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L'héritage et le modèle anglais

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L’héritage et le modèle anglais

La pratique sportive voit le jour en Angleterre à la fin du 18e siècle, parmi les gentlemen farmers et les membres de la noblesse qui s’exercent eux-mêmes ou entretiennent des joueurs afin de par ticiper à des compétitions de golf, de natation ou de boxe qui attirent des foules de parieurs.

En parallèle, l’activité sportive se développe au début du 19e siècle dans les « publics schools » comme Oxford, Eton ou Westminster, au sein desquelles les fils de l’élite sociale pratiquent le football-rugby, la natation, l’athlétisme ou l’aviron. Ils y acquièrent les valeurs de maitrise de soi et de fair-play propres à l’accomplissement de l’homme de qualité de la société victorienne.

Ces pratiques aboutissent dès les années 1860 à la formation de clubs et de fédérations sportives dont les rencontres sont relayées par une presse en plein essor. Dès lors, les Anglais diffusent leurs loisirs et leurs jeux dans les pays de l’Empire britannique, les écoles implantées à l’étranger ou encore leurs lieux de villégiature.

C’est ainsi que les premiers sports modernes arrivent sur le sol français, d’abord sur la côte d’Opale, en Normandie et dans la capitale car l’essor des transports (bateaux et chemins de fer dès les années 1830-40) facilite grandement les voyages des Britanniques sur le continent. Ils sont à l’origine de l’essor de diverses pratiques comme le yachting, l’équitation et du retour en vogue de certains jeux, comme le croquet, le tennis ou le golf qui ont pu avoir une lointaine origine française.

Du fait de leur goût du confort, de l’excellence de leurs tailleurs et de la qualité de leurs lainages, les Anglais sont également pionniers dans la création de vêtements adaptés au sport, notamment pour les hommes. On leur doit par exemple la veste Norfolk et les culottes courtes comme le Knickerbocker.

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