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Acta Greenhouse 40 - Français

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ACTA

No. 40 � NOVEMBRE 2025

GREENHOUSE REVUE SCIENTIFIQUE DE L’AZ GROENINGE


DANS CE NUMÉRO 10 04

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Quand l’innovation et la collaboration sont le moteur de croissance

Où les idées pour les soins de demain se concrétisent

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Comité The Greenhouse

Présentation de l’équipe

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Pilier 1 Essais cliniques

Pilier 2 Innovation

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Pilier 3 Partage de connaissances 2

ACTAGROENINGE

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Des idées avec un véritable retentissement : The Greenhouse; le moteur des innovations dans le secteur des soins


La vie, c’est comme une boîte de chocolats… Chère lectrice, Cher lecteur,

d’inspiration agrémentées de pitches d’entreprises en tout genre, des séances de brainstorming...

On ne sait jamais... ce qui peut arriver. Et c’est peut-être mieux comme ça. Une nouvelle édition d’Acta, une œuvre unique. Fait main, par beaucoup de mains d’ailleurs qui vous l’offrent fièrement : Acta Greenhouse. Une ode quasi exhaustive à la plateforme d’innovation de notre hôpital. Innovation avec un grand I pour Intelligence, un grand A pour Artificielle et un grand E pour Émotionnelle. M. Dominique Persoone vous propose une praline. Savourez-la ainsi que cette revue.

Le programme des soins oncologiques est exemplaire dans les trois piliers innovants de l’az groeninge et doit aussi sa réalisation au rôle facilitateur du Greenhouse qui met tout en place pour faire interagir et exceller dans le but d’améliorer l’état de santé du patient individuel.

The Greenhouse est une philosophie qui s’est mutée en projet pour se transformer en plateforme portée par une équipe et pilotée par un Comité stratégique sous le lead tout aussi expert que charmant de Mme Caroline de Beukelaar. C’est la cheffe d’orchestre de cette édition unique au rythme du Comité The Greenhouse et de son président M. Piet Desmet. Trois piliers soutiennent cette plateforme : essais cliniques, innovation (technologique) et partage de connaissances. Avec un souci particulier accordé à l’expertise et l’excellence. Et cerise sur le gâteau, la liaison universitaire est assurée.

Finalement, Mme Conny Van Geluwe étanche notre curiosité quant aux prochains petits pas que nous allons faire, souvent synonyme de grand bond en avant pour le patient. Mais le monde au-delà de notre hôpital continue à tourner aussi. Pick your pride. Les femmes prennent le pouvoir dans les cercles académiques, et Petra, Séverine et Evelyn les rejoignent. Le pape Léon XIV a fait couler beaucoup d’encre, et dans le monde laïque, les rapports de force sont de plus en plus musclés. Entre l’Alaska et la Chine, la distance semble impossible à parcourir.

« On ne sait jamais où on atterrira »

Cette revue met en lumière les soins intelligents au moyen de données intelligentes : monitoring en temps réel du taux d’occupation de l’hôpital dans la planification des admissions, développement d’un programme de soins pour les tumeurs ovariennes, évolution de la banque de données en traumatologie et plus encore.

En vol d’oiseau peut-être ? Avec notre nouvel aile (C), nous poursuivons notre ambition de voler toujours plus loin. On ne sait jamais où on atterrira. Mais avec les bagages inspirants et innovants que nous venons d’enregistrer, le vol s’annonce prometteur ! Nous voulons voler haut, vous aussi ?

Votre serviteur, Jeroen

L’innovation technologique prend la forme de lunettes VR en pédiatrie, l’IA joue un rôle clé en radiologie et une succulente praline facilite les examens de déglutition (et vous a été proposée un peu plus haut), mais aussi un réseau 5G privé, une collaboration avec Nuclivision pour optimiser les PET-scans...

Le partage des connaissances par les témoignages d’une collaboration avec le Labo des évènements, des séances

MENTION ACTA GROENINGE Revue semestrielle qui a pour objectif de donner un aperçu des activités médicales, infirmières et organisationnelles de l’az groeninge.

SUIVEZ-NOUS SUR

COMITÉ DE RÉDACTION Dr Jeroen Ceuppens et Dr Eline Depuydt (rédacteurs en chef), Dr Kathleen Croes, Dr Marc Decupere, Guido Demaiter, Dr Tom Moerman, Dr Hans Detienne, Stefaan Lammertyn, Bram Claeys, Dr Gert-Jan Vereecke, Dr Jonas Dewulf ADRESSE DE RÉDACTION Dr Jeroen Ceuppens, Pres. Kennedylaan 4 | 8500 Courtrai Tél. 056 63 34 20, jeroen.ceuppens@azgroeninge.be MISE EN PAGE SIX creative agency PHOTOGRAPHIE Christophe De Muynck - Fort07 COUVERTURE Équipe The Greenhouse E.R. Inge Buyse, Pres. Kennedylaan 4, 8500 Courtrai L’az groeninge fait partie du réseau hospitalier E17 Publiée sur demande du Comité scientifique de l’az groeninge

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THE GREENHOUSE

QUAND L’INNOVATION ET LA COLLABORATION SONT LE MOTEUR DE CROISSANCE MME CAROLINE DE BEUKELAAR - MANAGER THE GREENHOUSE PROF. DR WOUTER DE CORTE - MEDICAL LEAD THE GREENHOUSE

Bienvenue au Greenhouse, la plate-forme d’innovations de l’az groeninge. Recherche, innovation et partage de connaissances constituent les trois piliers de cette plateforme dont l’ambition est d’avoir le plus gros impact possible sur la qualité des soins cliniques. Un impact sur le patient, les prestataires de soins et l’hôpital dans son intégralité. Cela peut paraître ambigu ou fastidieux ; un melting-pot de beaux mots, mais c’est tout le contraire ! L’effet d’une telle concentration d’innovations n’a plus à être prouvé. Les innovations comme le diagnostic par l’IA, les médicaments personnalisés, les formations XR sont l’avenir. Un avenir que nous construisons aujourd’hui déjà et dans un endroit qui a tout son sens : pour le patient et à ses côtés.

Mais qu’est-ce que The Greenhouse fait au juste ? Concrètement, nous développons un modèle de soins qui permettra de prévenir plutôt que de guérir, d’éviter la progression des pathologies. Mais aussi des technologies intelligentes qui soutiendront le patient ét les professionnels de la santé. Ce ne sont pas de simples « gadgets » ou outils, il s’agit de restructurer les trajets de soins, d’améliorer l’expérience du patient et d’utiliser des données et des technologies pour augmenter la sécurité et l’efficacité des procédures hospitalières. À cette fin, The Greenhouse se concentre sur trois piliers stratégiques. D’abord les essais et les études cliniques, un champ d’action dans lequel nous essayons d’élargir nos domaines d’étude en collaboration avec des firmes pharmaceutiques, partenaires médico-techniques et institutions académiques. Nous soutenons les analyses de données, facilitons les demandes de subventions à la recherche et invitons à l’interaction avec les centres d’expertise et l’industrie. La recherche non commerciale bénéficie, elle aussi, d’une position d’honneur avec une attention particulière à la qualité et la médecine scientifiquement prouvée. 4

ACTAGROENINGE

Segundo, l’innovation dans les soins de santé, où nous insistons sur la transition numérique. C’est ici que les applications de télésurveillance ou encore l’intégration d’outils numériques intelligents dans un trajet de soins ont toute leur place. À cet effet, nous coopérons étroitement avec des start-ups, spinoffs et incubateurs de pointe comme HangarK ou Biovia, par exemple et des centres de recherche stratégiques comme imec. Les demandes de projet sont rigoureusement évaluées en matière de sécurité, législation, accessibilité du patient et rapport coût-efficacité. Finalement, le partage de connaissances, mettre en commun l’expertise et favoriser la collaboration sont des enjeux primordiaux. Nous soutenons nos collaborateurs internes et partenaires externes à partager leurs connaissances par l’organisation de congrès, journées d’étude et formations en continu.

Dans nos activités, trois éléments se distinguent systématiquement. Ils sont d’ailleurs indispensables pour une collaboration fructueuse. 1. D’abord et avant tout, le networking qui semble important à tous les niveaux : avec les autres hôpitaux, médecins généralistes, maisons de repos, entreprises, incubateurs, administrations, mais aussi entre confrères de notre hôpital. The Greenhouse fait partie intégrante de l’az groeninge, ce qui implique que nous travaillons étroitement avec les structures mises en place pour assurer une bonne intégration de nos projets. Ainsi, la transition numérique est impensable sans notre service d’informatique, améliorer les trajets de soins est une illusion sans notre service de qualité, les contributions du corps médical et infirmier sont indispensables pour développer de nouvelles techniques… Ces interactions renforcent notre culture interne d’innovation et constituent un terreau fertile pour faire germer des idées qui permettent de réaliser de meilleures innovations.


2. Ensuite, la priorisation, un aspect tout aussi essentiel. L’interaction avec beaucoup d’acteurs différents implique un grand nombre d’idées pour de potentielles collaborations. Mais on ne peut pas tout faire, il faut soigneusement étudier où investir les ressources, car elles sont extrêmement limitées dans le secteur des soins ! 3. Et finalement, nos ressources humaines où tout commence. L’expertise clinique des médecins et du corps médical associée aux connaissances technologiques, à l’expérience de gestion de projets et aux connaissances sur les innovations est une garantie de résultat pour nos patients et collaborateurs. Et ce n’est pas la moindre, car c’est pour eux que nous le faisons !

L’équipe du Greenhouse remercie sincèrement tous ceux et celles qui unissent leurs forces aux nôtres. Nous sommes conscients que la charge de travail est élevée et pourtant, vous faites preuve d’une énergie inépuisable pour améliorer davantage la prise en charge de vos patients. Des soins plus rapides, plus confortables, plus propres, plus succulents et des patients mieux informés, mieux orientés… Vous y travaillez jour après jour avec un enthousiasme débordant ! Aujourd’hui, The Greenhouse tourne à plein régime, l’occasion parfaite de vous présenter l’équipe. Quelques beaux exemples s’inscrivant dans nos trois piliers ponctuent ce numéro d’Acta. N’hésitez donc pas à poursuivre votre lecture !

Caroline et Wouter, fiers de faire partie de l’az groeninge

THE GREENHOUSE

OÙ LES IDÉES POUR LES SOINS DE DEMAIN SE CONCRÉTISENT DR SERGE VANDERSCHUEREN DIRECTEUR MÉDICAL

L’INNOVATION N’EST PLUS UN LUXE, C’EST UNE NÉCESSITÉ. Le secteur est sous pression. En cinq ans à peine, le nombre de postes vacants dans le secteur des soins a doublé, passant de 10 334 à 22 256. Le vieillissement de la population fait grimper la demande en prises en charge et dans ses pas, une grave pénurie en professionnels de la santé. L’az groeninge n’échappe pas non plus à cette réalité. Mais en même temps, les attentes du patient sont de plus en plus élevées, car la prise en charge doit être sur mesure, la disponibilité quasi immédiate et la qualité irréprochable. Et dans ce paysage alarmant, la technologie évolue à vitesse grand V : diagnostic par l’intelligence artificielle, chirurgie robotique ou encore soins à distance via la télémédecine ou le télécare. Un très gros potentiel qui demande d’aussi gros investissements, un traitement de données sans faille et une organisation flexible. Sans parler des coûts toujours plus élevés pour les effectifs, l’infrastructure et les technologies. Les sources de financement, elles, restent limitées. Les hôpitaux sont contraints de travailler de manière plus créative et efficace, embrassant l’avenir aujourd’hui plutôt que demain. Notons aussi les exigences de plus en plus complexes en matière de législation, vie privée et qualité.

LA RÉPONSE DOIT DÈS À PRÉSENT VENIR DES ENTRAILLES DU SECTEUR DES SOINS Ces dernières années, plusieurs initiatives innovantes ont spontanément jailli à l’az groeninge, un mouvement qui a été baptisé vers le milieu de 2023 du nom « The Greenhouse ». Un nouveau service qui rassemble les différents projets dans un seul et unique écosystème qui permet aux idées de germer et d’être testées et cultivées jusqu’à devenir des solutions concrètes. The Greenhouse se concentre sur l’identification, le développement et la mise en œuvre de concepts innovateurs, tout en insistant sur l’importance de la cocréation, collaboration et validation. Les partenaires internes et externes y trouvent un guichet central pour tout ce qui touche à l’innovation et à l’amélioration : projets pilotes, évaluations des nouvelles technologies ou encore réglage fin de procédés. En deux mots :

« The Greenhouse existe pour faire germer des idées. Pour les soins de demain qui commencent aujourd’hui déjà. »

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PRÉSENTATION Mme Caroline de Beukelaar - Manager The Greenhouse

DE L’ÉQUIPE « QUI DIT “ÉQUIPE” NE DIT PAS “JE”. NOUS NOUS RÉJOUISSONS DE COLLABORER AVEC TOUS CEUX ET CELLES QUI PEUVENT CONTRIBUER À NOS OBJECTIFS. ET CHAQUE PETIT PEU COMPTE. THE GREENHOUSE S’APPUIE SUR TROIS GRANDS PILIERS : LES ESSAIS CLINIQUES, L’INNOVATION ET LE PARTAGE DE CONNAISSANCES. »

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ACTAGROENINGE


PILIER 1 - ESSAIS CLINIQUES Trois équipes riches d’une expertise bien à elles s’inscrivent dans cet axe : le Centre d’essais cliniques, l’Équipe de science des données et l’Équipe mobile.

CENTRE D’ESSAIS CLINIQUES MISSIONS • Conserver un aperçu général des études scientifiques menées à l’az groeninge. • Coordonner le financement et le tiers financement de la recherche scientifique. • Élaborer des procédures et modèles de recherche et promouvoir leur application. • Soutenir les chercheurs dans la mise en place d’essais cliniques, conformément à la législation, aux instructions et à la pratique. • Développer des formations qui font le lien entre législation, politique et réalité opérationnelle des chercheurs.

Mme Delphine Bertrand - Mme Kim Tanghe - Mme Suzanne Vandoorne

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ÉQUIPE DE SCIENCES DES DONNÉES MISSIONS • Maximiser la réutilisation de données pour des connaissances cliniques tels programmes de soins, trajets cliniques, indicateurs cliniques… • Soutenir les initiatives issues de la recherche et des innovations par l’établissement de connaissances cliniques. • Appuyer les demandes d’agréments. • Promouvoir l’automatisation des analyses de données avec la mise en place du principe d’enregistrement unique. • Soutenir les connaissances et compétences de base des professionnels qui utilisent des données et des banques de données.

M. Jens Goemaere - Mme Maya Danneels - Mme Riet De Smet - Mme Ingrid Vernemmen (absente sur la photo)

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ACTAGROENINGE


ÉQUIPE MOBILE MISSIONS • Coordonner les études et les projets, ou collaborer à des projets scientifiques en concertation avec le service qui en fait la demande. • Donner un coup de main aux équipes dont le portefeuille ou le personnel varie.

Mme Lieselotte Vandeputte - Mme Helena Vandenbroeke

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PILIER 2 - INNOVATION ÉQUIPE DES INNOVATIONS MISSIONS • Soutenir les initiatives innovantes des services médicaux. • Identifier les options de financement et les reformuler en demandes claires vers les parties externes. • Assumer le rôle de point de contact pour les preuves de concept, la consultance et la cocréation avec des tierces, en collaboration avec les parties concernées en interne. • Créer des liens avec un plus large écosystème et explorer les start-ups qui s’accordent aux besoins de l’az groeninge. • Gérer les initiatives d’innovation disruptives, mises en place à l’échelle de l’hôpital et exécuter les projets subventionnés. • Prendre des initiatives pour favoriser un état d’esprit innovant en interne.

Danielle M. Brian Delombaerde Desplinter - Mme - Jens Caroline Goemaere de Beukelaar - Ingrid Vernemmen - Mme Hanne - Riet Hoskens De Smet

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ACTAGROENINGE


PILIER 3 - PARTAGE DE CONNAISSANCES LABO DES ÉVÈNEMENTS MISSIONS • Appliquer une approche consolidée dans l’organisation de colloques et évènements, et former un guichet unique à cet effet. • Approcher les potentiels partenaires financiers pour des congrès et colloques, conformément à la législation. • Mettre sur pied des collaborations avec des parties externes pour élargir la fertilisation croisée dans les formations et colloques. • Informer les groupes cibles des évènements et colloques d’une manière créative. • Gérer les inscriptions et faire le suivi administratif des participations aux colloques et autres évènements.

M. Thomas Wielfaert - Mme Marie-Pascale Laigneil

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COMITÉ THE GREENHOUSE

L’AMBITION DE DONNER UNE VOIX AUX INNOVATIONS FONDÉES SUR LES CONNAISSANCES Prof. Dr Piet Desmet - Président du Comité The Greenhouse Prof. Dr Wouter De Corte - Dr Serge Vanderschueren - Mme Caroline de Beukelaar - M. Jeroen Degadt - Prof. Dr Piet Desmet - M. Thomas Wielfaert

Avec The Greenhouse, l’az groeninge souhaite renforcer son rôle d’hôpital innovant et fondé sur le savoir pour devenir un acteur clé du développement des soins de demain. Pour réaliser cette ambition, l’organe d’administration de l’az groeninge a commencé par mettre en place une équipe compétitive et résiliente dont la mission est de faciliter et de coordonner les procédures d’innovation à tous les niveaux de l’hôpital. Sous l’égide de Mme Caroline de Beukelaar, The Greenhouse est aujourd’hui en pleine expansion. Depuis longtemps déjà, notre hôpital jouait un rôle de moteur dans la recherche et l’innovation de la région, mais avec The Greenhouse nous passons à une vitesse supérieure.

Cela implique par-dessus tout de définir une mission, une vision et une stratégie claire pour The Greenhouse. Et c’est la tâche principale que l’organe d’administration de l’az groeninge a confiée au Comité The Greenhosue. Comité The Greenhouse est l’organe stratégique par excellence de l’organe d’administration. Il conseille sur la direction à prendre à l’avenir et se penche plus particulièrement sur les lignes stratégiques, les points d’action prioritaires, le modèle de gestion, l’approche globale des financements de projets et les partenariats. À l’heure de rédiger ce billet, un texte d’orientation, comme une boussole pour toutes les actions à prendre, a été validé. Les actions prioritaires sont systématiquement mises

“INNOVATION DISTINGUISHES BETWEEN A LEADER AND A FOLLOWER” Prof. Dr Piet Desmet - Prof Dr Wouter De Corte

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ACTAGROENINGE


dans la balance des trois domaines phares dans lesquels The Greenhouse joue un rôle de catalyseur et de soutien. Également à l’ordre du jour, différentes méthodes pour mettre sur pied des collaborations avec des centres d’expertise, incubateurs, entreprises, autres hôpitaux et acteurs du secteur des soins.

COMPOSITION DU COMITÉ : Direction - Dr Serge Vanderschueren, directeur médical - Mme Petra Archie, directrice des soins aux patients Médecins - Dr Olivier Vanovermeire, président du Conseil médical - Professeur Dr Wouter De Corte, directeur médical du Greenhouse Organe administratif - M. Jeroen Degadt, directeur général DIGI Belgium - Professeur Dr Piet Desmet, KU Leuven Kulak Membres externes - Mme Isabelle François, experte en innovations dans les soins de santé - M. Filip Pintelon, partenaire d’investissements dans les soins de santé, Capricorn Partners

“INNOVATION IS THE ABILITY TO SEE CHANGE AS AN OPPORTUNITY, NOT A THREAT” Steve Jobs

The Greenhouse - Mme Caroline de Beukelaar, manager - M. Thomas Wielfaert, membre du personnel Fier de la réussite de plusieurs séances de travail dont le but était de donner une interprétation plus concrète aux trois piliers du Greenhouse, le Comité referme sa première année de loyaux services. Le choix des articles et la rédaction finale de ce numéro sont également passés entre ses mains. The Greenhouse est impatient de réveiller davantage une innovation en continu avec l’équipe de l’az groeninge au grand complet et le plus vaste écosystème de notre région. Et le meilleur reste à venir !

Dr Serge Vanderschueren - Mme Caroline de Beukelaar - M. Thomas Wielfaert - M. Jeroen Degadt - Prof. Dr Piet Desmet - Prof. Dr Wouter De Corte

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PILIER 1

ESSAIS CLINIQUES

Les études cliniques translationnelles sont sans nul doute le pilier le plus robuste du Greenhouse. C’est une ambition saine d’acquérir des connaissances qui contribuent à un meilleur diagnostic et des traitements plus efficaces ainsi qu’à la transcription ciblée des connaissances scientifiques dans la pratique clinique.

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Dans les sciences médicales, les essais cliniques sont le fondement parce qu’ils poussent au développement de nouvelles méthodes de traitement, à l’amélioration de traitements déjà mis en place et à l’élargissement des connaissances médicales, ce qui permet au patient de bénéficier des derniers produits et des nouvelles méthodes de travail. Depuis 2009, notre personnel médical peut compter sur le soutien d’un bureau de coordination, le Centre d’essais cliniques ou encore le Clinical Trial Center (CTC). En étroite collaboration avec des partenaires externes, le CTC assure la coordination de la recherche clinique dans notre hôpital. Avec près de 120 nouvelles études et quelque 3000 patients participants par an, le CTC a de quoi s’occuper. Notons également qu’à l’az groeninge, 80 % des services médicaux mènent des études cliniques ! La proportion entre essais cliniques impliquant des établissements de santé et ceux impliquant des entreprises du secteur médical est équilibrée. À cet effet, nous collaborons avec presque toutes les universités belges, des groupes de recherche nationaux et internationaux et les plus importantes entreprises pharmaceutiques.

Poursuivez votre lecture pour découvrir les illustrations de différentes collaborations qui font toutes la différence pour le patient.


LA COLLABORATION PORTE DES FRUITS - 3 EXEMPLES 1. ÉTUDE PANTHA Dr Siska Van Bruwaene, urologue az groeninge Mme Christel Van Eycken, senior manager Bayer

POURQUOI BAYER A CHOISI L’AZ GROENINGE POUR CET ESSAI CLINIQUE ?

POURQUOI CETTE ÉTUDE EST-ELLE IMPORTANTE POUR LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT ?

Mme Christel Van Eycken : Nous connaissions l’az groeninge de nos collaborations antérieures avec le Prof. Dr Alex Maes. L’étroite coopération entre les services d’urologie et de médecine nucléaire est une plus-value. Comme nous avions déjà travaillé ensemble, nous pouvions rapidement mettre sur pied cet essai. La vitesse du lancement administratif avec le CTC est également un plus pour faire suivre l’étude et le recrutement sans trop de délai.

Dr Siska Van Bruwaene : Cette étude est cruciale parce qu’elle propose une nouvelle option de traitement du cancer de la prostate. La thérapie peut potentiellement prolonger la durée de vie du patient tout en proposant une solution plus élégante et moins drastique comparée aux traitements traditionnels. Elle peut aussi faciliter les options de traitement du patient et améliorer sa qualité de vie en général.

QUEL EST L’ASPECT NOVATEUR DE LA MOLÉCULE UTILISÉE DANS L’ÉTUDE PANTHA ? ET QUEL AVANTAGE POUR LE PATIENT ? Mme Christel Van Eycken : Ces dernières années, les options de traitement pour les patients atteints d’un cancer de la prostate ont explosé. En revanche, elles ont toutes montré une efficacité sur une période limitée, avec une récidive et une progression tumorale par après. De nouveaux traitements efficaces comprenant différents modes d’action pour le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration en particulier sont donc indispensables. Notre étude offre un potentiel dans le sens où elle pourrait devenir une option de traitement complémentaire en cas de pathologie dans un stade avancé. Notons, par ailleurs, qu’elle ne cible que les cellules prostatiques cancéreuses. L’étude Pantha administre aux patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration un radioisotope alpha qui émet une dose de radiation cytotoxique aux cellules cancéreuses provoquant un minimum de lésions aux tissus sains. La substance a par ailleurs une action qui aide à prolonger la période de résistance dans le plasma, augmenter l’assimilation dans la tumeur et améliorer l’efficacité. Le tout étant encore en phase d’étude, il faut maintenant prouver.

Dr Siska Van Bruwaene - urologue az groeninge

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2. RECHERCHE SUR L’IA DANS LA PRATIQUE CLINIQUE PAR THE GREENHOUSE ET LA KU LEUVEN KULAK Prof. Dr Wouter De Corte - Medical lead The Greenhouse Prof. Dr Celine Vens - Professeur Soins de santé sociaux et de première ligne, KU Leuven Kulak Responsable Machine Learning & AI in Health de l’ITEC, un groupe de recherche appertenant à l’imec de la KU Leuven Kulak

À l’heure où les soins de santé font face à une complexité croissante, un manque de personnel et un excès de données, il est urgent de trouver des solutions innovantes. L’intelligence artificielle (IA) offre des perspectives prometteuses, mais seulement si elle est développée et appliquée de manière réfléchie, fondée et pertinente d’un point de vue clinique. À l’az groeninge, cette vision est matérialisée par The Greenhouse, notre incubateur d’innovations qui développe des projets mêlant pratique clinique, sciences et technologie en collaboration avec des professionnels de la santé et partenaires académiques tel le groupe de recherche imec de la KU Leuven Kulak.

EXPLORATION DE DONNÉES ET IA DANS LES SOINS DE SANTÉ Dès le coup d’envoi, le service d’anesthésie et de soins intensifs a joué un rôle important. Constatant rapidement la valeur d’une collaboration clinique et académique dans le domaine de l’exploration de données, il a saisi l’opportunité de contribuer activement à faire le lien entre innovation technologique et application dans la pratique. La KU Leuven Kulak a fait le même constat dans un temps record, ce qui a jeté les bases d’une collaboration multidisciplinaire, étroite et de longue durée entre l’hôpital et l’université. Ce partenariat part d’un principe sans équivoque : les hôpitaux disposent d’une grande quantité de données cliniques structurées alors que les universités disposent de l’expertise pour appliquer des techniques d’analyse avancées sur ces données et donc développer des applications numériques innovantes. L’ITEC, le centre de recherche interdisciplinaire de la KU Leuven Kulak et du centre de recherche stratégique imec, dispose d’une solide équipe d’ingénieurs en machine learning, spécialistes de données et chercheurs en IA qui, cerise sur le gâteau, testent régulièrement leurs modèles d’analyse de données sur des données cliniques. De manière générale, leurs études se penchent sur le développement de solutions numériques personnalisées et adaptatives dans les secteurs de l’éducation et de la formation ainsi que dans le secteur des soins de santé. Techniques avancées issues de l’IA et sciences des données constituent le fil conducteur. Plus d’info sur itec.kuleuven-kulak.be

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ACTAGROENINGE

Dans ce contexte, The Greenhouse est un pont entre ces deux univers. Mais l’incubateur d’innovations facilite bien plus que des projets d’étude. Aussi, son équipe soutient les professionnels de la santé et les chercheurs sur le plan juridique, éthique et organisationnel, accompagne les demandes de subsides et participe aux réflexions stratégiques pour valoriser les études. C’est ainsi que naît un écosystème où besoins cliniques et expertise académique se renforcent mutuellement.

ÉVALUATION DES RISQUES CHEZ LE PATIENT Le doctorat de M. Louis Van Slambrouck, manager des soins qui développe la plateforme Virtual Midcare avec l’aide du service d’anesthésie et de soins intensifs, le département de nursing de l’az groeninge et l’ITEC est un bel exemple d’une telle collaboration. Cette plateforme numérique a pour objectif d’identifier à temps et via des modèles de prédiction les risques chez le patient en dehors des soins intensifs. Virtual Midcare illustre pleinement comment innovation technologique et pratique clinique sont entremêlées, la première contribuant à la seconde, tout en respectant le rôle du corps médical et infirmier. Le prestataire de soins, dénommé « clinician in the loop » joue un rôle clé dans la réussite de l’IA dans les soins. La technologie sera rentable si elle correspond à la réalité de la pratique clinique et si les cliniciens sont impliqués dans son développement, son interprétation et son application. Prof. Dr Wouter De Corte : « En tant qu’anesthésiste intensiviste, je considère que c’est ma mission de surveiller ce lien, mais aussi de le faire valoir. C’est la seule manière de développer des outils numériques qui sont techniquement sensés et utilisables. »


Prof. Dr Celine Vens - PhD Michela Venturini - Prof. Dr Wouter De Corte à l’occasion de la défense de thèse de doctorat ‘Adverse Event Prediction in the Intensive Care Unit Using Interpretable Machine Learning’.

Dans cette collaboration, l’éducation constitue un autre volet important aux côtés des projets d’étude. Prof. Dr Celine Vens : « Au Greenhouse, des étudiants universitaires rédigent des thèses de bachelier sur l’IA dans les soins, participent à des datathons internationaux organisés par des sociétés scientifiques des soins aigus et ont l’occasion d’en apprendre davantage sur les données réelles et les cas cliniques. »

IA AUX SOINS INTENSIFS Cette collaboration porte ses fruits, la récente défense de thèse de doctorat de Mme Michela Venturini en est la preuve. Dans son doctorat, le machine learning ou « apprentissage automatique » est exploité pour prédire de manière pertinente certaines données cliniques chez le patient critique en soins intensifs. Concrètement, cette coopération se concentre sur le dépistage précoce du délire et la nécessité d’une intubation en ventilation mécanique. Pour le cas de délire, nous avons également coopéré avec une entreprise suisse qui a développé un algorithme similaire pour le patient postopératoire. Ce projet de doctorat a engendré une étroite cocréation entre The Greenhouse, le service d’anesthésie et de soins intensifs, la KU Leuven Kulak — ITEC et l’entreprise suisse PiPRA qui a optimisé et adapté l’algorithme aux soins intensifs. Finalement, cette coopération démontre comment The Greenhouse favorise activement l’interaction entre hôpital, université

et industrie pour que l’innovation profite à la science, mais aussi à la pratique. L’objectif est de développer un outil fiable et cliniquement pertinent qui permet d’intervenir quand il le faut et de garantir une prise en charge personnalisée en soins intensifs. De nombreux modèles basés sur l’IA sont encore en phase de développement et de validation à l’heure qu’il est. Pas encore appliqués au lit du patient, les premiers résultats sont pourtant encourageants. La fusion entre demandes cliniques et expertise académique semble donner un bon terreau qui conduit à des connaissances d’une grande valeur pour l’hôpital et pour les soins dans la plus vaste région aussi.

CALL TO ACTION! À l’avenir, The Greenhouse veut être plus qu’une plateforme de projets interne. Nous invitons les médecins-confrères, chercheurs, médecins généralistes, mais aussi hôpitaux voisins à se joindre à nous pour développer des innovations cliniquement pertinentes. Vous êtes professionnel de la santé et avez une idée, une question ou un défi dans votre pratique que vous aimeriez explorer scientifiquement ? Vous êtes chercheur ou développeur, intéressé par les vrais problèmes dans les soins de santé et les applications percutantes ? Contactez-nous sans plus attendre ! La collaboration, au-delà des disciplines et des établissements, est la clé pour faire pleinement profiter aux soins de santé l’innovation digitale.

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3. LA COLLABORATION AVEC LES UNIVERSITÉS AMÉLIORE LA PRISE EN CHARGE DE NOS PATIENTS DR WOUTER VAN MOERKERCKE, GASTRO-ENTÉROLOGUE AZ GROENINGE

Infliximab et Vedolizumab sont deux thérapies biologiques utilisées dans le traitement des patients atteints de rectocolite hémorragique et de la maladie de Crohn. Commercialisé en 1998, Infliximab est la première thérapie pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Quelques années plus tard, Vedolizumab a été développé et finalement commercialisé en 2014. Administrées en intraveineuse, ces deux thérapies peuvent désormais être administrées par voie sous-cutanée aussi. Une étude randomisée contrôlée comparant un traitement d’entretien à l’Infliximab par voie sous-cutanée versus intraveineuse chez les patients MICI a prouvé qu’en termes de pharmacocinétique, l’administration sous-cutanée n’a rien à envier à l’administration par perfusion, avec des profils d’efficacité, de sécurité et d’immunogénicité similaires en plus ! En revanche, changer de voie d’administration (de l’intraveineuse à la voie sous-cutanée) chez les patients qui bénéficient depuis longtemps d’une thérapie d’entretien en intraveineuse n’a pas encore fait l’objet d’une étude.

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ACTAGROENINGE

Dr Wouter Van Moerkercke

En collaboration avec l’UZ Leuven, cette étude exploratoire rétrospective a pour objectif d’étudier le maintien d’une thérapie sous-cutanée, les causes qui poussent à y mettre un terme et les éventuels facteurs prédictifs pour la maintenir dans le temps. Pour des raisons de facilité, les patients préfèrent généralement la voie sous-cutanée à l’intraveineuse. Facile à administrer, ils ne sont plus contraints de se rendre à l’hôpital. Par ailleurs, la durée d’administration est revue à la baisse et équivaut aux quelques minutes nécessaires à une injection. Finalement, passer de la perfusion à l’injection peut offrir des avantages économiques, dont une utilisation plus réduite des moyens hospitaliers, engendrant un effet positif direct sur la population en général. L’étude des modèles de comportement et des facteurs prédictifs est importante pour soutenir au mieux le patient au cours de son traitement à long terme.


L’UNION ENTRE LES SOINS ET LA SCIENCE UNE PETITE VISITE À LA BIOBANQUE PROF. DR TOM VAN MAERKEN - LABORATOIRE CLINIQUE DE L’AZ GROENINGE Fondée en 2019, la biobanque de l’az groeninge est responsable de l’obtention, du traitement, de la conservation et de la mise à disposition de matériel corporel humain et des données liées. Son objectif est de permettre la recherche scientifique, à l’exception de la recherche destinée aux applications médicales humaines. Tout un programme ! Pour faire simple, les échantillons humains utilisés dans le cadre d’une étude doivent d’abord passer par la biobanque. À l’issue d’une série de contrôles, enregistrements, encodages et éventuelles transformations, la biobanque délivre les échantillons ou le matériel dérivé pour une étude scientifique.

Prof. Dr Tom Van Maerken

POURQUOI UNE BIOBANQUE À L’AZ GROENINGE ?

UNE SÉRIE DE MISSIONS CONCRÈTES DE LA BIOBANQUE

Conformément à la législation, le matériel corporel humain destiné à la recherche scientifique doit être enregistré dans une biobanque qui est également responsable de sa vérification. Sans la biobanque, l’az groeninge ne disposerait pas des mêmes options de participation et de réalisation d’études scientifiques cliniques et translationnelles. Par ailleurs, une biobanque performante peut faciliter le travail des chercheurs tout en augmentant la qualité de la recherche scientifique.

- Contrôle de l’objet et de la portée du consentement par le donneur pour le matériel corporel humain ;

Pour différentes raisons, la législation prévoit l’enregistrement du matériel corporel humain destiné à la recherche scientifique dans une biobanque qui est par ailleurs la seule à pouvoir fournir du matériel corporel humain à cette fin. La protection des droits du donneur est une motivation importante pour le législateur. Aussi, la biobanque veille à ce que le donneur ait marqué son accord pour utiliser le matériel corporel dans une étude scientifique. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un consentement éclairé, même si dans des cas spécifiques de matériel résiduel, l’absence de notification de refus d’inclusion des échantillons de la part du donneur informé par écrit peut suffire. Dans le cas où l’étude mettrait en lumière des informations qui peuvent être importantes pour l’état de santé du donneur, la biobanque est également chargée de les transmettre au donneur. Notons par exemple le dépistage d’une pathologie grave ou d’un défaut héréditaire qui augmente le risque du donneur ou d’un parent de développer une maladie pour laquelle une prévention ou un traitement existe pourtant. En imposant la mise en place d’une biobanque pour l’utilisation de matériel corporel humain dans la recherche scientifique, le législateur a également l’ambition de mieux contrôler les flux de ce matériel, d’obtenir une meilleure qualité et une plus grande transparence.

- Vérification de la conformité du matériel corporel humain obtenu ; - Garantie de la pseudonymisation ou de l’anonymisation du matériel corporel ; - Traçage du matériel corporel dans le cas de pseudonymisation ou suppression de la traçabilité en cas d’anonymisation ; - Traitement et conservation correcte du matériel corporel humain obtenu ; - Remise du matériel corporel pour la recherche scientifique après établissement d’un contrat par écrit avec l’établissement ou la personne qui bénéficie du matériel corporel ; - Inspection sur les informations fournies au donneur pseudonymisé lorsque les résultats de recherche mettent en évidence des renseignements importants pour sa santé ; - Déposition de la nature, l’origine et la destination du matériel corporel et respect des activités et objectifs tels qu’enregistrés au Comité éthique de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS). En assumant ces tâches, la biobanque constitue un maillon essentiel de la recherche scientifique translationnelle et clinique réalisée au sein de l’az groeninge ou avec sa collaboration. D’un point de vue opérationnel, la biobanque fait partie du laboratoire clinique. Effectivement, la manipulation du matériel corporel humain est étroitement liée à l’expertise de ce service. En plus d’un gestionnaire médical, un directeur opérationnel assure son fonctionnement quotidien. Une équipe formée de sept laborantins se consacrent aux différentes manipulations du matériel corporel humain dans la plus grande efficacité et selon les normes en vigueur.

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LES SOINS INTELLIGENTS COMMENCENT AVEC DES DONNÉES INTELLIGENTES Depuis toujours, nous essayons de créer un maximum de valeur à partir des données disponibles dans notre hôpital. C’est pourquoi, en 2020, le service de Data science qui se concentre essentiellement sur la réutilisation de données médicales a été mis sur pied. D’abord prudent, ce service visait à soutenir une poignée de dossiers stratégiques, mais aujourd’hui, il s’agit d’une équipe à part entière composée de trois scientifiques de données qui met son expertise au profit de l’innovation et de la recherche. L’équipe travaille en binôme avec d’autres services pour trouver une réponse commune à un large éventail de questions complexes liées aux data. Ces dernières années, l’équipe de Data science s’est concentrée sur des initiatives axées sur les données dans le but d’améliorer la qualité des soins, d’optimiser les aspects opérationnels, de développer des projets innovants et de mener des études scientifiques. Pour soutenir tout ça, une infrastructure de données performante se développe tous les jours un peu plus pour permettre la réutilisation maximale des données (cliniques). Une motivation qui demeure à l’avenir, car les données doivent être exploitées au maximum dans les domaines où les connaissances manquent, indépendamment du département ou du service de l’organisation. Nous sommes heureux de mettre en lumière une série de réalisations où nous cédons la parole aux utilisateurs finals : médecins, infirmiers et autres collègues qui ont amélioré les opérations de l’hôpital et la prise en charge de nos patients au moyen de connaissances axées sur les données.

TAUX D’OCCUPATION DE L’HÔPITAL EN TEMPS RÉEL

de demain. Nous voulions gérer la capacité des lits d’une manière plus intelligente et répondre plus rapidement aux fluctuations dans les admissions.

En collaboration avec Mme Aurélie Strypstein, chef de service du planning des admissions, nous avons développé un tableau de bord qui affiche toutes les demi-heures le taux d’occupation actuel de l’az groeninge.

Mais pour y arriver, nous avions besoin de données fiables en temps réel. C’était la seule manière de prendre les bonnes décisions au bon moment. Et à ce niveau-là, nous avions besoin d’aide. »

QUEL ÉTAIT LE DÉFI OU PROBLÈME POUR LEQUEL VOUS AVIEZ BESOIN D’UN SOUTIEN AU NIVEAU DES DONNÉES ?

COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

« La pression sur les hôpitaux augmente sans cesse. Le personnel, mais aussi les lits et l’infrastructure manquent de plus en plus. Dans notre service, nous ne pouvions plus continuer à travailler comme avant, réglant un bémol à droite et un autre à gauche à un rythme effréné. Nous avions besoin d’une approche structurelle à l’épreuve des défis d’aujourd’hui et

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ACTAGROENINGE

« Nous étions sur la même longueur d’onde dès la première rencontre. La séance de brainstorming avec l’équipe s’est très bien passée et Jens, un des spécialistes des données, s’est vraiment distingué par son enthousiasme et sa détermination. Pour nous, c’était un véritable casse-tête, mais il a réussi à développer un tableau de bord pratique et visuel en quelques semaines à peine. C’était efficace et inspirant. »


QU’EST-CE QUE LE PROJET VOUS A APPORTÉ ? « Le nouveau tableau de bord indique clairement le nombre d’admissions ainsi que le nombre de sorties prévues, ce qui nous permet de coordonner la planification des lits avec beaucoup plus d’efficacité. L’effet sur la qualité des soins est direct : les patients sont plus souvent hospitalisés dans le bon service, ils bénéficient plus rapidement de leur choix de chambre et la répartition des effectifs est optimisée. Ces améliorations sont à la base d’un plus grand calme à l’hôpital et augmentent la satisfaction de notre personnel ét de nos patients. »

AVEZ-VOUS ENVISAGÉ DE DÉVELOPPER CETTE SOLUTION À L’AVENIR ? « La mise en œuvre du tableau de bord n’est pas le terminus, mais le départ. Nous aimerions lancer un baromètre d’affluence pour que tous nos collaborateurs puissent voir le taux d’affluence de l’hôpital en un coup d’œil. Il favoriserait aussi la collaboration entre les différents services et permettrait de mieux adapter la prise en charge à la réalité de tous les jours. D’autres services ont également laissé entendre qu’ils aimeraient intégrer notre tableau à leurs opérations. La force des données fait ses preuves dans notre hôpital, et ce n’est que le début. »

LE RÔLE DES « DONNÉES DE LA VIE RÉELLE » DANS L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE Dr Koen Van Eygen - chef du service d’hématologie Depuis le lancement de notre service Data science, les partenaires de l’industrie pharmaceutique montrent beaucoup d’engouement à collaborer et espèrent obtenir des connaissances valables sur l’utilisation, la sécurité et l’efficacité de leurs médicaments à partir de données cliniques disponibles. Effectivement, ces renseignements sont utiles pour les études de marché, les dossiers de remboursements ou encore le fondement scientifique. Jusqu’il y a peu, la législation qui était imposée aux entreprises pharmaceutiques collectant des données entraînait de nombreuses demandes pour des essais de phase IV, avec des exigences de qualité de plus en plus sévères en termes de données. Les essais de phase IV recueillent des informations sur la prise d’un médicament après sa commercialisation. Le législateur exige effectivement une confirmation dans la pratique clinique des résultats prouvés par les essais cliniques. Mais il souhaite également dépister les effets indésirables qui échappent aux essais cliniques en raison de leurs trè rare manifestation. L’indemnité octroyée pour ces essais ne couvrait généralement pas les investissements nécessaires en effectifs. En plus, leur valeur scientifique était très limitée, voire nulle. En résumé, notre personnel était terriblement frustré et l’industrie, tout aussi insatisfaite, n’arrivait pas à atteindre le nombre de cas souhaités ou le niveau d’exigence. La demande pour ce type de données n’a pas cessé, mais depuis peu, les demandeurs ne sont plus les thérapeutes, mais bien les membres de l’équipe Data science. Depuis quelques années, les entreprises pharmaceutiques s’y prennent différemment : elles travaillent avec des entreprises qui essaient de distiller ces données depuis la vie réelle (Real World Evidence – RWE), à partir de dossiers patients. C’est moins simple que ça en a l’air parce que les dossiers patients électroniques disposent de données

Dr Koen Van Eygen - hématologue

structurées, mais en quantité limitée seulement. Beaucoup de renseignements sont uniquement repris dans une note écrite, un rapport médical ou infirmier. En d’autres termes, la grosse majorité des données n’est ni incluse ni conservée dans un tableau de données structurées en rangées ni facilement extrapolable. Pour extraire suffisamment de données pertinentes depuis les dossiers patients, une série d’outils ont été développés. • Extraction des données structurées présentes dans le dossier patient, et si possible, traduction vers un langage international de base de données (OMOP, FIHR). Cela permet de comparer les données de différents hôpitaux et de les mettre en commun dans une grande base de données globale. Le gouvernement montre de l’intérêt pour cette technologie et a lancé un projet pilote pour lequel l’az groeninge a été sélectionné. • Traitement automatique du langage naturel (Natural language processing – NLP) : différentes entreprises ont dévelop21


pé des logiciels pour sélectionner et stocker des données structurées pertinentes à partir de données non structurées (dans les rapports, les notes…) des dossiers patients. Le concept séduit et c’est sûr qu’à l’avenir, c’est la voie à suivre, mais dans la pratique, ces logiciels n’apportent pas encore assez de granularité aux dossiers pour arriver à une analyse approfondie. • Depuis l’arrivée de l’équipe Data science, l’hôpital tente de récupérer un maximum de données en les enregistrant d’une manière plus structurée dans les dossiers patients. En hématologie, chaque contact avec un diagnostic principal fait l’objet d’un encodage depuis 2023. Dans un premier temps, ça a demandé de gros efforts, mais une fois le diagnostic principal correctement encodé dans le dossier patient, un seul clic suffit. Le premier objectif est de comprendre la population de patients et la nature des contacts, mais l’encodage permet aussi d’interroger plus efficacement les dossiers patients à d’autres fins : collecter des données de la vie réelle (RWE) pour les entreprises pharmaceutiques, par exemple. Nous avons participé à une collaboration visant à collecter des RWE dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique (LLC). Il s’agit d’une cohorte particulière, parce que les patients ne sont plus hospitalisés dans un service hospitalier ni inscrits à l’hôpital de jour. Ils ne font que consulter le médecin dans le cadre de leur LLC. Il est clair que dans ce cas, les sources structurées classiques d’un hôpital comme les résumés infirmiers, paramètres vitaux, médicaments dispensés, RHM, RCM… sont à peine exploitables. Les données relatives à ces patients sont presque exclusivement consultables dans des résumés médicaux, notes de médecins, oncocoaches, pharmaciens hospitaliers ou documents scannés. Les résultats des analyses de sang sont le plus souvent disponibles en externe uniquement et en format PDF (plateforme CoZo). Pour la prise de médicaments, il faut consulter le module de médicaments à domicile dans le poste de travail clinique (KWS) qui est, ce n’est pas un

secret, peu concluant. Pourtant, la technologie combinée semble capable de donner un aperçu approximatif de cette population, à condition cependant d’engager un effort humain important. Aussi, les informaticiens doivent encoder la requête pour extraire les données adéquates à partir du dossier patient. Dans cette première phase, les données générées par la NLP doivent être validées dans le dossier. Mais dans ce cas spécifique, un autre problème s’est manifesté : beaucoup d’analyses labo se font en externe et peuvent être consultées dans le dossier patient, mais seulement dans un fichier PDF illisible ou lisible via une source externe non accessible (plateforme CoZo). Impossible donc d’inclure ces données, ce qui limitait les détails de la requête. La requête s’est faite de la même manière dans différents hôpitaux s’appuyant sur différents dossiers patients informatisés. Les résultats sont relativement comparables, démontrant leur validité. Les limitations décrites plus haut ne sont, par ailleurs, pas liées à notre hôpital ou à nos dossiers patients en particulier, mais présentes dans tous les hôpitaux. Le chemin est encore long. C’est une innovation qui reste très chronophage et demande de gros investissements en termes de ressources humaines. Pourtant, cette technologie semble avoir un énorme potentiel. Comprendre nos gestes médicaux, la prise de médicaments, les résultats de nos patients sont des choses indispensable si nous voulons garder des soins de santé efficaces et de qualité. Aujourd’hui, l’industrie pharmaceutique est la première à mettre en place des projets pilotes (qui nous permettent aussi d’acquérir des connaissances) et à prévoir les ressources nécessaires à cet effet. Une fois que la technologie aura gagné en maturité, il devrait être possible de lancer des requêtes à des fins de stratégie interne ou d’utilisation scientifique.

ANALGÉSIE CIBLÉE APRÈS UNE CHIRURGIE Dr Matthias Desmet - médecin chef du service d’anesthésie Différents rapports ont été rédigés en collaboration avec le Dr Matthias Desmet, chef du service d’anesthésie dans le but d’évaluer l’analgésie après une chirurgie. Les connaissances obtenues ainsi montrent très clairement où la politique de prise en charge de la douleur peut être améliorée. En anesthésie, ces rapports constituent d’ailleurs une base pour les peer reviews et la concertation interne, contribuant à une amélioration continue de la qualité. Finalement, certains résultats ont été présentés à l’occasion de congrès internationaux. « Ces rapports extrêmement clairs nous permettent d’évaluer la douleur postopératoire après toutes les interventions chirurgicales pratiquées dans notre bloc opératoire. Nous utilisons les enregistrements réalisés de manière standard dans l’unité de réveil et les unités de soins. En d’autres termes, nous réutilisons au maximum des données déjà disponibles pour éviter

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de créer une nouvelle contrainte administrative. Nous avons maintenant une base de données avec des informations liées à plus de 150 000 interventions pratiquées à l’az groeninge. Ces données peuvent être filtrées par démographie, discipline, type d’intervention, type d’anesthésie, chirurgien et anesthésiste responsables, permettant de sélectionner les interventions où les scores de douleurs sont plus élevés que ce qu’ils devraient être. À l’issue d’une concertation avec les anesthésistes, nous adaptons le traitement analgésique appliqué à ce type d’intervention. Avant l’existence d’un tableau de bord, nous utilisions la méthode de gestion de la qualité classique (PDCA). Une certaine période de mesure précédait un plan d’action dans lequel une seconde période de mesure évaluait l’efficacité de la nouvelle technique d’anesthésie. En principe, différentes périodes de mesure évaluaient le respect du nouveau protocole. Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’évaluer l’effet des modifications à court terme grâce aux mises à jour quotidiennes, ce qui nous permet d’atteindre un résultat dans un temps record. La conformité au nouveau protocole peut également être surveillée sans suivi supplémentaire qui demanderait du temps. Nous utilisons aussi le tableau de bord pour comparer notre pratique à celle de nos confrères. En comparant les résultats, nous espérons créer une culture où nous pouvons parler ouvertement des points d’amélioration. Au départ, tout se faisait de manière anonyme par le biais d’un numéro attribué à chaque anesthésiste. Aujourd’hui, cela a évolué vers un système ouvert. Finalement, nous utilisons le tableau pour évaluer la valeur des nouvelles techniques anesthésiques dans la pratique clinique de tous les jours. Trop souvent, les avantages des techniques d’anesthésie innovantes s’avèrent restreints après des premières publications pourtant positives. Il faut souvent attendre quelques années avant que la littérature n’en parle. Mais grâce à ce tableau de bord, nous pouvons rapidement comparer les nouvelles techniques aux méthodes de travail actuelles en anesthésie. Dans sa conception, la collaboration avec l’équipe de Data science était indispensable. L’équipe avait les connaissances et compétences pour développer les rapports. En contrepartie, elle s’est appuyée sur nous pour les données relatives aux paramètres cliniques importants et leur validation. Grâce à cette excellente collaboration, le tableau de bord peut être transformé en outils pour la pratique clinique. À l’avenir, nous espérons aller plus loin : utiliser le tableau avec d’autres services d’anesthésie qui se basent sur le même système de dossiers patients informatisés pour faire des comparaisons, mais aussi mener des études scientifiques.

Dr Matthias Desmet

Si nous pouvions regrouper les données de tous ces établissements, la base de données commune deviendrait si grande qu’elle pourrait être utilisée pour des modèles prédictifs sur la qualité de l’anesthésie dans différents établissements. »

QUALITÉ DE SOINS EN IMAGES PROGRAMME DE SOINS POUR LES TUMEURS OVARIENNES Dr David Debruyne - gynécologue az groeninge À la suite d’un rapport du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) qui recommandait la centralisation des soins pour de nombreuses tumeurs complexes, nous avons développé un tableau de bord pour les tumeurs ovariennes notamment. Résumant des données sur le volume et la qualité, ce tableau est le fruit d’une collaboration entre médecins, oncocoaches, l’équipe de qualité et l’équipe de Data science. Son but est de surveiller les objectifs de qualité tels que définis dans le programme de soins pour les tumeurs ovariennes. L’objectif de la centralisation des soins complexes est l’optimisation continue de soins rentables et de qualité. Pour enregistrer et mesurer la qualité des soins, il est essentiel de définir des indicateurs de qualité. La mise en œuvre d’un tableau de bord pour analyser la qualité d’un programme de soins fondé sur les preuves est un excellent outil pour optimiser la qualité de la prise en charge et veiller également au volet financier.

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Les tumeurs ovariennes font partie du groupe de cancers rares et complexes pour lequel les organismes nationaux (KCE) et internationaux (ESGO) recommandent la centralisation des soins. Pour permettre à l’az groeninge de se profiler comme centre d’expertise de ce type de tumeur complexe et pour améliorer la qualité de nos soins axés sur le patient, nous avons établi un programme de soins où la prise en charge de cette cohorte de patients est non seulement standardisée, mais aussi multidisciplinaire. Oncologues, chirurgiens digestifs, oncocoaches, pharmaciens, unités de soins, membres du service de qualité et analystes des données du Greenhouse ont uni leurs forces pour établir un programme où les soins sont intégrés et où l’approche est centralisée et multidisciplinaire. Les objectifs fixés étaient notamment une chronologie efficace des examens planifiés, une réduction des délais, une augmentation de l’implication du patient et la surveillance du programme des soins au moyen de la numérisation des données. Ils ont été retranscrits en indicateurs de qualité qui permettent d’évaluer l’efficacité du programme de soins. Dr David Debruyne - gynécologue az groeninge

En intégrant les indicateurs de qualité du programme de soins au tableau de bord pour tumeurs ovariennes, nous pouvons réaliser une analyse de données ciblée et continue et objectiver des variations indésirables ou inattendues dans ces indicateurs. La collaboration avec les analystes du Greenhouse était essentielle pour ce volet du programme de soins. En intégrant des données du Registre cancer et des outils KWS comme Formasa dans le tableau de bord, les analystes sont arrivés à un affichage limpide de tous les indicateurs de qualité du programme de soins, permettant une évaluation aussi correcte que rapide. Depuis la mise en œuvre du programme de soins, nous constatons une durée d’hospitalisation moyenne moins longue et une réduction du nombre de variations. Nous constatons également une application plus fréquente de l’analyse génétique chez le patient atteint d’un cancer de l’ovaire et un délai plus court entre la chirurgie et la reprise de la chimiothérapie qui, ici aussi, montre moins de variation. Permettant de rapidement consulter la cause des résultats anormaux et d’y associer des points d’action concrets pour améliorer les soins, le lien vers les dossiers patients s’avère particulièrement utile.

« Au cours d’un tel projet, il est évident que le travail axé sur les données devient de plus en plus indispensable dans une prise en charge de qualité. D’après moi, cette interconnexion est essentielle pour faire évoluer davantage les programmes de soins de l’avenir », indique le Dr Debruyne.

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LES ENREGISTREMENTS DEVIENNENT DES RÉSULTATS : L’ÉVOLUTION DE LA BANQUE DE DONNÉES EN TRAUMATOLOGIE Mme Nele Van Damme - PhD, coordinatrice de projet soins en traumatologie Depuis fin 2013, notre Centre de traumatologie participe au Registre de traumatologie de la Société allemande pour la chirurgie traumatologique (Deutsche Gesellschaft für Unfallchirurgie - DGU®) qui œuvre à la collecte des données de patients atteitns d’un traumatisme majeur sur le trajet entier, couvrant donc la période qui commence avant l’hospitalisation et prend fin à la sortie. Avec la participation de 699 hôpitaux, surtout en Allemagne, mais aussi 33 hôpitaux en Belgique, c’est le plus important registre de traumatologie en Europe. Pour compléter le formulaire d’enregistrement du Registre de traumatologie, il faut néanmoins encoder 148 paramètres par patient, un effort non négligeable. Jusqu’en 2020, nous appliquions la méthode des autres hôpitaux, à savoir des notes sur papier avant d’encoder dans la plateforme de la DGU. Cette méthode comprenait des risques d’erreur au moment de la retranscription. En plus, nous devions demander nos données à la DGU avant de pouvoir faire une analyse. Lorsque M. Christophe Wybo, spécialiste en poste de travail clinique (KWS) a développé un formulaire Formasa sur la base du formulaire d’enregistrement de la DGU, nous avons fait un grand bond en avant. L’enregistrement faisait dès lors partie du dossier patient, nous permettant d’établir notre propre base de données.


Quelques mois plus tard, M. Frederik Speleers, informaticien, nous a fait gagner encore plus de temps avec une seconde innovation. En concertation avec la DGU, il a développé un outil pour convertir notre fichier Excel, généré sur la base des formulaires Formasa en fichier XML qui vérifie aussi les erreurs (de frappe) fréquentes. Dans un second temps, ce fichier XML peut être téléchargé dans le registre DGU, ce qui permet de ne plus devoir encoder manuellement et réduit la charge de travail ainsi que le risque d’erreurs. Hormis une poignée d’hôpitaux allemands et l’UZ Leuven, nous sommes le seul hôpital belge à télécharger nos données de cette manière dans le Registre de traumatologie (l’UZ Leuven a développé un outil de conversion similaire en 2023 sur la base de nos connaissances et algorithmes). Depuis 2024, nous essayons même d’extraire automatiquement un maximum de données depuis le poste de travail clinique (KWS). M. Louis Desmet, spécialiste des données au Greenhouse, a réalisé un travail d’une valeur inestimable. Une condition sine qua non est que les données soient structurées dans le KWS (donc pas dans des rapports) et que les paramètres soient enregistrés de manière cohérente et fiable, idéalement dans le cadre d’une prise en charge. En tandem avec l’UZ Leuven, nous cherchons actuellement une solution pour les données qui ne sont pas (encore) structurées.

DÉVELOPPEMENT D’UNE BANQUE DE DONNÉES ET D’UN TABLEAU DE BORD Depuis 2020, nous mettons sur pied notre banque de données en MS Excel à partir des encodages dans les formulaires Formasa. Mais nous voulions aussi utiliser les données des années antérieures. Une fois de plus, nous avons fait appel à M. Louis Desmet du Greenhouse qui a intégré les deux banques de données pour arriver à des informations liées à près de 1800

patients. M. Desmet s’est basé sur ces données pour développer un tableau de bord en PowerBI qui permet de suivre l’évolution de nos indicateurs de qualité (surtout les indicateurs de processus) au jour le jour, mais aussi de visualiser en un seul coup d’œil notre population et son traitement. Et grâce à Mme Els Depoortere, les résultats dans les questionnaires de satisfaction du patient ont également une place dans ce tableau.

RÉSULTATS RAPPORTÉS PAR LE PATIENT Depuis janvier 2021, les patients du programme de soins en traumatisme majeur peuvent compléter un questionnaire « Patient reported outcomes », c’est-à-dire le résultat rapporté par le patient d’un point de vue physique, psychique et social. Un questionnaire validé à l’international et envoyé par mynexuzhealth 3 semaines, 3 mois et 1 an après l’accident. À la base, nous analysions ces questionnaires manuellement. M. Christophe Wybo a généré une liste de patients pour qui la vie après l’accident était potentiellement plus difficile à partir de valeurs limites. Un membre du personnel infirmier spécialisé en traumatologie se met en relation avec ces patients pour les aider et/ou les rediriger vers le prestataire de soins dont ils ont besoin. Le projet Vroege Vogels, mené entre avril 2022 et décembre 2024 avec le service social de notre hôpital et les mutualités, nous a permis de contacter les patients qui ne remplissaient pas ou pas complètement leurs questionnaires. D’après ces questionnaires, un an après l’accident, certains patients souffrent encore de ses conséquences physiques, sociales et psychiques. Les patients grièvement blessés ont forcément besoin d’un suivi et d’un soutien de plus longue durée, mais les résultats des mesures après 3 mois indiquent également des besoins plus importants chez les patients moins grièvement blessés.

Nous tenons particulièrement à remercier le Dr Dries Helsloot qui s’est engagé avec beaucoup d’entrain pendant des années pour l’amélioration continue de notre banque de données de traumatologie. Grâce à son engagement et sa vision, le projet s’est métamorphosé en instrument extrêmement utile dans la prise en charge des traumatismes. Depuis cette année, Dr Valerie Sterckx a repris le flambeau et laisse entrevoir la même force d’engagement. Dr Helsloot a été nommé chef de service des urgences de l’UZ Leuven — une nouvelle étape dans sa carrière qu’il mérite amplement. Centre de traumatologie Dr Valerie Sterckx - Dr Francis Desmet - Mme Nele Van Damme

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INNOVATION

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ACTAGROENINGE

L’INNOVATION, UNE PARTIE INTÉGRALE DE NOTRE VISION SUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE L’az groeninge n’héberge pas qu’un grand nombre de projets individuels pour ouvrir la voie. Certains services, dans leur intégralité, tentent de mettre en pratique des innovations de manière tout à fait polyvalente. Entretien avec trois de ces services inspirants. Vous découvrirez comment, depuis leur spécialisation, ils repoussent les limites des soins par l’application de nouvelles technologies et le développement de solutions créatives. Et dans cette quête d’amélioration permanente, le patient reste toujours au cœur des choses.

INNOVATION EN PÉDIATRIE COMMENT METTEZ-VOUS L’INNOVATION EN PRATIQUE ET COMMENT CONTRIBUE-T-ELLE À UNE PRISE EN CHARGE PLUS EFFICACE ET PLUS CHALEUREUSE ? Mme Camille Dubois, infirmière en chef du service de pédiatrie : « En pédiatrie, l’innovation n’est pas un objectif en soi, mais un moyen pour apporter quelque chose de positivement différent à nos jeunes patients. Nous utilisons les lunettes de réalité virtuelle HealthyMind qui distraient l’enfant au moment où nous lui faisons une piqûre, ou encore la montre IV Watch, un dispositif médical qui permet la surveillance continue des voies veineuses périphériques tout en identifiant les infiltrations et extravasations à l’avance pour éviter les complications. En plus des avantages directs, on remarque que ces innovations entraînent souvent de meilleures conditions de travail pour notre personnel infirmier. Tout le monde y gagne. »

COMMENT VOYEZ-VOUS L’AVENIR ? QUELS PROJETS INNOVANTS AIMERIEZ-VOUS DÉVELOPPER DAVANTAGE ? « Nous rêvons d’une pédiatrie où la technologie serait intégrée plus naturellement encore, sans compromettre le contact humain. Ainsi, nous aimerions dispenser des soins beaucoup plus personnalisés, des soins où l’enfant serait impliqué de manière ludique et sûre à son traitement. Nous envisageons notamment des possibilités d’intégration de capteurs intelligents pour


prendre les paramètres vitaux sans devoir attacher le jeune patient à toute une série de câbles, mais aussi l’utilisation d’un hologramme où un personnage de BD expliquerait en langage simple ce qui va se passer pendant le traitement, atténuant les peurs de l’enfant. »

QUEL MESSAGE AIMERIEZ-VOUS TRANSMETTRE AUX AUTRES SERVICES ?

« Chaque projet contribue à sa manière à notre objectif final : une prise en charge plus chaleureuse, plus sûre et plus efficace pour chaque patient. »

« Nous voulons encourager les autres services à ne pas avoir peur de faire quelque chose avec les idées qui sortent un peu de l’ordinaire. Pas besoin de commencer grand, c’est surtout le premier pas qui compte. Les soi-disant petites innovations peuvent avoir un très gros impact comme le démontre notre projet « Fuusje ». Le Conseil des enfants nous avait fait savoir qu’une poche de perfusion pouvait faire peur. Le simple fait de la cacher avec un coloriage en guise de souvenir a radicalement changé l’expérience de nos jeunes patients. J’insiste aussi sur l’importance de tendre l’oreille à son équipe et de l’impliquer pleinement dans les projets d’innovation. Parce que finalement, c’est elle qui permet de mettre le projet en œuvre. Mais innover, c’est aussi avoir l’audace de faire le pas et de se tromper. Les projets qui ne franchissent pas la ligne d’arrivée, comme notre « Automate à biberons » par exemple, en font partie. C’est un processus d’apprentissage qui permet de tirer des leçons utiles pour l’avenir. »

Mme Camille Dubois - Dr Jonas Dewulf

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INNOVATION EN MÉDECINE PHYSIQUE Dans cet entretien, nous cédons la parole au Dr Pieter Volcke et à M. Ewout Vandersteene du service de médecine physique. Ils nous parlent de leur vision sur l’innovation, leur collaboration avec The Greenhouse et leur expérience au salon MEDICA à Düsseldorf. Le Centre de médecine physique se charge du diagnostic et du traitement des problèmes liés à l’appareil locomoteur.

COMMENT VOYEZ-VOUS LA MÉDECINE PHYSIQUE ET LA RÉÉDUCATION SPORTIVE DANS QUELQUES ANNÉES ? Dr Pieter Volcke : « En médecine physique, nous aimerions que la rééducation soit plus fun, plus agréable, plus stimulante par l’application de techniques innovantes comme la gamification et l’utilisation d’applications mobiles. Le monde est de plus en plus numérisé et nous cherchons constamment à améliorer nos thérapies en matière d’efficacité, mais aussi en matière de confort et de plaisir pour le patient. » M. Ewout Vandersteene : « En tant que service, nous ne pouvons pas rester à la traîne. Aujourd’hui, l’innovation est un fait. Nous voulons faire partie des premiers à utiliser les nouvelles technologies. Comme il existe de très nombreuses options, il est capital de les exploiter pour proposer des thérapies plus stimulantes et plus variées. Il est important de se tourner vers l’avenir, parce que stagner c’est aussi régresser. »

COMMENT SE PASSE VOTRE COLLABORATION AVEC THE GREENHOUSE ? Dr Pieter Volcke : « Tout a commencé en 2022 lorsque Brian a été engagé en tant que chef de projet de l’équipe Innovation. Nous lui avons parlé de nos projets de l’étape de construction 3 en mentionnant les problèmes auxquels nous faisons face à ce moment. En binôme avec The Greenhouse, nous avons trouvé de nouvelles technologies et optimisations. Le point fort de cette coopération est notre visite au salon MEDICA en Allemagne. Grâce au planning et à l’accompagnement de l’équipe, nous avons fait le plein de nouvelles idées et sommes revenus plus informés que jamais. À partir de ce moment-là, notre collaboration a pris un nouveau départ, nos visions étaient plus similaires et nous avions encore plus d’atomes crochus avec The Greenhouse. DE QUEL SOUTIEN BÉNÉFICIEZ-VOUS DE

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Dr Pieter Volcke - chef de service de médecine physique

DE QUEL SOUTIEN BÉNÉFICIEZ-VOUS DE LA PART DU GREENHOUSE ? M. Ewout Vandersteene : « Grâce au Greenhouse, notre projet et le service de médecine physique qui était en plein changement sont restés d’actualité. The Greenhouse nous a aidés avec les possibilités de financement de nouveaux dispositifs, mais aussi à trouver et développer des solutions pour des problèmes qui ne pouvaient être résolus faute de matériel adéquat sur le marché. Tout ça a permis de travailler de manière plus efficace en médecine physique. On a commencé très prudemment, une démo et l’essai d’une application qui existait déjà, mais aujourd’hui, nous avons rédigé un dossier pour demander des subsides. C’est sûr que Movebuddy demande du temps, mais le soutien dont nous bénéficions et l’objectif que nous visons en valent la peine. Movebody est un projet dont le but est de développer, en binôme avec RAAK, du matériel informatique et un logiciel qui incitent les enfants à bouger. C’est en quelque sorte un outil de prévention contre l’obésité infantile. » Dr Pieter Volcke : « Le soutien du Greenhouse complète parfaitement nos lacunes. Les équipes ont de l’expertise, de la créativité et un réseau. En plus, elle savent comment gérer ce type de procédures, ce qui est un atout majeur. Sans The Greenhouse, nous aurions plus de mal à lancer beaucoup de projets qui ne verraient peut-être même jamais le jour. »

LES INNOVATIONS MISES EN PRATIQUE ONT-ELLES UN IMPACT SUR LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ? patiëntenzorg? Dr Pieter Volcke : « Les innovations de type Runeasi ou des analyses de démarche basées sur l’IA, ont été entièrement intégrées à notre rééducation sportive et


génèrent des analyses 3D de la démarche et du saut pour les physiothérapeutes et médecins. Runeasi associe une technologie à capteurs biomécanique à un logiciel simple qui identifie en temps réel les maillons faibles dans la démarche du patient et fournit des conseils d’entraînement personnalisés. Notons que ces nouveautés sont toujours scientifiquement prouvées pour assurer des instructions spécifiques et améliorer la rééducation. Nous constatons que ces technologies portent vraiment leurs fruits parce qu’elles fournissent plus de renseignements, ce qui nous permet de poser un meilleur diagnostic et de proposer une thérapie plus ciblée. »

M. Ewout Vandersteene - chef du service de physiothérapie

M. Ewout Vandersteene : « Les données collectées au moyen de nouvelles technologies nous aident à faire de meilleures analyses et à optimiser les thérapies. Plus stimulante, la thérapie est aussi plus agréable à suivre pour le patient. »

QUELS SOUVENIRS AVEZ-VOUS DE VOTRE PARTICIPATION AU SALON MEDICA ? Dr Pieter Volcke : « MEDICA, c’est un salon international où les technologies innovantes sont au cœur des choses, c’est une chance inouïe d’apprendre à connaître les nouveautés médicales et de faire le plein d’idées. La dimension pratique combinée aux connaissances de l’équipe Innovation du Greenhouse donne systématiquement à de beaux résultats. » M. Ewout Vandersteene : « C’était un plus de s’y rendre en duo médecin — thérapeute pour avoir des perspectives différentes justement. L’interaction entre médecins et thérapeutes est essentielle pour faire une sélection parmi les meilleures

innovations et pouvoir, dans un second temps, les mettre en pratique. »

AVEZ-VOU D’AUTRES CONSEILS ? Dr Pieter Volcke : « La leçon la plus importante que le service de médecine physique a tirée de sa collaboration avec The Greenhouse est que l’efficacité sera toujours plus grande lorsque l’on coopère. En travaillant de manière multidisciplinaire et en s’ouvrant aux idées novatrices, d’autres services peuvent également profiter des bienfaits de l’innovation et améliorer davantage leur prise en charge.

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INNOVATION EN RADIOLOGIE : DE L’IA À LA PLUS DÉLICIEUSE DES PRALINES The Greenhouse s’est rendu en radiologie pour comprendre ce que notre collaboration actuelle lui apporte. Parole au Dr Frederik Vanrietvelde, médecin chef du service et à M. Henk Lacaeyse, infirmier en chef qui nous détaillent le rôle du Greenhouse en radiologie, l’impact des nouvelles technologies et les défis qui accompagnent la mise en œuvre de ces innovations.

RÔLE DE L’INNOVATION EN RADIOLOGIE Le Dr Frederik Vanrietvelde souligne qu’en radiologie, l’innovation va souvent de pair avec des études pilotes et la mise en pratique de nouvelles technologies qui ne sont pas encore disponibles sur le marché. L’imagerie médicale et l’intelligence artificielle disposent de nombreuses applications qui s’avèrent particulièrement utiles en radiologie. Un projet subventionné est d’ailleurs en cours. Dans ce cadre, le service de radiologie, The Greenhouse, des entreprises et d’autres hôpitaux développent un dispositif de screening basé sur l’IA pour dépister les métastases et anévrismes cérébraux. Même si les résultats ne sont pas encore utilisés dans la pratique clinique, ils contribuent aux avancées médicales et sont la preuve que la radiologie évolue en permanence par le biais de collaborations avec des entreprises technologiques et centres de recherche.

RÔLE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EN RADIOLOGIE Aujourd’hui, l’intelligence artificielle joue un rôle clé en radiologie. Dr Frederik Vanrietvelde explique que les dispositifs basés sur l’IA qui détectent une fracture, par exemple améliorent significativement l’efficacité et la précision du diagnostic. Ils permettent aux radiologues de travailler plus vite tout en évitant plus d’erreurs, ce qui, in fine, bénéficie au patient. L’IA ne remplacera pas les radiologues spécialisés, mais améliorera le degré de détection en général, ce qui permettra aux radiologues moins chevronnés de poser des diagnostics d’excellente qualité.

NOUVELLES TECHNOLOGIES ET IMPACT SUR LA CHARGE DE TRAVAIL Autre sujet important, l’impact des nouvelles technologies sur les opérations du service de radiologie qui investit aussi dans de nouveaux appareils basés sur l’IA pour réaliser plus rapidement certaines imageries médicales, réduisant la durée de l’examen ou des séances de radiothérapie. Bien qu’absent en radiologie, le service veut développer un CT-scan vertical. Le patient ne serait plus installé en décubitus pendant l’examen, ce qui présente quelques avantages. Mais ce type de scanner présente aussi des désavantages. Ainsi, le patient risque de bouger, nous explique M. Henk Lacaeyse qui indique aussi que d’autres nouvelles technologies sont utilisées en radiologie. Des dispositifs de réalité virtuelle, par exemple. Le service de radiologie utilise des lunettes VR pour la

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ACTAGROENINGE

Dr Frederik Vanrietvelde - médecin chef du service d’imagerie médicale

sédation virtuelle qui apaise le patient. Cette application de HealthyMind dispose d’une classification MDR et peut être utilisée à des fins médicales. Ces lunettes sont utilisées pour les examens qui prennent du temps. Comme le patient perd un peu la notion du temps, il est moins grognon quand il rentre chez lui.

LÉGISLATION ET INNOVATION Dans le sillage de l’innovation, le défi reste souvent la législation. Dr Frederik Vanrietvelde constate que la mise en œuvre de logiciels basés sur l’IA est souvent retardée à cause de considérations juridiques et éthiques. Ce qui est d’autant plus frustrant que la technologie évolue à grande vitesse. Parfois, une nouvelle technologie est obsolète avant même d’avoir obtenu toutes les autorisations d’utilisation. Dans les projets plus innovants, The Greenhouse soutient également ce volet-là. Il faut effectivement être bien informé de la législation en vigueur pour aboutir à une solution réaliste avec les services internes et les partis externes. Ne serait-il pas dommage que des outils qui présentent une amélioration des soins au patient ne puissent être utilisés en raison d’un article ou d’une clause dans la législation ?

TOUT N’EST PAS TECHNOLOGIE Un examen de déglutition nécessite souvent la prise d’un agent de contraste. Jusqu’il y a peu, le patient avalait une tartine aplatie qui


M. Brian Desplinter - Mme Kelly Vandendriessche - Mme Chloé D’heedene - M. Phlip Dupont

avait macéré dans un produit de contraste. Une expérience gustative peu enviable et une activité chronophage pour le personnel infirmier. En tandem avec The Greenhouse, le service de radiologie a trouvé une alternative plus savoureuse. Une praline cachant en son cœur moelleux l’agent de contraste. Un câlin gustatif concocté en collaboration avec The Chocolate Line. Radiologue Bart Lutin détaille : « Beaucoup de patients trouvent le goût de l’agent de contraste désagréable. Mais grâce à cette praline, l’examen est plus confortable sans perdre en qualité d’image. » Logopédiste Chloé D’heedene poursuit : « La praline se rapproche d’un aliment solide, elle a un goût reconnaissable et offre donc une meilleure expérience. Et puis elle nous permet de travailler plus efficacement. » Une deuxième praline a été pensée et développée en collaboration avec le service de diététique et le service des facilités. Après une chirurgie buccale ou maxillo-faciale par exemple, le patient n’a pas vraiment envie de manger. Diététicienne Kelly Vandendriessche explique que « Les patients veulent une chouette sensation après une intervention. Facile à avaler, cette praline est douce et fraîche en bouche. C’est un petit plaisir qui fait toute la différence. » Philip Dupont, manager des services facilitaires poursuit : « Les patients oncologiques qui ont la bouche sèche peuvent aussi goûter à ces pralines. Nous cherchons actuellement d’autres applications et une plus large diffusion qui ne se limiterait pas à notre hôpital seulement. »

DES IDÉES ? LE SERVICE DE RADIOLOGIE VOUS DONNE QUELQUES CONSEILS ! 1. Introduire ses idées, aussi folles qu’elles puissent paraître. Dr Frederik Vanrietvelde et M. Henk Lacaeyse recommandent à tous les collaborateurs, médecins, infirmiers et thérapeutes confondus, d’introduire leurs idées au Greenhouse. Les médecins généralistes, prestataires de soins externes, centres de recherche ou de formation sont également invités à partager leurs idées avec The Greenhouse. Même les plus excentriques peuvent donner naissance à des innovations d’une grande valeur. 2. S’appuyer sur The Greenhouse. Ils insistent sur le fait que The Greenhouse aide à développer les idées, mais aussi à les mettre en œuvre, ce qui comprend un soutien financier et des réponses conformes au cadre juridique et éthique. 3. Collaborer avec des partenaires externes. Les partenariats impliquant des acteurs externes conduisent à de nouvelles connaissances et des produits améliorés. The Greenhouse joue un rôle de facilitateur en créant des liens. 4. Rester ouvert aux nouvelles technologies. Parce qu’elles sont susceptibles d’améliorer significativement l’efficacité et la précision des procédures médicales, il est important d’être ouvert aux nouvelles technologies et de les intégrer dans la pratique de tous les jours.

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INNOVATION DANS LES SOINS DE SANTÉ VIA UN RÉSEAU 5G PRIVÉ Dans un paysage hospitalier en pleine mutation où efficacité, sécurité du patient et avancées technologiques sont au cœur des choses, l’az groeninge prend les devants avec le projet 5G HEALTH. En collaboration avec Proximus NXT et plusieurs partenaires externes, l’installation d’un réseau 5G privé sur le campus hospitalier est aujourd’hui la base pour une série d’applications innovantes dans la pratique clinique de tous les jours.

VISUALIATION DICOM EN NEUROCHIRURGIE ET STOMATOLOGIE En collaboration avec OneBonsai, l’az groeninge développe un dispositif avancé de visualisation DICOM spécifiquement destiné aux applications neurochirurgicales et stomatologiques. Il permet de visualiser et de manipuler l’imagerie médicale en 3D, améliorant significativement le planning préopératoire. En utilisant des codes PACSonWEB, les médecins peuvent télécharger l’imagerie d’un patient et l’analyser dans une interface intuitive. Le dispositif est actuellement en phase test sur des bases de données internes et externes. L’algorithme sera mis au point d’après les retours des disciplines impliquées.

PUISSANCE DE TRAITEMENT NVIDEA ENTRE LES SERVEURS DE L’AZ GROENINGE

BIOCAPTEURS ET SURVEILLANCE EN TEMPS RÉEL POUR DES INTERVENTIONS PLUS RAPIDES Une des applications les plus concrètes est sans nul doute l’utilisation de biocapteurs qui mesurent en permanence les paramètres vitaux tels que rythme cardiaque, respiration et température du patient. Le réseau 5G transmet les données en temps réel à l’équipe médicale, et lorsqu’une valeur seuil est dépassée, une alarme s’enclenche automatiquement, ce qui permet à l’équipe d’intervenir plus rapidement et de manière plus ciblée même lorsqu’elle n’est pas physiquement aux côtés du patient.

STREAMING DES INTERVENTIONS ET PARTAGE DES CONNAISSANCES EN TEMPS RÉEL Une autre innovation se démarque, réalisée en collaboration avec MediAventures, elle permet de streamer, en temps réel, les interventions chirurgicales. Grâce à la bande passante élevée et la faible latence de notre réseau 5G, les chirurgies peuvent être diffusées en haute résolution et sans aucun délai vers des salles de formation ou des spécialistes externes, ce qui ouvre de nouvelles portes à la formation en médecine, la collaboration interdisciplinaire ou encore un deuxième avis à distance. Et grâce à la connexion stable, le réseau reste fiable, même en cas de grosses quantités de données.

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ACTAGROENINGE

Dans le cadre de l’infrastructure numérique du projet 5G HEALTH, l’az groeninge a récemment installé un processeur graphique NVIDIA sur son réseau hospitalier. Un investissement stratégique qui permet d’activer des modèles locaux basés sur l’IA sans toutefois dépendre d’un environnement cloud externe. Un détail important pour assurer la rapidité et la fiabilité, mais aussi pour protéger les données et se conformer aux dispositions du RGPD.


Le duo réseau 5G privé et puissante infrastructure de traitement sur place, comprenant le processeur graphique NVIDIA ouvre la voie au développement d’applications de soins de santé innovantes, robustes, sûres et évolutives. Ce duo jette les fondements des applications futures telles que jumeaux numériques, modèles prédictifs ou systèmes médicaux autonomes.

Si vous aussi vous sentez l’âme d’un pionnier, n’hésitez pas à partager vos idées avec nous !

CONCLUSION Le projet 5G HEALTH est la preuve que technologie et prise en charge médicale peuvent s’enjoindre pour donner un visage aux soins de santé de demain. En faisant le choix d’applications pratiques comme des biocapteurs, le streaming des chirurgies, la visualisation DICOM et la chirurgie robotique, l’az groeninge souligne que l’innovation n’est pas un but en soi, mais un moyen de proposer des soins plus rapides, plus sûrs et plus performants. Le duo réseau 5G privé et culture de cocréation propulse l’az groeninge au rang des pionniers de la transition numérique dans le secteur des soins de santé.

Mme Charlotte Van den Storme - infirmière en chef des soins intensifs

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COLLABORATION AVEC NUCLIVISION La hausse du taux de cancer partout dans le monde et la demande croissante en soins oncologiques personnalisés fait exploser les demandes en PET-scan de 15 % tous les ans. Le PET-scan, souvent combiné au CT-scan ou à une IRM est particulièrement utile dans le dépistage de tumeurs, la stadification du cancer et l’évaluation de la réponse thérapeutique. Le patient est exposé à une irradiation limitée. Le développement de nouveaux radiotraceurs PET ciblés, le PSMA en cas de cancer de la prostate par exemple, élargit aussi le champ d’application du PET-scan. Mais dans un hôpital, ces avancées s’accompagnent de délais d’attente plus longs et d’une charge de travail plus importante. La réalité d’aujourd’hui — durée de scan fixée, nombre de scanners fixé et fourniture de radiotraceurs limitée — cantonne les options d’expansion du service. Un terreau d’autant plus fertile pour les jeunes entrepreneurs en quête de solutions. Nuclivision est une start-up gantoise en technologies médicales qui a été fondée en septembre 2022. Elle est armée d’une équipe de chercheurs et de médecins-spécialistes dont le professeur Dr Alex Maes et le Dr Sezgin Üstmert de l’az groeninge. Après deux ans et demi d’essais, Nuclarity est dans les starting-blocks. Ce logiciel se base sur l’IA pour réaliser des PET-scans de grande qualité avec une plus faible dose de radiotraceurs et/ou une plus courte durée d’examen.

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ACTAGROENINGE

PhD Laurence Beels - physicienne spécialiste en irradiation et Prof. Dr Alex Maes

Une fois commercialisé, Nuclarity réduira les coûts des radiotraceurs et le patient profitera d’une irradiation moins forte et/ou longue ainsi que d’un délai d’attente moins long. Le logiciel médical Nuclarity bénéficie déjà de la certification CE. À l’approche de sa commercialisation, il a été testé dans un cadre préclinique. En vue de vérifier sa maturité et de tester certaines fonctionnalités (routing DICOM, intégration PACS, pseudonymisation…), Nuclivision a créé un environnement d’essai avec l’az groeninge dans un cadre cliniquement représentatif. Un environnement qui n’a donc pas interféré avec les patients ni exigé l’adaptation des tâches opérationnelles du personnel médical. « Leur technologie a le potentiel de significativement réduire les coûts de la médecine nucléaire tout en réduisant fortement l’exposition du patient et du personnel aux rayons radioactifs. C’est un exemple type d’un Win-Win pour les hôpitaux et les patients engendré par la technologie. »


SEPSIS-CONNECT : NOTRE TECHNOLOGIE INTELLIGENTE CONTRE UN TUEUR SILENCIEUX Jour après jour, l’az groeninge s’efforce à dispenser des soins innovants où le patient est au cœur des choses. Un des défis auxquels nous faisons face est la septicémie qui engage le pronostic vital et cause, selon les estimations, 7400 décès par an en Belgique. Mais souvent, elle n’est pas identifiée à temps, entraînant de graves complications, dont l’amputation et le décès.

L’az groeninge a donc pris l’initiative de lancer le projet SEPSIS-CONNECT, une avancée technologique dans le dépistage précoce de la septicémie.

SEPSIS-CONNECT, C’EST QUOI? SEPSIS-Connect est un projet pilote, financé par le SPF Santé publique dont l’az groeninge assure la coordination. Son but est de dépister plus rapidement et plus précisément une septicémie au moyen de biocapteurs et de l’intelligence artificielle. Avec nos partenaires de la Sint-Jozefkliniek Izegem, Ziekenhuis Oost-Limburg, UGent et Proximus, nous avons mis sur pied un système de surveillance en continu des paramètres du patient qui alerte automatiquement en cas de divergence.

COMMENT ÇA MARCHE ? Le patient est équipé d’un biocapteur portable qui mesure 13 paramètres vitaux tels rythme cardiaque, respiration, température et pression artérielle. Ces données sont transférées en temps réel à un algorithme basé sur l’IA, développé en collaboration avec l’imec, qui identifie les signaux subtils d’un début de septicémie, avant même que les symptômes cliniques ne soient visibles. Cette technologie est actuellement testée à l’hôpital ainsi qu’au domicile du patient, ce qui permet d’intervenir rapidement en dehors des murs de l’hôpital aussi. POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT ? POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT ? La septicémie est un « tueur silencieux », qui passe souvent incognito jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Dr Matthias Leys et Prof. Dr Wouter De Corte

Mais avec SEPSIS-Connect, nous sommes en mesure de : •

Sauver des vies en intervenant plus rapidement

•

Éviter des hospitalisations en soins intensifs ;

•

Réduire la charge de travail des prestataires de soins par une surveillance automatisée ;

• Et réduire les frais de santé grâce à des hospitalisations moins longues et des complications moins nombreuses.

COLLABORATION ET SOUTIEN Ce projet n’est possible qu’avec l’étroite collaboration de nos partenaires et le soutien du SPF Santé publique. La technologie est actuellement en phase de test dans un cadre clinique et les premiers résultats sont prometteurs. Que l’az groeninge prenne les devants dans ce projet est une énorme fierté.

PROSPECTIVE Dans les mois prochains, SEPSIS-Connect devra être validé et optimisé davantage. Notre objectif est de le déployer largement dans les soins de santé belges, parce qu’en cas de septicémie, chaque seconde compte. Et avec cette technologie, nous pouvons réellement faire la différence.

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PILIER 3

LES SOINS DE DEMAIN ET LES PROJETS QUI Y CONTRIBUENT

CONNAISSANCES

PARTAGE DE

Dans le secteur des soins qui est aussi dynamique que parsemé d’épreuves, l’innovation n’est pas un luxe, mais un acteur phare dans une ambition qui ne s’arrête jamais : dispenser de meilleurs soins. À l’az groeninge, chaque idée a la chance d’éclore, mais jamais sans une procédure de sélection minutieuse, le garde-fou sine qua non de la qualité et de la durabilité. Chaque proposition est d’abord présentée au bureau d’innovation composée d’une équipe multidisciplinaire de médecins Dr D. Vandekerckhove, Dr V. Mouton, Dr W. De Corte et Dr O. Vanovermeire - qui partage son expertise et ses avis au manager en soins M. Bram Claeys, la coordinatrice de collaboration transmurale Mme Virginie Huys et le manager des applications liées aux soins M. Tom Lecoutere. Cette étape a pour objectif de vérifier la plus-value de l’idée dans la prise en charge du patient et sa faisabilité dans la pratique. Les plus grands projets qui exigent davantage de considérations stratégiques ou budgétaires passent par une étape supplémentaire : la présentation au Comité de direction qui décide ou non de donner son feu vert pour la mise en œuvre effective à l’hôpital. Grâce à ces différentes étapes, l’innovation n’est pas une question de renouveau seulement, c’est une transformation portée et pensée. Les projets suivants démontrent les différents engagements de l’az groeninge dans l’innovation et la collaboration qui renforceront les soins de demain.

DONNER C’EST BIEN, PARTAGER C’EST MIEUX Le Labo des évènements du Greenhouse se concentre sur l’organisation de colloques et comme son nom l’indique d’évènements. M. Thomas Wielfaert et Mme Marie-Pascale Laigneil ont interrogé Dr Bert Vanneste, anesthésiste et Mme Cindy Snyers, coordinatrice du Centre d’orthopédie pour en savoir plus sur leur coopération avec le Labo.

COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE LABO DES ÉVÈNEMENTS ? AVEZ-VOUS EU DES POINTS D’ACCROCHE AVEC L’ÉQUIPE PENDANT L’ORGANISATION D’UN COLLOQUE ?

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ACTAGROENINGE


- Mme Cindy Snyers : « Tous les ans, le service d’orthopédie organise plusieurs évènements comme l’Orthopodium, des formations dans le cadre de notre Ortho-Academy dont les formations pour la pose d’un plâtre et le Jan Palfijn Anatomy Lab à la Kulak. Notre service se charge également de la newsletter Ortho pour les prestataires de soins de première ligne. Nous pouvons compter sur les services du Greenhouse pour l’organisation et le soutien de toutes nos activités. Grâce à plusieurs années de bonne collaboration, je connais la méthode de travail du Labo, ce qui permet de gagner du temps des deux côtés. Nos échanges sont efficaces, rapides et toujours accompagnés d’un suivi ou d’une vérification à mi-chemin. J’ai l’impression de pouvoir me tourner vers le Labo à chaque instant. » - Dr Bert Vanneste : « Les premiers contacts avec le Labo ont été établis pour l’organisation de colloques précédents. Nous connaissons bien sa méthode de travail et pouvons compter sur une grande disponibilité, au téléphone comme par mail. » - M. Thomas Wielfaert : « Eventlab@azgroeninge.be est effectivement le guichet unique pour l’organisation de colloques, séances d’inspiration, demandes destinées aux centres d’expertise… Dès qu’une demande est introduite, nous contactons tous les partenaires internes et externes — le Notenhof pour la salle et la restauration, l’équipe technique pour tout ce qui touche à l’audiovisuel et l’informatique, l’INAMI pour les demandes d’accréditation et les entreprises médicales pour un éventuel parrainage de l’évènement — pour mettre en marche la machinerie. »

ORGANISER UN COLLOQUE DEMANDE PAS MAL DE TEMPS ET DE CONNAISSANCES. SAVEZ-VOUS EXACTEMENT EN QUOI LE LABO PEUT VOUS AIDER ? - Dr Bert Vanneste : « Le contenu du programme est en mains des médecins, ce qui me semble évident. Mais un soutien de A à Z dans l’organisation, des invitations, à la demande d’une accréditation en passant par le suivi ou l’enregistrement, doit absolument être pris en charge par un grand organisme comme l’az groeninge à mes yeux. C’est un véritable plus de nous soutenir là-dedans. » - Mme Cindy Snyers : « Effectivement, grâce au Labo, nous savons parfaitement ce qui est autorisé et réalisable à l’égard des directives déontologiques. Et si nous le souhaitons, nous pouvons aussi garder une partie de l’organisation en mains. Pour l’accréditation de notre Orthopodium annuel par exemple, nous préférons faire le suivi nous-mêmes parce qu’un collaborateur du service est le responsable. »

Dr Bert Vanneste - Mme Marie-Pascale Laigneil : « Nous sommes heureux de vous soutenir dans toute l’organisation de vos évènements. Petit aperçu de nos services : • Choix d’une date pour l’évènement (voir plus loin planning annuel) ; • Premier entretien avec l’organisateur (contenu, objectif et timing); • Accords concernant la restauration (coordination par le Notenhof) ; • Coordination avec le public cible et création d’un fichier des adresses électroniques ; • Rédaction et envoi de l’invitation ; • Introduction d’une demande d’accréditation auprès de l’INAMI (le Labo bénéficie d’un mandat qui décharge le médecin-organisateur) ; • Demande de parrainage en concertation avec les médecins et selon le budget prévu ; • Regroupement des logos pour les invitations et le matériel de promotion ; • Suivi des inscriptions (payant ou non) ; • Traitement et suivi des paiements si l’évènement est payant ; • Organisation du soutien technique et informatique ; • Établissement et traitement des feuilles de présence ; • Suivi du dossier d’accréditation auprès de l’INAMI ; • Suivi de la facturation et des rapports aux sponsors. »

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EN PARLANT DE PARRAINAGE, LES COLLOQUES PEUVENT ÉGALEMENT ÊTRE FINANCÉS PAR DES ENTREPRISES MÉDICALES, MAIS UN CADRE LÉGISLATIF RÉGIT CE TYPE DE FINANCEMENT. LE LABO PEUT AUSSI VOUS AIDER DANS CE DOMAINE, CE SERVICE EST-IL UTILE ? - Dr Bert Vanneste : « Que les médecins n’aient pas à envoyer des courriers, répondre aux questions des firmes ou signer des contrats est un gagne-temps précieux. En plus, nous savons qu’avec le Labo, les choses se feront dans les règles du jeu. Les sponsors aussi vous connaissent et ils sont de plus en plus conscients qu’ils peuvent compter sur un solide dossier dûment complété. Pour eux, le Labo est un partenaire fiable. » - Mme Cindy Snyers : « Le Labo fournit une demande détaillée aux sponsors, comprenant l’ordre du jour, les autres informations comme le lieu de l’évènement et les formules proposées ainsi qu’une évaluation des coûts. Le Labo nous en parle bien à l’avance et nous n’avons aucune inquiétude à nous faire, car tout sera organisé conformément aux normes déontologiques. En plus, on peut facilement se parler, adapter certains aspects dans les grandes lignes. J’ai la certitude de pouvoir me tourner vers le Labo avec toutes mes questions organisationnelles. » - M. Thomas Wielfaert : « Nous sommes heureux que vous puissiez vous concentrer à 100 % sur le contenu du colloque. Nous contactons les sponsors pour tout finaliser avant la date de l’évènement. Il faut parfois s’armer de patience avant qu’une firme fasse une proposition ou finalise son administration, mais nous faisons un suivi régulier et nous tenons à leur disposition en cas de questions. De leur côté, les organisateurs ont l’occasion de suivre l’état des lieux du parrainage sur https://intranet. azgroeninge.be/fondsenwervingweb »

AVEZ-VOUS D’AUTRES CONSEILS POUR AMÉLIORER DAVANTAGE NOTRE TRAVAIL ? - Dr Bert Vanneste : « Je pense qu’il est nécessaire d’élargir le carnet d’adresses, mais aussi de faire une distinction plus nette entre les différentes disciplines qui pourraient être contactées en fonction du sujet d’un colloque en particulier. » - Mme Cindy Snyers : « Continuez comme ça, je suis ravie. »

Mme Cindy Sneyers - Labo des évènements : « Un carnet d’adresses ciblé est en cours. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de le peaufiner, mais il coule de source que nous aimerions atteindre un public aussi large que possible pour garantir un degré de présence élevé aux évènements. Et puis, il nous faut d’autres canaux de communication pour promouvoir les évènements auprès des contacts internes et externes. En interne, vous nous trouverez dans l’Aperçu des évènements ; en externe, l’agenda est disponible sur la page web des professionnels. Mais à l’avenir, nous aimerions être plus présents sur les réseaux sociaux, surtout sur LinkedIn. Nous avons d’autres d’idées encore, le développement d’un coffre-fort ou d’un portfolio de formations, l’organisation d’excursions innovantes en Belgique et à l’étranger ou des congrès internationaux dans l’enceinte de l’az groeinge... » Un grand merci au Dr Bert Vanneste et à Mme Cindy Snyers pour leur contribution !

Pour toutes vos questions, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à l’adresse eventlab@azgroeninge.be

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ACTAGROENINGE


PLANNING ANNUEL Nous sentions le besoin d’établir un planning annuel couvrant les évènements de tout l’hôpital. Indispensable pour notre organisation, mais aussi pour mieux collaborer avec les médecins généralistes et autres hôpitaux. Les congrès sont souvent organisés aux mêmes dates, avec pas mal de chevauchements et une participation limitée à la clé. Nous avons donc contacté l’association des médecins généralistes et les hôpitaux de notre réseau hospitalier et dans la région pour coordonner le mieux possible nos agendas. Nous mettons également tout en œuvre pour impliquer les autres professionnels et organisations de la santé en les interrogeant sur leurs besoins ou les lacunes dans notre offre. Poursuivez votre lecture pour un aperçu des évènements à l’agenda cet automne et cet hiver.

Lundi 06/10/2025

Colloque Psychiatrie

Samedi 11/10/2025

Colloque Clinique de la douleur (Douleurs abdominales)

Mardi 14/10/2025

Colloque Cardiologie

Mercredi 22/10/2025

Colloque Clinique du sein

Mercredi 12/11/2025

Colloque Neurologie (pour les médecins généralistes)

Lundi 17/11/2025

Colloque Pharmacie

Mardi 25/11/2025

Colloque Orthopédie (Orthopodium)

Mercredi 26/11/2025

The Greenhouse Inspires

Lundi 08/12/2025

Colloque Multiple sclérose (pour les spécialistes)

Mardi et mercredi

Congrès de la Belgian Society of Tissue Engineering

09-10/12/2025

(en collaboration avec la Kulak)

Mardi 29/01/2026

Colloque Radioprotection

Mardi 03/02/2026

Colloque Gynécologie (pour les sages-femmes)

Mardi 24/02/2026

Colloque Gynécologie

OCTOBRE

NOVEMBRE

DECEMBRE JANVIER FÉVRIER

Vendredi et samedi

MARS

20-21/03/2026 Lundi 30/03/2026

Colloque de deux jours Neurochirurgie Colloque Qualité

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SÉANCES D’INSPIRATION L’INSPIRATION, LE MOTEUR DE L’INNOVATION. THE GREENHOUSE FAIT LE PONT ENTRE LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ ET LES ENTREPRISES Quatre fois par an, les idées sont en pleine effervescence au Greenhouse. Les séances d’inspiration sont des moments où professionnels de la santé, innovateurs, entreprises et centres d’expertise se rassemblent autour d’un même objectif : façonner les soins de demain. À l’agenda, une thématique différente à chaque séance et une série de résumés de la main d’entreprises innovantes. Des séances comme un terreau fertile pour collaborer, renouveler et surtout inspirer.

DE LA PRATIQUE AU POTENTIEL À travers ces séances d’inspiration, The Greenhouse propose une formule unique. Adieu la traditionnelle journée d’étude et les présentations sans fin. Place à un pitch, concis et percutant, des discussions qui poussent à la réflexion et à l’action. Les participants, essentiellement des médecins, infirmiers, infirmières et autres professionnels de la santé sont invités à aborder ouvertement ce que la technologie et l’innovation peuvent déjà apporter à leur pratique d’aujourd’hui. « Souvent, le corps médical et infirmier sait mieux que quiconque ce dont il a besoin, mais il n’a pas l’espace pour découvrir des solutions innovantes et nous voulons rompre avec ça », indique Caroline. « Nous ne voulons pas pousser à tout prix la technologie, mais apporter des connaissances. Trouver un terrain d’entente entre besoins et solutions n’est envisageable que si les deux univers se rencontrent réellement. »

Séance d’inspiration septembre 2025

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UN PODIUM POUR LES SOLUTIONS Chaque séance s’ouvre sur un thème bien précis dans le secteur des soins — soins hybrides et numériques, cocréations de dispositifs, modèles basés sur l’IA, mère et enfant, lunettes intelligentes… Les entreprises sélectionnées dans ce cadre ont l’opportunité de présenter leur solution ou technologie à travers un pitch de 7 minutes. Dans un second temps, les participants s’entretiennent, posent leurs questions ou explorent une potentielle coopération au moment du networking. Cette formule permet un rythme soutenu, une grande diversité et une concordance directe. Souvent, les participants rentrent chez eux la tête pleine d’idées directement exploitables ou une graine à faire germer pour un futur projet.

RÉSEAU, INSPIRATION ET ACTION Ce qui rend ces séances uniques, c’est l’atmosphère de transparence et d’ouverture dans laquelle les participants peuvent discuter d’égal à égal. Pas de hiérarchie, mais une ambition commune d’améliorer les soins de santé. Et nous récoltons déjà les fruits. Diff érentes collaborations entre services hospitaliers et entreprises sont effectivement issues de ces séances. « C’est surprenant comment les idées naissent quand on rassemble des personnes de mondes différents autour d’une même problématique », indique Caroline. « Ces séances sont comme un bol d’air, elles poussent à considérer son propre travail de manière plus innovante. »

UNE INVITATION À L’EXPLORATION Les séances d’inspiration du Greenhouse sont ouvertes à tous ceux qui touchent de près ou de loin les soins de santé et l’innovation. Si vous êtes médecin, paramédical, chercheur, politicien ou entrepreneur, tenez la page du Greenhouse ou l’intranet de l’az groeninge à l’œil, car la prochaine séance sera organisée cet automne !


SÉANCES DE BRAINSTORMING

LE SMUR DE L’AVENIR. LÀ OÙ URGENCES, INNOVATION ET COLLABORATION SE RENCONTRENT Quand chaque seconde compte, tout doit être plus que parfait. Elle sauve des vies, l’ambulance SMUR, cette perle de la technologie sur roues. Aujourd’hui, elle est une puissante alliée des urgences. Mais si tout pouvait rouler encore mieux ? Et si l’efficacité, la performance et le confort des patients et professionnels de la santé pouvaient être encore plus élevés ? Fort de cette ambition, The Greenhouse a rassemblé un groupe hétéroclite d’experts autour de la table à dessiner : médecins, infirmiers et managers en soins de différents hôpitaux. Pendant ces séances de brainstorming, ils ont réfléchi au SMUR plus que parfait. Qu’est-ce qui lui manque aujourd’hui ? Comment faire plus simple ? Qu’est-ce qui mérite des fleurs et qu’est-ce qui doit impérativement être amélioré ? Une collaboration unique qui a fait jaillir de nouvelles perspectives tout en jetant les bases de recommandations qui ont le potentiel de contribuer au développement du SMUR de l’avenir.

Sans parler des tests Point of Care pour les paramètres tels le lactate ou la gazométrie artérielle qui ne sont pas assez utilisés alors qu’ils sont essentiels pour prendre rapidement des décisions éclairées dans l’ambulance même.

LES NOUVELLES TECHNOLOGIES OFFRENT DES PERSPECTIVES INÉDITES Des lunettes intelligentes qui permettent au médecin de consulter des informations alors qu’il a les mains libres et peut, en même temps, bénéficier du soutien de ses confrères à distance. Des tags RFID pour un aperçu automatique du matériel présent et de son état opérationnel, simplifiant grandement l’inventaire et la gestion de l’ambulance. Les séances ont également mis en lumière l’importance de disposer d’appareils POC compacts et fiables, spécifiquement conçus pour les paramètres urgents.

Des rêves, ces séances en ont vu passer, mais elles ont surtout permis d’analyser et de s’interroger avec perspicacité. L’ambulance actuelle est bien équipée, mais parfois, elle est chargée d’un tas d’appareils rarement, pour ne pas dire jamais utilisés. Du matériel d’immobilisation qui n’est presque plus utilisé, une trop grande variété de médicaments, une réserve d’oxygène inadéquate ne sont que quelques exemples qui ralentissent ses prouesses plutôt que de les renforcer. Des lacunes ont aussi été mises en évidence. Dans un monde où les data jouent un rôle clé, l’accès aux informations essentielles fait souvent défaut. La connexion au réseau n’étant pas fiable, il est souvent impossible d’avoir accès en temps réel aux dossiers patients ou à un soutien numérique.

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LE BRAINSTORMING A MENÉ À UNE SÉRIE DE RECOMMANDATIONS CONCRÈTES POUR LE SMUR DE DEMAIN : 1. Meilleure connexion 5G : Essentielle, une connexion stable permet d’avoir accès aux dossiers des patients et aux banques de données médicales, mais aussi de communiquer avec l’hôpital ou les autres services de secours. 2. Uniformité et efficacité : Introduire un système uniformisé de labels pour médicaments et dispositifs en plus des tags RFID pour une gestion automatique et un accès plus rapide. Cela améliorerait l’efficacité, mais aussi la standardisation des ambulances SMUR partout en Belgique, ce qui faciliterait la collaboration et les interventions de part et d’autre des frontières régionales. 3. Télésurveillance et soutien innovant : Utiliser des lunettes connectées et des technologies de télésurveillance permettrait à l’équipe SMUR sur le terrain de bénéficier d’un soutien à distance des spécialistes qui observeraient, conseilleraient et prendraient éventuellement le lead en temps réel dans le cas de procédures complexes. 4. Formation et cours pratiques aux collaborateurs : La force de la technologie s’arrête aux limites de l’humain qui l’applique. Investir en formations ciblées et cours pratiques pour que chaque membre de l’équipe soit au fait des nouveaux systèmes, dispositifs et méthodes de travail. 5. Mobilité intelligente intégrée au transport : Connecter le SMUR aux systèmes de transport intelligent dont font partie les feux de circulation automatiques, pour plus rapidement désengorger les routes. Cela améliorerait la sécurité tout en réduisant le temps d’arrivée de l’ambulance en situation critique.

Au début, des séances de brainstorming ; et au final, une vision partagée sur l’avenir. Le SMUR de demain doit être plus intelligent, plus vert et plus connecté. Pas pour intégrer bêtement des technologies, mais pour ce qui compte vraiment : sauver des vies plus rapidement et plus efficacement.

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DE LA CONTENTION AU SOUCI DU CONFORT Le drap de contention, une alternative douce aux moyens de contention classiques

Mme Sharon Desplenter et Mme Fien Grégoir

DRAP DE CONTENTION : UNE COCRÉATION POUR CONTENIR LE PATIENT AGITÉ Mme Hanne Hoskens - chef de projet innovation L’az groeninge s’engage pleinement à offrir des soins chaleureux et humains. Fortes de cette vision, Mme Fien Grégoir et Sharon Desplenter, chefs du service de gériatrie, prennent le devant depuis des années pour trouver une alternative sûre et confortable à la sangle de contention, un système d’immobilisation qui surgit régulièrement au cinéma et dans les séries et dont l’objectif est de restreindre la liberté du patient en danger. Leurs recherches ont mené à l’introduction d’un drap de contention. Il fait penser à un sac de couchage et limite le patient dans ses mouvements, mais d’une manière moins éprouvante.

de revoir le design de fond en comble. Le résultat est un drap de contention plus doux et réellement efficace dans la pratique, conçu par et pour le secteur des soins. L’ensemble comprend notamment un drap-housse absorbant pour incontinence, une tirette supplémentaire pour les perfusions et un élastique à hauteur du cou pour plus de confort… En bref, une réponse parfaite aux besoins du patient et du professionnel de la santé.

Alors qu’il offrait une réelle amélioration, ce drap n’était pas idéal dans la pratique. Les tirettes cassaient régulièrement, plusieurs fois par semaine parfois, et sa facilité d’utilisation laissait à désirer. Les discussions avec le fabricant n’offrant pas de solution, les infirmières Fien Grégoir et Sharon Desplenter ont uni leurs forces à l’équipe d’innovation et à l’atelier de couture Cactus Retouches. Un trajet itératif comprenant plusieurs prototypes et tests d’utilisation sur infirmiers et patients a permis

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L’UTILISATION DE LA RÉALITÉ ÉTENDUE DANS LE MONDE MÉDICAL M. Brian Desplinter - chef de projet innovation La réalité étendue, eXtended Reality ou XR en anglais, connaît un essor rapide en médecine. Et à l’az groeninge, nous ne sommes pas en reste. Où la réalité et la pratique nous le permettent, elle est mise en œuvre.

QUELQUES EXEMPLES :

ou désescalade dans différents scénarios, l’amélioration des compétences de communication et des méthodes pour réagir calmement et correctement dans des situations de stress. Pour cette formation, le déploiement récent du réseau 5G est essentiel. Sans lui, il serait impossible de projeter des images réalistes et non hachées.

• La réalité virtuelle (VR) est la technologie la plus connue dans l’univers de la réalité étendue. Elle est disponible facilement depuis le lancement des lunettes Meta Quest qui permettent d’interagir avec des objets virtuels dans un monde virtuel, complètement hermétique à la réalité. L’az groeninge applique la réalité virtuelle en radiologie, pédiatrie, neurochirurgie, mais aussi aux urgences en dans bien d’autres services encore pour notamment la sédation virtuelle ou digitale. Ce type d’anesthésie aide le patient à se décontracter et réduit la peur de procédures médicales ou dentaires. La réalité virtuelle est également utilisée en médecine physique dans un nouveau logiciel de rééducation qui permet au patient de cueillir des pommes virtuelles après un AVC ou de réapprendre à parler et à communiquer dans une discussion virtuelle qui évite de se laisser terroriser par la gêne. La réalité virtuelle est également appliquée aux formations, notamment dispensées aux techniciennes de surface du bloc opératoire. Les travailleuses peuvent s’entraîner sans risque de contamination ni pression de temps à rendre disponible le bloc opératoire d’une manière on ne peut plus réaliste. Nous travaillons actuellement à une formation dans le cadre des agressions croissantes envers les professionnels de la santé. Malheureusement, trop de collègues ont déjà fait les frais d’une agression verbale ou physique. La réalité virtuelle offre une occasion idéale d’apprendre les bons gestes dans ce genre de situation, sans mettre en péril la sécurité du prestataire de soins ou du patient. Elle évoque des techniques de désamorçage

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• Dans la réalité augmentée (AR), des informations numériques sont projetées dans un monde physique, mais il n’y a pas moyen d’interagir avec elles. La seule forme d’interaction possible est un écran tactile. Un filtre rigolo sur le visage d’un collègue est un exemple type. L’az groeninge applique la réalité augmentée dans les lunettes connectées pour consulter un dossier patient tout en gardant les mains libres pour pouvoir observer le patient. The Greenhouse dispose de différents types de lunettes intelligentes. • Dans la réalité mixte (MR), on porte une fois de plus des lunettes, mais elles permettent d’observer le monde réel en plus d’un monde virtuel. Objets réels et virtuels se rencontrent dans un seul univers où l’interaction est possible. Pendant trois ans,


l’az groeninge a donné une formation ABCDE par hologramme. Nos chirurgiens ont également la possibilité de visualiser l’organe d’un patient en 3D sur des lunettes MR, une manière d’informer ou de former le patient. L’image 3D peut être saisie, retournée, agrandie ou coupée. À cet effet, l’az groeninge utilise un viseur holographique. Sans parler de quelques trajets en cours qui explorent les possibilités du Apple Vision Pro !

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L’IMPORTANCE DU PARTAGE DES CONNAISSANCES DANS LES SOINS DR MATHIEU D’HONDT - CHIRURGIEN ABDOMINAL

« Nous disposons d’une énorme expertise à l’hôpital. En la partageant, nous nous renforçons et améliorons davantage notre prise en charge. » À l’az groeninge, d’immenses quantités de connaissances se développent jour après jour. Et ce n’est qu’en les partageant qu’elles auront un réel impact. Dr Mathieu D’hondt, chirurgien abdominal à l’az groeninge fait du partage des connaissances une priorité absolue dans l’enceinte hospitalière et sur la scène internationale.

« J’apprends tous les jours et c’est mon devoir de transmettre ça. »

ENSEIGNEMENT, FORMATION ET ROBOTIQUE

D’UN CAFÉ À UN CONGRÈS

L’enseignement joue un rôle clé dans la mission du Dr D’hondt. En collaboration avec l’académie Orsi, il a organisé la seconde master class internationale pour une cinquantaine d’élèves de nationalités différentes sur la chirurgie hépatique robotique. L’objectif de la master class est de parcourir tous les aspects de la chirurgie hépatique robotique dès le premier jour. Des experts internationaux les approfondissent à travers des présentations scientifiques liées à la chirurgie du foie robotique. Le deuxième jour, les participants sont formés par la pratique, plus particulièrement en pratiquant des chirurgies hépatiques sur des dépouilles.

Les manières dont le Dr D’hondt partage ses connaissances sont particulièrement variées. « Des colloques on ne peut plus classiques pour les confrères, infirmières et infirmiers de l’az groeninge restent une méthode efficace, mais je considère l’accompagnement d’étudiants et d’assistants en médecine comme une chose tout aussi essentielle. Une brève discussion concernant un patient avec un confrère ou un partenaire de l’industrie est également d’une grande valeur. En fait, les informations sont souvent transmises de manière implicite, en mettant en commun la réflexion. »

Le Dr D’hondt dispense des cours postuniversitaires à la CMCIB de Barcelone et travaille en étroite collaboration avec Intuitive qui a permis de rendre disponibles 25 observations de chirurgies hépatopancréatiques. En tandem avec son ami de Floride, le Dr Iswanto Sucandy il a publié, en 2025, un ouvrage intitulé Textbook of Robotic Liver Surgery qui a été présenté au Red Bull Congress Center de Spielberg en Autriche à l’occasion de la clôture du Grand Prix F1. À l’az groeninge, il reçoit toutes les semaines des invités de part et d’autre du monde pour des observations de cas en réel.

LE PARTAGE DES CONNAISSANCES À L’INTERNATIONAL COMME LEVIER DE FORCE

IMPACT SUR LES SOINS ET INNOVATION

Spécialisé en chirurgie hépatopancréatique, le Dr D’hondt s’investit dans la chirurgie abdominale depuis 14 ans. « J’apprends tous les jours, dans la littérature, à travers mes patients et dans des concertations multidisciplinaires. C’est mon devoir de ne pas garder toutes ces connaissances pour moi. Un jeune assistant ou un collègue qui a vingt ans d’expérience, les connaissances doivent être transmises pour rester pertinentes. »

Le Dr D’hondt est également un expert et lecteur reconnu au-delà de nos frontières. À l’automne 2025, il a pris la parole dans différents congrès hépatobiliaires en Turquie, Espagne, France et Tchéquie. Il a été invité à parler au congrès AHPBA à Miami (congrès de l’Americas Hepato-Pancreato-Biliary Association), au congrès de la European Society of Surgical Oncology (ESSO) et au congrès E-AHPBA bisannuel (European-African Hepato-Pancrea to-Biliary Association) où il a présenté une série de connaissances liées aux chirurgies hépatiques robotisées et les résultats sur le patient oncologique.

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Son travail est partagé, mais également publié. Il a notamment rédigé plus de 220 articles scientifiques en tant qu’auteur et co-auteur. Récemment, le magazine HPB de l’Association internationale hépatopancréatique biliaire (IHPBA) a publié une de ses études qui met en lumière les résultats du trajet clinique Chirurgie hépatique à l’az groeninge. Sans parler de sa publication sur l’avenir de la chirurgie hépatique dans le British Journal of Surgery.

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Pourquoi y accorde-t-il tant d’importance ? « Parce que le partage des connaissances améliore directement les soins de santé. En partageant, on évite les erreurs, on accélère le diagnostic et on améliore la confiance auprès des confrères. Et puis n’oublions pas que ça stimule l’innovation. Souvent, les nouveautés naissent sur la base d’une idée qu’un autre a osé partager. » Finalement, le Dr D’hondt souligne l’importance de son environnement de travail direct : « Je travaille dans une équipe vraiment très forte et motivée, dotée d’une énorme expertise. Et c’est grâce à son engagement et sa collaboration que nous pouvons entreprendre tout ça. C’est elle qui fait la différence ! En partageant, nous devenons de meilleurs professionnels et renforçons notre prise en charge. »


D’UN PILIER À UN CAS PRATIQUE : THE GREENHOUSE APPLIQUÉ À 2 SERVICES

STROKE ANNÉE 2025 PROF. DR PETER VANACKER - NEUROLOGUE AZ GROENINGE

AGRÉMENT PROGRAMME DE SOINS Pour la Journée européenne de prévention de l’AVC en 2024, l’exministre flamande de la Santé publique, Mme Hilde Crevits a rendu visite à notre centre AVC et neurovasculaire, l’occasion aussi de nous communiquer notre admission au programme d’agrément pour les procédures invasives liées à un AVC (S2). En raison de protestations au sein du Conseil d’État, l’approbation définitive est actuellement bloquée, mais notre équipe neurovasculaire poursuit son développement avec la même passion et le même engagement. IctusNET, le réseau AVC que nous avons mis sur pied est l’un des plus grands en Belgique en termes de volume de procédures et hôpitaux partenaires. Dans le sud et le centre de la Flandre occidentale, ainsi que dans le sud de la Flandre orientale et en Wallonie picarde, nous sommes le référent privilégié. En accueillant récemment un nouveau chirurgien vasculaire (Dr Jarne Schepers) et une troisième neuroradiologue interventionnelle (Dr Maud Wang), nous essayons sans relâche de nous spécialiser toujours plus.

ESSAIS CLINIQUES Depuis des années, notre unité neurovasculaire s’engage activement à donner à nos patients l’accès aux essais cliniques. Aussi, nous collaborons étroitement avec les services de neurologie, neurochirurgie, neuroradiologie interventionnelle et chirurgie vasculaire, ce qui nous permet de leur proposer entre 12 et 15 essais cliniques, dans la phase aiguë d’un infarctus cérébral ou d’une rupture d’anévrisme comme dans la phase de prévention secondaire comme traitement électif des anévrismes cérébraux. Grâce aux efforts quotidiens de cinq infirmières de

recherche clinique, riches de différentes expertises dans des domaines bien spécifiques, nous sommes en mesure de proposer des essais cliniques à nos patients 24/7.

COLLABORATION DANS LA RECHERCHE SUR LA THROMBOSE (KULAK/CHU LILLE) Depuis 2015, notre unité neurovasculaire collabore étroitement avec le Laboratory for Thrombosis Research de la Kulak et, au-delà des frontières nationales, avec le groupe d’étude Lille Neuroscience & Cognition de l’Université de Lille. Les années précédentes, cette initiative a donné naissance à un grand nombre de publications pertinentes dont la conclusion a été publiée ce printemps dans Stroke [1]. En cas d’accident ischémique causé par l’occlusion d’un grand vaisseau sanguin, la circulation sanguine dans le cerveau est endiguée par une thromboembolie qui peut provenir de différentes sources dans le corps. Une meilleure compréhension de la composition du thrombus peut augmenter nos connaissances sur la pathophysiologie sous-jacente et potentiellement améliorer les stratégies de prévention. À cet effet, nous avons recueilli auprès de 501 patients du matériel thrombotique in vivo pendant une thrombectomie mécanique. Cette cohorte incluait aussi bien des patients de l’az groeninge que du CHU Lille. Le spécialiste neurovasculaire traitant déterminait l’étiologie de l’AVC à l’aide d’une classification standardisée. L’étude a réalisé des analyses holistiques approfondies, invisibles avant l’étiologie de l’AVC, pour des composantes importantes du matériel thrombotique,

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partenariats ont également été mis sur pied dans cette étape avec notamment le Belgian Stroke Council, des acteurs du secteur privé (Medtronic, Ipsen, United Petfoods, Van Breda risks) et Logo Leieland.

Prof. Dr Peter Vanacker

notamment les globules rouges (RBC), les plaquettes, la fibrine, le facteur von Willebrand, les leucocytes, l’histone citrulline H3 (comme marqueur des pièges extracellulaires de neutrophiles ou NET) et l’ADN extracellulaire (exDNA). Les résultats quantitatifs et histologiques ont été associés à l’étiologie. Comparée à une athérothrombose dans les grandes artères, les thromboembolies cardio-emboliques contiennent significativement moins de RBC et significativement plus de plaquettes, fibrine, leucocytes et exDNA. Il est intéressant de noter qu’une thromboembolie cryptogénique contient relativement peu de RBC et beaucoup de plaquettes, ce qui est comparable à une thromboembolie cardio-embolique. Nous avons, par ailleurs, découvert qu’en matière de globules rouges et de plaquettes, la thromboembolie d’origine inconnue (= cryptogène) montre une composition similaire à la thromboembolie cardiaque. Un modèle de régression logistique multivariée a indiqué qu’il était difficile de prévoir l’étiologie d’un AVC sur la base de la composition individuelle du thrombus.

INNOVATION AVEC GAME OF STROKE Nous poursuivons nos efforts de sensibilisation à l’identification d’un AVC auprès du grand public. En 2024, nous avons donc lancé notre « Game of Stroke » destiné à un public âgé de 6 à 12 ans. Il s’agit d’un jeu numérique dont l’objectif est d’apprendre à reconnaître les symptômes d’un AVC tout en jouant. Car les enfants aussi peuvent jouer un rôle important et sauver des vies en composant rapidement le 112. Les premières étapes de conceptualisation et préliminaires sont le travail d’étudiants en bachelier de l’école Digital Arts & Entertainment de HOWEST. Dans un deuxième temps, Game of Stroke a été développé plus en aval par Play it, une entreprise de Courtrai spécialisée dans le développement de logiciels. D’autres

Après son lancement à l’occasion de la Journée mondiale contre l’accident vasculaire cérébrale le 26 octobre 2024, Game of Stroke a été distribué par des groupes scolaires, le magazine écolier Klasse, des newsletters régionales, etc. Une version en français est également disponible sur le site du Belgian Stroke Council. Vous trouverez également le jeu sur : https://azg.site/gameofstroke

FORMATION EN CONTINU POUR LES MÉDECINS ET PROFESSIONNELS DU PARAMÉDICAL Nous organisons annuellement un colloque scientifique pour les médecins et infirmiers. Notre 10e édition (09/09/2025) s’est concentrée sur la collaboration avec les cardiologues pour dépister une fibrillation auriculaire (FA) chez les sujets ayant subi un AVC d’une part, et la collaboration avec les ophtalmologues dans le traitement d’une occlusion de l’artère centrale de la rétine d’autre part. À titre de coordinateur national de TEN CRAOS[2], nous pouvons lever le voile sur ces résultats d’étude importants dans l’approche aiguë d’un infarctus rétinien. À travers nos congrès adressés aux ambulanciers et infirmiersurgentistes, nous promouvons également l’éducation. En mai 2025, nous avons présenté le nouveau protocole stroke à l’ensemble du personnel paramédical et aux médecins chargés des soins quotidiens des accidents vasculaires cérébraux dans la phase précédant une hospitalisation ainsi que dans la phase aiguë aux urgences. La plus grande révolution est sans aucun doute le nouveau thrombolytique (i.c. tenecteplase IV 0,1 mg/kg) qui peut être administré sous forme de bolus et qui a été entièrement adopté aujourd’hui. En partageant des directives en format de poche aux 11 hôpitaux partenaires du réseau IctusNET, nous mettons tout en œuvre pour standardiser le plus possible notre prise en charge du patient AVC.

[1] Staessens S, Vandelanotte S, François O, Boulleaux E, Bretzner M, Casolla B, Corseaux D, Puy L, Denorme F, De Wilde M, Desender L, Laridan E, Vandenbulcke A, de Boer J, Vens C, De Sloovere AS, Dewaele T, Vanacker P, Susen S, Tersteeg C, Vanhoorelbeke K, Cordonnier C, Andersson T, De Meyer SF. Association Between Thrombus Composition and Etiology in Patients With Acute Ischemic Stroke Treated by Thrombectomy. Stroke. 2025 Apr;56(4):1026-1035. doi: 10.1161/STROKEAHA.124.047092. Epub 2025 Mar 24. PMID: 40127147. [2] Ryan SJ, Jørstad ØK, Skjelland M, Simonsen CZ, Bek T, Blauenfeldt RA, Ijäs P, Laitinen A, Khanevski AN, Krohn J, Rødahl E, Lemmens R, Demeestere J, Cassiman C, Nakstad I, Evensen K, Sandell T, Hamann S, Christensen LM, Rosenbaum S, Matijosaitis V, Zemaitiene R, Ellekjær H, Austeng D, Truelsen TC, Mazya MV, Träisk F, Ylikotila P, Salmi U, Jenssen KN, Lisether H, Breivik C, Devik K, Honningsvåg LS, Valaikienė J, Cimbalas A, Malmberg VN, Anderson E, De Raedt S, Tusscher MT, Ligot N, Lipski D, Björck F, Hamrin A, Solbakken T, Tharaldsen AR, Farmen AH, Helgesen A, Johnsen SH, Bertelsen G, Morsund ÅH, Holen E, Tveiten A, Johannessen HB, Kelly P, O’Neill E, Roy A, Kefaloykos C, Skattør TH, Kraglund KL, Sanders L, Vanacker P, Strbian D, Moe MC, Aamodt AH. Tenecteplase in Central Retinal Artery Occlusion Study (TenCRAOS): Protocol for a randomized-controlled trial. Eur Stroke J. 2025 Jun 12:23969873251344199. doi: 10.1177/23969873251344199. Epub ahead of print. PMID: 40509553; PMCID: PMC12165955.

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UNE UNION POUR DE MEILLEURS SOINS ONCOLOGIQUES Prof. Dr Philip Debruyne - oncologue az groeninge Mme Laura Tack - gestionnaire de projet qualité oncologie, MSc, PhD M. Louis Van Slambrouck - manager des soins

INTRODUCTION À deux reprises, le Centre oncologique de Courtrai a obtenu le prestigieux certificat de l’Organisation of European Cancer Institutes (OECI), une accréditation qui confirme la qualité de notre prise en charge oncologique, mais aussi le dévouement avec lequel nous lui donnons un contenu. L’OECI est un organisme de premier plan engagé dans l’amélioration de la recherche et des traitements oncologiques partout en Europe. Seuls les établissements qui répondent aux normes les plus strictes en matière de soins, recherche et partage de connaissances oncologiques se voient attribuer cette accréditation. Dans ce qui suit, découvrez comment The Greenhouse met la main à la pâte au Centre oncologique de Courtrai et contribue, grâce à son soutien, à la recherche, l’innovation et le partage de connaissances.

Prof. Dr Philip Debruyne

LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE COMME MOTEUR DU PROGRÈS Le Centre oncologique de Courtrai participe activement à un large éventail d’essais cliniques réalisés en collaboration avec des partenaires académiques, des réseaux d’études coopératifs comme la European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) et des entreprises pharmaceutiques. Grâce à ce grand nombre d’activités, nos patients ont souvent accès à des thérapies expérimentales et innovantes dès le stade précoce.

M. Louis Van Slambrouck - Prof. Dr Philip Debruyne - Mme Laura Tack

Les coordinateurs d’étude jouent un rôle clé dans ce contexte. Ce groupe de professionnels se charge jour après jour d’inclure le patient à des essais en cours, et particulièrement dans les soins oncologiques, au sein de l’az groeninge mais aussi en étroite collaboration avec des hôpitaux tiers. Travailler ensemble pour mettre en évidence les essais ouverts à l’inclusion permet de renvoyer le patient à temps, mais aussi de manière ciblée.

Toutes les semaines, les médecins, coordinateurs d’étude et chercheurs se réunissent pour discuter de l’évolution, c’est-à-dire les nouvelles opportunités offertes par les essais cliniques, mais aussi les défis pratiques allant de pair. Cette coopération structurelle permet une communication directe grâce à laquelle le patient est rapidement renvoyé vers l’essai clinique le plus pertinent. REMOTE par exemple, a pour objectif d’étudier comment accompagner le patient à distance dans sa peur de récidive sans toutefois compromettre la qualité des soins. C’est un mariage entre innovation et prise en charge ; exactement ce que représente l’az groeninge.

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ÉTUDE REMOTE L’étude Remote a été développée en interne par des chercheurs de l’az groeninge (Prof. Dr Philip Debruyne et PhD Laura Tack) en collaboration avec la Survivorship Task Force de la Société belge d’oncologie médicale (BSMO) et le Groupe belge et luxembourgeois pour l’oncologie gynécologique (BGOG), un groupe coopératif dans l’oncogynécologie. Actuellement financée par Kom op tegen Kanker (KOTK), l’étude a été couronnée par le Pfizer Oncology Award en 2020. 12 hôpitaux belges prennent part à cette étude et depuis plus de 15 ans déjà, notre service d’oncologie médicale accueille au moins un doctorant dans le cadre de cette étude. Pour ces derniers, notons également notre collaboration avec les universités de Gand, de Louvain et deux universités britanniques (Anglia Ruskin University et University of Plymouth). En ce moment, deux psychologues travaillent à leur doctorat, Mme Lore Mertens (recherche sur l’effet de la thérapie par la musique facilitée par le numérique sur les symptômes psychosociaux des patients oncologiques et de leurs proches) et Mme Marte Vandeweyer (étude REMOTE citée plus haut). Elles accélèrent l’innovation au sein de notre service. Récemment, onco@home, un projet financé par KOTK a été finalisé dans notre hôpital sous la direction du Dr Koen Van Eygen et introduit à la pratique de tous les jours.

Corps infirmier du CRU : Mme Jana Walcarius - Mme Sabrine Roelens - Mme Jessica Ferlin - Mme Veerle Esprit - Mme Elien Vanlede - M. Kurt van Respaille

UNITÉ DE RECHERCHE CLINIQUE : DE MEILLEURS SOINS ET PLUS D’OPPORTUNITÉS POUR LES ESSAIS CLINIQUES Le nombre croissant d’essais cliniques en oncologie nous a obligés à professionnaliser davantage le trajet des patients participants. Plus de prises de sang, plus d’administration et plus de questionnaires spécifiques venaient s’ajouter à l’agenda déjà bien chargé de l’hôpital de jour oncologique. Pour y répondre, notre hôpital a fondé en 2020 son Unité de recherche clinique (Clinical Research Unit – CRU) et depuis son établissement, cinq postes dans l’hôpital de jour oncologique sont réservés quotidiennement aux patients qui participent à des essais cliniques complexes. La recherche clinique n’est pas la tâche exclusive des médecins et coordinateurs d’étude. Les patients sont accompagnés par des équipes multidisciplinaires et spécialisées comprenant des infirmiers spécialisés en essais cliniques qui assurent la coordination du trajet de soins. Le personnel infirmier formé joue un rôle clé dans la réalisation de l’essai et dans sa chance de réussite. Le travail d’équipe multidisciplinaire augmente la qualité et la faisabilité de la recherche dans la pratique de tous les jours. Les résultats ne se sont pas fait attendre : des délais plus rapides, moins de stress pour le personnel infirmier et une meilleure qualité de prise en charge pour les patients. Cela nous a également permis de réaliser des études plus complexes. Et en vue de la belle réussite du CRU, d’autres disciplines comme la neurologie, pneumologie, urologie ou gastro-entérologie mettent son expertise en pratique. Le CRU est ambitieux quant à l’avenir et poursuit ses investissements sur le plan de son infrastructure et de son expertise. Aussi, le comité d’éthique médicale de l’az groeninge examine annuellement les essais CTR, MDR et IVDR et la pharmacie hospitalière prévoit une salle blanche pour traiter correctement et efficacement les médicaments d’étude. La collaboration entre services est essentielle, car l’un ne peut fonctionner sans l’autre. 50

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« QUAND ON SURVIT À UN CANCER, MAIS QUE LA PEUR NE MEURT PAS : NOUVELLE APPROCHE DE RECHERCHE » En octobre 2024, le premier participant a été inclus dans l’essai REMOTE*, une étude multicentrique pilotée par le Centre oncologique de l’az groeninge, en collaboration avec 11 autres hôpitaux en Flandre et à Bruxelles**, qui se concentre sur la peur de faire une rechute, l’un des problèmes les plus fréquents chez ceux et celles qui ont survécu à un cancer. Sous la direction du Prof. Dr Philip Debruyne, oncologue médical à l’az groeninge, le groupe de recherche veut vérifier l’efficacité de deux méthodes accessibles et en ligne sur cette peur. LES PARTICIPANTS SONT RANDOMISÉS DANS L’UN DES GROUPES SUIVANTS : • Techniques de libération émotionnelle par internet (iEFT) : trois séances individuelles avec une psychologue clinique (en ligne), réparties sur une période de six semaines. Les techniques de libération émotionnelle associent le tapotement de points d’acupuncture spécifiques sur le corps (« tapping ») avec des principes issus de la thérapie cognitivo-comportementale. • Interventions en méditation de pleine conscience par internet (iMMI) : six séances de groupe (en ligne) sur une période de six semaines, guidées par une psychologue clinique. Dans ce trajet, exercices de conscience corporelle, entraînement à la concentration et méditation assise sont au cœur des choses. • Groupe de contrôle sur la liste d’attente (WLC) : les participants doivent patienter 12 semaines avant de pouvoir participer aux techniques de libération ou à la méditation au choix. Au total, 339 patients répartis sur les trois groupes cités plus haut participeront à cette étude. Aujourd’hui, 78 participants ont déjà été inclus (23 %). L’étude est réalisée totalement à distance : les entretiens préliminaires par téléphone sont réalisés par la coordinatrice d’étude de l’az groeninge, les interventions ont lieu sur Microsoft Teams et des exercices supplémentaires sont mis à disposition sur l’application MyNexuzHealth. À quatre intervalles différents, les participants remplissent, via cette même application, des questionnaires sur leur peur de récidive, le degré de « détresse » et la qualité de vie en général.

Fig. 1 : Flowchart essai REMOTE

Avec cette étude, nous voulons vérifier si les techniques de libération émotionnelle ou la méditation de pleine conscience via internet peuvent contribuer à la réduction de l’anxiété de faire une rechute (premier objectif de l’étude), moins de stress et une meilleure qualité de vie chez les personnes qui ont survécu à un cancer. Les résultats peuvent ouvrir la voie à une application plus large de ces interventions peu onéreuses et accessibles dans la prise en charge oncologique de tous les jours. L’étude REMOTE a été mise sur pied par la Société belge pour l’oncologie médicale (BSMO) et le Groupe d’oncologie gynécologique belge (BGOG-gyn1b). Elle s’étend jusqu’en mars 2027 et est réalisée avec le soutien de Kom op tegen Kanker.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements ou connaissez un patient qui pourrait bénéficier de cette étude, n’hésitez pas à contacter la coordinatrice d’étude Mme Marte Vandeweyer au 056 63 39 55 ou à lui envoyer un mail sur marte.vandeweyer@azgroeninge.be.

*REMOTE/BGOG-Gyn1b trial: Targeting fear of Cancer Recurrence in Cancer Survivors: a multicentre randomized controlled trial to evaluate Internet-Based Emotional Freedom Techniques and Internet-Based Mindfulness Meditation as Intervention Strategies. ** Hôpitaux participants : UZ Antwerpen, UZ Brussel, UZ Gent, UZ Leuven, Imelda Ziekenhuis, Jan Yperman Ziekenhuis, Jessa Ziekenhuis, VITAZ, AZ Glorieux, AZ Klina, AZ Vesalius et az groeninge

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INNOVATION AU SEIN DU PROJET « SAMEN DIGITAAL » INFORMATIONS NUMÉRIQUES SUR MESURE DU PATIENT ET QUAND IL LE FAUT Les traitements oncologiques s’accompagnent de nombreuses informations souvent complexes et délivrées par différents canaux : oralement pendant les consultations, par mail, sur la plateforme MyNexuzHealth, ou encore par courrier ou brochure. Selon des études, 40 % des renseignements transmis en consultation se perdent. Par ailleurs, les informations ne sont pas toujours faciles à comprendre, ne permettant pas au patient d’être conscient de ce qui l’attend. La digitalisation peut aider parce qu’elle permet de transmettre des informations de manière structurée, sur mesure et au bon moment. À l’az groeninge, nous utilisons déjà des codes QR, enregistrements numériques et entretiens en ligne, mais pour certains patients, cette numérisation est un défi et une source de stress. Pour combler cet écart, nous avons introduit le projet « Samen Digitaal » auprès du SPF Économie. Couronné, le projet s’est vu attribuer 250 000 euros de subsides. Le but est d’améliorer l’accès au numérique et l’inclusion digitale des patients et collaborateurs.

AU SEIN DE « SAMEN DIGITAAL », NOUS TRAVAILLONS SUR TROIS PISTES EN 2025 - INFORMATIONS AUX PATIENTS SOUS FORME NUMÉRIQUE ET DANS DES TERMES COMPRÉHENSIBLES Une nouvelle app, développée par Delaware regroupe toutes les informations pertinentes sur la pathologie, le traitement, les consultations et les consignes dans un seul endroit. Des infirmières spécialisées en oncologie établissent par patient un trajet de soins digital personnalisé. - SOUTIEN AUX PATIENTS ET AUX AIDANTS PROCHES Tout le monde ne maîtrise pas le digital avec autant d’aisance. C’est pourquoi nous prévoyons un accompagnement de base par des professionnels de la santé et au besoin, une aide supplémentaire dans notre digipoint central où nos bénévoles et collaborateurs enseignent au patient et à son aidant proche une série de compétences digitales. - ÉDUCATION DU PERSONNEL Un digicoach a été attribué à chaque unité et sert de premier point de contact aux collègues. Le coach est soutenu par un expert digital central qui prévoit des formations et mises à jour pour avoir recours, de manière optimale, à une prise en charge digitale, avant l’admission, pendant l’hospitalisation et après la sortie. Avec « Samen Digitaal », la numérisation devient accessible à tout le monde. Des informations claires, un soutien ciblé et un personnel bien formé permettent aux outils numériques de renforcer les soins plutôt que de les entraver.

PARTAGE DE CONNAISSANCES ENTRE PRESTATAIRES DE SOINS L’az groeninge organise annuellement des évènements inspirants qui réunissent les professionnels de la santé, patients et chercheurs. Chaque initiative contribue à l’amélioration continue de nos soins oncologiques. Pour favoriser le partage de connaissances, nous organisons des sessions posters et colloques spécialisés. Le colloque en hématologie réunit des médecins, pharmaciens et infirmiers du réseau hospitalier E17 autour des dernières connaissances dans ce domaine. Le colloque en gynécologie se concentre systématiquement sur un sujet oncologique actuel et aide les spécialistes à mettre à jour leurs connaissances dans un domaine qui évolue rapidement en raison de directives en pleine mutation et de la centralisation de plus en plus importante des soins. Notre Clinique du sein, accréditée par l’EUSOMA, contribue également à cette ambition de partage des connaissances. Chaque année, elle organise un colloque qui cible une année sur deux les professionnels de la santé et l’autre les patients. Le personnel infirmier y est informé des dernières évolutions dans le monde médical et infirmier, alors que les patients sont informés, dans des termes clairs, sur les principes de base en oncologie et mis en relation avec des organismes de soutien. Approfondir nos connaissances scientifiques, échanger nos expériences ou mettre les réflexions en commun, le partage de connaissances est inscrit dans l’ADN de notre service d’oncologie. En investissant dans le dialogue avec les patients et la formation en continu des professionnels de la santé, nous contribuons à une prise en charge humaine, experte et axée sur l’avenir. 52

ACTAGROENINGE


L’AVENIR EST PROMETTEUR

DES IDÉES AVEC UN VÉRITABLE RETENTISSEMENT THE GREENHOUSE ; LE MOTEUR DES INNOVATIONS DANS LE SECTEUR DES SOINS MME CONNY VAN GELUWE

INTERVIEW L’innovation est inscrite dans l’ADN de l’az groeninge. Ces dernières dizaines d’années, l’hôpital a régulièrement fait la une avec des technologies médicales de pointe et des innovations totalement inattendues. Le lancement du Greenhouse en juin 2023 a donné un nom et un visage à cette audace novatrice. Deux ans plus tard, The Greenhouse est doté d’une structure limpide, d’une équipe solide et surtout d’un groupe de « consommateurs » de plus en plus satisfaits, à savoir nos patients et notre personnel. Dr Olivier Vanovermeire - Mme Caroline de Beukelaar - Dr Serge Vanderschueren - Prof. Dr Wouter De Corte

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Plus encore que les chiffres, les cas pratiques illustrés dans ce numéro d’Acta en disent long sur la réussite du Greenhouse. Notons qu’il ne s’agit là que d’une poignée d’initiatives et de projets soutenus par l’incubateur d’innovations de l’az groeninge qui a définitivement démarré sur les chapeaux de roues. Mais l’heure n’est pas au repos. Petite rétrospective et grande prospective des prochaines étapes avec la manager, Mme Caroline de Beukelaar, le responsable médical, Prof. Dr Wouter De Corte, le directeur médical Dr Serge Vanderschueren et le président du conseil médical Dr Olivier Vanovermeire.

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS LE DÉPART À VITESSE GRAND V DU GREENHOUSE ? Prof. Dr Wouter De Corte : « Nous ne sommes pas partis de zéro. Prenons notre Centre d’essais cliniques qui jouissait déjà d’une belle réputation, nos services qui ont toujours eu le réflexe d’adopter de nouvelles technologies ou les congrès de renommée internationale que nous organisons depuis longue date. Seulement, toutes ces initiatives étaient désordonnées, sans véritable cadre si l’on veut. Elles perdaient en efficacité, mais avec The Greenhouse, nous avons axé ces initiatives surgissant de manière organique autour de trois piliers — la recherche clinique, l’innovation et le partage de connaissance. Nous avons tracé un cap commun qui assure un effet de levier très puissant. » Dr Serge Vanderschueren : « J’ajouterais que notre hôpital se situe en plein cœur d’un écosystème d’innovations particulièrement dynamique. Dans un rayon de quelques kilomètres à peine, on trouve des professionnels de la santé, entreprises médico-techniques, universités et hautes écoles, incubateurs comme HangarK et politiques urbaines où le design et l’innovation ont toute leur place. Géographiquement et sur le fond, The Greenhouse se situe pile-poil sur le carrefour entre soins, industrie, politique, recherche et éducation. Nous partons d’une position très très forte. »

LA FERTILISATION CROISÉE EST PROBABLEMENT UN FIL ROUGE DANS VOTRE TRAVAIL ? Dr Olivier Vanovermeire : « C’est notre force, trouver et réaliser cette fertilisation. Nous sommes un matchmaker ou mieux encore, un catalyseur. Nous réunissons les gens, les idées, les connaissances et les moyens pour aboutir plus rapidement à des innovations pertinentes. Entre les trois piliers du Greenhouse aussi, nous créons des liens, ce qui permet d’augmenter fortement l’effet. » « D’ailleurs, l’innovation est bien plus qu’une question de technologies de pointe ou de percées médicales, même si c’est ce qu’on voit le plus dans les médias. Non, pour nous, il s’agit tout autant de lutter contre le gaspillage alimentaire ou d’organiser les soins autrement pour que le patient n’ait plus à se rendre si souvent à l’hôpital. Ces projets ont au moins autant de valeur. » 54

ACTAGROENINGE

Dr Serge Vanderschueren

Mme Caroline de Beukelaar : « Nos réalisations ne sont pas toutes aussi complexes. Souvent, il s’agit de petites victoires, trouver une solution qui existe déjà sur le marché pour un souci opérationnel. En revanche, le développement d’un algorithme IA pour prédire le délire en soins intensifs va beaucoup plus loin. Là, on parle vraiment de cocréation avec des scientifiques pour obtenir la meilleure solution. De l’autre côté du spectre, on voit la création de potentiels nouveaux business, des start-ups qui développent et commercialisent les innovations auxquelles nos professionnels de la santé ont collaboré avec leurs connaissances et leur expertise. Ce sont des projets beaucoup plus complexes, mais c’est une bonne chose de se mettre au défi et de ne pas s’imposer de limites. »

C’EST DONC L’AVENIR DU GREENHOUSE, FAIRE POUSSER DES START-UPS ? Dr Serge Vanderschueren : « Non, nous sommes d’abord et avant tout un établissement de santé, pas une entreprise. Nous voulons dispenser les meilleurs soins et la meilleure qualité possible à nos patients. Et tout ce que nous faisons au Greenhouse, nous le faisons en fonction de ça. Avec cette même mission à l’esprit, nous espérons que The Greenhouse contribuera davantage à l’amélioration de la pratique clinique de demain. » Prof. Dr Wouter De Corte : « Mais pour réaliser cette ambition, il nous faut un modèle économique durable. Pour l’instant, The Greenhouse ne bénéficie d’aucun financement structurel, ce


sont des coûts qui s’ajoutent à ceux de la gestion quotidienne d’un hôpital. Nous devons donc gérer les moyens disponibles, mais limités de manière intelligente tout en trouvant des entrées supplémentaires. À terme, l’objectif est d’être autosuffisant pour poursuivre notre action motrice dans l’innovation. »

EST-CE QU’AVEC THE GREENHOUSE, VOUS AVEZ D’AUTRES GRANDES AMBITIONS, LA CONSTRUCTION D’UNE « SERRE » PEUT-ÊTRE ? Mme Caroline de Beukelaar : « À la base, nous rêvions d’un endroit à nous qui aurait quelque chose d’innovant et où les start-ups seraient venues pour travailler par exemple. Ce rêve ne s’est pas envolé, mais nous remarquons qu’il y a aussi des avantages à se situer dans un hôpital. Nous restons proches de la réalité du travail et vivons les enjeux jour après jour. Pour l’instant, continuons à travailler comme nous aimons le faire à l’az groeninge, avec beaucoup de flexibilité, de résilience et de manière ascendante. ». Dr Olivier Vanovermeire : « En revanche, nous aimerions renforcer notre notoriété à l’avenir. Les entreprises et centres d’expertise viennent déjà frapper à notre porte parce qu’ils savent, par expérience, que nos professionnels de la santé sont ouverts à l’innovation et la collaboration. Ce n’est pas quelque chose d’unique à notre hôpital, mais nous sommes très forts dans ce que j’oserais appeler “l’approche de l’ingénieur industriel”. Un esprit pratique, créatif et axé sur l’effet direct

pour le patient et le professionnel de la santé. C’est un atout que nous devrions mettre plus en évidence à l’avenir pour devenir le partenaire de premier choix de la région et bien au-delà. » « The Greenhouse avancera d’office par le biais de la coopération. L’innovation n’est pas une histoire en solo. Seul, on avance à peine. Il faut des perspectives variées, des connaissances et des expertises issues de contextes différents. C’est l’unique manière d’arriver à des solutions qui ont un véritable impact, dans notre hôpital, mais aussi en dehors. Les projets présentés dans ce numéro d’Acta sont, pour la plupart, le fruit de collaborations avec d’autres hôpitaux et acteurs de la santé, des centres d’expertise, des fédérations sectorielles ou encore des entreprises. Et à l’avenir, nous aimerions construire encore plus de ponts. »”

« Que les choses soient claires : The Greenhouse n’est pas un projet avec une date de lancement et une date de fin. C’est un état d’esprit, une attitude durable qui soutient et fait avancer l’intégralité de l’hôpital. Depuis sa position unique au cœur de l’az groeninge et de l’écosystème d’innovations de Courtrai, l’équipe du Greenhouse continue à repousser les limites, construire des ponts et transformer les idées en véritable retentissement. »

Dr Olivier Vanovermeire

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Le nouveau jardin physiothérapeutique de l’az groeninge

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