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L'Aurore Boréale - 27 janvier 2022

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No de convention : 4061051

Le Jeudi 27 janvier 2022 | Volume 39 | Numéro 2

William Le Dean

Le 16 janvier 2022, la section yukonnaise du Club alpin du Canada organisait la première sortie d’escalade de glace en milieu naturel de l’année. Marie-Claude Desroches-Maheux et William Le Dean ont dépoussiéré piolets et crampons. Page 2

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Fournie

Crise des opioïdes : état d’urgence déclaré Laurie Trottier

À découvrir

Nathaniel Mah

Une Yukonnaise se qualifie pour les Jeux Olympiques Kelly Tabuteau

Écoanxiété chez les jeunes : moteur ou frein à l’action?

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Campagne d’achats locaux

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S’entraider sur Facebook

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Queer Yukon s’agrandit

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Services en santé

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Le climat et l’art

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Jeudi 27 janvier 2022

scène locale

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L’état d’urgence déclarée contre les substances illicites La ministre de la Santé et des Affaires sociales Tracy-Anne McPhee a déclaré un état d’urgence de santé publique en lien avec la consommation de substances illicites au territoire le 20 janvier dernier. Cette déclaration survient après l’annonce d’au moins quatre décès par surdose en moins de trois semaines au Yukon. Laurie Trottier

« Il est crucial que nous parlions de cette situation comme d’une crise et d’une urgence sanitaire », a annoncé d’entrée de jeu TracyAnne McPhee en conférence de presse, le 20 janvier. À ce moment, le bureau de la coroner en chef confirmait quatre décès par surdose, dont trois liés au fentanyl. Depuis la conférence, le bilan s’est alourdi. Le 24 janvier, la coroner en chef du Yukon Heather Jones confirmait trois

autres décès liés aux substances illicites et indiquait qu’un autre, survenu à Carcross, faisait l’objet d’une enquête. La crise ne cesse de s’envenimer depuis les cinq dernières années et rien ne laisse croire qu’elle a atteint son paroxysme. « C’est en avril 2016 que les Yukonnais ont commencé à mourir en lien avec la consommation de drogues illicites. C’était il y a 64 décès […] Chacun de ces décès était évitable. C’est inacceptable »,a déploré la Dre Jones, le 20 janvier.

Fournie

En octobre 2021, les autorités yukonnaises ont élargi le programme d’approvisionnement sûr en opioïdes. Ceux-ci sont prescrits par un médecin et visent à prévenir les surdoses.

un peu partout au territoire, pour l’offre d’approvisionnement plus honorer les victimes. sécuritaire tardait à atteindre les communautés plus éloignées. « Tous les consommateurs s’exLa déclaration de l’état posent à un plus grand risque de L’urgence de d’urgence était déjà sur la table surdose accidentelle, de blessures à ce moment. Cependant, lors graves, de maladies ou de décès », travailler ensemble de l’Assemblée législative du a martelé la médecin hygiéniste en chef par intérim Catherine Elliot, La ministre McPhee a précisé que 30 novembre dernier, la ministre en faisant référence à la haute cette déclaration n’octroie pas McPhee avait affirmé qu’elle ne toxicité des opioïdes qui circulent au gouvernement de pouvoirs serait déclarée que si cela permetprésentement au Yukon. qu’il n’aurait pas autrement. Il tait « de fournir davantage d’ou« Il est donc plus important s’agit plutôt « d’exprimer notre tils pour protéger les Yukonnais que jamais de ne pas consom- engagement et d’appeler à l’ac- et Yukonnaises ». mer seul, d’avoir de la naloxone à tion [et] de reconnaître la situation portée de main et d’aller chercher comme une urgence sanitaire », Un sommet sur la santé de l’aide auprès des programmes a-t-elle ajouté. mentale en février de traitement de la dépendance et Plusieurs mesures de réducde santé mentale offerts partout tion des méfaits ont été annoncées, En févrie r, le gouve r nement au territoire », a yukonnais et indiqué la Dre les Premières Elliot par voie Nations tienC’est en avril 2016 que les Yukonnais ont de communiqué. dront la precommencé à mourir en lien avec la consommation C’est la mière phase du de drogues illicites. C’était il y a 64 décès. Première Nation sommet sur la –– Heather Jones Carcross/Tagish santé mentale qui a sonné au territoire, en l’alarme en premier, le 12 janvier comme une collaboration avec virtuel. Ce sera aussi l’occasion dernier. Par communiqué, la cheffe l’organisation Blood Ties Four de se rassembler pour discuter Lynda Dickson avait alors appelé Directions (BTFD) pour prolonger ensemble des orientations du les autres Premières Nations et le les heures de son service mobile, prochain plan sur la crise des gouvernement à faire de même. davantage de services au site opioïdes, qui est échu depuis L’état d’urgence est donc de consommation supervisée du décembre 2020. l’annonce d’un « engagement à centre-ville de Whitehorse et l’aug« L’intention a toujours été travailler ensemble, à redoubler mentation des services d’analyse de tenir un sommet sur la santé d’efforts pour adresser cette de drogues et d’approvisionne- mentale, de trouver des solucrise et à se concentrer sur les ment sûr dans la capitale et dans tions et de renouveler le plan solutions », a précisé la ministre les localités rurales. sur la crise des opioïdes », selon Tracy-Anne Mcphee. Quelques En novembre dernier, la direc- Tracy-Anne McPhee. jours plus tôt, des veillées aux trice de BTFD Bronte RenwickS’il y a un élément judiciaire flambeaux ont été organisées Shields avait d’ailleurs affirmé que et criminel à la question des opioïdes, ce n’est pas la partie la plus importante, soutient le gouvernement. À ce sujet, le surinLa crise des opioïdes en bref tendant principal Scott Sheppard, • Depuis 2016, 67 Yukonnais et Yukonnaises ont perdu la vie commandant de la Gendarmerie en lien avec la consommation de substances illicites ; royale du Canada (GRC) au Yukon, a ajouté en conférence de presse • En 2021, 23 Yukonnais et Yukonnaises ont perdu la vie, qu’il s’agissait aussi d’un enjeu de propulsant le Yukon au sommet du triste palmarès du plus logement, de santé mentale et de haut taux de décès dus aux opioïdes par personne au pays, pauvreté, tout en étant aussi un devançant la Colombie-Britannique. Le taux au Yukon était enjeu policier. de 48,4 décès pour 100 000 personnes en 2021 ; Si vous avez besoin d’aide • La Colombie-Britannique entame sa sixième année d’état lors de la consommation de d’urgence sur la crise des opioïdes. Cependant, le nombre de drogue, le Service national d’invictimes aurait doublé dans la province depuis 2016, selon les tervention en cas de surdose chiffres de Radio-Canada ; est disponible en tout temps, au • La plupart des décès impliquent du fentanyl, une substance 1-888-688-6677. extrêmement puissante de la taille la présence d’un grain IJL – Réseau.Presse de sel. L’Aurore boréale

Consommation risquée

«

Ensemble pour des collectivités plus sûres et plus solidaires Le Fonds pour la prévention du crime et les services aux victimes fournit un soutien financier pour la mise sur pied de projets ayant pour objectif principal de prévenir la criminalité et de soutenir les victimes d’actes criminels.

La prochaine date limite pour présenter une demande est le

15 février 2022 à 23 h 59

Soyez créatif en proposant des projets qui peuvent être réalisés en toute sécurité pendant la pandémie de COVID-19. Appelez-nous pour discuter de vos idées. Nous pouvons aussi vous aider à préparer votre demande.

Pour en savoir plus : yukon.ca/fr/fonds-prevention-crime-services-victimes

»


Jeudi 27 janvier 2022

cacophonie radiophonique lors du retour de l’émission rencontres, enregistrée au cssc mercier!

xxxxxx 3 éditorial 3

L’action, vaccin contre l’apathie Laurie Trottier

L’équipe Sophie Delaigue Directrice et rédactrice en chef par interim 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca

Laurie Trottier

Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

Abonnement 26,25 $

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par année format papier* ou PDF.

L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

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150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

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Kelly Tabuteau

Assistante de rédaction redaction@auroreboreale.ca

Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires.

Dans les dernières semaines, j’ai usé de ma tribune éditoriale pour parler d’audace, du renversement des traditions et de l’importance du journalisme communautaire. Tous ces textes appelaient à l’action, d’une manière ou d’une autre. Pour mon dernier édito, je ne pouvais pas faire autrement. Depuis que je suis ici, j’ai couvert plusieurs enjeux sociaux. Chaque fois, j’en ressors éblouie par le travail de petites équipes qui agissent à contre-courant avec très peu de personnel et des moyens financiers limités. Je pense ici aux équipes de Blood Ties Four Directions, de Safe at Home, de la Banque alimentaire et du Conseil des femmes autochtones du Yukon. Je pense souvent à ce qui arriverait si le milieu communautaire jetait l’éponge, essoufflé. Et c’est d’ailleurs cette petite peur au ventre qui m’amène à vous parler de l’édition que vous tenez entre vos mains. Dans celle-ci, j’ai aussi eu la chance de m’entretenir avec des jeunes à propos de l’écoanxiété ; des personnes de mon âge qui vivent avec ce stress depuis déjà plus d’une dizaine d’années. En échangeant avec elles, j’ai été surprise de constater que c’était dans l’action qu’elles parvenaient à amoindrir leur angoisse. Ça m’a trotté dans la tête toute la semaine. J’ai réalisé que depuis que je suis arrivée à Whitehorse, on a déclaré état d’urgence sur état d’urgence. La COVID-19, les inondations des lacs du Sud, les substances illicites. J’ajouterais l’état d’urgence sur le logement, aussi. Je crois que la communauté a posé des actions en ce qui concerne les deux premiers. En fait, je le sais, car j’ai couvert vos élans de solidarité. Vos arcs-en-ciel dans les fenêtres, vos cartes-cadeaux pour soutenir les commerces locaux, vos spectacles virtuels. On a aussi une banque de photos de vous, les bras remplis de sacs de sable. L’impression du devoir accompli caché dans vos

plis de sourire. Cependant, je n’ai pas vu beaucoup d’action collective sur les opioïdes ni sur le logement. Est-ce qu’on est inconsciemment en train de dresser une hiérarchie des causes, une hiérarchie entre les gens qu’on souhaite aider? Je pose cette hypothèse, mais je dois avouer que je ne sais pas trop ce qu’on pourrait faire. Des dons, c’est certain. Des formations sur l’usage de naloxone, l’antidote des substances toxiques. Mais ça va en prendre plus pour pallier notre sentiment d’impuissance collectif, non? Un sommet sur la santé mentale a été annoncé en février : soyons à l’écoute. Ayons la même compassion pour les personnes qui perdent leur logement au Chilkoot Trail Inn qu’on en a eu pour les personnes à risque dans la région des lacs du Sud. Bien sûr, il faudra être aussi exigeant.e.s envers les gouvernements en ce qui a trait aux surdoses qu’on l’est pour les décès liés à la COVID-19. Mais aussi envers nous! On porte nos masques, on se distancie, on ajuste nos horaires aux difficiles mesures sanitaires. On est prêt.e.s à faire des sacrifices et à agir pour le bien commun. On devrait en faire autant pour les autres crises, à la hauteur de nos moyens individuels. Dans ces pages, vous verrez des gens qui ont tenté d’agir, tout simplement. Pour essayer de trouver des locaux pour une communauté LGBTQIA2S+ qui a besoin d’un espace sécurisant ou pour qu’une population vieillissante puisse recevoir davantage de soins de santé au territoire. Dans ces pages, vous ferez la rencontre de gens qui posent des actions pour le bien de l’environnement. Vous y croiserez aussi les personnes qui ont lancé un groupe Facebook pour tenter de réunir des gens par la force des réseaux sociaux à une époque où les rencontres sont plus difficiles. J’espère que ça vous insufflera l’inspiration et la force de résister au pessimisme ambiant.

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561

Correspondants :

Sophie André

L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

Révision des textes et correction d’épreuves :

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

Distribution :

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à

Marilyn Ferland Stéphane Cole Caricature :

Annie Maheux

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867 668-2663, poste 500 ou reception@afy.ca *150 $ pour la version papier hors Canada.


Jeudi 27 janvier 2022

scène locale

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Le budget de 130 M$ sur 4 ans adopté à Whitehorse Le budget pour les infrastructures de la Ville de Whitehorse a été adopté le 17 janvier, sur fond de crise de logement et de pandémie. « Le budget que je présente ce soir nous permettra de nous rapprocher de notre objectif de répondre aux demandes d'une communauté grandissante, tout en prenant des décisions sensées et durables », a souligné la mairesse Laura Cabott. Laurie Trottier

Le budget de 130 M$, dont 30 millions de dollars proviennent des fonds de réserve de la Ville, prévoit entre autres la réfection du Centre des Jeux du Canada et des installations au mont McIntyre, ainsi que des changements importants à l’hôtel de ville prévus cette année. « En 2022, nous inaugurons le nouvel hôtel de ville et annonçons la rénovation de l’immeuble existant. Le projet comprend non seulement une installation rénovée où les résidents et résidentes peuvent mener à bien leurs affaires liées à la ville, mais aussi un nouveau pôle de transport en commun […]

et d'importantes améliorations énergétiques pour le nouveau bâtiment et la mairie existante », a indiqué Laura Cabott, élue en octobre 2021. C’est en raison de cette dernière importante dépense que le conseiller Ted Laking n’a pas voté en faveur du budget. Il a émis des doutes quant au coût réel du projet, ajoutant que l’estimation de la somme a presque triplé depuis que le projet a été proposé en 2014, passant de 9,7 M$ à 26,2 M$. Dès 2022, un inventaire communautaire des émissions de gaz à effet de serre sera réalisé et mis à jour chaque année. Les résidents et résidentes peuvent

Archives AB

également s’attendre à davantage de transport en commun, alors qu’un investissement de 1,25 M$ en 2022 a été approuvé pour l’ajout d’autobus. Chaque année, le budget pour les infrastructures de la Ville de Whitehorse est renouvelé et établit un plan de dépenses quadriennal qui comprend des services municipaux clés, tels que l'eau et les déchets, les parcs et les sentiers, les loisirs et le transport en commun.

Le vaccin est offert dans les pharmacies de Whitehorse depuis le 6 décembre 2021 pour toutes les personnes de 65 à 79 ans. Seules les personnes âgées de 65 à 70 ans étaient auparavant admissibles à recevoir le vaccin.

De nouveaux programmes de financement visant les médias pour soutenir les créateurs de contenu Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon

Le gouvernement du Yukon lance de nouveaux programmes de financement pour les industries du cinéma, de la télévision et des médias numériques afin de soutenir les créateurs de contenu du territoire et de générer des retombées économiques et des possibilités d’emploi pour les Yukonnais et les Yukonnaises œuvrant dans ces industries. Le Fonds d’aide aux avantprojets soutient les réalisateurs yukonnais qui en sont au début du processus de création de

leur projet cinématographique, télévisuel ou numérique professionnel à le présenter aux acteurs du marché. Le Fonds d’aide au développement soutient les projets cinématographiques, télévisuels ou numériques professionnels ayant déjà obtenu une promesse d’achat du marché (d’un diffuseur, d’un distributeur ou d’une plateforme numérique, par exemple). Le Fonds d’aide à la production médiatique soutient financièrement la réalisation de projets cinématographiques, télévisuels ou numériques professionnels. Les réalisateurs et les orga-

Élargissement du programme de vaccination contre le zona

Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon

Pixabay

nismes sans but lucratif du Yukon peuvent présenter une demande dans le cadre du Fonds d’aide à la formation pour perfectionner leurs techniques de création, réalisation, postproduction et commercialisation de contenu cinématographique, télévisuel et numérique.

Le zona est une maladie déclenchée par une réactivation du virus de la varicelle, qui demeure latent dans les tissus nerveux des personnes qui ont eu la varicelle. Des années plus tard, le virus peut se réactiver et causer le zona, une éruption cutanée désagréable. Bien que la maladie ne soit pas mortelle, elle peut être très douloureuse, et les personnes âgées présentent un risque accru de développer le zona. Shingrix, le vaccin contre le zona, est financé par le gouvernement du Yukon depuis janvier 2021. Il est administré en deux doses, de préférence à deux mois d’intervalle pour atteindre une efficacité de 90 %. « Lorsque nous avons fait l’annonce de ce programme, nous

nous sommes engagés à revoir l’âge d’admissibilité en fonction des données probantes. Les données sur la durabilité de Shingrix sont toujours en cours d’évaluation, mais nous savons que le risque de maladie grave attribuable au zona augmente chez les personnes de plus de 65 ans. C’est pourquoi je suis heureuse d’annoncer que le vaccin contre le zona sera désormais offert gratuitement aux personnes de 65 à 79 ans », commente Tracy Anne McPhee, ministre de la Santé et des Affaires sociales. « Il s’agit d’un avantage important et d’une excellente nouvelle pour les personnes âgées sans assurance-santé complémentaire ou à faible revenu », ajoute l’Équipe de coordination de Seniors Action Yukon. Le vaccin contre le zona est offert gratuitement dans les pharmacies de Whitehorse.


Jeudi 27 janvier 2022

scène locale

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Soutien aux entreprises : l’attrait des cartes-cadeaux locales grandit à Whitehorse De novembre à décembre, la Chambre de commerce du Yukon a vendu pour plus de 116 000 $ de cartes-cadeaux locales, destinées à soutenir les entreprises d’ici pendant une période particulièrement difficile. Loin d’être terminé, le programme continuera d’être bonifié dans les prochains mois. Laurie Trottier

L’équipe de la Chambre de commerce du Yukon (CCY) a été ravie et submergée par la réponse de la population yukonnaise dans les derniers mois de 2021. Juste avant le Vendredi fou, la CCY a mis sur le marché des cartes-cadeaux pouvant être utilisées chez des détaillants de Whitehorse, afin d’encourager la population à se tourner vers des options locales. « La journée où nous avons

annoncé les cartes, nous avions déjà 48 commerces et entreprises enregistrés. Maintenant, nous en avons près de 70 », affirme le directeur général de la CCY, Denny Kobayashi. L’idée de ces cartes a fait ses preuves dans d’autres communautés au Canada au cours des dernières années. Les Yukonnais et les Yukonnaises peuvent en acheter une et l’utiliser dans une variété de commerces locaux différents, comme des magasins de vête-

Laurie Trottier

Les cartes sont fabriquées en Colombie-Britannique par une petite compagnie privée. Le CCY a reçu du financement fédéral pour mener à bien son programme de soutien aux entreprises d’ici.

ments, des hôtels, des restaurants et des salons de beauté. « C’est un programme de loyauté. Il s’agissait de récompenser les Yukonnais qui achètent local et c’était une des façons de le faire », précise M. Kobayashi.

marché sous peu, selon le directeur général de la CCY. Ce dernier admet en riant que les attentes ont été dépassées, avec plus de 2 200 cartes-cadeaux vendues en un peu plus d’un mois. Pour Denny Kobayashi, l’initiative arrive à un moment critique, alors que les entreprises locales « On a dépassé encaissent coup sur coup des les attentes » chocs importants. La pandémie de COVID-19, la pénurie de personnel, Au moment d’écrire ces lignes, les les défis de la chaîne d’approvicartes sont en rupture de stock, sionnement mondiale et l’attrait mais seront de nouveau sur le du commerce en ligne sont tous venus déstabiliser leurs revenus. « On voulait que les gens sortent et se rendent sur place pour soutenir les compagnies d’ici », soutient le directeur. Les cartes ne peuvent donc pas être utilisées en ligne pour l’instant, pour inciter les gens à aller à la rencontre de la communauté entrepreneuriale yukonnaise.

Difficulté de rejoindre tous les commerces Si le site Internet de la version yukonnaise des cartes-cadeaux Buy Local fait la promotion de près de 70 compagnies d’ici, bien des joueurs sont absents. C’est le cas notamment de la Petite maison, la nouvelle crêperie française tenue par Émilie Morin et Edwine Veniat. Cette dernière affirme ne pas avoir été approchée pour faire partie de ce programme. Elle croyait également qu’il fallait être membre de la CCY pour s’y inscrire. Denny Kobayashi affirme que le travail est loin d’être terminé et que d’autres entreprises doivent encore être contactées. « On a d’abord rejoint toutes les entreprises membres de la CCY, puis on a fait une certaine quantité d’appels téléphoniques à d’autres pour leur parler du programme. On

a aussi fait une campagne sur les médias sociaux et dans les journaux », ajoute-t-il, en précisant que d’autres initiatives seront prises pour garantir que l’information exacte se propage dans la communauté entrepreneuriale yukonnaise. L’équipe de la CCY souhaite également étendre l’offre des cartes-cadeaux aux communautés. « Watson Lake et Dawson ont toutes deux manifesté leur intérêt pour le programme », mentionne le directeur.

Plus d’entreprises participantes bientôt Angelune Drouin, de l’entreprise Nomadic Harvests, affirme avoir quant à elle appris par hasard l’existence de ces car tes-cadeaux, bien après le temps des Fêtes. « Notre entreprise n’a pas été approchée pour en faire partie », soutient-elle. Toutefois, elle a remarqué un « intérêt prononcé des gens de Whitehorse pour l’achat local » cette année. À ce sujet, Denny Kobayashi précise que davantage d’efforts seront mis dans les prochaines semaines, une fois les nouvelles cartes arrivées. « On voudrait aussi essayer de voir avec [le département économique de l’Association franco-yukonnaise] comment rejoindre les entreprises francophones », ajoute-t-il, reconnaissant qu’elles sont presque absentes de la liste. En février, une série de vidéos promotionnelles seront publiées sur les réseaux sociaux de la CCY. Celles-ci mettront en vedette les propriétaires des entreprises du territoire et viseront à encourager les Yukonnais et Yukonnaises à continuer d’effectuer leurs prochaines emplettes dans leur propre communauté.

PROTECTION D’INCENDIE 867 333-0635 nordiquefire.ca

OUVERT AU PUBLIC Laurie Trottier

Denny Kobayashi, directeur de la Chambre de commerce du Yukon, souhaite aussi soutenir les entreprises du Yukon dans leur virage virtuel pour les rendre plus compétitives.

Inspection gratuite pour les extincteurs de résidence privée. 1410 rue Centennial, Whitehorse


Jeudi 27 janvier 2022

francophonie

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La francophonie, parent pauvre du postsecondaire L’égalité est loin d’être atteinte entre les établissements postsecondaires francophones et ceux de la majorité anglophone. Pour y parvenir, deux axes sont à poursuivre : l’accroissement des ressources et la transparence. Collèges et universités en milieu minoritaire revendiquent un financement de base accru des gouvernements et une meilleure documentation des fonds ciblant l’éducation postsecondaire dans la francophonie canadienne. Ericka Muzzo, Francopresse

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), en partenariat avec la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, a tenu le mercredi 12 janvier son cinquième atelier dans le cadre des États généraux sur le postsecondaire en contexte francophone minoritaire. La discussion portait sur le thème « Vers une égalité réelle du secteur postsecondaire en contexte francophone minoritaire ».

Un financement trop maigre pour le nombre de francophones D’entrée de jeu, la présidente et chercheuse principale de la firme de recherche sociale appliquée Sociopol Mariève Forest a présenté quelques résultats d’une étude sur le secteur postsecondaire dans la langue de la minorité qu’elle a coréalisée en 2021 avec le chercheur Guillaume Deschênes-Thériault. Il en ressort notamment que

« le financement est le plus grand enjeu pour la pérennité de la formation postsecondaire en français minoritaire ». Cette réalité a plusieurs impacts néfastes sur le réseau, dont « une compétition accrue entre les établissements et une volatilité accrue des revenus […] Les établissements qui ont de grands effectifs et ceux qui recrutent massivement à l’étranger s’en tirent mieux », note la chercheuse. Mariève Forest ajoute qu’en comparant la proportion de francophones dans une province et les dépenses totales pour la formation universitaire en français, il apparaît que l’équilibre est loin d’être atteint. En Nouvelle-Écosse, les fonds correspondent à 48 % « des montants qui pourraient être accordés si la proportion des francophones dans la province était prise en considération » ; le Manitoba et le Nouveau-Brunswick font meilleure figure avec un comparatif de 84 %, tandis que les unités académiques universitaires de l’Ouest (Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique) offrent de la formation en français qui n’équivaut qu’à 5 à 17 % de la population francophone.

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« En 2018 - 2019, il est raisonnable d’estimer que près de 30 000 francophones ont réalisé des études postsecondaires en anglais, notamment par manque d’accès aux études en français et par manque d’intérêt à l’égard des études en français », souligne encore Mariève Forest.

La part des gouvernements stagne depuis 2008 Le rapport The State of Postsecondary Education in Canada, 2021 de la firme Higher Education Strategy Associates (HESA) révèle que dans l’ensemble du Canada, en incluant les universités anglophones, le financement gouvernemental stagne depuis 2008, « tandis que les recettes provenant des étudiants ont augmenté de manière constante, principalement en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants internationaux » [traduction libre]. « Par exemple, dans les établissements universitaires, en 2018 -2019, les revenus provenaient principalement de sources gouvernementales (45,8 %) et des droits de scolarité (29,4 %). En outre, la part du financement des gouvernements provinciaux a diminué dans les dernières années, passant de 38,6 % en 2013 - 2014 à 35,4 % en 2018 - 2019 », indique l’ACUFC dans le document préparatoire de son cinquième atelier. Pour la professeure titulaire de l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier, il s’agit là d’un des deux aspects principaux à aborder pour discuter d’égalité réelle du postsecondaire en francophonie minoritaire. Elle estime cependant qu’il serait plus simple de commencer par le second aspect, soit celui de la transparence financière.

Des fonds supplémentaires qui n’apparaissent pas dans les budgets Outre les fonds versés directement aux universités par les provinces et ceux versés directement aux provinces et aux universités par le fédéral, « les provinces et le gouvernement fédéral versent aussi des fonds directement aux particuliers, aux entreprises et aux [organismes sans but lucratif] », souligne Geneviève Tellier.

Cela prend notamment la forme de prêts et bourses pour les étudiants, de crédits d’impôt pour les parents, de crédits d’impôt à la recherche pour les chercheurs et de crédits d’impôt pour dons et pour la recherche pour les entreprises et organismes sans but lucratif. La politologue note qu’en 2020, ces dépenses fiscales supplémentaires se sont élevées à 4,7 milliards $, « soit plus de 10 % des budgets actuels des universités – 41 milliards $ en 2020 ». « Ces fonds supplémentaires n’apparaissent pas dans les budgets et sont dépensés par le gouvernement fédéral. Donc il y a de l’argent ailleurs qui cible d’autres particuliers qui ont d’autres objectifs en tête et qui ne font pas partie du réseau universitaire », souligne encore Geneviève Tellier. La politologue note que ces mesures fiscales « favorisent les contribuables les mieux nantis ». Le projet de loi S-215 de la sénatrice Lucie Moncion, déposé à la fin novembre 2021, est l’une des initiatives visant à instaurer plus de transparence en ce qui concerne le financement des établissements postsecondaires. « On commence à se poser des questions sur ce manque de transparence là dans les documents publics et je pense qu’il faut pousser [là-dessus]. Pour pouvoir savoir quoi faire, il faut avoir de l’information et on n’a pas toute l’information en ce moment », conclut Geneviève Tellier.

« On arrive au squelette » Le recteur de l’Université SainteAnne en Nouvelle-Écosse, Allister Surette ; la rectrice de l’Université de Saint-Boniface au Manitoba, Sophie Bouffard ; et la présidente-directrice générale du collège La Cité, Lise Bourgeois, ont réagi aux présentations de Mariève Forest et de Geneviève Tellier. Chacun s’accorde pour dire que le financement de base offert par les gouvernements stagne depuis trop longtemps et qu’il n’est pas suffisant pour permettre aux établissements postsecondaires en milieu minoritaire de se développer et de soutenir l’épanouissement des communautés francophones. « Avec les coupes successives de la province, essentiellement 1 % par année dans les dernières années […] nous, on n’a pas de gras, on a vite coupé dans le muscle et on arrive au squelette »,

résume Sophie Bouffard. « Ce que je souhaite et ce dont on a besoin, c’est d’une reconnaissance importante que nous sommes dans une autre logique que le postsecondaire plus générique au Canada. On est dans une logique de construction communautaire, identitaire et linguistique […] On a cette couche additionnelle de former des diplômés bilingues et c’est un avantage compétitif pour les provinces », ajoute la rectrice de l’Université de Saint-Boniface. De son côté, Lise Bourgeois souhaiterait voir des collaborations « qui permettent de répondre aux besoins de nos communautés rapidement […] Quand on est la minorité, il faut être meilleur et il faut être plus rapide », observe-t-elle. Or, le financement actuel ne permet pas de développer de telles initiatives à long terme, déplore la PDG de La Cité. « Le financement qu’on devrait recevoir, c’est pour développer des projets soutenus dans le temps pour faire différemment de la majorité […] et le faire en amont pour s’occuper des besoins et des nouvelles réalités », défend Lise Bourgeois. Allister Surette de l’Université Sainte-Anne estime qu’une bonne stratégie pour y parvenir serait que le milieu postsecondaire francophone fasse front commun auprès des gouvernements : « Je pense qu’il faut approcher le fédéral pour nous aider à offrir un leadership à l’intérieur de nos provinces et nos territoires en termes de langue française. La modernisation de la Loi sur les langues officielles et l’importance accordée aux communautés francophones en situation minoritaire peut nous aider beaucoup. » Le recteur déplore que lorsque les provinces reçoivent les transferts de fonds fédéraux, « ils ne font plus attention à la langue française. Le fédéral a un rôle à jouer [dans cet appui]. » Le prochain et dernier atelier des États généraux sur le postsecondaire en contexte francophone minoritaire aura lieu le mercredi 2 février sur le thème « Un dialogue sur les engagements et les obligations mutuels ». L’ACUFC, en partenariat avec la FCFA, tiendra également quatre forums citoyens sur l’éducation postsecondaire en français à compter du 26 janvier. Francopresse est le partenaire médiatique officiel des États généraux sur le postsecondaire en milieu francophone minoritaire.


Jeudi 27 janvier 2022

arctique

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Un mégaprojet de fibre optique souhaite connecter les collectivités de l’Arctique L’organisme Far North Digital-True North Global Networks, basé à Anchorage en Alaska, a annoncé son intention de construire un système de câbles à fibre optique qui permettra de relier l’Asie à l’Europe en passant par l’Arctique. Ce projet international, en partenariat avec l’entreprise finlandaise Cinia, devrait être terminé à la fin de l’année 2025. 16 500 kilomètres de câbles sous-marins devraient transiter à travers le passage du Nord-Ouest pour un coût total de 1,48 milliard $.

Far North Digital

Un projet international de fibre optique sous-marine vise à relier le Japon à l’Europe en passant par le passage du Nord-Ouest. Plusieurs collectivités du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest pourraient bénéficier d’une connexion à Internet à haut débit d’ici la fin de l’année 2025. (Crédit photo : Far North Digital)

Nelly Guidici

Une meilleure connectivité pour les territoires Le plan de financement de ce projet n’est pas encore finalisé et l’organisme est en relation avec diverses institutions gouvernementales canadiennes. Selon Far North Digital, la viabilité est une condition fondamentale à acquérir avant d’entamer des discussions avec les différentes collectivités inuites qui pourraient bénéficier d’un nouvel accès Internet. « Ce projet est bien avancé en termes de préparation, mais je pense qu’avant de prendre contact avec les collectivités, il est important que nous ayons un projet en marche avant de commencer à créer des attentes au sein de ces collectivités », indique le président de Far North, Ethan Berkowitz. Plusieurs collectivités du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest se trouvant le long du passage du Nord-Ouest sont directement concernées, même si aucun nom n’a encore officiellement été annoncé. Dans l’Arctique canadien, l’accès à Internet est dispendieux et souvent défaillant à cause du manque d’infrastructures. Comme l’indique l’organisme Nunavut Tunngavik Incorporated (NTI) dans son rapport d’octobre 2020, le Nunavut est le seul endroit au

Canada à avoir accès à Internet par satellite. Plus lente et peu fiable, cette connexion généralisée au territoire ne permet pas un accès Internet à haut débit.

L’accord des collectivités est nécessaire NTI, qui a connaissance des grandes lignes du projet, n’a cependant pas encore été contacté. L’organisme s’attend cependant à devenir partenaire. « Si le projet progresse et qu’il y a une compréhension claire de son impact sur les communautés et l’environnement du Nunavut, nous nous attendons à ce qu’il y ait un processus d’engagement formel, précise la directrice adjointe, Karen Flaherty. Aucun projet ou développement majeur ne peut traverser nos terres sans l’approbation expresse des Inuits. » Compte tenu de l’ampleur du fossé des infrastructures de télécommunications entre le Nunavut et le reste du Canada, NTI estime que tout projet qui reliera les collectivités du territoire par fibre optique au reste du monde contribuera à réduire l’écart des services. « Les Inuits du Nunavut démontrent leur leadership dans la détermination avec laquelle ils souhaitent prioriser le développement des infrastructures du territoire. Nous sommes prêts à investir dans des projets viables, selon nos propres conditions »,

pense Mme Flaherty. Le projet hydrofibre de Kivalliq est un exemple. Toujours en cours d’évaluation environnementale et technique, ce projet, dirigé par l’association inuite Kivalliq (KIA), permettra la mise en place d’infrastructures spécifiques permettant à la fois une connexion Internet à haut débit et un approvisionnement en électricité dans cinq collectivités de la région de Kivalliq, au nord-est de la baie d’Hudson.

Ralentis.

Pour moi.

Renforcer la souveraineté L’amélioration des infrastructures de l’information permettra, selon NTI, d’accroître la souveraineté des Inuits sur leur territoire. C’est aussi l’avis de M. Berkowitz, qui considère que la fibre optique permettra non seulement au « Canada de bénéficier d’une plus grande souveraineté en Arctique, à un niveau national, mais permettra aussi aux collectivités d’être plus résilientes ». Un accès Internet haute vitesse rime aussi avec de plus grandes perspectives de formations universitaires et d’accès à l’information, et permettrait ainsi à la société canadienne d’être plus équitable. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.

yukon.ca


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société

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Un groupe Facebook rallie la communauté franco-yukonnaise Depuis sa création en avril 2015, le groupe Facebook Francophones du Yukon met en relation des membres de la communauté francophone du Yukon avec des personnes nouvellement arrivées au territoire ou ayant le projet de s’y installer. Retours d’expériences et informations sur la vie quotidienne sont les sujets principaux de ce groupe d’échanges. Kelly Tabuteau

Fournie

Anne-Gaëlle Michon a passé quelques années au Yukon avant de rentrer en France en 2017. De son passage au territoire, elle laisse un groupe Facebook actif : Francophones du Yukon.

Anne-Gaëlle Michon a découvert le Yukon lors de son premier voyage au Canada en 2007, avec le souhait d’y retourner un jour. Alors titulaire d’un permis vacances-travail, elle y réalisait des missions de volontariat. Sept ans plus tard, elle revient donc au territoire, cette fois-ci avec un permis Jeunes professionnels. « À ce moment-là, confie-t-elle, j’avais envie de postuler pour la résidence permanente. L’Association franco-yukonnaise m’avait beaucoup aidée, tout comme d’autres sites Internet, mais je n’avais pas toutes les réponses aux questions que je me posais. » En quête de retours d’expériences pour son processus d’immigration, Anne-Gaëlle Michon

souhaitait pouvoir échanger avec des francophones déjà sur le territoire et qui avaient entamé les mêmes démarches qu’elle. C’est en 2015 qu’elle décide de créer Francophones du Yukon, un groupe initialement destiné aux personnes nouvellement arrivées au territoire. Depuis son retour en France en 2017, c’est Marie-Alexis Dangréau, installée au Yukon depuis janvier 2012, qui a repris l’administration du groupe.

sa vocation a évolué depuis. « Il sert à orienter les francophones qui souhaitent venir vivre au Yukon, puis à faciliter leur processus d’intégration, explique MarieAlexis Dangréau. Les publications aujourd’hui concernent davantage la vie de tous les jours, comme les coûts quotidiens et la recherche de logement. » Dans les dernières publications, on peut par exemple lire une demande pour savoir où acheter une machine à coudre à Whitehorse ou encore une annonce pour la recherche d’un terrain où Facebook comme installer une minimaison. lien social Le groupe est paramétré Partage d’éléments comme « groupe privé ». Les perAvec près de trois milliards d’utide la vie quotidienne sonnes désirant devenir membres lisateurs dans le monde en 2021, doivent répondre à quelques quesFacebook se classe en tête des Si initialement le groupe a été tions et l’administratrice valide ou réseaux sociaux, devant YouTube conçu pour être un lieu d’échanges et Instagram. Selon Statista, un sur les démarches en immigration, non leur adhésion. Cette étape permet entre autres de filtrer les pourriels, mais aussi d’assurer que Francophones du Yukon soit bien le bon outil pour les personnes qui cherchent à faire partie du groupe. « Depuis le début de la pandémie, il y a beaucoup de demandes de Québécois et Québécoises sur les restrictions sanitaires en place ici. Ce n’est pas l’objet du groupe, je les réoriente donc sur le site du gouvernement. Certains ont aussi des demandes liées à leurs prochaines vacances au territoire ; là encore, ce n’est pas l’endroit approprié, alors je Rencontre d’information - 1er février les dirige vers le groupe Facebook Dès 18 h 30, les parents sont invités à une rencontre via Zoom Voyager au Yukon », indique pour tout connaître sur l’admission à la maternelle 4 ans et Marie-Alexis Dangréau. rencontrer notre équipe. Inscription pour la rencontre à L’administratrice reconnaît genevieve.tremblay@yukon.ca que la participation est bonne : les • Une éducation de L’École Émilie-Tremblay est la questions posées reçoivent généqualité supérieure seule école primaire au Yukon à Inscription - 7 au 18 février ralement des réponses, notamment offrir des cours de français et • La meilleure option car elles ne sont pas redondantes. Pourpour vivre sa culture francophone d’anglais langues premières. le bilinguisme En effet, filtrant le contenu soumis, et devenir bilingue! Nous offrons la maternelle • Une vie culturelle M me Dangréau admet refuser 4L’École ans à temps plein. Pourest êtrela • Une francophone éducation de Émilie-Tremblay parfois certaines requêtes en • Une éducation de L’École Émilie-Tremblay la admissible, votre enfant doit qualité seule école primaire auest Yukon • Dessupérieure liens étroits avec la incitant leurs auteurs à faire des qualité supérieure seule école Yukon à être âgé de primaire 3cours ans etde8au mois au et à offrir des français communauté francoer recherches dans les publications offrir des cours de français et 1 septembre 2021 et doit • La•meilleure option d’anglais langues premières. La meilleure option yukonnaise antérieures, puisque certains sujets d’anglais langues premières. remplir les critères d’admission pourpour le bilinguisme le bilinguisme Notre maternelle 4 ans à temps présentés à eet.csfy.ca/parents ont souvent déjà été abordés. Nous offrons la maternelle plein est un milieu dynamique • Une vie culturelle • Une vie culturelle sous l’onglet « Inscrire Si Marie-Alexis Dangréau est 4qui ansfavorise à tempsl’apprentissage, plein. Pour être francophone francophone son enfant ». la seule administratrice du groupe, admissible, votreetenfant la socialisation le doit • Des liens étroits avec la être âgé de 3 ans et 8 mois au développement global. Pour elle pourrait toutefois bientôt • Des liens étroits francocommunauté er être admissible, votre enfant 1 septembre 2021 et doit rechercher quelques personnes avec yukonnaise la communauté doit êtrelesâgé de 3 d’admission ans et 8 mois remplir critères franco-yukonnaise pour l’appuyer dans les fonctions (867)présentés 667-8150 au 1er septembre 2022 et doit à eet.csfy.ca/parents de modération : « La demande remplir les critères d’admission sous l’onglet « Inscrire d’adhésion est régulière, il y en a présentés son enfant à ».eet.csfy.ca/parents sous « inscrire son enfant ». plusieurs chaque semaine. Même si la charge de travail n’est pas si importante, cela pourrait m’aider (867) 667-8150 un peu, notamment pendant mes vacances. » portail en ligne de statistiques et données provenant d’instituts du secteur économique et d’études de marché et d’opinion, Facebook comptait plus de 27 millions d’utilisateurs au Canada en 2021. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit un outil de communication privilégié, même au Yukon. Avec plus de 1 100 membres à ce jour, le groupe Francophones du Yukon est l’outil de communication choisi par la communauté franco-yukonnaise pour récolter des informations pratiques.

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Jeudi 27 janvier 2022

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Écoanxiété : regards sur le phénomène S’il n’est pas nouveau, le phénomène de l’écoanxiété semble gagner de l’ampleur auprès des jeunes générations à travers la planète. Quelles sont les racines de cette inquiétude et comment se vit-elle chez les jeunes adultes du Yukon? Laurie Trottier

Si elle se souvient bien, Élise BrownDussault avait 12 ans quand elle a expérimenté les premiers effets de l’écoanxiété. À l’époque, les notions de changement climatique commençaient timidement à s’intégrer à son cursus scolaire. Rasage de la forêt amazonienne. Réchauffement de la Terre. D’abord, la prise de conscience. Puis, la culpabilité. « Quand on arrêtait à des stations d’essence avec mes parents, je me sentais mal. Je sentais que j’étais responsable de mes émissions [de GES] », se remémore la Québécoise d’origine, maintenant âgée de 26 ans.

Soucis de la planète, planétaire À ce moment, le terme « écoanxiété » n’était pas encore popularisé. Aujourd’hui, on associe régulièrement cette forme d’anxiété à des peurs excessives de catastrophes naturelles, à l’appréhension ou à un sentiment de désespoir et d’impuissance face à l’avenir de la planète. Selon Geneviève Gagnon, conseillère généraliste à la division yukonnaise de l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM-Yukon), les personnes peuvent également ressentir une sorte de « deuil anticipatoire », dans la mesure où elles sentent qu’elles perdront peu à peu leur mode de vie. « On peut éprouver des symptômes plus doux ou plus sévères, et même parfois cliniques, quand les symptômes empêchent les gens de fonctionner », précise-t-elle. À ce jour, l’écoanxiété n’est pas reconnue comme un diagnostic, mais de plus en plus de recherches y sont consacrées. Une étude – en processus de révision par les pairs – publiée à l’automne 2021 par des chercheuses de l’Université de Bath, au Royaume-Uni, a tenté d’en mesurer l’ampleur. Selon les données récoltées à travers dix pays auprès de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans, 75 % de ceux-ci estiment que le futur de la planète est « terrifiant » et près de la moitié d’entre eux ont avoué que cela affectait leur vie au quotidien. Selon Geneviève Gagnon, c’est aussi grâce aux jeunes et nouvelles figures de proue du mouvement climatique que les générations moins âgées manifestent leur engagement dans la cause. « Je veux que vous agissiez comme si la maison était en feu, parce qu’elle l’est ». Les paroles de l’activiste suédoise Greta Thunberg ont fait le tour du monde en 2019.

Quant à Autumn Peltier, une militante de la Première Nation de Wiikwemkoong, en Ontario, elle multiplie les discours sur l’importance du droit à l’eau depuis qu’elle a 12 ans, et inspire ainsi une génération entière à mettre la main à la pâte, dans l’espoir d’un avenir viable. « On les entend de plus en plus et ça crée un effet amplificateur, un écho de plus en plus fort », croit la conseillère.

fois plus vite que le reste de la planète, le Nord canadien est souvent qualifié comme étant aux premières loges des changements climatiques au pays. Il suffit de reculer de quelques semaines pour constater à quel point les événements météorologiques extrêmes se rapprochent et s’intensifient au territoire. En déclarant l’urgence climatique en 2019, Dana Tizya-Tramm, chef du conseil de la Première Nation des Gwitchin Vuntut à Old Le Nord retient Crow, n’a pas mâché ses mots : son souffle « Les changements climatiques sont L’Arctique se réchauffant trois maintenant l’une des plus grandes

menaces pour la mise en œuvre [des] droits [des communautés autochtones]. » S e l o n u n b re f s o n d a g e Instagram réalisé par BYTE Yukon (Bringing Youth Towards Equality) au mois de janvier, 14 jeunes sur 17 ont avoué avoir déjà vécu de l’écoanxiété. Élise Brown-Dussault est au territoire depuis 2017. En tant que technicienne de terrain au gouvernement du Yukon, elle participe à la réalisation d’études sur les espèces en voie de disparition ou susceptibles de le devenir. Pas de doute, elle constate quotidienne-

ment les effets des changements climatiques sur la faune et la flore. Même chose pour William Gagnon, militant pour le climat basé aux Territoires du Nord-Ouest. « Tout ce que je fais dans mon travail est relié au climat », affirmet-il. William et Élise se décrivent comme écoanxieux et écoanxieuse. Mais tous deux ont mis en place des stratégies pour apprendre à vivre avec cette peur.

Un vecteur de l’engagement L’écoanxiété est souvent perçue comme pétrifiante, paralysante. Mais pour plusieurs jeunes adultes, l’écoanxiété s’impose comme un moteur plutôt qu’un frein dans la lutte contre les changements climatiques. Laurie Trottier

Quatorze ans plus tard, Élise Brown-Dussault ressent encore des élans de culpabilité comme ceux qu’elle avait à l’adolescence. Plutôt que de les combattre, elle apprend désormais à vivre avec. « C’est sûr que je trouve ça paralysant, parfois, affirme-t-elle. Mais toute l’énergie que je dépense à me sentir mal, c’est quelque chose que je peux dépenser dans une action. » Cette idée de se retrouver dans l’action plutôt que dans l’angoisse gagne du terrain chez les jeunes adultes, qui vivent avec l’écoanxiété depuis plusieurs années.

Poser des actions, quelles qu’elles soient « Moi, mon anxiété, je la gère bien quand je pose des actions, affirme

Fournie

L’art thérapie consiste à utiliser le processus créatif pour exprimer et mieux comprendre nos expériences. À ACSM-Yukon, l’ensemble des conseillers et conseillères généralistes peuvent aider la clientèle à gérer l’anxiété.

William Gagnon, candidat à la maîtrise en génie des bioressources à l’Université McGill. Quand on est anxieux financièrement, on fait un budget. Pour le climat, c’est la même chose. Que ce soit commencer un programme de compost au bureau, écrire des politiques, faire des actions individuelles… peu importe ce que c’est, ça va réduire notre écoanxiété. » En février 2020, ce dernier a dirigé un atelier sur l’écoanxiété à la Bibliothèque publique de Whitehorse. « Dans l’atelier, j’identifie les émotions liées aux changements climatiques et j’explique comment on peut tenter de les [contrôler]. Après on a une discussion de groupe et les gens tombent rapidement en mode solution et action, se réjouit-il. Le sentiment d’urgence sort les gens de leur apathie. » Geneviève Gagnon reconnaît également qu’« une partie de l’anxiété peut servir à se mobiliser ». « L’anxiété, biologiquement, ça nous permet de faire face à un danger ou à une menace, expliquet-elle. Ça peut me mener à trouver des points d’espoirs, à se responsabiliser et à connecter avec des gens qui partagent ce sentiment-là et qui posent des actions. » Élise Brown-Dussault pense aussi que l’engagement – à la hauteur des moyens de chacun et chacune – contribue à diminuer l’écoanxiété. « Pour avoir un peu plus de pouvoir sur la situation, il faut regarder notre vie et voir ce qu’on peut faire de manière réaliste, et comment on peut travailler là-dessus. Parce que ne rien faire pour le changement cli-

matique, c’est l’empirer », avance-t-elle. Pour elle, la transformation de son angoisse en quelque chose de c o n c re t p a sse p ar la recherche et par des choix individuels centrés sur ses valeurs. Tant Élise que William reconnaissent qu’en vieillissant, le sentiment d’impuissance face à l’urgence climatique s’amoindrit un tant soit peu.

Exit la culpabilité Or, pour Élise, il y a un temps pour l’engagement et un temps pour privilégier sa santé mentale. Selon elle, l’écoanxiété est parfois enracinée dans quelque chose de plus profond qu’il devient primordial de considérer. Même son de cloche pour William : « Si j’ai mal dormi, que je suis fatigué et que je n’ai pas fait de sport ni bien mangé, je suis pessimiste. Je ne suis pas créatif et je ne peux pas aider à régler le problème », admet-il. Pour prendre soin de la planète, il faut d’abord prendre soin de soi. Ces pensées font aussi écho à celles de Jewel Davies, de la Première Nation Carcross/Tagish. Rencontrée au printemps dernier alors qu’elle débutait le programme de bourse en action climatique des Premières Nations du Yukon, celle-ci affirmait avoir beaucoup appris quant à l’importance de la compétence émotionnelle dans la lutte climatique. « Les émotions devraient être considérées comme une science importante », avaitelle ajouté.

Pour la conseillère Geneviève Gagnon, il demeure important de ne pas tomber dans le cercle vicieux de la culpabilité si on a l’impression de ne pas être en mesure de s’investir pleinement pour l’environnement. Quand l’anxiété devient paralysante, des ressources existent. L’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM-Yukon) organise des séances d’écothérapie, où les personnes sont invitées à se connecter davantage avec la nature et le moment présent. « Quand on regarde la nature de près on peut y trouver beaucoup de symbolisme, d’espoir et de résilience », estime Geneviève Gagnon. Pour Élise, tant le fatalisme et la naïveté nuisent à la lutte : « Le ‘‘On va tous mourir, ça ne marche pas ’’, ça n’aide en rien. » Elle soutient qu’il faut plutôt être capable de demander des changements : « Je suis capable d’être fâchée. Et on a le devoir, même si ce n’est pas confortable, de garder les yeux ouverts. » IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale


Jeudi 27 janvier 2022

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Nouveaux projets pour Queer Yukon Malgré la pandémie, Queer Yukon a enregistré une année 2021 particulièrement remplie avec une multitude de programmes, d’activités et de recrutements. Mais surtout, l’organisation jouit désormais d’un nouvel espace de rassemblement à Whitehorse. Sophie André

Pour Joe Wickenhauser, directeur général du Centre de la fierté du Yukon au sein de l’association LGBTQ2S+ Queer Yukon, 2021 a été « une année d’apprentissage et de croissance », rythmée par les restrictions sanitaires. « Comme pour beaucoup d’associations, ajoute-t-il, ça n’a pas été facile – de nombreux événements ont été annulés ou décalés –, mais nous avons essayé de soutenir les gens de notre communauté tout en changeant nos règles de fonctionnement et en nous protégeant au mieux du virus. » Parmi les moments clés de 2021 figure le Festival de la fierté, qui s’est déroulé sur l’ensemble du mois de juin. Bien que le défilé ait été annulé, une marche de la fierté

a été organisée à la Yukonnaise – c’est-à-dire en canoë et en kayak sur le fleuve Yukon – dans le cadre de la huitième édition de l’événement Pagayer sa fierté (Pride Paddle). La communauté se souviendra aussi de la projection du film 120 battements par minute, offerte en partenariat avec l’Association franco-yukonnaise en octobre dernier, des soirées de cabaret en ligne, des ateliers artistiques ou encore des journées de ski.

Un espace de réunion à Whitehorse Le directeur du centre explique qu’une importante partie de l’année a été dédiée à la concrétisation du projet principal : trouver un espace stable pour la communauté LGBTQ2S+ de Whitehorse.

« Après des recherches qui ont duré plus d’un an, raconte-t-il, nous avons pu concrétiser notre objectif, c'est-à-dire trouver un lieu, résoudre les problèmes de bail, de budget et d’accès au bâtiment. Maintenant, nous sommes dans une phase de rénovation pour que chaque personne puisse se sentir à la maison. » Le lieu de réunion devrait être ouvert au public d’ici quelques mois, précise le responsable. Selon lui, l’assemblée générale annuelle du 5 décembre a été un succès : « 50 personnes venues de l’ensemble du territoire ont assisté à l’assemblée pour entendre parler des projets de 2021 et 2022. Nous avons élu un nouveau conseil d’administration. C’est une réussite. Les personnes sont très compétentes, dont certaines qui ont beaucoup d’expériences de gouvernance

et d’autres qui vont apporter une nouvelle énergie. »

Queer Yukon / Facebook

Visite du nouvel espace communautaire de Queer Yukon avec Joe Wickenhauser.

Miser sur ses fondations Pour Mona Luxion, président.e du conseil d’administration de l’organisation, l’important est d’ailleurs la constance des activités et des services offerts au fil des mois. Iel explique que l’association s’est transformée grâce aux membres du conseil d’administration de 2020. « Le conseil a vu qu’il y avait vraiment un besoin d’espace et d’activités, pas juste pour le mois de la fierté, mais tout au long de l’année. » Cette année, il faudra consolider les acquis, soutient Mona Luxion. « Il y a encore deux ans, Queer Yukon était composé uniquement de bénévoles. Il y a maintenant près

de dix employé.e.s, des activités et des bureaux à Whitehorse, Dawson et Watson Lake », ajoute-t-iel. Pour Joe Wickenhauser, il faudra soutenir davantage les organisations et les entreprises qui souhaitent développer des projets ou être plus inclusives. « Nous voulons construire des relations solides […] afin d’être à leurs côtés si elles ont besoin de soutien pour des projets inclusifs, ou de l’accompagnement pour des demandes de bourses, par exemple », poursuit le dirigeant. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

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Jeudi 27 janvier 2022

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Une Yukonnaise sur les pistes à Pékin Le 8 janvier dernier, à Canmore, la fondeuse Dahria Beatty a remporté sa place dans la délégation canadienne des Jeux olympiques (JO) d’hiver de 2022, qui se dérouleront à Pékin du 4 au 20 février 2022. La jeune femme est encore plus déterminée qu’en 2018, lors des JO de Pyeongchang en Corée du Sud. Kelly Tabuteau

Athlète séniore de l’équipe nationale de ski de fond depuis ses 20 ans, Dahria Beatty s’est envolée le 26 janvier 2022 pour Pékin. À 27 ans, la sportive participera à ses deuxièmes Jeux olympiques d’hiver, la compétition internationale ultime. Bien qu’elle ait eu plusieurs occasions de se qualifier, c’est finalement le 8 janvier 2022 que son rêve s’est concrétisé : elle a terminé deuxième à la course de 10 kilomètres classique, une demi-seconde derrière Katherine StewartJones, décrochant ainsi son billet pour Pékin, sous les yeux de son ancien entraîneur. « J’étais très heureux qu’elle ait réussi à se qualifier », confie le Franco-Yukonnais Alain Masson, coordonnateur pour Ski de fond Yukon et entraîneur des athlètes d’élite de 14 ans et plus compétitionnant aux niveaux national et international. « Nous pensions qu’elle l’aurait fait en décembre lors de la Coupe du monde, mais ça n’a pas fonctionné comme nous l’avions espéré. »

Succès local

Nathaniel Mah

Dahria Beatty s’est qualifiée pour les Jeux olympiques d’hiver de Pékin lors de la course de 10 kilomètres classique, le 8 janvier 2022.

Dahria Beatty a découvert le ski à l’âge de trois ans grâce au programme Jackrabbit du Club de ski de fond de Whitehorse et n’a jamais arrêté depuis. L’athlète aime particulièrement le côté non routinier de la discipline : « C’est un sport qui dépend tellement de la météo que les conditions sont toujours différentes. Même si le parcours est identique, une course sera toujours différente, car la neige change chaque jour. » Elle affectionne également la combinaison du travail de la technique avec l’entraînement physique. Pour M. Masson, c’est toujours un plaisir de voir les athlètes yukonnais performer et atteindre un tel niveau : « C’est bon pour les athlètes plus jeunes qui s’entraînent dans les programmes de développement. Ils voient que c’est possible, même en venant de Whitehorse, de se rendre au plus haut niveau, si ça les intéresse. C’est bon pour les programmes, c’est bon pour la communauté de ski, c’est bon pour la communauté en général! »

Six épreuves aux JO Aux JO, les fondeuses peuvent prendre part à six épreuves différentes : le sprint, le sprint par équipes, le 10 km en départ individuel, le skiathlon 7,5 km (classique) + 7,5 km (patin), le 30 km en départ groupé et le relais 4 x 5 km. Dahria Beatty aura l’occasion de concourir dans ces six épreuves : « Je prendrais ma décision finale au moment des événements en fonction de mon niveau d’énergie, mais je prévois prendre le départ des six! »

Exercices variés Sa sélection aux JO témoigne de ses nombreuses années d’entraînement, tant physique que mental. Dahria Beatty confie consulter un psychologue sportif depuis l’âge de 14 ans : « Cela m’était nécessaire pour une bonne préparation mentale, notamment la gestion du stress : ne pas être trop stressée, mais tout de même assez pour avoir la bonne énergie. J’ai aussi appris à retrouver ma concentration quand quelque chose d’inattendu arrivait pendant une compétition. » Au niveau physique, près de 80 % de l’entraînement de l’athlète est effectué en zone 1, c’est-à-dire à 50 % de sa fréquence cardiaque maximale, là où il est encore facile de parler tout en pratiquant. Le reste de l’entraînement est consacré au travail en intensité : en fonction de l’épreuve préparée, les intervalles de l’entraînement fractionné changent. « Pour le sprint, explique l’athlète, on fera des intervalles de 30 secondes ou d’une minute, alors que lors d’un entraînement ciblé pour le 30 kilomètres, on fera un seul intervalle de 60 minutes sans s’arrêter. » A p rè s a v o i r p a s s é u n e quinzaine de jours en camp d’entraînement à Silver Star en Colombie-Britannique, Dahria Beatty se sent sereine pour sa deuxième participation aux JO. « Je sais ce qui m’attend, je suis donc un peu moins stressée et encore plus excitée! J’ai hâte d’améliorer mes résultats de 2018 », conclut-elle.


Jeudi 27 janvier 2022

P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S

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Pierre-Luc Fortin « Je suis toujours prêt à improviser lors d’imprévus. Je sais résoudre des problèmes rapidement avec ce qui est à portée de main. »

Se lancer en affaires

Activités hors du travail

Plus grandes forces

Je savais depuis toujours que je deviendrais entrepreneur un jour. En prenant de l’expérience comme guide dans mes anciens emplois, j’ai vu que je commençais à plafonner. Je me voyais continuer à être guide, mais d’une autre manière. Et comme personne n’offrait le produit que je voulais, c’est-à-dire les longues expéditions sans campement fixe en forêt, je l’ai développé moi-même!

J’ai démarré mon entreprise parce que je voulais ce mode de vie là. Souvent, même mes temps libres sont optimisés pour le travail. Par exemple, lors d’un récent week-end, mes amis et moi sommes allés explorer l’arrière-pays pour trouver un bon site de camping pour installer un nouveau campement là-bas. Mais complètement en dehors du travail, j’aime faire du vélo de montagne et du canoë.

La débrouillardise, la motivation et la résilience. Je suis toujours prêt à improviser lorsque surviennent des imprévus. Je suis très à l’aise de résoudre des problèmes rapidement avec ce qui est à portée de main. Même dans mes tours, c’est quelque chose que j’aime transmettre à mes clients, en offrant des ateliers de survie improvisés par exemple.

Je suis reconnaissant d’où je suis rendu dans le monde du chien et je suis fier d’avoir fait les choses à ma manière. Je suis également reconnaissant de mes chiens. Ils me ressemblent, ils sont travailleurs et parfois, leur niveau de motivation m’épuise. Et surtout, ce sentiment que je ressens lorsque j’ouvre la porte de mon chenil, c’est vraiment spécial.

Solliciter le gouvernement yukonnais car son aide est remarquable. Financièrement, ça aide et les gens au gouvernement ont une réelle volonté d’aider les nouveaux entrepreneurs. Ils prennent le temps d’expliquer comment ça marche, ce qui est le mieux pour eux, etc. Ça vaut la peine de prendre le temps de les rencontrer dans la phase de démarrage d’une entreprise.

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Jeudi 27 janvier 2022

santé

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Whitehorse bonifie son offre médicale Le 29 novembre 2021, l’Hôpital général de Whitehorse s’est doté de nouveaux services visant à mieux répondre aux besoins de la population vieillissante du territoire. Une étape importante a d’ailleurs été franchie cette journée-là au territoire : la pose de la première prothèse totale de la hanche sur un patient. D’autres projets sont également sur la table. Sophie André

Fournie

Certains membres de l’équipe chirurgicale de l’Hôpital général de Whitehorse.

amélioration aux services de santé des citoyens et citoyennes ne peut qu’avoir une répercussion positive pour le public francophone. »

Entre projets et défis D’autres projets santé sont en cours, notamment celui d’une nouvelle unité pour la santé mentale offrant 8 à 12 lits supplémentaires à l’Hôpital général de Whitehorse. Pour le Dr Soucy, la planification de ce projet est très importante : « Nous devons répondre aux standards de pratique et aux besoins

équipes médicales et paramédicales, les employés administratifs des centres et le département de santé et services sociaux. Nous avons montré que nous pouvons travailler ensemble. J’espère que nous retrouverons une certaine normalité dans nos activités. Les prochaines semaines nous le diront. »

2 cols

de la population. Nous pensons que la construction s’effectuera au cours des 18 prochains mois, avec une ouverture prévue au printemps 2023. » Selon le chef du corps médical, le principal défi de 2022 et des années à suivre est la rétention du personnel : « L’impact de la COVID-19 guide nos travaux de planification. Nous devons maintenir les ressources humaines dans les trois hôpitaux – médecins, infirmiers et techniciens. » Bien que certains services médicaux doivent être ajustés en

AFYVSINVITE:Link-NOLO au Arts Underground

C’est avec fierté que le service d’orthopédie de l’hôpital du Yukon a posé la première prothèse totale de la hanche sur un patient le 29 novembre dernier. Le docteur Scott Westberg décrit cette innovation comme « une étape monumentale pour les soins orthopédiques locaux », dans un communiqué publié sur le site Internet du centre hospitalier. Le besoin pour ce type de service est grandissant en raison de la population vieillissante du Yukon. Selon le plan d'action Vieillir chez soi, publié en septembre 2020 par le gouvernement territorial, la part des personnes de plus de 65 ans est passée de 8,2 % en 2009 à 13,2 % en 2019. Les auteurs du rapport prévoient que les personnes aînées représenteront 21,1 % de la population yukonnaise d’ici 2040. Toujours selon cette étude, la moitié des plus de 65 ans souffrent d’arthrite. En bonifiant l’offre de services à l’Hôpital général de Whitehorse, on souhaite ainsi améliorer l’accès aux soins chirurgicaux orthopédiques, minimiser les voyages médicaux à l’extérieur du territoire et réduire la durée d’attente pour la prise en charge médicale de la patientèle.

fonction des besoins de la population, le médecin affirme que les hôpitaux du territoire ont bien réagi aux fluctuations de disponibilités dues à la pandémie. « Sur l’ensemble du centre hospitalier, nous avons été capables d’assurer nos services avec un excellent niveau, expliquet-il. C’est un partenariat entre les

Une progression depuis cinq ans Exposition Rêves et Racines du 4 au 26 février

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Les transformations du service d’orthopédie ont commencé il y a près de cinq ans, explique le D r René Soucy, chef du personnel médical des hôpitaux d e W h i te h o r s e, D aw s o n e t Watson Lake. « Grâce au recrutement d’un orthopédiste en 2017 à l’Hôpital général de Whitehorse, puis d’un deuxième en 2019, et à notre équipe d’infirmiers et de techniciens de laboratoire, nous avons les compétences nécessaires pour effectuer le remplacement du genou et de la hanche. L’année dernière nous avons effectué entre 60 et 70 interventions pour le genou. Nous attendons maintenant le recrutement d’un troisième orthopédiste pour satisfaire la forte demande pour ce service », poursuit le médecin installé à Whitehorse depuis 2018. I s a b e l l e S a l e s s e , d i re c trice générale de l’Association franco-yukonnaise, salue également l’évolution du service d’orthopédie de l’hôpital : « La population francophone du Yukon est également vieillissante. Toute

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Jeudi 27 janvier 2022

Jeudi 27 janvier 2022

Les élèves de 5e année de la classe de Mme Jessica Périgny-Comtois ont eu la chance de confectionner des marionnettes dans le cadre d’un cours sur les légendes. Par la suite, les marionnettes ont été utilisées afin de recréer la légende qui a été filmée par le cinéaste M. Robert Brouillette. Celui-ci réalisera un court métrage mêlant différents médias en incluant les marionnettes ainsi que la narration enregistrée par les élèves. Le film sera présenté lors du festival international du court métrage de Dawson City qui aura lieu du 14 au 17 avril prochain.

Les élèves de 2e et 3e années, accompagnés de leurs enseignantes et de Mme Manon Aubert, se sont rendus au centre pour personnes âgées de Copper Ridge afin de leur offrir des chansons du temps des fêtes. Nos petits chanteurs ont pratiqué dans la cour de l’école et se sont produits aux fenêtres des personnes âgées afin de respecter les normes de sécurité en vigueur. Les sourires et la bonne humeur étaient au rendez-vous!


Jeudi 27 janvier 2022

chronique

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L’action climatique par les arts Nous débutons cette nouvelle année de chroniques sur l’action climatique avec Nathalie Parenteau. Artiste franco-yukonnaise bien connue et ayant atteint une renommée nationale et internationale, elle nous explique son engagement environnemental à travers son art… et son assiette. Sophie Delaigue

Sophie Delaigue : Vos peintures sont un hymne au Nord, à la nature et aux animaux. Est-ce que c'est une forme d'engagement pour vous? Nathalie Parenteau : En effet, mon œuvre artistique trahit le respect que j'ai pour la nature. Je peux tracer trois sources pour ce sentiment : mon attachement pour le monde animal, mes études en biologie et mes années passées ici, au Yukon, véritable « Shangri-La » nordique! Depuis toujours, j'ai observé avec émerveillement l'environnement dans lequel je vis, peu importe le lieu sur la carte du monde. Dans ma jeunesse, c'était la lisière des boisés, les terrains vagues et les fossés qui me fascinaient avec leurs espèces pionnières, ces plantes qui s'installent pour réparer les blessures faites à la terre lors de l'expansion urbaine. Parfois, on voyait un rat musqué ou une belette s'y aventurer et, pour moi, il y avait quelque chose de magique dans ces apparitions ; j'étais témoin de la force indomptable de la vie. Avec tous ces moments passés en communion avec la nature, je me suis sentie complice d’elle, comme si j’appartenais moi aussi à un clan plutôt sauvage. Au fil des années, cette conviction s'est fortifiée. C'est donc au niveau spirituel et instinctif que mijote en moi mon engagement, et ceci s'aligne merveilleusement bien avec la prise de conscience actuelle sur nos traces et impacts environnementaux. SD : L'action climatique par les arts. Est-ce que les artistes ont une responsabilité d'action? Est-ce qu'ils peuvent mobiliser le public à travers leur art? Est-ce que les artistes yukonnais sont plus engagés qu'ailleurs au Canada? NP : Cette responsabilité appartient à tous. Le monde des arts est une plateforme idéale pour passer un message. Mais les artistes sont visités par des muses différentes et les talents sont très variés. Certains s’épanouissent en exprimant des sentiments intimes, d'autres par la représentation de ce qui les entoure. S'attendre à ce que les artistes orientent tous leurs œuvres vers un sujet particulier et épaulent la même cause n'est pas réaliste et nous priverait de nombreux trésors. Il faut plutôt s'entendre sur le fait qu'ils sont des êtres émotifs et captent facilement les ondes qui

lienne offre un carrefour idéal pour cette affection et pour toutes mes convictions écologiques. Le bien-être des bêtes d'élevage et la survie des animaux sauvages sont primordiaux pour moi. Cette compassion va main dans la main avec l'urgence environnementale actuelle. Pratiquer un régime à base de Fournie plantes est un véritable tour de chapeau : la contribution éner- Gardien du Gerfaut. Cet acrylique sur gétique est réduite ; le rendement toile de Nathalie Parenteau illustre bien calorique, multiplié ; les émissions, les sentiments qu’elle souhaite partager à minimisées. Non seulement nous travers son art. épargnons les animaux coincés dans l'industrie alimentaire à grande échelle, mais nous agissons aussi de façon responsable. taux d'éléments nutritifs, et – plus De plus, nous pouvons produire important encore – comment les une partie de notre alimentation transformer en plats savoureux, Helen Jeong nous-mêmes, au jardin ou près avec un vrai « p'tit goût de r'veNathalie Parenteau est une grande amoureuse de la nature. On la voit ici randonner au de la fenêtre. nez-y »! J'avoue que c'est une Yukon, sa terre d’adoption. Depuis ces dernières années, équation complexe, mais elle je me dévoue à l'étude du végéta- donne d'intéressantes solutions. lisme : comment me procurer des Donc, pour moi, c'est par l'estoLe plus grand risque, à mon ingrédients avec le moins d'em- mac que j'exprime ma solidarité virevoltent. Inconsciemment, une œuvre peut s'imbiber d'un sujet avis, c'est ce déséquilibre. C'est preintes carbone et avec un haut avec la Terre. pressant et porter à réflexion et l'eau qui performe mal comme mobilisation, autant que si c'était facteur vie, l'air qui tue, le sol qui gît. Il y a quelques siècles seulel'intention de départ. Au Yukon, la nature prime ment, on disait que les rivières se comme sujet artistique. Nous purifiaient à tous les vingt miles; sommes entourés d'une beauté de nos jours, les océans sont des sauvage hors pair et souvent grands dépotoirs flottants loin confrontés à des face-à-face du des côtes et la planète est hors type animal! Comment ne pas être d'haleine à essayer de suivre la sensibilisés pour la préservation cadence pour maintenir sa santé. écologique? Plusieurs artistes Les animaux peinent à se frayer partent en excursion, équipés de un chemin pour rejoindre leurs crayons et pinceaux, soucieux territoires saisonniers et trop d'esde capter cette beauté et de pèces sont en voie d'extinction représenter la délicate balance accélérée. Depuis longtemps, la préd'une région sauvage; d'autres imaginent et créent dans leurs sence humaine est un facteur de studios, envoûtés par l'aura du stress pour la Terre. Notre capacité d'extraire, de soumettre et d'exGrand Nord. Mais il est difficile de juger ploiter a un impact immense et si nous sommes plus engagés malheureux pour les organismes qu'ailleurs, car la soif pour un qui nous entourent, ainsi que pour équilibre naturel et pour la beauté nous-mêmes. Nous avons perdu de vue sauvage peut être aussi préoccupante – tout comme l'amour l'importance de faire partie de inspire plusieurs chansons, son l'écosystème planétaire. Quoique le développement de notre société manque en inspire encore plus. SD : Quels sont, selon vous, est inévitable, il faut remettre au les plus grands risques liés aux premier plan cette importance écologique pour éviter le déséchangements climatiques? NP : Certaines populations quilibre global. SD : À un niveau individuel, et écosystèmes ont des seuils d'adaptation très étroits, et quand s'il n'y avait qu'une action ils sont soumis à des changements à prendre pour combattre environnementaux trop soudains, la crise climatique, laquelle les résultats peuvent être désas- choisiriez-vous? NP : L'action qui me tient le treux, voire irréparables. Comme un château de cartes, plusieurs plus à cœur pour réduire notre facteurs clés maintiennent l'équi- impact sur la planète se trouve libre d'un milieu naturel. Et quand dans mon assiette, tous les un seul facteur flanche, c'est jours! On peut deviner par mes toute une structure écologique œuvres mon attachement pour yukon.ca/fr/securite-auto les animaux. La cuisine végétaqui dégringole.

Prudence et sécurité avant tout


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Chaque automne, les ours se réfugient dans leur tanière pour dormir jusqu’au printemps. Pourtant, si l’on s’en tient aux définitions de ce qu’est une hibernation, les ours ne seraient pas de vrais « hibernants ». Le Détecteur de rumeurs explique.

Pour comprendre l’activité — ou l’inactivité — des ours, il faut savoir ce que signifie hiberner. L’hibernation est un état pendant lequel les animaux ralentissent leur métabolisme — parfois jusqu’à 98 % : cela se traduit par un rythme cardiaque plus lent, une respiration plus lente, et une température corporelle plus basse. Cela leur permet d’économiser de l’énergie et de survivre uniquement grâce aux réserves de graisse qu’ils ont accumulées pendant les mois « actifs ». Et ce, jusqu’à ce que la nourriture redevienne suffisante.

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Et les ours?

SOLUTION DE CE MOT CACHÉ : EDITORIAL

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Pixabay

Pourquoi les ours n’y figurentils pas? En par tie parce que leurs compor tements ne correspondent pas entièrement à celui des hibernants, du moins selon les critères des biologistes. D’abord, les ours ne réduisent pas suffisamment leurs processus biologiques. Pendant leur sommeil hivernal, ils conservent une température corporelle relativement élevée, ne l’abaissant que d’environ 5 degrés. Cela leur permet de se réveiller plus rapidement en cas de danger que les hibernants typiques. Ces derniers peuvent en effet prendre plusieurs heures, voire une journée à se réveiller.

Verdict Les ours n’hibernent pas complètement pendant l’hiver : ils ralentissent leur métabolisme, mais pas autant qu’un « vrai » hibernant, et ils restent suffisamment alertes pour se « réveiller » rapidement en cas de danger. L’hibernation est généralement associée aux températures froides, mais certaines espèces hibernent pour combattre la c h a l e u r o u p o u r s u r v i v re à des pénuries alimentaires. Par exemple, en Australie, les échidnés — quatre espèces de mammifères qui pondent des œufs — hibernent après les incendies, le temps que les ressources alimentaires se rétablissent. sciencepresse.qc.ca

: TRADITION

Ce qu’est l’hibernation

Les animaux vont refroidir leur Ensuite, les ours peuvent corps de 5 à 10 °C en moyenne. se déplacer pour se nourrir ou Leur température peut ainsi des- s’ils sont menacés. Et les mères cendre jusqu’à 0 °C (3,5 °C chez sont capables d’allaiter leurs l’écureuil terrestre - Spermophilus petits. Elles se réveillent même lateralis) et même sous le point de pour mettre bas… avant de congélation (−2,9 °C) au niveau de se rendormir! l’abdomen de l’écureuil arctique. La liste révèle aussi que ce Les rongeurs abaissent également sont surtout les petits animaux, leur flux sanguin et leur rythme c o m m e l e s h é r i s s o n s , l e s cardiaque, qui peut passer de chauves-souris, les hamsters et 350 battements à la minute à 4 les écureuils, qui hibernent. La battements pour le tamia et de raison est que le corps d’un ours 500 à 5 battements pour le lérot. est trop gros pour se débarrasser Leur respiration se fait rare et des entièrement de la chaleur corpopériodes d’apnée sont observées. relle nécessaire à l’hibernation. Ces changements pourraient Par contre, les réactions être régulés par les niveaux d’adé- métaboliques autres que la nosine dans le cerveau, indique température sont, chez les ours, une revue de la littérature sur l’hi- comparables à celles des autres bernation chez les mammifères, hibernants : leur rythme cardiaque publiée en 2007. ralentit à environ 4 battements Pendant cette période de par minute et la consommation léthargie avancée, seules les d’oxygène chute d’environ 75 % : zones du cerveau qui com- les ours ne prennent qu’une ou mandent les actions vitales de deux respirations par minute. Cela l’animal restent actives. suggère que les mêmes processus Pourtant, tous les hibernants physiologiques sont en jeu chez ne « dorment » pas pendant des les ours que chez les autres. mois. Beaucoup se réveillent CIBLE IMAGINATION A E quelques ABSURDE heures à des interCOCASSES INSENSÉ ENFANTS Torpeur ou hivernation COLLER INUSITÉ ADULTES EXCÈS valles réguliers — 3 à 5 fois pour COMIQUE AGACER EXCITATION le hamsterÂGES doré et 15 fois pour Pour ce s raisons,J plusieur s CONTE JOUER F AMUSE l’écureuil terrestre, soit COUTUME environ chercheurs FARCES préfèrentL parler d’un CRÉDULE ANIMER FIER d’hiver » ouLIMITE une fois par semaine. IlsCRÉER le font « sommeil d’un état de AUTEUR G léger appeléM AVRIL grâce à laCRIÉ pour se nourrir nourri- sommeil torpeur. Les CROIRE GADGET MANÈGE B à l’automne, ture amassée d’un article publié en 2015 GAGS MENSONGE D uriner auteurs BERNER GAIE et déféquer. Et l’exercice est exidans la revue Physiology DÉBUT BÊTISE N parlent DESSINS d’un GESTE NAÏF geant : les BLAGUE hibernants dépensent état de torpeur continue, GOBER DÉTAILS BON P environ 80 BUT % de leur énergie pour pendant plusieurs mois. D’autres DIRIGER H DOS par chercheurs HISTOIREparlent PENSER se réveillerC et se réchauffer de sommeil PIÉGER DOUTER I ou d’hivernation. CANDEUR PLAISANTERIES intermittence. Les marmottes hivernal DRÔLE IDÉE CANULARS POGNE peuvent le faire 12 à 20 fois Quand il est dans cet état, pendant la saison d’hibernation. l’ours maintient une température On inclut néanmoins dans corporelle, une respiration et un l a l i s t e d e s « v r a i s » h i b e r- rythme cardiaque normaux lors nants les écureuils terrestres de ses périodes actives, mais et les marmottes, de même lorsqu’il est inactif, il entre dans que les mouffettes, les héris- un sommeil plus profond qui lui sons, les chauves-souris et permet d’économiser de l’énergie. certains hamsters.

: PERCE-NEIGE

Catherine Crépeau, Agence Science-Presse


Jeudi 27 janvier 2022

science

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Environnement et climat : sept choses à surveiller en 2022 Pascal Lapointe, Agence Science-Presse

Plus que jamais en 2022, il faudra voir au-delà de l’anecdote : il y aura d’autres feux de forêt catastrophiques, d’autres records de chaleur dépassant l’entendement, d’autres événements météorologiques censés ne se produire qu’une fois par siècle. Mais au-delà de ça, comment mesurera-t-on si l’on avance dans la bonne direction?

Des cibles plus ambitieuses… La conférence des Nations unies sur les changements climatiques, ou COP26, a beau avoir donné des résultats mitigés, il y a eu des avancées : un grand nombre de pays ont accepté de se soumettre à des cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) plus ambitieuses pour 2030 et 2050. Et il y a des raisons de croire qu’en vue de la COP27, qui aura lieu en Égypte en novembre, d’autres pays embarqueront. Certes, il reste beaucoup de chemin à faire pour traduire ces ambitions en actions concrètes : dans son dernier rapport en novembre, le Climate Action Tracker (CAT) évaluait que, sur 40 pays dont il avait analysé les promesses de neutralité carbone, seulement quatre présentaient des cibles « acceptables » pour maintenir le réchauffement sous la barre des deux degrés — et 28 des 40 n’offraient pas assez de détails pour qu’on puisse les évaluer. Mais le fait que ces cibles existent oblige ces pays à faire preuve de transparence, ce qui permet à des experts indépendants, comme ceux du CAT, de faire un suivi de leurs progrès — ou de leurs reculs.

… et un public plus sensibilisé…

entre la volonté d’agir et l’action ellemême. Mais les chercheurs voient un motif d’encouragement dans le fait que d’une année à l’autre, les études de ce genre montrent une croissance régulière du pourcentage de gens qui se sentent concernés, qui sont critiques de l’inaction de leur pays et qui ont d’ores et déjà posé des gestes individuels.

… mais des émissions à la hausse. En 2020, les émissions de GES mondiales avaient connu une baisse sans précédent, grâce au confinement. En 2021, ces émissions n’ont pas seulement rattrapé le niveau où elles étaient avant la pandémie, elles l’ont dépassé. Mauvaise nouvelle : le charbon a connu une forte croissance, au point d’atteindre un niveau record. La raison est double : d’une part, beaucoup de pays, dont la Chine, sont encore très dépendants de leurs centrales au charbon ; d’autre part, les énergies vertes ne sont pas encore au niveau où elles peuvent répondre à la demande mondiale. Avec pour résultat que l’une des tendances les plus significatives à suivre en 2022 sera celle de l’évolution de la demande du charbon, versus celle de l’éolien ou du solaire. L’Agence internationale de l’énergie publie régulièrement des rapports à ce sujet.

Des subventions sur la sellette… L’autre tendance significative à suivre en 2022 sera celle des subventions aux énergies fossiles. Il y a longtemps que les écologistes en font un cheval de bataille, alléguant que les énergies vertes seraient plus concurrentielles si les gouvernements ne faisaient pas autant de cadeaux aux industries pétrolières et gazières, sous la forme d’aides directes (subventions) ou indirectes (incitatifs financiers, fiscaux, etc.). En novembre, une annonce dans le cadre de la COP26 a donc provoqué un choc : 20 pays, dont le Canada, ont annoncé qu’ils mettaient fin d’ici un an aux subventions aux carburants fossiles « à l’étranger ». Pas encore aux subventions aux industries sur leur propre sol, mais ce geste-là est manifestement la prochaine étape.

Lié au point précédent, il y a le fait que l’opinion publique est plus sensibilisée que jamais à l’urgence d’agir. Et plus cette sensibilisation dépasse les lignes partisanes, plus les gouvernements sont poussés à agir. Une enquête du Centre de recherche Pew menée cet été auprès de 16 000 adultes de 17 pays a révélé une majorité (72 %) désormais inquiète des changements climatiques, désireuse de voir ses gouvernements agir, et prête à des … et un milieu changements dans son mode de économique inquiet… vie (80 %). Avec de telles études, le bémol Si l’on en est rendu là, ce n’est est toujours qu’il y a une distance pas juste à cause de l’opinion

Pixabay

publique : les milieux économiques et financiers accordent de plus en plus d’attention aux factures causées par les ouragans, inondations et autres canicules. On entend désormais des propos qui auraient été impensables jadis : du magazine The Economist qui déplorait dès 2018 que les subventions aux énergies renouvelables soient en baisse, jusqu’au magazine médical The Lancet qui évalue les coûts économiques des changements climatiques sur la santé. Et cette annonce des 20 pays a été appuyée par cinq banques publiques, dont la Banque européenne d’investissement. C’est sans oublier les fonds de retraite et les organismes publics qui se sont ajoutés cette année à la liste de ceux qui retirent leurs placements des carburants fossiles. Un langage que peuvent difficilement ignorer les dirigeants politiques.

… mais pas inquiet sur tous les enjeux. Toutefois, on n’a pas senti le même gain d’intérêt pour la protection des écosystèmes. Seulement 6 des 20 cibles que s’étaient fixés les différents pays lors de la conférence des Nations unies sur la biodiversité en 2010, ont été partiellement atteintes en 2020. La prochaine rencontre, qui doit avoir lieu en Chine du 25 avril au 8 mai, pourrait accoucher de paramètres plus clairs, une tâche qui pourrait en théorie revenir à l’IPBES, ou Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques. Cet organisme est à la biodiversité ce que le GIEC est aux changements climatiques, mais n’est jamais parvenu à unifier la communauté scientifique autour de lui, ce qui n’aide pas à asseoir son influence. La marche est haute pour un « New Deal for Nature and People » évoqué par son président. Dans son dernier rapport, en 2019, l’IPBES évaluait pourtant à un million le nombre d’espèces animales et végétales à risque d’extinction.

Un problème de communication? S’il fut un temps où la désinformation entourant les changements climatiques était facile à identifier — en gros : faire croire que tout cela n’est qu’un canular —, celle-ci est devenue plus floue. Même les compagnies pétrolières se font moins hostiles à l’idée de réglementations. En contrepartie, le fait qu’il s’agisse, pour le public, d’un sujet extrêmement complexe et étalé sur une très longue période facilite ce que des sociologues appellent la « rhétorique du délai » : minimiser l’urgence de manière à convaincre qu’on peut retarder les actions. Cela peut consister à rediriger la

responsabilité de l’industrie vers les consommateurs, mettre de l’avant des solutions peu constructives (« un changement trop violent n’est pas nécessaire »), mettre l’accent sur les désavantages de l’action (« un changement produira trop de perturbations ») et baisser les bras (« il n’est pas possible d’atténuer les changements climatiques »). Difficile de dire la forme que tout cela prendra en 2022, mais si la pandémie doit servir de modèle, on peut s’attendre à ce que des professionnels de la désinformation et des bots envahissent les pages et les groupes des médias sociaux pour nier la crise climatique avec la même force qu’ils ont nié la crise pandémique. sciencepresse.qc.ca

Subvention aux propriétaires d’habitation pour l’année 2021 Date limite de présentation des demandes : le 15 février 2022 La plupart des Yukonnais et des Yukonnaises ont demandé et reçu la subvention aux propriétaires d’habitation pour 2021 au moment de payer leur impôt foncier l’été dernier. Si ce n’est pas votre cas, sachez que : Si vous résidez au Yukon et êtes propriétaire de votre propre maison, vous pourriez être admissible à une subvention pouvant atteindre 450 $ (500 $ pour les personnes âgées). Vous devez avoir vécu dans votre maison durant au moins 184 jours (6 mois) en 2021 et fournir la prevue que vous avez payé votre impôt foncier. Vous pouvez vous procurer ou retourner le formulaire de demande aux endroits suivants : • au bureaux de votre municipalité ou de l’agent territorial le plus près de chez vous; • au 308, rue Steele, 1er niveau, édifice Lynn, à Whitehorse ou; • au Programme de subventions aux propriétaires d’habitation, Direction de l’évaluation et de l’impôt foncier, Services aux collectivités, C.P. 2703 (C-9), Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6. Vous pouvez aussi obtenir le formulaire sur le site Web du gouvernement du Yukon, à l’adresse yukon.ca/fr/habitation-et-biens-immobiliers Pour de plus amples renseignements, composez le 867-667-5268 ou le 1-800-661-0408, poste 5268. Les demandes reçues après le 15 février 2022 ou portant un cachet de la poste ultérieur à cette date ne sont pas admissibles à la subvention pour 2021.


Jeudi 27 janvier 2022

emploi

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Découvre le Yukon aux premières loges!

Le Partenariat communauté en santé (PCS) recrute

JEU NO 488

Le journal L’Aurore boréale recrute

une adjointe ou un adjoint à l’administration

une agente ou un agent de communication et de projets

Tu appuies la direction du PCS dans la mise en œuvre de la programmation et des services. Description des tâches

Profil

Prendre en charge certaines tâches administratives du PCS. • Appuyer la direction dans ses tâches quotidiennes. • Coordonner la logistique des rencontres et des activités. • Rédiger et réviser des documents. • Mettre à jour le site internet, des bases de données et le calendrier commun pour les interprètesaccompagnatrices et accompagnateurs ainsi que les animatrices et les animateurs. • Gérer le Centre de ressources en santé et autres projets (club de correspondance avec les personnes ainées, etc.).

Sous la supervision de la direction du journal, tu auras la chance de te joindre à l’équipe dynamique d’un journal communautaire JEU N en milieu minoritaire.

O

Responsabilités

488

JEU NO 484

Profil

RÉPONSE DU JEU NO 491

de la communauté francophone du Yukon.

Les balados de l’Aurore boréale : disponibles en ligne!

RÈGLES DU JEU :

RÈGLES DU JEU :

cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

soundcloud.com/lauroreboreale

ou auroreboreale.ca

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait

RÉPONSE DU JEU NO 490

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

L'AURORE EN ONDES RÈGLES DU JEU :

auroreboreale.ca

RÉPONSE DU JEU NO 490

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Le réseau pour la santé en français au Yukon, favorise l’offre de services de santé en français en étant à l’écoute de la communauté et en participant à la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des services grâce à des stratégies novatrices pour accroître l’accès à des services de santé de qualité en français pour le territoire du Yukon. francosante.org

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

PARTENARIAT COMMUNAUTÉ EN SANTÉ

RÈGLES DU JEU :

RÉPONSE DU JEU NO 488

Fais parvenir ton curriculum vitae et une lettre de présentation en français à ressourceshumaines@afy.ca avant 17 h HNY, dimanche 6 février 2022.

JEU N 490

JEU NO 487

JEU NO 490

JEU NO 486

Pour écouter les articles lus : Vous devez remplir toutes les

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

une seule fois par colonne et une seule fois par devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans devez jamais répéter les chiffres à O9 490 dans JEU1 N 9 cases. Cet emploi est offert boîte dans lede cadre du programme DépasseToi, une initiative de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) la même ligne, la même colonne et la même la même ligne, la même colonne et la même financée par le gouvernement du Canada par le biais de la Stratégie emploi et compétences jeunesses (SECJ). boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. O Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par L’Aurore boréale un média d’information de langue boîte pour vous est aider. Ne pas oublier : vous ne française fondé en 1983 à Whitehorse, Yukon. Tiré à 2000 devez jamais les chiffres 1est à membre 9 dansde Réseau.presse. L’Aurore boréale possède une ligne éditoriale exemplaires auxrépéter deux semaines, le journalO JEU Net la 486 la même ligne, la même colonne même indépendante et ses contenus présentent les grands titres de l’actualité yukonnaise ainsi que les nouvelles et les projets boîte de 9 cases.

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RÈGLES DU JEU :

Début de l’emploi Dès que possible. boîte de 9 :cases. Heures : 37,5 h/semaine 31marquée mars 2022 Chaque boîte dejusqu’au 9 cases est d’un trait avec possibilité de renouvellement. plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte vous aider. Ne pas oublier : vous ne Minimum de 25 pour h / semaine d’avril 2022 à mars 2023. devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans Salaire : Selon l’échelle salariale encolonne vigueur. la même ligne, la même et la même boîte: de 9 cases. capitale du Yukon, Canada. Lieu de travail Whitehorse,

RÈGLES DU JEU :

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RÉPONSE DU JEU NO 489

JEU NO 491

Diplôme en administration, •OCréer et mettre en place des stratégies • Admissible à tous les critères du programme JEU NO 485 en relations communautaires JEU N 484 commerciales et des projets spéciaux. DépasseToi, obligatoire. en communication • Développer une stratégie de développement • Diplôme, en communication, en marketing, ou équivalence. sur le Web et dans les médias sociaux. en journalisme ou équivalence. • Expérience en service à la • Gérer le contenu des médias sociaux et du site Web. • Expérience dans le domaine de la presse écrite. clientèle et avec le public. • Rédiger des publi-reportages, des portraits • Expérience en gestion de médias sociaux • Expérience de travail en et des articles intemporels. et de site Web. milieu communautaire et partenarial, un atout. • Gérer le calendrier communautaire, • Excellente maîtrise du français et bonne les coups d’œil et les annonces classées. connaissance de l’anglais. • Connaissance du milieu de la santé, un atout. • Coordonner la distribution et gérer • Excellente capacité à communiquer les abonnements. et à travailler en équipe. • Excellente maîtrise du français et très bonne • Assurer diverses tâches administratives. • Excellente capacité d’adaptation maitrise de l’anglais et sens de l’organisation. (oral et écrit). Ce poste requiert une vaccination officielle Une description des tâches détaillée, incluant un profil • Minutie et rigueur. RÉPONSE DU JEU NO 488 RÈGLES DU JEU : RÈGLES contre la COVID-19. des compétences, est disponible sur demande. • Excellente capacité Vous devez remplir toutes les cases vides en plaVous dev à communiquer et à RÉPONSE DU JEU N 488 RÈGLES JEU : çantdeles chiffres à 9 une du seule fois par DU ligne, çant les c travailler en équipe. Durée l’emploi : 521semaines, 28 mars 2022 au 27 mars 2023 une seule fois par colonne et une Vous seule foisremplir par toutes les cases vides en plaune seule devez Heures çant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, boîte: 35 deheures/semaine 9 cases. boîte de une seule fois par colonne et une seule fois par Possède un permis de Salaire : 23 $/heure boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée ChaqueRÉb RÉPONSE DU JEU Nd’un 484 trait : RÈGLES DU JEU : conduire valide et a accès RÈGLES DU JEU Lieu de travail :Vous Whitehorse, Yukon, Canada Chaque boîte par de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. avez déjà quelques chiffres plus fonc à internet pour faire du Vous devez remplir toutes les cases vides en Vous devez remplir plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par toutes les cases vides en Les boîte dépenses de relocalisation verspas Whitehorse pour vous aider. Ne oublier : vous ne télé travail. boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par boîte ligne, pou Une description des tâches seront remboursées jusqu’à un maximum dedevez 1000 $.9 dans devez jamais répéter les chiffres 1 àjamais devez ja répéter les chiffres 1 àfois 9 dans une seule fois par colonne et une seule fois par une seule par colonne et une seule fois par Ce poste requiert uneRÉPONSE détaillée, incluant un profil des O laet même ligne, la mêmeRÉPONSE colonne et9JEU lacases. même boîte boîte de DU de JEU9Ncases. 484 la même ligne, DU NO 485 la même la même la même RÈGLES DU JEU : RÈGLES DU JEUcolonne : boîte de 9 cases. compétences, est disponible vaccination officielle contre demarquée 9 cases. Chaque boîte de 9boîte cases est d’un traitremplir Chaque boîte de 9 cases est marquée d’unboîte trait de Fais parvenir ton curriculum vitae ettoutes une lettre de présentation en français à ressourceshumaines@afy.ca Vous devez remplir toutes les cases vides en Vous devez les cases vides en sur demande. la COVID-19. plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, avant HNY, dimanche boîte pour vous aider. 17 Ne h pas oublier : vous ne30 janvier 2022. boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne

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Jeudi 27 janvier 2022

CoupS D’oeil

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William Le Dean

M.-C. Desroches-Maheux

William Le Dean

L’escalade de glace en milieu naturel est de retour avec la division yukonnaise du Club alpin du Canada. Marie-Claude Desroches-Maheux et William Le Dean en ont pleinement profité, aux côtés d’autres enthousiastes, lors de la première sortie de l’année.

Fournie

Depuis le Yukon, Mélanie Bourguignon et Pepper (21 ans) ont fini 3e à un concours virtuel d’entraînement au cliquet, organisé par la comportementaliste équine française Claire Mugnier. Passionnée de chevaux depuis toujours, Mélanie Bourguignon a découvert cette méthode d’éducation positive il y a quelques années grâce aux partages sur les réseaux sociaux de Carol-Ann Doucet, comportementaliste équine québécoise.

Les essentielles

L’organisme Les essentielles a reçu le don d’une magnifique table de la part de Yukon Women in Trades and Technology. Les essentielles

Le Café-rencontre organisé un vendredi par mois par l’Association franco-yukonnaise s’adapte aux nouvelles restrictions. Aidée de cinq bénévoles, Annie Maheux a préparé des paniers-repas que les membres de la communauté ont pu aller récupérer le vendredi 21 janvier au cours de la journée.

AFY


Jeudi 27 janvier 2022

Coup d’oeil communautaire Calendrier Vendredi 28 janvier 18 h à 20 h : Défie tes amis lors d’une soirée trivia en ligne sur la francophonie canadienne et tente de remporter un des cadeaux mis en jeu. Animée par MagicBen. Ensembles de pizza à collecter au Centre de la francophonie entre 15 h et 17 h. Pour les 14-25 ans capables de s’exprimer en français. Gratuit. Inscr. : trivia.afy.ca

Samedi 29 janvier 20 h : Concert de Lorène Charmetant à l’Institut de l’art et de la culture du Klondike à Dawson, dans le cadre du (S)hiver Winter Arts Fest. Coût d’entrée par don.

1er février 18 h 30 : Séance d’informations aux parents via Zoom pour l’inscription à la maternelle 4 ans à l’École Émilie-Tremblay. Inscription pour la rencontre à genevieve.tremblay@yukon.ca Rens. : 667-8680, poste 4

2 février 17 h : Conférence pour les parents sur le thème « Une silhouette saine pour nos enfants », animée par la docteure en kinésiologie Mylène Dault. Inscription pour la rencontre à pcsyukon@francosante.org Rens. : 668-2663, poste 800

3 février 17 à 19 h : Assistez à la conférence-discussion panterritoriale pour en apprendre plus sur les valeurs ajoutées et la rétention de la main-d’œuvre immigrante au Canada. Destinée aux employeurs et au grand public. Gratuit. Inscr. : conference-panterritorialeyukon.eventbrite.ca

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4 au 26 février Rêves et Racines : Exposition d’œuvres d’art de six artistes francophones. Galerie Focus du Arts Underground. En partenariat avec Yukon Arts Society. Rens. : expo.afy.ca

5 février Retour de l’émission Rencontres. Tous les samedis à 17 h, à partir du 5 février, retrouvez ce temps de radio en français sur CBC North au 94.5 FM. Notre caricature en page 2 pour plus d’informations. Rens. : amaheux@afy.ca

7-18 février Inscriptions à la maternelle 4 ans à l’École Émilie-Tremblay pour les enfants qui auront 3 ans et 8 mois le 1er septembre 2022 et qui remplissent les critères d’admission. Rens. : eet.csfy.ca/parents

8 février 11 h 30 à 13 h : Café virtuel organisé par Société Santé en français sur le thème « Santé mentale et petite enfance ». Inscr. : us02web.zoom. us/webinar/register/WN_ PpMic6WkTmmvhbodViKB4A

10 février Ludothèque en français. Réservez vos jeux avant le mardi 8 février et récupérez-les le jeudi 10 février de 15 h 15 à 16 h 30 à l’École Émilie-Tremblay. Contactez Leslie à projet@petitchevalblanc. ca pour un identifiant par membre de la famille et réservez en ligne à csfy.ca/ludotheque Rens. : 633-6566

Sandra St-Laurent

A l’occasion de la Journée nationale de l’alphabétisation familiale, en ce jeudi 27 janvier, le Club de lecture Les p’tits yeux pointus met en ligne une vidéo de lecture visionnable sur le site de la Commissaire du Yukon. L’organisme Yukon Literacy Coalition lance un concours photo « Se faire prendre en train de lire ». Et l’honorable Angélique Bernard, passionnée de livres, continue de raconter des histoires à son chien Buster.

Petites annonces AÎNÉS - AÎNÉES Sentinelles Yukon. Deux services pour favoriser la sécurité de vos proches aînés et une paix d’esprit pour vous : service d’appels automatisés et centre d’appels. Gratuit. Rens. : sentinelles.afy.ca

COMMUNAUTÉ Candidatures 2022. Soumettez le nom d’une personne pour les prix de reconnaissance 2022, engagement exceptionnel et bénévole de l’année avant le 11 février. Rens. : reconnaissance2022.afy.ca Une bibliothèque numérique pour la communauté. L’École Émilie-Tremblay et le CSSC Mercier mettent leurs bibliothèques numériques à la disposition de toute la communauté. Écrivez à

Besoin de parler? 1-800-567-9699 Lignes d'écoutes ouvertes 24 h/24, 7 j/7

Fournie

anie.desautels@yesnet.yk.ca pour recevoir votre identifiant gratuit. Catalogue : csscmercier. cantookstation.com

DIVERS Journée nationale de l’alphabétisation familiale. L’organisme Yukon Literacy Coalition lance le concours photo « Se faire prendre en train de lire ». Les familles participantes sont invitées à envoyer, avant le 17 mars, des photos d’ellesmêmes en train de lire de manière amusante et inhabituelle. Rens. : yukonliteracy.com Bénévole de l’année. La Ville de Whitehorse accepte les candidatures pour le prix du bénévole de l’année. Ce prix récompense une personne exceptionnelle qui a apporté une contribution significative à une organisation ou à la communauté dans son ensemble. Rens. : whitehorse.ca/residents/ volunteer-/volunteer-of-the-year/ nomination-form

ÉDUCATION L’École Nomade. Vous souhaitez faire l’enseignement à domicile en français langue première? L’École Nomade peut vous offrir du soutien et des ressources, que ce soit depuis votre maison, partout au Yukon ou en voyage. Contactez la Commission scolaire francophone du Yukon au 667-8680, poste 0. ou Visitez : nomade.csfy.ca

EMPLOI Poste d’adjoint(e) sur appel. Les écoles de la CSFY sont à la recherche d’une personne pour remplacer au besoin à la réception. Vous devez postuler en ligne sur le site du gouvernement du Yukon (administrative assistant 30722). Détails : yukon.ca/fr/emploi Responsable des relations communautaires à Dawson. La CSFY est à la recherche d’une personne à Dawson pour coordonner des activités et services jusqu’en juin 2022, 6 heures par semaine à un taux horaire de 33 $/heure. Postulez auprès de M. Champagne à

marc.champagne@yukon.ca. Détails : commissionscolaire.csfy. ca/dawson/ Brigadier(ère) recherché(e). Chaque matin de la semaine de 8 h à 9 h devant l’École Émilie-Tremblay. 25 $/heure. Contactez M. Champagne à marc.champagne@yukon.ca Détails : 667-8680, poste 0 Pigistes recherché(e)s. L’Aurore boréale souhaite augmenter son équipe de pigistes. Vous souhaitez faire rayonner la communauté, vous possédez des compétences en rédaction journalistique en français et avez du temps libre pour rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca Destination Canada Éducation organise un salon de l’emploi virtuel pour la petite enfance et l’enseignement. Inscription avant le 31 janvier. Gratuit. Inscr. : destinationcanada education2022.vfairs.com/fr

IMMIGRATION Programme de jumelage pour les personnes ou les familles nouvellement arrivées au Yukon, profitez du programme de jumelage pour avoir la chance d’être parrainé par des membres de la communauté déjà établis. Rens. : jumelage.afy.ca Test d’évaluation du français (TEF)Passez le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca

LOGEMENT M. Éric Gaillard, aîné sexagénaire, est à la recherche d’un logement abordable en centre-ville ou à Riverdale, qui accepterait une chienne d’accompagnement, un berger d’Anatolie. Rens. : ericemg@gmail.com Cabine à louer. 30 min de Whitehorse. Dispo 1e mars. Pas d’eau courante. Bois et internet non inclus. 700 $/mois. Rens. : 332 0860.

Annoncer : dir@auroreboreale.ca


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L'Aurore Boréale - 27 janvier 2022 by Aurore boréale - Issuu