Marchés publics : comment la CCI Nice Côte d'Azur accompagne les entreprises - p.4
Environnement
Imprim’Vert® la référence des imprimeurs écoresponsables - p.6
Concours
Clap Festival : quand l’entreprise fait son cinéma - p.8
Dossier
Enjeu
Côte d'Azur 2040 : anticiper pour mieux agir sur l'avenir du territoire - p.10
Rencontre avec…
Gérard Molines, Mobilians - p.14
Richard Spinosa, France Travail - p.15
Entreprise(s)
Barral - p.16
Le Chanan - p.16
Record-France - p.17
Sur le terrain
Transition
CAP'IA pour l'industrie et le BTP - p.18
Réseau
Tremplin
Trophée Femme du Rebond - p.20
Témoignages
MICE & Leisure : paroles de sponsors - p.21
Territoire(s)
Solutions
Crise du logement : la cci nice côte d'Azur passe à l'offensive - p.23
Former
Prothèse dentaire : des formations d’avenir - p.24
42 Nice : chapeaux bas pour la nouvelle promo - p.25
Le magazine est imprimé sur un papier recyclé fabriqué en France, issu du tri sélectif pratiqué dans l’hexagone.
JEAN-PIERRE
SAVARINO
PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE NICE CÔTE D’AZUR
Quel est le rôle d’une CCI ?
À qui sert une Chambre de Commerce et d’Industrie ? La réponse est concrète : d’abord aux entreprises, au quotidien. Sur le terrain, la CCI agit comme un partenaire de proximité, capable d’apporter des solutions opérationnelles à chaque étape de la vie d’une activité. Elle informe, oriente, forme et accompagne. Accès aux marchés publics pour les TPE-PME, transition environnementale avec des démarches comme Imprim’Vert®, intégration des nouvelles technologies avec des programmes comme CAP’IA, ou encore mise aux normes réglementaires des commerces : autant d’exemples qui traduisent une même mission, lever les freins et sécuriser le développement des entreprises. Derrière chaque dispositif, il y a une logique simple : rendre l’économie locale plus accessible, plus compétitive et plus résiliente.
Mais le rôle d’une CCI ne s’arrête pas à l’accompagnement opérationnel. Elle est aussi un acteur de projection, chargé d’anticiper les mutations du territoire. Avec l’étude prospective « Côte d’Azur 2040 », la CCI Nice Côte d’Azur affirme cette responsabilité stratégique : comprendre les transformations économiques, environnementales et sociétales pour mieux orienter les décisions publiques et privées. Cette démarche prospective, co-construite avec l’ensemble des acteurs locaux, vise à éclairer l’avenir et à structurer une vision partagée du développement du territoire.
Dans ce numéro, nous avons choisi d’illustrer aussi cette ambition à travers un enjeu majeur : le logement à l’occasion de la sortie de notre "Manifeste de la Filière Immobilier pour un territoire intelligent et durable". Face à une crise qui pèse directement sur l’attractivité économique, la CCI se positionne en force de proposition avec un manifeste actualisé, conçu comme une véritable boîte à outils pour les collectivités. Objectif : mieux loger les actifs, tout en garantissant des conditions de développement aux entreprises. Une démonstration concrète du rôle de la CCI : agir aujourd’hui, tout en préparant l’économie de demain.
Edition digitale : https://www.cote-azur. cci.fr/azur-entreprises-et-commerces/ (abonnement en ligne gratuit)
Photo couverture : Rédaction
Impression : CEF (Nice, 06)
Tiré à 3000 exemplaires + diffusion digitale
Dépôt légal à parution / ISSN 1296 - 3755
La reproduction, même partielle, de tout matériel publié dans ce magazine est interdite (loi du 11/03/57)
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OPPORTUNITÉ
MARCHÉS PUBLICS :
COMMENT LA CCI NICE CÔTE D'AZUR ACCOMPAGNE LES ENTREPRISES
Longtemps perçue comme complexe et réservée aux grands groupes, la commande publique s’impose aujourd’hui comme un levier de développement encore largement sous-exploité par les TPE-PME.
La CCI Nice Côte d’Azur multiplie les actions pour lever les freins et faciliter l’accès à ces marchés.
Avec près de 100 milliards d’euros par an en France, la commande publique représente un poids économique majeur. Pourtant, seules une entreprise sur dix candidate aux appels d’offres. Un paradoxe qui révèle un potentiel encore largement inexploité pour les petites structures. « La commande publique n’est pas réservée aux grandes entreprises. Avec une méthode structurée et les bons outils, elle devient une source de croissance durable » , souligne Christelle Messina, responsable de la Commande Publique à la CCI Nice Côte d’Azur
Der rière la complexité apparente des procédures se cache un véritable outil de développement commercial. Accéder aux marchés publics permet de diversifier ses clients, sé curiser son chiffre d’affaires grâce à des contrats pluriannuels et gagner en visibilité. Les acheteurs publics – collectivités, État, établissements – représentent près de 15 % du PIB. Ils cher chent aujourd’hui à élargir leur base de fournisseurs et à attirer davantage de TPE-PME. Pour autant, un frein persiste : la crainte de la lourdeur administrative. « Le premier marché est le plus difficile. Mais une fois les outils en place, la démarche devient beaucoup plus fluide », insiste Christelle Messina.
Face à ce constat, la CCI Nice Côte d’Azur a fait de la commande publique un axe stratégique d’accompagnement. Objectif : transformer une opportunité théorique en levier concret pour les entreprises locales. L’institution déploie ainsi des formations pratiques, gratuites, en pr ésentiel et en webinaire. L’ap-
proche se veut opérationnelle : recherche d’appels d’offres, lecture des dossiers, constitution des pièces, compréhension des critères de sélection. L’enjeu : « désacraliser » la commande publique et éviter les erreurs éliminatoires.
Au-delà de la formation, la CCI agit en amont en donnant de la visibilité aux entreprises. Elle a notamment communiqué un calendrier prévisionnel des marchés à venir sur 2026-2027, permettant aux dirigeants d’anticiper et de se positionner. Cette logique s’inscrit aussi dans le cadre du Small Business Act* local, qui encourage les donneurs d’ordre à rendre leurs marchés plus accessibles. Sur le territoire, les marchés couvrent tous les secteurs : travaux, services, fournitures, prestations intellectuelles. Une diversité qui ouvre la por te à des entreprises de toutes tailles, y compris les plus petites.
Dans ce contexte, les grands projets à venir, comme les Jeux Olympiques d’hiver 2030, constituent un accélérateur. Sans bouleverser les règles – qui restent celles de la commande publique classique – ils vont générer un volume important de marchés, notamment dans les phases opérationnelles (travaux, logistique, ser vices). La CCI prévoit d’ailleurs de renforcer ses actions d’information à mesure que ces marchés seront précisés, afin de permettre aux entreprises locales de se positionner. Au-delà des outils, le message porté par la CCI est clair : accéder aux marchés publics relève avant tout d’une démarche stratégique. Veille régulière, préparation des dossiers types, compréhension des attentes des acheteurs… autant de réflexes à intégrer.
*Voir encadré : "Le Small Business Act 06 ouvre le jeu aux TPE/PME"
Cap sur la décarbonation, à l’horizon des JO 2030
À l’approche des Jeux olympiques d’hiver 2030, le réseau des CCI Provence-Alpes-Côte d’Azur inscrit son action dans une ambition claire : faire de cet événement un accélérateur de transitions, notamment climatiques. Avec le Parcours Zéro Carbone Montagne, les CCI proposent aux entreprises une réponse concrète pour conjuguer performance économique et réduction de leur empreinte environnementale. Au-delà de l’enjeu événementiel, l’objectif est plus large : accompagner durablement les TPE et
PME face aux défis climatiques. Diagnostic des émissions, plan d’action, suivi et financement… l’approche se veut pragmatique et adaptée aux réalités du terrain.
En filigrane, une conviction portée par les CCI : la transition écologique n’est pas un frein, mais un levier de compétitivité. Les JO deviennent ainsi un terrain d’expérimentation grandeur nature, où exigences environnementales et développement économique peuvent non seulement coexister, mais se renforcer mutuellement.
Le Small Business Act 06 ouvre le jeu aux TPE/PME
Porté par la CCI Nice Côte d’Azur depuis 2021, le Small Business Act 06 vise à faciliter l’accès des TPE/PME aux marchés publics des Alpes-Maritimes. La charte d’engagement fédère plus de 40 collectivités, organisations et entreprises signataires, engagées à adapter leurs pratiques d’achat au tissu économique local.
Le dispositif s’appuie sur 22 propositions : amélioration du sourcing, recours à la n égociation dans les procédures adaptées, respect des délais de paiement, clauses de révision des prix ou encore intégration d’objectifs sociaux. Ces leviers visent à rendre la commande publique plus accessible et lisible pour les petites structures.
Dans cette logique, la CCI a présenté le 10 décembre 2025 ses marchés publics à venir pour 2026-2027. Cette mise en visibilité permet aux entreprises d’anticiper et de se positionner. Parmi les opérations annoncées : un parking souterrain de 365 places au port Vauban (16 à 1 8 M€), la modernisation du port de Golfe-Juan (7 à 7,5 M€) ou encore la transformation du port de SaintLaurent-du-Var (20 à 22 M€). S’y ajoutent des projets de rénovation énergétique du siège de la CCI, des opérations au Campus Sud des Métiers et de nombreux marchés récurrents (énergie, maintenance, espaces verts, numérique).
La Place Business : pour ne rater aucune opportunité !
Le service de mise en relation BtoB de la CCI Nice Côte d'Azur propose à tous ses adhérents d'accèder à une veille des appels d’offres réalisée à travers sa plateforme internet. Celle-ci ofrre en un clic une vision précise des marchés de votre territoire avec un accès aux sites légaux des différents acteurs concernés. Les adhérents Premium ont la possibilité d’aller plus loin en déposant et/ou en répondant à des consultations d’achats, de co-traitance ou encore de mutualisations de ressources.
Les services dédiés aux marchés publics proposés par laplacebusiness.com :
u Ateliers marchés publics pour maîtriser les procédures
u Conventions d’affaires pour rencon- trer les donneurs d’ordre en face à face
u Sourcing Day, un événement person- nalisé pour grands comptes
Les 4 étapes pour décrocher un marché public
ÉTAPE 1 : VEILLE STRATÉGIQUE : RESTEZ INFORMÉS EN TEMPS RÉEL
• Créez votre écosystème de veille en vous inscrivant sur les plateformes de dématérialisation : u Collectivités territoriales : Marchés sécurisés (marches-securises.fr)
u État : PLACE (marches-publics.gouv.fr)
u Secteur mixte : Centrale des marchés (centraledesmarches.com)
Paramétrez des alertes ciblées selon votre code CPV (nomenclature européenne des marchés publics) pour recevoir uniquement les consultations qui correspondent à votre activité.
ÉTAPE 2 : ANALYSE DE L’AVIS D’APPEL PUBLIC À CONCURRENCE (AAPC)
• Priorisez la lecture en suivant cet ordre stratégique :
u Date limite de remise des offres (DLRO) : avez-vous le temps de répondre ?
u Règlement de consultation (RC) : type de procédure, critères de jugement, qualifications requises u Cahier des clauses techniques particulières (CCTP) : vérifiez votre capacité technique à répondre
• Constituez un dossier type de candidature comprenant : u Éléments juridiques : DC1, DC2, K-bis de moins de 3 mois
u Capacité financière : CA des 3 dernières années, assurance professionnelle u Références techniques : prestations similaires, effectifs, personnel d’encadrement
Soignez votre offre technique : acte d’engagement signé, bordereau des prix unitaires (BPU), mémoire technique détaillé.
ÉTAPE 4 : DÉPÔT ÉLECTRONIQUE SÉCURISÉ
• Respectez impérativement la DLRO sous peine de rejet automatique. Déposez votre offre minimum 3h avant l’échéance pour éviter les problèmes techniques.
• Signature électronique obligatoire pour les procédures formalisées (AOO). Anticipez en obtenant votre certificat via chambersign.fr
Des webinaires avec des experts CCI pour passer à l'action
La CCI Nice Côte d’Azur propose une série de webinaires pour aider les entreprises à mieux se positionner sur la commande publique. Objectif : rendre accessibles des marchés encore largement sous-exploités par les TPE-PME, tout en apportant une méthode concrète pour répondre efficacement aux appels d’offres.
"Comment répondre aux marchés publics dans le cadre des Jeux Olympiques 2030 ? " Ce premier webinaire est spécifiquement consacré aux marchés liés aux JO 2030. Avec près de 3 milliards d’euros d’investissements prévus pour la construction d’ouvrages et d’installations temporaires dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA, les opportunités concernent tous les secteurs, des travaux aux services. Ce rendez-vous permet de comprendre, étape par étape, comment identifier les marchés, analyser un avis d’appel à concurrence et structurer une réponse solide, tout en intégrant les critères de sélection des acheteurs publics.
"Accédez à de nouveaux clients grâce aux marchés publics" Ce second webinaire revient sur les fondamentaux des appels d’offres publics : méthodologie, bonnes pratiques et points de vigilance pour éviter les rejets administratifs. Ces formats, animés par des expertes de la CCI, s’inscrivent dans une démarche opérationnelle : donner aux entreprises les clés pour sécuriser leur développement, décrocher de nouvelles références et inscrire leur activité dans la durée grâce à des marchés générateurs de chiffre d’affaires récurrent.
Intervenantes :
u Christelle Messina, responsable de la Commande Publique à la CCI Nice Côte d’Azur. u Sophie Roussel, Responsable Mise en Relation Business / laplacebusiness.com
Retrouvez tous les replays sur : Webikeo.fr uChaîne : CCi Nice Côte d'Azur uRubrique : Webinars
ENVIRONNEMENT
IMPRIM’VERT® : LA RÉFÉRENCE
DES IMPRIMEURS ÉCORESPONSABLES
Dans un contexte où les exigences environnementales s’intensifient, la démarche Imprim’Vert® constitue un cadre reconnu pour les professionnels des industries graphiques. Témoignage de Vincent Coutand, gérant de Sermed Impressions à Mouans-Sartoux qui a été accompagné par la CCI Nice Côte d’Azur pour l'obtention de son label 2026*.
"Nous avons repris Sermed Impressions il y a deux ans avec mon associé, et très vite, la question de notre impact environnemental s’est imposée. Dans notre métier, il ne faut pas se voiler la face : nous utilisons des produits qui nécessitent une gestion rigoureuse. Issu de l’industrie alimentaire, j’étais déjà habitué aux certifications. Le label Imprim’Vert® m’a semblé parfaitement adapté à notre activité.
Au-delà de l’image, c’est avant tout une démarche concrète. Il s’agit d’identifier précisément nos déchets, d’améliorer leur traçabilité, de réduire les produits potentiellement dangereux et de trouver des alternatives plus respectueuses, à la fois pour l’environnement et pour nos salariés. C’est un engagement interne fort, mais aussi une réponse aux attentes de nos clients, notamment dans le bassin grassois, où les démarches RSE sont devenues incontournables.
Dans ce parcours, l’accompagnement de la CCI Nice Côte d’Azur a été déterminant. Nous avons bénéficié d’échanges réguliers avec Marie-Christine Laugier, chargée de mission économie circulaire-déchets qui nous a guidés étape par étape. Concrètement, cela a commencé par une présentation claire de la certification, puis par des entretiens pour cibler les priorités : gestion des déchets, identification des produits à risque, mise en conformité. Une visite sur site a permis de vérifier nos pratiques, et nous avons été accompagnés pour mettre en place les actions correc-
trices nécessaires. La CCI nous a aussi aidés à constituer un dossier complet, avec les documents et les éléments de preuve attendus, avant de le présenter en jury. Cette prise en charge globale, très opérationnelle, nous a permis d’obtenir rapidement la certification. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le caractère concret de la démarche : on n’est pas dans la théorie, mais dans des solutions adaptées à nos métiers, à nos techniques et à nos contraintes quotidiennes. Aujourd’hui, cette certification est à la fois un levier d’amélioration inter ne et un véritable atout de développement. Elle prouve à nos clients que nous sommes engagés, et elle montre à nos équipes que leur environnement de travail est une priorité."
*Les labellisés 2026 sont : DORO (Monaco) - Paragon (Carros)- Carestia - (Mouans Sartoux) - Pierotti (Nice) - Texto (Antibes) - Sibon (Saint André de la roche)Trulli (Vence)
Retrouvez tous les établissements labelisés imprim’vert dans les Alpes Maritimes : www.imprimvert.fr/annuaire-imprimeurs
Entreprises concernées uLa marque s’adresse aux sites de production d’imprimés (communication, emballage, supports techniques…). Les structures uniquement intellectuelles sont exclues.
Les étapes pour obtenir la marque
uContacter un référent Imprim’Vert® uRéaliser un diagnostic environnemental uConstituer un dossier présenté à un comité d’attribution
La marque est attribuée pour 1 an, avec un renouvellement possible sous conditions de conformité continue.
Les prérequis réglementaires uÊtre conforme à la réglementation environnementale (ICPE)
uMaîtriser ses rejets (notamment liquides) uDisposer des autorisations nécessaires
Les 5 critères clés à respecter uGestion des déchets dangereux Élimination annuelle via des filières agréées avec justificatifs (encres, solvants, chiffons, DEEE…)
uStockage sécurisé
Prévention des risques de pollution et de danger pour les salariés en cas de fuite
uProduits interdits
Exclusion de certaines substances dangereuses (CMR)
uSensibilisation environnementale
Information et formation des équipes et actions de communication auprès des clients pour certaines activités
u Suivi énergétique
Mesure trimestrielle des consommations (électricité, gaz…) avec reporting régulier
Durée et suivi
u Attribution : 1 an
u Renouvellement : sur justification du respect des critères
u Contrôle renforcé tous les 3 ans avec visite sur site
Les bénéfices pour l’entreprise
u Réduction de l’impact environnemental u Mise en conformité réglementaires
u Amélioration de l’image auprès des clients u Argument commercial différenciant
DÉVELOPPEMENT
APPELS À PROJETS :
TROIS OPPORTUNITÉS POUR
ACCÉLÉRER LA TRANSITION DES ENTREPRISES AZURÉENNES
Économie circulaire, IA, gestion de l’eau : trois dispositifs ouvrent aux entreprises azuréennes des opportunités concrètes d’accompagnement et de financement pour engager leurs transitions.
RES’EAU : POUR RÉDUIRE SES CONSOMMATIONS D’EAU
uLe programme ReS’Eau lance un appel à candidatures pour accompagner 60 entreprises du tourisme dans la gestion de leur consommation d’eau. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 29 mai 2026. Porté par les CCI Nice Côte d’Azur, du Var et d’Aix-Marseille Provence et soutenu par l’Agence de l’Eau RMC, le dispositif répond aux enjeux de raréfaction de la ressource et de sobriété. Les entreprises sélectionnées bénéficient d’un accompagnement structuré : état des lieux des usages, pré-diagnostic, plan d’action, identification de solutions et suivi des résultats. Sont éligibles les entreprises du tourisme et de l’industrie touristique implantées dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône. Contact : ddurable@cote-azur.cci.fr https://www.cote-azur.cci.fr/beneficiez-de-laccompagnement-reseau-pour-economiser-leau-dans-votre-entreprise/
ARTOUR : POUR INTÉGRER L’IA DANS LE TOURISME
uLe projet européen ARTOUR lance deux appels à manifestation d’intérêt à destination des startup, TPE et PME du tourisme. L’objectif est d’accompagner l’intégration de solutions d’intelligence artificielle dans les activités touristiques. Les entreprises peuvent candidater pour travailler sur des usages concrets et/ou bénéficier d’une aide financière sous forme de vouchers : marketing, gestion opérationnelle, expérience client ou commercialisation. Les structures retenues bénéficieront d’un accompagnement personnalisé gratuit, avec accès à un réseau d’experts et de centres technologiques, ainsi qu’un appui à la mise en œuvre de solutions innovantes. Le dispositif est destiné aux entreprises implantées sur la Côte d’Azur, relevant du tourisme ou des services culturels. https://www.cote-azur.cci.fr/accelerez-lintegration-de-lia-dans-votre-activite-touristique-avec-artour/ https://www.cote-azur.cci.fr/financez-votre-projet-ia-jusqua-70-000-e-grace-a-artour/
ECCELSI : POUR TRANSFORMER LES DÉCHETS EN RESSOURCES
uOuvert jusqu’au 30 juin 2026, l’appel à projets ECCELSI s’adresse aux TPE et PME des Alpes-Maritimes souhaitant engager des démarches d’économie circulaire. Le projet cofinancé par le programme maritime Interreg Italie-France 2021-2027 vise à développer des coopérations entre entreprises pour valoriser les déchets, mutualiser les ressources et créer de nouvelles chaînes de valeur. Huit entreprises seront sélectionnées et bénéficieront d’un voucher de 5 000 € pour financer des prestations externes : études de faisabilité, tests techniques, analyses environnementales, prototypage ou optimisation logistique. Le dispositif repose sur la symbiose industrielle et s’accompagne de webinaires thématiques (modèles de coopération, leviers économiques, mesure d’impact) ainsi que d’ateliers interentreprises destinés à faire émerger des projets collaboratifs. Contact : ddurable@cote-azur.cci.fr https://www.cote-azur.cci.fr/vos-dechets-ont-de-la-valeur/
RENDEZ
VOUS
Pour la 5ème édition, les Assises Azuréennes des Transitions s’ouvrent à une nouveauté : la thématique Eau rejoint le programme.
Le 9 juin 2026, au Pôle Alpha de Sophia Antipolis, plus de 250 acteurs économiques, institutionnels et experts se retrouveront pour partager, débattre et, surtout, passer à l’action !
2026 : l’eau s’invite au coeur des transitions. Face aux épisodes de sécheresse répétés, au plan sécheresse départemental, à la pression croissante sur la ressource et aux évolutions réglementaires de réaliser des économies d’eau, la gestion de la ressource en eau devient un enjeu stratégique majeur pour les entreprises et les territoires de la région PACA, afin de mieux préserver et gérer cette ressource. Pour répondre à ces enjeux, la CCI élargit le périmètre des Assises à la ressource thématique de l'eau. L’événement prend désormais le nom de « Assises Azuréennes des Transitions Énergie & Eau ».
Énergie et Eau sont deux ressources sous tension, deux défis indissociables. L’ambition des Assises : agir avec sobriété, mieux maîtriser les consommations etaccompagner concrètement la transformation des usages
Les Assises Azuréennes des Transitions Énergie et Eau est organisé par la CCI Nice Côte d’Azur et son Club Énergie Côte d’Azur aux côtés de partenaires engagés : Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, Département des Alpes-Maritimes, EDF, Caisse d’Épargne Côte d’Azur et Enedis.
Programme prévisionnel : u 8h30 Accueil café, networking & ouverture du Village des solutions u 09h15 Tables rondes en plénière u 10h45 Village des solutions : découverte, échanges et pitchs u 12h30 Déjeuner networking u 13h30 à 14h00 Visite du Pôle Alpha, un bâtiment exemplaire : conception bioclimatique, sobriété énergétique, production d’énergie et innovations. u 14h00 Ateliers thématiques interactifs u 16h30 Conférence inspirante
"Avec cet événement, notre mission est triple : être un levier de promotion des valeurs humaines de l’entreprise par le cinéma, s’inscrire dans la tradition historique d’une région qui a inspiré l’industrie du cinéma et valoriser les entreprises des Alpes-Maritimes"
Michèle Hoellard, membre élu CCI Nice Côte d'Azur et présidente du festival
CLAP FESTIVAL : QUAND L’ENTREPRISE FAIT SON CINÉMA
Organisé par la CCI Nice Côte d'Azur, Clap Festival met en lumière les valeurs de l’entreprise par le biais du cinéma. Un concours de courts métrages qui s’installe durablement dans le paysage azuréen.
Relancé par la CCI Nice Côte d’Azur en 2023, après une interruption de trois ans, Clap Festival attire chaque année davantage de participants, convaincus par les vertus de cette mise en valeur par l’image. Pour preuve, le 2 avril dernier, au Pathé Gare du Sud, à Nice, elles étaient 25 entreprises, associations ou institutions locales, dont trois hors concours, à avoir brillé sur écran géant autour du thème imposé "L’optimisme est contagieux". Il s’agissait d’illustrer la capacité de chacune à s’adapter, à innover, à inspirer dans un contexte économique incertain, où chaque jour apporte son lot de défis.
Palmarès 2026 : cinq prix, quatre lauréats
L’École de la seconde chance a fait coup double pour sa deuxième participation au Clap Festival, en décrochant à la fois le prix associatif et le prix étudiant. L’entreprise Electronie, spécialisée dans la conception de car tes et systèmes électroniques, a remporté le prix dans la catégorie entreprises amateurs, tandis que les Chemins de fer de Provence ont été récompensés pour le thème libre. Le fonds de dotation Passionnément TNN a reçu le prix du coup de cœur de la présidente du festival, Michèle Hoellard.
Toutes se sont pliées au jeu, imaginé en 2015 par l’association Azur Festival Films Entreprise (AFFE), dont la CCI a conservé l’ADN. Celui-ci vise à mettre en lumière les valeurs des entreprises azuréennes à travers un cour t métrage de trois minutes chrono, sous forme libre : de la fiction au documentaire, en passant par le clip ou encore l’animation, option choisie cette année par la Société des Chemins de fer de Provence, lauréate du prix du thème libre. Pour cette édition 2026, la CCI Nice Côte d’Azur a proposé aux entreprises participantes d’être accompagnées par des binômes d’étudiants issus de deux écoles partenaires, Studio M et ISCOM, afin de bénéficier de leur appui dans la réalisation des vidéos. L’objectif consiste également à favoriser les échanges entre les mondes académiques et les acteurs économiques, avec à la clé des courts métrages de plus en plus qualitatifs.
"A vec cet événement, notre mission est triple : être un levier de promotion des valeurs humaines de l’entreprise par le cinéma, s’inscrire dans la tradition historique d’une région qui a inspiré l’industrie du cinémaet valoriser les entreprises des Alpes-Maritimes", rappelle Michèle Hoellard, élue à la CCI et présidente du festival dont le jury du jury était présidé par Camille Feret, de la Commission du Film Côte d’Azur. Elles étaient toutes accompagnées d’Anne-Sophie Peyran (Université Côte d’Azur), d’Annie Courtade (Soldiese), de
Laurence Gnassia (AzurProCom) et de Camille Guil (Tribuca). Cinq prix ont été attribués à l’issue de la projection des films sélectionnés, dont l’originalité, l’énergie, la pertinence, voire l’approche percutante ont été soulignées et fortement appréciées. Nul doute que l’entreprise, avec ce concours de cour ts métrages, n’a pas fini de faire son cinéma.
Sélection 2026 : ils ont fait leur cinéma !
Cette année, 22 structures ont participé au concours Clap Festival : Association Environnement et Santé du Vivant, Century 21 Lafage T ransactions, Chemins de fer de Provence, Cirandando Pela Côte d’Azur, Collectif Energia, École de la seconde chance, Electronie, Envie de dir e, Fondation Université Côte d’Azur, Fonds de dotation Passionnément TNN, Golden Delicious, Hôtel La Fontaine, Leloutre Industrie, Mairie d’Isola – Office de tourisme d’Isola – Isola 2000, Musée de l’illusion de Nice, Nice Start(s) Up, NiVus NiConnus, PanoQr, Parents Cool, Poppy Skincare, UIMM Côte d’Azur et Corse, Voltaica. T rois autres ont présenté leur film en off : Université Côte d’Azur dans le cadre de son 60e anniversaire, Studio M et ISCOM, et le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse.
Cette année, 22 structures ont participé au concours Clap Festival.
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CÔTE D'AZUR 2040 : ANTICIPER POUR MIEUX AGIR SUR L'AVENIR DU TERRITOIRE
Portée par la CCI Nice Côte d’Azur, l’étude prospective "Côte d’Azur 2040" trace quatre grandes trajectoires d’évolution du territoire et identifie les leviers d’action pour renforcer sa compétitivité. Co-construite avec l’ensemble des acteurs économiques et institutionnels, elle s’impose comme un outil stratégique pour orienter les décisions, les investissements et les politiques d’accompagnement à long terme.
OCCUPATION DE L’ESPACE DES ALPES-MARITIMES ET RISQUES ASSOCIÉS
La gestion du foncier et du logement est centrale pour attirer les talents et soutenir l’activité économique, tout en intégrant les risques liés au changement climatique. L’étude insiste sur la production de données et sur une meilleure prise en compte des besoins des entreprises dans la planification territoriale.
2 RECOMMANDATIO NS STRATÉGIQUES :
uFavoriser la compétitivité du territoire à l’horizon 2040 par une stratégie d’aménagement ambitieuse.
uContribuer à la résilience du territoire à l’horizon 2040 par une stratégie d’aménagement coordonnée et adaptée.
11 PROPOSITIONS D’ACTIONS :
u Renforcer la coopération des partenaires concernés sur le sujet du logement des actifs.
u Produire des données à forte valeur ajoutée sur les sujets de logement des actifs et de foncier économique.
u Mieux prendre en compte l’avis des acteurs économiques et l’évolution des techniques de construction dans l’élaboration / la révision des document d’urbanisme.
u Se positionner comme territoire expérimental du dispositif «d’urbanisme de projet»
u Accompagner les acteurs économiques en matière de nouvelles techniques de construction et d’adaptation aux conséquences du changement climatique.
u Veiller à la portée départementale de l’agence d’urbanisme azuréenne intégrant la réflexion à l’échelle du territoire des Alpes-Maritimes dans son ensemble.
u Réfléchir à la création d’un outil d’intervention propre en matière de maîtrise foncière.
u Agir pour attirer des grands comptes en facilitant le logement des actifs (arrivant sur le territoire).
u Réfléchir à la création d’un outil de transition à destination des activités de recherche et d’innovation.
u Anticiper les besoins du territoire en termes de logistique, de traitement et de valorisation des déchets.
u Créer et animer un «laboratoire d’idées innovantes» en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de «densification intelligente».
Jessica BOVIS, Présidente de
la Commission aménagement du territoire de la CCI Nice Côte d’Azur
"L’étude prospective "Côte d’Azur 2040" s’inscrit dans une démarche partenariale ambitieuse, avec l’objectif de doter le territoire d’une vision stratégique de long terme en matière d’aménagement. Menée à l’échelle des Alpes-Maritimes, elle s’appuie sur des constats objectifs liés aux réalités actuelles et met en lumière les grands enjeux auxquels nous sommes collectivement confrontés. Elle propose aussi des pistes opérationnelles destinées à orienter aussi bien l’action publique que privée.
Nous avons fait le choix de nous projeter à l’horizon 2040. Ce délai, qui peut sembler court au regard des temporalités de l’aménagement du territoire, souvent inscrites dans le temps long, nous paraît néanmoins pertinent. Il permet de prendre dès aujourd’hui des décisions concrètes, dans un cadre à la fois ambitieux et maîtrisable.
Il est important de préciser que « Côte d’Azur 2040 » ne se veut pas une analyse exhaustive, mais bien un cadre de réflexion évolutif, appelé à s’enrichir dans le temps. Notre ambition est double : inspirer les décideurs et proposer un socle de connaissances utile au lancement de nouvelles études, capables d’explorer des pistes innovantes et d’approfondir les enjeux clés pour l’avenir du territoire."
OCCUPATION DE L’ESPACE DES ALPES-MARITIMES ET RISQUES ASSOCIÉS
MOBILITÉS ET ACCESSIBILITÉ TERRITORIALE
COOPÉRATION TERRITORIALE À L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE
Recommandationstratégique etpropositiond’action.
Favoriserlacoopérationterritoriale.
ATTRACTIVITÉ DES MÉTIERS, FORMATION, DÉVELOPPEMENT DE NOUVELLES COMPÉTENCES
8 PROPOSITIONS D’ACTIONS :
TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET GESTION DE L’EAU
MOBILITÉS ET ACCESSIBILITÉ
TERRITORIALE
La gestion du foncier et du logement est centrale pour attirer les talents et soutenir l’activité économique, tout en intégrant les risques liés au changement climatique. L’étude insiste sur la production de données et sur une meilleure prise en compte des besoins des entreprises dans la planification territoriale.
2 RECOMMANDATIONS STRATÉGIQUES :
u Fluidifier les déplacements par le développement d’une offre de mobilité multimodale, performante et durable.
u Optimiser les flux de déplacements en intégrant la mobilité dans une dimension plus large d’aménagement du territoire.
u Mettre en commun et partager les connaissances entre les acteurs publics et les acteurs économiques en matière de mobilités.
u Faciliter les déplacements grâce aux technologies numériques.
u Mieux prendre en compte les contraintes et besoins de mobilité dans tous les projets d’aménagement.
u Accompagner à la décarbonation des moyens de transport et de livraison.
u Expérimenter de nouveaux services et offres de mobilité.
u Mettre en oeuvre des outils et moyens intelligents pour optimiser les réseaux et infrastructures de transport et les mobilités.
u Contribuer à la mise en œuvree d’infrastructures performantes et interconnectées.
u Accompagner le réaménagement des centres-villes et centres-bourgs.
Stéphane GRECH, Vice-Président de la Commission aménagement du territoire de la CCI Nice Côte d’Azur
"À travers "Côte d’Azur 2040", nous avons volontairement formulé des propositions contrastées : certaines prudentes, d’autres plus audacieuses, parfois même susceptibles de nourrir le débat. Penser l’avenir ne consiste pas uniquement à prolonger les tendances actuelles, mais aussi à imaginer des ruptures, à explorer des scénarios alternatifs et à ouvrir de nouvelles perspectives.
Ce travail collectif n’aurait pas été possible sans la contribution précieuse de nombreux acteurs : élus, experts, représentants de l’Union patronale, organisations professionnelles, syndicats, collectivités et institutions engagées dans l’aménagement et le développement économique du territoire. Les auditions et les échanges, nombreux et riches, ont été marqués par un véritable esprit d’écoute et de collaboration, révélateur des attentes suscitées par cette démarche.
Au nom de la Commission Aménagement du Territoire de la CCI Nice Côte d’Azur, nous tenons à remercier chaleureusement l’ensemble des partenaires mobilisés. Leur engagement, leur temps et la qualité de leurs contributions ont été déterminants pour donner corps à cette réflexion prospective et commencer à dessiner, dès aujourd’hui, les contours de la Côte d’Azur de demain."
TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET GESTION DE L’EAU
La gestion du foncier et du logement est centrale pour attirer les talents et soutenir l’activité économique, tout en intégrant les risques liés au changement climatique. L’étude insiste sur la production de données et sur une meilleure prise en compte des besoins des entreprises dans la planification territoriale.
2 RECOMMANDATIONS STRATÉGIQUES :
u Tendre vers l’autonomie énergétique, en eau, en matières premières et en gestion des déchets.
u Rendre désirable la sobriété et donner les moyens (aux entreprises, aux collectivités, aux citoyens) de mesurer et de valoriser les efforts.
6 PROPOSITIONS D’ACTIONS :
u Contribuer à la mise en oeuvre de nouvelles infrastructures permettant de sécuriser et diversifier la production d’énergie.
u Faire avancer la connaissance du territoire en matière de ressources disponibles et de consommation.
u Lancer des expérimentations autour de nouvelles technologies et de moyens innovants.
u Développer des solutions de mutualisation des achats au profit des entreprises du territoire (en particulier les TPE / PME).
u Sensibiliser, former et accompagner les entreprises sur les notions de sobriété énergétique, hydrique et matière.
u Agir pour positionner le territoire des Alpes-Maritimes comme territoire d’excellence de la sobriété.
Retrouvez l’intégralité du rapport de l’étude Côte d’Azur 2040 :
ÉTUDE PROSPECTIVE
Côte d’Azur 2040
ATTRACTIVITÉ DES MÉTIERS, FORMATION, DÉVELOPPEMENT DE NOUVELLES COMPÉTENCES
Adapter les compétences aux besoins des entreprises est indispensable pour accompagner les mutations économiques. L’étude préconise de renforcer les liens avec les acteurs de la formation et de développer des parcours adaptés aux métiers d’avenir, afin de soutenir l’emploi local.
2 RECOMMANDATIONS STRATÉGIQUES :
u Anticiper l’évolution des métiers à 10-15 ans, en intégrant l’impact des évolutions technologiques et du développement durable, et adapter l’offre de formation aux futurs besoins des entreprises du territoire.
u Développer l’attractivité des métiers en tension et émergents afin de répondre aux besoins des entreprises et conserver une main-d’oeuvre qualifiée sur le territoire
6 PROPOSITIONS D’ACTIONS :
u Créer un dispositif de veille, d’anticipation et d’adaptation de l’offre de formation.
u Poursuivre et consolider les actions traditionnelles en matière d’attractivité des métiers.
u Développer le partenariat avec d’autres écoles spécialisées dans l’alternance et la formation professionnelle.
u Expérimenter de nouveaux parcours de formation innovants autour de métiers d’avenir (innovation pédagogique).
u Créer et promouvoir une marque employeur de territoire à l’échelle des Alpes-Maritimes.
u Consolider l’offre de formation du territoire pour les domaines d’excellence et les filières émergentes.
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suis entré dans le groupement des agents Peugeot. J’en ai été président départemental, puis régional, avant de devenir président national entre 1998 et 2008. Nous représentions alors entre 4 600 et 4 800 entreprises Peugeot, dans une période assez complexe avec l’arrivée du nouveau règlement européen.
Cette expérience m’a appris le dialogue, la négociation, la représentation collective. Ensuite, l’ex-CNPA (Conseil national des professions de l’automobile, NDLR), devenu Mobilians, est venu me chercher. Cela m’a permis de poursuivre cet engagement dans un cadre plus large, au service de toute la filière mobilité. Et parallèlement, je reste chef d’entreprise depuis 41 ans, toujours au même endroit. Cela me permet de garder une lecture vraiment très concrète des réalités du terrain.
Parlez-nous de votre programme pour ce nouveau mandat ?
Trois grands axes. Le premier, c’est la formation et l’emploi. Le deuxième, fiscalité et la défense économique des entreprises de la mobilité. Le troisième, mobilité de demain et évolution des usages.
Pour quoi la formation est-elle en première priorité ?
SOUPLE ET PLUS SERVICIELLE” GÉRARD MOLINES :
"LA MOBILITÉ DE DEMAIN SERA PLUS
TRANSPORT Élu à la tête de Mobilians Provence-Alpes-Côte d’Azur, Gérard Molines détaille les trois axes de son mandat : formation, vigilance fiscale et adaptation aux nouveaux usages de mobilité.
Après deux mandats consécutifs à la présidence de Mobilians Alpes-Maritimes, Gérard Molines, qui dirige depuis 41 ans un garage Peugeot au Tignet près de Grasse, a été élu en février dernier plus que confortablement (69,1% des voix) à la pr ésidence régionale de Mobilians Provence Alpes Côte d’Azur. Un mandat de quatre ans avec à la clé beaucoup d’idées sur la formation, la défense des entreprises et la nouvelle mobilité qui se dessine. Entretien.
Que représente Mobilians ?
C’est le plus grand syndicat professionnel de la filière automobile et de la mobilité en France. Nous couvrons toute la chaîne : de la distribution à la destruction. Cela veut dire que nous représentons l’ensemble des métiers liés à ce qui
circule sur la route, hors production industrielle. On y trouve les concessionnaires, les agents de mar que, les carrossiers, les réparateurs, les destructeurs de véhicules, mais aussi les stations-ser vice, les stations de lavage, les auto-écoles, la moto, le vélo, la trottinette, ainsi que des métiers émergents comme le rétrofit ou les bornes de recharge électrique.
Au total, 25 métiers, 180.000 entreprises et 500.000 emplois non délocalisables. Mobilians a donc un rôle important : accompagner les adhérents au quotidien et porter leur voix auprès des pouvoirs publics.
Votre parcours dans ce monde de l’associatif professionnel ?
J e suis engagé depuis longtemps. T rès tôt, je
Parce que c’est aujour d’hui un sujet central. Plus de 80 % de nos entreprises nous disent qu’elles ont du mal à recruter et surtout à trouver des profils adaptés à leurs besoins. Or nos métiers évoluent très vite, avec l’électrification, le numérique, les nouvelles technologies. Il faut donc à la fois attirer de nouveaux talents et continuer à former les salariés déjà en poste. Nous avons des outils comme Mobipolis, l’ex-GNFA, qui permet la formation continue, et des établissements comme le Campus Sud des Métiers à Nice, où plus de 600 jeunes sont formés en permanence. L’idée est de mieux faire cor respondre les formations aux attentes réelles des entreprises. Je veux aussi développer les liens avec France Travail pour aller chercher des profils qui, au départ, ne se destinaient pas forcément à nos métiers. Nous avons déjà travaillé dans ce sens dans les Alpes-Maritimes, notamment avec des dispositifs comme le GEIQ (Groupement d'Employeurs pour l'Insertion et la Qualification, NDLR), qui permet d’intégrer dans la filière des personnes venues d’autres horizons. C’est une preuve que nos métiers restent attractifs et por teurs d’avenir.
Pour le deuxième axe, vous avez choisi la fiscalité. Votre ligne ?
Elle est simple : les entreprises de la mobilité ne doivent pas être une variable d’ajustement fiscale. Notre rôle, par exemple, est d’expliquer aux pouvoirs publics qu’on ne peut pas, d’un côté, demander de décarboner, et de l’autre, mettre en place des mécanismes qui pénalisent cette transition. On l’a vu avec le débat sur la taxation au poids des véhicules. Taxer les voitures électriques, plus lourdes à cause des batte-
ries, au moment où on pousse à leur adoption, cela n’avait pas de sens. Mobilians a joué son rôle en faisant remonter cette contradiction. À l’échelle régionale, je serai particulièrement attentif à la fiscalité locale et régionale, qu’il s’agisse des car tes grises ou d’autres dispositifs qui viennent alourdir les charges des entreprises. Mon rôle sera d’être au contact de la Région, du préfet de région et des décideurs publics pour défendre les pr ofessionnels de la mobilité. Je veux aussi faire entendre la voix spécifique des métiers de la mobilité à travers des alliances avec la FNTR et la FNTV. Avec la Fédération Nationale du Transport Routier et la Fédération du Transport de Voyageurs, j’ai lancé dans les Alpes-Maritimes les Vœux de la mobilité.
Pour le troisième axe, la mobilité de demain, votre conviction ?
Nous sommes en train de changer de modèle. Les nouvelles générations n’ont plus le même rapport à la mobilité que leurs parents. Avant, la logique dominante était celle de la propriété. Aujourd’hui, on voit monter une logique d’usage : les gens veulent une solution souple, claire, adaptable, capable de répondre à leurs besoins du moment. Cela signifie qu’il faut penser une mobilité plus flexible, dans laquelle on ne possède pas forcément toujours le même véhicule, mais où l’on peut accéder à la bonne solution au bon moment. Quelqu’un peut avoir besoin d’une petite voiture au quotidien, puis d’un véhicule plus grand ponctuellement, ou alter ner entre voiture, vélo, trottinette ou autre solution.
La mobilité comme un service ?
Oui, clairement. L’usager raisonne de plus en plus en fonction de l’usage, du coût, de la souplesse, plus qu’en fonction de la possession d’un bien. Notre rôle, en tant qu’organisation professionnelle, est d’anticiper cette évolution, de la comprendre et d’aider nos adhérents à adapter leurs offres. Je pense aussi que cette mobilité de demain intégrera de nouvelles formes de déplacement, peut-être demain des véhicules autonomes dans certains territoires, ou en tout cas des solutions plus souples et plus accessibles, notamment pour les personnes âgées ou celles qui vivent dans des zones peu desservies. Ce mouvement est engagé. À nous de faire en sorte que nos entreprises soient prêtes.
Vous insistez aussi sur les spécificités des métiers que réunit Mobilians. Oui, parce que la richesse de Mobilians, c’est précisément cette diversité. Nous représentons des métiers très différents, qui ont des problématiques communes mais aussi des besoins propres. Un concessionnaire, un réparateur, un gérant de station-service, un dépanneur-remorqueur ou un distributeur de bornes n’ont pas exactement les mêmes enjeux. Notre responsabilité est double : défendre un socle commun, tout en faisant respecter les spécificités de chacun. C’est ce qui fait la force de notre organisation.
FRANCE TRAVAIL : RICHARD SPINOSA
FACE AUX DÉFIS DE L’EMPLOI AZURÉEN
NOMINATION
Il abat les 42 km en moins de 3 h... A 56 ans, le nouveau directeur départemental de France Travail, passionné de Marathon, met dans son métier les mêmes valeurs que dans le sport : régularité, exigence et goût de l’effort collectif. Rencontre.
“J’ai été directeur de la performance à la direction régionale. Donc avec une approche vraiment centrée résultat et impact concret pour les entreprises et les demandeurs d'emploi. Avant Nice, en tant que directeur territorial des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, j’ai aussi beaucoup travaillé sur le par tenariat économique notamment avec les chambres de commerce et les unions d’employeurs, toujours dans l'optique de trouver des solutions concrètes. Ajoutons que né dans la région et y ayant fait l’essentiel de ma carrière, je connais bien le territoire.”
Les défis azuréens de l’emploi ? "Nous sommes dans un département très dynamique qui résiste un petit peu mieux que le ter ritoire national du point de vue économique. En revanche, il est très challengeant pour France Travail et les partenaires du réseau pour l’emploi. La raison? Si l’activité économique reste soutenue, les entreprises sont confrontées à des difficultés de recr utement en dépit d’un chômage important (96 650 demandeurs d’emploi cat ABC). Notre défi consiste à trouver des solutions très concrètes rapidement pour permettre aux entreprises de mieux recruter d’une façon plus qualitative et durable. Nous nous devons de proposer des profils à l’ensemble des entreprises.”
Des difficultés qui sont applélées à varier selon les secteurs. "En hôtellerie, restauration et tourisme, il s’agit de propo-
ser l’ensemble des profils dont les employeurs ont besoin lorsqu’il y a un pic de recrutement en début de saison touristique. C’est un travail de communication, de rapprochement des demandes d’emploi, de sourcing avec en réponse des actions assez classiques de type forum."
Pour l’industrie, il s’agit d’une action de long terme : "Ouvrir plus largement au recrutement féminin, travailler sur l’attractivité des métiers, sur la formation, sur le repérage des candidats potentiels qui peuvent être préparés à intégrer une entreprise. Pour cela nous tablons sur deux outils. Le premier : les immersions professionnelles. Elles visent à consolider un projet professionnel, en confrontant la représentation du candidat à la réalité de l'exercice du métier. Nous comptons en faire 2.800 cette année. Pas de coût pour l’employeur. Le second : la préparation opérationnelle à l'emploi. Ce dispositif vient financer une formation avant l’embauche afin d’apporter à un candidat les compétences manquantes pour le poste visé. Elle est construite avec l’employeur afin de préparer la prise de poste au plus près des besoins réels de l’entreprise et peut se faire en tutorat. Elle dure d’une semaine à trois mois. L’entreprise n’a ni la charge du salaire, ni celle de la formation. Ces outils sont surtout utilisés par les grandes entreprises. La priorité est à l’élargissement vers les PME et TPE via une communication renforcée”.
LA SAGA BARRAL
À CARROS :
140 ANS D'HISTOIRE ET UN NOUVEAU CAP INDUSTRIEL
Entre modernisation des lignes et projets photovoltaïques, Barral accélère sa transformation pour renforcer sa compétitivité sur un marché sous pression.
Née en 1883 sur le port de Nice, l'entreprise Barral a traversé plus d'un siècle de mutations économiques sans jamais quitter le giron familial. Aujourd'hui installée dans la zone industrielle de Carros, cette PME de 38 salariés s'est imposée comme un acteur incontournable de la transformation et du conditionnement d'olives en région PACA. Avec un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros, elle approvisionne la grande distribution (Leclerc, Casino, Carrefour), principalement sous marques de distributeurs, tout en développant une gamme à plus forte valeur ajoutée autour des olives bio et françaises.
C'est Anne-Lise Kröll, quatrième génération de la famille, qui incarne aujourd'hui cette continuité et porte l'ambition de modernisation de l'outil industriel. Elle en connaît les contraintes : "Ce n'est pas facile d'être une PME indépendante dans un secteur où nos concurrents sont à l'étranger, alors que la France ne dispose pas d'une production importante." Une réalité qui oblige à l'excellence opérationnelle. "Le foncier étant limité sur la Côte d'Azur, nous tenons à être le plus efficace possible. Nos lignes pour la mise en bocaux des olives doivent être mécanisées et parfaites." C'est dans cet esprit que Barral porte aujourd'hui deux projets structurants. Le premier : l'installation d'ombrières photovoltaïques sur le ter rain de stockage des fûts. "Deux avantages avec les ombrières : la production d'électricité que l'on peut utiliser, et la couverture de nos matières premières stockées en fûts, qui se trouvent ainsi à l'abri ”, explique la dirigeante. Le second : la modernisation complète des lignes de production, avec pour objectif d'augmenter de 50 % la capacité de l'usine, avec à la clé au moins quatre embauches.
L'engagement RSE de Barral s'étend aussi à la décarbonation, avec l'accompagnement de la CCI Nice Côte d'Azur. Pour Anne-Lise Kröll : "Nous venons de commencer une démarche autour de l'efficacité énergétique et de la décarbonation avec la CCI. Une démarche qui est bonne pour nos coûts et bonne pour la nature". L'entreprise travaille également avec Veolia sur la valorisation des olives récupérées, avec l'Agence de l'eau pour réduire sa consommation hydrique, et planche sur un emballage sachet mono-matériau pour réduire son empreinte plastique. AGROALIMENTAIRE
AUBERGE "LE CHANAN" : RENAISSANCE AU CŒUR DU HAUT PAYS
À Briançonnet, la réouverture de l’unique auberge communale marque le retour d’un lieu de vie, entre investissement public et engagement entrepreneurial.
Le 18 avril restera comme un grand jour pour Briançonnet, petite commune de 300 habitants nichée au cœur des montagnes du Haut Pays Grassois : celle de la réouverture de sa seule et unique auberge communale, "Le Chanan". Elle était fermée depuis une vingtaine d’années et sa réouverture ressort d’une belle histoire qui conjugue volonté communale de son maire, Ismaël Ogez, soutenu par la CAPG (Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse) de Jérôme Viaud, et la passion d’un couple de restaurateurs, Julien Fabre et son épouse. De son côté, la commune a réalisé une rénovation complète, menée en délégation de maîtrise d’ouvrage par la CAPG, pour un coût global de 1.374.642 € TTC, financé à 80 % par des subventions publiques. Flambant neuve, l’auberge est taillée pour accueillir une centaine de personnes dont 80 en restauration et une vingtaine en hébergement. Elle dispose d’une superbe terrasse panoramique avec vue imprenable sur les montagnes environnantes.
Il fallait ensuite trouver quelqu’un qui puisse lui donner vie. Elément essentiel. Un appel d’offres a été lancé auquel la CCI Nice Côte d’Azur a travaillé afin de trouver un repreneur. Et c’est là que l’histoire de passion
commence. Julien Fabre, qui travaille à Grasse dans la restauration, raconte. "Nous sommes passés devant l’auberge avec mon épouse qui est originaire de Gars, dans le Briançonnet et nous avons eu le coup de foudre. Pourquoi pas nous ? Pourquoi ne pas travailler à notre compte dans ce lieu qui pour nous est magique? Nous avons décidé d'une candidature spontanée. Nous avons ainsi lancé une étude de marché. Elle a duré six mois et a permis de consolider notre projet. Il a été retenu et nous avons signé une convention en mars dernier."
Avec 4 chambres, deux appartements, un restaurant, un bar elle va r ecréer un lieu de vie pour toute la vallée du Chanan. "C’est pourquoi nous avons choisi de conserver le nom. Nous proposons une cuisine traditionnelle et régionale avec des produits du terroir. Une offre de montagne. Nous allons ouvrir aussi un spa nordique, à l’extérieur, avec sauna. Ce sera un espace bien-être avec vue sur toute la vallée. Notre objectif : promouvoir le haut pays de Grasse, le faire découvrir en offrant un lieu de vie tant pour les habitants de Briançonnet et des villages environnants que pour les randonneurs et visiteurs." Pour toute la vallée, un regain, comme dirait Giono, qui a commencé le 18 avril.
HÔTELLERIE
Anne-Lise Kröll, quatrième génération de la famille, garante d'une tradition tournée vers la modernité.
Dernier fabricant français indépendant d’amortisseurs, l’entreprise antiboise s’allie à OneToo pour développer des capteurs intelligents au service de la sécurité et de la performance.
"Nous sommes le dernier fabricant d’amortisseurs 100 % français, indépendant d’un grand groupe. Tous les autres sont partis. Autant dire que la concurrence est intense. Si nous voulons continuer à vivre, il nous faut aussi innover, proposer quelque chose de plus que les autres", rappelle Marie-Aude Meyer-Warnod, directrice générale de Record-France. Fondée en 1957, avec les pr emiers amortisseurs sertis produits en 1960, l’entr eprise et son siège ont été installés en 1976 en lisière de Sophia Antipolis, dans la ZI des T rois Moulins à Antibes.
Record-France dispose ainsi de 10 000 m² répartis dans plusieurs bâtiments. D’où l’idée de réaliser des économies d’énergie et d’une collaboration avec la CCI sur ce volet en 2023-
2024. Elle s’est concrétisée par plusieurs aménagements (passage à des luminaires LED, installation d’une horloge pour gérer le chauf fage, études pour le solaire…). Cet impératif d’innovation a également mené à une collaboration avec une autre entr eprise industrielle innovante du territoire : OneToo, à Carros.
Pour Marie-Aude Meyer-Warnod : "Amortisseurs surveillés, sécurité assurée" est l’un de nos messages clés". Et de poursuivre : "Nous nous sommes aussi posé la question : comment savoir quand un amortisseur est usé et doit être remplacé pour continuer d’assurer cette sécurité ? Des amortisseurs usés, c’est notamment le risque d’une distance de freinage augmentée ou de dépor t dans les virages. D’où l’idée de
créer des capteurs électroniques pour alerter. Nous sommes des mécaniciens et nous n’avions pas les compétences électroniques pour relever le défi. Nous nous sommes rapprochés de OneToo, spécialisée dans ce domaine."
"Le projet est parti d’une page blanche en mai dernier et, ensemble, nous avons décidé de développer des capteurs permettant de détecter quand il est nécessaire de changer l’amortisseur. Les premiers produits devraient être lancés d’ici l’été. Ces capteurs (un par essieu, pour un coût de l’or dre de quelques dizaines d’euros l’unité afin d’être facilement accessibles) s’adressent aux garagistes, aux constructeurs automobiles, aux flottes de camions ou encore au secteur agricole pour les engins roulants. La production sera assu-
rée par OneToo et la commercialisation par Record-France. Le marché est en tout cas très large et la CCI Nice Côte d'Azur a salué cette collaboration en faveur de l’innovation entre deux belles entreprises industrielles du ter ritoire."
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sur le terrain
TRANSITION
"Avec CAP'IA, notre objectif et de faire passer les chefs d'entreprise à l'action"
Fabienne Gastaud, Vice-Présidente CCI Nice Côte d'Azur Industrie, Énergie et Environnement
CAP'IA POUR L'INDUSTRIE ET LE BTP : PASSEZ A
L'ACTION !
De "l’inspiration à l’action" en quatre étapes : c’est le programme CAP’IA que la CCI a lancé l’an dernier pour aider les entreprises azuréennes du BTP et de l’industrie dans leur transition à l’IA. La troisième étape s’est jouée le 3 mars à Nice et le 31 mars à Grasse.
Elle étaient une quinzaine d'entreprises à s'être données rendez-vous. Objectif : identifier, prioriser et structurer des cas d’usage IA concrets, en lien direct avec leurs problématiques métiers. Les acteurs de l'industrie et du BTP ont été spécialement visés parce qu’il s’agit de deux secteurs où l'IA représente un levier croissant de compétitivité, qu'il s'agisse d'optimiser la planification de chantiers, de réduire les coûts de maintenance ou d'anticiper les défaillances de machines. Le programme a été structuré en quatre temps. L'étape 1, "Déclic" avec une conférence d'éveil destinée à sensibiliser les dirigeants au potentiel de l'IA pour leur secteur. L'étape 2, "Inspiration", a proposé des visites immersives d'entreprises pionnières ayant déjà intégré l'IA dans leurs processus. L'étape 3, "Action", qui vient de se dérouler, a consisté en un atelier collectif de trois heures en petit groupe, animé par les experts d'Himydata. Il s’agissait d’identifier les irritants métiers et tâches chronophages pour les transfor mer en pistes de cas d'usage IA réalistes, évaluer leur impact et leur faisabilité à court terme, puis prioriser une à deux pistes par entreprise. L'étape 4, "Transformation", est
désormais toujours ouverte et elle vient prolonger cette dynamique avec un pré-diagnostic numérique et IA personnalisé.
Les profils présents à ces ateliers illustrent la diversité des entreprises engagées dans la démarche et la variété des attentes. Trois exemples. Donovan Ponçon, responsable informatique chez Savimex à Grasse (plasturgie optique, 110 salariés), participait pour la première fois. Diplômé en génie électrique et informatique industrielle, il gère seul avec un collègue l'ensemble du système d'information. Sa motivation : “Faire de la veille informationnelle, voir ce qui est proposé et ce qui existe en termes de solutions professionnelles. Nous utilisons déjà l'IA en interne à petite échelle, mais nous cherchons des exemples pour les présenter à la direction afin d'intégrer des outils d'IA dans la société pour la communication inter ne, l'écriture des rapports, la communication client ou la veille sur les technologies et les concurrents. Le but : faire baisser tous ces coûts qui gravitent autour de la production, car ce n'est pas de la valeur ajoutée propre." Michelle Cimelli, directrice générale de One-Two à Carros (ou-
tillage automobile et métrologie industrielle, 25 salariés), a suivi les deux pr emières étapes. "J'avais décidé d'y aller doucement. Mais maintenant, je veux aller plus vite. Aujourd'hui, l'IA est indispensable. Les grands comptes avec qui nous travaillons (Safran et les constructeurs automobiles) nous y ont emmenés. Mais nous devons nous str ucturer pour répondre en agilité, aller chercher le maximum d'informations et accélérer nos réponses aux appels d'offres. Ce que j'attends de CAP'IA ? Un plan d'ensemble et un accompagnement pour disposer des meilleures solutions. Ma pr ochaine étape est d'avoir un référent IA dans l'entreprise pour sensibiliser les équipes, y compris sur les dangers."
Frantz Muller, dirigeant de La Miroiterie à Pégomas, a suivi également les deux premières étapes et ne cache pas sa conviction : "l'IA est inéluctable dans une multitude de professions. La Miroiterie s'était déjà structurée pour l'IA, mais CAP'IA a permis d'accélérer la démarche. Je vois quatre raisons concrètes de s'en-
WAICF : une délégation très fournie
Signe d’un intérêt soutenu des dirigeants du BTP et de l’industrie pour l’IA : la participation à la visite organisée par la CCI Nice Côte d’Azur au WAICF (World Artificial Intelligence Cannes Festival) en février dernier. Une invitation limité à 10 entreprises leur avait été lancée pour participer à une visite dédiée avec rencontre d’offreurs de solutions ciblées et parcours personnalisés. En 2025, la même proposition n’avait attiré que peu de dirigeants. Cette année, par contre, il a fallu faire deux groupes pour répondre aux demandes.
gager : gagner du temps sur des tâches comme la relance client ; piloter la marge brute en temps réel comme le ferait une grande entreprise ; gérer l'entreprise à distance dans sa globalité ; identifier des prospects et automatiser les prises de contact. En bref, l'IA appor te aux TPE-PME tous les outils dont disposent les grandes organisations. La suite ? J'ai déjà pris rendez-vous avec Himyadata pour attaquer une solution de certification ISO 9001 et 14001."
"L’IA
un outil concret au service des entreprises."
Spécialisée dans l’intégration et l’analyse des données, Himydata accompagne les entreprises dans l’usage opérationnel de l’intelligence artificielle. David Bessoudo, son fondateur, a animé avecCédric Lodovicci, les ateliers de Nice et Grasse.
L’objectif ? "Démystifier l’IA pour les dirigeants. On parle d’IA, mais beaucoup d’entreprises se demandent encore ce qu’elles peuvent en faire concrètement. Nous voulons montrer des cas d’usage réels, directement liés aux besoins métiers, et donner une méthode pour identifier les usages pertinents.
Les cas d’usage qui intéressent ? "Tout ce qui permet de gagner du temps et d’améliorer l’efficacité opérationnelle. Cela va de la réponse aux appels d’offres assistée par l’IA à la gestion des contacts entrants, en passant par la génération de contenu marketing, l’automatisation des tâches administratives comme la saisie de factures ou de devis, le rapprochement bancaire, ou encore sur l’exploitation de l’historique des données pour mieux capitaliser sur le savoir-faire de l’entreprise. Enfin, les sujets liés au pilotage de l’activité.
Les questions posées ? "Elles sont très concrètes : comprendre les risques liés à l’IA, notamment en matière de sécurité, de fuite de données ou d’impact environnemental. Les dirigeants demandent aussi comment mieux exploiter leurs données internes, et surtout par où commencer. C’est souvent la question : comment passer de l’intérêt au premier projet utile."
ACCESSIBILITE : UN ACCOMPAGNEMENT SUR MESURE
POUR METTRE AUX NORMES VOTRE COMMERCE
Depuis la loi du 11 février 2005, l’accessibilité des établissements recevant du public est une obligation. Pour accompagner les professionnels la CCI Nice Côte d’Azur propose un programme personnalisé dont a bénéfié Cindy Meert à l'ouverture d'Éclore Pilates à Antibes. Témoignage.
"Quand je me suis lancée dans l’ouverture de notre studio de Pilates au Port Gallice à Antibes, je savais que la question de l’accessibilité serait incontournable, sans en mesurer la complexité. Je partais de zéro sur les normes ERP. En cherchant un accompagnement, je me suis tour née vers la CCI Nice Côte d'Azur, où j’ai rencontré Valérie Lacoste du Pôle Commerce. Son rôle a été véritablement déterminant dès le départ.
Notre conseillère a d’abord pris le temps de comprendre notre projet, puis s’est déplacée sur site pour analyser le local et identifier les adaptations nécessaires. T rès concrètement, elle nous a guidées dans la constitution d’un dossier ERP particulièrement exigeant : plans détaillés, cheminements pour les personnes à mobilité réduite, largeur des passages, organisation de l’espace entre les machines, hauteur du comptoir d’accueil, accessibilité des vestiaires, jusqu’aux règles d’affichage pour les personnes malvoyantes. Elle nous a aussi mises en relation avec les bons interlocuteurs à la mairie d’Antibes, ce qui a fluidifié toutes les démarches.
À chaque étape, elle relisait, complétait, anticipait les attentes de l’administration. Nous sommes ar rivées avec
un dossier solide, complet, que je n’aurais jamais pu monter seule. Au-delà de l’expertise, c’est son implication qui m’a marquée : elle nous a suivies jusqu’au bout, a vec une vraie disponibilité, y compris après le dépôt du dossier.
Rendre notre studio accessible n’était pas seulement une obligation, c’était en cohérence avec nos valeurs. Notre approche du Pilates est centrée sur la réhabilitation physique, la prévention et la longévité. Il était essentiel de pouvoir accueillir tous les publics. Cette démarche a aussi été une prise de conscience et a influencé l’aménagement du lieu, au bénéfice de tous. Avec le recul, l’accompagnement de la CCI a été un véritable levier pour concrétiser ce projet dans de bonnes conditions."
Pôle Commerce
Valérie Lacoste
Chargée de developpement
Commerce
Tél. 06 03 09 41 82
Valerie.lacoste@cote-azur.cci.fr
David Bessoudo (Himydata) :
doit devenir
Pour Gemma Pearson (à g) et Cindy Meert mettre leur studio aux normes ERP était aussi une obligation morale.
TREMPLIN
TROPHÉE FEMME DU REBOND : UN ÉVÉNEMENT INSPIRÉ ET INSPIRANT
Porté par Femmes Chefs
d’Entreprise, le Trophée Femme du Rebond 2026, dont la CCI est partenaire, démontre qu’un échec peut aussi devenir un tremplin. La preuve par 6.
Organisée le 10 mars au Centre Universitaire Méditerranéen, la troisième édition du Trophée du Rebond a mis à l’honneur six dirigeantes qui ont su faire des épreuves traversées une trajectoire entrepreneuriale. "Il s’agit de célébrer le courage, la résilience et la capacité à transformer les difficultés en opportunités" , r elève Emmanuelle Avousten, présidente de la délégation niçoise de l’association Femmes Chefs d’Entreprise (FCE), à l’origine de cet événement dont la CCI Nice Côte d’Azur est partenaire. Autrement dit, dédramatiser l’échec, montrer que le rebond est possible pour, en creux, encourager encore et toujours l’entreprise au féminin qui malgré son rôle croissant dans l’économie ne représente que 33,1% des créations d’entreprise. "L’excellence ne tient pas qu’à la seule réussite, à
un bilan bénéficiaire ou à une plus-value à l’international, que nous récompensons par ailleurs chaque année au travers du Trophée des Femmes dirigeantes, l’excellence se niche aussi dans le rebond après un parcours marqué par des accidents de la vie, parce que le courage est là."
Du rebond, justement, Solange Lopes en a fait usage. Bon usage même. Lauréate du Trophée dans la catégorie Solidarité, la dirigeante d’Azurea Conseil, cabinet de courtage en assurance et gestion de patrimoine, vient de sortir victorieuse d’une procédure judiciaire éreintante de 10 ans qui aurait ébranlé bien plus solide. Victime d’escroquerie et de dénigrement, fragilisée par un burn-out, elle a su garder le cap, mener sa défense et même engager une diversification. "Je me suis rendu compte que dans la difficulté et la souffrance, j’avais tendance à réfléchir plus vite, plus loin et de manière plus précise : identifier des solutions, les planifier, accepter qu’elles n’aboutissent pas toutes, en trouver d’autres. Et finalement, à chacune des épreuves rencontrées, j’en suis sortie avec une innovation ou un axe de développement, explique-t-elle. En 2019, pour maintenir la croissance, j’ai ainsi choisi d’externaliser certains de mes process au Cap Vert, mon pays d’origine, ce qui a abouti à la création du premier centre
d’appels capverdien francophone multisectoriel. Il emploie 34 personnes. En 2022, j’ai voulu aller plus loin et accompagner l’écosystème entrepreneurial local à travers un espace de co-working qui accompagne une vingtaine de porteurs de projet issus de la diaspora. Dernièrement, j’ai eu l’envie de me reconnecter à la Côte d’Azur et à Nice, là où j’ai tout appris, c’est pourquoi j’anime depuis janvier 2025 le club d’affaires Protéine Nice qui regroupe 14 membres."
Au total, six Trophées du Rebond ont été attribués dans les catégories Innovation, Artisanat, Santé, Solidarité, International et Coup de cœur du jury. Ce dernier a mis en lumière l’incroyable résilience de Muriel Tran Ercolano, fondatrice d’Intentio. Engagée pendant plus de 20 ans dans l’humanitaire, elle a transformé la maladie et son invalidité en projet entrepreneurial autour d’outils d’autocoaching inspirés des neurosciences. "Ce n’est pas un concept de bien-être, mais une autodiscipline de transformation, une façon de se recentrer sur notre pharmacie interne, grâce à laquelle j’ai réussi à réduire mon handicap de 80 à 15%, avance-t-elle. Intentio propose ainsi un journal, Sérotonine, disponible à la FNAC, et développe avec des acteurs majeurs du bien-être et du luxe des expériences et séminaires haut de gamme, à
Les Lauréates (g. à drt.) : Latifa Mignone, Dorothée Mior, Muriel Tran Ercolano, Prescilla Cizeron, Patricia Cressot, Solange Lopes
la croisée à la fois de l’intelligence intérieur et de l’excellence extérieure." Pour Patricia Cressot, Trophée de l’International, dont le chemin de vie chaotique a trouvé dans l’entrepreneuriat une approche cathartique : "Ces prix, ce sont comme une caresse dans le dos qui invite à aller de l’avant, à continuer à faire des petits pas successifs qui font qu’à la fin, on a avancé d’un pas de géant." Spécialiste de la finance, qu’elle a pratiqué durant 20 ans dans différentes sociétés inter nationales, elle a créé en 2024 sa propre structure de conseil en investissement, Orion MFO, et développe aujourd’hui des initiatives d’éducation financière à destination des femmes. "Je voulais sortir du mode survie dans lequel j’étais depuis trop longtemps, ne plus être dans la résilience, arrondir le dos et se taire. En mettant, à l’occasion de ce prix, cette histoire sur le papier, j’ai fermé un chapitre et peut-être pu aider celles qui en ont besoin."
Les trois autres Trophées ont été remis à Prescilla Cizeron, fondatrice de la plateforme Parent Cool (Innovation), à Latifa Mignone, cr éatrice de Savonice Bulles d’Azur (Artisanat) et à Dorothée Mior, à l’origine du Egg Centre (Santé).
TÉMOIGNAGES
Comment la CCI aide à rebondir ?
Avec Mon Projet d’Entreprise Rebond, la CCI se place aux côtés des entreprises en difficulté qu’elle accompagne vers la résilience. Ce programme de 12 mois, financé par la Région et le réseau des CCI en PACA, adresse les structures azuréennes de moins de 50 salariés dans le but de les aider à anticiper les problématiques structurelles ou conjoncturelles, qu’elles soient organisationnelles, financières, commerciales, et ainsi éviter l’entrée en procédure collective. Autrement dit, intervenir en amont en actionnant toute une palette d’outils, du diagnostic qui vise identifier, prendre le recul nécessaire et réfléchir sur les difficultés rencontrées, au plan d’actions ciblées, suivies par un conseiller dédié, notamment sur les points clés financiers, le développement commercial ou l’organisation interne.
La CCI dispose également d’autres leviers, de la mise en relation avec les structures administratives et juridiques, à l’animation du Centre d’Information sur la Prévention (CIP) des entreprises en difficultés, à travers notamment trois réunions mensuelles mis en place avec le Tribunal de Commerce. La chambre consulaire de Nice contribue par ailleurs au réseau de sentinelles APESA, dispositif de soutien psychologique et de prévention du risque suicidaire.
MICE & LEISURE : PAROLES DE SPONSORS
Soutiens de la convention d’affaires du 22 janvier dernier organisée par La Place Business, les entreprises Digilangues et Alive Event expliquent les raisons de leur engagement.
Exposante en 2025, l’agence Alive Event, prestataire technique basé à Montauroux et à Grasse, a décidé cette année d’aller plus loin en soutenant la convention d’affaires dédiée au tourisme et à l’événementiel de janvier 2026, organisée par La Place Business. "Pour qui veut se développer sur le tissu local, c’est le format parfait pour faire connaître sa marque, souligne Emilie Mollard, responsable du site PACA du groupe Alive. Être sponsor permet d’agir directement avec les parties prenantes, d’améliorer sa notoriété et de mieux connaître l’écosystème. Le groupe croît chaque année, nous disposons d’un parc matériel de 1 800 m², nous développons des produits innovants et éco-conçus : nous avons des arguments à faire valoir." Alive Event a aussi rejoint le club La Place Business, qui regroupe 200 membres actifs. " Il s’agit de prolonger les échanges sous d’autres formats, comme les afterworks, les petits-déjeuners chez les adhérents ou encore les feux de camp, et d’interagir sur des problématiques communes. Je le considère aussi comme un réseau d’entraide."
Autre partenaire, le centre de formation linguistique à distance niçois Digilangues, membre La Place Business depuis 2022. "Lorsque j’ai rejoint le club, le secteur de la formation était en pleine transfor mation post-Covid : j’avais besoin de réseau, de notoriété et de business, raconte Frédéric Del Guidice, son cofondateur. Il m’a fallu un à deux ans pour créer un cercle de confiance. C’est une discipline, une implication régulière, mais le travail d’hier por te ses fruits aujourd’hui, et celui d’aujourd’hui portera ceux de demain." En 2025, il estime avoir génér é
20 k€ de chiffre d’affaires grâce au dispositif. "J’y ai aussi sourcé des prestations de ser vices et de conseil selon les besoins de l’entreprise, ce à quoi je n’avais pas pensé au départ. J’ai trouvé un club à mon image : nos valeurs sont identiques et, stratégiquement, l’intérêt reste tangible et constant. Il y a toujours de nouveaux acteurs azuréens à rencontrer, mais aussi des pr ospects plus nationaux, notamment en Île-de-France, présents lors de la dernière convention MICE. Ces rencontres ont débouché sur des prises de rendez-vous qui ouvrent de nouvelles perspectives."
Un nouveau format pour la convention 2026 du 25 juin
La Place Business poursuit sa dynamique de mise en relation et de dé veloppement du business au service des entreprises azuréennes, tout en faisant évoluer sa proposition de valeur.
À l’occasion de la convention d’affaires multisectorielle, centrée sur les fonctions supports et organisée le 25 juin prochain au Palais des Congrès d’Antibes, un nouveau format sur une journée complète sera inauguré. Objectif : multiplier les interactions, en rendez-vous face-à-face comme lors de rencontres informelles, pour gagner en efficacité.
Pour s'inscrire c'est ici :
Frédéric Del Guidice (Digilangues) et Emilie Mollard (Alive Event)
SOLUTIONS
La présentation s'est faite à l'occasion de la réunion annuelle de l'Observatoire Immobilier d'Habitat qui s'est tenue au Centre d'Affaires de l'Aéroport de Nice Côte d'Azur.
CRISE DU LOGEMENT : LA CCI NICE CÔTE D'AZUR PASSE À L'OFFENSIVE
Cinq ans après une première édition centrée sur le déficit structurel de l’offre, la CCI Nice Côte d’Azur relance son "Manifeste de la Filière Immobilier pour un territoire intelligent et durable", enrichi et réactualisé pour tenir compte d’un contexte profondément transformé.
Pour le président de la CCI Nice Côte d'Azur, Jean-Pierre Savarino, cette actualisation répond à une nécessité stratégique : "Dans le contexte de crise du logement subie par l’ensemble des acteurs depuis l’après Covid, il nous a semblé impératif de réactualiser ce document". L’enjeu est double : éclairer les politiques publiques locales et outiller les décideurs. "Ce nouveau Manifeste, nous le considérons comme une "boîte à outils" à destination des maires et de leurs services habitat et urbanisme", précise-t-il, insistant sur la vocation opérationnelle du document .
Un thème, celui du logement, qui s’est d’ailleurs largement imposé lors des dernières élections municipales, comme un sujet central des débats publics. "Les Français attendent aujourd’hui des réponses et des actions concrètes de la par t de leurs élus locaux", souligne encore Jean-Pierre Savarino . Sur le fond, le manifeste marque un changement d’échelle dans l’analyse. Comme l’explique Muriel Fernand, responsable de la filière immobilier, la situation a évolué vers une "polycrise" combinant insuffisance de l’offre, recul du pouvoir d’achat et hausse des coûts de construction. "On tient compte de la crise du logement qui s’est aggravée : c’est à la fois une crise de l’offre et un choc de la demande" .
Cyril MESSIKA,
Président de l’Observatoire
Immobilier d’Habitat Côte d’Azur et co-président de la FNAIM
"Les propositions qui figurent dans ce Manifeste sont issues de l’expérience des professionnels, de leur connaissance aiguë du marché immobilier et de ses dysfonctionnements et aussi de leur parfaite approche des spécificités du territoire. Les professionnels doivent être écoutés et entendus, et nous avons parfois l’impression de prêcher dans le désert face à ceux qui font les lois et les réglementations, qui sont parfois éloignées - et j’ose le dire parfois déconnectées - des réalités de terrain.
Au sein de l’Observatoire que j’ai l’honneur de présider, c’est l’écoute, le partage et la pluridisciplinarité des acteurs qui représentent une vraie richesse. Leurs analyses sont parfois antinomiques, ne sont pas forcément partagées ou approuvées par tous, mais c’est de ce collectif et de cette vision croisée que peut émerger un tel document."
Cette nouvelle version intègre également des paramètres absents en 2021 : évolution sociologique des ménages, vieillissement de la population, montée des nouveaux usages comme le co-living, mais aussi contraintes réglementaires accrues, notamment liées à la loi ZAN. "Nous avons rebattu les cartes des enjeux", insiste Muriel Fernand, évoquant "dix enjeux et plus de 70 propositions » structurés autour d’une logique : "construire plus, construire mieux et construire plus adapté aux besoins" .
Autre évolution notable : l’intégration de l’immobilier d’entreprise, désormais considéré comme un levier indissociable de l’attractivité territoriale. Cette ouverture traduit une volonté de penser la mixité des usages entr e habitat, bureaux et commerces, en lien avec les dynamiques économiques locales .
Le manifeste se distingue enfin par sa dimension pédagogique. Au-delà des propositions, il s’appuie sur des exemples concrets issus d’un appel à manifestation d’intérêt, ainsi que sur des outils opérationnels destinés à faciliter leur mise en œuvre. "L’idée, ce n’est pas de tout appliquer, mais de permettre à chaque territoire d’identifier ce qui est pertinent et activable", précise Muriel Fernand .
À l’issue de la présentation du manifeste de la filière immobilier 2026, une table ronde a été organisée, à laquelle participait Loïc Cantin, président national de la FNAIM, qui a fait le déplacement jusqu’à Nice pour partager ses combats. Le premier d’entre eux reste "le statut de bailleur privé qui nous a tant occupés ces der nières années et qui apparaît malheureusement, en l’état, comme inachevé, car quasi irréalisable. Certes, c’est une première brique, mais qui nécessite encore des dispositifs d’amélioration sur la question de la maison individuelle, de la minoration des travaux à 20 % et des lettres énergétiques. Autre point impor tant pour la FNAIM : mettre fin à l’urbanisme négocié et interdire la vente à perte du logement social. Si l’on veut favoriser une accession à la propriété demain et la flécher, il faut déjà restaurer un prix du neuf conforme à la réalité économique, et non un prix dévoyé pour cause de financement du logement social. Enfin, ce qui nous inquiète le plus en ce moment, c’est la crise au Moyen-Orient. Il y a un risque inflationniste, et donc d’augmentation des taux. Nous
MANIFESTE DE LA FILIERE IMMOBILIER COTE D’AZUR :
sor tons tout juste d’un marché convalescent ; s’il devait rechuter, cela serait préjudiciable à l’accession et au logement de tous les Français."
Pour Dominique Estr osi Sassone, sénateur des Alpes-Maritimes : « Bon nombre de vos préconisations se retrouvent dans la proposition de loi que j’ai déposée fin 2025 sous l’acronyme CHOC pour « Conforter l’Habitat, l’Offre de logements et la Constr uction. Elle a été votée au Sénat fin janvier et cherche encore le cheminement pour aller jusqu’à l’Assemblée nationale. Cette loi vise à répondre au choc fiscal et financier qui frappe d’abord les bailleurs sociaux, mais aussi les primo-accédants, les maires bâtisseurs et les investisseurs locatifs. Elle permet également de faire face au choc réglementaire, votre manifeste y fait référence, à travers le ZAN, la RE2020 et le manque de fiabilité du PPE. Face à ces situations, je pense qu’il faut partir d’une loi de programmation du logement. Quand on sait l’importance que revêt ce sujet dans notre pays, il est de la responsabilité d’un gouvernement de poser sur la table les besoins à l’échelle du pays et de
ENJEUX ET PROPOSITIONS
Conçu avec une trentaine de contributeurs issus de l’ensemble de la chaîne immobilière, le "Manifeste" propose plus de 70 mesures et dix enjeux majeurs. Extrait
01. Faciliter l’accès au foncier et agir sur les documents d’urbanisme u Supprimer toutes les chartes contraignantes qui s’ajoutent aux documents d’urbanisme et aux lois existantes.
u Soumettre au préfet que dans les communes carencées les permis concernant les logements sociaux ne puissent être refusés si ils respectent les règles du PLU
02. Accélérer les permis utiliser la totalité des droits a construire et peser sur les prix
uVeiller au respect des documents en vigueur et obtenir une meilleure exploitation des autorisations délivrées pour viser les 100 %. u Favoriser les densités dans un objectif d’optimisation foncière et de baisse des prix, en révisant les hauteurs minimales de construction.
03. Agir sur la règlementation et la fiscalité
u Améliorer le statut du bailleur privé indispensable pour répondre à la tension croissante du marché locatif.
uPermettre aux entreprises de devenir acteurs de l’investissement immobilier pour leurs salariés et créer un statut de bailleurs d’actifs.
04. Innover pour diversifier et optimiser les modes de financement du logement uPromouvoir et développer les nouveaux modes de financement du logement pour les actifs et les investisseurs.
u Développer les prêts bonifiés, les prêts à palier, et les prêts à différé d’amortissement long pour accompagner notamment les primo-accédants.
05. Développer le logement temporaire uEncourager les partenariats entre employeurs et fédérations patronales, bailleurs et collectivités pour favoriser les solutions de logements temporaires. uIntégrer le logement saisonnier dans la programmation urbaine.
les territorialiser au niveau local. C’est la base. L’autre point essentiel, me semble-t-il, consiste à redonner la main au maire ou au président d’intercommunalité parce que la politique du logement relève de leur compétence.
De son côté, Jacques-Olivier Hurbal, président du directoire SOCFIM et directeur de la ligne métiers Logement & Immobilier du Groupe BPCE, a tenu à partager sa "V ision 2030" : "Nous avons essayé de construire toute notre stratégie autour du parcours résidentiel, en balayant toutes les tranches de vie, jusqu’à la transmission du patrimoine. Nous travaillons aussi beaucoup sur la transformation des actifs. À cet égard, il y a la loi Daubié, portant précisément sur l’accélération de la transfor mation des bureaux vacants, que j’aime beaucoup et dont on parle peu. Dans l’analyse des dossiers des promoteurs, nous essayons désormais d’inclure systématiquement la réversibilité des actifs : comment les transformer ? Comment anticiper ? Les pays nordiques le font très bien. Ce sont des pistes à creuser."
06 Œuvrer pour un aménagement plus équilibré du territoire et anticiper l’impact du ZAN
u Favoriser la restructuration du tissu urbain sans étalement et des micro-collectifs en secteur pavillonnaire.
07. Avoir une stratégie d’aménagement adaptée aux contraintes environnementales, et tendre vers la neutralité carbone uEncourager la production d’énergie locale et la mixité énergétique. uEncourager les aides publiques en s’assurant de contribuer à la maîtrise des dépenses des utilisateurs.
08. Tenir compte des évolutions sociétales des impératifs de cohésion sociale et de la mobilité
uFavoriser les solutions de coliving, de coworking, d’espaces partagés. u Décloisonner les solutions de logement pour les seniors et favoriser le maintien à domicile à travers des outils comme le viager.
09. Analyser et accompagner les idées innovantes en matière d’immobilier uMieux utiliser les nouvelles technologies au service de l’immobilier.
uFaciliter et simplifier les documents administratifs.
10. Immobilier d’entreprise : quelles propositions pour l'accueil, le éveloppement et le maintien des entreprises du territoire
usoumettre au préfet que dans les communes carencées les permis concernant les logements sociaux ne puissent être refusés si ils respectent les règles du PLU.
uAnalyser et trouver des solutions à la pénurie de locaux d’activité, de locaux industriels et de logistique.
u Exonérer et/ou minorer les taxes pendant au moins 5 ans pour les nouveaux immeubles de bureaux
u Proposer des solutions, notamment transitoires aux pme souhaitant s’installer sur le territoire.
"Je n’avais pas forcément une vocation toute tracée. Ironie du sort, ma mère est conseillère d’orientation… et c’est finalement elle qui m’a parlé du métier de prothésiste dentaire. Par curiosité, j’ai fait un stage de deux jours, puis quelques recherches, et j’ai décidé de tenter. J’ai rapidement accroché à ce métier très varié, même si, au départ, on ne se passionne pas forcément pour les dents du jour au lendemain. Après un bac général, j’ai choisi l’apprentissage. C’est une vraie force : on apprend à la fois à l’école et en entreprise, on gagne en autonomie et on entre très vite dans le monde professionnel. Au début, il y a un peu de stress, la peur de mal faire. Mais avec le temps, on prend confiance, on apprend à s’organiser et à trouver sa place dans l’équipe. Aujourd’hui en deuxième année, je travaille au laboratoire Replika, dans le Var. Ensuite, je vise un bachelor avec une spécialisation en numérique, un domaine en plein développement, avec l’envie de partir à l’étranger."
Tom Gosse
Deuxième année en BTS prothésiste dentaire
"Je me suis orienté vers la prothèse dentaire un peu par hasard. C’est un métier discret, que j’ai découvert grâce à une rencontre, puis confirmé lors d’un stage en laboratoire. J’ai tout de suite accroché. J’ai choisi le Campus Sud des Métiers parce que c’était la seule école dans la région. L’alternance est essentielle pour moi : à l’école, on apprend à passer un examen, mais en laboratoire, on apprend le métier. J’ai d’abord trouvé mon entreprise grâce à l’école, puis j’ai ensuite cherché moi-même mon employeur. Aujourd’hui, je travaille chez Dental Concept Méditerranée à Nice. Ce qui me plaît, c’est la combinaison entre technologie et créativité, et surtout le fait de redonner le sourire aux patients. C’est un métier en pleine évolution. Après mon BTS, j’aimerais continuer en bachelor pour aller encore plus loin."
FILIÈRE
PROTHÈSE DENTAIRE : DES FORMATIONS D’AVENIR
À Nice, l’Institut de Formation
Pharmacie
Santé
(IFPS) propose un parcours complet pour se former aux métiers de la prothèse dentaire, de l’initiation à l’expertise. Une filière technique, innovante et professionnalisante, qui ouvre de nombreuses perspectives de carrière.
Le Campus Sud des Métiers (CSM) s’impose comme un acteur incontournable de la formation aux métiers de la santé. Cet établissement forme des professionnels immédiatement opérationnels, grâce à des plateaux techniques reproduisant les conditions réelles du terrain, à une équipe pédagogique issue du monde professionnel et à un ancrage territorial fort. Le CSM couvre un large spectre de compétences, avec un objectif clair, ouvrir des débouchés concrets et durables aux jeunes comme aux adultes en reconversion. Les formations en Prothèse dentaire s'inscrivent dans ce cadre.
Une première étape pour entrer dans le métier : auxiliaire en prothèse dentaire. Première marche vers le secteur, la formation d’auxiliaire en prothèse dentaire permet d’acquérir les bases du métier en alter nance. Les apprenants sont formés aux gestes techniques essentiels : réalisation de modèles, fabrication de prothèses, réparation d’appareils et utilisation des outils numériques. Cette formation, très concrète, plonge rapidement dans l’univers du laboratoire et favorise une insertion professionnelle rapide, tout en per mettant de poursuivre vers des niveaux de qualification supérieurs.
Monter en compétences avec le BTS prothésiste dentaire . Le BTS prothésiste dentaire constitue la suite logique du parcours. Sur deux ans, il permet de maîtriser l’ensemble du processus de fabrication, de la conception à la réalisation de prothèses complexes. Les étudiants y développent des compétences techniques avancées, intégrant les technologies numériques, mais aussi des savoir-faire en organisation, en gestion et
en relation avec les praticiens. Cette formation ouvre des perspectives d’évolution vers des postes à responsabilité.
Se spécialiser avec le Bachelor prothésiste numérique . Dernière étape du parcours, le Bachelor prothésiste numérique forme des experts capables d’intégrer pleinement les technologies 3D dans la fabrication de prothèses. Modélisation, impression additive, conception assistée par ordinateur : cette formation d’un an répond aux évolutions du secteur et aux besoins croissants en profils qualifiés. Elle prépare également à des fonctions de pilotage, d’innovation ou de gestion d’un laboratoire dans un environnement en constante transformation.
Pourquoi le choisir
Campus Sud des Métiers ?
uUn parcours de formation d’excel- lence (11 médailles et une médaille d’or nationale en 2025) unique dans la région
uDes formateurs experts métiers 200m2 de plateaux techniques dotés d’équipements à la pointe
uUn réseau de partenaires et laboratoires internationaux
uUn ancrage territorial fort pour une insertion professionnelle réussie de pointe
Contact : Clément Dauchat - Chargé
ÉCOLE 42 NICE : CHAPEAUX BAS POUR LA NOUVELLE PROMO
Fin mars, la CCI Nice Côte d’Azur, accueillait la cérémonie de remise des diplômes de l’École 42 Nice. Plus qu’une promotion d’étudiants, elle incarnait la montée en puissance d’un modèle pédagogique atypique.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En un an, le nombre de diplômés est passé de 11 à 40, illustrant une dynamique de croissance rapide. Pour Jean-Pier re Savarino, président de la CCI : "Cette progression dévoile la montée en puissance de l’école et sa capacité à répondre concrètement aux besoins en compétences numériques des entreprises du territoire". Avec un taux d’employabilité de 92 % pour le bac +3 et 100% le bac +5, l'établissement confirme la pertinence d’un modèle fondé sur l’excellence, la gratuité et l’inclusion.
Ce modèle, justement, constitue l’un des piliers de cette réussite. À 42 Nice, pas de cours magistraux, mais une pédagogie par projets, en autonomie, ouverte 24h/24. Accessible gratuitement et débouchant sur des titres reconnus, l’école attire des profils variés : jeunes diplômés, demandeurs d’emploi, ou adultes en reconversion.
Pour Damien Lallement, directeur de l’établissement, le tournant s’est joué avec l’arrivée de la CCI. "Quand la CCI a repris l’école, nous avons pu proposer des titres RNCP, sachant que ce Registre National des Compétences Professionnelles, est reconnu par le Ministère du Travail. Cela a enclenché une dynamique : de 11 diplômés, nous sommes passés à 40, et l’objectif est désormais d’atteindre un rythme d’une cinquantaine par an."
Cette reconnaissance officielle de la formation a renforcé l’attractivité de l’école et sécurisé les parcours. Au-delà des chiffres, c’est aussi un changement d’échelle qui s’opère. Avec 450 étudiants RÉUSSITE
aujourd’hui et un objectif de 500 d’ici fin 2026, 42 Nice s’affirme comme un vivier de talents pour les entreprises locales. Les liens avec le tissu économique se renforcent : 53 contrats d’apprentissage en cours, des stages sur tout le territoire et des par tenariats avec des acteurs majeurs comme Amadeus, l' Accelérateur Allianz, le groupe Aéroport Côte d'Azur ou Legapass, entreprise spécialisée dans la transmission de l'héritage.
Cette proximité avec les entreprises répond à un enjeu stratégique : combler les pénuries de compétences dans les métiers du numérique. L’école sélectionne ses candidats via la "Piscine", une épreuve intensive d’un mois qui permet d’identifier les profils les plus motivés. Un filtre exigeant, mais qui alimente un cercle vertueux entre formation et emploi. Dans ce contexte, la dimension humaine reste centrale. "Quand je vois les parents, leur émotion et la satisfaction de voir leurs enfants s’épanouir dans un nouveau métier, je me dis que la mission est réussie", témoigne Emmanuel Souraud, élu de la CCI délégué à la présidence de l’école.
À l’heure où l’intelligence artificielle transforme les métiers, 42 Nice entend désormais franchir une nouvelle étape. "Notre ambition est claire : faire du numérique une opportunité pour toutes et tous", poursuit-il, en évoquant l’émergence d’un véritable "réflexe 42" sur l'ensemble du territoire azuréen.
Soukaina Arroud
Bac +5
Expert en architecture informatique, option architecte des bases de données et data
"Avant d’intégrer 42 Nice, je travaillais comme équipière polyvalente dans la grande distribution. Rien ne me destinait à l’informatique. En 2021, à l’ouverture de 42 à Nice, j’ai tenté la “Piscine” par curiosité… et j’ai découvert une vraie passion pour le code. Les débuts ont été difficiles. Face à un terminal que je ne comprenais pas, j’ai failli abandonner. Mais mes enfants m’ont poussée à continuer. Aujourd’hui, je ressens une grande fierté : celle d’avoir tenu, d’avoir validé un niveau équivalent master en web et IA, dans un environnement encore très masculin. L’école 42 m’a surtout appris à apprendre et à développer ma logique. C’est ce qui m’a permis d’être recrutée chez Lyleoo, entreprise spécialisée en téléexpertise en ophtalmologie à Vallauris."
Jean-Michel Bertin
Bac +5
Expert en architecture informatique, option système d'information et réseaux
Bac +5
Expert en architecture informatique, option architecte des bases de données et data
"Niçois et passionné d’informatique depuis l’enfance, j’ai pourtant suivi un tout autre parcours. Devenu père à 17 ans, j’ai arrêté mes études avant de passer 20 ans dans la police. En 2022, je découvre 42 Nice par hasard et tente la "Piscine". Une révélation. En 14 mois, j’atteins le niveau 21, équivalent master. Une progression rapide rendue possible par une pédagogie fondée sur l’autonomie et la motivation. J’ai ensuite enchaîné des stages, notamment chez Thales, avant de devenir aujourd’hui ingénieur en cybersécurité à Monaco. À 42, on avance à son rythme, mais jamais seul. Le travail en équipe est central. Ce modèle, basé sur le peer learning, m’a permis de me dépasser. Pour moi, 42 a été une seconde chance, et sans doute l’école que j’aurais aimé connaître plus tôt. "
LES PÉTALES D’AZUR : ENTRE CRÉATION FLORALE ET DÉSIR ENTREPRENEURIAL
CRÉATION
Marlène Roehr a trouvé dans le dispositif "Bâtir un projet entrepreneurial durable" un tremplin pour lancer son commerce.
Les Pétales d’Azur, c’est d’abord l’histoire d’une volonté claire : celle d’entreprendre. "J’ai toujours eu ça dans un coin de ma tête, avoir un commerce à moi, avec la liberté et les responsabilités qui vont avec" , raconte Marlène Roehr, ancienne assistante de gestion à Monaco et désormais fleuriste à Cimiez.
Si le choix du secteur s’est rapidement imposé, porté par un goût cer tain pour l’univers floral et l’identification d’un potentiel marché à Nice, la mise en œuvre du projet, la construction du modèle économique et la recherche des pr emiers financements se sont avérées plus ardues. C’est là que Marlène se tourne vers la CCI Nice Côte d’Azur et son dispositif " Bâtir un projet entrepreneurial durable", qui vient sécuri-
ser le parcours de création (ou de reprise d’entreprise) et donc le démarrage de l’activité.
"Seule, je n’y arrivais pas. La reconversion n’est pas une étape facile. J’ai alors contacté la CCI, qui m’a pr oposé ce dispositif d’accompagnement à la création. Un entretien approfondi avec un conseiller a permis de définir les besoins et, ensemble, nous avons coconstruit le business plan. J’ai également pu profiter de conseils juridiques, administratifs et financiers. Les équipes pensent vraiment à tout. Mon objectif était d’être dans les meilleures dispositions pour présenter mon projet auprès des banques afin d’obtenir un prêt d’installation." Et ainsi concrétiser cette envie entrepreneuriale, devenue réalité à l’automne 2025.
STRUCTUREZ, DÉVELOPPEZ, ACCÉLÉREZ VOTRE PROJET DE FRANCHISE
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Entreprendre en franchise
Faites vos premiers pas dans l’univers de la franchise et comprenez ses principes essentiels.
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+ d’infos
Marlène Roehr est désormais fleuriste à Nice.
En savoir +
NÉGOCE
Négoce de vêtements professionnels et EPI
CA : 1.100.000 € - Prix : 1.000.000 € Réf. PAC255640C
Effectif : 3
Cède parts sociales. Plus de 20 ans d’ancienneté. Zone d’intervention : PACA. Clientèle fidèle et diversifiée composée en majorité de professionnels ainsi que des particuliers et de collectivités. Réponse aux A.O.
Intermédiaire de transports I
CA : 300.000 € - Prix : 165.000 € Réf. PAC263728C
Effectif : 0
Cède fonds de commerce. Activité exercée dans le cadre d’une franchise active. Clientèle professionnelle diversifiée, assurant une bonne récurrence du CA. Local de 140 m² en ZA, parfaitement équipé, loyer annuel de 26 000 €. Bail neuf à la reprise. Organisation flexible, permettant du télétravail régulier.
COMMERCE
Boutique linge maison - Nice
CA : 400.000€ Prix : 220.000 € Réf. PAC262082C
Effectif : 2
Cause départ à la retraite, cède fonds de commerce d'une boutique de linge de maison avec un univers Premium, dans le centre-ville de Nice depuis 1990. Surface de vente 50m² et réserve de 50m².
Fabrication et vente de produits énergetiques
Prix : 50.000 € Réf. PAC261414C
Cède les actifs d’une entreprise de fabrication et vente de produits énergétiques : site e-commerce, recettes, machines, logistique et bail.
Site internet de vente de vêtements pour bébés
CA : 40.000 € - Prix : 95.000 € Réf. PAC259021C
Cède Pepites.co, un site internet spécialisé dans la vente de vêtements éthiques pour bébés et accessoires de puériculture, créé il y a 3 ans.
Bijouterie - Nice
Prix : 89.000 € Réf. PAC259587C Cède fonds de commerce d’une bijouterie situé sur un emplacement numéro 1 à Nice. Bail tout commerce, 25m².
Papeterie – Nice centre
Prix : 150.000 € Réf. PAC254354C Changement de région cède fonds de commerce, avec possibilité d’acheter les murs commerciaux. Situé en centre-ville de Nice. Bonne rentabilité. Superficie : 51 m², réserve 17 m², vitrine 20ml.
Quincaillerie - Menton
CA : 200 000 € - Prix de cession : 100 000 € Réf. PAC260951C Cède le fonds de commerce d’une quincaillerie créé il y a plus de 15 ans. La clientèle est locale. Surface : 85 m². Bail tous commerce hors restauration.
Bar Tabac FDJ - Tende
CA : 165 000 € - Prix : 155 000 € Réf. PAC262902C Cause retraite, cède le fonds de commerce d’un bar tabac ouvert depuis 1996 situé au centre du village de Tende. Surface de vente 90 m² avec réserves et cave ainsi qu’une terrasse de 75 personnes. Il n’y a pas d’effectif à reprendre.
HÔTELLERIE / RESTAURATION
Restaurant - Antibes
CA : 450.000€ - Prix : 400.000 € Réf. PAC262029H
Effectif : 6
Cède le fonds de commerce d’un restaurant situé dans la zone piétonne du vieil Antibes, sur un emplacement privilégié. Surface : 36m² et une terrasse. Licence IV.
Restaurant - Nice
CA : 165.000€ - Prix : 155.000 € Réf. PAC261153H
Effectif : 1
Cède le fonds de commerce d’un restaurant convivial situé à Nice, ouvert depuis plus de 11 ans et bénéficiant d’une clientèle locale fidèle. Surface : 45m². 20 couverts en intérieur et 6 couverts en terrasse.
Restaurant - La Colle-sur-Loup
CA : 80.000 € - Prix : 480.000 € Réf. PAC259112C
Cède murs et fonds de commerce d'un restaurant situé en plein cœur de La Colle-sur-Loup. Surface 45m², nombre de couverts : 44. Meublé de tourisme (avec l'immobilier) - Nice
CA : 150.000 € - Prix : 1.698.000 € Réf. PAC257060H
Effectif : 0
Départ à la retraite, cède parts sociales. Villa Belle Époque de 265 m² au cœur de Nice, dans un quartier prisé, bien desservi par tramway et gare. Divisée en 8 T2 Duplex lumineux, style mini-loft, sur 3 niveaux, la villa est
entourée d’un jardin paysager avec terrasses (terrain de 454 m²). Autorisation permanente en meublés touristiques, exploité pendant 6 mois de l'année, avec un minimum de nuitées. Potentiel de développement important en étant exploité à l'année, avec un chiffre d'affaires prévisionnel pouvant atteindre 300.000 €.
Offre de restauration pour le déjeuner
CA : 590.000 € - Prix : 440.000 € Réf. PAC253695H
Effectif : 7
Retraite, cède fonds de commerce composé d'un restaurant et un snack avec une activité supplémentaire de traiteur sans service. Idéalement situés dans une zone d’activité dynamique et dense, peu de concurrents.
SERVICES
Fabrication et vente de décoration et signalétique
CA : 350.000 € - Prix : 70.000 €
Effectif : 2
Réf. PAC262143C
Cède fonds de commerce. Clientèle fidèle composée de grands comptes, commercialisation sur l’ensemble du territoire national et DROM. Référencement auprès de nombreuses enseignes de la grande distribution. 2 salariés autonomes et expérimentés.
Service à domicile personnes âgées et handicapées
CA : 1.600.000 € - Prix : 1.100.000 €
Effectif : 50
Réf. PAC261768P
Cède fonds parts sociales de 2 agences spécialisées dans la dépendance (80% du CA) pour un volume de 5.500/6000 heures par mois. Autorisations départementales délivrées jusqu’en 2029. Stabilité et autonomie de l’équipe administrative.
Maintenance et dépannage de chaufferies collectives
CA : 185 000 € - Prix : 100 000 €
Effectif : 0
Réf. PAC262126C
Cède fonds de commerce spécialisée dans la maintenance et le dépannage de chaufferies collectives gaz et fioul, créée il y a plus de 40 ans. Clientèle fidèle et diversifiée. Pas de local à reprendre. Profil : croissance externe.
Transport de personnes
CA : 790 000 € - Prix : 595 000 €
Effectif : 10
Réf. PAC259392C
Cause changement d’activité, cède parts sociales. Clientèle touristique. Partenariat avec des professionnels du tourisme. Inclus dans la cession 9 véhicules en bon état.
Centre de bronzage UV
CA : 140.000 € - Prix : 130.000 €
Effectif : 0
Réf. PAC259440C
Changement d’activité, cède fonds de commerce. Le centre dispose de 5 cabines reconditionnées à neuf. CA en croissance, clientèle fidélisée et récurrente, très bonne e-réputation. Surface de 50m2 - Loyer annuel de 12k€ HT. Possibilité d’acheter les murs.
Application phytosanitaire et élagage
CA 600.000 € Prix 330.000 € Réf. 061C0566
Effectif : 4
Cause changement d’activité, cède fonds de commerce. Zone d’intervention : Alpes-Maritimes. Bonne notoriété acquise depuis plus de 40 ans auprès d’une clientèle de professionnels (85 %) et de particuliers (15 %). Equipe compétente et autonome.
Vente et réparation d’électroménager
CA : 300 000 € - Prix : 90 000 €
Effectif : 3
INDUSTRIE / BÂTIMENT
Vente & location de matériel de sécurité
CA : 146 000 € - Prix : 80 000 € Réf. PAC261700C
Effectif : 2
Cède le fonds de commerce d’une entreprise spécialisée dans la vente et location de matériel de sécurité pour le travail en hauteur auprès de professionnels. Local aménagé en showroom de 230 m². Profil : croissance externe ou particulier souhaitant se lancer dans le secteur.
Plomberie et climatisation
CA : 726.000 € - Prix : 380.000 € Réf.PAC261716C
Effectif : 7
Cède le fonds de commerce. Clientèle de professionnels récurrents et de particuliers. 6 salariés sont présents (5 techniciens, 1 administratif). Local de 154 m² / 5 places de parkings pour 48 000 € / an. Profil : croissance externe ou particulier expérimenté.
Vente et installation de cuisines professionnelles
CA : 600.000 € - Prix : 150.000 € Réf.PAC254902C
Effectif : 2
Départ à la retraite, cède parts sociales. Positionné spécifiquement sur le marché des collectivités publiques (environ 80 % du chiffre d’affaires) mais également sur le secteur professionnel privé (20 % du chiffre d’affaires).
Mobilier de hall et urbain
CA : 650.000 € / Prix : 490.000 € Réf.PAC253697C
Effectif : 6
Retraite, cède fonds de commerce d’une entreprise créée il y a 30 ans. L’entreprise propose une large gamme de produits pour la réception de courriers ainsi que pour l’aménagement de halls d’immeubles, notamment dans des copropriétés.
Terrassement, Maçonnerie Générale Et Gros Œuvre
Ca : 7.000.000 € / Prix :5.100.000 € Réf.062c0568
Effectif : 13
Raisons personnelles, cède parts sociales. Bonne notoriété acquise depuis plus de 50 ans auprès d’une clientèle de particuliers, site internet présentant les différents domaines d’intervention. Entreprise structurée avec une équipe de techniciens qualifiés et polyvalents. Bonne rentabilité. Locaux de 600 m2 et un hectare de terrain. Loyer annuel 100.000 €. Matériel et outillage en bon état pour une valeur de 530.000 €.
Électricité du bâtiment
CA : 1.100.000 € - Prix : 260.000 € Réf.PAC256656C
Effectif : 5
Départ à la retraite, cède fonds de commerce d'une activité d’électricité bâtiment, sur des chantiers et travaux de différentes tailles allant de 50k€ à >100k€. Equipe technique autonome. Croissance externe idéale (PAC, alarmes/vidéo-surveillance etc.).
Entreprise spécialisée en fermeture du bâtiment
CA : 1 500 000 € - Prix : 1 600 000 € Réf. PAC262089C
Effectif : 10
Cède parts sociales. Activité d’installation de portails, motorisation, automatismes, portes de garage, interphones, alarmes et domotique ainsi que le service après-vente et la maintenance. Clientèle fidèle et diversifiée. Notoriété locale établie et positionnement qualitatif sur le segment haut de gamme.
LOCAUX À LOUER OU À VENDRE
Droit au bail – Grasse centre
Prix : 29.000 € Réf. PAC262143C
Effectif : 2
A vendre, le bail commercial d’un local situé dans le centre historique de Grasse, entièrement rénové il y a 4 ans. Surface 57m² avec deux pièces principales et deux arrière-boutiques. Loyer mensuel : 580€ TTC
Droit au bail – Antibes centre
Prix : 29.000 € Réf. PAC263967C
Effectif : 2
Réf. PAC262459C
Cède parts sociales. Clientèle diversifiée (70 % de particuliers et 30 % de professionnels), notoriété locale et positionnement qualitatif. Entreprise labellisée QualiRépar et Centre Service Agréé, figurant parmi les meilleurs SAV au niveau national. Local de 110 m² avec espace de vente, réserve et atelier. Loyer annuel : 15 600 € HT. Stock 50 000 €
Agence immobilière Nice – fdc, murs en option
CA : 230 000 € - Prix : 70 000 €
Effectif : 0
Réf. PAC262932C
Cède fonds de commerce d’une agence spécialisée en transactions immobilières implantée à Nice port/ Riquier. L’agence fonctionne avec deux négociateurs indépendants. Local de 38 m² équipé de 4 postes informatiques, 8 mètres linéaires de vitrine sur un axe très passant. Bail neuf à la reprise. Loyer actuel : 10 000 €/an. Possibilité d’acquérir les murs pour 180 000 €.
A vendre droit au bail tous commerce situé à Antibes. Surface 73m² avec 3 cabines et un bureau. 2 places de stationnement privatives et une cave. Loyer mensuel : 2024€ TTC
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Jeudi 9 juillet à partir de 19h30
Université Côte d’Azur
Parc Valrose
Grande soirée estivale de networking des entreprises azuréennes