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Magazine arts martiaux budo international 293–juillet 2015

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Ce DVD se centre sur les armes blanches, sur le fait de connaître et de comprendre tous les dangers qui leur sont associés, et son thème principal est l’établissement de la priorité. Le plus important dans l’entraînement avec une arme tranchante c’est de connaître et de comprendre tous les dangers associés à ce type d’armes. Le danger de ces armes est très sérieux et bien réel et doit être traité comme tel. Cela signifie savoir où vous établissez votre priorité dans votre entraînement pour en faire un outil de survie, si une telle situation se présentait. C’est vous qui devez survivre, pas votre entraîneur qui vous aide à entraîner vos buts, mais pas votre objectif. Les priorités d’entraînement que j’utilise en Latosa Escrima sont les suivantes : réalité, techniques et exercices. Réalité : c’est la compréhension de ce qui pourrait se produire exactement et les dangers d’utiliser ou de faire face à une arme tranchante. Techniques : mouvements qui cherchent à vous donner une idée générale des possibilités et des probabilités de ce qui peut arriver. Exercices : la plupart d’entre eux sont utilisés pour développer et améliorer les habiletés motrices utilisées dans l’application technique. Cet entraînement met l’accent sur l’emplacement correct et la priorité à donner dans la façon de se perfectionner pour une telle situation.

REF.: • LAT-3

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« Ne pas désespérer, pas même de ne pas désespérer. Quand tout semble fini, voilà pourtant encore que te viennent des forces nouvelles : cela veut dire, justement, que tu vis. » Frank Kafka

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omment savons-nous où nous allons, si nous ne savons pas ce que nous voulons ? Ce que nous sommes vraiment est une équation indéchiffrable et insoluble, parce que nous sommes constamment en train de changer… inachevés. Comment agir dans les processus de transformation et de changement plus profonds ? Quand nous sommes jeunes, notre potentiel s’exprime en tâtonnant dans différentes directions. Mon oncle, alors âgé de 70, me disait : « Moi, j’ai déjà joué. » Les années passent et vous enseignent d’abord ce que vous ne serez plus, parce que vous ne l’avez pas permis ou parce qu’on ne vous l’a pas permis. Nous commençons à comprendre alors que nous ne sommes plus jeunes. La vie est un processus de décisions. Chaque fois que vous dites oui à quelque chose, vous dites non à tout le reste. Chaque fois que vous ouvrez une porte, vous entrez dans une pièce qui vous mène à une autre. La liberté, je l’ai écrit à plusieurs reprises, est un étroit couloir à sens unique, où le maximum que nous pouvons faire, de notre propre gré, c’est nous appuyer d’un côté ou de l’autre du couloir. Nous vivons dans l’illusion de la liberté, avec la prétention d’être aux commandes de nos vies, alors qu’en fait, nous sommes insérés dans des milliers de réalités plus grandes que nous qui nous influencent en permanence, de manière ouverte ou déguisée, à travers des milliers de forces, d’énergies et de tensions, avec beaucoup plus de contrôle que ce que nous aimerions reconnaître, soit par ignorance, soit par arrogance. Si vous avez la chance de commencer à savoir comment les choses fonctionnent, la première intention, après le choc initial, c’est de s’enfuir en courant. Cela me rappelle Matrix, la pilule rouge et bleu ; le problème c’est que lorsque vous choisissez de les prendre, il n’y a pas de retour en arrière possible. Sortir de l’ignorance vous remplit de frustration, parce que ce qui avant brillait, vous le voyez maintenant obscur, avant que quelque chose ne commence à briller à nouveau à vos yeux, vous vous sentez perdu, parce que vous ne savez pas qui vous êtes ; celui qui était n’est

« La nature humaine résiste quand quelqu’un essaie de la changer. Quand on la laisse en paix, elle change par elle-même. » Anonyme

plus, celui qui est à venir, est en train d’arriver, mais n’a pas encore atterri. C’est l’histoire de toute transformation, de chaque saut dans le vide des changements profonds de notre vie ; le vertige de l’inconnu se mêle à l’angoisse d’une nouvelle identité qui naît, mais pour que cela se produise, ce qui précède doit d’abord mourir. La mélancolie de ces états transitoires est plus profonde que toute, non pas parce que cela nous situe à la croisée des chemins du destin (là, l’extérieur comprime et il faut se bouger), mais parce que nous sommes vraiment désabusés. Le moi qui regardait est en train de mourir et souvent nous nous accrochons à lui comme des naufragés aux restes d’un navire coulé. Mais ces moments sont les plus précieux pour croître, car nous sommes forcés de réévaluer notre point de vue, de faire germer une nouvelle étape. Ce sont des moments où nous sommes obligés de sortir de la stagnation. Abandonnant toutes les illusions, nous pouvons approfondir, pénétrer de nouvelles valeurs, ou même dans certaines anciennes, qui résistant à l’épreuve, ressortiront vigoureuses dans cette renaissance. Mais toute renaissance implique de la douleur et la mélancolie est sa clé de fond ; un moment où nous aspirons à retourner à l’unité primordiale sincère et simple de toutes choses. Parfois, c’est alors que les plus sensibles développent une profonde compassion pour tous les êtres qui ne les quittera jamais. Seul celui qui a souffert peut sentir de l’empathie pour ceux qui souffrent. Nous devons sortir de nos enfers personnels, de ces puisards où la mort est endémique, nous souvenant, comme disait Castaneda, que tout ce que touche la mort a du pouvoir. Sortir, dis-je, propres, neufs et brillants… renaître de ses cendres pleins de lumière, pour une nouvelle étape, métamorphosés comme la chenille qui sort de son cocon, vers une nouvelle vie plus libre, où au lieu de ramper, nous volons fertilisant chaque fleur sur laquelle nous nous posons… Prenez bien soin de chaque jour dans le cocon, car inévitablement viendra la transformation ; et même si, petite chenille, ne vous pouvez pas vous imaginer avec des ailes, demain, vous volerez.


Alfredo Tucci est général manager de BUDO INTERNATIONAL PUBLISHING CO. E-mail : budo@budointernational.com

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Combat Hapkido « On trouve littéralement des centaines de différentes épées, lances, javelots, piques et haches de différentes tailles pour différentes applications. La plupart de ces armes sont lourdes et difficiles à utiliser. Examiner ces armes ce fut comme faire un voyage dans le passé et me rendre compte de fois de plus de la ténacité de ces guerriers. »


Grands Maîtres Armures, boucliers et armes Par le Grand Maître John Pellegrini ai été inspiré pour cet article par ma récente visite en Espagne, l’un de mes pays préférés dans le monde. Je vais en Espagne depuis 1994 et, en plus de donner des stages de Combat Hapkido pour la communauté des arts martiaux, je cherche toujours à trouver quelques jours supplémentaires dans mon horaire chargé pour profiter des nombreuses choses que cette terre magique a à offrir : histoire, culture, beauté naturelle, climat agréable et l’hospitalité de ses habitants chaleureux et généreux. Sans oublier la nourriture et le vin ! Lors de cette dernière visite, j’étais en compagnie de ma femme Trina et du Maître Marcos Gridley et de sa femme Liz. Quelques heures seulement après avoir atterris à Madrid, ignorant notre jet-lag, nous avons fait une séance de photos pour ce magazine puis, au cours des deux jours suivant, nous avons dirigé des séminaires très réussis pour les étudiants et instructeurs européens de Combat Hapkido, organisés par notre directeur national, Maître Juan Romero Pons.

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Combat Hapkido


Grands Maîtres Après avoir profité de la vie trépidante de Madrid pendant trois nuits, nous nous sommes rendus dans le nord pour visiter les villes de Ségovie, Avila et Salamanque. Et, avant de rentrer à Madrid pour notre vol de retour, nous avons pu consacrer plusieurs heures au palais de San Lorenzo d’El Escorial. L’expérience incroyable de passer quatre jours à visiter d’impressionnants vestiges médiévaux, cathédrales, châteaux, monastères, palais et musées, fut presque écrasante. Et ai-je mentionné la nourriture et le vin ? À présent, vous vous demanderez peut-être ce que tout cela a à voir avec les arts martiaux. Eh bien, patience mes amis… j’y arrive. Au cours de nos excursions, nous avons vu de vastes étalages d’armes incroyablement bien conservées et d’armures de plusieurs siècles d’histoire. J’ai pris le temps de les examiner de près et j’ai pu faire certaines observations ayant trait au combat qui sont, je crois, pertinentes pour les arts martiaux et que vous trouverez sûrement intéressantes. MOBILITÉ. La plus grande partie de l’armure semblait fortement contraignante. Il fallait une ou plusieurs personnes pour « habiller » le guerrier pour la bataille et, une fois mise, il était difficile de l’enlever. J’ai essayé d’imaginer d’exécuter certaines de mes techniques tout en portant ces armures : pratiquement impossible. Non seulement la restriction de la mobilité, mais aussi l’incapacité d’articuler de petits mouvements empêcheraient l’utilisation de la plupart des habiletés motrices fines. Donner des coups de pied serait extrêmement difficile (voire impossible) et tomber par terre mortellement dangereux. POIDS. Comme la plus grande partie de l’armure était en métal et conçue pour protéger le guerrier de épées et des flèches, elle devait être solide et, par nécessité, lourde. Porter ce poids, en plus du bouclier et des armes, réduisait certainement l’endurance du guerrier. Fatigué et essoufflé, il n’est alors pas capable d’entrer dans un combat prolongé (contrairement à ce que l’on voit dans les films d’Hollywood). Personnellement, quand j’ai passé un temps en Afghanistan (2006) et en Irak (2008) à entraîner les troupes, on m’a remis, dans le cadre de mon matériel, un gilet pare-balles qui pesait environ 25 livres (12 Kg). Avoir ça sur le dos, en plus de 16 autres kilos de matériel, tout en se déplaçant sur un terrain rocailleux à une température de 45º, était épuisant. Enseigner le combat au corps-à-corps à des soldats qui portent cet équipement était vraiment un défi ! Et pensez que ces filets pare-balles relativement confortables et « léger » ne sont rien comparé à ce que les guerriers du 15ème ou 16ème siècle devaient porter.


TEMPS. Vous vous imaginez marcher, combattre ou courir avec ces armures dans une chaleur étouffante, un froid glacial, ou avec de la pluie ou de la neige. VISIBILITÉ. La plupart des éléments du casque qu’on portait alors réduisaient considérablement la visibilité, parfois à pas plus d’une fente très étroite. La vision périphérique, essentielle dans le combat, était presque inexistante pour la plupart des casques. ACOUSTIQUE. Ces mêmes casques portaient également gravement atteinte à l’audition du guerrier, amplifiant ses sons internes, tels que sa propre respiration, tout en étouffant les sons extérieurs, comme ceux d’un ennemi qui s’approche.


Combat Hapkido « Tout ce que nous faisons aujourd’hui au dojo était initialement conçu pour le champ de bataille. Inévitablement, armures, boucliers et armes devaient évoluer avec les nouvelles technologies. »


Grands Maîtres

BOUCLIER. Bien qu’étant une partie importante de l’équipement, le bouclier était encombrant et lourd. Au cours des siècles, différents matériaux ont été utilisés, tels que le métal, le bois et le cuir, avec différents degrés de succès. De nombreuses formes aussi ont été testées : ronde, ovale, rectangulaire. La poids, le matériel et la forme ont tous contribué à l’efficacité du bouclier contre les lames, les lances et les flèches. Dans le combat rapproché, le bouclier supportait de nombreux coups et, après un court laps de temps, le bras du guerrier était incapable de continuer à le soulever. Les boucliers petits et plus légers pouvaient également être utilisés comme des armes d’impact lors d’un combat au corps à corps. ARMES. On trouve littéralement des centaines de différentes épées, lances, javelots, piques et haches de différentes tailles pour différentes applications. La plupart de ces armes sont lourdes et difficiles à utiliser. Examiner ces armes ce fut comme faire un voyage dans le passé et me rendre compte de fois de plus de la ténacité de ces guerriers.


Combat Hapkido


Grands Maîtres Les arts martiaux surgirent avec les classes guerrières. Les guerriers s’entraînaient pour la guerre. Tout ce que nous faisons aujourd’hui au dojo était initialement conçu pour le champ de bataille. Inévitablement, armures, boucliers et armes devaient évoluer avec les nouvelles technologies. Les stratégies et les tactiques continuent également d’évoluer. Toutefois, en raison de cette évolution continue basée sur la technologie, les arts martiaux ont perdu de l’importance avec la société moderne « guerrière » qui dépend de plus en plus des armes de haute technologie, des véhicules et des équipements. Mais, comme je l’ai mentionné précédemment dans ces pages dans un article intitulé « L’armée et les arts martiaux », je crois que même nos soldats modernes peuvent tirer bénéfice d’un entraînement aux arts martiaux compétent, pertinent et approprié. Bien que les situations de champs de bataille plus modernes impliquent des armes et un équipement de haute technologie, les guerriers portent encore des « armures » et ont encore besoin de développer des habiletés au combat rapproché, avec ou sans armes. La situation était différente pour la population civile. Au cours des siècles, les paysans, marchands, ouvriers, et presque tous ceux qui n’étaient pas nobles ou guerriers, devaient se protéger des attaques des proscrits et des barbares itinérants. Ils étaient même souvent brutalisés par les nobles et les soldats qui étaient censés les protéger ! Cette population civile n’avait pas la protection de l’armure et du bouclier et, dans la plupart des cas, n’était pas autorisée à porter des armes, ce qui en faisait une proie facile pour les attaques violentes. Et j’observe que, dans ce cas… rien n’a changé ! Il y a des siècles, seuls les guerriers avaient des armures et des

« Gangs, terroristes, criminels, psychopathes, prédateurs et individus désespérés de toutes sortes se promènent dans les rues de nos villes, tapis dans l’ombre ou au grand jour. Ils savent tous une chose : nous n’avons pas d’armure ni d’armes. Que pouvons nous faire ? »


Combat Hapkido « L’étude des arts martiaux et des systèmes d’auto-défense est le seul moyen efficace et éprouvé de transformer votre corps et votre esprit en un arsenal d’armes que vous pouvez employer en tout lieu et à tout moment pour vous protéger et protéger autrui. »


Grands Maîtres armes tandis que la population civile était laissée sans défense. Aujourd’hui seuls les « guerriers » professionnelles (militaires et policiers) ont des armures et des armes tandis que la population civile est laissée sans défense. Bien sûr, vous pouvez dire que dans une société civilisée, nous avons aujourd’hui « un ordre public », avec la police pour nous protéger contre les criminels et les militaires pour nous protéger contre les ennemis extérieurs, et que dès lors, nous n’avons pas besoin d’armes et d’armures. Mais il me faut vous dire que c’est malheureusement une hypothèse erronée. Il suffit de regarder les nouvelles ou de lire le journal régulièrement pour se rendre compte que le monde est un endroit très dangereux et violent. Gangs, terroristes, criminels, psychopathes, prédateurs et individus désespérés de toutes sortes se promènent dans les rues de nos villes, tapis dans l’ombre ou au grand jour. Ils savent tous une chose : nous n’avons pas d’armure ni d’armes. Que pouvons nous faire ? Puisque nous ne pouvons pas tous être des soldats ou des policiers et que des lois permettant aux civils de porter des gilets pare-balles et de porter des armes ne seront jamais


Grands Maîtres « Puisque nous ne pouvons pas tous être des soldats ou des policiers et que des lois permettant aux civils de porter des gilets pare-balles et de porter des armes ne seront jamais promulguées, il n’y a qu’une seule solution. »

promulguées, il n’y a qu’une seule solution : créer notre propre « armure » mentale de sécurité et apprendre à utiliser nos armes naturelles. L’armure moder ne, métaphorique, est l’at titude et le s ty le de v ie que no us adoptons lorsque nous décidons d’être vigilants, conscients, alertes, prudents et prêts. Cette armure mentale est forgée par votre engagement absolu à ne pas devenir une proie facile ou une victime. Et un grande avantage c’est que cette armure n’est pas lourde ou qu’elle ne restreint nullement votre mobilité ou visibilité. Vous pouvez la porter co nfo rtablement 24 heures s ur 24, 7 jours sur 7. En ce qui concerne les armes, je suis sûr que vous savez déjà à quoi je fais allusion. L’étude des arts martiaux et des systèmes d’auto-défense est le seul moyen efficace et éprouvé de transformer votre corps et votre esprit en un arsenal d’armes que vous pouvez employer en tout lieu et à tout moment pour vous protéger et protéger autrui. Ces « armes » ne peuvent jamais être confisquées, interdites ou enlevées. Elles ne nécessitent pas de permis ni de licence spéciale. Tout ce que vous devez faire est apprendre à les utiliser correctement. Notre système, Hapkido de combat, concentre l’essentiel de sa formation sur le développement de l’armure personnelle, le bouclier et les armes de l’individu, indépendamment de sa taille, sa force, ou sa position dans la société. Les beaux modèles d’armures, de boucliers et d’armes magnifiquement ciselés il y a des siècles appartiennent maintenant aux musées et aux châteaux historiques, ils sont là pour que nous les admirions et que nous nous demandions ce que c’était que de les porter au combat. Nous devons évoluer et embrasser notre époque moderne, mais il est important de respecter et de comprendre l’histoire pour que nous puissions apprendre d’elle.


Fu-Shih Kenpo

« Vois-tu cette fougère et ce bambou ?, demande le noble vieillard à un élève. Quand j’ai planté les semences de fougère et de bambou, j’en ai pris bien soin. La fougère a grandi rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortait de la graine de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou. La deuxième année, la fougère a grandi plus brillante et luxuriante, et de nouveau, rien ne sortait de la graine de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou. La troisième année, toujours rien de la graine de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou. La quatrième année, encore une fois, rien ne sortit de la graine de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou. La cinquième année, une pousse de bambou minuscule sortit de terre. Comparé à la fougère, elle était toute petite et insignifiante. La sixième année, le bambou a pris 20 mètres de hauteur. Il avait passé cinq ans à faire croître des racines qui puissent

L’histoire de la fougère et du bambou


La Colonne de Raúl Gutiérrez

le soutenir. Ces racines l’ont rendu fort et lui donnèrent ce qu’il fallait pour survivre. Savais-tu que pendant tout ce temps que tu as passé à te battre, tu as en réalité fabriqué des racines ?, dit le vieil homme. Le bambou a une autre finalité que la fougère, mais les deux sont nécessaires et font de la forêt un endroit magnifique. Ne te repens jamais d’un jour de ta vie. Les bons jours t’apporteront le bonheur. Les mauvais jours te donneront de l’expérience. Ils sont tous les deux essentiels pour la vie », dit le vieil homme. Le bonheur te rend doux. Les épreuves te rendent fort. Les peines te rendent humain. Les chutes te rendent humble. Le succès te rend brillant… Si tu n’obtiens pas ce dont tu rêve, ne désespère pas… peut-être es-tu seulement en train de te forger des racines. » Anonyme


Fu-Shih Kenpo

« Je peux dire en connaissance de cause, qu’il est vrai que les gens les plus forts sont ceux qui ont eu une vie difficile, pleine d’événements qui les ont forcés à se battre pour rester debout. Et en effet, les plus faibles, même ceux qui échouent constamment, sont généralement ceux qui ont presque tout eu avec peu ou pas d’effort. »


La Colonne de Raúl Gutiérrez

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une des choses les plus importantes que l’être humain devrait comprendre dès que possible, c’est le simple fait que, si la perfection existe, dans cette vie tout du moins, les êtres humains ne l’atteignent pas. Voilà pourquoi notre existence est sujette à des hauts et des bas à chaque étape de celle-ci. Une autre, c’est que la santé se conserve jusqu’à ce qu’on la perde, voilà pourquoi elle acquiert une importance fondamentale au moment précis où nous la perdons, comme une conséquence naturelle, par accident ou maladie. Une autre des choses les plus importantes, c’est que l’abondance nous est offerte et que nous devons en jouir au maximum tandis qu’elle est notre allié ; et que la pénurie a elle aussi ses jours comptés. Tout va et vient, rien n’est pour toujours. Yin et Yang, il doit toujours y avoir un équilibre, et dans sa recherche permanente, les changements surviendront, dans les deux sens. Ces changements marqueront le succès et la prospérité ou l’échec et la souffrance. À partir du moment où l’être voit le jour, il doit également accepter la mort. Impossible de se cramponner à une vie sans fin. Nous cesserons d’exister et une essence de notre énergie voyagera intégrée quelque part dans l’univers. Parfois, je me dis qu’à la maison, à l’école ou à l’université, l’une des matières importantes que nous

devrions recevoir est précisément cellelà : apprendre à vivre la vie. Avec des explications basées sur les expériences de tout le passé de notre humanité. Autrement dit, être avertis des conséquences que comportent certains comportements et certaines actions des êtres humains dans notre société. Je sais, que d’une manière ou d’une autre, cela nous est communiqué. Je sais aussi que c’est une responsabilité déjà assumée et que « l’homme trébuche deux fois sur la même pierre », ou dix-sept fois… Et cela montre que, comme toutes les choses qui vont mal dans cette vie, on préfère accepter d’être pécheurs et de commettre continuellement de grandes erreurs plutôt que d’essayer d’améliorer et de créer un monde meilleur. Ils disent que l’adversité est le meilleur des Maîtres. Et c’est absolument vrai. Si vous commentez à un ami ou à plusieurs, un problème, une douleur, un désir, un sentiment, ils vont tous acquiescer de la tête ou avec des mots, mais personne ne pourra sentir ou interpréter exactement ce qui vous affecte vraiment et la façon dont cela vous affecte. D’abord, parce que cette douleur, cette préoccupation ou ce sentiment ne peut pas être communiqué par des mots ou des gestes. L’autre ne pourra pas le savoir tant qu’il n’aura pas vécu la même expérience ou passé la même étape, et même ainsi, il ne pourra qu’approcher un tout petit peu votre réalité, mais pas avec exactitude. Personnellement, aujourd’hui, alors que j’ai près de 65 ans, je peux dire en

connaissance de cause, qu’il est vrai que les gens les plus forts sont ceux qui ont eu une vie difficile, pleine d’événements qui les ont forcés à se battre pour rester debout. Et en effet, les plus faibles, même ceux qui échouent constamment, sont généralement ceux qui ont presque tout eu avec peu ou pas d’effort. Je comprends que les parents qui peuvent donner à leurs enfants plaisir, argent et leur rendre les choses plus faciles le font parce qu’ils ne l’ont pas eu, mais nous devons être là très prudents. Les excès sont toujours dangereux. Dans la vie, nous devons nous efforcer dans tous les sens pour connaître le chemin, savoir ce que c’est que l’effort, la douleur, comment se dépasser, comment résoudre les difficultés. Dans mon enfance (je suis né en 1950), on vivait des temps difficiles de pénurie à tous points de vue. Il n’était pas facile de se frayer un chemin et de réaliser ses aspirations sans avoir à y mettre beaucoup de volonté, d’humilité, de sacrifice, d’effort constant, de simplicité, de respect. Nous étions sains malgré cela, physiquement, mentalement et spirituellement sains. Comme nous avions juste assez pour survivre, nous ne pouvions rien gaspiller. Nous faisions plus attention, nous avons plus de respect et nous apprécions mieux ce que nous possédions. Nous prenions soin de notre nourriture, de nos vêtements, de nos chaussures, des objets. Une voiture durait 20 ou 25 ans et devenait presque un ami, un compagnon. Nous l’aimions, nous en


Fu-Shih Kenpo « Ceux qui sont habitués à se battre, souffriront moins, auront une plus grande capacité à résoudre les diverses situations adverses du chemin et le feront avec plus de joie que de souffrance. »

« Tout va et vient, rien n’est pour toujours. Yin et Yang, il doit toujours y avoir un équilibre, et dans sa recherche permanente, les changements surviendront, dans les deux sens. »


La Colonne de Raúl Gutiérrez prenions soin et nous la traitions avec respect et gratitude. Tout a changé. Et sans vouloir mésestimer les progrès de la science et de la technologie, il y a maintenant plus de facilités, plus de moyens et plus de possibilités. Mais la pénurie est devenue excès. Nous savions aussi répartir notre temps entre l’école, les devoirs, la maison et le divertissement. Nous jouions à l’air libre et c’était extrêmement sain. Parce que nous passions des heures à courir et à faire du sport en plein air. Et peu importait la chaleur ou le froid. Notre corps et notre esprit bénéficiait de nos efforts physiques, du recyclage constant d’air pur, nourrissant nos cellules, notre sang, notre cerveau. Je ne me souviens pas d’avoir jamais vu un enfant ou un adulte obèse. Nous étions de meilleure humeur. Nous aimions aller à l’école, étudier et progresser. C’étaient des étapes très marquées. À l’adolescence, nos habitudes étaient beaucoup plus saines. Nous ne buvions pas d’alcool, les drogues d’aujourd’hui n’existaient pas, ceux qui fumaient étaient peu nombreux. Et nous passions la nuit du samedi à danser, jouer de la guitare, raconter des blagues, avec deux bouteilles de boissons gazeuses, un peu de nourriture et à faire l’imbécile avec l’une ou l’autre fille. Je ne suis pas contre les progrès de la technologie, au contraire, je suis de ceux qui aiment et jouissent de toutes les facilités et moyens que nous avons aujourd’hui à portée de la main pour faire des recherches, créer, réaliser, etc. Mais nous revenons à la même chose, ne nous négligeons pas. Faisons bon usage de tout ce que notre société nous offre, sans gaspiller et sans exagérer. Prenons du temps pour la liberté, pour nous promener, faire du sport, développer nos hobbys, partager avec la famille et les amis. Prenons soin de notre corps, de notre esprit et de notre âme. Je dis souvent que nous devons toujours être prêts, pour quand arriveront les opportunités, les bons moments, les vaches grasses. Et soyons prêts également à nous retrouver dans certaines situations difficiles que personne ne désire, mais qui arrivent seules et que nous devons apprendre à résoudre. Dans les entraînements ou les séminaires que je dirige constamment dans le monde, je vois souvent que lorsque nous avons décidé de commencer quelque chose, il faut le faire de manière décisive, avec défi, persévérance et concentration. Sachant ce que nous affrontons, que ce ne sera pas facile ni confortable, qu’il y aura de la douleur, du sacrifice, de souffrance et aussi du plaisir. Mais c’est une manière d’apprendre par soi-même, de se préparer pour apprendre à surmonter tous les obstacles que nous rencontrons sur notre chemin. Il vaut mieux souffrir dans notre école ou notre centre d’entraînement plutôt que dans la vie réelle. Il vaut mieux n’avoir jamais à utiliser nos connaissances pour infliger des dommage, de la douleur ou des souffrances, mais si cela arrive, nous savons comment le résoudre avec moins d’efforts et moins de dommages collatéraux. Une personne bien formée est plus à même de considérer autrement les problèmes, de les affronter et de

les résoudre. Et si elle doit recourir à la force, elle le fera même en protégeant son ou ses adversaires. Une personne sans connaissance ni contrôle, provoquera et recevra plus de dommages et prendra plus de temps à les résoudre. Dans ma vie, j’ai appris à être humble, patient, tolérant, respectueux et reconnaissant. À comprendre que la vie n’a rien contre moi. Que les choses arrivent naturellement, parce que nous sommes constamment exposés, 24 heures sur 24, 365 jours par an, à de multiples facteurs de risque. Dieu n’a rien à voir dans tout cela. Analysez tout simplement quels sont les risques chaque fois que nous quittons notre maison et que nous nous retrouvons dans la rue, quand nous allons à l’école, au collège, au travail ou nous promener… Et il ne faut même pas sortir de chez soi, à l’intérieur dans notre propre maison, il peut se produire beaucoup de choses qui nous affectent négativement. J’ai appris aussi qu’on surmontait la douleur par la douleur. Si vous connaissez une certaine douleur, elle fera moins de dégâts si vous l’avez déjà vécue dans leur être. Au contraire, toute nouvelle douleur vous surprendra et vous affectera à un plus grand degré. Étudier, chercher, s’entraîner, créer, souffrir et être heureux, tout cela fait partie de nos racines. Ceux qui sont habitués à se battre, souffriront moins, auront une plus grande capacité à résoudre les diverses situations adverses du chemin et le feront avec plus de joie que de souffrance. Ceux qui ne trouveront pas de solutions et essayeront d’attirer l’attention des autres, appelant à l’aide ou qui ne cesseront de se plaindre et de se lamenter seront ceux qui n’ont pas parcouru ce long chemin d’étude, d’apprentissage et d’efforts, parce qu’ils ont tout obtenu sans le gagner. Ceux qui furent envahis par leurs caprices et leur stupidité. Ces personnes sont souvent immature, peur sûres d’elles, envieuses, égoïstes, capricieuses, jalouses, vaniteuses. Celui qui au contraire connaît la vie dure se réjouit de la réussite des autres. Parce qu’il sait que s’ils ont réussi, c’est parce qu’ils l’ont mérité. Exceptés ceux qui l’ont reçu ou l’ont acheté. Pour ceux qui doivent payer pour se faire une place parmi les gens qui réussissent, le succès sera éphémère. Il échoueront de nouveau à court terme. C’est le cas de ces politiciens qui investissent dans de grandes campagnes pour se situer, ceux qui exploitent brièvement ce faux succès et seront bientôt relevés par d’autres qui jouent au même jeu. Ils vont et viennent. Seuls ceux qui ont réussi à créer des racines auront une plus longue période de gloire. Les parents qui sont vraiment conscients de ce que doit être une éducation adéquate pour leurs enfants obtiendront d’eux de bons résultats. Les instructeurs ou professeurs qui sont patients et persévérants dans la formation de leurs élèves obtiendront d’eux de grands résultats et de beaux fruits. « Saisis chaque instant et vis-le intensément car la vie nous échappe comme de l’eau entre les doigts. »


Spiritualité du Shaolin Weng Chun Kung Fu L’ e s p a c e e t l a j o i e a u b e r c e a u d u S h a o l i n We n g Chun, deux manières de cultiver l’esprit ont été combinées en une seule méthode, que vous ne trouverez qu’en Chine : le Chan (Zen) et le bouddhisme de la Terre Pure. Le Chan (en japonais : Zen, encantonais : Sim) est appelé Dhyana en sanskrit, qui peut être traduit comme « méditation ». Chan signifie être dans le moment présent, sans être distrait par des attentes ou des craintes. Il signifie le retour à l’état naturel de l’être.


Weng Chun

« L’espace et la joie au berceau du Shaolin Weng Chun, deux manières de cultiver l’esprit ont été combinées en une seule méthode, que vous ne trouverez qu’en Chine : le Chan (Zen) et le bouddhisme de la Terre Pure. »


Weng Chun

our nous, les pratiquants de Kung Fu, cela veut dire que notre entraînement, notre combat, notre vie quotidienne sont aussi un terrain d’exercice. Nous cherchons à rester conscient dans le moment présent, pur, joyeux, pacifique, inébranlable, avec un coeur ouvert, et donc à rester fermement sur la voie (dao). Voilà comment le Chan a commencé et comment il a été transmis : avec une fleur, l’expression de la vitalité et de notre désir de grandir, de notre conscience du moment et à travers l’expérience de maître à élève, plutôt que par la simple étude des textes ou par le biais des mots. L’expérience directe de la réalité de notre pensée était l’objectif principal de l’approche Chan de Shaolin.

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« Être libre de tout attachement à tous les objets extérieurs c’est le Chan et atteindre la paix intérieure c’est le Samadhi » (Hui Neng, 6ème Patriarche). Chez les pratiquants de Shaolin (Weng Chun Kung Fu), vous entendrez souvent le mot « Amitofo » comme une salutation ou comme une pratique de méditation. C’est la pratique Nianfo, la récitation du nom de Bouddha dans le but de naître à la Terre


Weng Chun Pure de Bouddha Amitabha. Dès le premier moment, vous pouvez penser que c’est en contradiction avec le Chan. Mais regardonsde plus près l’approche de la Terre Pure de Shaolin. Les Sutras d’Amithabha expliquent les méthodes de la pratique spirituelle. Il existe trois niveaux de récitation du nom de Bouddha. Dans un premier temps, en tant que débutant, vous avez l’esprit troublé. Après un peu de pratique, vous devenez capable de concentrer votre esprit et l’objectif, c’est d’être entièrement concentré sur la récitation du nom de Bouddha. Deux niveaux sont à distinguer ici. Si vous êtes capable de concentrer toute pensée unique sur le nom de Bouddha, vous avez accompli la première étape. Si la pratique de la récitation du nom de Bouddha vous mène plus loin, vous aurez un aperçu direct sur la réalité ultime, la réalisation de la nature de la vacuité et de votre propre nature de Bouddha dans la vérité ultime. Vous avez alors atteint le deuxième niveau. Dans l’un des Sutras d’Amitabha, il est dit que l’esprit est en fait Bouddha et que Bouddha est l’esprit, donc un esprit pur est la Terre Pure. Ainsi, quand nous récitons Amitofo, pour « Namo Amitabha Bouddha », Namo signifie « se réfugier » ou « revenir », Amitabha, « l’infinie lumière » et Bouddha ,

« Nous essayons de créer la Terre Pure avec notre esprit, notre corps, notre parole, dans nos familles, dans notre vie quotidienne. L’approche de la Terre Pure correspond ainsi à l’approche Chan. »


Weng Chun « conscience claire, toute la puissance et toute la sagesse qui est dans votre esprit à l’état naturel ». En tant que pratiquant de Shaolin (Weng Chun) Kung-Fu, vous ne récitez pas seulement Amitofu avec votre discours intérieur et extérieur et avec votre esprit, vous réaliser votre vraie nature avec votre corps. Nous essayons de créer la Terre Pure avec notre esprit, notre corps, notre parole, dans nos familles, dans notre vie quotidienne. L’approche de la Terre Pure correspond ainsi à l’approche Chan. Le signe secret pour ce profond travail spirituel est notre salut au soleil et à la lune dans toutes les formes du Shaolin du sud (Weng Chun). Il représente la « lumière infinie » du soleil et de la « conscience claire » de

« Dans un premier temps, en tant que débutant, vous avez l’esprit troublé. Après un peu de pratique, vous devenez capable de concentrer votre esprit et l’objectif, c’est d’être entièrement concentré sur la récitation du nom de Bouddha. »


la lune. Aujourd’hui, la plupart des pratiquants de Kung Fu comprennent le salut comme « surmonter le Ming », ce n’est pas le sens original, mais plutôt une interprétation postérieure, politique, réalisée par les triades. Je vous invite à revenir à nos racines Shaolin et à laisser venir en vous le sens original qui nous relie à l’énergie et l’esprit du soleil (Amitabha - Terre Pure) et de la lune (Chan). Essayons la méditation Chan de la Terre Pure du Shaolin Weng Chun. Asseyez-vous ou restez debout détendu, laissez le stress et la tension de vos muscles et de votre corps disparaître avec votre respiration et imaginez-vous assis ou debout sur une belle plage de l’océan. Regardez les vagues qui vont et viennent et laissez vos pensées aller et venir, sans les accrocher et sans essayer de les tenir à l’écart. Respirez naturellement, soyez conscient de votre

« Je vous invite à revenir à nos racines Shaolin et à laisser venir en vous le sens original qui nous relie à l’énergie et l’esprit du soleil (Amitabha - Terre Pure) et de la lune (Chan). »


Weng Chun respiration. Maintenant, regardez avec votre œil intérieur le chaud soleil dans le ciel bleu et imaginez le soleil de Bouddha Amitabha (si vous confiez en Bouddha, sinon sentez l’énergie du soleil). En expirant, récitez A-Mi-To-Fo, lentement d’une voix douce, en inspirant, pensez A-Mi-To-Fo, lâcher toutes les autres pensées, seule cette pensée importe. Pensez A-Mi- Pour Fo-tout en expirant, pensez A-Mi-To-Fo tout en inspirant. Répétez cela 108 fois, tout en maintenant l’image du soleil et de Bouddha Amitabha. Après cela, prenez le temps de profiter de votre esprit en silence, calme et inébranlable. Sentez l’espace illimité, la joie et l’amour illimités dans votre esprit, votre vraie nature. Finalement, sentez votre respiration gonfler et dégonfler votre thorax, souhaitez que tous les êtres soient joyeux également et amenez le soleil dans votre vie quotidienne. Amitofo ! Texte : Andreas Hoffmann, Christoph Fuß Photos : Andreas Hoffmann


Ce nouveau travail de Fu-Shih Kenpo du Soke Raul Gutierrez se centre sur les formes traditionnelles de style, leurs applications et la self défense. Nous étudierons particulièrement la forme « Le Tigre se défend » avec ses applications techniques correspondantes, la forme « Dents de Tigre » et le travail libre avec armes. Ensuite, le maître explique de manière détaillée une vaste gamme de techniques avancées d’autodéfense, indiquant pourquoi certains mouvements sont effectués, les avertissements à prendre en considération, les angles possibles et les variantes qui peuvent être appliquées dans chaque groupe technique. Le DVD est complété par une série de techniques de combat pour la compétition et un travail de préparation physique, où le Soke Gutierrez explique comment préparer nos armes, les bras et les jambes, pour l’autodéfense et le combat. Indiscutablement, une forme de travail dont la richesse se base sur l’échange et la coordination avec d’autres styles, et l’apprentissage du respect de nos différentes provenances martiales.

REF.: • FUSHIH-2 Tous les DVDs produits par Budo International sont scellés au moyen d’une étiquette holographique distinctive et sont réalisés sur support DVD-5, format MPEG-2 (jamais VCD, DICX ou similaires). De même, l’impression des jaquettes ainsi que les sérigraphies suivent les plus strictes exigences de qualité. Si ce DVD ne remplit pas ces critères et/ou si la jaquette ou la sérigraphie ne coïncide pas avec celle que nous vous montrons ici, il s’agit d’une copie pirate.

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La Canne de combat française Sport de combat ou art martial, la discipline française de Canne de Combat et Bâton a acquis ses lettres de noblesse en traversant les siècles sans perdre son patrimoine historique. Bertrand Dubreuil (breveté d’État, onze fois champion de France de Canne de combat, préparateur de l’équipe de France, président du Comité national de Canne de combat et Bâton associé à la Fédération française de Savate, Boxe française et disciplines associées) explique, dans le DVD d’initiation à la Canne de combat édité par Budo International, que la Canne de combat et le Bâton étaient associés à l’Escrime comme armes d’entraînement dans les écoles militaires françaises au début du XIXe siècle. Puis, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les principes techniques fondamentaux s’établiront pour une pratique civile sous l’influence de maîtres fondateurs comme Louis Leboucher (1807-1866), maître d’Escrime, et Joseph Charlemont (1839-1914), maître de Boxe française et de Canne de combat et Bâton. C’est ainsi que débute l’histoire commune de la pratique de la Canne de combat et de la Boxe française dans les mêmes salles d’arme.


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« Sport de combat ou art martial, la discipline française de Canne de Combat et Bâton a acquis ses lettres de noblesse en traversant les siècles sans perdre son patrimoine historique. »


LA CANNE DE COMBAT ET LE BÂTON FRANÇAIS Ces premières codifications techniques mettaient en évidence la volonté de rendre ces armes en bois efficaces. C’est ainsi que la technique historique fondamentale de « l’armé » des coups prend tout son sens. En effet, la règle de « l’armé » impose, lors de l’exécution des coups d’attaque, une phase préliminaire où la main munie de l’arme doit passer derrière le plan des épaules avant de revenir sur la cible. Pour mieux le comprendre, il faut connaître sa justification historique. En effet, la Canne et le Bâton ont été, tour à tour, dans l’histoire, outils, symboles, objet

d’apparat et armes rudimentaires avant d’intégrer les écoles militaires. Moins coûteuses et moins dangereuses, ces armes de substitution rendaient plus accessible l’apprentissage de l’Escrime. Au début de leur histoire, ces armes en bois, s’inspirant de « l’art de la guerre français », se sont appropriées les techniques de l’épée et du sabre, notamment en contenant le développement des coups à l’avant de la garde. Puis, après avoir longtemps simulé la taille et l’estoc de l’Escrime, la Canne et le Bâton abandonnèrent la fausse menace de leur tranchant virtuel. Ces armes en bois allaient s’autodéterminer comme


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« Bertrand Dubreuil a une haute idée de l’art du combat et aime à rappeler que la pratique d’un art martial doit être vécue avec un sens aigu des valeurs de respect au-delà de l’enceinte du gymnase. »


Arts Martiaux Occidentaux discipline à part entière au travers de techniques dont l’efficacité viendrait de leur nature même, de leur condition d’armes contondantes et non tranchantes. Cette mutation fut marquée par la nécessité de rajouter de la puissance aux coups. Et c’est là qu’apparurent les premiers mouvements d’attaque renforcés. De la même façon que l’on bande un arc avant de décocher, à la manière du lanceur de javelot ou du joueur de tennis, le principe était de suffisamment reculer le bras vers l’arrière du buste pour donner à l’arme de l’élan, du ressort, donc de la puissance à l’impact : « l’armé » était né ! Il donna une réelle identité à cette discipline en montrant des gestes nouveaux plus amples, redoutables et esthétiques. Sur la base de cette spécificité, les caractéristiques motrices de la discipline Canne et Bâton prennent tout leur sens car elles perpétuent les choix techniques anciens, non pas seulement pour leur valeur historique, mais surtout pour leur efficacité intrinsèque qui, encore aujourd’hui dans le monde, n’a pas d’équivalent dans les autres sports de combat de ce type (vitesse d’exécution pouvant aller jusqu’à quatre coups de Canne par seconde avec « armé » et développement complet du bras pour chacun des coups). Cet « armé » des coups n’est aujourd’hui plus qu’une démonstration de puissance sans la force de l’impact induite par cette prise d’élan. La méthodologie actuelle de la discipline prévoit que l’impact des touches soit contrôlé et sans violence, le simple contact entre l’arme et la cible suffit. La Canne et le Bâton sont enseignés dans des salles d’arme, à l’école et à l’armée jusqu’à la première guerre mondiale (les années 1910), mais leur pratique disparaît peu à peu devant l’importance grandissante de nouvelles pratiques sportives.

« La Canne et le Bâton sont enseignés dans des salles d’arme, à l’école et à l’armée jusqu’à la première guerre mondiale. »


Arts Martiaux Occidentaux Il faut attendre les années 1970 pour assister au renouveau de la Canne, œuvre de Maurice Sarry mais aussi de Bernard Plasait, Michel Gomez et Philippe Conjat. Une nouvelle codification jeta les bases du développement de la compétition de Canne de combat, le Bâton restant une discipline démonstrative. Ce renouveau fut marqué par la règle de la fente basse obligatoire lors de l’exécution des coups en jambe, afin d’éviter les trajectoires obliques des coups pour des raisons de sécurité et de lisibilité de l’activité.

Aujourd’hui, cette discipline martiale virevoltante issue de « l’art de la guerre français » se situe esthétiquement entre l’escrime et la Capoeira. Le championnat de France et la coupe de France furent créés dans les années 1980, le premier championnat du monde de Canne de combat s’est déroulé à l’île de la Réunion en 2004 et le premier championnat d’Europe à Strasbourg en 2006. En dehors de la France, la Canne et le Bâton se pratiquent dans les pays suivants : l’Allemagne, l’Italie,


La Canne

l’Angleterre, l’Espagne, la Belgique, la Russie, l’Autriche, la Slovénie, la Slovaquie, la Corée du Sud, le Canada, l’île Maurice, Madagascar. La Canne (châtaignier, 95 cm, 110 g) se tient à une main ; le Bâton (140 cm, 400g) se tient à deux mains et restitue les mouvements de la Canne. Seuls les « coups de taille » exécutés avec le côté de l’arme sont autorisés. Les compétitions de Bâton n’existent pas, même s’il est envisagé de créer, dans un proche avenir, des compétitions de style.


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« La Canne de combat et le Bâton étaient associés à l’Escrime comme armes d’entraînement dans les écoles militaires françaises au début du XIXe siècle. »


La Canne En compétition de Canne de combat, les tireurs évoluent sur une aire circulaire de 9 mètres de diamètre qui offre des possibilités tactiques et chorégraphiques infinies. Les coups sont réellement portés (sans violence) et les cannistes sont protégés par une tenue matelassée et un casque. Les surfaces de frappe autorisées sont : la tête (sauf partie postérieure), le flanc (sauf partie postérieure et uniquement pour les hommes), les tibias (une fente basse doit obligatoirement accompagner ces touches en ligne basse). Les assauts sont réglés par un arbitre et les touches sont validées par trois juges qui lèvent des drapeaux. Les assauts sont constitués de trois à cinq reprises qui ont une durée de deux minutes chacune. Cependant, les exigences de la compétition ne doivent pas cacher le plaisir que les pratiquants de la « Canne ou du Bâton loisir » éprouvent dès l’acquisition des premiers rudiments. Aujourd’hui, sous l’impulsion de Bertrand Dubreuil, la Canne de combat et le Bâton offrent des possibilités technico-tactiques considérables. En effet, lorsque l’on observe l’évolution récente des configurations technico-tactiques de cette discipline, on voit qu’elle possède d’énormes qualités sportives et martiales, notamment ce que l’on pourrait apparenter à une vélocité chorégraphique particulière avec des esquives traversantes et des acrobaties alliées à une grande vitesse d’exécution. La gageure était de tirer avantage des contraintes techniques historiques comme « l’armé » qui annonce les coups. À la faveur de

cette obligation d’armer, va naître un jeu complexe de fixations qui donnera de la continuité et de l’intelligence aux actions. On s’aperçoit alors que la feinte ou le leurre ne sont plus du domaine de l’opportunité de touche directe, mais s’inscrivent dans un processus de déstabilisation complexe de l’adversaire. Bertrand Dubreuil crée l’art de la fixation en y incorporant des « degrés d’intention » eux-mêmes intégrés à des temps d’action gradués. C’est ainsi qu’un seul coup de Canne peut changer de cible jusqu’à cinq fois tout en variant ses modes d’exécution (vitesse, plan et axe) et ceci sans rupture du mouvement initial. Le meilleur exemple pour illustrer cette finesse du jeu est lorsque l’on parvient à toucher son adversaire au ralenti après une excellente fixation, un peu comme le torero parvient à ralentir à l’extrême ses passes et ses esquives. Bertrand Dubreuil a une haute idée de l’art du combat et aime à rappeler que la pratique d’un art martial doit être vécue avec un sens aigu des valeurs de respect au-delà de l’enceinte du gymnase. Pour lui, le respect ne suffit pas, et plus encore en compétition, il demande que l’on aille jusqu’à avoir de l’admiration pour son adversaire et que la courtoisie se manifeste avec zèle surtout de la part du perdant qui ne doit montrer aucun mouvement d’humeur. Il répète aux compétiteurs qu’ils sont des seigneurs et qu’à ce titre, ils doivent montrer l’exemple. Il explique aussi que le combat est une mise en scène dramatique et cathartique qui doit être utile à expurger des conflits intérieurs et à se valoriser et ne doit pas être le lieu de discordes et de violence.


Pour Bertrand Dubreuil, la défense est un secteur du combat primordial, sachant que c’était une de ses spécialités. Il estime que de gagner un combat avec un score fleuve des deux côtés, n’est pas acceptable (même si le règlement le permet). Il prône le principe d’efficacité défensive intrinsèque à tout art martial en considérant qu’une discipline de combat doit pouvoir se p ro t é g e r d e t o u t e s f o r m e s d ’ a t t a q u e p o s s i b l e s , m ê m e v e n u e s d ’ a u t re s a r t s martiaux.

Il considère que si l’attaque est un art, la défense est une science, celle de l’anticipation et de l’économie. La défense doit mettre en jeu le moins d’énergie possible afin de la préserver pour l’offensive, ce qui nécessite une très bonne perception de l’adversité pour favoriser l’anticipation. Pour aller plus loin dans l’anticipation, Bertrand Dubreuil développe la « défense active » qui consiste à adopter un comportement défensif particulier qui provoque chez l’adversaire une réponse offensive dont le choix des techniques et de


DVD & video download leur temps de mise en œuvre devient prévisible. La compétition en Canne de combat permet de vérifier et d’expérimenter les options tactiques et ce n’est pas un hasard si Bertrand Dubreuil obtient des résultats probants avec, actuellement dans son cours, quatre grands champions : Antoine Dubreuil (deux titres de champion de France jeune), Cécile Serris (un titre de championne de France senior), Jonathan Dudreuil (six titres de champion de France senior consécutifs), Francis Bareilles (un titre de champion de France senior et cinq titres vétéran). Un grand stage national encadré par Bertrand Dubreuil, ouvert à tous, a lieu tous les ans, la dernière semaine de juillet, à Saint Pierre d’Oléron. À ses côtés, Francis Bareilles, Luc Cheynier, Roland Hoffbeck (DTN de la discipline) et

Guillaume Bérard donnent toute la mesure de leur précieuse expérience de professeur. Dans le DVD d’initiation à la Canne de combat édité par Budo Inter national avec Bertrand Dubreuil, on retrouve Francis Bareilles dont le génie créatif lui inspire des enchaînements d’une créativité incroyable. En dehors des stages nationaux, le Comité national de Canne de combat et Bâton organise des stages itinérants qui répondent aux demandes venant du monde entier. Bertrand Dubreuil n’est pas seul à enseigner l’art de la Canne et du Bâton, de nombreux professeurs de talent œuvrent dans la France entière et à l’étranger. La Canne de combat se développe tous azimuts et notamment chez nos amis handicapés en fauteuil. Nous envisageons même, après l’avoir testé, d’organiser des compétitions

entre valides et handicapés, ce qui représente une première dans les sports de combat. Essayez cette discipline ! Vous ne pourrez plus vous en passer.


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Le DVD «Krav Maga Recherche et Développement» est né de la volonté de 4 spécialistes du Krav Maga et des sports de combats, Christian Wilmouth et Faustino Her nandez, Dan Zahdour et Jérôme Lidoyne. Ces derniers sont à ce jour à la tête de plusieurs clubs et d’un groupe d’une vingtaine d’instructeurs et moniteurs multi-disciplines allant du Krav Maga au MMA. Ce DVD n’a pas pour but de mettre en avant, ni une nouvelle méthode ni un courant spécifique de Krav Maga. Il s’agit juste là, de présenter un programme de Krav Maga axé sur l’importance du «contenu» et le partage de nos e

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Tous les DVDs produits par Budo International sont scellés au moyen d’une étiquette holographique distinctive et sont réalisés sur support DVD-5, format MPEG-2 (jamais VCD, DICX ou similaires). De même, l’impression des jaquettes ainsi que les sérigraphies suivent les plus strictes exigences de qualité. Si ce DVD ne remplit pas ces critères et/ou si la jaquette ou la sérigraphie ne coïncide pas avec celle que nous vous montrons ici, il s’agit d’une copie pirate.

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Peut-être est-ce à cause de la nouvelle passion pour le grappling ou à cause du travail de maîtres et de spécialistes qui, comme Vincent Lyn, parièrent toujours sur l’efficacité et l’intelligence d’une méthode extrêmement puissante pour affronter la self-défense, mais il faut bien reconnaître que, ces dernières années, le Chin Na a pris une place inimaginable, il y a seulement quelques dizaines d’années, quand il n’était qu’un illustre inconnu. L’expert martial, maître et acteur de cinéma bien connu, Vincent Lyn nous apporte l’expérience et la connaissance de son système familiale en ce qui concerne le Chin Na. Un travail qui intéressera tous les pratiquants et, bien entendu, tous ceux qui connaissent le pouvoir d’une simple luxation de poignet pour résoudre un affrontement non désiré, spécialement pour neutraliser un adversaire jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Un article et un DVD qui plairont. Texte : Jeffrey Helaney & Vincent Lyn Photos : www.budointernational.com


Arts Martiaux Chinois « Comprendre la manière de contrôler et de manipuler l’adversaire est un aspect très spécifique de la science martiale. Pour être plus habile, le combattant doit avoir une connaissance des deux côtés de l’anatomie, de la psychologie et de la physique élémentaire. »


Reportage

« Une erreur commune consiste à penser que le Chin Na n’est pas un style d’art martial en soi, mais une série de techniques qui sont incorporées à plusieurs styles d’arts martiaux chinois. »


Arts Martiaux Chinois Introduction à l’art du contrôle et à la manipulation du corps Comprendre la manière de contrôler et de manipuler l’adversaire est un aspect très spécifique de la science martiale. Pour être plus habile, le combattant doit avoir une connaissance des deux côtés de l’anatomie, de la psychologie et de la physique élémentaire. En outre, les styles les plus manipulateurs exigent une habileté motrice bien plus grande, autrement dit exigent plus de pratique que les arts de type pugilistique. Avoir ces faits en tête depuis le début permet au pratiquant de déterminer si ces arts martiaux s’ajustent à son style de combat. Le contrôle et la manipulation se basent sur des principes reliés entre eux. L’un de ces principes est la reconduite d’énergie. Il faut appliquer un simple principe de sciences de l’école secondaire. « Un corps en mouvement a tendance à être en mouvement sauf si on lui applique une force extérieure ». Nous savons également

qu’on applique la même quantité de force sur un corps en mouvement pour arrêter son inertie. Du point de vue statique de la conservation de l’énergie, il est beaucoup plus facile de reconduire l’énergie que de l’arrêter. Pour cette raison, beaucoup de techniques d’arts de contrôle utilisent un mouvement de traction ou de poussée plutôt qu’un blocage puissant. En utilisant ces principes, l’énergie d’un adversaire peut être reconduite et revenir contre l’agresseur. Les techniques qui arrêtent ou poussent sont utilisées seulement pour la redirection alors que les techniques de saisie permettent en réalité au pratiquant d’ajouter de l’énergie à celle que l’attaquant a utilisée. Ces mouvements nous conduisent au prochain principe de contrôle, de déplacement de l’équilibre. L’objectif habituel


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« Les techniques de pression du Chin Na sont utilisées pour endormir les membres de l’adversaire et peuvent même provoquer la perte de conscience ou la mort de ce dernier. »


Arts Martiaux Chinois de la reconduite est l’amener l’adversaire à un point de déséquilibre. Cela rend la contre-attaque plus difficile et permet au pratiquant de manipuler l’adversaire d’une manière qui serait impossible s’il était bien équilibré. Souvent, le déplacement de l’équilibre est utilisé aussi bien pour renverser un adversaire que pour le diriger vers un point où la technique de neutralisation peut être appliquée. Les techniques de neutralisation peuvent être faites de nombreuses manières. Les plus habituelles dans les arts de contrôle prennent la forme de manipulations de soumission. Ces techniques douloureuses incluent des clés aux articulations ou des techniques de pression appliquées directement sur des points d’acupuncture. Ce type de techniques est utilisé pour distraire et soumettre l’adversaire. On peut les utiliser en cas d’agression limite et pour éviter que le rival ne commence sa contre-attaque. Un exemple de cela, c’est la manipulation du poignet, c’est un mouvement normal qui provoque chez l’adversaire une douleur extrême devant laquelle il n’a que deux solutions, soit se plaindre, soit terminer avec le poignet cassé. La manipulation des points d’acupuncture est un peu plus provocatrice. Quand on les utilise pour la soumission, normalement le pratiquant appuie avec le doigt, provoquant l’interruption de l’énergie Qi ou l’excès de simulation du nerf qui se trouve dans la zone. Un point d’acupuncture habituel sur la main est le point LI 4 (Intestin Grêle 4) qui est utilisé pour neutraliser une saisie très agressive.


Un point nerveux de la tête qui est fréquemment utilisé est le nerf hypoglosse qui se trouve près de l’angle de l’os de la mâchoire. Pour accéder au nerf hypoglosse, il faut placer adéquatement la tête et appuyer avec le doigt derrière le sommet de la tête. L’accès aux points d’acupuncture et la manipulation des nerfs sont différents chez chaque personne. Chacun a son propre seuil de la douleur et les techniques ne fonctionnent pas de la même manière pour tout le monde. Le pratiquant doit également avoir une grande connaissance de la physiologie humaine et une bonne perspective des deux côtés du corps. Il y a de nombreux types d’arts de contrôle, mais ils ont tous des similitudes. Ces similitudes se basent sur la psychologie et sur les mécanismes du corps. Nous parlerons de la mécanique du corps avec plus de détails dans de prochains articles. Pour l’instant, le concept de base de cet article, la mécanique du corps, concerne l’étude du mouvement que fait le corps naturellement. Quand nous modifions le fonctionnement normal du corps, nous commençons un processus de contrôle. Peu importe l’art martial, ces concepts possèdent des éléments universaux. À partir de ces réflexions, il est facile de voir que de nombreux arts de contrôle ont des techniques similaires même si les cultures qui les ont développées étaient très différentes.


En Chine, l’art du Chin Na est l’art de saisir et de contrôler. On le trouve dans de nombreux styles de Kung-fu et il est utilisé principalement dans certains systèmes d’Aïkido, de Hapkido et de Jiu-Jitsu. Une erreur commune consiste à penser que le Chin Na n’est pas un style d’art martial en soi, mais une série de techniques qui sont incorporées à plusieurs styles d’arts martiaux chinois. Il est fortement lié à mon style familial Ling Gar. Il doit être très clair

que pour un élève qui commence le Chin Na et qui n’est pas habile dans les coups avec les mains et les pieds, le Chin Na se sera pas efficace, même s’il a des connaissances d’anatomie humaine, de psychologie et de kinésiologie qu’exige un maître ainsi que la sensibilité et la subtilité de cette manière de contrôler un adversaire.

Qu’est-ce que le Chin Na ? « Chin » en chinois veut dire tenir ou saisir et « Na » signifie retenir et contrôler. « Chin Na » peut donc être traduit par

« saisir et contrôler ». Parlant de manière générique, la majorité des styles martiaux chinois incluent quatre catégories de techniques pour être efficaces au combat. La première réunit les techniques de coups, coups de poing, poussées et pressions, etc. La deuxième réunit les coups de pied, les balayages, les pas et les glissements. Dans ces techniques, le contact avec l’adversaire est très bref et la puissance des coups est explosive et destructrice. On appelle la troisième « Shuai Jiao » (lutte libre), elle réunit les habiletés à détruire l’adversaire en attaquant sa stabilité et son équilibre à travers les renversements. La dernière catégorie est le Chin Na, qui contient des techniques de saisie qui sont spécialisées dans le contrôle et la paralysie des articulations, des muscles et des de l’adversaire. Il faut cependant comprendre un fait important. Dans une situation de combat, les trois premières catégories sont appliquées en même temps et en réalité ne peuvent être séparées. Par exemple, pendant que l’une de vos mains saisit et contrôle l’adversaire, l’autre est utilisée pour frapper une cavité vitale. Ou encore, pendant que vous saisissez une articulation, vous essayez de renverser


Arts Martiaux Chinois l’adversaire pour une attaque postérieure. De ce fait, il est souvent difficile de les séparer dans une situation réelle. De nombreux pratiquants d’arts martiaux chinois croient cependant qu’il y a beaucoup d’autres techniques qui ne sont pas de saisie, comme la pression ou le coup sur les cavités ou les nerfs, qui peuvent endormir une partie du corps de l’adversaire (ou rendre ce dernier inconscient), donnant de cette manière le contrôle sur l’adversaire. Ces techniques sont reconnues comme le Chin Na. En définitive, les techniques de saisie du Chin Na permettent de contrôler et d’immobiliser les articulations, les muscles ou les tendons de l’adversaire de sorte qu’il ne puisse plus se déplacer, neutralisant ainsi sa capacité de combat. Les techniques de pression du Chin Na sont utilisées pour endormir les membres de l’adversaire et peuvent même provoquer la perte de conscience ou la mort de ce dernier. Les techniques de pression du Chin Na sont appliquées sur les cavités du Chi pour interrompre la circulation du Chi aux organes ou au cerveau. Les techniques de pression d u

Chin Na sont appliquées sur les terminaisons nerveuses pour provoquer une douleur extrême ou même la mort. Les techniques de coups du Chin Na sont appliquées sur les points vitaux et peuvent même être mortelles. Les cavités du canal du Chin Na peuvent être attaquées ou certaines zones vitales frappées pour rompre les artères. Toutes ces techniques permettent de saisir et de contrôler l’adversaire. Les techniques de Chin Na peuvent donc être divisées de la manière suivante : 1. Séparer le muscle/tendon 2. Déboîter l’os 3. Interrompre la respiration 4. « Dim Mak », en cantonais : appuyer sur la veine ou l’artère, sceller ou bloquer la veine ou l’artère, appuyer sur un canal de Chi primaire. Avec le Chin Na donc, nous séparons le muscle/tendon, nous déboîtons un os ou nous effectuons d’autres techniques pour interrompre la respiration, qui sont relativement facile à apprendre et dont la théorie est facile à comprendre. Ceci exige seulement de la force musculaire et de la force pour réaliser le contrôle efficacement. Quand ces mêmes techniques sont utilisées pour rompre les os ou blesser les articulations ou les tendons, normalement, il faut utiliser le Jing (pouvoir martial). Sceller une veine ou une artère et appuyer sur les cavités exigent


un connaissance détaillée de la localisation et de la profondeur des cavités, du temps de circulation du Chi, le développement du Yi (la pensée), du Chi (l’énergie interne) et du Yjing (le pouvoir martial) et des formes et des techniques spécifiques. Cela exige normalement une instruction formelle avec un maître qualifié, non seulement pour la connaissance en profondeur, mais aussi parce que la plupart des techniques s’apprennent à travers la sensation et le sentiment. De nombreuses techniques peuvent facilement provoquer la mort. Pour cette raison, le maître ne transmet ses connaissances qu’aux élèves qui ont une capacité morale et qui sont dignes de confiance.

« Chin en chinois veut dire tenir ou saisir et Na signifie retenir et contrôler. Chin Na peut donc être traduit par saisir et contrôler. »


« En définitive, les techniques de saisie du Chin Na permettent de contrôler et d’immobiliser les articulations, les muscles ou les tendons de l’adversaire de sorte qu’il ne puisse plus se déplacer, neutralisant ainsi sa capacité de combat. »


Tout système a des limites et quand vous passez d’un système à un autre, vous devez apprendre un autre art martial et c’est ce que le Kapap essaye d’éviter. Le Kapap, combat face à face, c’est ça, un pont entre systèmes. Son fondateur fit sienne une expression dont le concept était utilisé par d’autres styles d'arts martiaux traditionnels  : «  Ne portez pas une arme, soyez vous-même l'arme.  » Si votre pensée, votre esprit et votre corps sont l'arme, vous serez une arme qui sera tout aussi efficace lorsque vous porterez une arme. Ce DVD de l’Avi Nardia Academy traite de la connexion entre la «  vielle école  » d’arts martiaux et le CQB (Close Quarters Battle) moderne. L’expérience de Nardia en tant que commandant à l’IDF (Israel Defense Forces) et entraîneur officiel de la principale unité anti-terroriste israélienne lui a appris que cultiver la pensée et l’esprit du guerrier devait être prioritaire sur le simple entraînement physique. Dans cette vidéo, nous étudierons entre autres, la sécurité avec les armes et les parallélismes convaincants entre l’Iaido et le maniement correct d’une arme à feu. Les armes à feu sont les éléments les plus récents de l’armement individuel, mais elles n’échappent pas à la sagesse et à la logique de la vieille école. Nous verrons également des exercices d’entraînement adaptés du BJJ, des exercices de désarmement et de préparation intelligente du corps avec des explications quant aux bénéfices et les précautions à prendre. Un DVD éducatif, inspirateur et révélateur, recommandé aux pratiquants de tous les styles, anciens et modernes. HYPERLINK "mailto : davidgramage@gmail.com" davidgramage@gmail.com


REF.: • KAPAP8


Karaté Kata. Un pas en avant Souvent, nous pensons que nous savons presque tout sur notre passion ou les activités que nous réalisons pendant une grande partie de notre vie. Dernièrement, j’observais les belles phrases « épiques » des arts martiaux, le fait qu’on les met bien peu en pratique ou qu’on les compr enne bien peu. Des phrases comme : « Karate ni sente nashi », « Ken zen ichi », « Hito kata san-nen »…, avec lesquelles je me rends compte de l’impor tance du travail de la partie interne des arts martiaux, autant que l’externe. Lorsque l’on dit : « Un kata trois ans », nous pouvons penser qu’anciennement, il n’existait pas une for me de communication aussi rapide et vaste qu’aujourd’hui, que la transmission orale des techniques faisait que cette compréhension était très lente et que cela expliquait dès lors la nécessité de tant de temps pour apprendre une série de mouvements de gymnastique. Texte : Kyoshi Jesús fernandez Photos : Borja De La Lama


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insi cette maxime du Karaté traditionnel, on pourrait l’actualiser et dire aujourd’hui : « 3 katas 1 mois » et on aurait en outre encore du temps pour d’autres choses. Dans une certaine mesure, les progrès dans les communications et l’accès à l’information qui existe aujourd’hui n’est en rien comparable à ce qu’il y avait à cette époque-là et quelque chose peut donc nous aider, mais la question que je pose maintenant est celle-ci : « N’y a-t-il pas quelque chose de plus pour

devoir passer autant de temps à apprendre un kata ? » Bien sûr, je pense que oui, bien sûr que oui, car le kata peut être compris depuis différents angles. Et bien que dans des articles précédents, je le plaçais comme l’un des sommets du triangle formé par kihon, kumite et kata, dans cette analyse, je vais le considérer comme l’axe qui soutient les deux autres piliers. Aujourd’hui, je veux reprendre l’idée que sur la base du travail du kata, nous pouvons améliorer et approfondir les deux autres aspects fondamentaux : kihon et kumite.

Un bon travail de kata va dépurer notre technique de base. Le mouvement et le dynamisme du kata améliorent la technique dans les déplacements et nous permettent de comprendre les rythmes et le kime lors de l’exécution d’une technique, tout comme l’étude du kata nous enseigne des tactiques lors de l’étude du combat. Combien de fois avons-nous vu l’exécution d’un kata où tous les éléments sont réalisés avec la même concentration et de la même façon, donnant pour résultat un kata linéaire, monotone et ennuyeux. Au lieu de


KaratĂŠ


Kata

« Le mouvement et le dynamisme du kata améliorent la technique dans les déplacements et nous permettent de comprendre les rythmes et le kime lors de l’exécution d’une technique, tout comme l’étude du kata nous enseigne des tactiques lors de l’étude du combat. »


Karaté cela, le kata bien exécuté ne peut pas rechercher seulement l’esthétique ou le rythme sans comprendre l’ensemble. Bien sûr, cela ne va pas contre la démonstration et la compétition, mais je crois que vous me comprenez, et maintenant l’idée, c’est d’exécuter un kata pour nous, comme une étude. Pour moi, l’esthétique lors de l’exécution d’un kata est le résultat d’une bonne compréhension, d’une bonne pratique et d’une bonne technique, mais pas l’inverse. Par exemple, si en exécutant un kata une jambe ne reste pas fixée à hauteur de la tête (une chose impensable pour un Budo, car l’utilisation de vos jambes au-dessus de la

taille serait contre nature, les jambes sont dans le bas du corps et les bras en haut), mais si au contraire, on exécutait cette même technique de jambe au niveau chudan ou gedan et l’on parvenait à transmettre ce combat imaginaire et l’application réalisée, alors, à mon avis, on aurait l’exécution correcte. Je me souviens d’une histoire avec mes enfants il y a quelques jours. Ils sont petits et n’ont encore qu’une connaissance très limitée des katas, mais je leur ai demandé de m’observer et de me dire la première chose qui leur venait en tête. J’ai fait un kata de la Grue Blanche et j’ai été étonné de voir que la première chose qui leur vient à l’esprit fut un aigle, puis un flamant rose ou un oiseau similaire. Ma joie et ma confiance en moi montèrent en flèche, j’étais parvenu à transmettre l’essence du kata et ils l’avaient compris. Je pense que vous pourrez maintenant mieux comprendre ce que je veux vous transmettre dans cet article et mes prochains travaux. Prenons un exemple (quand j’enseigne, j’aime beaucoup activer la partie cognitive des élèves et les faire participer, la question n’est pas de répéter et d’exécuter ce qu’un plus haut gradé a dit, mais de comprendre le but du cours et pourquoi je vais exiger le maximum de chacun d’eux). Si nous prenons heian nidan et nous voyons une exécution standard, nous verrons comment 99% des pratiquants réalisent le kata avec la même tension et le même kime dans toutes les techniques. Autrement dit, yoko uchi uraken est réalisé avec la même puissance que gyaku tsuki (et pour l’instant je ne considérerai pas d’autres éléments). Mais que faire si une technique est waza tsuki et l’autre uchi waza ? Est-ce la même manière de frapper ? Est-ce la même chose utiliser les chaînes articulaires du bras tendu, chercher le point de concentration maximal, que chercher le snap et donc la vitesse pour une efficacité maximale ? Effectivement, les réponses aux questions ci-dessus sont « non ». Alors, pourquoi exécutons-nous les techniques de la même manière ? Pourquoi cherchonsnous le même kime et la même force tout au long ?


Karaté Voilà pourquoi, si vous êtes d’accord avec cela, l’étude du kata doit être très soignée pour comprendre le kihon, mais cette fois comme le résultat d’une bonne exécution du kata. Ainsi les rythmes du kata varient en fonction de la technique appliquée, sans que cela ne s’oppose au rythme du kata dans son ensemble et qui est défini dans de nombreux cas. Autrement dit, un mouvement lent et concentré pour faire haishu uke ou tate shuto ne sera pas altéré pour exécuter la défense ou l’attaque qui pourrait être réalisée avec cette technique. Premièrement le rythme du kata, deuxièmement une exécution de la technique en accord avec sa nature. C’est le début du chemin. Nous sommes maintenant sur le point d’unir la partie technique du kata au combat. Autrement dit, nous devons étudier le kata et ses bunkais avec l’idée de comprendre ses mouvements et les tactiques qu’il y a en eux. Les travaux (DVD) que j’ai faits sur les katas et bunkais pour Budo international allaient en ce sens. Ce n’était pas un travail exclusivement sur les bunkais, mais une méthode pour développer la manière de comprendre de ce que les katas veulent nous enseigner en plus de l’amélioration de la technique et de la tactique du combat. Ainsi, il commençait avec les katas heian avec des applications qui devaient suivre exactement l’embusen. Celui qui n’a vu que les images pourrait penser que je n’ai pas toute ma tête. Comment quelqu’un va-t-il frapper en reculant et en faisant des pas en arrière… Ce n’était pas le message, mais d’abord apprendre comment appliquer la technique de base du kata dans son mouvement naturel, même si nous devons sacrifier la réalité de bunkai, car à ce moment-là, cela n’était pas la priorité. Une fois que nous avons compris le kihon du kata et son application pratique, nous allons lui donner un sens. Pour cela je commençais par


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Karaté changer les directions face aux attaques, en fonction de l’application du tenshin et du tai sabaki qui me permettait de prendre avantage sur une attaque prédéterminée. Ainsi, le bunkai commençait à émerger et à prendre caractère face à l’exécution standard d’une série de mouvements de kata. Autrement dit, nous commençons à comprendre comment le kata peut nous servir pour des applications yakusoku kumite et nous enseigne des tactiques, telles que travailler en nous couvrant le dos face à un mur, un précipice, un bateau ou ce que l’histoire nous a enseigné quand nous avons travaillé les tekki ou quand on travaillait gankaku sho (kyan no chinto) avec un embusem diagonal pour éviter qu’on puisse le copier quand on regardait à travers un trou dans le mur des anciens dojos d’Okinawa. Un autre aspect du kata traditionnel à souligner, ce serait comment on nous enseigne que rien n’a été laissé au hasard. Les gardes, les kamae, les mouvements lents, les feintes, etc., nous ouvrent un éventail de techniques de projection, luxation, étranglement qui semblaient cachées lorsque l’on regardait l’exécution d’un kata. De là les gardes au début et à la fin de chaque kata, qui ne sont pas seulement une manière folklorique populaire de saluer, mais qui cache aussi souvent des techniques (qui semblent secrètes) et révèle la philosophie d’un véritable art martial. Par exemple, quand dans un kamae initial ou final une main enveloppe un poing, cela signifie que le contrôle et la paix (main ouverte) protègent et bloquent l’agressivité et la lutte (poing fermé) qui est en elle et que si elle est libérée, elle peut être sauvage. Et ce serait alors que nous commençons à exécuter le kata. J’espère avoir pu apporter mon grain de sable dans ce merveilleux monde des arts martiaux et que cela vous permette de vous demander : pourquoi suis-je en train de pratiquer les arts martiaux ? Quand puis-je être satisfait d’avoir appris à connaître complètement un kata ? C’est cela qui me motive à continuer d’apprendre et de travailler pour m’améliorer comme artiste martial et, le plus important, m’améliorer en tant qu’être humain. Jesus Alejandro Martinez Fernandez Kyoshi SKIF


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Grades reconnus - Fiche technique MAÎTRE KARATÉ DO • Renshi. Shotokan Karate Do International Federation (SKIF) • Kyoshi. Shotokan Karate Do International Federation (SKIF) (2012) KARATE DO • 6ème Dan. Fédération espagnole de Karaté (2013) • 6ème Dan. Shotokan Karate Do International Federation (SKIF) (2012) • 6ème Dan. World Kuntaiko Budo Association (de WKBA) JU JITSU • 5ème Dan. Fédération de Lutte de Madrid. • 6ème Dan. Fédération espagnole de Ju Jitsu (2013). • 6ème Dan. World Kuntaiko Budo Association (WKBA) (2013). FORMATION • Entraîneur national (niveau technique 3). Fédération espagnole de Karaté. • Entraîneur national (niveau technique 3). Fédération espagnole de Lutte (Ju Jitsu). • Instructeur international (WKBA). World Kuntaiko Budo Association. AUTRES DONNÉES D’INTÉRÊT • Instructeur en chef (directeur technique) SKIF Espagne. • Shodan Nawa par l’Association Zembukai. • Représentant et Directeur Technique pour l’Espagne mondiale de la World Kuntaiko Budo Association. • Champion du Monde de Karaté (catégorie Master) en Kata SKIF (2009. Grèce). • Champion d’Espagne de Yawara Jitsu (Autodéfense) 1989. • Pratiquant de Tai Chi (Professeur Hirokazu Kanazawa). • Représentant du Maître Hirokazu Kanazawa pour l’Espagne. E-mail de Jesus Fernandez : HYPERLINK "mailto:jesfermar@hotmail.com" jesfermar@hotmail.com


Le Wing Tsun est un excellent style de boxe chinoise, qui permet de consacrer toute une vie à la pratique et à la croissance intégrale du pratiquant. Les idées, la technique, la philosophie… tout cela fait partie d'un art ancestral et devrait être étudié et compris comme un tout. Le Sifu Salvador Sánchez centre son deuxième DVD sur le mannequin de bois et comment celui-ci influence toute la pratique du Wing Tsun. Comme dans le système actuel la forme est apprise dans les derniers niveaux du style, les nombreux pratiquants qui abandonnent n'ont pas la possibilité de connaître ses idées, ses tactiques et ses stratégies et ne peuvent dès lors pas les intégrer dans leur pratique. Pour la TAOWS Academy, il est très important que le pratiquant comprenne ce qu'il fait dans tous ses aspects. Nous poursuivrons pour cela, dans ce DVD, le même schéma que dans un cours, un stage ou une formation. Notre schéma est en 6 étapes : la première, c’est l’idée à développer, ce que nous voulons obtenir. La deuxième, ce sont les formes (Siu-Nim-Tao, Chum Kiu, Biu Jee, mannequin de bois) selon les niveaux. La troisième, ce sont les déplacements, la mobilité. Le quatrième pilier est le Chi Sao/Chi Gerk, l’adhérence, l'âme de notre système. Le cinquième élément est la non-adhérence ou le non-contact, savoir comment faire pour entrer en contact avec l’adversaire en toute sécurité. Enfin, la sixième section est la Sparring, le combat ou Lat-Sao. Bruce Lee disait qu’on apprenait à combattre en combattant, et c’est la chose plus juste qu’ait jamais dite un artiste martial. Comment faisons-nous en sorte que le Wing Chun soit un art martial efficace et respecté ? En pratiquant des exercices qui nous rapprochent progressivement du combat, jusqu'à ce que chacun de nous puisse, en tant que combattant, tirer le meilleur parti de ce merveilleux système de combat.

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Tous les DVDs produits par Budo International sont scellés au moyen d’une étiquette holographique distinctive et sont réalisés sur support DVD-5, format MPEG-2 (jamais VCD, DICX ou similaires). De même, l’impression des jaquettes ainsi que les sérigraphies suivent les plus strictes exigences de qualité. Si ce DVD ne remplit pas ces critères et/ou si la jaquette ou la sérigraphie ne coïncide pas avec celle que nous vous montrons ici, il s’agit d’une copie pirate.

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Le terme «  auto-défense  » a une connotation négative car depuis le début, il peut signifier l'échec de l'individu. Le problème c’est que cette étiquette connote l'idée que la personne est victime de violence ou d'agression et que le pratiquant doit réaliser une action défensive. Cette prémisse d'agir après coup est la raison pour laquelle la plupart des gens succombent aux actions de l'agresseur et ne se remettent jamais complètement de l'attaque initiale ou d'une situation induisant la peur. La femme ne doit pas être défensive, elle doit être consciente de sa situation et ne pas rejeter ou ignorer une menace possible, elle doit devenir proactive et prendre l'initiative et choisir le moment tout en manipulant l'état d'esprit des attaquants afin d'avoir la possibilité d'un avantage. Le «  Kyusho Self Protection  » est une méthode d’entraînement des points vitaux qui contemple les réalités d’une attaque. C’est une méthode simple mais puissante, qui offre aux individus plus faibles, plus lents, plus âgés ou moins agressifs, une possibilité de faire face à un attaquant plus grand, plus fort et plus agressif. Au moyen de l’usage des cibles anatomiques les plus fragiles du corps, en utilisant vos propres actions et tendances naturelles corporelles, vous pourrez facilement vous protéger ainsi que protéger d’autres, tout en considérant les limites physiques provoquées par le stress, quand votre adrénaline grimpe. Grâce à un travail échelonné et progressif de vos propres habilités motrices générales (plutôt qu’avec les techniques des autres), vous augmenterez vos possibilités de succès.


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Evan Pantazi Torsion Le Kyusho fonctionne avec la rotation La rotation n’est rien de plus qu’une mesur e de la force de torsion ou rotation. Elle génère une puissance beaucoup plus grande qu’une ligne droite et de nombreux combattants en ont parlé depuis les premiers jours de la Boxe. Ces vieux boxeurs disaient qu’ils tournaient le gant sur l’impact… pour plusieurs raisons qu’ils connaissaient. Ils l’utilisaient principalement pour provoquer une entaille, de préférence à l’œil, pour que des gouttes de sang tombent dans l’œil et affectent la vision, et qui r esterait la cible pour le reste du combat. Ils savaient aussi que le coup avait beaucoup plus d’impact, même s’il n’ouvrait pas une plaie car l’étirement provoqué par l’impact rendait le coup beaucoup plus efficace.


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Pourquoi la rotaion est-elle beaucoup plus forte que la puissance linéaire ? Commençons par l’énergie cinétique. En physique, l’énergie cinétique d’un objet est l’énergie qu’il possède du fait de son mouvement. Elle est également définie comme l’effort ou l’inertie nécessaire pour accélérer une masse donnée du repos jusqu’à une vitesse spécifique. L’énergie cinétique est divisée en énergie cinétique linéaire et énergie cinétique de rotation. L’immense avantage de l’utilisation de la technique de rotation est la plus grande capacité à augmenter la vitesse d’un coup sur une distance donnée en raison de la plus grande trajectoire d’accélération. Cette accroissement de la trajectoire d’accélération peut être jusqu’à 1,5 fois plus grande dans la rotation, par opposition à la technique linéaire. L’énergie cinétique peut également passer d’un objet à l’autre comme dans un jeu de billard. On le voit quand un joueur implique une l’énergie cinétique à la boule en la frappant avec la queue de billard. Lorsque la boule entre en collision avec une autre boule, elle ralentit considérablement et la boule avec laquelle elle est entrée en collision accélère à la vitesse que lui a transférée l’énergie cinétique. On appelle cela des collisions élastiques, où l’énergie cinétique est conservée. Dans les collisions inélastiques, l’énergie cinétique est dissipée sous d’autres formes ou sous forme d’énergie, comme la chaleur, le son, la fracture, etc. Mais, il est possible également de combiner l’énergie linéaire et l’énergie de rotation pour obtenir une vitesse et un niveau de puissance transférable maximum. Ainsi, si vous débutez le coup avec une projection linéaire et que, tout à la fin, vous ajoutez la vitesse de rotation et la force sur le contact, vous obtiendrez l’effet maximum. Mais pourquoi dans le Kyusho, la rotation a-t-elle plus d’influence sur l’adversaire que le transfert d’énergie cinétique en ligne droite ? La plupart des débutants essaient d’utiliser la transmission de puissance ou de force en ligne droite, ce qui explique pourquoi le Kyusho ne fonctionne pas pour eux tant qu’ils ne développent pas le toucher correct avec une rotation. Mais cela n’augmente pas seulement la puissance de pénétration, il y a beaucoup d’autres éléments vitaux impliqués. En utilisant une rotation comme nous l’avons vu, expliqué et démontré dans le DVD des 6 mains Ji, nous utilisons cette double puissance de transfert pour une plus grande pénétration dans la zone cible. Le nerf est plus nettement accessible car l’action de rotation permet de repousser les structures musculaires sur le côté. Cela engendre une voie claire vers le nerf sans les muscles protecteurs ou de rembourrage de la zone de contact de l’arme. Cela permet également d’obtenir plus de profondeur grâce à l’augmentation de la vitesse de l’action. Dans cette action, le nerf, une fois exposé et accessible, est également étiré ce qui le rend beaucoup plus vulnérable et réactif, apportant de meilleurs résultats. L’action peut être également


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contribuer à pincer le nerf étiré contre un objet support comme une structure osseuse afin d’envoyer un message encore plus aigu au cerveau. Cela peut causer une surcharge d’entrée sensorielle et déclencher un mécanisme de sécurité physique tel que se laisser tomber dans une position couchée (à travers l’évanouissement, le dysfonctionnement ou la perte de connaissance) pour pouvoir récupérer. Si la cible se trouve dans une section musculaire du corps (par opposition à un point à la tête en dessous de quelques couches de peau, de graisse et de fascia), cela permet également d’attaquer le système réflexe passant du système moteur somatique à un niveau plus autonome réflexe et inconscient. On y parvient en affectant simultanément les cellules musculaires fusiformes ou l’organe tendineux de Golgi selon l’endroit où vous frappez. La même action d’étirement qui se produira sur le nerf touchera également l’une de ces deux structures permettant ainsi d’obtenir des effets encore plus importants sur l’adversaire. Nous pouvons l’utiliser également en boxe classique ou en kick boxing ou encore dans l’entraînement plus moder ne de MMA, en ajoutant cette rotation supplémentaire lors du contact que les anciens boxeurs utilisaient. Prenons par exemple le jab. La plupart des combattants utiliseront la puissance linéaire qui étourdit à l’impact, mais s’ils apprenaient simplement à baisser également les doigts (même à travers des gants), à l’impact, les résultats seraient beaucoup plus importants, surtout utilisés sur une cible Kyusho. Prenez le menton comme un autre exemple de cette énergie de rotation. Si nous envoyons un jab droit dedans, on appréciera peu de résultats autres qu’un tressaillement ou le retrait de la tête du destinataire. Si nous parvenons à baisser les doigts à la fin du jab à l’impact sur le menton, nous réaliserons l’angle de la trajectoire pour accéder au nerf et il y aura un beaucoup plus grand dysfonctionnement, affaiblissement sensoriel ou état altéré de conscience. Cela est également vrai pour le cross, le crochet et l’uppercut… les 4 principales coups utilisés dans les matchs et les altercations de rue. En étudiant les objectifs de Kyusho et en les travaillant avec le coup rotatif, vous deviendrez beaucoup plus fort, puissant et protégé. En résumé, nous avons : • Augmentation de l’accélération de notre attaque. • Pénétration accrue. • Augmentation de la vitesse du coup au moment de l’impact. • Base de transfert d’énergie plus étroite. Les avantages de la technique en rotation comprennent : • Les pratiquants ne doivent pas être aussi grands ni aussi forts. • Grandes variations dans l’entraînement pour la technique de rotation par rapport à l’attaque linéaire. • La tension et la force nécessaires pour l’attaque linéaire peuvent être contre-productives par opposition au mouvement détendu et plus fluide de l’attaque rotative. Ainsi, la rotation (énergie mesurée) dans le Kyusho n’est pas mesurée par un dispositif mécanique, elle est mesurée par le résultat physique lors d’entraînements ou quand on en a besoin. Désolé, mais l’énergie est bien réelle.


Le « Programme de contrôle tactique du Kyusho » (KTCP), a été conçu pour contrôler l'escalade des conflits à travers la recherche légale, médicale, du déploiement tactique, des essais sur le terrain et la coordination. Ce programme est spécialement destiné, bien que pas exclusivement, aux forces de l'ordre, au personnel de la sécurité et des urgences, aux gardes côtes, aux militaires, aux organismes gouvernementaux, aux escortes et aux gardes du corps. Ce module de base se compose d'un ensemble de 12 objectifs principaux intégrés dans quatre modules de contrôle de l'escalade de la force. Il existe de nombreuses structures faibles dans le corps humain qui peuvent être utilisées par un agent pour obtenir simplement le contrôle d'un individu, plus efficaces que l'utilisation conventionnelle de la force tel que l’indique le protocole. Au-delà du stade de l'ordre verbal, dans une situation d'escalade du conflit, par ces points (vitaux) de Kyusho, l'agent peut utiliser des systèmes internes de contrôle physique, tels que les nerfs, la structure des tendons et les réflexes nerveux naturels du corps. Il n’exige pas une grande force ni un contrôle moteur ou visuel complexe… soumis à l'échec dans les situations d'adrénaline élevée. Cette information est dédiée aux membres courageux et résistants des agences du monde entier… Merci pour ce que vous faites !

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Magazine arts martiaux budo international 293–juillet 2015 by Budo International Martial Arts Magazine - Issuu