ABLUTIONS. Lavages ou bains rituels pour se rendre pur avant le service religieux. La pratique des ablutions sert de toile de fond au baptême néotestamentaire. Le terme hébreu rachats désigne habituellement le lavage avec de l’eau, le rinçage ou le bain (Ge 18.4 ; Ex 2.5 ; Ru 3.3). Le mot gr ec louein a le même sens (Ac 9.37 ; 16.33 ; 2 Pi 2.22).
Ancien Testament. On pratiquait les ablutions pour débarrasser une personne de l’impureté d’une condition inférieure ou indésirable et la préparer pour son initiation à une condition supérieure et plus désirable. Aaron et ses fils sont lavés avec de l’eau avant de r evêtir leurs vêtements sacerdotaux et de recevoir l’onction d’huile (Ex 29.4 ; 30.19-21 ; Lé 8.6). De tels lavages préparent le peuple à participer à certains actes du service religieux.
Lorsqu’une personne était impure (Lé 11 – 15), elle devait pratiquer des ablutions pour devenir pure. Par ce procédé, elle pouvait symboliquement affirmer être pure et non coupable de péché dans un cas particulier (De 21.1-9).
À certains moments, les ablutions impliquaient le lavage ou le bain complet, comme lorsque les Hébreux se baignaient dans l’eau et lavaient leurs vêtements (Lé 14.8 ; 15.5 ; No 19.7,8). Ce rite se pratiquait dans certains lieux, comme une eau vive (Lé 15.13), une piscine (Jn 9.7) ou une rivière (2 R 5.10), ou encore dans la cour intérieure d’une maison (2 S 11.2).
Dans certains mouvements de la tradition hébraïque, l’importance des ablutions rituelles devint un élément central de la pratique religieuse, avec ses descriptions minutieuses de la manière dont la personne devait se laver avant de pratiquer certaines activités. Des adeptes des groupes les plus stricts ne seraient pas entrés dans une maison sans se laver préalablement. Ils se lavaient d’abord une main, pour qu’elle soit purifiée et en mesure de laver la seconde.
Les enseignements de l’Ancien Testament n’accordent pas autant d’importance et ne donnent pas autant de détails sur les ablutions. Ils insistent davantage sur la pureté intérieure. La purification extérieure n’est qu’un symbole (Ps 24.4 ; 51.9 ; 73.13). Nouveau Testament. Dans Hébreux 6.2, l’auteur exhorte les chrétiens à dépasser le stade des discussions sur les questions élémentaires, parmi lesquelles il cite la doctrine « des baptêmes » (litt. « ablutions »).
Peut-être évoque-t-il les discussions concernant les différences entre le baptême chrétien et d’autres ablutions. Hébreux 9.10 fait allusion aux « diverses ablutions » que les Hébreux pratiquaient sous la loi, mais qui ne sont plus nécessaires puisque Christ « s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d’hommes » (v. 28).
Marc 7.4 rappelle que, parmi les traditions observées par les pharisiens, il y a « le lavage des coupes, des cruches et des vases d’airain ». Ils « ne mangent pas sans s’être lavé soigneusement les mains » (v. 3). Ils font tout cela pour suivre « la tradition des anciens ». Jésus qualifie celle-ci de « tr adition des hommes » qui, dans bien des domaines, consiste à abandonner « le commandement de Dieu » (v. 8). Il cite les paroles d’Ésaïe, qui font passer la pureté du cœur avant l ’obéissance stricte à des règles (v. 6).
Dans les manuscrits de la mer Morte de la communauté essénienne – une secte juive stricte – exhumés à Qumran, les archéologues ont trouvé des exemples de pratiques juives du temps de Jésus. Les fouilles ont révélé un vaste réseau de bassins et de bains utilisés pour les ablutions rituelles.
Dans le NT, le seul bain ordonné est celui du baptême (Ac 22.16 ; 1 Co 6.11). Éphésiens 5.26 mentionne un lavage qui pourrait être une référence au baptême ; si tel est le cas, il déclare que le baptême en soi est un rite inefficace, mais mentionne l’action de la Parole de Dieu dans la vie du baptisé. La purification intérieure doit aller de pair avec le lavage extérieur (Hé 10.22).
Jimmy Albright et Chad Brand
ABNER. Nom de personne signifiant : « Père est une lampe. » Cousin de Saül et c hef suprême de son armée (1 S 14.50). À la mort de Saül, il prend le parti d ’Isch-Boscheth, le fils de Saül (2 S 2.8), jusqu’au jour où Isch-Boscheth l’accuse de trahison pour avoir pris l’une des concubines de Saül (3.7,8). Abner reporte alors sa loyauté à David. Joab, le général de David, devient jaloux lorsque le roi accueille Abner. Joab tue alors Abner, qui est enterré à Hébron (2 S 3 ; voir aussi 1 S 17.55-58 ; 20.25 ; 26.5,14,15).
ABRAHAM. Nom de personne signifiant « père d’une multitude ». Premier patriarche hébreu, il est connu comme le suprême exemple de foi. Fils de Térach et descendant de Sem, fils de Noé (Ge 11.27), il passe son enfance à Ur, en Chaldée, importante ville sumérienne. Au début, il est connu sous le nom d’Abram (« Père exalté »), mais plus tard son nom est transformé en Abraham (« père d’une multitude », 17.5).
Térach, son père, s’installe à Charan avec sa famille (11.31). C’est là qu’il meurt. Dieu appelle alors Abram à migrer dans le pays de Canaan en lui donnant l’assurance qu’il deviendra père d’une grande nation. Il vit successivement à Sichem, Béthel, Hébron et BeerSchéba. Lorsqu’Abram et sa femme se rendent en Égypte à cause d’une famine (12.10), la beauté de Saraï attire l’attention du pharaon, mais Dieu intervient pour sauver Saraï. Ce malentendu survient parce

Ville Ville (emplacement incertain) Pic montagneux Tracé de la route suivie par Abraham Autre tracé possible
Tentative d’Abraham d’offrir Isaac au mont Morija.
Emplacement possible de Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm. Dieu promet un fils à Abraham et à Sara. Abraham quitte Canaan et s’en va en Égypte.
Grotte de Macpéla
entre Abraham et Lot

ABRAHAM AU PAYS DE CANAAN GENÈSE 11.27 –12.9
LÉGENDE Ville Ville (emplacement incertain) Voyage d’Abraham en Égypte et retour en Canaan Parcours d’Abraham dans ses combats contre les rois ennemis Route militaire suivie par les rois du Nord dans Genèse 14
de Schavé
Puits de Lachaï-roï
Agar apprend qu’elle va mettre au monde un fils, Ismaël. Abraham reçoit la bénédiction de Melchisédek.
qu’Abram avait présenté celle-ci comme sa sœur et non comme sa femme. En réalité, elle était sa demisœur (20.12). De retour au pays de Canaan, Abram reçoit d’autres promesses de Dieu (Ge 15). Il décide de se susciter lui-même une postérité en prenant Agar, la servante de Saraï, comme concubine. Leur union donne naissance à Ismaël, mais celui-ci n’est pas destiné à devenir la postérité d’Abram. Même après une nouvelle confirmation de l’alliance (17.1-21), au cours de laquelle la circoncision est établie comme signe de l’alliance, Abram et Saraï attendent encore que s’accomplisse la promesse d’un héritier.
Puis Saraï, dont le nom devient Sara (« princesse »), donne enfin naissance au fils promis, Isaac (« rire »), alors qu’Abraham a 100 ans. La présence d’Ismaël pr ovoque des tensions dans la famille, si bien que l ’enfant est chassé dans le désert de Paran avec sa mère Agar. Sur la montagne de Morija, Dieu met à l’épreuve la foi et l’obéissance d’Abraham en lui d eman dant d ’offrir Isaac en sacrifice. Au dernier moment, Dieu pourvoit à un sacrifice de substitution qui épargne la vie de l ’enfant. Dieu récompense la fidélité d’Abraham en lui renouvelant, ainsi qu’à son fils, la promesse d’une grande bénédiction et de la formation d’une grande nation.
Plus tard, Sara meurt et est enterrée dans la caverne de Macpéla (23.19). Abraham cherche alors une épouse pour son fils Isaac. Il trouve une femme nommée Rébecca parmi sa parenté en Mésopotamie, et Isaac l’épouse avec bonheur (24.67). Âgé, Abraham se remarie et suscite une postérité nombreuse, après quoi il meurt, à l’âge de 175 ans. Abraham a reconnu Dieu comme le Seigneur tout-puissant au-dessus de tous et l’auteur d’une alliance en vertu de laquelle les Hébreux formeraient une nation puissante. Par la suite, Dieu sera connu comme le Dieu d’Abraham (Ex 3.6). Dieu a révélé par lui son plan de salut pour les hommes (2.24). Les promesses faites à Abraham sont devenues une certitude pour les générations subséquentes (32.13 ; 33.1). Abraham est connu comme « l ’ami de Dieu » (2 Ch 20.7).
Jean et Paul ont expliqué que l’appartenance à la descendance d’Abraham ne garantissait pas le salut (Mt 3.9 ; Ro 9). Des étrangers seront avec lui dans le royaume de Dieu (Mt 8.11 ; voir aussi Lu 16.23-30). Jésus a invité au salut des fils perdus d’Abraham (Lu 19.9). Les vrais enfants d’Abraham pratiquent les œuvres de celui-ci (Jn 8.39).
Paul considère Abraham comme le grand exemple de la foi (Ro 4 ; Ga 3). L’épître aux Hébreux présente Abraham comme le modèle de celui qui, le premier, a donné la dîme (Hé 7), et qui occupe une grande place dans l’énumération des héros de la foi (Hé 11). Jacques
s’appuie sur l’exemple d’Abraham pour montrer que la justification par la foi se voit à travers les œuvres (Ja 2.21-24). R. K. Harrison
ABRAHAM, SEIN (D’). Lieu où les anges conduisent le pauvre Lazare lorsqu’il meurt. La coutume romaine de prendre ses repas en position inclinée autour de la table était courante parmi les Juifs. Dans cette position, une personne s’appuyait sur le sein de son voisin. Être le plus près de l’hôte, s’appuyer sur son sein, constituait la marque d’honneur suprême. Après sa mort, Lazare est consolé en étant placé le plus près possible du père de toute la nation hébraïque (Lu 16.22,23).
Voir Ciel.
ABRAM. Nom de personne signifiant : « Père exalté. » Nom d’Abraham (« pèr e d’une multitude ») dans Genèse 11.26 – 17.4. Voir Abraham.
ABRONA. Nom de lieu signifiant « passe » ou « passage ». Lieu de campement dans le désert (No 33.34). Emplacement inconnu, mais ce lieu était vraisemblablement situé près d’Etsjon-Guéber, à la pointe nord du golfe d’Aqaba.
ABSALOM. Nom de personne signifiant « pèr e de paix ». Troisième fils du roi David ; révolté contre son père, il est tué par Joab, le commandant de l’armée de David (2 S 3.3 ; 13 – 19). Absalom n’a semble-t-il pas apprécié d’avoir été ignoré par son père, auquel il

reproche l’absence de punition infligée à son frère Amnon, coupable d’avoir violé Tamar, sa sœur légitime. Trop gâté et ambitieux, Absalom se présente comme le porte-parole du peuple (15.1-6), qui finit par le proclamer roi à Hébron (15.10), à l’endroit même où David avait été oint (2.4). Devant la montée en puissance d ’Absalom, David se rend compte qu’il doit quitter Jérusalem (15.14). Il demanda à son armée de retrouver Absalom, mais de ne pas lui faire de mal (18.5). Cependant Joab, le chef suprême de l’armée de David, tue le fils rebelle, resté suspendu à une branche d’arbre par sa chevelure (18.9-14). Les lamentations de David devant la mort d’Absalom montrent la profondeur de l’amour d’un père qui pleure la perte d’un fils et qui regrette amèrement ses propres lacunes à l’origine des drames familiaux et nationaux. Voir Abisalom. Robert Fricke et Chad Brand
ABSINTHE. Plante non toxique, mais amère, commune au Moyen-Orient. L’absinthe est souvent utilisée par analogie pour parler d’amertume et de chagrin. Les prophètes de l’Ancien Testament décrivaient l ’absinthe comme le contraire de la justice et du droit (Am 5.7 ; Jé 23.15). L’Apocalypse appelle Absinthe l’une des étoiles flamboyantes qui apportent la destruction (8.10-11).
ABSTINENCE. Privation volontaire de certaines choses comme la consommation de certains aliments ou boissons alcoolisées. Ancien Testament. Les principaux cas d’abstinence dans l’AT concernent le sabbat (Ex 31.14,15), les lois relatives à l’alimentation (Lé 11 ; 19.23-25 ; De 14), le vœu de naziréat (No 6) et le jeûne. Bien qu’il ne soit pas propre aux Israélites, le respect du sabbat et des lois relatives à l’alimentation est devenu une de leurs caractéristiques distinctives dans les cultures étrangères.
Le vœu de naziréat, qui impliquait la privation volontaire de tout produit fermenté et de tout produit de la vigne, était parfois observé à vie (Jg 13.5-7). Le jeûne se pratiquait en signe d’humiliation devant le Seigneur. Il impliquait la privation de nourriture ou de boisson, et parfois des deux. Le jour des Expiations s’accompagnait du jeûne le plus important en Israël. Voir Naziréen, Naziréat.
Nouveau Testament. Les formes vétérotestamentaires d’abstinence se pratiquaient encore sous le Nouveau Testament, mais ont souvent donné lieu à d’âpres controverses entre Jésus et les chefs religieux (Mc 2.18 – 3.6). Jésus souligne la priorité des motivations intérieures sur l’observance extérieure dans de telles pratiques en dénonçant l’hypocrisie qui s’y rattachait souvent (Mt 6.16-18). Paul préconise de s’abstenir
de tout ce qui peut offenser quelqu’un ou provoquer sa chute (Ro 14 ; 1 Co 8). Ce principe inspire souvent les pratiques contemporaines. Michael Fink
ABUS CONJUGAL. Mauvais traitements physiques, émotionnels ou sexuels infligés à un partenaire conjugal. L’abus conjugal est une question particulièrement grave aux yeux de Dieu, car elle brise la relation matrimoniale établie comme fondement de la société (Ge 2.24). Des récits bibliques tels que l’histoire d’Abraham faisant passer sa femme pour sa sœur en Égypte (Ge 12.10-20 ; v oir aussi 20.2-14 ; 26.6-11) décrivent les conséquences de l’abus conjugal.
La Bible décrit les traits caractéristiques des personnes qui maltraitent leur conjoint. Les hommes jaloux agissent au-delà des limites du contrôle (Pr 6.34). Parfois, des paroles gentilles et douces, des « paroles onctueuses », masquent la violence (Ps 55.22). Les effets des péchés commis par une personne sont ressentis par les générations qui lui succèdent (Ex 34.7), un schéma bien connu dans les familles ayant vécu des maltraitances.
Bien que le mari soit le chef de sa femme, ses actions envers elle doivent être semblables à celles du Christ envers l’Église (1 Co 11.3 ; Ép 5.23,24). Chaque mari doit aimer sa femme comme il s’aime lui-même (Ép 5.25 – 33), en lui témoignant une grande considération (1 Pi 3.7), de l’honneur (1 Th 4.4) et de la douceur (Col 3.19). Un époux doit pourvoir aux besoins de sa famille, car ne pas le faire le rendrait pire qu’un incroyant (1 Ti 5.8).
Dieu a choisi le mariage pour symboliser sa relation avec Israël et l’Église. Toute action qui ternit la relation matrimoniale, comme l’abus conjugal, déshonore Dieu. Voir Mariage.
ACACIA. Bois dur avec un grain fin de toute beauté et qui s’assombrit avec l’âge. Les insectes détestent le goût de l’acacia, qui présente aussi l’avantage d’être tellement dense que l’eau et les autres agents de décomposition y pénètrent difficilement. Les Israélites plantèrent leurs tentes près du Jourdain, entre BethJeschimoth et Abel-Sittim, qui signifie « le pr é des acacias » (No 33.49).
Moïse reçoit les instructions relatives à la construction du tabernacle sur le mont Sinaï (Ex 25 – 31), dans le désert d’Arabie (Ga 4.25), où l’acacia figure parmi les arbres les plus grands des quelques espèces présentes. Parmi les objets en bois d’acacia fabriqués pour le tabernacle, il y a, outre les planches du tabernacle, l’arche de l’alliance et ses barres de bois, la table des pains de proposition et ses barres, l’autel d’airain et ses barres, l’autel des parfums et ses barres, ainsi que

toutes les barres et leurs supports pour y suspendre les voiles (Ex 36.20,31,36 ; 37 ; 38).
Le bois d ’acacia était tellement précieux, qu’en plus des offrandes d’argent et d’airain, tous ceux qui possédaient du bois d’acacia (sittim) en offraient à l’Éternel. Selon Joël 3.18, « en ce temps-là », Juda bénéficiera d’une source qui arrosera la vallée de Sittim. Voir Arche de l’alliance ; Autel ; Plantes ; Sittim.
ACAN. Dans Josué 7.1, il s’agit d’un membre de la tribu de Juda, qui dérobe une partie du butin et provoque le mécontentement divin ainsi que la défaite de l’armée israélite. Après la bataille d’Aï, l’Éternel indique à Josué qu’Israël a connu la défaite parce que l’ordre de tout dévouer par interdit a été transgressé (v. 11). Acan est déclaré coupable ; lui et sa famille sont lapidés (v. 25). On trouve aussi la graphie « Acar » (1 Ch 2.7). Voir Aï ; Josué.
ACAR. Voir Acan.
ACBOR. Nom de personne signifiant « souris ». 1. Père d’un des rois du pays d’Édom (Ge 36.38). 2. Un des hommes auxquels le roi Josias a chargé de demander à Dieu le sens du livre de la loi, trouvé dans temple. Lui et ceux qui l’accompagnent reçoivent la Parole de Dieu de la bouche de Hulda, la prophétesse (2 R 22.12-14). 3. Père d’Elnathan que Jojakim envoie en Égypte pour en ramener le prophète Urie, que le roi fait mettre à mort (Jé 26.22 ; voir aussi 36.12).
ACCAD. Nom de lieu d’une célèbre cité de Mésopotamie, gouvernée par Sargon I vers 2350 av. J.-C. (Ge 10.10). On ne connaît pas son emplacement exact. Elle a donné son nom à la langue akkadienne en usage à Babylone et en Assyrie.
ACCENT GALILÉEN. Particularité du langage de Pierre qui révèle son origine galiléenne. À cause de cet
accent, une servante soupçonne Pierre d’être un disciple de Jésus de Nazareth, en Galilée (Mt 26.73 ; voir aussi Jg 12.5,6, où la façon de parler de certaines personnes trahit leur origine). Voir Schibboleth.
ACCEPTATION. Le fait d’être accueilli, parce q u’approuvé, ou reçu avec plaisir. Dans la Bible, il est souvent dit que des choses ou des personnes sont acceptables pour les hommes ou pour Dieu. L’acceptation humaine (ou le rejet) d’autres humains est conditionnée par plusieurs facteurs comme la race, la classe sociale, le clan, le sexe, les actions de l’être concerné, les préjugés, etc. Au niveau humain, Jésus a montré qu’il faut accepter et aimer tous les êtres humains pour eux-mêmes, tout simplement parce que ce sont des êtres créés à l’image du Père aimant (Ge 1.26,27 ; Mt 5.43-48).
C’est le péché qui, par-dessus tout, empêche Dieu de considérer une personne comme acceptable à ses yeux (Ge 4.7 ; És 59.2). Dès les temps les plus reculés, les adorateurs ont offert des sacrifices à Dieu pour tenter de se rendre acceptables. Plus tard, la loi révèle plus clairement ce qu’il faut faire pour être acceptable aux yeux de Dieu. Cette révélation inclut des actions morales (Décalogue) ainsi que des sacrifices (Lévitique). Israël succombe à la tentation de séparer le sacrifice de l’action éthique, si bien que les grands prophètes rappellent constamment la vérité selon laquelle aucun sacrifice n’est acceptable s’il est dissocié d’un traitement équitable d’autrui (És 1.10-17 ; Am 5.21-24). Les conditions de l’acceptation sont résumées dans Michée 6.6-8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l ’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » L’attitude correcte d’humilité est aussi importante que la bonne action (Ps 51.18,19 ; 1 Pi 5.5,6). Jésus résume la loi et les prophètes dans deux grands commandements (Mt 22.37-40) et en fait une condition pour obtenir la vie éternelle (Lu 10.25-28). Pour Paul, la loi poursuit deux buts. D’abord, elle fait connaître les exigences de Dieu et révèle du même coup la nature pécheresse de l’homme (Ro 3.20). Ensuite, la loi morale, en tant qu’expression fidèle de la volonté de Dieu, reste un objectif à atteindre ou un guide à suivre, même quand on sait que Dieu ne peut accepter l’homme sur la seule base de son observance. Le NT affirme que Jésus a accompli ce qu’il fallait pour que Dieu puisse accepter l’être humain. Dès le début de son ministère, Jésus a annoncé que ce dernier incluait la proclamation d’une année de grâce du Seigneur, le temps du salut (Lu 4.19). Jésus a révélé la volonté de Dieu plus clairement que jamais (Hé 1.1,2) ;
il a détruit les œuvres du diable (1 Jn 3.8), mais par dessus tout il a effacé le péché « par son sacrifice » (Hé 9.26). Paul assimile l’acceptation par Dieu à la justification. Les gens sont rendus acceptables devant Dieu parce que le sacrifice de Jésus a satisfait les justes exigences de la loi (Ro 3.21-26 ; 8.3-5). Hébreux présente Jésus comme le véritable Souverain sacrificateur : il offre le sacrifice parfait qui purifie efficacement, ou couvre le péché de sorte qu’il ne constitue plus un obstacle pour l’acceptation par Dieu (Hé 9.11-14,26). Paul et l’auteur de Hébreux enseignent tous deux que, pour être vraiment accepté par Dieu, il faut croire, c’està-dire accepter l’offre divine d’acceptation en Christ et s’engager à suivre la voie de Jésus en le confessant comme Seigneur. Voir Amour ; Expiation ; Justification. Joe Baskin
ACCÈS. Permission et possibilité de pénétrer dans une zone sécurisée ou dans la présence d’un personnage important, Dieu par exemple. Dans la sphère humaine, l’accès concernait habituellement les individus autorisés à rencontrer le roi en personne (Est 1.14). Ils avaient le privilège de se retrouver en présence du roi (Za 3.7). Chaque cour royale avait ses propres règles. La cour perse du temps d’Esther punissait de mort quiconque cherchait à se retrouver en présence du roi sans en avoir reçu la permission (Est 4.11). Le NT enseigne que n’importe qui peut avoir accès à Dieu
parce que, par sa mort sur la croix, Jésus a ouvert la voie. Tous ceux qui professent une foi personnelle en Jésus et s’appuient sur la grâce divine bénéficient de cet accès. Celui-ci s’accompagne de la paix et de l’espérance éternelles (Ro 5.1,2), mais il dépend toujours de la faveur royale du Souverain des cieux, et non de conditions d’entrée fixées ou remplies par les humains. Non-Juifs et Juifs ont un libre accès au Père par la mort de Christ sur la croix et par l’œuvre du Saint-Esprit présent dans la vie du croyant (Ép 2.10-18). Le dessein éternel divin était d’accorder l’accès à Dieu par la foi en Christ ; un accès qui confère au croyant confiance et hardiesse pour s’approcher de Dieu (3.12). Les pratiques religieuses de l’AT ne permettaient qu’au souverain sacrificateur d ’entrer dans le lieu très-saint, et seulement une fois par an (Lé 16.2,34). Par Christ, les croyants ont un accès permanent au lieu le plus saint, là où Dieu demeure (Hé 10.19-22).
ACCO. Nom de lieu d’un célèbre port méditerranéen au nord du mont Carmel. Territoire attribué à Aser, qui ne put le conquérir (Jg 1.31). Les Grecs donnèrent à Acco le nom de Ptolémaïs. Lors de son troisième voyage missionnaire, Paul a passé une journée à Ptolémaïs (Ac 21.7). Selon des documents du ProcheOrient, la ville a une longue histoire qui remonte à 2 000 ans av. J.-C., mais elle ne joue qu’un rôle mineur dans le récit biblique.

ACCOMPLIR. Verbe utilisé de trois façons qui mér i tent une attention particulière : dans un s ens éthique (respecter ou satisfaire des exigences), dans un sens prophétique (conformité vis-à-vis de ce qui a été promis, prédit ou préfiguré) et dans un sens temporel (en lien avec la venue des temps décrétés par Dieu). Le sens éthique apparaît dans l’AT uniquement en lien avec l’accomplissement d’un vœu (Lé 22.21 ; No 15.3), jamais en rapport avec la loi. Dans le NT, Jésus se soumet au baptême de Jean, s’identifiant ainsi aux pécheurs pour accomplir « t out ce qui est juste » (Mt 3.15), c’est-à-dire remplir les conditions que Dieu a fixées pour sa vie. Jésus décrit qu’il n’est pas venu « pour abolir la loi ou les prophètes ; […] mais pour accomplir » (M t 5.17). Le NT déclare à plusieurs reprises que l’amour est l ’accomplissement de la loi (Ro 13.8-10 ; Ga 5.14 ; Ja 2.8).
Dans l’Écriture, le verbe « accomplir » apparaît le plus souvent dans un sens prophétique, relativement à ce qui a été promis, prédit ou préfiguré. L’accomplissement des prophéties à travers la vie de Jésus est un thème majeur dans l’Évangile selon Matthieu. La prophétie d’Ésaïe (7.14) s’est accomplie non seulement en ce que Jésus a été mis au monde par une femme vierge, mais aussi en ce qu’il a incarné l’ Emmanuel (« Dieu avec nous ») de la prophétie (voir Mt 1.22,23 ; 28.20). Durant son passage sur la terre, Jésus a accompli l’Écriture à travers son ministère (És 8.23 – 9.1 ; 53.4), aussi bien en paroles (Mt 4.14-17) qu’en actes (8.16,17).
La recommandation faite par Jésus de ne pas le faire connaître (Mt 12.16) et son habitude d ’enseigner sous forme de paraboles (13.35) ont participé à l’accomplissement de l’Écriture (És 42.1-3 ; Ps 78.2), tout comme son entrée humble dans Jérusalem (Mt 21.4,5 ; Za 9.9) et son arrestation comme malfaiteur (Mt 26.55,56).
Sur plusieurs points, le récit de la vie de Jésus confér ait un sens nouveau à l’histoire d ’Israël. Comme Israël, Jésus était le Fils de Dieu appelé hors d’Égypte (Mt 2.15 ; Os 11.1). La souffrance des mères d’Israël (Jé 31.15) fait écho à celle des mères de Bethléhem (Mt 2.17,18) – des contextes différents, mais qui préfiguraient tous deux le sort de l’Enfant Jésus, épargné dans un premier temps pour mourir ultérieurement.
L’Évangile selon Luc et le livre des Actes s’intéressent particulièrement aux souffrances de Christ et à la glorification qui en a découlé comme l’accomplissement des attentes de tout l’AT, la loi, les prophètes et les Écrits (Lu 24.25-27,44-47 ; Ac 3.18 ; 13.27-41).
Dans l’Évangile selon Jean, le refus du peuple de reconnaître l’action de Dieu à travers les signes de Jésus et d’accepter le témoignage de Jésus est présenté comme accomplissement de l’Écriture (12.37-41 ; voir aussi Mc 4.11,12). Jean considère aussi les détails de
l’histoire de la Passion comme l’accomplissement de l’Écriture (Jn 19.24,28 ; Ps 22.19 ; 69.22). Jésus est plus souvent présenté comme l’accomplissement typologique des institutions de l’AT que comme l ’accomplissement de la prophétie prédictive. Jésus est « l ’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jn 1.29), une référence probable à l’agneau pascal (Jn 19.14). Jésus établit un lien entre le ciel et la terre (Jn 1.51), notamment dans l’histoire de Jacob à Béthel (Ge 28.12). À Cana, le don du vin par Jésus préfigure les bénédictions futures de Dieu (Jn 2.1-11 ; És 25.6 ; Joë 3.18 ; Am 9.13 ; Za 9.17). Le corps de Jésus, qui devait mourir puis ressusciter, est assimilé à un temple détruit puis relevé trois jours plus tard (Jn 2.19-21). Par son élévation sur la croix (Jn 3.14), Christ a rappelé le serpent érigé par Moïse dans le désert (No 21.9), et il a représenté la manne vivifiante venue du ciel en donnant sa vie sur la croix (Jn 6.31-33 ; Ex 16.15). Dans l’Évangile selon Jean, les références temporelles suggèrent souvent que Jésus a conféré un nouveau sens aux fêtes religieuses d’Israël (la Pâque, Jn 2.13 ; 6.4 ; 11.55 ; la fête des Tabernacles, 7.10 ; la fête de la Dédicace, 10.22).
Paul déclare à propos de Christ : « pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui » (2 Co 1.20). Comme Jean, Paul fait un usage abondant de la typologie. Christ était préfiguré par Adam (Ro 5.12-21 ; 1 Co 15.22,45-49), par le rocher dans le désert (1 Co 10.4) et par l’agneau pascal (1 Co 5.7).
Les expressions temporelles du genre « les temps ont été accomplis » s’appliquent aux temps décrétés par Dieu, comme le temps du ministère de Christ (Ga 4.4 ; voir aussi Mc 1.15 ; Ép 1.10), le temps de la domination des nations sur Israël (« temps des nations », Lu 21.24) ou le temps de l’apparition de l’homme impie (« l ’adversaire […] en son temps », 2 Th 2.4-6).
Chris Church
ACCUSATEUR. Terme juridique à propos d’une personne qui déclare une autre coupable de crime ou d’une offense morale. Satan est un terme hébreu traduit par « accusateur » (voir Ps 109.6 dans différentes traductions). Toute fausse accusation était sévèrement punie (De 19.15-21). Le psalmiste prie pour que ses accusateurs soient jugés (Ps 109.4,20,29). Des faux accusateurs ont conduit à la condamnation et à l’exécution de Christ (Mt 27.12). Les accusateurs juifs ont incité Paul à faire appel à Rome (Ac 25.11). Voir Satan.
ACHAB. Nom de personne signifiant « f rère du père ». 1. Septième roi d’Israël (le royaume du Nord), marié à Jézabel, une étrangère ; il provoque la colère de Dieu plus que tous les rois qui l’ont précédé en

Israël. Achab est le fils et successeur d’Omri. Bien que marqué par certains succès politiques et militaires, son règne de vingt-deux ans (874-853 av. J.-C.) est entaché de compromissions et de faillites spirituelles (1 R 16.30).
Le mariage d’Achab avec Jézabel, une princesse phénicienne, a eu des avantages commerciaux et politiques. Sur le plan commercial, il a permis d’introduire en Samarie des marchandises convoitées et a ouvert la voie à de grands échanges de produits par voie maritime. Au niveau politique, cette union a mené à l’annihilation de toute menace phénicienne.
Sous le règne d’Achab, Israël jouit de la paix avec Juda, en grande partie grâce au mariage arrangé entre la princesse Athalie et Joram, le futur roi de Juda. Cette alliance débouche sur des efforts conjoints pour renforcer le commerce maritime (1 R 22.48 ; 2 Ch 20.35-37) et sur une campagne militaire commune en vue de reprendre la ville de Ramoth en Galaad, tombée sous le contrôle araméen (1 R 22.2-40).
Durant tout son règne, Achab a gardé le contrôle sur Moab, dont le roi lui payait un lourd tribut pour préserver sa position royale (2 R 3.4). Différentes découvertes archéologiques (notamment la Pierre de Moab) confirment l’oppression exercée sur Moab par Achab et son père Omri.
Achab remporte deux grandes batailles contre le roi syrien Ben-Hadad, mais il est mortellement blessé lors de la troisième. Bien que non mentionnée dans la Bible, sa participation à la grande bataille de Qarqar (853 av. J.-C.) est rapportée sur une inscription de
Salmanasar III d’Assyrie, d’après lequel Achab aurait engagé 2 000 chars et 10 000 hommes dans la bataille.
Le règne d’Achab en Samarie se caractérise par une prospérité matérielle croissante et de l’apostasie spirituelle. D’après 1 Rois 22.39, il a construit une « maison d’ivoire » pour Jézabel, dont les restes ont été découverts dans les fouilles effectuées par Harvard sur le site. Des chambres et du mobilier étaient décorés d ’incrustations d’ivoire, qui représentaient bien souvent des divinités égyptiennes. La soumission du roi aux influences idolâtres se voit dans la construction d’un temple pour Baal (1 R 16.32), dans l’extermination des prophètes de l’Éternel (18.4,19) et l’appropriation d’une propriété appartenant à un Israélite (1 R 21). Achab semble avoir adoré Yahweh, le Dieu d’Israël, probablement en même temps que d’autres divinités. Le roi consulte souvent les prophètes de Yahweh (1 R 20.13,14,22,28 ; 22.8,16), donne à ses enfants des noms dérivés de celui de Dieu (Achazia, Joram et Athalie) et ne réagit visiblement pas après l’exécution des prêtres de Baal, consécutive à leur confrontation avec Élie sur le mont Carmel (18.40). Toutefois, l’emprise de Jézabel sur lui éclipse toute influence significative des prophètes de l’Éternel sur sa vie. Il est devenu le type même du mal (Mi 6.16). 2. Faux prophète vivant à Babylone ; il pr ophétise des mensonges et subit la condamnation de Jérémie (Jé 29.20-23).
John J. Davis
ACHAÏCUS. Nom de personne du messager venu de Corinthe trouver Paul avant que celui-ci n’écrive
1 Corinthiens (16.17). Sa présence et celles de Stephanas et de Fortunatus ont encouragé Paul. Ces trois hommes ont donné à l’apôtre des nouvelles de Corinthe, et peut-être même une lettre de cette Église (7.1). Ils ont peut-être aussi apporté la lettre de Paul à cette Église.
ACHAÏE. Province romaine dont Gallion était le proconsul à l’époque de l’apôtre Paul (Ac 18.12). Ce territoire comprenait approximativement la moitié méridionale de l’ancienne Grèce, y compris le Péloponnèse. Il incluait les grandes villes de Sparte, Athènes et Corinthe, son centre administratif. Paul prêcha avec succès dans cette province (v. 27,28).
ACHARCHEL. Nom de personne à la signification inconnue. Descendant de Juda (1 Ch 4.8).
ACHASBAÏ. Père d’un chef de l’armée de David (2 S 23.34 ; 1 Ch 11.35) qui venait vraisemblablement de Maaca.
ACHASCHTHARI. Nom de personne et de la nationalité dans la langue perse, signifiant « r oyaume » Membre de la tribu de Juda et du clan de Caleb (1 Ch 4.6), la forme du mot indiquant aussi bien un groupe politique qu’un ancêtre, comme c’est le cas dans plusieurs généalogies bibliques. On ne sait rien d’autre de l’individu ni de la nation.
ACHAZ. Nom de personne signifiant « possesseur » ou : « Il a soutenu. » 1. Mauvais roi de Juda (735-715 av. J.-C.). Achaz est le fils et successeur de Jotham comme roi de Juda, et le père d’Ézéchias. Il est décrit comme un homme mauvais qui suit les pratiques idolâtres les plus horribles (2 R 16.3). Durant son règne de seize ans, il est contemporain des prophètes Ésaïe et Michée. Ésaïe prodigue ses conseils à Achaz lorsque la Syrie, conduite par Retsin, et Éphraïm, sous le commandement de Pékach, roi d’Israël, attaquent Jérusalem. Le prophète Oded sauve quelques captifs emmenés par Israël (2 Ch 28). Achaz refuse d’écouter Ésaïe et appelle Tiglath-Pileser III, roi d’Assyrie, à son secours (És 7). Cet appel ainsi que l’imbroglio qui en résulte entraînent des conséquences religieuses et politiques désastreuses : la sujétion d ’Achaz à la domination assyrienne. Le roi de Juda fait même un autel en copiant un modèle syrien et le dresse dans le Temple (2 R 16.11). Achaz connaît l’humiliation ultime de ne pas être mis dans une tombe royale (2 Ch 28.27). Voir Époque biblique, chronologie (de l’) ; Israël, pays (d’). 2. Homme de Benjamin, descendant du roi Saül (1 Ch 8.35,36 ; 9.42).
ACHAZIA. Nom de deux souverains dans l’AT : le roi d’Israël (850-840 av. J.-C.) et le roi de Juda (vers 842 av. J.-C.). Ce nom signifie : « L’Éternel a saisi. » 1. Fils et successeur d’Achab sur le trône d’Israël (1 R 22.40). Il règne deux ans et meurt à la suite d’une chute dans son palais à Samarie (2 R 1.2-17). Le prophète Élisée prédit la mort d’Achazia pour avoir cherché du secours auprès de Baal-Zebub, dieu d’Ékron, au lieu de l’attendre de Yahweh 2. Fils et successeur de Joram à la tête du royaume de Juda (8.25), il ne règne qu’un an puis meurt des suites des blessures infligées par Jéhu, qui l’a poursuivi après sa visite au roi Joram d’Israël (9.27). Ces deux rois ont un lien de parenté. Athalie, la mère d’Achazia de Juda, est la sœur d’Achazia d’Israël.
ACHBAN. Nom de personne signifiant : « Le frère est sage » ou « Le frère est créateur ». Membre du clan de Jerachmeel (1 Ch 2.29).
ACHER. Nom de personne signifiant : « autr e ». Membre de la tribu de Benjamin (1 Ch 7.12) ; peut-être une autre façon d’écrire le nom Achiram (No 26.38).
ACHI. Nom de personne signifiant « mon f rère ». 1. Membre de la tribu de Gad (1 Ch 5.15) qui vivait en Galaad. 2. Membre de la tribu d’Aser (7.34).
ACHIAM. Nom de personne à la signification incertaine. L’un des trente vaillants hommes de David (2 S 23.33).
ACHICHUD. Nom de personne signifiant : « Mon frère est une énigme. » Membre de la tribu de Benjamin (1 Ch 8.7).
ACHIÉZER. Vaillant guerrier qui rejoint David à Tsiklag. Il est adroit des deux mains et fait partie de la tribu de Benjamin, celle du roi Saül, qui menace David (1 Ch 12.1-3).
ACHIJA. Nom de personne ayant plusieurs orthographes en hébreu. Il signifie : « Mon frère est l’Éternel. » 1. Sacrificateur de la famille d’Éli à Silo (1 S 14.3,4). Il apporte l’arche de Dieu à Saül (v. 18). 2. Secrétaire de Salomon (v. 3). 3. Prophète de Silo qui déchire ses vêtements en douze morceaux avant d’en donner dix à Jéroboam pour signifier que Dieu déchirera le royaume après la mort de Salomon (1 R 11.29-39). Plus tard, au moment où le fils de Jéroboam tombe malade, le prophète aveugle est prévenu par une parole de Dieu de la venue de la femme de Jéroboam et lui annonce la fin du règne de celui-ci et de sa dynastie (14.1-18 ; 15.29).
Le passage 2 Chroniques 9.29 mentionne une prophétie d’Achija sous forme écrite. 4. Père du roi d’Israël Baescha, de la tribu d’Issacar (1 R 15.27). 5. Fils de Jerachmeel (1 Ch 2.25). 6. Fils d’Échud, de la tribu de Benjamin, chef de famille à Guéba (8.7).
7. Un des trente vaillants hommes de David, originaire de Palon (11.36). La liste parallèle qui figure dans 2 Samuel 23.34 mentionne Éliam, fils d’Achitophel, de Guilo. 8. Un signataire de la promesse renouvelée d’obéir à la loi de Dieu (Né 10.26). 9. Le texte hébreu de 1 Chro niques 26.20 dit qu’Achija, un Lévite, était intendant des tr ésors du Temple sous David. La Septante, qui est la vieille traduction grecque de l’AT, suggère de tr aduire achehem par « leur s frères (ou parents) ».
ACHIKAM. Nom de personne signifiant : « Mon frère s’est levé. » Fils de Schaphan, le secrétaire de Josias. Il apporte à la prophétesse Hulda le livre de la loi trouvé dans le Temple pour qu’elle leur révèle la volonté de Dieu (2 R 22.8-20). Son fils Guédalia prend le commandement des Juifs de Juda après la destruction de Jérusalem par Nebucadnetsar (586 av. J.-C.), peu avant que les rebelles ne le tuent (25.22-25). Achikam protège Jérémie au moment où le roi Jojakim veut tuer le prophète (Jé 26.24). Plus tard, son fils aussi protégera Jérémie (39.14).
ACHILUD. Nom de personne signifiant : « Un frère est né. » Père de Josaphat, l’archiviste de David (2 S 8.16), qui conserve son poste sous Salomon (1 R 4.3). C’est probablement le même Achilud qui est père de Baana, chargé de fournir les provisions à la cour royale de la province englobant Thaanac, Meguiddo et Beth-Schean.
ACHIM. Nom de personne d’un ancêtre de Jésus dont nous ignorons tout (Mt 1.14).
ACHIMAATS. Nom de personne dont la signification, bien qu’incertaine, pourrait être « f rère de colère » ou : « Mon frère est conseiller. » 1. Beau-père de Saül (1 S 14.50). 2. Fils de Tsadok, l’un des sacrificateurs de David (2 S 15.27). Il est l’un des messagers secrets de David restés à la cour d’Absalom lorsque celui-ci s’est révolté contre son père et l’a expulsé de Jérusalem (15.36 ; 17.17). À un moment donné, il est amené à se cacher dans un puits pour ne pas être découvert (17.18-21). Coureur rapide, il double Cuschi pour annoncer à David la défaite d’Absalom, mais il se garde bien de lui annoncer sa mort (18.19,20). Il est qualifié d’« homme de bien » (18.27). 3. L’un des 12 officiers établis sur les provinces de Salomon, il
gère celle de Nephtali. Il est marié à Basmath, une fille de Salomon. C’est peut-être le même personnage que celui mentionné au point 2., le fils de Tsadok (1 R 4.15).
ACHIMÉLEC. Nom de personne signifiant : « Mon frère est roi. » Voir Souverain sacrificateur.
ACHIMOTH. Nom de personne signifiant littéralement : « L a mort est mon frère » ou « Mon frère est Moth (dieu de la mort) ». Lévite (1 Ch 6.25).
ACHINADAB. Nom de personne signifiant : « Mon frère s’est consacré lui-même » ou « Mon frère est noble ». L’un des 12 responsables provinciaux de Salomon ; il est chargé de pourvoir aux besoins de la cour royale, depuis Mahanaïm (1 R 4.14).
ACHINOAM. Nom de personne signifiant : « Mon frère est gracieux. » 1. Épouse du roi Saül (1 S 14.50). 2. Épouse du roi David, originaire de Jizreel (25.43), qui vit avec lui du temps où il est Gath, chez les Philistins (27.3). Lorsque les Amalécites la capturent avec Abigaïl, l’autre femme de David, le peuple menace de le lapider. David obéit à la parole de Dieu, vainc les Amalécites et libère ses femmes ainsi que tous ceux que les Amalécites avaient capturés (30.1-20). Achinoam s’établit ensuite avec David à Hébron, où la population le couronne roi (2 S 2.2-4). Elle donne à David son premier fils, Amnon (3.2).
ACHIRAM. Nom de personne signifiant : « Mon frère est exalté. » Fils de Benjamin qui donne son nom à un clan de la tribu (No 26.38).
ACHIRAMITES. Clan fondé par Achiram. Voir Achiram.
ACHISCHACHAR. Nom de personne signifiant « frère de l’aube ». Membre de la tribu de Benjamin (1 Ch 7.10) qui n’apparaît toutefois pas dans la généalogie de 1 Chroniques 8.
ACHISCHAR. Nom de personne signifiant : « Mon frère a chanté. » Chef de la maison du roi Salomon (1 R 4.6).
ACHITHUB. Nom de personne signifiant : « Mon frère est bon. » 1. Sacrificateur, fils de Phinées et petit-fils d’Éli qui exerce à Silo (1 S 14.3). Il est le père d’Achimélec (22.9). 2. Père de Tsadok, le souverain sacrificateur sous les règnes de David et Salomon (2 S 8.17). Le nom revient deux fois parmi les sacrificateurs mentionnés dans les Chroniques (1 Ch 6.7,8,11,12,52 ; voir aussi 9.11). Esdras appartient à la lignée d’Achithub (Esd7.2).
ACHITOPHEL. Nom de personne signifiant « frère de la folie », à moins qu’un scribe ait tenté de masquer un nom originel évoquant un dieu cananéen comme Achibaal. Nom du conseiller de David qui prend le parti d’Absalom contre ce dernier (2 S 15.12). David prie pour que Dieu réduise à néant ses conseils (v. 31) et charge le fidèle Huschaï d’apporter son aide aux sacrificateurs Tsadok et Abiathar pour contrer le conseil d’Achitophel. Celui-ci incite Absalom à prouver sa force en s’emparant des concubines de son père (2 S 16.15-23). Les conseils d’Achitophel sont considérés comme égaux à la Parole de Dieu (v. 23). Cependant, Huschaï persuade Absalom de ne pas suivre le conseil de stratégie militaire d’Achitophel (2 S 17). C’est l’intervention de Dieu (v. 14) contre Achitophel. Tombé en disgrâce, Achitophel retourne chez lui à Guilo, met ses affaires en ordre et se pend (v. 23). Il est peutêtre le grand-père de Bath-Schéba, la partenaire de David dans le péché avant de devenir sa femme (2 S 11.3 ; 23.34).
ACHJAN. Nom de personne signifiant « petit frère ». Membre de la tribu de Manassé (1 Ch 7.19).
ACHJO. Nom de personne signifiant : « Mon frère est Yahweh. » 1. Fils d’Abinadab, dans la maison duquel l’arche de l’alliance avait été entreposée (2 S 6.3). Lui et son frère Uzza conduisent le char neuf qui transporte l’arche. 2. Membre de la tribu de Benjamin (1 Ch 8.14), mais la Septante, la plus ancienne traduction grecque de l’AT, utilise les termes « leurs frères » ou « leurs proches ». 3. Membre de la tribu de Benjamin, qui a des liens avec Gabaon (8.31 ; 9.37). Voir Achija.
ACHLAÏ. Nom de personne signifiant « un frère pour moi ». Peut-être une forme abrégée du terme Achliya, qui signifie : « Le frère est mon dieu. » D’autres interprètent ce nom comme une interjection telle que : « Si seulement… » 1. Membre du clan de Jerachmeel (1 Ch 2.31). Son père s’appelle Schéschan. D’après le verset 34, Schéschan n’a pas de fils, seulement des filles. Achlaï serait donc une fille de Schéschan, à moins que son nom figure sur une partie d’un texte hébreu incomplet à la suite d’erreurs de copistes. Certains assimilent Achlaï à Attaï, le petit-fils de Schéschan (v. 35). D’autres encore pensent que Schéschan a changé le nom de son serviteur Jarcha en Achlaï lorsqu’il en a fait son gendre (v. 35). Nous n’avons aucune certitude quant à l’identité d’Achlaï. 2. Père d’un vaillant soldat de David (1 Ch 11.41).
ACHLAL. Nom de lieu signifiant « forêt de montagne » o u « f ertile » . Ville probablement située près de
Khirbet el-Macalib, sur la côte méditerranéenne, à 6 kilomètres au nord de Tyr. La tribu d’Aser ne réussit pas à la conquérir (Jg 1.31).
ACHMETHA. Capitale de l’ancien Empire mède, dans les monts Zagros, à l’ouest de l’Iran, au croisement de deux routes principales qui mènent à Téhéran, par le sud et par l’ouest. On ne trouve qu’une référence à cette ville dans les livres canoniques de la Bible (Esd 6.2), mais elle est connue sous le nom d’Ecbatane dans les livres apocryphes qui la mentionnent souvent, en particulier les livres de Judith, Tobit et 2 Maccabées.
Aucune fouille archéologique n’a été entreprise sur le site d’Achmetha, tout simplement parce qu’il s’agit du lieu de l’actuelle ville de Hamadan. Seuls deux objets ont été découverts en surface : un poignard en or, et une tablette faite du même matériau sur laquelle figure une écriture cunéiforme.
Bryce Sandin
ACHOACH. Nom de personne à la signification incertaine. Petit-fils de Benjamin (1 Ch 8.4), mais les listes figurant dans 1 Chroniques 2.25 ; 8.7 ainsi que les traces de traductions anciennes semblent indiquer que le nom initial était Achija.
ACHOCHI. Nom de clan. Du temps de David et de Salomon, des personnages militaires venant de ce lieu ou de ce clan sont devenus des chefs (2 S 23.9,28 ; 1 Ch 11.12,29 ; 27.4).
ACHOPPEMENT, PIERRE (D’). Tout ce qui fait trébucher ou tomber une personne. Ce terme est parfois utilisé littéralement (Lé 19.14, « rien qui puisse le faire tomber »), mais le plus souvent comme métaphore. Il fait référence aux idoles (Éz 7.19, « ce qui les a fait tomber »), au jugement de Dieu contre les infidèles (Jé 6.21), et à Dieu lui-même par rapport à son peuple (És 8.14). Paul a averti les chrétiens de ne pas laisser leur liberté constituer une pierre d’achoppement pour les autres croyants (Ro 14.13 ; 1 Co 8.9). Les désobéissants sont avertis que Jésus lui-même peut être une pierre d’achoppement (Ro 9.32,33 ; 1 Co 1.23, « scandale » ; 1 Pi 2.8, « ils s’y heurtent »). Le mot grec skandalon désignait le bâton d’appât dans un piège. Il était également utilisé symboliquement pour évoquer le piège lui-même. Il en est venu à symboliser la tentation de pécher ou une foi vaine.
ACHRACH. Orthographe qui remplace celle du terme Achiram dans 1 Chroniques 8.1 (No 26.38). Voir Achiram.
ACHUMAÏ. Nom de personne signifiant « frère d’eau » ou : « C’est un frère. » Membre du clan des Tsoreathiens, de la tribu de Juda (1 Ch 4.2).
ACHUZZAM. Nom de personne signifiant « leur saisie » ou « leur possession ». Membre de la tribu de Juda (1 Ch 4.6).
ACHZAÏ. Nom de personne ayant le sens de « possession », ou forme abrégée du nom Achzaïa, qui signifie : « Yahweh a saisi. » Sacrificateur d’après l’exil (Né 11.13). Parfois assimilé à Jachzéra (1 Ch 9.12).
ACIER. Voir Minéraux et métaux.
ACOR. Nom de lieu signifiant « tourment » , « a ffliction » ou « tabou ». Vallée dans laquelle Acan et sa maisonnée ont été lapidés (Jos 7.24-26). Plus tard, cette vallée formera la frontière de Juda. Elle fait l ’objet d’une promesse prophétique dans Ésaïe 65.10 ; Osée 2.16. Voir Josué.
ACROSTICHE. Artifice qui fait commencer chaque section d’une œuvre littéraire par les lettres successives de l’alphabet. Ainsi, au Psaume 119, les huit premiers versets commencent par la lettre aleph, la première lettre de l’alphabet hébreu ; les huit suivants par la lettre beth, la deuxième lettre de l’alphabet hébreu, et ainsi de suite jusqu’aux versets 169-176, qui commencent chacun par la lettre taw, la dernière de l’alphabet hébreu. Parmi les autres exemples bibliques d’acrostiches, on peut citer Psaumes 9 – 10 ; 25 ; 34 ; 37 ; 111 – 112 ; 145 ; Proverbes 31.10-31 ; Lamentations 1 – 4. La forme acrostiche permettait de mémoriser le poème et indiquait la complétude de A à Z du thème abordé.
ACSA. Nom de personne signifiant « b racelet » ou « anne au pour la cheville ». Fille de Caleb offerte à l’homme qui s’emparera de Kirjath-Sépher (Jos 15.16). Othniel prend la ville et épouse la femme (Jg 1.12,13).
ACSCHAPH. Nom de lieu signifiant « s orcellerie » Cité-État qui se ligue avec Jabin, roi de Hatsor, et s’oppose à Josué lors de l’invasion du nord d’Israël (Jos 11.1). Acschaph était une ville frontière d’Aser (19.25) probablement située vers Acre.
ACTES DES APÔTRES, LIVRE (DES). Faisant immédiatement suite aux quatre Évangiles dans le NT, le livre des Actes est la seconde partie d’une œuvre de Luc (la première étant l’Évangile selon Luc), qui commence par la raison de cet écrit et se termine par l’emprisonnement de Paul à Rome (en l’an 62). Le livre
des Actes constitue une source d’information importante pour l’histoire de l’Église primitive et renseigne sur le développement de la mission que le Christ ressuscité a confiée aux apôtres dans Actes 1.8 : « [Et] vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »
L’auteur souligne les rôles de Pierre et de Paul dans la propagation de l’Évangile à Rome. Les discours des Actes, qui remplissent environ un tiers du livre, révèlent une théologie solide.
Même si on trouve des échos des Actes dans 1 Clément (vers 95-100) et dans la Didachè (début du IIe siècle), les premières références clairement identifiables se trouvent chez Justin Martyr (env. 130-150) dans sa Première et sa Seconde apologies. Le titre de l’ouvrage a été fixé vers la fin du IIe siècle.
À ce moment-là, la paternité de l’Évangile selon Luc et de celui des Actes était généralement attribuée à Luc, qu’Irénée présente comme un médecin et compagnon de voyage de Paul. Il s’appuie sur les occurrences de la deuxième personne du pluriel dans les derniers chapitres des Actes (les passages utilisant le « nous » dans la narration) pour souligner que l’auteur est un compagnon de voyage de Paul. À partir d’Irénée, le témoignage patristique est uniforme en faveur de la paternité de Luc. Les preuves qu’on retrouve dans les deux ouvrages vont dans le même sens. Un style, un vocabulaire et des thèmes communs se retrouvent dans les deux livres. La préface des deux ouvrages confirme l’existence d’un auteur unique. Les deux livres sont dédiés au même destinataire (Théophile) ; de plus, le récit de l’ascension à la fin de Luc et au début des Actes unit les deux ouvrages.
De nombreux érudits estiment que les Actes ont été rédigés avant l’an 64, car le livre se termine de façon abrupte par les deux ans d’emprisonnement de Paul à Rome. De plus, l’absence d’un compte rendu du reste de la vie et du ministère de Paul prendrait tout son sens si le livre avait été écrit à cette période (vers 62-64). La théologie primitive du discours de Pierre et l’absence de toute référence à des persécutions déclenchées par Néron contre les chrétiens de Rome (64-67) suggèrent également cette période. Ces arguments ne sont cependant pas décisifs, et il se pourrait que le livre des Actes se termine ainsi parce que Luc a atteint son but en décrivant l’expansion de l’Évangile à Rome. Dans Luc (19.41-44 ; 21.20-24 ; 23.28-31), trois prédictions de la chute de Jérusalem reflètent peut-être une connaissance de la prise de la ville par l’armée romaine en l’an 70. Cependant, il peut aussi s’agir d’authentiques prédictions faites par Jésus avant les faits. Les emprunts évidents que Luc fait à l’Évangile selon Marc suggèrent une date postérieure
Aperçu du livre des Actes des apôtres
Auteur Comme l’auteur de Luc, celui du livre des Actes est anonyme. La tradition chrétienne uniforme maintient que Luc, le médecin et compagnon de Paul, a écrit l’Évangile selon Luc et le livre des Actes.
Date Vers 61-62
Contexte historique
Luc fournit un récit de l’Église depuis sa naissance à la Pentecôte jusqu’à l’arrivée de Paul à Rome, vers la fin des années 50, pour se défendre devant César contre les accusations portées à son égard.
Genre littéraire Le livre des Actes a de nombreux points communs avec la littérature narrative hellénistique écrite à des fins théologiques.
Principaux thèmes
1. Luc souligne la continuité entre ce que Dieu a fait dans l’histoire d’Israël et son œuvre par Jésus de Nazareth.
2. Il présente la naissance et la croissance de l’Église comme la continuité de ce que Jésus a entrepris dans son ministère terrestre, sa mort, sa résurrection et son ascension.
3. Le livre des Actes insiste sur le fait que le Saint-Esprit est l’agent de l’action de Jésus dans l’Église, et par elle.
4. Il présente l’expansion de l’Église en cercles concentriques, de Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre, en passant par la Judée et la Samarie.
5. Il expose les défis et obstacles à la croissance de l’Église, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, et la manière remarquable dont ces obstacles ont été affrontés, et même surmontés pour plusieurs.
à l’an 62. La tradition la plus ancienne indique que Marc a écrit son Évangile en s’appuyant sur les mémoires de Pierre, après la mort de celui-ci (vers 67-68). Il est évident que le livre des Actes a été écrit après l’Évangile selon Luc, mais probablement dans un court laps de temps. Pour les Actes, plusieurs spécialistes avancent des dates de rédaction comprises entre les années 70 et 90, la plupart aux alentours de l’an 80. Même si des dates comprises entre les années 95 et 100, voire entre 125 et 150, ont également été proposées, elles ne sont pas défendables.
Quant au lieu de rédaction et au destinataire initial des Actes, les opinions varient beaucoup. L’Évangile selon Luc et le livre des Actes sont adressés à Théophile, peut-être un citoyen romain de quelque importance, mais tous les efforts de plus grande précision sont spéculatifs. Le contenu des Actes semble concerner un public composé de croyants à la fois d’origine juive et non juive. Antioche de Syrie et Rome sont les deux villes les plus souvent citées comme lieu de rédaction du livre. Toutefois, il se peut que Luc ait destiné dès le départ ses ouvrages à un vaste auditoire sans frontière, comme le donnent à penser leur vaste rayonnement et le fait qu’ils aient tout de suite été réellement appréciés.
Luc affirme s’être servi de toutes les informations disponibles pour écrire son Évangile (Lu 1.1-4). De nombreuses suggestions ont été avancées quant aux
sources documentaires dans lesquelles Luc aurait puisé pour la rédaction des Actes, mais toutes sont hautement subjectives et spéculatives. Adolphe Harnack, qui admet la paternité de Luc, avance que, pour Actes 1 – 15, l’auteur a pu se servir de sources locales comme celles d’Antioche, de Césarée et de Jérusalem. Il pense que Luc a puisé dans ses propres souvenirs pour les chapitres 16 – 28. Charles C. Torrey suggère un langage araméen derrière Actes 1 – 15 en raison des nombreux « sémitismes » qui figurent dans le texte. Pour d’autres, ce fait peut s’expliquer par la comparaison avec la Septante, la traduction grecque de l’Ancien Testament hébreu, la Bible que l’Église primitive utilisait le plus.
Plusieurs solutions ont été avancées pour expliquer les passages utilisant le « nous » dans Actes 16 – 28. Selon le point de vue traditionnel et le plus vraisemblable, ces passages indiquent que Luc était présent quand ces événements se sont produits. Pour d’autres, un auteur plus tardif se serait servi de l’agenda d’un compagnon de Paul. D’autres encore voient dans l’usage du « nous » une appr oche éditoriale qui ne signifie pas forcément la présence d’un témoin oculaire.
Même si l’existence de sources écrites ne peut être établie, il n’en demeure pas moins que Luc avait accès à des traditions locales de communautés de croyants, à des rapports de témoins oculaires, et à de précieux souvenirs qui se transmettaient dans
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les Églises. Ce genre de sources peut, par exemple, expliquer certaines choses, comme le ministère de l’évangéliste Philippe et les conversions dans la maison de Corneille. Même si le contenu des lettres de Paul recouvre celui des Actes, il n’existe aucun élément indiquant clairement que Luc ait eu accès aux épîtres. Les lettres de Paul n’avaient peut-être pas encore été rassemblées en un corpus et se trouvaient encore dans les Églises auxquelles elles avaient été destinées. Luc n’avait évidemment pas accès à elles, ou estimait qu’elles n’étaient pas pertinentes pour l’accomplissement de son but, qui était de décrire l’expansion de l’Évangile jusqu’à Rome.
L’identité du texte original des Actes pose une difficulté particulière. Les premiers manuscrits du texte des Actes divergent plus que ceux de tout autre livre
EXPANSION DE L’ÉGLISE PRIMITIVE EN PALESTINE
Ville
Pic montagneux
du NT. Le texte « occidental » diffère sensiblement du texte « alexandrin » par sa longueur, supérieure de dix pour cent. Le texte alexandrin est considéré comme plus ancien et plus fiable, et la plupart des traductions récentes de la Bible le suivent pour le livre des Actes. Voir Critique textuelle du Nouveau Testament. Comme auteur, Luc est parmi les meilleurs du NT. Il écrit clairement en historien et en théologien. Son Évangile suit le genre nouveau inauguré par Marc. Actes a aussi beaucoup en commun avec le genre de la monographie historique hellénistique. Les récits qui figurent dans les Actes présentent aussi une grande similitude avec ceux que l’on trouve dans l’AT au sujet de l’appel des prophètes et leur envoi. Les carrières de Pierre et de Paul sont présentées dans Actes, comme la vie de Jésus l’est dans les Évangiles.

0
Capernaüm
Ptolémaïs (Acre)
Mont Carmel
Itinéraires de Philippe
Itinéraires de Pierre et Jean
Itinéraires de Pierre ACTES 4 – 11
Jotapata Sepphoris
Mont Thabor
3.
4.
Césarée maritime Apollonie
Japho
3.
Jamnia
Azot (Asdod)
Askalon (Ashkelon)
Néapolis Anthédon Gaza
Sébaste (Samarie)
Sychar
Mont Garizim
Antipatris (Aphek)
Lod
Emmaüs
Betogabris (Beth-Guvrin) Marissa (Maréscha)
Mer de Galilée
Pella Nazareth
Mont Ebal Scythopolis (Beth-Schean)
Néapolis (Sichem)
Lebona
Bethléem Jérusalem Gophna
Pierre et
Rivière Jabbok
Jéricho
Qumran
Étienne est
à mort.
Hébron
En-Guédi
Masada
Beer-Schéba
0 20 Miles
Mont Nebo
Luc a été présenté comme le plus « grec » de tous les auteurs du NT. Curieusement, ce non-Juif a écrit 27 pour cent du NT. Il a écrit en bon grec littéraire koinè et a souvent imité les auteurs grecs classiques. Le travail de Luc s’ancre aussi dans l’AT. On retrouve 90 pour cent de son vocabulaire dans la Septante. Voir Langue grecque.
La présence de plusieurs discours constitue une des plus remarquables caractéristiques des Actes. Ils occupent environ un tiers du livre, 300 versets sur les 1000 que contient approximativement ce texte. On compte 24 discours, dont huit de Pierre, neuf de Paul et sept d’autres personnes. On peut en considérer dix comme majeurs : trois sermons missionnaires de Pierre (Ac 2 – 3 ; 10), trois discours missionnaires de Paul (Ac 22 ; 24 ; 26), et le discours d’Étienne devant les membres du sanhédrin (Ac 7). Tous ces discours sont vraisemblablement des résumés, des exemples de ce qui a été dit, et non des comptes rendus complets. Si chaque discours avait été rapporté in extenso, il aurait été bien plus long. On retrouve le style de Luc dans les discours des différents personnages, ce qui prouve que sa main a été à l’œuvre dans le choix du matériau à conserver dans son livre. La grande variété dans le contenu et le développement des discours montre que ce sont des comptes rendus fidèles des propos tenus par les orateurs. Il se dégage incontestablement d’eux un parfum d’authenticité. Le livre des Actes nous donne accès aux déclarations de l’Église la plus ancienne.
Luc se sert encore d’autres formes de matériau. Comme les Évangiles, il utilise des récits miraculeux. Il y a cependant une différence de taille entre ces écrits : dans les Évangiles, Jésus agit de sa propre autorité tandis que, dans les Actes, les apôtres agissent sur le fondement de celle de Jésus, jamais de la leur. Les récits de voyage sont rendus de façon vivante et diffèrent de ceux qui évoquent les déplacements de Jésus dans Luc. Ils décrivent intentionnellement les progrès de l’Évangile d’une région à une autre à chacun des voyages missionnaires de Paul. L’essentiel du texte se réduit à de brefs épisodes, présentés parfois comme des histoires édifiantes. On en a un bel exemple dans Actes 19, qui relate une série de rencontres brèves avec différents individus et groupes. Luc se sert de ces petites illustrations pour montrer le succès des efforts missionnaires de Paul. Il se sert également de résumés à différentes fins. Contrairement aux épisodes, les résumés généralisent et fournissent un portrait plus large des principaux personnages des premières communautés de croyants.
La personnalité de Luc se reflète dans ses écrits. C’est un narrateur hors pair qui manie le suspense,
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l’ironie et voit le détail. Il décrit avec exactitude les procédures de la navigation, détaille différents types de logements et de repas. Il affiche un réel souci pour les pauvres et les nécessiteux, les opprimés et les laissés-pour-compte. Luc a souligné l’importance des femmes dans le ministère de Jésus et dans la vie de l’Église primitive.
Bien que beaucoup aient fait des suggestions différentes, l’ouvrage de Luc a de nombreuses choses en commun avec d’autres écrits de l’historiographie hellénistique. Il situe a vec beaucoup de soin les événements qu’il relate dans le contexte plus large de l’Empire romain. Par la sélection, l’emphase et l’analyse, il communique la portée des événements qu’il décrit. Il souligne d’une façon toute particulière le fait que la légitimité de l’Église primitive ait, à certains moments, été reconnue par les observateurs et les gouvernants romains.
Il serait juste de considérer Luc comme un théologien. Il observe l’histoire chrétienne primitive avec le regard de la foi et constate en permanence des signes de la providence divine. Il conserve sa fiabilité d ’historien, mais écrit en témoin intérieur de l’Église chrétienne, pas en observateur totalement détaché. Différents érudits ont émis une opinion concernant les possibles préoccupations théologiques de Luc. Hans Conzelmann estime que c’était l’histoire du salut. Pour Ernst Käsemann, il s’agissait de la forte influence de l’Église primitive institutionnelle dans Actes.
Il vaut la peine de faire deux observations sur la théologie des Actes. Premièrement, bien que l’Évangile selon Luc et Actes soient étroitement liés, les théologies qu’ils évoquent respectivement méritent d’être abordées séparément. Chaque ouvrage repose sur ses propres prémisses théologiques. Deuxièmement, la théologie du livre des Actes est communiquée avant tout dans son mouvement narratif par la répétition et l’emphase des thèmes narratifs récurrents. On peut parler d’une théologie narrative. La christologie des Actes est une christologie messianique hautement développée, surtout présente dans les discours aux auditeurs juifs et appuyée sur le témoignage de l’AT. Cette christologie messianique inclut l’expiation par la mort de Christ et la confirmation de la « messianité » fournie par la résurrection. Le livre des Actes fait écho à la sotériologie paulinienne, bien qu’elle ne soit pas exposée de façon systématique.
Le but du livre des Actes est celui du premier volume (l’Évangile selon Luc), précisé dans Luc 1.4 : « afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus ». L’auteur atteint ce but grâce à une recherche minutieuse et une présentation chronologique des événements. Son premier auditeur est Théophile, mais
Luc s’attend certainement à ce que son travail soit recopié et mis en circulation. Certains ont suggéré que Luc a écrit pour contrer quelques hérésies comme le gnosticisme, mais c’est très peu probable.
Le livre des Actes se caractérise par la multiplicité des thèmes. Actes 1.8 énonce le thème dominant de l’expansion de l’Évangile depuis Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre. Le fait que la mission de l’Église dépende directement du contrôle de la providence divine constitue peut-être le thème majeur particulier de la théologie des Actes. Le rôle du Saint-Esprit s’inscrit dans l’importance accordée à la providence de Dieu. Une grande partie du livre des Actes se concentre sur le témoignage aux Juifs et sur la possibilité de restauration offerte aux Israélites s’ils accueillent leur
Messie. Si le livre brosse le tableau du rejet massif de l’Évangile par les Juifs et de sa conséquence, leur exclusion du peuple de Dieu, il présente aussi l’autre face du décor, l’inclusion des non-Juifs dans ce même peuple. Ce schéma ne se réduit pas à l’exclusion des uns et l’inclusion des autres. Il s’agit plutôt de l’histoire racontant la manière dont Dieu a conduit les premiers judéo-chrétiens à une vision plus inclusive de son peuple, une Église qui transcende toutes les barrières de la discrimination et des préjugés humains. Le concept de témoignage fidèle unit les deux moitiés du livre des Actes. La dernière moitié met en exergue la relation entre les chrétiens et les autorités politiques romaines au moyen de deux principes récurrents : premièrement, le témoignage constant selon lequel Paul était innocent de toute transgression des lois romaines, ce fait étant reconnu et confirmé par les autorités romaines ; deuxièmement, les fonctionnaires romains sont intervenus pour délivrer Paul des mains des Juifs, qui avaient juré sa mort. Paul donne ainsi l’exemple du comportement que les croyants doivent adopter vis-à-vis des autorités ; il s’est servi des droits que sa citoyenneté romaine lui conférait pour faire avancer la cause de l’Évangile tout au long du trajet qui le conduisit au tribunal de César à Rome. Par l’exemple de Paul, Luc définit un programme politique pour ses lecteurs, les encourageant à ne prêter flanc à aucune accusation, à se servir des droits légaux en leur possession, à être prêts à souffrir pour leur foi ainsi qu’à rendre témoignage partout et cha que fois qu’ils le pourront. Même Rome pouvait être gagnée à Christ.
On pourrait résumer l’histoire des Actes par ces simples mots : « le triomphe de l’Évangile ». C ’est l ’histoire triomphale de la communauté chrétienne primitive qui, par la puissance du Saint-Esprit, a saturé son monde du message du salut divin en Jésus-Christ. Ce n’était pas la voie facile. Il y avait des obstacles
internes à surmonter et de vieux postulats à supprimer. Au fur et à mesure que l’Esprit conduisait à la formation d’un peuple de Dieu de plus en plus inclusif, il fallait réviser les opinions et triompher des préjugés.
Un danger menaçait un tel triomphe : l ’arrogance d’une « t héologie erronée de la gloire » . Tout bien considéré, il n’y avait pas de place pour l’arrogance dans cette œuvre, seulement de l’humilité et une disponibilité pour les directives divines. Ce ne sont pas les témoins qui triomphent, mais seulement la Parole, et uniquement lorsque les témoins sont de fidèles serviteurs du Seigneur Jésus. Dans le vrai sens du terme, le livre des Actes est un manuel du renouveau ; il appelle l ’Église à revenir à ses racines, à définir un cadre pour la formation d’authentiques disciples, à témoigner sur les traces de son Maître, à s’engager de tout son cœur au sacrifice et à la souffrance. À certains moments, il nous parle même de profond découragement, nous rappelant la réalité de la main souveraine de Dieu qui accomplit sa volonté et ses desseins dans notre existence, nous donnant l’assurance de la réalité de la présence de son Esprit dans notre vie. Il nous encourage au témoignage fidèle, quels que soient les obstacles que nous puissions rencontrer sur notre route.
Le livre des Actes se divise naturellement en deux parties : la mission de l ’Église de Jérusalem (Ac 1 – 12) et la mission de Paul (Ac 13 – 28). Chacune de ces parties se scinde également en deux grandes sections. Dans la

Vestiges de la Via Appia à Rome, près du Quarta Miglio. C’était peut-être le dernier tronçon parcouru par Paul lors de son voyage tumultueux de Judée jusqu’à Rome (Ac 28.14b-16).
partie concernant l’Église de Jérusalem, les cinq premiers chapitres traitent de l’Église primitive de Jérusalem. Les sept chapitres qui suivent s’intéressent à la progression de l’Évangile au-delà de Jérusalem. Dans la partie relative à la mission paulinienne, le passage d ’Actes 13.1 – 21.16 raconte les trois principaux voyages missionnaires de Paul ; Actes 21.17 – 28.31 présente la manière dont Paul défend son ministère. Plan du livre des Actes des apôtres
I. L’Esprit revêt de puissance l’Église pour son témoignage (1.1 – 2.47)
A. Prologue littéraire (1.1,2)
B. Instructions préparatoires en vue de la Pentecôte (v. 3-5)
C. Legs de Christ : l ’appel au témoignage (v. 6-8)
D. L’ascension de Christ (v. 9-11)
E. Préparation dans la chambre haute (v. 12-14)
F. Reconstitution du cercle apostolique (v. 15-26)
G. Miracle à la Pentecôte (2.1-13)
H. Sermon de Pierre à la Pentecôte (v. 14-41)
I. La vie normale de la communauté (v. 42-47)
II. Le témoignage des apôtres aux Juifs de Jérusalem (3.1 – 5.42)
A. Pierre guérit un mendiant paralysé (3.1-11)
B. Sermon de Pierre au portique de Salomon (v. 12-26)
C. Pierre et Jean devant le sanhédrin (4.1-22)
D. La prière de la communauté (v. 23-31)
E. La vie normale de la communauté (v. 32-37)
F. Grave menace sur la vie communautaire (5.1-11)
G. Miracles opérés par les apôtres (v. 12-16)
H. Tous les apôtres devant le sanhédrin (v. 17-42)
III. Percée auprès des hellénistes par un témoignage plus lointain (6.1 – 8.40)
A. Présentation des Sept (6.1-7)
B. Arrestation et procès d’Étienne (6.8 – 7.1)
C. Discours d’Étienne devant le sanhédrin (7.2-53)
D. Martyre d’Étienne (7.54 – 8.1a)
E. Persécution et dispersion des hellénistes (8.1b-3)
F. Témoignage de Philippe (v. 4-40)
IV. Pierre participe au témoignage plus lointain (9.1 – 12.25)
A. Nouveau témoignage de Paul à Christ (9.1-31)
B. Témoignage de Pierre dans les villes côtières (v. 32-43)
LIVRE (DES)
C. Témoignage de Pierre à un non-Juif craignant Dieu (10.1 – 11.18)
D. Témoignage d’Antioche aux non-Juifs (11.19-30)
E. Nouvelle persécution à Jérusalem (12.1-25)
V. Paul se tourne vers les non-Juifs (13.1 – 15.35)
A. Envoi de Paul et Barnabas (13.1-3)
B. La conversion de Sergius Paulus à Chypre (v. 4-12)
C. Discours de Paul à la synagogue d’Antioche de Pisidie (v. 13-52)
D. Acceptation et rejet à Icône (14.1-7)
E. Prédication aux non-Juifs à Lystre (v. 8-21a)
F. Retour des missionnaires à Antioche (v. 21b-28)
G. Conférence de Jérusalem sur l’acceptation des non-Juifs (15.1-35)
VI. Témoignage de Paul au monde grec (15.36 – 18.22)
A. Séparation d’avec Barnabas (15.36-41)
B. Nouveau passage à Derbe, Lystre et Icône (16.1-5)
C. Appelé en Macédoine (v. 6-10)
D. Témoignage à Philippes (v. 11-40)
E. Églises fondées à Thessalonique et à Bérée (17.1-15)
F. Témoignage aux intellectuels d’Athènes (v. 16-34)
G. Implantation d’une Église à Corinthe (18.1-17)
H. Retour à Antioche (v. 18-22)
VII. Paul se heurte à l’opposition des non-Juifs et des Juifs (18.23 – 21.16)
A. Apollos à Éphèse (18.23-28)
B. Témoignage de Paul aux disciples de Jean (19.1-7)
C. Prédication de Paul à Éphèse (v. 8-12)
D. Paul fait face à une fausse religion à Éphèse (v. 13-20)
E. Détermination de Paul de se rendre à Jérusalem (v. 21,22)
F. Opposition des orfèvres d’Éphèse (v. 23-41)
G. Voyage de Paul à Jérusalem (20.1 – 21.16)
VIII. Témoignage de Paul devant des non-Juifs, des rois et le peuple d’Israël (21.17 – 26.32)
A. Témoignage de Paul devant des Juifs (21.17 – 23.35)
B. Témoignage de Paul devant des non-Juifs et le roi juif (24.1 – 26.32)
IX. Paul témoigne librement devant des Juifs et des non-Juifs (27.1 – 28.31)
A. Voyage de Paul à Rome (27.1 – 28.16)
B. Témoignage de Paul à Rome (28.17-31)
John B. Polhill et Charles W. Draper
ACTION DE GRÂCES. 1. Gratitude adressée à Dieu (sauf dans Lu 19.9 ; Ac 24.3 ; Ro 16.4), habituellement en réponse à ses actions concrètes. L’action de grâces était au centre du culte de l’AT. Les sacrifices et offrandes devaient être faits, non pas à contrecœur, mais de bon cœur (Jon 2.9). Le psalmiste accordait plus de valeur à un chant d’actions de grâces qu’à un sacrifice (Ps 69.31,32). David employait des Lévites comme chefs de chantres pour les chants « d ’actions de grâces » (Né 12.46). Le pèlerinage au Temple et l’adoration étaient caractérisés par des louanges et des actions de grâces (Ps 42.5 ; 50.14 ; 56.13 ; 107.22 ; 116.17 ; 147.7). Voir Psaumes, livre (des).
L’action de grâce est un élément naturel du culte des chrétiens (1 Co 14.16,17) et doit caractériser l ’ensemble de leur vie (Col 2.7 ; 4.2). Les premiers c hrétiens rendaient grâce pour la délivrance du péché (Ro 6.17,18 ; 7.25), pour le don indescriptible de la grâce de Dieu en Christ (2 Co 9.14,15 ; 1 Co 15.57 ; voir aussi Ro 1.21) et pour la foi des autres chrétiens (1.8).
2. Action de grâce épistolaire : élément d ’introduction d’une lettre grecque typique. Toutes les épîtres pauliniennes, à l’exception de Galates, commencent par une action de grâce. Voir Lettre, forme et fonction.
ACZIB. Nom de lieu signifiant « trompeur ». 1. Ville située dans la partie méridionale de Juda, correspondant peut-être à l’actuelle ville de Tel el-Beida, près de Lakis (Jos 15.44). On trouve un jeu de mots dans Michée 1.14, littéralement : « Les maisons de la tromperie seront une source trompeuse. » 2. Ville frontière d’Aser (19.29) dont les Israélites ne purent s’emparer (Jg 1.31). Il s’agit peut-être de l’actuelle ville de Tel Akhziv, près d’Acre.
ADA. Nom de personne signifiant « parure », « ornement ». 1. Femme de Lémec et mère de Jabal et de Jubal (Ge 4.19-23). 2. Femme d’Ésaü et mère de chefs édomites (36.2-16).
ADADA. Nom d’une ville dans la partie méridionale de Juda (Jos 15.22).
ADAJA. Nom de personne signifiant : « Yahweh a orné. » 1. Grand-père du roi Josias (2 R 22.1). 2. Un Lévite de la famille des chanteurs du Temple (1 Ch 6.41). 3. Homme de Benjamin (8.21). 4. Sacrificateur qui retourne à Jérusalem après l’exil babylonien (9.12). 5. Père de Maaséja, qui contribue à établir Joas comme roi à la place d’Athalie, la reine mère (2 Ch 23.1). 6. Deux hommes qui ont épousé des femmes étrangères du temps d’Esdras (Esd 10.29,39). 7. Membre de la tribu de Juda à Jérusalem après l’exil (Né 11.5).
8. Sacrificateur dans le Temple après l’exil (v. 12), probablement le même individu que celui mentionné au point 4.
ADALIA. Nom de personne d’origine perse. Égorgé par les Juifs, il est l’un des dix fils de Haman, le scélérat du livre d’Esther (Est 9.8).
ADAM. Nom d’une ville proche du Jourdain, où les eaux du fleuve se sont amoncelées, permettant à Israël de le franchir pour conquérir le pays (Jos 3.16). Il s’agit probablement de l’actuelle ville de Tel ed-Damieh, proche du Jabbok.
ADAM ET ÈVE. Premier homme et première fem me créés par Dieu, et dont descendent tous les êtres humains.
Ancien Testament. Le nom Ève dérive du mot hébreu signifiant « vivant », mais il n’apparaît que comme nom de la première femme. Adam signifie « homme » ; pour plusieurs de ses occurrences, le mot hébreu désigne l’humanité en général. Ainsi, Genèse 1.27 déclare : « Dieu créa l’homme [adam] à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (voir aussi 5.2 ; 6.1). Adam sert aussi à désigner le premier homme, en utilisant, soit le nom commun précédé de l’article, « l ’homme » (2.15,16), soit le nom propre « Adam » (4.1,25 ; 5.3,4). Finalement, ce terme peut s’ap pliquer à un membre de la race humaine (p. ex. Ge 2.5 : « il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol »).
Nouveau Testament. Le nom Adam apparaît également dans le NT pour désigner le premier homme. Luc fait remonter la généalogie de Jésus jusqu’à Adam (Lu 3.38), et Paul désigne typologiquement Jésus comme le dernier Adam (1 Co 15.45). De la même manière qu’Adam est le commencement et le chef de file des êtres humains, Christ est le commencement et le représentant d’une nouvelle humanité.
Ève est mentionnée deux fois dans le NT. Dans 2 Corinthiens 11.3, elle est évoquée comme exemple de personne que Satan a détournée de la vérité. Dans 1 Timothée 2.11-15, Paul exhorte les femmes à écouter l’instruction dans une soumission paisible, au lieu de revendiquer une position d’enseignante revêtue d’autorité dans l’Église. L’apôtre justifie ses propos par le fait qu’Adam a été créé avant Ève et qu’Ève a été entraînée à pécher. La séduction qui s’est produite dans le jardin et qui a ouvert la porte au péché, à la mort et à la corruption était partiellement due au fait qu’Adam est resté passif et a laissé Ève se débrouiller toute seule face à Satan, au lieu d’assumer le rôle qui lui était dévolu en vertu de la création et
d’affronter Satan à la place d’Ève. Nous ignorons évidemment si Adam aurait eu plus de succès, mais nous savons qu’il a failli à sa responsabilité de chef de famille et chef de file de la race humaine, nous entraînant tous dans sa chute. Paul exhorte les Églises à ne pas suivre l’exemple fatal d’Adam en mettant les femmes aux premières lignes dans le rôle d’enseignante et en leur conférant autorité sur les hommes.
Problèmes théologiques. Dans son discours aux Athéniens, l’apôtre Paul base sa conviction de l’unité de la race humaine sur notre lien avec Adam : « Il a fait que tous les hommes, issus d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre » (Ac 17.26).
Même si beaucoup de choses concernant le premier homme et la première femme leur étaient propres, la nature du péché n’a pas changé (voir És 53.6), les objectifs et la stratégie du malin restent essentiellement les mêmes (voir 2 Co 11.3). La tentation d’Ève peut se comprendre comme le paradigme de la nôtre, et la corruption coupable qui imprègne notre monde et nos vies est le résultat direct de la décision d’Adam de désobéir à Dieu. Mais Adam et Ève furent aussi les premiers à apprendre que Dieu avait un plan de rédemption selon lequel un de leurs descendants extirperait le mal du monde (Ge 3.15).
Comme le serpent l’affirmait, le péché a ouvert leurs yeux (v. 5,7), mais tout ce qu’ils virent, c’était leur propre nudité et leur aliénation l’un à l’autre. La honte et la crainte remplacèrent leur innocence, et leur première réaction fut de se vêtir et de se cacher (v. 10).
Leur péché entraîna rapidement une deuxième conséquence : ils ne purent plus marcher avec Dieu (voir Lé 26.12 ; Ps 89.16 ; Mi 6.8). La question que Dieu adresse à l’homme qu’il tient pour responsable (Ge 3.9) souligne cette conséquence. C’est comme si Dieu lui demandait : « Pourquoi n’es-tu pas en train de marcher avec moi ? »
La sanction qui frappe la femme est double (v. 16). D’abord, ses enfantements s’accompagneront de douleurs, d’angoisse et d’ennuis. Ensuite, elle connaîtra des conflits conjugaux.
Le péché d’Adam n’était pas d’avoir écouté sa femme, mais d’avoir préféré l’écouter elle plutôt que Dieu (v. 17).
Comme dans le cas de la femme, la sanction qui frappe l’homme est double. D’abord, de même que le serpent s’attaquera à la femme et que la femme en voudra à l’homme, celui-ci devra lutter avec le sol, qui ne lui fournira la nourriture qu’au prix de souffrances, d’angoisse et d’ennuis. Ensuite, l’homme finira par mourir et retourner à la poussière (v. 19), étant interdit d’accès à l’arbre de la vie (v. 22). Même si la femme mourra également, le châtiment est annoncé à l’homme parce qu’il est le seul responsable de la race humaine, étant
le chef de file de celle-ci (Ge 2.16,17 ; Ps 90.3). Dans Romains 5.12, Paul explique que « par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort ». De plus, « par une seule offense, la condamnation a atteint tous les hommes » (v. 18). C’est pourquoi, dans Genèse 5, on entend le glas résonner huit fois « puis il mourut ». Q uant à Ève, elle sera la source de vie, car elle donnera naissance au libérateur (Ge 3.15). Paul déclare dans Romains 5.15 : « Car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup » (voir aussi 1 Co 15.22).
Les conséquences du péché d’Adam n’ont pas seulement atteint la première famille, mais aussi toute l’humanité, et même la terre (Ge 3.17 ; Ro 8.19-21). L’homme n’a pas seulement hérité d’Adam la mort physique, mais également la corruption spirituelle et morale – « morts par vos offenses et par vos péchés » et « par nature des enfants de colère » (Ép 2.1,3). Sans Christ, tous les êtres humains « ont l ’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur » (4.18). Ce jugement remonte à Adam, de qui tous les hommes ont hérité une nature encline au péché. Voir Colère et colère de Dieu ; Grâce ; Jésus-Christ ; Jugement, jour (du) ; Péché.
E. Ray Clendenen
ADAMA. Nom de lieu et nom commun signifiant « sol », « terre ». 1. Ville située sur le territoire de Nephtali (Jos 19.36), près du lieu où le Jourdain se jette dans la mer de Tibériade. Il s’agit peut-être de l’actuelle ville de Hagar ed-Damm. 2. Terre ou sol à partir de la poussière duquel Dieu a formé l’humanité, et qui a donné le jeu de mots : « Dieu forma Adam de la poussière de la terre [ hébr. adamah ] » (G e 2.7, italiques pour souligner ; voir aussi v. 19). La poterie aussi est faite à partir de la terre (És 45.9), tout comme les autels (Ex 20.24). Les morts retournent à la terre (Ps 146.4). Le sol produit aussi les récoltes (De 7.13 ; 11.7).
ADAMI-NÉKEB. Nom de lieu signifiant « terre rouge » ou « col de la terre rouge ». Ville située sur le territoire de Nephtali (Jos 19.33), peut-être l’actuelle KhirbetDamiyeh, au nord du mont Thabor.
ADAR. Douzième mois du calendrier après l’exil, à cheval entre février et mars. Période de la fête de Purim, instituée sous Esther (Est 9.21). Voir Calendrier.
ADBEEL. Nom de personne signifiant : « Dieu invite. » Fils d’Ismaël et petit-fils d’Abraham (Ge 25.13).