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Soudan du Sud : naître en exil

Chère lectrice, cher lecteur,

« Je remercie chaleureusement Peter Lack pour son engagement et les nombreuses impulsions qu’il a données. »

Ce numéro du magazine propose de nombreux articles passionnants. Je vous recommande le reportage principal consacré au Soudan du Sud, où Caritas apporte une aide médicale d’urgence dans un camp de réfugiés. Nous faisons également le point sur la situation actuelle au Liban et au Venezuela. Un autre sujet peu connu en Suisse est celui des mutilations génitales féminines, domaine dans lequel Caritas est l’organisation cheffe de file du réseau contre l’excision.

Il me tient également à cœur de vous informer que le directeur de Caritas Suisse, Peter Lack, a décidé de se réorienter professionnellement. Je tiens à lui adresser mes sincères remerciements pour son engagement et les nombreuses impulsions qu’il a données.

Peter Lack a fait évoluer Caritas Suisse avec beaucoup d’engagement et de discernement durant une période pleine de défis. Il a marqué de son empreinte la pensée et l’action entrepreneuriales de notre organisation, fait avancer la transformation numérique et consolidé des partenariats clés, tant au sein du réseau mondial que national de Caritas. Il a également réussi à transposer les racines historiques et les valeurs de Caritas dans le présent à travers notre nouvelle charte.

Jusqu’à ce qu’un nouveau directeur ou une nouvelle directrice soit en place, Esther Reinhard assumera la responsabilité opérationnelle globale. Elle est responsable du département Finances et administration chez Caritas Suisse et occupait jusqu’à présent le poste de directrice adjointe. Je tiens également à la remercier d’assumer cette tâche à la fois importante et variée.

Toutes et tous ensemble, nous nous engageons à vos côtés contre la détresse et la pauvreté, en Suisse et dans le monde entier. Et ce, depuis 125 ans. En septembre, nous fêterons notre anniversaire. Nous nous réjouissons de pouvoir continuer à compter sur votre soutien.

Cordialement,

Monika Maire-Hefti

Présidente, Caritas Suisse

La santé très fragile de 22 000 réfugiés

Les réfugiés du camp de Gorom, au Soudan du Sud, ont survécu à un exil épuisant depuis le Soudan. Ces 22 000 personnes sont physiquement très affaiblies et psychologiquement brisées. Le centre de santé du camp s’efforce de soigner les corps et les âmes. Page 6

5 Point fort : l’urgence au front

Dans la région de Kharkiv en Ukraine, la guerre est très proche. L’aide doit parvenir rapidement à la population.

13 Suisse : une mère avec sept métiers

Eleonora S. explique comment sa famille s’en sort financièrement. Le budget est serré, même si les deux parents travaillent.

15 youngCaritas : créer un projet concret

Un week-end plein d’inspiration pour mettre sur pied des projets à long terme.

IMPRESSUM

Le magazine de Caritas Suisse paraît 6 fois par an.

Adresse de la rédaction : Caritas Suisse, secteur Communication et Fundraising, Adligenswilerstrasse 15, case postale, CH-6002 Lucerne Courriel : info@caritas.ch, www.caritas.ch, Tél. +41 41 419 24 19 Rédaction : Bettina Schucan-Birkhäuser (bs), Livia Leykauf (ll), Daria Jenni (dj), Niels Jost (nj), Tamara Bütler (tb), Vérène Morisod Simonazzi (vm), Fabrice Boulé (fb), Stefan Gribi (sg), Sarina Schöni (ss), Reto Schefer (rs). Traduction : Leonor Emery Abonnement : l’abonnement annuel coûte 5 francs. Il est prélevé une seule fois sur les dons sans affectation. Graphisme : Urban Fischer

Photo de couverture : Kenyi Moses Imprimerie : Druckerei Kyburz, Dielsdorf Papier : 100 % recyclé Dons : IBAN CH69 0900 0000 6000 7000 4

Produit de manière durable

Nous protégeons vos données. Vous trouvez des informations sur la protection des données de Caritas Suisse ici : www.caritas.ch/confidentialite

Nouveau directeur des Épiceries

Chaque jour, plus de 3600 personnes font leurs courses dans les Épiceries Caritas. Celles-ci sont organisées en Coopérative. Après neuf ans à la tête de cette dernière, Thomas Künzler a pris sa retraite en février et c’est son adjoint Tim Murer qui lui succède. Celui-ci déclare : « Avec l’équipe, je continuerai à m’engager pour proposer un large assortiment de produits bon marché, afin que les personnes avec un petit budget puissent se nourrir de manière équilibrée. »

Thomas Künzler a marqué de manière décisive les Épiceries Caritas. Sous sa direction, l’assortiment a été élargi à 1200 articles, le système de caisse a été mo-

dernisé et une nouvelle application destinée à la clientèle a été lancée. « Thomas s’est toujours préoccupé d’une chose : soutenir les personnes en situation de pauvreté », déclare le vice-président Daniel Furrer. « Avec beaucoup d’énergie, il a fait avancer des projets importants et conclu des partenariats précieux. »

La Coopérative, dont le siège est à Sempach-Station, coordonne l’approvisionnement en marchandises, la logistique et définit l’assortiment pour le réseau national. Les 22 Épiceries sont elles-mêmes gérées par les Caritas régionales. (nj) epiceriecaritas.ch

Énergie solaire au siège de Lucerne

La production d’énergie durable n’est pas seulement un objectif dans les projets de Caritas dans le monde, mais aussi au siège principal à Lucerne. Depuis l’été 2025, une installation solaire sur l’immeuble du siège de Caritas Suisse à Lucerne produit de l’électricité. Les 138 panneaux solaires couvrent la totalité des besoins énergétiques du bâtiment les jours ensoleillés. L’énergie excédentaire est injectée dans le réseau.

« L’objectif de durabilité a été déterminant », souligne Benjamin Brander, responsable de l’entretien des bâtiments et

de l’exploitation. Cette installation lui tient particulièrement à cœur : « Nous sommes fiers d’avoir pu réaliser ce projet. Nous apportons ainsi une contribution importante à notre stratégie énergétique. »

L’électricité solaire permet d’économiser 41 tonnes de CO 2 par an.

Caritas Suisse fait donc un pas en avant en matière d’énergie durable. Elle met en œuvre des projets dans le monde intégrant des composants qui fonctionnent à l’énergie renouvelable, comme en Éthiopie ou en Haïti. L’installation à Lucerne vient compléter cet engagement. (tb)

Dans les médias

RTS Le 12h30 | « Caritas mobilise ses équipes locales et renforce son aide d’urgence afin de venir en aide à la population libanaise » | 5. 3. 2026 Dina Hajjar, responsable du bureau de Caritas Suisse au Liban : « On peut parler d’un exode massif. Dès le premier jour, nos équipes étaient sur le terrain avec nos partenaires locaux pour fournir de la nourriture, des abris, des produits d’hygiène, des médicaments. Nous répondons aux besoins d’une population déjà extrêmement fatiguée par plusieurs années de crise. »

24 heures | « Caritas Suisse a mobilisé 35 millions pour les Ukrainiens » | 19. 2. 2026

Active dans le pays depuis 2015, Caritas Suisse collabore sur place avec Caritas Ukraine et Caritas Spes. La stratégie de l’organisation suisse consiste à combiner l’aide humanitaire d’urgence avec des moyens pratiques pour rétablir les revenus des citoyens et des entreprises. L’organisation indique avoir mis en œuvre des activités dans onze oblasts et aidé plus de 145 000 personnes depuis 2022.

Le Temps | « La pauvreté menace le modèle suisse » | 19. 1. 2026 Alors que la précarité ne recule pas dans notre pays, Peter Lack, directeur de Caritas Suisse, revient sur les pressions qui pèsent sur les ménages. « Les priorités sont les loyers et les caisses maladie. Il faut notamment améliorer les subventions que les bas revenus reçoivent pour les primes. À moyen terme, nous misons sur les salaires minimums et davantage d’aides pour les familles dans le besoin. Et à plus long terme, il faut revoir les taxations pour réduire les inégalités. En plus, cette pauvreté, qui concerne environ 15 % de la population, met en danger le modèle à succès suisse. »

Le vice-président Daniel Furrer (à gauche) remercie Thomas Künzler pour son grand engagement.
Tim Murer reprend la direction de la Coopérative des Épiceries Caritas.

La rapidité est la clé : nouvelles voies pour l’aide en Ukraine

Près du front en Ukraine, l’aide doit être rapide. Caritas Suisse a mis sur pied un nouveau projet qui permet à deux Caritas locales d’agir vite grâce à un budget flexible, pour organiser des évacuations, installer des équipements temporaires ou soutenir directement les familles les plus défavorisées.

Les communautés près de la zone du front dans la région de Kharkiv en Ukraine subissent des bombardements incessants. Les populations sont dépla-

« Nous avons réduit le temps de réponse, de deux mois pour un projet humanitaire traditionnel, à seulement quinze à vingt jours. »

cées, les infrastructures détruites. Dans le même temps, ce sont les organisations locales – paroisses, initiatives bénévoles et Caritas locales – qui restent les plus proches des personnes touchées

et continuent de fournir une aide essentielle. Cependant, ces structures locales manquent souvent de ressources financières propres pour maintenir cette aide ou couvrir les coûts opérationnels et imprévus. Les mécanismes traditionnels de subvention sont généralement trop complexes et prennent trop de temps dans ces circonstances.

Face à ce constat, Caritas Suisse a lancé un projet pilote de janvier à mars 2026 qui a fourni des fonds, appelés « Group Cash Transfers » (GCT), soit des transferts monétaires collectifs, à deux Caritas locales, Caritas Ukraine Kharkiv et Caritas Spes Kharkiv. Celles-ci ont ainsi pu mener leurs propres projets, spécifiques à l’aide d’urgence rapide. Ces

deux Caritas ont utilisé le budget de manière flexible pour organiser des évacuations, installer des chauffages ou stations de recharge électronique dans les centres d’évacuation, ou encore aider certaines familles en leur fournissant une aide financière.

Continuité scolaire pour les enfants

« Au total, 984 personnes ont bénéficié de cette aide, ce qui est largement supérieur aux 160 qui avaient été initialement prévues », se réjouit Sarah Buss, responsable de l’aide humanitaire à Caritas Suisse. Ces personnes ont particulièrement apprécié ce soutien pour sa rapidité et sa souplesse. Les stations de recharge ont assuré aux habitants de l’électricité pendant les coupures et la possibilité de rester en contact avec leurs proches, ainsi qu’une certaine continuité scolaire pour les enfants (grâce à l’école en ligne). L’aide financière a surtout permis aux familles les plus défavorisées de couvrir des dépenses urgentes – nourriture, médicaments, factures d’électricité et d’eau ou encore soins médicaux. Et neuf familles aux besoins particuliers ont reçu des radiateurs.

Bilan très positif

Ce projet pilote a permis de réagir beaucoup plus rapidement aux situations d’urgence. Sarah Buss précise : « Nous avons réduit le temps de réponse, habituellement de deux mois pour un projet humanitaire traditionnel, à seulement quinze à vingt jours. » Le projet a démontré que l’approche GCT est à la fois efficace, flexible et adaptée aux contextes de crise. Forte de ces résultats, Caritas Suisse prépare désormais un projet plus ambitieux en Ukraine et mettra à profit les enseignements tirés dans d’autres pays d’intervention. (vm)

Dans la région de Kharkiv, une mère et son fils en situation de handicap ont trouvé refuge dans ce centre pour déplacés. Le projet pilote de Caritas a permis de réparer rapidement la chaudière du centre et d’acheter un générateur.

Soudan du Sud : soigner les corps et les âmes

Texte : Livia Leykauf
Photos : Kenyi Moses
Viola Abali mesure la tension artérielle de ses patientes à chaque consultation.

Les moyens médicaux au camp de Gorom sont limités. La joie n’en est que plus grande lorsqu’il n’y a pas de complications lors d’un accouchement.

Dans le camp de Gorom au Soudan du Sud, Caritas soutient l’unique centre de santé destiné aux 22 000 réfugiés. Pour des personnes profondément éprouvées par la guerre et l’exil, ce lieu est un espace de soin et de réconfort, pour le corps comme pour l’esprit.

Le centre de santé est l’un des rares bâtiments en briques du camp de réfugiés de Gorom. La zone d’attente, située à l’extérieur, s’étend entre la pièce qui abrite le

« Accoucher dans ces conditions n’est pas facile, ni pour les mères ni pour les sages-femmes. »

laboratoire et les deux salles de consultation peu meublées. Tôt le matin, des dizaines de personnes attendent l’ouverture de la clinique sur des bancs en bois.

Pour un espace aussi restreint contenant autant de personnes, c’est étonnamment calme. Tout le monde semble perdu dans ses pensées. Même parmi les enfants, on n’entend presque pas de cris ou de rires. Après l’enregistrement, la première étape pour les patientes et les patients est la salle de consultation, le royaume de John Lako Michael. Ce jeune homme de 28 ans est assistant médical, une fonction à mi-chemin entre soignant et médecin. Assis bien droit à son bureau presque vide, il dégage une autorité naturelle. C’est pourquoi les gens lui font confiance. John Michael examine, diagnostique et prescrit des médicaments. Il transmet les cas compliqués au médecin du projet, les autres sont envoyés à la clinique de la capitale, Juba.

Le centre offre des soins médicaux de base. Pour les habitants du camp, cette offre, mise en œuvre par Caritas Juba, est essentielle. Sinon, il n’y aurait même pas de médicaments contre la douleur, le diabète ou le paludisme, et encore moins d’antibiotiques, de pansements et de perfusions. Les traitements et les médicaments en dehors du camp sont inabordables pour les réfugiés.

Les conditions de vie rendent malade Les possibilités d’examen dans le centre de santé sont limitées. « Il est d’autant plus important de comprendre exactement ce qui manque aux gens. Je dois rester ouvert d’esprit et bien écouter », souligne John Michael. La plupart des patients ont vécu de près les horreurs de la guerre au Soudan et ont ensuite subi des traumatismes lors de leur fuite. Sans oublier que « les conditions de vie dans le camp de Gorom sont loin d’être propices à la santé », ajoute John Michael.

Le camp de réfugiés avait été conçu pour accueillir 2500 personnes. Aujourd’hui, selon l’Agence des Nations

Unies pour les réfugiés, il abrite environ 22 000 personnes. L’approvisionnement

Dans le camp, les réfugiés trouvent la sécurité, mais sont bloqués dans un équilibre précaire entre vie et survie.

en eau est un problème majeur. En effet, les points d’eau du camp ne peuvent être utilisés que quelques heures par jour. Outre l’absence d’installations sanitaires, la malnutrition provoque également des maladies. « Parfois, les gens n’ont rien à manger pendant plusieurs jours, explique l’assistant médical. Cela affaiblit le corps, et un système immunitaire faible est une porte d’entrée pour les maladies. » À tout

cela s’ajoute encore la chaleur pendant la saison sèche, qui dépasse souvent les 40 degrés, ou l’humidité pendant la période chaude et pluvieuse – créant des conditions propices aux moustiques responsables du paludisme.

Un espace pour les nouvelles vies Quelques pas plus loin se trouve le service de gynécologie. Viola Abali, sagefemme diplômée, est assise juste à côté de la porte d’entrée ouverte. Elle note dans un grand cahier les résultats d’examens et les données de la patiente qui lui fait face, de l’autre côté du cadre de la porte. Un gynécologue vient quelques jours par semaine, mais la première interlocutrice est la jeune femme de 23 ans. La salle, qui fait office à la fois de salle d’attente, d’inscription, de consultation et d’examen, est pleine. Trois femmes se tiennent au bord d’une couchette sur laquelle est allongée une femme enceinte. D’autres attendent leur tour sur des chaises en plastique. L’intimité n’existe pas dans ce lieu. Au fond de la pièce, un paravent protège le lit d’examen des regards.

La jeune sage-femme se glisse entre le rideau et le lit pour écouter les battements du cœur de l’enfant qui va naître à l’aide d’un stéthoscope de Pinard. Les appareils de diagnostic modernes ne sont pas disponibles. Pour les accouchements, il y a une salle dédiée, équipée très sobrement : deux repose-jambes sont fixés à une chaise, à côté d’un petit lavabo avec de l’eau courante. Pour les nouveau-nés, un petit lit bébé avec moustiquaire est à disposition, à côté d’une balance et d’un sac pour la ventilation manuelle en cas de complications.

« Accoucher dans ces conditions n’est pas facile, ni pour les mères ni pour les sages-femmes », explique Viola Abali pour décrire son travail. « Mais quand les bébés arrivent, le temps s’arrête un instant. » Il y a quelques jours seulement, une très jeune femme a accouché. Elle a appelé sa fille Angel, ou « ange ». Ce sont ces moments qui font renaître l’espoir dans ce camp de sable et de poussière : une nouvelle existence, un signe que la vie continue, malgré tout.

En jeep vers la capitale

Outre le cabinet médical et le service de gynécologie, le centre de santé du camp de Gorom comprend un laboratoire, une pharmacie, un centre de vaccination et deux chambres dans lesquelles les patients peuvent être hospitalisés. Un petit garçon souffrant d’une grave inflammation bactérienne de l’œil est accroupi à côté de sa grand-mère sous un tissu qui le protège de la lumière. Sur un autre lit, un homme avec un fixateur externe à la jambe reçoit des visites, tandis qu’un adolescent est sous perfusion en raison d’une forte fièvre.

Ce sont les cas les plus « simples », comme la malaria ou la typhoïde, qui sont traités ici. Les patients présentant des pathologies complexes sont adressés à la capitale. Une jeep modifiée fait office d’ambulance et parcourt les 26 kilomètres cahin-caha sur la route de sable. Mais presque personne dans le camp de réfugiés ne peut se permettre de payer les frais de transport et les frais médi -

Les cabanes du camp de réfugiés sont construites à partir de simples montants en bois et d’une bâche en plastique.

caux. Les transferts vers des centres de santé mieux équipés dans la capitale font donc partie intégrante du projet de Caritas.

Le café traditionnel soudanais, un réconfort

Dans le camp, les réfugiés trouvent la sécurité, mais sont bloqués dans un équilibre précaire entre vie et survie. Cette tension est souvent évoquée dans le refuge pour femmes, qui fait également partie du projet. Plusieurs fois par semaine, une cinquantaine de femmes s’y retrouvent pour recevoir des informations sur un thème choisi ou pour discuter de certains sujets en groupe. Avec le personnel formé en psychologie, elles peuvent échanger sur la manière de gérer les traumatismes ou leurs craintes pour l’avenir liées au manque de possibilités de travail, sur la violence domestique ou sur le lourd fardeau de devoir élever leurs enfants seules parce que le père a été tué à la guerre.

À la fin de chaque réunion, du café est préparé et enrichi d’épices selon la tradition soudanaise. Il est servi avec du pop-

Pour les femmes, l’échange dans un cadre protégé est important pour parvenir à faire face à ce qu’elles ont vécu.

corn salé. Pour les femmes, cette tasse de café, qui a un peu le goût du pays, est un luxe réconfortant dans leur quotidien oppressant.

D’une guerre à la menace d’un nouveau conflit

Au Soudan, les forces armées et le groupe paramilitaire Rapid Support Forces s’affrontent depuis avril 2023. Des millions de personnes fuient le conflit et cherchent refuge dans les pays voisins, y compris au Soudan du Sud. Mais ce pays est lui-même confronté à d’énormes défis. Le Soudan du Sud est en proie à une lutte de pouvoir entre le président Salva Kiir Mayardit et son rival, le vice-président Riek Machar. Des explosions de violence se produisent régulièrement entre les deux camps. Sans compter que d’autres groupes locaux militarisés sont impliqués dans les combats dans différents États fédérés. Beaucoup craignent que le Soudan du Sud ne sombre à nouveau dans la guerre civile.

caritas.ch/soudan-du-sud

L’approvisionnement des personnes qui ont fui au Soudan du Sud s’est considérablement aggravé ces dernières années. Les réductions des financements de la coopération internationale affectent durement les personnes vivant dans des camps de réfugiés comme celui de Gorom. De nombreuses organisations humanitaires ont entretemps quitté les lieux. L’ONU donne chaque mois un peu d’argent liquide aux réfugiés pour acheter de la nourriture et des produits de première nécessité. La distribution de colis alimentaires a toutefois été suspendue. Les moyens manquent également dans le domaine de la santé. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet de Caritas Suisse.

Soudan du Sud Soudan
JUBA

Mauricio retrouve son rythme –loin de chez lui

Mauricio monte le son. Enfin, il peut à nouveau chanter, rire et être un enfant. Après des années d’instabilité au Venezuela, ce jeune garçon de 11 ans retrouve un quotidien normal à Medellín. Entre l’école, le terrain de football et les mélodies entraînantes, son espoir de voir la vie devenir plus facile grandit.

Lorsque Mauricio chante et danse dans l’inquilinato, il se crée l’espace d’un instant un moment pour lui au milieu de cet

Après des mois sans cours, Mauricio peut enfin retourner régulièrement à l’école.

environnement bruyant et agité. Les inquilinatos sont des maisons communautaires à Medellín. Elles offrent un toit à de nombreuses familles réfugiées et à des personnes avec peu de moyens. Mais les bâtiments sont étroits, surpeuplés et souvent très mal entretenus. Les chambres

ne sont séparées que par de fines plaques ou des draps, les conflits dégénèrent rapidement et les enfants sont particulièrement exposés aux risques.

Mariangel et ses deux enfants vivent justement dans un inquilinato. Pour de nombreuses familles vénézuéliennes, ce type d’habitation est la seule possibilité abordable pour se loger en Colombie. Il est donc d’autant plus important d’avoir des endroits où les plus petits peuvent se reposer et être simplement des enfants, comme la Maison des portes ouvertes, un projet de Caritas Suisse et de son organisation partenaire locale Corporación Educativa Combos. Ici, les enfants

La crise pousse des millions de personnes vers la Colombie Le Venezuela est plongé dans une crise politique et économique majeure depuis plus de dix ans. De nombreuses familles peuvent à peine couvrir leurs besoins de base : « Les récents développements politiques aggravent encore massivement la situation pour la population civile. L’inflation, la pauvreté et la malnutrition augmentent rapidement et marquent le quotidien », explique Rafael Filliger, responsable du programme Crise au Venezuela à Caritas Suisse. Plus de 5 millions de personnes dépendent de l’aide alimentaire extérieure. L’insécurité persistante et des réalités de vie difficiles poussent des millions de personnes à quitter leur pays. Environ 2,8 millions de Vénézuéliens cherchent aujourd’hui une protection en Colombie. Caritas Suisse soutient aussi bien des familles au Venezuela que des réfugiés en Colombie.

comme Mauricio trouvent des espaces sûrs pour apprendre, jouer et respirer.

Retrouver une routine

Mariangel a dû fuir le Venezuela à plusieurs reprises, laissant à chaque fois son fils avec son père, dont elle est séparée. Elle n’avait alors que peu de contact avec Mauricio. Fin 2023, ils ont pris ensemble un nouveau départ à Medellín. Depuis, Mauricio retourne régulièrement en classe. À l’école primaire de notre organisation partenaire Combos, il retrouve progressivement un environnement sûr, le rythme de l’apprentissage et le plaisir du football et de la musique. C’est surtout la traditionnelle musique llanera qui fait rayonner le garçon. Lorsque sa voix résonne dans l’inquilinato, la vie semble légère l’espace d’un instant, et Mauricio se prend à rêver : « Un jour, je voudrais vivre de chant, de danse et de football. » (dj)

caritas.ch/protection-enfants

Mariangel et ses enfants restent une famille unie malgré les défis auxquels ils sont confrontés dans l’inquilinato.
leur quotidien stable, les enfants ont besoin de moments d’évasion.

Le Liban à bout : une aide d’urgence face à une grave crise

La situation humanitaire au Moyen-Orient est extrêmement tendue. Après les bombardements de l’Iran par les États-Unis et Israël, la violence s’est étendue au Liban. Caritas Suisse et ses partenaires locaux apportent une aide d’urgence à la population touchée.

« Le déplacement des populations n’est plus temporaire, il s’éternise. »

La population libanaise est à bout de forces. Depuis des années, le pays est frappé par une succession de crises : une énorme explosion dans le port de Beyrouth en 2020, l’effondrement de l’économie et la dévaluation de la livre libanaise, des affrontements armés entre 2023 et 2024.

Après l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février 2026, les bombardements israéliens au Liban se

sont fortement intensifiés. Pour des milliers de familles déjà traumatisées par les flambées de violence qui ont eu lieu entre 2023 et 2024, c’est un nouveau choc. Beaucoup d’entre elles étaient revenues dans leurs foyers il y a seulement quelques mois et ont dû à nouveau fuir.

Plus d’un cinquième de la population déplacée

En quelques jours seulement, 1,3 million de personnes ont été déplacées, dont 380 000 enfants qui se sont retrouvés privés d’école et sans sécurité. Les infrastructures vitales s’effondrent : les routes sont détruites, les réseaux d’électricité et d’eau hors service, les hôpitaux et les dispensaires endommagés ou fermés.

L’accès à l’aide humanitaire est également devenu de plus en plus difficile. Les centres d’accueil ne pouvaient accueillir qu’une fraction des personnes déplacées. La plupart ont trouvé refuge chez des particuliers ou ont dû camper sous des tentes de fortune, dans des parkings ou à la belle étoile.

Une aide malgré les obstacles

Caritas Suisse a immédiatement réagi. Depuis début mars 2026, elle distribue, en collaboration avec ses organisations partenaires locales, de l’eau, de la nourriture, des couvertures et des matelas. Elle assure en outre un soutien médical et psychologique dans des cliniques mobiles et des centres de santé. Des personnes âgées, des malades chroniques et des personnes en situation de handicap figurent également parmi les personnes déplacées.

Un projet d’aide d’urgence financé par la Chaîne du Bonheur a rapidement complété les premières mesures. Malgré les routes coupées et les risques pour la sécurité, les équipes continuent de se rendre dans les zones particulièrement touchées.

Une fuite sans fin

Wael Darwish, directeur du programme Moyen-Orient de Caritas Suisse, rend compte depuis Beyrouth de l’ampleur de la crise : « La guerre pousse les communautés au bord du gouffre. Le déplacement n’est plus temporaire, c’est une situation permanente, avec des risques croissants pour la santé, la dignité et la stabilité sociale. »

Caritas Suisse ne s’est pas seulement engagée sur place aux côtés de la population civile touchée. Elle a également agi en Suisse, au niveau politique, pour le respect du droit international humanitaire. Plus que jamais, la solidarité internationale est indispensable pour soutenir les familles libanaises. (fb) caritas.ch/alert

Privés d’école et de

« Protégeons nos filles »

En Suisse aussi, il y a des filles et des femmes qui sont concernées par l’excision. Deqa Samatar sensibilise inlassablement sur ce thème. Rencontre avec une pionnière.

Deqa Samatar dégage une grande sérénité. Cette femme de 65 ans a traversé beaucoup de choses, mais elle ne s’est jamais laissé abattre. Depuis maintenant un quart de siècle, elle s’engage contre les mutilations génitales féminines et l’excision (voir encadré).

« L’excision n’a rien à voir avec la religion. »

« Quand j’étais petite fille, j’avais une très belle vie », s’enthousiasme Deqa Samatar. Sa famille faisait partie de la classe moyenne en Somalie. Mais, en 1991, elle a dû fuir la guerre avec ses quatre enfants.

Ils sont arrivés en Suisse via l’Italie.

« Arriver ici seule avec quatre enfants, c’était dur », se souvient Deqa Samatar. Pourtant, elle parlait déjà anglais et a ra-

pidement appris l’allemand. Elle a travaillé comme agente d’entretien et comme traductrice. Son mari est également arrivé en Suisse et trois autres enfants sont nés. D’autres réfugiés somaliens ont rencontré de grandes difficultés : les horreurs de la guerre les hantaient encore, mais ils devaient néanmoins se débrouiller sans connaître les langues locales. Deqa Samatar est alors devenue interprète lors de cours de préparation à l’accouchement pour des femmes de son pays et a fondé une association de femmes somaliennes.

Contre une tradition qui fait souffrir L’excision est un sujet de préoccupation majeur pour de nombreuses femmes de cette région. Elle est justifiée par une vieille tradition, mais c’est une intervention qui entraîne souvent de grandes souffrances physiques et mentales. Deqa

Sensibiliser à un tabou douloureux

Les excisions/mutilations génitales féminines sont souvent désignées par l’acronyme E/MGF. Dans le monde, plus de 200 millions de femmes et de filles subissent des E/MGF. En Suisse aussi, on estime à 24 600 le nombre de personnes qui en sont victimes ou menacées.

On parle de E/MGF lorsque les organes génitaux externes féminins sont partiellement ou totalement excisés ou lésés sans raison médicale. Les caractéristiques varient selon les régions et les communautés. La plupart du temps, les filles sont excisées entre zéro et 15 ans.

Il y a dix ans, Caritas Suisse et trois autres organisations ont fondé, sur mandat de la Confédération, le Réseau suisse contre l’excision. Le Réseau est nettement plus efficace grâce à des multiplicateurs et des multiplicatrices comme Deqa Samatar.

Samatar incite de nombreuses femmes à se faire aider. Elle met en garde : « L’excision est interdite, elle est contraire aux droits humains. Et elle n’a rien à voir avec la religion. Pour qu’elles mènent une belle vie, n’excisez pas vos filles ! » C’étaient souvent les générations plus âgées qui voulaient perpétuer cet usage. Et beaucoup d’hommes considéraient l’excision comme un signe de pureté. Mais peu à peu, le nombre de personnes qui remettent en question la tradition augmente. Les professionnel-le-s de la santé sont également mieux formés aujourd’hui, après des années de travail de sensibilisation. (bs)

caritas.ch/protection-enfants

Deqa Samatar a la confiance de sa communauté. Elle joue ainsi un rôle précieux pour créer un lien entre le Réseau suisse contre l’excision et sa communauté.

Travailleurs pauvres : un véritable numéro d’équilibrisme

Eleonora S., son mari et leurs trois enfants vivent avec environ 5000 francs par mois. Comme de nombreuses familles en Suisse, ils font partie des working poor, ou travailleurs pauvres. 800 000 personnes vivent dans un foyer touché ou menacé par la pauvreté, malgré un revenu. Voici un aperçu de leur quotidien bien rempli.

Eleonora S. donne des renseignements au téléphone avec amabilité et sans se presser. Elle est en train de se rendre en ville pour faire garder son fils de 2 ans. Il est malade, mais elle n’a pas le choix :

« Il est important pour nous que nos enfants puissent s’adonner à leurs passions. »

elle doit aller travailler. Elle n’exerce pas moins de sept métiers différents : animatrice de jeux en forêt, médiatrice artistique, traductrice et conseillère familiale. Elle est également titulaire d’un diplôme universitaire en littérature et en histoire de l’art. Auparavant, cette jeune femme de

36 ans travaillait aussi dans l’hôtellerie et la restauration.

Son mari enseignait le kurde en Turquie, mais il a dû fuir. Son diplôme universitaire n’étant pas reconnu ici, il travaille comme assistant de classe. Une formation nécessiterait trop de temps et d’argent. En tant qu’écrivain, il bénéficie de subventions. Ainsi, le revenu familial s’élève en tout et pour tout à environ 5000 francs, parfois un peu moins, parfois un peu plus.

Les offres de soutien et la CarteCulture aident Les deux filles sont passionnées de sport et de musique. « Elles peuvent s’adonner à leurs passions car il existe des offres sociales dans la ville de Zurich, comme

le programme Talent Eye et les écoles de musique », souligne Eleonora S. Le fait que toute la famille puisse participer à des événements grâce à la CarteCulture de Caritas est très important pour elle. La vie de famille s’accompagne de restrictions. Les vêtements des enfants viennent de leurs cousins ou via le chat du quartier. « On cuisine toujours à la maison, on ne mange jamais au restaurant », explique Eleonora S. Bien sûr, les filles se rendent compte que d’autres familles partent au ski ou s’offrent des vacances coûteuses. Cela ne les a pas vraiment perturbées jusqu’ici. Quand elles partent en vacances, c’est chez la famille d’Eleonora en Sicile, où la vie est nettement moins chère qu’à Zurich.

L’aide sociale n’est pas une option « Il se peut que nous ayons droit à l’aide sociale », dit Eleonora S., mais elle préfère ne pas clarifier la question, car elle souhaite se faire naturaliser. Si elle touchait l’aide sociale, ce serait impossible : « La naturalisation n’est pas une affaire de volonté, mais une question économique. Je trouve cela incroyablement injuste. »

En Suisse, on parle rarement de questions financières. Lorsqu’Eleonora a donné des informations sur son budget familial dans le « Tages-Anzeiger », elle a reçu de nombreuses réactions positives. « Nous arrivons à joindre les deux bouts avec si peu et nous en sommes fiers. Mais nous savons aussi que nous avons de la chance et que d’autres ont moins bien réussi », dit Eleonora S. Sans son appartement bon marché, elle n’y arriverait pas non plus. Et elle ne sait pas comment elle s’en sortirait si quelqu’un avait subitement une urgence dentaire. (sg)

La cuisine est un lieu central de la vie familiale. La famille S. ne mange jamais au restaurant.

Une plateforme web sur la pauvreté en Suisse

Que signifie être pauvre dans un pays riche ? Qui est concerné ? Comment fonctionne notre système social ? Que peut faire le monde politique pour lutter contre la pauvreté ? Caritas Suisse est régulièrement contactée par des représentants des autorités, des étudiants, des journalistes et d’autres personnes intéressées par le thème de la pauvreté. Les réponses se trouvent désormais sur notre plateforme web sur la pauvreté en Suisse. Sous une forme facilement compréhensible, elle offre un aperçu complet de la situation. Les principales conclusions du monitoring national de la pauvreté y sont également intégrées. « Nous voulons contribuer à ce que les connaissances sur la pauvreté soient plus largement accessibles », explique Peter Lack, directeur de Caritas Suisse. (sg)

caritas.ch/pauvrete

Anniversaire –

Caritas Suisse a 125 ans

Caritas Suisse célèbre son 125 e anniversaire avec diverses manifestations organisées à son siège de Lucerne (Adligenswilerstrasse 15).

Du 9 au 30 septembre 2026, du lundi au samedi de 10 h à 17 h : exposition ouverte à tous, ainsi que des visites guidées et des ateliers pour les classes scolaires.

Visite possible pour les particuliers sans réservation préalable ; les groupes de dix personnes ou plus sont priés de s’inscrire.

Toutes les informations, les autres événements et les indications sur les heures d’ouverture sont disponibles sur caritas.ch/anniversaire

CarteCulture : 30 ans d’intégration sociale

Assister gratuitement à un concert ? Aller à la piscine pour cinq francs ? Un cours d’allemand à moitié prix ? Pour les personnes qui vivent en Suisse et ont un petit budget, la CarteCulture offre au moins 30 % de rabais sur plus de 4300 offres dans les domaines de la culture, du sport, de la formation et de la santé.

La CarteCulture existe depuis maintenant 30 ans. Cette carte personnelle a été lancée en 1996 dans la ville de Zurich par l’IG Sozialhilfe. D’autres régions et offres ont suivi. Depuis 2007, Caritas est l’unique organisme responsable.

Aujourd’hui, 219 477 personnes disposent d’une CarteCulture. Marylise Schiesser, responsable du bureau CarteCulture, déclare : « La CarteCulture est une offre à bas seuil pour lutter contre la pauvreté. Elle soulage concrètement les personnes concernées et leur permet de participer à la société. » (nj)

carteculture.ch

La plateforme web informe sur la pauvreté dans notre pays.
Entrée à prix réduit au musée : une des 4300 offres de la CarteCulture.

Travailler sur des projets dans l’atelier WIRkstatt

Depuis 2021, youngCaritas encourage et soutient les jeunes engagés dans la réalisation de leurs projets. Le premier week-end WIRkstatt a eu lieu en mars. Il s’inscrit dans le cadre d’un nouveau programme visant à soutenir à long terme les porteurs de projets.

« J’ai lancé un projet et j’ai maintenant besoin d’un plan clair pour le développer. » C’est le genre de remarques que youngCaritas entend souvent lors de ses échanges avec les jeunes. C’est là qu’intervient le nouveau projet WIRkstatt. En collaboration avec la fondation Wegweiser, l’équipe de youngCaritas accompagne les porteurs de projets sur le long terme dans leurs prochaines étapes.

Week-end intensif en Appenzell

Le premier week-end WIRkstatt a eu lieu mi-mars. Une douzaine de personnes motivées, porteuses de six projets différents, ont pu profiter pendant trois jours, au village d’enfants Pestalozzi, d’un cadre idéal pour faire avancer leurs projets. Le programme comprenait à la fois des apports techniques, des séances de

brainstorming en commun et du temps pour travailler individuellement. Tous ont pu compter sur le soutien de coachs aux expertises diverses.

Lior Etter, entre autres, était présent en tant que coach et modèle pour les porteurs de projets. Son projet Wasser für Wasser (WfW) a remporté le youngCaritas-Award en 2012. Entretemps, WfW est devenue une ONG renommée, dont Lior Etter est le directeur. Les participants ont également bénéficié des précieux conseils de Matthias Koch, coach en art dramatique, et de Julia Oestreich, consultante en gestion.

Ce n’était que le début

« Pour moi, c’était génial d’être en groupe. C’était passionnant de recevoir des contributions de différentes perspectives. Je souhaite participer à WIRkstatt chaque année et je recommande cet événement à toutes les personnes qui mènent des projets. Vous pouvez y apprendre tellement de choses. » W. M.

néficieront d’un soutien au cours des prochaines semaines et mois pour mettre en pratique les conseils reçus. Le groupe se réunira à nouveau à l’automne afin d’échanger sur les derniers développements. (rs/ss)

Ce week-end intensif a marqué le début du processus pour les participants. Grâce à un coaching personnalisé, ils bé - youngcaritas.ch/WIRkstatt

Le WIRkstatt allie expertise et échanges dynamiques entre pairs.

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Photo : Franca Pedrazzetti

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