Skip to main content

Azur Entreprises & Commerces #153

Page 1

n°153

Le magazine de la

octobre 2026

SEMAINE DE QUATRE JOURS, ENTREPRISE LIBÉRÉE... Quel modèle choisir ? • page 6

GRAND ANGLE : INTELLIGENCE ARTIFICIELLE Une opportunité pour votre commerce • page 12

VIEUX-PORT DE GOLFEJUAN ET PORT DE SAINT-LAURENT-DU-VAR Les travaux commencent ! • page 18

Franck Goldnadel

Président du Directoire des Aéroports de la Côte d’Azur

« Notre boussole, c’est d’offrir au territoire et aux Azuréens plus de connectivité. » page 4 Disponible en version digitale sur www.cote-azur.cci.fr


Le rendez-vous de l’industrie et de la construction azuréennes Mardi 17 novembre 2026 9h-18h | Allianz Riviera | Nice

Je réserve mon stand sur ibtcotedazur.fr ou je scanne ce code

Organisé par :


Dans ce numéro L’éco en mouvement Face à face

Franck Goldnadel Aéroport de Nice • page 4 L’entreprise libérée, à mission... que choisir ? • page 6

En clair La facturation électronique, il est temps ! • page 8 Code NAF, ce qui change en 2027 • page 9

À suivre SIFAM, toujours un tour d’avance • page 10 La Mesta, chimie fine de haute volée • page 11

Grand angle Intelligence artificielle : une opportunité pour votre commerce • page 12

Sur le terrain En action Port de Saint-Laurent-du-Var et Vieux-Port de Golfe-Juan entrent en chantier • page 18 Pimian, redonner du terrain à l’industrie • page 20 Les déCCIdeuses, les nouveaux projets • page 21 Agenda • page 22 Franchise : et les projets prennent forme… • page 23

Utile ClimaDiag Expert, anticiper plutôt que subir • page 25 Deccisio, la data pour décider juste • page 25 ECOTERR, à vous de relever le défi anti-gaspi • page 26

© Loic Bisoli

L’entreprise autrement

Jean-Pierre Savarino Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur

À vos côtés pour anticiper et agir Diriger une entreprise, c’est avancer dans un environnement qui ne cesse d’évoluer. Et ce mois d’octobre en apporte une nouvelle illustration. Échéances fiscales et sociales, évolutions réglementaires, nouvelles obligations : derrière le calendrier, il y a pour chaque dirigeant des décisions à prendre, des démarches à anticiper et parfois des changements à intégrer dans son organisation. Être à vos côtés pour vous aider à les comprendre et à les anticiper, c’est notre rôle. À la CCI, nous suivons au plus près tout ce qui transforme la vie de vos entreprises, parce que nous savons qu’une information utile, donnée au bon moment, peut faire la différence. C’est précisément l’ambition de ce nouveau numéro d’Azur Entreprises & Commerces. Nous avons voulu partir de vos préoccupations, de vos interrogations et surtout de votre quotidien. Comment faire évoluer l’organisation du travail ? Semaine de quatre jours, entreprise libérée, société à mission : nous confrontons les modèles et les expériences. Nous revenons également sur deux évolutions très concrètes : la facturation électronique, désormais entrée dans le quotidien des entreprises, et la nouvelle nomenclature NAF applicable en 2027. Nous allons aussi à la rencontre de celles et ceux qui font l’économie de notre territoire : Franck Goldnadel pour parler connectivité et attractivité, SIFAM pour montrer comment l’anticipation et la logistique nourrissent la performance, ou encore La Mesta, belle illustration d’une industrie azuréenne qui investit, innove et se transforme. Et puis il y a l’intelligence artificielle. Nous avons choisi de l’aborder non pas comme une promesse lointaine, mais comme un outil déjà accessible aux commerçants. Communiquer, répondre à ses clients, gérer ses stocks, traiter ses avis : notre dossier vous montre, très concrètement à travers des cas d’usage, comment commencer à l’utiliser et surtout pour quoi faire. Mais vous informer, c’est bien. Agir à vos côtés, c’est mieux. C’est l’autre visage de votre CCI. Celui d’une CCI qui investit et transforme ses ports, avec les grands chantiers engagés à Saint-Laurent-du-Var et au Vieux-Port de Golfe-Juan. Celui d’une CCI qui agit pour recréer du foncier industriel avec le projet Pimian dans la vallée des Paillons, qui accompagne les entrepreneurs avec les déCCIdeuses, qui aide les entreprises à anticiper les conséquences du changement climatique avec ClimaDiag Expert ou à réduire concrètement leur gaspillage. Vous informer, vous accompagner et agir pour créer les conditions de votre développement : c’est notre mission. Et c’est, page après page, ce que raconte ce nouveau numéro d’Azur Entreprises & Commerces.

Bourse Cession/Reprise • page 27 Éditeur Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur - 20, boulevard Carabacel BP 1259 - 06005 NICE CEDEX 1 Directeur de la publication Jean-Pierre SAVARINO, Président Rédacteur en chef Alexandre Benoist, Responsable Communication institutionnelle alexandre.benoist@cote-azur.cci.fr Tél. : 04 93 13 74 76 - M. : 06 60 64 04 21

Rédaction-Réalisation Pôle communication institutionnelle CCINCA Tél. : 04 93 13 74 76 Journalistes : Gaëlle Cloarec/Rozenn Gourvennec Direction artistique Pôle création graphique CCINCA Édition digitale : https://www.cote-azur.cci.fr/ azur-entreprises-et-commerces/ (abonnement en ligne gratuit)

Photo de couverture : Arié Botbol Tél. 06 72 89 01 42 - abotbol@me.com www.ariebotbol-photography.com Impression : CEF (Nice, 06) Diffusion digitale : 100 000 abonnés Tirage : 1000 exemplaires Dépôt légal à parution / ISSN 1296 - 3755

Suivez-nous sur

Régie publicitaire : contactez Gersende Giordano au 04 93 13 73 52 ou par mail : gersende.giordano@cote-azur.cci.fr La reproduction, même partielle, de tout matériel publié dans ce magazine est interdite (loi du 11/03/57)

3


L’éco en mouvement

En clair

Franck Goldnadel « Notre boussole, c’est d’offrir au territoire et aux Azuréens plus de connectivité. »

4


Face à face

A

ux commandes depuis 2020, le président du Directoire des Aéroports de la Côte d’Azur réaffirme son soutien à l’économie azuréenne et livre les premières tendances encourageantes de la saison estivale 2026. Quel bilan pouvez-vous tirer, à fin août, de la saison estivale 2026 ? Il est encore un peu tôt pour tirer un vrai bilan de la saison, mais globalement notre destination se porte bien. J’en veux pour preuve les résultats de juillet en termes de trafic passagers, en progression de +7 % par rapport à juillet 2025, de +3,3 % si l’on prend en compte les deux jours de grève qui avaient alors affecté le trafic. Cette performance place les Aéroports de la Côte d’Azur sur la plus haute marche du podium des aéroports français en termes de croissance. Et démontre que malgré les complications géopolitiques, météorologiques et énergétiques du premier semestre, notre destination demeure très attractive. Et ce, tant pour la clientèle domestique qui est restée stable à Nice alors qu’elle diminue partout ailleurs en France, que pour l’international qui occupe la majorité de nos 130 liaisons aériennes.

© Arié Botbol

A cet égard, avez-vous des objectifs de nouvelles destinations pour les saisons à venir ? Notre objectif n’est pas tant d’ouvrir de nouvelles destinations que d’offrir au territoire et surtout aux Azuréens plus de connectivité. Cet hiver, par exemple, nous nous renforçons sur Rome, Le Caire et Prague. Et pour la première fois, La Compagnie décide de maintenir sa liaison vers New York. C’est une bonne nouvelle pour la planète, moins escales, et c’est une bonne nouvelle pour le territoire car sa connexion au monde contribue à son développement et constitue un véritable facteur de succès. En témoignent les entreprises et écoles qui s’y sont implantées, mais aussi les événements et grandes manifestations qui s’y déroulent…

L’avez-vous chiffré ? Les Aéroports de la Côte d’Azur génèrent 2,8 milliards de PIB en France, dont 70 % directement sur notre région. Ils représentent 31 000 emplois directs, indirects et catalytiques et ont accueilli l’an passé 15,3 millions de passagers. En termes de trafic, c’est +3 % par rapport à 2019, mais si l’on se concentre sur des données plus économiques, on est sur des croissances de l’ordre de 10 %. Preuve que la stratégie d’un tourisme plus qualitatif souhaité par le territoire et nos actionnaires, dont la CCI Nice Côte d’Azur fonctionne.

Cet hiver nous nous renforçons sur Rome, Le Caire et Prague. Et pour la première fois, La Compagnie décide de maintenir sa liaison vers New York. L’extension du Terminal 2, totalement opérationnelle depuis cet été, participe-t-elle à cet objectif de montée en gamme ? Il s’agissait plutôt de répondre à un besoin : passer d’une capacité théorique de 14 millions de passagers à 18 millions et permettre ainsi à nos clients de trouver dans nos infrastructures le service qu’ils sont en droit d’attendre sur ce territoire. Le dimanche 2 août, le record de trafic journalier a été battu avec 67 903 passagers. Sans l’extension, le flux aurait été beaucoup plus difficile à traiter. Avez-vous d’autres projets, notamment concernant la réserve foncière dont vous disposez ? L’aéroport de Nice est le plus petit des grands aéroports, il vit les mêmes contraintes que son territoire avec un foncier rare et cher

L’éco en mouvement

qui doit être optimisé. L’extension du Terminal 2 n’a pas généré d’artificialisation du sol puisqu’elle a été construite sur le tarmac. Notre objectif n’est donc pas d’étendre l’aéroport au-delà de ses frontières. Toutefois, nous disposons de foncier sur le domaine de l’EPA Nice Ecovallée qui a vocation à accueillir des projets immobiliers tertiaires. Des discussions sont en cours. Enfin, où en est l’aéroport dans son objectif de réduction de son impact environnemental ? C’est un des piliers de notre plan stratégique. Nous n’opposons pas le développement de la connectivité et le développement durable. Nous les conjuguons. Pour cela, nous avons pris un certain nombre d’engagements. D’abord, concernant nos propres émissions, nous visons la neutralité carbone à l’horizon 2030, sans compensation. A cet égard, nous tenons notre trajectoire puisque nous sommes à moins de 95 % d’émissions de CO2 sur les scopes 1 et 2. Cela passe par l’électrification de nos besoins ou encore l’installation d’une boucle thermique pour le chaud et le froid de nos terminaux. Quant à l’impact environnemental de nos parties prenantes, nous avons là aussi avancé avec l’essor des bornes électriques et l’intermodalité des moyens de transport. A Nice, 22 % des passagers viennent ou partent de l’aéroport en tramway, ils sont 36 % si l’on ajoute le train et le bus. Nous travaillons également avec les compagnies pour réduire les émissions de CO₂ des avions ainsi que pour tester de nouvelles mobilités aériennes. A l’image des eVTOL (NDLR : Electric Vertical Take-Off and Landing), ces aéronefs à pales électriques qui viendront remplacer, peu ou prou, l’activité des hélicoptères. La technologie existe, le seul frein à son déploiement réside aujourd’hui dans l’autonomie des batteries. Mais cela va évoluer, et les Aéroports de la Côte d’Azur, de par leur activité hélicoptère importante, apparaissent comme une parfaite base d’expérimentation. 5


L’éco en mouvement

L’entreprise autrement

Semaine de quatre jours, entreprise libérée... © shutterstock

Quel modèle choisir ?

Faut-il repenser l’organisation de son entreprise ? Entre la semaine de quatre jours et l’entreprise libérée, de nouveaux modèles de management gagnent du terrain. Décryptage de ces approches, de leurs promesses et de leurs limites. On ne dirige plus une entreprise aujourd’hui comme on le faisait il y a trente ans. Bousculé par une jeune génération en quête de sens, d’autonomie, d’un environnement de travail agile et flexible, le monde professionnel doit se réinventer. Exit le management pyramidal, place aux modèles collaboratifs, basés sur la confiance et le bien-être des salariés. Parmi les nouvelles formes d’organisation du travail, l’entreprise libérée redistribue les cartes. Le principe ? Laisser aux collaborateurs la liberté d’action et la responsabilité de prendre toutes les décisions qu’ils jugent utiles pour l’entreprise. Le « pourquoi » prime sur le « comment » : les dirigeants définissent la vision, les valeurs et les objectifs globaux ; les équipes choisissent en autonomie les méthodes pour y parvenir. Un modèle testé depuis sept ans par le cabinet d’experts-comptables Numbr, qui en est pleinement satisfait. 6

Une organisation horizontale « Nous sommes partis du constat que nos employés sont des adultes responsables capables de s’auto-organiser », affirme Florent Meyronnet, leader du bureau de Nice. Peu de hiérarchie, donc, chez Numbr : les structures pyramidales et les statuts s’effacent au profit d’une organisation plate, axée sur le terrain et la prise d’initiative. « Le manager ne commande plus et ne contrôle pas, précise Florent Meyronnet. Son rôle est de se mettre au service de ses équipes pour lever les obstacles, fournir les moyens nécessaires et maintenir la vision ». Concrètement, dans cette entreprise libérée, il n’existe plus d’horaire de début et de fin, les salariés travaillent où bon leur semble et prennent autant de congés qu’ils en ont besoin. Avec un minimum d’encadrement tout de même. « Les horaires ne sont pas imposés par l’entreprise, mais

par les réalités du métier, explique Florent Meyronnet. Car il n’est pas possible de répondre aux clients à trois heures du matin, par exemple. De la même façon, si un salarié demande à tripler son salaire, on lui explique que ce ne sera possible qu’à condition de tripler les prix demandés aux clients, ce qui aura pour conséquence de faire péricliter l’entreprise… En revanche, si, une année, la personne a un besoin important, libre à elle de prolonger ses congés. Tant que le triptyque client-équipe-entreprise est respecté, nous sommes OK ». Pour parvenir à ce nouveau modèle, il a fallu déconstruire et reconstruire. « Il y a eu une phase de chaos d’un ou deux mois, puis chaque site a testé de nouvelles pratiques, noté ce qui fonctionnait et transmis les bonnes idées aux autres. Aujourd’hui, sept ans après, le résultat est plus que positif. La performance s’en trouve amélio-


Quand le bien-être devient un facteur de productivité Même constat aux Mutuelles du Soleil, qui a mis en place la semaine de quatre jours début 2023, sans baisse de salaire. Si l’entreprise reste ouverte cinq jours par semaine, les 250 salariés travaillent 35 heures, avec deux jours de télétravail, contre 39 heures et deux RTT avant. « Le deal était que la productivité reste au moins égale à ce qu’elle était. Dans le cas contraire, nous pourrions revenir à l’ancien modèle, indique Morgane Chavanier, directrice de ce groupe de mutuelles santé basé à Nice. Nous sommes donc passés d’une culture traditionnelle à une culture basée sur le résultat et la confiance ». Cette nouvelle organisation a nécessité une bonne année de réflexion en amont. « Nous l’avons mise en place en collaboration avec les équipes, en réinter-

rogeant notre façon de travailler : comment on prépare les réunions, à quelle fréquence, quelles habitudes doivent être supprimées… Les managers ont dû réorganiser et prioriser les tâches en fonction de la présence ou de l’absence de leurs équipes ». Pour conserver la culture d’entreprise, très importante pour cette société de plus de 170 ans d’existence, un jour de présence est obligatoire pour tous, le mardi, et des événements de cohésion sont organisés régulièrement. Trois ans après, le bilan est positif : les managers sont satisfaits, la productivité est au rendez-vous et ce modèle d’organisation se révèle un levier de recrutement efficace. « Les salariés ne se sentent pas plus fatigués par ce rythme, précise Morgane Chavanier. D’ailleurs, le modèle reste optionnel et modifiable à tout moment par le collaborateur. C’est un outil parmi d’autres de notre politique globale de QVCT (NDLR : Qualité de Vie et des Conditions de Travail), pour attirer et fidéliser les talents. Car le bien-être en entreprise est un investissement qui coûte beaucoup moins cher que les arrêts de travail ».

Florent Meyronnet, responsable Numbr Nice et Morgane Chavanier, directrice des Mutuelles du Soleil

© Direction communication MDS

rée, car des employés épanouis fidélisent les clients, qui nous recommandent davantage. Et nous enregistrons très peu de turnover. Ce modèle n’est pas forcément fait pour tout le monde, mais ceux qui y adhèrent s’y sentent bien et ne veulent plus en changer ».

L’éco en mouvement

© www.reportagephotos.fr

L’entreprise autrement

© Groupe Ippolito

Le Groupe Ippolito, société à mission Autre levier puissant de marque employeur et d’attraction des talents, le statut de société à mission s’impose comme un modèle intéressant pour les entreprises souhaitant concilier performance économique et impact social ou environnemental. Pour être qualifiée de société à mission, une entreprise commerciale doit inscrire dans ses statuts une raison d’être et des objectifs sociaux et environnementaux précis. Dans les Alpes-Maritimes, le Groupe Ippolito s’est lancé dans ce projet début janvier 2026. « Avec ce statut, nous embarquons l’ensemble de nos 1240 collaborateurs, mais aussi nos parties prenantes, dans une aventure avec un objectif commun : multiplier par 4 ou 5 notre capacité d’impact sociétal d’ici 2040 sur notre territoire, explique Vincent Galiana, porte-parole du groupe. Une entreprise ne doit pas uniquement produire de la valeur. Nous voulons être reconnus comme le principal contributeur à la vie du territoire auprès de toutes nos parties prenantes (clients, fournisseurs, partenaires bancaires et institutionnels). Ce statut nous contraint bien plus qu’un label ou qu’une politique RSE car nos engagements seront vérifiés et validés par un organisme tiers indépendant ».

7


L’éco en mouvement

En clair

Facturation électronique : © shutterstock

L’obligation est entrée en vigueur

ÊTES-VOUS PRÊT ? Depuis le 1 septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Une réforme obligatoire qui se déploiera jusqu’en septembre 2027. er

Depuis le 1er septembre 2026, la facturation électronique est entrée dans le quotidien des entreprises. Toutes les structures assujetties à la TVA, quels que soient leur taille ou leur statut, doivent désormais être en mesure de recevoir des factures électroniques. Et attention : une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par mail. Elle est émise, transmise et reçue sous forme dématérialisée et comporte des données structurées permettant un traitement automatisé et sécurisé. Cette réforme vise à simplifier la gestion des entreprises, accélérer les échanges, réduire les erreurs et les litiges, améliorer le suivi des paiements mais aussi lutter contre la fraude à la TVA. Son déploiement est progressif, mais obligatoire : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques et les grandes entreprises et ETI doivent également en émettre. Les PME et micro-entreprises devront à leur tour émettre leurs factures sous ce format à compter du 1er septembre 2027. 8

1. Vérifiez que vous pouvez recevoir vos factures C’est obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. TPE, PME et micro-entrepreneurs sont donc déjà concernés. À faire : identifiez la solution qui vous permet de recevoir vos factures électroniques et vérifiez qu’elle est opérationnelle.

2. Identifiez votre plateforme Les factures électroniques transitent par des plateformes agréées, chargées notamment de garantir leur conformité, leur bon adressage et la sécurité des échanges. À faire : vérifiez quelle plateforme est utilisée par votre entreprise et si vos logiciels de facturation ou de comptabilité sont compatibles.

3. Repérez votre date d’obligation d’émission Vous êtes une grande entreprise ou une ETI ? Vous devez émettre vos factures électroniquement depuis le 1er septembre 2026. Vous êtes une PME ou une micro-entreprise ? Vous devrez le faire à partir du 1er septembre 2027. À faire : n’attendez pas l’échéance. Testez votre organisation et vos outils en amont.

4. Vérifiez si vous êtes concerné par le e-reporting Certaines opérations qui n’entrent pas dans le champ de la facturation électronique, notamment des prestations réalisées auprès de particuliers, nécessitent la transmission de données de transaction et de paiement à l’administration fiscale. À faire : identifiez avec votre comptable ou votre prestataire les opérations concernées et la manière dont les données seront transmises.


En clair

L’éco en mouvement

Code NAF © shutterstock

Ce qui change en 2027

Au 1er janvier 2027, une nouvelle version de la Nomenclature d’Activités Française (NAF) entrera en vigueur. Une évolution réglementaire qui concerne toutes les structures et qu’il convient d’anticiper. Toute entreprise, lors de son immatriculation, se voit attribuer par l’Insee un code APE (Activité Principale Exercée) à cinq caractères, afin d’identifier son activité principale. Ce code spécifique est issu de la Nomenclature d’Activités Française dont la dernière révision remonte à 2008. Depuis cette date, le paysage économique a évolué : de nouveaux services et secteurs d’activité sont apparus, notamment dans la transition énergétique et le numérique. C’est donc pour mieux refléter ces mutations économiques et pour harmoniser les classifications françaises avec les nomenclatures européennes et internationales, qu’une nouvelle NAF entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2027. Cette évolution concernera toutes les entreprises, professions libérales, associations et organismes publics. Néanmoins, seules environ 3 % d’entre elles verront réellement leur code modifié, selon les estimations du gouvernement. Que doivent faire les chefs d’entreprise ? Avant toute chose, consulter leur nouveau code APE sur le site sirene.gouv.fr pour vérifier que le code correspond bien à leur activité. Si ce n’est pas le cas, remplir un formulaire sur ce même site pour demander une correction. Dès le 1er janvier 2027, ils devront modifier leurs tampons et les en-têtes de leurs devis, factures et autres documents afin de se mettre à jour. C’est tout ! L’Insee se charge de communiquer ces nouveaux codes aux impôts et à l’Urssaf. L’importance de la vérification Au-delà de son rôle d’identification statistique et administrative, le code APE peut avoir des conséquences très concrètes pour l’entreprise. Il peut notamment entrer en ligne de compte dans la détermination de la convention

collective applicable, le calcul de certaines cotisations sociales, comme celles liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, ou encore l’attribution de dispositifs d’aide réservés à certains secteurs. Un code APE inadapté à l’activité risque de bloquer les démarches administratives, de compliquer les relations avec les organismes sociaux ou encore de créer des anomalies juridiques. D’où l’importance, pour l’entreprise, de vérifier régulièrement que son code APE reste en adéquation avec son activité principale.

Comment agir avant le 1er janvier 2027 ÉTAPE 1 - Consultez votre futur code APE L’Insee met à disposition une double codification pour chaque entité dotée d’un numéro Siren. Rendez-vous sur sirene.gouv.fr et renseignez votre numéro Siren pour découvrir le code APE qui vous sera attribué le 1er janvier 2027. ÉTAPE 2 - Analysez si le code correspond à votre activité réelle Comparez le code proposé avec votre activité principale. L’Insee met à disposition des notes explicatives pour vous aider. ÉTAPE 3 - Demandez une correction Un formulaire simplifié en ligne est disponible sur sirene.gouv.fr pour demander une expertise de votre nouveau code APE. Agissez tôt !

9


L’éco en mouvement

À suivre

Pierre Manuel, président de SIFAM

SIFAM © DR

Toujours un tour d’avance

Sans être motard, Pierre Manuel a fait de SIFAM l’un des acteurs majeurs de la distribution de pièces et accessoires deux roues. Sa recette : anticiper, investir et faire de la logistique une force. « Je ne suis ni motard, ni motociste, ni motoriste. » La formule surprend dans la bouche de Pierre Manuel. Pourtant, à 77 ans, il dirige SIFAM, l’un des principaux distributeurs français de pièces, accessoires et équipements pour la moto. Une entreprise familiale qui réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires et expédie plus de 1 200 colis chaque jour vers plus de 6 200 clients à travers l’Europe. Alors pourquoi la moto ? « Mon métier de base, c’est études de marché et faisabilité. » Avant SIFAM, Pierre Manuel passe quatorze ans chez Fagor et travaille dans différents univers industriels, jusqu’au développement de kit chaînes pour vélos, kartings et motos. Il repère alors une opportunité : « Il y avait un créneau, il y avait un marché intéressant à prendre. » SIFAM naît en 1994, non d’une passion pour le deux-roues, mais d’une analyse du marché. Et surtout d’une idée : faire du service la différence. À l’époque, les fournisseurs livrent en quatre, cinq ou six jours. Pierre Manuel impose une autre cadence : une commande passée jusqu’à 17 10

heures doit pouvoir être livrée le lendemain. Plus de trente ans après, cette promesse reste au cœur du modèle. SIFAM s’appuie aujourd’hui sur 10 millions d’euros de stock et affiche 93 % de disponibilité par rapport à la demande. Toujours optimiser Logistique, digitalisation, automatisation : l’entreprise n’a depuis cessé d’optimiser son organisation. « Il faut toujours réfléchir à ce qu’on doit faire demain et non pas s’asseoir sur ce que l’on fait aujourd’hui. » En 2027, SIFAM investira ainsi 2,5 millions d’euros dans un Gridstore, unité de stockage de 11 000 bacs piloté par 14 robots, avec une capacité pouvant à terme atteindre 40 000 bacs. Une puissance logistique qui accompagne aussi le développement des produits maison. Casques, vêtements, gants, bagagerie, batteries, kits chaînes… SIFAM conçoit ses gammes à partir des besoins du marché avant de les faire fabriquer selon ses propres cahiers des charges, avec un positionnement clair : une qualité comparable aux marques à un prix inférieur.

Investir pour durer Le prochain objectif est déjà fixé : devenir le premier distributeur français du secteur et se diversifier, à l’horizon 2028, dans le vélo et l’automobile. Le futur Gridstore pourrait également permettre à SIFAM de proposer ses capacités logistiques à des revendeurs en ligne. Cette volonté d’avancer repose sur un modèle familial. SIFAM appartient à Pierre Manuel et à ses deux fils, sans actionnaire extérieur. Les résultats sont réinjectés dans l’entreprise : « Je réinvestis, je réinvestis, je réinvestis pour que la société soit pérenne. » Mais pour Pierre Manuel, la richesse de SIFAM ne se mesure pas seulement en stocks, en robots ou en chiffre d’affaires. Elle est aussi humaine. Ici, l’expérience compte autant que les diplômes et l’évolution interne est privilégiée : son directeur technique a commencé comme magasinier. « J’attache beaucoup d’importance à mes collaborateurs, au bien-être de mes collaborateurs. » Une philosophie qu’il résume d’une formule : « Rien ne m’appartient, tout appartient aux gens qui travaillent dans la société. »


À suivre

L’éco en mouvement

Pierre Guiliano, direcrteur général de la Mesta

Peu connue des Azuréens, La Mesta, spécialisée dans la chimie fine de synthèse, mise sur l’innovation et l’environnement pour poursuivre sa dynamique de croissance.

La Mesta © DR

Chimie fine de haute volée À proximité des berges de l’Estéron, sur les terres de Gilette, La Mesta fabrique plus de 300 tonnes de molécules chimiques complexes à façon ou en propre par an : des principes actifs le plus souvent, pour le secteur des arômes et parfums, de la cosmétique et de l’industrie pharmaceutique. Parmi eux, des exhausteurs de saveurs, des fixateurs de parfums ou encore des médicaments. A l’instar du Propofol, un des deux produits anesthésiques les plus utilisés dans le monde dont le risque de pénurie avait provoqué quelques sueurs froides lors de la crise du Covid. Lancée en 2022, la production approchera les 20 tonnes l’an prochain et placera la PMI azuréenne, qui reste encore peu connue sur la Côte d’Azur, au rang de deuxième fabricant mondial. Une progression à l’export de 51 % Il faut dire que l’entreprise, née en 1971 et spécialisée dans la chimie fine de synthèse, s’est fait un nom depuis une dizaine d’années sur des projets complexes, à forte utilité sociétale et irréprochables sur le plan environnemental. Un positionnement vertueux, faisant appel à des niches technologiques spéci-

fiques comme la miniaturisation, le flux en continu ou la haute pression, qui lui a permis de sortir par le haut de la concurrence asiatique particulièrement mortifère qui plombe le secteur depuis les années 2000. La Mesta a ainsi clôturé l’exercice 2025 avec un chiffre d’affaires de

Ces quatre dernières anées nous avons investi 15 M€ dans l’usine.

33 M€, dont 87 % réalisés à l’export, en progression de 51 % par rapport à celui de 2019. L’effectif a suivi la même trajectoire ascendante pour s’établir à une centaine de personnes. Logement pour les collaborateurs « Ces quatre dernières années, nous avons investi 15 M€ dans l’usine. Et selon trois piliers que sont la rénovation du site, l’implantation de technologies innovantes et

l’amélioration des conditions de travail », relève Pierre Guiliano, son directeur général, qui entend poursuivre cette montée en gamme. Si l’usine, classée Seveso, a réduit drastiquement sa consommation en eau, passée de 215 à 25 l d’eau consommée par kg de produit en six ans, il s’agit désormais d’aller plus loin en s’attaquant à la station d’épuration du site. « Nous prévoyons de la faire basculer en circuit fermé, ce qui nous permettra de réduire encore de deux tiers notre consommation d’eau et nos rejets à partir de 2027. » Plus d’1 M€ y sera consacré. Même volonté de réduire la consommation de matières premières, et donc les déchets qui en résultent. Quant à la question des compétences, en tension sur ce secteur comme dans tant d’autres, La Mesta s’en empare en actionnant le levier du logement pour actifs. L’entreprise vient d’acquérir une villa proche de son site qu’elle transforme en trois logements de 50 m² pour héberger ses nouveaux collaborateurs, notamment pendant leur période d’essai. « Ce sont aujourd’hui des incontournables auxquels l’entreprise ne peut se soustraire si elle veut être encore là dans dix ans. » 11


Grand a Grand angle

Intelligence artificielle : Une opportunité pour votre commerce

L’IA est déjà là, et elle devient accessible à tous les commerces. L’enjeu n’est pas d’adopter la technologie pour la technologie, mais de savoir où elle peut réellement faire gagner du temps, améliorer la performance et créer de la valeur. Mode d’emploi d’une opportunité à saisir.

12


angle

Grand angle

L

’IA ? Pour un commerçant, la question n’est déjà plus vraiment de savoir ce qu’elle est, mais ce qu’elle peut faire pour lui. Et la réponse tient parfois dans des tâches très quotidiennes : répondre instantanément aux questions récurrentes d’un client, rédiger une publication pour Instagram, prévoir les ventes d’un produit avant un pic saisonnier ou préparer une réponse à un avis déposé en ligne. Son adoption s’accélère. Fin 2025, 55 % des TPE-PME françaises déclaraient utiliser une IA générative, contre 31 % un an auparavant et 15 % en 2023. Parmi elles, 72 % l’utilisent pour générer des contenus écrits et 67 % pour rechercher ou analyser des données et des informations. Une autre mesure, plus large puisqu’elle porte sur différentes solutions d’IA, montrait déjà en 2025 que 26 % des TPE-PME utilisaient l’intelligence artificielle, soit deux fois plus qu’un an auparavant. Pour le commerce, l’enjeu est moins de multiplier les outils que de trouver le bon usage au bon endroit. Le Conseil national du commerce identifie ainsi huit applications directement opérationnelles : service client, création de contenus, recommandations personnalisées, gestion des stocks, tarification, traitement des avis clients, aide au choix de la taille et essayage virtuel, ou encore génération de fiches produits et optimisation du référencement. Derrière chacune se trouvent des bénéfices très concrets : gagner du temps, améliorer l’expérience client, mieux exploiter ses données et prendre des décisions plus éclairées. Anticiper les ventes permet par exemple de limiter ruptures et surstocks et de mieux piloter ses achats. Un chatbot peut absorber les demandes récurrentes 24h/24 et libérer du temps pour les échanges qui nécessitent réellement l’intervention d’une personne. C’est cette IA du quotidien que nous avons choisi d’explorer dans ce dossier, à travers quatre cas d’usage particulièrement accessibles aux commerçants : service client, communication, gestion des stocks et avis clients. Avec une même logique : partir d’un problème concret, regarder ce que l’IA peut réellement apporter et identifier les outils pour passer à l’action. Car l’opportunité est bien là : utiliser l’IA pour travailler mieux.

13

© shutterstock

Sources : Guide « Adoption de l’IA – Fiches pratiques à destination des commerçants », Conseil national du commerce ; Bpifrance Le Lab ; Baromètre France Num 2025.


© shutterstock

Grand angle

IA : quatre usages pour gagner du temps Service client, communication, gestion des stocks et avis clients : quatre domaines où elle peut simplifier le quotidien et libérer du temps.

1. COMMUNICATION

2. SERVICE CLIENT

Des publications sans y passer ses soirées

L’IA répond pendant que vous êtes en boutique

Trouver une idée de post Instagram, rédiger une newsletter, présenter une nouvelle collection, écrire un descriptif produit… Pour un commerçant sans service communication, alimenter régulièrement ses supports numériques peut vite devenir chronophage. L’IA générative permet de produire une première version d’un texte, mais aussi des images, des vidéos ou des publications adaptées à l’activité. Elle peut même s’appuyer sur un catalogue de produits pour décliner des contenus.

Un client veut connaître vos horaires. Un autre cherche le statut de sa commande. Un troisième demande si un produit est disponible. Autant de questions simples qui prennent pourtant du temps lorsqu’elles se répètent toute la journée. L’IA peut prendre le relais.

Comment démarrer ? Définissez d’abord quelques règles : à qui parlez-vous ? Avec quel ton ? Sur quels sujets ? À quelle fréquence ? Préparez ensuite deux ou trois modèles : un post annonçant un nouveau produit, une promotion, un conseil client… Vous pourrez demander à l’IA de les décliner chaque semaine. Le commerçant garde la main : il relit, personnalise et valide avant publication. L’intérêt est immédiat : produire plus régulièrement sans passer des heures devant son écran, professionnaliser sa présence numérique et consacrer davantage de temps au magasin et aux clients. Le guide identifie notamment des gains de temps, une communication plus régulière et une meilleure visibilité en ligne. 14

Un chatbot ou un agent conversationnel installé sur un site, une messagerie ou certains réseaux sociaux peut répondre automatiquement aux demandes les plus courantes, assurer le suivi d’une commande ou orienter le client vers le bon interlocuteur. L’objectif n’est pas de remplacer le vendeur, mais de lui éviter de répondre vingt fois à la même question. Comment démarrer ? Commencez par recenser les cinq ou dix questions qui reviennent le plus souvent. Constituez ensuite une base simple avec vos horaires, conditions de livraison, informations produits ou FAQ, puis choisissez un outil compatible avec votre site, votre messagerie ou votre plateforme e-commerce. Il faudra ensuite observer les questions auxquelles l’IA répond correctement et enrichir progressivement sa base de connaissances. Le bénéfice ? Des réponses plus rapides, une assistance disponible en permanence et surtout davantage de temps pour que les équipes se consacrent aux demandes complexes et au conseil.


Grand angle

3. STOCKS

Anticiper plutôt que subir Trop commander immobilise de la trésorerie. Pas assez, c’est prendre le risque de perdre une vente. Entre les deux, le commerçant doit continuellement anticiper. C’est précisément un domaine où l’IA peut apporter une aide concrète. En analysant l’historique des ventes, les variations saisonnières, les promotions ou les tendances de consommation, des outils prédictifs peuvent estimer la demande future et recommander les quantités à commander. Certains prennent également en compte les délais fournisseurs et les coûts de stockage. Comment démarrer ? Pas besoin de transformer toute son organisation. Sélectionnez une famille de produits, récupérez l’historique des ventes et testez les prévisions de l’outil. Certains logiciels de caisse ou ERP proposent déjà des fonctions de ce type. Suivez ensuite trois indicateurs simples : ruptures, rotation du stock et valeur du stock immobilisé. © shutterstock

Le but est très concret : avoir le bon produit, au bon moment et dans la bonne quantité. À la clé : moins de ruptures et de surstocks, un meilleur pilotage des achats et moins de temps consacré aux réapprovisionnements.

GARDEZ LA MAIN ! Utiliser l’IA pour répondre à ses clients, créer des contenus, gérer ses stocks ou traiter des avis ne dispense pas le commerçant de ses responsabilités. La règle à retenir est simple : l’IA assiste, mais c’est toujours l’entreprise qui reste responsable de ce qu’elle collecte, produit, recommande ou publie. 1. COMMUNICATION - Relisez avant de publier Texte, image, newsletter, post sur les réseaux sociaux : l’IA peut accélérer la création, mais vous restez responsable du contenu diffusé. Vérifiez les informations, évitez les contenus susceptibles de reproduire une œuvre protégée et gardez une validation humaine avant publication. Si les contenus sont personnalisés à partir de données clients, leur utilisation doit également respecter les règles de protection des données.

2. SERVICE CLIENT - Dites que c’est une IA Un chatbot peut répondre 24h/24, mais le client doit savoir qu’il dialogue avec une intelligence artificielle. Limitez les informations collectées au strict nécessaire, sécurisez-les et vérifiez les garanties offertes par votre prestataire, notamment en matière d’hébergement et de sous-traitance. Si les données recueillies servent ensuite à d’autres usages, notamment marketing, des règles spécifiques peuvent s’appliquer.

3. STOCKS - L’algorithme conseille, vous décidez Prévoir une rupture ou automatiser un réassort suppose d’utiliser des historiques de ventes et de commandes, parfois complétés par des données clients. Ces informations doivent être sécurisées. Surtout, ne considérez pas une prévision comme une certitude : une erreur de l’algorithme peut provoquer surstock ou rupture. Gardez donc un contrôle humain sur les décisions importantes.

4. AVIS CLIENTS - Pas de pilote automatique L’IA peut analyser des centaines d’avis et préparer les réponses. Mais pas question de fabriquer de faux avis ou de laisser la machine répondre sans contrôle. Les clients doivent être informés lorsque leurs avis font l’objet d’une analyse automatisée ; les données personnelles doivent être protégées ; et la réponse finale engage le commerçant. Le bon réflexe : l’IA propose, vous relisez, vous validez.

15


Grand angle

© shutterstock

L’IA, mode d’emploi

4. AVIS CLIENTS - Ne laissez plus un commentaire sans réponse Un avis Google positif mérite un merci. Un commentaire négatif réclame une réponse rapide et personnalisée. Mais lorsque les avis s’accumulent sur plusieurs plateformes, leur gestion devient vite une tâche supplémentaire. L’IA peut jouer ici un double rôle : analyser et rédiger. Elle rassemble les commentaires, repère les sujets qui reviennent et propose une réponse adaptée. Un commerçant peut lui préciser son style : tutoiement ou vou-

Réalisé dans le cadre du Conseil national du commerce, le guide « Adoption de l’IA » a été conçu pour accompagner les commerçants dans l’appropriation de ces nouveaux outils. Son objectif : leur permettre d’identifier les opportunités de l’IA pour gagner en efficacité, améliorer l’expérience client et mieux piloter leur activité, tout en maîtrisant les précautions liées à son utilisation.

voiement, ton chaleureux ou formel, réponses courtes ou développées. Il peut également lui fournir des informations de contexte afin d’améliorer les propositions. La bonne méthode reste simple : l’IA propose, le commerçant valide. Quelques secondes suffisent alors pour personnaliser la réponse avant de la publier. Au-delà du gain de temps, l’analyse globale des commentaires peut aussi faire apparaître un problème récurrent de livraison, d’accueil ou de produit. L’avis client devient alors un outil de pilotage. Le guide relève également un impact potentiel sur la visibilité locale et indique que les solutions étudiées peuvent contribuer à une amélioration de la note moyenne.

LES OUTILS QU’IL VOUS FAUT Pourquoi cette sélection ? Les solutions présentées font partie des 33 lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt lancé en 2025 par le Conseil national du commerce pour identifier des outils d’IA adaptés aux besoins des commerçants. 1. CRÉER DU CONTENU Outils : ARTCARE • LabSense • YZR • ALGOCAT Produire plus rapidement textes, visuels, descriptions et contenus pour supports numériques. 1. AMÉLIORER LE SUPPORT CLIENT 2utils : Cleed.ai • iAdvize • Klark • Callifly • Contentsquare • Gravite Répondre aux questions récurrentes, orienter les clients, automatiser une partie du support et fluidifier le parcours client. 16

3. OPTIMISER LA GESTION DES STOCKS Outils : OKULAR logistics • PricingHUB • Smartway • Retail Reload Anticiper la demande, limiter les ruptures et surstocks et mieux piloter les réapprovisionnements. 4. ANALYSER ET RÉPONDRE AUX AVIS CLIENTS Outils : Cleed.ai • Gravite Centraliser les avis, détecter les sujets récurrents et préparer des réponses adaptées.


Pilotez facilement et rapidement vos factures. Pour tous les clients professionnels, une offre de gestion de factures : - avec un premier niveau de service gratuit ; (1) - accessible via votre espace client ; - pour émettre et recevoir des factures électroniques conformes ; - pour automatiser et optimiser votre trésorerie.

Document à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle. (1) Le service Gestion de factures comporte 5 niveaux de service avec une tarification associée. Le premier niveau de service « Découverte » est gratuit (hors coût du fournisseur d’accès à internet). Voir conditions du service Gestion de factures dans les conditions générales de banque à distance et les brochures tarifaires des clientèles professionnelles sur www.caisse-epargne.fr ou en agence. Caisse d’Epargne et de Prévoyance Côte d’Azur, société anonyme coopérative à directoire et conseil d’orientation et de surveillance, régie par les articles L.512-85 et suivants du Code monétaire et financier – Capital social 515.033.520 euros – 455, promenade des Anglais, 06200 Nice– 384 402 871 RCS NICE – Intermédiaire d’assurance, immatriculé à l’ORIAS sous le n° 07 002 199. Titulaire de la carte professionnelle Transactions sur immeubles et fonds de commerce, sans perception d’effets ou valeurs, n° CPI 0605 2017 000 019 152 délivrée par la CCI Nice-Côte d’Azur, garantie par la Compagnie Européenne de Garanties et Cautions, 59, avenue Pierre Mendès France 75013 Paris. Identifiant unique REP Emballages Ménagers et Papiers n° FR232581_01QHNQ (BPCE – SIRET 493 455 042) - ALTMANN + PARTNERS.

17


Sur le terrain

En action

Port de Saint-Laurent-du-Var : dans le projet de transformation, le quai la Pérouse devient un nouvel axe de promenade.

Port de Saint-Laurent-du-Var et Vieux-Port de Golfe-Juan La CCI Nice Côte d’Azur engage deux grands chantiers

18

Vieux-Port de Golfe-Juan : à l’issue de la première phase des travaux,le quai Tabarly accueillera un parcours piéton paysager.


En action

Sur le terrain

Dès l’automne 2026, les premiers travaux vont concrétiser deux projets d’envergure, avec une même ambition : moderniser les ports, améliorer leur intégration dans la ville et répondre aux nouveaux enjeux environnementaux et aux usages de demain.

F

aire du port une véritable promenade littorale. C’est l’ambition qui guide le vaste programme de travaux du port de SaintLaurent-du-Var, dont la gestion a été confiée à la CCI Nice Côte d’Azur dans le cadre d’une délégation de service public de 20 ans commencée le 1er janvier 2026. Aujourd’hui, la présence importante de la voiture et le stationnement limitent les vues sur le plan d’eau et réduisent par endroits l’espace disponible pour les piétons. Un constat partagé par Benjamin Michel, architecte : « L’idée, c’était vraiment de rétablir ce rapport à la mer, au port et aux bateaux. »

© Atelier Roudil - Air Studio

© Agence APS

Promenade sur La Pérouse Au cœur de cette transformation : le quai La Pérouse, appelé à devenir un nouvel axe de promenade. Le stationnement longitudinal disparaîtra au profit des piétons et des mobilités douces. « Ça devient véritablement un espace piétonnier, un espace urbain pour les piétons, ouvert sur le plan d’eau », résume Benjamin Michel. Le quai sera aménagé en zone de rencontre, avec une circulation limitée à 20 km/h, un cheminement piéton continu et une piste cyclable à double sens. Cette reconquête de l’espace s’accompagnera d’une profonde transformation paysagère. « Une fois qu’on récupère des emprises, cela nous permet de planter davantage et de restituer les espaces davantage aux modes doux », explique Marion Durczak, directrice associée de l’Agence APS, qui décrit la future promenade portuaire comme « un jardin linéaire ». Végétation méditerranéenne dense, pergolas végétalisées et espaces de détente doivent apporter ombre et fraîcheur tout en préservant les perspectives sur le port. L’enjeu environnemental se joue aussi sous la promenade. Fosses de plantation continues, récupération des eaux pluviales et choix

d’essences adaptées au bord de mer doivent permettre de créer de véritables îlots de fraîcheur. « Si on veut avoir demain des canopées rafraîchissantes et une biodiversité, il faut faire tout ce travail en soussol », souligne Marion Durczak. Un port entièrement repensé Mais la transformation va bien au-delà du quai La Pérouse. Reconfiguration des entrées, aire de carénage, création d’un Belvédère associant parking et espace de convivialité, parking enterré, relocalisation de la Maison des plaisanciers, réhabilitation de la capitainerie, modernisation de la station d’avitaillement : c’est l’ensemble du fonctionnement du port qui est repensé. Le plan d’eau, les mouillages, les réseaux et plusieurs ouvrages maritimes seront également modernisés. Les travaux seront organisés par phases afin de préserver au maximum l’activité portuaire et commerciale. « Le chantier s’arrête l’été et on va travailler par phases », précise Benjamin Michel. Une première étape est programmée de novembre 2026 à août 2027, avant la poursuite progressive de la transformation du port. À Golfe-Juan, un autre chantier entre dans le concret À quelques kilomètres de là, un autre port géré par la CCI Nice Côte d’Azur s’apprête lui aussi à changer de visage. Après l’obtention de la concession 2024, la transformation du Vieux-Port de Golfe-Juan entre désormais dans sa phase opérationnelle dès octobre 2026. Un chantier organisé sur deux hivers, avec une ligne directrice : moderniser le port sans effacer son identité, préserver son authenticité et ses racines tout en l’adaptant aux nouveaux usages et aux enjeux environnementaux, économiques et technologiques. Le projet représentera près de 19

millions d’euros d’investissements au cours des 23 prochaines années. D’octobre 2026 à mai 2027, c’est d’abord le quai Tabarly qui va changer de visage. Aujourd’hui en retrait par rapport à la rue et parfois difficile d’accès, il sera élargi de trois mètres sur le plan d’eau. Un long gradin paysager reliera plus naturellement la route des Frères Roustan au quai et accompagnera la promenade. On pourra s’y asseoir, se retrouver ou profiter de la vue sur le port. À proximité des restaurants, il permettra aussi d’étendre les terrasses. Une rampe facilitera le cheminement des personnes à mobilité réduite. Au bout du quai, l’actuelle aire de carénage Est disparaîtra au profit d’un vaste espace arboré et ombragé. Préserver l’âme du Vieux-Port Transformer le Vieux-Port, c’est aussi préserver ce qui fait son identité. Le banc des pêcheurs, véritable repère au cœur du site, sera démoli puis reconstruit sur 49 m². Plus vaste et plus fonctionnel, il bénéficiera d’un espace d’étalage modernisé ouvert vers la placette Napoléon, la place du port et le quai Tabarly. Une façon de maintenir la pêche locale au centre de la vie portuaire et de valoriser ce savoir-faire historique de Vallauris Golfe-Juan. L’activité de carénage sera déplacée sur le site de l’ancienne station d’épuration, plus éloigné de la ville. La nouvelle aire accueillera une dizaine de postes pour des bateaux pouvant atteindre 12 mètres selon leur tonnage. Enfin, cette première phase donnera une place importante à l’énergie renouvelable. Sur le quai Sud, 730 m² de panneaux photovoltaïques seront installés et feront également office d’ombrières pour les véhicules. Leur production, estimée à 200 000 kWh par an, permettra de couvrir près de 20 % de la consommation électrique du port. 19


Sur le terrain

En action

Pimian © FEVRIERCARRE

Redonner du terrain à l’industrie

La signature de la promesse de vente entre l’EPF PACA et la CCI Nice Côte d’Azur marque une nouvelle étape pour Pimian. À Contes, l’ancienne friche Lafarge doit accueillir 35 000 m² de locaux et offrir de nouvelles perspectives à l’industrie des Paillons. Une nouvelle page s’ouvre pour un site intimement lié à l’histoire industrielle de la vallée des Paillons. La fermeture de la cimenterie fin 2021, après plus d’un siècle d’activité, avait constitué un véritable choc pour le territoire. Elle avait entraîné la disparition de 64 emplois directs et affecté plus de 30 entreprises de maintenance et de transport, représentant environ 200 emplois. « La volonté de la commune et de la Communauté de communes a été de conserver cette zone à vocation industrielle et de faire un projet d’intérêt général autour de l’industrie », souligne Fabienne Gastaud, Vice-Présidente CCI Nice Côte d’Azur Industrie, Énergie et Environnement. Du foncier pour l’industrie Car l’enjeu dépasse largement la seule reconversion de la friche. Dans les Alpes-Maritimes, trouver de l’espace pour produire, agrandir une usine ou implanter une nouvelle activité relève souvent du défi. « À peu près 1 % du foncier des Alpes-Maritimes est consacré à l’activité industrielle. Autant dire rien du tout », rappelle Fabienne Gastaud. Selon les études citées 20

par la CCI, il manquerait environ 250 000 m² de locaux d’activités pour satisfaire les besoins de développement des TPE PME du dépar tement. Dans ce contexte, les 35 000 m² programmés à Pimian prennent une dimension stratégique. Ils permettront à la fois de préserver la vocation productive de ce foncier et d’offrir de nouvelles capacités de développement aux entreprises. Priorité aux Paillons Le projet prévoit notamment 30 000 m² pour la petite industrie, 5 000 m² pour l’artisanat. La priorité sera donnée à la petite industrie manufacturière, sans activité logistique afin de limiter les flux routiers. Un choix cohérent avec l’identité économique des Paillons, où la petite industrie manufacturière représente 12 % des entreprises. « L’idée est de rester cohérent avec le tissu industriel et la main-d’œuvre présents dans les Paillons », explique Myriam Prieur, directrice Développement de la CCI Nice Côte d’Azur. Le besoin est déjà bien réel : environ 70 entreprises de la vallée ont manifesté leur intérêt pour disposer de nouveaux locaux afin de poursuivre

leur développement. Elles seront prioritaires, même si la CCI travaille également avec risingSUD pour attirer de nouvelles implantations. 200 à 300 emplois à terme À terme, les études évaluent entre 200 et 300 le nombre d’emplois susceptibles d’être accueillis sur le site, contre 60 à 70 salariés employés auparavant directement par Lafarge. Cette nouvelle zone d’activités intégrera également les enjeux environnementaux : gestion raisonnée de l’eau avec trois bassins de rétention, renaturation des espaces, végétalisation de certaines toitures et installation de panneaux photovoltaïques. Après la phase d’études réglementaires, environnementales et d’aménagement, les premières démolitions sont programmées à partir de septembre 2028. Les travaux d’aménagement doivent débuter en janvier 2029 pour une livraison complète à l’horizon 2032. À la place d’une industrie unique, Pimian doit ainsi faire émerger un écosystème de PME et d’artisans capable de produire, de se développer et de créer de l’emploi au cœur de la vallée des Paillons.


En action

Sur le terrain

DéCCIdeuses Des nouveaux projets prennent leur élan Alimentation locale, commerce de proximité et mode indépendante : trois entrepreneuses, trois univers et une même envie de faire grandir leur projet. BeVeggie - Marina Di Giorgio et Aurélien Ventugol

All In Connect - Céline Musin et Jessica Deffeuillier

Ancienne hôtesse de l’air, Marina Di Giorgio s’est tournée vers l’entrepreneuriat après le Covid, avec une conviction : favoriser une alimentation plus locale et autonome pour les générations futures. Avec son mari Aurélien Ventugol, elle développe BeVeggie, une application destinée aux collectivités et à leurs habitants. Le principe : mettre en relation ceux qui disposent d’un terrain, d’outils ou d’un savoir-faire avec ceux qui souhaitent cultiver et produire localement. Jardins privés comme jardins partagés peuvent ainsi devenir des espaces d’échange et de production. L’application doit permettre de rendre visibles toutes ces ressources disponibles à proximité.

Céline Musin, ex-footballeuse puis entrepreneuse dans le sport a imaginé All In Connect pour aider les indépendants à gagner en visibilité localement. Rejointe en 2024 par Jessica Deffeuillier, issue du management, elle a fait évoluer le concept vers une application ouverte à tous les professionnels de proximité. Commerces, artisans ou prestataires disposent d’une vitrine et peuvent informer directement les habitants de leurs promotions, événements et actualités grâce à des notifications géolocalisées. Lancée officiellement en avril, l’application revendique déjà une centaine de professionnels référencés et près de 2 000 utilisateurs, principalement dans les Alpes-Maritimes.

Corner 22 - Morgane Helfer Morgane Helfer nourrit depuis toujours une passion pour la mode et le travail des créateurs. Avec Corner 22, elle veut mettre ses compétences au service des marques indépendantes. Son projet prend la forme d’une marketplace premium dédiée à des créateurs de mode sélectionnés pour la qualité de leur travail. L’ambition : leur offrir davantage de visibilité et un canal de vente, mais aussi des données permettant de mieux comprendre leur activité et d’optimiser leurs performances commerciales. Une manière également d’aider les consommateurs à identifier plus facilement des marques indépendantes et qualitatives dans une offre devenue pléthorique.

Formation

à la reprise d’entreprise

Passez de l’idée au projet concret ! La CCI Nice Côte d’Azur vous accompagne avec une formation complète pour acquérir les méthodes et outils indispensables à la réussite de votre projet. En 5 jours , vous apprenez à :

Rechercher une entreprise cible et évaluer sa valeur

Réaliser un diagnostic d’entreprise

Négocier avec le cédant

Maîtriser les étapes juridiques de la transaction

Construire un projet rentable et finançable

Prochaine session : du 3 au 9 décembre Inscription et informations 04 93 13 73 00 | cessionreprise@cote-azur.cci.fr 21


Sur le terrain

En action

Agenda

20-21 octobre 10 novembre FORMATION

SALON

Maîtrisez les formalités et régimes douaniers > À distance > Inscription sur : cote-azur.cci.fr

Business Transfer Forum > CCI Nice Côte d’Azur > Inscription sur : cote-azur.cci.fr

13 novembre

16-17 novembre 17 novembre

Pitch Financement > CCI Nice Côte d’Azur > Inscription sur : cote-azur.cci.fr

Adaptez Incoterms® et stratégies à l’international > À distance > Inscription sur : cote-azur.cci.fr

24 novembre

03-04 décembre

CRÉATION D’ENTREPRISE

FORMATION

Rencontres de la création d’entreprise > CCI Nice Côte d’Azur > Inscription sur : cote-azur.cci.fr

IA : booster la performance commerciale et marketing TPE/PME > CCI Nice Côte d’Azur > Inscription sur : cote-azur.cci.fr

PITCH

FORMATION

SALON

Forum Franchise Région Sud > Pasino Grand Partouche à Aix-en-Provence > Inscription sur : forum-franchise.fr/nice

Agenda CCI Retrouvez l’agenda complet sur le site cote-azur.cci.fr

LA NUIT

DE L’ORIENTATION Vendredi 27 novembre - 17h-22h - Campus Sud des Métiers, Nice

Entreprises, venez présenter votre métier et créer des vocations ! La Nuit de l’Orientation donne aux jeunes la possibilité de consacrer une soirée à leur orientation, avec l’appui de professionnels pour les aider dans leurs questionnements ! INSCRIVEZ-VOUS sur l’espace dédié en tant que professionnel ou partenaire la-nuit-de-lorientation-06.fr

22


En action

Sur le terrain

Salons : deux rendez-vous à ne pas manquer IBT 2026 17/11 - Allianz Riviera - Nice Le rendez-vous pour les acteurs des filières de l’Industrie, du Bâtiment et de la Technologie, vous propose : - un lieu de rassemblement de tout l’écosystème industriel et du BTP - une vitrine des savoir-faire et des entreprises du territoire - des solutions concrètes face aux grands enjeux de demain - des rencontres BtoB pour élargir votre réseau et générer des nouvelles opportunités d’affaires

Franchise : Et les projets prennent forme…

- un démonstrateur des métiers de l’Industrie avec un parcours découverte des métiers du BTP Coorganisé par la CCI Nice Côte d’Azur, l’UIMM Côte d’Azur, la FBTP 06, PRODAROM et l’UPE06. Talent in Tech 2026 05/11 - Azur Arena - Antibes Le 1er salon de recrutement des métiers de la tech et du numérique est une opportunité pour : - les candidats. Ils bénéficient d’un accès privilégié aux offres d’emploi, stages et formations, tout en favorisant le réseautage direct avec les employeurs clés du secteur. - les entreprises, les organismes de formations et les écoles. Ils valorisent leur expertise, recrutent et prospectent des talents qualifiés. Les temps forts : - Tables rondes (Face à la montée de l’IA : quelles compétences pour rester dans la course ?/Femmes dans la tech : l’IA va-t-elle rebattre les cartes ?...) - Keynote Amadeus - Ateliers pratiques – sur le networking, le conseil en évolution et reconversion professionnel et recherche d’emploi. - Hackathon spécial Tourisme et IA.

© DR

- des sessions de pitch entreprises

Organisés par la CCI, les Rendez-vous de la Franchise inaugurent un nouveau format plus intimiste pour faciliter la création de projets. La première édition des Rendez-vous de la Franchise a réuni, le 28 septembre, au Casino Terrazur de Cagnes-sur-Mer, 14 enseignes ou groupes d’enseignes et 150 porteurs de projets préalablement inscrits. « Il s’agit de faire rencontrer des franchiseurs qui souhaitent se développer sur notre territoire avec de potentiels franchisés intéressés, via des rendez-vous d’affaires courts de 20 minutes, à l’image des speed datings », explique Jacques Kotler, vice-président délégué en charge du commerce de la CCI. Des rencontres ciblées Un format plus intimiste que les forums habituels, condensé en une demi-journée, où les échanges sont facilités et donc plus efficaces. C’est le constat tiré par Mickaël et Valentin Mendes, importateurs du réseau suédois Husse en France, spécialisé dans la nutrition animale. L’enseigne, dont le concept s’apparente à une animalerie à domicile, compte 135 franchisés et cherche à renouveler sa présence à Cannes et Nice, villes où le potentiel client est indéniable. « Le fait que les candidats soient préqualifiés est

un grand plus : ceux qui viennent nous voir sont des locaux qui savent généralement ce qu’ils veulent », avancent-ils entre deux rendez-vous. Un territoire à conquérir À la table voisine, Aline Garcia, chargée du développement du réseau Attila, dédié à la maintenance et à la réparation de toitures auprès des professionnels, attend son deuxième entretien, sur les six programmés. L’enseigne totalise 135 agences et entend se développer de Grasse à Menton. « Le potentiel de créations est important en région Paca et cet événement a le mérite de mettre en avant un modèle d’entrepreneuriat peu connu ou mal considéré, alors que le contexte est favorable. » Un modèle qui séduit, sans garantie « Le secteur de la franchise connaît une forte dynamique portée par de nouvelles tendances, confirme Stéphane Lenkic, de la Banque Populaire Méditerranée, partenaire de l’événement. Mais si le modèle apporte des garanties, il n’est toutefois pas gage de réussite. Tout dépend du porteur de projet et de son investissement. » 23


Sur le terrain

En action

Vous êtes dirigeant d’entreprise et vous cherchez des locaux à louer pour installer ou développer vos activités dès 2027 ? 4400 M² D’ATELIERS DIVISIBLES AVEC UN MINIMUM DE 490 M² 1900 M² DE BUREAUX DIVISIBLES AVEC UN MINIMUM DE 150 M²

Une localisation idéale à Mouans-Sartoux, au parc d’activités de l’Argile

Infrastructures modernes et espaces collaboratifs

Prenez rendez-vous pour plus d’informations

24

Argila accueille votre entreprise, quel que soit son secteur d’activité


Utile

Sur le terrain

ClimaDiag Expert Anticiper plutôt que subir Canicules, inondations, feux de forêt… Face aux aléas climatiques qui menacent directement l’entreprise, la CCI propose un diagnostic pour mesurer leurs vulnérabilités et surtout agir. Arrêt ou ralentissement de la production, bâtiments et stocks endommagés, difficultés d’approvisionnement, salariés exposés aux fortes chaleurs, exigences accrues des assureurs : pour les entreprises, les conséquences peuvent être lourdes. « Une grosse catastrophe peut entraîner un arrêt de la productivité ou au moins un ralentissement. Il faut anticiper le plus rapidement possible pour éviter que l’entreprise en arrive là », explique Ivan Roux, chef de projet Eau et Changement climatique à la CCI Nice Côte d’Azur. C’est précisément l’objectif de ClimaDiag Expert : permettre à chaque entreprise de connaître les risques auxquels elle est réellement exposée, selon sa localisation mais aussi son activité. Le diagnostic s’appuie sur la méthodologie ClimaDiag Entreprise de Météo France, avec le soutien de l’ADEME, et intègre des projections climatiques territorialisées aux horizons 2030, 2050 et 2100. Après l’analyse du site, des activités et des flux critiques, la CCI établit un scoring des risques, identifie leurs impacts sur l’activité et

Deccisio La data pour décider juste Implantation, prospection, recrutement, marché... Deccisio, service proposé par la CCI, transforme les données en analyses concrètes pour aider les entreprises à faire les bons choix. Se lancer sur un nouveau marché, choisir une implantation, investir, prospecter de nouveaux clients ou résoudre des difficultés de recrutement : pour une entreprise, certaines décisions peuvent peser lourd. Encore faut-il disposer des bonnes informations au bon moment. C’est tout l’objectif de Deccisio, l’offre du service Études & Data Intelligence de la CCI : transformer la donnée en réponses concrètes pour éclairer les choix stratégiques et passer à l’action. Concrètement, Deccisio croise expertise terrain, données économiques et territoriales, data science et intelligence artificielle. Une entreprise peut ainsi évaluer les opportunités d’un marché avant de s’y lancer, identifier les secteurs offrant le meilleur potentiel pour une implantation, mesurer l’impact d’un investissement, analyser ses problématiques de mobilité ou mieux comprendre les freins à son recrutement. Pour la

propose des actions prioritaires. Économies et réemploi de l’eau, prévention incendie, adaptation des horaires lors des fortes chaleurs, télétravail en cas de difficultés d’accès au site… les solutions sont concrètes et adaptées à l’entreprise. « Ce qu’on préconise, c’est vraiment d’anticiper avant que l’aléa soit présent », insiste Ivan Roux. Un suivi est réalisé six mois plus tard pour mesurer les avancées et ajuster les priorités. Entièrement financé par la CCI Nice Côte d’Azur, ClimaDiag Expert est sans frais pour l’entreprise.

Ivan Roux

Chef de projet eau et changement climatique ivan.roux@cote-azur.cci.fr 06 99 07 39 97

prospection, Data Prospect permet même d’identifier et de hiérarchiser les entreprises présentant le plus fort potentiel commercial. L’intérêt : adapter le niveau d’analyse à la décision à prendre, sans commander systématiquement une étude lourde. Les solutions Diag répondent à une problématique précise. Le Diag Flash, réalisé en une à quatre semaines, permet de valider une intuition, préparer un comité de décision ou objectiver rapidement un arbitrage. Pour une décision plus structurante, le Diag 360°, réalisé en quatre à huit semaines, élargit l’analyse aux dynamiques territoriales, aux risques, à l’attractivité ou encore aux scénarios prospectifs. Deccisio accompagne aussi les collectivités dans leurs enjeux territoriaux : dynamiques commerciales, mobilité, attractivité économique, aménagement et développement local - via des observatoires territoriaux et des diagnostics permettant d’objectiver la décision publique.

Emmanuelle Thominet

Responsable du service Études & Data emmanuelle.thominet@cote-azur.cci.fr 06 81 75 69 04

25


Sur le terrain

Utile

ECOTERR À vous de relever le défi anti-gaspi ! Dans le cadre du projet européen, Alpimed+ECOTERR, la CCI Nice Côte d’Azur accompagne les entreprises pour réduire et préserver les ressources. Après une première édition menée dans la Roya, le défi changera de vallée l’année prochaine. Si les challenges anti-gaspi sont légion, ils se cantonnent souvent à une seule thématique, généralement alimentaire. Dans le cadre du projet européen Alpimed+ ECOTERR*, la CCI a décidé d’élargir le spectre aux déchets, à l’eau, à l’énergie et aux éco-produits. L’objectif : sensibiliser et accompagner les entreprises de la Roya, territoire pilote de cette première édition, dans la mise en place et la diffusion de bonnes pratiques pour réduire les gaspillages et préserver les ressources. « Cela nous a semblé une évidence. Les sujets environnementaux sont au cœur de nos valeurs. C’est pourquoi nous avons pris à bras-le-corps les problématiques d’énergie, de recyclage, de circuit court et d’approvisionnement local dès la reprise de l’activité, en 2024 », témoigne Clotilde Chambon, gérante de Da Bruna Bazaar, à Tende. Cette droguerie moderne fait partie des dix entreprises de la vallée participantes au challenge, dont l’étape diagnostique s’est achevée cet été pour désormais entrer en phase active. Pour la droguerie Da Bruna, cette phase s’attachera notamment à renforcer la part des produits

locaux et d’origine française dans son catalogue. Entre autres. « Les TPE et PME sont pragmatiques. Ne pas gaspiller, c’est une question de bon sens et souvent de survie ». Dont acte ! Les 9 autres entreprises de la Roya participantes, au challenge anti-Gaspi : Boutique Guido/BTP Guido/ Ça Beigne/Le Prieuré/Les produits de Kat/Lueurs et Merveilles/Nature à Part/Samytylou Créa/Vival. *co-financé par le programme transfrontalier Interreg France-Italie ALCOTRA 2021-2027

Nathalie Gadel

Resp. pôle développement durable et économie circulaire nathalie.gadel@cote-azur.cci.fr 06 74 12 15 12

DESTINATION D’EXCELLENCE VOTRE ÉTABLISSEMENT MÉRITE L’EXCELLENCE. FAITES-LA RECONNAÎTRE Vous gérez un hébergement classé, un restaurant ou tout autre lieu de la chaine d’accueil touristique dans les Alpes-Maritimes ? La CCI Nice Côte d’Azur vous accompagne pas à pas pour décrocher le label national Destination d’Excellence.

1. Pré-audit

2. Plan d’actions personnalisé

3. Préparation à la visite mystère

4. Audit client mystère

Affichez votre excellence : 04 93 13 73 00 | tourisme@cote-azur.cci.fr www.cote-azur.cci.fr 26

5. Actions correctives

6. Commission nationale et labellisation

7. Valorisation de votre réussite

8. Suivi et renouvellement


Bourse cession-reprise

Bourse cession-reprise

Sur le terrain

Découvrez les annonces qualifiées de nos cédants d’entreprises. Négoce

Commerce

Hôtellerie/restauration

Négoce de produits d’hygiène et mèdicaux

Concept store éthique Mouans Sartoux

Restaurant - Antibes

CA : 890 000€ - Prix : 420.000€ Effectif : 3 Réf. PAC266642P Cession d’un fonds de commerce spécialisé dans la distribution de produits d’hygiène et de matériel médical auprès des professionnels de santé et de la restauration. Clientèle fidèle, notoriété locale depuis plus de 35 ans et équipe expérimentée. Locaux de 450 m², avec possibilité de bail neuf (88 800 € HT/an) ou de transfert dans les locaux du repreneur.

CA : 75 000€ - Prix : 35.000€ Effectif : 1 Réf. PAC265500C Cède fonds de commerce d’une boutique dédiée à la vente de cosmétiques, bijoux fantaisies, accessoires bien-être, textile... située à Mouans-Sartoux. Loyer : 13.800 HC. Pas d’effectif à reprendre.

Esthétique btob CA : 600 000€ - Prix : 70.000€ Effectif : 3 Réf. PAC265500C Départ à la retraite cède fonds de commerce. Clientèle professionnelle fidèle depuis plus de 30 ans, contrat de distribution exclusive avec une marque internationale et marque propre, dont une partie Made in France. Sites e-commerce actifs et bien référencés. Locaux de 150 m² avec showroom. Loyer : 21 840 € HT/an. Stock estimé à 140 000 €.

Fabrication et marque de parfums d’intérieur CA : 1600 000€ - Prix : 70.000€ Effectif : 0 Réf. PAC264207C Cède fonds de commerce. Marque premium reconnue, positionnement distinctif et clientèle B2B composée principalement de revendeurs actifs au niveau national. Démarche éco-responsable intégrée. Local de 90 m². Loyer annuel : 15 600 € HT/HC.

Services Services informatiques CA 180 000 € Prix : 50 000€ Effectif : 0 Réf. PAC261367C Changement d’activité, cède parts d’une boutique d’informatique, spécialisée dans le conseil, la maintenance et le dépannage informatique depuis près de 20 ans pour une clientèle de professionnels et de particuliers. Local de 50 m² pour 640 € de loyer mensuel

Franchise vente et pose d’aménage Agence immo gestion/transaction Prix : 185.000 € Effectif : 1 Réf. PAC264540C Cède fonds de commerce d’une agence immobilière implantée au pays des Paillons. L’agence propose des services de gestion, de location ainsi que de la transaction. La gestion permet une récurrence du chiffre d’affaires pour cette agence qui bénéficie d’une réputation historique. Pas de salarié à reprendre. Locaux de 50m2. Loyer annuel 8.370€ HT

Traiteur fromagerie boucherie arrière pays nicois CA : 610 000€ - Prix : 280.000€ Effectif : 4 Réf. PAC265579C Départ à la retraite, cède une activité artisanale reconnue depuis 2011, combinant fromagerie–traiteur et boucherie-charcuterie. Deux baux commerciaux. Effectif à reprendre : 1

Prêt-à-porter enfant sous enseigne Menton CA : 630 000€ - Prix : 320.000€ Effectif : 4 Réf. PAC265642C Départ à la retraite, cède une boutique de prêt-à-porter et accessoires pour enfants de 0 à 12 ans, exploité sous enseigne nationale reconnue dans le cadre d’un contrat d’affiliation. Surface de vente 90m².

Prêt-à-porter - Valbonne CA : 150 000€ - Prix : 320.000€ Effectif : 1 Réf. PAC265770C Changement d’activité, cède fonds de commerce d’une boutique de prêt-à-porter située à Valbonne centre. Surface 42m². Pas d’effectif à reprendre.

Industrie/bâtiment Travaux de menuiserie et serrurerie CA : 540 000 € - Prix : 480 000 € Effectif : 2 Réf. PAC266264C Départ à la retraite, cède parts sociales d’une entreprise implantée à Nice depuis plus de 30 ans. Bonne notoriété, clientèle fidèle et diversifiée. Double agrément en serrurerie auprès de deux réseaux nationaux reconnus. Local d’angle en centre-ville de Nice, avec 35 m² de vente et 50 m² de réserve. Loyer annuel : 16 800 € HT/HC.

Fab. de produits d’hygiène et confort médical CA : 150 000 € - Prix : 300 000 € Effectif : 1 Réf. PAC265555P Départ à la retraite, Cède activité de fabrication et vente de produits d’hygiène ainsi que des produits paramédicaux avec près de 30 ans d’ancienneté pour une clientèle de professionnels. Local de 250 m² pour 32 166 € HC de loyer, Matériel estimé à 75 000 €..

CA : 750.000€ - Prix : 500.000 € Effectif : 6 Réf. PAC262029H Cède le fonds de commerce d’un restaurant situé dans la zone piétonne du vieil Antibes, sur un emplacement privilégié. Surface : 36m² et une terrasse. Licence IV.

Restauration traditionnelle CA : 720.000 € - Prix : 500.000 € Effectif : 8 Réf. PAC265273H Cède fonds de commerce. 2 concepts complémentaires : bistrot et gastronomique. 90 couverts intérieur + 95 en terrasse. Surface : 230 m² sur un terrain de 2 500 m² avec stationnements. 2 logements de fonction inclus dans le bail. Loyer annuel : 78.800 €. Équipe stable et expérimentée.

Restaurant - Nice CA : 165.000€ - Prix : 155.000 € Effectif : 1 Réf. PAC261153H Cède le fonds de commerce d’un restaurant convivial situé à Nice, ouvert depuis plus de 11 ans et bénéficiant d’une clientèle locale fidèle. Surface : 45m². 20 couverts en intérieur et 6 couverts en terrasse.

Meublé de tourisme (avec l’immobilier) - Nice CA : 150.000 € - Prix : 1.698.000 € Effectif : 0 Réf. PAC257060H Départ à la retraite, cède parts sociales. Villa Belle Époque de 265 m² au cœur de Nice, dans un quartier prisé, bien desservi par tramway et gare. Divisée en 8 T2 Duplex lumineux, style mini-loft, sur 3 niveaux, la villa est entourée d’un jardin paysager avec terrasses (terrain de 454 m²). Autorisation permanente en meublés touristiques, exploité pendant 6 mois de l’année, avec un minimum de nuitées. Potentiel de développement important en étant exploité à l’année, avec un chiffre d’affaires prévisionnel pouvant atteindre 300.000 €.

Offre de restauration pour le déjeuner CA : 590.000 € - Prix : 440.000 € Effectif : 7 Réf. PAC253695H Retraite, cède fonds de commerce composé d’un restaurant et un snack avec une activité supplémentaire de traiteur sans service. Idéalement situés dans une zone d’activité dynamique et dense, peu de concurrents.

Consultez l’ensemble des annonces sur cote-azur.cci.fr Répondre à une offre, passer une annonce ou en savoir plus sur nos services ? 0 800 422 222 cession.reprise@cote-azur.cci.fr

27


JEUDI

05 NOVEMBRE

2026 ANTIBES

Participez à la rencontre incontournable des métiers du numérique en région Sud Connectez vous avec l’écosystème tech

PLUS D’INFOS

Rencontrez des recruteurs et experts du numérique Multipliez les opportunités de rencontres Organisé par

Sponsors

Partenaires

Soutiens


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Azur Entreprises & Commerces #153 by CCI Nice Côte d'Azur - Issuu