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Warren W. Wiersbe • Pasteur, professeur et conférencier de renommée internationale. Auteur de nombreux livres dont Quand la vie chancelle et les commentaires du Nouveau Testament de la collection « Soyez ».
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En supplément : des questions à la fin du livre permettent d’approfondir votre réflexion.
fidèles
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« Retiens fermement ce qui t’a été confié, remplis fidèlement ta mission et garde intégralement ces préceptes afin de rester pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Timothée 6 : 14 – Parole vivante). Les trois lettres pastorales de Paul (1 et 2 Timothée, Tite) concernent chaque chrétien. Omniprésent, le thème de la fidélité parcourt chaque chapitre : sois fidèle à la Parole, sois fidèle à ton devoir, sois fidèle aux personnes parmi lesquelles tu exerces ton ministère. La brève lettre à Philémon, recommandant le retour en grâce d’un esclave en fuite, illustre superbement l’action de Dieu en notre faveur. Fort de ce modèle, Paul conseille au maître d’Onésime de régler ce problème tout en restant fidèle au Seigneur. « Je souhaite poursuivre un double but dans ce livre : d’abord vous aider à comprendre la mission d’une église locale et ensuite vous encourager à vous y conformer. Si vous et moi restons fidèles aux tâches que Dieu nous a confiées, alors son œuvre prospérera et son nom sera glorifié » – W. Wiersbe.
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1 et 2 Tim • Tite • Philémon • Soyez fidèles
1 et 2 Timothée • Tite • Philémon • Soyez fidèles
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Warren W. Wiersbe
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COLLECTION « SOYEZ » : COMMENTAIRES BIBLIQUES À LA PORTÉE DE TOUS POUR COMPRENDRE ET METTRE EN PRATIQUE LA PAROLE DE DIEU. À UTILISER SEUL OU EN GROUPE.
Texte de Parole vivante inclus
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Lisez vrai.
Warren W. Wiersbe
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52 méditations pour prier
ISBN 2-910-246-26-4
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Warren W. Wiersbe • Pasteur, professeur et conférencier de renommée internationale. Auteur de nombreux livres dont Quand la vie chancelle et les commentaires du Nouveau Testament de la collection « Soyez ».
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En supplément : des questions à la fin du livre permettent d’approfondir votre réflexion.
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« Retiens fermement ce qui t’a été confié, remplis fidèlement ta mission et garde intégralement ces préceptes afin de rester pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Timothée 6 : 14 – Parole vivante). Les trois lettres pastorales de Paul (1 et 2 Timothée, Tite) concernent chaque chrétien. Omniprésent, le thème de la fidélité parcourt chaque chapitre : sois fidèle à la Parole, sois fidèle à ton devoir, sois fidèle aux personnes parmi lesquelles tu exerces ton ministère. La brève lettre à Philémon, recommandant le retour en grâce d’un esclave en fuite, illustre superbement l’action de Dieu en notre faveur. Fort de ce modèle, Paul conseille au maître d’Onésime de régler ce problème tout en restant fidèle au Seigneur. « Je souhaite poursuivre un double but dans ce livre : d’abord vous aider à comprendre la mission d’une église locale et ensuite vous encourager à vous y conformer. Si vous et moi restons fidèles aux tâches que Dieu nous a confiées, alors son œuvre prospérera et son nom sera glorifié » – W. Wiersbe.
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1 et 2 Timothée • Tite • Philémon • Soyez fidèles
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COLLECTION « SOYEZ » : COMMENTAIRES BIBLIQUES À LA PORTÉE DE TOUS POUR COMPRENDRE ET METTRE EN PRATIQUE LA PAROLE DE DIEU. À UTILISER SEUL OU EN GROUPE.
1 et 2 Timothée • Tite • Philémon ISBN 2-910-246-26-4
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Soyez fidèles • 1 et 2 Timothée • Tite • Philémon
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1 et 2 Timothée • Tite • Philémon Texte de Parole vivante inclus
ELB est un département de BLF Europe Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France www.blfeurope.com
Édition originale publiée en langue anglaise sous le titre : Be Faithful © 1981 SP Publications, Inc. Cook Communications Ministries • 4050 Lee Vance View • Colorado Springs • Colorado 80918 • USA Traduit et publié avec permission. Tous droits réservés. Édition en langue française : © 2006 BLF Europe • Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés. Traduction : Roger Foehrlé Couverture et mise en page : BLF Europe Imprimé dans l’Union européenne. Les citations bibliques sont tirées de La Nouvelle Version Segond Révisée (Bible à la Colombe) © 2000 Société Biblique Française. ISBN 2-910246-26-4 Dépôt légal 4e trimestre 2006 Index Dewey (CDD) : 227.83 Mots-clés : Bible – N. T. – Commentaire – Timothée – Tite – Philémon
Ce livre est dédié avec une tendre affection à quelques amis très chers dont le cœur et la maison nous ont été ouverts, à moi et à ma famille : Allan et Jane Carter – Taunton, Somerset, Angleterre Harvey et Ann Johnson – West Bloomfield, Michigan Sprague et Dorothy Willard – Chicago, Illinois
Préface Timothée n’était pas très heureux dans son église d’Éphèse et Tite vivait une situation difficile sur l’île de Crète. Paul écrit à ses deux compagnons : « Soyez fidèles ! Il est toujours trop tôt pour abandonner ! » Paul voudrait sûrement que les chrétiens de nos églises d’aujourd’hui écoutent le même message. Sortez de votre tête l’idée que les épîtres pastorales ne sont destinées qu’aux pasteurs ou aux « travailleurs chrétiens à plein-temps ». Ces trois lettres s’adressent à chaque chrétien, à chaque membre de l’Église. Paul utilise le terme grec pistos, « fidèle », au moins 17 fois dans ces trois lettres. Ce thème de la fidélité se retrouve dans chaque chapitre : sois fidèle à la Parole, sois fidèle à ton devoir, sois fidèle aux personnes au milieu desquelles tu exerces ton ministère. Dieu est fidèle ! J’ai ajouté un chapitre consacré à Philémon. Ce chrétien n’était pas pasteur, mais tout ce que Paul lui a écrit concorde parfaitement avec le thème traité dans ce livre. Philémon devait affronter le problème de son esclave Onésime qui s’était enfui. Paul l’encouragea avec le conseil suivant : « Reste fidèle au Seigneur pour régler ce problème ». Cette lettre est une magnifique illustration de ce que Dieu a fait pour nous en Jésus-Christ. Le Dr V. Raymond Edman, le défunt président de l’université de Wheaton, avait l’habitude de rappeler aux chrétiens : « Il est toujours trop tôt pour abandonner ». Il avait raison. Nul doute que ceux d’entre nous qui ont suivi son conseil ont découvert que Dieu leur donne une puissance sans faille. Je souhaite poursuivre un double but dans ce livre : d’abord vous aider à comprendre la mission d’une église locale et ensuite vous encourager à vous y conformer. Si vous et moi restons
Soyez fidèles fidèles aux tâches que Dieu nous a confiées, alors son œuvre prospérera et son nom sera glorifié. Que pouvons-nous demander de plus ? Warren W. Wiersbe
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Note Chronologie de la vie de Paul Paul fut arrêté à Jérusalem vers l’année 57 de notre ère et fut emprisonné à Césarée pendant deux ans (voir Actes 21 : 1926, 32). Le voyage de Paul à Rome pour y être traduit devant l’empereur débuta vers septembre 59. Après un naufrage et une attente de trois mois à Malte, il arriva à Rome vers février 60 (voir Actes 27-28). Là, il put habiter sa propre maison et exercer son ministère en toute liberté. Paul fut acquitté pour les charges qui pesaient contre lui et relâché. Durant les deux années qui suivirent, il accomplit son ministère dans différents lieux. C’est durant cette période qu’il écrivit la première lettre à Timothée et la lettre à Tite. Vers l’année 65, il fut à nouveau arrêté et cette fois-ci, on l’enferma dans un cachot. C’est là qu’il écrivit la deuxième lettre à Timothée, sa dernière lettre. Les épîtres aux Éphésiens, aux Philippiens et aux Colossiens, ainsi que celle destinée à Philémon, furent écrites durant sa première captivité à Rome.
1 Timothée Suggestion de plan Thème : Comment réaliser la mission d’une église locale (3 : 15). I. L’église et son message – 1 Timothée 1 1. Enseigner une doctrine saine (1 : 1-11) 2. Proclamer l’Évangile (1 : 12-17) 3. Défendre la foi (1 : 18-20) II. L’église et ses membres – 1 Timothée 2 et 3 1. Les hommes : dans la prière (2 : 1-8) 2. Les femmes : dans la soumission (2 : 9-15) 3. Des pasteurs compétents (3 : 1-7) 4. Des diacres compétents (3 : 8-13) 5. Des croyants convaincus (3 : 14-16) III. L’église et son pasteur – 1 Timothée 4 1. Un pasteur bon, prêchant la Parole (4 : 1-6) 2. Un pasteur pieux, pratiquant la Parole (4 : 7-12) 3. Un pasteur en croissance, progressant dans la Parole (4 : 13-16)
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IV. L’église et sa mission – 1 Timothée 5 et 6 1. À l’égard des membres âgés (5 : 1-2) 2. À l’égard des veuves âgées (5 : 3-10) 3. À l’égard des veuves jeunes (5 : 11-16) 4. À l’égard des dirigeants de l’église (5 : 17-25) 5. À l’égard des serviteurs (les esclaves) (6 : 1-2) 6. À l’égard des faux docteurs (6 : 3-10) 7. À l’égard du pasteur (6 : 11-16, 20-21)
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Reste au travail ! « Recherchons hommes acceptant maigre salaire, pour voyage périlleux dans froid glacial. Plusieurs mois dans l’obscurité, danger constant. Retour sain et sauf peu probable. Honneur et reconnaissance en cas de succès ». Cette annonce fut publiée dans un journal londonien et des milliers d’hommes y répondirent ! Elle était signée par le célèbre explorateur de l’Arctique, Sir Ernest Shackleton, et c’est ce qui lui valut son succès. Si Jésus-Christ s’était mis à la recherche d’ouvriers par voie d’annonce, celle-ci aurait pu être libellée de la manière suivante : « Hommes et femmes demandés pour une tâche difficile : m’aider à construire mon Église. Vous serez souvent incompris, même par ceux qui travaillent avec vous. Vous subirez des attaques incessantes de la part d’un ennemi invisible. Vous ne verrez peut-être pas le résultat de votre travail, et vous ne rentrerez en possession de votre récompense que le jour où tout votre travail sera terminé. Cela pourra vous coûter votre maison, vos ambitions, peut-être même votre vie ». En dépit des exigences posées, Jésus reçoit de nombreuses « candidatures » de la part de ceux qui, avec joie, se donnent entièrement à lui. Il est de toute évidence le plus grand des maîtres pour lequel n’importe qui peut travailler. La tâche de construire son Église est certainement le plus grand défi pour lequel un croyant peut donner sa vie. 13
Soyez fidèles Timothée était un jeune homme ayant répondu à l’appel du Christ ; il voulait l’aider à construire son Église. Il était un des compagnons personnels de Paul. À l’instar de Tite, Timothée se donnait corps et âme pour accomplir ses tâches dans les églises que Paul avait fondées. Timothée avait été élevé dans une famille croyante (2 Tim. 1 : 5). Paul lui-même l’avait amené à la foi en Christ, ce qui explique que Paul l’appelait « mon véritable enfant dans la foi » (1 Tim. 1 : 2). Timothée avait une mère juive et un père grec. Il était tellement dévoué à Christ que les chefs de la communauté locale le recommandèrent à Paul. Paul l’adjoignit alors à son « staff missionnaire » (Actes 16 : 1-5). Il répétait fréquemment au jeune homme qu’il avait été choisi pour ce ministère (1 Tim. 1 : 18 ; 4 : 14). Timothée était fidèle au Seigneur (1 Cor. 4 : 17) et manifestait un profond intérêt pour le peuple de Dieu (Phil. 2 : 20-22). Mais malgré son appel, malgré son intime collaboration avec Paul et malgré ses dons spirituels, Timothée était souvent en proie au découragement. Lors de leur dernière rencontre déjà, Paul l’avait encouragé à rester à Éphèse pour y terminer son travail (1 Tim. 1 : 3). Apparemment, Timothée avait des problèmes de santé (1 Tim. 5 : 23) et des périodes de découragement. En outre, on a l’impression que certains membres de l’église n’accordaient pas à leur jeune pasteur le respect dû à un serviteur de Dieu (1 Tim. 4 : 12 ; 2 Tim. 2 : 6-8). Éphèse était loin d’être un poste facile pour un pasteur. (Existe-t-il vraiment « des postes faciles » ? J’en doute.) La ville était entièrement vouée au culte de Diane, la déesse protectrice de l’instinct sexuel. Les représentations lascives qui la dépeignaient contribuaient largement à cette immoralité sexuelle générale qui régnait dans la ville (voir Actes 19). Paul avait abattu un grand travail durant ses trois ans de ministère à Éphèse, de sorte que « tous ceux qui habitaient la province d’Asie entendirent la Parole du Seigneur » (Actes 19 : 10). Il n’était pas facile pour Timothée de 14
1 Timothée 1 succéder à un homme tel que Paul ! Évidemment, Satan aussi avait ses ouvriers dans la ville. Dès lors qu’il y a des possibilités de progrès spirituels, Satan est d’office présent pour dresser des obstacles (1 Cor. 16 : 8-9). Paul écrivit la lettre que nous intitulons « 1 Timothée » d’abord pour encourager Timothée, ensuite pour lui expliquer comment il faut administrer une église locale, mais aussi pour lui permettre de renforcer sa propre autorité en tant que serviteur de Dieu. Dans le chapitre 1, Paul expose en détail les trois responsabilités du pasteur et de la communauté d’une église locale.
Enseigner une doctrine saine (1 Tim. 1 : 1-11) Dès les premiers mots de salutation, Paul affirme son autorité en tant que serviteur de Jésus-Christ. Ceux qui créaient des ennuis à Timothée devaient se rappeler que leur pasteur était là, à cette place, parce que Dieu l’y avait mis, parce que Dieu est aussi à la source de l’autorité de Paul. Paul était un « apôtre », quelqu’un que Dieu avait envoyé, chargé d’une mission spéciale. Son statut d’apôtre lui a été attribué par une « injonction » de Jésus-Christ, et cette injonction est une « injonction royale », car Paul et Timothée ont été tous deux envoyés par le Roi des rois ! Jésus-Christ n’est pas uniquement Seigneur, mais il est notre « Sauveur », un titre utilisé dix fois dans les épîtres pastorales (1 Tim. 1 : 1 ; 2 : 3 ; 4 : 10 ; 2 Tim. 1 : 10 ; Tite 1 : 3-4 ; 2 : 10, 13 ; 3 : 4, 6). Pour un Timothée découragé, les mots « notre espérance » (1 Tim. 1 : 1) constituaient un véritable remontant. Paul envoya le même encouragement à Tite (1 : 2 ; 2 : 13 ; 3 : 7). Savoir que Jésus-Christ reviendra pour nous, nous encourage à le servir fidèlement. L’une des raisons pour lesquelles les ouvriers chrétiens doivent rester à leur poste est que de faux doc15
Soyez fidèles teurs sont à l’œuvre pour gagner les chrétiens à leur cause. Au temps de Paul, il existait des prédicateurs de fausses doctrines, il y en a encore aujourd’hui et nous devons les prendre au sérieux. Ces faux discoureurs n’ont pas de bonnes nouvelles pour les pécheurs perdus. De plus, ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour détourner les chrétiens du vrai chemin afin de les amener à leur cause. Paul utilise un langage militaire pour convaincre Timothée et ses fidèles que le problème est sérieux (1 Tim. 1 : 3). « Recommander » signifie ici « donner des ordres stricts venant de la part d’un officier supérieur ». Paul utilise ce mot huit fois dans ses deux lettres à Timothée (1 Tim. 1 : 3, 5, 18 ; 4 : 11 ; 5 : 7 ; 6 : 13, 17 ; 2 Tim. 4 : 1). Il veut ainsi transmettre l’idée suivante : « Timothée, tu n’es pas seulement un pasteur d’une église vivant dans une ville difficile, tu es aussi un soldat chrétien qui vit sous les ordres du Roi. À toi maintenant de transmettre ces ordres aux soldats de ton église ! » Quel est donc cet ordre ? « N’enseigne pas de doctrines différentes de celles que Paul a enseignées ! » Dans le texte original, les mots « doctrine », « enseigner », « enseignant », « enseigne » « enseignement » reviennent trente-deux fois dans les épîtres pastorales. Dans l’Église primitive, on enseignait aux croyants la Parole de Dieu et la signification des vérités essentielles du christianisme. Aujourd’hui, dans de nombreuses églises, la chaire et la tribune de la chorale sont des lieux de divertissement et non d’illumination et d’enrichissement. Dieu a confié la vérité de sa Parole à Paul (1 Tim. 1 : 11) et Paul l’a confiée à Timothée (6 : 20). Il était de la responsabilité de Timothée de garder la foi (2 Tim. 1 : 14) et de la transmettre aux croyants fidèles (2 : 2). Paul identifie les faux enseignements à « des fables et à des généalogies sans fin » (1 Tim. 1 : 4). Tite a 16
1 Timothée 1 dû affronter ce même type d’enseignement en Crète (Tite 1 : 14 ; 3 : 9). Les faux discoureurs se servaient de la Loi de l’Ancien Testament, et plus spécialement des généalogies, pour fabriquer toutes sortes de nouveautés fantaisistes, et ces nouvelles doctrines détournaient le peuple. Ils soulevaient de nombreuses questions mais n’y apportaient pas de réponse. Ils ne mettaient pas en avant « le plan de salut de Dieu » (« l’œuvre de Dieu dans la foi », 1 Tim. 1 : 4), mais ils éloignaient les fidèles de la vérité. Au lieu de produire l’amour, la pureté, une conscience bonne et une foi sincère, ces doctrines nouvelles étaient source de division, d’hypocrisie et créaient toutes sortes de problèmes. Paul utilise le mot « conscience » vingt et une fois dans ses lettres, et six de ses références se retrouvent dans les épîtres pastorales (1 Tim. 1 : 5, 19 ; 3 : 9 ; 4 : 2 ; 2 Tim. 1 : 3 ; Tite 1 : 15). Le mot « conscience » signifie « connaître avec ». La conscience est ce juge intérieur qui nous accuse quand nous agissons mal et qui nous approuve quand nous avons bien agi (Rom. 2 : 14-15). Il est possible de pécher contre la conscience, ce qui a pour effet de la « souiller » (Tite 1 : 15). Pécher de façon répétitive durcit la conscience de telle sorte qu’elle en devient insensible comme une callosité (Tim. 4 : 2). Il est tragique que des chrétiens confirmés quittent la bonne route parce qu’ils refusent la « doctrine pure » (« une saine doctrine » 1 Tim. 1 : 10). Paul l’appelle aussi « la doctrine conforme à la piété » (1 Tim. 6 : 3), « les saines paroles » (2 Tim. 1 : 13), « la saine doctrine » (2 Tim. 4 : 3 ; Tite 1 : 9 ; 2 : 1), « la foi » (1 : 13 ; 2 : 2), et « parole saine » (Tite 2 : 8). Mais beaucoup de personnes préfèrent les « vains discours » (1 Tim. 1 : 6) de ceux qui racontent des histoires au lieu de prêcher la pure Parole de Dieu qui apporte la sainteté dans nos vies. Il est malheureux que de nos jours nous n’ayons que ces vains discours (« des paroles creuses ») dans les enseignements et la prédication, voire dans la musique. En effet, de nombreux cantiques non seulement n’en17
Soyez fidèles seignent aucune doctrine, mais véhiculent de fausses doctrines. Un chanteur n’a pas plus le droit de chanter un mensonge qu’un enseignant n’a le droit d’en enseigner. L’origine de cette fausse doctrine était la mauvaise interprétation de la Loi de l’Ancien Testament. Ces faux enseignants n’avaient pas compris le contenu ou le but de la loi de Dieu. Ils éloignaient les croyants du chemin de la grâce (Gal. 5 : 1ss) pour les amener dans les liens du légalisme, tragédie qui se répète encore aujourd’hui. La chair (notre vieille nature) aime le légalisme religieux car ses règles et ses règlements permettent à une personne de paraître sainte sans avoir à changer réellement son cœur. Paul dresse la liste des quatorze types de personnes condamnées par la Loi (1 Tim. 1 : 9-10). Nombreuses sont les listes de ce genre qui apparaissent dans le Nouveau Testament (voir Marc 7 : 20-23 ; Rom. 1 : 1832 ; Gal. 5 : 19-21). L’usage légaliste de la vieille Loi avait pour but de montrer du doigt les hors-la-loi, de les réprimer et de les convaincre. La Loi ne peut pas sauver des pécheurs perdus (Gal. 2 : 21 ; 3 : 21-29), elle peut seulement révéler leur besoin d’avoir un sauveur. Quand un pécheur croit en Jésus-Christ, il est délivré de la malédiction de la Loi (Gal. 3 : 10-14). Le SaintEsprit remplit les justes exigences de la Loi quand un croyant se donne à Dieu (Rom. 8 : 1-14). Paul (1 Tim. 1 : 9-10) se concentre plus particulièrement sur cinq des dix commandements d’Exode 20 : N° 5 : Honore ton père et ta mère « les parricides et les matricides ». N° 6 : Tu ne commettras pas de meurtre « les parricides et les matricides, les meurtriers ». N° 7 : Tu ne commettras pas d’adultère « les débauchés, les homosexuels ». N° 8 : Tu ne commettras pas de vol « les trafiquants d’esclaves (les kidnappeurs) ». 18
1 Timothée 1 N° 9 : Tu ne porteras pas de faux témoignage « les menteurs, les parjures ». C’est le « glorieux Évangile » qui sauve les pécheurs perdus. Paul a expérimenté la puissance de l’Évangile (Rom. 1 : 16), et le ministère de l’Évangile lui a été confié (1 Thes. 2 : 4). La Loi et l’Évangile vont toujours ensemble : la Loi sans l’Évangile est un diagnostic sans remède et l’Évangile sans la Loi est uniquement la bonne nouvelle du salut pour des gens qui pensent n’en avoir pas besoin parce qu’ils n’ont jamais écouté la mauvaise nouvelle du jugement. La Loi n’est pas l’Évangile, mais l’Évangile n’est pas sans lois (Rom. 3 : 20-31).
Proclamer l’Évangile (1 Tim. 1 : 12-17) La mention de « l’Évangile de la gloire du Dieu béni » (traduction littérale de 1 Tim. 1 : 11) incite Paul à amener son propre témoignage. Il était « la première pièce à conviction » prouvant que l’Évangile de la grâce de Dieu agit en toute réalité. Quand vous lisez le témoignage de Paul (voir aussi Actes 9 : 1-22 ; 22 : 121 ; 26 : 9-18), vous commencez à comprendre le miracle de la grâce divine et sa puissance salvatrice.
Ce que Paul était auparavant (1 Tim. 1 : 13a) Paul était un blasphémateur car il niait la divinité de Jésus-Christ et obligeait les autres à en faire autant. Il était un persécuteur qui utilisait la force physique pour essayer de détruire l’Église. « Des menaces de mort » constituaient la respiration de sa vie (Actes 9 : 1). Durant cette période, Paul approuva la lapidation d’Étienne et ravagea l’Église (Actes 8 : 1-4). Il finit par découvrir qu’en persécutant l’Église chrétienne (1 Cor. 15 : 9), il s’attaquait en fait à Jésus-Christ, le Messie ! (Actes 9 : 4). Paul était blessant, un mot qui veut dire « fier et insolent ». L’équivalent en terme moderne pourrait 19
Soyez fidèles être « une brute », dans l’idée d’un homme hautain qui s’impose par la violence. Mais les causes profondes de cette conduite impie étaient « l’ignorance » et « l’incroyance ». Bien que Paul de Tarse fût un homme brillant et bien éduqué (Actes 22 : 3 ; Gal. 1 : 13-14), son esprit restait aveugle devant la vérité (1 Cor. 2 : 14 ; 2 Cor. 4 : 3-4). C’était un homme pieux mais non tourné vers le ciel ! Et il ne fut sauvé que lorsqu’il mit sa foi en Jésus-Christ (Phil. 3 : 1-11).
Comment Paul fut sauvé (1 Tim. 1 : 13b-15) Comment Dieu put-il sauver un pécheur si imbu de lui-même et lui pardonner ? Les mots-clés sont « miséricorde » et « grâce ». Dieu, dans sa miséricorde, ne donna pas à Paul ce qu’il méritait. Bien au contraire, Dieu, dans sa grâce, donna à Paul ce qu’il ne méritait pas. Grâce et miséricorde sont l’amour de Dieu en action, le prix payé par l’amour de Dieu pour sauver les pécheurs perdus. Ce n’est pas uniquement l’amour de Dieu qui nous sauve, car Dieu aime le monde entier (Jean 3 : 16). C’est par la grâce que nous serons sauvés (Éph. 2 : 8-9) car Dieu est riche en miséricorde (Éph. 2 : 4) et en grâce (Éph. 2 : 7). Qu’est-ce que « l’ignorance » de Paul a à voir avec son salut ? Est-ce que l’ignorance est une excuse aux yeux de Dieu ? Bien sûr que non. Son ignorance est à mettre en relation avec une loi judaïque spécifique (Lév. 5 : 15-19 ; Nomb. 15 : 22-31). En Israël, si une personne péchait délibérément et de manière désinvolte, elle était retranchée du peuple. Mais si elle péchait par ignorance, il lui était permis d’apporter ses propres offrandes afin d’expier ses péchés. Jésus reconnaît ce principe quand il prie sur la croix : « Père, pardonneleur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 : 34). Leur ignorance ne les a pas sauvés, la prière non plus ne les a pas sauvés ; mais l’interaction de ces deux jugements de Dieu, remis à plus tard, leur donna l’occasion d’être sauvés. 20
1 Timothée 1 Paul affirme que « la grâce du Seigneur a surabondé » envers lui, c’est-à-dire qu’il a fallu une grâce extrêmement abondante pour le sauver ! Il aimait bien utiliser le préfixe grec huper (qui indique « une quantité extrêmement importante ») et certains mots dans ses lettres en furent fréquemment ornés. À titre d’exemple, il parle d’« une surabondance de la foi » (2 Thes. 1 : 3), d’« une puissance surabondante » (Éph. 1 : 19), d’être « plus que vainqueur » (Rom. 8 : 37). Le même préfixe s’utilise dans la langue française sous la forme hyper. Nous parlons d’enfants « hyperactifs » et de personnes « hypersensibles ». Paul explique clairement que le salut n’est pas pour lui seul, mais qu’il est pour tous ceux qui reçoivent Jésus-Christ (1 Tim. 1 : 15). Si Jésus a pu sauver Saul de Tarse, le premier des pécheurs, il pourra sauver n’importe qui ! Nous admirons l’humilité de Paul et nous remarquons qu’il se considère lui-même comme le « moindre des apôtres » (1 Cor. 15 : 9) et le « moindre de tous les saints » (Éph. 3 : 8). Notez que Paul n’écrit pas « dont j’étais le premier » mais « dont je suis le premier ».
Ce que Paul est devenu (1 Tim. 1 : 12, 16) La grâce de Dieu transforma le persécuteur en prédicateur, et le meurtrier en missionnaire ! Ce changement dans la vie de Paul fut si terrible que l’église de Jérusalem crut y voir une ruse, et elle mit un certain temps avant d’accepter un tel homme en son sein (Actes 9 : 26-31). C’est Dieu qui est à l’origine du ministère de Paul, il ne le reçut ni de Pierre ni d’autres apôtres (Gal. 1 : 11-24). Il a été appelé et mandaté par le Christ élevé au ciel. Dieu vit que Paul était fidèle, voilà pourquoi il lui confia son Évangile. Chef religieux juif, ne connaissant guère l’Évangile et n’y croyant pas, Paul agissait en bonne conscience et vivait selon les enseignements qu’il avait reçus. Il en est souvent ainsi : ceux qui étaient 21
Soyez fidèles de grands pécheurs deviennent des chrétiens réellement convaincus et Dieu les utilise pour gagner de nombreuses âmes. Non seulement Dieu a confié l’Évangile à Paul, mais il l’a rendu capable de le servir (Phil. 4 : 13 ; 1 Cor. 15 : 10). Dieu donne toutes les forces nécessaires aux personnes qui obéissent à son appel. Mais Paul ne devint pas seulement un missionnaire, il devint aussi un exemple (1 Tim. 1 : 16). Dans quelle mesure Paul est-il un exemple pour des pécheurs perdus qui croient en Christ ? Aucun d’entre nous n’a vécu l’expérience de Paul sur le chemin de Damas (Actes 9). Nous n’avons pas vu de lumière, nous ne sommes pas tombés à terre, nous n’avons pas entendu Jésus nous parler du ciel. Mais Paul est un modèle (un « exemple ») pour tous les pécheurs perdus parce qu’il a été le premier des pécheurs ! Il est la preuve que la grâce de Dieu peut changer tout pécheur ! Nous pouvons appliquer l’expérience de l’apôtre au peuple d’Israël d’aujourd’hui. Ceux qui en font partie sont, pourrait-on dire, les compatriotes de l’apôtre pour lesquels il avait reçu une mission spéciale (Rom. 9 : 15 ; 10 : 1-3). Le peuple d’Israël, ignorant de l’Évangile comme Saul de Tarse, est pieux, juste, aveugle quant à sa propre Loi et à son message concernant le Messie, s’obstinant à ne pas croire. Un jour, Israël verra JésusChrist comme Paul le vit, et tout Israël sera sauvé. « Ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercé » (Zach. 12 : 10).
Défends la foi (1 Tim. 1 : 18-20) En plus de la prédication de la saine doctrine et de la proclamation de l’Évangile, Dieu a donné une troisième responsabilité à l’église locale. À nouveau, Paul va utiliser le langage militaire pour renforcer son affirmation, car le mot « commandement » (1 Tim. 1 : 18 – Segond) signifie « un ordre urgent donné par un officier supérieur » (1 : 3). Paul rappelle aussi à 22
1 Timothée 1 Timothée que c’est Dieu qui l’a choisi pour son ministère. Apparemment, quelques-uns des prophètes des communautés locales avaient été poussés par le SaintEsprit pour choisir Timothée (voir Actes 13 : 1-3 où se trouve l’exemple d’une telle procédure). Il n’était pas facile de servir Dieu à Éphèse, la païenne, mais Timothée avait des ordres auxquels il lui fallait obéir. Le devoir du soldat est « de plaire à celui qui l’a enrôlé » (2 Tim. 2 : 4), et non de se faire plaisir à soi-même. En outre, Timothée était là par affectation divine : c’est Dieu qui l’avait choisi et envoyé. Cette réalité lui donnait de l’assurance dans les jours difficiles. Si vous êtes serviteur de Dieu, appelé par l’Esprit, obéissant à sa volonté, alors vous êtes capable « de ne pas abandonner » et de terminer le travail. Ces garanties rendaient Timothée capable de combattre le bon combat. Paul passe de l’image de l’armée à celle de la marine (1 Tim. 1 : 19). Il avertit Timothée que le seul moyen de réussir est de s’en tenir fermement « à la foi et à une bonne conscience ». Il ne suffit pas de proclamer notre foi avec nos lèvres, nous devons pratiquer la foi dans nos vies quotidiennes. Un homme déclarait, en parlant de son pasteur jugé hypocrite : « Il est un prédicateur si brillant que jamais il ne devrait quitter sa chaire, mais il est un chrétien si médiocre qu’il n’aurait jamais dû y monter ! » Une bonne conscience est un élément essentiel pour mener un bon combat et un bon ministère. L’éditeur de revues H. L. Mencken définissait la conscience comme « cette voix intérieure qui nous avertit que quelqu’un est en train de nous regarder ». Mais un homme qui a bonne conscience fera la volonté de Dieu, qu’on l’observe ou qu’on le critique. Il dira comme Martin Luther : « Je suis là, je ne peux rien faire d’autre, que Dieu me vienne en aide ! » Des chrétiens qui font naufrage par rapport à leur foi le font en péchant contre leur conscience. Une 23
Soyez fidèles mauvaise doctrine commence souvent par une mauvaise conduite, et généralement aussi par un péché non avoué. Hyménée et Alexandre rejetaient sciemment leur bonne conscience afin de justifier leur vie impie. Paul ne nous dit pas de manière claire ce qu’ils commettaient, sinon que leur péché avait quelque chose de blasphématoire. Hyménée disait que la résurrection était déjà arrivée (2 Tim. 2 : 16-18). Alexandre était un nom très populaire à l’époque, aussi ne savons-nous pas avec certitude si l’homme cité dans la deuxième lettre de Paul (2 Tim. 4 : 14) était le même. Mais s’il l’était, nous avons la certitude qu’il s’opposait à Paul en prêchant de fausses doctrines. « Livré à Satan » (1 Tim. 1 : 20) fait référence à une discipline apostolique (voir 1 Cor. 5 : 5) et signifie un retranchement de l’église locale. Le verbe « apprendre » (1 Tim. 1 : 20) signifie « apprendre par la discipline ». Quand un chrétien refuse de se repentir, la communauté locale peut exercer la discipline en l’excluant de la communion protectrice d’avec les saints, le rendant ainsi plus vulnérable aux attaques de Satan. La communion avec l’église locale, soumise à la volonté de Dieu, accorde au croyant une protection spirituelle. Satan doit demander à Dieu la permission pour attaquer un tel croyant (voir Job 1-2 ; Luc 22 : 31-34). Chaque église locale livre un constant combat contre les forces du mal. Il y a des faux prophètes et des faux prédicateurs, et aussi des faux chrétiens. Satan est celui qui génère les fausses doctrines, car de tout temps, il a été un menteur (Jean 8 : 44). Il ne suffit pas à une église locale d’enseigner une saine doctrine et de proclamer l’Évangile. L’église doit aussi défendre la foi en dévoilant les mensonges et en s’opposant aux doctrines des démons (1 Tim. 4 : 1). Il est important que notre ministère soit équilibré. Certaines églises prêchent seulement l’Évangile et enseignent rarement les vérités de la vie chrétienne à leurs convertis. D’autres ne font que s’opposer aux 24
1 Timothée 1 fausses doctrines et n’exercent pas un ministère positif. Nous devons être enseignants d’une doctrine pure (« saine doctrine », 1 Tim. 1 : 10) sinon les croyants ne croîtront pas. Nous devons prêcher l’Évangile et gagner à Christ ceux qui sont perdus. Et nous devons défendre la foi contre ceux qui voudraient corrompre l’église avec de fausses doctrines et des vies impies. C’est un combat sans fin, mais il doit être mené jusqu’au bout. Timothée a dû être grandement aidé et encouragé à la lecture de la première partie de la lettre de Paul. Dieu avait appelé Timothée, il l’avait équipé et l’avait mis sur le lieu de son ministère. Le travail de Timothée ne consistait pas à parcourir toute la ville d’Éphèse ni à s’impliquer dans de multiples tâches. Son travail était de veiller à ce que son église gagne ceux qui étaient perdus, enseigne ceux qui étaient sauvés, et défende la foi. Tout travail qui n’était pas en relation avec cette triple mission devait être abandonné. Une des raisons pour lesquelles les églises locales ont des problèmes est que leurs pasteurs et leurs dirigeants spirituels sont occupés par de trop nombreuses activités profanes et ainsi n’exécutent pas les tâches pour lesquelles Dieu les a appelés. Il serait bon que les églises prennent le temps d’effectuer un inventaire spirituel !
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2 1 Timothée 2
Culte ou cirque ? « Mais que tout se fasse avec bienséance et ordre » (1 Cor. 14 : 40) : voilà un principe de base pour l’accomplissement du ministère de l’église. Apparemment le jeune Timothée avait quelques problèmes pour appliquer ce principe dans les assemblées d’Éphèse. Les cultes publics perdaient leur bonne tenue et leur efficacité car hommes et femmes, membres de l’église, désobéissaient à la Parole de Dieu. – L’église est un organisme, me disait un pasteur, il ne faut pas vouloir y mettre trop l’accent sur l’organisation. Nous devons donner toute liberté à l’Esprit. – Mais, répliquai-je, si l’organisme est déréglé, il meurt. Oui, je suis d’accord qu’il faut donner toute liberté à l’Esprit, mais le Saint-Esprit lui-même n’a pas la liberté de désobéir à la Parole de Dieu. Souvent, ce que nous pensons être « la liberté de l’Esprit » n’est en fait que des idées charnelles de quelques chrétiens qui ne cheminent pas avec l’Esprit. Finalement, la « liberté » devient de l’anarchie et l’Esprit souffre quand une église s’éloigne petit à petit des normes de la Parole de Dieu. Pour contrer cette tendance, Paul exhorte à la fois les hommes et les femmes de l’église et leur rappelle leurs responsabilités spirituelles.
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Soyez fidèles
Les hommes : dans la prière (1 Tim. 2 : 1-8) La priorité de la prière (1 Tim. 2 : 1a) « En tout premier lieu » veut dire que la prière est la chose la plus importante dans un culte public. Il est triste de constater combien la prière a perdu de son importance dans de nombreuses églises. « Si j’annonce un repas, raconte un pasteur, les gens viennent de partout pour y participer. Mais quand j’annonce une réunion de prières, je suis heureux si les responsables se montrent ! » Non seulement, les réunions spécifiques de prière ont perdu leur place dans de nombreuses églises locales, mais on a même diminué les temps de prières dans les cultes publics. De nombreux pasteurs passent plus de temps à faire des annonces qu’à prier ! Feu Sir Peter Deyneka, mon bon ami, fondateur de la Slavic Gospel Association, me rappelait souvent ceci : « Beaucoup de prières, beaucoup de puissance ! Pas de prières, pas de puissance ! » La prière constituait une grande partie du ministère apostolique de la prédication de la Parole (Actes 6 : 4). Aujourd’hui, de nombreux pasteurs prennent énormément de temps pour préparer leurs sermons sans jamais prendre le temps de préparer leurs prières publiques. Par conséquent, leurs prières sont routinières, répétitives, monotones. Je ne dis pas que le pasteur doit écrire chaque mot et le lire, mais il doit penser et réfléchir à ce qu’il veut exprimer dans la prière. Ainsi, la « prière pastorale » sera préservée de l’ennui et ne sera pas la répétition de ce qui a été prié la semaine précédente. Les membres de l’église ont aussi besoin de se préparer à la prière. Nos cœurs doivent être en paix avec Dieu et avec tout un chacun. Nous devons vraiment vouloir prier, et pas uniquement prier pour plaire aux autres (comme le faisaient les pharisiens, Matt. 6 : 5) ou pour nous conformer à une obligation religieuse. Dieu 28
1 Timothée 2 cesse de bénir l’apostolat d’une église qui ne se fonde plus sur la prière.
Les différents types de prières (1 Tim. 2 : 1b) Il y a au moins sept noms grecs différents pour le mot « prière » et quatre d’entre eux sont utilisés ici. Requêtes comporte l’idée de « supplier pour un besoin très ressenti ». Prières est le terme le plus utilisé pour cette activité, il insiste sur le côté sacré de la prière. Nous prions Dieu, la prière est un acte d’adoration, et pas seulement l’exposé de nos vouloirs et de nos besoins. Nos cœurs doivent avoir une attitude pleine de déférence quand nous nous adressons à Dieu. Intercession serait mieux traduit par « requête ». Ce même terme est traduit par « prière » dans 1 Timothée 4 : 5, où il se réfère à la bénédiction prononcée sur notre repas. (Il est plutôt évident que nous n’intercédons pas pour notre repas au sens habituel de ce mot). L’idée de fond est de « s’approcher d’une personne et de parler avec elle avec une pleine confiance ». Cela laisse supposer que notre relation avec Dieu est basée sur suffisamment d’amour pour que nous puissions en toute confiance lui adresser nos prières. Rendre grâces constitue vraiment une partie de l’adoration et de la prière. Non seulement nous rendons grâces pour les réponses accordées à nos prières, mais aussi pour ce que Dieu est et pour tout ce qu’il fait pour nous dans sa grâce. Nous ne devrions pas simplement ajouter ces remerciements à la fin d’une prière tout égoïste ! Rendre grâces devrait être l’un des éléments essentiels de toutes nos prières. En fait, nous devrions de temps en temps imiter David et présenter à Dieu uniquement des actions de grâces sans y ajouter une quelconque demande ! (voir Ps. 103). « Prière et supplication [pétition] avec action de grâces » sont parmi les termes utilisés par Paul pour exprimer que nous avons la paix de Dieu dans nos cœurs 29
Soyez fidèles (Phil. 4 : 6). Il faut noter que Daniel, le grand guerrier de la prière, pratiquait cette manière de prier (Dan. 6 : 11).
Les sujets de prière (1 Tim. 2 : 1c-2) « Tous les hommes » indique clairement qu’aucune personne sur la terre n’est exclue de l’influence d’une prière fondée sur la foi. (Nous n’avons aucun exemple nous exhortant à prier pour les morts. Si nous devions le faire, Paul n’aurait certes pas manqué de nous le dire dans cette partie de sa lettre). Cela veut dire que nous devons prier pour ceux qui ne sont pas sauvés et pour ceux qui le sont, pour des personnes proches ou lointaines, pour les ennemis aussi bien que pour les amis. Malheureusement, les pharisiens n’avaient pas ce regard universel quand ils priaient, car ils concentraient leur attention essentiellement sur Israël. Paul presse l’Église de prier plus spécialement pour ceux qui détiennent l’autorité. À cette époque, l’athée Néron était sur le trône, et pourtant les croyants étaient supposés prier pour lui ! Même si nous ne pouvons respecter certains hommes et femmes dans l’autorité que leur confèrent leurs fonctions, nous devons les respecter et prier pour eux. D’ailleurs, c’est pour notre propre bien que nous agissons ainsi : « afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et dignité » (2 : 2b). L’Église primitive a toujours été en proie aux oppositions et aux persécutions, il était donc sage de prier pour ceux qui détenaient l’autorité. « Tranquille » fait allusion aux circonstances qui nous entourent, alors que « paisible » se réfère à notre calme intérieur. En conséquence, nous aurons des vies pieuses et honorables. Paul n’a évidemment pas cité toutes les personnes pour lesquelles nous pouvons ou devons prier, puisque « tous les hommes » recouvre l’ensemble de l’humanité. Nous ne pouvons pas prier nominativement pour chaque personne dans le monde, mais nous devons certainement prier pour ceux que nous connaissons ou 30
1 Timothée 2 dont nous avons entendu parler. Pourquoi ? Parce que c’est une bonne chose d’agir ainsi et que cela plaît à Dieu.
Les raisons de prier (1 Tim. 2 : 3-4) Le mot « bon » est un mot-clé dans les épîtres pastorales de Paul (1 : 8, 18 ; 2 : 3 ; 3 : 1, 7, 13 ; 4 : 4, 6 ; 5 : 4, 10, 25 ; 6 : 12-13, 18-19 ; 2 Tim. 1 : 14 ; 2 : 3 ; 4 : 7 ; Tite 2 : 7, 14 ; 3 : 8, 14). Le mot grec insiste sur l’idée de quelque chose qui est intrinsèquement bon et non uniquement bon quant à ses effets. La prière en soi est sans aucun doute une bonne pratique et par elle, de nombreux avantages sont donnés. Mais la prière plaît aussi au Seigneur. Le Père aime quand ses enfants prient comme il le leur a recommandé. Les pharisiens priaient pour être loués par les hommes (Matt. 6 : 5) ou pour impressionner les autres adorateurs (Luc 18 : 9-14). Les vrais chrétiens prient pour plaire à Dieu. Ceci implique que nous priions selon la volonté de Dieu, car prier de manière égoïste ne plaît certainement pas au Père (Jac. 4 : 1-10 ; 1 Jean 5 : 1415). On dit souvent que le but de la prière n’est pas que les volontés de l’homme se réalisent dans les cieux, mais que la volonté de Dieu soit accomplie sur la terre. Quelle est la volonté de Dieu ? Le salut des âmes perdues avant tout. Nous prions pour « tous les hommes » parce que c’est la volonté de Dieu que « tous les hommes » parviennent à la connaissance du salut à travers la foi en Jésus-Christ. Dieu aime le monde (Jean 3 : 16) et le Christ est mort pour le monde entier (1 Jean 2 : 2 ; 4 : 14). Jésus est mort sur la croix pour pouvoir amener « tous les hommes » vers le salut (Jean 12 : 32). Cela ne signifie pas toutes les personnes sans exception car certainement tout le monde ne sera pas sauvé. Cela signifie toutes les personnes sans distinction, les Juifs et les Gentils, les riches et les pauvres, les croyants et les païens. 31
Soyez fidèles Si Dieu veut que personne ne périsse, pourquoi y a-til alors tant de gens perdus ? Dieu manifeste une patience à toute épreuve envers les pécheurs perdus, retardant même son jugement afin qu’ils puissent parvenir à Christ (2 Pi. 3 : 9). Mais le salut dépend de la « connaissance de la vérité » (1 Tim. 2 : 4). Tout le monde n’a pas entendu la vérité de l’Évangile, et nombreux sont ceux qui l’ont entendue et la rejettent. Nous ne pouvons pas expliquer le mystère de la souveraineté de Dieu et de la responsabilité de l’homme (voir Jean 6 : 37) mais nous savons que les deux sont enseignées dans la Bible et qu’elles s’harmonisent dans le grand plan de salut de Dieu. Nous savons que la prière occupe une place importante dans le programme de Dieu pour atteindre ce monde perdu. Nous avons la responsabilité de prier pour les âmes perdues (Rom. 10 : 1) et de nous rendre disponibles pour partager l’Évangile avec les autres.
La base de la prière (1 Tim. 2 : 5-7) De nombreux croyants ne sont pas conscients que la prière se fonde sur l’œuvre de Jésus-Christ en tant que Sauveur et médiateur. En tant qu’homme-Dieu, JésusChrist est le médiateur parfait entre le Dieu saint et ses enfants pécheurs. L’une des plaintes de Job concerne l’absence d’un médiateur qui pourrait porter son message devant le trône de Dieu. « Il n’y a pas entre nous d’arbitre, qui pose sa main sur nous deux » (Job 9 : 33). Puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, il nous faut donc un seul médiateur, et ce médiateur est Jésus-Christ. Personne d’autre n’est qualifié. Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme, et en conséquence peut donc être cet « arbitre » entre Dieu et les hommes. Dans sa vie de perfection et dans sa mort substitutive, il a satisfait aux justes ordres de la sainte loi de Dieu. Il était « la rançon pour tous ». Le mot « rançon » veut dire « un prix payé pour la libération d’un esclave ». Sa mort était « pour l’intérêt de tous ». Bien que la mort du Christ ne soit efficace que pour ceux qui croient en lui, elle est pour32
1 Timothée 2 tant suffisante pour les péchés du monde entier. Jésus a dit qu’il était venu « pour donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Matt. 20 : 28). Christ est mort pour « tous les hommes » et Dieu veut « que tous les hommes soient sauvés ». Comment ce message peut-il être transmis à ce monde de péché ? Dieu appelle et envoie des messagers qui apportent l’Évangile aux pécheurs en perdition. Paul était un de ces messagers : il était un prédicateur (le héraut du roi), un apôtre (celui qui a reçu une mission spéciale) et un enseignant. Le même Dieu qui fixe la fin (le salut des perdus) fixe aussi les moyens pour cette fin : la prière et la prédication de la Parole. Cette Bonne Nouvelle n’est pas seulement pour les Juifs, mais aussi pour les Gentils. Si le fondement de la prière est l’œuvre sacrificielle de Jésus-Christ sur la croix, la prière doit devenir alors une très importante activité de l’église. Ne pas prier, c’est ignorer la croix ! Prier uniquement pour nous revient à nier la portée universelle de la croix. Ignorer les âmes en perdition, c’est ignorer la croix. « Tous les hommes » est la clé de ce paragraphe : nous prions pour « tous » parce que Christ est mort pour « tous » et que la volonté de Dieu est que « tous » soient sauvés. Nous devons nous donner nous-mêmes à Dieu pour prendre part à son programme universel qui est d’atteindre toute personne avant qu’il soit trop tard.
L’attitude dans la prière (1 Tim. 2 : 8) Paul confirme définitivement que ce sont « les hommes » qui doivent prier dans l’assemblée locale. Dans l’Église primitive, hommes et femmes priaient (1 Cor. 11 : 4-5), mais ici, l’accent est mis sur les hommes. Nous voyons souvent des réunions de prières pour femmes, mais pas pour hommes. Si les hommes ne prient pas, l’église locale n’aura pas de leaders consacrés pour superviser son ministère. 33
Soyez fidèles Les hommes juifs avaient l’habitude de prier les bras étendus et les mains tournées vers le ciel. Notre attitude traditionnelle qui consiste à baisser la tête, à joindre les mains et à fermer les yeux n’est ni exigée ni fondée dans la Bible. En fait, on retrouve plusieurs postures dans la Bible : être debout les mains étendues (1 Rois 8 : 22) ; être à genoux (Dan. 6 : 11) ; être debout (Luc 18 : 11) ; être assis (2 Sam. 7 : 18) ; courber la tête (Gen. 24 : 26) ; lever les yeux vers le ciel (Jean 17 : 1) ; se prosterner à terre (Gen. 17 : 3). L’important n’est pas la posture du corps, mais l’attitude du cœur. Paul insiste sur trois points essentiels pour une prière efficace, la première étant « des mains pures ». Visiblement, il est question d’une vie sainte. « Des mains propres » étaient le symbole d’une vie irréprochable (2 Sam. 22 : 21 ; Ps. 24 : 4). Si nous péchons dans notre vie, nous ne pourrons ni prier ni attendre une réponse de Dieu (Ps. 66 : 18). « Sans colère » est la deuxième exigence : elle demande que nous soyons en bons termes les uns avec les autres. Une personne qui a toujours des problèmes avec d’autres croyants, qui est davantage fauteur de troubles que faiseur de paix, ne peut pas prier et recevoir de réponse de la part de Dieu. « Sans contestations » suggère que nous devons prier « dans la foi », mais le mot signifie réellement « sans se disputer ». Quand nous avons de la colère dans notre cœur, nous provoquons des disputes ouvertes avec les autres. Les chrétiens devraient apprendre à avoir des opinions divergentes sans pour autant devenir désagréables. Nous devrions « faire tout sans murmures ni discussions » (Phil. 2 : 14). Une prière efficace exige donc que je vive dans une relation juste avec Dieu (« des mains pures ») et avec mes compagnons dans la foi (« sans murmures et sans dissensions »). Jésus a enseigné cette même vérité (Marc 11 : 24-26). Si nous passions davantage de temps à préparer nos prières et à veiller à la droiture de nos 34
1 Timothée 2 cœurs devant Dieu, alors nos prières seraient bien plus efficaces.
Les femmes : dans la soumission (1 Tim. 2 : 9-15) De nos jours, les mouvements de libération féminine et autres mouvements féministes voient rouge quand on leur parle de soumission. Certains auteurs bien-pensants ont même accusé Paul d’être un « vieux célibataire endurci » qui en voulait aux femmes. Ceux d’entre nous qui croient à l’inspiration et à l’autorité de la Parole de Dieu savent que les enseignements de Paul viennent de Dieu et non de lui-même. Si nous avons des problèmes au sujet de ce que la Bible dit des femmes dans l’église, il ne faut pas nous en prendre à Paul (ou à Pierre, voir 1 Pi. 3 : 1-7), mais au Seigneur qui leur a donné la Parole (2 Tim. 3 : 16-17). Le mot « soumission » utilisé en 1 Timothée 2 : 11 est aussi utilisé en Éphésiens 5 : 21-22 et Colossiens 3 : 18. Il signifie littéralement « classer sur un rang inférieur ». Tous ceux qui ont fait leur service militaire savent que le mot « rang » se réfère à l’ordre et à l’autorité, et non à la valeur ou à la compétence. Un colonel a un rang plus élevé qu’un simple homme de troupe, mais cela ne veut pas dire que le colonel est meilleur que ce dernier. Le colonel a simplement un rang plus élevé et a donc, en conséquence, plus d’autorité. « Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre » (1 Cor. 14 : 40) est le principe que Dieu applique à toute sa création. Une armée vivrait dans la confusion s’il n’y avait pas les commandements de l’autorité, la société aussi vivrait dans le chaos s’il n’y avait pas de soumission. Les enfants doivent se soumettre à leurs parents, car Dieu a donné aux parents l’autorité pour éduquer et discipliner leurs enfants dans l’amour. Les employés doivent être soumis à leurs employeurs et leur obéir (Éph. 6 : 5-8, texte qui concernait alors ceux 35
Soyez fidèles qui possédaient des esclaves, mais il peut s’appliquer aujourd’hui aux travailleurs). Les citoyens doivent se soumettre aux autorités gouvernementales, même si elles ne sont pas chrétiennes (Rom. 13 ; 1 Pi. 2 : 13-20). Soumission n’est pas assujettissement. Se soumettre, c’est reconnaître l’ordre de Dieu à la maison et à l’église et y obéir dans la joie. Quand une femme chrétienne se soumet joyeusement au Seigneur et à son mari, elle sent se produire en elle les meilleurs effets. (Pour que cela se réalise, il faut que le mari aime sa femme et qu’il se serve de ce commandement de Dieu non comme une arme de combat mais comme un outil de travail. Voir Éph. 5 : 18-33). La soumission est la clé de la croissance spirituelle et du ministère : les maris doivent se soumettre au Seigneur, les chrétiens doivent se soumettre les uns aux autres (Éph. 5 : 21) et les épouses doivent se soumettre au Seigneur et à leur mari. Dans cette partie de l’épître (1 Tim. 2 : 9-15), l’accent est mis sur la place de la femme dans la communauté locale. Paul s’adresse aux femmes croyantes en leur expliquant que la soumission se manifeste de plusieurs manières.
Une tenue modeste (1 Tim. 2 : 9) Le contraste recherché ici est entre la frivolité artificielle du monde et la véritable beauté d’une femme pieuse. Paul n’interdit pas l’usage de bijoux ou de belles tenues, mais l’utilisation excessive de ces objets comme substituts de la vraie beauté « qu’est un esprit doux et tranquille » (voir 1 Pi. 3 : 1-6). Une femme qui ne dépend que des apparences n’ira pas loin ! Elle attirera l’attention mais elle ne gagnera pas d’affection durable. Peut-être les femmes de l’église d’Éphèse étaient-elles tentées par les dernières nouveautés de la mode. Paul rappelle donc à Timothée d’avertir les femmes afin qu’elles ne se laissent pas piéger. Le mot « modeste » (1 Tim. 2 : 9) signifie simplement « discret et correct ». Il vient de la racine grecque qui a 36
1 Timothée 2 donné le mot « cosmétique ». Les habits d’une femme doivent être discrets, corrects, de bon goût. « Décence » signifie littéralement « modestie, rejet des extrêmes ». Une femme qui possède cette qualité est honteuse de transgresser les règles de la décence et de la correction. « Sobriété » vient d’un mot grec qui signifie « avoir un esprit sain et du bon sens ». Il décrit une maîtrise de soi intérieure, un « radar » spirituel qui indique à une personne ce qui est bon et sain. Éphèse était une entité commerciale très riche et de nombreuses femmes y rivalisaient pour attirer vers elles attention et popularité. À cette époque, une coiffure très onéreuse, ornée de bijoux de valeur, était un bon moyen pour se hisser dans la haute société. Paul avertit les femmes chrétiennes de se concentrer sur « la personne intérieure », la vraie beauté que seul le Christ peut donner. Il n’a point défendu de porter de beaux vêtements ou bijoux. Il prônait l’équilibre dans les convenances tout en mettant l’accent sur la modestie et le caractère saint. « Il est de plus en plus difficile pour une femme chrétienne de trouver des habits convenables ! » me confiait un membre de l’église au cours d’un été. « Je refuse de porter le genre de maillot de bain qu’ils vendent ! Je n’ai pas envie de me baigner. Où est donc passée la mode traditionnelle ? »
Des œuvres pieuses (1 Tim. 2 : 10) Paul ne veut pas dire que les bonnes œuvres sont un substitut des vêtements ! Il relève surtout le contraste entre le « peu de prix » des vêtements chers et des bijoux et les vraies valeurs d’un caractère pieux et d’un service chrétien. « Piété » est un autre mot-clé des lettres pastorales de Paul (2 : 2, 10 ; 3 : 16 ; 4 : 8 ; 6 : 3, 56, 11 ; 2 Tim. 3 : 5 ; Tite 1 : 1). Le prestige du glamour peut en partie marquer l’apparence externe, mais la piété doit venir de l’intérieur. 37
Soyez fidèles Nous ne devons jamais mésestimer le rôle important que les femmes pieuses jouent dans la mission de l’église. Le message de l’Évangile eut un énorme impact sur elles car il affirmait leur valeur devant Dieu et leur égalité dans le corps du Christ (Gal. 3 : 28). Les femmes occupaient un rang inférieur dans le monde romain, mais l’Évangile devait changer cette situation. Il y avait des femmes dévouées qui avaient servi Jésus durant son ministère terrestre (Luc 8 : 1-3). Elles furent présentes lors de sa crucifixion et de sa mise au tombeau, et c’est une femme qui, la première, a proclamé la bonne nouvelle de sa résurrection. Dans le livre des Actes, nous rencontrons Dorcas (Actes 9 : 36ss), Lydie (16 : 14ss), Priscille (18 : 1-3), et d’autres femmes pieuses dans les communautés de Bérée et de Thessalonique. Paul salue au moins huit femmes dans Romains 16 ; et Phoebé, qui a transporté l’épître aux Romains jusqu’à sa destination, était une diaconesse de l’église locale (Rom. 16 : 1). Beaucoup de femmes croyantes ont amené leur mari au Seigneur et ont aussi ouvert leur porte au ministère chrétien.
S’instruire dans la paix (1 Tim. 2 : 11) « Silence » est une traduction malheureuse car elle donne l’impression que les femmes croyantes ne pouvaient jamais parler lors d’une assemblée. Le même mot est traduit par « paisible » au verset 2. Certaines femmes abusaient de leur nouvelle liberté trouvée en Christ en interrompant les cultes de manière intempestive. Paul vise ce problème-là dans son admonestation. Il semblait que l’église courait le danger d’être bouleversée parce que certaines femmes voulaient « profiter » de leur nouvelle liberté. Paul envoie d’ailleurs le même type d’avertissement à l’église de Corinthe (1 Cor. 14 : 34), bien que là il s’agisse plus spécialement du parler en langues.
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1 Timothée 2
Respecter l’autorité (1 Tim. 2 : 12-15) Les femmes ont la permission d’enseigner. Des femmes plus âgées peuvent enseigner les plus jeunes (Tite 2 : 3-4). Timothée a été instruit à la maison par sa mère et sa grand-mère (2 Tim. 1 : 5 ; 3 : 15). Mais dans leur ministère d’enseignantes, elles ne doivent pas « traiter les hommes de haut ». Il n’y a rien de mal à ce qu’une croyante instruise un homme en privé (Actes 18 : 24-28) ; mais elle ne doit pas assurer cette autorité dans l’église et essayer de prendre la place de l’homme. Elle doit veiller à la « quiétude » et aider à garder l’ordre dans l’église. Paul s’appuie sur plusieurs arguments pour fonder son avertissement que seuls les hommes croyants peuvent être des leaders spirituels. Le premier est tiré de la création : Adam fut créé le premier, Ève en second (1 Tim. 2 : 12-13). Nous devons nous souvenir qu’antériorité ne signifie pas supériorité. L’homme et la femme furent tous deux créés par Dieu et à son image. Ce n’est qu’une question d’autorité, l’homme fut créé le premier. Le second a trait à la chute d’Adam. Satan trompa la femme pour la faire tomber dans le péché (2 Cor. 11 : 3 ; Gen. 3 : 1ss) ; l’homme a péché en ayant les yeux bien ouverts. Adam ayant rejeté l’ordre donné par Dieu, il écouta sa femme, désobéit à Dieu et amena le péché et la mort dans le monde. La soumission des femmes à leurs maris fait partie de la création originelle. Le désordre que nous vivons aujourd’hui dans la société est le résultat de cette violation de l’ordre donné par Dieu. Je ne pense pas que Paul veuille dire que les femmes sont plus crédules que les hommes, et qu’elles sont plus faciles à tromper. L’expérience montre que tous les deux, l’homme et la femme, ont été trompés par Satan. À une occasion, Abraham écouta sa femme et eut des ennuis (Gen. 16). Mais par la suite, c’est elle qui lui donna un conseil et Dieu lui ordonna de le sui39
Soyez fidèles vre (Gen. 21). Dans mon propre ministère pastoral, j’ai grandement bénéficié des encouragements et des conseils de femmes pieuses ; mais je ne leur ai jamais permis d’usurper l’autorité dans l’église. D’ailleurs, les femmes croyantes que j’ai connues n’ont jamais manifesté le désir de « bousculer » les choses dans l’église. La création de l’être humain et sa chute semblent placer la femme dans un état d’infériorité, mais elle a bien reçu une mission de Dieu (1 Tim. 2 : 15). Dans l’esprit de Paul, il y avait certainement une étroite relation entre ce qu’il a écrit ici et ce que Moïse écrivit en Genèse 3 : 16 : que la promesse d’un Sauveur serait accomplie « par une femme » (Gal. 4 : 4). C’est par une femme que le Sauveur vint au monde. (N’oubliez pas que Jésus avait une mère terrestre mais pas de père terrestre, Luc 1 : 34-35 ; Matt. 1 : 18ss). Mais Paul donne une leçon pratique (1 Tim. 2 : 15). Il promet que « la femme sera sauvée en devenant mère » s’« ils » (mari et femme tous deux) persévèrent dans une sincère consécration au Seigneur. Cela veutil dire que les mères chrétiennes ne mourront jamais lors d’un accouchement ? L’histoire et l’expérience nous confirment qu’elles peuvent bien mourir. Dieu a ses desseins, et ses chemins sont bien au-dessus de nos pensées (Ésaïe 55 : 8-9). Paul a posé un principe général qui encourage les croyantes de cette époque. Leur mission n’est pas de « conduire » l’église, mais de s’occuper de la maison et de porter les enfants pour la gloire de Dieu (1 Tim. 5 : 14). Leur communauté familiale leur donnera suffisamment d’occasions pour enseigner la Parole et servir les saints (voir Rom. 16 : 1-6). Les femmes croyantes ont une mission importante dans la communauté locale, même si elles ne sont pas appelées à devenir des enseignantes de la Parole au sens pastoral du mot. Si tout se passe « dans la décence et le bon ordre », Dieu enverra sa bénédiction.
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3 1 Timothée 3
Suis les responsables ! Tout peut prendre de l’essor ou tout peut s’effondrer selon la qualité des responsables, que ce soit en famille ou dans l’église. Le Saint-Esprit accorde à des croyants ses dons pour les aider à assurer un ministère dans la communauté locale, et parmi ces croyants figurent « les pasteurs et les docteurs » (Éph. 4 : 11) et des « aides » et des « administrateurs » (1 Cor. 12 : 28). Nous l’avons déjà écrit, l’église est un organisme, il faut qu’elle soit organisée sous peine de mourir. La direction est une partie de cette organisation. Dans ce passage, Paul décrit ce que devraient être l’évêque, le diacre et l’église elle-même. Quand nous aurons bien compris ces trois portraits, nous serons à même de nommer de meilleurs dirigeants pour le ministère de l’église.
Le pasteur (1 Tim. 3 : 1-7) Dans le Nouveau Testament, les termes « évêque », « pasteur », et « ancien » sont synonymes. « Évêque » veut dire « surveillant », et les anciens ont la responsabilité de surveiller le travail de l’église (1 Pierre 5 : 13 ; Actes 20 : 17, 28). « Ancien » est la traduction du mot presbutes qui signifie « un homme âgé ». Paul utilise les termes « collège des anciens » dans 1 Timothée 4 : 14, se référant non à une dénomination mais « aux anciens » de 41
Soyez fidèles l’assemblée qui avaient ordonné Timothée. Les anciens et les évêques (deux noms pour le même ministère, Tite 1 : 5, 7) étaient des personnes mûres, possédant la sagesse spirituelle et l’expérience. Enfin, « pasteur » signifie aussi « berger », quelqu’un qui conduit le troupeau de Dieu et en prend soin. Quand, en Tite 1 : 5-9, vous comparez les qualifications énumérées pour les évêques à celles données pour les anciens, vous constatez aussitôt qu’il s’agit du même travail. L’organisation de l’église était assez simple aux temps apostoliques : il y avait des pasteurs (anciens et évêques) et des diacres (Phil. 1 : 1). Il semble qu’il y avait un assez grand nombre d’anciens qui surveillaient le travail de chaque église, les uns exerçant leur rôle dans la « direction » (organisation et gouvernement), les autres dans l’enseignement (1 Tim. 5 : 17). Ces hommes devaient présenter les qualifications nécessaires. Il était bon qu’un chrétien en pleine croissance spirituelle aspire à la fonction d’évêque, mais le meilleur moyen pour y accéder était de développer sa foi chrétienne et de répondre aux critères qui seront détaillés plus loin. Devenir évêque ou ancien était une décision sérieuse, qui n’était pas prise à la légère dans l’Église primitive. Paul énumère seize compétences requises pour un homme qui espère servir en tant qu’ancien, évêque ou pasteur.
Être irréprochable (1 Tim. 3 : 2) Ce mot ne signifie littéralement « rien qui ne puisse donner lieu à attaque », c’est-à-dire qu’il n’y ait rien dans la vie du candidat qui permette à Satan ou à l’incroyant de critiquer ou d’attaquer l’église. Aucun homme n’est sans faille, mais nous devons nous efforcer d’atteindre une vie irréprochable ou « être au-dessus de tout reproche ».
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1 Timothée 3
Être le mari d’une seule femme (1 Tim. 3 : 2) Toutes les qualifications requises dans ce passage concernent l’homme. Comme il y a beaucoup d’autres possibilités de ministère pour les femmes dans une communauté locale, le poste d’ancien ne leur est pas accessible. Cependant, la vie familiale d’un pasteur est très importante, et plus spécialement son statut d’homme marié. (La même exigence s’applique aux diacres, selon le verset 12.) Le pasteur ne doit pas avoir divorcé et s’être remarié. Paul, certainement, ne fait pas allusion à la polygamie puisqu’aucun membre de l’église, et pas seulement le pasteur, ne saurait être accepté en tant que membre s’il avait plusieurs femmes. Il ne parle pas non plus du remariage possible après le décès de l’épouse. Pourquoi serait-il interdit à un pasteur de se remarier, à la lumière de Genèse 2 : 18 et de 1 Timothée 4 : 3 ? Certainement, des membres de l’église qui avaient perdu leur conjointe avaient pu se remarier, pourquoi alors aurait-il fallu pénaliser le pasteur ? Il est clair que la capacité d’un homme à gérer son propre mariage et sa maison indique s’il sera capable de surveiller une communauté locale (1 Tim. 3 : 4-5). Un pasteur qui a divorcé s’expose lui-même ainsi que l’église à des critiques provenant de gens de l’extérieur. Et il est probable que des personnes en difficultés matrimoniales n’iront pas consulter un homme qui n’a pas su préserver son propre mariage. Je ne vois aucune raison à ce que des chrétiens dévoués divorcés puis remariés ne puissent être utilisés dans différents postes de l’église, mais ils sont disqualifiés pour les postes d’anciens ou de diacres. Être sobre (1 Tim. 3 : 2) Cela veut dire « tempéré », « mesuré en tout » (2 Tim. 4 : 5, traduction littérale), ou « qui garde la tête froide en toute situation ». Un pasteur doit avoir un jugement mesuré et sensible en toute chose. 43
Soyez fidèles
Être sensé (1 Tim. 3 : 2) Le pasteur doit avoir une attitude correcte et être sérieux dans son travail. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas avoir le sens de l’humour, ni qu’il doit toujours être solennel et sombre. Ce mot suggère plutôt qu’il connaisse la valeur des choses et qu’il ne déprécie pas son ministère ou le message évangélique par un comportement stupide. Bien se comporter (1 Tim. 3 : 2) « Ordonné » serait une bonne traduction. Le pasteur doit être bien organisé, tant dans sa tête que dans sa vie, et aussi dans son enseignement et ses prédications. Le texte grec utilise le même mot, traduit par « modeste » en 1 Timothée 2 : 9, alors qu’il est question de l’habillement des femmes. Être hospitalier (1 Tim. 3 : 2) Littéralement, « aimant l’étranger ». C’était un ministère important dans l’Église primitive car nombreux étaient les croyants qui voyageaient et qui cherchaient un logement d’accueil (Rom. 12 : 13 ; Héb. 13 : 2 ; 3 Jean 5-8). Mais de nos jours aussi, un pasteur qui, avec son épouse, sait accueillir, est d’une grande aide pour favoriser la communion fraternelle dans la communauté. Être apte à enseigner (1 Tim. 3 : 2) Enseigner la Parole de Dieu est une des tâches les plus importantes d’un ancien. En réalité, de nombreux commentateurs croient que « pasteurs et enseignants » dans Éphésiens 4 : 11 se rapportent à une seule personne mais à deux fonctions. Un pasteur est automatiquement un enseignant (2 Tim. 2 : 2, 24). L’illustre prédicateur américain des années 1800, Phillips Brooks, disait : « L’aptitude à l’enseignement n’est pas quelque chose à quoi on accède par accident ou par irruption soudaine d’un zèle brûlant ». Un pasteur doit étudier soigneuse44
1 Timothée 3 ment la Parole de Dieu et tout ce qui peut l’aider dans la connaissance et l’enseignement de cette Parole. Un pasteur paresseux dans l’étude est une honte en chaire.
Ne pas être adonné au vin (1 Tim. 3 : 3) L’expression décrit une personne qui reste longtemps en compagnie de son verre, allant jusqu’à boire à l’excès. Le fait que Paul conseille à Timothée de boire du vin à des fins médicales (5 : 23) indique que les croyants n’étaient pas soumis à une abstinence totale. C’est triste à dire, mais des membres de l’église de Corinthe s’enivraient, même au cours du repas rappelant l’amour suprême du Seigneur (1 Cor. 11 : 21). Le peuple juif diluait le vin avec de l’eau pour être sûr qu’il ne soit pas trop fort. Il est un fait bien connu que l’eau, en ce temps-là, n’était pas très pure, aussi un vin léger consommé avec modération était une boisson bien plus saine. Cependant, il y a une énorme différence entre les coutumes culturelles ayant trait à l’utilisation du vin dans la Bible et le soutien apporté à l’industrie de l’alcool de nos jours. L’avertissement et l’exemple de Paul dans Romains 14 (et plus spécialement le verset 21) devraient s’appliquer aux temps actuels. Un pasteur pieux devrait avoir envie de donner le bon exemple, et sa conduite ne devrait pas devenir une excuse pour des frères plus faibles qui tombent dans le péché. Ne pas être violent (1 Tim. 3 : 3) « Ni querelleur ni bagarreur ». Charles Spurgeon disait à ses étudiants : « N’allez pas à la rencontre du monde avec le poing fermé pour le combat et un revolver théologique dans la jambe de votre pantalon ». Être désintéressé (1 Tim. 3 : 3) Paul s’exprimera davantage sur la question de l’argent en 1 Timothée 6 : 3ss. Parfois, il est possible d’utiliser le ministère comme un moyen facile de gagner de 45
Soyez fidèles l’argent, si un homme est dénué de conscience et d’intégrité ! (Non pas que des pasteurs soient trop payés dans de nombreuses églises !) Des pasteurs avides ont souvent « un nombre incalculable d’occupations » en dehors de leur église, et ces activités usent leur caractère et entravent leur tâche. Les pasteurs ne doivent pas travailler pour un « gain sordide » (1 Pi. 5 : 2).
Être patient (1 Tim. 3 : 3) « Doux » serait une meilleure traduction. Le pasteur doit savoir écouter les gens, savoir accepter les critiques sans s’énerver. Il doit permettre aux autres de servir Dieu dans la communauté sans être « sous sa dictature ». Ne pas être bagarreur (1 Tim. 3 : 3) Les pasteurs doivent être des faiseurs de paix, et non des provocateurs. Ils ne doivent pas pour autant brader leur conviction, mais savoir « ne pas être d’accord » tout en ne devenant pas désagréables. Des tempéraments « soupe au lait » ne sont pas faits pour durer dans le ministère. Ne pas être avide (1 Tim. 3 : 3) Vous pouvez convoiter beaucoup de choses, à part l’argent, la popularité, une grande mission qui vous rende célèbre, un avancement hiérarchique etc. Mais ce mot vise surtout l’argent. Avoir une famille pieuse (1 Tim. 3 : 4-5) Cela ne signifie pas qu’un pasteur doive être marié, et s’il l’est, qu’il ait des enfants. Cependant le mariage et une famille reflètent probablement la volonté de Dieu pour de nombreux pasteurs. Si les enfants d’un homme ne lui montrent ni obéissance ni respect, une communauté ne lui obéira vraisemblablement pas non plus ni ne le respectera. Pour le chrétien, l’église et la famille sont une seule et même chose : nous devons les 46
1 Timothée 3 mener toutes deux avec amour, vérité et discipline. Le pasteur ne peut pas montrer une personnalité différente à la maison et à l’église. S’il en est ainsi, ses enfants le découvriront et cela sera une source de problèmes. Le mot « diriger » dans les versets 4 et 5 veut dire « présider, gouverner » et suggère que le pasteur soit le seul à diriger son église, (évidemment pas comme un dictateur, mais comme un berger aimant : 1 Pi. 5 : 3). Le mot traduit par « prendre soin » au verset 5 fait allusion à une attention toute particulière aux besoins de la communauté. Ce même mot est utilisé dans la parabole du Bon Samaritain pour décrire tous les soins dispensés à l’homme blessé (Luc 10 : 34-35).
Ne pas être novice (1 Tim. 3 : 6) « Novice » signifie littéralement « qui vient d’être planté » en se référant à un nouveau chrétien. L’âge n’est pas la garantie de la maturité, mais il est bon qu’un homme se soit donné du temps pour s’adonner à l’étude et qu’il ait pu croître avant qu’il ne s’engage dans une église. Certains hommes mûrissent plus vite que d’autres. Satan se réjouit de voir de jeunes pasteurs travailler avec succès et s’enorgueillir ; ensuite, il vient arracher tout ce qui a été construit. Avoir bonne réputation en dehors de l’église (1 Tim. 3 : 7) Paie-t-il ses factures ? A-t-il une bonne réputation parmi les non-chrétiens avec lesquels il a des relations commerciales ? (voir Col. 4 : 5 et 1 Thes. 4 : 12). Tout pasteur se rend bien compte qu’il ne peut pas être tout ce qu’il devrait être, et ses paroissiens doivent prier pour lui continuellement. Servir en tant qu’ancien ou en tant que pasteur n’est pas aisé, mais si votre caractère est conforme à ce que Dieu veut qu’il soit, cela sera plus facile.
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Soyez fidèles
Le diacre (1 Tim. 3 : 8-13) Le mot diacre vient du mot grec diakonos qui signifie simplement « serviteur ». C’est bien ainsi qu’est rapporté dans Actes 6 ce qui fut à l’origine des diacres. Les premiers diacres furent choisis pour être les assistants des apôtres. De nos jours, dans une paroisse, les diacres soulagent les pasteurs ou les anciens dans leurs tâches secondaires pour que ceux-ci puissent se consacrer au ministère de la Parole, à la prière et à la supervision spirituelle. Bien que les diacres ne jouissent pas de l’autorité des anciens, ils doivent présenter certaines aptitudes. De nombreux diacres fidèles ont été appelés à devenir anciens après avoir fait leurs preuves.
Être sérieux (1 Tim. 3 : 8) Un diacre doit inspirer le respect, se montrer un chrétien digne d’être imité. Il doit prendre ses responsabilités au sérieux et être au service de sa fonction et pas seulement la remplir. Ne pas avoir un double langage (1 Tim. 3 : 8) Il ne doit pas colporter de racontars de maison en maison. Il ne s’adonnera pas au commérage. Il ne dira pas une chose à un membre et tout son contraire à un autre. Vous pourrez vous fier à ce qu’il dit. Ne pas être porté aux excès de vin (1 Tim. 3 : 8) Nous avons déjà parlé de ce point dans le commentaire du verset 3. Ne pas être porté vers des gains honteux (1 Tim. 3 : 8) Les diacres s’occupent des offrandes et distribuent de l’argent aux gens dans le besoin dans l’église. Ces responsables peuvent ainsi être tentés de voler ou d’utiliser certains fonds à leur usage personnel. Les mem48
1 Timothée 3 bres des comités financiers des églises doivent avoir une attitude toute spirituelle à l’égard de l’argent.
Être sain dans la doctrine (1 Tim. 3 : 9) Le mot mystère signifie « une vérité cachée dans le temps mais maintenant révélée par Dieu ». Les grandes doctrines de la foi sont cachées à ceux qui vivent en dehors de la foi, mais elles peuvent être comprises par ceux qui croient dans le Seigneur. Les diacres doivent comprendre la doctrine chrétienne et s’y conformer en bonne conscience. Il ne suffit pas de s’asseoir dans les réunions et de décider « comment gérer l’église ». Ils doivent fonder leurs décisions sur la Parole de Dieu et les confirmer par une vie de piété. J’ai remarqué que certains dirigeants connaissaient mieux les règles régissant l’église que la Parole de Dieu. Bien qu’il soit bon qu’il y ait des décrets et des règlements pour maintenir l’ordre dans l’église, il y a lieu de ne pas oublier qu’il faut gérer les affaires de l’église sur la base de la Parole de Dieu. Les Écritures étaient la « Constitution » de l’Église primitive ! Un diacre qui ne connaît pas la Bible est un obstacle à la progression de la communauté locale. Un de mes anciens pasteurs, aujourd’hui auprès du Seigneur, était chargé d’une église qui s’était séparée d’une autre église et connaissait de graves conflits internes. D’après ce qu’il me disait, leurs conseils d’administration étaient une chose à ne pas manquer ! Le règlement intérieur de leur église était autant vénéré que la Bible. Les gens l’appelaient « le livre vert ». Mon ami se mit alors à enseigner la Parole de Dieu, et l’Esprit commença à changer leurs vies. Mais l’ennemi revint à la charge et poussa certains responsables à défier le pasteur au cours d’une réunion. – Vous ne suivez pas le livre vert ! lui dirent-ils. Mon ami éleva très haut la Bible et demanda : – Allons-nous obéir à la Parole de Dieu ou à un livre écrit de la main des hommes ? 49
Soyez fidèles Cette église prit un nouvel essor, et Dieu la bénit par une magnifique croissance et une merveilleuse puissance. Un diacre qui ne connaît pas la Parole de Dieu ne peut pas gérer les affaires de l’église de Dieu. Un diacre qui ne vit pas la Parole de Dieu, mais a « une conscience souillée » ne peut pas gérer l’église de Dieu. Plus simplement, ce n’est pas parce qu’un membre est populaire, heureux en affaires, ou généreux qu’il est pour autant qualifié pour être diacre.
Avoir été mis à l’épreuve (1 Tim. 3 : 10) Cela suppose que l’on observe leurs vies et la manière dont ils se comportent. Dans de nombreuses églises, un nouveau membre ou un nouveau chrétien peut commencer à servir Dieu en faisant des visites, en s’occupant de l’accueil, en aidant à l’école du dimanche ou en rendant de nombreux autres services. Le principe est énoncé en Matthieu 25 : 21 : « Tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup ». Il est bon de nous rappeler que la plupart des leaders mentionnés dans la Bible ont été mis à l’épreuve en tant que serviteurs. Joseph servit en Égypte durant treize ans avant de devenir ministre dans le pays. Moïse fut berger pendant quarante ans avant que Dieu l’appelle. Josué fut le serviteur de Moïse avant de devenir son successeur. David était en train de garder les moutons de son père quand Samuel l’invita pour être oint en tant que roi d’Israël. Même notre Seigneur Jésus vécut comme serviteur et travailla comme charpentier. L’apôtre Paul, lui, était fabricant de tentes. D’abord serviteur, ensuite dirigeant. Le fait de nommer un dirigeant qui n’a pas fait ses preuves affaiblit toujours le témoignage d’une église locale. « Peut-être que Nicolas fréquentera davantage l’église si nous en faisons un diacre » est le genre d’affirmation qui montre que l’on ne connaît ni Nicolas ni la Parole de Dieu. Un chrétien qui n’a pas été testé est 50
1 Timothée 3 un chrétien qui n’est pas préparé. Il fera probablement plus de dégâts que de bien si vous lui confiez un poste dans l’église.
Avoir une famille croyante (1 Tim. 3 : 11-12) La femme du diacre fait partie intégrante de son ministère, car la piété commence à la maison. Les diacres ne doivent pas être divorcés ni remariés. Leurs épouses doivent être des chrétiennes, des femmes prenant le ministère au sérieux, ne se livrant pas à la médisance (littéralement « aux démons » car le mot démon signifie calomniateur, faux accusateur), et fidèles dans tout ce qu’elles font. Il est triste de constater les dommages causés dans une église locale par les femmes des anciens ou des diacres qui se livrent au commérage et à la calomnie. Certains érudits de la Bible pensent que le verset 11 ne se réfère pas aux femmes des diacres mais plutôt à une autre catégorie de ministère, celui des diaconesses. De nombreuses églises ont des diaconesses qui sont actives dans les groupes de femmes, lors des baptêmes, des moments de rencontre, etc. Phoebé était diaconesse dans l’église de Cenchrées (Rom. 16 : 1, où le mot utilisé est diakonon). Peut-être que dans certaines églises, les femmes des diacres servaient elles-mêmes comme diaconesses. Nous remercions le Seigneur pour les ministères de ces femmes édifiantes dans une communauté, qu’elles aient un poste ou non ! Il n’est pas nécessaire d’occuper un poste pour remplir une mission ou pour exercer un don. Avoir de l’empressement au travail (1 Tim. 3-13) Le diacre doit servir son emploi et pas le remplir seulement. Le mot grec est traduit par « rang » qui signifie « un rang (comme dans l’armée), un point de départ, une marche ou un barreau sur une échelle ». Quel encouragement pour un diacre fidèle ! Dieu va le « promouvoir » spirituellement et lui accorder de plus 51
Soyez fidèles en plus de respect parmi les saints, donc lui donner une plus grande occasion pour accéder à un ministère. Un diacre fidèle a une bonne réputation devant Dieu et devant les hommes, et il peut être utilisé par Dieu pour construire l’église. Il possède l’audace spirituelle qui rend un ministère efficace. Sans doute, une partie de cette bénédiction inclut la possibilité d’une « promotion spirituelle ». Quelle joie pour un pasteur de voir des diacres devenir des anciens, et des anciens appelés au ministère pastoral à plein-temps ! (Il ne faut pas oublier que, dans les églises du Nouveau Testament, les anciens étaient appelés au milieu de leurs propres communautés locales. Ils ne venaient pas d’autres lieux). Servir une église locale est une cause sérieuse. Chacun d’entre nous doit sonder son propre cœur pour être certain d’être bien qualifié par la grâce de Dieu.
Les fidèles (1 Tim. 3 : 14-16) Il est nécessaire de rappeler aux anciens, aux diacres et aux membres de l’église ce qu’est une église locale. Dans ce court paragraphe, Paul décrit l’église à l’aide de trois images :
La maison de Dieu (1 Tim. 3 : 15) L’église de Dieu est une famille, un « ménage » serait une meilleure traduction. L’un des mots favoris de Paul est « frères » (voir 4 : 6). Quand un pécheur croit en Jésus-Christ comme son Sauveur, il naît aussitôt dans la famille de Dieu (Jean 1 : 11-13 ; 1 Pi. 1 : 22-25). Paul conseille à Timothée de traiter les membres d’une communauté locale comme il traiterait les membres de sa propre famille (1 Tim. 5 : 1-2). La communauté locale étant une famille, elle a besoin d’être nourrie, et le seul menu qui pourra rassasier ces personnes est la Parole de Dieu. Elle est notre pain (Matt. 4 : 4), notre lait et notre blé (1 Cor. 3 : 1-2 ; 52
1 Timothée 3 Héb. 5 : 12-14), notre miel (Ps. 119 : 103). Un pasteur doit prendre le temps de se nourrir lui-même afin qu’il puisse nourrir les autres (1 Tim. 4 : 6). Une église ne s’agrandit pas par l’addition, mais par la nutrition (Éph. 4 : 11-16). La manière dont certains pasteurs perdent leur temps (et leur temps d’église) durant toute la semaine est tragique, alors que le jour du Seigneur ils n’ont pas de nourriture à dispenser au peuple ! Tout comme une famille, une église a besoin de discipline et d’amour. Les enfants qui ne sont pas disciplinés deviennent des rebelles et des tyrans. Les responsables spirituels de l’assemblée doivent appliquer la discipline (1 Cor. 4 : 18 ; 5 : 13 ; 2 Cor. 2 : 6-11). Quelquefois, les enfants ont besoin d’être réprimandés ; à d’autres moments, il est nécessaire que la discipline devienne plus sérieuse. Les enfants ont aussi besoin d’encouragements et d’exemples (1 Thes. 2 : 7-12). Les dirigeants spirituels doivent posséder la gentillesse d’une mère de famille et la rigueur d’un père aimant.
Une assemblée (1 Tim. 3 : 15) Le mot église est la transcription du mot grec ekklesia qui signifie « assemblée ». Il se réfère aux assemblées politiques des cités grecques (Actes 19 : 29, 32) au sein desquelles des citoyens qualifiés traitaient les affaires. Mais il est utilisé plus de cent fois dans le Nouveau Testament pour désigner les églises locales, les assemblées de croyants. Le mot grec signifie « ceux qui sont appelés au-dehors ». (Il est utilisé dans Actes 7 : 38 pour parler de la nation d’Israël appelée hors d’Égypte, mais Israël n’était pas une « église » dans le sens utilisé dans le Nouveau Testament.) Paul voulait que le jeune Timothée apprenne comment « se conduire lui-même » en tant que responsable d’une communauté locale. Les épîtres pastorales sont des guides pour conduire une église locale. De nombreux livres ont été publiés avec pour objectif de nous 53
Soyez fidèles apprendre comment débuter, construire et développer une église, et certains d’entre eux prodiguent de bons conseils. Cependant, les meilleurs conseils pour administrer une église locale se trouvent dans ces trois lettres inspirées. Le jeune pasteur dans sa première paroisse comme le pasteur vétéran dans son ministère peuvent se nourrir des enseignements dispensés pour Timothée et Tite. Il y a plusieurs types « d’assemblées », mais l’église est l’assemblée du Dieu vivant. Dieu a le droit de nous dire comment elle doit être régie parce qu’elle est son assemblée. L’église a été rachetée par le sang du Fils de Dieu (Actes 20 : 28), voilà pourquoi nous devons être attentifs à notre manière de nous conduire. Les responsables d’église ne doivent pas devenir des dictateurs religieux qui abusent des gens pour satisfaire leurs propres buts égoïstes (1 Pi. 5 : 3-5 et 3 Jean 9-12).
La colonne et l’appui de la vérité (1 Tim. 3 : 15-16) Cette image architecturale devait être familière à Timothée à Éphèse, car le grand temple de Diane comptait cent vingt-sept piliers. Le mot appui fait penser à un rempart ou un étai. L’église locale est bâtie à partir de Jésus-Christ, la vérité (Jean 14 : 6 ; 1 Cor. 3 : 915), mais elle est aussi elle-même un pilier et un rempart de la vérité. L’aspect « pilier » de la mission de l’église est de montrer la vérité de la Parole de la même manière qu’une statue est placée sur un piédestal pour que tout le monde puisse la voir. Nous devons proclamer « la parole de vie » de telle façon que le monde puisse la voir (Phil. 2 : 16). La communauté locale témoigne de Jésus-Christ dans les vies des membres croyants. Tel un rempart, l’église protège la vérité et s’assure qu’elle ne tombe pas (car il est dit ailleurs que « la vérité trébuche sur la place publique et la droiture ne peut approcher » – Ésaïe 59 : 14). Quand des églises locales se détournent de la vérité (1 Tim. 4 : 1ss) et compromet54
1 Timothée 3 tent ainsi leur mission, l’ennemi progresse. Il arrive quelquefois que les dirigeants de l’église doivent s’élever contre le péché et l’apostasie. Cela ne les rend pas populaires, mais cela plaît au Seigneur. La plus importante vérité dont l’église doit être témoin est en la personne et l’œuvre de Jésus-Christ (voir 1 Tim. 3 : 16. Il est probable que ce verset est tiré d’un hymne chrétien primitif). Jésus-Christ était Dieu manifesté dans la chair, non seulement à sa naissance, mais durant tout son ministère terrestre (Jean 14 : 19). Bien que son peuple en tant que nation l’ait rejeté, Jésus-Christ était justifié en esprit, car l’Esprit lui a donné la puissance de faire des miracles et de se relever de la mort (Rom. 1 : 4). La présence réelle de l’Esprit dans le monde est elle-même un jugement sur le monde (Jean 16 : 7-11). « Est apparu aux anges » fait penser aux nombreuses fois où les anges furent associés à la vie et à la mission de notre Seigneur. (Le mot angelos, traduit par « ange », signifie aussi « messager », voir Jacques 2 : 25. Paul fait peut-être référence aux messagers choisis pour témoigner du Christ ressuscité). Cependant, Christ n’est pas mort pour les anges, mais pour les pécheurs perdus, et ainsi, il est « prêché parmi les nations ». Cela nous rappelle que les ordres donnés par le Seigneur à son église sont de porter l’Évangile jusqu’aux confins de la terre pour qu’il soit un dans le monde. Le jour de l’Ascension, « il a été élevé dans la gloire » (Actes 1 : 2, 22) et il reviendra un jour pour emporter son église et lui faire partager sa gloire. Quel défi passionnant pour une communauté locale, que de témoigner de Jésus-Christ aux pécheurs perdus, aussi bien en famille que tout autour du monde !
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Warren W. Wiersbe • Pasteur, professeur et conférencier de renommée internationale. Auteur de nombreux livres dont Quand la vie chancelle et les commentaires du Nouveau Testament de la collection « Soyez ».
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En supplément : des questions à la fin du livre permettent d’approfondir votre réflexion.
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« Retiens fermement ce qui t’a été confié, remplis fidèlement ta mission et garde intégralement ces préceptes afin de rester pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Timothée 6 : 14 – Parole vivante). Les trois lettres pastorales de Paul (1 et 2 Timothée, Tite) concernent chaque chrétien. Omniprésent, le thème de la fidélité parcourt chaque chapitre : sois fidèle à la Parole, sois fidèle à ton devoir, sois fidèle aux personnes parmi lesquelles tu exerces ton ministère. La brève lettre à Philémon, recommandant le retour en grâce d’un esclave en fuite, illustre superbement l’action de Dieu en notre faveur. Fort de ce modèle, Paul conseille au maître d’Onésime de régler ce problème tout en restant fidèle au Seigneur. « Je souhaite poursuivre un double but dans ce livre : d’abord vous aider à comprendre la mission d’une église locale et ensuite vous encourager à vous y conformer. Si vous et moi restons fidèles aux tâches que Dieu nous a confiées, alors son œuvre prospérera et son nom sera glorifié » – W. Wiersbe.
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1 et 2 Tim • Tite • Philémon • Soyez fidèles
1 et 2 Timothée • Tite • Philémon • Soyez fidèles
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Warren W. Wiersbe
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COLLECTION « SOYEZ » : COMMENTAIRES BIBLIQUES À LA PORTÉE DE TOUS POUR COMPRENDRE ET METTRE EN PRATIQUE LA PAROLE DE DIEU. À UTILISER SEUL OU EN GROUPE.
Texte de Parole vivante inclus
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Chaque victoire se gagne d’abord à genoux! Motivez votre vie de prière, seul ou en groupe.
Lisez vrai.
Warren W. Wiersbe
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52 méditations pour prier
ISBN 2-910-246-26-4
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fidèles
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W. Wiersbe
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biblique
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commentaire
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Warren W. Wiersbe • Pasteur, professeur et conférencier de renommée internationale. Auteur de nombreux livres dont Quand la vie chancelle et les commentaires du Nouveau Testament de la collection « Soyez ».
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En supplément : des questions à la fin du livre permettent d’approfondir votre réflexion.
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« Retiens fermement ce qui t’a été confié, remplis fidèlement ta mission et garde intégralement ces préceptes afin de rester pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Timothée 6 : 14 – Parole vivante). Les trois lettres pastorales de Paul (1 et 2 Timothée, Tite) concernent chaque chrétien. Omniprésent, le thème de la fidélité parcourt chaque chapitre : sois fidèle à la Parole, sois fidèle à ton devoir, sois fidèle aux personnes parmi lesquelles tu exerces ton ministère. La brève lettre à Philémon, recommandant le retour en grâce d’un esclave en fuite, illustre superbement l’action de Dieu en notre faveur. Fort de ce modèle, Paul conseille au maître d’Onésime de régler ce problème tout en restant fidèle au Seigneur. « Je souhaite poursuivre un double but dans ce livre : d’abord vous aider à comprendre la mission d’une église locale et ensuite vous encourager à vous y conformer. Si vous et moi restons fidèles aux tâches que Dieu nous a confiées, alors son œuvre prospérera et son nom sera glorifié » – W. Wiersbe.
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1 et 2 Timothée • Tite • Philémon • Soyez fidèles
1 et 2 Tim • Tite • Philémon • Soyez fidèles
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COLLECTION « SOYEZ » : COMMENTAIRES BIBLIQUES À LA PORTÉE DE TOUS POUR COMPRENDRE ET METTRE EN PRATIQUE LA PAROLE DE DIEU. À UTILISER SEUL OU EN GROUPE.
1 et 2 Timothée • Tite • Philémon ISBN 2-910-246-26-4
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Texte de Parole vivante inclus
Cyan – Magenta – Jaune – Noir