

pak-choï, un avenir solidaire
Chère lectrice, cher lecteur,

« Veillons à ce que le monde tourne à nouveau dans le bon sens. »
Nous disons oui. Oui à un monde sans pauvreté. Nous voulons vaincre la pauvreté en Suisse et dans le monde. La lutte contre la pauvreté a toujours été au cœur des préoccupations de Caritas, et ce dès sa création en 1901. Et c’est plus vrai que jamais aujourd’hui, alors que nous jetons un regard rétrospectif sur une année qui a vu d’importantes turbulences et incertitudes dans le monde. Peut-être partagez-vous mon impression : en 2025, la Terre n’a pas tourné très rond. Elle a même parfois semblé tourner à l’envers. Pensons aux guerres – par exemple au Proche-Orient, en Ukraine et au Soudan. Observons la montée en puissance des mouvements autocratiques – pas seulement loin de nous, mais aussi en Europe. Pensons à la manière dont les États riches, y compris la Suisse, ont réduit les fonds destinés à la solidarité internationale. Nous vous invitons d’autant plus résolument à aborder la nouvelle année avec courage et une vision claire : en 2026, nous fêterons les 125 ans de Caritas Suisse. Nous profitons de cette étape pour nous doter d’une nouvelle charte et d’une nouvelle stratégie. La réduction de la pauvreté en Suisse et dans le monde est au cœur de notre action. Et nous disons oui à l’égalité des chances pour toutes et tous : chaque être humain doit avoir accès à la nourriture, au logement et à la formation. Et chaque être humain doit obtenir un revenu qui lui permette d’assurer son existence. C’est la vision de Caritas Suisse. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons tous veiller à ce que le monde cesse de partir à la dérive et qu’il tourne à nouveau dans le bon sens.
Chère lectrice, cher lecteur, faites-vous une idée de la manière dont Caritas poursuit ces objectifs dans les pages qui suivent – à Blatten comme au Proche-Orient. Dans les potagers cambodgiens comme dans ses bureaux de consultation juridique. Grâce à votre fidèle soutien, nous pouvons agir efficacement. Je vous en remercie de tout cœur.
Je vous souhaite une fin d’année paisible, un Noël serein et de nombreuses expériences et rencontres encourageantes pour la nouvelle année.
Votre Peter Lack
Directeur de Caritas Suisse

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Cambodge : la force d’un réseau solide
Au Cambodge, familles de petits paysans, entreprises, autorités et coopératives travaillent main dans la main pour une agriculture durable. Dans quatre provinces situées à la frontière avec la Thaïlande, Caritas Suisse réunit les différents acteurs autour d’une table pour répartir l’eau disponible équitablement, cultiver du riz et des légumes de manière rentable et promouvoir des méthodes écologiques. Page 6
Solidaires : la vie au Proche-Orient

Les visages de la guerre – trois témoignages de Gaza, de Syrie et du Liban.
11 Actuel : une dynamique de résilience au Mali

Un programme de Caritas au Mali permet d’améliorer les récoltes, mais aussi la cohésion sociale.
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Blatten : lutter pour avoir des perspectives

Le choc de l’éboulement a été suivi d’un immense élan de solidarité, une aide qui vient « de partout », raconte Sarah Ebener, une habitante de Blatten.
IMPRESSUM
Le magazine de Caritas Suisse paraît 6 fois par an.
Adresse de la rédaction : Caritas Suisse, secteur Communication et Fundraising, Adligenswilerstrasse 15, case postale, CH-6002 Lucerne Courriel : info@caritas.ch, www.caritas.ch, Tél. +41 41 419 24 19 Rédaction : Bettina Schucan-Birkhäuser (bs) ; Livia Leykauf (ll) ; Daria Jenni (dj) ; Niels Jost (nj) ; Vérène Morisod Simonazzi (vm) ; Fabrice Boulé (fb) ; Tamara Bütler (tb) ; Stefan Gribi (sg) ; Lena Baumann (lb) ; Isabelle Müller (im) ; Patrick Bisch (pb) Traduction : Leonor Emery, Nicolas Couchepin
Abonnement : l’abonnement annuel coûte 5 francs. Il est prélevé une seule fois sur les dons sans affectation. Graphisme : Urban Fischer Photo de couverture : Nicolas Honoré Imprimerie : Druckerei Kyburz, Dielsdorf Papier : 100 % recyclé
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La pauvreté sous l’angle politique, scientifique et culturel
Où en est la Suisse en matière de pauvreté ? À l’occasion de son 125 e anniversaire, Caritas aborde cette question brûlante dans son nouvel Almanach social 2026. La politique de lutte contre la pauvreté sera également au cœur du Forum Caritas, avec la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.

La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider sera présente au Forum Caritas en janvier, où un bilan sur la pauvreté en Suisse sera fait.
Il n’y a pas de politique cohérente et claire de lutte contre la pauvreté en Suisse. Les contraintes économiques et les fossés sociopolitiques dominent. Le nombre de personnes en situation de précarité financière a augmenté ces dix dernières années. Le seuil de pauvreté se base sur un minimum vital très bas qui ne garantit pas la participation sociale. Les familles sont de plus en plus confrontées à la hausse constante des coûts du logement et des primes d’assurance-maladie. Beaucoup trop d’enfants sont menacés par la pauvreté.
À l’occasion de son 125e anniversaire, Caritas s’interroge sur l’état de la Suisse sociale et tente de trouver des solutions. Quel rôle la Confédération doit-elle jouer ? La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider sera présente au Forum et répondra aux questions du public après sa présentation. Le colloque du 30 janvier 2026 à Berne offrira en outre un aperçu du nouveau monitoring de la pauvreté de la Confédération, des der-
nières connaissances issues des Hautes écoles et du point de vue de Caritas sur les développements dans le domaine social. Face à ces défis, une action ciblée s’impose.
De son côté, l’Almanach social, publié pour la première fois en 1998, présente dans cette édition anniversaire un état des lieux. La pauvreté et la lutte contre la pauvreté sont au centre des préoccupations – aujourd’hui et demain. Les contributions mettent en lumière la pauvreté des enfants, le modèle de réforme de l’assurance générale du revenu ou la précarité dans les régions de montagne. Ce volume est enrichi de textes littéraires et politiques. Des auteurs et autrices tels que Catherine Lovey, Yari Bernasconi et Migmar Dolma y participent, ainsi que les politiciennes Mandy Abou Shoak et Patricia von Falkenstein. Des personnes qui font personnellement l’expérience de la pauvreté s’expriment également. L’ouvrage offre ainsi de multiples perspectives sur la problématique de la pauvreté dans un pays riche. (sg)

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Programme et inscription au Forum Caritas du 30 janvier 2026 : caritas.ch/forum
Dans les médias
Tribune de Genève | « La Genève humanitaire à la recherche d’un second souffle » | 27.8.2025 Après des décennies de croissance, la coopération internationale se trouve confrontée à une contraction brutale de ses ressources, au moment même où les crises humanitaires prolifèrent… Pour Mark Kessler, de Caritas Suisse, les conséquences sont aussi structurelles : « Moins d’argent signifie moins de projets. Les projets deviennent plus petits, plus fragmentés. »
Le Courrier | « Entraves à Gaza dénoncées » | 15.8.2025 Une nouvelle législation israélienne restreint l’accès des ONG étrangères à Gaza. Plus de cent d’entre elles dénoncent, dans une lettre publiée jeudi, une utilisation croissante de cette loi pour bloquer l’acheminement de l’aide. « Cette obstruction a laissé des millions de dollars de nourriture, de médicaments, d’eau et d’articles d’abri bloqués dans des entrepôts en Jordanie et en Egypte, tandis que les Palestiniens sont affamés », déplorent les ONG. La prise de position a été signée en Suisse entre autres par Alliance Sud, Caritas Suisse, l’EPER, Solidar Suisse, Swissaid et Terre des Hommes.
SWI Swissinfo.ch | « Petites ou grandes, les exploitations agricoles sont confrontées à une pénurie de main-d’œuvre » | 7.8.2025 De nombreuses exploitations agricoles suisses se tournent vers des bénévoles pour tenir le coup durant la saison estivale… À l’alpage de Corjon (VD), la famille Tena fabrique chaque été de l’Etivaz, du fromage AOP. De fin mai à fin septembre, Julie et Julien Tena y vivent avec leurs trois enfants. Pour tenir la cadence, le couple a fait appel à Caritas, qui coordonne des missions de bénévolat. Plusieurs bénévoles se relaieront cette saison à leur côté.
Quand la guerre prend tout
Le Proche-Orient ne connaît pas de répit. À Gaza, en Syrie et au Liban, des millions de personnes souffrent de la violence, des déplacements et d’une pauvreté extrême. Comment les habitants parviennent-ils à vivre au quotidien dans ces circonstances difficiles ? Trois femmes témoignent.



Gaza
: « Votre sourire m’a redonné courage »
Avant la guerre à Gaza, la vie d’Israa Ayad était déjà marquée par les privations. Mais une bombe tombée sur Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, a tout changé. « J’étais assise dans le salon avec mes sœurs. Ce fut notre dernière conversation », raconte la jeune femme de 29 ans.
Ses sœurs n’ont pas survécu. Israa a perdu une jambe. Elle est restée 21 jours à l’hôpital ; elle a dû partir car il n’y avait pas assez de place.
Caritas Jérusalem gère dix centres de santé avec le soutien de Caritas Suisse.
C’est à l’un d’eux qu’Israa s’est adressée. Et c’est là que les blessures de la jeune femme ont été soignées. Israa garde la tête haute : « La gentillesse et le sourire des collaborateurs m’ont redonné courage. »
Syrie : « Coudre me donne de la force »
« J’ai cousu cette robe moi-même », déclare fièrement Rana Al-Sofy. Sa petite boutique dans un village proche de la côte syrienne est florissante – une nouvelle fois. Car la guerre a forcé Rana à tout quitter : sa maison, son atelier de couture.
Avec ses quatre enfants, elle a trouvé refuge dans les montagnes. Mais veuve, Rana a dû s’occuper seule de ses revenus et de leur éducation. « J’avais très
peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ma famille », explique cette femme aujourd’hui âgée de 42 ans.
Lorsque Rana a pu retourner dans son village avec ses enfants, elle a retrouvé espoir. Avec le soutien de Caritas Suisse et de son organisation partenaire locale GOPA-DERD, elle a pu rouvrir sa boutique. Rana explique : « Coudre me donne de la force. Mes enfants ont été ma motivation à ne pas abandonner. »
Liban : « Je veux être forte pour mes enfants »
Fawzieh Matar n’a qu’une envie : partir. Quitter le Liban, où elle a tant souffert. Sa fille de 16 ans, Alaa, a été diagnostiquée d’un cancer. Puis elle a dû fuir la guerre. Sa famille de neuf personnes a passé deux mois à l’extérieur. « Nous ne pouvions pas aller dans un abri d’urgence, raconte Fawzieh. Les conditions d’hygiène déplorables auraient encore affaibli le système immunitaire d’Alaa. »
La seule option était un petit appartement de quelques mètres carrés.
Fawzieh dort sur le sol, les enfants sur de minces nattes. La précarité de leur logement pèse sur leur santé. Et à chaque fois, ils doivent faire un choix : des médicaments pour Alaa, ou de la nourriture pour tous ? Caritas Suisse et son organisation partenaire Caritas Liban soutiennent la famille avec une aide financière d’urgence, notamment pour le traitement d’Alaa. Fawzieh a repris courage : « Je veux être forte pour mes enfants. » (nj)
Lien de la vidéo d’Israa : caritas.ch/israa
Des milliers de personnes ont été amputées d’un membre à Gaza, comme Israa Ayad (29 ans).
Rana Al-Sofy (42 ans), qui vit en Syrie, a pu rouvrir sa boutique après sa fuite.
Fawzieh Matar (41 ans) s’inquiète pour sa fille atteinte d’un cancer.
Préserver l’eau et le riz pour un avenir commun

Le changement climatique met à rude épreuve la culture du riz, très gourmande en eau, dans le nord du Cambodge. Il devient de plus en plus difficile d’en vivre – il faut trouver de nouvelles solutions.
Texte : Daria Jenni
Photos : Nicolas Honoré
Depuis juin, Sophea et Romodol vivent principalement des légumes qu’ils vendent dans le quartier. Ils ont perfectionné leurs méthodes de culture au fil du temps

Dans les villages du nord-ouest du Cambodge, de nombreuses familles vivent de la culture du riz. Mais l’incertitude liée à l’approvisionnement en eau et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes menacent leurs récoltes. Au cœur d’un solide réseau, les agriculteurs réorganisent leur façon de travailler – de la culture à la vente.
Entre les plants de concombres et les feuilles de pak-choï, Sophea Phœurn (48 ans) et son mari Romodol Lin (49 ans) vaquent à leurs occupations quotidiennes.
« En plus du riz, nous cultivons aussi des légumes – cela nécessite moins d’eau. »
Ils cueillent avec précaution les légumes qu’ils vendront plus tard dans le quartier. Il y a quelques mois encore, il n’y avait ici qu’un champ poussiéreux. Aujourd’hui, tout y pousse en rangs bien ordonnés, des aubergines aux pastèques.
« Les nouvelles connaissances que nous avons acquises sur la culture, l’ir-
rigation et la protection des plantes nous ont changé la vie », dit Sophea en s’essuyant le front. Depuis trois mois, elle et son mari participent aux formations proposées par le partenaire de Caritas, East-West Seed Knowledge Transfer. Ils y apprennent à cultiver eux-mêmes des semis, à mieux préparer les plates-bandes, à reconnaître rapidement les parasites et à tenir une comptabilité simple. Grâce à leurs revenus supplémentaires, Sophea et Romodol ont pu réduire leurs dettes, faire quelques économies, et même mettre en œuvre une nouvelle idée : depuis peu, Romodol élève des grenouilles et des escargots pour les vendre.
Quand le riz ne suffit plus pour vivre « Avant, nous pouvions vivre de la culture du riz », se remémore la paysanne. C’était autrefois l’occupation principale de nom-
breuses familles de paysans du nordouest du Cambodge, mais elle n’assure plus depuis longtemps un revenu stable. Les précipitations sont trop irrégulières, et les fortes pluies ou les parasites menacent trop souvent les récoltes. Un canal d’irrigation doit permettre d’irriguer les champs pendant la saison sèche. « Mais nos champs sont trop éloignés du canal, poursuit Sophea. C’est pourquoi nous plantons maintenant davantage de légumes – ils ont besoin de moins d’eau. »
Dans cette région très pauvre, de nombreux paysans doivent par ailleurs quitter leurs villages pour aller chercher du travail dans les villes ou en Thaïlande. C’est là que le projet « Nurture » de Caritas Suisse et de l’EPER intervient : grâce à une irrigation efficace, à de nouvelles connaissances et à un meilleur accès au marché, beaucoup peuvent à nouveau vivre dans leur village et générer un revenu suffisant pour vivre (voir le graphique page 9).
Les deux organisations soutiennent les communes de quatre provinces situées à la frontière avec la Thaïlande –

là où les besoins sont les plus urgents.
Alors que le village dans lequel vivent Sophea et Romodol mise principalement sur les légumes, Kon Piseth et ses voisins optimisent la culture du riz et la distribution de l’eau. Désormais, un comité d’utilisation de l’eau gère les cultures selon un calendrier fixe. « Avant, chacun semait et arrosait à sa guise, raconte Kon en secouant la tête. Aujourd’hui, nous planifions ensemble les cultures et l’irrigation et veillons à ce qu’il y ait assez d’eau pour tout le monde. »
Moins de coûts, plus de récoltes
Mais les défis restent nombreux : les prix du marché sont très fluctuants et les coûts de production élevés. Pour acheter des semences et des engrais, de nombreuses familles s’endettent. C’est pourquoi les
chaque famille des six communes qu’il accompagne. Parfois, il parle avec un paysan comme Kon ; d’autres fois, il négocie la réparation d’un canal avec les autorités locales. « Mon travail consiste à réunir les gens autour d’une table, explique Vanchet. C’est la seule façon de
« Si les gens sont impliqués dès le début, ils deviennent plus confiants, et les processus correspondent vraiment à leur quotidien. »
agriculteurs et agricultrices qui participent au projet misent sur des méthodes alternatives : ils utilisent des cendres contre les parasites, plantent du chanvre pour renforcer le sol et misent sur les engrais organiques. Ils réduisent ainsi leurs coûts tout en augmentant la qualité de leurs produits. « Le climat change : la saison sèche est de plus en plus longue », résume Kon, pensif. « Nous devons nous adapter. » Pour que les nouvelles idées portent à long terme, il faut des coordinateurs –des personnes comme Vanchet Sey, qui réunissent les familles, les autorités et les organisations dans les villages.
Un réseau solide
Lorsque Vanchet, le coordinateur de projet, vient dans les rizières, tout le monde le salue. Ce trentenaire connaît presque
trouver de bonnes solutions pour l’avenir. » Lui et onze autres collaborateurs de projet organisent la collaboration entre les familles paysannes, les autorités, les coopératives agricoles et les entreprises. C’est ainsi que se constitue un réseau dense qui donne de l’assurance aux agriculteurs. Le résultat est probant : dans plusieurs communes, les familles ont fait part de leurs préoccupations directement à l’administration. Ainsi, la rénovation d’un canal, repoussée pendant des années, a été intégrée au budget officiel grâce à des négociations suivies. « Si les gens sont impliqués dès le début, ils deviennent plus confiants, et les processus correspondent vraiment à leur quotidien », assure Vanchet.
Pompes solaires et stations météo Afin de pouvoir se prémunir à l’avenir contre les changements climatiques et les phénomènes météorologiques extrêmes, Vanchet et son équipe testent des solutions innovantes avec les familles d’agriculteurs. À Peam, une installation solaire de l’entreprise locale EGE Cambodia Energy Solutions pompe l’eau de la rivière via un canal pour l’acheminer vers les champs. Les paysans peuvent ainsi irriguer leurs plants de riz même en période de sécheresse et obtenir une deuxième récolte annuelle.
Fagot après fagot, Kon et les autres paysans récoltent le riz ensemble.
Quelques villages plus loin, trois stations météo mesurent depuis peu différentes données, telles que la température et les précipitations. Elles fournissent des informations précieuses pour permettre une agriculture plus ciblée. C’est un système que Caritas utilise déjà avec succès au Tadjikistan (voir encadré). Vanchet montre un champ de tomates : « Ici, nous testons si les plantes poussent mieux lorsque nous gérons l’irrigation sur la base des données météo. »
Du champ au marché – et en
Europe
Pour bien vivre de la culture de légumes et de riz, il faut aussi pouvoir vendre ses produits. C’est pourquoi Caritas soutient les marchés locaux, les start-ups et les coopératives. Les commerçants peuvent proposer davantage de produits régionaux et un magasin bio peut élargir son assortiment. Une coopérative agricole ambitieuse a même osé se lancer en Europe : elle forme ses membres afin que leurs produits correspondent aux normes d’exportation. La première récolte de riz a passé tous les tests et a quitté le Cambodge en direction de l’ouest. Pour ces familles, c’est une étape majeure : leur riz

Sophors est vendeuse au marché de Mongkol Borei. Elle propose à ses clients les légumes locaux cultivés par les familles d’agriculteurs de sa commune.
trouve désormais sa place sur les marchés mondiaux.
Quand Vanchet parle des succès accomplis, il le fait avec conviction. « Le plus important, c’est la proximité avec les gens. Nous devons les écouter et développer ensemble des solutions pour l’avenir. » Cette attitude caractérise le projet :
ce n’est pas une organisation unique qui dicte la marche à suivre, mais un réseau de nombreuses personnes et institutions qui la façonnent ensemble.
Plus d’informations : caritas.ch/riz
S e n s i b i l isa t ion, stratégieetmesures
Projet Nurture
Renforcement de la résilience des familles de petits paysans et de leurs communautés ’d a d a p ta t ion à la criseclimatique
Agriculture résiliente au climat etouverture de nouveaux marchés
Grâce à toute une série de mesures, les familles de paysans, les autorités et les entreprises améliorent ensemble l’agriculture dans le nord du Cambodge. Les approches sont classées selon les trois domaines et objectifs principaux illustrés.
Le savoir météorologique du Tadjikistan au Cambodge
Il y a cinq ans, Caritas Suisse a introduit au Tadjikistan, en collaboration avec des partenaires, dont MétéoSuisse, un service pointu de météorologie, d’hydrologie et de climatologie (WWCS).
L’objectif était d’adapter les méthodes agricoles à l’évolution des conditions climatiques et de les orienter en fonction de la météo. Aujourd’hui, plus de 300 stations collectent des données telles que la température, l’humidité, le vent et la température du sol. Les agriculteurs reçoivent quotidiennement sur leur téléphone portable des recommandations pour les semis, l’irrigation et les
récoltes, ainsi que des avertissements en cas d’événements météorologiques extrêmes.
Ce projet a été couronné de succès. Il devrait maintenant être mis en place au Cambodge : en collaboration avec l’équipe du Tadjikistan, Vanchet et d’autres collaborateurs locaux ont déjà installé trois stations météorologiques. En ce moment, le système est en cours d’adaptation aux conditions tropicales. Là aussi, les familles d’agriculteurs devraient recevoir à temps des informations fiables, afin de pouvoir protéger et améliorer leurs récoltes.

Ukraine : une réalité partagée, un espoir commun
Alors qu’à l’est et au sud de l’Ukraine, la survie monopolise le quotidien, les personnes déplacées à l’ouest cherchent à réorganiser leur vie. Le soutien de Caritas s’adapte : aide rapide dans les zones de combat et programmes à long terme là où la reconstruction semble possible.
« À l’est du pays, il s’agit avant tout de vivre l’instant présent », explique Margot Mayoraz, responsable du programme Ukraine à Caritas Suisse. Notre activité proche du front est fortement influen-
« À l’est du pays, il s’agit avant tout de vivre l’instant présent. »
cée par le rythme de la guerre : attaques, destruction, solutions provisoires, il n’est guère question de reconstruction. Différentes formes d’intervention correspondent aux réalités de la vie : Caritas soutient les familles dont les maisons ont été détruites en les aidant à effectuer quelques réparations. L’aide en espèces
est particulièrement appréciée pour les achats nécessaires comme les médicaments ou les vêtements. Les enfants bénéficient d’un accompagnement psychologique pour les aider à surmonter les expériences traumatisantes. Une autre composante du projet est le conseil juridique.
Renforcer le tissu social
Les régions de l’ouest, en revanche, sont un refuge pour des centaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays. C’est un énorme défi pour le tissu social et l’économie de la région. C’est pourquoi Caritas y poursuit des approches à plus long terme et renforce la communauté qui est en train de s’y for-
mer. « Ici, nous pouvons regarder davantage vers l’avenir », dit Margot Mayoraz. Les subventions salariales permettent de maintenir temporairement les personnes à leur poste : les petites et micro-entreprises des secteurs du textile, de la boulangerie et de la production de miel peuvent postuler pour une aide financière unique et un coaching. « Nous avons constaté dans une étude que ces secteurs consolident les chaînes d’approvisionnement et stabilisent la société. C’est important dans ces temps incertains », explique la responsable du programme. En raison des tensions entre les personnes déplacées et les communautés d’accueil, les projets ont ici aussi toujours une composante sociale.
Deux stratégies, un objectif
La situation militaire en Ukraine marque l’orientation des projets : nous fournissons une aide rapide où l’on se bat encore, et une stabilisation à plus long terme où de nouvelles perspectives s’ouvrent. Ces deux approches sont nécessaires non seulement pour soutenir les personnes, mais aussi pour leur redonner espoir.
Mais malgré des contextes qui peuvent être différents selon les régions, la réalité de la guerre maintient son emprise sur le pays tout entier. Même dans les régions moins touchées, les habitants vivent avec des attaques, des alertes aériennes nocturnes et une incertitude permanente. C’est pourquoi Caritas Suisse se positionne clairement : il serait prématuré de renvoyer les réfugiés ukrainiens dans des zones prétendument sûres. Tant que la guerre se poursuit, tous les Ukrainiens ont besoin de protection et de soutien, où qu’ils se trouvent. (ll)
Plus d’informations : caritas.ch/ukraine
Valentyna Babenko dirige un atelier de couture à Pivdenne, près d’Odessa. Malgré la guerre, elle assure des emplois et fournit des services importants à la communauté.

Au centre du Mali, nourrir une dynamique de résilience
La pauvreté est grande dans les villages du Cercle de Bandiagara. L’enjeu y est triple : améliorer la sécurité alimentaire, avec de nouvelles techniques agricoles et des semences mieux adaptées, apporter une aide alimentaire d’urgence si nécessaire et renforcer la cohésion sociale dans les villages.
La plupart des habitants du Cercle de Bandiagara, au centre du Mali, vivent de l’agriculture de subsistance, alors que seules 10 % des terres sont cultivables.
La pauvreté est très grande. Caritas
« Face aux crises récurrentes dans la région, il est essentiel de renforcer notre approche humanitaire. »
Mopti, partenaire locale de Caritas Suisse, porte un programme (co-financé par la coopération suisse, DDC) afin de renforcer la sécurité alimentaire en améliorant la production agricole et l’accès au marché des petites productrices et petits
producteurs. Plus de 40 000 personnes participent au programme.
L’urgence et le long terme
Les aléas du climat pèsent lourd sur la production agricole des 56 villages, répartis dans sept communes. En 2024 déjà, de fortes pluies ont diminué la production notamment de mil, de riz, de niébé et d’échalotes, dont les villageois dépendent grandement pour leur propre consommation ou pour les vendre sur les marchés. Les précipitations précoces en mars 2025 ont également provoqué des dégâts. Les comités d’alerte tentent constamment d’améliorer leurs prévisions et de diffuser une information adéquate. Ces épisodes de fortes précipitations interviennent après de longues périodes de sécheresse.
Afin de faire face à la situation, la campagne agricole 2025 a été bien préparée et 1120 ménages ont reçu des semences adaptées (riz et niébé). Les effets ont été positifs. Ces mesures ne sont toutefois pas toujours suffisantes et des distributions alimentaires sont parfois nécessaires durant la période de soudure, entre août et octobre. Ces appoints ponctuels permettent aux familles d’assurer leur autosuffisance alimentaire.
Techniques agroécologiques
Les familles d’agriculteurs ont par ailleurs reçu des équipements agricoles et se forment à des techniques nouvelles. En 2025, plus de 81 kilomètres de petites diguettes ont été aménagés. Elles protègent de l’érosion plus de huit hectares de terres. Les pratiques agroécologiques sont en outre étendues. Un nouveau barrage et la réhabilitation de deux autres permettent de mieux gérer l’arrosage des cultures. De leur côté, les femmes diversifient leurs activités génératrices de revenus et l’amélioration des chaînes de valeur a contribué à une hausse des prix de vente de l’échalote. Plusieurs sociétés coopératives appliquent le système du warrantage qui permet de vendre les récoltes au prix le plus intéressant.
Ces mesures permettent de consolider des conditions de production agricole très fragiles dans la région de Bandiagara. Mais il est aussi nécessaire de prendre soin du tissu social. Les questions de propriétés de la terre provoquent souvent des tensions. En 2025, 71 conflits sur 80 identifiés ont été résolus, contribuant à la consolidation du vivre-ensemble au sein des communautés villageoises. (fb)
Plus d’informations sur le projet : caritas.ch/mali-résilience
Photo
De bonnes récoltes d’échalotes sont vitales pour les familles d’agriculteur-trice-s de la région de Bandiagara.

Il peut être difficile pour les personnes apatrides de se sentir chez elles quelque part.
Apatridie, le droit à la reconnaissance
Vous êtes-vous déjà demandé ce que cela faisait de ne pas avoir de nationalité ? Les conséquences sur votre vie seraient énormes. Le Bureau de consultation juridique de Caritas aide les personnes concernées à faire reconnaître leur apatridie par les autorités. Voici l’histoire de Samira*.
Selon les Nations Unies, au moins dix millions de personnes sont apatrides dans le monde. Fin 2024, 1275 apatrides vivaient en Suisse selon le Secrétariat d’État aux migrations (SEM).
Les apatrides ne peuvent généralement pas se déplacer ou
voyager librement.
L’apatridie peut survenir lorsqu’un État se désintègre et qu’il n’est pas garanti que toute la population acquière la nationalité de l’État successeur ou conserve son ancienne nationalité. Il existe également des cas où les États excluent délibérément de la citoyenneté des minorités ethniques, religieuses ou autres. Cela signifie que ces personnes n’ont pas de droits politiques et qu’elles n’ont guère
accès aux droits sociaux, au marché du travail et à l’éducation. Les apatrides n’ont généralement pas de documents d’identité et ne peuvent donc pas se déplacer ou voyager librement. En outre, aucun État n’est tenu de leur accorder une protection en cas de persécution.
Pas de papiers, mais de la persévérance
Samira, une Kurde de Syrie, s’est adressée à Caritas Suisse, plus particulièrement à son Bureau de consultation juridique de Suisse centrale. Samira avait demandé l’asile en Suisse à l’automne 2021. Sa demande a été rejetée à l’été 2022. Son retour en Syrie n’étant toutefois pas raisonnablement exigible, elle a été admise provisoirement. Déjà lors de la procédure d’asile, Samira avait indiqué être ce qu’on appelle une
« maktuma », c’est-à-dire une apatride non enregistrée. En Syrie, 120 000 à 150 000 Kurdes ont perdu leur nationalité en 1962 parce qu’ils auraient immigré illégalement d’Irak et de Turquie. Leurs descendants, dont Samira fait partie, sont également considérés comme apatrides depuis lors.
Samira n’avait pas d’acte de naissance ni d’autre document d’identité. Elle n’a même jamais pu faire enregistrer son mariage avec un Kurde qui a perdu la vie pendant la guerre civile. Elle possédait tout de même une copie d’une carte d’identité non officielle qui l’identifiait comme maktuma.
Le Bureau de consultation juridique a eu plusieurs entretiens avec Samira. En novembre 2022, elle a déposé une demande de reconnaissance d’apatridie auprès du SEM. Ce dernier a douté de l’authenticité de la confirmation d’apatridie et a posé de nombreuses questions. La consultation juridique a aidé Samira à y répondre et à dissiper les doutes de l’administration suisse.
Une apatride enfin protégée
Début 2025, les autorités suisses ont reconnu Samira comme apatride. Elle a donc désormais droit à un permis de séjour ainsi qu’à un titre de voyage et d’identité. Et, chose particulièrement importante pour elle, car elle souffre encore du traumatisme de la guerre : elle est désormais sous la protection de la Suisse. Si elle s’intègre bien, Samira aura un jour des chances d’obtenir la nationalité suisse. Samira pourrait alors dire pour la première fois de sa vie : « Maintenant, j’ai enfin un pays, mon pays : la Suisse. » (im)
* Le nom a été modifié pour protéger la personne concernée.
Plus d’informations : caritas.ch/consultationjuridique


Quand la montagne efface les maisons
En très peu de temps, la famille Ebener a dû quitter sa maison, avec seulement quelques sacs. Quelques jours plus tard, l’éboulement de Blatten a enseveli tous leurs biens. Maintenant dans un appartement en location, la famille gère son nouveau quotidien, mais leur foyer leur manque cruellement.
Ce fameux vendredi, lorsque Sarah et Oliver Ebener sont rentrés de leurs vacances en France avec leurs deux garçons, ils ont vu un message dans l’application de la commune : près du Petit Nesthorn, il y
« Tout perdre est extrêmement douloureux. »
avait eu des mouvements de terrain et une lave torrentielle. La population devait donc se préparer. « Au début, nous ne nous sommes pas trop inquiétés, se souvient la jeune femme de 37 ans. Nous qui venons du Lötschental, nous sommes habitués aux phénomènes naturels. » Mais dès le lendemain, il était clair qu’ils devaient quitter leur domicile immédiatement.
Au lieu de coucher les enfants le samedi soir comme prévu, Sarah les a em-
menés chez leur grand-mère à Ferden. Le couple a ensuite eu une heure et demie pour emballer le strict nécessaire. Ils ont surtout pris des vêtements. « Nous pensions qu’il y aurait peut-être une avalanche de boue et que tout ce qui était placé à plus d’un mètre du sol était en sécurité », explique Oliver, 35 ans. Une erreur qui fait mal : quelques jours plus tard, c’est un gigantesque éboulement qui ensevelit tout le village de Blatten – et avec lui tous les souvenirs de la famille Ebener : les bougies de baptême, les premières chaussures des enfants, les masques de carnaval.
Un appartement, mais pas de foyer
Aujourd’hui, la famille vit à Ferden, à quelques centaines de mètres seulement de la mère de Sarah. Ils ont pu s’installer dans un appartement appartenant à
un couple du canton de Berne. Un coup de chance : suffisamment d’espace, un environnement familier, des propriétaires sympathiques. « Mais ce n’est pas notre foyer », dit Sarah. L’aîné des garçons a demandé s’il retrouverait un jour l’odeur de son ancienne chambre. « Nous sommes très reconnaissants, mais ici, nous sommes des invités. »
La maison que Sarah et Oliver avaient construite il y a sept ans s’était agrandie : ils avaient ajouté une aire de jeux, un abri de jardin, des parterres de fleurs. « Tout perdre est extrêmement douloureux », dit Sarah avec tristesse. Les enfants souffrent tout particulièrement. Avant, ils pouvaient se défouler sur le terrain, jouer dans la rue, passer du temps avec les enfants des voisins. Mais en un instant, ils ont perdu tout ce qui constituait leur foyer.
L’aide est venue de partout Dans cette période difficile, la famille a fait l’expérience d’une grande solidarité. Une fillette du jardin d’enfants a offert un serpent en caoutchouc au fils cadet, une connaissance a apporté des chaises Tripp Trapp pour les enfants, et une collecte a été organisée à Gampel. Caritas Suisse a également organisé un appel aux dons et met à disposition un soutien financier qui profite également à la famille Ebener. Mais il n’est pas facile d’accepter l’aide. « Parfois, on a l’impression de mendier », dit Oliver.
La nostalgie de ne plus rien posséder Malgré toute la gratitude, le désir d’autonomie demeure. « Nous sommes des montagnards, dit Oliver, pour nous, cela implique un foyer qui soit le nôtre, un endroit où nous pouvons rester et où nos enfants peuvent grandir. » Pour les parents, il est certain qu’offrir un foyer à leurs enfants, c’est le plus important. (tb)
Plus d’informations : caritas.ch/blatten
La maison de Sarah et Oliver Ebener a été engloutie à Blatten.
Un problème de dettes ?
Caritas offre des conseils
simples

Les personnes avec de graves problèmes d’argent s’adressent souvent à Caritas. Pour les aider, Caritas a établi le Service Dettes conseils, où elle donne de brefs conseils par téléphone et en ligne. Si un cas est plus complexe, elle oriente vers le service compétent le plus proche. Chaque année, plus de 3000 personnes s’adressent au Service

Dettes conseils. Les raisons de cette détresse sont multiples : des coups du sort, une perte d’emploi inattendue, des frais fixes en hausse. On oublie de payer ses factures à cause d’une dépression, ou on perd tout simplement la vue d’ensemble de ses finances. Cela peut arriver à n’importe qui.
Outre ce soutien direct aux personnes en quête de soutien, Caritas Suisse conseille les services spécialisés dans le domaine de l’endettement sur des questions juridiques. (pb/bs)
Agenda
Remise du youngCaritas-Award 6 décembre 2025, 18 heures, Neubad Lucerne youngcaritas.ch
« Un million d’étoiles » contre la pauvreté Décembre 2025
L’action « Un million d’étoiles » a lieu chaque année durant la période de l’Avent. Avec cette action de solidarité, Caritas attire l’attention sur les personnes touchées par la pauvreté en Suisse. Informations sur la manifestation dans votre région : caritas-regio.ch
Plus d’informations : caritas.ch/service-dettesconseils
Forum Caritas 2026 La pauvreté ici et aujourd’hui : qu’en est-il de la Suisse sociale ? 30 janvier 2026, 9h30, Eventforum, Berne caritas.ch/forum
Épiceries Caritas : une application pour vous tenir informés
Chaque jour, plus de 3600 personnes font leurs courses dans les Épiceries Caritas. Une application appelée Bonus+ est désormais disponible : chaque semaine, elle permet aux clients d’obtenir des rabais supplémentaires sur huit produits sélectionnés, comme l’huile d’olive à 5,90 francs au lieu de 6,50 francs. La CarteCulture, qui doit être présentée en magasin, peut également être enregistrée dans l’application. De plus, l’application informe sur les hits de la semaine, les recettes et les autres offres de Caritas.
« Tous ceux qui font leurs courses chez nous ne connaissent pas, par exemple,
notre conseil gratuit en matière d’endettement ou nos offres de formation », explique Thomas Künzler, directeur de la Coopérative des Épiceries Caritas.
« L’application facilite non seulement les achats, mais aussi d’autres aspects de la vie. »
L’application a remporté le premier prix dans la catégorie Accessibilité du concours « Best of Swiss Apps ». (nj)
Plus d’informations : epiceriecaritas.ch
Tout le monde peut être confronté à un problème de dettes.

Les participants au youngCaritas-Award 2024 s’engagent dans de


youngCaritas-Award : les jeunes s’engagent
Le youngCaritas-Award récompense des jeunes qui s’engagent pour une société solidaire et durable avec des projets qu’ils ont eux-mêmes mis en place. De nombreux projets inspirants concourent cette année.
Les jeunes prennent des responsabilités et s’engagent corps et âme pour une société solidaire et durable. Leurs projets le prouvent : cet engagement rend le monde meilleur et crée des liens. C’est ce que le youngCaritas-Award met en avant en offrant une plateforme à ces projets. Il existe depuis plus de 20 ans déjà –et il revient encore en 2025 : la remise des prix de cette année a lieu le samedi 6 décembre au Neubad à Lucerne. Elle est ouverte à toutes les personnes qui s’y intéressent. Le premier prix est un revenu net de 500 francs par mois pendant un an.
L’objectif de cet événement n’est toutefois pas uniquement de gagner. Il s’agit aussi de rendre hommage à l’engagement bénévole des jeunes, de mettre en
lumière leurs idées et d’offrir un espace d’échange. Le public peut aussi découvrir les initiatives et les programmes de soutien du réseau youngCaritas, qui invitent à participer et à créer des réseaux.
Cette année, de nombreux projets impressionnants par leur créativité, leur courage et leur engagement concourent pour le youngCaritas-Award. Un jury composé de cinq personnes désigne les gagnants et décerne, outre le prix principal, des prix supplémentaires. Et le public peut aussi décerner son prix. (lb)
Projets primés

« Wir lernen weiter »
« Wir lernen weiter » distribue des ordinateurs portables aux personnes touchées par la pauvreté en Suisse et a remporté le youngCaritas-Award en 2020. Le fondateur Tobias Schär se rappelle : « C’était notre premier prix – une confirmation que nous sommes sur la bonne voie et que nous comblons des lacunes importantes. »

« WildFlower »
Le projet « WildFlower », primé en 2024, permet à des filles en Afghanistan de bénéficier d’un enseignement en ligne gratuit dispensé par une équipe internationale de bénévoles. Grâce à youngCaritas, l’équipe a pu se rencontrer pour la première fois –une étape importante pour la cohésion, l’efficacité et le soutien.

Plus d’informations : youngcaritas.ch
nombreux projets.
Non, ce ne sont pas des
récoltes

Nos projets créent des emplois et des revenus et aident les gens à sortir de l’extrême pauvreté.
Oui à un monde sans pauvreté