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L'Aurore boréale - 19 mars 2020

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No de convention : 4061051

Le Jeudi 19 mars 2020  |  Volume 37  |  Numéro 6

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Maryne Dumaine

Covid-19 : les Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 n’auront pas lieu Maryne Dumaine

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Fournie

Ballon-balai : une discipline loin d’être balayée dans l’oubli Julien Latraverse

À découvrir

Bien vieillir en situation minoritaire L’école de la forêt

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Des jeunes photographes à Dawson 11 Un documentaire philosophique

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Radio-Canada devant le CRTC

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Karen Éloquin-Arseneau

Frédérique Boucher tient dans ses bras sa fille Sofia Dubé, déguisée en mascotte à l’occasion du tournoi de hockey trois contre trois. Ce tournoi de hockey a été organisé par Flatwater North afin de récolter des fonds pour l’organisme. L’événement avait lieu sur la patinoire du Centre communautaire de Mont Lorne. Plus de photos du tournoi en p. 12.

Produire des légumes frais en hiver 16 Apiculture au Yukon : c’est possible 17


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Covid-19 : les Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 n’auront pas lieu Le 7 mars dernier, 24 heures après que les athlètes aient reçu leurs uniformes, le comité organisateur des Jeux d’hiver de l’Arctique 2020 à Whitehorse, le gouvernement du Yukon, la Ville de Whitehorse et la médecin-hygiéniste en chef par intérim du Yukon ont annoncé l’annulation des Jeux. Cette compétition sportive internationale devait réunir, du 15 au 21 mars, près de 2 000 personnes issues des régions nordiques de la planète dans 21 sports différents. Maryne Dumaine

« Il a été déterminé que l’annulation des Jeux constituait la mesure de précaution la plus responsable pour répondre aux préoccupations liées à la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) », pouvait-on lire dans le communiqué. S i l e s o rg a n i s a t e u r s e t c o - o rg a n i s a t e u r s s e d i s e n t « déçus d’avoir eu à prendre cette malheureuse décision », ils insistent cependant sur le fait que le Yukon est prêt à gérer un risque potentiel de cas de COVID-19 dans le territoire. Une conférence de presse a été organisée à peine quelques heures suivant l’envoi du communiqué. Lors de cet événement, Dre Catherine Elliott, la médecin en chef par intérim, a rappelé qu’il n’y a actuellement aucun cas de

Coronavirus au Yukon. (Ce qui était toujours le cas au moment d’écrire ces lignes.) « Je fais cette recommandation dans l’intérêt de la santé et de la sécurité des Yukonnais, de tous les athlètes, du personnel, des bénévoles et des familles, ainsi que du public résidant dans toutes les régions circumpolaires d’où viennent les participants et les visiteurs », a-t-elle déclaré. « La COVID-19 est une maladie contagieuse qui se propage rapidement d’une personne à l’autre par les sécrétions des voies respiratoires. Dans un contexte comme celui des Jeux d’hiver de l’Arctique, même un cas suspect pourrait avoir des conséquences graves. C’est avec une profonde tristesse que j’ai dû faire cette recommandation », conclut-elle. Trois jours précédant cette annonce, le comité organisa-

teur déclarait pourtant par voie de communiqué que toutes les mesures (salles d’isolement, réserves de désinfectant et de mouchoirs jetables) étaient prises pour assurer la santé des participants et des bénévoles pendant les Jeux. La question à savoir ce qui avait changé durant ces trois jours a été posée durant la conférence de presse. La médecin en chef estime que les chiffres concernant la propagation du virus ont augmenté et de ce fait, le taux d’acceptabilité du risque pour le Yukon a été franchi. Les organisateurs ont également soulevé le caractère anxiogène de la tenue des Jeux auprès de la population du Yukon en relation avec le virus. « Nous avons constaté une montée de comportement anxieux, notamment les gens qui font des réserves », a indiqué la médecin en chef.

Julien Latraverse

D Catherine Elliott, la médecin en chef par intérim. re

Le 12 mars dernier, le département de Santé et Affaires sociales du gouvernement du Yukon a de nouveau rassemblé les médias pour faire un point au sujet du virus. « Pour l’instant, le risque de contracter le virus reste faible au Yukon », rappellent les officiels lors de cet événement qui se voulait surtout un « appel au calme ».

Au-delà des déceptions sportives, les conséquences économiques de l’annulation des Jeux d’hiver de l’Arctique seront sans doute considérables. Les moyens d’y pallier n’ont pas encore été annoncés, mais les organisateurs et les représentants du gouvernement ont déclaré qu’ils travaillaient actuellement sur cette question.

Les aînés savent bien des choses, mais il y a toujours plus à savoir. Pour un âge d’or sûr et paisible, renseignez-vous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié et la prévention de la fraude.

Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 O-Canada (1 800 622-6232)

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Yukon parle français

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L’équipe Maryne Dumaine

Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663  |  Télécopieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca

Marie-Claude Nault

Gestionnaire publicité, infographie et distribution 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca

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L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

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150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

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Julien Latraverse

Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

Correspondantes :

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires.

Marie-Hélène Comeau et Patricia Brennan

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications. Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à

Révision des textes et correction d’épreuves :

Françoise La Roche Distribution :

Guillaume Riocreux Dessinateur :

Steve Rohard Conception de la maquette du journal :

Patric Chaussé

Tandis que le Yukon vit une extrême déception, à la fois sportive, communautaire et économique, tandis que les maux de tête montent (à cause des médias sociaux plus que de la fièvre), il se passe dans le monde un truc complètement malade : un pas vers un changement de paradigme. En cette période de montée de la peur, si c’était plutôt l’optimisme que nous rendions viral? Sans remettre en cause le caractère exponentiellement épidémique du virus aux consonances éthyliques, j’aimerais attirer votre attention au-delà des boîtes de mouchoirs. Oui, au premier plan, il y a cette incompréhension générale. Et, qui dit incompréhension dit « inquiétude ». C’est bien humain. Difficile de comprendre pourquoi ce virus nécessite qu’un pays mette ses six millions d’habitants en quarantaine tandis qu’on nous informe par ailleurs de rester calme. Mais vu mon illettrisme médical avoué, je préfère regarder au-delà. Comme quand on regarde en louchant un peu un de ces tableaux d’art abstrait qui font ressortir une image en 3D, vous voyez? Le Canard enchaîné, hebdo français satirique, note avec justesse que ce virus aura tout de même quelques effets secondaires positifs et invite à la réflexion : moins de déplacements, c’est bon pour l’environnement; prise de conscience de l’origine de nos biens de consommation, c’est bon pour la production locale... En gros, il s’agit de réfléchir à nos priorités. Et on notera (sans grande surprise) que pour certains, la priorité se sera portée sur le confort du popotin... Mais au-delà de commencer

à s’essuyer les fesses avec du papier journal (#idéerecyclage), pouvons-nous envisager de sortir de nos zones de confort? Encourager le travail à distance. Ne plus prendre l’avion au gré de nos envies. Penser à deux fois avant d’acheter la bébelle plastique ou électronique à la mode. Vibrer en chœur ou réfléchir ensemble sans avoir à se réunir physiquement… Dans un avenir proche, nous devrons de toute façon faire face à des changements en matière d’empreinte écologique. Faut-il une mise en quarantaine mondiale pour changer l’ordre du monde vers un nouveau mode de vie et de consommation? Pas besoin de consommer des avions pour être heureux! Le 20 mars, quoi qu’il advienne, ce sera la Journée mondiale du bonheur. Journée qui se jumelle avec la Journée internationale de la Francophonie. Notons quelque chose qui rend heureux : la Direction des services en français est au cœur de la cellule d’information des affaires sanitaires au Yukon! On va pouvoir tousser en français! (Oui, oui, dans le coude, on sait!) Et si on ne peut pas se réunir pour fêter, et si on ne peut pas se toucher pour communiquer, on pourra toujours célébrer notre langue, continuer de nous exprimer et de semer du bonheur autour de nous. On aura peutêtre un peu moins de gros câlins gratuits dans la vie, mais on peut rester optimistes : serrons-nous les coudes (ah non! c’est vrai, on a toussé dedans…) et regardons un peu plus loin que le bout de notre nez qui coule. Au lieu de craindre la peur, semons plutôt des graines d’entraide et de bonheur, car la bienveillance aussi, c’est contagieux.

CHACUN SON GESTE pour la planète « Nous pouvons réduire nos déchets quotidiens d’emballage en achetant des contenants plus grands avec nos collations préférées au lieu du yogourt en tubes de plastique ou du fromage en bâton-

nets. En plus, nous pouvons nous engager à acheter des bonbons en plus grandes quantités. » Proposé par Kolya Grottoli, Tyler Richard, Chloé Tatsumi et la classe de 6e année à l’École Émilie-Tremblay.

PRÉVENTION DES INCENDIES

867 333-0635

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Lundi 30 mars 17 h 30 à 19 h Centre de la francophonie

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Scène Locale 5

Jeux d’hiver de l’Arctique : la communauté était prête L’annulation des Jeux d’hiver de l’Arctique a déçu les athlètes, mais également les quelque 1 800 bénévoles engagés dans l’aventure. Julie Gillet

Le samedi 7 mars, le couperet tombe : les Jeux d’hiver de l’Arctique, qui devaient avoir lieu du 15 au 21 mars à Whitehorse, sont annulés en raison de craintes concernant une éventuelle propagation du virus COVID-19. Une décision difficile à prendre pour les organisateurs, mais encore plus difficile à comprendre pour les jeunes athlètes. « Je suis triste, car c’était ma dernière chance de participer », confie Abby Rich, inscrite à l’épreuve de futsal (sport apparenté au soccer). « Je pense qu’annuler les Jeux était une solution trop radicale. Il aurait pu y avoir des mesures de détection et de protection supplémentaires. » Même réaction pour Kaydia Campbell, elle aussi joueuse de futsal. « C’est encore plus difficile à accepter à quelques jours de l’événement. Voilà des mois que

nous nous entraînons. »

Déception sur tous les fronts Mais les organisateurs et les athlètes ne sont pas les seuls à préparer les Jeux d’hiver de l’Arctique depuis de longs mois : quelque 1 800 bénévoles avaient été recrutés pour gérer le quotidien de l’événement. « À ce nombre s’ajoutent les 300 bénévoles qui ont travaillé pendant deux ans à la planification des Jeux », souligne Bev Buckway, la présidente du recrutement des bénévoles pour l’événement. C’est une vraie déception pour l’ensemble de la communauté, particulièrement investie dans ces Jeux. Même si beaucoup comprennent et approuvent les raisons de l’annulation, comme en témoignent les nombreux commentaires de soutien en réaction à l’annonce de

l’annulation sur les réseaux sociaux. Les bénévoles recrutés occupaient des postes très variés, des cuisines à l’accueil des athlètes, de la gestion du matériel technique à l’enregistrement des statistiques. « Il faut beaucoup de monde pour s’occuper de 2 000 athlètes et d’une organisation de cette importance », explique Bev Buckway. « C’est simple : sans les bénévoles, il n’y aurait pas de Jeux. » Heureusement, il est assez facile de recruter des bénévoles au Yukon. « C’est dans notre culture », souligne l’ancienne mairesse de Whitehorse. « Beaucoup de Yukonnais connaissent quelqu’un qui participe ou qui a participé aux Jeux. Nous savons l’importance que cet événement a pour les jeunes et la différence qu’il peut faire pour eux. Moi-même, j’ai participé aux tout premiers Jeux de l’Arctique, il y a 50 ans. » Un engouement de la popula-

Nouvelle loi sur le contrôle des produit du tabac et de vapotage loi, qui remplace la Loi sur les endroits sans fumée, réglemente l’usage, la vente, l’exposition et la Le gouvernement du Yukon a promotion des produits du tabac promulgué la Loi sur le contrôle ou de vapotage au territoire. Un certain nombre de changeet la réglementation des produits du tabac ou de vapotage. ments ont pris effet immédiatement, Nouvellement en vigueur, cette notamment : une personne doit Extrait d’un communiqué du Gouvernement du Yukon

avoir au moins 19 ans pour pouvoir vendre ou faire l’usage de produits du tabac et de vapotage au Yukon. Les affiches « interdiction de fumer » doivent inclure la mention « interdiction de vapoter ».

Lettre à l’éditrice Choix du prénom sur les permis de conduire Robert Nantel

J’aimerais savoir combien il y a de francophones qui sont nés au Québec avant 1970 et ont des difficultés à cause de leur permis de conduire sur lequel le premier prénom inscrit est Joseph (ou Marie pour les femmes), avant leur autre prénom (usuel). Mon nom inscrit sur mon permis est Joseph (un prénom que je n’utilise jamais) et mes prénoms Robert et Lucien figurent en dernier.

Lorsque je présente mon permis de conduire comme carte d’identité, mon premier prénom est vu comme mon nom légal. Ceci devient un casse-tête pour les banques, pour prendre l’avion, pour aller voter, etc. Car mon nom usuel (Robert), n’est pas celui qui figure en premier sur mon permis, mais c’est pourtant le nom que j’ai sur ma carte de santé et pour beaucoup d’autres documents administratifs. Le département qui délivre les permis de conduire refuse

d’inscrire un autre nom que celui qui est inscrit sur notre certificat de naissance. Au Québec, avant les années 1970, tous les bébés masculins avaient Joseph comme premier prénom, et les bébés féminins, Marie. J’aimerais qu’on envoie une pétition qui exige de mettre fin à cette discrimination basée sur un choix issu de la province où nous sommes nés et sur la religion de nos parents. Vous pouvez m’envoyer vos commentaires à cette adresse : nantelrobert@northwestel.net

tion pour le volontariat confirmé par le directeur général de Bénévoles Yukon, Bruno Bourdache. « Selon les dernières statistiques, 50 % de la population fait du bénévolat au Yukon. Ce taux d’implication est le plus haut du Canada et tend encore à s’accroître. » Les francophones ne sont pas en reste : « 10 à 15 % des bénévoles inscrits dans notre base de données sont francophones ou francophiles ». Il poursuit : « Les gens ont à cœur de

s’investir dans leur communauté. Ils se connaissent et veulent s’entraider. Et le bénévolat est un bon moyen pour se faire des amis et se créer un réseau. » Pour celles et ceux souhaitant s’investir dans la communauté, notons que le 31 mars se tiendra le Salon de l’emploi et du bénévolat au Centre culturel des Kwanlin Dün. Initiative de journalisme local APF – Territoires

Projet de loi : des congés pour les victimes de violence Le ministre des Services aux collectivités, John Streiker, a déposé la semaine dernière un projet de loi visant à modifier la Loi sur les normes d’emploi. L’objectif : permettre aux victimes de violence familiale ou à caractère sexuel de bénéficier de congés. Maryne Dumaine

Ce projet de loi concernerait les personnes qui exercent une profession ou travaillent dans un secteur réglementé par le territoire. Il pourrait permettre d’offrir des congés pour les personnes qui sont victimes de violence familiale ou à caractère sexuel de la part d’un partenaire intime ou d’un membre de la famille. Il s’appliquerait aussi si un enfant de l’employé ou une personne à qui l’employé fournit des soins subit de la violence familiale ou à caractère sexuel. Le Yukon s’inscrit dans un mouvement que l’on observe également ailleurs au pays. Le 3 mars dernier, le Nouveau parti démocratique au pouvoir en Colombie-Britannique a proposé un projet de loi similaire. Pour la province, il s’agirait de cinq jours de congé payé qui s’ajouterait à un congé sans solde déjà autorisé pour ces situations. « En leur permettant de bénéficier de congés payés et non payés, nous lèverons un des principaux obstacles auxquels se heurtent les victimes de violence familiale ou à caractère sexuel », a déclaré

Mme Jeanie Dendys, ministre responsable de la Direction de la condition féminine. En effet, pour de nombreuses victimes de violence en milieu domestique ou à caractère sexuel, la transition pour mettre fin à la violence implique souvent de prendre du temps de congé. Déménagement, changement de situation de vie, besoin de soins… Au Yukon où la violence familiale est trois fois plus élevée que la moyenne nationale et où la violence à caractère sexuel est également supérieure à la moyenne canadienne, une perte de revenu peut dans bien des cas représenter un frein ou du moins, un obstacle aux procédures visant à s’extraire de la violence. Les dix provinces et les Territoires du Nord-Ouest permettent aux victimes de violence familiale de bénéficier de congés sous une forme ou une autre. Selon les régions, les congés varient en longueur et peuvent être payés ou non. Pour les employeurs canadiens, la violence familiale représente, directement et indirectement, une perte de 77,9 millions de dollars par année.


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Des étoiles Michelin aux étoiles polaires

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Poussé par un besoin d’espace et d’aventure, le maître d’hôtel Stéphane Cole déménage de la Côte d’Azur au Yukon.

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Poussé par une quête d’espace, le maître hôtelier Stéphane Cole a délaissé en août dernier les étoiles du Guide Michelin pour s’établir auprès de celles parsemant la voûte céleste du Yukon. « C’est un grand changement », concède d’entrée de jeu le principal intéressé. Un an plus tôt, le natif de France occupait le rôle de « chef d’orchestre » pour Le Negresco, « un fleuron mondial de l’hôtellerie » à Nice, dans le sud de la France, explique Stéphane Cole, dont le titre officiel était maître d’hôtel. « Je m’occupais de la gestion de salle et des services pendant des congrès ou des mariages », cite-t-il en exemple. Habitué « des clientèles haut de gamme », il reconnaît l’aspect loufoque de ce déménagement. « C’est marrant, mais je m’adapte », témoigne-t-il. Selon lui, la source de cette décision réside dans la recherche d’un autre type de luxe, un qui se retrouve difficilement dans les métropoles : les grands espaces naturels. En effet, le simple fait de se remémorer les bouchons de cir-

Avis de restriction de charge

Julien Latraverse

Immigrer au territoire était une façon pour Stéphane Cole de combler son besoin d’espace et de nature.

culation niçois réaffirme la décision de l’expatrié de venir au Canada. « Ça me prenait 30 minutes pour me stationner. Il arrivait même que je n’aille pas à des événements, car je ne savais pas si j’allais me trouver une place de [stationnement ] », raconte-t-il. Stéphane Cole retrouve toujours les aléas de l’automobile, mais

maintenant à la sauce yukonnaise. Une de ces nouvelles expériences notables en sol canadien demeure « avoir à brancher sa voiture quand il fait –40 o », se remémore le père de famille, le sourire en coin. « Tu racontes ça à des gens à Nice et personne ne te croit! » Un contraste fulgurant avec le climat méditerranéen de la Côte

d’Azur, mais pas insurmontable selon lui. « On savait à quoi s’en tenir », rapporte-t-il. « Ça fait longtemps qu’on se préparait psychologiquement pour éviter de se dire un jour : “Mais qu’est-ce qu’on fait là?“ », ajoute Stéphane Cole. Pour éviter ce genre de situation, le Yukonnais a enclenché en amont ce processus de préparation mentale

Le chauffage vous coûte trop cher? Durant la débâcle printanière, des restrictions de charges pourraient être imposées avec un préavis de 48 heures aux résidents et aux entreprises de transport et de camionnage qui empruntent les routes du Yukon.

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dès sa rencontre d’information au forum Destination Canada, trois ans avant d’immigrer au territoire. Un autre aspect fondamental dans le déménagement de M. Cole consiste dans la simplicité de la vie au Yukon. « Tout est moins compliqué, c’est plus simple ici [...] il y a un certain côté roots dans la mentalité des gens », observe-t-il. Stéphane Cole cherche ainsi à se distancer d’une philosophie carriériste où « le boulot est privilégié ». révèle-t-il. Le territoire est pour lui l’occasion de s’épanouir sur le plan humain. « C’est de se recentrer sur nos besoins en tant que personne ». Stéphane Cole commencera prochainement à travailler au Raven Inn de Whitehorse, le nouvel hôtel construit à l’intersection de la 2e Avenue et la rue Keish. Une occasion pour lui de retrouver sa passion de l’hôtellerie, en plus de peaufiner son anglais. « J’ai hâte [...] tout est neuf, et aux standards mondiaux [du domaine] », mentionne le professionnel du milieu. Si le futur possède encore quelques incertitudes pour Stéphane Cole, il entrevoit du moins ce nouveau chapitre avec optimisme. « Qui peut prédire sa vie dans cinq ans? », explique M. Cole. La prochaine étape pour sa famille et lui sera peut-être la résidence permanente et la citoyenneté, mais pour le moment, Stéphane Cole souhaite profiter au maximum de la nordicité et de l’espace du Yukon. Ce publireportage a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

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Apprendre dans la nature et par la nature L’approche de l’éducation par la nature grandit en popularité au pays incluant le Yukon. D’ailleurs, depuis le début de l’année scolaire, les élèves de la maternelle de l’École Émilie-Tremblay ont le plaisir de s’initier à l’apprentissage en forêt

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L’apprentissage pédagogique à l’extérieur gagne en popularité dans la franco-yukonnie.

Au Canada, on valorise de plus en plus l’environnement naturel comme contexte éducatif. En d’autres mots, on reconnaît que laisser un enfant explorer en interaction avec la nature participe à son développement global. On parle ici d’un développement sur les plans à la fois physique, moteur, émotionnel et social, ainsi qu’au plan cognitif et langagier. À ce propos, la Québécoise Gabrielle Gagnon, consultante et

enseignante de l’éducation par la nature, était de passage au Yukon en janvier dernier. Elle a présenté les bases de cet enseignement lors du colloque sur la petite enfance organisé par la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) en collaboration avec la Garderie du petit cheval blanc. L’intérêt pour Mme Gagnon envers cette approche est intimement lié au Yukon puisqu’il remonte à son passage à l’École Émilie-Tremblay où elle

y a enseigné. C’est à ce moment, en effet, qu’elle a pu apprécier les bienfaits qu’apportait la nature sur les élèves à travers principalement le programme scolaire des Boules de feu. « Par ce programme qui favorise les activités en plein air, j’ai pu voir à quel point les élèves étaient plus calmes et heureux. En revenant au Québec, j’ai alors décidé de suivre une formation en intervention par la nature et l’aventure afin de pouvoir adapter cet

Fournie

aspect dans mon enseignement », affirme la conseillère qui a profité de son récent passage au Yukon pour offrir également des ateliers de formation sur le terrain aux enseignantes de l’École ÉmilieTremblay ainsi qu’aux éducatrices de la Garderie du petit cheval blanc.

Un projet pilote concluant à l’École Émilie-Tremblay En juin dernier, à la suite d’une formation pédagogique de 40 heures à travers le projet Forest School, Geneviève Tremblay, coordonnatrice à la petite enfance pour la CSFY, décide alors d’intégrer ces nouvelles notions apprises à la vie de l’école franco-yukonnaise, et ce, en collaboration avec les enseignantes des classes de la maternelle de l’École ÉmilieTremblay. « Nous avons appliqué un projet pilote d’école dans la forêt qui a été très concluant pour nous », confirme Geneviève Tremblay qui, beau temps mauvais temps, à raison de deux heures par semaine par classe, a accompagné les élèves de l’École Émilie-Tremblay dans la forêt. Cette dernière qui est située sur le terrain de l’école accueille donc de jeunes élèves curieux qui font leur apprentissage avec les éléments de la nature, par des jeux coopératifs ou des jeux libres. Sans jouets, ordinateurs ou autres distractions, ils développent leur créativité en étant obligés de se servir de ce que la forêt leur offre. Durant ces moments dans la nature, une période est également allouée à la méditation où

les élèves en profitent pour s’asseoir ou se coucher seuls dans un endroit confortable pendant cinq à dix minutes. Ces moments leur permettent de se retrouver avec eux-mêmes. « Ce projet pilote est un super début, il nous reste maintenant à le bonifier. Les élèves des autres niveaux scolaires sont aussi interpellés par cette approche. Il y a donc un intérêt grandissant pour tous à l’École Émilie-Tremblay », souligne Geneviève Tremblay.

Un prochain guide À ce projet pilote s’ajoute celui d’une publication par la CSFY de deux guides portant sur cette approche. L’un sera destiné au corps enseignant et l’autre aux parents afin de présenter les bases de cette approche et quelques suggestions d’activités pouvant se faire à l’école ou à la maison. « Ça devrait se réaliser d’ici l’an prochain », confirme Geneviève Tremblay. Ce publireportage a été rendu possible par le financement de l’Agence de santé publique du Canada- fonds de concertation pour la promotion de la santé en petite enfance- ainsi que par le financement de Santé Canada pour la Société santé en français et ses réseaux membres dans le cadre du Plan des langues officielles. L’initiative décrite s’inscrit dans le plan communautaire de promotion de la santé en petite enfance francophone du Yukon mené par le Partenariat communauté en santé (PCS)

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Programmes en français

Plaisirs d’hiver, plaisirs culturels Ce mois-ci pour cette double page, les découvertes ne manquent pas pour les élèves des programmes de français langue seconde.

Photo : Gouvernement du Yukon

Chante-la ta chanson Une 7e édition de Chante-la ta chanson tout à fait fantastique et pleine de surprises. En effet, les élèves présents ont été étonnés d’entendre et de voir par projection vidéo les élèves de la classe de 5e année de Mme Brophy de l’École Robert-Service qui nous interprétaient la chanson Le plus fort du monde de Black M. De plus, le groupe d’élèves de l’École élémentaire de Takhini a dansé et chanté sur la musique de La Bastringue. Bravo à toutes les écoles participantes!

Photo : Gouvernement du Yukon

Bernard Voyer Bernard Voyer, ce grand explorateur et alpiniste qui a gravi les sommets les plus hauts des cinq continents, était en visite à Whitehorse, le 25 février dernier. Les élèves de l’École secondaire F.-H.-Collins, de l’École secondaire catholique Vanier et de l’Académie Parhélie ont eu la chance d’assister à la conférence Exploration sonore. Merci à l’Association franco-yukonnaise pour cette bonne collaboration.

La vie en musique Il y a quelques semaines, une excellente présentation musicale tout en français a été offerte à plusieurs écoles primaires. La vie en musique, subventionnée par le Conseil des arts du Canada, était de passage à Whitehorse pour une tournée dans l’Ouest. Ce spectacle invitait les élèves à porter attention à la musique cachée dans les bruits que nous entendons au quotidien.


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Même si nous n’avons pas d’érables au Yukon, cela n’empêche pas les élèves d’en apprendre plus sur la transformation de l’eau d’érable. À son carnaval d’hiver, Amilie, monitrice de langue à l’École J.-V.-Clark de Mayo, a préparé de la tire pour tout le monde avec l’aide de deux élèves. Pour leur part, les élèves de l’école secondaire Porter Creek ont participé à un carnaval d’hiver. Au cours de la journée, la classe de français de Mme Morrison a animé plusieurs activités à l’intention des autres élèves, le tout se terminant par une dégustation de tire d’érable. Quant aux élèves de l’École de Ross River, ils ont pris beaucoup de plaisir à jouer du bonhomme gigueur.

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Au grand air Apprendre dans la nature est souvent très agréable pour plusieurs élèves. Deux femmes de la compagnie Au grand air, venues pour le colloque de la petite enfance à la fin janvier, en ont profité pour découvrir le Yukon et offrir des ateliers à certaines classes de l’École élémentaire Selkirk. Les enseignantes et les élèves ont beaucoup apprécié ce temps passé au grand air!

Visiteznotre notrepage pageWeb Web: :yukon.ca yukon.ca Visitez

Programmes en français

Le printemps sera bientôt de retour!


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Jeunesse 10

Des occasions de formation pour les jeunes entrepreneurs franco-yukonnais sont offertes au Québec

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Ce n’est une nouvelle pour personne : l’offre en formation postsecondaire en français n’est que très peu développée au Yukon. Beaucoup de finissants doivent quitter le territoire pour poursuivre leurs études, entraînant des frais de scolarisation élevés pour les familles. Pour les jeunes entrepreneurs francophones, il existe cependant une piste encore méconnue pour se former en français, même avec un petit budget. (OIF). Ce changement de cap permettait donc désormais à de Les Offices jeunesse internatio- jeunes Franco-Yukonnais d’aller se naux du Québec (LOJIQ) est un former au Québec à moindre coût. organisme gouvernemental qui, initialement, avait pour mission Des Québécois au Yukon de favoriser le développement professionnel et personnel des Depuis 2018, ce ne sont pas Québécois de 18 à 35 ans en leur moins de dix-sept Québécois qui permettant de réaliser un projet ont visité le Yukon, et ce, grâce comportant une mobilité au Canada à trois programmes différents : ou à l’international. En 2017, LOJIQ « Engagement citoyen », « Mobilité a ouvert ses frontières et décidé étudiante » et « Développement de d’appuyer des projets de formation carrière ». LOJIQ a pu leur offrir un présentés par de jeunes adultes appui financier non négligeable originaires des États et gouverne- (65 % du prix du billet d’avion, ments membres de l’Organisation ainsi qu’une indemnité hebdomainternationale de la Francophonie daire) et leur donner accès à des Kelly Tabuteau

ressources diverses, notamment en matière de conseils et de logistique. En contrepartie, les jeunes adultes ont dû remettre un rapport succinct présentant les actions menées pendant leur projet et les enseignements retenus. L a M o n t ré a l a i s e É m i l i e Nicolas, aujourd’hui anthropologue, a ainsi pu participer, en juin 2018, à la conférence The Time is Now, organisée par l’Association canadienne des commissions des droits de la personne en collaboration avec la Commission des droits de la personne du Yukon. Elle se souvient : « En 2014, j’étais venue à Whitehorse dans le cadre du programme Action Canada, un programme de leadership en politique publique, et j’avais pu constater qu’ici, l’approche du rapport avec les peuples autochtones, en matière de droits de la personne, était beaucoup plus avancée qu’ailleurs au Canada. J’avais donc bon espoir qu’une conférence à Whitehorse pourrait offrir des apprentissages particulièrement intéressants sur le sujet. »

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Émilie Nicolas a profité de sa visite à Dawson pour faire un peu de tourisme.

David Boucher, enseignant au Collège de Montmorency depuis 18 ans, quant à lui, a décidé de partager son amour pour le Yukon en élaborant un projet de production médiatique avec des élèves. Grâce au bureau qui coordonne les projets dans son collège, il découvre LOJIQ et avoue : « C’est un avantage certain puisque l’organisme reconnaît les projets porteurs. La participation pour le coût des billets d’avion permet de faciliter la participation d’un plus grand nombre d’étudiants. » Enfin, Justine Skahan, anglophone de Montréal, a décidé de poser sa candidature au programme de résidence d’artistes du Klondike Institute of Art and Culture (KIAC) à Dawson après

Augmentation annuelle du salaire minimum Avis à tous les employeurs du Yukon – à compter du 1er avril 2020,le salaire minimum passera de 12,71 $ à 13,71 $ l’heure. Après examen, la Commission des normes d’emploi a émis un ordre d’augmentation du salaire minimum basé sur l’augmentation de l’indice des prix à la consommation (IPC) pour la ville de Whitehorse (2 %) plus 0,75 $. Le salaire minimum passera donc de 12,71 $ à 13,71 $ l’heure à compter du 1er avril 2020.

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L’Annexe des salaires équitables augmentera également du même montant que celui de l’augmentation de l’IPC, à la même date. L’Annexe des salaires équitables établit les taux de rémunération qui doivent être versés aux employés qui effectuent des travaux dans le cadre d’un contrat accordé par le gouvernement. Pour consulter l’Annexe des salaires équitables, visitez notre site Web au www.yukon.ca/fr. Pour en savoir plus, contactez la Direction des normes d’emploi au 867-667-5944.

la recommandation de son amie Sarah Fuller, ancienne résidente. Elle y a passé un mois en novembre 2018. « Ma sœur avait visité le Yukon il y a quelques années et c’était resté quelque part en moi, alors je me suis lancée. Je ne m’attendais pas à ce que les paysages soient si beaux! Puis la résidence du KIAC, c’est vraiment une résidence prestigieuse! »

Des Yukonnais au Québec? Nicolas, Boucher et Skahan sont unanimes : le volet « Formation au sein d’incubateurs et accél é r a t e u r s d ’e n t r e p r i s e s e n Francophonie » représente un réel atout de formation pour les jeunes franco-yukonnais qui aimeraient se lancer en affaires. En complément d’un soutien financier, c’est surtout un accompagnement et des services-conseils qui y sont offerts. Justine Skahan confie : « En tant qu’anglophone du Québec, je ne m’attendais pas à parler autant français à Dawson. C’est plus facile de créer des liens quand c’est dans sa langue maternelle. Ce programme donne donc l’avantage de réseauter en français. » La Franco-Montréalaise Émilie Nicolas conclut : « Ma famille est franco-ontarienne et je trouve qu’il y a beaucoup de méconnaissances par rapport à la réalité des autres francophones. C’est important de pouvoir créer des liens, quel que soit le domaine, dans sa langue première; mais surtout, je trouve important que les francophones de partout au Canada puissent venir se former au Québec, et que les Québécois comprennent qu’être Québécois n’est pas la seule façon d’être francophone. » Initiative de journalisme local APF – Territoires


Jeudi 19 mars 2020

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Jeunesse 11

Deux jeunes franco-yukonnais s’illustrent à Dawson Julien Latraverse

Isidore Champagne et Sarah Lavallée ont tous deux participé au volet territorial d’une compétition de photographie organisée par Compétences Canada à la fin du mois de février, à Dawson.

Excursion dans le domaine professionnel L’événement permet à des jeunes du secondaire de mesurer leur habileté dans le domaine des technologies et des métier s spécialisés, notamment en cuisine ou en charpenterie. Une occasion unique, selon les deux étudiants, d’explorer le domaine de la photographie. Les jeunes devaient ainsi compléter une série de photos en lien avec les métiers pendant la compétition. Par exemple, en capturant des personnes en train de faire de la soudure. Certains de ces clichés ont nécessité un

montage photo de la part des adolescents. Sarah Lavallée et Isidore Champagne participaient pour la première fois au concours. Malgré le cadre compétitif de l’atelier, les deux élèves de l’Académie Parhélie s’entendent sur la dimension plaisante de l’événement. « C’est un endroit où tout le monde peut avoir du fun », raconte Sarah Lavallée qui a décroché la troisième place lors de la compétition.

Poursuivre ses passions Prendre part à l’événement leur a également permis d’approfondir leurs connaissances en photographie, estiment les deux adolescents. « Je viens tout juste de commencer la photo », explique Sarah. « Avec ma troisième place, ç a me motive à c ontinue r », ajoute-t-elle. Un avis qu’Isidore Champagne partage également. Le Franco-Yukonnais de 15 ans

pratique la photographie depuis 2016. Il estime que cet atelier l’encourage encore plus à poursuivre sa passion. Il indique y penser d’ailleurs pour un avenir professionnel. « C’est sûr que je veux devenir pro », souligne-t-il. Élève en 10 e année à l’Académie Parhélie, il entrevoit déjà les avenues stylistiques possibles pour trouver sa touche. « C’est sûr que je fais un peu de tout en ce moment », reconnaît-il d’entrée de jeu. « Mais j’aime beaucoup les portraits d’environnement et les photos [de type] macro, comme avec des insectes », explique Isidore Champagne. Malheureusement, les élèves ne se sont pas classés au volet national de la compétition. Cette étape du concours nécessite en effet une première place. Isidore Champagne et Sarah Lavallée restent cependant déterminés à exercer leur passion créative jusqu’au niveau professionnel.

Julien Latraverse

Sarah Lavallée envisage déjà de poursuivre cette nouvelle passion pour la photographie,

Isidore Champagne

Un des clichés d’Isidore Champagne capturé lors du concours.

Il y a du changement à votre décharge

Il y a du changement à votre décharge

Des redevances seront perçues à Tagish, Deep Creek, er •Mount Lorne, Carcross et Marsh Lake à compter du 1 avril 2020. •Les tarifs complets seront disponibles en mars. Sacs d’ordures ménagères 1 $ l’unité

Déchets volumineux (bureau, sofa, etc.) 10 $ l’unité Gros appareils électroménagers sans fluide frigorigène (lave-vaisselle, cuisinière, sèche-linge, etc.) 15 $ l’unité Gros appareils électroménagers avec fluide frigorigène (réfrigérateur, congélateur, climatiseur, etc.) 40 $ l’unité

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Jeudi 19 mars 2020

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Coup D’oeil 12

Sara Nielsen Julie Gillet

Valérie, Caroline, Stella et Lana ont participé à la course de Log Cabin. Bravo les championnes!

Fournie

LANCEMENT DE LA STRATÉGIE DE TOURISME CULINAIRE DU YUKON

Un tournoi de hockey a été organisé par Flatwater North afin de récolter des fonds pour l’organisme. L’événement avait lieu sur la patinoire du centre communautaire de Mont Lorne.

TIA Yukon et le consultant LÉ Eric Pateman U N vous invitent au lancement de la Stratégie AN de tourisme culinaire du Yukon Lundi, 30 mars • à 10 h • Wykes' Your Independent Grocer

Fournie

La conférence Bead, Hide and Fur Symposium a eu lieu au Centre culturel des Kwanlin Dün du 6 au 8 mars. À l’occasion d’un atelier de fabrication de sacs, Maple, artiste de perlage, montre ses oeuvres. Les deux sur la gauche ont demandé plus d’un mois chacune, tandis que celle qu’elle tient dans sa main, réalisée sur de la peau d’orignal, lui a pris une semaine à terminer.

Veuillez confirmer votre présence sur Eventbrite: https://www.eventbrite.ca/e/yukon-culinary-tourism-strategylaunch-tickets-95738092211 Supporté par:

Julien Latraverse

Sports de plein air en famille

guide des 0-6 ans Une brochure présentant des conseils pour pratiquer des sports de plein air, en toute sécurité, avec les tout-petits. Pour obtenir une copie papier ou pdf :

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Jeudi 19 mars 2020

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Coup D’oeil 13 L’événement Alimente ta francophonie a eu lieu à l’École Émilie-tremblay dans le cadre des rendezvous de la francophonie, le 12 mars dernier. Une vingtaine de jeunes chefs ont pu régaler les élèves et les parents.

Julien Latraverse

Deux équipes francophones ont participé à Destination imagination. Les Obstineux ambitieux ont obtenu la première place dans la catégorie défi scientifique! Bravo.

Cet événement, organisé par une équipe du personnel enseignant, a été rendu possible grâce à un programme nommé Vice-Versa. Le comité JeFY et la Fédération Jeunesse canadienne française collaborent à ce programme afin d’aider les écoles à intégrer des activités communautaires à leurs programmes.

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CSFY

Maryne Dumaine

Chante-là ta chanson a réuni des élèves qui étudient le français langue seconde à Whitehorse et à Dawson (virtuellement), et des élèves de français langue première.

Les bases de la cuisine en plein air Instructrices : Nadine et Maya Poirier

Amateurs de camping,de randonnée et de chasse, cet atelier pratique est pour vous! Venez apprendre des techniques sécuritaires d’allumage du feu et découvrir des méthodes de cuisson à l’aide de différents appareils. Au menu : brochettes de viande, légumes grillés, bannock et guimauves. Cet atelier se déroulera à l’extérieur. Apportez des vêtements chauds, une lampe de poche ainsi qu’une tasse de voyage isolante pour boissons chaudes. Date : Mercredi 25 mars Heure : 18 h à 21 h Lieu : Vista Outdoor Learning Centre Mile 6.5 Mayo Road, Whitehorse Inscription: Appelez au 867-667-8005 ou écrivez à coservices@gov.yk.ca pour vous inscrire. Le nombre de places est limité.

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Jeudi 19 mars 2020

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Culture 14

Les paysages yukonnais : source d’inspiration pour un documentaire philosophique

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Les immensités blanches, la nature immuable… Aucun doute, le Nord attire les mordus de grands espaces. La chaîne de télévision européenne Arte a passé commande pour un documentaire philosophique qui vient d’être tourné au Yukon.

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Maryne Dumaine

Philippe Simay est philosophe. Dans une série de 30 épisodes intitulée Habiter le monde, produite par Cinétévé pour Arte France, il s’est intéressé à la façon dont les habitats racontent les modes de vie autour du globe. Une équipe de trois personnes est venue au Yukon pour réaliser un film documentaire long métrage qui fait la continuité de cette série. « Philippe Simay a souvent rêvé des

grands espaces qu’il avait lus dans des récits de Jack London. On a voulu confronter cette idée qu’il avait avec la réalité, l’immensité du territoire, et puis aussi mettre le tout en relation avec les gens qui l’habitent, qu’ils soient issus des Premières Nations, chercheurs d’or ou trappeurs. Tous ces gens qui cultivent un goût pour la nature », explique Matthieu Maillet, le réalisateur. Ce documentaire illustre donc le regard du philosophe sur le Yukon, et ses rencontres avec les gens.

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Olivier Nathan Matthieu Maillet (réalisateur), Olivier Nathan (membre de l’équipe de tournage) et Yves Lafond (de g. à dr.).

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Une expérience inoubliable « C’était merveilleux, un incroyable voyage », raconte Matthieu Maillet avec nostalgie. Son équipe vient de passer trois semaines au territoire pour réaliser ce film. Au sein de ce documentaire, de nombreux francophones. Notamment Yves Lafond, camionneur des routes de glace, écrivain et chroniqueur très populaire des pages de l’Aurore boréale. « Comme le disait Yves Lafond, “le gars peut sortir du Yukon, mais le Yukon ne

peut pas sortir du gars”. Ça m’a pas mal bousculé ce voyage, même si je suis habitué à voir de grands espaces », témoigne le réalisateur qui semble avoir notamment été impressionné par la route Dempster. « Cette route immense au milieu de nulle part, c’est fascinant! » Parmi les autres figures francophones du film : Arthur St-Laurent, Chrystelle Houdry et Maxime Vincent, chercheur d’or à Dawson. L’épisode a également intégré Paul Josie, musheur d’Old Crow, qui témoigne au sujet des réalités des Premières Nations du Yukon. « Les gens que nous avons rencontrés

sont tous des personnages, des personnes tellement habitées par ce territoire! » Pour le tournage, l’équipe a engagé les services de Simon D’Amours Productions pour coordonner le projet sur le plan local. Puisque le tournage vient d’avoir lieu, il est encore prématuré de prédire la date de sortie sur les écrans de télévision. « Probablement pas avant la fin de l’année 2020 », estime M. Maillet. Restons à l’affût. La série Habiter le monde est disponible en ligne sur YouTube.

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Jeudi 19 mars 2020

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Culture 15

Radio-Canada devant le CRTC : le Canada français s’attend à mieux Quand un organisme comme la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) propose que le diffuseur public crée un deuxième centre de production au pays, c’est que l’insatisfaction est grande. Marc Poirier — Francopresse

canadiennes (CRTC). La Société nationale de l’Acadie (SNA), qui a également envoyé un mémoire au CRTC, prône elle aussi une décentralisation de la production de Radio-Canada, jugée beaucoup trop centrée sur le Québec. Selon la présidente, Louise Imbeault, il y a différents moyens pour atteindre ce but. « Pourquoi tous les recherchistes pour les émissions du réseau sont-ils à Montréal? Pourquoi il n’y a pas de recherchistes dans les régions? »

Pour le président de la FCFA, Jean Johnson, c’est un constat d’échec envers Radio-Canada. « On souhaite qu’un jour, ils se réveillent. On doit sortir une partie de la programmation et l’installer ailleurs pour que ce soit un reflet de nos communautés, pour avoir un contenu pancanadien. » L’idée d’un deuxième centre de production ailleurs qu’au Québec est l’une des recommandations principales de la FCFA du Canada incluses dans son mémoire sur De la parole aux actes le renouvellement les licences de Radio-Canada et de CBC Ce n’est pas d’hier que les remis au Conseil de la radiodiffu- francophones de l’extérieur du sion et des télécommunications Québec dénoncent le peu de

place qu’ils occupent dans la programmation nationale de Radio-Canada. Les dirigeants de l’institution se sont souvent engagés à améliorer la situation. Louise Imbeault estime qu’il est grand temps que l’on passe des paroles aux actes. « RadioCanada, par l’entremise de ses chefs, de ses leaders et gestionnaires, a pris l’engagement d’un meilleur reflet des régions, une participation des régions. Il faut que ces engagements-là soient assumés par le personnel en ondes ou sur le Web. C’est là où les changements doivent s’effectuer. »

Quelques exemples de répartition du contenu : • Cinq radiojournaux du midi (13 h dans les Maritimes) : Québec : 47 %; international : 25 %; national/fédéral : 22 %; Canada, extérieur du Québec : 6 %. • Cinq éditions de Midi info (radio) : Québec : 37 %; national/fédéral; 30 % — international : 31 %; Canada, extérieur du Québec : 2 %. • Cinq éditions de 24/60 (RDI) : Québec : 41 %; international : 34 %; national/fédéral : 25 %; Canada, extérieur du Québec : 0,25 % (0,5 minute sur 200 minutes).

les deux organismes soulignent qu’il n’est pas question de ne pas approuver le renouvellement de la licence de Radio-Canada. « Radio-Canada est une institution importante pour les francophones du pays, notamment pour les Acadiens et les Acadiennes, précise D’un côté comme de l’autre, Louise Imbeault. On ne pourrait pas se donner un moyen de communication de cette envergure-là seulement en s’appuyant sur les entreprises privées ou communautaires. Pour nous, c’est essentiel. Si on n’avait pas cette institution-là, il faudrait l’inventer. Donc, les commentaires qu’on fait sur Radio-Canada ne portent pas sur l’essentiel même de Radio-Canada, mais sur sa façon de répondre aux exigences. »

Vox pop de la Caravane des dix mots : fluide Fournie

Lilit Amian

Marie-Hélène Comeau

Le projet international de la Caravane des dix mots invite les artistes francophones de la planète à créer des projets d’art avec les membres de leur communauté. Chaque année, à partir d’une liste de dix mots choisis, un réseau international d’artistes francophones propose à son public des projets artistiques. Le but étant de rendre compte de la diversité culturelle au travers de la langue française, de jouer avec les mots au-delà de leur sens dans un contexte de création artistique. Cette année, les mots ont été sélectionnés en fonction du thème de l’eau invitant chacun à étancher sa soif des mots. Le vox pop proposé dans les pages de l’Aurore boréale permet aux francophones du Yukon de s’exprimer sur les mots tout en invitant la francophonie internationale à en faire de même. Après le Mali, la République tchèque, la République démocratique du Congo, le Mali, la Côte d’Ivoire, l’Union des Comores, la France, la Tunisie et le Cameroun, c’est maintenant au tour de l’Arménie de joindre sa voix à celle de la franco-yukonnie.

Marie-Hélène Comeau

Marie-Hélène Comeau

Jean-François DesLauriers

Haley Digel

Lilit Amian (Arménie) L’Arménie n’est pas un pays francophone, c’est un pays francophile. Alors, la première fois quand j’ai lu ce mot, il m’a fait penser à un instrument de musique : la flûte. En Arménie, nous avons comme instrument de musique traditionnelle la flûte dont le nom est duduk! Alors, si le mot fluide avait un son, je pense qu’il aurait le même son que celui de la flûte arménienne quand on la joue. Jean-François DesLauriers (Yukon) Fluide? Je dirais que c’est la façon dont j’aimerais m’exprimer par la parole, l’écrit et la pensée. Car, il y a toujours une distraction qui me bloque. J’aimerais aussi dormir et rêver de façon fluide sans me réveiller. Et bien entendu, le mot fluide me fait aussi penser à la bande dessinée Fluide glacial de Gotlib. Haley Digel (Yukon) Fluide pour moi, c’est quand les choses coulent facilement. C’est la transition sans résistance. On peut toujours aussi penser aux rivières sur lesquelles des canots descendent facilement, naturellement sans effort.

Définition du mot fluide Adjectif et nom masculin. Étymologie : du latin fluidus, de fluere, fluer. Se dit d’un corps dont les molécules ont peu d’adhésion et peuvent glisser librement les unes sur les autres (liquides) ou se déplacer indépendamment les unes des autres (gaz), de façon que le corps prenne la forme du vase qui le contient. Au sens figuré : qui coule avec facilité et harmonie. Qui a tendance à échapper, qu’il est difficile de saisir, de fixer, d’apprécier. Fluctuant, indécis et insaisissable. Les mots de cette année ont été sélectionnés en fonction du thème de l’eau, d’où l’intérêt d’Énergie Yukon de se joindre à l’aventure. L’organisme, qui a été créé en 1987, est un service public, principal producteur et émetteur d’énergie du Yukon. La majeure partie de l’électricité qui y est produite provient principalement des barrages hydroélectriques de Whitehorse, d’Aishihik et de Mayo.

Une fraction du contenu consacré aux autres provinces Dans le cadre de son argumentaire au CRTC, la FCFA a mené une petite enquête sur différents contenus de Radio-Canada. Elle a remis les résultats au CRTC, en même temps que son mémoire. (Voir encadré.) Cette piètre présence de la réalité de la francophonie canadienne de l’extérieur du Québec désole Jean Johnson. « Je trouve ça très décevant qu’en 2020, on n’a pas réussi à faire plus de progrès que ça. Nous, on veut que le citoyen québécois, que

la société civile québécoise, on veut qu’elle nous connaisse. Mais si on ne parle pas de nous, ils ne nous ne connaîtront pas. »

Pour l’ensemble du pays Louise Imbeault amène la réflexion plus loin. « On dit qu’il faut que Radio-Canada reflète l’ensemble du pays. Pas seulement l’ensemble des francophones, mais l’ensemble du pays. Les francophones sont des citoyens de l’ensemble du Canada. Et les Québécois aussi. Il n’y a rien qui nous prouve que les Québécois ne sont pas intéressés par ce qui se passe ailleurs : ils ne le savent pas. On ne leur dit pas. » Dans un courriel, Radio-Canada a répondu à notre demande d’entrevue par une courte réplique : « Nous sommes heureux de voir les Canadiens s’engager dans le processus mené par le CRTC. Nous sommes enthousiastes à l’idée de poursuivre le processus en passant à l’étape suivante. » C’est à compter du 25 mai à Ottawa que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes tiendra ses audiences sur les licences de Radio-Canada et CBC qui viennent à échéance le 31 août prochain. Le dernier renouvellement des licences date de 2013.

L'Aurore en ondes L'Aurore en ondes Les balados de l’Aurore boréale : disponibles en ligne! Les balados de l’Aurore boréale : disponibles en ligne! Pour écouter les articles lus : Pour écouter les articles lus : soundcloud.com/lauroreboreale soundcloud.com/lauroreboreale ou auroreboreale.ca ou auroreboreale.ca

Ce projet a été rendu possible grâce à un financement des gouvernements du Québec et du Yukon en vertu du programme de coopération Ce projet a été rendu possible grâce à un financement des gouvernements intergouvernementale en matière de francophonie canadienne. du Québec et du Yukon en vertu du programme de coopération intergouvernementale en matière de francophonie canadienne.


Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

EnvironNEment 16

Des légumes frais en hiver produits ici

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Pendant la période estivale, quelques fermes permettent aux consommateurs de trouver des aliments qui ont poussé au Yukon. Mais il est plus difficile de s’approvisionner en denrées fraîchement récoltées l’hiver venu. ColdAcre Food Systems l’a bien compris et exploite désormais le filon.

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Kelly Tabuteau

Produire des végétaux à longueur d’année au Yukon n’est pas chose facile, surtout en hiver. Entre un sol peu fertile et gelé, des températures glaciales et un ensoleillement minimum, autant dire que cela relève presque de la mission impossible. Pour contrer ce problème, un nouveau système de production alimentaire existe maintenant au territoire depuis l’été 2019 : le jardinage hydroponique. ColdAcre Food Systems fait partie d’une longue liste d’entreprises qui mettent à profit cette nouvelle forme d’agriculture. Basée à Whitehorse, la compagnie convertit des conteneurs d’expédition de 40 pieds de long en jardins hydroponiques à haute productivité, qu’elle distribue par la suite à travers le Yukon et le Canada. Baptisés Cropbox, les conteneurs permettent la culture de laitues, choux de Chine et herbes aromatiques en tout genre pour alimenter la population yukonnaise en légumes frais.

demande que de l’eau à laquelle est ajouté un engrais liquide qui apporte la concentration en azote, phosphore, potassium, sels minéraux et oligo-éléments nécessaires à la pousse des plantes. Les semis sont alors plongés dans un substrat inerte, lui-même irrigué par cette solution nutritive, ce qui permet de cultiver des fruits et légumes 365 jours par année. La distribution du produit final est simple, car producteurs et consommateurs sont proches géographiquement l’un de l’autre.

Une production locale annuelle Le gouvernement du Yukon (GY) développe déjà depuis plusieurs années des stratégies pour l’alimentation locale. En 2015, le secteur agricole du GY affirmait d’ailleurs que 95 % de la nourriture consommée par les Yukonnais était importée. ColdAcre Food Systems n’est pas la seule entreprise qui permet la production locale d’aliments au territoire. L’objectif premier de ces compagnies : améliorer la sécurité alimentaire dans le nord du pays. En effet, selon le Bureau des statistiques du Yukon, le territoire a vu une augmentation de 4,5 % du prix des légumes entre 2017 et 2018. L’installation Cropbox permet une grande flexibilité, une planification des récoltes en fonction des besoins des clients et une haute productivité : les plants poussent tous les jours et peuvent être récoltés chaque semaine. Pour fonctionner, ce système ne

Un partage local des compétences « Whitehorse est un grand marché alimentaire. Il y a beaucoup de producteurs fantastiques dans le territoire, mais tous les aliments produits localement ne représentent même pas 1 % de ce qui est consommé », explique Carl Burgess, président-directeur général de l’entreprise, en faisant allusion au haut taux d’importation d’aliments du territoire. La

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Kelly Tabuteau

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Carl Burgess, président-directeur général de ColdAcre Food Systems, présente « ses » jardins hydroponiques à l’intérieur de conteneurs de livraison.

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solution selon lui : former la communauté sur les bienfaits et les dessous de la production locale. « Nous serons tout aussi heureux d’aider les gens à cultiver leur propre nourriture que de vendre celle que nous produisons », précise-t-il. À ce titre, une installation de jardin hydroponique a été faite au sein de l’École secondaire de Porter Creek, des visites scolaires sont régulièrement organisées dans les locaux de ColdAcre Food Systems et des partenariats sont en discussion avec des universités pour de la recherche complémentaire. Des ateliers pourraient également voir le jour pour partager le savoir à la communauté. En huit mois de fonctionnement, ColdAcre Food Systems qui fournit certains supermarchés du centre-ville de Whitehorse, des restaurants et des particuliers, a réussi à s’imposer sur le marché alimentaire du Yukon et connaît déjà un franc succès, selon Carl Burgess. Les carnets de commandes ne désemplissent pas et des tests sont menés pour proposer de nouveaux produits très prochainement.

Et l’impact environnemental? À l’aide d’un fonctionnement en circuit fermé, l’eau recyclée en permanence permettrait, selon Carl Burgess, une économie d’utilisation de l’ordre de 90 % par rapport à une culture traditionnelle. « On rejette une centaine de litres d’eau par mois, soit l’équivalent de dix chasses d’eau », ajoute-t-il. Cela dit, il existe quelques inconvénients à ce type d’agriculture. Le plus grand défi est de maintenir l’environnement aux conditions optimales pour la croissance. De nombreux capteurs, rapportant leurs mesures directement dans des applications sur téléphone intelligent, sont installés dans les conteneurs pour relever le taux de dioxyde de carbone, la température, l’humidité et la circulation d’air. Si aujourd’hui ColdAcre Food Systems n’utilise pas d’énergies renouvelables pour sa production, la conception d’un modèle 100 % hors réseau est déjà faite et sera mis en œuvre dans les mois ou années à venir. Initiative de journalisme local APF – Territoires

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Jeudi 19 mars 2020

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EnvironNEment 17

L’apiculture au Yukon, c’est possible! Les abeilles sont essentielles à la survie de la planète et de l’espèce humaine. Mais de là à avoir une colonie d’abeilles de compagnie, c’est une tout autre chose! Difficile d’improviser un élevage d’abeilles, surtout au nord du 60e parallèle. Maryne Dumaine

Il met aussi en place un réseau et un groupe Facebook (facebook. com/groups/yukonbees), un site Web (northof60beekeeping.com) et crée une formation et un guide de 150 pages sur le sujet. Aujourd’hui, il possède huit ruches qui survivent aux hivers. Ingénieur de profession, M. Tardif teste différents équipements qu’il crée lui-même ainsi que différentes techniques. Il est devenu un expert en apiculture au Yukon.

Étienne Tardif vit au Yukon depuis plus de huit ans. À son potager et son poulailler, il a ajouté il y a quelques années quelques milliers d’amies : des abeilles. Mais dans le Grand Nord, l’apiculture présente des défis. Avec le temps, il a appris à les maîtriser et désormais, il consacre de son temps à aider les nouveaux apiculteurs et apicultrices en herbe à commencer la même aventure. Devant les défis de l’isolement géographique et Des méthodes de des conditions bien spécifiques à la région nordique, il a mis en base à connaître place un réseau et offre des forDans quelques semaines, Étienne mations. Son objectif : l’entraide, Tardif proposera un cours au Mont afin que l’apiculture soit à la portée Lorne. De l’équipement aux techde tout le monde. niques de base, en passant par les maladies des abeilles et les Apprivoiser le Nord choses importantes à considérer lors de l’installation des ruches. Le avant d’apprivoiser cours s’adresse à des personnes les abeilles qui souhaitent savoir comment Avant d’arriver au Yukon, Étienne partir du bon pied. Le cours est Tardif avait déjà une grande expé- pour le moment offert en anglais, rience d’apiculture, dans le nord mais il tente de faire traduire sa de l’Ontario. « Mais quand je suis présentation par le gouvernement. « Souvent, les gens pensent au arrivé au Yukon, je me suis rendu compte que les techniques du Sud miel et aux ventes qu’ils peuvent ne s’appliquaient pas nécessaire- en faire, mais l’équipement de base ment ici. J’ai voulu rencontrer des nécessite du travail et un certain personnes qui avaient des abeilles investissement. Je recommande de aussi », explique-t-il. Il rapporte que commencer avec deux », expliquec’était difficile, car il n’y avait pas t-il. Selon l’expert, pour un équipede réseau pour partager l’expertise. ment de base, pour deux ruches (le « J’ai rencontré une apicultrice qui minimum), il faut compter un peu avait des ruches depuis quatre au-delà de 1 000 $. Pour ce qui ans, mais chaque hiver, elle perdait est du temps, une fois l’installation ses abeilles. Elle ne savait pas mise en place (ruches, barrières, clôtures électriques, etc.), il faut comment faire autrement. » De ce constat, M. Tardif tire compter environ une heure de une conclusion : il connaît les travail par semaine. « Les abeilles sont un peu abeilles, leurs cycles et les techniques, mais le calendrier, le climat, comme des poules », explique le les saisons et les cycles de floraison passionné. « Il faut s’en occuper. » La sont différents… « Dès ma deu- saison qui demande le plus de soins xième année ici, j’ai fait venir un est celle où les abeilles divisent instructeur de Terrace [Colombie- leurs troupes et tentent d’aller faire Britannique] ». Pour cela, il reçoit de des essaims dans d’autres arbres l’aide gouvernementale, notamment « C’est un bon moyen d’entamer du département de l’agriculture des conversations avec votre voidu Yukon. Mais le même défi le sinage », explique-t-il en racontant pousse alors à faire venir un autre l’anecdote de sa voisine qui avait expert d’Edmonton, quelque temps un essaim très bruyant dans un de ses arbustes! plus tard.

Fournie

Étienne Tardif est un expert en apiculture au Yukon, il possède huit ruches et ses abeilles survivent à l’hiver.

avec des personnes qui habitent proche, pour faire équipe dans À Whitehorse, des règlements les tâches. » Mais avant tout, il limitent l’apiculture. À Dawson, est important de considérer les les résidents ont tous droit à ressources disponibles pour les deux ruches. Mais en dehors abeilles, car la saison de floraison de ces limites, il n’y a pas de loi. est courte au Yukon. Beaucoup de choses à « C’est mieux d’en parler à ses voisins, et même de s’associer comprendre avant de se lancer

Les lois et règlements

dans l’aventure qui semble passionnante. Si le cœur vous en dit d’avoir dans votre jardin quelques milliers de nouvelles amies, le cours aura lieu les 25 et 26 avril au Centre communautaire de Mont Lorne. Pour plus de renseignements : yukonhoneybees@gmail.com

Les entreprises aussi ont besoin de chaleur! Il existe à présent des remises pour les améliorations écoénergétiques des bâtiments commerciaux. Les propriétaires ou les locataires d’immeubles commerciaux existants peuvent maintenant bénéficier de remises sur les travaux permettant de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou leur consommation d’énergie. Appareils électroménagers, systèmes de chauffage, isolation, systèmes d’énergie solaire... Toutes les améliorations écoénergétiques sont admissibles.

Contactez-nous pour en savoir plus.

Pour en savoir plus sur les programmes de remise du gouvernement du Yukon : yukon.ca/fr/good-energy


Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

PERSONNES AîNÉES 18

Bien vieillir et bien vivre : le coût associé à l’hébergement pour les personnes aînées Face à l’augmentation des coûts de logement, de plus en plus de personnes aînées se tournent vers des solutions inusitées. Pour cette deuxième partie d’article (la première partie a été publiée dans l’édition du 5 mars), un exemple de cheminement inusité a été reconstitué à partir de plusieurs témoignages. Patricia Brennan, Doug MacLean

Afin de protéger leurs investissements, tout en ayant une qualité de vie, prenons l’exemple d’un couple assez bien nanti et prévoyant. Après avoir pris leur retraite depuis déjà quelques années, le couple s’est trouvé en difficulté pour payer les taxes municipales. Celles-ci avaient augmenté à près du tiers de la valeur originale de leur maison. Malgré toutes les prévisions faites avant leur retraite, leurs économies disparaissaient à vue d’œil et la perspective de vendre la maison à ce moment-là les aurait privés d’un revenu suffisant pour les protéger durant leurs dernières années d’espérance de vie. Leur propriété située dans un quartier attrayant, à deux pas des écoles et des lieux de travail, représentait toute leur sécurité financière. Refusant de la vendre, ils ont décidé de la louer à des

La location de leur maison a pu couvrir de quoi payer les taxes foncières et fournir des revenus pour aider à couvrir les dépenses de leur nouvelle aventure : le voyage. Cette solution a eu des répercussions sur le plan des impôts et sur leur retraite, mais tout compte fait, leur mode de vie s’est avéré moins coûteux. L’achat d’un véhicule récréatif d’occasion et quelques années plus tard, d’une propriété dans un pays chaud a comblé les besoins pendant les huit années suivantes. Des besoins de santé leur ont imposé un retour au Canada par la suite où les soins de santé leur étaient accessibles. Ils ont réussi à trouver une maison de retraite offrant des soins convenant aux besoins des Pixabay deux, sans avoir à se séparer. Leur logement et les soins ger leurs affaires financières et à nécessaires sont couverts par amis fiables. Leur choix d’hébergement peu maintenir un mode de vie confor- leurs économies et en partie par conventionnel a contribué à proté- table avec un budget abordable. notre système de santé.

Nos amis ont tout de même réussi à contrer les écueils financiers en considérant des solutions hors du conventionnel et ont pu maintenir leurs attentes pour leur retraite et éviter de mettre à risque leur autonomie financière. Ils auraient pu choisir de prendre une hypothèque inversée, le refinancement de leur maison, se joindre à une coopérative d’habitation pour aînés ou encore acheter une plus petite maison ou un condo. Les choix ne manquent pas, cependant, il est important de considérer les contraintes de chacun. Lorsque vous planifiez votre retraite, rappelez-vous des nombreuses possibilités. Laquelle des approches choisiriez-vous? Avezvous d’autres stratégies pour bien vieillir et bien vivre? Texte écrit en collaboration avec la Golden Age Society of the Yukon

Yukon College and Association Francoyukonaise have collaborated to now offer the following services in both

Le Collège du Yukon et l’Association franco-yukonnaise ont uni leurs forces pour être maintenant en mesure d’offrir les services suivants

French and English:

en français et en anglais :

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General and College Access Pathways program advising

One-on-one math, science or English private tutor sessions

(2-3 h/week)

(7 h/week)

Walk/text/phone in academic support for math, science, English, and communications courses

Yukon College Entrance Assessment support

Le service d’aiguillage Le centre d’aide aux étudiants pour les cours de mathématiques, de sciences, d’anglais, de communications et de comptabilité

(7-8 h/week)

Visit our website to view complete schedule and book appointments:

Evening English as a Second Language classes (Intermediate level)

www.yukoncollege.yk.ca/asc

For more information, please contact Stephanie Bourret, sbourret@afy.yk.ca, 867-668-2663, ext. 220 and/or Erica Bourdon, ebourdon@yukoncollege.yk.ca, 867-456-8608

Des cours du soir d’anglais langue seconde (niveau intermédiaire)

Des cours particuliers de mathématiques, de sciences ou d’anglais en séances individuelles privées Un service de soutien à l’évaluation du classement du Collège du Yukon Visitez notre site Web pour consulter l’horaire complet et prendre rendez-vous : www.yukoncollege.yk.ca/asc

Pour obtenir davantage d’information, veuillez communiquer avec Stéphanie Bourret par courriel, à : sbourret@afy.yk.ca, ou par téléphone, au 867-668-2663, poste 220, et/ou avec Erica Bourdon, par courriel, à : ebourdon@yukoncollege.yk.ca, ou par téléphone, au 867-456-8608.

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Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

PERSONNES AîNÉES 19

Prendre d’assaut l’isolement des aînés Secondée par huit de ses associations membres, la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) démarre en 2020 un grand projet canadien dont l’objectif est de briser l’isolement des personnes aînées. André Magny — Francopresse

«  On peut être isolé de plusieurs façons. La maladie, un conjoint qui décède. On peut aussi être isolé en hiver à cause d’une tempête de neige ou quand on habite en milieu rural. Et on peut l’être aussi par la langue.  » C’est à partir de la Colombie-Britannique que Stéphane Lapierre va coordonner pour la FAAFC un ambitieux programme, auquel vont participer sept provinces et un territoire pour faire sortir de leur isolement des milliers de personnes âgées. Sensible à ce problème, le gouvernement canadien par l’entremise du programme Nouveaux Horizons a octroyé quelque 3 700 000 $ pour l’implantation de trois initiatives d’envergure : la conception d’un centre d’activités téléphoniques pour aînées et aînés francophones, la création d’un réseau de sentinelles entre aînées et aînés francophones et enfin, la mise en place d’une plateforme informatique de partage assurant la gestion et la livraison de formations et d’animation d’activités en ligne pour les 50 ans et plus.

Maryne Dumaine

Le groupe Franco 50 se réunit désormais les mardis à 11 h au Centre de la francophonie pour socialiser autour d’une boisson chaude. Une belle façon de briser l’isolement et de permettre aux personnes aînés de revenir au coeur de notre communauté.

seront données sur cette plateforme informatique ne soient pas gratuites. Animations d’activités et formations seront suivies par l’ensemble des communautés francophones à travers le Canada.

Le soutien des communautés

Qu’ils soient de la NouvelleÉcosse, du Nouveau-Brunswick ou du Yukon, ceux et celles qui se Trois initiatives sont confiés à Francopresse ont Stéphane Lapierre explique que, tous démontré un enthousiasme dans un premier temps, l’énergie hors du commun face à l’objectif de la FAAFC et de ses partenaires de vaincre la solitude des aînés. Anne LeBlanc, coordonnatrice se concentrera particulièrement sur les deux premiers projets. Le premier, Connect’Aîné sera lancé officiellement en avril. Ce sera plus qu’un simple service téléphonique. En fait, on parle de téléconférence. Les gens qui y participeront pourront discuter, échanger, dialoguer sur différents sujets, mais à distance depuis leur foyer. Il faut savoir que parfois, les distances sont grandes entre diverses communautés francophones dans une région donnée, que ce soit au Nouveau-Brunswick, en Ontario ou au Yukon. Le deuxième volet portera le nom de Sentinelle entre aînés francophones. Gratuite comme le premier volet pour les participants, cette initiative permettra aux aînés qui sont tout fin seuls d’être contactés par des bénévoles, qui prendront de leurs nouvelles et feront le point sur leur état de santé. La FAAFC et ses associations membres veilleront à la formation de ces bénévoles. Quant à la troisième initiative, sans mentionner de date de démarrage, Stéphane Lapierre affirme que celle-ci financera les deux autres. Effectivement, il est prévu que les formations qui

du programme Connect’Aîné pour le Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse, connaît fort bien la difficulté que certains aînés ont pour se déplacer. Elle a déjà des idées de sujets pour ce premier volet. «  Il y aura des animateurs d’ateliers qui vont les faire parler de leurs souvenirs d’école, par exemple.  » Consciente que ce projet va demander des efforts, son association membre de la FAAFC vise tout d’abord les secteurs de Clare et d’Argyle. «  Après, on ira vers Chéticamp, de l’autre côté.  » Questionné sur la façon dont les associations de personnes âgées réussiront à joindre ceux

et celles qui sont plus isolés que les autres, Gilles Bourassa de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick va s’appuyer sur diverses ressources qui pourront pointer ceux qui vivent une détresse. «  Moi, par exemple, j’ai un ami qui a une popote roulante. Il distribue des repas à douze personnes. Lui, il le sait quand une personne ne va pas bien. Il pourra nous en informer. Même chose pour les bénévoles qui transportent des gens. Ils peuvent être de bons indicateurs.  » À Whitehorse, Patricia Brennan est gestionnaire au

service des aînés à l’Association franco-yukonaise. Ce n’est pas la première fois qu’au Yukon, on développe des initiatives pour briser l’isolement. Mme Brennan rappelle qu’en 2017 l’artiste franco-yukonaise Cécile Girard avait rassemblé jeunes et moins jeunes autour de son projet De fil en histoires, pour la fabrication d’une vingtaine de poupées représentant des personnages historiques francophones du Yukon. Cette fois-ci, Patricia Brennan assure que son association va participer aux Sentinelles et à la ligne téléphonique. Il y a environ 500 aînés francophones au Yukon, principalement à Whitehorse. Si 80 personnes pouvaient être sorties de leur solitude, elle en serait ravie. Le samedi 28 mars, il y aura d’ailleurs le forum « Bien vieillir en français au Yukon » au Centre de la francophonie de Whitehorse. Ce sera l’occasion d’échanger sur les défis du vieillissement en français au Yukon. Pour l’heure, les associations affiliées à la FAAFC retroussent leurs manches pour former des bénévoles-sentinelles, trouver du contenu pour les téléconférences et répertorier diverses ressources, qui serviront le temps venu à signaler la détresse des aînés. « Personne ne doute de ce projet ambitieux. On avance! », assure Gilles Bourassa.


Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

20 Avis relatif à la possibilité de nomination : Sous-comité du saumon du Yukon Le gouvernement du Canada est à la recherche de personnes intéressées à siéger au conseil du Souscomité du saumon du Yukon, un organisme consultatif public qui fournit des conseils au ministre des Pêches et des Océans et aux Premières Nations du Yukon sur toutes les questions liées au saumon et à son habitat. Pour obtenir de plus amples renseignements et des instructions sur la façon de présenter une demande, les candidats éventuels sont invités à visiter le site : http://www.pac.dfo-mpo.gc.ca/consultation/ yukon/yssc-scsy/index-fra.html Remarque : Le gouvernement du Canada tiendra compte du bilinguisme et de la diversité dans l’évaluation des candidats aux fins de nomination. Nous encourageons les candidats à indiquer leurs compétences dans l’une ou l’autre des langues officielles du Canada. Nous encourageons les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées et les membres de minorités visibles à présenter leur candidature. Les demandes doivent être soumises au plus tard le jeudi, 26 mars, 2020 Coordonnées: Pêches et Océans Canada appointments-nominations@dfo-mpo.gc.ca

AVIS PUBLIC BOIS DE CHAUFFAGE DU LOTISSEMENT WHISTLE BEND OFFERT AU PUBLIC À COMPTER DU 17 MARS 2020 Les arbres qui ont été coupés lors du défrichage des terrains de la phase 7 du lotissement Whistle Bend peuvent maintenant être récoltés par le public comme bois de chauffage vert. Ce bois doit servir à des fins personnelles; il ne doit pas être récolté par des entreprises de bois de chauffage, ni servir à des fins commerciales. Pour pouvoir ramasser le bois, il faut posséder un permis de récolte de bois de chauffage à des fins personnelles. On peut se le procurer gratuitement, du lundi au vendredi, au bureau des Services des inspections et du suivi de la conformité de Whitehorse, situé dans les locaux de la Direction de la gestion des forêts, au mille 918, route de l’Alaska (en face de l’église Bethany). Vous pourrez ramasser le bois tous les jours, entre 8 h et 16 h, du 17 mars au 30 avril 2020, ou jusqu’à épuisement. Il y a une limite de cinq cordes par permis. Le bois est empilé en longueur de 4 pieds et de 8 pieds, le long d’un chemin non pavé. Il est interdit de couper le bois sur place. Utilisez un véhicule approprié pour accéder au dépôt. Un plan indiquant où se trouve le bois vous sera remis avec le permis. Pour en savoir plus sur le permis de récolte de bois de chauffage à des fins personnelles, rendez-vous au bureau d’Inspections et suivi de la conformité de Whitehorse à l’adresse indiquée ci-dessus. Pour toute question concernant le lotissement Whistle Bend, contactez la Section de l’aménagement des terres au 867-332-4133.

Rappels d’hygiène Que ce soit face à l’épidémie du virus COVID-19 ou pour éviter la grippe ou les autres virus hivernaux, voici quelques règles à intégrer au quotidien.

The Government of Canada is seeking applications from individuals interested in serving as a Board Member on the Yukon Salmon Sub-Committee, a public advisory body to the Minister of Fisheries and Oceans and to Yukon First Nations on all matters related to salmon and their habitat. For more information and instructions on how to apply, prospective candidates are invited to visit: http://www.pac.dfo-mpo.gc.ca/consultation/ yukon/yssc-scsy/index-eng.html Note: The Government of Canada will consider bilingual proficiency and diversity in assessing candidates for appointment. Candidates are encouraged to identify their proficiency in either of Canada’s official languages. Women, Indigenous persons, persons with disabilities, and members of visible minority groups are encouraged to apply.

• utilisez un désinfectant dont la concentration d’alcool doit être d’au moins 60 % si vous n’avez pas accès à de l’eau et du savon; • évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche si vous ne venez pas de vous laver les mains;

• couvrez-vous la bouche et le nez d’un papiermouchoir quand vous toussez ou éternuez, puis jetez immédiatement le papier-mouchoir dans la poubelle;

Conformément au paragraphe 7 b) du Règlement sur le lotissement, pris en vertu de la Loi sur le lotissement, le gouvernement du Yukon donne avis de réception des demandes de lotissement suivantes :

• si vous n’avez pas de papier-mouchoir, toussez et éternuez dans le pli de votre coude en couvrant bien la bouche et le nez;

Submission of applications is required by Thursday, March 26, 2020 Contact: Fisheries and Oceans Canada appointments-nominations@dfo-mpo.gc.ca

Dossier no 2020-60-GH55 : Demande d’approbation de lotissement du lot 1178, quadrilatère 105 D/10, plan 2006-0123 LTO par Wolfgang et Renate Bublitz en vue de créer une parcelle agricole comprenant un domicile, dans la région d’aménagement de Golden Horn, au Yukon. Les commentaires à propos de ces demandes seront acceptés jusqu’au 16 mars 2020. Pour obtenir plus de renseignements ou pour soumettre des commentaires au sujet de ces demandes, contactez la Direction de l’aménagement foncier d’Énergie, Mines et Ressources, au 867-667-8877 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, poste 8877.

C

• lavez-vous les mains souvent à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes;

Avis public

Dossier no 2020-60-TH102 : Demande d’arpentage de 11 fractions de terrain nu supplémentaires par Takhini Hot Springs Ltd et Northern Sustainable Investments, pour le plan de condominium 256, quadrilatère 105 D/14, plan CC256 LTO, dans la région d’aménagement du chemin Hotsprings, au Yukon.

L

Les précautions habituelles suivantes aident à prévenir la propagation des virus respiratoires, y compris le coronavirus (COVID-19) :

• nettoyez et désinfectez les objets et les surfaces qui sont à la portée de tous;

Notice of Appointment Opportunity: Yukon Salmon Sub-Committee

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• si vous êtes malade, restez chez vous au lieu d’aller au travail ou à l’école.

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Symptômes du virus COVID-19

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• Fièvre • Toux • Difficultés respiratoires Si vous souffrez de symptômes après avoir voyagé hors du Yukon ou eu des contacts rapprochés avec des cas probables ou confirmés d’infection par le coronavirus, veuillez composer le 811 ou appeler et parler à votre propre prestataire de soins de santé. En cas d’urgence, composez le 911.


Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

sport 21

Une discipline loin d’être balayée dans l’oubli La ligue de ballon sur glace grandit en popularité au Yukon, lentement, mais sûrement. Julien Latraverse

Créée en 1983, la ligue de ballon sur glace du Yukon continue à ce jour ses activités, tout en gagnant des adeptes de saison en saison. Le tournoi annuel à Haines Junction prouve la vitalité de la ligue au territoire. Normalement, ce tournoi annuel signifie la clôture de la saison, « mais un conflit d’horaire avec la patinoire a devancé la date de l’événement », explique un des joueurs de l’équipe Sport-Expert, Roch Nadon. En tout, ce sont six équipes, composées d’environ une douzaine d’athlètes chacune, qui se sont rendues à Haines Junction.

Dénicher la prochaine génération « On gagne des joueurs petit bloc par petit bloc », témoigne Scott Smith, un vétéran du sport au territoire. Selon lui, le coût d’entrée très bas du ballon sur glace permet un renouvellement constant de ses adeptes. « Tout ce qu’il faut, c’est un casque, des souliers et un bâton », explique-t-il. « Ce n’est pas un sport qui coûte cher à essayer ou à pratiquer », ajoute le capitaine de l’équipe commanditée par Sport-Expert. Un avis approuvé également par Roch Nadon. Lui-même explique qu’il a commencé à jouer au ballon-balai, car c’était un sport plus abordable que d’autres disciplines. « C’était moins cher pour ma famille [...], ce n’est pas comme le hockey où tu dois acheter un équipement complet et coûteux », évoque celui qui se souvient de ses nombreux allers-retours à la quincaillerie pou r fa b rique r s e s pro p re s « balais » pendant son enfance, au Québec. De plus, un autre des attraits de la ligue est sa mixité. Roch Nadon et Scott Smith s’entendent tous deux pour témoigner que la composante mixte — des hommes et des femmes — font partie des équipes, semble bénéficier à la santé du sport, au Yukon. « C’est unique à notre ligue », soutient de surcroît M. Smith.

Par ailleurs, la ligue a entre autres mis sur pied des initiatives pour présenter le sport dans les écoles. « On arrivait dans les écoles avec une poche d’équipement et on jouait partout! Dans les stationnements, dans les cours de récréation… », se souvient Roch Nadon. Plusieurs jeunes ont même rejoint la ligue et jouent encore à ce jour », ajoute-t-il. Même s’il déplore la fin de ce programme, Scott Smith reconnaît l’impact de ce projet dans la ligue. « Plusieurs personnes se sont découvert un talent naturel dans ce sport et le pratiquent avec nous maintenant. »

Du talent à revendre Le style de jeu « yukonnais » au ballon-balai permet aux athlètes du territoire de briller à l’international. Grâce à un étrange croisement entre le hockey, le ballon-balai et leur touche secrète, l’équipe du Yukon a réussi à décrocher la médaille de bronze aux Championnats du monde de ballon-balai de 2010 en Autriche. « On avait un style de jeu que personne n’avait jamais vu. Tout le monde se demandait qui on était,

Fournie

La ligue de ballon-balai du Yukon a installé sa propre patinoire dans le quartier de Takhini pour assurer sa pérennité.

et pourquoi une si petite place comme la nôtre pouvait jouer de cette façon », se rappelle Roch Nadon. De ce fait, la ligue se prépare

déjà à composer une équipe pour représenter le Yukon lors du prochain championnat mondial qui se déroulera à Kingston (Ontario) en novembre prochain. Mais pour

le moment, Roch Nadon et son équipier Scott Smith, mettent le viseur sur les séries éliminatoires de fin de saison vers la fin du mois de mars.

Offres d’emploi

L’Aurore boréale couve un beau projet : un tout premier

magazine communautaire!

Nous élargissons temporairement l’équipe et recherchons des personnes pour assurer : • LA COORDINATION • L’INFOGRAPHIE • LES VENTES DE PUBLICITÉS

La communauté franco-yukonnaise vous tient à coeur et vous voulez faire partie de notre équipe? Envoyez-nous votre candidature accompagnée d’un CV et d’une lettre indiquant : vos compétences et atouts pour la mission désirée • pourquoi vous souhaitez intégrer l’équipe du journal à l’occasion de ce projet. •

Date de début des postes : 1er avril Date limite pour postuler : 26 mars Date de sortie du magazine : 25 juin

Il est impératif d’être au Yukon et disponible pour réaliser les tâches, au moins jusqu’à cette date.

Pour postuer ou pour plus de renseignements : dir@auroreboreale.ca

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Accès Internet gratuit Offres d’emploi Rédaction de CV Conseils pratiques Simulation d’entrevue

668-2663, poste 223


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Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

22 20 mars 17 h : Présentation du documentaire I feel Good! sur la chorale Young@Heart par le Partenariat communauté en santé. Centre de la francophonie. Rens. : reception@afy.yk.ca ou 668-2663, poste 500

21 mars

17 h 5 : Émission radiophonique Rencontres sur les ondes de CBC North au 94,5 FM et de RadioCanada au 102,1 FM. Animation : Danielle Bonneau. Rens. : micro.afy.yk.ca

Plus de 200 offres d’emploi sont affichées sur le site Web YuWIN.ca Avez-vous les outils qu’il vous JEU fautN pour décrocher un emploi?

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Notre centre de ressources, calme et entièrement équipé, vous donne accès à : • un ordinateur; • Internet;

24 et 25 mars 10 h à 17 h : Atelier de développement personnel et de planification pour les artistes. ANNULÉ. Rens. : atelier.afy.yk.ca

Demandez à rencontrer un membre de notre équipe qui pourra vous guider dans votre démarche.

• un téléphone; • un télécopieur; • un numériseur.

RÉPONSE DU JEU NO 358

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

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afy.yk.ca JEU NO 360

RÈGLES DU JEU : Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter plus d’une fois les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

RÉPONSE DU JEU NO 360

30 mars 17 h 30 à 19 h : Soirée Découverte Costa Rica. Dégustation de gallo pinto, danse et musique traditionnelles. Centre de la francophonie. Rens. : costarica.afy.yk.ca

31 mars 14 h à 18 h : Salon de l’emploi et du bénévolat. ANNULÉ Rens. : salon.afy.yk.ca

3 avril 15 h 15 à 17 h 30 : Dernière ludothèque communautaire de la saison. Animation, jeux et collation spéciale. Possibilité d’emprunter des livres de la bibliothèque. Bibliothèque de l’École Émilie-Tremblay Rens. : Genevieve.Tremblay@yesnet.yk.ca

Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 668-2663

Petites annonces À la recherche d’une monitrice de français à l’École Émilie-Tremblay, pour la période du 29 mars au 10 juin 2020. Information sur le programme Odyssée : monodyssee.ca. Contactez Yann Herry, coordonnateur territorial des Programmes en français au ministère de l’Éducation : Yann.Herry@gov.yk.ca. Le Yukon s’inscrit fièrement dans la programmation des Rendezvous de la Francophonie, avec dix-sept activités à l’affiche. Une foule d’activités pour petits et grands! Pour consulter la liste complète des activités, visitez rvf.afy.yk.ca.

• un photocopieur;

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter plus d’une fois les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même 867 boîte 668-2663, poste 223 colonne et la même de 9 cases.

17 h 5 : Émission radiophonique Rencontres sur les ondes de CBC North au 94,5 FM et de RadioCanada au 102,1 FM. Animation : Maryne Dumaine. Rens. : micro.afy.yk.ca

2 avril au 7 mai Les jeudis de 18 h à 19 h 30 : Vivre sa vie pleinement. Six séances gratuites et offertes à tous pour apprendre à mieux dormir, se sentir mieux et développer des relations harmonieuses. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663, poste 810

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Besoin d’un soutien personnalisé?

Ces ressources sont mises à votre disposition tout à fait gratuitement et sans rendez-vous. RÈGLES DU JEU :

28 mars 9 h à 16 h : Forum Bien vieillir en français au Yukon. ANNULÉ Rens. : forum.afy.yk.ca

Recherche de logements — du 8 juin au 14 août. Des étudiantes en technique d’éducation à l’enfance viendront travailler dans les camps d’été et à la Garderie du petit cheval

blanc pendant la période estivale. Nous leur cherchons des logements (chambre, appartement, gardiennage de maison). Merci de contacter : projet@petitchevalblanc.ca. Les cinéastes sont invités à envoyer leur dossier de candidature dès maintenant, et ce, jusqu’au 7 août 2020, pour le FICFA, un festival généraliste de films issus des pays de la Francophonie. Le festival souhaite présenter un panorama de la production cinématographique francophone récente et il encourage la participation de productions indépendantes. Le FICFA encourage également les cinéastes qui appartiennent à des communautés sousreprésentées et marginalisées à soumettre leurs films. Rens. : ficfa.com/appeldefilms

Recherche d’un logement pour une famille dont la dame va travailler à la garderie. Ils arrivent mi-juillet. Rens. : Leslie à projet@petitchevalblanc.ca. Recherche d’un appartement pour deux nouvelles éducatrices européennes et un chat, qui arriveront le 31 mai pour deux ans au Yukon. Leslie à projet@petitchevalblanc.ca. Les inscriptions au camp d’été sont ouvertes, contacter camp@petitchevalblanc.ca pour toute information. Camp de la relâche : il reste de la place pour les enfants de 4 à 12 ans du 16 au 27 mars, de 8 h à 17 h, du lundi au vendredi. Centreville de Whitehorse, à l’église Unie. Rens. : camp@petitchevalblanc.ca ou 633-6566

rapides Anecdote de rencontres de travail. Une personne (qui préfère garder l’anonymat) s’est rendue dans un Centre des congrès pour des réunions de travail dans l’est du Canada. Quand elle a demandé à sa collègue où se tenait la réunion, celle-ci lui a répondu par message texte « Mac Donald ». Toutes les salles de conférence étaient nommées selon les anciens premiers ministres du pays. Ce qui a été cocasse, c’est que ladite personne a cru que le petit déjeuner se tenait au restaurant-minute! Hommages aux francophones à l’Assemblée législative : Le 2 avril, le ministre responsable de la Direction des services en français, monsieur John Streicker, rendra hommage aux personnes d’expression française (à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie), à 13 h et rendra hommage aux élèves qui ont participé à la création d’un film sur l’insécurité linguistique, à 13 h. Si vous souhaitez assister à ces événements, le rendez-vous aura lieu à 12 h 40, dans le hall de l’édifice administratif principal du gouvernement sur la 2e Avenue, à côté du parc Rotary.


xxxxxx Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

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Améliorer l’accès au logement abordable et de qualité.

Développer les réseaux d’entraide pour vaincre l’isolement.

Améliorer l’accès aux soins de santé et aux activités qui favorisent le mieux-être en français.

Bien vieillir chez soi.

Merci à

forum.afy.yk.ca


Jeudi 19 mars 2020

auroreboreale.ca

24 Coup d’oeil D’oeil 24 Dans un élan de fierté collective, les athlètes, les personnes organisatrices et les bénévoles se sont rassemblés le 15 mars dernier. Les jeunes de l’Équipe Yukon n’auront pas la chance de démontrer leur excellence dans les disciplines, mais tous les athlètes qui s’étaient préparés pour les Jeux méritaient une reconnaissance. Afin de souligner leurs efforts, nous avons choisi de publier la liste (non exhaustive) des jeunes qui avaient affirmé pouvoir s’exprimer en français pendant les Jeux. Sascha Nelson, Kalina Privett-Morrison, Lang Honhorn, Lou Samson, Cooper Muir, Gabrielle et Camille Bélanger, McKenzie Amundson, Isidore Champagne, Cole Germain, Isla Hupe, Alex and Lydia Brown, Maude and Sophie Molgat, Constance et Dahlia Lapointe, Bella Mouchet, Kate Mason, Gabrielle Perreault, Marina Boulerice, Malorie Lapierre, Mary London, Breanna Brown, Callah MacGillivray, Mikayla Shaw, Mia Raymond, Felix Masson, Louis Mouchet, Tristan Martin, Jenna Henderson, Aleksi Leger, Jean-Paul Lefebvre, Simon and Joshua Lauer, Caius & Lucas Taggart-Cox, Rogan Parry, William McNeil, Sophie Senecal, Griffin Bisson, Jonathan et Gabriel Racine.

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Organisé avec fierté par TIA Yukon avec l’appui de l’Agence canadienne de développement économique du Nord Agence canadienne de développement économique du Nord TOURISM INDUSTRY ASSOCIATION OF YUKON

Canadian Northern Economic Development Agency

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- Des précepteurs de stage bilingues (mentors)

- Des résidences pour les stagiaires

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Si vous êtes un professionnel ou une professionnelle de la santé et des services sociaux bilingue ou si vous avez une chambre ou un appartement à louer, il nous fera plaisir de vous ajouter à notre base de données. Celle-ci sert à référer les institutions de formation et les stagiaires qui font la demande pour un stage au Yukon. Il est possible d’accéder à une formation de précepteurs ainsi qu’à une gamme de services d’accueil et d’orientation pour les stagiaires via notre stratégie d’accueil. Voici une bonne façon de contribuer à la relève dans votre profession et d’encourager le cheminement professionnel de stagiaires bilingues en santé!

Renseignements: Stéphanie Bourret 668-2663 poste 220 ou sbourret@afy.yk.ca


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L'Aurore boréale - 19 mars 2020 by Aurore boréale - Issuu