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Rapport annuel 2025

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Rapport annuel 2025

Notre engagement contre la pauvreté

2025

Éditorial

Les événements positifs et négatifs de 2025 ne s’équilibrent malheureusement pas. En Syrie, par exemple, de nombreuses personnes ont repris espoir après la chute du régime de Bachar elAssad. Lorsque nous nous sommes rendus sur place, nous avons pu constater que l’énergie de ce renouveau était palpable – mais parallèlement, de nouvelles explosions de violence ont montré à quel point la situation était fragile. C’est le cas en Ukraine également : alors que plusieurs négociations étaient menées en vue d’un cessezle-feu, la guerre se poursuivait sans relâche. On constate encore la même chose au Myanmar, ce qui a rendu encore plus complexe la reconstruction après le tremblement de terre dévastateur.

La situation à Gaza était extrêmement difficile, nous faisant traverser une expérience éprouvante : nous étions prêts à apporter notre aide, mais nous n’avons pas pu le faire pleinement en raison d’obstacles et de restrictions. Et même dans les régions où notre aide est arrivée, comme dans les camps de réfugiés au Soudan du Sud, les souffrances n’ont pas cessé. Car semaine après semaine, de nouvelles personnes ont dû fuir. Dans le même temps, des fonds destinés à la coopération au développement ont été supprimés dans le monde entier.

Jamais nous n’aurions pensé que la situation dans le monde pouvait se dégrader aussi rapidement et de manière aussi dramatique. Le monde politique se désengage de ses responsabilités en de nombreux endroits – y compris en Suisse – et certains acceptent cette situation sans protester. Les personnes et les organisations qui offrent leur aide et ouvrent des perspectives sont donc d’autant plus importantes. Vous découvrirez dans les pages suivantes comment Caritas Suisse a apporté son aide en 2025, que ce soit dans le monde ou en Suisse, comme après la catastrophe de Blatten.

En interne, nous nous sommes dotés d’une nouvelle charte et avons développé notre stratégie 2026+. Nous sommes prêts à affronter l’avenir, car les tâches et les défis ne vont certainement pas diminuer dans les prochaines années. Ce qui est certain, c’est que nous, à Caritas Suisse, restons mobilisés, en collaboration avec nos partenaires du réseau. Merci de nous accorder votre confiance. Vous nous donnez la possibilité de faire ce pour quoi nous sommes là depuis 125 ans : vaincre la pauvreté.

Monika Maire-Hefti Présidente de Caritas Suisse
Peter Lack Directeur de Caritas Suisse

Sommaire

Coopération internationale

Que faire lorsque les défis augmentent mais que la solidarité diminue ? Quatre exemples de la manière dont Caritas fait face au changement.

L’éboulement de Blatten a bouleversé des vies entières. L’aide s’est avérée nécessaire pour des mesures immédiates, mais aussi pour la suite.

Aide humanitaire

Soudan du Sud, Ukraine, Gaza, mais aussi le Myanmar ou Haïti : en 2025, la détresse était grande en de nombreux endroits. Caritas y a apporté son aide.

La formation ouvre la voie pour sortir de la pauvreté. Il y a toutefois des obstacles. Caritas Suisse a des propositions pour plus d’égalité des chances.

Engagement politique

Les préoccupations sociales persistent. Mais le monitoring national de la pauvreté apporte désormais une vue d’ensemble de la pauvreté en Suisse.

L’aperçu des comptes annuels montre d’où proviennent nos revenus et comment Caritas les utilise.

Vous trouvez ici la version numérique du rapport annuel : caritas.ch/rapport-annuel

Caritas en chiffres
Aide en Suisse
Catastrophe en Suisse

La coopération internationale en mutation S’adapter, chaque jour

Crises, réchauffement climatique, raréfaction des ressources : la coopération internationale est mise sous pression. Pour soutenir efficacement les personnes en situation de pauvreté, Caritas Suisse doit constamment adapter ses projets : une tâche complexe.

En raison des guerres et des conflits, environ 120 millions de personnes étaient déplacées en 2025. La crise climatique met en péril les moyens de subsistance de beaucoup de personnes. Pendant ce temps, plusieurs États se concentrent davantage sur leurs propres intérêts : le multilatéralisme, c’est-à-dire le fait de se soutenir entre États, est fondamentalement remis en question et les fonds destinés à la coopération internationale sont supprimés. En bref, les défis sont de

« La cohésion entre les différentes communautés est incroyablement importante . »
Patricia Kern, collaboratrice de programme en Syrie

plus en plus grands, alors que la solidarité mondiale diminue. Quatre exemples concrets tirés du quotidien montrent ce que cela signifie pour les personnes en situation de pauvreté et comment Caritas Suisse réagit.

Bouleversements politiques et économiques

Vu les incertitudes actuelles, Caritas Suisse doit être prête à réagir à tout moment à un événement marquant dans les quelque 20 pays où elle mène ses projets. En Syrie, par exemple, début 2025, l’espoir que les conditions de vie s’améliorent après la chute du régime Assad était grand.

Mais avec le changement de gouvernement, l’ordre public s’est effondré ; on ne trouvait plus de liquidités nulle part. Ainsi, l’aide en espèces de Caritas, qui avait fait ses preuves jusque-là, était maintenant limitée. Caritas Suisse et ses organisations partenaires locales ont malgré tout réussi à atteindre les couches les plus pauvres de la population : en passant de la livre syrienne au dollar américain, les paiements ont pu reprendre après quelques semaines. En outre, les participants au projet ont reçu une formation leur permettant d’ouvrir leurs propres petits commerces et de se générer un revenu.

Au cours de l’année 2025, on a constaté à quel point les défis en Syrie sont énormes. Des violences éclatent régulièrement. Les tensions religieuses et ethniques et une profonde insécurité rendent la reconstruction difficile. Il est donc d’autant plus important de cultiver intensément l’esprit communautaire : « La cohésion entre les différentes communautés est incroyablement importante », déclare Patricia Kern, collaboratrice du programme. Caritas réunit des représentants de différents groupes de population. Ils élaborent des initiatives telles que des jardins communautaires ou une amélioration de l’éclairage public. Selon Patricia Kern, « le processus est au moins aussi important que les résultats : des personnes de différentes confessions et cultures se rencontrent ici sur un pied d’égalité, femmes, hommes, personnes avec ou sans handicap. » Cet effort particulier porte ses fruits. Au total, Caritas a pu soutenir 40 550 personnes en Syrie l’année dernière à travers ses projets.

Suite aux pages suivantes

Cette famille le sait : malgré les décombres qui jonchent les rues d’Alep, il faut aller de l’avant. La reconstruction des infrastructures en Syrie nécessite de la persévérance et du soutien.

En 2025, Caritas Suisse a soutenu

540 279

personnes dans le monde par une aide humanitaire d’urgence ou des mesures pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.

La crise climatique

Caritas Suisse s’engage en Bolivie depuis 1988. Outre la pauvreté très répandue, le réchauffement climatique est un problème majeur pour le pays. Les inondations, les sécheresses et les incendies de forêt en sont des conséquences

« Il est possible de mettre en œuvre un modèle commercial viable tout en renforçant les écosystèmes . »

fréquentes. Il est donc d’autant plus important de renforcer la capacité de résistance de la population locale, par exemple le long du Río Coroico : ce fleuve est pollué par le mercure issu de l’orpaillage, le plus souvent illégal, par les produits agrochimiques ainsi que par les eaux usées non traitées des agglomérations. Les cultures sur brûlis et la monoculture contribuent à ces problèmes.

les radios locales populaires. De plus, les petits paysans apprennent de nouvelles méthodes d’agriculture écologique. L’approvisionnement en eau potable s’est déjà nettement amélioré et des plans locaux de gestion des déchets sont désormais disponibles.

Cet engagement porte ainsi doublement ses fruits. En automne 2025, l’opposition a repris le pouvoir après 20 ans. Le nouveau gouvernement a modifié l’ensemble du système de planification de la gestion des catastrophes et les décisions sont de plus en plus prises au niveau régional plutôt que national. Amparo Ergueta, qui dirige l’équipe de Caritas Suisse sur place, déclare : « Les communautés autour du fleuve Coroico ont acquis un précieux savoir-faire en matière de prévention des catastrophes grâce au projet. Elles sont maintenant conscientes des risques et savent comment les gérer. » Au total, les activités de projet de Caritas ont atteint 6748 personnes le long du Río Coroico en 2025.

La pression financière

Le commerce du café éthiopien le montre bien : les méthodes de culture durable et des conditions équitables profitent à la nature, aux petits agriculteurs/trices, à l’économie et aux clients.

Caritas Suisse forme donc avec ses organisations partenaires le personnel des administrations locales à la gestion de l’eau et de l’environnement. L’accent est mis sur une meilleure protection des sources d’eau et sur la biodiversité. Afin de sensibiliser également la population, des émissions sont diffusées sur

110 millions de francs : c’est le montant que la Suisse a déduit du budget 2025 pour la coopération internationale. De nombreux autres pays ont également procédé à des coupures dans ce domaine. Moins d’argent signifie que nous pouvons aider moins de personnes dans le besoin. De nouvelles façons de travailler ensemble sont nécessaires.

Les coopérations avec le secteur privé sont de plus en plus souvent au centre de l’attention, comme en Éthiopie : la région de Bale abrite une diversité botanique unique, dont le café sauvage. Caritas Suisse aide les petits paysans à obtenir des certifications pour le café sauvage qu’ils récoltent avec assiduité. En effet, c’est le seul moyen de le distribuer sur les marchés de niche et les marchés spécialisés. Dès le début du projet, la société Original Food, qui possède des usines à Kriens et à Freiburg en Allemagne, a garanti l’achat de la production des producteurs de café. Encouragés par cette démarche, ces derniers ont procédé aux investissements nécessaires à la certification. Mais Original Food investit également dans l’amélioration et le maintien de la qualité du café sauvage : l’entreprise forme les paysannes et les paysans et fournit du matériel pour le séchage et le stockage du café. Il en résulte un intérêt mutuel pour des relations commerciales à long terme. Cela a déjà assuré la subsistance de 335 caféiculteurs et caféicultrices et de leurs familles au cours de la première année de coopération.

En outre, le projet prouve qu’il est possible de mettre en œuvre un modèle commercial viable tout en renforçant les écosystèmes. Afin de promouvoir la biodiversité et créer de nouvelles possibilités de revenus, le projet est désormais étendu aux noix de macadamia.

Exigences

changeantes

Depuis des années, Caritas Suisse transfère de plus en plus de ressources ainsi que de compétences décisionnelles et de direction à des organisations partenaires locales et nationales dans les pays où elle réalise ses projets. Il en résulte des mesures qui sont encore plus proches des besoins des personnes sur place. Elles ont un effet plus durable et elles leur permettent d’être plus responsables, plus autonomes et plus résilientes à long terme. Ce principe de localisation est désormais exigé par les bailleurs de fonds comme la Direction suisse du développement et de la coopération (DDC).

« La localisation ne se fait pas du jour au lendemain », explique Lena Edouard, responsable de programme pour le Sahel chez Caritas Suisse. Le véritable changement consiste à transférer de manière conséquente les responsabilités et les espaces de décision et à redéfinir les rôles. Au Sahel, par exemple, une organisation partenaire de longue date mène des activités agricoles. Elle décide quelles communes soutenir en priorité. En général, les partenaires se chargent de la planification et de la mise en œuvre complètes des projets, de l’analyse des besoins au contrôle du budget. Caritas Suisse les accompagne et les soutient d’égal à égal dans cette démarche.

« Cela demande du temps, de la concertation et de la confiance mutuelle. Mais cela en vaut la peine. Car c’est ainsi que nous nous assurons que l’aide est ancrée localement et qu’elle a le plus grand impact possible. »

Primitiva Quispe Mamani, agricultrice, met en pratique ce qu’elle a appris dans le cadre d’un projet de Caritas sur l’agriculture biologique. Elle contribue ainsi à accroître la biodiversité dans les forêts boliviennes.

Répondre à l’urgence

Aucune crise ne doit être oubliée

Venezuela

2025 a été une année mouvementée au Venezuela : alors que le conflit avec les États-Unis s’intensifiait, l’opposante María Corina Machado a reçu le prix Nobel de la paix. Une étincelle d’espoir dans cet État au régime autoritaire, où l’extrême pauvreté et la malnutrition font partie du quotidien.

Caritas Suisse et son organisation partenaire locale renforcent la sécurité alimentaire. Des dizaines de milliers de bénévoles distribuent chaque jour de la nourriture et de l’eau potable. Les familles reçoivent également une aide médicale et juridique.

De nombreuses personnes n’ont cependant pas d’autre choix que de fuir. Près de huit millions de Vénézuéliens vivent dans des pays environnants. C’est pourquoi Caritas Suisse est également active au Brésil, en Colombie et au Pérou. En 2025, elle a soutenu avec ses partenaires environ 50 000 personnes dans la région.

caritas.ch/venezuela

Mali

La pauvreté est grande dans les villages du cercle de Bandiagara, sur le plateau Dogon, au centre du Mali. La population y vit surtout d’une agriculture de subsistance, bien que seulement 10 % des terres soient cultivables. Le défi : renforcer la sécurité alimentaire, fournir une aide d’urgence en cas de besoin et préserver la cohésion sociale, car les questions de propriété de la terre provoquent souvent des tensions.

Co-financé par la coopération suisse (DDC), le programme tente d’anticiper les pluies intenses après de longues périodes de sécheresse, distribue des semences adaptées aux conditions climatiques et du matériel agricole. Des techniques agroécologiques sont introduites pour améliorer les sols. Face aux tensions liées à la propriété foncière, le dialogue communautaire reste essentiel. Plus de 40 000 personnes participent au programme.

caritas.ch/mali

BosnieHerzégovine

En Bosnie-Herzégovine, le chômage élevé, l’exode des jeunes et les défis climatiques pèsent lourdement sur la société. Les femmes, les jeunes et les communautés rurales en souffrent particulièrement, faute de perspectives.

En 2025, Caritas Suisse a continué à travailler à l’amélioration des structures, en étroite collaboration avec les autorités communales et les partenaires locaux. Dans plus de 40 communes, Caritas renforce l’économie locale avec différents projets, encourage la formation et la formation continue et crée de nouvelles voies professionnelles dans le domaine de l’environnement, comme l’énergie solaire. En 2025, 1161 personnes ont participé à ces projets. Caritas Suisse apporte ainsi une contribution importante à la stabilisation économique et ouvre aux jeunes, notamment, des perspectives dans leur propre pays.

caritas.ch/bosnie-herzegovine

Tchad

Au sud du Tchad, près de 60 % de la population souffre d’une insécurité alimentaire sévère. L’afflux de réfugiés et de retournés dans ces régions accentue la pression sur les ressources, ce qui augmente les risques de divers conflits.

Le projet NexSud de Caritas Suisse vise à améliorer les conditions de vie des communautés locales, retournées et déplacées. En 2025, deuxième année du projet, des forages photovoltaïques ont été installés pour garantir l’accès à l’eau. 2753 personnes vulnérables ont reçu du cash inconditionnel et peuvent suivre des formations en différents métiers, tels que l’élevage, la couture, la soudure et la menuiserie. Des semences ont été distribuées et des activités théâtrales ont sensibilisé à la paix et à la cohabitation pacifique.

caritas.ch/tchad

« Nous combattons mieux la pauvreté quand les acteurs locaux prennent les décisions. »

La coopération internationale sous pression

Alors que de plus en plus de personnes dans le monde souffrent de la pauvreté, de la guerre et de la crise climatique, des milliards de fonds publics pour le développement ont été supprimés. Martina Weber, responsable du Secteur Coopération internationale, explique les conséquences de cette situation et comment Caritas Suisse y réagit.

«

Martina Weber, l’année 2025 a commencé sur les chapeaux de roue : l’administration Trump a réduit de 80 % le financement de l’agence de développement USAID. Comment avez ­ vous vécu cela ? Franchement, ça a été un choc. Du jour au lendemain, une source centrale de financement de la coopération mondiale au développement, environ 50 milliards de dollars par an, a disparu. Cette désolidarisation, que nous voyons en Suisse également, me préoccupe.

La solidarité diminue ­ t ­ elle en Suisse ? Nous pouvons heureusement compter sur des soutiens fidèles. Mais en politique, les priorités ont changé. Les États-Unis ne sont pas les seuls à réduire leurs fonds de développement, la Suisse et d’autres pays le font aussi.

La désolidarisation

mondiale

me préoccupe . »

Quel est l’impact de ces coupes ?

Selon les premières estimations, les économies réalisées entraîneront environ 14 millions de décès d’ici 2030. Ce qui a été construit pendant des décennies menace de s’effondrer. J’ai pu l’observer moi-même en novembre dans le camp de réfugiés de Bidibidi en Ouganda. L’ONU a dû procéder à des coupes et les gens manquent désormais d’argent pour acheter de la nourriture ou des vêtements. Par conséquent, la maraîchère, le tailleur, trop de monde ne gagnent plus rien non plus, et la misère augmente.

Les projets de Caritas Suisse sont ­ ils également concernés par ces coupes budgétaires ?

Comment Caritas réagit ­ elle à ce défi ?

Nous nous concentrons encore plus sur les projets qui permettent aux gens de se générer un revenu. Cela permet de réduire directement et durablement la pauvreté. Une autre mesure est la localisation. Depuis des années, nous transférons progressivement plus de responsabilités, de moyens et de pouvoir de décision à nos organisations partenaires sur place. Nous sommes en train d’accélérer ce processus.

Comment se présente cette collaboration ?

Nos rôles évoluent : nous nous éloignons du schéma classique avec un « donneur » et un « receveur » pour devenir des partenaires réellement égaux. Il s’agit de développer ensemble des solutions. Finalement, nos partenaires connaissent mieux que nous les réalités du terrain. J’en suis convaincue : c’est lorsque les acteurs locaux prennent les décisions que nous combattons le mieux la pauvreté.

Quel rôle reste ­ t ­ il alors aux États comme la Suisse ?

Le Nord global a une responsabilité. Notre prospérité repose encore aujourd’hui sur des inégalités, au détriment des pays du Sud. Dans le même temps, nous sommes à l’origine d’une grande partie des crises mondiales, comme celle du climat, tandis que d’autres en subissent les conséquences. Être responsable, c’est s’attaquer activement à ces injustices. Malheureusement, c’est le contraire qui se produit actuellement : les ressources diminuent, mais les besoins augmentent. Il n’est pas facile de tenir bon.

Qu’est ­ ce qui vous motive malgré tout ?

Donner aux gens les moyens d’assurer eux-mêmes leur existence : c’est l’objectif de Martina Weber, ici en conversation avec une vendeuse en Ouganda.

Pas encore. Mais le cadre général devient nettement plus exigeant. Et il devient plus difficile de poursuivre certains projets ou d’en financer de nouveaux.

Nous avons une équipe formidable. Je suis impressionnée par la flexibilité et la créativité dont font preuve nos équipes. Les rencontres dans les pays où se déroulent les projets me motivent également. Au Soudan du Sud, un agriculteur m’a expliqué comment il avait adapté ses méthodes de culture au changement climatique et pouvait désormais nourrir sa famille. Ce moment de fierté et d’indépendance était très émouvant. Cela témoigne des possibilités et montre pourquoi notre travail reste si important.

Plus d’informations sur la coopération internationale : caritas.ch/engagement-monde

Martina Weber

Fuir vers un pays déjà fragile

Lorsque les guerres se prolongent et que l’attention internationale se détourne, les défis humanitaires s’amplifient. Au Soudan, cela s’est clairement manifesté l’année dernière : à chaque escalade du conflit, le nombre de personnes contraintes de quitter leur foyer a augmenté – et avec lui le besoin de protection et de soins au Soudan même et dans les pays voisins comme le Soudan du Sud.

La lutte pour le pouvoir au Soudan s’est transformée ces dernières années en une guerre aux conséquences dévastatrices bien au-delà des frontières du pays. « Les effets de ce conflit ne touchent plus seulement le Soudan, mais ébranlent toute la région depuis maintenant longtemps », explique Marjan Mukwasa, collaborateur de Caritas Suisse au Soudan du Sud.

Les attaques contre les infrastructures civiles telles que les hôpitaux et les violences massives contre la population aggravent fortement la situation humanitaire et ont contraint jusqu’à présent plus de douze millions de personnes à fuir – y compris vers le Soudan du Sud.

Plus d’un million de personnes qui ont fui le Soudan y vivent aujourd’hui. « Au Soudan du Sud, les personnes qui ont fui rencontrent un pays qui n’a lui-même presque plus de ressources », souligne Marjan Mukwasa. La situation était déjà extrêmement fragile auparavant : les conflits, les inondations et les mauvaises récoltes, l’inflation élevée et les services de base fortement limités marquent le quotidien de la population depuis des années. Le Soudan du Sud compte ainsi lui-même parmi les pays les plus pauvres du monde.

En 2025, Caritas Suisse a soutenu des personnes vivant dans différents camps de réfugiés en leur proposant des services médicaux et psychosociaux, en offrant des espaces protégés aux femmes et aux enfants et en apportant une aide matérielle et financière. Parallèlement, elle a misé sur des approches de développement économique à plus long terme : elle a encouragé les systèmes de marché locaux et amélioré les possibilités de revenus des petits agriculteurs, afin de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés touchées. Ainsi en 2025, Caritas a soutenu plus de 30 000 personnes au Soudan du Sud.

De nombreux Soudanais fuient vers le Soudan du Sud voisin, où ils sont hébergés dans des camps mal équipés.

En 2025, Caritas Suisse a soutenu en Afrique

43

816

personnes qui ont dû fuir la guerre et la détresse. Elle a aidé 150 523 personnes réfugiées dans le monde.

Ukraine : la résilience en temps de guerre

Les alertes aériennes quotidiennes, les destructions et l’insécurité permanente ont rythmé le quotidien de l’Ukraine en 2025. La guerre d’agression russe reste omniprésente et affecte profondément la vie de millions de personnes. Les attaques contre les structures d’approvi -

Énergie verte et pêche durable en Haïti

Face à l’impact du changement climatique, le projet Revive ouvre de nouvelles perspectives à Belle-Anse, au sud de Port-au-Prince. Grâce à l’énergie solaire, les pêcheurs et marchandes disposent désormais de moyens de stockage modernes, améliorant la qualité et la valeur de leurs produits. Le déboisement est freiné et les communautés plantent de nouveaux arbres. Des jeunes se forment aux techniques de l’énergie solaire et les pêcheurs à des méthodes qui préservent les ressources de l’océan. Les revenus augmentent, la sécurité alimentaire s’améliore et les mangroves sont protégées.

caritas.ch/haiti

sionnement en électricité et l’utilisation massive de drones sont en nette augmentation. Parallèlement, la population civile fait preuve d’une remarquable capacité de résilience. Malgré la guerre, la vie suit son cours : les enfants vont à l’école, les adultes travaillent, les gens se rencontrent dans les cafés, la culture se développe. En 2025, Caritas est restée résolument aux côtés des Ukrainiens. En collaboration avec Caritas Spes et Caritas Ukraine, Caritas Suisse apporte une aide humanitaire dans les régions très touchées de l’est du pays, en fournissant une aide financière d’urgence et en réparant des habitations. Dans le sud et l’ouest, nous participons à la reconstruction des moyens de subsistance, favorisons l’intégration économique et soutenons la santé mentale des personnes vulnérables.

caritas.ch/ukraine

Myanmar : des organisations partenaires fortes

2025 a été une année noire pour le Myanmar. Le pays, marqué par des conflits politiques, a été frappé par un terrible séisme le 28 mars. Le bilan s’élève à 5400 morts. Des maisons et des routes ont été détruites. Les violentes pluies de mousson ont aggravé l’ampleur des dommages. Les partenaires locales de Caritas Suisse ont immédiatement apporté une aide d’urgence avec de l’eau potable, de la nourriture et du matériel médical. Après l’aide d’urgence, l’accent est désormais mis sur la reconstruction et le renforcement de la société locale, à travers l’aide en espèces et des projets générateurs de revenus. caritas.ch/myanma r

Valentyna Babenko est couturière et a pu reconstruire son atelier dans l’oblast d’Odessa.

Gaza : une aide dans des conditions extrêmes

En cas d’urgence, les organisations partenaires de Caritas Suisse offrent leur aide dans des tentes.

La crise humanitaire dans la bande de Gaza s’est encore aggravée en 2025. Alors que la population était affamée, l’aide a été retenue. Caritas Suisse et ses partenaires ont dû constamment trouver de nouveaux moyens pour atteindre les habitants.

« Les journées sont vouées à la recherche de nourriture, d’eau et d’abri. Les nuits sont emplies de peur et d’angoisse de ce qui va encore arriver. » Ce qu’Ahmed Dahalan a décrit en octobre 2025 représente parfaitement la situation dans la bande de Gaza. Des dizaines

« Les journées sont vouées à la recherche de nourriture, d’eau et d’abri. »

de milliers de personnes ont été tuées lors de l’intervention militaire israélienne contre le Hamas, et 90 % des habitations ont été détruites. L’état de famine a été déclaré en août. Responsable de projet à Catholic Relief Services, une organisation partenaire de Caritas Suisse, Ahmed Dahalan était quotidiennement sur le terrain. Ce n’est pas une tâche facile : l’aide humanitaire était constamment entravée par les combats ou les blocus imposés par Israël pendant des mois.

Aide en espèces

Les organisations partenaires de Caritas ont donc constamment adapté leur soutien. Elles ont profité des courtes périodes de trêve pour remplir leurs entrepôts. Lorsqu’il n’était pas possible d’importer de nouveaux produits tels que des articles d’hygiène, elles envoyaient de petites sommes d’argent aux plus vulnérables qui pouvaient ainsi acheter ce dont ils avaient urgemment besoin.

Même les institutions humanitaires ont subi des attaques. Plusieurs centres de santé de Caritas Jérusalem – autre partenaire de Caritas Suisse – ont été touchés. Ils ont été reconstruits lorsque cela était possible. Caritas Jérusalem a par ailleurs apporté dans d’autres endroits un traitement médical et un soutien psychologique.

Malgré des circonstances très défavorables, Caritas Suisse et ses partenaires ont pu soutenir 68 456 personnes dans la bande de Gaza l’année dernière. La détresse reste immense. « La destruction est omniprésente, souligne Ahmed Dahalan, mais nous n’abandonnerons pas. Notre engagement pour plus d’humanité est inébranlable. »

caritas.ch/gaza

Un contexte politique difficile pour les causes sociales

Caritas Suisse s’engage pour une politique qui place les personnes défavorisées en Suisse et à l’étranger au centre de ses préoccupations. Les aspirations sociales connaissent de forts vents contraires en ce moment. Cela vaut aussi bien au niveau mondial que national.

Pour les ménages les plus pauvres, l’augmentation des coûts du logement en font le poste budgétaire le plus important. Caritas Suisse soutient l’initiative sur les loyers, qui vise à mieux protéger les locataires contre les loyers abusifs.

Le financement de la coopération internationale est soumis à une forte pression dans le monde entier, et avec lui le soutien aux populations les plus pauvres. Début 2025, le président américain fraîchement investi a annoncé qu’il allait fermer l’agence pour le développement USAID. Cela a fait disparaître d’un coup près d’un quart des fonds mondiaux de développement. Des organisations internationales telles que l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé ont été touchées, tout comme des projets locaux de la société civile. Cette décision pourrait coûter la vie à des millions de personnes.

S’engager pour la coopération internationale

Dans une lettre ouverte, Caritas Suisse, Action de Carême, l’EPER, l’Église évangélique réformée de Suisse et la Conférence des évêques suisses se sont adressées au conseiller fédéral Ignazio Cassis. L’arrêt de l’USAID risque de provoquer l’effondrement des structures humanitaires internationales. La Suisse ne peut pas se taire.

Toutefois, le Parlement continue à réduire ses dépenses en matière de coopération internationale, déjà dans les budgets 2025 et 2026, ainsi que dans le programme d’allègement budgétaire 2027. De telles économies se font au détriment des plus pauvres. Caritas l’a également souligné lors d’une audition de la commission parlementaire compétente.

Aucun endroit en Ukraine ne peut être considéré comme sûr. En hiver, la détresse est particulièrement grande.

Le lancement de l’initiative pour des multinationales responsables a montré que de larges cercles de la population considèrent qu’il est important que la Suisse agisse de manière responsable. En un mois seulement, 287 000 signatures ont été recueillies. Caritas Suisse est membre du comité d’initiative.

Caritas s’est exprimée à plusieurs reprises avec inquiétude sur la situation à Gaza. Elle a ainsi signé en mai 2025 un appel commun des organisations de développement qui demandent au Conseil fédéral de s’engager pour que l’aide humanitaire puisse être fournie sans restriction et de manière impartiale.

Le directeur de Caritas Suisse, Peter Lack, a participé en novembre au deuxième Sommet mondial pour le développement social de l’ONU. Il était le représentant de la société civile dans la délégation suisse menée par le Secrétariat d’État à l’économie. Toutefois, le sommet a été peu couvert par les médias. La Suisse a renoncé à y envoyer un membre du gouvernement. « Il est aujourd’hui urgent de s’engager plus concrètement dans la lutte contre la pauvreté dans le monde. Cela implique également que les pays riches comme la Suisse engagent les moyens nécessaires à la coopération au développement », a souligné Peter Lack.

La protection dans le domaine de la migration continue de s’effriter Caritas s’engage pour que le statut de protection S ne soit pas vidé de sa substance pour les personnes qui ont fui l’Ukraine. Malheureusement, les choses se sont gâtées : la Suisse fait désormais une distinction entre les régions « sûres » et « peu sûres » en Ukraine et n’accorde le statut de protection qu’aux personnes ayant fui les régions « peu sûres ». Du point de vue de Caritas, cela n’est pas réaliste, car il n’y a pas d’endroits qui puissent réellement être qualifiés de sûrs dans cette guerre destructrice. En outre, par peur de perdre leur droit de séjour en Suisse, de plus en plus de personnes sans passeport suisse renoncent à l’aide sociale en cas de difficultés financières. C’est un sujet qui revient souvent dans les consultations sociales des Caritas régionales. Le Parlement a voulu améliorer cette situation il y a deux ans. Mais un revirement a eu lieu lors de la session

parlementaire d’hiver 2025. Le Conseil national a classé le projet, ce qui signifie que la solution restrictive actuelle reste en vigueur. C’est un coup dur pour de nombreuses personnes qui sont placées dans des situations précaires par peur de sanctions liées au droit des étrangers.

Un regard plus précis sur la pauvreté en Suisse

Nous avons désormais une vue d’ensemble complète de l’ampleur de la pauvreté en Suisse, des personnes particulièrement menacées et des mesures efficaces pour lutter contre cette pauvreté. Le Conseil fédéral a publié en novembre 2025 le premier rapport du monitoring national de la pauvreté. Ce rapport rassemble des statistiques et les résultats actuels de la recherche. Il doit fournir à la Confédération, aux cantons et aux communes les connaissances nécessaires pour lutter de manière ciblée contre la pauvreté. Caritas Suisse a accompagné l’élaboration du rapport de monitoring dans le cadre de groupes de projet. Afin de rendre les connaissances sur la pauvreté plus accessibles au public, Caritas a développé une nouvelle plateforme web, lancée début 2026, année anniversaire. Que signifie être pauvre dans un pays riche ? Qui sont les personnes touchées, et comment le sont-elles ? Que peut faire le monde politique pour lutter contre la pauvreté ? La plateforme offre des réponses détaillées accompagnées d’explications, de faits, de chiffres et d’études de cas.

Pour les ménages les plus pauvres, l’augmentation des coûts du logement est le poste budgétaire le plus important. Il faut davantage de logements abordables, sinon la pauvreté augmentera. Caritas Suisse soutient l’initiative sur les loyers, qui vise à mieux protéger les locataires contre les loyers abusifs.

À la fin de l’année, une bonne nouvelle est venue du Conseil national : une procédure de désendettement devrait enfin voir le jour en Suisse, offrant une seconde chance aux personnes fortement endettées. Caritas s’engage depuis des années dans ce sens.

Vous accédez ici à la plateforme sur la pauvreté : caritas.ch/plateforme-pauvreté

Une aide ciblée après l’éboulement

La catastrophe naturelle de Blatten en 2025

Fin mai 2025, un éboulement a bouleversé la vie des habitants du village de montagne valaisan de Blatten. Beaucoup ont perdu leur maison et tous leurs biens en quelques instants seulement.

Caritas Suisse, en collaboration avec la Croix-Rouge suisse (CRS) et la Chaîne du Bonheur, a été aux côtés des personnes touchées dès le début de la crise. Le soutien s’est déroulé en plusieurs étapes : début juin déjà, tous les habitants de Blatten ont reçu une aide d’urgence de 2000 francs pour faire face à leurs besoins les plus urgents. Dans la deuxième phase, celle de l’aide transitoire, une aide a été apportée par exemple pour trouver des logements temporaires ou effectuer des achats nécessaires. Dans la troisième phase, les coûts résiduels non couverts sont payés afin de protéger notamment les ménages à faibles revenus d’une détresse financière à long terme.

De nombreux dons ont permis un soutien généreux

Caritas a versé une contribution d’environ 200 000 francs à l’aide d’urgence, qui a été redistribuée à tous les ménages touchés.

En outre, jusqu’à fin 2025, la commission des dons a approuvé 50 demandes au total.

Caritas Suisse a participé à 36 d’entre elles avec des versements d’un montant total de 412 748 francs. Les demandes sont soigneusement examinées et évaluées individuellement par la commission des dons spécialement créée à cet effet. Le soutien continuera en 2026.

caritas.ch/aide-en-casde-catastrophe-en-suisse

L’éboulement a bouleversé la vie des habitants de Blatten. Beaucoup ont perdu leur maison et tous leurs biens.

La citation

À propos de l’aide en cas de catastrophe en Suisse

«

En Suisse, les systèmes d’assurance sont bons. Mais dans certains cas, il se peut qu’une personne se retrouve en situation de détresse sociale suite à un tel événement. »

Silvano Allenbach, responsable de l’aide en cas de catastrophe en Suisse à Caritas, dans une interview au Tages-Anzeiger du 30 mai 2025, quelques jours après la catastrophe

Un travail de longue haleine pour la reconstruction

Bondo après l’éboulement de 2017

L’éboulement de Bondo en août 2017 compte parmi les événements naturels les plus marquants de l’histoire suisse récente. Après plusieurs éboulements au Piz Cengalo, des coulées de boue destructrices ont atteint le village, endommageant les maisons, les entreprises commerciales et une partie des infrastructures. Huit personnes ont perdu la vie.

Reconstruction des infrastructures : un défi majeur

Le processus de soutien en trois étapes, qui a fait ses preuves, a également été appliqué à Bondo. Alors que dans les premiers temps après la catastrophe, la priorité était donnée à l’aide immédiate, il est vite apparu que la reconstruction et l’extension de l’infrastructure de protection seraient particulièrement coûteuses. Bien que le village ait été protégé par des constructions existantes de petite taille, celles-ci ont été largement emportées par la violence de l’éboulement.

Outre des dommages considérables pour les particuliers, cela a également entraîné des coûts élevés pour la commune. Comme certaines parties du Piz Cengalo sont toujours considérées comme présentant un risque d’éboulement, il a été nécessaire de construire de nouveaux ouvrages de protection. La planification, le financement et la mise en œuvre se sont révélés complexes et longs. Ils ont pu être réalisés grâce au soutien de toutes les parties : Confédération, canton, commune et dons privés. Caritas Suisse a accompagné ce processus. Les nouveaux ouvrages de protection ont été achevés en 2025, soit huit ans après l’événement.

La formation, un privilège ?

Obstacles

importants dans l’accès à la formation continue

Adèle Villiger est membre du collectif de nettoyage Flexifeen à Bâle. Cette mère célibataire estime que la formation est primordiale : elle suit donc un cursus de bachelor. En janvier 2025, elle a fait part de son expérience lors du Forum Caritas : « Je finance malheureusement la formation de ma propre poche. » Elle ne reçoit aucune contribution de l’aide sociale pour cela.

« Les personnes en situation de pauvreté ne peuvent pas prendre le temps de suivre des cours, car elles n’en tireraient aucun revenu. »
Aline Masé, responsable du Service Politique sociale à Caritas Suisse

Elle doit compter chaque franc et même utiliser une partie de l’argent qui était réservé à la nourriture. « J’ai grandi avec de nombreux obstacles. Mais je veux montrer qu’il est possible d’aller loin malgré tout. »

Les plus instruits ont plus facilement accès à la formation Dans aucun autre pays européen, les chances en matière de formation ne sont aussi inégalement réparties qu’en Suisse. Les personnes à hauts revenus bénéficient plus de deux fois plus souvent d’une formation continue soutenue par

leur employeur que les personnes à bas revenus. Si l’on considère le niveau de formation, les inégalités se creusent encore.

Paradoxalement, ce sont donc les personnes avec des difficultés financières et un faible niveau de formation qui se voient refuser l’accès à la formation continue. Pourtant, elles en auraient particulièrement besoin pour éviter la pauvreté. « Ces personnes ne peuvent pas prendre le temps de suivre des cours et des formations, car elles n’auraient alors aucun revenu ou elles ne pourraient pas financer la garde de leurs enfants. Cela renforce la précarité », explique Aline Masé, responsable du Service Politique sociale à Caritas Suisse.

Meilleure égalité des chances Il est pourtant possible de remédier à cette situation. Caritas Suisse propose plusieurs mesures dans sa prise de position «Améliorer les chances de formation pour réduire les risques de pauvreté» : L’inégalité des chances en matière d’éducation commence avant même l’école enfantine. Les enfants dont les parents ont un niveau de formation moins élevé ou moins reconnu sont désavantagés. Une scolarisation plus précoce et une répartition plus tardive des élèves selon leur niveau permettraient de réformer le système éducatif en fonction des opportunités.

Les personnes qui peuvent suivre une formation sont moins exposées au risque de pauvreté.

En outre, les adultes avec un budget serré ont besoin, pendant les formations et les formations continues, de bourses leur permettant d’assurer leur subsistance, qui couvrent non seulement les frais de cours, le matériel pédagogique et les frais d’examen, mais qui compensent aussi la perte de revenu. Il est également important de développer les procédures de reconnaissance des diplômes étrangers ou des années d’expérience professionnelle pour le plus grand nombre de professions possible.

De plus, il faut des offres de formation qui s’orientent vers la réalité des adultes en situation de précarité. Les employeurs ont le devoir de soutenir davantage la formation continue des personnes ayant un faible niveau de formation

initiale et un faible revenu. Enfin, il faut des possibilités de garde d’enfants à un prix abordable pour que les parents à faibles revenus, et notamment les familles monoparentales, puissent réaliser leurs projets de formation. Dans l’exemple d’Adèle Villiger, il est évident que l’objectif de suivre une formation ne peut être atteint souvent en raison de barrières structurelles, et non par manque de volonté.

Almanach social 2025 – La formation : solution ou illusion contre la pauvreté ? caritas.ch/fr/almanach-social-2025

Prise de position de Caritas sur la formation : caritas.ch/chances-de-formation

La pauvreté touche beaucoup de monde en Suisse :

743 000

personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 8,4 % de la population.

Nature et amitiés dans les camps youngCaritas

Une soirée inoubliable autour d’un feu de camp ou un plongeon dans une piscine en plein air : youngCaritas a réuni des adolescent-e-s et des jeunes adultes issus ou non de la migration dans ses camps d’été. Pour la première fois, deux semaines de camp ont été organisées en 2025. Vingt responsables engagés ont préparé le programme et plus de 70 participant-e-s de quatorze pays ont apprécié passer ce temps ensemble. Ils ont participé à un atelier de photographie, peint des t-shirts et joué au volley et au foot. De belles amitiés sont nées.

caritas.ch/youngcaritas.ch

Prêts sans intérêts pour les plus endettés

Avec le projet « Nouveau départ » récemment lancé, Caritas Suisse et la Banque Alternative Suisse viennent en aide aux personnes surendettées. Celles qui ne parviennent pas à sortir de la spirale des dettes et qui répondent à certains critères bénéficient d’un soutien. Elles reçoivent des prêts sans intérêt et les remboursent par tranches sur une période de trois ans. Douze demandes ont pu être acceptées jusqu’ici, ce qui représente des versements de 187 760 francs. Les premiers résultats sont là : les remboursements sont effectués de manière fiable et le projet devrait être poursuivi. caritas.ch/nouveau-depart

Caritas rend le travail de care visible

Plus de 500 000 personnes en Suisse prodiguent des soins non rémunérés. Elles jouent un rôle essentiel dans le système de santé, mais reçoivent peu de reconnaissance et presque aucun soutien financier. Caritas Suisse indemnise les proches aidants et les accompagne avec professionnalisme. « Nous rendons le travail de care visible », explique Tobias Holzgang, responsable de Caritas Care. « Tant que ce travail sera considéré comme allant de soi, le soutien financier fera défaut. » En 2025, l’offre a été étendue de la Suisse centrale et du canton de Berne aux deux Bâle et à l’Argovie. caritascare.ch

Les films changent le monde

Le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) a conclu en mars 2025 sa 23e édition. Une édition exceptionnelle placée entre colère et tendresse dans un monde en perte de repères. Caritas Suisse est une des organisations partenaires principales du festival. Ce partenariat souligne l’engagement de Caritas Suisse en Suisse et à l’étranger auprès des personnes les plus vulnérables. Il rapproche le monde du cinéma de celui des ONG pour accroître leur impact sur des thèmes en lien avec les violations des droits humains.

caritas.ch/fifdh

Cap sur l’emploi : un parcours gagnant

Accompagner une personne réfugiée vers son intégration professionnelle, c’est créer avec elle un lien fort et durable. Dans le canton de Fribourg, Caritas Suisse soutient les réfugiés reconnus tout au long de leur parcours vers l’emploi, la clé de leur indépendance financière.

Dans le cadre du projet «Step By Step» à Fribourg, les personnes réfugiées font une vidéo de présentation qui complètera leur CV et leur permettra de décrocher plus facilement un emploi.

Le chemin vers un emploi stable a été long, mais A. B. (son nom est connu de la rédaction) a toujours fait preuve d’une grande motivation. Arrivé d’Érythrée en 2016, il obtient l’asile en 2019 et rencontre aussitôt Matthieu Cattin, conseiller en intégration professionnelle au Département Migration & Intégration Suisse romande de Caritas Suisse. Ensemble, ils

« Les clés d’un bon accompagnement : la créativité et une relation privilégiée. »

Défis et réussites

Ce beau parcours illustre l’importance de l’accompagnement. Matthieu Cattin le souligne : « Les clés d’un bon accompagnement sont l’adaptation, la créativité et surtout la relation privilégiée. » Car les défis ne manquent pas. Le marché de l’emploi est concurrentiel et les diplômes ont une grande importance en Suisse. Mais Caritas lance des projets innovants, comme la formation « Step By Step » qui est un succès et va encore se développer. Il s’agit d’une formation en quatre modules pratiques conçue pour les personnes réfugiées afin de leur donner les outils pour décrocher un emploi ou une formation et gagner en autonomie. En 2025, 17 personnes ont suivi trois sessions, et le Service Intégration prépare de nouveaux modules pour aller encore plus loin.

Par ailleurs, plusieurs collaborations fructueuses ont permis en 2025 de mettre en place des formations en partenariat avec l’État de Fribourg et des acteurs du monde professionnel.

Un engagement constant

Caritas Suisse a soutenu en 2025 requérants d’asile et réfugiés :

• 8345 procurations de représentation dans les centres fédéraux d’asile, dont 1246 mineurs non accompagnés

caritas.ch/ asile-et-intégration

fixent un objectif clair : trouver rapidement un apprentissage. Matthieu Cattin l’accompagne dans ses candidatures. Les rencontres sont régulières, une à trois fois par mois. Le métier de prédilection de A. B. : agent d’exploitation. Trouver une place est difficile et le suivi se poursuit avec un atelier pour renforcer ses candidatures. Ces efforts portent leurs fruits : en 2020, A. B. décroche une AFP – attestation fédérale de formation professionnelle – d’employé en intendance dans un hôpital de Fribourg. Matthieu Cattin continue son accompagnement. L’AFP est un succès, et A. B. enchaîne avec un CFC – certificat fédéral de capacité – de gestionnaire en intendance, soutenu par le Service Intégration pour le suivi scolaire. En 2024, il obtient son diplôme et signe immédiatement un contrat de travail. Devenu financièrement indépendant, il sort du suivi de Caritas Suisse le 28 février 2025.

• 757 procurations aux Bureaux de consultation juridique de Suisse romande et de Suisse centrale

• 2151 personnes prises en charge dans les centres cantonaux d’asile, dont 441 mineurs non accompagnés

• 536 cas de traite d’êtres humains identifiés et suivis

• 554 recours auprès du Tribunal administratif fédéral et des tribunaux cantonaux

• 7 litiges stratégiques devant la Cour européenne des droits de l’homme et les instances onusiennes

• 3263 personnes réfugiées suivies dans le canton de Fribourg

• 867 personnes réfugiées, accompagnées par Caritas Suisse, avaient un contrat de travail dans le canton de Fribourg

Notre travail en réseau

La collaboration avec les Caritas régionales

Recyclerie

Quand la beauté tend la seconde main à la durabilité

À Genève, Caritas cherche à valo riser au mieux les vêtements et objets de seconde main. Il y a d’abord La Recyclerie, un réseau de sept boutiques, dont une grande brocante, alimentées par 1200 tonnes d’objets et 120 tonnes de vêtements ré cupérés chaque année. Puis vient L’Upcyclerie, où l’on crée du neuf à partir de matériaux de récupération. Ce projet allie les savoir-faire des métiers du design et de l’artisanat, notamment au sein de son atelier de menuiserie qui conçoit du mobilier et des aménagements sur mesure.

recyclerie.ch

« avec moi » Vivre quelque chose ensemble

Les marrainages/parrainages « avec moi » permettent aux enfants de familles touchées par la pauvreté de s’évader de leur quotidien. Des parrains et marraines bénévoles rencontrent ainsi régulièrement ces enfants. Ils leur ouvrent de nouvelles perspectives, renforcent leur confiance en eux et favorisent leur participation à la société. Les parents sont soulagés et les parrains et marraines élargissent leur horizon grâce à un échange personnel : tout le monde y gagne. Fin 2025, on compte 293 marrainages/ parrainages en cours.

caritas.ch/parrainages-avec-moi

Genève
Valais
Vaud
Suisse centrale
Zurich Argovie
Jura
Fribourg
Neuchâtel
Soleure
Berne
Bâle

Thurgovie

Saint­Gall Appenzell

Grisons

CaritasGo

Une aide rapide dans la jungle des services sociaux

« Bonjour ! Avez-vous droit à des aides de l’État ou à d’autres aides ? » C’est avec cette question que CaritasGo ouvre le dialogue avec les utilisateurs d’une application développée par Caritas Suisse centrale. Cette application permet de s’orienter dans la jungle des services sociaux : elle explique de manière compréhensible quelles sont les offres de soutien disponibles, examine les droits possibles et dirige vers les services de conseil adéquats. Le chatbot multilingue est disponible 24 heures sur 24. Il atténue les réticences des personnes qui, souvent par honte, tardent à demander de l’aide. CaritasGo permet de trouver plus rapidement un soutien social – déjà dans le canton de Lucerne, puis probablement dans toute la Suisse.

caritas.ch/caritasgo

Achats à prix réduit et conseils sur les dettes

Caritas Suisse travaille main dans la main avec les 16 Caritas régionales. Ensemble, elles mettent en œuvre des offres variées en faveur des personnes touchées par la pauvreté ou menacées de l’être.

Épiceries Caritas: nouvelle app

Dans les Épiceries Caritas, les client-e-s peuvent acheter des denrées alimentaires et des produits du quotidien à des prix fortement réduits. Cette offre est importante pour alléger le budget serré des personnes en situation de pauvreté. La demande augmente depuis des années : 3600 personnes font leurs achats chaque jour dans un de ces magasins. L’année dernière, les 22 sites ont enregistré 1,1 million de ventes.

La nouvelle application Bonus+ est disponible dès maintenant pour les clients. Désormais, la CarteCulture, qui donne accès aux Épiceries Caritas, peut être enregistrée dans l’application. Bonus+ permet aux utilisateurs d’obtenir des réductions sur une sélection de produits ainsi que des informations sur les actions ou d’autres offres de Caritas.

3000 demandes pour les dettes

CarteCulture

Vivre plus : offres à prix réduit pour les personnes en situation de pauvreté

La participation à la société renforce le bien-être et favorise l’intégration. C’est précisément là qu’intervient la CarteCulture. Cette petite carte rouge, également disponible sous forme numérique, offre aux personnes disposant de moyens financiers limités un accès gratuit ou à prix réduit à plus de 4200 offres dans les domaines de la culture, du sport, de la formation et de la santé. De plus en plus de sorties accompagnées et d’expériences de groupe sont également organisées. Cela permet de dépasser la gêne et encourage le partage des loisirs et des plaisirs. La CarteCulture permet ainsi à 219 477 personnes en Suisse de retrouver un peu de normalité et de dignité et de participer à la société.

carteculture.ch

Les personnes ayant des soucis financiers peuvent obtenir un soutien simple et rapide auprès de « SOS info-dettes », en ligne, par téléphone ou en personne. L’offre est soutenue par Caritas Suisse, quatre Caritas régionales ainsi que sept services spécialisés. En 2025, 3011 demandes ont été reçues, soit près de 10 par jour. Pour les cas plus complexes, les spécialistes au sein des organisations membres de l’association faîtière Dettes Conseils Suisse bénéficient du soutien des juristes de Caritas Suisse. L’année dernière, 305 consultations ont été organisées.

caritas-regio.ch

Le réseau Caritas en chiffres

4872 bénévoles

301 054 heures de bénévolat

1569 collaboratrices/teurs

942 collaboratrices/teurs rémunérés à l’heure

173 places de formation

Tessin

Quand tout est en mouvement

Dans le monde entier, y compris en Suisse, le changement a été omniprésent au cours de l’année écoulée. Cela crée de l’incertitude. Pour Caritas aussi, ce fut un grand défi.

La pression sur les coûts dans la politique d’asile nationale et internationale ou les coupes dans la coopération au développement : l’année 2025 a été marquée par des bouleversements dont les effets n’ont pas épargné le travail de Caritas Suisse.

Le domaine de l’asile en Suisse en est un exemple. Caritas gère des centres d’asile dans différentes régions sur mandat des cantons. Des réfugiés et des requérants d’asile mineurs y sont hébergés et encadrés par des collaborateurs de Caritas. Si le nombre de réfugiés diminue, les centres sont fermés ; si le nombre augmente, de nouveaux centres d’hébergement sont ouverts avec un court préavis. La décision revient au canton, et la mise en œuvre est ensuite confiée à Caritas. Rien que dans le canton de Zurich, Caritas a géré quatre centres de manière permanente l’année dernière, en a fermé deux et en a ouvert ou rouvert deux.

« Absorber les fluctuations est complexe »

Cela signifie que les ressources nécessaires changent presque du jour au lendemain : un jour, le besoin en personnel augmente fortement, le lendemain beaucoup moins ; ici, on a besoin d’une infrastructure informatique supplémentaire, là, on la retire ; les assurances, les concepts

de sécurité et la logistique doivent aussi être adaptés en permanence. « Absorber ces fluctuations est extrêmement complexe », explique Chantal Cornaz, responsable du Secteur des Ressources Humaines de Caritas Suisse. « Une concertation et une coordination étroites entre tous les services sont indispensables. Nos collaborateurs font preuve d’une grande flexibilité dans ce domaine. »

Un défi particulier s’est posé en 2025, lorsque les mandats de prestations n’ont pas été renouvelés dans les cantons de Schwytz et de Zoug. Il ne s’agissait plus de recruter et de former du personnel, mais d’indiquer les perspectives possibles pour les collaborateurs, voire de licencier. « Ces situations pèsent sur toute l’organisation. Il y a une grande pression pour agir et en même temps, il est important de prendre le temps d’écouter », insiste Chantal Cornaz. Le personnel doit savoir à qui s’adresser et où obtenir du soutien.

L’influence de la numérisation

Cette dynamique ne s’est toutefois pas manifestée uniquement dans le domaine de l’asile en Suisse en 2025. L’ensemble de l’environnement de travail dans lequel Caritas Suisse opère s’avère très volatile et est influencé par des facteurs extérieurs. Cela va du financement de la coopération internationale à la situation sur le marché du travail, en passant par les dons : rien n’est constant ni ne peut être pronostiqué de façon certaine. Chantal Cornaz s’interroge :

personnes au total travaillent pour Caritas Suisse en Suisse et à l’étranger.

22 % du personnel

a plus de 55 ans, 14 % moins de 30 ans.

71 nationalités

sont représentées parmi les collaboratrices/teurs. Les pays les plus représentés : Suisse, Tchad et Éthiopie.

« Cela pose la question de savoir si nos structures organisationnelles existantes sont suffisamment souples pour réagir rapidement au changement. » Le développement rapide de l’intelligence artificielle, les horaires et lieux de travail flexibles ou la numérisation modifient également fondamentalement la vie professionnelle. Cela a à son tour une influence sur les besoins de formation continue des collaborateurs. Ils recherchent de plus en plus des modèles de formation continue agiles plutôt que des formats de cours rigides.

C’est pourquoi Caritas Suisse a introduit ce que l’on appelle le « temps d’apprentissage ». Ce temps peut être géré de manière autonome

comme une sorte de quota d’heures. Il est ainsi possible d’utiliser de manière plus flexible, outre les cours en présentiel, des offres telles que les séminaires en ligne et les tutoriels sur Internet. Cela permet d’intégrer plus facilement la formation continue dans les processus de travail et de l’adapter aux besoins personnels. Cette forme est indépendante du lieu et du fuseau horaire, ce qui correspond au caractère international de l’organisation. Caritas met ces mesures à la disposition de son personnel pour s’adapter à un contexte de travail en constante évolution.

441 mineurs non accompagnés

de 19 pays ont été pris en charge par Caritas Suisse en 2025.

38 805 heures de « temps d’apprentissage »

au total sont à la disposition des collaboratrices/teurs.

78 personnes sont employées au Tchad : il s’agit du plus gros programme en dehors de la Suisse.

Caritas Suisse aide les personnes réfugiées à se préparer à une vie autonome en Suisse, comme ici à Matran.

Caritas en chiffres

Origine des recettes de Caritas

15,3 %

Dons directs

10,5 %

Recettes propres

6,1 %

Autres organisations

2,4 %

Réseau international Caritas

1,4 %

Chaîne du Bonheur

Autres contri butions fédérales

Dons privés / recettes et contributions publiques

36,6 %

Dons privés / recettes

%

Administration de la Principauté du Liechtenstein

Utilisation des ressources

26,4 %

Coopération internationale

5,3 %

Charges administratives

4,0 %

Charges de recherche de fonds et de marketing

3,4 %

Soutien administratif direct aux projets

Des alliances de financement avec la Chaîne du Bonheur, la Confédération et d’autres organisations partenaires en Suisse et à l’étranger ont permis à Caritas de multiplier par quatre chaque franc reçu sous forme de don direct.

Données selon les directives Zewo

%

Projets Suisse 1,0 % Études et autres contributions

Ces données sont conformes aux exigences de Swiss GAAP RPC 21 et répondent aux lignes directrices de la fondation Zewo concernant la désignation des frais administratifs pour les organisations de bienfaisance.

4,0 %

Recherche de fonds et marketing

5,3 %

Charges administratives

Le rapport financier détaillé est publié sur notre site : caritas.ch/rapport-annuel

Bilan au 31 décembre 2025

Compte d’exploitation 2025

Produit

financier avant changement du fonds de fluctuation

annuel avant les mouvements de fonds et du capital

Évolution de fonds affectés à un but précis (– = augmentation / + = diminution)

Organes

Comité

Présidium

Présidente : Monika Maire-Hefti, in fi rmière diplômée, ancienne conseillère d’État du canton de Neuchâtel, Les Ponts-deMartel NE

Vice-président/e : Gisèle Girgis-Musy, lic. économie, Leutwil AG (jusqu’au 31 mai 2025)

Thomas Bösch, Dr économie, ancien directeur RH et directeur RH senior, Hergiswil (depuis le 1er juin 2025)

Jean-Noël Maillard, directeur de Caritas Jura, Delémont

Martin Wey, Dr en droit/avocat et notaire, secrétaire général adjoint de la CES, Fribourg

Richard Chenevard, executive MBA Université de Genève, ancien directeur adjoint du bureau de la DDC au Tadjikistan, Sion

Chiara Gerosa Adamoli, lic. soc., journaliste RSI, Rete uno, commentatrice RSI TV, Balerna

Anastas Odermatt, Dr ès lettres, sociologue des religions Université de Lucerne, Ballwil

Stephanie Parague, diplômée en Accounting and Economics, ancienne directrice dans le secteur financier privé, Executive Coach, membre du comité Women-in-Tech Switzerland (à partir du 1er juin 2025)

Autres membres du Comité

Diocèse de Bâle : Michaela Zurfluh, lic. théol. I, aumônière de la zone pastorale de Kriens, Ebikon (jusqu’au 31 mai 2025) // Mathias Arbogast, directeur du service de travail social de l’Église catholique de la région de Berne, Grenchen (à partir du 1er juin 2025) // Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg : Marianne Pohl-Henzen, philologue, germaniste, théologienne,

Fribourg // Diocèse de Sion : Christian Thurre, diacre, collaborateur scientifique du Service de l’environnement du canton du Valais, Ovronnaz (dès le 1 er juin 2025) // Diocèse de Saint-Gall : Sabine Rüthemann, spécialiste RP et chargée de communication du diocèse de Saint-Gall, Lichtensteig // Diocèse de Lugano : Luigi Roncoroni, formateur d’adultes FSEA, responsable de secteur Caritas Tessin, Cadro // Diocèse de Coire : Bruno Gut-Fuchs, diacre, responsable de la paroisse St. Verena, Stäfa // Caritas régionales : Pascal Bregnard, directeur de Caritas Fribourg, Billens // Fabienne Notter, directrice de Caritas Argovie et Caritas Soleure, Soleure // Silja Wenk, co-directrice Caritas Berne, Berne // RKZ (Conférence centrale catholique romaine de Suisse) : Roland Loos, ingénieur en électricité EPFL, président de la RKZ, Yverdon-les-Bains VD // SKF (Ligue suisse des femmes catholiques) : Karin Ottiger, assistante sociale HES en travail social, directrice SKF, Lucerne // Autres membres de l’association : Rudolf Rosenkranz, directeur Action Caritas Suisse des Aveugles, Adliswil (à partir du 1 er juin 2025) // Christine Imholz, ancienne responsable de la procure missionnaire des Dominicaines d’Ilanz, Grub AR (à partir du 1 er juin 2025) // Thomas Odermatt, directeur de l’Institut Menzingen, Ballwil (à partir du 1 er juin 2025) // Sans mandat : Andrea Pfäffli, Master en sciences de la communication Universités Zurich et Lucerne, députée au Grand Conseil LU //Sabrina Corvini-Mohn, présidente de Caritas des deux Bâle, Allschwil BL // Dr Benno Schnüriger, ancien président du Conseil synodal catholiqueromain du canton ZH, Zurich // Dr Hans-Jörg Ruppen, diplômé mathématiques EPF, Dr ès sciences et professeur titulaire et honoraire de l’EPFL, Gampel VS (jusqu’au 20 novembre 2025) // Elisabeth von Capeller, Master ingénieure agronome EPF Zurich, ancienne ambassadrice de Suisse au Népal, Lucerne

Monika Maire-Hefti
Chiara Gerosa Adamoli
Stephanie Parague Jean-Noël Maillard
Anastas Odermatt
Martin Wey
Richard Chenevard
Thomas Bösch

Andreas Lustenberger

Centrale Caritas Suisse

Direction

Directeur : Peter Lack, lic. théol, diplômé NPO-Manager VMI, superviseur CPT

Secteur Finances et Administration, directrice suppléante : Esther Reinhard, lic. rer. pol. avec spécialisation en gestion financière

Secteur Coopération internationale : Martina Weber, diplômée en pédagogie sociale MBA, MPH

Secteur Projets Suisse : Mireille Grädel, lic. ès lettres hist.

Secteur Études et Politique : Andreas Lustenberger, Master en sciences (géographie), député au Grand Conseil ZG

Secteur Communication et Fundraising : Jan Schlink, sociologue avec spécialisation en psychologie de la publicité et en sciences de la communication

Nicole Lehnherr, économiste d’entreprise HES et spécialiste en collecte de fonds (par intérim à partir du 1 er juillet 2025)

Secteur Ressources Humaines : Chantal Cornaz, lic. ès psychologie du travail et des organisations, MAS HRM

Secteur Technologies de l’information et de la communication : Jürgen Enderle, informaticien diplômé – Degree in Computer Science

Commission de gestion

Président : Kurt Grüter, ancien directeur du Contrôle fédéral des finances, Berne

Susana Garcia, ancienne directrice générale de l’AVASAD, Lausanne

Monika Otter, MAS Ethik FHNW, Freienbach SZ

Lothar Sidler, lic. droit, avocat et notaire, directeur de l’association cantonale Spitex LU, ancien conseiller municipal de Kriens LU, Kriens LU

Organe de révision

BDO AG, Lucerne

Notre Stratégie durabilité en 2025

Caritas Suisse place la durabilité au cœur de ses projets. Elle dispose pour cela d’une Stratégie durabilité dans laquelle elle s’engage au niveau écologique, économique et social. Caritas Suisse entend ainsi assumer la responsabilité de ses propres actions et de sa gestion d’entreprise. Un bilan carbone est régulièrement établi sur tous les sites en Suisse et à l’étranger afin de vérifier les émissions ayant un impact sur le climat et de réduire ses propres émissions. Comme les années précédentes, Caritas

a investi en 2025 les montants de son fonds climat interne dans diverses initiatives qui contribuent à la réduction des émissions et sensibilisent les collaborateurs à une utilisation prudente des ressources. Avec sa Stratégie durabilité, Caritas Suisse contribue au développement durable en Suisse et dans le monde, conformément à l’Agenda 2030 de l’ONU.

Martina Weber
Mireille Grädel
Jürgen Enderle
Chantal Cornaz
Esther Reinhard
Peter Lack
Jan Schlink

Des partenaires solides du monde économique,

politique et social

Entreprises Sunrise GmbH // ALDI SUISSE AG // Thermoplan AG // Swissquote Bank SA // Orell Füssli Thalia AG // AXA Suisse // Payot SA // LGT Bank (Schweiz) AG // CALIDA AG // WEBSTAR // Schweizer LunchCheck // Etam // Swiss Can Machinery AG // thinkQ2 AG // QoQa Services SA // Deckers Switzerland GmbH // Verlingue // Bering AG // Lennaria Camathias SA // Procter & Gamble International Operations SA // VAT Group // Power-Blox AG // Original Food GmbH // The Canopy Lab // MarketShare Associates Fondations Aiuto Stiftung // Alfred Richterich Stiftung // Annelise Zemp-Stiftung // Christa Foundation // Däster-Schild Stiftung // Dr. med. Arthur und Estella Hirzel-Callegari Stiftung // Erika und Conrad Schnyder Stiftung // Ernst Göhner Stiftung // Fondation Alfred et Eugénie Baur // Fondation Audemars-Watkins // Fondation Gertrude Hirzel // Fondation Philanthropique Famille Sandoz // Franz Martin Stiftung // Gebauer Stiftung // Gemeinnützige Stiftung Hans A. Bill // If ! Foundation // Medicor Foundation // reSPact Foundation // Rütli-Stiftung // SV-Fondation // Société suisse d’utilité publique (SSUP) // Stanley Thomas Johnson Stiftung // Stiftung Mercator Schweiz // Stiftung Sonnenschein // Stiftung Wegweiser // Swiss Philanthropy Foundation (Fonds collaboratif Impact Social) // Walter Haefner Stiftung Confédération Direction du développement et de la coopération (DDC) // Secrétariat d’État aux migrations // Office fédéral de la santé publique // Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes Cantons, villes, communes Canton de Fribourg // Canton du Valais // Commune de Céligny // Commune de Plan-les-Ouates // Conseil Départemental des Yvelines // Kanton Aargau // Kanton Zürich // Loterie Romande // Kanton St. Gallen // Kanton Basel-Stadt // Stadt Zürich // Gemeinde Maur // Ville de Genève // Ville de Versoix Hautes écoles Berner Fachhochschule – Soziale Arbeit // ETH Zürich Zentrum für Entwicklung und Zusammenarbeit (NADEL) // Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften – Center for Energy and the Environment Institutions ecclésiastiques Association Fraternelle Romande // Communauté des Religieuses Trinitaires // Diocèse de Lugano // Röm.-kath. Gesamtkirchgemeinde Bern und Umgebung // Kath. Kirche im Kanton Zürich // Kloster Heiligkreuz // Röm.-kath. Landeskirche Basel-Landschaft // Kath. Kirchgemeinde Luzern // Röm.-kath. Kirche Basel-Stadt // Gemeinschaft Liebfrauenschwestern // Röm.-kath. Landeskirche des Kantons Luzern // Röm.-kath. Kirchgemeinde Biel und Umgebung // Schwestern vom Heiligen Kreuz // Kath. Konfessionsteil des Kantons St. Gallen // Kath. Kirchgemeinde Küsnacht-Erlenbach // Verband der röm.-kath. Kirchgemeinden der Stadt Zürich // Kath. Kirchgemeinde Baar // Kloster Baldegg // Kath. Kirchgemeinde Romanshorn // Kreiskirchgemeinde Aarau // Église évangélique réformée du canton de Fribourg Donateurs bi- et multilatéraux Chaîne du Bonheur // Amt für auswärtige Angelegenheiten

Liechtenstein // Austrian Development Agency // Agence Française de Développement // Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung // Danida Green Business Partnership (DGBP) // Direction générale des Partenariats internationaux de la Commission européenne // Direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes (ECHO) // Deutsche Gesellschaft für Internationale

Zusammenarbeit GmbH (giz) // Organisation internationale pour les migrations (OIM) // Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW) // LuxDev // Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) // Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) // Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) // Programme alimentaire mondial (PAM) Autres partenaires et réseaux Americares // Catholic Agency for Overseas Development // Caritas Luxembourg // Caritas Autriche // Caritas Pologne // Cordaid // Deutscher Caritas Verband // Trocaire // Theresa-Magasin // SOS Ticino // Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) // ORS // Association jurassienne d’accueil des migrants (AJAM) // Swiss Platform for Sustainable Cocoa (SWISSCO) // Swiss Sustainable Coffee Platform (SSCP) // Vikara Institute // CALP Network // SEVAL Swiss Evaluation Society // Poverty Alleviation Coalition (PAC) // Swiss NGO DRR Platform // Swiss Water and Sanitation Consortium // Water Integrity Network

Ce sont des partenaires sans qui notre aide aux personnes en détresse ne serait pas possible. Merci beaucoup !

« QoQa vit de la force de notre

Qommunauté et du désir de faire le bien ensemble. Caritas Suisse est la partenaire idéale pour cela, car elle réunit une marque forte, une mission claire et des projets locaux. Nous apprécions beaucoup la confiance et la collaboration de longue date. »

Pascal Meyer « Loutre in Chief », QoQa

« En tant que grand assureur, nous avons aussi une responsabilité sociale. Dans le cadre de notre programme de bénévolat AXA Atout Cœur, nous souhaitons, entre autres, soutenir les personnes à petit budget, en collaboration avec Caritas. »

Équipe AXA Atout Cœur AXA Suisse

« Sunrise souhaite permettre à tous de participer au monde numérique, y compris à ceux qui, en Suisse, vivent à la limite ou en dessous du seuil de pauvreté.

Caritas Suisse est pour nous la partenaire adéquate, car elle apporte un large réseau et une proximité avec les groupes cibles. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur cette collaboration qui a fait ses preuves ! »

Julia Herrmann

Cheffe de projet senior DEI & Sustainability, Sunrise

Impressum

Photo de Korna Veasna, riziculteur au Cambodge, a suivi une formation couverture : de Caritas Suisse sur le climat. Nicolas Honoré

Rédaction : Bettina Schucan-Birkhäuser, Livia Leykauf, Niels Jost, Daria Jenni, Stefan Gribi, Tamara Bütler, Vérène Morisod Simonazzi, Fabrice Boulé, Reto Schefer, Patrick Bisch, Kathrin Ottiger

Photos : Alexandra Wey, Amélie Clements, Ayaana Publishing, Betour Roger, Caritas Suisse, Caritas Suisse centrale/Leonidas Portmann, Caritas Vienne/Elisabeth Sellmeier, Caritas Zurich/ Zoe Tempest, Cat Norman Tahirović, CRS Staff, FIFDH, Fotopool Caritas Netz, Ghislaine Heger, Hasan Belal, Jean Sorel Nelson, Kenyi Moses, Keystone/Laurent Merlet, Nicolas Brodard, Nicolas Honoré, Pablo Quiroga/Yamil Antonio, Peter Lack, Philipp Schütz, Recyclerie, Reto Albertalli, Sandra Papi, Seba Diarra, Tamara Bütler, Thomas Plain, Urban Fischer, Vincent Vandierendounck, youngCaritas

Traduction : Leonor Emery

Graphisme : Regula Reufer

Impression : Multicolor Media, Lucerne

Caritas Suisse

Secteur Communication et Fundraising Adligenswilerstrasse 15

Case postale

CH-6002 Lucerne

Téléphone : +41 41 419 22 22

Courriel : info@caritas.ch

IBAN : CH69 0900 0000 6000 7000 4

Vous trouverez des informations détaillées sur nos projets sur le site Internet de Caritas Suisse : www.caritas.ch

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