PORTER UN NOUVEL ESPOIR À HAITI Mise au courant de la solidarité mariste après le tremblement de terre
PubliĂŠ par la Fondazione Marista per la SolidarietĂ Internazionale Onlus Section projets et communication Rome, 12 Janvier 2014
Table des matières » 4
Introduction
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Ce qui est arrivé
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La réponse de l’Institut Mariste
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Les premiers projets
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Compte-rendu financier
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Les donateurs
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Introduction Chers amis et bienfaiteurs. Il y a quatre ans en ces jours-ci, un terrible tremblement de terre secouait Haïti, portant sur l’île la destruction et la mort. Comme il était arrivé dans les années passées après l’éruption du volcan de Goma (République démocratique du Congo) en 2002 et le tsunami de 2004 au Sri Lanka et en Inde, les communautés maristes du lieu se sont mobilisées pour venir en aide aux populations et avec elles tout l’Institut Mariste. Aussi pour Haïti des donations de toutes les parties du monde sont arrivées, auxquelles l’administration Générale de l’Institut a ajouté ce qui restait du fond Tsunami1, tandis que les Frères Maristes du lieu suggéraient quelques projets pour la reconstruction et pour une aide au développement du pays, à partir de l’école et des jeunes. Le FMSI a été au centre de toutes les initiatives, il a participé au ramassage des fonds, il a examiné les projets de financement, il a distribué l’argent recueilli et a suivi les différentes activités soutenues financièrement.
1. Voir note du compte-rendu financier.
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Le but de ce rapport est avant tout de remercier ceux qui ont contribué avec leurs donations généreuses et en même temps rendre compte comment les fonds «Haïti» ont été utilisés. En effet ces pages illustrent l’utilisation des Fonds jusqu’à Décembre 2013. Le processus de reconstruction du pays et l’amélioration des conditions de vie des Haïtiens n’est vraiment pas encore terminée et aussi les fonds n’ont pas été épuisés ; les projets vont continuer pendant l’année 2014 et notre travail aussi. Parmi les bonnes nouvelles il y a aussi que la population d’Haïti ne se rend pas. Le grand marché de Port-auPrince, avec les milliers de personnes qui viennent à vendre et à acheter à des centaines de petits bancs, est un témoignage quotidien, et aussi les nombreux enfants qui racontent leurs songes. L’âge moyen de la population haïtienne est 21 ans. Nous, membres du FMSI, nous sommes sûrs que l’avenir du pays dépend de l’école et de la promotion sociale des jeunes. Fr. Mario Meuti, 12 Janvier 2014
Ce qui est arrivé C’était 16h, 53 le 12 Janvier 2010 quand un tremblement de terre de grandeur 7.0 frappait Haïti. Un séisme qui, d’après les données de l’ONU, a impliqué environ 4 millions de personnes, soit les deux tiers de la population, et a causé presque 250.000 morts. Pendant ces quelques minutes tragiques d’il y a 4 ans, la plupart des maisons, écoles, hôpitaux et des autres services sociaux essentiels de la vaste zone touchée par le tremblement de terre ont été détruits ou gravement endommagés. Aujourd’hui, après 4 années écoulées, les experts et les observateurs étrangers continuent à dire qu’il y a encore des ruines, parce que les institutions haïtiennes sont faibles, parce que beaucoup parmi les grands donateurs n’ont pas maintenu ce qu’ils avaient promis et parce que le gouvernement et la communauté internationale n’ont pas su établir avec clarté les priorités pour l’intervention. Tous sont au courant que, après le tremblement de terre, Haïti a vécu des épidémies récurrentes de choléra (et pour cela, même l’ONU est en état d’accusation2), surtout après le passage des ouragans. Isaac et Sandy, en automne
2012, quand les pluies ont causé le débordement des égouts sur le terrain. On sait aussi que déjà avant le 12 Janvier 2010 la plupart des haïtiens n’avaient pas accès à l’eau potable, aux services hygiéniques adaptés, à la sécurité sociale et à beaucoup d’autres services ; donc le tremblement de terre et les autres catastrophes n’ont fait que détériorer la situation. Plusieurs organismes de la société civile se sont mis en mouvement, coordonnés ensemble, pour obtenir que le gouvernement mette à disposition des terrains pour la construction des maisons et qu’il ait une gestion plus juste des fonds reçus pour la reconstruction. Surtout pour qu’il soit plus attentif aux besoins des personnes les plus vulnérables, qui sont toujours tenues en peu de considération de la part du politique. Les instituts maristes, tous loin de la capitale et donc de la région plus durement frappée, n’ont eu aucun dommage sérieux. Malgré cela, tout le monde mariste s’est mis en mouvement pour recueillir des fonds et des aides pour la population, au-delà des besoins du moment.
2. Il Sole 24 Ore du 10-10-2013, http://www.ilsole24ore.com/art/notizie/2013-10-10/haiti-sotto-accusa-vittime-064641.shtml
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La réponse de l’Institut Mariste FMS a été impliquée complètement dans l’opération Haïti dès le début ; en effet, elle a participé aux discussions de la Province mariste du Mexique Occidental (sous la juridiction de laquelle les communautés maristes d’Haïti sont comprises) et du Conseil Général de l‘Institut pour coordonner les ressources recueillies dans le monde mariste et répondre de la meilleure manière possible aux besoins énormes du pays avec des projets de moyenne et de longue durée. Le but était d’aider les Frères Maristes de Haïti pour qu’ils prennent part à la reconstruction et à l’amélioration de leur pays. Non pas seulement pour porter des secours immédiats à ceux qui souffraient du désastre causé par le tremblement de terre, mais aussi la mise en mouvement de projets d’instruction de plus vaste ampleur, à même de favoriser le développement
et d’améliorer de façon durable les conditions de vie, en particulier des enfants et des adolescents. L’Institut Mariste a donné à FMSI la tâche de distribuer les secours, en restant en dialogue avec la Province du Mexique Occidental et avec le Secteur de Haïti. Toutes les ressources ramassées par la Fondation auraient été employées pour des projets de formation à faveur des enfants et des jeunes et qui auraient été mis en place quand la période de l’émergence aurait été dépassée ; tandis que ceux qui voulaient donner une aide immédiate ont été invités a adresser leurs donations à d’autres agences internationales. Le FMSI a donc participé à la récolte des fonds et a contribué à l’évaluation des projets et est devenu le responsable principal de tout le processus d’envoi des financements.
Améliorer de façon durable LES CONDITIONS DE VIE, en particulier DES ENFANTS et DES ADOLESCENTS.
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Les premiers projets CONSTRUCTION MERCERON
D’UNE
NOUVELLE
ÉCOLE
À
Merceron est une petite localité à 35 km de Portau-Prince. Dans la zone il y a 4 villages voisins (Hatte Drouillar, La Perrière, Merceron, Joineau) dont l’aspect a changé complètement à la suite du tremblement de terre. Environ 4.000 personnes y habitent ; une manquait une école élémentaire après que celle de la Perrière à été détruite. Les religieuses, les Sœurs de Jésus et Marie qui ont soutenu le projet de reconstruction de l’école, ont pensé de le faire à Merceron parce que, comme l’explique Sr. Isabela Sola « Ici il y a un nombre plus grand d’enfants ; nous avons constaté la volonté des parents de collaborer et parce que le terrain est plus grand et on peut y construire un terrain de football ». Les premiers travaux pour la construction de six classes, d’un bureau pour l’administration, et des toilettes ont commencé au mois de Janvier 2011, avec l’aide initiale du ONG mariste SED (Solidaridad, Educación, Desarrollo) et des Sœurs de Jésus et Marie elles-mêmes. La contribution de FMSI (qui comme on l’a rappelé plus haut, devait aussi gérer les fonds de l’Administration Générale des Frères Maristes) arrivait à 40.000 €.
Il fallait avant tout avoir comme modèle de référence, un immeuble bien construit, en sûreté contre les cyclones et les tremblements de terre. Il fallait en outre faire croître dans la mentalité des gens la conscience de l’importance de l’instruction primaire et le sentiment que tous se sentent impliqués dans la tâche de l’éducation et c’est ce qui est en train de se réaliser, parce que l’entretien de l’immeuble et la gestion de l’école dépendent directement de la communauté du lieu. En effet, une société pour vendre le riz à un marchand en gros du lieu, lui aussi impliqué dans le projet de l’école, a été organisée parmi les paysans des quatre villages. La société verse une partie des entrées sur un compte spécial, qui sert seulement pour les salaires des enseignants et pour les dépenses générales. L’école est devenue aussi lieu de rencontres, de réunions des parents, de meeting de la société. En somme, c’est tout un mouvement qui engendre dans la communauté une certaine prospective de rachat bien loin de l’habituelle situation de pauvreté et d’isolement ».
L’école, désormais terminée, accueille aujourd’hui environ 249 enfants de Merceron, mais aussi des villages voisins. Nous lisons dans la relation terminale du projet : « Notre projet consistait à promouvoir l’instruction primaire dans la zone rurale de Thomazeau de Merceron en construisant l’école, en offrant un repas journalier aux enfants et en organisant en même temps aussi des cours de formation pour les enseignants.
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AGRANDISSEMENT DE L’ÉCOLE DE NOTRE-DAME DE LA NATIVITÉ
électrique, car la zone n’est pas pourvue du réseau national de l’électricité. Le montant total donné par le Fond Haïti a été de 160.087,12 €.
C’est une école secondaire appartenant au diocèse, dont les Frères Maristes avaient pris la direction et Avec toutes ces nouvelles salles ajoutées, l’école est la gestion à travers la Province mariste du Mexique passée, peu à peu, de 300 à 400 élèves ; le service Occidental. Après le tremblement de terre un grand qu’elle rend s’est amélioré, même si elle ne réussit pas nombre de personnes provenant de Port-au-Prince encore à satisfaire toutes les demandes d’instruction, se sont dispersées dans la région, auprès d’amis ou elle peut offrir au moins des espaces pour jouer à tous de parents. L’école de Notre-Dame de la Nativité, qui les jeunes de la zone. déjà avait plus de 40 élèves par classe, a été envahie de nouvelles demandes, accélérant ainsi l’idée de Ensuite la Province Mariste du Mexique Occidental a l’agrandissement qui était à l’étude. Trois nouvelles ajouté une autre salle et un bureau pour les activités classes ont été réalisées par la Province du Mexique de pastorale et de formation. Occidental à la fin de 2010 ; la deuxième phase de l’agrandissement, au contraire, a été financée à travers FMSI avec le Fond Haïti. Cela a permis la construction d’autres classes, d’une salle pour usage multiple et d’un laboratoire d’informatique avec les appareils relatifs et l’achat de 20 ordinateurs. On a réalisés aussi un terrain de football, les toilettes, un couloir autour des classes. Enfin, on a pris soin d’installer un générateur de courant
MISSION À HAÏTI AU MOIS DE MAI 2011 : ON ORGANISE DES NOUVEAUX PROJETS Angela Petenzi, coordinatrice des projets de FMSI, et Angelica Alegria Formoso, en ce moment la coordinatrice du Bureau de Solidarité de la Province mariste du Mexique Occidental, ont fait ensemble une mission à Haïti. Cette mission avait pour but de contrôler les projets déjà mis en place avec l’aide des fonds recueillis après le tremblement de terre et d’étudier les nouveaux projets présentés par les communautés maristes du lieu. A cette mission ont pris part aussi Luis Barba Berlanga et Nancy Walker Olivera, responsables de la société mexicaine Kòokay, spécialisée dans les projets de développement communautaire et de technologie soutenable. La Société a donné une installation de panneaux solaires pour l’éclairage de l’école de Latibolière et a offert sa collaboration pour le développement de projets pour l’accès à l’eau potable et au courant électrique par des technologies écho-soutenables. La première étape du voyage a été dans la capitale Port-au-Prince où les participants à la mission ont vu les marques du tremblement de terre et beaucoup de personnes logées dans les tentes. Le groupe a visité les bureaux de la Banque Mondiale et de l’UE pour voir de près leurs programmes de coopération et les opportunités de financement. La mission a continué dans les localités de Dame Marie, Latibolière et Jérémie où se trouvent les communautés maristes ; pour accueillir les visiteurs il y avait Fr. Antonio Cavazos, responsable du Secteur Haїti pour la Province du Mexique Occidental. Dans sa visite à Dame Marie le groupe a vu les travaux en cours pour l’agrandissement de l’école Notre-Dame de la Nativité et a eu confirmation de la nécessité de nouvelles structures, en plus de celles prévues dans la seconde phase du projet.
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A Latibolière, une localité a 12 km au sud de Jérémie, les Frères Maristes dirigent une école secondaire du diocèse, le Collège Alexandre Dumas, qui doit son nom au célèbre auteur des « Trois mousquetaires » et du «Le comte de Montecristo », d’origine haïtienne. Tous les matins des élèves venant des villages au milieu des bois arrivent ici, après plusieurs km de route ; la plupart d’entre eux ne peuvent fréquenter que grâce aux bourses d’étude fournies par la communauté mariste. L’auteur principal de cette initiative est frère Antonio Cavazos, un mexicain qui est présent à Haïti depuis beaucoup d’années et qui a su créer un réseau international de donneurs. Mais peut-être ce qui a attiré l’attention de tous a été l’expérience réalisée dans cette école par le Fr. Laurent Beauregard avec les enfants travailleurs dont il parlera ensuite. La dernière étape, la ville de Jérémie. La communauté mariste, dès le début de sa présence à Jérémie (1985) a organisé des activités sociales et d’animation pour les enfants et le jeunes qui souvent ont la rue comme seul lieu de rencontre. Et ici, la même communauté a mis en mouvement un projet de production agricole et d’élevage, pensé et réalisé par l’Université Mariste de Mérida (Mexique) avec l’idée de commencer à le répandre dans la population du lieu. A partir des conversations de ces jours-là une importante proposition présentée à FMSI par le Fond Haïti a pris naissance. La construction d’un centre communautaire pour jeunes où l’on fait des activités sociales, de récréation et de sport, d’aide scolaire pour les enfants qui ont terminé l’école, des cours d’enseignement pour les adultes et des projets pour la promotion de la femme. C’est aussi un lieu adapté pour organiser des cours de formation pour les enseignants et pour mettre en diffusion du matériel d’enseignement nouveau, dont on reconnaît le besoin dans tous les lieux visités. « Parce que - et c’est ce qu’écrit Angela à la fin de sa visite à Haïti - le travail plus difficile et de longue durée n’est pas le ramassage des décombres laissées par le tremblement de terre, mais de faire disparaître les obstacles qui .jusqu’à aujourd’hui ont mis dans un état de pauvreté et d’exclusion la plus grande partie de la population. »
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PROGRAMME POUR L’ACCÈS À L’ÉCOLE DES ENFANTS TRAVAILLEURS À DOMICILE - L’ « école de l’après-midi» du Fr. Laurent Beauregard Une partie du Fond Haϊti a été destinée au programme du Fr. Laurent Beauregard, un frère mariste canadien qui depuis longtemps s’occupe de l’instruction et de la réintégration scolaire des enfants vulnérables, en utilisant - comme on l’a dit plus haut - les locaux de l’école Alexandre Dumas à Latibolière. L’école pour ces enfants a lieu l’après-midi, pendant trois heures, quand les cours réguliers sont terminés. Beaucoup d’entre eux sont des travailleurs à domicile auprès des familles auxquelles ils ont été confiés parce qu’ils sont orphelins ou proviennent de familles très pauvres. Pour ces enfants c’est presque un rêve que de songer à pouvoir fréquenter l’école, vu qu’ils sont occupés pendant toute la journée à de lourds travaux dans les maisons ou dans les champs, parfois à la limite de l’esclavage. Quelques uns d’entre eux ne pourraient même pas être inscrits dans une école parc qu’ils n’ont pas d’acte de naissance. Le programme de l’après-midi du Fr. Laurent au Collège Alexandre Dumas offre aux enfants des cours d’école primaire afin qu’ils puissent s’intégrer à nouveau dans les classes normales de l’école. On a prévu aussi un repas comme complément alimentaire pour combattre la sous-nutrition et favoriser les études, des activités de récréation et l’éducation sanitaire qui a contribué a prévenir une nouvelle contagion du choléra. En plus, on s’occupe d’inscrire à l’état civil les enfants sans documents. La première contribution (8.782 €) du Fond Haïti a été utilisée donc pour payer les salaires des instituteurs, les livres et le
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matériel didactique, les uniformes des enfants, le repas, le nécessaire pour les activités récréatives et les démarches administratives pour l’inscription des enfants à l’état civil. La contribution a été renouvelée en 2012 et en 2013 (12.620 € et 13.316 € respectivement) pour la seconde et la troisième annuité et les démarches sont en cours en ce moment, avec l’engagement de FMSI de soutenir encore le programme de l’après-midi à l’avenir. Toutes les activités de formation sont continuellement liées au travail d’aide et à la promotion sociale pour un impact plus fort sur les conditions de vie des enfants. Un grand nombre de difficultés pour apprendre sont dues au sentiment de dévalorisation : « ils ne sont pas aussi bons que les autres » ; le but est que ces enfants passent de la sensation de se sentir « abandonnés» à celle de se sentir suivis de la meilleure manière. Pour cela, chaque classe ne va pas au-delà de 20 élèves. Les Frères Maristes font visite aux familles qui accueillent les enfants-travailleurs et insistent pour qu’elles reconnaissent leur droit de fréquenter l’école. En même temps, ils sensibilisent la communauté locale en l’impliquant dans la découverte d’autres enfants qui sont dans la même situation.
Qui est le Fr. Laurent Beauregard ? L’ “école d’après-midi” à Latibolière
C’est un frère mariste canadien, né à Ville-StPierre, au Québec, en 1934. Après les premières années comme enseignant dans les écoles de sa Province, il a passé presque toute sa vie hors de son pays natal. Lui-même le raconte :
« En 1968, mes supérieurs m’ont demandé si j ‘acceptais de faire le sous-maître des novices à Save au Ruanda3. J’ai passé au total dix ans entre la Ruanda et la République démocratique du Congo. En 1978, j’ai été appelé à Rome et j’ai travaillé pendant six ans dans l’équipe de formation permanente des Frères. En 1986, on m’a demandé de donner la main à la nouvelle fondation à Haïti. Depuis, je suis ici. »
3. Cela s’appelait, à l’ époque, “ Second Noviciat ”, pour des Frères de 35 à 45 ans.
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« Pendant que j’étais directeur à l’école primaire de Dame Marie j’ai vu beaucoup d’enfants qui ne pouvaient s’inscrire à l’école, faute d’argent. J’ai commencé alors, timidement, à inviter ces enfants à venir à l’école chez moi, dans l’après-midi. Ensuite, j’ai été nommé à Latibolière où j’ai fait la même chose, c’est-à-dire j’ai enseigné aux enfants exclus des classes normales, à lire, écrire et compter. » Nos leçons commencent à 14,h, mais moi, à 1h déjà. je suis devant l’école pour faire lire ceux qui arrivent avant. De cette façon, leur instruction est accélérée. Il y a des enfants qui se présentent, même à midi, un signe d’un grand désir d’apprendre. En ces derniers temps, je me consacre aussi à préparer une quinzaine d’enfants au baptême et autant à la Première Communion. Le dimanche après-midi, je vais sur les montagnes aux alentours pour rencontrer les personnes qui vivent dans une pauvreté épouvantable. Je me sens impuissant devant cette situation et chaque fois l’idée me vient de tout abandonner…mais le dimanche suivant, je repars pour les rencontrer de nouveau et aussi pour porter l’Eucharistie à ceux qui le désirent. Malgré toute cette pauvreté, je vois des gens avec une grande dignité et un grand courage. Le peuple haïtien est un peuple fort qui sait faire face à la vie et ne perd pas l’espoir de jours meilleurs. C’est cela mon petit rôle dans une mission qui me donne de grandes satisfactions et que je recommande chaque jour à Jésus et à Marie. »
Qui sont les enfants de «l’école de l’après-midi » « Dans notre école de l’après-midi, nous avons maintenant 50 enfants et jeunes de 8 à 20 ans. Ils sont divisés en deux classes : première année et seconde année. La plupart d’entre eux sont des enfants appelés ici «ti moun», qui viennent des montagnes - parfois très éloignées - et qui sont placés dans des familles (host) et qui en général n’ont aucune relation de parenté avec eux. Ils sont employés en toutes espèces de travaux. Pour la plupart, ce sont des orphelins, d’âges différents sans acte de naissance, sans instruction, sans affection, sans aucune estime et un grand sens d’infériorité envers les autres .Ils sont appelés ‘ti mon sévis’ ‘ou rest-avek’.Je crois que à Haïti il y en a plus de 300.000.Il s’agit d’une vraie forme d’esclavage, qui toutefois ne soulève pas de scandale. Un jour, tandis qu’un enfant lisait avec moi, j’ai vu que ses pantalons étaient déchirés en plusieurs parties. Je lui ai demandé s’il s’était battu avec quelqu’un. Il m’a répondu en toute simplicité. Non. Ce sont les rats qui font les trous dans mes pantalons. Un de nos enfants vit avec deux grands-parents, tandis que sa mère est complètement absente. Comment un enfant peut-il grandir dans cette situation ? Il a, en effet, développé une série de mécanismes de défense. Un autre dit qu’il ne peut pas aller à l’école parce qu’il n’a pas de souliers à chausser…Un autre encore arrive en retard parce le matin très tôt il doit aller travailler dans les champs et retourne chez lui à deux heures de l’après-midi, très fatigué. Il y en a qui viennent de loin, il doivent traverser le fleuve pour aller sur la montagne ; ils arrivent ici, tout mouillés, mais avec un gracieux sourire. Quel courage ! Il y a un enfant qui vient toujours avec sa petite sœur. Ils sont restés pendant trois jours sous les décombres du tremblement de terre du 12 janvier 2010 ; la jambe de l’enfant était bloquée sur le corps d’une autre sœur qui est morte. Quand on l’a trouvé dans cette position, son pied était pratiquement compromis et on voulait l’amputer, mais l’enfant a répondu : Non ! On a réussi à le soumettre à une intervention délicate et maintenant il peut marcher et il fait partie des personnes que nous assistons. Toutefois il ressent encore des traumatismes qui l’empêchent de se concentrer.
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Mais ce qui est plus beau c’est de voir l’évolution de ce petit monde. A chaque enfant qui arrive, nous lui donnons une main, pour lui faire voir qu’il est estimé et que lui aussi a une propre dignité. C’est un petit geste, mais il est très important pour nous. Je dois dire que les enfants sont contents de venir chez nous ; ce qui le prouve c’est qu’ils viennent bien avant 14h, horaire du début des leçons, pour s’exercer dans la lecture et se faire expliquer ce qu’ils n’ont pas compris. » Fr. Laurent Beauregard
HISTOIRES DE « PETITS TRAVAILLEURS À DOMICILE » » G. P., 9 ans, de Latibolière. Elle vit avec sa maman et sa grand-mère, toutes les deux sans emploi et pour ce motif, elle n’est pas bien traitée à la maison. Elle mange une fois par jour et doit faire des services chez les voisins. » M. L., 8 ans. Elle habite à quelques kilomètres de Latibolière. C’est une fillette très pauvre, elle ne connaît pas sa mère et son père est mort depuis peu. Elle habite dans une famille qui la tient à son service. Elle dort sur un carton, placé dans un coin de la maison ; elle se lève très tôt pour nettoyer, faire la vaisselle, laver le linge au bord du fleuve ; après elle doit aller chercher du bois dans la forêt. A midi elle mange un peu... » N. M., 8 ans, de Latibolière. Un enfant orphelin de mère et abandonné par son père. Il vit au service d’une famille. Il travaille beaucoup et doit se lever tôt pour faire le nettoyage de la maison et de la cour, pour aller chercher de l’eau, pour soigner les animaux et chercher quelque chose à manger pour lui-même. L’estime de soi est pratiquement zéro. » J. G. D., 9 ans, il habite dans un village près de Latibolière. Il est né dans une famille très pauvre et pour cela, il a été envoyé à vivre dans d’autres familles et à travailler pour elles. Il ne dispose pas de lit et dort dans un coin de la maison. Il doit se lever tôt pour faire le nettoyage, aller chercher de l’eau, faire la vaisselle et cueillir des fruits des arbres. Il fait
un repas à midi, mais est sous-alimenté et a des problèmes de santé. » N. T., 9 ans, de Latibolière. Une fillette toujours souriante, elle était orpheline de mère et son père l’a abandonnée le long d’une route. Elle vit au service d’une famille, qui s’en occupe très peu. Elle dort de 9 h. du soir à 4h. du matin, puis elle doit allumer le feu, balayer la maison, faire la vaisselle, laver le linge de la maison… C’est une fillette intelligente, elle réussit à manger deux fois par jour, mais elle est, en tout cas, sousalimentée et faible.
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RÉALISATION D’UN CENTRE SOCIAL POUR LES JEUNES ET POUR LA COMMUNAUTÉ DE JÉRÉMIE Une partie importante du Fond Haïti a été affectée dès le début pour la création d’un centre communautaire dans la zone de Caracolie, à Jérémie. La construction de la structure a désormais commencé. Ce n’était pas facile de projeter un édifice simple, antisismique, résistant aux cyclones et à d’autres événements naturels, pour cela le projet a eu une longue phase d’étude et, à la fin, il est parti, à la fin de 2013, avec la construction des fondations du centre. Le centre servira pour des cours d’instruction, pour l’école primaire, pour les activités sociales et des associations, pour des stages de perfectionnement des enseignants, et pour des petites activités de production au niveau expérimental ; tout cela pour la promotion sociale des enfants, des jeunes et des femmes de la zone qui après le tremblement de terre se sont trouvés plus pauvres et plus vulnérables d’auparavant. La construction de ce centre communautaire est un objectif très important pour les Frères Maristes : le fait d’avoir des locaux adaptés permettra d’en faire des institutions, de leur donner continuité et de les agrandir, ces activités qui ont lieu à Caracolie, depuis des années, pour la protection des enfants et des jeunes. Le contexte de Jérémie, comme celui de l’île entière, n’est certes pas développé du point de vue économique, au contraire,
4. Données: www.cia.gov (The World Factbook)
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au niveau social, il présente les marques inévitables de la pauvreté. Il suffit d’examiner quelques données sur le pays : parmi les enfants de moins de 5 ans, 18,9 % ont un poids au-dessous de la moyenne ; le pourcentage des personnes qui savent lire et écrire arrive seulement à 48,7 % ; il y a plus de deux millions d’enfants travailleurs (de 5 à 14 ans), seulement pour ne citer que quelques données éclatantes4. Il faut aussi dire que la population est privée des nécessités de base comme l’eau potable et les toilettes. Il faut encore ajouter que dans le pays il n’y a pas beaucoup d’enseignants préparés, et les jeunes (l’âge moyen de la population est de 21,9 ans) payent un prix plus grand à cause de l’incertitude dans laquelle se trouve le pays. Les femmes, même si elles sont, en beaucoup de cas chefs de famille, jouissent d’une considération sociale inférieure et ont moins d’occasions de profit, par conséquent dans beaucoup de familles on souffre de malnutrition permanente. Les enfants à risque sont vraiment beaucoup ; parce que abandonnés ou trop pauvres pour fréquenter l’école, ils vivent souvent dans la misère et l’exploitation. L’ambition des Frères Maristes est de transformer Caracolie dans un centre de propulsion d’une vie sociale participée et organisée. Avoir un lieu pour se retrouver comme communauté et où l’on peut jouer et étudier devrait servir aux enfants et aux jeunes de Jérémie pour croître comme personnes et rendre leur condition meilleure. Il s’agit donc, non seulement de reconstruire à partir des décombres, mais aussi de mettre les bases pour une société plus développée.
Compte-rendu financier Les chiffres reportés ici de suite rendent compte des sommes recueillies par FMSI, de l’argent envoyé par L’Administration Générale des Frères Maristes et de tout ce qui restait du Fond Tsunami de l’institut Mariste à la date du 9 Février 20105, puis destiné à l’émergence Haïti. En effet, tout de suite après le tremblement de terre, FMSI a été identifié comme la chaîne pour gérer les secours recueillis par l’Institut Mariste, en collaboration avec la Province du Mexique Occidental et le Secteur de Haïti. Les secours ont été destinés dès le début pour des projets d’éducation à faveur des enfants et des jeunes, à être mis en place pendant et surtout après l’émergence. La réponse du monde mariste à la tragédie du peuple
haïtien a été très généreuse. A la date de la publication de ce rapport l’argent recueilli arrivait globalement à 459.316,04 €. L’argent dépensé pour les projets s’élève à 319.653,51 €, tandis qu’il reste des ressources à utiliser pour 139.662.43 € qui seront dépensées en 2014 pour l’achèvement du centre de Jérémie. Note. Les donations sont arrivées entre 2010 et 2013 en partie en euros et en partie en dollars américains; pour des raisons pratiques, dans ce compte-rendu les chiffres sont présentées toutes en euros et le taux d’échange appliqué est 1€.=1,32 $. L’utilisation du taux d’échange accepté explique d’éventuelles différences avec les chiffres présentées en d’autres occasions. Et de même pour l’argent dépensé pour les projets.
APERÇU DES ENTRÉES ET DES SORTIES - FOND URGENCE HAÏTI ENTRÉES en Euros
459.316,04
FMSI
120.621,77
Administration générale
175.765,44
Ex Fond Tsunami
162.928,83
SORTIES en Euros
319.653,61
Construction d’une nouvelle école à Merceron Agrandissement de l’école Notre Dame de la Nativité
40.000,00 160.087,12
Programme pour l’accès à l’école des enfants travailleurs domestiques
34.718,00
Réalization d’un centre social pour les jeunes et la communauté de Jérémie
84.848,48
ARRETE de compte en Euros
139.662,43
5. Le Fonds Tsunami a été récolté par l’Institut Mariste pour venir en aide aux missions maristes en Inde et au Sri Lanka, suite à la dévastation provoquée par le raz-de-marée qui a touché l’Asie méridionale le 26 décembre 2004. Une fois achevés les travaux de reconstruction dans les deux pays, 5 ans après l’ouverture du Fonds, l’argent non dépensé a été destiné à des besoins de post-urgence par une décision du Conseil Général de l’Institut Mariste.
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Entrées pour chaque fond en Euros Provinces maristes Communautés maristes
7.577,27
Écoles maristes
7.859,52
Autres organismes maristes Privés Ex Fond Tsunami
162.928,83
Sœurs Maristes
13.772,73 459.316,04
bureaux de solidarité et des ONG, des anciens élèves, des amis et partisans de l’œuvre mariste.
Dépenses pour le projet en Euros
Construction d’une nouvelle école à Merceron Agrandissement de l’école de Notre Dame de la Nativité
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40.000,00 160.087,12
Programme pour l’accès à l’école des enfants travailleurs à domicile
34.718,00
Réalisation d’un centre social pour les jeunes et la communauté de Jérémie
84.848,48
Total
10.494,26 9.112,79
Total
Les donations sont arrivées de plusieurs parties du monde mariste : des unités administratives de l’Institut mariste, des communautés des frères, des écoles, des
247.570,64
319.653,61
Les donateurs PROVINCES MARISTES » Province mariste de « Iberica » » Province mariste de l’Amérique Centrale » Province mariste Europe Centre-Ouest » Province mariste de Nouvelle Zélande » Province mariste des Etats-Unis » Province mariste de Santa Maria de Los Andes » Province mariste de Compostela COMMUNAUTÉS MARISTES » Communauté de la Maison Générale des Frères Maristes (Rome, Italie) » Communauté mariste de Sainte Marie (Païta, Nouvelle Calédonie) » Communauté mariste de Lisbonne (Portugal) » Communauté mariste de Montalembert (Lyon, France) » Communauté mariste de Furth (Allemagne) AUTRES ORGANISMES MARISTES » Marist College (Ashgrove, Australie) » Colegio La Inmaculada (Valladolid, Espagne) » Kinharvie Institute of Facilitation (Glasgow, Grand-Bretagne) » College-Lyceé Montalembert Notre Dame (Lyon, France) » Institut Sainte Marie (Couvin, Belgique) » St. Henry’s Marist College (Durban, Afrique du Sud) » École mariste de Cham (Allemagne) » Maristen-Fuersorge-und Missionsverein (Allemagne) » MAPS Mission (Australie) AUTRES ORGANISMES » Sœurs Maristes » Paroisse de Furth (Allemagne) PRIVÉS » Carmine Iodice (Italie) » Carlos Rojo (Espagne) » Fr. Teófilo Minga (Portugal) » Marinette Badoud (Suisse) » Fr. Jean-Claude Christe (Suisse) » Andrea Marrazzo (Italie) » Ida Knott (Allemagne) » Marie Claire Fusulier (Belgique)
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Siège légal
Paese
Progetto
Partner locale
Euro
Bolivia
Piazzale M. Champagnat, 2 00144 Roma, Italia La Scuola della Pace a Cochabamba Tel.: +39 06 54517 1 Ricostruire vite,54517 superare Fax: +39 06 500ostacoli
Ente finanziatore
Comunità di S. Egidio
3.800,00
FMSI
Progetto “Construindo o Amanha”
3.600,00
FMSI
Cambogia
Manutenzione del Centro Studenti della Chiesa Cattolica di Phnom Penh Bureau de Genève
Vicariato di Phnom Penh
3.620,00
FMSI
Cameroon
Progetto musicale per la pastorale gio37-39 Rue de Vermont vanile
Diocesi di Kumbo
3.600,00
FMSI
Cile
Attività di lobby e advocacy per la promoTel.: +41 (0) 22 779 4011 zione di una legge di tutela integrale dei Fax: +41 (0) 22 740 2433 bambini in Chile
Equipo de Solidaridad Marista de Chile
5.900,00
FMSI
Colombia
Programma di formazione sui diritti dell'infanzia per direttori, insegnanti, operatori Bureau sociali régional pour l’Asie
Provincia marista di Norandina
14.856,00
FMSI, Misean Cara
62.680,06
CEI
Fundemar
20.000,00
Misean Cara
Fratelli Maristi
3.800,00
FMSI
Progetto musicale per i giovani di Bouaké
Fratelli Maristi
3.050,00
FMSI
El Salvador
Progetto educativo per i bambini della Colonia Nueva Ilamatepec
Fundamar, Centro scolastico Ilamatepec
3.800,00
FMSI
Haiti
Programma per l'accesso alla scuola primaria dei bambini lavoratori domestici
Fratelli Maristi di Haiti
12.620,00
FMSI
Liberia
Scuola di giornalismo per gli studenti della Sr. Shirley Kolmer
Fratelli Maristi della Liberia
3.650,00
FMSI
Malawi
Formazione professionale per i giovani del carcere di Maula
Fratelli Maristi, Maula Prison of Lilongwe
52.000,00
Misean Cara
Completamento del centro giovanile Champagnat
Fratelli Maristi Centro Giovanile Champagnat
3.500,00
FMSI
Costruzione di aule per la scuola primaria di Nkhwangu
Comunità di Nkhwangu, S. Denis Parish
6.500,00
FMSI
Completamento delle abitazioni degli insegnanti per la scuola di Nkwangu
Comunità di Nkhwangu, S. Denis Parish Catholic Church
1.750,00
FMSI
Costruzione di un dormitorio
Centro indigeno di formazione de las Casas
5.000,00
FMSI
Semi di vita per i bambini e i giovani indigeni
Comitato Pedro Lorenzo de la Nada
3.970,00
FMSI
Brasile
1211 Genève 20, Suisse
Coltivazione idroponica per l'autosuffi- th Fundemar St. Gabriel’s Foundation Building, 6 Floor cienza alimentare delle famiglie sfollate
2, Soi Thong Lo 25, Sukhumvit 55 Road
Promozione economica e sociale delle Bangkok 10110, Thailand donne sfollate tramite attività artigianali Costa d'Avorio
Tel.: +66 2 7127976 Fax: +66 2 7127974 Progetto musicale per i giovani di Korhogo www.fmsi-onlus.org fmsi@fmsi-onlus.org
Messico
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