HOW TO BUILD A LEGEND THAT LIVES ON
COMMENT
CRÉER UNE
LÉGENDE QUI PERDURE

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DARCY MACDONALD
As a special feature in this edition, we’re delighted to introduce Legend’s Corner, a space dedicated to celebrating the remarkable Canadians in our midst, beginning with Barry F. Lorenzetti, who, in turn, takes up the pen to engage inspiring voices in thoughtful conversation, as you turn the page.
As founder, chairman and controlling shareholder of BFL CANADA, Barry F. Lorenzetti helms a business enterprise with scale and staying power.
He spent his career shaping ventures in insurance, media, hospitality, and entertainment, sectors that re ect a range of pursuits, including his passion for the arts under the Lorenzetti Group.
But what speaks most to his heart is his family, including his wife of 10 years, Carine Watier, as well as his three children, Maggie, Justin, and Jenna, and the philanthropic accomplishments that his family foundation has realized over the years.
So when the conversation turns to what Lorenzetti considers truly lasting, it’s no surprise
that he doesn’t talk business. He talks about his uncle Arthur.
Lorenzetti describes childhood memories of Friday nights at the family dinner table with his uncle Arthur, a Second World War veteran who served with the Canadian contingent that helped liberate Holland.
“Uncle Art didn’t have much,” says Lorenzetti. “He dressed modestly and lived modestly. My mother, who was his sister, took care of him and she would always make excuses for his behaviour. The language available then was limited, and she used the term ‘shell-shocked’, a common euphemism used before post-traumatic stress disorder (PTSD) was diagnosed and understood.
“He was a hero,” Lorenzetti continues. “But he lived with trauma.”
Like so many others who paid the long tail cost of sel ess service to King and Country, Arthur eventually took his own life.
Lorenzetti carried the loss with him, along with a responsibility to honour his uncle’s memory. “It took me time to understand it all. My mother had been very protective.”
“But I always said, if ever I became a man of means, I would create a foundation that focused on veterans and PTSD.”
In 2015, that personal promise manifested itself in the creation of the Barry F. Lorenzetti Foundation. Today, the Foundation’s mission has expanded its reach in support of a variety of programs surrounding mental health, while staying true to Lorenzetti’s original commitment.
His eldest daughter, Dr. Maggie Lorenzetti Dorfman, a clinical neuropsychologist, leads the Foundation’s family mission, which, in addition to veterans, also supports mental health care programs for youth and young adults, a bereavement program for families who have lost a child, as well as psychiatric services, all throughout various major Montreal institutions.

Barry’s Garage is more than a curated collection of cars; it’s a gallery of de ning moments and memories, rooted in passion, family, friendship, and time shared in good company. / Le Garage de Barry est bien plus qu’une collection de voitures soigneusement sélectionnées; c’est une galerie de moments et de souvenirs marquants, ancrée dans la passion, la famille, l’amitié et les moments partagés en bonne compagnie.
Photo AMBROUS YOUNG
“Our Foundation supports clinical care, where immediate needs are addressed and the funding goes to work immediately,” Lorenzetti emphasizes. “No research funding, just real-world care.”
He also knows how to enjoy the life he has built. His car collection, housed in a showroom in Knowlton, includes luxury brands alongside other collectibles prized not for their market value, but for sentimental reasons.
Barry’s garage is more than a curated collection of cars; it’s a gallery of de ning moments and memories, rooted in passion, family, friendship, and time shared in good company.
Whether spending time in the Eastern Townships, in Florida, or in Napa Valley, Lorenzetti has come to appreciate that a life well-lived, spending time with family and friends, and a glass of wine with a ne cigar in the right company are both a privilege and a reward.
While he’d never call himself a legend, there is something quietly epic about the leisure life Lorenzetti leads, and he is often considered by those closest to him as something of a renaissance man. His contributions to business and philanthropy have earned him the Order of Montreal (2021) and, most recently, the Order of Canada (2025).
Such accolades never overshadow his seriousness of purpose, but rather mirror Lorenzetti’s worldview that success means little unless matched by the conviction to make a difference.
“I’m the eternal optimist,” he chuckles with good-natured self-awareness.
“I believe that with the right kind of leadership, the world around us can mature and move forward in harmony.”
À titre de rubrique spéciale dans cette édition, nous avons le plaisir de vous dévoiler le Coin des Légendes, un espace dédié à la célébration des Canadiennes et Canadiens remarquables qui nous entourent, à commencer par Barry F. Lorenzetti, qui prend à son tour la plume pour engager des conversations inspirantes avec des personnalités marquantes, au l des pages.
En tant que fondateur, président et actionnaire majoritaire de BFL CANADA, Barry F. Lorenzetti dirige
une entreprise d’envergure, dotée d’une solidité à toute épreuve.
Il a consacré sa carrière à façonner des entreprises dans les secteurs de l’assurance, des médias, de l’hôtellerie et du divertissement, des domaines qui re ètent la diversité de ses ambitions, y compris sa passion pour les arts sous la bannière du Groupe Lorenzetti.
Mais ce qui lui tient le plus à cœur, c’est sa famille, notamment son épouse depuis dix ans, Carine Watier, et ses trois enfants, Maggie, Justin et Jenna, ainsi que les réalisations philanthropiques que sa fondation familiale a accomplies au l des ans.
Donc, lorsque la conversation s’oriente vers ce que Lorenzetti considère comme vraiment durable, il n’est pas surprenant qu’il ne parle pas affaires. Il parle de son oncle Arthur.
Lorenzetti évoque ses souvenirs d’enfance des vendredis soirs passés autour de la table familiale avec son oncle Arthur, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui avait servi au sein du contingent canadien ayant contribué à la libération de la Hollande.
« Oncle Art n’avait pas grand-chose, » raconte Lorenzetti. « Il s’habillait modestement et vivait modestement. Ma mère, qui était sa sœur, prenait soin de lui et trouvait toujours des excuses à son comportement. À l’époque, le vocabulaire pour décrire sa condition était limité, et elle utilisait le terme “le choc des obus”, un euphémisme courant avant que le trouble de stress post-traumatique (TSPT) ne soit reconnu et compris. »
« C’était un héros, » poursuit Lorenzetti. « Mais il vivait avec un traumatisme. »
Comme tant d’autres qui ont enduré les séquelles durables d’un service dévoué au Roi et au pays, Arthur a ni par mettre n à ses jours. Lorenzetti a vécu avec cette perte, ainsi qu’avec la responsabilité d’honorer la mémoire de son oncle. « Il m’a fallu du temps pour tout comprendre. Ma mère avait été très protectrice. » « Mais j’ai toujours dit que si un jour je devenais un homme de moyens, je créerais une fondation consacrée aux vétérans et au TSPT. »
En 2015, cette promesse personnelle s’est concrétisée par la création de la Fondation Barry F. Lorenzetti. Aujourd’hui, la mission de la fondation s’est élargie pour soutenir une variété de programmes liés à la santé mentale, tout en demeurant dèle à l’engagement initial de Lorenzetti.
Sa lle aînée, Dre Maggie Lorenzetti Dorfman, neuropsychologue clinicienne, dirige la mission familiale de la fondation. En plus de soutenir les vétérans, la fondation appuie également des programmes de soins en santé mentale destinés aux jeunes et aux jeunes adultes, un programme d’accompagnement pour les familles ayant perdu un enfant, ainsi que des services psychiatriques, au sein de plusieurs grandes institutions montréalaises.
« Notre fondation soutient les soins cliniques, là où les besoins sont immédiats et où les fonds sont utilisés sans délai, » souligne Lorenzetti. « Pas denancement pour la recherche, seulement des soins concrets, sur le terrain. »
Il sait aussi pro ter de la vie qu’il s’est bâtie. Sa collection de voitures, exposée dans une salle d’exposition à Knowlton, réunit des marques de luxe aux côtés d’autres modèles de collection prisés non pas pour leur valeur marchande, mais pour les souvenirs qu’ils représentent.
Le garage de Barry est bien plus qu’une collection de voitures soigneusement sélectionnées; c’est une galerie de moments et de souvenirs marquants, ancrée dans la passion, la famille, l’amitié et les moments partagés en bonne compagnie.
Qu’il passe du temps dans les Cantons de l’Est, en Floride ou dans la Vallée de Napa, Lorenzetti a appris à apprécier qu’une vie bien remplie, et le temps passé avec la famille et les amis, un bon verre de vin et un cigare de qualité en agréable compagnie, constitue à la fois un privilège et une grati cation.
Même s’il ne se considérerait jamais comme une légende, il y a quelque chose de discrètement remarquable dans l’art de vivre que mène Lorenzetti. Ceux qui le connaissent bien le voient souvent comme un véritable homme aux multiples talents, une sorte d’homme de la Renaissance.
Ses contributions au monde des affaires et à la philanthropie lui ont valu plusieurs décorations ofcielles dont : l’Ordre de Montréal (2021) et, plus récemment, l’Ordre du Canada (2025).
De telles distinctions n’éclipsent jamais le sérieux de son engagement ; elles re ètent plutôt sa conviction profonde que le succès n’a de valeur que s’il s’accompagne de la volonté de changer les choses.
« Je suis un éternel optimiste, » dit-il en riant avec une modestie sincère. « Je crois qu’avec le bon leadership, le monde qui nous entoure peut mûrir et avancer en harmonie. »