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No 7 - Oct. 2015

LIFESTYLE

SELECTION De l’immobilier et plus si affinité

LIFEST YLE

INTERVIEW

K ALÉIDOSCOPE

Le design industriel italien

Corine Stübi, galerie Kissthedesign

Notre sélection immobilière

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Couverture : Fauteuil « Poltrona di Proust » Alessandro Mendini- 1978 Ci-dessous : Lampe « Profiterole » Sergio Asti - 1970

IMPRESSUM // N°7 – Octobre 2015 Parutions // 4-6 numéros par an Direction Marketing // Fabrice Gay-Balmaz Rédaction // Pascal Viscardi Graphisme // Mathias Regamey Gestion de projet // Véronique Grossmann, Loïse Delacrétaz Contact // laselection@cardis.ch Cardis SA Avenue Mon Repos 14 1005 Lausanne +41 21 781 01 01 www.cardis.ch Toute reproduction des textes ou photos, même partielle, est interdite.

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Lifest yle Selec t ion - N o 7

EDITO Mendini, Sottsass, Bellini, De Paz, D’Urbino, Pesce ou encore Ponti ; ces noms aux consonances transalpines font partie intégrante de la mythologie du design industriel. C’est normal, ces artistes ont tout simplement révolutionné, et même inventé, le domaine, sans pour autant cesser de se réinventer eux-mêmes…

Quotidiennement, nous sommes entourés d’objets qui ont forgé notre manière d’envisager un intérieur : lampes, chaises, armoires, buffets, canapés, bibelots ; ces objets - leurs formes, leurs couleurs et leurs matières - sont des indicateurs significatifs des époques qu’ils ont traversées et marquées. Le design industriel est un pan essentiel de la culture, c’est également le moyen idéal de rendre un appartement ou une maison unique, à votre image, rempli de « pièces » qui réussissent à traduire votre personnalité et vos goûts du moment. Yves Cherpillod Directeur de région - Lausanne, associé

Après avoir exploré l’univers du couple Eames, au sein de notre deuxième numéro, nous nous penchons aujourd’hui, non pas sur un designer en particulier, mais sur tout un courant, un âge d’or : le design industriel italien, du début des années 50 à la fin des années 80. Pour continuer sur le sujet, nous sommes partis poser quelques questions à une spécialiste locale en la matière : Corine Stübi, propriétaire de la galerie lausannoise Kissthedesign, qui n’a pas hésité à nous parler aussi bien du design industriel italien que de son histoire et celle de sa formidable activité. Bien entendu, une Lifestyle Selection n’en serait pas une sans notre incontournable série de coups de cœur immobiliers. Nos superbes biens du jour ont en commun leur côté atypique et spacieux.

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LIFE ST YLE -4-


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LIF E ST Y L E

L’ÂGE D’OR DU DESIGN INDUSTRIEL ITALIEN

Machine à écrire « Valentine » (1969), Ettore Sottsass pour la société Olivetti

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Lorsque l’on parle de l’Italie - et plus précisément du style italien - il est inévitable d’évoquer cette maîtrise absolue du design, propre au peuple transalpin. L’Italie est une patrie où le « beau » et le « pratique » savent se mélanger, afin de créer des objets capables de révolutionner notre façon d’habiter. -7-7-


LIF E ST Y L E

Lampe « Daruma » Sergio Asti - 1968

Vase « Collina » Sergio Asti pour Knoll - 1968

Vase « Mazda » Sergio Asti pour Knoll - 1972

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u début des années 50 jusqu’à la fin des années 80, l’Italie a vécu un âge d’or où artistes et industriels ont travaillé main dans la main. Un pari risqué, mais brillamment réalisé. En plus de 40 ans, le design industriel italien a su s’inventer, se remettre en question, se contredire, se transformer. Il a surtout su nous fasciner. Enquête au cœur de plus de 40 ans d’histoire du design.

NAISSANCE D’UN PHÉNOMÈNE

Concilier l’inconciliable Art et industrie

Associer les compétences De l’architecture au design industriel De l’époque moderne à celle post-moderne, notre façon de considérer le mobilier a totalement changé. Qu’il s’agisse de productions industrielles ou de petites séries fabriquées de manière artisanale, le design postindustriel part à la recherche d’un nouveau langage.

La seconde décennie de l’après-guerre (fin des années 50) est une période connue pour son optimisme, une sorte de renaissance et de revitalisation des productions. Cela coïncide également avec les thèmes dits « post-modernes », c’est-à-dire, ceux liés à la conciliation d’opposés qui avant cette période semblaient fatalement destinés à ne jamais aller ensemble.

L’Italie connait alors l’avènement de ceux qui seront considérés comme les plus grands designers de son histoire (et certainement aussi de l’histoire mondiale). Une énorme quantité d’artistes au talent indiscutable qui, partis de l’architecture, vont arriver au design industriel. Ce trait d’union entre les deux disciplines (ou plutôt ce manque de séparation) est probablement ce qui a rendu le design italien si vif et si spécial.

Les méthodes artisanales et industrielles se mettent alors à travailler conjointement afin d’offrir de magnifiques résultats. Il est dès lors concevable d’associer le dévouement offert à une pièce unique à la production dite « en série ». Comment ne pas citer l’exemple des vases de Sergio Asti (le maître du verre soufflé italien, originaire de Murano) et leurs matériaux bruts, superbement mis en valeur ? Bénéficiant d’une technique de production bien

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Lampe « No. 85428 » Vinicio Vianello - 1960

Chaise « Carimate » Vico Magistretti - 1959

Lampe « ECLISSE » Sergio Asti - 1967

particulière, ces vases font parfaitement écho au thème de la révolution post-moderne : un objet, bien que produit en série, peut rester malgré tout un objet unique. Autre exemple et même concept, les vases de Vinicio Vianello : l’ouverture reste toujours la même, quant à la forme bombée centrale du vase, elle varie à chaque fois (plus ou moins large, plus ou moins long, etc.).

que des radios et télévisions. Dans leur ensemble, ces créations donneront le ton joyeux et positif attribué (à juste titre) aux années 50. Plus qu’un symbole de réussite sociale, tous ces objets deviennent également l’expression d’une nouvelle époque, d’une renaissance pour un pays apprenant doucement que la modernité est synonyme de confort et d’une meilleure qualité de vie.

Alors que les autres nations misent tout sur la rationalisation de la production, l’Italie elle voit se développer des initiatives personnelles d’entrepreneurs travaillant à leur compte. L’expérimentation et la fabrication d’objets nouveaux et originaux - au niveau des matériaux comme des techniques de production ou des designs - est le champ de recherche de ces industriels transalpins.

En étroite collaboration avec de nombreux artistes figuratifs de renom - tels que Lucio Fontanaro, Roberto Crippa, Fausto Melotti, Arnaldo et Giò Pomodoro - les industriels italiens (comme la fameuse Tecno SPA) vont incorporer la décoration et l’expression artistique au centre même du processus industriel. En Italie, le rapport entre design et art a toujours été extrêmement fort, même lorsqu’il s’agit de « simplement » décorer une maison.

Le choix de se spécialiser dans la création des meubles et autres objets pour la maison est également lié aux facilités de fabrication. En effet, des objets plus compliqués à construire (motorisés, par exemple) demandent de plus gros investissements financiers et mettent plus de temps à être prêts. Grâce à ce choix avisé, l’industrie italienne va réussir à créer son propre créneau, se différenciant radicalement de l’industrie allemande. D’ailleurs, aujourd’hui encore, cette aptitude italienne à concevoir du mobilier et des objets pour la maison jouit d’une réputation mondiale, sans nul autre pareil. L’expression de la modernité Happy days !

LE STYLE MILANAIS Vico Magistretti Une approche artisanale, pour le grand nombre Autre architecte et designer d’importance capitale, Vico Magistretti (né en 1920 à Milan et décédé dans cette même ville en 2006) a marqué son époque avec des bestsellers tels que la chaise Carimate (1959) chez Cassina, la lampe Eclisse pour Artemide (1967) ou encore la lampe Atollo (1977) chez O-Luce.

Son approche conceptuelle et non stylistique de l’objet Durant cette période naissent des produits de tous types : - dessins fait main, formes simples et utiles - l’a mené à meubles, lampes, divers objets pour la maison et le temps créer des pièces, certes produites à l’échelle industrielle, libre, ainsi que les premiers objets électroménagers tels mais capable de garder la touche du maître. Loin du

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Chaise de bureau « Figura » Mario Bellini pour Vitra - 1984

Canapé « Bambole » Mario Bellini pour B&B Italia - 1972

travail de bureau classique, avec ses impératifs et ses règles, Magistretti privilégiait toujours les rencontres, les discussions avec ses confrères designers avec qui il échangeait quotidiennement des pièces, des idées, des concepts. Ce genre d’attitude simple et enthousiaste, cette approche réellement artisanale ont fortement contribué à l’explosion du design italien. Cependant, et malgré leur approche artistique et artisanale, le côté « reproductible » des objets restait un point sur lequel Maggistretti et ses confrères restaient intransigeants : une pièce doit savoir garder le feeling d’une création unique, tout en demeurant reproductible à l’échelle industrielle. Pour le milanais, l’objectif même du design est la création en série, pour le grand nombre. Le constat est frappant : les théories Bauhaus des années 201 ont bel et bien été mises en pratique, d’une façon plus ou moins casuelle, par les industriels et designers italiens.

lini va littéralement donner le ton de ce que sera le décor d’une maison italienne de cette époque. Convaincu qu’il ne faut jamais être trop amoureux de ses idées et de ses principes, le designer et architecte a toujours travaillé sur deux fronts : la poésie d’habiter et la poésie de travailler. Ses sept victoires au Compasso d’Oro2 attestent de l’habilité du milanais à produire aussi bien des tables que, par exemple, des machines à écrire. Évidemment les machines sont faites pour travailler, mais Bellini soutient qu’il faut savoir injecter une dose de poésie, dans tout type de création. Une chaise de bureau ou une machine à écrire ne doivent pas se contenter d’être uniquement fonctionnelle, elles doivent également savoir personnifier leur époque, se fondre avec l’humain et son espace, traduire, mais aussi véhiculer ses émotions.

Né également à Milan, en 1935, Mario Bellini est le directeur artistique de la fameuse chaîne de magasins La Rinascente, de 1959 à 1962. Profitant de ce poste clé, Bel-

Résumer le travail de Bellini en quelques œuvres n’est pas chose aisée (tout comme la plupart des designers dont nous parlons au sein de cet article), mais nous citerons tout de même les fameux sièges Bambole produits chez B&B Italia (1972) ainsi que les sièges de bureau Figura produits pour Vitra (1984), parmi ses plus belles réussites.

1. Le Bauhaus est l’un des mouvements artistiques les plus influents du XXe siècle. L’un des buts premiers de ce courant est le fait de favoriser le rapprochement entre les arts et l'artisanat.

2. Le prix Compasso d’Oro est une distinction décernée par l’Asscoiazione Disegno Industriale afin de mettre en valeur la qualité du design italien. Il s’agit de l’un des prix les plus anciens et prestigieux existant dans le monde du design industriel.

Mario Bellini De la poésie fonctionnelle

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Fauteuils « Bambole » Mario Bellini pour B&B Italia - 1972

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Fauteuil « Joe » De Pas, D’Urbino, Lomazzi pour Poltronova - 1970

Fauteuil « Up5 » Gaetano Pesce pour C & B Italia - 1969

De Pas, D’Urbino et Lomazzi Des projets anti-conventionnels et économiques

Gaetano Pesce Le design radical et la « série diversifiée »

Donato D’Urbino, Gionatha De Pas et Paolo Lomazzi créent leur bureau de design à Milan, en 1966, au beau milieu de l’âge d’or du design italien. Leur point en commun ? Ils considèrent la méthode conceptuelle classique comme totalement désuète. De ce fait, les trois se joignent au Radical Design, un mouvement reconsidérant le concept de forme et de fonction, mettant l’accent sur une esthétique plus instinctive, fondamentalement liée à l’art.

Au début des années 60, Gaetano Pesce (né à La Spezia en 1939) lance le concept de « série diversifiée », ce qui couronne, en quelque sorte, l’idée de mariage entre industrie et artisanat, production de masse et création artistique. Il fera partie du courant dit de l’Anti Design dont le but était de réagir face à la société consumériste. Il ne serait pas exagéré de dire que Gaetono Pesce et ses œuvres, ont changé notre rapport aux formes et à leur environnement.

Favorisés par l’arrivée de nouveaux matériaux de construction, les designers italiens de l’époque (dont faisait partie le trio) bouillonnaient d’enthousiasme et d’idées qui se concrétisaient facilement. L’ambiance était au beau fixe et le travail s’en ressentait. Notamment vainqueurs du fameux prix Compasso d’Oro, les trois designers milanais tourneront également un film dans les années 80, nommé From Spoon To City – Italian Design From 1950 to 1980.

À la fin de cette décade, plus précisément en 1969, l’artiste pluridisciplinaire va lancer la Donna Up Chair (UP5 et UP6), son modèle iconique : un fauteuil très féminin - de forme anthropomorphe - et au style résolument pop art, fabriqué à base de mousse. Le Up 5 est livré tout plat, sous vide, et se gonfle à mesure que l’air remplit la mousse dans laquelle il est fabriqué. L’objet connait un succès phénoménal. Son côté pratique, ses formes sensuelles, surprenantes et généreuses en font l’un des symboles du design radical italien.

Plusieurs de leurs œuvres sont exposées dans les collections de design de différents musées du monde, parmi lesquels : le MoMA de New-York, le Victoria & Albert Museum de Londres et le Centre Pompidou à Paris. Ci-dessous, une sélection - tout à fait suggestive - de l’œuvre du trio milanais : le mythique fauteuil Joe, créé en 1970 pour Poltronova, le porte habit Sciangai réalisé en 1973 pour Zanotta, la lampe Lampiatta pour Stilonovo en 1971 et finalement le tabouret Giotto conçu pour Zanotta en 1975.

ALCHIMIA ET MEMPHIS : UN CHANGEMENT TOTAL DU DESIGN INTERNATIONAL Ettore Sottsass Jr. Un homme, plusieurs vies Un livre entier ne serait pas de trop pour résumer la vie de ce « héros » du design qu’est Ettore Sottsas Jr. Né le 14 septembre 1917 à Innsbruck – d’une mère autrichienne

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Ettore Sottsass , Enzo Mari, Andrea Branzi, Alessandro Mendini, Vico Magistretti

et d’un père italien (Ettore Sottsass Senior, architecte réputé) - il arrive en Italie avec sa famille en 1929 pour étudier. Dix ans plus tard, il achève ses études à l’École polytechnique de Turin. Diplôme en poche, son premier travail est celui d’architecte. Il participera à la reconstruction de l’Italie aux côtés son père. Puis, après avoir effectué son service militaire, il ouvre sa première agence de design à Milan en 1947.

En 1972, au MoMA, a lieu A New Domestice Espace : une exposition célébrant le design italien, une sorte de vision utopique de notre société. C’est le triomphe du Radical Design où l’on retrouve cette vision prônée notamment par Pesce et Sottsass d’un style essentiel, modulaire et souvent mobile (roulettes), dénué de structures rigides. S’en suivirent plusieurs années faites de travaux photographiques et architecturaux, ainsi que de voyages.

En 1950, bien qu’il ne soit pas formellement opposé au rationalisme Bauhaus, Sottsass préfère développer son propre style. Six ans plus tard, Irving Richard lui commande une série de céramiques. C’est à ce moment-là qu’il essuie son premier échec commercial, ce qui ne l’empêche pas de continuer. Ses céramiques figureront dans de nombreuses expositions.

Le Studio Alchimia Ambiguïté, ironie et provocation

Sottsass, dès lors, s’oriente vers l’architecture radicale et approfondit ses recherches. En 1958, il entame une fructueuse carrière de consultant, chez Olivetti. L’année suivante, il décroche le Compasso d’Oro pour sa participation à la création du premier ordinateur italien. En 1969, toujours pour le compte d’Olivetti, il créé l’une de ses plus belles réussites : la machine à écrire Valentine. Un objet iconique, léger et facilement transportable (grâce à sa petite mallette). Par la suite, ses nombreux voyages vont le mener en Inde (dont les divinités et leur esthétique, Shiva par exemple, l’influenceront énormément), puis en Californie où il tombera sous le charme de la Beat Generation ( Mouvement littéraire américain né au début des années 50 ), de toute la culture hippie et des mouvements révolutionnaires pacifiques.

Dès 1976, un courant (ou contre-courant) va marquer son époque : il s’agit de l’Alchimia, fondé par Alessandro Guerriero en 1976. De grands noms du design de cette époque comme Ettore Sottssas Jr., Andrea Branzi, Alessandro Mendini (tête de proue du mouvement) Lapo Binazzi, Franco Raggi et Michele De Lucchi ainsi que bien d’autres adhèreront à ce style. Opposé au mouvement traditionaliste conceptuel et positif de l’après-guerre, le style du studio Alchimia se veut ouvertement post-moderne et expérimental. L’un des traits caractéristiques du mouvement dit moderne en design étant celui de se débarrasser de tout ornement superflu, ces artistes d’un nouveau genre vont faire tout le contraire, en basant la majeure partie de leurs œuvres sur la décoration. La couleur prend un rôle quasiment pictural, directement lié à l’expression créative humaine. Ici, le projet en tant que tel est secondaire. Ce qui prime est avant tout l’errance poétique, entièrement assumée. Seul compte le détail, le vide, l’absence, la fragmentation,

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« Pour moi, la couleur est comme une parole, les couleurs sont des paroles. On peut raconter des histoires avec des couleurs, et les couleurs racontent des histoires. » Ettore Sottsass Jr., 2007

Bibliothèque « Carlton » Ettore Sottsass, Memphis - Milano - 1981

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Bibliothèque « Max Shelf » Ettore Sottsass, Memphis - Milano - 1987

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la provocation. La tradition est revisitée, remise en question. Les objets créés ne sont donc plus nécessairement utiles, et encore moins classifiables. Cette nouvelle façon de penser le design aidera, notamment, au triomphe du pattern décoratif. Le fauteuil Proust d’Alessandro Mendini – objet emblématique du courant - utilise sans demi-mesure un langage décoratif pointilliste qui recouvre entièrement l’objet. Ce dernier prend vie, devient hybride, sensible et réussit à communiquer des émotions. Le détail ne fait plus partie de l’objet ; le détail devient l’objet. Le groupe Memphis Un pied de nez aux codes du design post-Bauhaus L’année 1981 marque l’arrivée d’un nouveau groupe milanais nommé Memphis, mené par Ettore Sottsass Jr. et également constitué d’artistes importants tels que Aldo Cibic, Matteo Thun, George Sowden, Nathalie du Pasquier et Michele De Lucchi. Ce mouvement sera, en quelques sortes, considéré comme antagoniste à Alchimia. Arrivé à la fin de son voyage utopique avec le courant précédent, Sottsass passe un nouveau cap, qu’il définira comme plus « adulte », en termes de création. L’acte de consommation n’est plus rejeté en bloc, il est entièrement assumé et considéré comme un vecteur de recherche identitaire. Le style Memphis crée aussi des objets « inutiles », dont l’objectif avoué est de satisfaire

l’envie, avant le besoin. Humour, couleurs vives, permissivité, motifs, formes et matières innovantes (le laminé plastique, une idée révolutionnaire), associations originales et matériaux bons marché ; ce nouveau style est un pied de nez aux codes du design post-Bauhaus, au style international et, plus généralement à tout le mouvement postmoderniste. Fortement influencé par le Pop Art et la mode, mettant la matière et la couleur au centre de la réflexion, abandonnant la notion même de rationalité, le courant assumera pleinement son côté moderniste et antiacadémique. Ce qui réunit les artistes présents dans ce groupe est certainement cette envie de risquer, ce même courage visionnaire, frisant parfois même l’utopie. Mais l’effort n’est pas uniquement artistique, les industriels font également partie de l’aventure en tant que producteurs, réalisateurs d’un projet aussi bien théorique que concret, et avant tout : véritablement révolutionnaire. L’industrie est au service du design et le design est au service de l’industrie. Anti-idéologie et dépourvu d’un véritable plan directeur, le groupe Memphis va alors promouvoir la culture dite de la hauteur, en proposant des objets comme la fameuse étagère Carlton, fer de lance du mouvement. Plus qu’un simple objet, cette œuvre est un véritable totem détachable du mur qui peut également être positionné au milieu d’une pièce.

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L’objet devient un symbole expressif, tout en englobant (et en dépassant également) son véritable but pratique. Son allure lui permet une vaste forme d’expression, tout comme sa couleur qui ne se contente pas de rester « simplement » dans les tons primaires, proposant plutôt d’audacieuses associations. Carlton est probablement l’un des exemples les plus représentatifs de ce mouvement. L’une des différences entre le style Alchimia et le style Memphis réside dans l’utilisation de la couleur, un point central des deux courants. Au sein du mouvement Alchimia, la couleur possède un rôle humanisant (lié à l’expression artistique) contrairement au second mouvement où – bien qu’elle possède une part, peut-être même, plus importante dans le processus créatif - la couleur est liée à un choix technique, à la « saveur mécanique », liée au langage propre des œuvres produites.

LA FIN DE LA PÉRIODE D’OR DU DESIGN INDUSTRIEL ITALIEN

Ces œuvres que nous avons évoquées tout au long de cet article ont défini le décor de l’après-guerre, jusqu’à l’aube des années 90. Les designers qui les ont créées n’ont cessé de se renouveler, d’expérimenter, de se contredire et de collaborer entre eux pour donner lieu à une véritable révolution au sein du design mondial. Tous les artistes que nous avons cités précédemment possèdent une place de choix dans le panthéon des designers mondiaux. Gaetano Pesce vit depuis plus de 40 ans à New York et a connu l’honneur d’une rétrospective de son travail à Rome dans le Maxxi de l’architecte Zaha Hadid. Quant à Ettore Sottsass, il meurt à Milan le 31 décembre 2007, à l’âge vénérable de 90 ans. Il reste à ce jour considéré comme l’un des designers les plus importants du XXe siècle. Et bien que les modes passent, les œuvres majeures restent. Encore aujourd’hui, ce que l’on considère comme les « classiques » du design industriel italien sont des pièces extrêmement prisées des amateurs de design.

Fin des années 80 Le règne s’achève, mais les mythes ne meurent jamais Les succès populaires du groupe Memphis - ponctués de nombreuses expositions, dans les plus importants musées au monde - s’enchaînent jusqu’à la fin des années 80, période qui marque la fin du courant et la fin de la période dite « d’or » du design italien.

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Hommage au groupe Memphis, Adidas Originals - 2014


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CORINE STÜBI

KISSTHE Galeriste et experte en design du XXe siècle

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KISSTHEDESIGN Cofondatrice – avec son compagnon Yanick Fournier - de la galerie Kissthedesign à Lausanne, Corine Stübi est une experte en design du XXe qui s’emploie à dénicher et à mettre en valeur les trésors du design suisse, américain, italien, français et danois de 1930 à 1985. Nous sommes partis lui demander quels étaient ses coups de cœur, son parcours personnel ainsi que celui de sa magnifique galerie.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs Mon nom est Corine Stübi, je suis née en 1977 dans le canton de Neuchâtel, je suis cofondatrice et responsable de la galerie Kissthedesign à Lausanne avec mon associé Yanick Fournier. Quelle a été votre formation ? J’ai été formée en arts visuels à la HEAD à Genève puis en design de média à la Kunsthochschule für Medien de Cologne. Dans ces deux écoles supérieures d’art, j’ai pu développer une pratique artistique et j’ai acquis un important background théorique, notamment en histoire de l’art. À la Kunsthochschule für Medien (KHM), j’ai été formée à la réalisation et à l’art vidéo auprès de professeurs de renommée internationale comme Valie Export. Comment s’est déroulée votre carrière ? J’ai une carrière assez atypique et qui a pris de nombreux chemins ! Grâce à ma formation à la Kunsthochschule für Medien (KHM) et les œuvres que j’ai développées là-bas, j’ai été remarquée par des maisons de production en Angleterre et aux États-Unis, avec qui j’ai collaboré pendant et après mes études sur la réalisation de clips vidéos. De retour en Suisse, j’ai enseigné en parallèle la vidéo à la Hochschule der Künste à Berne et dans plusieurs écoles privées. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’intéresser au design du XXe, tout d’abord en collectionnant puis en les vendant pour pouvoir acquérir de nouvelles pièces. Ce qui était collection et passion est devenu presque naturellement un business, c’est ce qui m’a motivée à tout laisser tomber et à ouvrir mon propre espace avec Yanick Fournier (qui est mon compagnon et associé).

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Corine St端bi


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Nous avons trouvé, en 2010, notre espace actuel à l’Avenue de Rumine 4 à Lausanne. Son architecture nous a même permis de combiner mes deux passions : le design du XXe et l’art contemporain, grâce à de très hauts murs permettant des accrochages d’œuvres d’art.

Quels sont vos designers favoris ? C’est difficile à dire, il y en a tellement ! Ça va de Charlotte Perriand à Finn Juhl, en passant par les Eames, Ettore Sottsass, Giò Ponti, Serge Mouille, Marco Zanuso et beaucoup d’autres...

Avec le temps, j’ai pu acquérir un degré d’expertise en design qui a permis à la galerie d’être reconnue comme une adresse incontournable pour les amateurs et collectionneurs de mobilier du XXe à Lausanne. Depuis 2014, je siège également au comité des amis du MUDAC (Musée de design et d’arts appliqués contemporains) et collabore avec le magazine Espaces Contemporains.

Pour revenir un instant au thème de notre édition : quel est le designer italien ayant eu le plus grand impact sur vous ? J’aime beaucoup le travail d’Ettore Sottsass, qu’on connait principalement comme fondateur du groupe Memphis, même si son travail ne se résume pas à cette seule période. Il a une approche conceptuelle du meuble et l’aborde de manière artistique, en le plaçant dans un contexte historique pour mieux le déconstruire.

D’où vous vient cette passion pour le mobilier vintage ? Probablement que mes études y sont pour beaucoup, car finalement art et design sont deux disciplines complémentaires. Et quand on s’intéresse à l’histoire des formes en art, on y est aussi sensible en design ! Le XXe siècle a vu la naissance du design, c’était donc un champ des possibles incroyable ! On le voit bien avec les nombreux mouvements qui se sont succédé et cohabitaient, du modernisme au postmodernisme et la manière dont cela se traduisait selon les pays.

Quelle place possède, selon vous, le design industriel italien dans l’histoire de cette branche ? Il possède une place très importante. De nombreuses innovations techniques ont vu le jour en Italie, par exemple l’utilisation de mousses Pirelli pour les assises d’Arflex signée Marco Zanuso (Lady), grâce à des entreprises en plein boom et en recherche de nouveautés sur lesquels les designers italiens pouvaient s’appuyer. L’importance du design italien s’exerce aussi sur le plan théorique. En

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effet, les designers italiens à l’image de Giò Ponti étaient également des penseurs de la discipline. Sa revue Domus a eu une grande influence sur de nombreux designers un peu partout dans le monde, tout comme le prix Compasso d’Oro qu’il a aussi initié. Le mouvement moderniste italien emmené par Giò Ponti, Carlo Mollino (etc.) représente le bon goût à l’italienne, des lignes pures et élégantes qui font aujourd’hui encore l’attrait du style italien des années 50. Puis viennent des designers tels que Joe Colombo qui vont réfléchir à du design/environnement et vont contribuer au design pop avec l’utilisation de couleurs vives de formes organiques ainsi que de nouveaux matériaux, tels que le plastique (par exemple, avec la marque Kartell). Un design qui contrairement au modernisme italien s’éloigne de la fonctionnalité et de l’élégance pour une approche plus conceptuelle, voire politisée qui mèneront aux mouvements de design radical, à la fin des années 60 (Archizoom, Superstudio, etc.) et à Memphis (Sottsass, Mendini, etc.) dans les années 80. Des mouvements qui reviennent très en force aujourd’hui et influencent de nombreux designers contemporains, autant dans la forme que dans l’esprit anti-design.

Comment est née l’idée de créer Kissthedesign ? C’est parti d’une envie de collectionneur et d’indépendance. L’envie de créer un lieu d’interdisciplinarité comme il n’en existait pas en Suisse romande, où on comprend le design du XXe et l’art contemporain dans une perspective plus large, comme on pourrait le voir dans de grandes métropoles. Le concept était au début compliqué à faire comprendre - dans un contexte où habituellement les disciplines sont cloisonnées - mais pour finir, ça a pris. La galerie intéresse maintenant autant les collectionneurs d’art que de design. Comment faites-vous pour dénicher vos incroyables pièces ? C’est beaucoup de travail, nous multiplions les sources pour dénicher de belles pièces et nous pouvons également nous appuyer sur un réseau fiable de marchands, avec qui nous collaborons depuis 5 ans. La Suisse romande est-elle un lieu propice pour trouver du mobilier vintage ? Pour le design danois, oui, car il était très populaire en Suisse romande dans les années 60, ou encore les productions de Vitra ou Knoll qui ont meublé de nombreuses institutions romandes. Pour le reste, nous sommes obligés d’étendre nos recherches partout en Europe.

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Quelle sont les plus belles et rares pièces que vous ayez eue en magasin ? Une enfilade ESU  première édition Herman Miller de Charles & Ray Eames et une Valet chair de Hans J. Wegner, également première édition. Ce sont mes deux coups de cœur et les plus rares. Mais pour les plus belles, j’ajouterais aussi le miroir Ultrafragola et l’étagère Carlton d’Ettore Sottsass.

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Les Suisses sont-ils des passionnés de design ? Oui, tout à fait ! En Suisse romande, l’intérêt pour le design vintage a explosé avec le premier salon du design de Vevey, en 2008. C’est arrivé un peu sur le tard, mais depuis ça n’a pas faibli ! Pour le design contemporain, l’implantation de prestigieuses écoles suisses de design, dont l’ECAL, contribue au rayonnement et à l’attractivité pour ce domaine.

www.kissthedesign.ch


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ESTAVAYER-LE-LAC Réf. N° 6796w

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ESTAVAYER-LE-LAC Loft authentique et exceptionnel Ce véritable loft a été conçu dans cet immense volume d’un seul tenant qui abritait à l’origine la grande salle d’un hôtel-restaurant. Après avoir passé le pas de l’imposante porte d’entrée en zinc, vous serez subjugué par les dimensions de cet endroit enchanteur. • Une pièce, 250 m2 • Mezzanine de plus de 35 m2 • Loggia avec vue sur la ville et le Lac de Neuchâtel • Belle hauteur sous plafond • Commodités à proximité Prix : CHF 1’390’000.- / Réf. N°6796w

Contact: Antonio Ruggiero 026 347 17 77 fribourg@cardis.ch - 32 - 32 -

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SULLENS

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Propriété à l’architecture extraordinaire Cette superbe propriété, à l’architecture originale et unique, offre un jeu de lumières et de volumes à couper le souffle. Erigée en 1984, la villa s’est vue totalement rénovée en 2006. Un soin tout particulier a été porté sur les choix des finitions et la qualité des matériaux. • 11 pièces, 630 m2 • Parcelle de 3000 m2 • Jardin arboré et piscine chauffée • Intimité maximale • Belle vue sur le Lac, les Alpes et le Jura Prix : CHF 6’900’000.- / Réf. N°6439w

Contact: Jérôme Duvoisin 021 781 01 01 lausanne@cardis.ch - 33 - 33 -


ST-SAPHORIN (LAVAUX) Maison de caractère au charme indéniable, au cœur du Lavaux Cette magnifique maison villageoise construite en 1410 - se trouve au coeur du charmant village viticole de St-Saphorin, faisant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

• 6.5 pièces, 214 m2 • Vue imprenable sur le lac Léman et les montagnes • Exposition Sud • Emplacement entre vignes et Lac • Belle terrasse située dans une cour intérieure Prix : CHF 1’550’000.- / Réf. N°6946w

Contact: Karyl Chabloz 021 962 86 62 montreux@cardis.ch - 34 - 34 -

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MONTREUX

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Exceptionnel duplex de style loft en plein cœur de la ville Cet appartement contemporain offre un cadre de vie idyllique, des espaces de vie grandioses et lumineux, dont notamment un séjour majestueux avec une hauteur sous plafond de plus de 4 mètres.

• 7.5 pièces, 616 m2 • Balcon de plus de 50 m2 • Vue imprenable sur le lac et les montagnes • Finitions haut de gamme • Espace fitness et bien être Prix : sur demande / Réf. N°4663w

Contact: Thomas Geiser 021 962 86 62 montreux@cardis.ch - 35 - 35 -


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VILLARS-SUR-GLÂNE Réf. N° 6499w

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VILLARS-SUR-GLÂNE Maison d’architecte au sein d’un écrin de verdure Cette splendide propriété, conçue par un architecte espagnol, ne manquera pas de séduire par son caractère exceptionnel. Drapée d’un manteau de verdure, elle se fond totalement dans le paysage et change d’apparence au fil des saisons. • 6 pièces, 200 m2 • Terrain de plus de 1’300 m2 • A l’abri complet des regards • Sauna, jacuzzi et piscine chauffée • Jardin magnifiquement arboré Prix : CHF 1’990’000.- / Réf. N°6499w

Contact: Luca Tagliaboschi 026 347 17 77 fribourg@cardis.ch - 38 -

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GENÈVE

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Appartement contemporain neuf, au sein d’une résidence de prestige à deux pas du lac Une architecture atypique et contemporaine : 1 GEVRAY se distingue par la particularité de ses façades. Véritables jeux de relief et de lumière qui changent d’aspect au gré des désirs des résidents.

• 3 pièces, 92 m2 • Balcon de 6 m2 • Chambres en suite • Matériaux de très haute qualité • Service de portier 24h/24h Prix : Sur demande / Réf. N°3749w

Contact: Loïc Fuhrer 022 888 18 18 geneve@cardis.ch - 39 -


VÉSENAZ Superbe propriété avec vue sur le lac

Magnifiquement située dans une zone exempte de toutes nuisances, dans un parc entièrement clos et sécurisé, cette propriété est entourée de hautes haies, garantes d’une parfaite intimité. Aux portes de Genève, elle jouit d’une superbe vue sur le Lac et le Jura.

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• 20 pièces, 2’000 m2 • Terrain de plus de 6’400 m2 • Piscine, court de tennis, fitness, salle de cinéma • Appartement pour les convives • Superbe jardin arboré Prix : Sur demande / Réf. N°4023w

Contact: Loïc Fuhrer 022 888 18 18 geneve@cardis.ch - 41 - 41 -


DOMDIDIER

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Superbe demeure d’architecte au design unique Cette superbe demeure à l’architecture unique est logée dans un coin de verdure avec une vue époustouflante sur le Jura, au coeur de la Broye fribourgeoise et à seulement 3.5 km de la ville romaine d’Avenches. • 10.5 pièces, 400 m2 • Parcelle de 4’094 m2 • Entièrement rénovée • Grandes baies vitrées • Piscine extérieure et jacuzzi intérieur Prix : CHF 2’700’000.- / Réf. N°6705w

Contact: Antonio Ruggiero 026 347 17 77 fribourg@cardis.ch - 42 - 42 -


MONTREUX

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Résidence Altavista, luxueux appartement neuf Ce bien offre à ses occupants de magnifiques espaces intérieurs. Les extérieurs, avec sa spacieuse terrasse, sauront également vous séduire. Un soin tout particulier a été apporté lors de la conception de ce duplex afin qu’il soit aménagé avec des matériaux haut de gamme et qu’il profite de finitions de premier choix. • 5.5 pièces, 292 m2 • Terrasse de plus de 140 m2 • Chambres en suite • Panorama imprenable sur le Lac et les montagnes • Commodités à proximité Prix : CHF 6’700’000.- / Réf. N°6240w

Contact: Thomas Geiser 021 962 86 62 montreux@cardis.ch - 43 - 43 -


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