No de convention : 4061051
Le Jeudi 5 mai 2022 | Volume 39 | Numéro 9
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Maryne Dumaine
Le Yukon se prépare à la saison des inondations Laurie Trottier Page 8
Agnès Viger
La nature et le féminisme en toile de fond Agnès Viger
À découvrir
Maryne Dumaine
L’improvisation gagne en popularité à Whitehorse. Le match du 28 avril de la Fabrique d’improvisation du Nord (la FIN) a rassemblé un public de plus de 60 personnes. Le jeudi 5 mai, la FIN proposera un nouveau concept : les interprètes s’affronteront en duel, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une seule personne finaliste.
Célébrations pour la journée du 15 mai
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La population du Yukon augmente
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Les défis du recrutement bilingue
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Série : Comment ça va le Nord?
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Premier roman de Marielle Veilleux 8 Festival de poésie arctique
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Mieux connaître les engrais naturels 19
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ENVIRONNEMENT
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Les bouchées doubles pour se préparer aux inondations La Semaine canadienne de la sécurité civile, qui se terminera le 7 mai, tente de fournir le plus de renseignements possible à la communauté pour se préparer aux événements d’urgence. Alors que la saison des inondations débute au territoire, quelles sont les mesures de prévention disponibles pour les personnes qui résident dans les lieux à risque? Laurie Trottier
Chose certaine, l’optimiste ne règne pas dans la région des lacs du Sud, alors que le printemps se pointe le bout du nez. Les rapports scientifiques sont loin d’être porteurs de bonnes nouvelles. « Selon le Bulletin des relevés nivométriques et des prévisions hydrologiques d’avril du gouvernement du Yukon, l’accumulation de neige dans l’ensemble du territoire est nettement supérieure à la moyenne », nous apprend un communiqué de presse du gouvernement du Yukon, publié le 11 avril dernier. « Huit des onze bassins surveillés ont les estimations les plus élevées jamais enregistrées, tandis que les trois autres ont un enneigement bien au-dessus de la moyenne. » Pour Gilbert Bradet, les souvenirs d’une année difficile refont surface. En juillet dernier, le gouvernement du Yukon avait déclaré l’état d’urgence pour la région des lacs du Sud et du lac Laberge en raison des inondations, et donné des avis d’évacuation. Gilbert Bradet réside à South McClintok, à un jet de pierre du lac Marsh. Il affirme avoir travaillé jusqu’à 20 heures par jour à certains moments, afin de remplir des sacs de sable et prêter main-forte au voisinage. « Si j’étais éveillé, j’étais à l’ou-
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vrage, se remémore-t-il. On a eu beaucoup d’aide, que ce soit des bénévoles ou des Forces armées canadiennes. Tout le monde voulait s’impliquer. Il y a eu un élan de solidarité incroyable. » Cependant, cette année, l’effet de surprise n’est plus là. « On n’est pas très positifs pour cette année non plus, avec la terre qui est saturée [en eau] et les tombées de neige record », partage Brigitte Parker. La maison de sa belle-famille a été gravement touchée par les inondations et ses beaux-parents ont été forcés d’évacuer Shallow Bay le 13 juillet dernier.
Une prévention difficile à orchestrer
ont été massacrés par la machinerie de l’an passé, souligne-t-il. Il y a des éléments à rebâtir et à remettre de façon fonctionnelle. Ça va prendre du temps. » « On dirait qu’on est plus réactif, qu’on va attendre la crise », lance-t-il. Il y a quelques semaines, l’Association communautaire de South McClintock a envoyé une lettre aux ministres pour leur faire part de ses inquiétudes quant à la prochaine saison des inondations. Au moment d’écrire ces lignes, l’association n'avait pas reçu de réponse. Au Yukon, la coordination des secours relève principalement de l’Organisation des mesures d'urgence (OMU). Depuis novembre dernier, Danielle Trudeau est à la tête de cette équipe composée d’une dizaine de personnes. Elle estime que la préparation et la prévention des inondations vont bon train. « Nous ne pouvons pas faire de la prévention seuls. Il faut une approche à plusieurs niveaux et, le plus important, la collaboration des citoyens », souligne Danielle Trudeau.
Alors que la chaleur s’installe, les résidents et résidentes tentent de prévenir les dégâts. « Ce qu’on a compris, c’est que la prévention, il faut la faire lorsqu’on a les pieds secs », réitère Gilbert Bradet. Il ne croit pas que le gouvernement soit suffisamment prêt pour affronter cette nouvelle saison, même s’il comprend qu’il y a une volonté de bien faire les choses. Selon lui, les informations quant aux remboursements pour L’information disponible les efforts de l’an dernier arrivent sous peu? au compte-gouttes. En plus de la prévention, il y a une corvée de En collaboration avec d’autres parnettoyage à effectuer : « Les terrains tenaires, l’OMU a également tenu
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Gilbert Bradet souhaite insister sur la nécessaire collaboration entre les communautés touchées et le gouvernement. « On est tous dans le même bateau », ajoute-t-il.
des rencontres virtuelles, toutes en anglais, avec les personnes ayant été touchées par les inondations l’an dernier. Une des plus grandes sources de stress est le manque de clarté dans le procédé, afin d’avoir accès à des remboursements pour des opérations préventives sur le terrain et la maison. Quant à lui, le détail du Programme d’aide aux victimes des inondations du Bureau de la Société d’habitation du Yukon devrait être dévoilé seulement à la mi-mai. « C’est nous qui devons faire la
prévention. Le gouvernement a été très clair là-dessus », assure pour sa part Brigitte Parker, qui était à l’une des réunions publiques. « C’était traumatisant l’année dernière. Quand on est frappés par le changement climatique, on voit qu’on ne peut juste pas gagner. L’espoir est difficile à garder », ajoute-t-elle. Le rapport sur la situation des inondations de 2021 devrait être disponible dans les prochaines semaines et « fournir des informations importantes pour cette année », ajoute Danielle Trudeau. Celle-ci affirme que son équipe et d’autres départements gouvernementaux se sont réunis à plusieurs reprises depuis février, mais aucun procès-verbal n’est actuellement disponible sur le site du gouvernement. Avant l’hiver, l’OMU a également prépositionné de l’équipement, comme des mégasacs de sable, à certains endroits stratégiques, pour un accès plus rapide en cas d’urgence au printemps. « Il y a une conception selon laquelle tout le monde qui est affecté est riche, mais ce n’est pas vrai, ajoute Gilbert Bradet. Quand des gens ont besoin d’aide, il faut qu’on puisse s’unir et travailler ensemble. » Le Bulletin des relevés nivométriques et des prévisions hydrologiques de mai est attendu dans les prochains jours.
CSSC Midi à16h MERCIER Merci à
Réception avec bouchées
Jeu interactif
Prestation musicale
Remise du prix Engagement exceptionnel
Zone enfants
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet et août, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices.
Correspondants :
L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561
Claude Gosselin, Yves Lafond, Annie Maheux, Kelly Tabuteau, Mélanie Sylvain et Agnès Viger
L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
Révision des textes et correction d’épreuves :
Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.
Marilyn Ferland Distribution :
Stéphane Cole Caricature :
Annie Maheux
Aujourd’hui, deux jours après la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), j’aimerais qu’on réfléchisse ensemble sur ce concept encore un peu flou : la liberté. Basée sur la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui définit la liberté d’expression comme droit universel, cette journée du 3 mai sert surtout à rappeler que de nombreux pays bafouent la liberté d’expression : Internet coupé ou limité, pression extrême, menaces… Nous sommes chanceux, au Canada. J’en ressens beaucoup de gratitude. Mais, bien qu’aucun média canadien (je l’espère) n’ait peur pour la vie de ses journalistes, cette liberté est-elle aussi complète qu’il y paraît? Pendant la pandémie, j’ai fait le choix éditorial de ne pas parler de COVID dans l’Aurore boréale. Pourquoi? Parce que les informations que je recevais de toutes parts n’avaient qu’une seule source initiale : une volonté gouvernementale. J’estimais que le monde entier était trop dans le flou pour fournir une opinion éclairée. Certains pays, ou même certaines provinces, faisaient des choix politiques différents. En gros, personne ne savait trop de quoi il parlait, mais tout le monde affirmait. Si je me suis permis d’exprimer mon opinion, c’était avec des pincettes. C’est avec discrétion que j’ai émis l’idée que toutes les personnes non vaccinées n’étaient pas forcément des extrémistes égocentriques. C’est en sourdine que j’ai déploré que le gouvernement yukonnais fasse pression sur son personnel en éducation. Dans l’ère où les informations sont si nombreuses, diverses, accessibles (et au professionnalisme parfois douteux), comment se permettre d’émettre une opinion qui pourrait 1- déplaire à la majorité; 2- sortir des sentiers battus? Certes, ici, nous sommes privilégié·e·s : beaucoup de droits sont acquis. Je n’ai pas eu peur pour ma vie en m’exprimant discrètement. Pourtant, beaucoup de choses que nous affilions à des droits fondamentaux ne sont que façade. Et la crainte d’exprimer son opinion en temps de pandémie n’est que la pointe d’un iceberg monumental. Le droit d’avoir un espace sécuritaire pour afficher, explorer ou discuter de sa propre identité, à l’école : un droit « normal »? Et bien non, pas encore… L’Assemblée législative n’a adopté ce projet de loi que le mois dernier! Il n’est pas encore acquis. Bien sûr, les jeunes ont droit d’en faire la demande… mais on est loin de l’offre active!
Parlant d’offre active, puis-je déplorer que les présentations publiques du gouvernement mises en place pour les personnes affectées par les inondations ne soient offertes qu’en anglais? Que les documents et informations clés ne soient pas traduites (suis-je libre d’utiliser cet accord de proximité, délaissant le masculin qui l’emporte dans notre langue chérie, quand Antidote censure ma démarche?). Demander, même si c’est pour notre sécurité, c’est s’avouer différent. C’est attirer l’attention, faire face à l’impatience de la majorité qui ne comprend pas où se situe cette liberté, fondamentale pour nous, mais insignifiante pour d’autres. Bien qu’on souhaite vivre dans un pays libre, la liberté des minorités paraît souvent insignifiante. Avec une légère condescendance, on fait sentir que l’urgence n’est pas dans la traduction… ou que les fonds manquent pour un espace sécuritaire… ou que le mot d’ordre, c’est la vaccination. Ou que le masculin l’emporte sur le féminin… Oui, nous vivons dans un monde privilégié. Mais pourtant, la liberté n’est pas un acquis. Et si ce thème s’est imposé cette semaine, c’est aussi parce qu’aujourd’hui (5 mai), c’est la Journée de la robe rouge, la Journée nationale de sensibilisation aux femmes, filles et personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées. Ces personnes autochtones ont-elles le droit réel d’être en sécurité dans leurs communautés, où qu’elles vivent? « Le passé colonial du Canada a eu des répercussions durables et négatives sur les communautés autochtones. L’histoire du Canada, de même que le sexisme, le capacitisme, le racisme, l’homophobie et la transphobie, ainsi que les actions et l’inaction des gouvernements précédents, ont créé de la discrimination systémique et des iniquités qui doivent être corrigées pour que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones soient en sécurité où qu’elles vivent », a affirmé Carolyn Bennett, ministre des Relations CouronneAutochtones, l’an passé. Et si c’était ça, la liberté : être en sécurité. Peu importe notre identité, notre genre, notre appartenance culturelle, notre langue, nos croyances religieuse ou politique. Accrocher une robe rouge, aujourd’hui, c’est annoncer un soutien en faveur de la liberté des femmes, filles et personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones. C’est signifier que toutes les libertés fondamentales ne sont pas encore acquises. La liberté est un trésor à protéger et à faire grandir, au sein de nos communautés. Car être libre c’est bien, mais être libres ensemble, ce serait quand même mieux…
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15 mai : retour des célébrations « en grand » pour la Journée de la francophonie yukonnaise Il y a quinze ans, en 2007, Geraldine Van Bibber, commissaire du Yukon à cette époque, proclamait le 15 mai comme la Journée de la francophonie yukonnaise. Cette journée rappelle que depuis deux siècles, les francophones ont non seulement exploré le Yukon, mais ont aussi grandement contribué à son développement et à son enrichissement culturel, économique et social. Mélanie Sylvain
Cette journée est l’occasion pour toute la communauté yukonnaise d e c é l é b re r l’hi s to ire d e l a Franco-Yukonnie et de partager sa culture. Organisme porte-parole, l’Association franco-yukonnaise (AFY) a mis sur pied un après-midi de festivités en collaboration avec ses partenaires communautaires. Les activités seront offertes gratuitement et présentées dans les deux langues officielles.
Se rassembler pour célébrer Si l’an passé quelques activités pour enfants avaient eu lieu, cela fait plus de deux ans que les équipes organisatrices n’ont pas pu proposer à toute la communauté de se réunir pour l’occasion. L’événement prendra place l’après-midi du 15 mai au CSSC Mercier. Audrey Percheron, directrice des communications et des relations communautaires à l’AFY, mentionne qu’il n’y aura pas de thème particulier cette année : « On veut mettre l’emphase sur le fait qu’on peut de nouveau se rassembler pour célébrer et partager notre belle culture franco-yukonnaise. » Les festivités débuteront dès midi où des bouchées sont prévues pour les convives. Le caractère officiel de cette journée commémorative sera souligné par quelques discours de personnalités yukonnaises. Mme Percheron indique que les dignitaires qui prendront la parole ne sont pas encore tous confirmés, mais on peut être sûr d’entendre quelques mots de la part du ministre John Streicker, responsable de la Direction des services en français, qui se dit « fier de soutenir les festivités
Archives AB
Un lever de drapeau aura lieu aux mairies de Whitehorse et de Dawson en l’honneur de la population franco-yukonnaise.
de la Journée de la francophonie yukonnaise depuis 2007 ». Il salue également « les organismes, les personnes, les artistes, les bénévoles et les entreprises qui permettent à la francophonie de s’épanouir au territoire ». La commissaire du Yukon, Angélique Bernard, prononçera aussi un discours lors de l’événement et soutient que « c’est d’autant plus un honneur », puisqu’elle est « la première commissaire francophone dans l’histoire du Yukon ».
d’administration de l’AFY. Ce prix rend hommage à une personne résidente du Yukon qui a grandement contribué à l’avancement de la Franco-Yukonnie par son implication extraordinaire, entre autres par la réalisation de projets ou d’activités. L’AFY profitera aussi de ce rassemblement pour inaugurer son nouveau site Internet avec un jeu interactif de style « Kahoot ». Ce sera une bonne raison d’avoir son cellulaire en main!
L’engagement à l’honneur
Célébrer en musique
Le Prix de l’engagement exceptionnel sera remis à une personne qui s’est démarquée au sein de la communauté franco-yukonnaise. Pour déterminer qui reçoit cet honneur, un processus de nomination par la population a été mis en place via un formulaire qui était disponible sur le site Web de l’AFY. Les candidatures proposées ont ensuite été étudiées par un comité composé de membres du conseil
ERRATA - JOURNAL DU 7 AVRIL • Une erreur s’est glissée dans l’article « Claude Vallier mis à l’honneur pour avoir sauvé une vie grâce à la naloxone », publié dans notre édition du 7 avril 2022. Le texte aurait dû indiquer : « La mort par surdose d’opioïdes est un phénomène en pleine croissance au territoire avec 24 décès reportés en 2021 [et non 2022], d’après le gouvernement du Yukon. » En 2022, le nombre de décès reportés est de huit jusqu’à présent. • La ligne de temps des 40 années de l’Association franco-yukonnaise comportait une erreur dans l’un des noms. Il fallait lire Andrée North (et non André).
Puisqu’à quinze ans, on aime généralement faire la fête, l’équipe organisatrice a prévu un groupe musical qui fera danser : toute la population sera invitée à venir se
déhancher au son du populaire groupe yukonnais Major Funk. « Nous avons prévu un répertoire bilingue pour l’occasion », a confié Étienne Girard, bassiste du groupe. Avec une zone spécialement aménagée, les enfants pourront se joindre à la fête et profiter des festivités qui prendront fin à 16 h.
culture francophone. Le but du document est d’encourager le personnel enseignant à faire connaître la Franco-Yukonnie et ses symboles à leurs élèves. Les écoles pourront s’inspirer de ce document pour organiser des activités. On peut y lire entre autres l’histoire de l’arrivée des francophones au Yukon, l’hymne franco-yukonnais, l’origine de Journée de la son drapeau ainsi que l’interprétation de la murale du Centre de francophonie dans la francophonie. les écoles Outre les célébrations au CSSC Mercier, un lever de drapeau Le département des programmes aura lieu aux mairies de Whitehorse en français du ministère de l’Éduet de Dawson en l’honneur de la cation du Yukon fournira cette population franco-yukonnaise. semaine un document pédagogique en ligne aux écoles du IJL – Réseau.Presse territoire pour les inviter à souligner L’Aurore boréale cette journée importante de la
Le calendrier scolaire de l’année 2022-2023 est disponible D’après un communiqué du gouvernement du Yukon
Le 21 avril, le gouvernement du Yukon publiait sur son site Internet le calendrier des écoles du Yukon pour l’année scolaire 2022-2023. L’établissement du calendrier se fait en collaboration avec les administrations et les conseils scolaires qui indiquent quelles
sont les dates ayant une incidence sur la collectivité, notamment sur les activités culturelles des Premières Nations. Les écoles qui seront sous l’égide de la nouvelle Commission scolaire des Premières Nations du Yukon ont adopté les mêmes dates pour leurs premières journées pédagogiques de sorte à permettre au personnel enseignant
de bénéficier de perfectionnement professionnel sur les méthodes et les pratiques d’enseignement autochtones avant le début de l’année scolaire 2022-2023. Quant aux deux écoles administrées par la Commission scolaire francophone du Yukon, elles alignent leurs calendriers scolaires sur ceux des autres écoles de Whitehorse.
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La population du Yukon en constante augmentation Le rapport du Bureau des statistiques du Yukon concernant le dernier trimestre de 2021 révèle que la population du territoire a connu une augmentation de près de 2 % en 2021, et de plus de 21 % lors de la dernière décennie. rapport. Un pic a été atteint en octobre 2021, avec une populaLe dernier rapport paru en avril tion de 43 668 personnes, pour dernier souligne que depuis ensuite s’amenuiser d’une cendécembre 2011, la population taine de personnes. du Yukon a augmenté de 7 711 personnes (21,5 %). Désormais, Selon l’âge et le sexe la population du territoire s’élève à 43 575 âmes. Depuis 2004, Le rapport indique sans équichaque trimestre a présenté v o q u e q u e l a p o p u l a t i o n une au gme nt ation, s e lon le yukonnaise est vieillissante. En Maryne Dumaine
dix ans, le « gonflement » de la courbe chez les personnes de 50-54 ans de 2011 s’est transposé naturellement vers la catégorie des 60-64 ans, en 2021. Une nouveauté est cependant apparue lors de la dernière décennie : une augmentation de près de 39 % du nombre de personnes âgées de 30 à 44 ans, et ce, pour les deux sexes, ce qui se traduit
Des espaces sûrs pour les élèves LGBTQ2S+ D’après un communiqué du NPD du Yukon
Le 20 avril dernier, le projet de loi 304 du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Yukon a été adopté à l’Assemblée législative. Une foule d’élèves, ainsi que des membres du personnel enseignant et un directeur, portant des drapeaux de la fierté et de larges sourires, sont arrivés tôt à l’Assemblée législative pour assister à ce moment historique. « Le projet de loi 304 est une autre étape incroyablement nécessaire dans le parcours incroyablement difficile [vers l’atteinte] d’une véritable égalité
et une véritable inclusion dans les écoles du Yukon », a déclaré Gabe, élève au Yukon. Grâce à ce projet de loi, toutes les écoles du Yukon seront tenues de fournir des espaces ou des activités inclusives, telles que des alliances sur le genre et la sexualité (AGS) pour les élèves LGBTQ2S+ et leurs allié·e·s. La communauté LGBTQ2S+ a fait face à de nombreux défis au fil des ans et continue de faire face à de tels défis. Ce projet de loi rendra les écoles plus sécuritaires pour les élèves LGBTQ2S+, peu importe l’école fréquentée et si l’administration est favorable. « Le travail que nous avons
Chiffres par région
fait sur ce projet de loi a été lancé grâce à tant d’élèves qui sont venus nous voir et ont partagé leurs expériences. Depuis le dépôt du projet de loi, nous avons entendu encore plus d’élèves, de parents et de personnel enseignant qui ont partagé leur enthousiasme », a déclaré Emily Tredger, députée de Whitehorse Centre. Ce projet de loi supprime également la condition selon laquelle les jeunes doivent demander une AGS, ce qui constitue un obstacle important pour les personnes qui ne sont peut-être pas prêtes à être distinguées ou à faire un coming-out.
Vers un meilleur accès aux soins ophtalmologiques
Sans surprise, c’est dans la grande région de Whitehorse que se trouve la très grande majorité de la population (34 268 personnes), avec une augmentation de 24,1 % lors de la dernière décennie. Sur la même période, la population de Dawson s’est accrue de 393 individus, pour une augmentation de 20,3 %, atteignant le nombre de 2 327 personnes en décembre 2021. Après Whitehorse et Dawson, c’est Watson Lake qui emboîte le pas, avec 1522 per-
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sonnes résidentes, mais avec une croissance de seulement 2,5 % sur les dix dernières années. Viennent ensuite Haines Junction (995 personnes) et Carmacks (573). Les autres communautés se situent sous la barre des 500 personnes.
Migration et immigration Concernant l’immigration et la migration, le rapport ne propose que des chiffres du dernier trimestre de 2021, soit de septembre à décembre. Sur cette période, plus de personnes auraient quitté le Yukon vers le reste du Canada (350, principalement à destination de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario) que l’inverse (seulement 177 personnes sont arrivées au Yukon, principalement de ces mêmes provinces). L’immigration, quant à elle, concernait 192 personnes, dont 119 de façon non permanente. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
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matériel supplémentaires. une amélioration de la santé et « Grâce à cet engagement de l’expérience des patients », a soutenu du gouvernement du annoncé Allan Lucier, président Le gouvernement du Yukon a Yukon, notre personnel hospitalier du conseil d’administration de annoncé, le 20 avril dernier, une et médical est en mesure d’offrir la Régie des hôpitaux du Yukon. Une croissance dans les augmentation du financement du un accès rapide aux soins de la programme d’ophtalmologie de cataracte [réduction du temps demandes de services d’ophtalla Régie des hôpitaux du Yukon d’aiguillage à 10 mois, ce qui cor- mologie est anticipée en raison respond à la norme nationale], ici du vieillissement de la population à 442 000 $ par année. Le gouvernement et la Régie même au Yukon, ce qui entraîne du Yukon. avaient mis à l’essai un plan de trois ans visant à réduire le temps d’attente et à améliorer l’accès aux soins ophtalmologiques au Yukon. Fort du succès de ce plan, Des plantes saines et robustes, le financement est dorénavant cultivées à Haines Junction augmenté de façon permanente. à partir de graines. Les nouveaux financements Ouvert tous les vendredis visent à accroître la couversamedis et dimanches ture pour les services offerts de MAI à JUIN. par les ophtalmologistes itinérants et pour du personnel de Renseignements, adresse et horaires : soutien, des fournitures et du sprucecottagefarm.ca ou (867) 335-9769 D’après un communiqué du gouvernement du Yukon
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LA PÉPINIÈRE
par un chiffre de plus de 3 000 personnes. Puisqu’il ne s’agit pas pour cette catégorie d’âge d’une transposition des chiffres de 2011, il est justifiable de penser qu’il s’agit donc principalement de personnes nouvellement arrivées au territoire. On notera une constante : le Yukon dénombre légèrement plus d’hommes que de femmes, et ce, tous âges confondus (à l’exception des 25-40 ans).
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L’Association franco-yukonnaise développe un tout nouveau répertoire des artistes francophones. Ce nouvel outil servira de base de données pour toutes les personnes qui désirent engager et promouvoir des artistes francophones pour leurs activités. Le répertoire comprendra également de l'information et des ressources pour les artistes. Pour développer votre fiche d’information artistique, contactez-nous avant le 16 mai 2022 à artistique@afy.ca
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Pénurie de personnel : un casse-tête dans le milieu francophone Crise du logement, difficulté de rétention du personnel et parfois même racisme : si le manque de main-d’œuvre se fait sentir aux quatre coins du Canada, il semble plus grand que nature au Yukon. Face à des défis semblables, les organismes francophones de Whitehorse tentent une variété de tactiques différentes. « C’est le volet énergivore qui m’a frappée, commente pour sa part Laurence Rivard, directrice de l’organisme Les Essentielles. Je ne pensais jamais que ça allait être aussi difficile. » Après quelque temps, celle-ci s’est tournée vers l’embauche d’une consultante pour l’aider à recruter deux nouvelles employées.
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Un soupçon de fatigue s’entend dans la voix de Jocelyne Isabelle, directrice de la Garderie du petit cheval blanc, rejointe par téléphone à la fin du mois d’avril. La garderie fonctionne à effectif réduit depuis un certain temps déjà et l’organisation s’apprête à renouveler la moitié de son personnel à l’automne, après plusieur s dépar ts. Le Salon D e s t i n a t i o n C a n a d a Fo r u m Mobilité, en novembre dernier, a permis à l’équipe de recruter plusieurs nouvelles éducatrices, provenant entre autres du Maroc et de la Tunisie. Mais avant que les nouvelles recrues puissent s’installer au nord du 60 e parallèle, le logement s’impose comme le mythe de Sisyphe : un travail éprouvant à l’éternel recommencement. En effet, au moment d’écrire ces lignes, seulement deux logements ont été trouvés pour le nouveau personnel. « Malheureusement – et on ne s’y attendait pas – en cherchant du logement, on constate qu’il y a du racisme », ajoute Jocelyne Isabelle. Celle-ci affirme que dès que les noms des aspirants locataires sont mentionnés, des propriétaires changent parfois d’avis et affirment que « ça ne marchera pas ».
également le directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), Marc Champagne : « Quand on parle aux familles qui partent, ça revient souvent comme une des raisons de leur départ. C’est déjà difficile à Whitehorse et ça va être un des grands défis à Dawson », ajoute-t-il, en faisant référence au nouveau programme en français langue première qui débutera dans la région du Klondike à l’automne, pour lequel l’embauche de quelques personnes sera nécessaire. À l’École secondaire PaulÉmile-Mercier, la situation est tout de même moins critique que l’an passé, selon Marc Champagne. « Pour l’année prochaine, ça se passe bien. On a reçu des candiEmployeur recherche datures pour tous les postes qu’on logement a ouverts jusqu’à maintenant », La situation du logement inquiète confirme-t-il. Le scénario est bien
De nouvelles règles entreront en vigueur dans les parcs au Yukon! Faites part de votre opinion sur :
le bruit; les animaux de compagnie; les boissons alcoolisées; l’usage du tabac et du cannabis; les véhicules (routiers et hors route);
Diversifier les tactiques
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différent de celui de l’automne 2021, alors que le dernier poste a été pourvu seulement quelques jours avant le début des classes. « Ça a été la saison d’embauche la plus difficile depuis que je suis dans les parages », se rappelle le directeur, tout en soulignant que la pandémie a fait en sorte que moins de personnes voyageaient au territoire, diminuant ainsi les possibilités de recrutement local. Il remarque également une diminution du nombre de candidatures reçues lorsqu’un poste est ouvert. Pour Sandra St-Laurent, directrice du Partenariat communauté en santé (PCS), la relocalisation représente un défi. « Des familles qui souhaitent venir, mais qui ne sont pas capables de trouver un logement, c’est une réalité », souligne Sandra St-Laurent. Lancée il y a quelques mois, la campagne de recrutement pour le personnel du centre de santé bilingue n’est pas encore terminée. Si seulement quelques postes clés sont encore à pourvoir pour permettre l’ouverture du centre, la moitié du personnel est encore à embaucher. Outre le recrutement, la chaîne d’approvisionnement, qui mine les travaux et le ravitaillement en équipement médical, ralentit aussi l’ouverture du centre.
l’utilisation d’aéronefs (y compris les drones); le zonage, la délivrance des permis et d’autres règles des parcs.
Allez au Yukon.ca/fr/engagements pour répondre au sondage d’ici le 4 juillet 2022.
Contre la montre… et les autres Pour Isabelle Carrier, directrice des finances et du recrutement à l’Association franco-yukonnaise (AFY), le recrutement s’est compliqué dans les dernières années. « C’est sûr que c’est plus difficile de recruter, car la quantité n’est plus là », estime-t-elle. Pour éviter les désistements, l’AFY a modifié sa technique : « On essaie de répondre la journée même à toutes les demandes d’emploi et on entame parfois le processus avant la date de fin de l’acceptation des candidatures », souligne Isabelle Carrier. « Ça jouait du coude à qui offre le meilleur salaire et les meilleures conditions », se remémore d’ailleurs Jocelyne Isabelle, alors que la pénurie d’éducateurs et d’éducatrices de la petite enfance frappe de plein fouet l’ensemble du pays. Pour la directrice de la garderie, un autre défi est la reconnaissance des diplômes et les exigences du ministère de l’Éducation envers le personnel éducateur. Elle souligne toutefois que l’augmentation récente des salaires joue un rôle positif dans le recrutement.
Pour atteindre plus de personnes, l’AFY a décidé d’augmenter le budget publicitaire sur les réseaux sociaux. À chaque poste ouvert, 300 dollars sont injectés en publicités ciblées sur Facebook, plutôt que 120 dollars l’an dernier. « J’ai vu tout de suite une différence », assure Isabelle Carrier. L’AFY a également revu son échelle salariale récemment. Quant à lui, le gouvernement du Yukon a contacté une firme de recrutement pour compléter l’équipe bilingue du centre de santé. Pour le PCS, Sandra St-Laurent s’est tournée vers le bénévolat pour des mandats plus ponctuels, comme le nettoyage des jeux de la ludothèque. Après le recrutement, la rétention du personnel s’érige en grand défi. « L’opération séduction commence après, certainement », ajoute Laurence Rivard, qui est en train de développer une politique de ressources humaines féministe, avec l’aide de la consultante. Cette politique a pour but de revoir les pratiques de l’organisme à but non lucratif pour qu’elles soient plus accommodantes, équitables et égales pour tous et toutes. Laurence Rivard souhaite la rendre accessible aux autres organisations du milieu francophone pour qu’elles puissent aussi en bénéficier. « Au moins, on travaille beaucoup ensemble dans le réseau, car on rencontre les mêmes problèmes partout », conclut-elle. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
Le papier journal comme sac poubelle JOURNAUX
s écolo
Idée n° 1
Lire un journal papier vous cause des cas de conscience? La solution : réutiliser ses pages après la lecture et avant la mise au rebut. Si vous ne disposez plus de sacs-poubelle ou de sac à compost, roulez donc quelques feuilles de journal en forme de grand cornet pour y mettre vos déchets (organiques, c’est encore mieux). Quelques feuilles au fond de la poubelle ou du bac de compost permettent également d’absorber les éventuelles fuites et limitent les odeurs. Rien ne sert toutefois de dévaliser les présentoirs de l’édition en cours. Nous vous donnerons des journaux des éditions passées sur une simple demande à dir@auroreboreale.ca.
Jeudi 5 mai 2022
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SCèNE LOCALE
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Simon d’Amours tourne sa caméra vers les changements climatiques Dans sa nouvelle série documentaire Comment ça va le Nord?, Simon D’Amours se penche sur les effets du réchauffement climatique dans le nord du Canada. Son équipe et lui vont à la rencontre de scientifiques et de personnes qui vivent de plein fouet ces changements climatiques. capsules vidéo ont également été produites pour présenter les coulisses du tournage. Elles seront diffusées sur ICI Grand Nord. La première saison étant à la hauteur de ses promesses, Radio-Canada, l’un des parte-
naires principaux de la production, a été conquis par le résultat et a d’ores et déjà commandé une deuxième saison. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
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Fournie
Dans le premier épisode de Comment ça va le Nord?, diffusé le 29 avril, Simon D’Amours s’intéresse à l’assèchement de la rivière Ä’äy Chù du parc national et réserve de parc national de Kluane, situé au sud-ouest du Yukon, et à son impact sur la vallée.
Dès le début du premier épisode, Simon D’Amours donne le ton : « Savez-vous que le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde? Que l’Arctique, trois fois plus vite? » Dans cette introduction, le producteur jette les bases de sa nouvelle série documentaire consacrée aux conséquences du réchauffement climatique, diffusée sur ICI Explora. Si le premier épisode se veut technique – on y aborde notamment les tempêtes de poussière et leurs effets sur la faune, la flore et les humains –, la narration, vulgarisée, permet à tout le monde de cerner les enjeux mentionnés. La série aborde des thèmes variés, comme la fonte du pergélisol, les feux de forêt et l’évolution de la végétation en Arctique (verdissement, arbustification).
en conséquence. » Accompagné de Joanie D. Gareau, réalisatrice, et d’Olivier Cheneval, directeur photo, Simon D’Amours est donc parti une nouvelle fois sur les routes du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, afin de comprendre les phénomènes et les solutions qui se développent pour les contrer. I l i n t e r ro g e a u t a n t d e s scientifiques que des habitants et habitantes qui subissent les conséquences de l’accélération du réchauffement climatique. « J’ai discuté avec le trappeur Roch Boivin. Il a remarqué bien des affaires, et cela a autant de valeurs qu’un scientifique qui débarque avec ses instruments. Ça fait 40 ans qu’il vit dans le bois : quand il te dit qu’il n’y a plus d’insectes et qu’il n’entend plus les oiseaux chanter, ça a de la valeur », confie le producteur.
L’envie de comprendre
L’exemple du glacier Kaskawulsh
Depuis sa première série, Au cœur du Yukon, Simon D’Amours s’est spécialisé dans la production de documentaires dans le Grand Nord du Canada. Installé au territoire depuis 2010, il avait envie de comprendre le réchauffement climatique : « Je vois des différences depuis que je suis arrivé au Yukon : ça m’intriguait de savoir ce qui se passait, où est-ce qu’on s’en allait avec ça et s’il y a des affaires qui sont faites
Le premier épisode de Comment ça va le Nord? aborde l’un des phénomènes les plus connus du réchauffement climatique, car facilement observable : la fonte des glaciers. L’épisode présente à ce sujet Katarina Welsch, coordonnatrice de l’interprétation pour Parcs Canada, qui commente le cas du glacier Kaskawulsh. « Au cours des cinquante dernières années, le glacier a perdu un kilomètre,
explique-t-elle. En 2016, cela a conduit au détournement d’une rivière […] c’était la première fois que cela se produisait sur la planète. » Les personnes interrogées précisent aussi les conséquences : la rivière Ä’äy Chù s’est asséchée, abaissant le niveau du lac Kluane de deux mètres, ce qui a des répercussions majeures pour les communautés autochtones. Par exemple, les pontons d’accès aux voies navigables ne sont plus utilisés, car ils sont dorénavant trop hauts. De plus, depuis 2016, la vallée Ä’äy Chù connaît des tempêtes de poussière plus intenses et plus fréquentes, ce qui pourrait nuire à la santé humaine, animale et végétale.
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L’envie d’agir La série documentaire se conclut sur une note d’espoir en présentant de nouveaux modes de vie mis en place par des personnes résidant au Yukon. Au-delà de la simple révélation des impacts du réchauffement climatique, la série tente au contraire de présenter les avancées en matière de solutions : « On présente ce sur quoi les scientifiques travaillent. Par exemple, comment garder le sol froid pour contrer la fonte du pergélisol », explique Simon D’Amours. Diffusée sur ICI Explora depuis le 29 avril, la série compte cinq épisodes de 24 minutes. Cinq courtes
Notre inspiration
Avec la participation de La Fabrique d’Improvisation du Nord 18 mai— 18 h 30 à 21 h 30 Centre de la francophonie Repas offert
Merci à
Kelly Tabuteau
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Jeudi 5 mai 2022
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culture
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Élise Germain : la nature et le féminisme en toile de fond Artiste autodidacte, Élise Germain aime particulièrement la sculpture et la linogravure – une technique de gravure sur linoléum permettant de créer un motif sur tampon, qu’elle utilise pour des étampes sur tissu et cuir. Le Yukon sauvage lui offre de nombreuses sources d’inspirations. Agnès Viger
Après un premier été passé à Dawson en 2016, Élise Germain est revenue au Yukon en octobre 2021. « J’avais “flashé” sur l’esthétique de la ville, la nature proche et la communauté éclectique, explique l’artiste. Je trouve la vie monotone, alors j’ai été attirée par le fait qu’il se passe plein de choses à cet endroit. Mes projets d’art sont impulsifs, mon imagination n’est pas tout le temps là. » Grandement inspirée par la nature, Élise Germain a notamment créé une série de linogravures de champignons yukonnais et des vêtements sculptés inspirés de la mythologique créature du Sasquatch. Elle termine actuellement un baccalauréat en sciences sociales après avoir obtenu des certificats en études féministes et en animation culturelle. Elle aimerait pouvoir compléter son cursus avec un certificat en études autochtones.
Agnès Viger
Élise Germain se lasse rapidement, c’est pour cela qu’elle ne se limite pas dans les techniques utilisées.
dans un salon de coiffure et dans un bar. Ces différents emplois lui permettent de côtoyer autant des lieux propices à la violence envers les femmes que des lieux qui militent pour leur protection. Elle a subi du harcèlement scoDes œuvres engagées laire lorsqu’elle était au secondaire Élise Germain travaille actuellement et, à l’époque, les instances ne au Refuge pour femmes de Dawson, l’ont pas soutenue. « Aujourd’hui,
on croit davantage les victimes », s’enthousiasme-t-elle. Son travail auprès des femmes est une source d’inspiration. « Même quand je réfléchis aux atrocités que font certains hommes, je me console en pensant à mes collègues, à mes formations. Le clash de ces deux mondes, ça donne quelque chose de positif. Voir ce qui se passe au refuge m’inspire : je laisse ça mijoter », livre-t-elle. Élise Germain a découvert le féminisme au Québec : « Je rentrais d’un voyage initiatique et je me suis pointée à une manifestation sans savoir vraiment où j’allais. J’y ai rencontré trois femmes, des guerrières. Elles m’ont aidée à me construire en tant que féministe. Ça a expliqué ma vie, mes combats. Je m’identifiais vraiment avec leurs luttes. Je suis tombée en amour avec le féminisme, je me suis dit que c’est ça que je voulais étudier », explique-t-elle. Aujourd’hui, Élise est particulièrement engagée dans la communauté et la plupart de ses œuvres sont politisées et féministes. Elle sculpte le corps de la femme, plus particulièrement les visages
et l’appareil génital féminin. Des messages féministes et anti-patriarcaux sont inscrits en français et en anglais sur la majorité de ses gravures. Sa création la plus récente est une linogravure représentant un cocktail Molotov, où une brassière remplace le torchon flamboyant. Elle a hâte que l’été arrive pour pouvoir vendre ses créations au marché des artistes. « Parfois, je fais don de certaines œuvres comme remerciement ou quand la personne intéressée n’a pas les moyens de l’acheter : c’est un acte militant. J’ai déjà aussi proposé des coupes de cheveux gratuites », partage-t-elle.
La nature comme pilier Élise Germain a grandi au Québec dans la région du Bas-Saint-Laurent. Elle se sent connectée à la nature depuis toujours et aime collectionner ses trouvailles : crânes, plumes, fleurs. Elle utilise ensuite ces matériaux pour ses œuvres. « Je fais de l’art depuis que je suis petite. J’ai comme un talent naturel », partage-t-elle. Elle a été
initiée à la taxidermie et travaille le plus possible avec « des matériaux nobles, comme la fourrure, le cuir et les os ». Elle a notamment utilisé des crânes de lynx et d’oiseaux, des plumes et des ailes de papillons dans des cyanotypes, un procédé photographique monochrome réagissant aux rayons UV. Depuis quelques mois, elle travaille plus particulièrement la terre argileuse pour créer des petites sculptures, le plus souvent avec des figures féminines. « Sculpter de l’argile, c’est être en connexion avec la Terre et le monde minéral, explique-t-elle. Représenter des femmes est naturel : la planète est notre mère, elle nous nourrit. » Dans ces prochaines créations, Élise Germain aimerait insérer des références aux Premières Nations, étant inspirée par la nature environnante de Dawson, habitat traditionnel des Tr’ondëk Hwëch’in. « J’aimerai par exemple mettre des mots en langage Hän sur la nature, la résistance ou les femmes, mais c’est tellement facile de glisser du côté de l’appropriation culturelle qu’il faut être très vigilant », conclut-elle.
Tu vas voir, tout va bien aller : le premier roman de Marielle Veilleux « Tu vas voir, tout va bien aller » : c’est une phrase que la mère de Marielle Veilleux répétait souvent à sa fille durant son enfance en Beauce, au Québec. Francophone installée dans la ville de Dawson, la nouvelle auteure a publié en avril dernier un premier roman, simultanément en anglais et en français. Il porte comme titre cet adage maternel. Annie Maheux
Marielle Veilleux
L’écriture de journaux intimes pour Marielle Veilleux, tout comme pour sa mère avant elle, fait également partie de son rituel quotidien, peu importe où la voyageuse se trouve dans le monde.
Pour Marielle Veilleux, le but avoué de cette aventure littéraire est d’immortaliser les souvenirs de sa famille durant les années 1970 et 1980. Grâce aux journaux intimes de sa mère et à la demande de celle-ci, elle a commencé son projet d’écriture il y a deux ans, alors installée dans l’État du Nouveau-Mexique, aux États-Unis. Décrypter des écrits personnels pour y tisser une histoire touchante n’est pas une mince affaire, explique la Beauceronne. Elle a par conséquent choisi certains passages tirés de ces carnets pour donner le ton à chaque début de chapitre. Bien que les personnages présents dans l’histoire sont ins-
pirés des membres de la famille, les dialogues entre eux demeurent néanmoins fictifs : un réel défi pour celle qui découvre l’univers du roman.
Le projet d’écriture, bien qu’un baume pour la famille, garde cependant un ton léger. « Je n’ai pas été dans les détails trop dramatiques […] pour ne pas bouleverser un enfant », explique Rappeler les êtres chers l’écrivaine. Elle a consciemment rédigé son récit afin qu’il soit lu par l’écriture sans difficulté par sa jeune filleule La crise sanitaire a encouragé de 13 ans, avec qui elle garde un Marielle Veilleux à revenir au lien fort malgré les milliers de kiloYukon, elle qui y avait déjà habité mètres qui les séparent. pendant plusieurs années. Cette période d’isolement lui a permis Un récit bilingue de se plonger dans le processus d’écriture durant lequel émergent L’œuvre a été traduite et publiée des fragments parfois doulou- simultanément en français et en reux d’histoire familiale. Elle a anglais par l’auteure. Les subtilipar exemple vu revivre sous sa tés propres à chaque langue ont plume son frère Martin, disparu donné quelques maux de tête à sans nouvelles depuis maintenant celle qui jonglait entre ces deux 15 ans. univers linguistiques.
Il faut dire que Marielle Veilleux vit depuis trente ans dans un milieu majoritairement anglophone. La narration, pourtant, nous plonge à travers une vie en campagne, résolument francophone. « Je ne voulais pas que ce soit un français impeccable non plus. Je voulais que ce soit un français de l’époque, de la Beauce », raconte-t-elle. Au total, trois personnes ont collaboré à la révision des textes finaux. Un deuxième tome est déjà prévu, narrant la suite des aventures de l’écrivaine au Yukon. D’ici sa parution, il faudra la contacter directement pour obtenir une copie de son premier roman Tu vas voir, tout va bien aller (20 $, marielleveilleux@yahoo.com).
Jeudi 5 mai 2022
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Bonne Journée de la francophonie yukonnaise!
Bonjour Yukon! Le gouvernement du Yukon est fier de soutenir la vitalité de la communauté francophone du Yukon et les festivités de la Journée de la francophonie yukonnaise. Depuis 2007, la Journée de la francophonie yukonnaise rend hommage aux personnes d’hier et d’aujourd’hui qui ont contribué et qui contribuent à bâtir une communauté francophone dynamique et un Yukon prospère où il fait bon vivre. Cette journée est une célébration de la langue française et de la culture francophone qui sont présentes au territoire depuis près de 200 ans. L’Association franco-yukonnaise soulignera l’événement par des festivités organisées le dimanche 15 mai, de midi à 16 h, au CSSC Mercier. Que vous y participiez en personne ou non, je vous invite à célébrer votre fierté yukonnaise en remerciant les personnes, les artistes, les entreprises, les organismes et les bénévoles qui, par leur travail remarquable, contribuent à la vitalité de notre communauté francophone au Yukon. Il y a tant de raisons de fêter cette année! Pour ma part, je me réjouis quand j’entends de plus en plus d’accents francophones dans nos rues, nos écoles, nos commerces et au sein de notre gouvernement. Pour reprendre les paroles de la chanson La langue de chez nous de M. Yves Duteil : « C’est d’abord en parlant que la fête commence. » Bonne Journée de la francophonie yukonnaise! Le ministre responsable de la Direction des services en français,
John Streicker
Yukon.ca
Jeudi 5 mai 2022
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COUPS D’ŒIL
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Annie Maheux
Allyson Bonilla sera l’interprète en chant pour le Yukon cette année dans le cadre du festival Jamais Trop Tôt. Élève de 11e année à l’École catholique secondaire Vanier à Whitehorse, elle a appris le français à l’école, ici au Yukon. Sa mère étant d’origine mexicaine, c’est la pièce franco-hispanique « Qué Vendra » de l’artiste ZAZ qu’elle a chantée a capella à l’audition. Manon Desforges
Le 25 avril dernier, des élèves de l’École secondaire F.-H.-Collins ont organisé un défilé de mode et un spectacle dans le cadre d’une collecte de fonds pour les finissants et finissantes de leur école. L’ambiance était au rendez-vous!
Elle n’a pas encore beaucoup d’expérience de chant sur scène, mais elle est membre de la chorale de l’école. Le jury, composé de Danielle Bonneau, Lorène Charmetant et Madie Pirot, l’a choisie pour sa voix magnifique et son grand potentiel qu’il souhaite voir grandir à travers l’aventure du festival.
Maryne Dumaine
La comédie musicale Les Misérables, édition scolaire, a été présentée au Centre des arts du Yukon du 29 avril au 1er mai dernier. La distribution était entièrement interprétée par des jeunes de 11 à 18 ans. Le spectacle était présenté par l’organisme Yukon Theatre for Young People.
Jeudi 5 mai 2022
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COUPS D’ŒIL
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Daniel Sokolov
Daniel Sokolov
Karen Eloquin
Karen Éloquin
Du 15 au 17 avril, pas moins de sept équipes de soccer du Whitehorse United Football Club ont voyagé jusqu’en Colombie-Britannique pour participer au tournoi SX Cup, à Vancouver. On voit ici les garçons de U-11 et les filles de U-13.
PORTRAIT
NO
Annie Maheux
Le 22 avril 2022, l’Association franco-yukonnaise proposait un nouveau café-rencontre en lien avec le 40e anniversaire de l’organisme. Les convives ont pu se replonger dans les traditions d’antan en dégustant une bonne poutine et en jouant au crible.
25 : FR A N CO PH O N E E T EN A FFA I R E S
Maxime Gouyou-Beauchamps « Nous cherchons à développer l’impact positif que notre entreprise peut apporter chez les gens, que ce soit avec les clients, les guides qui travaillent pour nous ou auprès de la communauté yukonnaise. »
Se lancer en affaires Ma conjointe et moi sommes venus ici pour la nature. À notre arrivée, nous avons trouvé du travail qui nous permettait d’être sur le terrain à différents endroits du Yukon. Cependant, on se voyait très peu, ne travaillant jamais au même endroit. C’est là que nous avons décidé de mettre sur pied notre entreprise. Nous avons reçu notre résidence permanente en 2013 et l’année suivante, Terre boréale était lancée.
Équilibre travail/ vie personnelle
Yukon: Avantage ou défi?
C’est important d’être organisé. Ça permet d’être plus efficace dans le travail à accomplir et ainsi de libérer du temps pour sa vie personnelle. C’est aussi essentiel d’être bien entouré. On n’est pas obligé de tout faire dans son entreprise, mais il est nécessaire d’avoir un minimum de compréhension de tous les éléments.
C’est un défi. Le Yukon est un territoire où les prix de l’immobilier sont extrêmement élevés. Il est donc difficile d’avoir accès à l’achat de terres ou de maisons. L’autre défi est la nature même du tourisme au Yukon. Nous sommes les utilisateurs d’un milieu que nous voulons protéger. Pour nous, il est donc important de trouver un équilibre entre la croissance de notre entreprise et la conservation de cette nature.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
Terre boréale Entreprise familiale touristique, Terre boréale propose des aventures guidées tout inclus dans l’arrière pays yukonnais. Randonnées pédestres ou expéditions en canot, les excursions proposées sont uniques et accessibles au plus grand nombre.
Le français au travail
Ce qui vous inspire
Oui, je crois que parler français est un atout, car il n’y a pas tant d’entreprises yukonnaises qui s’affichent comme étant clairement francophones au territoire. Ça nous permet alors d’attirer une clientèle francophone.
Il y a surtout un mot qui me sert d’inspiration, c’est l’amour. C’est lui qui me motive. J’estime que l’humain a plus de facilités à se plaindre qu’à voir le positif dans les choses. J’ai envie que les visiteurs se sentent les bienvenus et que notre entreprise devienne un vecteur d’amour en ayant un impact positif chez les gens.
En savoir +
portraits.afy.ca
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Des mots sur la toundra : un festival en plein essor pour de la poésie qui réchauffe! Depuis trois ans, la communauté d’Iqaluit voit grandir, dans l’ombre hivernale, un modeste festival tenu à bout de bras par un passionné qui ne compte pas les heures : André Beaupré. Le festival de poésie arctique Mots sur la toundra vient de clore sa troisième édition et le résultat a été plus que satisfaisant pour les organisateurs et le public. Simon Houle, Le Nunavoix
Chaque nouvelle année amène plus de festivaliers et l’offre d’activités variées a su combler les attentes des per sonnes les plus exigeantes. Une réussite qui pousse M. Beaupré à se retrousser les manches pour la prochaine édition. Déjà, il déborde d’idées pour améliorer ce projet devenu grand.
Des débuts singuliers La première édition du festival a probablement été le premier événement annulé en raison de la COVID sur notre territoire. Le 17 mars 2020, les restrictions sanitaires encabanaient la population, quatre jours avant la projection extérieure des poèmes sur un mur de neige. Déterminé, André Beaupré a transporté son équipement la nuit
du 21 mars, Journée mondiale de la poésie et début du printemps, s’est installé comme s’il y avait un public et a projeté les poèmes comme prévu. Il a filmé le tout pour partager sa soirée spéciale sur YouTube. Un festival sans public? Pourquoi pas! Ça ne pourrait aller qu’en s’améliorant. C’était sans compter sur la pandémie qui s’étirerait lentement dans le temps. Pas question d’en rester là. Une deuxième édition il y aurait, malgré les inconvénients liés au virus. Une projection a donc eu lieu le 21 mars 2021 dans un canyon d’Iqaluit près du Skican. C’est sous un frisquet moins quarante degrés Celsius que quarante personnes se sont déplacées pour lire à l’unisson les poèmes recueillis par M. Beaupré. La soirée magique sous les aurores s’est terminée par une
Thibaut Larquey
André Beaupré est le créateur et l’organisateur du festival de poésie arctique Mots sur la toundra depuis sa fondation en 2020.
poignée d’enfants escaladant l’écran pour essayer d’attraper les derniers mots qui défilaient tranquillement sur le mur de neige. Assurément, M. Beaupré tenait quelque chose!
Une troisième édition plus qu’encourageante
Gardez vos vaccins à jour. Privilégiez le grand air, les espaces ouverts et l’extérieur. Vérifiez votre profil de risque et apprenez à le réduire.
Une nouvelle de vivre
Consultez vivreaveclacovid19.ca pour voir comment de simples gestes de gentillesse quotidiens peuvent réduire les risques.
Un festival de poésie, même dans une grande ville, ce n’est pas nécessairement un gage d’achalandage. Cet art, pourtant multiple, reste pour plusieurs un mauvais moment à l’école secondaire, lorsqu’il fallait compter des syllabes et suivre des consignes qui restreignaient l’inspiration. Qui lit la poésie? Qui en achète? Malheureusement, peu de gens lèveront la main. Pourtant, elle est partout. L’environnement arctique se prête bien à l’introspection et à la contemplation, deux états qui favorisent l’éveil poétique. Sortez de la ville, passez une colline et la poésie vous envahira. C’est le pari d’André Beaupré avec son festival dont le succès exponentiel est difficile à contredire. Cette année, la proposition s’est étalée sur deux semaines. Une soirée cinéma francopoétique qui attire quatre fois plus
de gens que d’habitude avec la présentation de Je m’appelle humain, un documentaire de Kim O’Bomsawin qui suit la poétesse innue Joséphine Bacon dans son univers inspirant? C’est un bon départ. Un concours de vidéos poétiques qui récompense Kaniq Allerton, un jeune adolescent plein de vie? Nous disons bravo! Une soirée à micro ouvert fort courue avec musiciens en direct, poésie locale et improvisation? De mieux en mieux! De plus, pour enrichir sa programmation, André Beaupré a proposé deux activités pour les plus jeunes : « Jongler avec les mots » et « Mots-volants ». Cette dernière consistait à écrire des poèmes sur de petits drapeaux de couleur enfilés sur une corde qui décoraient agréablement le Franco-Centre à la tibétaine. Le clou du festival reste la présentation des poèmes sur la neige. Cette année encore, le public a eu droit à tout un spectacle.
Une salle de spectacle unique Plus de 80 personnes se sont déplacées pour cette soirée dans le canyon qui devient un peu trop petit pour la foule. Innovation tech-
nique, la projection a été filmée des airs grâce à un drone. Le visionnement du résultat a donné l’idée à M. Beaupré d’ajouter un sentier lumineux pour l’an prochain, car plusieurs spectateurs semblaient hésiter à s’aventurer dans la noirceur du canyon. Près d’une quarantaine de poèmes divisés en quatre volets spécifiques ont été lus. Le volet Inspiration, en ouverture, portait bien son nom. En effet, les mots puissants de David Goudreault, poète sherbrookois bien connu par ses apparitions télévisuelles pleines de sensibilité, ont lancé la présentation de fort jolie manière. Ceux de la grande dame innue, Joséphine Bacon, ont aussi fait mouche. Trois autres volets ont fait la belle part aux poètes de tout acabit, d’ici et d’ailleurs. André Beaupré tient à remercier tous ceux et celles qui l’ont aidé dans son aventure. Il a pu compter sur une bonne dizaine de bénévoles dévoués. En infatigable idéateur qu’il est, la quatrième édition est déjà sur la planche à dessin et il promet une formule améliorée. Poètes et poétesses, à vos crayons! Le Nunavoix est le seul journal communautaire de langue française au Nunavut.
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arctique
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Pensionnats : réactions mitigées aux excuses du pape Lors d’une audience publique du 1er avril 2022, le pape François a présenté ses excuses aux membres des délégations des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui étaient venus le rencontrer au Vatican.
Matthew Bodnarek - Conférence des Évêques Catholiques du Canada
Le pape François a présenté des excuses aux délégations des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour les abus que les enfants ont subis dans les pensionnats.
Nelly Guidici
À son grand étonnement, Piita Irniq, homme politique inuit et ancien commissaire du Nunavut de 2000 à 2005, n’a pas été invité à faire partie de la délégation. Survivant du système des pensionnats, il n’a cessé depuis une trentaine d’années de parler, au nom des survivants, des abus physiques et sexuels subis par les enfants inuits dans ces institutions. Surpris de ne pas avoir été consulté en amont de la rencontre avec le pape, Piita Irniq ne pense pas que son point de vue ait été pris en compte lors des échanges au Vatican. « Personne ne m’a parlé et ne m’a demandé mon avis avant le voyage. J’aurais aimé qu’on me le demande, car [avec trois personnes survivantes au Nunavut] nous avons fait beaucoup de travail pour faire avancer les préoccupations des survivants des pensionnats », précise-t-il. Même si des excuses ont été formulées au Vatican, l’ensemble des survivants attendent la confirmation d’une date de venue du pape au Canada. Des excuses sincères doivent être exprimées sur le sol canadien, selon eux. Pour M. Irniq, ces excuses doivent être écrites en partenariat avec des
survivants afin que les mots choisis et le message formulé soient pertinents pour tous. M. Gastant Aucoin est aussi de cet avis. « Les excuses ne peuvent pas être faites de façon isolée et sans collaboration avec les survivants, avance-t-il. C’est pourquoi [le pape] doit continuer à écouter les survivants lorsqu’il viendra au Canada, afin qu’il s’excuse d’une manière qui aide à guérir. » Pour le chef Gerald Antoine qui a dirigé la délégation de l’Assemblée des Premières Nations à Rome, une étape historique a été franchie. « La reconnaissance du génocide et les excuses présentées aujourd’hui par le pape François sont un geste important, » a-t-il indiqué par voie de communiqué de presse le 1er avril 2022. Selon Duane Gastant Aucoin, citoyen du Conseil Teslin Tlingit dans le territoire du Yukon, des excuses officielles auraient dû être formulées bien plus tôt. Même s’il accueille positivement le message du pape, il estime que les délégations des Premières Nations, des Inuits et des Métis n’auraient pas dû se rendre au Vatican. « J’ai éprouvé des sentiments mitigés : je suis fier du travail des délégations, mais je suis déçu qu’elles aient dû voyager à Rome
en premier lieu juste pour demander face aux agissements de cerdes excuses au Vatican! » tains membres de l’Église dans les pensionnats. « Je ressens de la honte et Le point de vue du chagrin pour le rôle [joué] par des jeunes un certain nombre de catholiques. Taylor Behn-Tsakoza, membre de [Ces actes] vous ont blessé et ont la Première Nation Fort Nelson en manqué de respect pour votre Colombie-Britannique et repré- identité, votre culture et vos sentante de la délégation de la valeurs spirituelles. Je demande jeunesse, a été entendue lors de le pardon de Dieu et je veux vous l’audience privée accordée à la dire de tout mon cœur que je suis délégation des Premières Nations. vraiment désolé. » Ces excuses étaient atten« J’ai entendu les excuses du pape à cœur ouvert et je dues depuis plusieurs années. reste optimiste et pleine d’espoir Dans son rapport final de 2015, quant à notre avenir en tant que la Commission de vérité et réconnations souveraines qui ont droit ciliation avait demandé, dans sa à la dignité, au respect et à la guérison sur notre propre territoire », a-t-elle expliqué dans un message publié sur Facebook le 2 avril 2022. +tx.
30 $
Un pardon sur le sol canadien Dans une allocution, le pape a notamment mentionné le rôle néfaste que la colonisation a joué au Canada et a rappelé que de « graves dommages ont été causés à l’identité, à la culture des familles métisses, inuites et des Premières Nations ». Il a aussi fait part de son indignation
Pour une année Format papier* ou PDF
58 e recommandation, « que le pape présente, au nom de l’Église catholique romaine, des excuses aux survivants, et à leurs familles ainsi qu’aux collectivités concernées pour les mauvais traitements sur les plans spirituel, culturel, émotionnel, physique et sexuel que les enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont subis dans les pensionnats dirigés par l’Église catholique. » Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
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Jeudi 5 mai 2022
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immigration
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Neige molle, ours et patins : l’immigration vue par Calista Torres La famille Torres a déménagé à Whitehorse pendant l’été 2021, quittant l’Ardèche, une région de France réputée pour ses activités de plein air et sa gastronomie. Les enfants, Calista, 8 ans, et Célestin, 4 ans et demi, ont pourtant été étonnés par la nature yukonnaise. Pour Ophélie Torres, la mère, le Yukon était un rêve d’adolescence lié à l’univers de Jack London. Son mari, Grégory Torres, a quant à lui été vite refroidi par les températures extrêmes de l’hiver. Le couple a cependant décidé de tenter l’aventure ici : « Si on devait déraciner les enfants, autant que ce soit pour quelque chose de vraiment différent et que nous aimerions », confie l’éducatrice de la petite enfance. La famille s’est alors installée dans le quartier Takhini Nord. « Quand papa et maman m’ont annoncé la nouvelle, j’étais contente, puis je l’ai dite à plusieurs personnes dans ma classe et on est partis », avoue Calista.
la faune locale, ce qui lui a apporté de bons souvenirs… tout comme de petites difficultés : « J’aime voir les renards qui passent dans les rues, et aussi les écureuils, mais comme il y a des ours ici, il faut faire attention… et deux fois plus de moustiques, aussi! » C’est d’ailleurs ces éléments qu’elle citerait à un enfant de son âge qui viendrait s’installer au Yukon. Elle ajouterait même que « le Yukon, c’est la grande nature ».
Endroits préférés
La jeune fille peine à ne choisir qu’un se ul e ndroit favor i à Whitehorse : « Mes habitudes d’avant me manquent, mais j’aime ma nouvelle école [Calista fréUne faune quente l’École Émilie-Tremblay], omniprésente ses espaces, les professeurs et Depuis son arrivée, Calista a vécu mes nouveaux amis. J’aime aussi de nombreuses expériences avec la Bibliothèque de Whitehorse et
La date limite pour présenter une demande au Fonds de formation des industries culturelles est le 16 mai 2022
Le Fonds de formation des industries culturelles
alloue des subventions de formation destinées aux travailleurs des industries culturelles ou créatives, de sorte à permettre leur meilleure intégration dans ces secteurs et à augmenter le poids économique de l’industrie de la création au Yukon. Le programme compte quatre périodes de financement par année. Les dates limites sont le 15 des mois de mars, mai, septembre et janvier. Le formulaire de demande et les lignes directrices sont disponibles sur notre site Web. Les demandeurs sont invités à consulter un conseiller de la Section des arts avant de présenter leur demande.
Téléphone : (867) 667-3535 Sans frais : 1-800-661-0408, poste 3535 yukon.ca/fr/cultural-industries-training-fund artsfund@yukon.ca @insideyukon
mon quartier. » Calista remarque que bien des choses sont différentes dans sa nouvelle vie à Whitehorse : « J’ai appris qu’au début, la neige est molle, que l’hiver est long et qu’il y a moins de légumes qui viennent d’ici. »
Et la suite? Découragés par les démarches d’immigration, mais surtout par le coût de la vie au Yukon, les parents Torres ont décidé de retourner vivre en France dans les prochains mois. Cette parenthèse dans le temps aura permis à la famille de s’immerger dans le Grand Nord et de goûter les aventures que Jack London a pu vivre pendant la ruée vers l’or.
Kelly Tabuteau
Avant d’arriver à Whitehorse, Calista et Célestin ne connaissaient pas le Yukon. Ils situaient le Canada sur une carte du monde, mais ils n’avaient aucune idée de ce qui les attendait.
Votre activité yukonnaise préférée? Calista : Faire du patin à glace sur la patinoire du Centre communautaire de Mount Lorne. Célestin : Jouer au hockey.
Votre plus beau souvenir? Calista : L’arrivée dans la maison de vacances au lac Marsh. Célestin : Choisir des balades.
L’activité que vous aimeriez essayer? Calista : Faire du canoë. Célestin : Faire plus de vélo.
Ce qui vous a étonné? Calista : Le québécois. Célestin : Le québécois.
Ce publireportage vous est proposé par l’Association franco-yukonnaise. Il a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.
Notre diversité Joséphine Leblanc
Chaque année, des milliers de personnes choisissent de venir vivre au Canada. Ces personnes immigrantes font partie de la société canadienne, l’enrichissent et la diversifient. Chez nous, à Whitehorse, on comptait 12,6 % de personnes immigrantes en 2016 et les nombres augmentent chaque année. Vous vous demandez sûrement qui sont ces gens, d’où ils viennent et ce qu’ils pensent de leur pays d’adoption. Afin de répondre à ces questions, j’ai interrogé une vingtaine de personnes immigrantes, de mon entourage, pour savoir ce qu’elles pensent réellement de notre pays. Les informations partagées dans cet article sont issues de mes propres recherches et ne sauraient représenter les impressions de toutes les personnes immigrantes à Whitehorse ou au Canada. Comme certains l’ont sûrement remarqué, les personnes immigrantes d’Asie du Sud-Est sont très nombreuses au Yukon. Une majorité provient des Philippines. En effet, 60 % des personnes que j’ai interrogées sont originaires de ce pays. L’Inde arrive au second rang
avec 20 % des personnes que j’ai interrogées. Outre les Philippines et l’Inde, le Yukon compte des personnes immigrantes provenant de nombreux autres pays, notamment la France, l’Allemagne, la Chine et même les États-Unis. Parmi ces personnes de différentes nationalités, j’ai remarqué que les raisons les incitant à venir s’établir au Canada sont assez semblables. Environ 80 % des personnes ont indiqué être venues au Canada pour rejoindre des membres de leur famille, pour étudier ou pour travailler. Pour l’autre 20 %, les réponses varient selon le contexte et la réalité de chacun et chacune. Quels que soient leur pays d’origine, leur culture ou les raisons de venir vivre ici, on remarque de nombreuses similitudes dans leurs parcours d’immigration. Une fois arrivé dans un nouveau pays, il est tout à fait normal de mettre un certain temps pour s’adapter à son nouveau milieu. J’ai d’ailleurs demandé aux personnes immigrantes de mon entourage ce qui a été le plus surprenant à leur arrivée. Cette fois, les réponses ont été plus diversifiées, avec 45 % indiquant que le froid et les conditions météorologiques étaient sans doute ce qui
était le plus perturbant. Au second rang arrivent les prix élevés avec 20 % des réponses. Pour les autres, c’est la culture différente et la beauté des paysages canadiens qui ont été plus marquants. Je leur ai aussi demandé ce qui leur manquait le plus de leur pays d’origine. La grande majorité a mentionné les traditions, la culture, la famille, les amis et même la nourriture, souvent bien différente de la nourriture canadienne traditionnelle. Pour conclure, il est toujours fort intéressant de savoir ce que pensent les nouveaux arrivants et les nouvelles arrivantes de notre pays, puisque cela peut nous aider à comprendre leur réalité et à mieux les accueillir. À la suite de mon enquête, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont choisi le Canada comme terre d’adoption, car c’est grâce à eux si notre pays est l’un des plus ouverts sur le monde et que nous avons une diversité culturelle si riche. Joséphine Leblanc a écrit ce texte dans le cadre de son projet de 12e année au CSSC Mercier. Elle l’a soumis au journal afin de présenter le résultat de son étude au plus grand nombre de personnes.
Jeudi 5 mai 2022
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Jeudi 5 mai 2022
Grâce au financement du Conseil de recherches en sciences et génie du Canada (CRSNG), les élèves de 3e et 4e années ont eu la chance de recevoir M. Sébastien Maheux, candidat au Ph.D. en ingénierie des ponts de l’Université Western en Ontario. M. Maheux a expliqué quelques principes d’ingénierie, différentes structures de ponts et les facteurs qui en affectent la solidité.
Les élèves ont ensuite mis en pratique leurs connaissances en construisant un pont à l’aide de bâtonnets de bois et de colle chaude. La résistance des ponts a été mise à l’épreuve. Bravo aux équipes gagnantes : Conall, Cole et Dallen en 1re place dont le pont a soutenu une charge de 30,3 kg et Émilien, Ian et Luella en 2e place avec un pont qui a soutenu 16,9 kg.
Les élèves ont même eu la chance inouïe de voir une minisoufflerie en action qui démontrait l’effet du vent sur les ponts. Les élèves ont fait preuve de créativité et d’ingéniosité et ont eu beaucoup de plaisir. Bravo à tous les participants! Merci infiniment à M. Sébastien Maheux ainsi qu’au CRSNG!
Noella et Abigail dans une chorégraphie avec des rubans. Les élèves de 2e année de Mme Lefrançois dégustant de la tire d’érable.
La semaine de la francophonie s’est terminée en beauté avec notre carnaval d’hiver! Les trois classes de 5e et 6e années ont organisé et animé des stations de jeux à l’extérieur. Comme chaque année, toutes les classes ont eu la chance de manger de la tire d’érable.
Les élèves ont eu la chance de développer des habiletés de cirque lors de leur cours d’éducation physique. Une vidéo a été produite et présentée dans les classes afin de célébrer leurs apprentissages et leurs prouesses.
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Contribuez à façonner l’avenir du Yukon…
Missive : Dis tout haut ce que tu entends tout bas
Rejoignez-nous! Envisagez de siéger à l’un des conseils ou comités suivants : ■ ■
Comité de discipline des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés Comité consultatif des physiothérapeutes
Date limite : aucune Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■ ■
Comité consultatif des infirmières psychiatriques autorisées Comité consultatif sur la profession de sage-femme
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■
Comité consultatif de la pharmacie
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Brad Rowett, 867-393-6927 ■
Commission des normes de construction
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Hector Lang, 867-456-6596 ■
Commission des normes d’emploi
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Eva Wieckowski, 867-667-5944 ■
Conseil de la Bibliothèque publique de Whitehorse
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Melissa Yu Schott 867-335-8600 ■
Comité consultatif de l’apprentissage
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Suzan Davy, 867-667-5129 ■ ■ ■
Conseil des ressources renouvelables de Carmacks Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Kelly Gruber, 867-667-5336 ■
Conseil des ressources renouvelables de Selkirk (poste à pourvoir en juin 2022)
Date limite : 31 mai 2022 Renseignements : Kelly Gruber, 867-667-5336 ■
chroniques 16
Claude Gosselin
As-tu déjà ressenti cette petite voix au cœur de toi? Petite voix de la conscience qui t’inspire la bonne décision ou le chemin à prendre? Petite voix du gros bon sens qui te fait voir clairement et simplement de grandes vérités? Petite voix qui semble venir du cœur de toi, telle une Parole vivante, qui te redit un chemin de vie et de vérité? Petite voix de l’amour chuchotée à ton oreille comme un secret juste pour toi? Dans les ténèbres de la peur, des menaces et de la terreur, une parole de vie demeure trop souvent coincée, étouffée ou endormie. Faire la vérité, c’est vivre en toute liberté. La petite voix divine en nous, celle de la conscience éclairée, refuse de nous garder complices de la noirceur, de la honte, de la culpabilité et de l’intimidation. De toute façon, « rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu » (M t 10, 26). On ne peut vivre dans l’ombre de soi-même ou d’une autre personne sans se sentir dominé, écrasé, déshumanisé. P o u r s o r t i r d e l ’ o m b re , nous devons nécessairement nous tourner vers une source de lumière. Il en est de même
Claude Gosselin
pour notre conscience : elle doit inévitablement se tourner vers la vérité. Vivre la vérité de notre être en pleine LUMIÈRE, loin de nous juger ou de nous condamner, nous fait voir les vraies choses qui meublent notre existence. De la même manière que mettre de la lumière dans un hangar ou un grenier nous permet de retrouver des objets perdus ou méconnus, voire du matériel qui ne nous appartient pas, mettre de la lumière dans nos vies nous libère de ce qui nous encombre et nous invite à poser des gestes qui
Comité d’examen du Code canadien de sécurité
Date limite : 27 mai 2022 Renseignements : Ryan Parry, 867-667-5833 ■
Comité consultatif sur l’aviation
Date limite : 30 juin 2022 Renseignements : Leah Stone, 867-667-8270 ■
Conseil d’administration de la Régie des hôpitaux du Yukon
Date limite : 27 mai 2022 Renseignements : Vickie Devries, 867-456-6746 ■ ■ ■
Comité consultatif communautaire Conseil d’administration du Fonds pour la prévention du crime et les services aux victimes Arbitres en vertu de la Loi sur les services correctionnels
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Carla Braun, 867-667-5959 ■
Commission du patrimoine historique du Yukon
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emploi? d’un
Planifiez une rencontre à distance ou en personne avec notre équipe!
Date limite : 31 mai 2022 Renseignements : Brian Groves, 867-667-3660 ■
Conseil consultatif des arts du Yukon
Développement de carrière
Date limite : 31 mai 2022 Renseignements : Sophie Tremblay-Morissette, 867-667-5264 ■
Simulation d'entrevue
Conseil consultatif yukonnais sur les questions touchant les intérêts de la femme
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Stéphanie Coulthard, 867-667-3030 Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, allez au yukon.ca/fr/repertoire-conseils -comites-commissions ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408. Vous pouvez envoyer votre dossier de candidature par courriel à boards.committees@yukon.ca.
Rédaction, révision et traduction de CV
Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais.
Information Conseils sur le marché personnalisés du travail
reflètent nos plus grandes aspirations, sans aucune peur ni menace de qui ou de quoi que ce soit. Personne n’a le pouvoir ni le droit d’altérer, d’utiliser ou de violer notre être véritable. C’est notre terre sacrée où l’Amour souhaite accomplir sa volonté. Dire tout haut ce que tu entends tout bas, ce n’est pas jouer à l’espion ou au délateur, mais c’est d’abord être attentif à la petite voix en toi qui te redis : « Confiance, ne crains pas, je suis avec toi; avance, lève-toi et marche; cesse de te condamner, je te pardonne; écoute ta soif, moi, je te rassasierai; écoute tes pleurs, moi je te consolerai; écoute tes rêves, moi je les accomplirai. » Il arrivera aussi que tu puisses entendre : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse; ouvre ta porte à l’étranger, ne ferme pas ton cœur; ne juge pas et tu ne seras pas jugé; sois artisan de paix et tu seras heureux, debout, en marche! » Étouffée sous les mots, la petite voix de l’âme s’écoute dans le silence. À force de trop parler, une société n’entend plus rien. Apprenons à écouter la petite voix divine en nous, et alors s’ouvriront les portes de nos prisons et s’abaisseront les murs de nos divisions.
Déçu de vos notes en mathématiques? JE PEUX VOUS AIDER SERVICE DE TUTORAT EN MATHÉMATIQUE 25 ans d’expérience
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Marie-Claude Blais mcblais@protonmail.com (867) 336-6284
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chroniques
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L’infini Yves Lafond
Où se trouve l’infini? Sur Terre, je veux dire. Pour moi, dans mon interprétation bien personnelle, il va de soi qu’il se situe là où la nature n’est pas encadrée par des espaces conquis et modelés par l’humain. L’inconnu à perte de vue. Quand j’étais petit, je le voyais au bout des champs là où les bois – la plupart du temps des érablières – commençaient. Puis, petit à petit, à mesure que j’explorais plus à fond ces boisés mystérieux, je me rendis compte qu’ils cédaient leurs places à d’autres champs. Au bout de ces champs se trouvaient des maisons. Puis un chemin. Avec le temps, je compris que ces maisons donnaient sur un autre rang que dans le fond je connaissais bien pour avoir circulé dessus avec mes parents maintes et maintes fois : le rang Saint-Simon. Même que certaines de ces maisons abritaient quelques amis avec qui j’allais à l’école. C’était donc comme ça que ça marchait. Le mystère était résolu et du coup tristement anéanti. Je portai alors mon regard sur les bois de l’autre côté du chemin, au bout des terres des voisins. Si la même logique prévalait, ces bois donneraient donc sur les terres de la côte Saint-Louis. Et elle prévalait. Je compris qu’il en était de même partout dans tous les alentours. Les forêts sauvages de mon enfance se comptaient en entailles. Quand une érablière avait atteint de deux mille à deux mille cinq cents entailles, c’était toute une érablière. Et après? L’érablière donnait sur une autre érablière, qui elle donnait sur un champ, qui lui donnait sur un chemin, qui à son tour donnait sur un autre champ. Et ainsi de suite, jusqu’à l’infini. Comme infini, l’assoiffé d’aventures dans des endroits méconnus et mystérieux qui grouillait en moi était un peu déçu. Après l’expropriation sur la nouvelle terre achetée par mon père à peine un peu plus au Nord, je refis en pensée le même agrandissement de cercles de mon univers à partir du point zéro, c’est-à-dire notre maison. Là, au début des Laurentides, où les terres étaient déjà beaucoup moins bien organisées et structurées, le calcul était différent. Le bois lui aussi se trouvait au bout des champs, mais eux étaient beaucoup moins grands. Si je continuais tout droit une fois rendu au bout de notre bois, je tombais sur un autre bois pas enclavé par un champ, celui-là. Je finissais par aboutir encore là sur un chemin. Un petit chemin de rien en cul-de-sac presque déserté, habité de trois ou quatre maisons seulement.
Yves Lafond
Et si je continuais encore plus loin, toujours en ligne droite, j’arriverais éventuellement à SaintJérôme. On n’était pas si loin de la ville que ça. Mais ça, je ne l’ai jamais marché autrement que par la pensée. Par contre, si, à mettons quelques centaines d’arbres avant d’arriver au boutte de notre bois, je virais à quatre-vingt-dix degrés à gauche, là ça prenait une tournure totalement différente. Je traverserais le bois des Goguen puis celui des Lafleur, et encore deux ou trois autres qui appartenaient aux Dagenais. Après, si on savait bien s’orienter, on devait obliquer un peu vers la droite pour éviter les maisons du lac Cloutier et celles du lac Filion. On se ramassait pas trop loin de la montée Sainte-Thérèse qui, même si elle longeait l’autoroute des Laurentides, avait quand même le mérite d’en être totalement ignorée et surtout presque encore entièrement boisée. On ne faisait pas long dans cette direction. On devait tourner encore à gauche à quatre-vingt-dix où on croiserait le rang Saint-Camille presque entièrement boisé lui aussi à cette époque. À peine quelques terres de roches des plus charmantes s’apparentant à celles du temps de Séraphin. Ce détour permettait de contourner Sainte-Anne-des-Lacs et passer ainsi entre Saint-Sauveur et Morin-Heights, qui eux n’étaient pas encore très développés à l’époque. Après, question civilisation, il ne restait en importance pratiquement que Sainte-Adèle et, beaucoup plus loin, Sainte-Agathe érigées le long de la Route 117 faciles à contourner. Alors on pouvait d’ores et déjà affirmer – enfin, je le pouvais dans ma tête – qu’on était arrivé à l’infini qui s’étendait jusqu’au pôle Nord sans autre grande trace de civili-
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sation. Je pouvais atteindre le bout du monde à partir de notre bois. J’ai fait et refait ce trajet je ne sais combien de fois dans ma tête, juste pour la sensation d’avoir l’infini à portée de main. À portée de pensée, du moins. Si c’était aujourd’hui, je ne pourrais pas le refaire, ce voyage dans ma tête. Le cul-de-sac derrière notre bois est développé à surcapacité; même chose pour la montée Sainte-Thérèse. Du milieu de l’érablière maintenant, on entend le « vacarne » des machines et des tondeuses. Même en pleine nuit, le ciel s’est orangé.
Plus loin, j’imagine que ça a suivi la tendance qui consiste en « Allons! civilisons! » C’est tellement bon pour l’économie. D’ailleurs, même ces érablières sont maintenant tissées de toiles d’araignées en PVC servant à récolter l’eau chaque printemps. J’ai parlé de ça parce que, l’autre jour, je me demandais encore une fois ce que je faisais là dans ce maudit blizzard entre deux bourrasques et les montagnes de neiges qui nous sont tombées dessus tout l’hiver. Puis, pour quelque raison, le mot « infini » m’est venu à l’esprit comme dans « maudit
vent qui s’étend à l’infini ». Et de là les références à mon enfance et à mon adolescence. J’ai compris qu’en quelque sorte, je l’ai inconsciemment recherché cet infini une bonne partie de ma vie. Maintenant, je suis en plein dedans. Il est drette là, devant le camion. Je l’ai dans la face et tout autour, tout le temps, tout le temps. J’en prends pleinement conscience surtout une fois pris dans la neige tout seul et que le truck ne veut plus avancer. C’est dans ces moments-là que je dois me dire : « Le v’là, mon Ti-Pit, l’infini que tu cherchais tant! »
Consultations concernant une nouvelle loi sur les terres publiques Nous voulons savoir comment vous utilisez les terres publiques Le gouvernement du Yukon est en voie de créer une nouvelle loi sur les terres publiques afin de remplacer la législation existante. Nous voulons connaître votre avis sur la création d’une loi moderne comportant une approche normalisée de la gestion des terres au Yukon. Nous menons des consultations auprès du public et des Premières Nations pour savoir comment les Yukonnaises et les Yukonnais utilisent les terres publiques. Pour participer, rendez-vous au yukon.ca/fr/loi-sur-les-terres où vous pouvez accéder au document de consultation et remplir notre sondage en ligne. La date limite pour participer a été repoussée au 30 mai à 16 h 30. Si vous ou votre organisation souhaitez rencontrer des responsables pour discuter de la nouvelle loi, contactez Mike Draper par courriel à michael.draper@yukon.ca ou par téléphone au 867-667-3185 ou, sans frais, au 1-800-661-0408, poste 3185.
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Divertissements
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LE MOT MYSTÈRE
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Trouvez les mots ci-dessous dans la grille, encerclez-les et trouvez le mot caché pour nos mères.
• Accouchement • Amour • Bébé • Belles • Bien • Caliner • Cœur • Douces • Élever • Enfants S • Famille • Femme S E • Fête E • Fille • Fils R • Fleurs • Grossesse F • Lait • Lavé R • Lien I • Mamam • Mamies • Maternel • Maternité • Mémé • Mères • Nés • Offrir • Père • Rêves • Roses • Sage • Soins • Tendresse • Vies
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Remplissez les cellules vides de la grille avec des chiffres de 1 à 9 (1 chiffre par cellule) et selon les directives suivantes : 1. Le chiffre ne peut apparaître qu’une fois sur chaque rangée; 2. Le chiffre ne peut apparaître qu’une fois sur chaque colonne; 3. Le chiffre ne peut apparaître qu’une fois sur chaque région (petit carré de 3 X 3).
LE LABYRINTHE Pouvez-vous aider le bébé à trouver son hochet?
Pouvez-vous trouver les 7 différences entre les deux dessins suivants :
ENTRÉE
ES LE MOT MYSTÈRE : merci
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7- La bouche de l'un des bébés.
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6- La langue de la maman.
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4- L'une des pattes de la table.
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3- Les cheveux à l'arrière de la tête de la maman.
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science
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Connaître les engrais naturels pour mieux les utiliser ont été plus ou moins transformés physiquement (broyage, traitement de chaleur, lavage) sans aucun traitement chimique. Les engrais naturels sont de plus Ce sont des engrais à libération en plus vendus dans les jardineries lente qui dépendent des microorgaalors qu’il y a quelques années l’offre nismes du sol pour leur décompod’achat était surtout constituée d’engrais de synthèse. Leurs prix et sition et qui eux-mêmes dépendent leur efficacité dans le sol suscitent de paramètres du sol (température, une certaine réticence chez les humidité, pH, teneur en carbone et consommateurs. Or, des résultats azote) pour leur activité. de récentes recherches montrent que ces fertilisants ont leur place Inconvénient des comme source d’éléments nutritifs. Charles De Maisonneuve, Agricom
engrais naturels
Les engrais de synthèse ou chimiques Les engrais de synthèse sont produits à partir de transformation chimique de roches et de sels ou d’une réaction entre l’azote de l’air et le gaz naturel. Ce sont des fertilisants qui fournissent rapidement des nutriments, ce qui permet d’ajuster facilement les besoins pour les plantes. Cependant, les nutriments qu’ils apportent, comme le nitrate, ne restent pas disponibles longtemps pour la plante, car ils sont très vite lessivés. Les pertes peuvent être limitées grâce à l’utilisation d’engrais de synthèse à libération contrôlée (ex. engrais enrobé d’une capsule de polymère Nutricote) qui vont diffuser les éléments nutritifs progressivement. Ils sont alors libérés généralement en fonction de la température, ce qui permet une synchronisation avec la croissance des plantes. Cependant, ils ont une empreinte environnementale importante lors de leur fabrication.
L’azote des engrais naturels devient disponible par un processus microbien de minéralisation d’engrais organiques (ex. transformation de l’azote organique contenu dans la farine de plume en azote minéral assimilable comme le nitrate). Un inconvénient de ces fertilisants est que la vitesse de libération de l’azote est très variable, ce qui rend difficile la synchronisation des apports en azote avec les besoins des plantes. Cet aspect est particulièrement important pour la culture des légumes dont les exigences de cet élément, notamment, sont très fortes (ex. concombre, tomate, brocoli).
Caractéristiques de quelques fertilisants de base
ron 12 % d’azote) parce que leur minéralisation se fait rapidement. Généralement, une application aux quatre semaines comble les besoins. D’autre part, la farine de poisson est le matériau le plus efficace pour un substrat froid (15 oC et moins). Pour ces engrais, une partie importante de la minéralisation se fait dans les deux premières semaines (47 % à 60 %). Le fumier de poulet en granule (5 % d’azote) et la farine de luzerne (3-4 % d’azote) moins concentrée en azote ont une vitesse de minéralisation plus faible par rapport aux autres farines. Ils sont appliqués pour un apport à long terme d’azote ou de fond. De plus, le fumier de poulet contient une quantité non négligeable d’azote inorganique directement assimilable ce qui rend possible une absorption à court terme, mais qui s’avère insuffisant pour les plantes exigeantes en azote sur une longue période. D’autre part, la farine de luzerne peut causer une immobilisation de l’azote la première semaine si le milieu est pauvre en cet élément. Enfin, la farine de crevette (5 % d’azote) a une vitesse de minéralisation intermédiaire. Le pourcentage de minéralisation est moyen en milieu tourbeux et similaire aux farines de sang et de plumes en sol minéral. C’est un fertilisant qui pourrait être compatible avec des espèces dont l’exigence en azote est moyenne. Tout comme le fumier de poulet et la farine de luzerne, la farine de crevette contient d’autres nutriments que l’azote. Il faut en tenir compte lorsque l’on utilise ces produits pour éviter un déséquilibre de nutriments.
Voici une description des engrais naturels dont l’information provient d’une conférence donnée par le Dr Adam Barrada de l’Université Laval (Expo Québec Ver t, le 10 novembre 2021) et un rapport publié en 2006 par T.K. Hartz et P.R. Johnstone (Hort Technology). Les engrais naturels Les farines de plume, de Ingrédients des ou biofertilisants poisson et surtout de sang peuvent engrais complets La fabrication d’engrais naturels se être utilisées pour un apport fait à partir de matériaux naturels qui rapide d’azote (contenu d’envi- La plupart des biofertilisants
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complets (ex. 4-1-9) vendus dans les jardineries sont fabriqués en mélangeant plusieurs engrais de base (ingrédients) tels que la farine de plume, la roche de phosphate et du Sul-Po-Mag. Le type de matériaux utilisé influence le prix et donne les caractéristiques de l’engrais. Par exemple, Le Bio-Jardin 4-3-6 (engrais McInnes) contient comme source d’azote de la farine de plume, alors que l’Acti-Sol à usage multiple 5-3-2 ne contient que du fumier de poulet. Selon les particularités du fumier de poulet, on peut constater que le 5-3-2 n’est pas idéal pour une culture de concombre en pot alors que le Bio-Jardin est le plus approprié. D’ailleurs, la compagnie ActiSol vend un engrais pour contenant (Légumes et fines herbes en pots 4-2-8) qui contient du fumier de poulet et de la farine de plume.
Conclusion L’a p p r o c h e c o nve n ti o n n e ll e en agriculture considère le sol comme un support inerte qu’il
faut approvisionner en éléments nutritifs. À l’inverse, en agriculture biologique, on traite le sol comme un environnement vivant abritant une multitude de microorganismes. L’opération culturale prioritaire est d’incorporer des amendements comme le compost pour favoriser l’activité microbienne. Dans un deuxième temps, les biofertilisants complètent les apports en éléments nutritifs nécessaires aux plantes et au microbiote du sol. Un des avantages des biofertilisants par rapport aux engrais de synthèse est le fait qu’ils encouragent la vie microbienne autour des racines. Le journal Agricom souhaite remercier le Dr Adam Barrada de l’Université Laval pour son soutien à la rédaction et à la révision de ce texte. Depuis 1983, la vocation du journal Agricom est de promouvoir l’agriculture franco-ontarienne et de sensibiliser le public à l’importance de l’agriculture et du monde agroalimentaire.
BOURSES D’ÉTUDES EN SANTÉ 2022-2023
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Coup d’oeil Petites annonces BÉNÉVOLAT Pour la célébration de la Journée de la francophonie yukonnaise, nous avons besoin de personnes souriantes et dynamiques pour aider à l’organisation et faire de cette journée un succès. Réservez tout de suite votre après-midi du 15 mai et inscrivez vos noms sur la liste des bénévoles! On va avoir du gros « FUN »! Inscr. : volunteersignup.org/MADHX
COMMUNAUTÉ La Société d’histoire francophone du Yukon est à la recherche de gens d’action et de passion pour siéger à son conseil d’administration. Elle tiendra son assemblée générale annuelle le jeudi 2 juin à 18 h 30, sur Zoom. Partagez votre intérêt pour siéger au conseil ou pour participer à l’assemblée : Rens. : shfyukon@gmail.com
20 comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca
Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec l’Aurore boréale! L’Aurore boréale est le journal de votre communauté. N’hésitez pas à nous faire parvenir des photos, des suggestions, des petites anecdotes! Rens. : dir@auroreboreale.ca
Appel aux artistes
L’AFY développe un nouveau répertoire d’artistes francophones. Cet outil servira à toutes les personnes qui désirent engager et promouvoir des artistes francophones pour leurs activités. Le répertoire comprendra également de Campagne #JeunesEnAction. l’information et des ressources Nous sommes à la recherche pour les artistes. Contactezde jeunes de 15 à 30 ans qui nous avant le 16 mai 2022 débordent d’idées et qui ont à pour développer votre fiche cœur l’avenir de leur communauté. d’information artistique. Rens. : artistique@afy.ca Grâce à des subventions de services communautaires offertes DIVERS par #JeunesEnAction, tu pourrais enfin réaliser un projet qui Réunion Alcooliques Anonymes te passionne. en français. Tous les mardis, à Rens. : jeunesse@afy.ca 17 h. En ligne, sur Zoom. Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent
Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com
Ateliers en prévention du suicide
Marie-Hélène Comeau
Le 30 avril dernier avait lieu une journée portes ouvertes des studios d’artistes à Haines Junction. Trois artistes francophones participaient à cette toute nouvelle initative (Libby Dulac, Maya Chartier et Marguerite Richard). L’activité a attiré plusieurs personnes de Whitehorse. On voit ici Libby Dulac. Il y a 30 ans, en 1992, dans le cadre du 125 e anniversaire du Canada, une oeuvre de Libby Dulac était sélectionnée pour illustrer les pièces de 25 cents.
ÉDUCATION L’École Nomade. Vous souhaitez faire l’enseignement à domicile en français langue première? L’École Nomade peut vous offrir du soutien et des ressources, que ce soit depuis votre maison, partout au Yukon ou en voyage. Rens. : nomade.csfy.ca ou 667-8680, poste 0. École francophone à Dawson. Vous habitez à Dawson, vous parlez français, vous ou l’un de vos enfants avez étudié en français, et vous aimeriez que votre enfant soit instruit dans votre langue? Vous y avez droit! Rens. : 867-667-8680 ou à info@csfy.ca
5 mai
11 mai
13 MAI
De 13 h à 15 h 30 EN LIGNE GRATUIT EN FRANCAIS
Animation : Jessica Nadon, intervenante sociale
Inscriptions : pcsyukon@francosante.org
Coordination culturelle et communautaire au CSSC Mercier. La CSFY recherche une personne dynamique avec plusieurs cordes à son arc pour coordonner les activités culturelles et gérer les espaces communautaires au CSSC Mercier. Le poste sera affiché jusqu’à ce qu’il soit comblé. Détails : commissionscolaire.csfy. ca/quoi-de-neuf/
LOGEMENT RECHERCHÉ Marine et son compagnon recherche un gardiennage de maison pour les mois de juillet et août. Ils adorent les animaux et seront heureux de les garder le
temps des vacances d’été. Contact : marine.debay@gmail.com Un couple français souhaite échanger une maison dans un village de bord de mer (Atlantique) contre un logement ou le prêt d’un véhicule récréatif confortable, ici, au Yukon, pour quelques semaines. Rens. : famille_dumaine@hotmail.com
SANTÉ Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux, traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.
Calendrier communautaire 19 h à 21 h : Match spécial de la Fabrique d’improvisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins). 10 $ à la porte (cartes-fidélité disponibles).
VENDREDI
EMPLOI
16 h à 18 h : Soirée « Tie-Dye » et consentement! Viens créer une pièce de vêtement unique pour souligner le Mois de la prévention des agressions sexualisées. Activité gratuite pour les 14-17 ans chez Les Essentielles. Rens. : crpelletier@lesessentielles.ca
12 mai 19 h à 21 h : Match #8 de la Fabrique d’improvisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins). Les Bleus affronteront les Verts. 10 $ à la porte (cartes-fidélité disponibles).
13 mai De 18 h 45 à 21 h : Viens t’amuser avec des pistolets laser dans le labyrinthe de Sergeant Greg Inc. Activité gratuite réservée aux 1425 ans capables de s’exprimer en français. Repas offert sur place. Gratuit. Rens. : laser.afy.ca
14 mai 10 h à 12 h : La CSFY et le PCS 18 h 30 à 21 h 30 : Assistez à une vous invitent à une activité soirée divertissante de théâtre familiale de l’École de la forêt. social où VOTRE parcours Histoires, activités dans la forêt d’immigration au Canada inspirera derrière l’École Émilie-Tremblay et le jeu des comédiennes et collation vous attendent. Chaque comédiens. Repas offert. Gratuit. famille recevra le livre Vic le castor Insc. : theatresocial.afy.ca et le guide École de la forêt pour les parents. Animation : Sylvie Gervais de Coopérative Enfant Nature. Inscription avant le 10 mai. 18 h 30 : Réunion publique de la Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca CSFY à Dawson au Yukon School of Visual Arts, 994 3e Avenue. Aussi présentée en virtuel. Inscription à info@csfy.ca ou 667-8680, poste 0 avant le 17 mai De midi à 16 h : Célébrez la pour recevoir le lien Zoom ou pour Journée de la francophonie vous adresser aux commissaires. yukonnaise. Faites la fête et dansez avec Major Funk! CSSC Rens. : csfy.ca Mercier. Gratuit. Rens. : jfy.afy.ca
19 mai
15 mai
Du 27 mai au 17 juin
18 mai 17 h à 18 h 30 : Conférence gratuite sur la rétention et la mobilité des personnes immigrantes francophones. Pour les gestionnaires, propriétaires d’entreprises et organismes concernés par la difficulté de conserver leur personnel. Repas offert. Centre de la francophonie. Inscr. : retention.eventbrite.ca
De 12 h à 13 h : Cinq séances de prévention des chutes alliant cardio et exercices d’équilibre en plein air pour les 50+. Gratuit. Escaliers de la rue Black. Inscription obligatoire avant le 24 mai. Gratuit. Inscr. : cardio50.afy.ca
Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663