ĂŠvolution 8.09
Espérer le bonheur, le guetter, essayer de le saisir et de le conserver le plus longtemps possible... Série d'image sur la relation entre talisman et nature pour tenter d'oublier les blessures passées et d'atténuer les intempéries du quotidien. Le porte bonheur comme symbole graphique qui permet de lier une vie actuelle à des rythmes plus proche de la nature. Ces Gri-gri n'ont rien de maléfique ; J'ai dessiné ces symboles en leurs prêtant des intentions que je crois positives pour tenter de lutter, même si ça peut paraître utopique, contre la rugosité du réel. Projection dans un cercle plus mystique qui possède certainement lui aussi des règles et des codes qui font de ces croyances parallèles un monde certainement à part. i'm database 2008 - Porte B. Le Ver luisant - Toulouse
expérience de vie sur les L’idée était de retrouver l'essence même de l'affic he dans son ambiant de nos sociétés murs des villes. La détérioration correspond pour moi à l' état le réel. actuelles. Depuis 2005, je travaille sur le lien entre le virtuel et virtuel existe dans des aspects Les évènements actuels prouvent que ce lien entre le réel et le de recomposer mes affiches aussi négatif que l'économie virtuelle. J'ai choisi de déchirer et le statut précaire de l'œuvre passées pour exprimer mon inconfort dans cette société et aussi re s'est imposé à moi, car et de celui qui la produit.Le choix de la relect ure de l’œuv lieu de livrer, comm e par suite à ces "recadrages déchirés", j'expérimente le détail au nté sans préavis à l'image. le passé, une vision globale de l'affiche où le spectateur est confro teur dans son parcours Je crois que cette évolution permet de laisser la liberté au specta de découverte. qui traduit le côté fragile Le choix du fragment souligne le côté aléatoire de la composition r un côté brut sur des papiers de mes images. Mon intention sur les affiches passées était d'avoi e maintient une idée de de faible grammage. Le retour à la toile par la technique du collag mentaire à l'homme, à l'art… persistance : j'essaye dans ce travail d'attribuer un sursis supplé Les fabuleux festins - Toulouse I'm database 2009 - 13 cris
Je me rend compte que le goû t pour le virtuel est en fait un goût immodéré pour la divagation intellectuelle et pla stique. Mon point de départ éta it les bouffées délirantes. J'ai lié le réel et le virtuel pou r traduire un reflet de ma vie qui se caractérise par cette envie de quitter la réalité(1). Cla irement cette réalité ne me con vient pas. J'introduis, le plus possible d'élém ents qui tente de stimuler mon quotidien qui peut être souvent pesant.
Le choix d'avoir déchiré mes affiches traduit mes inquiétudes à long terme dans mon apport, ma participation à la société. Ma façon de m'investir dans ce monde, c'est de produire une"Oeuvre". Est-ce que celle-ci à un impact ? Je crois que ma crainte viens aussi de là… Est-ce que mon travail de plasticien stimule l'imagination des spectateurs ? Est-ce que mes images provoquent aux autres cet état qui m'est nécessaire pour évoluer ? En d'autres termes suis-je utile par mon action ? La perte momentanée de repères m'est nécessaire. La création de mes images, la composition des collages me provoque cet état (1). J'ai l'impression d'être absent quand je touche à cette "chose". Mon accès au virtuel est précisément dans ce moment. Le moment inframince (cf Duchamp) du devenir, de l'actualisation. Par les collages, je reviens à une pratique très intuitive, spontanée. Lorsque je compose mes images numériquement, je tâtonne, j'essaye.
Comment définir, cet instant charnière où l'oeuvre va se faire ? Ce moment où l'action provoque la jouissance et cet état de grâce où je lie le réel et le virtuel. Comment caractériser mes dernières images ? Des inquiétudes sociales, économiques, politiques… Les ressources naturelles épuisables… Question déjà posée mais utile s'il en est : A-t-on besoin d'artistes dans un monde où on crève la faim ? Oui, pour réinventer, pour stimuler, pour euphoriser. Donc est-ce que mon travail réinvente, stimule, euphorise ? Est -ce que mon travail me stimule ? Oui, mais… Il me semble que j'ai une marche à franchir et que je ne trouve pas l'accès à ce nouvel état, et que je ne sais pas non plus qualifier ce pallier. L'art m'a sauvé la vie ? Oui. Il libère ma conscience et me permet d'extérioriser mes sentiments, il me procure du plaisir et se développe en moi sur le long terme. Est-ce que l'art me fait manger ? Est-ce que l'art empêche la famine ? Est-ce que l'art nourrit ? Peut-on vivre uniquement avec l'art : élever philosophiquement son esprit pour pallier à toutes les nécessités de ce monde ? Existe-t-il un régime artistique ? Régime dont je n'aurais pas les ingrédients. Qu'est-ce qui me manque ? Est-ce que l'art amène au bonheur ? Est-ce que l'art rend égoïste ? Est-ce que l'art rend fou ? Fou de croire qu'en quelques lignes on peut trouver une réponse ? Alors je continue. La Moutardière - Caussade - 2009
PORTE BONHEUR - 13 CRIS - ALORS JE CONTINUE…
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