GERARD TUBB
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GERARD TUBB
GERARD TUBB
L’HISTOIRE MÉCONNUE DE LA MONTRE SPORTIVE
DIE BISHER UNBEKANNTE GESCHICHTE

VON BREITLINGS ULTIMATIVER ALLROUND-SPORTUHR

© 2026 Watchprint.com Sàrl, Martigny, Suisse
Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite de quelque manière que ce soit. Les textes et illustrations contenus dans cet ouvrage ont été sélectionnés de manière indépendante et à des fins purement éditoriales par la société Watchprint.com Sàrl. Breitling SA n’est en aucun cas impliquée dans ces choix ni n’en assume la responsabilité.
ISBN 978-2-940506-68-2
Auteur : Gerard Tubb
Conseiller historique : Fred Mandelbaum
Rédactrice en chef : Natasha Mekhail
Directrice de publication : Anne-Lise Ensminger
Rédacteur collaborateur : Philip Blumer
Spécialiste de collection : Ralf Messmer
Photographe horloger : Elias Hartmann
Responsable image : Simona Girella
Documentalistes de recherche : Tanja Jedlitschka, Christoph Kainzner
Design : Images3
Impression : Graphius, Belgique
Consultez nos publications sur les thèmes de l’horlogerie et de la bijouterie sur notre site web, www.watchprint.com
PRÉFACE DE NICHOLAS FOULKES 04
PRÉFACE DE GERARD TUBB 06
CHRONOLOGIE DE LA CHRONOMAT 08
CHAPITRE 1 : PRÉLUDE À UNE MONTRE 14
CHAPITRE 2 : SES DÉBUTS 52
CHAPITRE 3 : L’EMBRASEMENT 80
CHAPITRE 4 : DE LA SUCCESSION À L’AUTONOMIE 128
CHAPITRE 5 : LE RENOUVEAU 166
CHAPITRE 6 : ÉDITIONS SPÉCIALES ESCADRILLE 190
CHAPITRE 7 : MODÈLES SPÉCIAUX ET ÉDITIONS LIMITÉES 218
CHAPITRE 8 : COMMANDES PRIVÉES ET COLLABORATIONS 238
CHAPITRE 9 : LES INDISPENSABLES DU COLLECTIONNEUR 268
REMERCIEMENTS 284

Depuis 1983, la Chronomat n’a cessé d’être perfectionnée sous tous ses angles. Cette chronologie retrace cette évolution, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en se concentrant sur les modèles en acier inoxydable pour plus de cohérence. Bien qu’elle présente diverses options de bracelets, l’accent reste mis sur le cadran, le boîtier et le mouvement. La sélection ne présente que les modèles phares, qui définissent les fonctionnalités essentielles de la gamme : l’heure, le chronographe et la date.
Le cycle de vie de la Chronomat montre que la cohérence initiale a fini par céder la place à de nouvelles exigences et à des tendances en constante évolution, avant de revenir à ses racines. Les modèles actuels réunissent tout ce qui a fait la renommée de la Chronomat (distinction, robustesse, polyvalence), tout en servant de support à la créativité et à la collaboration.
CHRONOGRAPHE
Conçu pour la patrouille acrobatique italienne « Frecce Tricolori », ce chronographe automatique a marqué le début du renouveau de Breitling sous la direction d’Ernest Schneider. Fabriqué selon des spécifications militaires en 1983, il a été offert à l’escadrille en 1984. Il était une exclusivité de DPW, la marque privée qui en avait commandé la conception.
RÉF. 80950



CHRONOMAT
Identique à la montre de l’escadrille, à l’exception de la couleur du cadran, du logo et du fond. Dotée du logo de style AOPA et de points luminescents encadrant l’index des 12 heures, elle n’a été produite que pendant moins d’un an. Elle est disponible en six combinaisons de cadrans, en acier inoxydable et en version bicolore.
CHRONOMAT
Le catalogue de 1985 présente le logo de l’ancre cernée d’ailes de Breitling. Le cadran évolue en parallèle, avec des compteurs plus grands et la suppression des points luminescents à 12 heures. Une petite série DPW a ensuite suivi, se distinguant par un cadran bleu et le logo des Frecce Tricolori.
CHRONOMAT
Des contours contrastés cerclent les compteurs. Ce modèle présente le module UTC lancé la même année. La référence passe de 81.950 en 1988, à 13047 en 1989, date à laquelle une lettre préfixe a été ajoutée pour indiquer le matériau du boîtier.
RÉF. 81950
RÉF. 81950
RÉF. 81950 A



CHRONOMAT
Les boîtiers polis font leur apparition en 1990, puis les vis de lunette ont remplacé les tiges à tête vissée. Les aiguilles bâton effilées et l’aiguille de chronographe dotée d’un contrepoids en forme de « B » sont rapidement rejointes par des aiguilles de compteur plus épaisses. Les cavaliers, les poussoirs et la couronne plaqués cèdent plus tard la place à des éléments en or massif.
CHRONOMAT
À l’occasion du 10 e anniversaire de la Chronomat, la référence est devenue 13050. Les modèles commémoratifs se distinguent par un fond spécial sur lequel est gravé un MB-339 vu de face, rappelant les premières Chronomat. Proposée en trois variantes de boîtiers métalliques, chacune est limitée à 1 994 exemplaires et portent la mention « 1884-1994 » ainsi que son numéro de série.
CHRONOMAT
Le mot « Tachymeter » (tachymètre) est imprimé en haut à droite du rehaut, ainsi qu’un liseré autour du guichet de date. Les aiguilles du compteur sont dotées d’un contrepoids court et les chiffres du compteur sont plus nombreux. Le rehaut et le cadran ne forment désormais plus qu’un, ce qui a nécessité une modification du boîtier.
RÉF. 13048
RÉF. 13050
RÉF. 13050.1


CHRONOMAT GT
La collection se décline en deux variantes. La GT, pour « Grand Totalizer », se distingue par ses grands chiffres sur le compteur, tandis que la Vitesse se caractérise par ses chiffres arabes occidentaux pour les heures. En 1999, les modèles GT et Vitesse adoptent la référence 13350, le « 3 » central indiquant la certification COSC.
Le premier modèle à utiliser exclusivement des calibres certifiés COSC. Toutes les autres gammes de montres Breitling lui ont emboîté le pas peu après. Ce changement se distingue par la mention « Chronometre » figurant sous le logo. La lunette retrouve alors sa finition brossée d’origine, et les compteurs sont dotés de chiffres radiaux.

CHRONOMAT EVOLUTION
À l’occasion du 120e anniversaire de Breitling, la montre bénéficie d’une véritable cure de jouvence. Le diamètre passe à 43,7 mm et l’épaisseur à 17 mm. Grâce à l’introduction de poussoirs vissés, l’étanchéité est portée à 300 mètres.
RÉF. 13050.1
RÉF. 13352
RÉF. 13356



1. Leon Breitling, qui a fondé l’entreprise en 1884.
2. Leon partageait son usine de la Ruelle Montbrillant avec d’autres fabricants et commerçants. Conformément à la coutume de l’époque, le graveur a ajouté le logo Breitling et la cheminée.
3. Gaston Breitling, fils de Leon, est considéré comme l’inventeur, en 1915, du premier chronographe de poignet doté d’un poussoir indépendant à deux heures.
« Willy était un horloger de talent et un créateur novateur », a déclaré Georges Caspari, qui connaissait le propriétaire de Breitling mieux que quiconque en dehors de sa famille, d’abord à La Chaux-de-Fonds après la guerre, puis en tant que voisins proches à Genève au début des années 1950. « Il était la personne la plus passionnée que j’aie jamais connue. »
La passion de Willy, qui était de réussir, de préserver l’héritage familial et de faire ce qui est juste, ne faisait qu’accroître la pression. L’usine
Montbrillant de Breitling, à La Chaux-de-Fonds, occupait toutes ses pensées. C’était à la fois le lieu de son enfance et le cœur de sa vie professionnelle.
Cette usine avait été la fierté et la joie de son grand-père, Leon Breitling, qui s’y était installé en 1892, huit ans après avoir fondé l’entreprise. Perché sur les hauteurs du boulevard du PetitChâteau, le bâtiment se dressait à l’orée d’un ancien domaine rural, offrant une vue sur les champs et les bois. Partagé avec d’autres horlogers, il était flanqué de deux villas imposantes, dont l’une allait rester la résidence de la famille Breitling pendant quatre générations.
Pour Leon, ce lieu symbolise son ascension sociale et ses ambitions grandissantes.
Le commerce prend de l’ampleur lorsque le
réseau électrique est raccordé à la ville cinq ans plus tard, et il devient bailleur commercial, louant des entrepôts et des ateliers dans ce qui était considéré comme le plus bel emplacement de la ville.
Lorsqu’une nouvelle rue, la Ruelle Montbrillant, est construite derrière l’usine, Leon rebaptise l’entreprise « L. Breitling, Montbrillant Watch Manufactory. » (Manufacture horlogère de Montbrillant). Fier de ses réalisations, il fait réaliser une gravure du bâtiment sur laquelle figurent une enseigne imaginaire « Leon Breitling » et une cheminée d’usine fictive pour plus d’effet.
Leon meurt subitement à l’âge de 54 ans, laissant derrière lui un héritage d’innovation dans le domaine de l’horlogerie pour l’ère industrielle. Son fils Gaston lui succède et crée le premier chronographe-bracelet doté d’un poussoir à deux heures permettant de démarrer, d’arrêter et de remettre à zéro le chronographe. Mais le destin frappe à nouveau lorsque Gaston décède à l’âge de 43 ans. Son fils Willy n’a alors que 14 ans ; il faudra attendre cinq ans avant qu’il puisse prendre la relève. Lorsqu’il le fit, il s’imposa lui aussi en faisant breveter un deuxième poussoir indépendant à quatre heures, une conception qui devint la forme du chronographe moderne.

« Willy était tiraillé entre son rêve de devenir pilote et son devoir de diriger l’entreprise familiale », a déclaré Georges Caspari dans une publication de Breitling datant de 2005.
« Mais il a choisi la voie de l’horlogerie, et l’ambition héritée de son grand-père et de son père ne s’est pas éteinte. On peut dire sans exagérer que c’est Willy qui l’a développée avec le plus de vigueur. »
En 1938, Willy crée le département Huit Aviation afin de développer des instruments de cockpit et des chronographes-bracelets destinés aux pilotes professionnels. Cette initiative aboutit au lancement, en 1941, de la Chronomat originale : un « chronographe pour mathématiciens » doté d’une règle à calcul circulaire brevetée permettant d’effectuer des calculs.
Dans les années 1950, il développe la Navitimer dans le cadre d’une commande passée par l’Aircraft Owners and Pilots Association (AOPA). Son succès auprès des pilotes, ainsi que son lancement en 1955 en tant que modèle phare de la collection Breitling, consolident la réputation de la
La Chronomat de Willy Breitling, lancée en 1941 et destinée aux mathématiciens, était équipée d’une règle à calcul circulaire brevetée qui a ensuite été adaptée pour la Navitimer.
marque dans le domaine de l’aviation commerciale. Dans les années 1960, Willy est à l’origine du renouveau du chronographe avec des modèles tels que la SuperOcean et la Top Time.
Mais l’histoire ne lui a pas permis d’échapper à la crise du quartz. Les pertes se sont accumulées et, en 1974, il est contraint de réduire ses effectifs hautement qualifiés. Refusant d’abandonner, il se tourne à nouveau vers le marché des tiers. En 1975, il crée la référence 817 pour les pilotes et les parachutistes de l’armée italienne appartenant à la brigade d’élite Folgore. Conçue pour répondre aux exigences des classes CP-1 et CP-2 de l’armée, elle n’a jamais été commercialisée auprès du grand public. Cela a dû rappeler à Willy les commandes passées en temps de guerre par le département Huit Aviation.
Malgré tous ses efforts, une crise cardiaque l’a profondément affecté et lui fait prendre pleinement conscience du décès prématuré de son père et de son grand-père. En 1978, il n’a d’autre choix que de fermer Montbrillant.
Il n’en reste pas moins qu’il poursuit sa recherche d’acquéreur. Georges Caspari se souvient des conditions strictes posées par Willy : « Le repreneur devait comprendre le fonctionnement du chronographe, être capable de s’adapter aux nouvelles tendances technologiques de pointe telles que le quartz et, surtout, aimer les avions. »

Sous la pression de la crise du quartz en 1975, Willy Breitling crée la réf. 817 pour la brigade d’élite de parachutistes Folgore de l’armée italienne.

Si vous aimez les avions autant qu’Ernest Schneider, difficile de trouver mieux qu’un bureau à Grenchen. Situé aux contreforts du Jura suisse, avec ses paysages spectaculaires et son air pur de montagne, cet endroit abrite un aéroport où il pouvait stationner son Beechcraft Bonanza. Pour cet aviateur-entrepreneur, c’était le point de chute idéal pour sa société horlogère en pleine expansion, Sicura.
« Ernest Schneider fait la navette en avion privé entre les quatre usines d’assemblage [de Sicura] situées à Grenchen, Bonfol, Salvan et
Melano », proclamait fièrement le catalogue de la société. « Les modèles de cette collection dynamique s’inspirent d’Ernest et sont particulièrement appréciés par les 16-35 ans. »
Cet avion de luxe symbolise le succès que cet homme de 57 ans avait acquis depuis son intervention, lors de la réunion de La Chauxde-Fonds en 1968, sur la menace que représentait la concurrence étrangère. Il avait su mieux tirer parti des nouvelles technologies électroniques que bon nombre de ses concurrents suisses.
1. Les paysages spectaculaires du Jura s’étendaient juste à côté du bureau d’Ernest Schneider. C’était le cadre idéal pour les vols à bord de l’avion privé qu’il adorait.
2. Ernest Schneider était obsédé par l’aviation et émerveillé par les pilotes de voltige. 2.


Alors que l’ère de la famille Breitling touche à sa fin à Genève, des événements survenant à 300 kilomètres de là, à Gênes, préparent le terrain pour la renaissance de la marque.
Federico Parodi, l’horloger italien qui allait frapper à la porte des Frecce Tricolori en 1982, laisse derrière lui une carrière dans le droit maritime pour créer une entreprise horlogère dans sa ville natale.
Federico avait été commandant de la brigade parachutiste Folgore, à qui Willy Breitling avait offert la montre militaire réf. 817 en 1975.
À 29 ans, il dispose de l’assurance, du réseau et des ressources dignes du fils d’une famille génoise de premier plan. Son oncle, Giorgio Parodi, était un aviateur militaire décoré, immortalisé par une statue qui domine la Piazza della Vittoria, place historique de Gênes. Giorgio avait cofondé la société de motos Moto Guzzi en 1921 avec son collègue
1. Federico Parodi, âgé de huit ans, en 1958 sur une Moto Guzzi Galletto, le modèle qui est sorti le jour de sa naissance. La renommée et l’influence de sa famille ont joué un rôle déterminant dans ses premiers succès dans l’industrie horlogère.
2. Federico en 1975 avec un avion de transport Aeritalia G.222. Il était officier dans la brigade d’élite des parachutistes Folgore. 2.
aviateur Carlo Guzzi et le grand-père de Federico, Emanuele Vittorio Parodi, homme d’affaires. Le père de Federico, Enrico Parodi, rejoignit plus tard l’entreprise, contribuant à en faire le plus grand constructeur de motos d’Italie et un fournisseur majeur de l’armée.
Suivant les traces de sa famille, Federico se lance lui aussi dans l’approvisionnement de l’armée, mais ses produits sont des montres, et


La commande des Frecce Tricolori incite alors Ernest Schneider à créer la meilleure montre de sa carrière. Le moment n’aurait pas pu être mieux choisi. En 1982, après des années de domination du quartz, Schneider sait qu’un tournant se profile à l’horizon. « Je devais tenir la promesse faite à Willy Breitling de préserver la tradition des chronographes mécaniques », déclare-t-il lors d’une interview accordée en 2005 à Breitling Japan. Son fils Théodore se souvint plus tard que son père avait toujours estimé que les mouvements mécaniques possédaient « ce petit plus, cette personnalité, cette parcelle d’âme ».
Tandis que la croissance économique offrait aux clients un meilleur pouvoir d’achat, les montres électroniques bon marché commencent à donnait cette même
impression : celle d’être bon marché. Les montres mécaniques, en revanche, faisaient leur retour en tant que symboles de statut social, et les concurrents de Breitling travaillaient déjà sur de nouveaux modèles. La consommation ostentatoire était à la mode, et une montre-bracelet mécanique de valeur permettait de se démarquer. Le prix moyen d’une montre à quartz suisse était alors sur le point de baisser, tandis que celui des gardetemps mécaniques s’apprêtait à monter en flèche. Sur un graphique, le point de croisement coïncide exactement avec la décision de Breitling d’accepter la commande de Federico Parodi.
Ernest a déclaré par la suite qu’il était déjà en train d’esquisser les croquis d’un nouveau chronographe mécanique lorsque
l’opportunité s’est présentée, et qu’il se rendu en Italie pour rencontrer l’escadrille : « Afin de préserver la tradition Breitling que Willy Breitling avait établie, il était pour moi absolument indispensable de rencontrer les pilotes et d'écouter de leurs demandes spécifiques. »
Cela fait écho à une déclaration concernant Willy Breitling faite par Georges Caspari, le brillant publicitaire de la marque : « Willy
recherchait le chronographe idéal pour les pilotes », déclare-t-il en 2002. « Il s’était rendu en personne en Angleterre et en Amérique pour recueillir les avis de nombreux pilotes. La Navitimer a été créée en rassemblant leurs avis. » Cette histoire, publiée par Breitling au milieu des années 2000, est inconnue des biographes de Willy Breitling. Ernest l’aurait-il entendue de la bouche de Georges Caspari lors des négociations pour l’achat de la marque


La grande question concernant la Chronomat a toujours été la suivante : d’où vient-elle ?
Comment la petite équipe de Breitling dirigée par Ernest Schneider, qui ne comptait aucun designer professionnel, a-t-elle pu créer une montre totalement inédite qui a bouleversé l’industrie en 1984 et continue depuis lors de faire sensation ? La réponse réside dans les efforts soutenus déployés par Ernest pour dégager des bénéfices.
La commande des Frecce Tricolori est la troisième passée auprès de Breitling en l’espace de quelques mois seulement. Les deux autres n’auraient pas pu être plus différentes. L’une d’elles concernait une montre de mode pour la marque de vêtements de sport Ellesse ; l’autre, une montre de plongée professionnelle techniquement exigeante. Sans ces deux projets, la Chronomat telle que nous la connaissons n’aurait jamais vu le jour.
Le contrat avec Ellesse a été un véritable coup de maître pour Breitling : cette marque de vêtements de sport était à la fois très prestigieuse et à la pointe de la mode. Lors du tournoi de tennis de Wimbledon l’été précédent, les deux finalistes du simple dames portaient des tenues Ellesse arborant la marque de façon très visible.
Pour créer cette montre, Ellesse fait appel à Claudio Giovagnoni, architecte et cofondateur d’Archap, un studio de design italien très en vogue. « J’ai décidé de confier sa fabrication à Breitling », se souvient Claudio. « Nous avons jugé opportun de faire appel à un expert en horlogerie en tant que consultant, et nous avons choisi Gino Macaluso. »
Architecte de formation, ancien champion de rallye et fils d’un distributeur de montres, Macaluso a pris la relève de l’entreprise familiale à la mort de son père, au milieu des années 1970. Il a 34 ans lorsque Claudio le présente à Ernest. Une fois de plus dans l’histoire de la Chronomat, les étoiles s’alignent. Non seulement deux designers professionnels travaillent en étroite collaboration avec Ernest pendant les mois cruciaux de la création de la Chronomat, mais Gino était idéalement placé pour saisir les opportunités qu’elle offrait, alors qu’elle était en passe de devenir l’une des pièces les plus influentes de l’horlogerie suisse.
Gino Macaluso, photographié dans les années 1990.

LES DESSINS D’ERNEST MONTRENT QUE LES
CAVALIERS DES 15 ET 45 MINUTES ONT ÉTÉ
CONÇUS POUR ÊTRE INTERCHANGEABLES.



Les croquis d’Ernest relatifs à la Chronomat révèlent à quel point le design, et même le nom, étaient encore en pleine évolution à l’approche de la date butoir de novembre 1982.

importance particulière : « C’était une très belle montre, et c’était la première fois qu’une entreprise civile était autorisée à utiliser le logo des Frecce. C’était vraiment exceptionnel. »
Federico laissera une impression particulièrement marquante à l’officier de liaison de l’escadrille, Gianfranco Da Forno, qui deviendra plus tard général de brigade. « Il tenait absolument à mettre en avant les
caractéristiques de la montre, en particulier le bracelet », se souvient Gianfranco, qui rit encore en repensant à Federico qui affirmait que le bracelet pouvait empêcher de glisser en hiver. « Il nous montrait que nous pouvions la porter sous nos pieds pour marcher sur la neige ! » Quarante ans plus tard, l’image de sa précieuse Chronomat utilisée comme moyen de traction reste aussi mémorable que touchante.

1. Les chronographes d’escadrille exclusifs de Federico Parodi ont été assemblés par Breitling sans numéro de série. Il a donné un numéro consécutif aux 22 premiers exemplaires et affirme avoir attribué le numéro 0 à deux d’entre eux.
2. Le commandant Vito Posca, chef d’équipe des Frecce Tricolori, lors de la remise des Chronomats exclusifs à l’escadrille. Sa montre est visible à l’extrême gauche.


Parallèlement à l’amélioration de son réseau de distribution, Breitling met en place des partenariats audacieux axés sur la Chronomat, qui fournissent aux détaillants des anecdotes à raconter et réaffirment l’ambition de la marque.
Lors de la Foire de Bâle de 1986, les pilotes de haute altitude Bruce Brosi et Ed Peerens prennent la pose sur le stand Breitling avec les combinaisons spatiales d’une valeur de 250 000 dollars américains utilisées dans le cadre de leur projet de vol en planeur FL500, destiné à battre un record. Leur planeur non pressurisé devait s’élever à plus de 14 000 m, tandis que la Chronomat de Breitling, spécialement traitée pour résister à une température de -55 °C, assurait les fonctions essentielles de chronométrage.
« Nous utilisions de l’oxygène liquide et devions surveiller de près toutes sortes de paramètres liés aux batteries pendant le vol ; ces Chronomats ont donc joué un rôle essentiel dans la mission », a déclaré Bruce.
Le duo a finalement vu son record d’altitude battu par l’aventurier solitaire Bob Harris, mais la Chronomat avait prouvé qu’elle était capable d’être poussée à ses limites.
Le record d’altitude FL500 détenu par une Chronomat est resté inégalé jusqu’en 1992, lorsque l’astronaute français Michel Tognini
porte sa montre à bord de la station spatiale Mir en tant que membre d’équipage de la mission franco-soviétique Antares, faisant ainsi de la Chronomat la deuxième montre Breitling à aller dans l’espace, après la Cosmonaute de Scott Carpenter en 1962.
Une visibilité accrue a permis à la Chronomat d’être distribuée dans davantage de Boutiques.
Aux Pays-Bas, Hans van Langerak conserve encore le catalogue qu’il a acheté en 1986, sur lequel le prix de la Chronomat, 3 695 florins néerlandais, soit 1 900 dollars américains, avec un bracelet Rouleaux, et 3 195 florins, soit 1 650 dollars américains, avec un bracelet en cuir, est griffonné à côté de la photo de la montre qu’il a achetée et qu’il porte encore aujourd’hui.
Hans, âgé de 34 ans, était propriétaire d’une agence de publicité et aurait pu incarner à la perfection le public cible de la Chronomat. « J’ai tout simplement adoré son design », a-t-il déclaré, « c’était une véritable prouesse technique ».
Diapositives promotionnelles du projet FL500, une initiative soutenue par la NASA visant à établir un nouveau record du monde de vol en planeur à haute altitude. C’est la première collaboration de sponsoring de la Chronomat. Le pilote Bruce Brosi apparaît en haut à gauche.










Les batteurs Stewart Copeland, du groupe The Police (à gauche), et Kenney Jones, du groupe The Who, avec leurs Chronomat, remportées lors de l’édition 1988 de l’All Stars Rock and Roll Polo Day, dans le Berkshire, en Angleterre.
Au Royaume-Uni, Ernest ne ménage pas ses efforts pour séduire la haute société. Le prince Ernst de Hanovre, collectionneur de montres de renom, a fondé The Watch Gallery à Londres avec son épouse, la princesse Caroline de Monaco, fille de Grace Kelly. La marque Breitling vient s’ajouter à leur portefeuille, soit pour compléter les relations aristocratiques de Gino et Federico en Italie, soit précisément grâce à celles-ci.
« On pouvait y croiser Michael Schumacher, en train de négocier au bar du rez-de-chaussée autour d’une coupe de champagne, ou encore Madonna, venue faire un saut pour tenir la main de Guy Ritchie », rapporte le magazine Tatler. L’un des premiers événements Breitling organisés par le prince Ernst fut l’All Stars Rock and Roll Polo Day, en 1988, au Royal County of Berkshire Polo Club, fondé par le magnat de la musique Bryan Morrison.
Vêtue de polos Breitling, l’équipe victorieuse, composée de Morrison, du guitariste de Genesis Mike Rutherford, ainsi que des batteurs Kenny Jones (The Who) et Stewart Copeland (The Police), se voit remettre des Chronomat, tandis que les invités repartent avec des invitations personnalisées du prince et de la princesse de Hanovre.

Les relations avec la haute société renforcent l’image de la Chronomat dans toute l’Europe. Au Royaume-Uni, Breitling bénéficie du soutien du prince Ernst de Hanovre et de son épouse, la princesse Caroline de Monaco.
Dans toute la Méditerranée, la demande évolue au gré des voyages de la jet-set à la mode. Lorsque les dirigeants d’une chaîne de bijouteries grand public anglaise assistent à une conférence commerciale à Majorque en 1989, ils contemplent avec émerveillement les Chronomat exposées dans les vitrines des bijouteries de luxe. L’un d’entre eux est Jonathan Scatchard, spécialiste en horlogerie.
« Elles avaient des cadrans noirs et des bracelets marron », se souvient-il. « Et nous nous sommes dit : Personne n’a jamais fait ça auparavant ! »
La Chronomat a marqué les années 1990, exactement comme l’avait prédit Anna Wintour dans le magazine américain Vogue. En porter une était le moyen le plus rapide d’afficher son statut social. Kenny et Steve Grazi ont ouvert la première Boutique Breitling au monde sur Madison Avenue, à New York, un petit espace de seulement 3,35 mètres de large sur 5,5 mètres de long, où la Chronomat occupait une place de choix en tant que modèle le plus vendu de Breitling.
Ce chronographe imposant et massif semblait omniprésent, le monde de la mode le mettant en avant dans toutes ses pages. Au début de la décennie, neuf publicités Breitling sur dix publiées dans le magazine Vanity Fair mettaient en vedette la Chronomat, et mois après mois,
celle-ci occupait la quatrième de couverture du magazine londonien International Wristwatch.
Au Japon, berceau de la révolution du quartz qui avait menacé de faire sombrer l’industrie horlogère suisse une décennie plus tôt, une campagne marketing de Breitling apprend aux consommateurs à apprécier les subtilités des montres mécaniques [Voir « Ascension au Japon », p. 134], et la Chronomat devient rapidement un accessoire incontournable.
Le célèbre chef Gordon Ramsay a fait de la version à cadran jaune de la Chrono Cockpit 37 mm un modèle très prisé des collectionneurs.



De retour en Europe, où les Boutiques italiennes et les célébrités françaises ont fait connaître la Chronomat, les ventes explosent.
Le classement des fortunes suisses établi par le magazine Bilanz comprend non seulement la famille Schneider, mais aussi Gino Macaluso, dont le bracelet en cuir et le réseau de distribution italien ont joué un rôle déterminant dans l’essor de la Chronomat.
Le sport professionnel s’est lui aussi rallié à ce mouvement. Lorsque Leeds United remporte le championnat d’Angleterre de football en 1992 et se qualifie pour la Coupe d’Europe, la Chronomat est la montre de prédilection de l’équipe. « Nous en avons offert une à l’entraîneur Howard Wilkinson, et une autre au capitaine, Gordon Strachan », se souvient Jonathan Scatchard, commercial chez Breitling. « Ensuite, tout le monde en a voulu une. C’était fou. »
La gamme des modèles inspirés de la Chronomat s’est enrichie à chaque nouveau catalogue et a su séduire ses propres adeptes. Le célèbre chef Gordon Ramsay portait sa Chrono Cockpit en acier au cadran jaune dans des émissions telles que Hell’s Kitchen, qui l’ont rendu célèbre. Dans le premier épisode
de Friends en 1994 , le personnage de Courteney Cox, Monica Geller, portait la Sextant, dérivée de la Chronomat. Et lorsque 78 millions d’Américains ont regardé le dernier épisode de Seinfeld en 1998, la montre au poignet de Jerry Seinfeld était une Chronomat.
1. Courteney Cox a porté la Sextant, un modèle dérivé de la Chronomat, dans la série Friends.
2. Jerry Seinfeld a porté des Chronomat pendant les neuf années de sa série à succès Seinfeld.
Le Japon a été l’un des derniers marchés à rejoindre le mouvement Chronomat, les chronographes mécaniques y étant tombés en désuétude après le lancement par Seiko de la première montre à quartz en 1969.
Ernest Schneider et son fils Théodore se sont alors donné pour mission de renverser cette tendance. En 1991, ils recrutent
Atsushi Kimbara pour diriger une nouvelle équipe de Breitling Japan chargée de susciter un regain d’intérêt pour les gardetemps traditionnels.
Atsushi savait que la culture japonaise accordait une grande importance aux détails techniques et respectait le patrimoine. « Nous sommes repartis de zéro », a-t-il déclaré. Il le pensait littéralement, puisqu’il a publié un manuel Breitling qui commençait ainsi : « Les
montres mécaniques indiquent l’heure grâce à l’engrènement de ressorts et de rouages. »
Puis sont apparus des magazines prestigieux et des ouvrages spécialisés, expliquant comment sont fabriqués les chronographes et pourquoi leur surcoût est justifié : ils « nous font découvrir le charme et le passionnant univers de l’horlogerie mécanique », révélant « un sentiment de sagesse et de savoir-faire humains ».
Afin de fournir ces informations essentielles sur le contexte, Ernest Schneider rompt avec ses habitudes et accorde de rares interviews en 2002 et 2005. Théodore Schneider, le designer Eddy Schoepfer et le directeur de la publicité Georges Caspari ont tous apporté leur témoignage.

Montées en Suisse et publiées exclusivement au Japon, ces interviews restent à ce jour les seules occasions où Ernest Schneider s’est exprimé officiellement sur le développement de la Chronomat.
La campagne marketing originale menée par le Japon, notamment la création d’un « Breitling Club » destiné aux propriétaires, qui existe encore aujourd’hui, a été couronnée de succès. À la fin des années 1990, le « Breitling Handbook » en est à sa cinquième édition et la Chronomat est aussi convoitée à Tokyo qu’elle l’était à Turin plus d’une décennie auparavant. Atsushi se souvient avoir vendu jusqu’à 9 000 montres par an en 1997.
La même année, l’auteur de manga Nobuyuki Fukumoto présente la Chronomat
dans son œuvre à succès Kaiji, célèbre pour ses représentations austères du risque et de la survie, une œuvre citée plus tard comme une influence pour Squid Game.
Comme pour faire écho, sans le vouloir, à l’histoire des montres-gadgets imaginée par Ernest, la Chronomat apparaît comme une sorte d’appareil intelligent futuriste, ses compteurs enregistrant les signes vitaux de Kaiji. Au poignet de Yukio Tonegawa, l’antagoniste à la coupe impeccable, la Chronomat incarne l’autorité, le pouvoir et le style.
L’artiste Nobuyuki Fukumoto a choisi la Chronomat pour sa série de mangas Kaiji en raison de son prestige. Breitling a investi massivement pour promouvoir le chronographe mécanique au Japon.
Son architecte suisse, Alain Porta, s’est inspiré des grandes baies vitrées des ateliers horlogers traditionnels en intégrant de longues bandes vitrées qui inondent les espaces intérieurs de lumière. Les murs sont habillés de pietra dorata italienne, une pierre aux teintes dorées et chaleureuses qui est devenue la marque de fabrique de l’architecture Breitling de l’ère Schneider.
Derrière sa façade caractéristique, l’usine est à la pointe de la technologie. Une ventilation de qualité médicale renouvelle l’air toutes les 10 minutes, tandis que la mise en surpression des zones les plus sensibles éliminait les deux principaux ennemis du mouvement d’une montre : l’humidité et la poussière.
À mesure que la production s’intensifie, l’insistance de Théodore sur le fait que la Chronométrie était essentielle au succès de Breitling se trouve rapidement confirmée. En 2002, le Swatch Group annonce qu’il cesserait de fournir des mouvements ETA à des marques tierces d’ici 2006. La Commission suisse de la concurrence intervient néanmoins pour repousser cette date butoir à 2010. Mais même avec ce report, cette annonce confère un caractère d’urgence aux projets à long terme
de Théodore. Pour Jean-Paul, la Chronométrie est l’incarnation concrète du slogan de Breitling : « L’usine elle-même est un instrument destiné aux professionnels » , déclare-t-il à ses invités.
À peine cinq ans après avoir défini sa nouvelle stratégie, Breitling avait mis en place bien plus qu’une simple chaîne d’assemblage. Elle avait créé un véritable berceau pour l’avenir de la chronométrie suisse.
« L’USINE
La fabrication d’un cadran Chronomat Evolution, de l’ébauche en laiton au produit fini, un parcours ayant nécessité jusqu’à 80 étapes.
»











1. Austin Butler, ambassadeur Breitling et acteur nominé aux Oscars, sur le tapis rouge du Festival de Cannes, portant la Chronomat 32, réf. A77310101A2A1
2. Chronomat B01 42, réf. EB0134101M1E1, 2024, titane.
En novembre 2023, Ivan Greguitch, admirateur de longue date de la Chronomat, est nommé directeur du développement produit chez Breitling. Ivan avait collaboré avec Georges chez Tag Heuer dans les années 1990, à l'époque où la Chronomat originale était au sommet de sa popularité.
« Les gens disaient que pour être à la mode et afficher son statut social, il fallait acheter une Chronomat », se souvient-il. « Elles se vendaient comme des petits pains en Europe. »
Trente ans plus tard, l’expertise issue de l’âge
d'or de la Chronomat est pleinement exploitée dans la refonte de 2026.
Au fur et à mesure que la Chronomat 2026 se concrétise, Pablo Widmer et ses designers ne cessent de se poser des questions remontant à 1982, lorsque Ernest entreprit de créer le chronographe emblématique que Federico Parodi remit aux pilotes de la Frecce Tricolori.
« La nouvelle Chronomat a-t-elle conservé son esprit d'antan ? », demande-t-il à son équipe.
« Et reflète-t-elle l'esprit de l'époque dans laquelle nous vivons ? »



À l’instar de tous les modèles Chronomat antérieurs aux années 1990, La Luna porte la référence 81950, bien qu’elle se distingue des modèles principaux sur le plan esthétique et fonctionnel. Son compteur à 6 heures a été remplacé par un guichet à phases de
lune. Lancée à la fin de la décennie, elle s’accompagne d’un boîtier bicolore avec cadran noir ou blanc. Peu commune et inhabituelle, La Luna se distingue par l’association du caractère sportif de la Chronomat et d’un mécanisme résolument plus sophistiqué.




À l’occasion de son 140e anniversaire, Breitling a présenté trois modèles commémoratifs : une Navitimer, une Premier et cette Super Chronomat. Elle se distingue par le premier calibre B19, un chronographe à calendrier perpétuel à phases de lune à 12 h. L’association de ces complexités est généralement réservée aux montres haut de gamme, où ces mouvements sont presque toujours à remontage manuel. Le B19, en revanche, est automatique et dispose d’une réserve de
marche remarquable de 96 heures, une caractéristique particulièrement pratique pour un calendrier perpétuel qui nécessite du temps pour être réglé. La montre se distingue également par le design de son boîtier. Par rapport à la Chronomat standard, elle passe de 42 à 44 mm et s’enrichit d’une lunette en céramique et de poussoirs vissés. Plus remarquable encore, elle est dotée d’un cadran squeletté, une première pour Breitling.



Les pages suivantes fournissent les informations nécessaires pour identifier les Chronomats automatiques commercialisées entre 1984 et 2009, période qui couvre les modèles équipés du mouvement « néo-vintage » ETA 7750 et du calibre
Breitling B13. C’est la première fois que les variations au niveau des cadrans, des aiguilles et des fonds sont répertoriées et associées à une date de production, ce qui constitue une ressource inestimable tant pour les collectionneurs que pour les passionnés.
CONCEPTION DES AIGUILLES





CADRANS MK1, voir page 274.
Inscriptions : lettre B, BREITLING, P.A.N. Frecce Tricolori.

CADRANS MK1, voir page 274.
Inscriptions : lettre B, BREITLING GENEVE, ailes inspirées du logo de l’AOPA.

CADRANS MK2, voir page 275. Inscriptions : ailes et ancre, BREITLING.

CADRANS MK2 ET MK2A, voir page 275.
CADRANS MK3, voir page 276. Inscriptions : ailes et ancre, BREITLING.
FINITION DU BOÎTIER ET DIMENSIONS
FOND MK1A Une exclusivité de la première édition du chronographe Frecce Tricolori, voir page 283.
Finition du boîtier : sablé ; Diamètre du boîtier : 39 mm ; Lunette : brossée, 37 mm (sans cavaliers) ; Hauteur : 14 mm ; Longueur de corne à corne : 44 mm ;
Largeur de corne : 20 mm.
AIGUILLES MK1, voir page 282. Aiguilles principales : bâton luminescent à pointe arrondie ; Aiguille de chronographe : bâton fin et effilé avec contrepoids évasé ; Aiguilles du compteur : bâton droit et fin.
FOND MK1,voir page 283. Finition du boîtier : sablé ; Diamètre du boîtier : 39 mm ; Lunette : brossée, 37 mm (sans cavaliers) ; Hauteur : 14 mm ; Longueur de corne à corne : 45 mm ; Largeur de corne : 20 mm.
FOND MK1, voir page 283. Finition du boîtier : sablé en début de production, puis brossé ; Diamètre du boîtier : 39 mm ; Lunette : brossée, 37 mm (sans cavaliers) ; Hauteur : 14 mm ; Longueur de corne à corne : 45 mm ;
Largeur de corne : 20 mm.
CONCEPTION DES AIGUILLES





CADRANS MK2 ET MK2A, voir page 275.
CADRANS MK3, voir page 276. Inscriptions : ailes et ancre, BREITLING.

CADRANS MK2 ET MK2A, voir page 275.
CADRANS MK3, voir page 276.
Inscriptions : ailes et ancre, BREITLING, certains exemplaires plus récents portent la mention « 1884 ».

CADRANS MK2 ET MK2A, voir page 275.
CADRAN MK3, voir page 276. Inscriptions : ailes et ancre, BREITLING, la plupart portant la mention « 1884 ».

CADRANS MK2 ET 2A, voir page 275.
CADRANS MK3, voir page 276. Inscriptions : ailes et ancre, BREITLING, 1884.
AIGUILLES MK1, voir page 282.
Aiguilles principales : bâton luminescent à pointe arrondie ; Aiguille de chronographe : bâton fin et effilé avec contrepoids évasé ; Aiguilles du compteur : bâton fin et droit.
FINITION DU BOÎTIER ET DIMENSIONS
FOND MK2 ET 2A, voir page 283.
Finition du boîtier : brossé, les modèles plus récents ont un aspect poli : Diamètre du boîtier : 39 mm ; Lunette : brossée, 37 mm (sans cavaliers) ; Hauteur : 14,4 mm ; Longueur corne à corne : 45 mm ; Entre-corne : 20 mm.
AIGUILLES MK1, voir page 282. Mk2 pour les modèles plus récents.
AIGUILLES MK2, voir page 282. Aiguilles principales : bâton luminescent à extrémité effilée ; Aiguille de chronographe : effilée avec contrepoids ancre et B ; Aiguilles du compteur : bâton droit et fin.
FOND MK1, voir page 283.
Finition du boîtier : brossé et poli ; Diamètre du boîtier : 39 mm ; Lunette : brossée, 37 mm (sans cavaliers) ; Hauteur : 14 mm ; Longueur corne à corne : 45 mm ; Entre-corne : 20 mm.
FOND MK2A ET MK3, voir page 283.
Finition du boîtier : poli (brossé pour certains des premiers modèles) ; Diamètre du boîtier : 39 mm ; Lunette : brossée, 37 mm (sans cavaliers), lettre B sur le côté ; Hauteur : 14,5 mm ; Longueur corne à corne : 45 mm ; Entre-corne : 20 mm.


Cadran bleu conçu pour les Frecce Tricolori, avec un point luminescent de chaque côté à 12 heures et la mention « SWISS MADE » (fabriqué en Suisse) de chaque côté du compteur à 6 heures. La Chronomat commercialisée, d’abord en noir (voir photo page 268), puis en blanc et bicolore, affiche le logo de style AOPA, avec la lettre B en cursive et l’inscription « BREITLING GENEVE » à 3 heures.






Logo représentant une ancre cernée d’ailes avec l’inscription « BREITLING », absence de points luminescents de part et d’autre à 12 heures, compteurs plus grands remplaçant l’index des 9 heures, mention « SWISS MADE » à l’intérieur du compteur du bas. Également disponible en version Frecce Tricolori. Plus tard, le numéro 1884 est ajouté sous l’inscription « BREITLING ». Le modèle Mark IIA est doté de compteurs cerclés.




Dans cet ouvrage de la collection Histoires de montres par Watchprint, consacrée aux montres les plus emblématiques, le journaliste d’investigation Gerard Tubb s’appuie sur un travail de recherche inédit pour retracer, pour la première fois dans son intégralité, l’histoire du chronographe le plus déterminant de Breitling. En s’appuyant sur des archives récemment exhumées et des témoignages directs, il raconte comment la Chronomat, développée dans les années 1980 pour la patrouille acrobatique italienne des Frecce Tricolori, a joué un rôle clé dans la renaissance de la marque et contribué à redéfinir les codes de l’horlogerie mécanique moderne.
Richement illustré et solidement documenté, le livre met en lumière les femmes et les hommes, les idées et les prises de risque qui ont marqué cette période de profonde transformation.
«Chronomat Story» ist Teil der Watchprint-Reihe «Story Books», in der die weltweit bekanntesten Uhren vorgestellt werden. Der investigative Journalist Gerard Tubb nutzt hierfür eigene Recherchen, um die vollständige, bisher unbekannte Geschichte hinter Breitlings bahnbrechendstem Chronographen zu enthüllen. Durch neu entdeckte Archive und Augenzeugenberichte verfolgt Tubb, wie die Chronomat – in den 1980erJahren für Italiens Elite-Kunstflugteam Frecce Tricolori geschaffen – Breitlings Wiederaufstieg auslöste und die Landschaft der modernen mechanischen Uhrmacherei neu gestaltete. Das reich bebilderte und sorgfältig dokumentierte Buch bringt die Menschen, Ideen und Risiken ans Licht, die eine Ära der Neuerfindung definierten.
COLLECTION HISTOIRES DE MONTRES
WEITERE GESCHICHTEN ENTDECKEN
1. Une montre sur la lune – L’histoire extraordinaire de l’Omega Speedmaster
1. A Moon Watch Story – The extraordinary destiny of the Omega Speedmaster (EN)
2. Navitimer Story – L’épopée du chronographe Breitling
2. Navitimer Story – Die epische Saga des Breitling-Chronographen (DE)
3. Premier Story – Premier, Duograph and Datora (EN)
3. Premier Story – Premier, Duograph and Datora (EN)
ISBN 978-2-940506-68-2
ISBN 978-2-940506-69-9