BernPride 25.7.2026
Museum für BILD Beziehungen
Museum für Kommunikation, Helvetiastrasse 16, 3000 Bern 6 Dienstag – Sonntag, 10 – 17 Uhr, www.mfk.ch Eine Stiftung von:
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Vorwort Préface Motto Devise Gastkommentare Commentaires invités Sivilian: Das Interview Sivilian: l'interview Die Zukunft der BernPride L'avenir de la BernPride
Inhalt — Sommaire
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Demonstration Marche des fiertés Festival Festival Partys Fêtes Awareness Sensibilisation LGBTIQ Helpline im Gespräch LGBTIQ Helpline en conversation
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Unser queeres Nachtleben Notre vie nocturne queer Löse das Quiz! Résous le quiz! Die BernPride Boutique La boutique BernPride Unterstütze uns! Soutiens-nous! Danksagungen Remerciements 5
Stark. Und zusammen noch stärker! Fort. Et encore plus fort·e·s ensemble! Es ist kein leiser Sommer. Während wir dieses Magazin schreiben, spüren wir: Die Welt ist in Bewegung – und nicht immer in die Richtung, die wir uns wünschen. Rechte von queeren Menschen werden infrage gestellt, Errungenschaften relativiert, Sichtbarkeit angegriffen. Auch in Europa. Auch in der Schweiz. Das verunsichert. Das macht wütend. Und manchmal auch müde. Und trotzdem – oder gerade deshalb – gibt es die BernPride. Für uns als Organisationskomitee ist sie mehr als ein Event. Sie ist ein Versprechen. Ein Versprechen, dass wir sichtbar bleiben. Dass wir uns nicht zurückdrängen lassen. Dass wir Räume schaffen, in denen Vielfalt nicht nur toleriert, sondern selbstverständlich ist. Räume, in denen wir einander stärken – und daran erinnern, dass wir viele sind. Unser diesjähriges Motto bringt genau das auf den Punkt: Stark. Und zusammen noch stärker! Stark sind wir in unseren Geschichten, in unserer Vielfalt, in unserem Mut. Noch stärker sind wir, wenn wir uns verbinden. Wenn wir einander zuhören, füreinander einstehen und gemeinsam laut werden – auf der Strasse, im Alltag, in der Politik.
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Die BernPride lebt von dieser Gemeinschaft. Von Menschen, die sich engagieren, mitlaufen, mitdenken, mitfühlen. Von Freiwilligen, Partner*innen, Künstler*innen – und von jeder einzelnen Person, die den Mut hat, so zu sein, wie sie ist. Gleichzeitig wissen wir: Eine Pride ist keine Selbstverständlichkeit. Sie entsteht aus unzähligen Stunden ehrenamtlicher Arbeit, aus Diskussionen, aus Abwägungen – und aus dem gemeinsamen Willen, etwas zu bewegen. Zwischen Feier und Forderung, zwischen Sichtbarkeit und Verantwortung. Dieses Magazin ist Teil davon. Es gibt Einblicke, erzählt Geschichten, macht Perspektiven sichtbar – und zeigt, was unsere Community ausmacht: Freude, Widerstand, Liebe. Und die Überzeugung, dass wir gemeinsam mehr erreichen können. Lasst uns am 25. Juli gemeinsam auf die Strasse gehen. Für uns. Für die, die vor uns gekämpft haben. Und für die, die noch kommen.
Euer Organisationskomittee der BernPride
Vorwort — Préface
Ce n’est pas un été tranquille. Au moment où on écrit ce magazine, on le sent bien: le monde est en mouvement – et pas toujours dans la direction qu’on souhaiterait. Les droits des personnes queer sont remis en question, les acquis sont relativisés, la visibilité est attaquée. En Europe aussi. En Suisse aussi. Ça nous déstabilise. Ça nous met en colère. Et parfois, ça nous fatigue aussi. Et pourtant – ou justement pour ça – il y a la BernPride. Pour nous, en tant que comité d’organisation, c’est plus qu’un simple événement. C’est une promesse. La promesse qu’on restera visibles. Qu’on ne se laissera pas repousser. Qu’on créera des espaces où la diversité n’est pas seulement tolérée, mais va de soi. Des espaces où on se renforce mutuellement – et où on se rappelle qu’on est nombreux. Notre devise de cette année résume parfaitement cela: Fort. Et encore plus fort·e·s ensemble! Nous sommes forts dans nos histoires, dans notre diversité, dans notre courage. Nous sommes encore plus forts quand nous nous unissons. Quand nous nous écoutons, que nous nous soutenons et que nous faisons entendre notre voix ensemble – dans la rue, au quotidien, en politique.
La BernPride vit de cette communauté. De personnes qui s’engagent, qui défilent, qui réfléchissent, qui compatissent. De bénévoles, de partenaires, d’artistes – et de chaque personne qui a le courage d’être telle qu’elle est. En même temps, on le sait: une Pride ne va pas de soi. Elle est le fruit d’innombrables heures de travail bénévole, de discussions, de réflexions – et d’une volonté commune de faire bouger les choses. Entre fête et revendication, entre visibilité et responsabilité. Ce magazine en fait partie. Il offre des aperçus, raconte des histoires, met en lumière des perspectives – et montre ce qui fait notre communauté: la joie, la résistance, l’amour. Et la conviction qu’ensemble, on peut aller plus loin. Allons ensemble dans la rue le 25 juillet. Pour nous. Pour ceux qui se sont battus avant nous. Et pour ceux qui viendront après nous.
Votre comité d'organisation de la BernPride
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H T I W E D RI
E IK
B I L PUB E D I R P TO BERN
Gemeinsam. Unterwegs. Für alle.
Proud Partner der Bern Pride 2026
* Die Reformierte Kirche ermöglicht auch gleichgeschlechtlichen Paaren eine kirchliche Trauung.
Motto — Devise
Die Geschichte der Pride-Bewegung war schon immer eine Geschichte der Stärke. Von den Aufständen von Stonewall 1969, über die ersten Demonstrationen in Europa bis zu den wachsenden Pride-Veranstaltungen der Gegenwart, kämpfen queere Menschen für Sichtbarkeit und für das Recht, sie selbst zu sein. Pride war nie nur ein Fest. Pride war immer auch Widerstand, Mut, ein Aufstehen gegen Ungleichheit. Pride ist entstanden aus dem Bedürfnis, nicht länger im Schatten zu stehen.
L'histoire du mouvement des fiertés a toujours été une histoire de force. Depuis les émeutes de Stonewall en 1969 jusqu'aux premières manifestations en Europe et aux événements de plus en plus importants organisés aujourd'hui, les personnes queer se battent pour être visibles et pour avoir le droit d'être elles-mêmes. La «Pride» n'a jamais été juste une fête. La Pride, c'est aussi toujours été de la résistance, du courage, une façon de se lever contre les inégalités. La «Pride» est née du besoin de ne plus rester dans l'ombre.
Deine eigene Stärke
Ta propre force
Queere Menschen waren schon immer stark.
Les personnes queer ont toujours été fort·e·s.
Stark, weil sie gelernt haben, sich selbst zu behaupten – oft in Umgebungen, in denen ihre Identitäten infrage gestellt oder unsichtbar gemacht wurden.
Fort·e·s parce qu'elles ont appris à s'affirmer, souvent dans des environnements dans lesquels leur identité était remise en question ou rendue invisible.
Stark, weil Coming-outs Mut brauchen, weil Zugehörigkeit nicht immer selbstverständlich ist und weil Selbstbestimmung zu erkämpfen war.
Fort·e·s puisqu'il faut du courage pour faire son coming out, comme l'appartenance n'est pas absolument évidente et car l'autodétermination a dû être conquise.
Stark, weil viele von uns gelernt haben, eigene Wege zu finden, Wahlfamilien aufzubauen, Räume zu schaffen, die sicher und offen sind. Stärke zeigt sich im Alltag: in jedem Moment, in dem wir sichtbar bleiben, obwohl es leichter wäre, uns zurückzuziehen. In jeder Hand, die anderen gereicht wird. In jeder Stimme, die sich erhebt.
Fort·e·s parce que beaucoup d'entre nous ont appris à trouver leur propre voie, à construire des familles de choix, à créer des espaces sûrs et ouverts. La force se manifeste au quotidien: à chaque instant où nous restons visibles, même s'il serait plus facile de se retirer. Dans chaque main tendue vers les autres. Dans chaque voix qui s'élève.
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Unsere gemeinsame Stärke
Notre force commune
Unsere wahre Kraft entsteht dort, wo wir zusammenstehen.
Notre vraie force vient de notre solidarité.
Denn die queere Geschichte zeigt deutlich: Jede grosse Errungenschaft wurde möglich, weil Menschen sich solidarisiert haben. Weil Communitys zusammenkamen, weil Verbündete Verantwortung übernommen haben, weil Bewegungen grösser waren als Einzelpersonen. Alleine sind wir stark – und zusammen sind wir noch stärker, lauter, sichtbarer, widerstandsfähiger. Zusammenhalt schafft Schutz. Zusammenhalt schafft politischen Druck. Zusammenhalt schafft Hoffnung. Und Zusammenhalt schafft die Räume, in denen wir wachsen, heilen und feiern können.
L'histoire queer le montre bien: chaque grande avancée a été possible parce que des personnes se sont unies. Parce que des communautés se sont rassemblées, parce que des alliés ont pris leurs responsabilités, parce que les mouvements étaient plus fort·e·s que les individus. Seuls, on est fort·e·s – et ensemble, on est encore plus fort·e·s, plus bruyants, plus visibles, plus résistants. La cohésion crée une protection. La cohésion crée une pression politique. La cohésion crée de l'espoir. Et la cohésion crée des espaces dans lesquels on peut grandir, guérir et faire la fête.
Der queere Fortschritt
Les progrès queer
In den letzten Jahren hat sich auch in der Schweiz viel bewegt: Die Ehe für alle wurde Realität, die erleichterte Änderung des Geschlechtseintrags ist in Kraft, queere Themen finden mehr Sichtbarkeit in Bildung, Kultur und Medien.
Ces dernières années, il y a eu beaucoup de changements en Suisse: le mariage pour tou·te·s est devenu une réalité, changer son genre est devenu plus facile, et les questions queer sont plus visibles dans l'éducation, la culture et les médias.
Diese Fortschritte sind hart erkämpft – durch Aktivismus, durch lange Gespräche, durch Engagement in Vereinen, durch Millionen kleiner, individueller Akte des Widerstands und der Sichtbarkeit.
Ces progrès ont été durement gagnés – grâce à l'activisme, à de longues discussions, à l'engagement dans des associations, à des millions de petits actes individuels de résistance et de visibilité.
Doch jeder Fortschritt zeigt auch, wie verletzlich Errungenschaften bleiben.
Mais chaque avancée montre aussi à quel point les acquis restent fragiles.
Queerfeindliche Angriffe auf unsere Community, politische Rückschritte in anderen Ländern und wachsende Unsicherheiten verdeutlichen: Der Kampf um Gleichstellung und Sicherheit ist nicht abgeschlossen.
Les attaques queerphobes contre notre communauté, les reculs politiques dans d'autres pays et les incertitudes croissantes montrent franchement que la lutte pour l'égalité et la sécurité n'est pas terminée.
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Motto — Devise
Das Motto
La devise
«Stark. Und zusammen noch stärker!» ist deshalb ein Motto, das in die Vergangenheit schaut und gleichzeitig in die Zukunft weist.
«Fort. Et encore plus fort·e·s ensemble!» est donc une devise qui regarde vers le passé tout en se tournant vers l'avenir.
Es ehrt all jene, die vor uns gekämpft haben – und es ruft uns auf, weiterhin Seite an Seite zu stehen.
Elle rend hommage à tous ceux qui se sont battus avant nous et nous invite à continuer à nous serrer les coudes.
Es erinnert uns daran, dass Pride nicht nur ein Fest ist, sondern ein Ausdruck unseres Zusammenhalts. Ein Raum, in dem wir einander stärken, schützen und feiern. Ein Raum, der zeigt, dass unsere Stimmen Gewicht haben – besonders dann, wenn sie sich vereinen. Die BernPride 2026 steht für diese kollektive Kraft. Für die Vielfalt unserer Geschichten. Für die Solidarität in unserer Community. Für die Überzeugung, dass Gleichstellung kein erreichter Endpunkt ist, sondern ein Weg, den wir gemeinsam gehen.
Elle nous rappelle que la «Pride» n'est pas seulement une fête, mais également l'expression de notre solidarité. Un espace dans lequel on se renforce, se protège et se célèbre mutuellement. Un espace qui montre que nos voix ont du poids, surtout quand elles s'unissent. La BernPride 2026 incarne cette force collective. La diversité de nos histoires. La solidarité au sein de notre communauté. La conviction que l'égalité n'est pas un objectif atteint, mais un chemin que nous parcourons ensemble.
Wir sind stark – als Einzelne und als Individuen mit unterschiedlichen Lebenswegen. Und zusammen sind wir stärker.
On est fort·e·s – en tant qu'individus et en tant que personnes aux parcours de vie différents. Et ensemble, on est encore plus fort·e·s.
Diese gemeinsame Stärke macht die Pride-Bewegung seit über 50 Jahren unaufhaltsam. Und genau diese Stärke werden wir an der BernPride 2026 am 25. Juli gemeinsam spüren!
Cette force commune rend le mouvement «Pride» inarrêtable depuis plus de 50 ans. Et c'est précisément cette force qu'on ressentira ensemble lors de la BernPride 2026, le 25 juillet!
Unser Motto ist eng mit unseren sieben Forderungen verknüpft, auf die wir als Verein hinarbeiten. Unsere Forderungen findest du in voller Länge auf: bernpride.ch/forderungen Notre devise est étroitement liée à nos sept revendications, vers lesquelles nous tendons en tant qu'association. Tu trouveras l'intégralité de nos revendications sur: bernpride.ch/revendications
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Das sagt die Community Ce que dit la communauté Die Pride auf dem Bundesplatz ist mehr als ein symbolischer Akt. Sie ist eine politische Notwendigkeit!
La Pride sur la Place Fédérale, c'est plus qu'un simple geste symbolique. C'est une nécessité politique!
Mitten im Herzen von Bern beanspruchen wir den Raum, in dem viel zu oft über uns gesprochen wird, statt mit uns.
En plein cœur de Berne, on s'approprie cet espace où, bien trop souvent, on parle de nous au lieu de parler avec nous.
In einer Zeit, in der queere Stimmen gezielt verdrängt werden, machen wir unsere Präsenz unübersehbar. Wir sind hier! Sichtbar, laut und vereint.
À une époque où les voix queer sont délibérément mises à l'écart, on rend notre présence incontournable. On est là! Visibles, bruyants et unis.
Paprika
Foto: © Ronnie Zysset
Dragqueen und Burlesque-Künstlerin Drag queen et artiste burlesque
Gastkommentare — Commentaires invités
Jasmine Imboden
Schauspielerin und ehemalige Fussballerin Actrice et ancienne footballeuse
Dieses Motto erinnert daran, dass Stärke viele Gesichter trägt. Manchmal ist sie laut, kraftvoll und unübersehbar. Manchmal leise – und gerade darin von besonderer Wirkung. Als QPOC (Queer Person of Color) bewege ich mich oft zwischen verschiedenen Welten. Vielleicht weiss ich gerade deshalb, wie wertvoll Räume sind, in denen Unterschiede nicht trennen, sondern verbinden. Die BernPride ist für mich ein solcher Raum. Ein Ort, an dem wir einander wirklich sehen – über das Offensichtliche hinaus. Ein Ort, an dem wir uns stärken, einander tragen und uns immer wieder daran erinnern: Du gehörst dazu – genau so, wie du bist. Zusammen noch stärker zu sein, bedeutet nicht, gleich zu sein. Es bedeutet, Unterschiede zu zelebrieren und in ihnen Verbindung zu finden. Einander zuzuhören, einander Raum zu geben und füreinander Orte zu schaffen, in denen Sicherheit entsteht. Denn die Stärke unserer Community liegt nicht nur in jeder einzelnen Geschichte. Sie zeigt sich im Mut, sie zu teilen – und in der Entscheidung, einander darin wirklich zu begegnen.
Cette devise nous rappelle que la force revêt de nombreux visages. Parfois, elle est bruyante, puissante et impossible à ignorer. Parfois, elle est discrète – et c’est justement là qu’elle a un impact particulier. En tant que QPOC (Queer Person of Color), je navigue souvent entre différents mondes. C’est peut-être justement pour ça que je sais à quel point les espaces où les différences ne divisent pas, mais unissent, sont précieux. Pour moi, la Bern Pride est un tel espace. Un lieu où on se voit vraiment les uns les autres – au-delà des apparences. Un lieu où on se renforce, où on se soutient mutuellement et où on se rappelle sans cesse: Tu fais partie de cette communauté – exactement comme tu es. Être encore plus forts ensemble ne signifie pas être identiques. Cela signifie célébrer les différences et trouver un lien à travers elles. S’écouter les uns les autres, se laisser de l’espace et créer pour chacun des lieux où règne la sécurité. Car la force de notre communauté ne réside pas seulement dans chaque histoire individuelle. Elle se manifeste dans le courage de la partager – et dans la décision de vraiment se rencontrer à travers elle. 15
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3435 Ramsei
Sivilian aka. Adrian Graf
Über Luxus, Wohnungsnot und Baden in Unterhosen Sur le luxe, de la pénurie de logements et des baignades en slip
Foto: zVg | mad
BILD
Interview — Entretien
Die Kaffeemaschine zischt in der Lumis Kaffeebar. Draussen lässt die Sonne die ersten Sommergefühle aufblühen, drinnen riecht es nach Kuchen und frisch gemahlenen Bohnen. Adrian Graf – besser bekannt als Sivilian – sitzt mir gegenüber, entspannt, aber wach. Es ist der Tag seines Releases. «Versailles» ist gerade erschienen.
La machine à café siffle au café-bar Lumis. Dehors, le soleil fait naître les premières sensations estivales; à l’intérieur, ça sent le gâteau et les grains fraîchement moulus. Adrian Graf – plus connu sous le nom de Sivilian – est assis en face de moi, détendu mais alerte. C’est le jour de la publication de sa nouvelle chanson. «Versailles» vient de sortir.
Kaum frage ich, worum es im Song geht, ist er mittendrin. Ist ja klar – diese Frage hat er heute schon x-mal beantwortet. «Im Prinzip geht es um die Wohnungskrise», sagt er. «Aber auch um Verluste.» Vor zwei Jahren musste er seine erste eigene Wohnung in Zürich aufgeben – zu teuer. Kurz darauf stirbt seine Grossmutter. «Ich habe damals zu meiner Mutter gesagt: I can’t afford to live and I can’t afford to die.» Er lacht kurz, fast entschuldigend. «Und ich dachte: Das ist doch eigentlich eine gute Basis für einen Song.»
À peine ai-je demandé de quoi parle la chanson, qu’il se lance. C’est normal – il a déjà répondu à cette question mille fois aujourd’hui. «En gros, ça parle de la crise du logement», dit-il. «Mais aussi des pertes.» Il y a deux ans, il a dû quitter son premier appartement à Zurich – trop cher. Peu après, sa grand-mère est décédée. «À l’époque, j’ai dit à ma mère: “Je n’ai pas les moyens de vivre et je n’ai pas les moyens de mourir.”» Il rit brièvement, presque d’un air désolé. «Et je me suis dit: “En fait, c’est une bonne base pour une chanson.”»
Was folgt, ist typisch Sivilian: ein Thema, das viele betrifft, aber kaum besungen wird – und ein Dreh ins Persönliche. «Ich habe mich dann gefragt: Was ist mein Versailles? Was ist mein Luxus?» Die Antwort liegt nicht in Quadratmetern oder Mietverträgen, sondern in Beziehungen. «Freundschaften, Menschen – das ist mein Versailles. Das besinge ich.»
Ce qui suit est typiquement Sivilian: un sujet qui touche beaucoup de monde, mais dont on parle rarement en chanson – et une touche personnelle. «Je me suis alors demandé: quel est mon Versailles? Quel est mon luxe?» La réponse ne se trouve pas dans les mètres carrés ou les baux, mais dans les relations. «Les amitiés, les gens – voilà mon Versailles. C’est ça que je chante.»
Dass der Song heute erscheint, wirkt fast zufällig. Tatsächlich reicht sein Ursprung Jahre zurück. «Ich habe ihn vor etwa zwei Jahren schon einmal in Bern gespielt, an einem Soli-Anlass. Das war aber noch eine komplett andere Version.» Heute ist kaum mehr etwas davon übrig. Ein Prozess, kein Plan – zumindest von aussen betrachtet.
Que la chanson sorte aujourd’hui semble presque fortuit. En réalité, son origine remonte à plusieurs années. «Je l’avais déjà jouée il y a environ deux ans à Berne, lors d’un concert de solidarité. Mais c’était encore une version complètement différente.» Aujourd’hui, il n’en reste presque plus rien. Un processus, pas un plan – du moins vu de l’extérieur.
«Es ist alles sehr genau geplant», sagt er und grinst. «Ich bin Sternzeichen Jungfrau.» Ordnung sei ihm wichtig, Struktur auch. Und trotzdem: Die Themen kommen aus dem Moment. «Ich schreibe über das, was mich beschäftigt. Und ich hatte einfach noch nie einen Song über die Wohnungskrise gehört. Also dachte ich: Why not write it?»
«Tout est planifié dans les moindres détails», dit-il en souriant. «Je suis du signe de la Vierge.» L’ordre est important pour lui, la structure aussi. Et pourtant: les thèmes surgissent de l’instant présent. «J’écris sur ce qui me préoccupe. Et je n’avais tout simplement jamais entendu de chanson sur la crise du logement. Alors je me suis dit: pourquoi ne pas l’écrire?» 19
Interview — Entretien
Die Grenze zwischen Sivilian und Adrian Graf? Verschwimmt.
La frontière entre Sivilian et Adrian Graf? Elle s’estompe.
«Ich glaube, auf der Bühne bin ich offener», sagt er. «Ich würde Dinge sagen, die ich im echten Leben vielleicht nicht so direkt aussprechen würde.» Im Alltag eher zurückhaltend, auf der Bühne ein «offenes Buch». Keine erfundene Figur, eher eine verstärkte Version seiner selbst.
«Je crois que sur scène, je suis plus ouvert», ditil. «Je dirais des choses que je n’oserais peut-être pas dire aussi directement dans la vraie vie.» Plutôt réservé au quotidien, un «livre ouvert» sur scène. Pas un personnage inventé, plutôt une version amplifiée de lui-même.
Musikalisch beginnt alles mit einer Ikone der frühen 2000er. «Meine erste CD war Oops!... I Did It Again von Britney Spears.» Ein kurzer Moment der Ernsthaftigkeit, dann ein Lächeln. «Sie hat mich auf die Bühne getrieben.» Später kommt Folk dazu, Gitarrenunterricht, Bob Dylan. Heute: Indie-Pop mit Folk-Background – irgendwo zwischen Introspektion und Eingängigkeit.
Musicalement, tout commence avec une icône du début des années 2000. «Mon premier CD, c’était Oops!... I Did It Again de Britney Spears.» Un bref moment de sérieux, puis un sourire. «C’est elle qui m’a poussé à monter sur scène.» Plus tard, le folk s’y ajoute, des cours de guitare, Bob Dylan. Aujourd’hui: de l’indie pop avec des influences folk – quelque part entre introspection et mélodies accrocheuses.
Aufgewachsen ist er in Goldiwil, oberhalb von Thun. Ein Ort, der weniger bietet – und vielleicht gerade deshalb mehr möglich macht. «Wir hatten nichts zu tun», sagt er. «Ich glaube, das hat uns kreativ gemacht.» Seine engsten Freunde von damals sind heute Filmregisseur und Illustrator. «Wir hatten gar keine andere Wahl.» Zürich ist heute Arbeitsort, Netzwerk, Szene. Thun bleibt Sehnsuchtsort. «Im Sommer gibt es keinen schöneren Ort», sagt er. «In die Aare gehen, durch die Stadt laufen, von einer Brücke in den Fluss springen – je nach Skill-Level.»
Zurich, c’est aujourd’hui le lieu de travail, le réseau, la scène. Thoune reste un lieu de nostalgie. «En été, il n’y a pas d’endroit plus beau», dit-il. «Aller à l’Aar, se balader en ville, sauter dans la rivière depuis un pont – selon son niveau.» Une vie entre ville et campagne, entre structure et intuition – et entre passion et boulot. Berlin aurait pu être une option. Un poste dans une agence de pub se profilait. «Mais c’est 200 % de boulot», ditil. «Je savais que si je faisais ça, je n’aurais plus de temps pour la musique.» Il a donc décidé de ne pas le faire. Il a choisi l’incertitude. L’art.
Foto: © Patrick Liechti, STadt Thun
Thun
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Il a grandi à Goldiwil, au-dessus de Thoune. Un endroit qui offre peu – et qui, peut-être justement pour ça, ouvre plus de possibilités. «On n’avait rien à faire», dit-il. «Je crois que ça nous a rendus créatifs.» Ses amis les plus proches de l’époque sont aujourd’hui réalisateur et illustrateur. «On n’avait pas d’autre choix.»
Aujourd’hui, il travaille à la Haute école des arts de Zurich, où il apporte son soutien au cursus Cast / Audiovisual Media. «Création de contenu, photographie, vidéo, son – un peu de tout.» Un pied dans le système, l’autre dehors.
Foto: © EuroGames Bern 2023 / Jana Leu
Sivilian auf der EuroGames Bühne im Sommer 2023 Sivilian sur la scène des EuroGames à l'été 2023
Ein Leben zwischen Stadt und Land, zwischen Struktur und Intuition – und zwischen Passion und Job. Berlin hätte eine Option sein können. Ein Job in einer Werbeagentur stand im Raum. «Aber das ist halt 200 Prozent Arbeit», sagt er. «Ich wusste: Wenn ich das mache, bleibt keine Zeit mehr für Musik.» Also entscheidet er sich dagegen. Für das Unsichere. Für die Kunst. Heute arbeitet er an der Zürcher Hochschule der Künste, unterstützt im Studiengang Cast / Audiovisual Media. «Content Creation, Fotografie, Video, Sound – ein bisschen von allem.» Ein Fuss im System, der andere draussen. Wir sprechen über Pride. Über Sichtbarkeit. Über die Frage, ob es solche Veranstaltungen überhaupt noch braucht. «Umso mehr», sagt er sofort. «Gerade jetzt.» Es gehe nicht darum, sich anzupassen. «Wir gehören nicht in die Gesellschaft, weil wir normal sind. Wir gehören dazu, so wie wir sind.» Ein Satz, der sitzt. Er erzählt von kleineren Prides, von Do-it-yourselfStrukturen, von Traktoren, die durch Innenstädte fahren. «Das fand ich so cool», sagt er. «Fast charmanter als die grossen Pride Events.»
On parle de la Pride. De la visibilité. De la question de savoir si de tels événements sont encore nécessaires. «Plus que jamais», répond-il tout de suite. «Surtout en ce moment.» Il ne s’agit pas de s’adapter. «On n’appartient pas à la société parce qu’on est normaux. On en fait partie, tels qu’on est.» Une phrase qui fait mouche. Il parle de petites Pride, de structures DIY, de tracteurs qui traversent les centres-villes. «J’ai trouvé ça tellement cool», dit-il. «Presque plus charmant que les grands événements Pride.» Et pourtant: la communauté n’est pas homogène. «Elle est fragmentée», dit-il. Les discussions sur la visibilité, sur les droits des personnes trans, sur la question «À partir de quand est-ce trop?» se multiplieraient. «Je trouve qu’il pourrait y avoir à nouveau plus de cohésion.» Il est rarement confronté directement à la haine. Peut-être aussi parce qu’il évolue dans une «bulle». Mais la réalité reste palpable – à travers les histoires des autres, à travers les actualités, à travers ce qui se passe dehors. «Il faut choisir plus consciemment à quoi on réagit et ce qu’on laisse passer.» 21
Interview — Entretien
Und trotzdem: Die Community sei nicht homogen. «Es ist fragmentiert», sagt er. Diskussionen über Sichtbarkeit, über Transrechte, über das «Wie viel ist zu viel» würden zunehmen. «Ich finde, es könnte wieder mehr Zusammenhalt geben.» Hate bekommt er selten direkt. Vielleicht auch, weil er sich in einer «Bubble» bewegt. Aber die Realität bleibt spürbar – durch Geschichten anderer, durch Nachrichten, durch das, was draussen passiert. «Man muss bewusster entscheiden, worauf man reagiert und was man stehen lässt.» Seine eigenen Pride-Momente? Überraschend alltäglich. «Die Plakate», sagt er. «Ich liebe gute Schilder.» Sätze, die hängen bleiben. Humor, der trifft. Einer ist ihm besonders geblieben: «Usually not a sign guy, but what the fuck?» Er lacht. «Das wäre mein Schild.»
Ses propres moments de fierté ? Étonnamment banals. «Les affiches», dit-il. «J’adore les bonnes pancartes.» Des phrases qui restent en tête. De l’humour qui fait mouche. L’une d’elles lui a particulièrement marqué: «Usually not a sign guy, but what the fuck ?» Il rit. «Ça, c’est mon panneau » Une autre image: une journée torride à la ZurichPride, quelque part au bord de la Sihl. Il tombe par hasard sur Tamara Funiciello. Il fait trop chaud, l’ambiance est débridée. «On est juste allés se baigner dans la rivière avec un groupe. En slip.» Il hausse les épaules. «Elle ne sait probablement même pas qui je suis.»
Schilder an der BernPride Pancartes à la BernPride
Ein anderes Bild: ein heisser ZurichPride-Tag, irgendwo an der Sihl. Zufällig trifft er auf Tamara Funiciello. Es ist zu warm, die Stimmung ausgelassen. «Dann sind wir in einer Gruppe einfach in den Fluss baden gegangen. In Unterhosen.» Er zuckt mit den Schultern. «Sie weiss wahrscheinlich nicht mal, wer ich bin.» Es sind diese kleinen Momente, die bleiben. Und vielleicht auch das, was gefehlt hat. Queere Vorbilder zum Beispiel. «Zu wenig», sagt er. «Viel zu wenig.» Aufgewachsen ist er mit Fernsehfiguren wie Sven Epiney oder Kurt Aeschbacher – präsent, aber nie wirklich als queere Geschichten erzählt. Später kommen erste Bezugspunkte aus dem Internet dazu, etwa Troye Sivan mit seinen Coming-out-Videos. «Aber richtige Repräsentation? Kaum.» Und mit Songs? «Ich habe heute einen neuen Mix bekommen», sagt er und lehnt sich leicht zurück. Ein kurzes Grinsen. «It’s gonna be hot.» Dieses Mal klingt es nicht nach einem Nebensatz, sondern nach Vorfreude. Nach dem Gefühl, dass da noch einiges kommt. Ich bin gespannt!
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Ce sont ces petits moments qui restent. Et peutêtre aussi ce qui a manqué. Des modèles queer, par exemple. «Trop peu», dit-il. «Beaucoup trop peu.» Il a grandi avec des personnages de télé comme Sven Epiney ou Kurt Aeschbacher – présents, mais jamais vraiment racontés comme des histoires queer. Plus tard, les premiers repères viennent d’Internet, comme Troye Sivan avec ses vidéos de coming-out. «Mais une vraie représentation? À peine.» Et avec les chansons? «J’ai reçu un nouveau mix aujourd’hui», dit-il en se penchant légèrement en arrière. Un petit sourire. «Ça va être chaud.» Cette fois, ça ne sonne pas comme une parenthèse, mais comme de l’impatience. Comme le sentiment qu’il y a encore beaucoup à venir. Je suis impatient!
PRIDE BRUNCH
Jetzt Tis reservie ch ren!
IM TIBITS
Unser Pride Brunch findet statt:
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Welche Bedeutung hat Therapietreue für den Erfolg meiner HIV-Therapie?
Eine Initiative von Gilead für ein positives Leben mit HIV
CH-UNB-1123
DEIN TREUEVERSPRECHEN AN DIE HIV-THERAPIE 05/2026
Agenturfoto. Mit Models gestellt
21. Juni: tibits Zürich Bistro 28. Juni: tibits Lausanne 28. Juni: tibits Basel Gundeli 28. Juni: tibits Basel Steinen 12. Juli: tibits Winterthur 26. Juli: tibits Bern Bahnhof 16. August: tibits Luzern 6. September: tibits Aarau
Wie organisiert man eine Pride? Der Vorstand der BernPride begleitet das Organisationskomitee bei der Planung und Durchführung der BernPride. Gemeinsam werden Entscheidungen getroffen, Partnerschaften aufgebaut, politische Themen diskutiert und die Weiterentwicklung der BernPride vorangetrieben – dies ehrenamtlich und neben Beruf, Studium oder anderen Verpflichtungen. Im Gespräch erzählen sie von ihrer Motivation, den Herausforderungen hinter den Kulissen, der Bedeutung von Solidarität – und davon, worauf sie sich an der diesjährigen BernPride am meisten freuen. 24
Interview — Entretien
Comment on organise une Pride? Le conseil d'administration de la BernPride accompagne le comité d'organisation dans la planification et la mise en œuvre de BernPride. Ensemble, iels prennent des décisions, nouent des partenariats, discutent de questions politiques et font avancer le développement de BernPride – tout ça bénévolement, en plus de leur travail, de leurs études ou d'autres obligations. Au cours de l'entretien, ils parlent de leur motivation, des défis en coulisses, de l'importance de la solidarité – et de ce qu'ils attendent le plus de la BernPride de cette année. 25
Interview — Entretien
Was machst du neben deinem Engagement bei der BernPride?
Que fais-tu en dehors de ton engagement au sein de la BernPride?
Lena: Ich zeichne und male gerne, treffe mich mit Menschen, die mir wichtig sind, und probiere immer wieder neue Dinge aus.
Lena: J’aime dessiner et peindre, passer du temps avec les personnes qui comptent pour moi et essayer sans cesse de nouvelles choses.
Maria: Alles Mögliche – je nach Energie und Jahreszeit. Ich verbringe gerne Zeit in meinem Umfeld, entdecke neue Orte und versuche, neben all den Verpflichtungen auch Momente für mich selbst zu schaffen.
Maria: Un peu de tout – selon mon énergie et la saison. J’aime passer du temps avec mes proches, découvrir de nouveaux endroits et essayer de me réserver des moments pour moi malgré toutes mes obligations.
Christian: Neben der BernPride bin ich begeisterter Tabletop- und Boardgame-Spieler. Und als Berner findet man mich im Sommer natürlich oft an, in oder auf der Aare.
Christian: En dehors de la BernPride, je suis un passionné de jeux de société et de jeux de table. Et en tant que Bernois, on me trouve bien sûr souvent près de l’Aar en été.
Tim: Vor Kurzem habe ich Badminton für mich entdeckt! Neben der Arbeit geniesse ich meinen Balkon und verbringe möglichst viel Zeit mit den Menschen, die ich schätze.
Tim: J’ai récemment découvert le badminton! En dehors du travail, je profite de mon balcon et passer autant de temps que possible avec les personnes qui me sont chères.
Worauf freust du dich bei der diesjährigen Pride am meisten?
Qu’est-ce qui te réjouit le plus pour la Pride de cette année?
Lena: Auf die Stimmung. Für mich ist es jedes Jahr das Schönste, die Freude in den Gesichtern der Menschen zu sehen.
Lena: L’ambiance. Pour moi, le plus beau, chaque année, c’est de voir la joie sur les visages des gens.
Maria: Auf ein ausgelassenes, friedliches und buntes Fest mit ganz vielen Menschen. Die BernPride schafft jedes Jahr einen Raum, in dem man einfach sein darf. Christian: Darauf, die Stadt Bern wieder mit tausenden tollen Menschen und Regenbogenfarben zu füllen. Tim: Auf den einen Moment, in dem monatelange Arbeit plötzlich Realität wird. Wenn die Bühne aufgebaut wird, sich die Menschen für die Demo versammeln und die Stadt langsam bunt wird.
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Maria: Une fête exubérante, pacifique et colorée avec plein de monde. Chaque année, la BernPride crée un espace où l’on peut simplement être soimême. Christian: De remplir à nouveau la ville de Berne de milliers de personnes formidables et de couleurs arc-en-ciel. Tim: Le moment où des mois de travail deviennent soudainement réalité. Quand la scène est montée, que les gens se rassemblent pour la défilé et que la ville se pare peu à peu de couleurs.
Was unterscheidet die BernPride von anderen Prides in der Schweiz?
Qu'est-ce qui distingue la BernPride des autres Prides en Suisse?
Tim: Die BernPride ist die drittgrösste Pride der Schweiz. Trotzdem fühlt sich die BernPride unglaublich familiär an – charmant, nahbar und irgendwie «klein & fein». Ausserdem kann kaum eine andere Pride mit einer Kulisse wie der Berner Altstadt oder einem Festival direkt vor dem Bundeshaus mithalten.
Tim: La BernPride est la troisième plus grande Pride de Suisse. Pourtant, elle dégage une ambiance incroyablement familiale – charmante, accessible et en quelque sorte «petite mais sympa». De plus, peu d'autres Prides peuvent rivaliser avec un décor comme la vieille ville de Berne ou un festival juste devant le Palais fédéral.
Warum ist euch Transparenz als Verein so wichtig?
Pourquoi la transparence est-elle si importante pour vous ?
Lena: Die BernPride ist ein Anlass für die Community – nicht für uns als Organisationskomitee. Sie lebt von all den Menschen, die die Stadt an diesem Tag bunt machen. Deshalb ist es uns wichtig, die Community auch unter dem Jahr mitzunehmen und offen darüber zu sprechen, was hinter den Kulissen passiert, welche Herausforderungen es gibt und wie wir arbeiten.
Lena: La BernPride est un événement pour la communauté – pas pour nous, le comité d’organisation. Elle vit grâce à toutes les personnes qui colorent la ville ce jour-là. C’est pourquoi il est important pour nous d’impliquer la communauté tout au long de l’année et de parler ouvertement de ce qui se passe en coulisses, des défis à relever et de notre façon de travailler.
Wie abhängig ist eine Pride heute von Sponsoring, Gastro-Umsätzen oder öffentlicher Unterstützung?
À quel point une Pride dépend-elle aujourd’hui du sponsoring, des recettes de restauration ou du soutien public?
Maria: Die Gastro-Umsätze sind für uns enorm wichtig. Gleichzeitig stehen wir finanziell stark unter Druck. Umso dankbarer sind wir für Sponsorinnen, Partnerinnen und Unterstützer*innen, die helfen, die BernPride überhaupt möglich zu machen. Oft bewegen wir uns finanziell auf sehr engem Raum.
Maria: Les recettes de restauration sont extrêmement importantes pour nous. En même temps, nous subissons une forte pression financière. Nous sommes d’autant plus reconnaissants envers les sponsors, les partenaires et les soutiens qui contribuent à rendre la BernPride possible. Souvent, notre marge de manœuvre financière est très étroite. 27
Kritiker*innen sagen oft, Pride werde zu kommerziell. Wo seht ihr die Grenze zwischen notwendiger Finanzierung und Pinkwashing?
Les détracteurs disent souvent que la Pride devient trop commerciale. Où vois-tu la limite entre un financement nécessaire et le «pinkwashing»?
Christian: Ein so grosses Event auf die Beine zu stellen, kostet viel Geld – und wir merken jedes Jahr, wie knapp die Finanzierung ist. Idealerweise könnte eine Pride vollständig von der Community getragen werden, aber aktuell sind wir auf Sponsoring angewiesen. Gerade deshalb ist es wichtig, genau hinzuschauen: Unterstützen diese Unternehmen queere Menschen auch ausserhalb des Pride-Monats? Teilen sie unsere Werte glaubwürdig?
Christian: Organiser un événement d’une telle envergure coûte beaucoup d’argent – et on se rend compte chaque année à quel point le financement est serré. Idéalement, une Pride pourrait être entièrement financée par la communauté, mais pour l’instant, on dépend du sponsoring. C’est justement pour ça qu’il est important d’y regarder de plus près: est-ce que ces entreprises soutiennent les personnes queer même en dehors du mois de la Pride? Partagent-elles nos valeurs de manière crédible?
Welche Anforderungen stellt ihr an Partnerinnen und Sponsorinnen? Tim: Die BernPride arbeitet mit Partner*innen zusammen, die unsere Werte glaubwürdig mittragen und Vielfalt, Respekt sowie Gleichstellung aktiv unterstützen. Dafür haben wir ein klares Anforderungsprofil definiert, das unsere Partner*innen erfüllen müssen. Uns ist wichtig, dass Kooperationen nicht nur sichtbar, sondern auch inhaltlich zur BernPride und zur queeren Community passen.
Sehr vieles passiert im Ehrenamt. Wo stösst dieses Modell an seine Grenzen? Maria: Der Aufwand hinter einem Ehrenamt wird oft unterschätzt. Es ist zeitintensiv, emotional fordernd und manchmal auch belastend. Gleichzeitig haben sich nach vier Jahren BernPride viele Abläufe und Automatismen entwickelt, die heute besser greifen und vieles erleichtern. Trotzdem bleibt es ein grosses Engagement, das ohne die vielen freiwilligen Menschen nicht möglich wäre.
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Quelles sont vos exigences envers vos partenaires et sponsors? Tim: La BernPride travaille avec des partenaires qui partagent nos valeurs de manière crédible et soutiennent activement la diversité, le respect et l’égalité. Pour cela, on a défini un profil d’exigences clair que nos partenaires doivent respecter. C’est important pour nous que les collaborations soient non seulement visibles, mais qu’elles correspondent aussi, sur le fond, à la BernPride et à la communauté queer.
Beaucoup de choses se font grâce au bénévolat. Où ce modèle atteint-il ses limites? Maria: On sous-estime souvent l’effort que demande le bénévolat. C’est chronophage, exigeant sur le plan émotionnel et parfois même pesant. En même temps, après quatre ans de BernPride, de nombreux processus et automatismes se sont mis en place, qui fonctionnent mieux aujourd’hui et facilitent beaucoup de choses. Cela reste néanmoins un engagement de taille, qui ne serait pas possible sans les nombreux bénévoles.
Interview — Interview
Wo muss die queere Community selbst stärker mit anpacken?
Dans quels domaines la communauté queer doit-elle s’impliquer davantage?
Christian: Natürlich wünschen wir uns mehr Menschen, die sich als Volunteers oder im Organisationskomitee engagieren. Aber auch ausserhalb der BernPride ist es wichtig, Begegnungsorte zu schaffen, sich zu vernetzen und gemeinsam Politik für die Community zu machen. Durch die BernPride habe ich selbst unglaublich viele bestehende Angebote kennengelernt – aber es gibt immer Raum für neue Ideen und neue Menschen, die sich einbringen möchten.
Christian: Bien sûr, on aimerait voir plus de gens s’engager comme bénévoles ou au sein du comité d’organisation. Mais même en dehors de la BernPride, c’est important de créer des lieux de rencontre, de se mettre en réseau et de faire de la politique ensemble pour la communauté. Grâce à la BernPride, j’ai moi-même découvert un nombre incroyable d’initiatives existantes – mais il y a toujours de la place pour de nouvelles idées et de nouvelles personnes qui veulent s’impliquer.
Wie wichtig ist Solidarität innerhalb der Community gerade jetzt?
Quelle est l'importance d'une communauté solidaire en ce moment?
Lena: Wir erleben wieder vermehrt Queerfeindlichkeit – und das macht Angst. Gerade deshalb ist Solidarität innerhalb der Community enorm wichtig. Die Community kann auffangen, schützen und Räume schaffen, in denen diese Angst zumindest für einen Moment Pause macht. Gemeinsam sind wir stärker als allein. Deshalb ist es wichtig, einander den Rücken zu stärken und darauf zu achten, dass alle Menschen ihren Platz in der Community haben. Für Diskriminierung darf es keinen Platz geben.
Lena: Nous vivons à nouveau une recrudescence de l’hostilité envers les personnes queer – et ça fait peur. C’est justement pour ça que la solidarité au sein de la communauté est extrêmement importante. La communauté peut accueillir, protéger et créer des espaces où cette peur s’estompe, ne serait-ce qu’un instant. Ensemble, on est plus forts que seuls. C’est pourquoi il est important de se soutenir mutuellement et de veiller à ce que tout le monde ait sa place dans la communauté. Il ne doit y avoir aucune place pour la discrimination.
Wie sieht die BernPride in fünf Jahren aus?
À quoi ressemblera la BernPride dans cinq ans?
Lena: Ich hoffe, genauso stark oder sogar stärker als heute: bunt, laut, fordernd und mit ganz viel Glitzer. Ein Ort voller Zusammenhalt, Sichtbarkeit und Lebensfreude.
Lena: J’espère qu’elle sera aussi forte, voire plus forte qu’aujourd’hui : colorée, bruyante, exigeante et avec beaucoup de paillettes. Un lieu plein de cohésion, de visibilité et de joie de vivre.
Maria: Hoffentlich genauso lebendig und relevant wie heute!
Maria: J’espère qu’elle sera tout aussi vivante et pertinente qu’aujourd’hui!
Christian: Immer noch lautstark auf den Strassen und auf dem Bundesplatz – und genauso bunt wie bisher.
Christian: Toujours aussi bruyante dans les rues et sur la Place fédérale – et tout aussi colorée qu’avant.
Tim: Ich wünsche mir eine BernPride, die weiterhin wächst – nicht unbedingt in ihrer Grösse, sondern in ihrer Wirkung. Gleichzeitig soll sie ein nachhaltiger, inklusiver und sicherer Anlass bleiben, der von einer starken Community getragen wird.
Tim: Je souhaite que la BernPride continue de grandir – pas forcément en taille, mais en impact. En même temps, elle doit rester un événement durable, inclusif et sûr, porté par une communauté forte. 29
BILD
Demonstration Marche des fiertés
Demo — Manif
Die BernPride zieht auch dieses Jahr durch das Herz der Stadt – und die Berner Altstadt wird dabei in den Farben des Regenbogens erstrahlen. Zahlreiche Pride-Flaggen entlang der Route setzen ein sichtbares Zeichen für Vielfalt, Liebe und Solidarität.
Cette année encore, la BernPride traversera le cœur de la ville – et la vieille ville de Berne s’illuminera aux couleurs de l’arc-en-ciel. De nombreux drapeaux arc-en-ciel le long du parcours seront un symbole fort de diversité, d’amour et de solidarité.
Erstmals führt die Demonstration auch durch die Marktgasse und das Monbijou. Damit sind wir noch präsenter im Stadtbild und tragen unsere Botschaft dorthin, wo sie gesehen und gehört wird.
Pour la première fois, le défilé passera aussi par la Marktgasse et le Monbijou. On sera ainsi encore plus présents dans l'image de la ville et on portera notre message là où il sera vu et entendu.
Wir starten um 13 Uhr auf dem Waisenhausplatz. Nach der Demonstration geht es weiter mit dem Festivalprogramm auf dem Bundesplatz. Kommt bunt gekleidet, bringt eure Pride-Flaggen mit und werdet kreativ mit eigenen Schildern – gemeinsam machen wir Bern laut, sichtbar und stolz.
On démarre à 13 heures au Waisenhausplatz. Après la manifestation, le programme du festival se poursuivra sur la Bundesplatz. Viens habillé de couleurs, apporte tes drapeaux arc-en-ciel et fais preuve de créativité avec tes propres pancartes – ensemble, on rendra Berne bruyante, visible et fière.
Barrierefreiheit
Accessibilité
Die Demonstrationsroute der BernPride ist teilweise gepflastert sowie von stärkeren Höhendifferenzen geprägt. Dies kann die Teilnahme für mobilitätseingeschränkte Personen erschweren. Auf unserer Website haben wir die Route im Detail aufgeschlüsselt und eine alternative, möglichst barrierearme Strecke veröffentlicht.
Le parcours de la manifestation BernPride est en partie pavé et comporte des dénivelés importants. Cela peut rendre la participation difficile pour les personnes à mobilité réduite. Sur notre site web, nous avons détaillé le parcours et publié un itinéraire alternatif aussi accessible que possible.
Bei Fragen, oder wenn du Unterstützung benötigst, kannst du dich vor Ort beim AwarenessTeam oder vorgängig bei per Mail nei uns melden: awareness@bernpride.ch
Die Abbildung der Route findest du auf der nächsten Seite.
Si tu as des questions ou si tu as besoin d'aide, tu peux t'adresser sur place à l'équipe de sensibilisation ou nous contacter au préalable par e-mail: awareness@bernpride.ch
Tu trouveras le plan de l'itinéraire à la page suivante.
Weitere Informationen zur Demonstration findest du auf unserer Website auf: bernpride.ch/demo Tu trouveras plus d'informations sur la manifestation sur notre site web à l'adresse: bernpride.ch/manif Alle Angaben sind ohne Gewähr. Toutes ces informations sont sans garantie. 31
Demonstration | Manifestation Waisenhausplatz
Festival
Bundesplatz | Place Fédérale
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Demo — Manif
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Die Route im Überblick Waisenhausplatz (Besammlungsort) Marktgasse – Zytgloggelaube – Kramgasse – Gerechtigkeitsgasse – Nydegggasse – Nydeeggbrücke – Klösterlistutz – Untertorbrücke – Mattenenge – Gerberngasse – Schifflaube – Aarstrasse – Marzilistrasse – Sulgeneckstrasse – Schwarztorstrasse – Monbijoustrasse – Bundesgasse Bundesplatz (Festival)
Aperçu du parcours Waisenhausplatz (Lieu de rassemblement) Marktgasse – Zytgloggelaube – Kramgasse – Gerechtigkeitsgasse – Nydegggasse – Nydeeggbrücke – Klösterlistutz – Untertorbrücke – Mattenenge – Gerberngasse – Schifflaube – Aarstrasse – Marzilistrasse – Sulgeneckstrasse – Schwarztorstrasse – Monbijoustrasse – Bundesgasse Place Fédérale (Festival)
Festival
Milune Foto: zVg | mad
Nach der Demonstration geht die BernPride ab 15.30 Uhr auf dem Bundesplatz weiter. Freu dich auf Live-Acts, DJs, politische Beiträge und eine Drag Show sowie Bars, Foodstände und Marktstände von queeren Organisationen und Partner*innen. Après la manifestation, la BernPride se poursuivra à partir de 15h30 sur la Place Fédérale. Au programme: concerts, DJ, interventions politiques et un spectacle de drag, ainsi que des bars, des stands de restauration et des stands tenus par des organisations queer et des partenaires.
Milune Zwischen elektronischen Beats, modernen PopElementen und eindringlichen Vocals erschafft Milune eine Atmosphäre voller Gegensätze – mal verträumt, mal kraftvoll, mal überraschend düster. Ein Act zum Eintauchen, Tanzen und Fühlen. Carrousel Mit französischem Pop, eingängigen Melodien und sommerlicher Leichtigkeit bringt Carrousel Festivalstimmung auf den Bundesplatz. Perfekt für einen warmen Pride-Sommerabend voller Musik und guter Laune. Sivilian Sivilian verbindet emotionalen Pop mit ehrlichen Geschichten über Queerness, Gefühle und persönliche Erfahrungen. Seine Musik bewegt sich zwischen Nachdenklichkeit, Energie und ganz viel Charisma. Drag Show Natürlich darf an der BernPride auch eine Drag Show nicht fehlen. Freu dich auf glamouröse Looks, starke Performances und jede Menge Unterhaltung.
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Milune Entre beats électroniques, éléments pop modernes et voix envoûtantes, Milune crée une atmosphère pleine de contrastes – tantôt rêveuse, tantôt puissante, tantôt étonnamment sombre. Un concert où tu pourras te laisser emporter, danser et ressentir. Carrousel Avec sa pop française colorée, des mélodies entraînantes et une légèreté estivale, Carrousel apporte une ambiance de festival sur la Place fédérale. Parfait pour une chaude soirée d’été Pride pleine de musique et de bonne humeur. Sivilian Sivilian allie une pop émouvante à des histoires sincères sur la queerness, les sentiments et les expériences personnelles. Sa musique oscille entre réflexion, énergie et beaucoup de charisme. Spectacle de drag Bien sûr, un spectacle de drag ne saurait manquer à la BernPride. Réjouis-toi de looks glamour, de performances percutantes et de beaucoup de divertissement.
Festival
DJ N!K & Hortus Duplex Zum Festival-Closing verwandeln DJ N!K und Hortus Duplex den Bundesplatz in einen Open-AirClub – mit treibenden Beats und hypnotischen Sounds. Politische Reden Neben Musik und Tanz bietet die BernPride auch Raum für politische Stimmen. Verschiedene Beiträge und Reden machen sichtbar, warum Pride auch heute noch politisch ist.
Foto: zVg | mad
Carrousel
Jasi Pink Mit Pop, Dance und queeren Club-Vibes sorgt Jasi Pink für euphorische Momente auf dem Bundesplatz – laut, bunt und voller Energie.
Foto: zVg | mad
Jasi Pink Avec de la pop, de la dance et des vibes club queer, Jasi Pink te garantit des moments euphoriques sur la Place fédérale – bruyants, colorés et pleins d’énergie. DJ N!K & Hortus Duplex Pour clôturer le festival, DJ N!K et Hortus Duplex transforment la Place Fédérale en club en plein air – avec des rythmes entraînants et des sons hypnotiques.
Sivilian
Discours politiques Outre la musique et la danse, la BernPride offre également un espace aux voix politiques. Diverses interventions et discours montrent pourquoi la Pride reste encore aujourd’hui un événement politique.
Weitere Informationen zu musikalischen Acts, politischen Reden und Festival findest du auf: bernpride.ch/festival Tu trouveras plus d’informations sur les concerts, les discours politiques et le festival sur: bernpride.ch/festival
Alle Angaben sind ohne Gewähr. Toutes ces informations sont sans garantie. 35
Partys — Fêtes
Partys Fêtes Für unsere Nachteulen und alle, die den Sonnenaufgang miterleben wollen, haben wir ein unschlagbares Afterparty-Programm auf die Beine gestellt.
Pour les noctambules et tous ceux qui veulent voir le soleil se lever, on a concocté un programme de fête imbattable.
Zum Beispiel: Im Bierhübeli Bern erwarten dich die guten alten Pop-Hits. Und im Stellwerk bringt dich eine Mischung aus Techno und Elektro auf den Dancefloor.
Par exemple: au Bierhübeli Bern, tu pourras écouter les grands classiques de la pop. Et au Stellwerk, un mélange de techno et d'électro te fera danser sur le dancefloor.
Alle weiteren Informationen zum Nachtleben an der BernPride findest du auf: bernpride.ch/partys Tu trouveras toutes les autres informations sur la vie nocturne de la BernPride sur: bernpride.ch/fetes
FULL OF PRIDE – AND QUEER BOOKS
DIE QUEERE SEITE DES LESENS CHF 5.GUTSCHEIN AKTIONSCODE: BERNPRIDE26
HERRENGASSE 30 I 3011 BERN QUEERBOOKS.CH I INFO@QUEERBOOK.CH
ANZÜGLICHER KOMMENTAR? Geht auch dich etwas an! Melde den Vorfall! Zeig Zivilcourage!
Sexismus und Queerfeindlichkeit anonym melden: www.bern-schaut-hin.ch
Awareness ist wichtig und geht uns alle an. La sensibilisation est importante et nous concerne tous. Was heisst «Awareness»?
Que signifie sensibilisation?
Awareness heisst Bewusstsein. Dafür, dass die Grenzen und Sicherheitsgefühle von deinen Mitmenschen nicht überschritten werden. Lass uns gemeinsam an der BernPride einen achtsamen und respektvollen Umgang miteinander pflegen.
La sensibilisation, c'est être conscient de ne pas dépasser les limites et de ne pas porter atteinte au sentiment de sécurité de tes semblables. Ensemble, cultivons des relations attentives et respectueuses lors de la BernPride.
Wir wollen eine inklusive Umgebung leben und tolerieren keine grenzüberschreitenden Berührungen, schrägen Blicke, abwertende Kommentare und jede Diskriminierung in Form von:
Nous voulons vivre dans un environnement inclusif et ne tolérons aucun contact inapproprié, aucun regard insistant, aucun commentaire désobligeant ni aucune forme de discrimination, qu’elle soit:
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Rassismus Sexismus Queerfeindlichkeit Trans*feindlichkeit Ableismus Antisemitismus Diskriminierung aufgrund der Religionszugehörigkeit Abwertung religiöser und politischer Ansichten sowie kultureller Herkunft
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Racisme Sexisme Queerophobie Trans*phobie Capacitisme Antisémitisme Discrimination fondée sur l’appartenance religieuse Dépréciation des opinions religieuses et politiques ainsi que de l’origine culturelle
Wir verurteilen jede Art von Gewalt. Pflege einen bewussten Konsum von Alkohol und anderen berauschenden Substanzen, sodass du deine und die Grenzen anderer wahrnehmen und respektieren kannst.
Nous condamnons toute forme de violence. Consomme de l’alcool et d’autres substances psychoactives avec modération, afin de pouvoir percevoir et respecter tes limites et celles des autres.
Warum ist es für alle wichtig?
Pourquoi est-ce important?
Awareness geht uns alle an. Du kannst dich auch grenzüberschreitend verhalten, ohne es zu merken. Sei dir deiner Privilegien bewusst. Jede Person definiert die eigenen Grenzen selbst. Habe Verständnis dafür und frage nach, wenn du dir über dein eigenes Verhalten unsicher bist.
La sensibilisation, ça nous concerne tous. Tu peux toi aussi dépasser les limites sans t'en rendre compte. Sois conscient de tes privilèges. Chacun définit ses propres limites. Fais preuve de compréhension et n'hésite pas à demander si tu n'es pas sûr de ton comportement.
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Awareness — Sensibilisation
Melde dich unbedingt, wenn du dich unwohl fühlst!
Fais-nous savoir si tu te sens mal à l’aise!
Wenn du eine Situation beobachtest, in der es zu einer Diskriminierung und/oder Grenzüberschreitung kommt, frage bei der betroffenen Personen nach, ob und in welcher Form du unterstützen kannst.
Si tu observes une situation de discrimination et/ ou d'atteinte à la dignité, demande à la personne concernée si tu peux l'aider et de quelle manière.
Hole dir Unterstützung!
Demande de l'aide!
Melde dich an der BernPride Bar, beim Infostand, beim Sicherheitspersonal oder bei allen Volunteers oder benutze das Handzeichen für Hilfe, wenn du Unterstützung benötigst. Dabei zeigst du zuerst die offene Hand, legst dann den Daumen auf die Handfläche und legst schliesslich die restlichen Finger über den Daumen.
Si tu as besoin d'aide, adresse-toi au bar de la BernPride, au stand d'information, au personnel de sécurité ou à n'importe quel bénévole, ou utilise le signe de la main pour demander de l'aide. Pour cela, commence par tendre la main ouverte, puis pose ton pouce sur la paume et recouvre-le avec les autres doigts.
Saferspace an der BernPride
Espaces positifs à la BernPride
Solltest du Unterstützung benötigen oder dich in einer unangenehmen Situation befinden, wende dich an unsere Volunteers oder das Awareness Team. Wir haben einen geschützten, ruhigen Raum, zu dem dich das Awarenessteam bringen kann, wenn du es benötigst.
Si tu as besoin d'aide ou si tu te trouves dans une situation délicate, n'hésite pas à t'adresser à nos bénévoles ou à l'équipe de sensibilisation. Nous disposons d'un espace protégé et calme où l'équipe de sensibilisation pourra t'accompagner si tu en as besoin.
Wichtige Anlaufstellen
Points de contact importants
Polizei, Feuerwehr & Sanität: 112 LGBTIQ-Helpline: 0800 133 133 Meldetool: bernschauthin.ch
Police, pompiers & services sanitaires: 112 LGBTIQ-Helpline: 0800 133 133 Outil de signalement: bernschauthin.ch/fr
Schreib uns, wenn du Anliegen oder Bedürfnisse hast: awareness@bernpride.ch
Si tu as des questions ou des besoins, écrisnous: awareness@bernpride.ch 39
Die LGBTIQ Helpline hört zu, wenn es andere nicht tun. Ein Gespräch mit Klara über Krisen, Coming-outs, Hate Crimes – und darüber, warum Zuhören manchmal der erste Schritt zurück in die Community ist. Klara spricht schnell, präzise, engagiert. Nicht, weil sie routiniert Antworten abspult, sondern weil hinter jeder Frage ein ganzer Kosmos liegt: Beratung, Freiwilligenarbeit, Gewaltmeldungen, Finanzierung, Community, Einsamkeit. Seit Januar 2025 ist sie bei der LGBTIQ Helpline für die Westschweiz verantwortlich. Oder genauer: Sie baut auf, was es eigentlich schon lange hätte geben sollen. «Die LGBTIQ Helpline ist ein nationales Beratungsangebot», sagt sie. Entstanden ist sie 2016 aus dem Wunsch, von vereinzelten lokalen Strukturen wegzukommen. Nicht, weil diese unwichtig gewesen wären – im Gegenteil: weil queere Menschen nicht nur in Zürich, Basel oder Lausanne Unterstützung brauchen. Sondern auch in kleineren Kantonen oder in ländlichen Regionen. Eben dort, wo es keine sichtbare Community gibt, keine Beratungsstelle um die Ecke oder keinen Flyer im Lieblingscafé. Klara schildert: «Es war eine Öffnung – geografisch und inhaltlich.» Heute ist die Helpline ein Projekt der queeren Dachverbände Pink Cross, LOS, TGNS und InterAction.
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Klara
La LGBTIQ Helpline est là pour écouter quand personne d'autre ne le fait. Une conversation avec Klara sur les crises, les coming-out, les crimes haineux – et sur la raison pour laquelle écouter est parfois le premier pas pour revenir vers la communauté. Klara parle vite, avec précision et passion. Pas parce qu’elle débite des réponses toutes faites, mais parce que derrière chaque question se cache tout un univers: conseil, bénévolat, signalement de violence, financement, communauté, solitude. Depuis janvier 2025, elle est responsable de la LGBTIQ Helpline pour la Suisse romande. Ou plus exactement: elle met en place ce qui aurait dû exister depuis longtemps. «La LGBTIQ Helpline est un service de conseil national», dit-elle. Elle a vu le jour en 2016, née de la volonté de s’affranchir des structures locales isolées. Non pas parce que celles-ci n’étaient pas importantes – au contraire: parce que les personnes queer ont besoin de soutien non seulement à Zurich, Bâle ou Lausanne, mais aussi dans les petits cantons ou les régions rurales. Justement là où il n’y a pas de communauté visible, pas de centre de conseil au coin de la rue ni de flyer dans ton café préféré. Klara explique: «Ça a été une ouverture – tant sur le plan géographique que sur le fond.» Aujourd’hui, la ligne d’aide est un projet des associations faîtières queer Pink Cross, LOS, TGNS et InterAction.
Foto: zVg | mad
Care-Arbeit aus dem Wohnzimmer Le travail de soutien depuis son salon
Interview — Entretien
Rund 40 Freiwillige beraten schweizweit, davon etwa zehn in der Romandie. Per Telefon, Mail oder Chat. Wobei das Telefon fast schon das falsche Bild ist. «Die meisten Leute chatten mit uns», meint sie. Gerade jüngere Menschen seien es oft nicht mehr gewohnt, einfach anzurufen. Die Themen sind so vielfältig wie die Community selbst: Coming-out, Gewalt, Unsicherheit, Einsamkeit, Fragen zu Sexualität, rechtliche Anliegen, Krisen. Manchmal meldet sich jemand mit einer klaren Frage – und verschwindet danach wieder. Manchmal entsteht eine Begleitung über Monate. «Im Durchschnitt dauert eine Beratung etwa drei Monate», sagt Klara. Einzelne Fälle gehen deutlich länger. Was bleibt, ist die Haltung: Die Person kommt als Ganzes. Nicht nur mit ihrer Queerness, nicht nur mit einem Problem, nicht nur mit einer Kategorie. «Queerness ist oft nur ein Element im Leben einer Person», betont sie. Aber manchmal eben ein entscheidendes. Neben der Beratung ist die Helpline auch die nationale Meldestelle für queerfeindliche Gewalt. Anonym und unabhängig von staatlichen Institutionen. Die Meldungen fliessen jährlich in den Hate Crime Report ein. «Als Community haben wir eine andere Vertrauensbasis als zum Beispiel staatliche Stellen», sagt Klara. Viele Vorfälle tauchen in Polizeistatistiken gar nicht auf. Weil sie nicht gemeldet werden, weil Betroffene sich nicht trauen, oder weil sie sich fragen, ob das Erlebte überhaupt «schlimm genug» war. Dieser Satz fällt im Gespräch immer wieder: «Schlimm genug.»
Une quarantaine de bénévoles offrent des conseils dans toute la Suisse, dont une dizaine en Suisse romande. Par téléphone, e-mail ou chat. Même si le terme «téléphone» est presque trompeur. «La plupart des gens discutent avec nous par chat», précise-t-elle. Les jeunes, en particulier, ne sont souvent plus habitués à simplement passer un coup de fil. Les sujets sont aussi variés que la communauté elle-même: coming-out, violence, insécurité, solitude, questions sur la sexualité, problèmes juridiques, crises. Parfois, quelqu’un te contacte avec une question précise – puis disparaît. Parfois, un accompagnement s’installe sur plusieurs mois. «En moyenne, une prise en charge dure environ trois mois», explique Klara. Certains cas durent bien plus longtemps. Ce qui reste, c’est l’approche: la personne est considérée dans sa globalité. Pas seulement avec sa queerness, pas seulement avec un problème, pas seulement avec une catégorie. «La queerness n’est souvent qu’un élément parmi d’autres dans la vie d’une personne», souligne-t-elle. Mais parfois, c’est justement un élément décisif. En plus du conseil, la Helpline sert aussi de centre national de signalement des violences anti-queer. De manière anonyme et indépendante des institutions étatiques. Les signalements sont intégrés chaque année dans le rapport sur les crimes haineux. «En tant que communauté, on a une relation de confiance différente de celle qu’on a, par exemple, avec les services publics», explique Klara. Beaucoup d’incidents n’apparaissent même pas dans les statistiques de la police. Parce qu’ils ne sont pas signalés, parce que les personnes concernées n’osent pas, ou parce qu’elles se demandent si ce qu’elles ont vécu était vraiment «assez grave».
«Viele schreiben: Sorry, dass ich deine Zeit nehme», erzählt sie. Oder: «Es ist wahrscheinlich nur ein Mimimi-Thema.» Klara sagt das ohne Spott. Eher mit einer Mischung aus Traurigkeit und Zärtlichkeit. Denn genau darin liege oft das Problem: Viele queere Menschen hätten über Jahre gelernt, die eigene Verletzung kleinzureden. «Dabei sind wir genau für diese Dinge da.» Auch bei Hate Crime Meldungen ist die Dunkelziffer hoch. Manche wissen schlicht nicht, dass es die Helpline gibt. Andere haben keinen sicheren Zugang zum Internet oder zu einem Endgerät. Wieder andere wollen nicht noch einmal in die Situation zurück. «Man ist ja froh, wenn man raus ist», berichtet sie. «Dann willst du vielleicht feiern gehen, Glace essen, irgendwas – aber nicht nochmals alles aufschreiben.» Einmal habe ihr eine Person gesagt: Wenn sie jedes Mal ein Formular ausfüllen würde, wenn ihr etwas Queerfeindliches passiere, wäre sie alle zwei Wochen damit beschäftigt. «Das war für mich ein Aha-Moment», sagt Klara. Denn auch Mikroaggressionen kosten Kraft. Nicht jede wird gemeldet. Nicht jede kann gemeldet werden. Und trotzdem gibt es auch diese Momente, für die sich die Arbeit trägt.
Cette phrase revient sans cesse dans la conversation: «Assez grave.» «Beaucoup écrivent: “Désolé de te faire perdre ton temps"», raconte-t-elle. Ou: «C'est sûrement juste un sujet de pleurnicherie.» Klara dit ça sans moquerie. Plutôt avec un mélange de tristesse et de tendresse. Car c'est souvent là que réside le problème: Beaucoup de personnes queer ont appris au fil des ans à minimiser leur propre souffrance. «Pourtant, on est justement là pour ça.» Le nombre de cas non signalés est également élevé pour les signalements de crimes haineux. Certains ne savent tout simplement pas que la ligne d’aide existe. D’autres n’ont pas d’accès sécurisé à Internet ou à un appareil. D’autres encore ne veulent pas revivre cette situation. «On est déjà content d’en être sorti», raconte-telle. «Après, tu as peut-être envie d’aller faire la fête, de manger une glace, n’importe quoi – mais pas de tout réécrire.» Une fois, quelqu’un lui a dit: si elle remplissait un formulaire à chaque fois qu’il lui arrivait quelque chose d'homophobe, elle y passerait deux semaines. «Ça a été une révélation pour moi», dit Klara. Car même les microagressions demandent de l’énergie. Toutes ne sont pas signalées. Toutes ne peuvent pas être signalées. Et pourtant, il y a aussi ces moments qui justifient tout ce travail. Klara raconte l’histoire d’un adolescent qu’elle a accompagné pendant environ un an. Beaucoup de choses étaient difficiles. Très difficiles. «Et puis il est tombé amoureux», explique-t-elle. Tout à coup, il ne s’agissait plus seulement de crise, de peur et de famille, mais de premières rencontres, d’excitation, d’amour. «C’était super beau. Parce qu’on se rappelle que c’est aussi de ça qu’il s’agit, en fait.» Une autre fois, une femme trans t’a envoyé un message plusieurs mois après une situation de crise, au moment du passage à la nouvelle année. Juste pour te dire merci. «Ça m’a fait verser une petite larme.»
Illustration: © LGBTIQ Helpline
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Interview — Entretien
Justement parce que le conseil se fait souvent à distance: chez soi, sur un ordinateur portable, dans une fenêtre de chat. Pas de poignée de main, pas d’étreinte, pas d’espace partagé. Et pourtant, ce contact peut perdurer. C’est peut-être justement ça, l’essence même de la ligne d’écoute: un premier lieu sûr. Pour les personnes qui se sentent seules dans leur identité queer. Qui ne connaissent personne. Qui ne savent pas s’il existe dans leur région un groupe, une communauté, une Pride, une personne qui les comprenne. Un chat peut alors être plus qu’un simple conseil. Ça peut être le moment où quelqu’un se rend compte: je ne suis pas à côté de la plaque. Je ne suis pas seul·e. On est nombreux·seuses. Illustration: © LGBTIQ Helpline
Illustration: © LGBTIQ Helpline
Klara erzählt von einem Jugendlichen, den sie rund ein Jahr begleitete. Vieles war schwer. Sehr schwer. «Und dann hat er sich verliebt», erklärt sie. Plötzlich ging es nicht mehr nur um Krise, Angst und Familie, sondern um erste Begegnungen, um Aufregung, um Liebe. «Das war mega schön. Weil man sich daran erinnert, dass es eigentlich auch darum geht.» Ein anderes Mal schrieb ihr eine trans Frau Monate nach einer Krisensituation zum Jahreswechsel nochmals eine Nachricht. Nur um Danke zu sagen. «Da musste ich ein wenig weinen.» Gerade weil Beratung oft distanziert passiert: zu Hause, am Laptop, im Chatfenster. Kein Händedruck, keine Umarmung, kein gemeinsamer Raum. Und doch kann dieser Kontakt halten. Vielleicht ist genau das der Kern der Helpline: ein erster sicherer Ort. Für Menschen, die in ihrer Queerness allein sind. Die niemanden kennen. Die nicht wissen, ob es in ihrer Region eine Gruppe gibt, eine Community, eine Pride, eine Person, die versteht. Ein Chat kann dann mehr sein als Beratung. Es kann der Moment sein, in dem jemand merkt: Ich bin nicht falsch. Ich bin nicht allein. Wir sind viele.
Pour devenir bénévole à la ligne d’écoute, il suffit de remplir une seule condition: être queer. Pas par principe d’exclusion, mais en raison de l’expérience partagée. «Ça crée une autre forme d’empathie», explique Klara. En même temps, l’équipe est volontairement diversifiée: différentes identités, tranches d’âge, origines, expériences. Si une personne en quête de conseils souhaite parler spécifiquement à une personne de couleur, à une personne non binaire ou à quelqu’un ayant vécu certaines expériences, l’équipe peut l’orienter vers la personne adéquate. 43
Wer freiwillig bei der Helpline mitarbeiten will, muss nur eine Bedingung erfüllen: queer sein. Nicht als Ausschluss aus Prinzip, sondern wegen der geteilten Erfahrung. «Es gibt dadurch eine andere Form von Empathie», meint Klara. Gleichzeitig sei das Team bewusst divers: unterschiedliche Identitäten, Altersgruppen, Hintergründe, Erfahrungen. Wenn eine ratsuchende Person spezifisch mit einer Person of Color, einer nonbinären Person oder jemandem mit bestimmten Erfahrungen sprechen möchte, kann im Team weiterverwiesen werden. Vor der ersten Schicht gibt es Gespräche, eine Grundausbildung und Weiterbildungen. Denn die Arbeit kann belasten. Wer berät, liest manchmal explizite Gewaltbeschreibungen, sieht Screenshots, hört Krisen. «Es ist ein recht einsames Ehrenamt», sagt sie. Man sitzt zu Hause, beantwortet Chats oder Mails – und um 21 Uhr ist man immer noch zu Hause. Deshalb brauche es Austausch, Weiterbildung, Teamgefühl. Einen Ort, an dem auch die Beratenden nicht allein bleiben. Was müsste passieren, damit es die Helpline irgendwann nicht mehr braucht? Klara atmet kurz durch. «Viel.» Dann spricht sie über Bildung, Empathie, Schulen, Polizei, Medizin, Psychotherapie, Sozialarbeit, Medien und Kulturförderung. Über Witze, die nicht harmlos sind. Über Narrative, die Gewalt reproduzieren. Über fehlende Ressourcen. Über ein Land mit vier Sprachen und ein Angebot, das offiziell erst in zwei davon wirklich funktioniert. Über Beratungsstellen, die selbst Unterstützung brauchen. Über den nationalen Aktionsplan gegen Gewalt – und darüber, dass gute Absichten noch keine nachhaltige Finanzierung ersetzen. 44
Avant la première prise de service, il y a des entretiens, une formation de base et des formations continues. Car le travail peut être pesant. Celui qui conseille lit parfois des descriptions explicites de violences, voit des captures d’écran, entend des crises. «C’est un bénévolat assez solitaire», dit-elle. On est assis chez soi, on répond à des chats ou à des e-mails – et à 21 heures, on est toujours chez soi. C’est pourquoi il faut des échanges, de la formation continue, un esprit d’équipe. Un endroit où les conseillers ne restent pas seuls non plus. Que faudrait-il pour que la ligne d’aide ne soit plus nécessaire un jour? Klara prend une petite inspiration. «Beaucoup.» Puis elle parle d’éducation, d’empathie, d’écoles, de police, de médecine, de psychothérapie, de travail social, de médias et de promotion culturelle. Des blagues qui ne sont pas inoffensives. Des récits qui reproduisent la violence. Du manque de ressources. D’un pays avec quatre langues et une offre qui, officiellement, ne fonctionne vraiment que dans deux d’entre elles. Des centres de consultation qui ont eux-mêmes besoin d’aide. Du plan d’action national contre la violence – et du fait que les bonnes intentions ne remplacent pas un financement durable. «La Helpline, c’est en fait un traitement des symptômes», explique-t-elle. Le travail ne commence souvent que quand quelque chose s’est déjà produit. Il faudrait agir bien plus tôt, à la racine: dans les écoles, les institutions, les familles, les médias, les autorités. Là où les gens apprennent à parler de la vie queer. Ou justement à ne pas en parler.
Interview — Entretien
«Die Helpline ist eigentlich Symptombekämpfung», schildert sie. Die Arbeit beginne oft erst, wenn etwas bereits passiert ist. An den Wurzeln müsste viel früher gearbeitet werden: in Schulen, Institutionen, Familien, Medien, Behörden. Dort, wo Menschen lernen, wie sie über queeres Leben sprechen. Oder eben nicht sprechen. Zum Schluss frage ich, was Angehörige tun können. Freund*innen, Eltern, Geschwister, Menschen, die helfen wollen und nicht wissen, wie. Klaras Antwort ist erstaunlich einfach: sich informieren. Nicht alles bei der betroffenen Person abladen. Nicht erwarten, dass die bereits verletzte Person auch noch Bildungsarbeit leistet. «Meldet euch bei der Helpline», sagt sie. «Sagt: Ich bin überfragt, ich weiss nicht, wie ich damit umgehen soll.» Und dann: nachfragen. Nicht aus Neugier, sondern aus Beziehung. Was brauchst du von mir? Wie soll ich reagieren, wenn ich einen Fehler mache? Wie willst du, dass ich vor anderen über dich spreche? Was wünschst du dir? Es sei kein Gespräch, das man einmal führe und dann abhake. Menschen verändern sich. Situationen verändern sich. Unterstützung auch.
Pour finir, je demande ce que les proches peuvent faire. Les amis, les parents, les frères et sœurs, les personnes qui veulent aider mais ne savent pas comment. La réponse de Klara est étonnamment simple: s’informer. Ne pas tout refiler à la personne concernée. Ne pas attendre de la personne déjà blessée qu’elle fasse aussi un travail de sensibilisation. «Appelez la ligne d’écoute», dit-elle. «Dites: je suis dépassé·e, je ne sais pas comment gérer ça.» Et ensuite: poser des questions. Pas par curiosité, mais par souci de la relation. Qu’est-ce que tu attends de moi? Comment dois-je réagir si je fais une erreur? Comment veux-tu que je parle de toi devant les autres? Qu’est-ce que tu souhaites? Ce n’est pas une conversation qu’on a une fois pour toutes et qu’on coche ensuite. Les gens changent. Les situations changent. Le soutien aussi. C’est peut-être le message le plus important de cette conversation: L'aide ne commence pas seulement lors d'une crise majeure. Elle commence là où quelqu'un est pris au sérieux. Là où quelqu'un écoute. Là où quelqu'un dit: «Tu n'es pas trop. Ton problème n'est pas trop petit. Et tu n'as pas à traverser ça tout seul.»
Vielleicht ist das die wichtigste Botschaft dieses Gesprächs: Hilfe beginnt nicht erst in der grossen Krise. Sie beginnt dort, wo jemand ernst genommen wird. Wo jemand zuhört. Wo jemand sagt: «Du bist nicht zu viel. Dein Problem ist nicht zu klein. Und du musst da nicht allein durch.»
Die LGBTIQ Helpline hört zu! Als queere Community sind wir verletzlich, aber auch stark. Wir wissen: Solidarität und Sichtbarkeit machen den Unterschied. Melde Hate Crime unter: stophate.ch La LGBTIQ Helpline est là pour t'écouter! En tant que communauté queer, on est vulnérables, mais aussi fort·e·s. On le sait: la solidarité et la visibilité font toute la différence. Signale les crimes de haine sur: stophate.ch
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Wo sind denn jetzt all diese Queers? Mais où sont donc passés tous ces queers? Als Luca kurz nach Covid aus einem kleinen Bergdorf in der Zentralschweiz nach Bern zog, war er überzeugt, jetzt endlich in der Grossstadt angekommen zu sein. Nicht gerade der «Big Apple», natürlich – aber zumindest in einer Schweizer Version davon. Bundesstadt. Kulturstadt. Linkste Gemeinde der Schweiz. Eine Stadt voller Menschen mit bunten Haaren, verrauchten Bars und spontanen Gesprächen irgendwo zwischen Clubtoilette und Aareufer. Mit Anfang zwanzig wirkte Bern auf ihn riesig. Vor allem im Vergleich zu dem Dorf, aus dem er kam. Dort schlossen die Bars früh, alle kannten einander und queer sein war zwar möglich – aber selten sichtbar. Bern dagegen versprach plötzlich Möglichkeiten. Community. Nachtleben. Vielleicht sogar ein bisschen dieses Gefühl, das man sonst nur aus queeren Serien, TikToks oder irgendwelchen verschwitzten Pride-Videos aus Grossstädten kannte.
Queersicht Festival
Lorsque Luca a quitté un petit village de montagne de Suisse centrale pour s’installer à Berne peu après la pandémie de Covid, il était convaincu d’avoir enfin rejoint la grande ville. Pas tout à fait le «Big Apple», bien sûr, mais au moins une version suisse de celle-ci. La capitale fédérale. Une ville culturelle. La commune la plus à gauche de Suisse. Une ville pleine de gens aux cheveux colorés, de bars enfumés et de conversations spontanées quelque part entre les toilettes d’une boîte de nuit et les rives de l’Aar. À tout juste vingt ans, Berne lui semblait immense. Surtout comparée au village d’où il venait. Là-bas, les bars fermaient tôt, tout le monde se connaissait et, même s’il était possible d’être queer, c’était rarement visible. Berne, en revanche, promettait soudainement des possibilités. Communauté. Vie nocturne. Peut-être même un peu de ce sentiment que l’on ne connaissait autrement que dans les séries queer, sur TikTok ou dans certaines vidéos de la Pride en sueur tournées dans les grandes villes. Quelques années plus tard, Luca connaît nettement mieux la communauté queer locale. Notamment grâce à la BernPride. Et pourtant, il se surprend encore aujourd’hui à se poser la même question: mais où sont donc passés tous ces queers? Car la vie nocturne queer à Berne fonctionne différemment de ce à quoi il s’attendait. Moins évidente. Moins permanente. Parfois, on dirait presque qu’elle n’existe que pour ceux qui savent déjà où chercher.
Foto: © Journal B / David Fürst
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Au début, Luca s’est donc mis à chercher sur Google. Beaucoup sur Google. À un moment donné, il a demandé à des amis. Puis à des amis d’amis.
Artikel — Article
Ein paar Jahre später kennt Luca die lokale queere Community deutlich besser. Nicht zuletzt durch die BernPride. Und trotzdem ertappt er sich noch heute manchmal bei derselben Frage: Wo sind denn jetzt eigentlich all diese Queers?
CSD Bern
Denn das queere Nachtleben in Bern funktioniert anders, als er es erwartet hatte. Weniger offensichtlich. Weniger permanent. Manchmal wirkt es fast so, als existiere es nur für jene, die bereits wissen, wo sie suchen müssen.
Foto: © EuroGames Bern 2023 / Dominic Bruegger
Am Anfang begann Luca deshalb zu googeln. Sehr viel zu googeln. Irgendwann fragte er Freund*innen. Dann wieder Freund*innen von Freund*innen. Und langsam entstand sie doch noch: diese kleine mentale Karte der queeren Bern-Bubble.
Foto: © Der Bund / Jürg Spori
Et petit à petit, elle a fini par se dessiner: cette petite carte mentale de la bulle queer de Berne. D’abord les grandes constantes: la BernPride bien sûr, le CSD anticapitaliste et le Queersicht Film Festival. Trois événements qui révèlent soudain à quel point la communauté est grande. Des milliers de personnes, des drapeaux arc-en-ciel, des slogans politiques, des paillettes, des concerts, des pistes de danse en sueur. Et après toutes ces paillettes? Tout le monde disparaît soudainement. Du moins, c’est parfois l’impression qu’on a.
QueerSport Bern
Zuerst die grossen Konstanten: die BernPride natürlich, der antikapitalistische CSD und das Queersicht Film Festival. Drei Veranstaltungen, an denen plötzlich sichtbar wird, wie gross die Community eigentlich ist. Tausende Menschen, Regenbogenflaggen, politische Parolen, Glitzer, Konzerte, verschwitzte Tanzflächen. Und nach all dem Glitzer? Verschwinden plötzlich wieder alle. Zumindest fühlt es sich manchmal so an.
Quiconque cherche à s’intégrer à Berne finit tôt ou tard par rejoindre une association. Et il y en a étonnamment beaucoup. De QueerSport Bern pour les passionnés de sport, en passant par «hab queer bern» et queerstudents, jusqu’aux réseaux professionnels WyberNet ou network. Tables rondes, groupes sportifs, soirées communautaires, formats d’échange – Berne aime s’organiser. C’est peut-être aussi un peu la manière berneoise: moins bruyante, mais plus chaleureuse. Au fil du temps, Luca découvre aussi les lieux qui reviennent sans cesse. Comme les bars Comeback, Jail ou Blue Cat dans la vieille ville: pas d’énormes clubs aux façades néon, mais des endroits que l’on découvre souvent par le boucheà-oreille plutôt que par la publicité. À cela s’ajou-
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Wer in Bern Anschluss sucht, landet früher oder später bei einem Verein. Und davon gibt es erstaunlich viele. Von QueerSport Bern für die Sportbegeisterten, über «hab queer bern» und queerstudents, bis zu den Business-Netzwerken WyberNet oder network. Stammtische, Sportgruppen, Community-Abende, Austauschformate – Bern organisiert sich gerne. Vielleicht ist das auch ein bisschen die Berner Art: weniger laut, dafür verbindlicher. Irgendwann lernt Luca auch die Orte kennen, die immer wieder auftauchen. So etwa die Comeback, Jail oder Blue Cat Bars in der Altstadt: Keine riesigen Clubs mit Neonfassaden, sondern Orte, die man oft eher durch andere Menschen entdeckt als durch Werbung. Dazu kommen Formate wie die Hangouts der BernPride, die Jugendtreffs von Kunterbunt oder Events von bromelia.
tent des formats comme les Hangouts de la BernPride, les lieux de rencontre pour les jeunes de Kunterbunt ou les événements de bromelia. Beaucoup de choses semblent improvisées, temporaires et dépendent de personnes qui s’organisent, décorent, mixent ou tiennent le bar bénévolement. Certaines soirées semblent exister presque exclusivement via les stories Instagram, les chats Telegram ou les cercles d’amis. Si l’on n’est pas dans le bon groupe de discussion, on ne se rend parfois même pas compte qu’une soirée queer est en train d’avoir lieu quelque part. Foto: © Finn Canadea
Vieles wirkt improvisiert, temporär und abhängig von Menschen, die freiwillig organisieren, dekorieren, auflegen oder Bardienst übernehmen. Manche Partys scheinen fast ausschliesslich über Instagram-Stories, Telegram-Chats oder Freundeskreise zu existieren. Wer nicht im richtigen Gruppenchat ist, merkt manchmal gar nicht, dass irgendwo gerade ein queerer Abend stattfindet. Vielleicht liegt genau darin aber auch etwas Schönes. Viele dieser Räume fühlen sich persönlicher an, weniger kommerziell, weniger geschniegelt als in anderen Städten. Man kennt sich. Oder kennt zumindest jemanden, der jemanden kennt. Wer tanzen will, wartet entweder auf das zweimal jährlich stattfindende Queerhübeli oder geht ans Tolerdance im ISC. Wer lieber zuhört statt tanzt, trifft die Schwubs (Schwule Berner Sänger) oder schaltet bei QueerUp Radio ein. Und wer professionell das Tanzbein schwingen möchte, landet vielleicht bei den Rainbow Dancers. Die wohl konstanteste queere Infrastruktur findet sich aber eigentlich wenig überraschend dort, wo Bern seit Jahrzehnten alternative Kultur verhandelt: in der Reitschule Bern. Im queerfeministischen Raum laufen Formate wie die Milchbar, Disco Ribelle oder das BarOmeter. Hier wird getanzt, diskutiert, performt und aufgelegt. Vielleicht ist das einer der wenigen Orte in Bern, an dem queere Sichtbarkeit nicht erst angekündigt werden muss. 50
Queer Hangouts, BernPride
Mais c’est peut-être justement là que réside tout le charme. Beaucoup de ces lieux semblent plus personnels, moins commerciaux, moins chics que dans d’autres villes. On se connaît. Ou du moins, on connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un. Ceux qui veulent danser attendent soit le Queerhübeli, qui a lieu deux fois par an, soit se rendent au Tolerdance à l’ISC. Ceux qui préfèrent écouter plutôt que danser peuvent rejoindre les Schwubs (chanteurs gays bernois) ou écouter QueerUp Radio. Et ceux qui souhaitent se déhancher de manière professionnelle se retrouveront peutêtre chez les Rainbow Dancers.
Artikel — Article
Queerhübeli
Mais l’infrastructure queer la plus constante se trouve en réalité, sans grande surprise, là où Berne négocie depuis des décennies la culture alternative: à la Reitschule Bern. Dans l’espace queerféministe, on trouve des événements comme le Milchbar, le Disco Ribelle ou le BarOmeter. Ici, on danse, on discute, on se produit et on mixe. C’est peut-être l’un des rares endroits à Berne où la visibilité queer n’a pas besoin d’être annoncée à l’avance. Et puis il y a les saunas. Le Sundeck ou l’Aqualis – des lieux dont on parle rarement en public et qui font pourtant partie de l’infrastructure queer. Cela aussi fait partie de la réalité d’une communauté.
Foto: © BernPride 2024 / Daniel Bürgin
Und dann gibt es noch die Saunen. Das Sundeck oder das Aqualis – Orte, über die selten öffentlich gesprochen wird und die trotzdem Teil queerer Infrastruktur sind. Auch das gehört zur Realität einer Community. Je länger Luca in Bern lebt, desto weniger überrascht ihn diese Szene. Vielleicht, weil Bern insgesamt so funktioniert: etwas versteckt, etwas langsamer, weniger offensichtlich. Eine Stadt, die selten laut sein will. Selbst ihre Queerness wirkt manchmal eher wie ein gut gehüteter Geheimtipp als wie eine grosse Bewegung. Und trotzdem bleibt die Frage: Wie kann es sein, dass die Hauptstadt der Schweiz – politisch links, kulturell geprägt, voller Studierender und Kreativer – im queeren Nachtleben kaum mit anderen Städten mithalten kann?
Plus Luca vit à Berne, moins cette scène le surprend. Peut-être parce que Berne fonctionne globalement ainsi: un peu cachée, un peu plus lente, moins évidente. Une ville qui veut rarement faire du bruit. Même sa «queerness» ressemble parfois davantage à un secret bien gardé qu’à un grand mouvement. Et pourtant, la question demeure: comment se fait-il que la capitale de la Suisse – politiquement à gauche, marquée par la culture, pleine d’étudiants et de créatifs – ne puisse guère rivaliser avec d’autres villes en matière de vie nocturne queer? Au contraire, Berne fonctionne plutôt comme une blague d’initiés: quand on sait où ça se passe, c’est magnifique. Sinon, on passe facilement à côté. Et parfois, Luca aimerait quand même un tout petit peu plus de «Big Apple».
Reitschule
Stattdessen funktioniert Bern eher wie ein InsiderWitz: Wenn man weiss, wo etwas läuft, ist es wunderschön. Wenn nicht, läuft man ziemlich leicht daran vorbei. Und manchmal wünscht sich Luca trotzdem ein kleines bisschen mehr Big Apple.
Foto: © Queerfeministischer Raum - ehemals Frauenraum
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Kreuzworträtsel Mots croisés Ob Orte, Namen oder ein Teil unseres Mottos – dieses Kreuzworträtsel steckt voller BernPride-Vibes. Kleiner Tipp: Alle Lösungen findest du irgendwo im Magazin. Viel Spass beim Knobeln! Que ce soit de lieux, des noms ou une partie de notre devise, ces mots croisés sont imprégnés de l’esprit BernPride. Petit indice: toutes les réponses se trouvent quelque part dans le magazine. Amuse-toi bien!
1 Zusammen sind wir noch … !
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2 C'est une nouveauté de cette année dans
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la boutique BernPride.
3 Wie zeigt sich laut Jasmine Imboden die
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Stärke unserer Community?
4 C'est le «Versailles» de Sivilian. 5 Was darf an der BernPride in fünf Jahren
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nicht fehlen, wenn du Lena fragen würdest?
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6 «Car la … queer à Berne fonctionne différemment de ce à quoi il s’attendait.»
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7 «Du bist nicht falsch. Du bist nicht allein. Wir sind ... »
8 C'est dans le logo de la BernPride.
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9 «machen wir unsere Präsenz … » sagt
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Paprika.
10 Selon Sivilian, quel est le moment fort des
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événements Pride?
11 Klara meint: « ... beginnt nicht erst in der grossen Krise.»
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12 Et parfois, Luca aimerait quand même un tout petit peu plus de «Big … ».
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Löse das Quiz! — Résous le quiz!
Labyrinth Labyrinthe Der Weg zur Pride ist nicht immer gerade – aber genau das macht ihn spannend. Schnapp dir einen Stift und finde den Weg durch unser Herz-Labyrinth. Verlaufen ausdrücklich erlaubt. Le chemin vers la Pride n'est pas toujours tout droit, mais c'est justement ce qui le rend passionnant. Prends un crayon et trouve ton chemin à travers notre labyrinthe de cœur. Se perdre est formellement permis.
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Die BernPride Boutique La boutique BernPride Flaggen
Drapeaux
Mit der offiziellen BernPride-Flagge setzt du ein sichtbares Zeichen – mitten in Bern und darüber hinaus. Inspiriert von der Aareschlaufe, dem ikonischen Lauf der Aare durch die Bundesstadt, verbindet das Design queere Sichtbarkeit mit einem Stück Bern.
Avec le drapeau officiel de la BernPride, tu envoies un message fort, au cœur de Berne et au-delà. Inspiré par la boucle de l'Aar, ce méandre emblématique de l'Aar qui traverse la ville fédérale, le motif allie la visibilité queer à un élément caractéristique de Berne.
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Impressum | Mentions Herausgeberin | Édité par Verein BernPride – Gesamtverantwortung | Responsabilité générale Tim Binda – Creative Design Evelin Maltsev, Tim Binda Texte & Interviews | Articles et entretiens Tim Binda – Lektorat | Lectorat Evelin Maltsev, Dave Walthard, Nico Hürst, Léonard Schacher, Lena Carnal Inserate | Annonces Nico Hürst – Auflage | Exemplaires 3'000 Das Urheberrecht und alle anderen Rechte an Inhalten, Bildern oder Fotos liegen ausschliesslich beim Verein BernPride oder den namentlich genannten Rechteinhaber*innen und unterliegen dem schweizerischen Urheberrecht. Für die Vervielfältigung aller Elemente ist im Voraus die schriftliche Zustimmung der Rechteinhaberin einzuholen. Inhalte Dritter sind als solche gekennzeichnet. Die Herausgeberin ist nicht verantwortlich für den Inhalt von Anzeigen. Für die Richtigkeit, Vollständigkeit und Aktualität der Inhalte wird keine Gewähr übernommen.
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