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Be Perfect Magazine Été 2022

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Be Perfect B E LG I A N STO R I ES


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Collection Encre de Chine Printemps-Été 2022 / Spring-Summer 2022


EDITO Été 2022 Belgians stories sous le soleil ! L’équipe de Be Perfect a donné rendez-vous à Kody, au Kiosque, le café-restaurant du Bois de la Cambre. L’esprit guinguette du lieu fait flotter comme un parfum de vacances. Le comédien et humoriste bruxellois revient de Lubumbashi et de Los Angeles avec, dans sa valise, un beau projet artistique et l’espoir de voir concrétiser un rêve d’ado ... Place to be ! On craque pour le restaurant Eneko Basque, fraichement installé chez nous au sein de l’hôtel Radisson Collection Grand-Place Brussels. En région flamande, on pose nos bagages au Yalo Urban Boutique Hotel, le nouvel hotspot gantois qui a tout bon. Le chef étoilé, Giovanni Bruno, fête les 30 ans de son Ristorante Senzanome*, récemment classé 13e meilleur resto italien au monde (hors la Botte) par le guide en ligne Top Italy. Kevin Lejeune vient d’installer sa Canne en Ville* au pied de l’hôtel Steigenberger Wiltcher’s, dans un cadre chic et feutré. La cheffe Marie Trignon a repris La Roseraie de papa et a rénové cette villa du 19e siècle en boutique-hôtel stylé, agrémenté de shelters haut de gamme posés à l’orée d’un bois privé. On a trouvé notre petit coin de paradis en Belgique ! Hors de nos frontières, il fait bon vivre à Annecy. Tous nos désirs sont exaucés à La Réserve Ramatuelle. Notre compatriote Valérie Barkowski nous accueille dans sa « Dar » Kawa, une maison d’hôtes au cœur de la médina, où profiter de la douceur de vivre de la Ville Ocre. A Cannes, Lucie Hermant, Samantha Messens et Arnaud Larguier ont levé le voile sur le 7e art.

Carol et Sarah Piron, les sœurs derrière FILLES À PAPA, subliment le style par l’audace. Camille Coppens, la créatrice de Dazibao, lance sa nouvelle collection de bijoux « Moments ». Le réalisateur Laurent Stine est un amoureux de l’image qui a fait de sa passion son métier. Denis Van Weynbergh part à la conquête de l’Everest des mers. Camille Mazuin honore le volant du RACB Belgium. Octopus, une association au grand cœur soutenue par Porsche Center Brussels, redonne le sourire aux enfants amputés. Marc Merckx imagine des espaces lumineux et épurés, où les matières sont valorisées par des finitions qui les subliment. Thomas et Samantha Ersoch présentent le savoir-faire d’une sélection de collections italiennes en aménagement d’intérieur contemporain. Maxime Jacquet, le décorateur liégeois, a conquis l’Amérique. Les bouquets d’Aurélie Theunis cultivent la beauté champêtre et précieuse des fleurs séchées. Les affiches, réhabilitées comme œuvre d’art collector, de Laurent Durieux s’arrachent dès leur mise en vente sur le Net. Hubert Bonnet a ouvert un deuxième centre d’art, reflet de sa passion pour l’art minimal et conceptuel belge et international. Victoire de Changy est de celles et ceux que l’on ressent plus qu’on ne les lit. Mélanie Isaac invite à découvrir « Surface », un premier album qui voyage entre la chanson à texte et la pop racée. Oli-B a choisi l’iconique fauteuil Butler de Marie’s Corner et initié leur nouveau concept Art Seat. La romancière Sylvie Godefroid est devenue une femme parfaitement imparfaite. Belle lecture !

REDACTRICE EN CHEF Ariane Dufourny T : +32 475 66 07 47 ariane@beperfect.be DIRECTEUR ARTISTIQUE Nicolas De Bruyn T : +32 473 71 77 37 nicolas@beperfect.be REDACTION & COMMUNICATION Servane Calmant T : +32 475 94 01 77 servanecalmant@gmail.com RELATIONS PUBLIQUES Dominique Dufourny T : +32 475 35 62 12 dominique@beperfect.be REDACTION Servane Calmant Nicolas De Bruyn Ariane Dufourny Yves Merens Émilie Van de Poel Barbara Wesoli Agnès Zamboni GRAPHISME Nicolas De Bruyn T : +32 473 71 77 37 nicolas@beperfect.be PHOTOGRAPHIE Anthony Dehez T : +32 473 68 96 86 anthony@dbcreation.be COIFFEUR ET MAKE-UP ARTIST Maison Luc Depierreux lucdepierreux@gmail.com IMPRESSION Fanily Communication Agency REGIE PUBLICITAIRE info@beperfect.be T : +32 475 66 07 47 EDITEUR RESPONSABLE ADN Productions sprl COUVERTURE Kody

ARIANE DUFOURNY Rédactrice en chef

INFO@BEPERFECT.BE WWW.BEPERFECT.BE Copyright ©, toute reproduction de textes et de

Remerciements : A ma « perfect » équipe et à nos partenaires pour leur fidélité et leur confiance.

photos publiés par Be Perfect est interdite sans l’autorisation de l’éditeur. Les photos confiées à ADN Productions ne stipulant aucune mention d’auteur restent sous la responsabilité de leur propriétaire ou de leur RP. L’éditeur décline toute responsabilité pour les propos, documents et images qui lui ont été confiés spontanément.


8

P 14 Kody

BE

14 Kody

PL ACE TO BE

20 Eneko Basque 24 Yalo Urban Boutique Hotel

B E TA S T Y

28 Giovanni Bruno 32 Kevin Lejeune 36 La Roseraie

P 28 Giovanni Bruno

BE STYLE

42 Filles à papa 48 Dazibao 52 Paolina

SOMMAIRE

BE ACTIVE

56 Denis Van Weynbergh

B E T R AV E L

62 La Réserve Ramatuelle 68 Annecy 74 Belgians around the world

P 48 Dazibao


CONCEPT STORE AUX TENDANCES CASUAL & CHIC, DESTINÉ AUX HOMMES AMATEURS DE STYLE ET D’ÉLÉGANCE

HUGO BOSS RALPH LAUREN LYLE & SCOTT JACOB COHEN ACQUA DI PARMA LBM HERNO MASON’S BARBOUR BELSTAFF PEUTEREY SCHNEIDERS GRAN SASSO ANTWRP NATIONAL GEOGRAPHIC WILLIAM LOCKIE FLORSHEIM DIADORA COLMAR CALABRESE HOGAN PAUL & SHARK

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10

P 82 Marc Merckx

BE DESIGN

82

Marc Merckx

88

Afilo

92

Pollen Atelier

96

Maxime Jacquet

B E C U LT U R E

102 Laurent Durieux 108 Hubert Bonnet 112 Victoire de Changy 114

Sylvie Godefroid

116

Melanie Isaac

118

Oli-B

B E FA ST P108

122

Porsche Center Brussels X Octopus

Hubert Bonnet

124

Camille Mazuin

SOMMAIRE

BE TO BE

128

Vedettes sur l’eau

132

DoubleDouble

SPOTTED

P 132 DoubleDouble

138

Les bijoux de chez nous à porter cet été

140

With or without belgian alcohol

142

Les Must-have belges


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Kody

A la conquête du monde !

C’est quand Kody se lâche qu’il est le meilleur. Quand il incarne et caricature Jean-Paul Belmondo, Karl Lagerfeld, Jean-Claude Van Damme, Yves Van Laethem ou encore Amanda Lear, avec une saveur jubilatoire et un humour contagieux. A la ville, paradoxalement, le Bruxellois toujours aussi sympa, est néanmoins plus posé, d’un calme presque olympien. « La scène et les caméras me servent d’exutoire. En privé, j’aime la fête mais je fais moins mon malin qu’à la télé ! » Rencontre avec l’un des humoristes et comédiens les plus populaires de Belgique et, dans un avenir plus ou moins proche, une star aux Etats-Unis. On lui souhaite. M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

PHOTOS : ANTHONY DEHEZ

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n rencontre Kody au Kiosque, le café-restaurant du Bois de la Cambre à Bruxelles. Il revient de Lubumbashi et de Los Angeles avec, dans sa valise, un beau projet artistique et l’espoir de voir concrétiser un rêve d’ado ... On annonce la Good News à nos lecteurs ? Allez, oui ! Je viens de signer chez CAA en Californie, une agence de talents (la plus importante même ! nda) qui représente notamment Steven Spielberg, Georges Clooney, Brad Pitt, Omar Sy... et moi désormais ! (rire) Félicitations ! Merciiiiii. Alors, acteur plutôt qu’humoriste ? Acteur !

On va y revenir, le temps de rembobiner jusqu’à votre enfance. Gamin, Kody faisait-il déjà rire ses camarades de classe ? Oh, non, j’étais trop timide ! Je faisais un peu le fou avec mes cousins, c’est tout. Il a fallu attendre l’adolescence pour que je choisisse l’option « Arts d’expression » au collège Cardinal-Mercier à Braine-l’Alleud. Depuis ce moment-là, je sais que je veux devenir acteur. C’est d’ailleurs à la même époque, vers 15 ans, que j’ai compris que je pouvais faire rire. J’imitais notamment des professeurs (rire) dont celui de math. Et déjà Belmondo. Feu votre père, ambassadeur à Bruxelles, vous destinait probablement à une autre carrière … Oui oui ! Mais mon père avait beaucoup d’humour et d’éloquence, il arrivait à capter l’attention des gens. Jeune, il habitait dans le même quartier que Papa Wemba, avec lequel il avait formé un petit groupe musical et il aimait bien pousser la chansonnette aux fêtes de famille. Il y a peutêtre une petite fibre artistique dans mon patrimoine génétique ! Le stand-up, un tournant ? J’avais déjà 28 ans quand j’ai rejoint la bande du Kings of Comedy. Mes amis me poussaient à avoir un travail « sérieux », qui paie, et à jouer à mi-temps. Mais je ne voulais pas réaliser mon rêve « à côté » ! Alors, je suis devenu humoriste à plein-temps. Acteur, humoriste, ce n’est pas le même métier … Mais je n’ai jamais voulu devenir humoriste ! C’était un moyen pour devenir acteur. Mes idoles de l’école américaine, les Eddie Murphy et Robin Williams sont tous passés par le stand up …

B E P E R F ECT | KO DY

Parlons du Grand Cactus*. Sept saisons déjà au compteur et plus d’une centaine de personnages à votre actif ! Etes-vous un imitateur ? Non. Je ne suis pas un imitateur plutôt un ‘incarnateur’. Il m’arrive de jouer sur l’identité vocale de la personne que j’incarne, mais le plus souvent, je travaille sur la gestuelle et les tics de langage, que je caricature. Et le texte aussi voire surtout. Qui écrit les textes du Grand Cactus ? Jérôme (de Warzée – nda) et quatre auteurs. J’apporte ma touche personnelle, et comme j’aime beaucoup sortir du texte et du cadre, l’improvisation joue un rôle très important dans la manière dont j’aborde tel ou tel personnage … Y’a-t-il des personnages impossibles à incarner ? Parfois, j’hésite. Jamais mais jamais, je n’aurais imaginé être capable de jouer Amanda Lear ! C’est une véritable révélation. (rire). Votre caricature de Belmondo est l’une des plus fameuses. Vous l’avez rencontré il y a deux ans, racontez-nous ! C’était fabuleux ! Je reçois un coup de fil d’un ami de Belmondo à venir le rejoindre dans le sud de la France, sous prétexte que Bébel adore mes sketches ! Je suis estomaqué et fou de joie à la fois, et je prends l’avion. Je n’oublierai jamais ce moment : des heures de rigolade avec mon idole, à l’imiter avec son cigare évidemment ! Ah, j’aurais tellement aimé jouer dans « L’As des as ». L’aventure et la comédie, c’est ce qui me botte le plus, alors l’union des deux dans un même film … Jouer Zemmour, est-ce particulièrement jubilatoire ? (Rire). Je ne savais pas comment l’aborder ! Jonathan Lambert qui l’avait fait chez Ruquier, dans On N’est Pas Couché, avait placé la barre très haut … Il y a deux éléments qui interviennent pour parvenir à créer l’illusion : le texte et le jeu. J’ai notamment isolé son « Ben voyons », qui est devenu son slogan lors de sa campagne, et la magie a opéré. Avez-vous déjà loupé un sketch ? Oh oui, plusieurs fois. Le public ne rigole pas toujours au moment où l’on s’y attend. Je dirais même plus : dans Le Grand Cactus, par saison, il y a cinq personnages qui cartonnent, tout au plus. Par chance, le public ne retient que ceux-là ! Les chouchous du public ? Belmondo, Lagerfeld, Van Damme, Depardieu.


Ne craignez-vous pas de rester coincé dans ce rôle d’humoriste du Grand Cactus ? Si, c’est ma plus grande hantise. Car une carrière, c’est un marathon, pas un sprint. Je pense d’ailleurs signer pour une saison supplémentaire, pas davantage. Cela dit, Le Grand Cactus, c’est aussi un tremplin extraordinaire : l’émission TV en replay sur Auvio et sa page Facebook m’offrent une visibilité incroyable en France et à l’étranger. Votre popularité au sein de cette émission vous a donc ouvert des portes ? Elle m’a notamment permis de rencontrer Mathieu Rochet, un réalisateur français qui m’avait vu dans Le Grand Cactus, et qui m’a offert le rôle phare de sa web-série, « Lost in Traplanta », co-produite par Arte et la RTBF. J’y joue Larry, un Français qui part à la recherche des membres du groupe légendaire Outkast et découvre le mouvement trap d’Atlanta. Cette série documentaire a été primée à la Rochelle, à Berlin et au Marseille Web Fest. Le succès fut tel, que Mathieu Rochet signe une saison 2, californienne celle-ci, au coeur de la West Coast, berceau du gangsta rap. Comment est considéré l’artiste belge aujourd’hui en France ? On est passé du petit Belge, au Belge avec un grand B. Je crois qu’ils ont peur de la mafia belge de l’humour ! Et de votre voyage à Lubumbashi, qu’avez-vous rapporté ? L’écriture d’un projet de documentaire sur la rumba congolaise, qui sera probablement tourné par Mathieu Rochet également. Votre carrière cinéma est également sur des rails… Oui, mais la crise du Covid n’a pas épargné les récents films dans lesquels j’ai joué ! « Lucky » d’Olivier Van Hoofstadt a vu son exploitation arrêtée en pleine crise et « Losers révolution » de Thomas Ancora et Grégory Beghin est sorti après diffusion en VOP et sur Tipik. On a vécu une période très compliquée ! J’ai également tourné dans « Match », une série belge produite par Be TV… Et la scène ? Je suis en pleine phase d’écriture de mon prochain spectacle où je serai seul en scène, et qui s’appellera probablement « Oui ». Tout simplement parce que je ne sais jamais dire Non ! Le rendez-vous avec le public est fixé en septembre, dans de belles salles partout en Belgique. Et à la ville, il est comment Kody ? Je ne suis pas aussi exalté et exubérant qu’un Roberto Benigni ! Je suis un calme qui ose sur scène et devant les caméras, ce qu’il n’oserait probablement pas faire dans la vie. Et ce métier de comédien est tellement beau, qu’il me permet de vivre plein d’expériences différentes. D’avoir plusieurs vies en quelque sorte.

* L’émission humoristique de la RTBF pilotée notamment par Jérôme de Warzée, anciennement sur La Deux est désormais sur Tipik.

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© Radisson Collection


On a craqué pour l’enseigne

© Eneko Atxa

ENEKO BASQUE

Originaire du Pays basque, Eneko Atxa a raflé 3 étoiles au Michelin avec Azurmendi, table fameuse qui figure parmi les World’s Fifty Best Restaurants, carrément ! C’est dire si on avait hâte de découvrir ses plats signatures, au travers de l’enseigne Eneko Basque fraichement installée chez nous au sein de l’hôtel Radisson Collection Grand-Place Brussels. A la tête de cette version ultra conviviale de la cuisine du grand chef et, qui plus est, accessible au portefeuille, un jeune duo passionné, sélectionné par Eneko Atxa en personne. Notre verdict ? Une cuisine gourmande et précise, et un véritable coup de cœur pour le tartare de betterave et le carré d’agneau cuit 24 heures ! M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

PL ACE TO BE | 21


© Maurine Toussaint

Alors, sommes-nous chez Eneko Atxa ou pas ? Vous ne croiserez pas à Bruxelles le chef du restaurant basque Azurmendi, plusieurs fois déclaré le meilleur d’Europe. Mais l’âme de sa cuisine basque, ses recettes traditionnelles et les produits typiques de chez lui, oui ! Au travers de l’enseigne Eneko Basque, le chef aspire en effet à offrir une version accessible et conviviale de sa cuisine. Pour ce faire, il a sélectionné un jeune duo passionné, le chef Michael Torres et sa compagne Andrea Mesa (notamment préposée aux desserts maison), qui ont officié dans

B E P E R F ECT | E N E KO BA S Q U E

© Maurine Toussaint

© Radisson Collection

A un jet de pierre de la Grand-Place de Bruxelles, se dresse l’hôtel Radisson Collection, un 5 étoiles classé depuis 2020 dans la branche premium du groupe. Oui, oui, c’est bien là qu’Yves Mattagne y avait son restaurant deux étoiles SeaGrill, avant qu’il ne déménage avec sa brigade à la Villa Lorraine, institution également étoilée. Ce très bel hôtel à l’architecture post-moderniste accueille donc Eneko Basque au coeur d‘un atrium grandiose, haut de sept étages, couronné d’une verrière et coiffé de lustres contemporains créés sur mesure en Espagne qui confèrent, à eux seuls, un cachet incroyable à l’endroit. L’architecte madrilène Rafael de la Hoz a bien fait les choses : car dans cet atrium XXL où l’on aurait pu se perdre, il a créé des îlots intimistes où passer une chouette soirée en couple.

plusieurs restaurants espagnols de renom et parachevé leur formation au sein même du restaurant Azurmendi. La carte qui met en valeur les produits de la terre et de la mer, n’est pas très longue et incite au partage de grandes ou petites assiettes. On a choisi une petite et une grande assiette, soit, à peu de choses près, une entrée et un plat, plus un dessert évidemment. On a hésité pour la brioche avec une émulsion d’anchois et un tartare d’anguille fumée et finalement opté pour un tartare de betterave aux fleurs, sorbet de betterave et caviar d’huile d’olive, un choix gourmand absolument divin ! Du côté des grandes assiettes, focus sur des poissons entiers (notamment turbot grillé au vin Txakoli) et de belles pièces de viande cuites au charbon de bois. Le carré d’agneau cuit 24h, fini au feu de bois est généreux, tendre, goûteux, fameux, et s’accompagne, au choix, de pommes de terre fumées, de piments de piquillo ou verts fris. Un régal. Parmi les desserts, le pain perdu basque, crème glace au yaourt vire au plaisir régressif ! Une sélection originale de vins basques et espagnols, dont plusieurs servis au verre, complète le festin. On y retournera.

www.enekoatxabrussels.com


Pour toutes vos fêtes ou occasions spéciales, n’hésitez pas à nous commander vos plats à emporter : Plateaux de fruits de mer, Huîtres, Homards, Crustacés, ... Horaire Team-room

Du Lundi au Samedi de 14H30 à 18H Le Dimanche de 15H à 18H

Horaire cuisine

Le Lundi de 12H à 14H30 et de 18H30 à 22H30 Du mardi au Samedi 12H à 14H30 et de 18H30 à 23H00 Le Dimanche de 12H à 15H et de 18H30 à 22H30

Chemin du Gymnase, 1 – 1000 Bruxelles • Tél : 02/649.70.02 • info@brasseriedelapatinoire.be


YALO URBAN BOUTIQUE HOTEL

Le hotspot gantois qui a tout bon B E P E R F E C T | YA L O


#connecttothegoodlife ! C’est la devise du Yalo, un boutique-hôtel tendance situé dans un quartier branché de Gand, la ville la plus smart de Belgique. Un concept accueillant et innovant dont on a apprécié l’ambiance urbaine, les chambres design, le bar central où officie Joeri D’Heuvaert, sacré Meilleur barman belge 2021, une cuisine éthique et authentique et, au 6e étage, le rooftop bar avec vue panoramique. Plus qu’un hôtel, un véritable lieu de vie. MOTS : NICOL AS DE BRUYN P H O T O S : A L E X A N D R E VA N B AT T E L

Y

alo ? Ne cherchez plus ! Ce boutique-hôtel urbain doit son nom à l’expression gantoise : « Ja Alloo ». A sa tête, nous retrouvons son propriétaire et fondateur Joris Van Duffel, CEO d’UrbanLink, société gantoise de développement de projets, et viticulteur à ses heures perdues du domaine « Nobel » situé à Lochristi, et Paul Suy, DG. Une oasis rock and roll Dissimulé derrière les façades tranquilles du « Brabantdam », le quartier branché par excellence de Gand, cet hôtel a tout pour nous plaire ! Un look chic et cosy grâce à la déco vintage sélectionnée par les propriétaires, avec la complicité de l’agence « King George», créatrice de la marque, du concept et de l’aménagement intérieur. L’atout qui fait la différence ? L’immense toit en verre qui coiffe l’ensemble du grand hall avec, à la clé, une profusion de lumière naturelle dans la journée et toute la beauté du ciel étoilé de Gand, la nuit venue. Où bat le cœur du Yalo ? Direction le somptueux bar central pour admirer Joeri D’Heuvaert, lauréat du « Diageo World Class Bartender of the Year 2021 », au sommet de son art, dans une ambiance très cosmopolite. Des cocktails, oui, mais aussi une très belle cave à vins où figurent entre autres les bons crus du domaine « Nobel » de Joris Van Duffel.


En solo, duo ou plus si affinités, des plats inventifs à partager avec des produits locaux et des classiques revisités. Sous la houlette du conseiller culinaire Sam D’Huyvetter, le Chef Jasper Maatman sublime les produits de saison, à travers une cuisine éthique et authentique qui a mis tous nos sens en émoi ! Nous vous recommandons le ceviche - Chili-Coconut - red onioncilantro, la buratta-shakshuka-za’atar et les pulpo-black garlic - green herbs, en mode amoureux ! Ces détails qui font la différence De la « Little One » à la « Suite Penthouse », chaque chambre est un mélange d’expériences, avec les bons détails et des accessoires accrocheurs. Nous avons particulièrement apprécié la radio vintage USB et ses vinyles. Le petit déjeuner est le repas le plus important de la

B E P E R F E C T | YA L O

journée ! Celui du Yalo (également servi aux non-résidents de l’hôtel) en collaboration avec la boulangerie bio « De Trog » (et qui comptera bientôt un assortiment de douceurs by Joost Arijs) est sain et équilibré, et rencontre un franc succès. Nous nous sommes régalés ! Vue panoramique Le rooftop bar panoramique installé au 6e étage du Yalo invite à déguster du food-sharing, des grillades et des cocktails, sur un fond de musique live, tout en admirant quelques perles du patrimoine gantois, l’Abbaye SaintPierre et le Vooruit, pour n’en citer que deux …

www.yalohotel.com

© Florian Peallat

A table !


Respirez, Voyagez, Vous Êtes Oliban

SPÉCIALITÉS LIBANAISES RESTAURANT & TRAITEUR : LA BASCULE, CHAU. DE VLEURGAT 324, 1050 IXELLES, BELGIQUE - +32 2 640 07 07 TRAITEUR : CHAU. DE WATERLOO 1359H, 1180 UCCLE - +32 2 640 06 06 TRAITEUR : PLACE DUMON 7 - 1150 WOLUWE NOUVEAU AVENUE LOUISE - BRUXELLE OPEONOINN S

G


Giovanni Bruno

Comment célébrer

la véritable cuisine italienne ?


Cette question nourrit la réflexion du chef étoilé Giovanni Bruno depuis 30 ans exactement ! Pas étonnant que son Ristorante Senzanome ait été récemment classé 13e meilleur resto italien au monde (hors la Botte) par le guide en ligne Top Italy. Et si Giovanni se réjouit de cette reconnaissance internationale, il n’a pas attrapé la grosse tête pour autant. Au contraire, il maestro reste fidèle à ses bons principes : une cuisine de produits, de l’émotion et « une main méditerranéenne » généreuse par tradition, élégante par choix. M O T S : S E R VA N E C A L M A N T PHOTOS : MICHEL VERPOORTEN

« Partout dans le monde, les immigrés italiens ont proposé une cuisine italienne adaptée aux goûts des autochtones. Il fallait bien que mes compatriotes gagnent leur vie ! Mais leurs concessions ont dénaturé voire folkorisé la véritable cuisine de notre pays. Moi je n’ai pas voulu faire plaisir à la clientèle… ». Accueillant, charmant, chaleureux, Giovanni n’a pas la langue dans sa poche – tant mieux ! Natif du centre de la Sicile, Giovanni Bruno arrive à Bruxelles avec sa famille à l’âge de 16 ans et découvre avec stupéfaction le spaghetti à la bolognaise qui … n’existe pas en Italie. « C’est un fake ! », s’exclame-t-il. Et le maestro de poursuivre : « Il existe évidemment autant de recettes que de régions d’Italie mais les principes de base sont identiques : la sauce d’une lasagne fait partie de la farce, au nord comme au sud du pays ; une lasagne qui nage dans la sauce, ce n’est définitivement pas l’Italie. Point. » Dans les années 90, le chef et sa sœur, Nadia, ouvrent leur propre restaurant, à Schaerbeek, qu’ils baptisent le Senzanome. L’adresse volontiers discrète est très appréciée des hommes politiques. « Des gouvernements se sont faits et défaits à ma table ! », s’amuse Giovanni qui

derrière ses fourneaux, se sent très vite investi d’une mission : honorer la véritable cuisine italienne qui ne se résume pas aux pâtes carbonara ni au tiramisu ! « Au début de ma carrière, j’ai reçu des claques ! On prétendait que je galvaudais la cuisine italienne, alors que je la mettais à l’honneur ! Mais j’ai résisté et poursuivi l’aventure, ma main méditerranéenne dictant une cuisine de caractère, gouteuse à souhait … »

B E TA S T Y | 2 9


Après des années à Schaerbeek, le chef et sa brigade s’installent, il y a 6 ans, dans un élégant hôtel de maître à la déco contemporaine, à l’angle du charmant Square du Petit Sablon à Bruxelles. En 30 ans, la cuisine de Giovanni n’a pourtant pas changé, plutôt évolué de manière créative, inspirée qu’elle est par l’Italie de toutes les régions. « Il y a 30 ans, les produits italiens que l’on trouvait en Belgique étaient de qualité relativement médiocre. Heureusement, les choses ont changé ! Et quand vous disposez de bons produits, il suffit d’une cuisson juste et d’un assaisonnement élégant pour que le miracle se produise. La règle en or que j’applique au quotidien : ne jamais couvrir un produit mais le sublimer ! » « Je parle, je parle, mais vous, qu’avez-vous pensé du menu ? » « Che festa, chef ! » Dès les mises en bouche, le ton est donné du classique revisité avec une émulsion de stracciatella burrata, quenelle de sorbet à la tomate, huile d’olive infusée maison au basilic, d’une remarquable précision dans la présentation, « je suis un minimaliste », et d’une gourmandise affolante, « je suis aussi un épicurien ! ». Il en va de même avec le tiramisu à la façon du chef, soit un biscuit génoise de Marsala, crème glacée au café, caramel au café, espuma de mascarpone, tuile au cacao - escales en Italie garanties ! L’œuf cuit à 63° pendant une heure, asperges blanches, crevettes grises, lard confit Duroc et un plat d’orecchiette au ragu de saucisse toscane (au fenouil frais) à la cannelle et espuma de Fontal (un fromage du Piémont) confirmant que nous avons (re)découvert ce jour-là l’une des plus belles tables de Bruxelles !

Les bonnes adresses de Giovanni Bruno Le Fico à Ixelles : « Le restaurant de ma sœur Nadia propose une excellente cuisine traditionnelle italienne ». « Je suis un inconditionnel de la cuisine japonaise, qui est également une cuisine de produits ! A Bruxelles, je fréquente le Kamo, le Samouraï et Yamayu Santatsu ». « J’apprécie beaucoup les brasseries bruxelloises, notamment Les Brigittines pour leur waterzooï ». Réussir des pâtes comme en Italie « Si vous versez la sauce chauffée sur un plat de pâtes égouttées, je quitte la table ! » Rire. « Pour préparer des pâtes comme en Italie, la sauce détendue avec un peu d’eau de cuisson doit mijoter dans la poêle, et l’on verse alors les pâtes par-dessus. Jamais l’inverse ! C’est le seul moyen pour que les pâtes imprègnent les saveurs de la sauce. »

www.senzanome.be

B E P E R F E C T | G I O VA N N I B R U N O


Déguster la vraie cuisine italienne familiale Route du Lion 377 1410 Waterloo

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Ce chef qui n’en finit pas de surprendre ... M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

BE PERFECT | KEVIN LEJEUNE

La Canne en Ville * vient de s’installer au pied de l’hôtel Steigenberger Wiltcher’s, au 77 de l’Avenue Louise à Bruxelles, dans un cadre chic et feutré. Le chef Kevin Lejeune y propose notamment un menu végétarien qui prouve que le légume est bien plus qu’un simple accompagnement …

© Kris Vleugels

Kevin Lejeune


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n a connu La Canne en Ville à la rue de la Réforme à Ixelles, quand Kevin Lejeune et sa brigade se sont installés, il y a quatre ans, dans une ancienne boucherie de quartier au charme suranné, carrelages vintage et crochets à viande au mur comme éléments de déco. Un an à peine après avoir investi cet endroit volontiers atypique, le Michelin gratifie le chef d’une première étoile et le Gault&Millau Belux lui offre en 2021 le titre de Jeune Chef de l’Année et lui octroie un 15/20 au passage.

© Kris Vlegels

Début avril, on nous annonce pourtant un grand chambardement : Kevin Lejeune quitte en effet l’écrin douillet qui lui a donné des ailes, pour s’installer au pied d’un hôtel iconique de la capitale, le Steigenberger Wiltcher’s, au 77 de l’Avenue Louise, dans la même commune. C’est un nouveau challenge pour le chef : « Je ne pensais pas déménager, je pensais même rénover l’adresse de la rue de Réforme, mais l’opportunité s’est présentée et je l’ai saisie. Investir le magnifique bâtiment du Steigenberger Wiltcher’s sur la prestigieuse Avenue Louise, ne se refuse pas ! Par ailleurs, on était trop à l’étroit dans notre petite cuisine. On double désormais le nombre de couverts et l’on va pouvoir enfin mettre un pied en salle pour terminer ou dresser certains plats et offrir ainsi aux clients un véritable ballet de serveurs et, pourquoi pas, un peu de show ! » Après deux mois de travaux, La Canne en Ville invite à découvrir un intérieur épuré, sobre et raffiné, signé par le duo Christophe Ternest, architecte d’intérieur, et Denis Baudoux, décorateur, en concertation avec Kevin Lejeune et son épouse. « On souhaitait une déco à l’esprit contemporain chic, qui convienne au bâtiment et à une clientèle du soir, avec lumière tamisée sur table. » Du bois, des touches de doré, du marbre, et une palette de couleurs qui s’étend du brun au noir en passant par le gris, répondant parfaitement aux souhaits du couple.


Les légumes à l’honneur Si les murs ont changé, la formule reste la même, si ce n’est qu’une carte avec entrée, plat et dessert vient s’ajouter au menu. Quant au parti pris de proposer aux clients un menu végétarien, parmi d’autres évidemment, il est toujours aussi bien assumé ! Avec son cannelloni de betterave, sureau, crème de ricotta ou son chou de Bruxelles, soja, nori, sésame, le chef place en effet le végétal au centre de l’assiette tout en le sublimant. Et quand on lui demande pourquoi un menu végétarien, Kevin s’amuse : « Parce que je n’aime plus la viande. Non, je rigole ! Je suis un grand carnivore, mais notre clientèle réclamait un menu végétal; deuxième raison, je voulais prouver que l’on peut manger un repas gastronomique étoilé sans viande. Un menu végétarien ne se résume pas à une poêlée de légumes oubliés pour faire joli dans l’assiette ! Les légumes, les herbes, la manière de les accommoder avec telle ou telle huile, c’est là un terrain de jeu magnifique pour un chef. »

Le menu végétarien, un sans faute Le plat végétarien a-t-il son fan club masculin ? « Oh oui ! L’époque où monsieur commandait une belle pièce de viande et madame des légumes vapeur, est révolue. Un quart de notre clientèle réclame un menu végétarien. Pour tout vous avouer, le premier à l’avoir demandé, c’était Pierre Wynants (un chef qui n’est plus à présenter, nda). Ce menu n’existait pas encore, alors on l’a inventé le jour même ! Et comme nous avions déjà pour habitude de travailler les légumes, de ne pas les considérer comme un simple accompagnement, on a pu répondre à la demande de Pierre, qui était ravi ! Ainsi a germé l’idée de proposer un menu végétarien forcément gourmand. »

Vous avez décidé de nous faire aimer la betterave rouge ! « Oui, le sureau vient casser le côté terreux de la betterave et la ricotta confère de la douceur au plat. En cuisine, tout est une question d’équilibre des saveurs. Cela vaut aussi pour les légumes. »

www.lacanneenville.be

BE PERFECT | KEVIN LEJEUNE

© Bart Thange

Y’a-t-il des légumes que vous rechignez à mettre à la carte ? « Non, je ne redoute ni l’amertume ni l’acidité, il y a toujours moyen de les contrer. »


Le Villance Boulevard du Souverain, 274 - 1160 Bruxelles LEVI LLA N CE. B E

Tissens Grœnendaelsesteenweg,105 - 1560 Hoeilaart T IS S E N S . B E

Le Petit Pont Avenue du Doyenné,114 - 1180 Bruxelles LEPETI TPON T. B E

Bistro de la Woluwe Rue Voot, 28 - 1200 Bruxelles B I S T R O W O L UW E . B E


DOMAINE DE LA ROSERAIE Passionnée de fine cuisine, d’architecture et de design, la cheffe Marie Trignon aime avant toute chose se retrouver parmi les siens pour mieux s’ouvrir aux autres. Alors, elle a concilié le tout, en reprenant La Roseraie de papa. Cette villa du 19e siècle, sise dans un magnifique domaine arboré, elle l’a rénovée en 2020 en boutique-hôtel stylé, agrémenté de shelters haut de gamme posés à l’orée d’un bois privé. Repas gastronomique, bassin de nage, vélos électriques en location, promenade balisée et royale literie comme à Buckingham Palace, on a trouvé notre petit coin de paradis ! M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

BE PERFECT | L A ROSERAIE

© Anthony Florio for Schrodinger

Le savoir-faire de chez nous


C

ertaines personnes semblent avoir plusieurs vies. C’est un peu le cas de Marie Trignon. Cette Liégeoise, formée à la traduction, a vécu longtemps à Londres où elle a notamment travaillé au département événements du gouvernement Blair, avant de se former au design et d’intégrer l’entreprise Bo Concept, un fabriquant de meubles danois. Il y a 6 ans, Marie décide pourtant de retourner sur ses terres, à Modave, et de reprendre la gestion de La Roseraie que durant 40 ans, son père, le chef Vincent Trignon, et son épouse Madeleine, avaient fait rayonner dans la région et bien au-delà. « C’est en effet un retour aux sources ! J’avais trois ans quand mes parents ont acheté La Roseraie. Et le jour où papa m’a annoncé que ses printemps s’additionnant, la retraite était dans sa ligne de mire, j’ai décidé de quitter Londres pour rentrer au pays, avec mon mari et mes deux petites filles. Un sacré tournant dans ma vie, car il me fallait encore régler un problème de taille : apprendre à devenir cheffe ! J’ai pensé que papa allait m’enseigner son savoir, mais il arrivait difficilement à déléguer, alors je suis retournée à Londres pour m’inscrire à la Tante Marie Culinary Academy. Un diplôme Cordon Bleu en poche, j’ai fait plusieurs stages auprès de chefs renommés, notamment Alain Ducasse au Dorchester à Londres et Pierre Résimont de L’Eau Vive à Profondeville, en Belgique. » Comment concilier gastronomie, design et vie de famille ? Marie y a pensé et sa réussite fait plaisir à voir. « La Roseraie a toujours été une entreprise familiale dont je perpétue l’esprit : mon mari, Dan, gère les finances, je travaille en duo avec papa en cuisine, il a fallu un peu de temps pour que nos caractères s’accordent mais désormais c’est fait, et maman est au service en salle. » Cet esprit de famille imprègne aussi l’accueil des hôtes, que Marie Trignon souhaite prégnant, attentionné, de tous les instants. « C’est avec plaisir que je sers le petit déjeuner à table (royal ! œufs sur le plat, pain, viennoiseries, scones maison et flûte de Crémant - nda), l’idée étant d’offrir un accompagnement de séjour complet, du service hôtelier aux bons plans pour découvrir la région environnante. » Pour l’heure, passons à table ! Marie avoue être restée fidèle à la cuisine de son père, soit une gastronomie française composée de bons produits et exécutée à la perfection, qui invite à apprécier un consommé de homard en croûte, une crème brûlée de foie gras maison, des sardines nacrées escortées de condiment de melon, des asperges mariées à un thon rouge mariné et encore, un mignon de veau rôti en croûte et une menthe poivrée associée à une mousse au chocolat araguani. Une belle partition et un service aux petits soins.

© Philippe D. Photography

© Philippe D. Photography

© Nicolas Da Silva Lucas


C’est du belge ! Pourquoi aller chercher ailleurs, les savoir-faire de chez nous ? Ainsi la rénovation de La Roseraie, belle bâtisse qui abrite trois suites élégantes, est le fruit d’une franche collaboration entre l’engouement de Marie Trignon pour l’art et le design, et la créativité de son petit-cousin, l’architecte Maxime Faniel du bureau hutois « Laboratoire Architecture » ; le service de table en porcelaine diaphane, il a été créé spécialement pour le Domaine de La Roseraie par la Liégeoise Valérie Ceulemans ; quant aux tableaux contemporains, ils portent la signature de l’architecte, décorateur et peintre belge, Thierry Thenaers. Ame passionnée et réfléchie à la fois, Marie est également une visionnaire. Consciente des atouts de son domaine (un joli parc fleuri et un bois privé classé Natura 2000 qui s’étend jusqu’au « camp romain » contigu), elle a fait construire à l’orée du bois, deux « Shelters » (bientôt cinq !) conçus par le même bureau, « Laboratoire Architecture ». Ces petits nids d’amour uniques en leur genre présentent une architecture particulièrement innovante : construits sur pilotis, leur bardage

C’est donc dans un Shelter tout de verre vêtu et braqué sur Dame Nature, que nous avons passé une nuit de grand confort : royale literie comme à Buckingham Palace (clin d’œil aux années londoniennes de Marie et de son mari, Dan), feu ouvert, et produits de soin, « The White Company », la marque anglaise préférée de Marie, au réveil. « Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail », on emprunte la citation à Léonard de Vinci, il ne s’en choquera pas, car elle va comme un gant à Marie Trignon et sa Roseraie familiale.

www.laroseraiemodave.com

BE PERFECT | L A ROSERAIE

© Anthony Florio for Schrodinger

n’est pas en bois mais en verre dépoli. « Il n’était pas question de bâtir des chalets rustiques qui auraient occupé trop d’espace, mais de proposer, au contraire, un shelter élégant qui offre un miroir à la nature, à la lumière, à la bâtisse principale du domaine, tout en faisant écho à la serre de 1875 qui est située en contrebas », précise la cheffe.


CLOS DU VIGNOBLE 2 - 1380 LASNE • T. 02 653 31 51 • WWW.STYLLASNE.SHOP Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h30 - Ouvert chaque 2e dimanche du mois


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© Filles à papa


FILLES À PAPA Quand l’audace sublime le style

C’est une success story belge qui s’est construite loin des sentiers battus et des lieux communs de la mode. Celle de Carol et Sarah Piron, les sœurs derrière le label FILLES À PAPA, dont l’atypisme créatif, le vestiaire sublimement décalé et l’alliage contrastant de streetwear et luxe, sont la signature depuis 12 ans. M O T S : B A R B A R A W E S O LY

E

n un peu plus d’une décennie, leur nom s’est imposé comme une référence, dans notre pays comme à l’international. Leur style également. Décomplexé et éclectique autant qu’il est flamboyant, pointu et féminin. De FILLES À PAPA lancé en 2009 à F.A.P, transformation opérée en 2020, symbolique de l’évolution du label après dix ans d’activité, en passant par TOMBOY, seconde ligne axée sur des basiques revisités, Carol et Sarah Piron dessinent à quatre mains l’histoire de cette griffe phénomène, superbement impertinente et libre. Avec quelles influences mode avez-vous grandi ? « Nous sommes des filles des années 2000 et cette période nous a toujours inspiré : les tracksuits, les crop top, les jeans ultra taille basse et le grunge avec les chemises en flanelle à carreaux, les mailles oversized

ou encore les varsity jackets… toutes ces pièces qui font partie de notre vestiaire. C’est sans nostalgie qu’on appréhende et traduit cette période néo 90’s à travers des hybridations de styles. En parallèle, on a grandi avec les ouvriers de notre père, les camions, dans le zoning industriel près de Liège. Puis été élevées à la sauce artistique liégeoise… les party harders, le graffiti, les Big Girls Don’t Cry (crew de filles indépendantes qui n’ont pas besoin de l’aval de leurs grands frères). On finit alors par imaginer la mode qui nous manque, reflet de notre vie de jeunes adultes et des rencontres fortuites ou organisées qui font nos jours et nos nuits. L’hyper réalisme de la rue, l’énergie du clubbing, le mix parfois improbable de la littérature et du hard rock, comme une route aux multiples embranchements, comme un paysage aux multiples chaos. »

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B E P E R F E C T | F I L L E S À PA PA

Comment fonctionne concrètement votre duo ? « Pour tout ce qui est création, on travaille à quatre mains. On échange sur nos envies, nos inspirations, chacune essaie de convaincre l’autre. C’est un travail à 200% pour chacune de nous. C’est parfois assez explosif, mais on se fait avant tout confiance. Souvent, pas besoin de poser les mots pour se comprendre. Nous sommes en plus complémentaires et travaillons de manière intuitive. FÀP c’est vraiment une histoire qui s’est écrite à deux. L’une sans l’autre, nous n’aurions pas pu en arriver là. » Le style de FÀP en quelques mots ? « C’est une mode d’attitudes, du streetwear harmonisé sur une vraie base féminine, un côté sexy et je m’en-foutiste complètement assumé. Le label révèle naturellement un esprit outsider.

© Fran Gomez de Villaboa

De là est né le désir de créer votre propre label ? « A la fin de nos études respectives (Sarah en stylisme et Carol en art graphique, nous avions envie de nous lancer dans un projet en commun, un projet de sœurs… l’Aventure FÀP s’est créée intuitivement, comme une évidence. Nous revenions d’une année passée aux États-Unis. C’était l’époque où les « filles de» monopolisaient les tabloïds avec leurs sorties mondaines et leurs écarts de conduite. « « FILLES À PAPA » fait référence aux jeunes filles de bonne famille. Or, au travers de nos créations et de notre image, notre désir est de bousculer la bienséance de ce nom. ». En 2020, FILLES À PAPA a fêté ses 10 ans. La marque a évolué et nous avons symbolisé ce changement en transformant FILLES À PAPA en F À P, plus direct, plus minimaliste mais aussi plus elliptique. »


Un style, un humour, une attitude, une manière d’être là où ne vous attend pas. On ne peut pas nier notre amour du paradoxe. On aime jouer sur le mariage des contraires tant au niveau de nos créations qu’à travers notre image. Mixer les ingrédients que tout semble éloigner, pour créer un entre-deux plus nuancés, plus complexe. On passe d’une référence à l’autre, c’est décomplexé. » Le lancement de TOMBOY était-il l’occasion de vous réinventer une nouvelle fois ? « A l’origine, il s’agissait d’une pièce unique du vestiaire FÀP SS2013 : un t-shirt avec un grand aplat bleu et les lettres rouges TOMBOY en capitales. C’est avec cette saison que notre développement à l’international a explosé et que l’on a vu de nombreuses personnalités comme Rita Ora, Jourdan Dunn, Cara Delavigne etc…. porter ce statement TOMBOY. Des années après, nos clients nous demandaient toujours ce t-shirt TOMBOY. Alors, pour aller plus loin que la simple réédition, nous avons lancé une ligne entière autour de ce message et code typographique. Nous avions envie d’une ligne plus basique, plus « straight to the point », que tout le monde peut s’approprier. »

© Grégory Derkenne

Vous lanciez FILLES À PAPA en 2010, 12 ans plus tard, quel regard portez-vous sur votre parcours, et sur ce succès belge comme international ? « 12 ans et 28 collections qui se sont enfilées, une aventure intense, haute en couleur, en rencontres, il y a eu de la déception aussi, mais certainement des joies immenses et surprises inconcevables. Et puis, il y a surtout cette force et cette envie de créer qui est là depuis toujours et qui nous unit Sarah et moi. On a appris sur le tas et par la force des choses c’en est devenu notre métier. Oui, le soutien des acheteurs internationaux, de la presse et de certaines personnalités ont permis à FÀP de se développer et d’acquérir une visibilité internationale, mais nous restons avant tout un label indépendant, basé à Liège avec une équipe à taille humaine, respectueux de la création. Qu’est-ce qui, selon vous, différencie FÀP des autres marques ? « A contrario des propositions trop safe de la plupart des marques, FILLES À PAPA propose un vestiaire à la fois très identifiable et transversal. Une ou deux idées n’ont peut-être pas vu le jour mais en général nous suivons nos envies sans nous poser la question de savoir si nos collections vont être too much ou pas. FÀP c’est pour des femmes qui aiment la mode et qui osent ! »

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Comment imaginez-vous l’avenir de FILLES À PAPA? « Le label n’a jamais été une marque de mode « normée », préférant transgresser les codes esthétiques, faire jaillir l’inattendu. Être radical et ne rien s’interdire, mélanger les genres, les idées et les arts, décloisonner les idiomes : c’est le fil rouge de FÀP. Dans cette optique, le nouveau format s’affranchit des saisonnalités et propose des collections plus réduites auxquelles viennent se greffer des projets réunissant artistes et créatifs. »

B E P E R F E C T | F I L L E S À PA PA

Et si vous ne deviez chacune conserver qu’une pièce du dressing FÀP ? « Il y a tellement de pièces iconiques à travers toutes ces saisons ! Comme des basiques de la garde-robe revisité avec une signature forte... cette dernière saison, ce seraient nos boots cowboy avec une patte retournée et rebrodée du motif western qui nous avons déclinés dans de multiples couleurs et matières pour cet hiver ou encore en denim délavés pour courir les festivals cet été. »

www.shop.fillesapapa.com

© Fran Gomez de Villaboa

Retrouve-t-on aussi une part de « Belgitude » dans vos créations ? « Peut-être que cette note d’humour belge et le second degré que l’on retrouve à travers nos créations renvoient à la notion de Belgitude et très certainement au cynisme de notre époque. Une influence liégeoise en tout cas, clairement. Liège est la ville « off tracks » par excellence, dans laquelle l’hospitalité et l’humour typique à la Belgique se superposent à une forme de désinvolture créative que l’on retrouve dans notre travail. »


Les mots d’amour de

DAZIBAO Célébrer le lien, le cœur qui bat, la naissance d’un enfant ou être le joli rappel d’un évènement marquant. Dazibao a fait de l’amour, la raison d’être de ses bijoux. A l’occasion du lancement de la nouvelle collection baptisée « Moments », Camille Coppens, sa créatrice évoque tout en délicatesse l’essence de la marque belge. M O T S : B A R B A R A W E S O LY

BE PERFECT | DA ZIBAO

si précieux. Et plus j’œuvrais dans la société, pénétrant ce monde qui me semblait magique, plus il me devenait accessible et me donnait envie de créer ma propre marque. » Singularité « Le domaine du diamant est un monde fermé et intimidant. La compétition y est rude et il est dès lors d’autant plus difficile d’y imposer sa différence. Après avoir rejoint une école de communication à Bruxelles et étudié le management à Barcelone, je me suis formée à la gemmologie. J’ai choisi de me lancer, de prendre le risque, encouragée par la chance inouïe d’avoir une porte d’entrée dans ce secteur où l’on privilégie toujours la transmission familiale et où la réputation est

© Rafael Deprost

Transmission « J’ai toujours aimé porter des bijoux. Un lien partagé avec ma mère et ma grand-mère, toutes deux très coquettes également. Mon beau-père travaillant dans le domaine du diamant, j’ai grandi en étant baignée dans ce milieu particulier. Mais je n’avais pas d’attrait particulier pour les parures précieuses, plutôt tendance à m’acheter plein de bijoux fantaisie. Et puis, pour mes seize ans, j’ai reçu un collier, avec un petit diamant. Je le portais sans cesse, le gardais en permanence tout contre ma peau. Et j’ai adoré cette sensation de posséder une superbe pièce, qui conservait toute sa brillance et demeurait magnifique, à l’épreuve du temps. En parallèle, j’ai commencé à aider dans les bureaux de mon beau-père, fascinée par cet univers aux matériaux


essentielle. Pour me démarquer, j’ai décidé de faire du sur-mesure ma marque de fabrique. Avec pour slogan « You are the designers, we are de crafters » (vous êtes les créateurs, nous sommes les concepteurs ). L’optique étant d’offrir à nos clients de laisser libre cours à leur imaginaire pour concevoir le modèle de leur rêve, à prix abordable et ultra-compétitif, 100% fait maison et fabriqué à Anvers. » Précieux « Nous œuvrons uniquement avec du diamant naturel. Il demeure ma pierre de prédilection, ma préférence. De par sa valeur incroyable, son intemporalité et sa capacité à traverser le temps en conservant toute sa beauté. Si la première collection de Dazibao « Oui », n’était centrée qu’autour de lui, aujourd’hui, nous travaillons également avec de magnifiques pierres précieuses et semi-précieuses colorées, comme des tourmalines ou des saphirs aux multiples teintes. C’était l’occasion de proposer d’autant plus de possibilités et d’inspirations à nos clients. »

© Rafael Deprost

Intimité « Ceux qui viennent me voir, le font avec le désir d’offrir ou de s’offrir un cadeau précieux. Et pour moi, le bonheur de les accompagner dans un moment heureux et souvent essentiel de leur existence. De partager cette rencontre autour de la conception d’un bijou. Chaque week-end je reçois d’ailleurs des messages m’annonçant : « Elle a dit oui » ou « Le bébé est né ». Il y a un côté terriblement humain qui me fascine et s’il s’agit d’une bague de fiançailles, je ne manque jamais de questionner sur comment la demande va se réaliser ou ce qui est prévu pour le mariage. Tout comme il m’arrive aussi de soutenir ou de réconforter en cas de refus. C’est mon rôle d’être à l’écoute et complice. C’est toute la beauté du sur-mesure. » Création « Certains arrivent à l’atelier avec une idée très précise de ce qu’ils souhaitent, d’autres au contraire, désirent être guidés, épaulés. Lors du premier rendez-vous, je présente toujours une sélection de pierres desserties, pour qu’ils puissent voir leur rendu. Ils peuvent ainsi les observer à la loupe et comprendre les critères qui font varier les prix. Ils choisissent alors la ou les leurs et suivant leurs instructions, je dessine ensuite le modèle. La production elle, dure trois à quatre semaines. Certains clients reviennent plusieurs fois, d’autres se décident directement. Ce sont des bijoux précieux, que l’on va porter toute sa vie. Il est donc d’autant plus essentiel pour moi de les conseiller le temps nécessaire. Dazibao propose aussi des collections déjà prêtes et offre la possibilité de retravailler des pièces existantes, notamment des bijoux de famille. Quel que soit le cas, j’y insuffle une part de mon style, avec des proportions délicates et raffinées, des anneaux fins et des finitions irréprochables. »


Union « C’est pour moi, une manière de sceller son amour, une déclaration ultime de ses sentiments. J’adore les mariages. Ils me fascinent et m’émerveillent. C’est pourquoi ce gage d’amour était à l’origine de mes premières créations. Mais l’essence de Dazibao s’étend bien au-delà, avec le souhait de rendre le diamant abordable et portable dans la vie de tous les jours. De créer des bijoux qui collent à la peau et au cœur, représentant un évènement heureux ou gravant à tout jamais un moment clé d’une vie. » Essence « Je ne voulais pas que mon nom fasse figure de signature. Je lui préférais un mot original, avec sa propre histoire. D’où le choix de Dazibao, qui est le nom chinois donné à une affiche, un journal, rédigé par un simple citoyen, sur un sujet de son choix. Une publication libre, pouvant être conçue par tout à chacun et représentant donc à merveille le concept et l’âme de ma marque. » Moments « C’est ainsi qu’est baptisée la nouvelle collection de Dazibao, sortie ce printemps. Elle dépasse le cadre de l’engagement et des fiançailles, pour avec le souhait d’accompagner toutes les occasions. Elle rappelle ces moments charnières, qu’il s’agisse de la naissance d’un enfant, d’un mariage ou de la volonté de s’offrir un cadeau à soi-même pour fêter un cap symbolique. Et l’on continuera à décliner ces « Moments » au fil des saisons, avec à chaque fois cinq nouvelles bagues. Cette première édition se compose de pierres colorées et lumineuses. Comme tous nos bijoux, ils ont des prénoms pour appellations. Ceux de femmes qui m’ont marqué.»

Parure « Ma parure idéale est élégante, toute en simplicité, habillant n’importe quelle tenue tout en racontant une histoire. Mes inspirations, je les puise dans la mode, l’art et tout ce que j’observe autour de moi. Je fonctionne au coup de cœur, mais aussi à l’écoute de mon public. Même si jusqu’ici je travaillais seule, j’imaginais toujours mes designs en pensant à ce qui plairait à mes clients, ce qui les toucherait. Aujourd’hui, après quatre ans de travail acharné et en solitaire, voir Dazibao grandir toujours plus, compter deux nouveaux collaborateurs et arriver bientôt dans un nouveau showroom à Bruxelles est le plus beau des accomplissements. Je rêve désormais d’exporter nos collections. Et aussi de demeurer dans une dynamique familiale en pouvant plus tard, qui sait, voir mes futurs enfants prendre la relève. Et continuer de transmettre cet amour du beau et du précieux. »

www.dazibao-antwerp.com

© Eline Lonchay

Féminité « Les bijoux sont pour moi, intrinsèquement liés à l’élégance et à la féminité. Et je suis heureuse de savoir que je contribue à sublimer les autres femmes, à booster leur confiance en elles. En créant leur pièce de rêve, je crée aussi la possibilité de porter un bijou unique. A mes yeux, cela n’a pas de prix. »


choose your color

La collection Amuleti en exclusivité chez :

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PAOLINA

Cette chemise qui rend chaque femme (encore plus) unique B E P E R F E C T | PA O L I N A


La créatrice belge Macha Dormal avait déjà trois beaux gamins, alors elle a conçu une fille, Paolina ! C‘est le prénom solaire d’un micro label centré sur la chemise pour femme, métissée de couleurs ensoleillées et de motifs identitaires. Confectionnées en atelier en Belgique, ces pièces élégantes ont le chic de rendre la femme unique. Car si Paolina offre un large choix de motifs imprimés, chaque chemise est produite en petite quantité, 30 voire 60 exemplaires tout au plus, puis numérotée. C’en est fini d’être habillées toutes pareil ! M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

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© Nathalie Gabay

ans sa vie d’avant, Macha Dormal a fondé avec son mari et son beau-frère, Menssana, une société notamment active dans la livraison de paniers de fruits aux entreprises. Mais en 2020 arrive la Covid ! « Au tout début de la pandémie, j’ai décidé qu’il était temps d’écouter mes envies. La première chemise, je l’ai dessinée sans en parler à mon entourage, même pas à mon mari ! J’étais dans ma bulle. » On rembobine. Janvier 2020, Macha Dormal dessine donc une première chemise, encouragée par son amie et créatrice Emilie Duchêne. La chanteuse Marie Warnant craque à son tour pour ce nouveau petit label belge à la

signature forte, qui sera proposé en exclusivité chez Cachemire Coton Soie à Ixelles. Le succès est fulgurant. Il le sera aussi à Paris. La journaliste française Peggy Frey fait une story Instagram avec une chemise Paolina un dimanche soir et le lundi, Macha reçoit un mail enthousiaste du Bon Marché où la marque est désormais présente. Tout s’emballe. Qu’est-ce qui fait courir Macha Dormal ? Quand on la questionne sur son inspiration principale, la créatrice replonge dans sa tendre enfance, terre d’insouciance au doux parfum méditerranéen. « Mon grand-père italien avait une maison en Espagne, en Catalogne, où je passais mes vacances. Il

n’avait pas de piscine mais avait a c h et é u n e v i e i l l e b a r q u e d e pêcheurs avec une coque en bois, qu’il avait baptisée Paulina. A travers mes yeux d’enfant, la mer, le soleil, les criques, toute cette légèreté, c’était le paradis. Ma mère affectionnait des chemises amples qu’elle portait aussi bien par-dessus son maillot, que le soir sur un pantalon… » De tous ces fabuleux souvenirs est née Paolina, une collection à taille unique qui insuffle aux femmes une certaine forme de liberté. « Je veux que chaque fille, femme, mère, mince ou plus forte, puisse s’approprier mes chemises. Le près du corps, ce n’est pas pour moi ! Une mode plus ample, plus fluide, est nettement plus classe. »

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En tant que créatrice qui encense une mode consciencieuse et engagée, une mode qui a du sens, Macha Dormal a décidé de promouvoir le local et l’économie circulaire. A contrario des collections pléthoriques de nombreuses marques, elle privilégie un modèle de base qu’elle fait évoluer en fonction des saisons et de ses envies. Chaque chemise confectionnée avec un grand soin apporté aux finitions, dans un petit atelier de couture basé en Belgique, est produite à 60 exemplaires tout au plus, et ensuite numérotée ! Par ailleurs, si Macha Dormal achète certains de ses tissus chez des grossistes, elle privilégie surtout les fins de série voire ses propres chutes de tissus. Des chutes de tissus nobles qui ont notamment servi à la confection de trousses de toilette personnalisables, en collaboration avec la marque belge de soins botaniques Delbôve (la période de précommande est aujourd’hui clôturée). Et si Macha continue à décliner son modèle de base, elle réfléchit déjà à développer un autre type de chemise (deviendra-t-elle un jour la reine belge de la chemise ?) et poursuit également ses collabs, notamment avec la marque Thelma & Leah, pour des pyjamas relevés de touches délicatement féminines, l’ADN de Paolina. Aventure à suivre…

LE BON CONSEIL DE MACHA DORMAL Mes pièces sont délicates - regardez toutes ces petites perles le long du col - et demandent d’être bichonnées. Je vous conseille donc de les laver à la main ou en machine à 20° C max et de les sécher à l’air libre.

Le Bon Marché et By Marie à Paris Les hôtels de luxe Airelles Collection à Courchevel, Gordes et Saint-Tropez L’e-shop Paolina

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B E P E R F E C T | PA O L I N A

© Vincent Duterne

LES POINTS DE VENTE DE PAOLINA


« TAILOR-MADE, A PASSION WE LOVE TO SHARE WE OUR CLIENTS » MADE-TO-MEASURE : SCABAL AND BESPOKE VINCENT LES MARQUES : SCABAL READY-TO-WEAR - PAUL AND SHARK - CORTIGIANI - TRAMAROSSA - HERNO - GIMO’S - AERONAUTICA MILITARE - ETON - STENSTRÖMS LA FILERIA - LBM 1911 - EMANUEL BERG - EMANUELE MAFFEIS - HILTL TROUSERS - TATEOSSIAN - ASCOT - LEYVA - ZEGNA UNDERWEAR - PALATINO

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A la conquête de l’Everest des mers

B E P E R F E C T | D E N I S VA N W E Y N B E R G H

© Karine Ruand

DENIS VAN WEYNBERGH


Le Vendée Globe Challenge est la course à la voile la plus dure du monde. Un Brabançon de 57 ans va relever le défi de la prochaine édition, en 2024. Une aventure avec un grand A qui le mobilise déjà bien plus qu’à plein temps. MOTS : YVES MERENS

« L’Everest des mers », c’est comme ça qu’on appelle cette course de folie. Le principe est simplissime mais la performance est inouïe : faire le tour du monde sur un bateau à voile, en solitaire, sans escale et sans assistance. Tous les quatre ans, 40 marins du monde s’élancent depuis les Sables d’Olonnes. En neuf éditions, seuls 90 d’entre eux ont rallié l’arrivée. En 2024, la Belgique sera au départ grâce à Denis Van Weynbergh.

© Éloi Stichelbaut

Ne jamais rien lâcher Il a tout lâché pour cette mener aventure : « j’ai arrêté mon travail. Je mets toute mon énergie sur ce projet. C’est fantastique de savoir que nous serons 40 marins à faire la course alors que plus de 800 personnes gravissent l’Everest chaque année. »

Rien n’effraye cet aventurier des temps modernes aux multiples facettes « après mes études, j’ai été en mission pour MSF au Rwanda, en Tchétchénie et au Burundi. Bien après, j’ai repris des études pour créer ma boîte de logistique. » Mais le virus de la voile l’emporte encore pour devenir une quasi obsession. « Pour arriver au départ du Vendée Globe, il faut accumuler des miles de courses déjà prestigieuses. J’en suis à 70 000 après avoir fait la Route du Rhum en 2010, la Transat Québec Saint-Malo en 2012, la Transat Jacques Vabre en 2013 ou la Rolex Fastnet Race en 2015. Pour l’instant, au classement du plus grand nombre de miles, je suis à la 11 place sur 40. » Pas mal lorsque l’on sait que Denis est ce qu’on appelle un marin à terre et en mer. « Je suis un skipper armateur, je ne suis pas employé par un grand team. » D’ailleurs, notre entrepreneur cherche encore quelques soutiens pour boucler son budget final.

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« J’aime m’associer à des associations caritatives, ou à des projets scientifiques. Dans ma prochaine course en Arctique, je vais notamment relever une bouée de recherche. On ne peut avancer sans porter de message ».

Imoca, la Classe… Son bateau, le « EyeSea », fait partie de la classe Imoca, la Formule Un des mers. « Il fait presque 20 mètres de long et son mât mesure 29 mètres. » Un navire solide dont Denis Van Weynbergh peaufine les réglages non sans rappeler que ce bateau, avec son précédent propriétaire, à terminer 8e d’un Vendée Globe. « Même si les meilleurs ont des foil qui leur font gagner de la vitesse, leur fiabilité n’est pas garantie. De toute façon, mon objectif est de terminer la course en réalisant mon rêve. » Mais aussi en défendant de belles valeurs. « J’aime m’associer à des associations caritatives, ou à des projets scientifiques. Dans ma prochaine course en Arctique, je vais notamment relever une bouée de recherche. On ne peut avancer sans porter de message », dit-il avec profondeur.

Bon vent Denis. Le Vendée Globe attend l’écriture d’une autre page d’Aventure pour entrer dans l’Histoire. Tout ça avec des majuscules évidemment !

© Karine Ruand

« Nous avons un pays merveilleux, il faut en faire profiter le plus de monde possible, » philosophet-il encore avant d’évoquer l’excellence belge dans la mode ou en hockey et la classe de grands champions tricolores. « C’est simple, pour moi, les trois meilleurs sont Eddy Merckx, Jacky Ickx et Paul Van Himst. Ils sont nos trois mousquetaires de légende. »


Où que le Ram trx 2021 mène, la foule suit. Alors, gardez une longueur d’avance sur le peloton. Forgez votre propre chemin vers l’avant. Au volant du trx, avec son moteur v8 hemi de 6,2 litres suralimenté de 702 HP, vous serez toujours en tête. Le RAM 1500 est considéré comme un véhicule utilitaire, pas de TMC, taxe annuelle = 150€ par an

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LA RÉSERVE RAMATUELLE Où tous vos désirs sont exaucés

La Reserve Ramatuelle, la place to be pour profiter parfaitement de Saint-Tropez et de ses alentours. Hôtel cinq étoiles, restaurant deux étoiles Michelin, villas privées, spa, pour vous ressourcer par la grâce d’un refuge secret, vision exclusive d’un Sud sublime d’authenticité et d’excellence. MOTS : ARIANE DUFOURNY P H O T O S : L A R É S E R V E R A M AT U E L L E

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epuis une vingtaine d’années, Michel Reybier est le protagoniste du luxe contemporain et de l’hospitalité. L’ADN de son accueil ? Excellence, authenticité, simplicité. Nous retrouvons sa signature en Suisse (Genève, Zermatt, Berne, Interlaken, Davos, Zurich, Crans), à Londres, Paris, Saint-Estèphe et en surplomb de la Méditerranée, à Ramatuelle. Un palace avec la Méditerranée en toile de fond

Ramatuelle, presqu’île de Saint-Tropez. A quelques minutes du village mythique, nous entrons dans un lieu préservé de l’effervescence, loin de la foule et du bruit. Suspendu entre ciel et mer, le palace intimiste nous offre aujourd’hui un décor dans l’esprit arty chic de la Riviera française, en harmonie avec son identité architecturale originelle. La nouvelle atmosphère a été définie par Michel Reybier, avec la complicité de l’architecte d’intérieur Jacques Garcia. Quant aux 8 chambres et 19 suites, elles sont signées par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. La nôtre, la suite junior 23, nous invite à un tête-à-tête avec la Méditerranée … Le soleil descend à l’horizon, nous sirotons dans le patio-bar habillé de moelleux canapés autour d’un majestueux olivier, un

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cocktail Apple virgin colada et un Château La Mascaronne Rosé issu de l’agriculture biologique, dont le vignoble appartient à Michel Reybier et Tony Parker. Saviez-vous que l’illustre TP, considéré comme le meilleur basketteur français, est né à Bruges ? Nous nous installons ensuite à l’une des tables voisines pour savourer les délices du chef Eric Canino qui, très attaché à l’équilibre alimentaire, a fait le pari audacieux d’une cuisine gastronomique de haute volée, tout en légèreté. Pain et viennoiseries faits maison chaque matin à partir d’une farine bio à l’ancienne, huile d’olive bio des environs de Manosque figurant parmi les 10 meilleures au monde, fruits et légumes cultivés au naturel près de Cogolin, poissons de la pêche locale, production du potager de La Réserve... Nous optons pour le Menu Dégustation, avec son thon rouge aux épices (plat Signature), artichauts et vinaigrette herbacée, langoustine caviar, lottes façon bourride, volaille de Bresse et homard (plat Signature), pré-dessert, citron. Avec 2 étoiles Michelin, la Voile hisse les couleurs de l’excellence !


Déconnection à volonté Petit déjeuner au restaurant face à la mer ou déjeuner au lit, face à la mer également ? Ce sera sur la terrasse coiffée d’une voile d’ombrage écrue. Pour moi, mangue, fruits rouges et muesli. Pour lui, suprême de pamplemousse, œuf à la coque, fromages, sans compter les viennoiseries et confitures Maison. Direction le Spa pour déconnecter les survoltés de la vie moderne. Les adeptes opteront pour un cours Pilates en studio privé avec des coachs diplômés de la technique imaginée par Joseph Pilates à New York en 1920. Les accros au fitness apprécieront la diversité de l’équipement. Ceux qui désirent retrouver une silhouette tonique seront comblés par les programmes Nescens better-aging. En effet, Michel Reybier a aussi investi dans Nescens, établissement suisse spécialiste de la lutte contre le vieillissement. Etre le seul survivant d’un crash en Falcon 4, ça fait percevoir la vie autrement ! Avis à celles et ceux qui souhaitent lâcher prise et se remettre en forme, la Nescens Bootcamper Experience se tiendra du 18 au 25 septembre 2022. Un programme alliant marche sportive (de type « Nordic Walking »), soins et nutritions autour de menus diététiques personnalisés composés par Éric Canino, le Chef doublement étoilé, et les services d’un palace ! Si vous préférez vous la jouer solo, le Mind and Body Nescens Retreat (programme dédié aux organismes hyper sollicités, de 3 à 6 jours durant toute l’année) est fait pour vous. Quant à moi, je profite durant 50 minutes du soin Signature, un massage corps better-aging qui cible les trajets musculaires et énergétiques. Ensuite, nous nous prélasserons à deux au hammam, puis dans la piscine intérieure chauffée face à la mer Méditerranée. Dilemme, déjeuner à la piscine ou ? Choisir est-ce renoncer ? Ce n’est pas le style de la maison. Un jour nous irons à la piscine, le lendemain à Pampelonne ! Lorsque le soleil devient impitoyable, il est temps de s’installer à l’ombre des pins et des grandes voiles blanches de la Réserve à Ramatuelle pour savourer les idées fraîches du chef doublement étoilé, Éric Canino. La carte du déjeuner, très inspirée de la Méditerranée, réunit des salades colorées, spécialités de poisson cru, pasta... Nous optons pour un tartare de saumon avocat en tempura, un délicieux Vitello Tonnato et des calamaretti à la provençale, à savourer accompagnés de pain maison et d’huile d’olive du domaine. Ensuite, gourmands dans l’âme, nous hésitons entre l’espuma citron, feuille de citronnier sorbet yuzu, l’abricot rôti au miel et sorbet nougatine amande et le millefeuille déstructuré à la vanille de Madagascar.

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La Réserve à la plage L’escale chic à Pampelonne, c’est indéniablement à La Réserve à la Plage. Bar, restaurant, boutique de plage et bains de soleil du matin au soir... Michel Reybier, en collaboration avec le créateur Philippe Starck, nous font revivre l’esprit originel de Saint-Tropez. Quant à la carte imaginée par Eric Canino, chef du restaurant doublement étoilé La Voile de La Réserve Ramatuelle, avec la complicité du chef de La Réserve à la Plage, Nicolas Cantrel, elle célèbre une cuisine méditerranéenne de partage et de fraîcheur, généreuse et parfumée. Nous passons du sable chaud au parquet patiné, pieds nus, pour partager un tiradito de saumon, citron vert et wasabi, un ceviche de daurade à la truffe, vinaigrette ponzu (nous vous recommandons vivement ces deux plats Signatures), puis un loup de mer entier cuit au feu de bois, suivi d’un cookie géant pour deux personnes. Une tuerie ! Une villa rien que pour soi et ses proches Immenses jardins méditerranéens dévalant la pinède, piscines privées chauffées dont les reflets d’azur semblent se confondre avec le bleu de la mer et du ciel, architecture tropézienne mêlée à une décoration contemporaine. Les 14 villas (de 3 à 7 chambres) à louer de La Réserve Ramatuelle, décorées par l’architecte d’intérieur Remi Tessier, revendiquent une architecture typique de cette presqu’île mythique et unique autour de la Méditerranée. Un second chez-soi élégant et chaleureux, un esprit « family life ». La gouvernante veille à tout, du petit déjeuner aux courses et à l’organisation de chaque jour, selon les envies de chacun. A ses côtés, le concierge est disponible à chaque instant pour l’organisation des loisirs et des services à la carte, ainsi que le chef à domicile et le majordome sur demande. En prime, l’accès au Spa de l’hôtel, à sa piscine, à son déjeuner savoureux et au restaurant La Voile, doublement étoilé. Séjourner dans l’une de ses villas, nous en rêvons déjà !

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Avec une situation géographique exceptionnelle, 11 étoiles Michelin au compteur, un centre-ville transformé en zone piétonne, avec encore une piste cyclable sur les bords du lac qui est l’une des voies vertes les plus agréables de France, Annecy, Venise des Alpes, ville emblématique de Haute-Savoie et meilleur élève du classement des « villes et villages de France où il fait bon vivre », reste l’une de nos destinations favorites ! M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

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© Onmetlesvoiles

Où il fait bon vivre


© G.Bourmault

© Gilles Piel

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onstruite sur le tracé de l’ancienne voie ferrée, la piste verte a été finalisée il y a quelques jours à peine, en juillet 2022, et offre désormais aux cyclistes un cheminement de 38 km en site propre, soit le tour du lac, la boucle étant enfin bouclée. Cet itinéraire vert, on l’a emprunté en enfourchant un e-bike, à la découverte des champs en fleurs, de villages croquignolets et d’un lac enchanteur aux eaux turquoise. Ce lac, c’est l’un des plus purs d’Europe, autant le souligner, car il n’en fut pas toujours ainsi ! En 1950, il était même complètement asphyxié, en raison de la pollution agricole. Il a fallu attendre les années 60, pour que soient construits plus de quatre cents kilomètres de collecteurs d’eaux usées qui ceinturent désormais le lac et les acheminent vers une station d’épuration. Depuis, Annecy a été récompensée par de nombreux prix, et le lac est devenu un modèle de propreté pour le monde entier. On y pêche des poissons fins tels la féra, les perches ou l’omble chevalier, à déguster dans les étoilés de cette destination culinaire 11 étoiles Michelin - carrément !

© Onmetlesvoiles

Le lac d’Annecy est évidemment indissociable de sa ville, une Venise des Alpes à taille humaine dont le centre, 100 % zone piétonne, revêt des atours chic, et dont le dynamisme économique lui a permis d’arriver en 2020 et 2021 en tête du classement des « villes et villages de France où il fait bon vivre » ! Alors, où poser bagages et dans quel antre gourmand s’attabler ? On ne présente plus l’Impérial Palace****, à la majestueuse façade Belle Epoque, qui invite à se ressourcer sur les bords du lac bleu, ni les pâtisseries contemporaines de Philippe Rigollot (le lauréat de l’Award du savoir-faire en chocolat en 2015 a deux salons de thé à Annecy) ni les fromages de Pierre Gay (Meilleur Ouvrier de France). Mais quoi de neuf à Annecy ? On vous dit tout !

www.lac-annecy.com www.savoie-mont-blanc.com

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Parmi les 7 chefs étoilés (comptabilisant 11 étoiles Michelin) qui contribuent à faire d’Annecy une véritable destination culinaire, Jean Sulpice n’est pas de ceux qui se reposent sur leurs lauriers. Posé entre lac et montagne, à Talloires (un petit paradis sur la rive droite du lac d’Annecy, considéré par Churchill comme « le plus bel endroit sur terre » - ce n’est pas faux !), l’hôtel-restaurant l’Auberge du Père Bise***** que le chef et son épouse, Magali, ont acquis en 2017, se dote d’un spa et d’une seconde table ouverte en mars dernier, Le 1903, alternative gourmande au resto gastronomique doublement étoilé. On a testé le bassin de nage du spa, dans une bâtisse orientée vers le lac à la toiture cathédrale, décor épuré, relaxation assurée, et rencontré Jean Sulpice au 1903, élégante maison aux larges verrières braquées sur la magnifique baie

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de Talloires. Le chef y propose une cuisine de terroirs, empreinte de ses origines savoyardes et de l’histoire même de l’Auberge du Père Bise. Marguerite Bise a été la première cheffe a avoir décroché le Graal avec 3 étoiles Michelin en 1951. Ainsi retrouve-t-on à la carte du 1903, l’un des plats les plus réputés de Dame Bise : le fameux gratin de queue d’écrevisses, revisité par Jean Sulpice. Soit une cuisine de brasserie de très très haut niveau avec service en salle décontracté et belle sélection de vins français, dans un écrin cosy et lumineux aux allures de jardin d’hiver, le tout à prix d’ami ! Gros coup de cœur évidemment.

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© Nicolas Theus

LE 1903


RIVAGE HÔTEL Retour en ville où l’on dépose bagages au Rivage****, cet hôtel ouvert en juillet 2021 dispose d’une centaine de chambres au format XXL (un vrai bonheur), à l’univers graphique végétal, eau ou minéral. Certaines chambres offrent une vue spectaculaire sur le lac et les montagnes, et ce n’est pas là le seul atout de cet établissement au look contemporain, qui invite également à découvrir le plus grand espace spa & fitness d’Annecy, un véritable temple du bien-être sur quelque 1000 m2. A deux pas du coeur trépidant de la ville, voilà une parenthèse relaxante, où prendre soin de soi …

© Anne Moscatello

www.rivage-hotel.com

© Marc Müller

© M. Cellard

© Anne Moscatello

BRASSERIE BRUNET Le chef Jean Sulpice n’est pas seul à décliner son savoir-faire étoilé en version bistronomique accessible à toutes et tous. C’est le cas également de Laurent Petit, 3 étoiles Michelin pour son Clos des Sens, à Annecy également, qui a ouvert en 2019 en plein centre-ville, la Brasserie Brunet, une cuisine goûteuse de produits achetés le plus souvent en circuit court, qui tient chaud au corps. L’œuf coulant, mousse de cresson, crumble cacao, en entrée, et le cochon rôti poignons acidulés, en plat, forcent l’admiration ! www.brasseriebrunet.com

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Villa Caroline, à Duingt, village de la rive gauche du Lac d’Annecy, propose un séjour détox alimentaire et numérique, ainsi que l’expérience du jeûne, dans un cadre chaleureux où l’on se sent vite chez soi. La philosophie de cette adresse confidentielle ouverte en décembre 2020, juste avant la pandémie, prend la forme d’une invitation à vivre deux expériences alimentaires avec un vrai encadrement et les conseils d’un naturopathe pour nous inciter à changer nos mauvaises habitudes alimentaires. Ici, pas de café, ni thé, ni vin, ni pain, ni télé dans les 18 chambres tout confort avec vue sur le lac, mais un jeûne pour booster l’organisme ou une cure autour de 1000 calories/ jour avec alimentation bio essentiellement végétale. Nous avons testé cette cure, sans jamais avoir faim

BE PERFECT | ANNECY

ni connaître l’ennui - eh oui, quand on ne passe pas deux heures à table, le temps peut sembler long. Le séjour détox est donc rythmé par de nombreuses activités physiques : pilates, yoga, balade, paddle, … Villa Caroline possède également un spa, une salle de sport, un homecinema commun, une bibliothèque. Demandez Sébastien, ce masseur formé à l’école de Chiang Mai en Thaïlande, utilise notamment des bambous tièdes pour un massage drainant qui aide à la détox. On y retournera, d’autant que la détox numérique nous a permis de profiter pleinement du séjour !

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© Florian Peallat

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THE

WORLD

© Tania Panova

BELGIANS


© Florence Doisneau

QUAND VALÉRIE BARKOWSKI PREND LE TEMPS DE SE POSER…

Globe-trotteuse impénitente, scénographe enthousiaste, créatrice inspirée de linge de maison à Marrakech, notre compatriote Valérie Barkowski a cent projets en tête et plusieurs vies. Parfois, elle trouve cependant le temps de se (re)poser ! Notamment pour nous accueillir dans sa « Dar » Kawa, une maison d’hôtes au cœur de la médina, où profiter de la douceur de vivre de la Ville Ocre. M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

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B E P E R F ECT | B E LG I A N S A R O U N D T H E WO R L D

d’un patio, c’est Valérie qui nous fournira l’explication), notre compatriote a ouvert une boutique, bel écrin de douceur où elle expose ses créations. « Vous voyez les petits pompons de tissus qui entourent la tête oreiller, il y en a 115, tous faits à la main ! Allons à l’atelier, vous ferez ainsi connaissance avec mon équipe de brodeuses, car mon aventure, elle est avant tout collective. » On l’écrivait d’emblée : Valérie Barkowski a eu plusieurs vies. La marque belge Mia Zia, oui oui les écharpes et chaussettes en maille à rayures, c’est Valérie qui l’a

© Tania Panova

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a démarche décidée, Valérie Barkowski nous infiltre dans les dédales des ruelles de la médina, désormais son port d’attache, saluant ici un ferronnier chez lequel elle s’approvisionne pour créer des bougeoirs, là un marchand de tissus « pour recouvrir un fauteuil », là encore une créatrice japonaise, « c’est Warang Wayan, j’ai mis en scène ses créations, des ustensiles de cuisine en bois fins et délicats ». Mais Valérie, vous connaissez plein de monde ! Sourire. A quelques rues de sa Dar Kawa (une « dar » est une maison sans jardin intérieur, mais dotée d’une cour ou


lancée en 1997, dans sa vie d’avant, « je me suis séparée de mon associée en 2007 » ; la ligne de linge de maison aux pompons, c’est toujours Valérie, elle l’a d’ailleurs commercialisée sous son propre nom, V. Barkowski. Rembobinons encore la cassette du temps, car si Valérie a mis le cap sur le Maroc en 1996, sa passion pour le linge de maison prend racine en Russie. Il faut la suivre cette femme-là !

© Tania Panova

« Début des années 90, j’ai travaillé en Russie comme courtière en art. J’habitais une datcha que je souhaitais aménager à mon goût, mais trouver du linge de maison était à cette époque mission impossible. J’ai alors acheté du lin au mètre, dessiné des taies, des draps, que j’ai fait broder par des babouchkas à la campagne. Quand j’ai quitté la Russie pour le Maroc, j’ai continué à dessiner du linge de maison, toujours en quête de brodeuses évidemment ! Mais au Maroc, la broderie, véritable savoir-faire ancestral, sert principalement à orner le trousseau de mariage. Ma quête était non seulement hors contexte mais, de surcroît, à Marrakech, personne ne faisait de pompons pour border le linge de lit. C’est en vacances, dans le Rif marocain, chez Françoise Dorget, la fondatrice de la marque Caravane, que j’ai découvert la tradition des pompons, un ornement pour le tissu qui couvre les hanches des femmes de la campagne. Bref, j’ai mis trois ans à trouver des brodeuses et, dans la foulée, à lancer ma collection de linge de maison. Et j’ai dû batailler ferme pour en arriver là. Vous allez sourire de l’anecdote : des ateliers de broderie, j’ai un jour reçu du linge de maison brodé de petits chats. La brodeuse trouvait en effet cet ornement plus joli ! » Dans son magasin ouvert dans la médina de Marrakech en 2016, Valérie nous fait découvrir son linge de maison, une collection 100% artisanale, raffinée, inspirée, intemporelle, « mais qui évolue », brodée main et bordée de finitions en passementerie ou de pompons, sa signature ! Valérie séduit évidemment par son offre en ligne, mais c’est ici, à Marrakech, que le plaisir du shopping est total : « On trouve en effet dans mon store des pièces uniques, que l’on ne peut commander par internet. Je suis nostalgique de cette période où l’on revenait de vacances avec des cadeaux qu’on ne pouvait dénicher nulle part ailleurs … ».


Un amour de dar Quand on lui demande pourquoi elle aime tant Marrakech, la réponse de Valérie ne se fait pas attendre : « l’hospitalité des Marocains et les soirées entre amis sur les toits de la ville quand les terrasses brillent de mille lumières et que l’on sirote un bon verre en oubliant le tumulte des ruelles encombrées ». Cet havre de paix, Valérie l’a trouvé, « après avoir visité au moins 300 maisons ! ». Trois ans de travaux ont été nécessaires pour parfaire son nid, une ancienne zaouïa, un lieu de méditation qui appartenait à la confrérie des Derkaoui, transformée avec l’aide de Quentin Wilbaux (un compatriote belge, architecte tournaisien, qui a sauvé et réhabilité des centaines de riads de Marrakech) en maison d’hôtes 5 chambres d’un raffinement exquis, entièrement décorée par Valérie. « Vous vous y sentez comme à la maison ? Alors, j’ai bien fait les choses… », nous lance-t-elle, avec enthousiasme, en nous invitant à prendre le petit-déjeuner, dans le patio. Chouette, des crêpes marocaines mille trous, préparées par Saïda, la cuisinière attitrée de la Dar Kawa. « Un massage vous tente, fin de journée ? J’ai installé le spa sur la terrasse et opté pour des produits 100% bio ». Dans le patio de sa « dar », Valérie a planté quatre orangers. « Quand je me couche dans mon sofa, je regarde les oranges et je n’en reviens toujours pas : ce paradis, il est à moi ».

SON CARNET D’ADRESSES À MARRAKECH Plus61. Une cuisine à partager dans un décor épuré. Bacha Coffee. Ouvert en septembre 2019, ce salon de caférestaurant à l’ambiance Belle Epoque, niché au sein du Musée des Confluences Dar el Bacha, invite à découvrir près de 200 cafés et une fine restauration. Azalai Urban Souk. Une adresse gourmande à la déco bohème, qui met à l’honneur les produits du terroir local. Le chef Faiçal Zahraoui est une véritable étoile montante de la gastronomie marocaine. Mustapha Blaoui. L’une des meilleures adresses de la médina pour la décoration d’intérieur. Warang Wayan. Valérie Barkowki aime mettre en scène ses créations, mais aussi celles des autres, notamment les ustensiles de cuisine en bois fins et délicats de Warang Wyana, artiste japonaise basée à Marrakech où elle a une petite boutique. Bazar du sud. La famille Lamdaghri propose des tapis et nattes uniques, confectionnés à la main par 200 artisans du Haut Atlas marocain. Galerie 127. Spécialisée en photographie contemporaine marocaine et internationale.

www.valeriebarkowski.com www.darkawa.net

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MACCAL. Le Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden donne à voir l’art du Maroc et de ses pays voisins.


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tard, j’ai également eu l’opportunité de concevoir le siège de la marque belge de meubles Tribù. A cette époque, combiner mes propres projets et mon travail de directeur de création chez VVD (Vincent Van Duysen) n’était plus possible. Comment définissez-vous votre style ? A l’agence, notre style se caractérise par une approche pure et essentielle des problèmes fondamentaux d’espace, de proportion et de lumière. Chaque commande est considérée comme un projet au design unique. Nous faisons bien sûr appel à des réalisations sur mesure. De nombreux éléments sont personnalisés (de l’éclairage au mobilier en passant par les poignées de porte) sont conçus spécifiquement pour chaque lieu, afin de créer un équilibre idéal entre les lignes de architecture et l’aménagement de l’intérieur, toujours adapté aux besoins spécifiques du client.

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Quelles école et formation avez-vous choisies ? J’ai fréquenté l’Académie de Sint-Niklaas. C’est une formation à temps partiel, que j’ai combinée, tout en travaillant, avec une activité quotidienne de graphiste. C’est un enseignement qui dure 6 ans et qui met beaucoup l’accent sur le développement personnel. Lorsque j’étais en dernière année, Vincent Van Duysen a remarqué mon travail et m’a demandé de commencer à travailler pour lui. Je me considère toujours très chanceux que Vincent m’ait donné cette chance. Débuter ma route à ses côtés, a été une expérience déterminante pour la suite de mon parcours. J’ai beaucoup appris de son approche sensuelle, de l’expérience physique de l’espace, de l’utilisation de matériaux tactiles et de l’importance de placer l’intégrité de l’utilisateur au cœur de nos préoccupations. J’ai décidé de quitter le bureau de Vincent lorsque j’ai remporté le concours de l’hôtel Robey à Chicago. Un peu plus


Quelles sont vos sources d’inspiration ? Tout ce qui m’entoure peut être source d’inspiration. Il y a tellement de choses dans la vie quotidienne qui semblent banales à première vue mais qui peuvent créer un fort sentiment d’inspiration. La beauté inspirante est partout, il suffit d’y jeter un œil et de la saisir. Mes modèles sont trop nombreux pour tous les mentionner, mais en voici quelquesuns : Carlo Scarpa, Dom Hans van der Laan, Luis Barragán, Jean-Michel Frank, Pierre Chareau, …

© Merckx Interiors

Les espaces extérieurs et les jardins sont-ils importants dans votre travail ? Oui, les jardins sont très importants dans notre travail. Nous visons toujours la globalité d’un projet où l’architecture, l’intérieur et l’extérieur sont intimement liés. Tous les éléments sont connectés les uns aux autres. Dans certains projets, nous définissons nous-mêmes les contours des jardins, en fonction des vues et des axes de l’architecture, mais dans la plupart des projets, nous essayons de collaborer, dès le début, avec l’architecte paysagiste ou le jardinier. Comment appréhendez-vous les matériaux? Les matériaux jouent un rôle clé dans nos conceptions. Nous privilégions les matières naturelles avec une finition vieillie, patinée, pour exprimer un certain vécu. Nous aimons travailler avec des matières chaleureuses et naturelles, qui font référence à la terre, à ses teintes denses et ses nuances délicates. Les matières simples et authentiques qui ne sont pas nécessairement à la mode, mais plutôt intemporelles ont notre préférence, même si cela est aussi une tendance actuelle.


Participez-vous à la conception de mobilier ? J’ai dessiné une ligne de meubles extérieurs commercialisée par la société belge Tribu, et actuellement, j’ai de nouveaux projets dans ce sens car je travaille sur une nouvelle collection pour ce même éditeur. Elle sera lancée l’année prochaine. Je présente toujours ma propre gamme d’objets, baptisée ICO. Il s’agit d’une collection assez restreinte et entièrement fabriquée à la main en Belgique. Les formes sont à la fois sculpturales et fonctionnelles. Ce sont des objets qui sont conçus pour durer. Actuellement, je développe également une gamme de luminaires, basée sur la modularité, que j’ai déjà développé dans le cadre de projets résidentiels. Et une nouvelle collection d’objets ménagers pour l’entretien de la maison est également en route.

www.merckxinteriors.com

BE PERFECT | MARC MERCKX

© Merckx Interiors

Quelles réalisations sont en cours ? Actuellement, nous travaillons sur de grandes rénovations et des maisons privées nouvellement construites en Belgique et au Royaume-Uni, une résidence d’artistes et une maison de vacances en Espagne, un grand immeuble de bureaux qui a toutes les caractéristiques d’une maison. Mais un de mes rêves est d’avoir, un jour, carte blanche pour l’aménagement intérieur d’un yacht de luxe. Dans ce type de projets, en tant que designer, votre savoir-faire est alors pleinement pris en compte. Il y a des limitations techniques et des règlementations pour la sécurité, dont il faut tenir compte, mais l’équipe qui se charge de mettre en place ce type de réalisation a généralement un énorme savoir-faire. Cela vous donne également plus d’options et de marge de manœuvre, en tant que concepteur, pour aller jusqu’au bout.


bulthaup s’occupe de tous les détails pour créer un environnement cohérent.

Nous façonnons l’environnement pour accueillir vos instants privilégiés. Rendez-nous visite à Bruxelles ou Gosselies. Nous nous réjouissons d’échanger avec vous.

b concept Ch. De Louvain 323, 1932 Woluwe-Saint-Etienne Tel. +32 2 880 68 60, woluwe.bulthaup.be

Espace 3b Route Nationale 5 / 193, 6041 Gosselies Tel. +32 71 34 72 00, gosselies.bulthaup.be


AFILO

Dans l’écrin en brique de l’ancienne école des Ursulines dans le quartier du Châtelain, Thomas et Samantha Ersoch, et son équipe, présentent le savoir-faire d’une sélection de collections italiennes en aménagement d’intérieur contemporain. Au programme, des cuisines d’exception, des dressings à la fonctionnalité irréprochable, des systèmes de portes innovants… et l’accompagnement personnalisé de l’expertise d’Afílo. MOTS : AGNÈS Z AMBONI

B E P E R F ECT | A F Í LO

© Mireille Roobaert

L’excellence du “made in Italy” à Bruxelles


© Annemiek Hofer

© Mireille Roobaert

Comment pouvez-vous définir Afílo ? L’origine du nom Afílo, voulait interpréter un signe architectural, il signifie le « fil à plomb » en italien. Ce terme exprime la précision, l’esprit sur mesure de nos projets. Accueil soigné, discussions et échanges constructifs, exclusivité des produits, nous valorisons notre différence. Nous sommes des “interior designers ” spécialisés dans l’excellence du “made in Italy”, capables de transcender les espaces avec des solutions inédites d’aménagement, des matériaux sublimés. Nous avons choisi des systèmes qui cachent des techniques de pointe. Nous voulons transmettre la magie de l’innovation qui se combine à l’émotion et à la sensibilité des matières. Les projets que nous suivons nécessitent beaucoup de réflexion et des études qui s’étendent de 9 mois à 1 an pour aboutir. Et ils évoluent souvent car nos clients découvrent chez nous des réponses inédites. Pourquoi avoir choisi des marques italiennes ? Lorsque vous cherchez des solutions informatiques vous allez à la Silicon Valley au États Unis. Pour le

© Mireille Roobaert

design d’intérieur, la référence, c’est l’Italie. Les entreprises sont localisées essentiellement dans la région Brianza à proximité de Milan et autour de Venise. Nous avons établi une collaboration étroite avec un nombre restreint de fabricants italiens tous hautement spécialisés dans leur secteur d’activité : Minimal, Rimadesio, Minotti, Lema, Porro, Oikos, Viabizzuno, et bientôt une autre firme spécialisée dans la cuisine, Modulnova, va nous rejoindre pour offrir une offre premium élargie. Nous avons étudié pendant 2 ans son évolution avant de lui proposer de nous rejoindre. Toutes les collections doivent nous ressembler et ressembler à notre clientèle. Le fait que je sois originaire de l’Italie, c’est mon petit clin d’œil à ma région d’origine, le Lac Majeur au nord de Milan, ou sont présents un nombre important d’entreprises, facilite les contacts humains et les collaborations étroites avec les fournisseurs. En Italie, les entreprises sont souvent composées de structures familiales qui combinent à la fois innovation, technologie et une forte valorisation du travail artisanale.

BE DESIGN | 89


Pouvez-vous donner quelques exemples ? Nous aimons surprendre nos clients avec des produits à la technologie éprouvée qui combine éléments industrialisés et finitions artisanales. Identitaires, ils racontent des histoires. Par exemple la philosophie qui a accompagné la ligne de conduite des cuisines Minimal dans certains projets réalisés en collaboration avec l’architecte japonais de renom Tadao Ando. Nous proposons des portes d’entrée architecturales en verre blindé sur-mesure par ses finitions et pouvant atteindre des tailles jusqu’à 6 m de hauteur et 3,00 m de large.

B E P E R F ECT | A F Í LO

Quel est le rôle de votre showroom ? Il joue en rôle majeur de notre identité, car il accompagne notre bureau d’étude à l’expression de nos idées, il veut être un espace ou le visiteur partage une expérience. Outre notre showroom, nous avons ouvert en 2012 le flagshipstore Rimadesio. Ces espaces sont indispensables pour approcher la subtilité des matières et de leurs finitions, comme la magie de la maille de métal, insérée dans le verre qui joue avec la lumière artificielle ou naturelle, ou le verre mat traité anti-griffure. Les matières sensuelles doivent être touchées et caressées. Un catalogue ou une présentation virtuelle ne permet pas, par exemple, d’apprécier personnellement une paroi coulissante qui glisse parfaitement dans ses rails.

www.afilo.be

© Mireille Roobaert

La production est locale, reste souple et on peut intervenir pour s’adapter aux besoins particuliers d’un projet. Le même esprit que lorsque vous allez en Italie dans la plupart des restaurants ou ils sont attentifs à vous faire plaisir avez la possibilité de personnaliser vos choix ! La sélection des produits est un long parcours de rencontres humaines, d’émotions qui donnent comme résultats une qualité irréprochable sous différents points de vue, des solutions durables et une grande attention est réservée à l’évolution de notre environnement.


SIGNE, la «petite sœur» de LIGNE, fête sa première année d’existence et de succès. Un espace imaginé par trois jeunes femmes passionnées de design et d’architecture, Oona Simon, Victoria Thiteux et Violette Jourez. Architecte et architectes d’intérieur, elles s’occupent de projets d’architecture complets (mobiliers, plans, rénovations, coordinations chantier). Cette boutique bruxelloise pas comme les autres, présente aussi les pièces iconiques d’aujourd’hui et les grands classiques de demain. Exposition des toiles de Kevin Douillez jusqu’en octobre 2022.

48, rue de Namur – 1000 Bruxelles - 02 512 41 33 – www.signe.be


Dans l’écrin fleuri de

POLLEN ATELIER

Créé par Aurélie Theunis il y a près de trois ans, Pollen Atelier est tout à la fois un lieu d’artisanat, de stylisme et de design floral. Mais aussi et surtout un créateur d’exception, dont les bouquets et installations cultivent la beauté champêtre et précieuse des fleurs séchées. M O T S : B A R B A R A W E S O LY P H OTO S : E LO D I E D EC E U N I N C K

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orsque l’on pousse la porte de Pollen Atelier, Il y a d’abord les couleurs qui nous emportent. Du jaune, du rosé, des tonalités de bleu et d’oranger, teintes vives comme nuances pastel. Affleure ensuite le parfum, celui d’un champ de fleurs, transposé en plein Bruxelles. Puis les contours se précisent et laissent apparaître des dizaines de bouquets et bottes, frais et séchés, qui recouvrent chaque espace disponible, suspendus au plafond comme disposés dans des pots et des soliflores. Tout à la fois sublimés et conservés dans leur essence champêtre. Quintessence même de l’âme de cet atelier fleuri et créatif, cueillir et préserver les plus fragiles créations de la nature et les faire perdurer avec délicatesse.

B E P E R F E C T | P O L L E N AT E L I E R

Fleurir les jours heureux et les intérieurs En lançant Pollen Atelier, en décembre 2019, Aurélie Theunis troque un emploi d’account manager dans une agence de communication contre une plongée dans un monde qu’elle aime depuis l’enfance, celui des fleurs. Un projet un peu fou, commencé dans la cuisine d’un appartement de la capitale, autour de quelques bottes de fleurs fraiches, achetées au marché le matin même. Avec le pari audacieux de fleurir les mariages et d’en réaliser aussi couronnes et bouquets. Mais quelques mois après s’être lancée et avoir ouvert un premier atelier, la pandémie redistribue les cartes et fane toute possibilité de fêter les jours heureux. Aurélie doit alors


repenser tout son concept et les fleurs séchées cette fois, s’imposent comme une évidence. « Soudain, les évènements, les mariages, étaient mis à l’arrêt. Après des moments de doute et de questionnements, nous avons alors commencé à livrer des bouquets de fleurs séchés et l’engouement a été immédiat. Les fleurs séchées demandent un travail particulier, vu leur fragilité et leur délicatesse. Mais elles se révèlent plus écoresponsables et durables, pouvant orner des lieux durant des années, ce que j’apprécie beaucoup. Une connaissance qui possédait un vaste champ de tulipes, nous a en parallèle aussi proposé de venir y cueillir des fleurs, pour ne pas laisser mourir sa production. De là est né le concept d’une plateforme proposant pour un bouquet acheté, un autre offert au personnel soignant. C’était l’occasion, autour d’une collaboration temporaire, de faire gagner la solidarité. Et c’est près de 2500 bouquets qui se sont vendus par ce biais ». Laisser germer la créativité Pollen a alors un site internet mais pas de boutique physique. Après quelques semaines passées à l’Auberge Espagnole, pop-up accueillant entrepreneurs et créateurs en quête d’un lieu où tester leur projet, Pollen pose ses valises débordantes de fleurs au Ciaccia, un resto bar en plein quartier du Châtelain, à l’activité mise entre parenthèses par la crise sanitaire et transformé en atelier végétal, pendant plus de quatre mois. Aurélie Theunis voit alors fleurir les opportunités. En plus des mariages, Pollen Atelier se lance dans les montages créatifs, installations atypiques et sublimes pour des boutiques et marques. C’est ainsi qu’elle pare la vitrine de Pierre Marcolini de citrons dans un écrin de feuillage, celle de Coucou Shop d’une fresque en fleurs des champs ou encore les bureaux d’Orta Store d’un grandiose montage. Si chez Chanel, Delvaux ou Dior, Pollen propose des ateliers créatifs sous forme de bars à fleurs, Aurélie met la même énergie à concevoir un bouquet de Fête des Mères, une pince complétant un voile de mariée ou un projet de plusieurs semaines visant magnifier une enseigne. Une énergie matinée de sensibilité et d’élégance et mue avant tout par la créativité : « J’adore le principe de pouvoir décliner la fleur sous de multiples formes, avec des énergies et des élans différents. Me rendre sur place, chez les gens ou en boutique et imaginer les lieux réinventés une fois fleuris, en fonction de l’espace, des textures, des matières. »


Mais Pollen, c’est aussi un savoir-faire et une attention toute particulière portée à chaque fleur, chaque bouton, comme à chaque client « Les fleurs séchées divergent totalement des fleurs fraiches. D’abord de par leur réalisation, puisque les tiges séchées sont nettement plus fines. Il en faut près du double pour composer un bouquet. La réalisation est elle aussi plus complexe car plus délicate. La plupart de nos fleurs viennent de Hollande. Une partie est déjà prête, mais nous en faisons nous-mêmes sécher plus de la moitié. Un processus de nettoyage d’abord puis d’accrochage et ensuite deux à trois semaines de séchage». Dans les yeux et le sourire d’Aurélie, rayonne aujourd’hui le rappel de l’incroyable chemin parcouru en seulement trois ans par Pollen Atelier. De ce projet nourri et cultivé à coup d’idées parfois risquées mais toujours passionnées, tentées sur une impulsion soudaine et transformées en paris réussis. D’une expérimentation maison à, depuis septembre 2021, un nouveau pied à terre Ixellois, tout à la fois atelier et boutique, dont chaque recoin respire la poésie. De ces

B E P E R F E C T | P O L L E N AT E L I E R

mois de travail seule chez elle, à l’équipe de cinq personnes fixes et de multiples intérimaires qui font désormais vivre et grandir Pollen. Et aux rencontres avec les amoureux des fleurs et tous ceux en quête d’une dose d’évasion champêtre à distiller dans leur intérieur, lors de marchés dédiés ou encore d’ateliers créatifs et d’EVJF. « Aujourd’hui, il arrive qu’on reçoive des mails ou des appels simplement pour nous remercier pour nos bouquets. Où que des gens entrent dans la boutique, charmés par la décoration et la façade de celleci. De petites attentions qui boostent au quotidien et nous rendent d’autant plus fiers et heureux de nos créations. »

www.pollenatelier.be


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MAXIME JACQUET Le décorateur liégeois qui a conquis l’Amérique A 19 ans, il s’est envolé pour Hollywood, avec une simple formation commerciale, la passion chevillée au corps, prêt à réaliser ses rêves. 14 ans plus tard, ce travailleur acharné fait le point sur son parcours à Los Angeles. MOTS : AGNÈS Z AMBONI P H OTO S : A N T H O N Y BA R C E LO

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Quelle formation avez-vous suivie ? Alors que mes parents ont remarqué, dès l’âge de 13 ans, mes capacités artistiques, je n’ai pas suivi de cours dans une école d’art. Ce type d’enseignement m’a refroidi. En Belgique, j’ai opté pour une formation courte en gestion d’entreprise. Remarqué sur la plateforme MySpace, j’ai débarqué, avec une certaine dose d’inconscience, un niveau d’anglais très moyen et pas de plan B, si j’échouais. Mais j’avais choisi un pays ouvert où les étrangers et les Européens qui ont réussi sont nombreux. A l’école de la débrouille, 3 portes se sont ouvertes et rien ne s’est passé. Puis un jour, vous passez à la télé, on vous écoute et votre avis devient important. Je me rappelle de ma première émission TV : à l’occasion d’un

BE PERFECT | MA XIME JACQUET

réveillon de Noël, je devais décorer une table. Je ne comprenais pas les questions et je répondais à côté mais les retours dans les audiences et les commentaires ont été bons. Comment s’est déroulé votre premier projet ? Il s’agissait d’une maison à Malibu, une sorte de ranch immense avec 4 bâtiments de 1700 m2. J’ai proposé un style élégant et de bon goût, dans l’esprit de Ralph Lauren, l’idéal à l’américaine en version western. J’avais 3 mois et demi… des délais classiques ici, car il y a beaucoup de compétitivité entre les entreprises. J’ai réalisé ensuite le yacht et le jet privé du même propriétaire. J’ai intégré les codes et normes strictes de ces espaces où les règlementations sont


drastiques. La première année m’a mis le pied à l’étrier.

décoration dans l’espace de liberté que l’aménagement de leur maison leur offre.

Quelles sont les caractéristiques de votre clientèle ? Elle est exigeante et perfectionniste. Il ne faut pas lui dire non. A Los Angeles, on vit à 100 à l’heure. Rihanna me disait qu’elle considérait sa maison comme le seul endroit où elle ne se sentait pas jugée pas et où elle pouvait inviter qui elle désirait. Pour certains clients, j’ai déjà réalisé 5 à 7 maisons en 10 ans. A chaque chantier, il faut se surpasser pour que chaque client ait la même chose que les autres mais en mieux. Mes clients sont des enfants qui ont de gros moyens. Je conserve toujours un contact direct avec eux. Ils se découvrent souvent une passion pour la

Comment définissez-vous votre style ? Mon style est direct, extraverti, très créatif, comme le style de mes clients, acteurs, chanteurs… des créatifs dans leur domaine. Je lis beaucoup, j’apprends à travers l’art et je propose toujours à ma clientèle des œuvres pour personnaliser leur espace de vie. Mais je ne définis aucune hiérarchie entre les objets, je peux mêler de la vaisselle chinée pour quelques dollars avec de la cristallerie prestigieuse, des meubles vintage et des pièces uniques très modernes. Par contre, je n’ai pas d’attirance pour les copies d’anciens et les styles historiques sortis de leur contexte.

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Quel est votre modèle ? Karl Lagerfeld, avec son talent multidisciplinaire et sa puissance de travail, est mon modèle. Très cultivé, il a aussi sauvé des maisons d’artisanat d’art et des métiers en voie de disparition en les faisant racheter par le financier Bernard Arnault. Je travaille 20 h par jour et ne prends quasi jamais de vacances. Je suis à 100 % dans mon travail et rien ne peut me rendre plus heureux. Avec mes 3 sociétés, je me dois d’être multitâche et je ne délègue pas facilement à mes assistants. Il y a quelques années, mon frère m’a suivi et il m’épaule avec ses compétences d’avocat. Avez-vous une méthode ? Il faut d’abord comprendre le style de mes clients. Pour cela, je les écoute beaucoup, avant de faire mes propositions, surtout lors du premier rendez-vous, car 60 à 70 % des informations sont communiquées pendant cette première séance de travail. Dans les détails, on apprend beaucoup sur leur personnalité qui peut être très différente de leur image publique. Ensuite, si j’ai le temps, je fabrique des mood boards, avec des photos, des échantillons. Je pratique mon métier, à l’ancienne. Une idée de tee-shirt déchiré peut se transformer en canapé.

BE PERFECT | MA XIME JACQUET

Je choisis des meubles avec eux. Mais avec les célébrités, c’est souvent impossible de sortir pour faire des achats dans une boutique, sans qu’une horde de curieux ou de fans vous suive voire provoque une émeute ! Quels sont vos projets actuels ? Je vais bientôt créer une classe avec le désir de transmettre mon expérience mais aussi d’expliquer aux jeunes générations qu’il faut croire en ses rêves. Si on est passionné, il faut se lancer et on peut réussir en travaillant. J’aimerais refaire un show télévisé avec de jeunes candidats, en Asie ou aux EtatsUnis. Et surtout, je souhaite laisser une trace : créer une collection de meubles ou collaborer avec des éditeurs et marques pour dessiner des objets. Je ne les imagine pas forcément élitistes, de Baccarat à H & M, tout m’intéresse. C’est un challenge de créer avec des petits budgets. Et ce serait un plaisir de voir mes créations choisies, parmi tant d’autres, dans les intérieurs d’un plus large public.

www.maximejacquet.com


En haut de l’affiche

LAURENT DURIEUX BE PERFECT | L AURENT DURIEUX


De Francis Ford Coppola, Stanley Kubrick, Steven Spielberg à Nicolas Winding Refn et nos compatriotes Fabrice Du Welz et Jan Bucquoy, tous ont fait appel au talent de l’illustrateur belge Laurent Durieux pour la création d’une affiche de film. Pas une énième affiche de marketing, non non, on vous parle ici d’affiche alternative où Durieux « le graphiste qui dessine » réinterprète des films cultes avec un sens indiscutable du détail, un goût certain pour le mystère et une admiration assumée pour l’esthétique rétrofuturiste. En résulte une affiche réhabilitée comme œuvre d’art collector que l’on s’arrache dès sa mise en vente sur le net !

© Thomas Preudhomme

M O T S : S E R VA N E C A L M A N T

La p’tite histoire raconte qu’à 8 ans, vos dessins plaisaient déjà à vos camarades de classe… Je n’étais pas forcément un élève brillant alors, oui, dès la primaire, j’ai tout misé sur le dessin. A 18 ans, alors que je maîtrisais parfaitement le dessin réaliste et que je suscitais déjà l’intérêt de certains éditeurs, ma mère m’a convaincu de m’inscrire à La Cambre pour élargir ma palette créative. J’y ai découvert un autre monde, celui du graphisme et de l’affiche. Je suis une hydre à deux têtes : à la fois passionné par la BD et par le graphisme. Mais le graphisme payant mieux que la BD, à 20 ans, j’ai choisi cette voie.

ma propre vision. Ensuite, à force de travail, de travail, et encore de travail pour affiner mon style, j’ai séduit les Etats-Unis - j’avais déjà 40 ans !

Vous avez vécu une autre vie avant la reconnaissance internationale… Oh oui ! Ma mue a été tardive. Rire. Pendant des années, j’ai travaillé comme graphiste dans la publicité, et dessiné des logos, notamment pour la Commission européenne, mais je n’étais pas heureux. Pour échapper au quotidien, je continuais à composer des affiches … En 2004, j’étais au bout du rouleau à force d’être bridé dans mes élans créatifs, je n’avais plus rien à perdre, alors j’ai pris une décision formidable : imposer

Mondo ne vous contacte donc pas pour une énième affiche promotionnelle mais pour une affiche artistique ! C’est en effet là tout le débat : l’affiche est-elle un art ou un support promotionnel ? Pour moi, la réponse est claire. Je déteste les affiches racoleuses, tout mon travail consiste donc à faire table rase des impératifs purement marketing, pour offrir au public un véritable objet artistique. Cette réhabilitation de l’affiche comme œuvre d’art a plu aux Américains…

Ce sont les Américains qui ont été les premiers à vous faire confiance ? Lüzer’s Archives (une revue autrichienne dédiée à la pub - nda) a publié deux de mes affiches, qui ont été remarquées par Mondo, un éditeurgaleriste américain spécialisé dans le cinéma, lequel m’a commandé à son tour des affiches alternatives 100 % officielles, c’est-à-dire conçues après accord avec les studios. Le travail et l’effet domino m’ont porté chance.

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Objet artistique, comme dans les années 50 ! Etesvous passéiste ? Vintage ? Non, je ne crois pas. Ado, j’étais fasciné par les Etats-Unis et l’American Dream. A 50 ans, je pose évidemment un tout autre regard sur ce pays car l’Amérique aujourd’hui, c’est un rêve de vieux ! Il n’empêche, je reste un inconditionnel des codes esthétiques de l’époque. J’ai beaucoup appris à La Cambre mais c’est le travail d’Antonio Petrucceli que j’ai découvert sur les covers du magazine Fortune qui a été révélateur. Il est et reste une véritable source d’inspiration. De même que le design industriel et graphique de l’époque, qui était anglo-saxon. Raymond Loewy, un Franco-américain qui a fait l’essentiel de sa carrière aux Etats-Unis, m’a

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énormément apporté. Souvenez-vous de l’essor dans les années 50 de l’électroménager avec ses lignes et ses couleurs esthétiques. Quitte à passer pour un boomer, je le dis haut et fort : oui, notre époque est moche. D’où votre intérêt pour le rétrofuturisme ? Je n’ai pas un style rétrofuturiste, comme je l’ai trop souvent entendu, j’ai un style moderne et je m’intéresse au rétrofuturisme, c’est-à-dire à la manière dont nos grands-parents dans les années 50 voyaient l’an 2000. Les autoroutes urbaines, les gratte-ciel Art déco, les lignes audacieuses des voitures … Ce futur fantasmé et sublimé, je le trouve incroyablement poétique.


C’est quoi le style Durieux ? Je suis un illustrateur du silence, me disait une amie. Ce n’est pas faux. Je n’aime pas dessiner des scènes d’action. A la manière d’Edward Hopper ou du peintre danois Vilhelm Hammershoi, mes affiches sont en effet peuplées de silhouettes, de personnages de dos, de portes entrouvertes, de pièces vides … J’aime le mystère que ce genre d’univers dégage. Vos affiches sont pourtant incroyablement narratives ! Oui. Car je n’extrais pas une image du film mais je m’évertue à condenser l’entièreté d’un film en une image nouvelle, que je compose d’une multitude de détails, afin de réaliser différents niveaux de lecture. Concevoir une seule affiche alternative me prend entre 3 semaines et plusieurs mois ! Quant à cet intérêt assumé pour la narration, il me vient de mon amour pour la BD, que j’amène sur le terrain du graphisme. A La Cambre, on m’a enseigné que l’impact d’une affiche devait être immédiat. J’ai fait exactement le contraire et rencontré le succès ! Ainsi cette affiche de Jaws où vous illustrez la quiétude d’une journée ensoleillée à la plage avec néanmoins ce petit détail qui tue : un aileron noir sur un parasol au premier plan… A l’époque, cette affiche n’a absolument pas été comprise par le public car j’ai pris le contre-pied de ce qui était attendu ! Cette affiche exige qu’on s’y arrête, qu’on la regarde attentivement, qu’on la lise, qu’on la décode. Moi je fais des affiches pour les gens attentifs, pas pour les gens qui consomment vite et ne prennent pas le temps d’apprécier mon travail. Et j’aime beaucoup la connivence que j’installe alors entre moi et ce public. Vous avez travaillé pour les plus grands, Francis Ford Coppola, Stanley Kubrick, Steven Spielberg, sans faire pour autant l’impasse sur de belles collaborations avec des réalisateurs belges … J’ai rencontré Fabrice Du Welz lors d’un festival de cinéma, c’est un réalisateur sincère. J’ai accepté d’emblée de faire une affiche pour son film Adoration. Jan Bucquoy, c’est pareil, j’ai découvert une personnalité attachante; l’affiche de La Dernière Tentation des Belges est d’ailleurs particulièrement belle.

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Qu’est-ce qui vous motive à accepter ou à refuser un projet ? L’intérêt que j’y porte. Si vous saviez le nombre de sollicitations que je refuse ! J’ai beaucoup aimé les trois premiers épisodes de Star Wars mais l’univers créé par Lucas ne m’intéresse pas. Il en va de même pour tous les groupes de rock métal qui me contactent pour une pochette de vinyle. Mais le métal, non ! Le tourneur de Jack White souhaitait que je crée une affiche pour sa tournée, mais là encore… Je suis un peu snob en musique. Je rêve de collaborer avec des musiciens brésiliens ou de jazz, mais pour l’instant je n’ai reçu aucune demande - dommage ! Parlons sérigraphie, c’est ça ou rien ! Entre la sérigraphie et la quadri, il n’y a pas photo au niveau du rendu ! Donc oui, toutes mes affiches sont imprimées en sérigraphie, un art qui est malheureusement en train de mourir en Belgique. Je travaille avec Vincent Carlier de l’Atelier Vertical que je considère comme un véritable imprimeur d’art, mais il a prévu de stopper son activité dans un an et demi… Vous avez créé plus de 150 affiches qui suscitent un véritable engouement ! Mes affiches ont pour vocation d’être diffusées. On peut les acheter via le site posterissim.com, mon site, ma page Facebook ou encore lors des ventes en ligne de mes éditeurs. Et il faut en effet se lever tôt ! Etes-vous un affichiste professionnel ? Non. Aujourd’hui, je suis spécialisé en création d’affiche mais demain, je pourrais tout à fait changer de support. Je suis un illustrateur passionné par l’image et par ce que raconte une image.

Pour tout savoir sur l’art de Laurent Durieux, on vous recommande chaudement ce bel ouvrage de 278 pages, qui contient ses affiches les plus célèbres, d’autres jamais montrées, un entretien inédit et plusieurs textes dont celui de Coppola en personne. Extrait : « Le très beau travail de Laurent Durieux élève l’art de l’affiche à un haut niveau. Les images, qui sont exécutées remarquablement, expriment des idées et des thèmes du film qu’il a choisi d’un nouvel éclairage. Ses images racontent beaucoup de choses sans mots et font partie de la merveilleuse tradition de l’art de l’illustration. »

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Fondation CAB Saint-Paul-de-Vence. Photo : Antoine Lippens

« Je souhaite offrir aux visiteurs des lieux uniques de rencontre avec l’art »


Portrait de Hubert Bonnet. Courtesy Fondation CAB. Photo : Antoine Lippens

Homme d’affaires, collectionneur d’art et mécène, notre compatriote Hubert Bonnet a ouvert deux centres d’art, reflets de sa passion pour l’art minimal et conceptuel belge international. On connait la Fondation CAB à Bruxelles. A laquelle répond désormais une seconde entité satellite, le CAB de Saint-Paul-de-Vence ouvert en juin 2021. Vous êtes souvent sur la route, entre Verbier en Suisse où vous résidez, Bruxelles où vous avez fondé un centre d’art, le CAB, Saint-Paul-de-Vence où vous avez ouvert un deuxième CAB, sans taire les nombreuses foires que vous parcourez en tant que collectionneur, vous sentez-vous citoyen du monde ou belge ? Bruxellois, ma Fondation située près des étangs d’Ixelles est un pôle important dans le circuit d’art de la ville. Et Suisse également. J’y habite depuis 20 ans pour une raison toute simple : je suis un passionné de montagne ! Quel rapport entretenez-vous avec l’art ? Le goût du beau et l’amour du travail des artistes. Quelle a été le moment le plus fort en émotion de toute votre vie de collectionneur d’art ? Quand j’ai acheté mon premier Alexandre Calder en vente

publique, il y a une vingtaine d’années. Et lorsque j’ai présenté à la Fondation CAB à Bruxelles une exposition monographique de Richard Long. Hubert Bonnet aime l’art, mais surtout l’art minimal et conceptuel. Quel a été le déclic qui vous a fait aimer ce courant ? J’aime la radicalité de ce courant. Mais mon intérêt pour la géométrie, les mathématiques et l’architecture des années 30 et 50, n’est pas étranger à cette passion ! La Fondation CAB à Bruxelles est d’ailleurs établie dans un ancien entrepôt de style Art déco, construit pour l’industrie minière, et restauré par Olivier Dwek. Je souhaitais un lieu qui soit en résonance avec les artistes que nous accueillons, car le CAB se veut avant tout une plateforme d’échange et de rencontre autour de l’art minimal et conceptuel belge et international.

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Parlez-moi de l’ouverture récente du CAB à Saint-Paul-de-Vence, dans le sud de la France … Elle est née de la volonté de développer des conversations avec la collection familiale de la Fondation CAB à Bruxelles. Le CAB de Saint-Paul-de-Vence occupe un superbe bâtiment des années 50 rénové par Charles Zana, qui dispose de plusieurs espaces d’exposition. C’est idéal pour présenter la collection permanente de la Fondation (une vingtaine d’œuvres au total issues de la collection d’Hubert Bonnet - nda) et des expositions thématiques plus saisonnières.

Vue d’exposition de l’exposition On the Approach, avec Franck Stella, Odelsk III, From the Polish Village Series (#1), 1971 Josef Albers, Study for Homage to the square, 1957 et Ann Veronica Janssens, Ice blue Bar, 2017. Courtesy Collection Fondation CAB. Photo : Antoine Lippens

Saint-Paul-de-Vence est déjà connue pour la Fondation Marguerite et Aimé Maeght qui abrite l’une des plus importantes collections d’art moderne au monde… Oui, c’est le lieu idéal pour mettre en valeur ma collection privée, partager avec un public aussi large que possible cette

Vue d’exposition de l’exposition On the Approach, avec Heimo Zobernig, Untitled, 2003; André Cadere, A00321040, 1977; Claude Rutault, Définition/ Méthode 188 Carrés réels, carré virtuel, 1979 et Kenneth Noland, Streak Out, 1969. Courtesy Collection Fondation CAB. Photo : Antoine Lippens

passion pour l’art minimal, et avoir une excellente réputation en contribuant également au rayonnement culturel du village. Vous arpentez toujours autant de foires d’art ? Beaucoup moins qu’avant ! Je me concentre avant tout sur le programme des deux Fondations, pour offrir aux visiteurs un lieu unique de rencontre avec l’art. Je rencontre évidemment beaucoup d’artistes, et de jeunes artistes aussi. Et je travaille également à faire évoluer le CAB comme projet de mécénat. Quelle est votre journée-type ? De 6h à 7h30 du matin, je fais du sport et je lis la presse ; ensuite, je conduis mes enfants à l’école. Puis, je vais au bureau.

Felice Varini, Four interlocking Circular Crown (2020), Fondation CAB Saint-Paul-de-Vence. Photo : Antoine Lippens

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VICTOIRE DE CHANGY Des mots qui rayonnent d’une sensibilité à fleur de peau. Qui racontent et se racontent avec élégance. Victoire de Changy est de celles et ceux que l’on ressent plus qu’on ne les lit. Et dont on tourne les pages, avec la certitude d’étreindre un récit précieux. Un enivrement confirmé par son sixième livre « Subvenir aux miracles », paru en mai 2022. M O T S : B A R B A R A W E S O LY

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P H OTO : LO U V E RS C H U E R E N


L

e récit d’une passion tumultueuse sous le ciel de Bruxelles. Les paysages de l’Iran en toile de fond d’une rencontre de l’autre et de soi-même. Deux fables poétiques signées en duo avec l’illustratrice Marine Schneider, comme des caresses dont abreuver ses enfants. Un recueil intime témoignant de la découverte de la maternité, à la naissance de son fils Nour. Et enfin une réflexion autant qu’un dialogue sur notre rapport aux vêtements, en tant qu’enveloppe de notre identité. Victoire de Changy nous emmène sur les routes, au gré des voyages de l’âme qui composent ses écrits. Pas de format ou de thématique invariable, ni de genre qui cadenasse, pour les six ouvrages de l’écrivaine belge. Mais une délicatesse qui nous effleure, pour ne plus nous lâcher jusqu’au dernier des mots. Et la poésie pour essence, celle qui vibre au cœur et à l’oreille. « C’est une façon dont j’agence mes phrases pour que les sons se répondent entre eux. C’est toujours une question de rythme et de musique, que j’écrive pour les adultes ou pour les enfants, tout est dans la rime et dans l’espacement, même si c’est parfois imperceptible au regard du lecteur. C’est la poésie qui lie tout ce que j’écris. Tout comme ma façon d’écrire est avant tout sensorielle, je pense. Il s’agit presque toujours de transcrire une texture, une matière, un parfum, quelque chose de toujours très ténu.» Derrière l’étoffe, la trame de nos existences En tissant la trame de nos rapports aux vêtements « Subvenir aux miracles » aborde tout à la fois l’habit en tant qu’extension de l’être et du paraître, ou plutôt faudrait-il dire du par-être. En tant que transmission aussi, fil fragile qui nous relie aux autres, à leur regard comme à notre histoire partagée. Édité dans une collection des éditions Cambourakis en partenariat avec le Musée des Confluences de Lyon, il a pour point de départ une robe de mariée conçue en fibres optiques lumineuses, par le styliste Mongi Guibane, tout spécialement pour le musée. Et de là, l’occasion pour Victoire de Changy de se questionner sur la robe de mariée en tant qu’objet mais aussi en tant que présence et symbolique, comme elle l’explique « j’ai interrogé l’historique, évidemment, mais aussi mon propre rapport à cet objet, ainsi que les choix de celles de ma famille qui me précédèrent. Très naturellement, la réflexion a bifurqué vers celle du vêtement au sens large. J’ai interrogé tous ceux qui m’entouraient et me croisaient sur leurs rapports à leurs vêtements, et j’ai découvert un monde que je devinais déjà sensible, complexe,

bien plus étendu qu’un simple objet d’apparence et de subsistance ». Un monde dont l’écrivaine détricote les archétypes et les carcans, jusqu’à en revenir à la matière brute, l’étoffe des émois et des sens. Et à l’intime, qui toujours chez Victoire de Changy, s’échappe joliment des mots. Ainsi définit-elle son rapport aux vêtements comme « une consolation. Et l’occasion, tous les jours, d’une fête. » Des mots qui font échos à ceux de son ouvrage : « Qu’un miracle survienne à travers lui, et qu’il subvienne à nos miracles. Voilà bien ce qu’on attend, ce que j’attends, moi, d’un vêtement. ». Écho aussi à son attirance pour le cirque, dans son imaginaire et sa représentation visuelle, attirance qu’elle partage également par des photos et de petits textes distillés sur ses réseaux « Le cirque, l’acrobatie, la magie et les tenues reliées à cet univers m’attirent particulièrement, rapport à cette idée de fête, justement, mais aussi parce qu’ils étirent les possibilités de mon corps qui, à cause d’une maladie neuromusculaire, a des capacités limitées ». Et au-delà de l’histoire, le lien Tout comme les récits de Victoire de Changy se refusent à se plier à une forme arrêtée, ils débordent aussi des pages, pour s’écrire partout, en tout, les mots, semblant cultivés, chéris jusque dans la moindre parole. Transformant en évidence son affirmation d’avoir toujours voulu écrire : « J’ai écrit des histoires dès que j’ai eu la capacité d’aligner des mots puis des phrases. Avant d’y parvenir, je chantais toute la journée. Je l’évoque si souvent que j’ai parfois peur que ça puisse ressembler à une posture : oui, j’ai toujours voulu écrire des livres, tant et si bien que lorsqu’il m’arrive aujourd’hui de croiser quelqu’un plus vu depuis l’enfance, on me demande souvent si je suis devenue cette écrivain que je souhaitais déjà être enfant ». Et de fait, au-delà des vêtements, véritables caisses de résonnances de nos existences et de leur capacité, tout à la fois à habiller, masquer, protéger ou mettre à nu notre être, au-delà des perles qu’elle enfile pour composer ses histoires, fictionnelles ou réelles, comme d’autres le feraient de bijoux, Victoire de Changy tisse un lien avec ses lecteurs, tout à la fois doux, subtil et profond, qu’on continue de porter sur soi, longtemps après en avoir refermé les pages.

« Subvenir aux miracles », de Victoire de Changy, aux Editions Cambourakis.

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SYLVIE GODEFROID Il n’est jamais trop tard pour oser qui on est ! Temps en apnée, heures élastiques et plongée comateuse pour un rendez-vous manqué. La romancière Sylvie Godefroid, native de Charleroi et Bruxelloise d’adoption, nous emmène à la rencontre de Sophie, dont la mémoire danse la salsa des robinsons. Un thriller psychologique bien de chez nous, entre confidences, délires et procès d’assises. MOTS : ARIANE DUFOURNY

Qu’est-ce qui vous a inspiré ce roman ? Tout ce que je voulais transmettre à ma fille se heurtait à une fin de non-recevoir. Le point de départ de « Salsa », c’est donc

B E P E R F E C T | S Y LV I E G O D E F R O I D

ce qu’une mère souhaite dire/transmettre à ses enfants, principalement à sa fille. Mais je me fais toujours rattraper par mes personnages qui m’emmènent là où je n’avais pas pensé aller. C’est ainsi que « Salsa » est devenu un thriller psychologique. De page en page, on découvre des établissements bien connus des Bruxellois. Qu’est-ce qui vous plait tant dans cette ville ? L’amour est au centre de ma vie. Je suis une amoureuse. De la vie, de mes enfants, des auteurs belges. Je suis tombée amoureuse de Bruxelles. Partout, j’y ai rencontré des occasions de rire, de sourire et de m’y sentir bien. C’est une ville cosmopolite où toutes les langues se brassent, où on ne peut s’asseoir en terrasse sans être interpelé. Une ville où les gens se parlent, se

© Pauline Caplet

En avant-propos de votre roman, une photo de vous. Est-ce que votre héroïne vous ressemble ? Il y a toujours un peu de moi dans chacun de mes personnages. Pas uniquement dans l’héroïne d’ailleurs. Il s’avère qu’en 2015, on m’a annoncé que j’étais condamnée. J’ai eu un cancer du sein excessivement agressif. J’élevais alors seule deux adolescents. Nora devient jeune fille au moment où l’on m’annonce ce cancer. Elle a bien compris la gravité de la situation et s’est demandée ce qui allait lui arriver si je ne m’en sortais pas. Elle m’a fait la guerre pendant quelques années …


« JE SUIS DEVENUE UNE FEMME PARFAITEMENT IMPARFAITE »

côtoient, et des poumons d’air avec des parcs et des terrasses. Une ville effervescente qui vit à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il y a mille raisons d’aimer Bruxelles. Pour écrire « Salsa », avez-vous investigué auprès du milieu médical et du judiciaire ? Mon fils, étudiant en médecine, m’a aidée à me familiariser avec le vocabulaire médical. Sur Internet, j’ai consulté des témoignages de personnes qui ont vécu des expériences similaires à la mienne. Mon éditeur qui est criminologue, a corrigé le tir au niveau juridique. Vous travaillez à l’anglo-saxonne. Est-ce compatible avec votre belgitude ? Autant je prône les valeurs et les mérites de la langue française, autant j’aime le côté anglosaxon dans l’organisation du travail. Je bosse avec Marc Maouad, réalisateur et scénariste, qui adapte « Hope », un de mes précédents romans, en long métrage. On se retrouvait au Café de la Presse pour discuter de « Salsa ». Nos échanges m’ont nourrie et aidée à partir dans une autre direction, à créer des rebondissements auxquels je ne m’attendais pas. « Salsa », un titre évocateur ? Salsa comme la danse car j’ai un lien très étroit avec Cuba. En 2018, j’ai été à La Havane où j’ai rencontré l’ambassadrice belge qui avait lu mes livres. Lors de notre déjeuner, elle m’a proposé un projet dans le cadre de la Semaine belge à Cuba. Tout est sensualité à Cuba et mes poésies basées sur la sensualité y connaissent un franc succès. Qu’est-ce qui caractérise votre plume ? La féminitude et la poésie. Je peux travailler sur un meurtre tout en restant poétique.

© Dahrzeidane

Outre votre métier d’écrivain, vous travaillez pour la SABAM. Quel est votre rôle ? A travers l’action de SABAM For Culture que je représente, je valorise les auteurs, les compositeurs, les scénaristes, les réalisateurs, les dramaturges… Ma fonction se focalise sur les créateurs belges dans toutes les disciplines. En littérature, nous avons différentes bourses afin de découvrir d’autres talents que les traditionnels auteurs à succès. Vous prônez le cycle court dans votre frigo et dans votre bibliothèque. Un constat ? Dans toutes les disciplines et principalement en littérature et en théâtre, les auteurs belges se sentent légitimes lorsqu’ils sont avalisés par la France. Le Français aime l’autodérision, le

côté surréaliste, absurde et décalé de l’auteur belge. Le problème vient de chez nous car nous avons un complexe, peut-être lié à nos différentes langues. Dès lors, je recommande d’appliquer les bons conseils de la santé alimentaire à la santé culturelle et intellectuelle. Consommez local ! Consommez nos auteurs issus de notre belgitude. Votre roman « Salsa » est publié aux Editions Le Scalde, une maison d’édition bruxelloise. Sur votre page Facebook, vous affirmez que nul n’est prophète dans son pays et vous regrettez la fuite de nos talents. Pensez-vous que ce soit irrémédiable ? Il faut oser se sentir légitime ! Les Francophones de Belgique ont une fâcheuse tendance à ne pas se valoriser du point de vue économique, à ne pas monnayer une œuvre. Pour de nombreux artistes belges, le mot « économie » est presque un gros mot. Être artiste au plus profond de soi-même ne signifie pas qu’on ne peut pas être rattaché à un circuit économique ! Au contraire, c’est l’économie culturelle qui va nous sauver. Votre réflexion sur la peur, le manque, le doute, la honte et la culpabilité. Il n’est jamais trop tard pour oser qui on est ? Je l’ai appris à mes 41 ans à travers mon cancer. Avant cela, je ne m’aimais pas beaucoup. Je me détestais même ! Dès lors, j’ai appris la résilience. Je n’avais pas moins ou plus de valeur que quelqu’un d’autre. Je n’ai pas appris à m’aimer mais à me réconcilier avec la femme imparfaite que je suis. Je suis devenue une femme parfaitement imparfaite.

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MÉLANIE ISAAC BE PERFECT | MÉL ANIE ISA AC

La retenue comme atout de séduction


Originaire de l’Ardenne belge, Mélanie Isaac invite à découvrir « Surface », un premier album 9 titres qui voyage entre la chanson à texte et la pop racée. Et si l’on pense à Françoise Hardy en se laissant charmer par l’élégance de cette voix parlée, intime, retenue, ou à Dominique A à travers les mots ciselés couchés sur de la musique, le plaisir de découvrir l’univers délicat et résolument envoûtant de Mélanie Isaac reste intact. M O T S : S E R VA N C E C A L M A N T

PHOTO : MAËL G. L AGADEC

I l y a 10 ans, vous remportez La Biennale de la chanson française, en 2019, le concours FrancOff aux Francofolies de Spa puis, en mars dernier, vous êtes sacrée Coup de Coeur des Médias Francophones Publics. A ce titre, votre chanson «Paradis Nord» a été diffusée par La Première (RTBF), Radio France, RadioCanada, la Radio Télévision Suisse, etc. Percer en Belgique, est-ce un véritable parcours du combattant ? Oui, évidemment, mais je ne souhaite pas être celle dont le parcours artistique se résume à cette phrase un peu fataliste ! Rire. J’ai mis, il est vrai, un peu de temps à trouver ma véritable voie artistique, à savoir vraiment où je souhaitais aller, à faire de belles rencontres enfin fructueuses. Composer un album coûte beaucoup d’argent, ce n’est vraiment pas un métier évident ! Passer à la radio, c’est un sacré tremplin… Qui m’a agréablement surprise, car je m’attendais à sortir cet album en cachette. Je ne cherche pas la reconnaissance à tout prix, mais plutôt à offrir au public un répertoire de qualité. C’est l’oeuvre qui compte. Mais cette reconnaissance fait plaisir. » Devenir chanteuse, une évidence ? Oui. C’était ma mission ! (Rire) C’est un peu mystérieux comme ressenti. Dès que j’ai pu m’exprimer, j’ai su que c’était là ma voie. Or, je ne viens pas d’une famille d’artistes… Vous avez quitté Neufchâteau pour Bruxelles, il y a quelques années. Votre chanson « La Révélation » parle d’une « ville morte, sans histoire sans révolution. Une ville à réinventer », est-ce là le portrait de Bruxelles ? J’ai écrit cette chanson en pensant plutôt à ma ville natale, ville de province un peu éteinte. Mais je l’ai écrite pendant le confinement ; in fine, elle parle de toutes ces grandes villes qui ont souffert de la crise … Pour faire carrière si j’ose dire, faut-il monter en ville ? Pas forcément. Regardez Jean-Louis Murat, toujours fidèle à son Auvergne natale ! Votre album est le fruit d’une collaboration avec le parolier Antoine Graugnard. Qu’y a-t-il de Mélanie Isaac dans ces 9 titres ? Tout. Il y a trois chansons en

collab, le reste c’est moi ! Quand j’écris, je suis en quête d’authenticité, de justesse, en résonance avec ce que je suis réellement. A l’écoute du single « Surface » où vous parlez de “saigner en silence ou de s’prendre des cailloux”, je vous devine pessimiste... Rire. Non non, la vie n’est pas facile, qui pourrait dire le contraire ?, mais l’homme reste debout. Cette chanson est un appel à la résistance et au courage. Je suis une volontaire ! Parlons musique. Ça vous ennuie si je vous compare à Françoise Hardy ou Dominique A ? Au contraire, vous me flattez ! J’ai en commun, je crois, avec Françoise Hardy, une même retenue dans ma façon de chanter, sans grandiloquence aucune. Ne pas en faire de trop, c’est important pour moi. Pourtant, j’ai fait beaucoup de chant lyrique et je pourrais envoyer, mais je préfère être tout près de l’oreille de l’auditeur. Une voix parlée qui raconte quelque chose, une approche intime, elle est là ma quête. Quant à mes influences, elles sont multiples : ado, j’ai été bercée par PJ Harvey et Radiohead. Je n’ai aucun snobisme en musique : j’adore imprimer des tablatures et jouer aussi bien les Beatles et de la pop énervée que du William Sheller et du Michel Berger ! Je suis curieuse de toutes les musiques. Sur scène à Spa le 23 juillet prochain, à quoi le public doit-il s’attendre ? Je serai seule avec ma guitare et mon piano, pour une prestation relativement dépouillée, intimiste de « Surface », agrémentée de chansons qui ne se trouvent pas sur cet album. Vous avez beaucoup de chansons dans vos tiroirs ? Oh oui ! De quoi remplir la moitié de mon prochain album. Reste à trouver les moyens financiers pour le produire !

CONCERTS Aux Francos de Spa le 23 juillet De nouvelles dates en septembre www.facebook.com/melisaac CD disponible sur Bandcamp

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OLI-B MOTS : AGNÈS Z AMBONI

BE PERFECT | OLI-B

Depuis 10 ans, Oli-B promène son pinceau sur une grande diversité de supports. Après avoir réalisé une intervention artistique sur la mythique Panton Chair de Vitra, il a choisi l’iconique fauteuil Butler de Marie’s Corner et initié leur nouveau concept Art Seat.

© Vincent Coulon

Toutes les couleurs d’


Quel est votre parcours ? A la base, j’ai suivi une formation de graphiste à St-Luc et j’ai appris la peinture en autodidacte. J’ai commencé à peindre sur de grandes feuilles de papier que je collais dans les rues. Mes compositions abstraites colorées ont retenu l’attention de galeries d’art, de marques et d’entreprises qui m’ont sollicité pour des collaborations dans leur espace professionnel ou sur l’espace public. Dans l’univers que j’ai créé, je manie le digital comme la peinture ce qui me permet de m’adapter à des projets très différents. Je présente mes œuvres « spontanées » en galerie et je réalise des partenariats qui me permettent aussi de faire évoluer mon style et prolonger mes recherches. Je me sens libre de collaborer avec des groupes, des marques ou les pouvoirs publics pour déployer d’autres moyens et énergies. Mes formes géométriques et mes couleurs, qui se combinent, dessinent un alphabet avec de nouvelles lettres, qui apparaissent au fil du temps. Comment est né votre désir de peindre ? Il est né avec le plaisir d’utiliser la couleur, qui a généré une véritable passion. Je définis mon travail comme une recherche personnelle d’un équilibre entre les formes et les couleurs. On a souvent dit que mes œuvres véhiculent de la joie mais mon message n’est pas de rendre les gens optimistes. Avant tout, je suis passionné par la recherche graphique et j’attends du public qu’il fasse une lecture personnelle de mes œuvres et qu’il lise, à travers elles, sa propre histoire. Je suis content qu’elles lui apportent du réconfort mais ce n’est pas mon intention première. Quelle est votre technique ? Je suis un « artiste », au sens large. Ma technique varie selon le support et les médiums utilisés en découlent. Je travaille sans dessin préparatoire et je fonctionne à l’intuition. Ce qui m’intéresse, c’est la prise de risque, l’acte de se lancer sans connaître à l’avance l’histoire de mon œuvre. J’aime bien ne pas savoir où je vais aller, ne pas connaître le résultat. C’est la gestuelle qui m’intéresse. Je travaille à main levée, avec un crayon et une gomme, ou comme un enfant qui trempe son pinceau dans des pots de peinture ? J’utilise aussi le rouleau pour les grandes surfaces et la peinture en aérosol lorsque le support comporte du relief.

© Oli-B

© Oli-B

© Jules Cesure


Fabriquez-vous vos couleurs vous-même ? Cela dépend, il n’y a pas de règles prédéfinies. Certaines teintes des couleurs acryliques peuvent être trouvées dans des gammes préexistantes. D’autres sont fabriquées à partir d’un nuancier ou sur mesure. Je mets aussi au point certaines de mes couleurs. Je fais aussi des mélanges personnels, avec tout cela. Je travaille avec environ 60 teintes, mais pas en permanence. Certaines sont privilégiées, un moment, délaissées puis réutilisées. Comment avez-vous abordé le projet du fauteuil Butler ? C’était un challenge de réaliser un travail en 3D, d’approcher un volume sur plusieurs plans et angles, pour composer une sorte de robe à ce fauteuil pivotant. L’éditeur de sièges Marie’s Corner cherchait un artiste pour réaliser une édition spéciale d’un modèle iconique et un vidéaste de notre connaissance a proposé que nous nous rencontrions. Je m’intéresse moi-même au design d’intérieur qui présente des frontières légères avec l’art. Le support à peindre a été sélectionné parmi des échantillons de tissus. J’ai choisi une matière et un ton particulier que j’ai utilisé comme une couleur à part entière. J’ai abordé cette mission de la même manière que la plupart de mes projets. Mes outils ? Pour créer des lignes droites, j’ai toujours un niveau et des « masking tape » pour cloisonner parfaitement les couleurs qui sont passées au pinceau, en plusieurs couches. Toutes les courbes sont peintes à la main.

www.oli-b.be www.mariescorner.com

© Vincent Coulon

Quels sont vos projets ? Ma dernière expo solo à Knokke sur le thème des fleurs s’est terminée à la mi-juin. J’ai une exposition solo à Ostende prévue en octobre/novembre 2022. Je communiquerai à ce sujet sur mes réseaux sociaux.


SMILE

Octopus fait re-courir les enfants amputés BE PERFECT | PORSCHE BRUSSELS CENTER X OCTOPUS


Redonner le sourire aux enfants handicapés physiques, c’est l’objectif d’Octopus, une association au grand cœur soutenue par le Porsche Center Brussels. MOTS : YVES MERENS P H O T O S : I VA N V E R Z A R

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out a commencé grâce à l’énergie retrouvée de Cédric Lescut. Ce golfeur professionnel fut amputé d’une jambe suite à un terrible accident. Après sa rééducation, sa vie change ; Cédric décide de se tourner vers les autres. Son souhait : permettre aux enfants handicapés de faire du sport. Ni une ni deux, Octopus34 était née. Cette association aide les jeunes à s’équiper en blade, ces prothèses/lames en carbone très efficaces mais malheureusement non remboursées par la sécurité sociale. Grâce à ce précieux appendice, les enfants retrouvent leurs activités sportives favorites. Leur joie et leurs sourires sont des récompenses énormes pour Octopus34. Des drivers Porsche au grand cœur Et c’est là qu’interviennent les Belgian Porsche Friends, soutenus par le Porsche Center de Bruxelles. L’idée du club : organiser un rallye caritatif sur nos belles routes ardennaises, au profit d’Octopus34. L’ensemble des bénéfices est intégralement octroyé aux enfants en difficulté. La troisième édition s’est déroulée sous un grand soleil, en avril dernier. Les 80 équipages inscrits se sont élancés avec enthousiasme de Durbuy vers la Citadelle de Namur, en passant par Neufchâteau et Vielsalm. Les drivers ont dévoré les 300 kilomètres d’épreuves. Et pour rassasier ces passionnés de belles automobiles, c’est au château de Grandvoir que le talentueux chef Tristan Martin les attendait pour le déjeuner. En fin de journée, à l’arrivée au restaurant de la citadelle de Namur, devant son panorama mosan à couper le souffle, les organisateurs, Peter et Anita Braem et Philippe et Karen Liénard, ont eu l’immense plaisir de remettre un chèque de 35.000 euros à Android34, qui gère Octopus34. De quoi équiper une petite dizaine d’enfants handicapés et montrer, si cela était encore nécessaire, la grandeur d’âme des participants. Le défi pour l’année prochaine est de faire passer le rallye Octopus34 d’un à deux jours. Gageons que cette quatrième édition rendra les participants encore plus fiers d’aider Octopus34. www.octopus34.be www.porsche.com

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FAST BELGIAN GIRL Camille Mazuin honore le volant du RACB Belgium tout au long de la saison. Au volant de la Renault du Clio Trophy Belgium, elle apprend une nouvelle discipline : le rallye. Et comme si cela ne suffisait pas, elle entamera un deuxième master dès septembre. MOTS : YVES MERENS P H O T O S : T H O M O T H Y D AV I D

L

e Royal Automobile Club de Belgique aide depuis longtemps les jeunes pousses de course en leur offrant un volant pendant une année. Cette foisci, le RACB a eu la riche idée de proposer aux jeunes filles de s’illustrer. Et c’est Camille Mazuin, de Fosse-la-Ville, qui est sortie du lot, devant plus de 200 compétitrices. « Je suis honorée d’être la première femme à recevoir ce volant. » Intelligente, elle a sa petite idée sur la place de la femme dans le sport moteur. Sans tomber du tout dans les clichés machistes. « Je ne me considère pas comme une femme pilote mais comme une pilote comme les autres. Homme ou femme, cela ne change rien. Je roule comme les autres, en cherchant sans cesse à améliorer mes performances. » Pourtant, celle qui portait un casque rose jusqu’il y a peu déplore certaines attitudes en course. « Lorsque certains pilotes voyaient mon casque, il me bousculait en course alors que je savais très bien que cela ne pouvait pas passer à cet endroit. »

BE PERFECT | CAMILLE MAZUIN

Elle développe même une judicieuse petite théorie. « Je pense qu’il y a trois catégories de perception des femmes pilotes : les gens qui nous voient comme des pilotes, ceux qui nous soutiennent en tant que femme et ceux qui critiquent beaucoup. Avec ceux-là, il faut prouver plus, être plus qualifiée, plus rapide. » Une challengeuse cette Camille, une vraie. Une tribu pied au plancher Pilote depuis quatre ans, Camille, du haut de ses 22 ans, sait de qui tenir. « Dans la famille, on est tous mordus par le sport automobile, mon père a roulé en Fun Cup, mon frère de 19 ans nous a rejoints et mon frère de 15 ans arrive l’année prochaine. Et Maman s’assied aussi dans un baquet de temps en temps. » Une sacrée fratrie qui soutient sa championne en herbe. Ce qui décuple sa motivation.


« JE PRENDS LES CHOSES TRÈS AU SÉRIEUX. GRÂCE AU RACB, J’AI NOTAMMENT DEUX ENTRAINEMENTS PHYSIQUES PAR SEMAINE, J’EN AJOUTE UN PERSONNEL. J’AI UN COACH PHYSIQUE. JE REÇOIS AUSSI LES PRÉCIEUX CONSEILS DE MARC DUEZ ET DE MA COPILOTE PLUS EXPÉRIMENTÉE QUE MOI. »

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Au pays de la glisse Mais pour apprendre quoi ? « Avec le volant RACB, j’ai changé de discipline, je faisais du circuit et maintenant, en Clio Trophy, je roule en rallye. Je pilote une voiture de course sur route et non plus sur du beau tarmac bien lisse. J’avais déjà un bon car control, un pilotage posé, coulé sur circuit, et j’apprends maintenant un pilotage plus agressif, sur différents revêtements. J’apprends à sentir le grip au freinage, sur terre, dans l’herbe… Mais je ne veux pas courir avant de savoir marcher, j’apprends constamment.»

Celle qui aime dire qu’elle avance step by step n’en est pas moins qu’à sa deuxième discipline en sport automobile, un peu comme le coureur belge qu’elle admire le plus : « Jacky Ickx est un pilote incroyable. Rien que le fait qu’il ait été en Formule Un est formidable. Mais en plus, il était polyvalent. Il a roulé dans tellement de disciplines. » On dirait bien que Camille Mazuin a trouvé son inspiration. Et c’est au volant de sa Renault Clio R.S. de course de 180 chevaux qu’elle compte bien gravir les premières marches vers un idéal de gagnante, à l’image de Michèle Mouton, multiple vainqueur en rallye, et illustre membre du jury RACB National Team qui a plébiscité Camille.

BE PERFECT | CAMILLE MAZUIN


Vedettes sur l’Eau lève l’ancre pour le 7e art Un voilier navigant aux abords de Cannes et accueillant à son bord des artistes venus représenter la Belgitude au célèbre festival. Une pause maritime, une parenthèse à distance de la clameur des foules, le temps de l’enregistrement d’un podcast intimiste. C’est le concept de Vedettes sur l’Eau, dont l’amour du cinéma se couple à celui des vagues et de la liberté. M O T S : B A R B A R A W E S O LY

C’est aussi l’histoire d’un amour commun pour le cinéma belge, ses talents et ses personnalités et cette touche de surréalisme et d’humour, pour laquelle notre royaume est reconnu internationalement. De là est née l’idée d’un podcast sur les vagues. Un micro laissé ouvert en plein cœur de la mer et prêt à recueillir les humeurs, impressions et émotions de nos artistes. Leurs projets à venir et en cours aussi. Et quel meilleur endroit où jeter l’ancre que le Festival de Cannes, lieu révélateur entre

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tous du vivier de talents belges ayant conquis le 7e art hors de nos frontières. Un projet devenu évidence, en lien avec les parcours respectifs de chacun des trois amis. Lucie, journaliste, passionnée de musique et de cinéma, qui produit et réalise aujourd’hui des émissions de podcasts culturels et Samantha et Arnaud, tous deux passionnés et expérimentés en mer, en permanente recherche de nouveaux projets. Forts d’une expérience de plusieurs années en tant que scénographes et anciens projects managers au restaurant et cocktail bar Vertigo et au Jalousy, bar exclusif et secret au cœur de Bruxelles, les ayant amené à croiser la route de l’acteur Jérémie Rénier (co-fondateur de l’établissement avec Renaud Deru) et celle de Thierry Pierson, partenaire du projet. « L’appel de la mer restait présent pour nous trois et Lucie développant justement un concept de podcasts, un format ayant plus que jamais le vent en poupe depuis le confinement, cela semblait le support idéal pour héberger le principe de lever l’ancre en vue d’interviewer

© Margot Rondia

C

’est l’histoire d’une complicité, d’un coup de foudre amical liant Lucie Hermant, Samantha Messens et Arnaud Larguier, né de leur rencontre durant WeCanBoat. Une épopée maritime de plusieurs mois, menée par le couple Samantha - Arnaud en partenariat avec Château Favori, créateur d’un vin rosé issu de l’agriculture biologique. À bord du Bateau Favori, le projet écologique sponsorisé par le vignoble Favori, le duo sillonnait les mers pour révéler cette cuvée d’exception au-delà des frontières de notre pays, tout en conscientisant le public à une philosophie de vie slow et à un retour à l’essentiel.


de personnalités belges » explique Samantha. A cette idée est rapidement venu s’ajouter le nom, propre au sens de la formule et en même temps jeu de mots trouvé par Lucie. Ancrer le projet Une fois définis les contours de Vedettes sur l’Eau, le trio travaille durant près d’un an aux préparatifs, devant convaincre partenaires potentiels mais aussi personnalités de prendre part à l’aventure. C’est ainsi que Château Favori rejoint ce nouveau projet, tout comme La Maison Dandoy, VEDETT, le Jalousy, Illy Café et Click & Boat. « Un tel concept n’ayant jamais été réalisé sous cette forme, il fallait prouver la solidité de nos bases, tout en exposant l’âme de celui-ci et montrer la plus-value que représentait une participation. Cela a demandé une énergie folle. Il y a eu pas mal de changements en cours de route, des turbulences, des contretemps et des annulations, mais rapidement oublié, vu l’enrichissement que représentait l’expérience » ajoute Arnaud. Charlie Dupont, venu présenter « Coupez ! » de Michel Hazanavicius, et son épouse, l’actrice et réalisatrice Tania Garbarski, l’acteur Stéphane de Groodt, l’humoriste bruxellois Kody, la comédienne Sophie Maréchal, James Deano, rappeur à succès ou encore la réalisatrice Solange Cicurel, sont ainsi montés à bord du bateau de Vedettes sur l’eau pendant cette 75e édition du Festival de Cannes, entre le 17 et le 28 mai 2022. Séduits par ce projet à contre-courant du glamour sophistiqué et des crépitements incessants des flashs, laissant l’espace et l’intimité nécessaire aux personnalités interviewées pour briller par leur spontanéité et leur naturel, plutôt que par le prisme des spotlights de cet évènement mondialement suivi. « On désirait leur offrir une vraie pause, loin de l’attention médiatique incessante et de la nécessité d’être sans cesse en représentation » confirme Samantha. « Et c’était l’occasion de créer des liens, dans un contexte unique. Kody a conduit le voilier, Charlie Dupont et Tania Gabarski ont dormi à bord. Cela nous permettait de passer d’abord une soirée ensemble, d’apprendre à nous connaître et d’avoir une complicité se ressentant d’autant plus dans le podcast ».

© Margot Rondia

Faire rayonner la Belgique « Tandis qu’Arnaud était à la barre, Samantha encadrait et organisait la vie à bord tout en alimentant les réseaux sociaux en photos et vidéos. De son côté, Lucie continuait son travail de productrice et réalisatrice de l’émission de podcast, devant quotidiennement mettre à jour la conduite, le scénario, les questions, selon les dernières actualités. Tout l’univers créatif du contenu de « Vedettes sur l’Eau » était à adapter tous les jours selon chaque invité, avant de pouvoir passer aux interviews. Des moments d’échange qui étaient enfin saisis en images par Margot, vidéaste et photographe ayant rejoint l’équipe à bord. Lucie menait les interviews, bercées par la houle de la Méditerranée et le parfum de liberté que seule promet la mer. Des flots à perte de vue loin des terres mais aussi de la zone de confort des studios d’enregistrement, devenus partie intégrante de l’âme même du podcast.

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« L’eau, le vent, les vagues, les grincements du voilier aussi donnent une couleur toute particulière à ces échanges. Aussi bien dans l’énergie des enregistrements que dans les images tournées pour accompagner le podcast. On a initié nos artistes à la voile de façon à leur faire découvrir et partager notre passion, intrinsèquement liée à l’écologie, un moteur pour nous. Et c’était l’occasion de faire rayonner la Belgique et ses talents de la plus belle des manières. Entre Virginie Efira en maîtresse de cérémonie, le prix des frères Dardenne et le sacre des « Huit Montagnes » et de Johan Heldenbergh dans « Les Pires », cette année était un merveilleux contexte pour débuter un projet tel que Vedettes sur l’Eau. ». « Le mot le mieux à même de définir ce projet, c’est intense » complète Lucie « L’intensité dans tous les sens du terme. Moments d’exaltation, réussite, fierté, gratitude et satisfaction folle d’y être arrivé. Intense aussi de par l’épuisement, le stress, la volonté d’obtenir un résultat parfait. On avait des personnalités et un cadre de rêve, sous le soleil, mais cela reste du domaine professionnel, avec l’immense responsabilité que cela comporte. Une préparation énorme et une organisation incroyable, mais aussi une expérience unique, de celles qu’on ne vit qu’une fois dans son existence. » Un décor idyllique et un concept hors du commun, pour théâtre de la promotion du cinéma belge mais aussi du Festival de Cannes et du 7e art dans sa globalité, donnent à Vedettes sur l’Eau une saveur rare. Et qu’on pourra se délecter d’écouter sur les plateformes de podcast cet été. Un premier cru au parfum de réussite, dont Samantha, Lucie et Arnaud comptent bien faire le préambule d’autres rencontres sur l’eau, en Belgique pourquoi pas et à certainement aussi à nouveau à Cannes l’année prochaine.

© Samantha Messens

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© Margot Rondia

CHÂTEAU FAVORI CÉLÈBRE LES TALENTS BELGES ET L’AMOUR DE LA TERRE. En devenant partenaire dans le projet Vedettes sur l’Eau, Thierry Pierson met une nouvelle fois à l’honneur son rosé élégant et floral mais aussi son engagement écologique, de la plus belle des manières. En cultivant la passion de l’art et de la fête mais aussi du voilier comme moyen de locomotion parmi les plus durables ainsi que les plus époustouflants. « Nous sommes Belges et aimons cette faculté qu’ont les Belges à être à la fois modestes, sans prétention, capables d’autodérision, mais aussi très entrepreneurs, aimant les belles fêtes et les bonnes choses. La Provence et la Méditerranée sont synonymes pour nous de vacances, d’émotion, de senteurs et de saveurs uniques. Et c’est aussi dans cette région que se situe notre domaine qui fait du vin rosé. Un projet comme « Vedettes sur l’Eau » ne pouvait donc que nous séduire ! Et c’était une nouvelle fois l’occasion de mettre en avant le voilier et son principe écologique, avançant non seulement à la force du vent, mais induisant également tout un mode de vie très respectueux de la planète et des écosystèmes. Et puis, bien sûr synonyme de liberté, découverte, voyage et évasion ce qui n’enlève rien à l’image glamour. Mais l’essentiel reste de véhiculer tant que possible une image écologique : la lutte contre le réchauffement climatique est notre priorité et on espère qu’elle devienne celle de tous dans le futur. » www.favori.fr


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Laurent Stine est un amoureux de l’image qui a fait de sa passion son métier. Réalisateur spécialisé dans les films de communication d’entreprise et publicitaires, ce génie du visuel aux airs de Beigbeder n’a qu’une seule volonté : parvenir à raconter une histoire et faire naître une émotion. Rencontre pour parler film et poésie. Car pour lui et son agence DoubleDouble, l’un ne va pas sans l’autre. M O T S : E M I L I E VA N D E P O E L

© Julien Lambert

Profil d’un réalisateur


DoubleDouble Après avoir étudié le journalisme à l’IHECS et travaillé en TV et radio, Laurent Stine se lance comme réalisateur indépendant afin de réunir deux domaines qui l’animent depuis toujours : l’image et le contenu. En 2009, cet originaire de la région de Saint-Hubert décide d’aller encore plus loin et crée DoubleDouble : une société de production audiovisuelle spécialisée dans les films de communication d’entreprise et publicitaires ainsi que dans le motion design. Plusieurs fois récompensée au Corporate Medias and TV Awards de Cannes et au Deauville Green Awards, l’agence DoubleDouble a produit pour de grandes entreprises (dont FedEx, John Cockerill, Beckaert, Facq ou encore SWIFT) ainsi que pour des institutions belges et internationales comme Amnesty International et MSF. Un autre regard Chez DoubleDouble, on ne fait pas dans la communication d’entreprise austère et ennuyeuse. Car Laurent Stine, ce qu’il aime, c’est raconter et ce qu’il veut avant tout, c’est faire de la poésie. «Pendant tout un temps, la vidéo corporate consistait à faire des interviews de gens dans des bureaux. Ça finissait sur un DVD qu’on montrait dans une salle de réunion. Mais aujourd’hui, les choses évoluent, surtout depuis l’avènement du digital. C’est une véritable porte ouverte à la diffusion plus massive de contenus qui permet à tout un chacun d’y avoir accès si l’entreprise le désire.» Métaphore et onirisme Ce qui fait la particularité de cette agence bruxelloise, c’est sans conteste ce que Laurent Stine nomme le storytelling. Dans ce domaine, le réalisateur se révèle être un magicien capable de transformer n’importe quelle problématique aussi complexe et peu sexy soit-elle en une histoire qui prend le spectateur par la main. Son secret ? Avoir recours à la poésie. «J’utilise un langage visuel qui fait intervenir le métaphorique et l’onirique. Je cherche à raconter quelque chose en montrant autre chose. Un bon film doit être poétique et inspirant, mais aussi donner une impression positive. Il faut qu’on ait envie de le partager et de le revoir.»

© DoubleDouble

L’amour du métier Ce qui l’anime au plus profond et le fait vibrer au quotidien, c’est sa passion de l’image. Quand il explique ce qu’il aime dans la réalisation, ses yeux s’illuminent. «Ce métier est incroyable, il me permet de passer d’un sujet à l’autre. La nuit dernière, j’étais dans un tunnel en train de filmer une jeune femme en robe de soirée et là, je prépare un film pour une fondation hospitalière. Avant cela, j’étais en Suisse et en Angleterre dans des stades de foot.» Ce métier, ce sont des découvertes et des rencontres. Celui qui se dit «curieux des gens et des choses» confie s’amuser en faisant son métier.


Ère digitale et concurrence Laurent Stine l’affirme, sur le marché de la communication d’entreprise et de marque, la concurrence est rude. «La Belgique est un pays avec plusieurs communautés, ce qui réduit la taille du marché et multiplie les coûts (il faut parfois tout décliner en deux ou trois langues)». Selon lui, la communication audiovisuelle est « à un tournant». Alors qu’auparavant, seules certaines entreprises pouvaient se permettre de réaliser du contenu audiovisuel, désormais avec l’avènement du digital, n’importe qui peut prétendre à la réalisation d’un film. «En plus de la diffusion, le matériel s’est démocratisé.

Aujourd’hui, avec un smartphone, on peut produire des images de bonne qualité. Beaucoup d’entreprises pensent être capables de développer leur propre production visuelle et se demandent pourquoi payer alors qu’elles pourraient le faire elles-mêmes. Sauf qu’elles n’ont pas le savoir-faire. Mon rôle est d’arriver à les convaincre d’aller dans une direction plutôt qu’une autre et de les tirer vers le haut.»

seule ligne : “Think like you are and act like you think”. « C’est un peu le slogan de l’agence “ pensez comme vous êtes et agissez comme vous pensez.” Ce film est en quelque sorte une carte de visite pour DoubleDouble, mais aussi pour moi en tant que réalisateur.» De la suite dans les idées Quand on lui demande comment il envisage l’avenir, Laurent Stine confie qu’il souhaite continuer à montrer qu’il est possible de communiquer différemment, de manière visuelle en créant des histoires. Désireux d’aller toujours plus loin dans la réflexion, celui qui semble ne jamais être en panne d’idées le certifie : «Je continuerai à faire des images, peu importe où.»

«Le nom DoubleDouble ? Un clin d’œil cinématographique et culinaire qui fait référence au «double-double», un terme utilisé par les Canadiens pour désigner un café avec double crème et double sucre. Dans «Pulp Fiction», un des personnages du film le commande souvent.»

Think like you are and act like you think

sait faire. Quand on est contacté par un potentiel client, deux fois sur trois, il s’agit d’un pitch qui n’est jamais rémunéré. » Pour y répondre, le réalisateur investit énormément de temps et d’énergie. Ainsi, en plus des différents films qu’il réalise pour ses clients, Laurent Stine a récemment développé un projet personnel, un court métrage de 1 minute 30 dont l’histoire tient en une

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© DoubleDouble

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140 BELGIAN OWL Après avoir remporté 3 titres de Meilleur Whisky européen de l’année et atteint le top mondial des meilleurs whiskys au monde. Belgian Owl dévoile un nouvel écrin : une bouteille reprenant les ailes du hibou, symbole iconique de la marque et une étiquette contant l’ histoire de cette distillerie hors normes au milieu de la lumineuse Hesbaye !

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CALA KUMQUAT BITTER Ingrédient incontournable de nombreux cocktails, dont le célèbre Spritz, il est élaboré à partir de distillat de kumquats certifiés bio et d’autres ingrédients d’origine 100% naturelle. Une liqueur amère, à la robe flamboyante, fort appréciée à l’apéritif ou en digestif ! www.cala-kumquat-spirits.com

BOTANIETS GIN 0,0% - GINGER YUZU Un gin distillé sans alcool, mis en bouteille en Belgique en petits lots de seulement 300 litres à la fois. Le Yuzu mélangé́ au Ginger apporte une touche acidulée mais douce. C’est extrêmement bien réalisé́ et s’accorde aisément à des food-pairings. www.botaniets.com

AUGUST 17TH Chez Wave Distil, tous les spiritueux sont créés par le Maître Chai et distillateur, Thierry Van Renterghem. Le whisky August 17th est proposé́ en 10 finitions limitées. Les connaisseurs le décrivent déjà̀ comme une petite merveille malgré́ un taux d’alcool à 62%. www.wavedistil.be


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LUTGARDE BEER 5 médailles d’or ! Une double médaille d’or pour leur IPA et une médaille d’or pour leur Blonde au réputé́ “European Beer Challenge” en 2021. Cocorico, une double médaille d’or pour leur blanche en 2022 ! www.lutgarde.eu

Un an après leur lancement, les deux variétés viennent d’être récompensées au Concours International de Lyon, l’une d’une Médaille d’Or (Rum Babs/banane / gingembre / vanille / cannelle) et l’autre d’une Médaille d’Argent (Rum Babs / ananas / vanille / poivre rose). Un punch au rhum aux saveurs de Madagascar résultant d’une recette séculaire de famille ! www.rumbabs.be

EZZ Cette boisson relaxante à base de ginseng, d’extraits de graines de chanvre et de L-théanine, lutte contre le stress excessif. Un produit qui apaise, pas un médicament mais quelque chose de familier avec lequel on prend soin de notre bien-être mental. www.ezzdrinks.com

TIBICOS Un kéfir de fruits belge et artisanal, riche en probiotiques naturels, qui renforce le système immunitaire et régule le système digestif. Une boisson fermentée (mais nonalcoolisée) aux nombreux bienfaits et qui a le vent en poupe ! www.tibicos.be

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Lancée par Émilie François, cette nouvelle marque belge de bougies 100% naturelles, artisanales et parfumées d’un doux parfum boisé vous transporte au cœur des paysages d’Argentine et du Chili. Les bougies de la collection « Argentine » sont recouvertes d’un tissu typique du pays appelé Fajas, ceintures portées par les gauchos qui gardent des troupeaux dans la Pampa.

Alexandra Van Remortel, originaire de Schilde, a lancé́ sa marque de maillots de bain il y a à peine un an et de nombreux fans ont adopté Alex. Suffit de consulter #alex_antwerp sur Instagram ! www.alexantwerp.com

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MIEKE DIERCKX

CHARLOTTE BEAUDE

Chaque pièce, de la pochette au sac de voyage, est conçue dans l’atelier de Mieke à Westerlo. Elle se caractérise par un juste équilibre entre minimalisme et élégance moderne. Un design purement belge !

La créatrice bruxelloise propose une garde-robe haut de gamme pour s’habiller durant l’été. Panier en cuir, chemise élégante, une nouvelle collection de foulards. Le retour des pièces de luxe !

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INVESTISSEZ DANS UNE VIE PLUS ENRICHISSANTE La banque privée de celles et ceux qui voient le monde différemment

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Behind the cover MOTS ET PHOTO : ANTHONY DEHEZ

Notre équipe a donné rendez-vous au comédien et humoriste, Kody, au Kiosque, le café-restaurant du Bois de la Cambre à Bruxelles… En ce début mai, il ne fait pas forcément chaud mais on sent déjà poindre dans l’air comme un parfum de vacances - où est-ce l’esprit guinguette du lieu qui me fait cet effet ? Habituellement, je stresse toujours un peu à l’approche d’une session de portraits pour Be Perfect. Mais ce jour-là, je me sens zen. Et, par miracle (mais je n’y crois pas !), tout s’enchaîne sans fausse note. L’interview est bien calée, la mise en beauté de Kody sur les rails. Est-ce la quiétude qui règne dans le Bois de la Cambre qui m’enchante ? Ou l’alignement des planètes au-dessus de Bruxelles qui m’apaise ? Je ne le saurai sans doute jamais ! Notre invité, Kody, pourtant habitué aux épines acérées des cactus, semble apprécier le sous-bois et ses odeurs de racines humides. Fait relativement rare, mais très pratique, je réalise toutes les photos de cette cover story sur quelques mètres carrés, de la terrasse du Kiosque au grand arbre majestueux que j’ai vite repéré. J’enchaîne les photos. Par facilité, je plante mon studio et son rituel fond blanc qui va servir à la photo de cover, non loin, en plein bois. Petite anecdote amusante : quand on travaille en extérieur, il faut composer avec les aléas naturels. Et quand le vent s’engouffre dans le fond blanc, notre studio prend des allures de course à la voile autour du monde ! Heureusement, Luc, préposé à la mise en beauté, se mue en parfait équipier. Car un shooting, oui, c’est avant tout une aventure commune.

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