens de redoubler. Amen.

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11 Décembre Mercredi de la 2e semaine de l’Avent Lectures du jour : Is 40,25‐31. Le Seigneur tout‐puissant redonne vigueur à celui qui est fatigué. Mt 11, 28‐30. Venez à moi, vous tous qui peinez. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Bonjour ! Je m’appelle Neil. J’ai 16 ans et je suis un élève des grandes classes à « Marist College Eastwood » à Sydney. Je suis arrivé en Australie comme immigrant, il y a cinq ans, à cause du transfert de mon père pour son travail. Nous sommes originaires de Mumbai aux Indes, où j’ai vécu avec mes grands parents, et c’est encore là que la plupart des membres de ma famille et de mes amis habitent actuellement. Le changement depuis les Indes jusqu’en Australie a été l’étape la plus importante de ma vie jusqu’à présent. Comme enfant candide de onze ans qui avait passé la plus grande partie de sa vie Neil Bookseller dans un pays en voie de développement, 16 ans ‐ Mumbai, Inde je n’avais pas vraiment vécu beaucoup Sydney, Australie de luttes et de changements dans la vie et je n’avais pas été confronté aux critères de croissance de la personne. Je suis arrivé à Sydney en juillet 2008 et quand mes parents et moi‐même sommes sortis de l’aéroport, nous avons été accueillis par un très grand froid. Après avoir passé quelques jours dans un hôtel, nous avons bientôt loué une belle maison et en avons fait notre foyer ! Mes parents m’ont très vite inscrit dans un collège proche et le principal m’a mis dans la 7ème année ; dès lors a commencé mon parcours incroyable de six années au collège. A mesure que le temps s’écoulait, j’étais bien surpris de découvrir les très grandes différences entre les sociétés indienne et australienne. De petites choses comme faire le plein de la voiture dans une station‐service se faisait en payant un employé à Mumbai, mais ici, vous deviez tout faire par vous‐même. Comme les études aux Indes commencent très tôt, j’étais bien jeune en comparaison de la majorité des élèves de 7ème année de 40


ma classe. J’étais surpris de voir combien des jeunes de 7ème année pouvaient être mûrs et je devais apprendre bien des choses que je ne connaissais pas comme jeune de 11 ans. Il y avait bien une difficulté dans les débuts à faire face à la discrimination, au racisme, et à la brutalité étant un personne totalement différente en termes d’âge, de religion, de couleur de la peau, d’accent et même de style de vie comme le seul végétarien de mon école. Je me sentais maintes fois comme un poisson hors de l’eau pendant les six premiers mois de ma vie en Australie et ma famille et mes amis de là‐bas me manquaient beaucoup. J’ai souvent ressenti que j’en avais assez et que je voulais repartir, mais grâce au soutien constant de mes parents, de mon tuteur de l’année (Mr. McNamara), de mes nouveaux amis et de mes professeurs, j’ai pu triompher et obtenir de très bons résultats scolaires et j’ai reçu un prix d’excellence à l’école. Bientôt, tout s’est mis en bon ordre pour ma famille et pour moi, à mesure que nous adoptions la vie australienne. Grâce à l’aide constante des amis, des enseignants et de ma famille, j’ai pu faire une transition réussie du petit garçon ingénu à un adolescent plus mûr, ce qui m’a amené à être la tête de la classe pendant 4 ans de suite et aussi à être élu comme Champion académique du collège par mes pairs. Comme nouveaux citadins de Sydney, mes parents ont maintenant acheté une très belle maison et tous trois nous avons reçu notre carte de séjour permanente. En espérant obtenir bientôt ma naturalisation et achever mes études HSC cette année, je remercie Dieu pour la merveilleuse chance qu’il m’a donnée et je prie pour avoir un bel avenir car je désire passer ma vie en Australie. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Les problèmes que rencontrent les nouvelles familles migrantes sont : le fait de se déplacer, le manque d’appui social pour le retour à la maison (garde des enfants, aide à la famille), le manque d’appui face aux enfants ayant de graves problèmes de conduite ou d’incapacité, les troubles dus au stress post‐ traumatique, le chômage ou sous‐emploi, les enfants ex‐soldats qui ont besoin d’un appui spécial, l’exclusion de l’école et le bas rendement, l’exclusion sociale, la création d’un sentiment d’impuissance, la traite et l’exploitation des enfants, l’expérience de harcèlement, la discrimination raciale qui mène à l’abandon de recherche de services adéquats et la perte de l’estime de soi, les difficultés linguistiques qui mènent aux manque de compréhension des besoins, spécialement dans le cas des enfants. (Journée de Débat général – 2012 – Les Africains Unis contre la maltraitance infantile (AFRCA). ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 41


Du psaume 103 : Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme, que tout mon cœur bénisse son saint nom ! Le SEIGNEUR accomplit des actes de justice, il fait droit à tous les exploités. Il révèle ses chemins à Moïse et aux fils d'Israël ses hauts faits. Le SEIGNEUR est miséricordieux et bienveillant, lent à la colère et plein de fidélité. Il ne nous traite pas selon nos péchés, il ne nous rend pas selon nos fautes. Comme les cieux dominent la terre, sa fidélité dépasse ceux qui le craignent. Comme le levant est loin du couchant, il met loin de nous nos offenses. Comme un père est tendre pour ses enfants, le SEIGNEUR est tendre pour ceux qui le craignent ; il sait bien de quelle pâte nous sommes faits, il se souvient que nous sommes poussière. Mais la fidélité du SEIGNEUR, depuis toujours et pour toujours, est sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent son alliance et pensent à exécuter ses ordres. Le SEIGNEUR a établi son trône dans les cieux, et sa royauté domine tout. Bénissez le SEIGNEUR, vous ses anges, forces d'élite au service de sa parole, qui obéissez dès que retentit sa parole. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les enfants du monde entier, spécialement pour ceux qui subissent les conséquences des changements. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Je remercie Dieu pour la merveilleuse chance qu’il m’a donnée et je prie pour avoir un bel avenir car je désire passer ma vie en Australie. 42


12 Décembre Jeudi de la 2e semaine de l’Avent Notre-Dame de Guadalupe Lectures du jour : Is 41,13‐20. Je suis ton rédempteur, le saint d’Israël. Mt 11,11‐15. Parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ J’habitais à Marieta, dans la zone nord de Caçador et actuellement j’habite dans la zone résidentielle de Vista Bela de la même ville. Nous avons emménagé dans ce quartier parce que les gens payaient un loyer, et voilà, ma mère s’inscrivit (au programme d’habitat du gouvernement) et nous avons obtenu notre maison. Et voilà, les gens vinrent à Bela Vista. Les problèmes auxquels nous devons faire face viennent surtout du manque d’infrastructure, pas d’école, pas de centre de santé ni de marché tout près. Pour résoudre ces problèmes nous Emily Ferreira Macedo de Oliveira dépendons du bus. Avant, ma maison 14 ans était à 5 minutes de l’école, maintenant Marieta, Brésil je dois prendre le bus pour aller à l’école Bela Vista, Brésil et pour rentrer. Pour le centre de santé, les gens vont au même centre qu’avant, nous prenons le bus et allons au Vivi Xavier où l’on s’occupe de nous. Le marché était un autre problème, avant il n’y en avait pas. Les gens devaient aller jusqu’à l’avenue Saul Elkind (qui est très éloignée), pour y faire leurs achats, mais maintenant il y a deux marchés ouverts. Par rapport aux difficultés les gens donnent un coup de main par‐ci par‐là, mais je ne pense pas que nous ayons surmonté toutes nos difficultés, parce que le quartier est très grand, il y a beaucoup de gens mais peu de choses. Avant, tout était plus facile, là‐bas, je pense que les gens se connaissaient entre eux et quand on déménage dans un autre endroit, les personnes sont différentes ainsi que le lieu et l’ambiance. C’est cela qui a le plus grand impact, Quand tu te trouves dans un voisinage ancien, les personnes te reconnaissent, t’approchent différemment. 43


Maintenant avec de nouveaux voisins, les personnes te regardent avec méfiance, t’observent et font des commérages. Il faut vivre avec ces différences, ainsi, pendant le temps d’école, il n’y a pas eu de changement mais pendant les vacances j’ai pu parler avec mes voisines et même me faire des amis. D’un autre côté je ne suis pas quelqu’un qui aime rester dans la rue, donc ces contacts restent difficiles. Par rapport à la discrimination, oui, j’en ai déjà souffert. J’entends dire : « les gens de Vista Bela, ce sont des semeurs de pagaille, de la favela…, et tout ce qu’on raconte ». ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Recommandations : Les gouvernements doivent promouvoir la recherche sur la réalité des enfants migrants afin de comprendre l’étendue du phénomène de la migration et offrir des politiques publiques effectives qui protègent les droits de ces enfants. On doit implanter des politiques éducatives pour créer une conscience sur ce thème et pour réduire les dommages dus à la migration des enfants. Les gouvernements doivent définir une politique publique pour garantir les droits des populations migrantes, en reconnaissant la mobilité humaine à l’intérieur et à l’extérieur, avec une attention spéciale aux droits des enfants migrants qui ont besoin d’avoir l’assurance de rester avec leurs familles d’origine et d’être rapidement insérés dans le système éducatif et autres organisations publiques capables d’identifier et de traiter rapidement les possibles traumatismes qui découlent de la migration, en recevant l’attention et l’appui dus à leur situation spéciale. On devrait consacrer des fonds publics afin d’orienter, d’appuyer et d’aider les familles qui se déplacent, en donnant la priorité à une attention adaptée aux enfants dans cette situation. (Jour de Débat général – 2012 – Les cris des enfants brésiliens déplacés) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Du psaume 145 : Mon Dieu, mon roi, je t'exalterai et je bénirai ton nom ! Le SEIGNEUR est grand, comblé de louanges ; sa grandeur est insondable. D'une génération à l'autre on vantera tes œuvres, on proclamera tes prouesses. Je répéterai le récit de tes miracles, la gloire éclatante de ta splendeur. On dira la puissance de tes prodiges et je raconterai tes hauts faits. On célébrera le souvenir de tes immenses bienfaits, 44


on acclamera ta justice. Le SEIGNEUR est bienveillant et miséricordieux, lent à la colère et d'une grande fidélité. Le SEIGNEUR est bon pour tous, plein de tendresse pour toutes ses œuvres. Ils diront la gloire de ton règne et parleront de ta prouesse, en révélant aux hommes tes prouesses et la gloire éclatante de ton règne. Ton règne est un règne de tous les temps, et ton empire dure à travers tous les âges. Le SEIGNEUR est l'appui de tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui fléchissent. Les yeux sur toi, ils espèrent tous, et tu leur donnes la nourriture en temps voulu ; tu ouvres ta main et tu rassasies tous les vivants que tu aimes. Le SEIGNEUR est juste dans toutes ses voies, fidèle en tous ses actes. Le SEIGNEUR est proche de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent vraiment. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions la Vierge de Guadalupe pour tous les enfants qui vivent dans un état d’abandon. Prions spécialement pour les enfants des peuples indigènes. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Que Dieu éclaire l’esprit de notre nouveau préfet afin qu’il puisse trouver les moyens d’accroître la culture, le sport, les loisirs dans notre quartier et afin qu’il puisse améliorer notre infrastructure : tout le monde n’a pas les moyens de sortir et d’aller au centre ville n’importe quand, car tout dépend du bus. De plus les gens ont un problème plus grave, le prix du billet qui augmente. D’un autre côté, les gens ont davantage besoin de l’appui des policiers, du préfet, parce qu’il y a beaucoup de gens et beaucoup de terrain mais il y a peu de choses pour détendre les enfants et trop de facilités pour entrer dans le monde de la drogue. Amen. 45


13 Décembre Vendredi de la 2e semaine de l’Avent Sainte Lucie, vierge et martyre Lectures du jour : Is 48,17‐19. Si tu avais gardé mes commandements… Mt 11,16‐19. Ils n’écoutent ni Jean ni le Fils de l’Homme. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Salut ! Je m’appelle Anastasaiya, je suis russe et j’ai 15 ans. Je suis en 3ème année de la ESO (Enseignement Secondaire Obligatoire) dans le collège « Maristas Girona ». J’aimerais vous faire un bref résumé de mon histoire. J’aime beaucoup la Russie parce que j’ai là toute ma famille et mes amis. Il y a 2 ans et 10 mois je suis arrivée en Catalogne, seulement pour les vacances, et j’ai décidé d’y rester. Quand arriva le jour de la rentrée scolaire, j’étais très nerveuse car j’ignorais la langue, je ne parlais que ma langue maternelle. La première année a été très difficile, les gens communiquaient avec moi par des gestes. Anastasiya Russkikh Maintenant, c’est autre chose : j’ai appris deux Origine: Russie langues, le catalan et l’espagnol, j’ai des amis et je Girona, Espagne suis très heureuse. J’aime beaucoup vivre en Catalogne, mais ma famille me manque. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Qianwen Huang et j’ai 16 ans. Je suis née en Chine et j’habite au Chili depuis près de 12 ans. Comme je suis arrivée au pays toute petite, le changement ne fut pas aussi brusque, ou du moins je ne m’en souviens pas. Je crois que pour mes parents ç’a été plus dur pour s’adapter à une nouvelle langue, à de nouveaux us et coutumes, à une nouvelle culture en général. Mais malgré tout, cela a été une expérience gratifiante. Nous n’avons jamais eu de Qianwen Huang, 16 ans, grands problèmes avec les Chiliens, mais Chinoise, résidant au Chili en les comparant à des gens de notre 46


pays d’origine, les Chiliens sont plus chaleureux, plus accueillants et plus proches, ce qui fait que nous avons été bien accueillis partout. Bien que, évidemment, il puisse toujours y avoir des exceptions, des endroits où nous sommes discriminés, des regards dans les rues, mais ce sont de petites choses qui n’ont pas trop d’importance. Nos défis en tant qu’émigrés ont été surtout de nous réaliser et de grandir comme personnes. Avoir plus de chances de réussir, ce qui dans notre pays était assez difficile, car il y a trop de gens et beaucoup de compétition. Jusqu’à présent, notre vie se déroule normalement et nous avons mené à bien beaucoup de nos projets. L’école a été un soutien essentiel en tout cela. Ainsi donc, nous pourrions dire que nous sommes des émigrés ayant eu de la chance, car nous avons pu atteindre nos objectifs et nous sommes heureux d’habiter dans ce beau pays. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : « Dans le contexte européen, le phénomène migratoire connu comme celui de « Mineurs non accompagnés » voit le jour entre 1980 et 1990. Alors que la migration des mineurs se faisait depuis des siècles dans l’histoire de l’Europe et du monde, ce n’est qu’en 1989, année durant laquelle s’est ratifiée la Convention sur les Droits de l’Enfant (1989) que s’est développée le projet social de «l’Enfance » et que l’on a reconnu leurs droits. La reconnaissance de cette nouvelle catégorie d’enfants amène une modification des propositions et rend effective une perspective de protection, accordant à tous les enfants d’âge mineur d’être secourus et d’être placés sous la responsabilité d’institutions qui ont la compétence pour la protection des mineurs. » (École du professorat de Alcalá de Henares pour la Journée de Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 1: Le SEIGNEUR connaît le chemin des justes. Heureux l'homme qui ne prend pas le parti des méchants, ne s'arrête pas sur le chemin des pécheurs et ne s'assied pas au banc des moqueurs, mais qui se plaît à la loi du SEIGNEUR et récite sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près des ruisseaux : il donne du fruit en sa saison et son feuillage ne se flétrit pas ; il réussit tout ce qu'il fait. Tel n'est pas le sort des méchants : 47


ils sont comme la bale que disperse le vent. Lors du jugement, les méchants ne se relèveront pas, ni les pécheurs au rassemblement des justes. Car le SEIGNEUR connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perd. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les enfants et leurs familles qui affrontent le changement culturel. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Dieu de miséricorde, merci pour tout ce que tu m’as donné. Je serai toute l’éternité en dette avec toi. C’est pourquoi, je mets ma vie entre tes mains. Je te demande seulement de prendre soin de mes êtres les plus chers, de nous conserver ce trésor qu’est une bonne santé et que la paix et l’harmonie règnent au sein de ma famille. Que ta volonté s’accomplisse en moi et autour de moi. Amen. 48


14 Décembre Samedi de la 2e semaine de l’Avent Saint Jean de la Croix, prêtre et docteur Lectures du jour : Si 48,1‐4.9‐11. Élie reviendra… Mt 17,10‐13. Élie est déjà revenu et ils ne l’ont pas reconnu. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Ma vie a bien commencé et continue bien, mais c’est la nostalgie qui me pèse. Bon, je suis né à Brasilia, mais après je suis venu à la cité carioca, Rio de Janeiro. Une ville grande et belle à voir, j’ai aimé, j’y suis resté 3 ou 4 ans. Là il y avait la plage, l’açaï des plus savoureux que j’ai jamais goûté. J’avais beaucoup d’amis. J’ai été bien accueilli. Mon école s’appelait Don Bosco. C’était une école communale. Là‐bas c’était comme ici avec cantine. Mon institutrice s’appelait Virtelana, très bonne et sympa. Je suis venu ici parce que le prix du loyer a grimpé beaucoup. Matheus Xavier Lelles Je suis venu à l’école Padre Lancísio. Au 10 ans ‐ Rio de Janeiro, Brésil début ce fut difficile parce que les seuls Silvânia, Goiás, Brésil garçons qui m’accueillirent étaient : Daniel Lucas, Danilo Porto, João Vitor. Ils m’accueillirent, après seulement 5 mois. Les études sont différentes, meilleures, plus rapides et moins fatigantes, c’est plus rapide. C’est ainsi que j’ai trouvé mon amour des mathématiques, et dans le calcul, la division est ma préférée. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : La préparation et l’application d’une politique publique impliquent sûrement une étude de base qui consiste à réunir l’information sur le nombre de cas existants à partir d’un point de vue « historique ». Cette information devra indiquer aussi les lieux d’origine des migrants et, spécialement pour les migrations internes (à l’intérieur d’un même pays); elle permettra la réalisation d’actions préventives dans le but d’éviter le déplacement forcé comme il a été 49


mentionné précédemment. Cela requiert aussi le déblocage de fonds publics afin d’orienter, d’appuyer et d’aider le déplacement des familles dans leur ensemble, et pour que, dans la migration, les enfants reçoivent une attention spéciale (et prioritaire), des soins mentionnés auparavant et auxquels ils ont droit. Dans une perspective internationale, cela suppose l’établissement d’accords de coopération entre les pays, spécialement les pays voisins et ceux où les migrations sont les plus fréquentes, afin de régulariser leur situation et éviter les dommages, spécialement pour les enfants des familles migrantes. Par ailleurs, cela exige la pleine efficacité des dispositions de la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant, afin que ces dispositions soient pleinement appliquées aux enfants pour qu’ils ne puissent, en aucun cas, souffrir de préjudice ou de discrimination à cause de leur situation. (Jour de Débat général – 2012 – Les cris des enfants brésiliens déplacés) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 80, 2‐13; 15‐20 : Que ton visage s'éclaire et nous serons sauvés ! Berger d'Israël, écoute. Toi qui mènes Joseph comme un troupeau, toi qui sièges sur les chérubins, révèle‐toi, devant Ephraïm, Benjamin et Manassé. Réveille ta vaillance, viens pour nous sauver. Dieu, fais‐nous revenir ; que ton visage s'éclaire et nous serons sauvés. SEIGNEUR Dieu, le tout‐puissant, jusqu'à quand t'enflammer contre les prières de ton peuple, le nourrir d'un pain pétri de larmes et l'abreuver d'une triple mesure de larmes ? Tu fais de nous la querelle de nos voisins, et nos ennemis ont de quoi rire. Dieu le tout‐puissant, fais‐nous revenir ; que ton visage s'éclaire et nous serons sauvés. La vigne que tu as retirée d'Egypte, tu l'as replantée en chassant des nations ; tu as déblayé le sol devant elle, pour qu'elle prenne racine et remplisse le pays. 50


Son ombre couvrait les montagnes, et ses pampres, les cèdres divins. Elle déployait ses sarments jusqu'à la mer, et ses rejets jusqu'au Fleuve. Pourquoi as‐tu défoncé ses clôtures, que tous les passants y grappillent ?

Dieu le tout‐puissant, reviens donc ; regarde du haut des cieux et vois. Interviens pour cette vigne, pour la souche plantée par ta droite, — et sur le fils qui te doit sa force. La voici incendiée, coupée ; devant ton visage menaçant ils périssent. Pose ta main sur l'homme qui est à ta droite, et sur le fils d'homme qui te doit sa force. Alors, nous ne te quitterons pas ; tu nous feras vivre et nous invoquerons ton nom. SEIGNEUR Dieu, le tout‐puissant, fais‐nous revenir ; que ton visage s'éclaire et nous serons sauvés. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour que les politiques sociales de soutien aux plus démunis dans la société deviennent réalité. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Mon cher Jésus, bénis la vie à chaque pas que je fais, bénis chaque travailleur et élève de l’école mariste et bénis‐moi aussi. Voici ton serviteur qui te sert et bénis‐moi dans la salle de classe et à la maison. Que ma famille puisse suivre tes enseignements et merci pour tout : pour l’alimentation, les loisirs et pour suivre tes chemins. Mets dans leurs têtes qu’ils doivent être des enfants de Dieu.

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15 Décembre 3e Dimanche de l’Avent Événement mariste : 1949, départ des premiers frères pour le Nigeria. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Is 35, 1‐6a.10. Il vient lui‐même vous sauver. Jac 5, 7‐10.Patience, le Seigneur approche. Mt 11, 2‐11. Es‐tu “Celui qui doit venir” ou devons‐nous en attendre un autre ? ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Mon nom est Mwamba Japhet je suis congolais et je suis au Canada depuis un an et demi et je sens que j’ai trouvé des nouveaux amis et je suis heureux d’être ici avec ma famille et je voudrais faire les sports que je faisais dans mon pays et l’hiver et le froid font difficile le fait de pouvoir faire mes loisirs préférés comme le soccer. Par contre, avec mon animateur de vie spirituelle, nous faisons des projets pour nous intégrer dans notre société si différente à la notre et le fait d’aider aux autres, faire de projets pour changer Mwamba Japhet ‐ 15 ans la société, être solidaires et surtout aider les Nationalité d'origine: Congo gens démunis comme les aînées nous aide à notre Pays de résidence: Canada intégration. J’aime beaucoup mes expériences d’aide aux aînés, qui des fois sont oubliés par notre société mais les aider est très positif pour notre vie des jeunes immigrants dans pays tout nouveau pour nous. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : L’identification et l’implantation d’une solution à long terme pour chaque enfant impliqué dans la migration (que ce soit dans le pays dans le pays d’arrivée, dans le pays d’origine ou dans un tiers pays) sont des exercices complexes. Cela fait appel à de l’information de la part de multiples sources et de divers milieux géographiques sur les principales causes, par le biais de contacts outre‐frontières entre acteurs de différents pays. La cueillette de l’information entre les nations est, pour le moins, essentielle pour faciliter, par exemple, le recherche des proches parents et le rétablissement du contact avec les familles ou les communautés dans l’intérêt supérieur de l’enfant, l’évaluation des conditions de la famille; rassembler une 52


information importante sur les antécédents de l’enfant et les conditions dans la zone d’origine, en tenant compte de l’opinion de l’enfant et ses attitudes, l’environnement familial, l’évaluation des possibilités et des recours disponibles dans le pays d’origine ou du pays où les membres de la famille pourraient résider, afin de déterminer si la protection et le bien‐être de l’enfant sont suffisamment adéquats. La phase d’implantation de solutions durables reconnues pour l’entant demande aussi des moyens spécifiques pour s’assurer que l’enfant ait accès à une attention adéquate, à l’éducation et à la formation, à la protection et à l’appui, au suivi de son intégration. La coordination entre nations et la communication sont pour le moins nécessaires pour assurer l’application de ces moyens. L’expérience des programmes d’intervention montre que les failles dans cette coordination entre les nations dans les facteurs‐clés – tant dans la phase d’identification que durant l’implantation de solutions à long terme – peuvent donner lieu à de graves violations des droits des enfants. (« Save the Children » dans le CCR jour du débat général de l’ONU) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 146 : Le SEIGNEUR protège les immigrés. O mon âme, loue le SEIGNEUR ! Toute ma vie je louerai le SEIGNEUR, le reste de mes jours, je jouerai pour mon Dieu. Ne comptez pas sur les princes, ni sur les hommes incapables de sauver : leur souffle partira, ils retourneront à leur poussière, et ce jour‐là, c'est la ruine de leurs plans.

Heureux qui a pour aide le Dieu de Jacob, et pour espoir le SEIGNEUR, son Dieu ! Auteur de la terre et des cieux, de la mer, de tout ce qui s'y trouve, il est l'éternel gardien de la vérité : il fait droit aux opprimés, il donne du pain aux affamés ;

le SEIGNEUR délie les prisonniers, le SEIGNEUR ouvre les yeux des aveugles, le SEIGNEUR redresse ceux qui fléchissent, le SEIGNEUR aime les justes, le SEIGNEUR protège les immigrés, il soutient l'orphelin et la veuve, 53


mais déroute les pas des méchants. Le SEIGNEUR régnera toujours. Il est ton Dieu, Sion, d'âge en âge ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les personnes qui travaillent dans les institutions qui reçoivent les migrants. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Je prie Dieu qu’il protège toute ma famille, spécialement ceux qui sont loin de moi, et je lui rends grâces pour tous ceux qui m’entourent et pour la famille si merveilleuse qui est la mienne. Amen.

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16 Décembre Lundi de la 3e semaine de l’Avent Événement mariste : 1845, décès de Mgr Épalle sur l’île de San Cristóbal (Océanie). ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Núm 24,2‐7.15‐17ª. De Jacob monte une étoile. Mt 21,23‐27. Le baptême de Jean, d'où venait‐il ? ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je suis venu habiter à Silvãnia parce que là‐bas à Maranhão c’était très difficile. Ce qui fut encore plus difficile c’est quand mon père reçut un coup de couteau dans le poignet, il resta sans mouvement de la main droite. Ma grand‐mère n’aimait pas ma mère et fit tout pour que les deux se séparent. Un temps passa et ma mère vint visiter ma tante qui vivait déjà ici à Silvânia depuis trois ans. Mon frère Bruno Gabriel Ribeiro Rodrigues Daniel était déjà ici. Après deux mois 11 ans – Maranhão, Brésil elle connut un homme et ils Silvania, Brésil commencèrent à se fréquenter, mais elle dut repartir. D’autres mois passèrent et ma mère revint, elle emmena ma sœur, puis moi. Ma mère nous inscrivit tous à l’école « Aprendizado Marista ». Nous avons eu quelques difficultés pour apprendre à lire et à écrire, mais comme nous bénéficions du soutien scolaire et du regroupement, nous arrivons à écrire et à lire. Je suis ici depuis trois ans et j’ai pu passer finalement en 5e année après avoir redoublé la 4e année. Si je fais des efforts, à la fin de l’année, je passerai en 6e année. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Les opinions des enfants consultés et rapportées dans ce résumé disent clairement qu’écouter et être attentifs à ce que les enfants ont à dire, pour quelles raisons ils quittent leur foyer, leurs expériences de voyage à travers les pays, les frontières et les mers, et ce qu’ils espèrent trouver pour construire 55


leur avenir, est d’une importance vitale si nous voulons assurer que leurs droits soient respectés, protégés et mis en œuvre. 1. Les opinions, les expériences et les recommandations des enfants doivent être écoutées afin de répondre à leurs besoins et les appuyer avant, durant et après leur voyage. 2. La protection des enfants contre le danger de la migration commence avant qu’ils ne partent. L’appui aux parents, l’accès à l’éducation et à la formation, la protection du mal et de la violence dans la famille et les milieux, sont fondamentaux pour prévenir la migration pleine de dangers. 3. Les familles, les enfants et les communautés ont besoin d’information pour prendre des décisions, à savoir s’il faut partir ou non. Les campagnes d’information ne doivent pas être seulement sur les risques de la migration, mais inclure une information pratique sur le voyage, la destination et le marché du travail afin qu’ils puissent mieux se protéger contre l’exploitation et accéder à l’aide, en tout temps quand ils en ont besoin. (« Save the Children » ‐ Recommandations au Jour du Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Aldana Castelnuovo ‐ 14 ans Nationalité d'origine : Argentine Pays de résidence : Canada Bonjour, je m'appelle Aldana et je viens de l'Argentine ; ma famille et moi avons émigré au Canada en 2003 et je suis contente d'écrire pour le monde mariste et je voudrais dire que mon expérience d'avoir émigré a été très positive car elle m'a ouvert l'esprit à une nouvelle culture et j'ai pu apprendre deux nouvelles langues : le français et l'anglais ; je me suis fait beaucoup d'amis qui viennent de partout dans le monde surtout à l'église latino‐américaine de Montréal. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Du psaume 25 : SEIGNEUR, je suis tendu vers toi ! Mon Dieu, je compte sur toi ; ne me déçois pas ! Que mes ennemis ne triomphent pas de moi ! Aucun de ceux qui t'attendent n'est déçu, mais ils sont déçus, les traîtres avec leurs mains vides. Fais‐moi connaître tes chemins, SEIGNEUR ; enseigne‐moi tes routes. 56


Fais‐moi cheminer vers ta vérité et enseigne‐moi, car tu es le Dieu qui me sauve. Je t'attends tous les jours. SEIGNEUR, pense à la tendresse et à la fidélité que tu as montrées depuis toujours ! Ne pense plus à mes péchés de jeunesse ni à mes fautes ; pense à moi dans ta fidélité, à cause de ta bonté, SEIGNEUR. Le SEIGNEUR est si bon et si droit qu'il montre le chemin aux pécheurs. Il fait cheminer les humbles vers la justice et enseigne aux humbles son chemin. Un homme craint‐il le SEIGNEUR ? J'ai toujours les yeux sur le SEIGNEUR, car Il dégage mes pieds du filet. Tourne‐toi vers moi ; aie pitié, car je suis seul et humilié. Vois ma misère et ma peine, enlève tous mes péchés ! Vois mes ennemis si nombreux, leur haine et leur violence. Garde‐moi en vie et délivre‐moi ! J'ai fait de toi mon refuge, ne me déçois pas ! Intégrité et droiture me préservent, car je t'attends. O Dieu, rachète Israël ! Délivre‐le de toutes ses angoisses ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour accroître la fraternité et l’amour entre les personnes du monde entier. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Notre Bonne Mère, j’aimerais que tu protèges les personnes qui vivent dans la rue, ma famille et toutes les personnes du monde, principalement tous les enfants de la rue, des écoles ; protège‐les des méchancetés, de toutes les méchancetés qui existent dans le monde. Merci Notre Bonne Mère Marie, que tous aient la possibilité d’apprendre comme je l’ai eue. Amen. 57


17 Décembre Mardi de la 3e semaine de l’Avent Lectures du jour : Gn 49,1‐2.8‐10. Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda. Mt 1,1‐17. Généalogie de Jésus‐Christ, fils de David. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je suis née et j’ai habité à Maranhão jusqu’à l’âge de 14 ans avec mon frère et ma famille. Nous sommes venus à Brasilia à un moment très difficile. Ma mère avait besoin d’un traitement médical pour son problème des reins et devait faire des hémodialyses. Dans notre ville il n’y avait pas d’infrastructure pour ce traitement et ma mère avait besoin d’un bon hôpital. Aujourd’hui elle est traitée à l’hôpital universitaire de Brasilia et elle est presque rétablie. Le défi que j’ai dû affronter ici à Brasilia a été d’aller à l’école car l’enseignement ici est plus Luna Maria Monteiro Costa poussé qu’à Maranhão. Aujourd’hui 17 ans – Maranhão, Brésil j’arrive à suivre le programme de mon Brasília, Brésil carnet, mais au début ce fut très difficile, de même pour me faire de nouveaux amis, car à Maranhão j’en avais beaucoup. Ne parlons pas de la violence, ici c’est beaucoup plus dangereux que là‐bas. Ma mère est en train de finir son traitement et elle veut rentrer à Maranhão avec mon frère de 11 ans. Je vais rester à Brasilia car je veux continuer les études et suivre la faculté de journalisme. J’aimerais bien réaliser ce rêve. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Les opinions des enfants consultés et rapportées dans ce résumé disent clairement qu’écouter et être attentifs à ce que les enfants ont à dire, pour quelles raisons ils quittent leur foyer, leurs expériences de voyage à travers les pays, les frontières et les mers, et ce qu’ils espèrent trouver pour construire leur avenir, est d’une importance vitale si nous voulons assurer que leurs droits soient respectés, protégés et mis en œuvre. 58


4. Durant le voyage, les enfants, spécialement s’ils voyagent seuls, sont très vulnérables. Les passages de frontières peuvent être très dangereux pour les enfants, surtout s’ils n’ont pas la documentation adéquate. Les douaniers et les autorités policières doivent protéger les enfants des contrebandiers et des trafiquants, ils doivent être capables d’entrer en relation avec les enfants d’une façon qui ne soit pas menaçante; ils doivent également les respecter. Les policiers et les fonctionnaires d’immigration aux frontières doivent collaborer pour protéger les enfants et non seulement pour leur bloquer l’entrée. 5. Quand ils arrivent dans un nouveau milieu, les enfants ont besoin d’une aide immédiate, comme la nourriture, les vêtements et un lieu sécuritaire pour demeurer. Ils ne doivent pas être pénalisés à cause leur statut d’immigrant et ne jamais se retrouver en prison, bien qu’ils soient en déplacement. 6. Quand ils arrivent à une nouvelle destination, les enfants en déplacement doivent avoir les mêmes droits et accès aux mêmes services que les autres enfants de la localité, comme l’éducation, les soins de santé, la protection, la formation professionnelle et un travail décent pour les enfants en âge de travailler, et l’accueil dans une famille pour les enfants qui ont besoin de soins spéciaux. Les enfants doivent être capables d’accéder aux différents services, même s’ils n’ont pas tous les documents. Les obstacles dans l’obtention des documents peuvent avoir un impact très négatif sur les enfants. (« Save the Children » ‐ Recommandations au Jour du Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 71, 1‐13 : Ne me rejette pas, maintenant que je suis vieux… SEIGNEUR, je t'ai pris pour refuge ; que jamais plus je ne sois humilié ! Tu vas me délivrer, me libérer, dans ta justice. Tends l'oreille vers moi, sauve‐moi. Sois le rocher où je m'abrite, où j'ai accès à tout instant : tu as décidé de me sauver. Oui, tu es mon roc, ma forteresse. Mon Dieu, délivre‐moi des mains du méchant, de la poigne des criminels et des violents. Tu es mon espérance, Seigneur DIEU, ma sécurité dès ma jeunesse. 59


Je m'appuie sur toi depuis ma naissance, tu m'as séparé du ventre maternel. A toi sans cesse va ma louange ! Pour beaucoup, je tenais du prodige ; tu étais mon refuge fortifié. Je n'avais que ta louange à la bouche, que ta splendeur, au long des jours. Ne me rejette pas, maintenant que je suis vieux ; quand mes forces déclinent, ne m'abandonne pas. Car mes ennemis parlent de moi, ceux qui me surveillent se sont entendus. Ils disent : « Dieu l'a abandonné ; traquez‐le, attrapez‐le, personne n'ira le délivrer ! » Dieu, ne t'éloigne pas de moi, mon Dieu, viens vite à mon aide ! Qu'ils aillent se perdre dans la honte, ceux qui s'en prennent à ma vie ! Qu'ils se couvrent de déshonneur et d'infamie, ceux qui cherchent mon malheur ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les personnes qui habitent dans des lieux où les chances de vie sont minimes. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur, donne‐nous toujours ta paix. Que ma famille soit en bonne santé et dans la joie. Guide‐moi dans mes chemins et que toujours de belles choses arrivent dans ma vie et dans ma famille. Je te demande que personne ne manque jamais du nécessaire et qu’on vive toujours en paix. Amen. 60


18 Décembre Mercredi de la 3e semaine de l’Avent Journée Internationale du Migrant Lectures du jour : Jr 23,5‐8. Je susciterai à David un germe juste. Mt 1,18‐24. Jésus naîtra de Marie, épouse de Joseph, fils de David. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je suis Jainito Castro, j’ai neuf ans et je suis né à Baucau au Timor Leste. Au Timor ma vie était belle, mais j’avais beaucoup de choses tristes comme le fait d’être loin de mon père brésilien et penser que ma famille n’allait plus se retrouver ensemble de nouveau. Mais un jour, mon père est venu nous chercher au Timor et je suis très content parce qu’ainsi je suis maintenant libre de la violence. Ici au Brésil tout est sympa, parce que les gens peuvent sortir pour jouer, aller au parc zoologique et au jardin public. Ici, j’ai beaucoup d’amis et j’aime beaucoup l’école parce que mon institutrice donne beaucoup de devoirs et d’activités. Jainito Castro, 9 ans J’aime l’école parce qu’il y a des Nationalité : Timor Leste examens et j’ai toujours de bonnes Pays de résidence : Brésil notes. J’aime beaucoup sourire quand je vois les personnes parce que mon cœur demande de sourire. J’aime beaucoup chanter, danser et courir parce que je suis content. Je suis triste quand mes parents deviennent nerveux avec moi et me punissent en ne me laissant pas voir des films. Mais ma tristesse s’en va vite, parce que je suis créatif pour inventer d’autres jeux. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Les opinions des enfants consultés et rapportées dans ce résumé disent clairement qu’écouter et être attentifs à ce que les enfants ont à dire, pour quelles raisons ils quittent leur foyer, leurs expériences de voyage à travers les pays, les frontières et les mers, et ce qu’ils espèrent trouver pour construire 61


leur avenir, est d’une importance vitale si nous voulons assurer que leurs droits soient respectés, protégés et mis en œuvre. 7. Les enfants ont droit à une nationalité. Les états doivent s’assurer qu’aucun enfant ne reste sans statut. 8. Les décisions ou actions qui concernent les enfants ne doivent pas être basées sur leur condition de migrant en fonction de leurs meilleurs intérêts, et on doit tenir compte de leurs opinions. On ne devrait jamais les retourner dans leurs lieux d’origine sans évaluer la situation de chaque enfant, de la famille de l’enfant et de la situation qu’il rencontrera probablement dans la zone d’origine. Les enfants doivent recevoir un grand appui pour les aider à se réintégrer et à dépasser les difficultés quand ils retournent dans leurs communautés d’origine ou pour développer leurs capacités afin de s’intégrer et commencer une nouvelle vie dans un nouveau milieu ou un nouveau pays. 9. Il est important que les travailleurs sociaux, la police des frontières et les autres adultes qui agissent avec les enfants en déplacement communiquent et collaborent entre eux au‐delà des frontières pour comprendre la situation de l’enfant et apporter une aide adéquate. 10. Les enfants dépendent d’autres jeunes pour le soutien et l’encouragement. Les organisations et les réseaux d’enfants est très important pour la protection et l’appui de tous les enfants qui sont en migration. (« Save the Children» ‐ Recommandations au Jour du Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Gracia Mujinga Bodika Nationalité d'origine: Botswana Je suis née au Botswana et je suis venu au Canada depuis cinq mois, nous avons des difficultés d’apprendre une autre langue, le fait de le fait d'voir laissé mon père dans mon pays et l’hiver d’ici qui est très rigoureux me rendre de fois triste et comme j’ai me suis fait des nouveaux amis et je vois beaucoup d’activités nouvelles et différents que dans mon pays je ne pouvais pas rêver de faire un Pays de résidence : Canada jour, faire des activité pour aider à mon 13 ans prochain m'a fait oublier mes tristesses. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Du psaume 71 : Ne m'abandonne pas, Seigneur ! Pour moi, je ne cesse pas d'espérer 62


et je persiste à chanter tes louanges. J'ai tous les jours à la bouche les récits de ta justice et de ton salut, et je n'en connais pas le nombre. J'ai part aux prouesses du Seigneur DIEU ; de toi seul j'évoque la justice. Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse, et jusqu'ici, j'ai proclamé tes merveilles. Malgré ma vieillesse et mes cheveux blancs, ne m'abandonne pas, Dieu : que je puisse proclamer les œuvres de ton bras à cette génération, ta vaillance à tous ceux qui viendront. Tu vas à nouveau m'élever hors des abîmes de la terre. Tu rehausseras ma dignité, et à nouveau tu me réconforteras. Alors, je m'accompagnerai de la harpe pour te célébrer, mon Dieu, et ta fidélité ; sur la cithare, je jouerai pour toi, Saint d'Israël ! Je jouerai pour toi, mes lèvres chanteront de joie, car tu as racheté ma vie. Et ma langue, tous les jours, redira ta justice, car c'est la honte et l'infamie pour ceux qui cherchaient mon malheur. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les enfants qui sont souvent victimes des changements sociaux. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur Dieu, je te remercie d’avoir une famille qui m’aime. Je te prie pour les enfants qui souffrent de la violence afin que leur souffrance s’arrête et qu’ils puissent avoir paix et amour comme moi. Amen. 63


19 Décembre Jeudi de la 3e semaine de l’Avent Événement mariste : 1886, arrivée des premiers frères en Espagne. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : Jg 13,2‐7. 24‐25. L’ange annonce la naissance de Samson. Lc 1,5‐25. L’ange Gabriel annonce la naissance de Jean‐Baptiste. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Vanessa Manroop 13 ans Nationalité d'origine : Guyane anglaise Pays de résidence : Canada Mon nom est Vanessa Manroop et je viens de la Guyane anglaise. Ce qui M’a aidé à dépasser les moments plus pénibles dans ma vie d’immigrante a été la personne de Jésus. Je crois que quand on a l’amour dans le cœur est plus facile de surpasser les problèmes, et je crois qu’il est très important pour une jeune immigrante la recherche de Dieu pour combler le vide que beaucoup des jeunes de notre société ont à l’intérieur dans leur recherche de bonheur. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Au niveau mondial, il y a quelque 33 millions d’immigrants de moins de 20 ans, ce qui représente environ 16 pour cent de la population immigrante totale. Parmi les 33 millions de migrants internationaux de moins de 20 ans, 34% ont entre 15 et 19 ans (11 millions), 26% ont entre 10 et 14 ans (9 millions). Les groupes d’âge compris de 5 à 9 ans et de 0 à 4 ans représentent 22% (7 millions) et 18% (6 millions) de la population totale de migrants de moins de 20 ans, respectivement. Les pays en développement reçoivent la plus grande partie des enfants et adolescents migrants. Environ 20 millions de migrants internationaux de moins de 20 ans vivent dans les pays moins développés et les pays en développement, ce qui représente 60 pour cent de la population migrante totale de moins de 20 ans. Par contre, 64


quelque 13 millions d’enfants et d’adolescents migrants demeurent dans les pays développés, ce qui représente approximativement 40% des migrants internationaux de moins de 20 ans. (Jour de Débat général. « Les droits des enfants dans le contexte de la migration internationale ») ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Quand j’habitais à São Paulo c’était bien, parce que j’avais davantage d’amis, je vivais avec mon père, je sortais attraper des moineaux et jouer avec mes amis. Là où j’ai aimé le plus c’était à Ceará parce que j’étais avec presque toute ma famille, ma marraine, les amis, mon frère aîné. J’allais au barrage, je jouais dans le terrain de foot en terre battue, sur le terrain en pelouse et je sortais avec les amis. A Ceará les choses étaient différentes. A Ceará, derrière l’école il y avait un terrain de foot avec quelques arbres où j’aimais jouer. Je me souviens Maciel Alves Balbino dos Santos qu’un jour après l’école je suis parti 12 ans ‐ São Paulo, Brésil avec un ami près d’une cascade et là Natal, Brésil j’ai laissé mes affaires ; quand je suis rentré à la maison j’ai reçu une raclée. Au début, quand je suis venu habiter à Natal, je n’aimais pas la ville car il y avait beaucoup de violence. Maintenant je commence à l’aimer car je suis en train de me faire des amis. Je suis inscrit dans une grande école, le ‘Centro Marista de Juventude’, j’étudie dans la section ‘Monseigneur Mata’, là il y a beaucoup de bagarres ; j’ai déjà réclamé auprès de la directrice mais elle ne fait rien. Je n’aime pas aller au CMJ accompagné de ma mère parce que je suis déjà assez grand pour y aller tout seul. Je n’aime pas ce lieu car je ne peux pas sortir tout seul. De toutes les écoles celle que j’ai aimé le plus est celle de Natal (le CMJ) parce qu’elle est grande et qu’elle a des jeux, comme le foot. Mon plus grand désir est de gagner un vélo ou un téléphone portable et d’étudier assez pour devenir médecin ou pompier. Parmi les villes où j’ai habité, celle que j’ai aimée le plus c’est Riacho Pompeu. Quand je suis allé vivre chez mes grands‐parents (maternels), j’avais beaucoup d’amis et j’aimais jouer avec mes frères. C’est là qu’est né mon plus jeune frère. Je suis allé le voir et son beau petit visage m’a beaucoup ému. A Ceará. 65


Ce qui m’a le plus marqué c’est lorsqu’avec mes frères nous sommes allés à une boulangerie et que nous avons pris un tas de bonbons ; nous les avons tous mangés jusqu’à en avoir mal au ventre. Ma mère nous tapa, mais ce fut quand même un bon souvenir. A l’école, les jours d’examen je sortais, je sautais le mur et j’allais voir les enfants qui jouaient au foot. Le jour où je reçus l’uniforme ce fut le jour le plus heureux. J’étais si ému que j’ai enlevé ma chemise et mis l’uniforme pour rentrer à la maison. J’avais un ami qui collait une étiquette de ‘10 bons points’ dans mon cahier et quand j’arrivais à la maison j’étais content. On l’appelait le ‘débrouillard’. A São Paulo : J’ai aimé là‐bas que ma mère m’avait inscrit dans une école de l’APAI, c’était sympa ; en quatrième je jouais au foot, en sixième je jouais avec mes amis et même je buvais du café à l’école. Là c’était tout bon. Là aussi je chassais les moineaux dans le jardin de la maison. C’est là que j’ai donné mon premier baiser, ce fut à ma cousine. Maciel l’avait vu et voulait en parler à ma mère, mais je lui dis non et il me dit que j’étais un homme. A São Gonçalo do Amarante, j’ai eu l’occasion d’un deuxième baiser, je suis devenu nerveux et elle me dit que je ne savais pas embrasser et qu’elle voulait rester avec mon frère. Personne ne sait ces choses à la naissance, n’est‐ce pas ? Elle prétend que j’embrasse mal. Je voudrais retourner à São Paulo pour voir mon père et visiter le petit parc que j’aimais tant. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 19, 2‐10 : Les cieux racontent la gloire de Dieu. Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament proclame l'œuvre de ses mains. Le jour en prodigue au jour le récit, La nuit en donne connaissance à la nuit. Ce n'est pas un récit, il n'y a pas de mots, leur voix ne s'entend pas. Leur harmonie éclate sur toute la terre et leur langage jusqu'au bout du monde. Là‐bas, Dieu a dressé une tente pour le soleil : c'est un jeune époux sortant de la chambre, un champion joyeux de prendre sa course. D'un bout du ciel il surgit, il vire à l'autre bout, et rien n'échappe à sa chaleur. 66


La loi du SEIGNEUR est parfaite, elle rend la vie ; la charte du SEIGNEUR est sûre, elle rend sage le simple. Les préceptes du SEIGNEUR sont droits, ils rendent joyeux le cœur ; le commandement du SEIGNEUR est limpide, il rend clairvoyant. La crainte du SEIGNEUR est chose claire, elle subsiste toujours ; les décisions du SEIGNEUR sont la vérité, toutes, elles sont justes. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour que les possibilités de vie des enfants les aident à réaliser leurs rêves. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Que notre ange gardien nous protège et que Dieu nous bénisse, spécialement ma famille. Amen.

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20 Décembre Vendredi de la 3e semaine de l’Avent Lectures du jour : Is 7,10‐14. Voici, la jeune femme est enceinte. Lc 1,26‐38. Tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Tout a commencé quand j’avais 1 an et 3 mois. Je suis originaire d’Espirito Santo. Je suis né le 12/01/1997 et quand j’ai eu cet âge‐là, ma famille a emménagé à São Paulo car mon père y travaillait. Comme j’étais très petit à cette époque, j’ai grandi et je me suis habitué à la façon de vivre de São Paulo. J’y ai vécu 10 ans, mais pendant ce temps, tous les deux ans nous visitions Espirito Santo pour voir la famille. J’ai eu pendant ce temps aussi deux frères qui sont originaires de São Paulo. Après ces années, mon père a obtenu Waden Junio Dias da Silva, 16 ans un emploi meilleur ici à Espirito Vila Velha, Brésil Santo, alors nous sommes revenus São Paulo, Brésil habiter dans ma terre natale. Ce fut pour moi une bonne expérience, parfois drôle en certaines occasions, parce que j’avais un accent différent et j’ai pris du temps pour le perdre et apprendre la façon de parler et les coutumes locales. Jusqu’alors je n’étais pas habitué aux plages et à tant de choses d’une culture différente. De mon point de vue, il est intéressant de rappeler ces moments car même les petites choses font changer. Ce fut une grande expérience sous plusieurs aspects. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Il existe des différences régionales significatives dans la proportion d’enfants et d’adolescents en migration. Les enfants et les adolescents migrants constituent le groupe le plus nombreux de la population totale de migrants en Afrique (28%), suivie de l’Asie (21%), de l’Océanie (11%), de l’Europe (11%) et des Amériques (10%). 68


Il y a des variations régionales parmi les immigrants enfants et adolescents. En Afrique, le groupe de 15 à 19 ans représente environ 31 pour cent de la population totale de migrants de moins de 20 ans, alors que le groupe de 0 à 4 ans représente 21%. En Amérique du Nord, les immigrants entre 15 et 19 ans représentent 43 pour cent de la population migrante totale de moins de 20 ans, alors qu’en Amérique Latine et la Caraïbe, le groupe de 15 à 19 ans représente 29%. Le groupe de 0 à 4 ans représente 9% et 33% en Amérique du Nord, et en Amérique Latine et la Caraïbe respectivement. En Europe, les migrants internationaux entre 15 et 19 ans représentent 41 pour cent de la population totale de migrants de moins de 20 ans, alors que les migrants entre 0 et 4 ans représentent 11% de tous les migrants de moins de 20 ans. (Jour de Débat général. « Les droits des enfants dans le contexte de la migration internationale ») ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 24 : Au SEIGNEUR, la terre et ses richesses, le monde et ses habitants ! C'est lui qui l'a fondée sur les mers et la tient stable sur les flots. Qui gravira la montagne du SEIGNEUR ? Qui se tiendra dans son saint lieu ? — L'homme aux mains innocentes et au cœur pur, qui ne tend pas vers le mal et ne jure pas pour tromper. Il obtient du SEIGNEUR la bénédiction, et de son Dieu sauveur la justice. Telle est la race de ceux qui le cherchent, qui recherchent ta face : c'est Jacob ! Portes, levez la tête ! élevez‐vous, portails antiques ! qu'il entre, le roi de gloire ! — Qui est le roi de gloire ? — Le SEIGNEUR, fort et vaillant, le SEIGNEUR, vaillant à la guerre. Portes, levez la tête ! levez‐la, portails antiques ! 69


qu'il entre, le roi de gloire ! — Qui est‐il, ce roi de gloire ? — Le SEIGNEUR, le tout‐puissant, c'est lui le roi de gloire. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous prions pour les familles qui sont obligées de changer de pays fréquemment. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur, tu as dit à tes apôtres: ‐ Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix, ne regarde pas nos péchés mais la foi qui anime notre Église, donne‐nous selon ton désir la paix et l’unité, Toi qui es Dieu avec le Père et l’Esprit Saint. Amen.

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21 Décembre Samedi de la 3e semaine de l’Avent Lectures du jour : Ct, 2,8‐14. Voilà mon bien‐aimé bondissant sur les collines. Lc 1,39‐45. Qui suis‐je pour que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Paula, j’ai 12 ans et j’ai vécu presque toute ma vie en Équateur. J’habitais dans la maison de mes grands‐parents avec ma maman et mon oncle. Quand j’avais 10 ans, mes parents décidèrent, à cause des études, que je devais aller vivre au Chili. Bien que ma mère m’ait parlé de ce pays, au début ça ne m’enchantait pas trop, puis après réflexion, j’ai accepté. Ce fut difficile de Paula Merchan ‐12 ans laisser ma famille, mais je Équatorienne résidant savais que j’allais être avec au Chili (Los Andes) mon papa qui m’aime et qui prend soin de moi. La première année m’a coûté un peu ; je discutais avec mon papa, et maman me manquait beaucoup. Mais petit à petit, je m’y suis habituée. Dans les études, disons que ça n’allait pas très bien, mais en arrivant chez les Maristes, j’ai vu qu’il y avait de très bons professeurs et j’ai été bien intégrée dans l’ensemble. Maintenant, je suis heureuse et je me plais dans ce pays, le Chili. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Depuis son entrée en vigueur en 1990, la Convention des Droits de l’Enfant a servi de catalyseur de réformes constitutionnelles, législatives et politiques, destinée à protéger les droits des enfants. Elle a aussi aidé à éliminer les diverses formes de discrimination « de droit » et « de fait », afin de promouvoir l’égalité des sexes et établir des systèmes de protection de l’enfance plus efficaces et institutionnels. Malgré l’impact significatif de la Convention jusqu’à ce jour, l’application n’a pas encore été suffisamment 71


appliquée ou encouragée par les responsables politiques en matière de protection des droits des enfants dans le contexte de la migration. Certains États signataires continuent aussi d’avoir des déclarations ou des réserves en ce qui concerne le respect du principe de non discrimination, à partir d’une interprétation qui n’accorde pas les mêmes droits aux enfants étrangers comme aux autochtones. Par ailleurs, la Convention offre un large éventail de droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, et des principes clairs quant à leur application à tous les enfants, indépendamment de leur statut de migrants. Par conséquent, en tant qu’instrument contraignant avec la ratification pratiquement universelle de CDN, en tant qu’instrument le plus pertinent des droits internationaux des mineurs, la Convention a la possibilité de jouer un rôle‐clef face à la protection des droits des enfants dans le contexte de migration. Ce potentiel doit être exploré complètement par les responsables politiques et les parties intéressées à l’avenir, compte tenu surtout du manque de cohérence systématique dans le cadre international existant applicable aux enfants dans le contexte de la migration. (Comité des Droits de l’Enfant de 2012. Jour de Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Daniela Freitas Bravo 9 ans Je suis née dans la ville de Chosica au Pérou. Ma famille est venue au Brésil parce que mon père est brésilien. Il est né dans la ville de Belém. Il voulait toujours que nous connaissions la « terre » où il était né et la parenté brésilienne. Nous sommes venus pour les connaître et cela fait deux ans que nous habitons au Brésil. Aujourd’hui je vis avec mes parents et mon chien. Ma mère travaille comme professeur d’espagnol et mon père comme auxiliaire dans un hôpital. Je ressens le manque de ma parenté du Pérou, en Nationalité : péruvienne particulier celui de mes cousins, de Pays de résidence : Brésil nos jeux et de mes oncles. Quand nous sommes arrivés au Brésil, j’ai dû parler portugais et tout apprendre rapidement car je devais étudier. Aujourd’hui j’arrive à communiquer et à comprendre les Brésiliens. J’ai déjà beaucoup d’amis, ici au 72


Brésil. Au début cela n’a pas été facile, ici les choses sont bien différentes de celles du Pérou, mais maintenant je les aime. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 33, 2‐7 ; 12‐15 ; 20‐22 : Justes, acclamez le SEIGNEUR ! La louange convient aux hommes droits. Rendez grâce au SEIGNEUR sur la cithare ; sur la harpe à dix cordes, jouez pour lui ! Chantez pour lui un chant nouveau, jouez de votre mieux pendant l'ovation. Car la parole du SEIGNEUR est droite, et toute son œuvre est sûre. Il aime la justice et l'équité ; la terre est remplie de la fidélité du SEIGNEUR. Par sa parole, le SEIGNEUR a fait les cieux, et toute leur armée, par le souffle de sa bouche. Il amasse et endigue les eaux de la mer ; dans des réservoirs, il met les océans. Que toute la terre ait la crainte du SEIGNEUR, que tous les habitants du monde le redoutent : c'est lui qui a parlé, et cela arriva ; lui qui a commandé, et cela exista. Le SEIGNEUR a brisé le plan des nations, il a anéanti les desseins des peuples. Le plan du SEIGNEUR subsiste toujours, et les desseins de son cœur, d'âge en âge. Heureuse la nation qui a le SEIGNEUR pour Dieu ! Heureux le peuple qu'il s'est choisi pour patrimoine ! Des cieux, le SEIGNEUR regarde et voit tous les hommes. Du lieu où il siège, il observe tous les habitants de la terre, lui qui leur modèle un même cœur, lui qui est attentif à toutes leurs œuvres. Il n'est pas de roi qui sauve une grande armée, ni de brave qu'une grande vigueur délivre. Pour vaincre, le cheval n'est qu'illusion, 73


toute sa force ne permet pas d'échapper. Mais le SEIGNEUR veille sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent en sa fidélité, pour les délivrer de la mort et les garder en vie durant la famine. Nous, nous attendons le SEIGNEUR : Notre aide et notre bouclier, c'est lui ! La joie de notre cœur vient de lui, et notre confiance est en son nom très saint. Que ta fidélité, SEIGNEUR, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Nous prions pour les autorités qui travaillent afin d’améliorer la réalité du monde en faveur des enfants. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur, protège ma famille et prend soin de nous tous. Donne‐nous la santé, que nous ayons le pain de chaque jour. Prend soin des enfants et protège‐nous de la violence. Qu’il n’y ait pas de guerre et que les personnes s’aiment davantage. Amen. 74


22 Décembre 4e Dimanche de l’Avent Lectures du jour : Is 7,10‐14. Voici que la jeune femme est enceinte. Rom 1,1‐7. Jésus‐Christ notre Seigneur, établi, selon l'Esprit Saint, Fils de Dieu. Mt 1,18‐24. Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Mon nom est Anna Beatriz. J’étudie dans le collège mariste ‘Champagnat’ de briques rouges. Je suis venue d’un autre état, plus précisément de Rio de Janeiro. Mon adaptation fut un peu difficile car je ne connaissais presque personne. Tout ici est différent : la façon de parler, les jeux, la nourriture. J’ai dû m’adapter et compter sur l’aide de mes deux cousins même s’ils ne se rappelaient pas très bien de moi. Ils m’ont aidé à comprendre les différences. Mais comme j’ai un contact facile, j’ai tout de suite essayé de connaître les noms des voisins pour commencer de nouvelles amitiés. Le plus difficile a été à l’école car je ne connaissais personne, même si l’école est Anna Beatriz Araujo de Lima sympa. J’ai déjà assez d’amis, même une 12 ans‐ Rio de Janeiro, Brésil super amie et je suis complètement adaptée Espirito Santo, Brésil à la façon de vivre des gens d’ici. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Des travaux récents sur la migration infantile dans une perspective du genre ont porté sur les impacts et les vulnérabilités en rapport au sexe dans tout le processus de migration, dans les pays d’origine, de destination et durant les déplacements migratoires (par exemple, en ce qui concerne les rôles déterminés selon le sexe, l’éducation, le travail etc.). Ces études reconnaissent le devoir des structures sociales et culturelles dans l’établissement des normes selon le sexe (par exemple les structures, les rôles spécifiques selon le sexe qui sont définis dans la famille, la communauté et la société en général) et examiner les différents impacts qu’ils peuvent avoir sur les destinations des 75


garçons et des filles qui émigrent, de même que là où ils demeurent. De plus, le déplacement des parents implique souvent des changements dans les dispositions antérieures relatives à la séparation entre les soins et les autres tâches domestiques dans le foyer. Les enfants abandonnés sont souvent soumis à de plus grandes responsabilités : si le père ou la mère sont partis, les enfants assument les fonctions correspondantes. Par exemple, les enfants, spécialement les garçons, peuvent abandonner l’école pour chercher du travail et aider la famille. Alors que les changements ont tendance à avoir un impact positif sur l’éducation des filles, la migration des parents peut également affecter leur rendement scolaire quand on s’attend à ce qu’elles prennent les charges domestiques ou le soin de leurs frères et sœurs plus jeunes. (Comité des Droits de l’Enfant de 2012. Jour de Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Midith Stephane Colon 14 ans Mon nom est Midith Stephane Colon. J’ai quatorze ans et je suis au Canada depuis 6 mois. Je viens d’Haïti et venir comme immigrante a été une grande expérience parce que je suis venu avec ma famille et cela m’a beaucoup aidé mais le froid de ce pays est une chose difficile pour moi, car je viens d’un pays tropical et le fait de laisser mes amis et ma grand‐mère a été très dur mais la famille, et aller souvent à l’église m’a aide à m’adapter. Nationalité d'origine : Haïti Pays de résidence : Canada ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 8 : Que ton nom est magnifique par toute la terre ! Mieux que les cieux, elle chante ta splendeur ! Par la bouche des tout‐petits et des nourrissons, tu as fondé une forteresse contre tes adversaires, pour réduire au silence l'ennemi revanchard. Quand je vois tes cieux, œuvre de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as fixées, qu'est donc l'homme pour que tu penses à lui, 76


l'être humain pour que tu t'en soucies ? Tu en as presque fait un dieu : tu le couronnes de gloire et d'éclat ; tu le fais régner sur les œuvres de tes mains ; tu as tout mis sous ses pieds : tout bétail, gros ou petit, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel, les poissons de la mer, tout ce qui court les sentiers des mers. SEIGNEUR, notre Seigneur, que ton nom est magnifique par toute la terre ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les familles qui sont obligées de quitter leur pays, à la recherche de nouvelles opportunités pour leurs enfants. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur, je te remercie pour tout et pour un jour de plus de vie, donne‐nous le nécessaire pour chaque jour. Amen.

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23 Décembre Lundi de la 4e semaine de l’Avent Lectures du jour : Mal 3,1‐4.23‐24. Voici, j'envoie mon messager. Lc 1,57‐66. Naissance et circoncision de Jean le Baptiste. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je m’appelle Laura, j’ai 14 ans et je suis née dans une ville au sud de la Colombie. Dans cette ville, toute ma famille du côté de ma mère, depuis mon grand‐père jusqu’à mes oncles, avait étudié chez les Frères Maristes. Ils étaient dix : cinq femmes et cinq hommes, mais seuls les hommes ont eu le privilège d’entrer au collège Champagnat de Popayán, parce qu’à cette époque‐là, il n’était pas mixte. Dans cette ville, j’ai beaucoup appris du catholicisme, parce là‐bas tous sont de grands croyants. Pour différentes raisons, ma maman et moi avons dû quitter la Colombie et nous sommes Laura Vargas ‐ 14 ans arrivées au Chili. L’arrivée, puis nous Colombienne résidant au Chili situer a été facile ; ce qui a été difficile (Los Andes) c’est le temps que maman et moi avons passé seules, surtout lors des fêtes telles que Noël. Après un certain temps, nous avons découvert que dans une ville proche de chez nous, il y avait un collège mariste et nous avons pris tous les moyens pour y entrer. En 2012, nous y avions réussi et j’étais très heureuse parce que je n’avais pas de difficulté pour me faire des amis et me sentir à l’aise. Nous sommes comblées, tant et si bien que mon petit frère fait maintenant lui aussi partie de la grande famille mariste. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Surtout dans le contexte de la crise financière économique mondiale, beaucoup de pays d’origine et de destination ont rendu plus sévères les lois d’immigration, y compris l’augmentation des restrictions quant aux procédés légaux pour l’immigration et la mise en place de politiques de détention plus 78


sévères, et même de déportation. Dans différents pays, la norme pour la réunification des familles est devenue plus sévère, l’imposition de nouvelles restrictions qui rendent plus difficile la réunification, voire même impossible pour plusieurs. La migration irrégulière, en particulier les enfants qui se déplacent seuls, a augmenté, due surtout aux difficultés qui empêchent la réunification des familles. On a également imposé davantage de restrictions quant à l’accès aux mécanismes existants de régularisation, le statut de résidence prolongée et l’obtention de la citoyenneté, ce qui augmente encore davantage le nombre d’enfants dans une situation de résidents irréguliers. En même temps, les données sur la migration Sud‐Sud font état de la possibilité qu’une forte proportion de la migration Sud‐Sud se fasse de façon irrégulière. Ceci est dû à une combinaison de différents facteurs incluant, entre autres, les règlementations plus strictes pour l’immigration régulière, les règles d’immigration peu claires, le poids de la bureaucratie et les coûts élevés exigés pour les demandes de séjour régulier, la faible application des contrôles frontaliers, les difficultés pour l’obtention de documents de voyage, et de grands secteurs de travail informels. (Comité des Droits de l’Enfant de 2012. Jour de Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je suis née à Piauí dans la ville de Campo Maior et à l’âge de 4 ans ma mère décida de venir à Brasilia. Mon père buvait beaucoup. Il arrivait parfois que mon père agresse ma mère, mes frères et moi‐même. Cela fut la cause du départ de ma mère à Brasilia avec moi et mes trois frères. Quand ma famille vint habiter ici, ma mère n’avait pas d’emploi, ce fut difficile. En cette période j’ai été très malade pensant que c’était une méningite. Je suis restée à l’hôpital pendant un mois. Ma mère demeura très préoccupée car les Rainara Dos Santos Araújo médecins lui dirent que je pourrais avoir 12 ans‐ Estado do Piauí, Brésil quelques séquelles, mais, grâce à Dieu, Brasília, Brésil je suis en bonne santé. Ma mère a un compagnon aujourd’hui que je considère comme mon père et qui m’aide dans les activités de la maison. Notre vie s’est beaucoup améliorée par la venue ici à Brasilia. J’ai des souvenirs et la nostalgie de mon père qui est resté vivre à Piauí. Je n’ai plus de contact avec lui. Pendant 79


nos vacances nous allons à Piauí. Ce que j’aime le plus là‐bas, c’est la maison de ma tante Célia, car je joue avec mes cousins et amis. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 26 : Rends‐moi justice, SEIGNEUR, car ma conduite est intègre. J'ai compté sur le SEIGNEUR sans fléchir. Examine‐moi, SEIGNEUR, soumets‐moi à l'épreuve, passe au feu mes reins et mon cœur. Ta fidélité est restée devant mes yeux ; je me suis conduit selon ta vérité. Je n'ai pas été m'asseoir chez des imposteurs ; je ne suis pas entré chez des hypocrites ; j'ai pris en haine la bande des malfaiteurs ; je n'ai pas été m'asseoir chez des impies. Je lave mes mains en signe d'innocence, pour faire le tour de ton autel, SEIGNEUR. SEIGNEUR, j'aime la maison où tu résides, et le lieu où demeure ta gloire. Ne lie pas mon sort à celui des pécheurs, ne me rends pas solidaire des assassins. Ils ont de l'ordure sur les mains, leur droite est remplie par la vénalité. Ma conduite est intègre, libère‐moi, par pitié ! 12Mon pied se tient sur du solide, et dans les assemblées, je bénirai le SEIGNEUR. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Prions pour les initiatives sociales qui soutiennent les familles qui émigrent. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Merci, Seigneur, pour cette journée et pour la vie. Que moi et ma famille puissions être en bonne santé. Seigneur protège ma maison, ma mère, mes trois frères et moi‐même. Je te demande que jamais ne manque le pain de chaque jour et que ma famille soit toujours protégée, que le monde soit moins violent et que les personnes aient davantage d’amour. Amen.

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24 Décembre Mardi de la 4e semaine de l’Avent Événement mariste : 1817, le frère Laurent, 3e membre de l’Institut, rentre à La Valla. 1836, départ des premiers frères pour l’Océanie. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Lectures du jour : 2 S 7,1‐5.14‐16. Le règne de David durera pour toujours en présence du Seigneur. Lc 1, 67‐79. L’astre d’en‐haut viendra nous visiter. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Je vais commencer en vous disant qu’une des choses les plus dures qui puissent arriver à quelqu’un c’est de quitter son pays. Tout d’abord, vous devez laisser tout ce que vous connaissez et tous ceux que vous aimez, votre famille et vos amis. Ensuite, vous devez vous adapter à une autre culture (cela dépend des pays). Ma famille et moi, nous sommes allés au Chili, en quête d’un avenir meilleur. Cependant, il a été très difficile de s’adapter : vous devez manger leurs plats typiques à eux, danser leurs danses typiques, etc., Ce qui nous a le plus marqués ce sont les problèmes dans les écoles ou les rapports avec d’autres Elkin López Gómez, 16 ans personnes, car il y a toujours quelqu’un Colombien au Chili (Alto Hospicio) prêt à vous discriminer… Dans les deux premières écoles où j’étais, on me discriminait continuellement, et chaque jour plusieurs enfants me frappaient ou se moquaient de ma façon de parler. Ensuite, j’ai commencé à avoir un tempérament plus fort et je leur répondais en les poussant et en les frappant. Mais ils continuaient à me taper, car ils étaient plusieurs, tandis que moi j’étais seul. Après cela, en l’an 2010, je suis arrivé au Collège Mariste « Hermano Fernando », où j’ai appris à être plus tolérant et plus tranquille. J’ai réussi à me faire de très bons amis, bien que soudain je manque de respect envers certaines personnes. 81


J’espère changer, car ce comportement ne me plaît pas trop et que ce n’est pas bien. Maintenant, mon comportement est meilleur : je me suis adapté et surtout j’ai appris à vivre en paix avec les autres. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : Au niveau mondial, le nombre de garçons et d’adolescents migrants dépasse le nombre de filles migrantes. Au niveau mondial, il y a 95 filles migrantes pour 100 garçons migrants de moins de 20 ans. Il existe des différences régionales entre les enfants de sexe masculin, de filles et d’adolescent‐e‐s migrant‐e‐s. En Amérique du Nord, il y a 89 filles migrantes pour chaque 100 garçons migrants, alors qu’en Amérique Latine et la Caraïbe, il y a 95 filles migrantes pour 100 garçons migrants de moins de 20 ans. En Asie et en Océanie, il y a, respectivement, 91 et 97 filles migrantes pour chaque 100 garçons migrants de moins de 20 ans; quant à l’Europe, c’est quasi la parité, c’est‐à‐dire 99 filles migrantes pour chaque 100 garçons migrants. C’est le contraire en Afrique : pour chaque 100 garçons migrants, il y a 108 filles migrantes de moins de 20 ans. (Comité des Droits de l’Enfant de 2012. Jour de Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 29 : Donnez au SEIGNEUR, vous les dieux, donnez au SEIGNEUR gloire et force ! Donnez au SEIGNEUR la gloire de son nom ! Prosternez‐vous devant le SEIGNEUR, quand éclate sa sainteté ! La voix du SEIGNEUR domine les eaux — le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre — le SEIGNEUR domine les grandes eaux. La voix puissante du SEIGNEUR, la voix éclatante du SEIGNEUR, la voix du SEIGNEUR casse les cèdres, le SEIGNEUR fracasse les cèdres du Liban. Il fait bondir le Liban comme un veau, et le Siryôn comme un jeune buffle. La voix du SEIGNEUR taille des lames de feu. La voix du SEIGNEUR fait trembler le désert, le SEIGNEUR fait trembler le désert de Qadesh. La voix du SEIGNEUR fait trembler les biches en travail ; 82


elle dénude les forêts. Et dans son temple, tout dit : « Gloire ! » Le SEIGNEUR trône sur le déluge, le SEIGNEUR trône comme roi éternel. Le SEIGNEUR donnera de la force à son peuple, le SEIGNEUR bénira son peuple par la prospérité. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Pour les institutions qui accueillent et aident les enfants, facilitant ainsi leur intégration sociale. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Seigneur, fais que toutes les personnes puissent vivre en harmonie les unes avec les autres. Aide, Seigneur, les émigrés pour qu’ils puissent atteindre leurs buts et qu’ils puissent s’en tirer et aller de l’avant. Protège‐les et ne les abandonne pas, Seigneur. Merci pour tout ce que tu m’as donné et que tu as donné aux autres, car tout ce qui arrive de bon dans ce monde c’est toi qui le fais. Merci, Seigneur.

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25 Décembre Noël Mercredi de la 4e semaine de l’Avent Lectures du jour : Is 52, 7‐10. Tous les confins de la terre verront le salut de notre Dieu. Heb 1, 1‐6. Dieu nous a parlé par son Fils. Jn 1,1‐18. Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Salut ! Je m’appelle Denyse. Je suis née en Équateur, dans la province de Zamora Chinchipe. Quand j’avais 4 ans maman est venue ici, en Espagne, pour travailler afin de nous donner une vie meilleure à ma sœur Norma et à moi‐même. Nous avons grandi avec nos grands‐parents dans une ferme. Six ans après son arrivée en Espagne, maman a essayé de nous faire venir, ma sœur et moi, avec elle, mais elle n’a pas pu car on lui demandait un tas de documents et ma sœur n’a pas pu obtenir le visa. Trois ans plus tard maman a tenté de nouveau le coup ; cette fois elle a pu me faire venir, mais ma sœur s’est vue refuser le visa une nouvelle fois. Je suis arrivée ici le 8/10/2010 à 23 heures. Sincèrement j’ai eu beaucoup de mal à m’habituer à l’horaire car il était 23 h et la nuit commençait à tomber, alors que là où j’habitais il faisait nuit vers 19 h ou 20 h. Denyse Loja lojano ‐17 ans Une des choses qui m’a le plus coûté en arrivant en Catalogne ce fut de me séparer Zamora Chinchipe, Équateur des personnes avec lesquelles je vivais en Catalogne‐Espagne Équateur. Quand j’ai commencé à aller à l’école je me sentais mal car mes autres camarades parlaient le catalan et que je ne comprenais rien de ce qu’ils disaient. Je refusais d’avoir des amis car la manière d’entrer en relation avec les autres et de s’adresser aux professeurs me semblait bizarre ; en Équateur 84


on m’a appris à être respectueux envers les professeurs et les adultes. J’avais de la peine quand je voyais que les jeunes n’agissaient pas comme moi à ce sujet. Je ne savais pas réagir face à cette situation et me sentais très seule avec mes nouveaux camarades. A présent je suis très bien ici parce que j’ai plus d’opportunités pour étudier et aller de l’avant. Je rêve d’être entrepreneuse et d’avoir ma propre boîte. L’avenir, ici, me permet aussi de connaître davantage de choses sur moi‐ même : les livres me passionnent, je peux faire des choses que je ne faisais jamais en Équateur (p. e. sortir avec mes amies au centre commercial ou aller au cinéma, connaître des gens d’autres cultures, dont j’apprends beaucoup). En ce qui concerne ma famille, maman, qui s’appelle Rose, m’a toujours soutenue et aidée en tout ce qui a été possible. J’ai quatre frères. Ma sœur aînée, Norma, vit toujours en Équateur, et les trois petits sont nés et grandissent et s’éduquent ici, en Catalogne, avec maman et moi‐même. Ils s’appellent Juana, Leidy et Jhofre, et ils sont toujours avec moi et me font rire, bien que ma sœur aînée me manque beaucoup. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Réflexion sur la migration : La situation des enfants dans le contexte de la migration est une grande préoccupation, étant donnée leur grande vulnérabilité face à la violation des droits humains. Il s’agit d’un groupe qui inclut tant les enfants en situation régulière qu’irrégulière. Bien que les enfants en situation de migration irrégulière représentent le groupe ayant le plus grand risque de violation des droits humains à travers la législation, la police et la pratique, les enfants en situation régulière sont également vulnérables à la discrimination et à la perte de leurs droits et des services de base. De plus, ils sont également confrontés à des problèmes pratiques tels que, entre autres, les barrières de langues et le manque connaissance des droits qu’ont les migrants – tant de la part des fournisseurs de services que des familles migrantes. Même avec un statut régulier, les familles migrantes n’ont souvent pas le même accès aux mesures de protection sociale et courent le risque de la pauvreté, de la marginalisation et de l’exclusion sociale. (Comité des Droits de l’Enfant de 2012. Jour de Débat général) ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Psaume 81, 1‐6 : Criez de joie pour Dieu notre force ! Criez de joie pour Dieu notre force, acclamez le Dieu de Jacob. Mettez‐vous à jouer, faites donner le tambour, avec la cithare mélodieuse, avec la harpe. Sonnez du cor au mois nouveau, 85


à la pleine lune, pour notre jour de fête. C'est là pour Israël une loi, une décision du Dieu de Jacob, une règle qu'il a imposée à Joseph quand il sortit contre le pays d'Egypte : J'entends un langage que je ne connais pas . ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Intention : Pour les institutions qui travaillent au service des enfants et des jeunes, spécialement avec les migrants. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Prière : Je voudrais demander à Dieu pour toute famille, qu’elle reste unie comme jusqu’à maintenant, et je voudrais aussi lui demander des chances d’avenir, comme celle que j’ai eue, pour tous les jeunes du monde entier qui n’ont pas les moyens pour aller de l’avant. Amen.

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