Sommaire
PRINCIPES FONDATEURS DE YANIV L’histoire de la création de Yaniv . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 La philosophie de Yaniv. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
YANIV AUJOURD’HUI Pourquoi un ha-Keshet sur YANIV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Où est YANIV ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 YANIV décrypté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 YANIV en chiffres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Chronologie de YANIV. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
HA-KESHET Association Cultuelle Israélite de Versailles et sa région 10, rue Albert Joly - 78000 VERSAILLES Tél. 01 39 07 19 19 Directeur de la Rédaction Samuel SANDLER Rédaction Daniella AMAR Florence OYAYON Edition CONSTELLATION MULTI MEDIA Philippe BALDINI cmm@constellation.fr Conception et Réalisation Christelle MARTINEZ longepe.martinez@free.fr
TEMOIGNAGES DES PIONNIERS YANIV an 1 par Maurice Belais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Notre Dame de BELLECOMBE 1980 par Ellen Hagege Benichou . . . . . . . . 10 Ma famille par Michaël Aknine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 A la gare par Valérie Frenkiel Grinbaum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Révolutionnaire par Pierre Masliah . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
YANIV DANS LE MONDE MAP YANIV (origine des participants / pays découverts). . . . . . . . . . . . . . 12
NOS JOURS HEUREUX Histoire du film par Eric Toledano . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
YANIV EN UNE PHRASE Témoignages. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
QUESTIONS / REPONSES
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Interview de Jacques Ohayon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
N° ISSN : 2101-9460
ÉMOTION. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Photos © YANIV Toute reproduction interdite
La Rédaction de ha-Keshet et l’éditeur souhaitent remercier tout particulièrement les annonceurs présents dans ce numéro. Leur soutien nous est précieux pour la réalisation de notre magazine. Que la meilleure attention de nos lecteurs leur soit réservée.
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Principes fondateurs de YANIV
L’histoire de la création de YANIV ————— Jacques Ohayon « Avant YANIV » Comme l’Amérique est née de colons européens, YANIV est né de deux cadres bénévoles des Eclaireurs Israélites de France, remerciés pour avoir été trop visionnaires. Bien que les statuts aient été déposés en septembre 1979, la date de naissance officielle de YANIV est le 1er janvier 1980. Jacques Ohayon & Maurice Belais en sont les fondateurs, alors cadres bénévoles, bientôt rejoints par Yanick et une équipe de PIFS devenus animateurs : Gil, Eric, Michaëlle, Henry, Marc et Michel. YANIV est un mot tiré de l’hébreu qui signifie : « Il portera son fruit ». Il a été donné par Ami Bouganim, écrivain et philosophe, alors délégué de l’Agence Juive auprès des EEIF : c’est ainsi qu’il nomma deux stages de formation de cadres organisés par lui-même et Jacques, en adoptant des principes de gestion rigoureuse, d’innovations pédagogiques et sportives. Les EI ne crurent pas en YANIV qui se trouva contraint, après un mois d’existence, de prendre son indépendance. Le premier séjour YANIV s’est déroulé à Chamonix, et le deuxième à Notre Dame de Bellecombe. Le confort y était sommaire, pour rejoindre le chalet, il fallait prendre un long chemin enneigé, complètement inaccessible en voiture. Le soir, on rentrait à ski (on n’avait pas le choix), et les débutants étaient obligés d’apprendre… Quant à l’intendance, elle se faisait avec une luge, ou à ski. Il arrivait qu’un sac d’oranges dévale la piste qui nous amenait aux remontées !
pour survivre, j’avais décidé de suivre les conseils d’un autre routard français rencontré sur le plateau d’une camionnette « pick-up » avec 5 ou 6 autres auto-stoppeurs anglophones. « Va plutôt voir le Parc de la Vérendrye, c’est encore plus sauvage que l’Algonquin » (le Parc où je me rendais). Ce sont tous ces amis rencontrés au hasard, qui m’ont appris : le canoë des amérindiens, la survie en forêt, la pêche, la sécurité, l’anticipation, et surtout la conscience que partout dans le monde il existe des gens droits qui savent s’émerveiller de ce que leur offre la nature. Je comptais donc refaire, seul, un circuit sur quelques uns des 4000 lacs de la Vérendrye. Pour m’y rendre, il m’avait fallu parcourir des centaines de kilomètres en voiture, en camion ou en mobile-home, au hasard des rencontres, des lieux. Et quand il pleut, personne ne vous prend : ça mouille la voiture! Mais après la pluie, le soleil revient souvent. Je suis arrivé au bord du lac Jean Péré au moment du coucher de soleil. C’est à ce moment que j’ai fait la prière de partager un jour ce moment magique avec tous ceux que je pourrais amener. Et j’ai été entendu ! Des années après, devenu ingénieur, j’avais presque oublié ce vœu impossible, quand Maurice, qui m’avait succédé aux Eclaireurs Israélites de la Victoire (chez les 15-17 ans, appelés « P.I.F.S »), vint me voir : « j’organise un voyage au Canada, et j’ai trouvé un endroit fabuleux : 13.200 km² (les deux-tiers d’Israël), 800 km de circuit en canoë : veux-tu nous faire le guide pour l’expédition ? » La réponse n’a pas été longue à venir, d’autant que tous ses « PIFS » faisaient partie de mes amis, et même certains, de ma famille. Après tout, nous avions déjà descendu l’Ardèche en radeau, alors, le Canada sauvage en canoë avec des ados, c’était envisageable. Mais là, il nous fallait tout préparer pour 13 jours sans rien oublier, car nous n’avions pas de véhicule (de toute façon inutilisable en expédition), et la première
Sur 45 colons, au moins 30 ont fini par devenir animateurs ! C’est là que YANIV fit connaissance avec de nombreux colons de Sarcelles, exceptionnels, pleins d’humour, sympas, qui sont restés nos amis, 30 ans après.
La légende de La Vérendrye Bien avant la création de YANIV, j’avais pris l’habitude de partir à l’aventure, au mois d’août. C’était en 1975, j’avais 21 ans. Grâce aux cours particuliers, j’avais pu m’offrir un billet pour l’Amérique. Mais arrivé à Montréal, c’est en auto-stop que je me déplaçais, avec pour budget un dollar par jour (canadien). Equipé d’un sac à dos, avec tout ce qu’il faut a Oh es qu Jac
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ville était à 108 kilomètres. Et en plus, les cartes des lacs à traverser étaient peu précises ! Pas de téléphone non plus, ni de chemin, ni de maison : nous n’avions aucun droit à l’erreur. Et le miracle s’est produit, comme il se produit chaque année, bien qu’aujourd’hui ce soit plus facile (à peine). En 1980, nous avons organisé 3 groupes pour le même circuit que je faisais jadis seul : Le prix était de 4950F pour vingt-huit jours en pension complète : on visitait New-York, Boston, Ottawa, Québec, Niagara et bien sûr le Parc de la Vérendrye… le confort était celui des auberges de jeunesse, et nous avions réalisé l’exploit de manger « cachère » partout. Et le peanut butter était « Kosher »… Pour certains, c’était le rêve, pour d’autres,beaucoup moins nombreux, le cauchemar. Alors, quand il a fallu camper! Et pourtant, les enfants de ces anciens participants viennent à YANIV pour se « tremper le caractère » et revivre comme leurs parents la « légende de la Vérendrye », un endroit encore préservé, mais menacé par les coupes forestières. Un des derniers endroits de la planète où il y a encore une âme.
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Un arbre a même été planté au relais du Domaine (réserve faunique de la Vérendrye) en l’honneur de YANIV en 2001, témoin des dizaines de groupes qui s’y sont succédés. Curieusement, un accident a brisé sa cime, si bien que de quelque endroit qu’on le regarde, ses branches supérieures forment un « Y », sigle de Yaniv. Il se porte très bien et rappelle que YANIV ◗ signifie : « il portera son fruit ».
Le meilleur rapport qualité-prix : comparez en tenant compte de tous les facteurs, voyage, confort, encadrement, formation, assurances, quantité réelle d’activités, et surtout prix de journée, nous sommes certains d’être parmi les mieux placés grâce à une organisation réputée et au dévouement de toute l’équipe de YANIV. Des garanties pour nos membres. En plus d’être une association agréée de tourisme, d’Education populaire et cofondateur de la Fédération des Vacances Juives, YANIV se veut le groupe le plus fiable de la Communauté.
La philosophie de YANIV
Un groupe juif pluraliste : Nous acceptons toutes les tendances, mais observons la cacherout et le Chabat de notre mieux. Sans jamais renier nos traditions, nous cherchons une vie juive attractive, moderne. Notez que certains séjours se font en restauration “poisson ou végétarienne”.
Depuis sa création en 1980, YANIV continue d’appliquer ces quelques principes qui lui valent sa réputation. Parler vrai : aborder sans tabou tous les problèmes pour mieux y faire face.
« Etre sérieux sans se prendre au sérieux » Vivre en Plein Air : pour grandir harmonieusement, il faut une dose de grand air. Les activités qui font une place à la liberté sont toujours privilégiées à YANIV : canoë, VTT, voile, camping, ski. Les sports collectifs, mais aussi les jeux font partie intégrante de notre mode de vie. Une organisation rigoureuse : la confiance se mérite, et c’est le devoir de YANIV de respecter ses engagements. Nous faisons effectivement ce que nous proposons. Rares sont les manquements à la règle.
Une référence dans l’Education : dans le monde juif comme dans le monde laïc, chaque animateur a tiré profit de son vécu à YANIV, esprit d’initiative, éthique, humour, sens des responsabilités, culture, vie en société, découverte d’autres modes de vies et d’autres pays. Des atouts considérables dans notre monde du 21ème siècle. Créer un réseau de solidarité : En plus des bourses données, YANIV se fait un point d’honneur à mettre le maximum de moyens dans la formation sans cesse renouvelée d’animateurs qui, poursuivant leurs études finissent par s’intégrer dans la vie active. Trente ans après YANIV donne encore plus qu’il ne reçoit. Notre rôle se situe donc bien au delà d’une simple prestation de vacances. ◗
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YANIV aujourd’hui
Pourquoi un ha-Keshet sur YANIV ? —— Florence Ezran Ohayon Daniella, responsable de ha-keshet, m’appelle : « je souhaite faire un numéro spécial sur Yaniv. Après les numéros spéciaux, douloureux et nostalgiques, sur Jonathan et sur l’Algérie, nous avons besoin d’un numéro plus léger, tourné vers la jeunesse et vers l’avenir. Yaniv est une association de Versailles et personne ne la connaît. » C’est vrai au fond, Yaniv est un bon sujet : une association de Versailles, qui n’est pas une branche d’un groupe national et qui réunit des jeunes juifs de toute l’Île de France… Et pourtant, elle n’apparaît nulle part dans la communauté : ni au forum, ni dans Hadachot, ni dans aucune information de l’ACIV… Et pourtant, nous sommes quatre anciens animateurs, directeurs ou même fondateur de Yaniv au Conseil de l’ACIV. Et pourtant, de nombreux anciens animateurs ou participants sont des piliers de la communauté, c’est dire si les liens sont étroits. Yaniv fait tellement partie de nous que nous n’y avions tout simplement, pas pensé. Il nous aura fallu un regard externe, merci Daniella. ◗
Où est YANIV ? L’adresse postale de YANIV est 17/19 rue des 2 frères, au Chesnay. En fait, il s’agit d’une rue piétonne, située au 13 rue de Versailles, au milieu des immeubles construits au début des années 80. Un marché s’y tient le mercredi et le samedi. Au fond de la rue, entre la poissonnerie et la crèche, une plaque discrète signale les bureaux de YANIV. En fait, YANIV est situé pratiquement à l’endroit de l’ancien centre communautaire et du local des EEIF (au 9 rue de Versailles, jusqu’à la fin des années 70). YANIV n’a jamais quitté Le Chesnay : d’abord au domicile de Jacques et Maurice, 2 square Eblé, puis au domicile de Jacques et Yanick, 13 square du dragon, puis encore dans un pavillon, 5 rue de Vaucresson, Yaniv s’est enfin installé en 1987 dans les locaux actuels. Aujourd’hui, 3 permanents reçoivent les inscriptions et organisent les séjours : Jacques Ohayon, directeur de Yaniv, son épouse Yanick, directrice adjointe et enfin l’indéfectible Jérôme Cohen, conseiller pédagogique. De nombreux stagiaires viennent renforcer ponctuellement cette équipe et on ne compte plus les rapports de stage faits sur Yaniv. ◗ Local Yaniv Le
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YANIV en chiffres Par an (environ) – 30 séjours, – 1 500 inscriptions – 21 000 journées enfants, – 4 800 journées animateurs – Plusieurs centaines de journées de formation interne. – Seulement trois permanents et demi pour faire tourner la machine. – 50 000 € de bourses sur nos fonds propres. Le désengagement de l’Etat et la baisse des dons ne nous ont cependant pas impactés, n’ayant aucune subvention d’aucune sorte. C’est mieux car cela rend plus saine notre gestion et nous force à encore plus de rigueur. Depuis la création de YANIV – Plus de 800 séjours – 150 stages de formation – 28 000 participants encadrés pour 40 000 inscriptions – 600 000 journées – 2 400 000 repas – Plusieurs centaines de mariages – 4 divorces connus... – Des milliers d'Enfants de Yaniv ◗ – 18 pays visités sur 4 continents…
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YANIV décrypté YANIV : Nom donné par Ami BOUGANIM écrivain philosophe. Signification : « Il portera son fruit »… Le logo : créé par Henry PESAH « architecte DPLG » étudiant à l’époque. Signification du sigle : le Y pour YANIV Le globe à droite : pour découvrir le monde Le canoë : l’expédition au Canada et le sport favori en été. Le skieur : pour le ski évidemment le sport préféré l’hiver. Au milieu la ménorah pour notre identité juive. Bleu et blanc ça va de soi !!! Ce sigle a été retravaillé par une jeune « designer » Laura il y a deux ans pour décliner les différentes activités par séjour. Le slogan : « Vos plus belles années » quoi dire de plus !!!! il a inspiré le titre du film « Nos jours heureux » !! ◗
YANIV aujourd’hui niveau national et remettre à niveau la Branche Moyenne à l’occasion de tournées de tous les camps d’été. Il sera rejoint par Maurice et Yanick. Août 1979 - Maurice regroupe les deux équipes 15-17 ans de La Victoire et organise le premier voyage au CANADA. Jacques, accompagné de Yanick, fait office de guide de canoë pour les 13 jours au Parc de la Vérendrye. Am bian
Octobre 1979 - Fondation de YANIV-EEIF, le département séjour de vacances des E.E.I.F. Séjour de ski au mois de décembre à Chamonix. Une réussite prometteuse.
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Chronologie de YANIV Automne 1971 - Jacques Ohayon, 17 ans, arrive à Versailles avec sa famille. 1972-1979 - La préhistoire de YANIV. Entre les Éclaireurs Israélites de France et le Centre Communautaire de Versailles. Avril 1972 - 3ème Séder organisé par le centre communautaire. Rencontre avec tous les membres actifs du centre Ahad Ha’am dont Maurice Belais, 18 ans. La famille Belais est une des premières à avoir redonné vie à la synagogue dès son arrivée dans les années 1960. 1972-1974 - Jacques encadre à Versailles la branche moyenne de l’unité E.I. Robert Gamzon, initié par Edith Biezunski et les enfants Zittoun (Gérard, Aline), Rufi (Cathy), Ouazana (Marie-Claude) dont les parents sont fortement impliqués à la fois dans la synagogue (rabbin : M. Haïm Harboun) et le centre communautaire (président : M. Bernard Luxembourg). Participation au célèbre 50ème anniversaire des E.E.I.F. 1975 - Organisation de l’office des jeunes à la synagogue de Versailles par Jacques Ohayon. Découverte de la synagogue par Yanick Chemla1, fraîchement arrivée d’Algérie. Premier voyage en solitaire au Canada (1975). 1976-1977 - Jacques encadre la branche 15-17 ans du groupe local de « La Victoire » à Paris sur demande de son regretté maître Jean-Paul Bader. Il est suivi par son frère Eric et par Yanick Chemla et ses sœurs. Juillet 1977 - Maurice (pas encore E.I.), se joint au groupe des P.I.F.S.2 de La Victoire après un passage de quelques mois aux E.I. de Versailles. Descente de l’Ardèche en radeau (3 semaines). 1978-1979 - Maurice Belais reprend le flambeau des P.I.F.S. de la Victoire. Jacques est sollicité par le nouveau Chalia’h3 des E.I. Ami Bouganim4, pour former les cadres au
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1er janvier 1980 - Séparation des E.E.I.F. sur demande du Conseil d’Administration des E.I. mais contre l’avis des permanents. Début de l’association YANIV. Parution au Journal Officiel le 13 janvier 1980. 1980-1982 - Les premiers grands voyages. Premier séjour au ski à notre Dame de Bellecombe. Organisation de trois séjours au Canada et aux USA, dont un avec Versailles Jeunesse, premières expéditions en canoë, premiers groupes d’étudiants au ski (Crest Volant). Départ de Maurice pour raisons professionnelles en 1981. Premiers séjours en Israël. L’aide des familles : Les parents de Jacques Ohayon et la mère de Maurice Belais5 prennent une part active aux premiers séjours et donnent leur caution financière au projet, n’hésitant pas, tous comme les frères (Eric, Georges, Albert) de Jacques et la sœur de Yanick (Michaelle) à participer à l’encadrement et aux tâches les plus fastidieuses. Michel Saban (de Versailles), Marc Liwer, Gil Amzallag et Henry Pesah (de la Victoire) comptent parmi les premiers animateurs. Eric Ohayon prend une part active à la logistique. 1983 - Première colo d’été (Parc des Ecrins). Premier séjour en Scandinavie (Gil Amzallag et Henry Pesah). 1984 - Création des séjours GRECE (Bruno Zermati et Alain Grinbaum) et ITALIE (Florence Ezran, 21ans - devenue Florence Ohayon épouse d’Eric). Restructuration administrative de YANIV. Renouvellement du bureau. 1985-1990 - Expansion de YANIV rendue nécessaire par la forte demande des familles. Création des séjours en Espagne, au Kenya, en Californie, développement des séjours en France, au mois de juillet. 1991-1995 - « Les Jours Heureux » : Safaris Dordogne et Alpes, centre de Marthon où aura lieu le tournage du film désormais culte « Nos Jours Heureux » dont le nom est inspiré d’une des quatre devises de YANIV : « Vos Plus Belles Années ». Agrément de tourisme puis d’Education Populaire (1995). 1995-1997 - Les années difficiles. Grèves nationales interminables et baisse des effectifs. 1998-2000 - Reconnaissance, par l’administration fiscale du caractère désintéressé de YANIV (fin 1999) puis par la Fon-
dation Edmond Tenoudji (Prix de l’Education Informelle le 17 janvier 2000). Admission au GIC Jeunesse au sein du F.S.J.U.. 2000-2012 - Augmentation très forte de la demande de séjours « ados » au mois de juillet. Maintien de l’offre de séjours en Israël malgré les attentats et le nouvel antisémitisme. Yaniv, seul groupe à avoir maintenu ses voyages pendant les heures noires de la deuxième Intifada et du terrorisme. Forte implication dans la lutte contre la désinformation, formation des animateurs dont la plupart sont universitaires. Consolidation des acquis. Yanick et Jacques reçoivent chacun la médaille d’or du Ministère de la Jeunesse et des Sports en 2007. 2013 - YANIV entre dans sa trente quatrième année. Les anciens, encore présents pour quelques uns, font maintenant
place aux plus jeunes générations. Leurs enfants sont déjà directeurs et guident des milliers de jeunes juifs avec les mêmes principes d’humour, de simplicité. Ils apprennent toujours à rester des hommes et femmes libres et solidaires. Malgré l’empilement des absurdités du système, malgré les pressions de toutes parts ils continuent à garder un esprit sain qui a certainement contribué au rayonnement de la communauté juive française ◗ 1 - Voir l’article p.13 - ha’Keshet n°43 décembre 2012 2 - P.I.F.S : Perspectives Israélites de France, la branche 15-17 ans des EIFS 3 - Chalia’h : envoyé par l’Agence juive Pour Israël pour l’Education et l’Alyah. 4 - AMI BOUGANIM écrivain, romancier et docteur en philosophie, auteur de nombreux ouvrages sur Israël. 5 - Voir l’article de Maurice Belais sur ce même numéro.
Message d’Eric de ROTHSCHILD 2012 marque une date dans les annales de la FONDATION CASIP-COJASOR*. En juillet, nous avons accueilli les premiers résidents du Foyer Brunswic. En septembre, nous avons ouvert la Maison Fiszer des seniors et de la culture. schild Eric de Roth
Le Foyer Brunswic est la première résidence au sein de la communauté juive française destinée à des handicapés mentaux vieillissants, personnes âgées de plus de 45 ans, devenues inaptes au travail après avoir servi durant plusieurs années au sein d’ateliers protégés (ESAT). C’est aussi l’un des rares établissements parisiens, car la Capitale, avec 2200 handicapés en attente d’un foyer, manque cruellement de structures d’accueil. Voilà plus de dix ans que notre Fondation s’est lancée dans la réalisation de ce projet. Son ouverture témoigne de l’obstination, de la compétence, de l’acharnement de nos équipes qui, avec le soutien de la Ville de Paris, ont abouti à ce splendide ensemble de 60 logements individuels, dotés du plus grand confort. Ce sont autant de personnes qui ne finiront pas leur vie dans des hôpitaux psychiatriques ou, pire encore, à la rue. Et qui retrouveront dans ce foyer les traditions familiales juives dont elles ont été privées par l’éloignement de leur famille ou la disparition de leurs parents. Autre manque comblé : un lieu d’accueil pour les survivants de la Shoah, les retraités encore actifs et les personnes isolées. La Maison Fiszer des seniors et de la culture répond à ce besoin. A la fois club, centre social, lieu de culture et de conférences, mais aussi de rencontres intergénérationnelles,
cette Maison réunit les milliers d’usagers des services SEPIA/ Survivants de la Shoah qui, depuis plusieurs années déjà, participent à des programmes nombreux et passionnants. Ils trouvernt dans cette Maison une permanence sociale, une cafeteria, des salles d’activités, des services d’aide et de conseil pour la vie quotidienne ou pour obtenir les indemnisations allemandes destinées aux rescapés. Ces réalisations montrent la préoccupation de la FONDATION CASIP-COJASOR de rester à l’écoute de tous les problèmes sociaux de notre société. L’action sociale, réalisée par notre service social de plus de 60 salariés, au profit de 20 000 personnes en difficulté, reste centrale et prioritaire. Nous n’avons pas le droit de sacrifier les besoins primaires (se nourrir, se loger, se soigner, bien éduquer ses enfants…) de nos usagers. Mais à côté de cela, avec treize établissements aujourd’hui, nous devons maintenir et développer les structures d’accueil nécessaires à toutes les couches de la population. Quelle famille n’est pas concernée par le vieillissement de ses proches ou par l’accompagnement d’un handicapé ? L’action sociale, c’est notre métier. La solidarité, c’est notre vocation. En participant à l’action de la FONDATION CASIP-COJASOR, vous partagez avec nous une compétence, une action généreuse et un engagement efficace pour plus de justice sociale ! ◗ Fondation CASIP-COJASOR : 8, rue de Pali Kao 75020 Paris - Tél. 01 44 62 13 13 Foyer Brunswic : 56, rue du Surmelin 75020 Paris - Tél. 01 70 22 57 00 Maison des Seniors Bluma Fiszer : 1ter, rue Baudelaire 75012 Paris - Tél. 01 49 23 71 48 www.casip.fr HA-KESHET mai 2013
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La vocation de Yaniv était d'être l’UCPA juif : sport, judéité, cacherout. Tout cela reposait sur nos valeurs EI. Dans le même temps, nous lançons notre 1ère colonie pour les vacances de février 1980. Nous louons un grand chalet à Notre Dame de Bellecombe en Savoie. Nous passons ensuite nos publicités dans l’Arche après avoir obtenu un fort rabais grâce à Jean Luc Allouche, le journaliste. Nous rédigeons la première brochure. Elle sera imprimée à Paris car nous avions trouvé un imprimeur « low cost ». Nous envoyons la brochure à nos futurs clients qui téléphonaient intéressés par la parution dans l’arche. Tout cela était financé par nos petites économies.
Le standard téléphonique, Une grande histoire de famille A cette période, nous étions encore étudiants. Nous commencions à peine à travailler tous terminant nos études. Notre disponibilité était intermittente. Comment gérer la permanence téléphonique ? Pour résoudre ce problème, nous avions inscrit sur la brochure les téléphones de Lucie OHAYON la mère de Jacques et de ma mère Eliane BELAIS. Elles assuraient la permanence lors de nos absences. Et quelle permanence !
Yaniv, « c olo des EEIF »
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—————— Maurice Belais En ce temps-là c’est à dire en 1980 il n’y avait pas d’internet, le téléphone était fixe, Facebook c’était la synagogue et les E.I. qui s’appelaient les copains. Jacques et moi habitions au Chesnay dans un appartement de 4 pièces. Yanick qui habitait à quelques centaines de mètres, venait tous les jours et travaillait avec nous sur le projet de colonies juives. Début janvier, Yanick tape sur sa machine à écrire (il n’y avait pas d’ordinateurs portables) les statuts de YANIV. Nous déposons les documents à la préfecture. Le premier bureau de l’association est composée de Yanick secrétaire, Jacques trésorier et Maurice président.
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Une illustre association, de mères juives parlant à des mères juives de leurs enfants créateurs d’entreprises. Ce cocktail fonctionnait à merveille Et chaque soir elles nous remettaient la liste des personnes qui avaient appelé. Le taux de transformation des appels en inscriptions fermes et définitives était phénoménal. Aujourd’hui encore je me l’explique par leur talent et la confiance qu’elles nous portaient. Pour ce 1er séjour nous avons eu 50 colons de 14/17 ans dont un groupe important de Sarcelles. Nous étions inquiets du bon déroulement du séjour et de la satisfaction de nos clients. Pour l’intendance, nous avions passé les commandes d’épicerie au supermarché local, idem pour le pain. Une semaine avant le départ, nous achetions la viande à la boucherie Emsallem à Paris. Nous la préparions en différents lots en prévision des repas. Enfin, la viande était congelée dans notre gigantesque congélateur vendu à un prix dérisoire par Sylvain Bessis des établissements Sylber. Ces produits étaient ensuite mis dans des glacières qui voyageaient avec le groupe.
Temoignages des pionniers
L’expédition en canoë sur les lacs canadiens fut une épreuve pour certains, une grande aventure pour d’autres. Dans tous les cas, un grand souvenir.
Lors de ces séjours, les colons nous observaient dans la cuisine avec de grands yeux, ne comprenant pas pourquoi nous rigolions de nos bêtises… Tant d’histoires et de complicités s’exprimaient dans un simple regard, un geste. En fait qu’est-ce donc YANIV ? Je résumerai sous 3 points : – le partage de valeurs communes qui reposent sur l’application de 3 mitsvot : la tsedaka, le kavod, le hessed c’est-à-dire la justice, le respect et la bonté. – une aventure humaine qui a pour ciment une amitié forte forgée aux EI. Cette amitié reste une et indivisible. – une expérience professionnelle qui m’a construit en tant que chef d’entreprise, enseignant et responsable de la communauté. YANIV est toujours un lieu de rencontres et d’échanges. Yaniv a favorisé de nombreux mariages ; d’abord j’ai trouvé Annie ma femme, Pierre a rencontré Nathalie, Eric, Florence, et bien d’autres. Je souhaite par ces quelques mots honorer et remercier Lucie, Eliane, Raphael, Jean-Luc, Sylvain et bien d’autres. Vous nous avez fait confiance et vos contributions ont été essentielles dans cette réalisation. Je remercie tous mes amis et animateurs qui nous ont suivis et qui ont porté avec nous cette aventure témoin de notre jeunesse
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Côté participants, Lucie et Eliane s’occupaient du call center en plus de leurs taches habituelles. Les réunions d’animateurs se déroulaient dans notre appartement. Elles étaient plutôt courtes et se prolongeaient dans la soirée par une fondue ou une raclette. C’est au final 125 personnes réparties en 3 groupes qui firent le premier voyage USA-Canada sur les pas de notre voyage EI de l’année précédente.
Aujourd’hui je suis heureux et fier de voir YANIV vivre et évoluer ainsi. Je suis retourné plusieurs fois dans des Colonies. J’étais souvent un « invité ». Cependant Lors de ces séjours je n’étais jamais très loin des fourneaux et des amis : Yanick, Jacques, Jérôme, Pierre… je redevenais cuisinier et nous préparions les recettes de nos mères : couscous, loubia… Mais aussi steak frites.
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À notre retour, nous nous lancions dans le projet de séjours d’été aux USA-Canada : 3 groupes de 40 personnes et au programme les visites de Montréal, Québec, New York et une randonnée sur les lacs. Nous savions comment faire un camp mais organiser un voyage c’était un autre challenge. Le premier obstacle fut la réservation des billets d’avions : combien de places, les dates de départ… Et le versement d’un acompte pour l’agence de voyage. Nos économies étaient minces. Alors, Raphaël OHAYON nous a avancé l’argent nécessaire aux réservations. Cette somme, c’était une bouffée d’oxygène, un puits d’eau dans le désert.
Quelques temps après, je laissais Jacques et Yanick continuer l’aventure car je voulais finir mes études.
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Ce premier séjour fut une réussite par la qualité de l’organisation, par notre équipe d’animation issue des EI et par la conjugaison du judaïsme et du sport.
Ainsi s’est terminée notre première saison YANIV. Dès septembre nous nous mettions en quête de nouveaux chalets pour les prochains séjours d’hiver.
re nd r
Ce séjour fut magnifique : des grands moments de sport, de judaïsme et de partage. Les colons se disputaient pour faire la vaisselle, préparer les sandwiches du midi et les meilleurs skieurs aidaient les débutants. Une ambiance de joies partagées, de grand bonheur.
c Par
de
Enfin, merci et félicitations à Yanick et Jacques pour avoir tenu le cap en toutes circonstances. Je suis heureux d’être votre ami et lorsque nous sommes ensemble, nous ◗ avons toujours 28 ans.
Vé
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et très vite certains se sont décidés à venir avec moi : Eric Haddad, Eric Bockobza, Margarette Dahan… et puis ça a touché nos copains dans les autres 1ère : Laurent Bockobza, Muriel Sebban,Claude Allouche et puis les terminales : Paul Koskas, Hervé Bounik… et tant d’autres. Not re D ame de
Belle comb e 198 4
On s’est donc tous retrouvé à la Gare un Samedi soir de février Gare de Lyon .Dans le train un moustachu aux yeux bleus est venu nous voir dans le compartiment, on riait, il y avait une sacrée ambiance. Il nous a expliqué vouloir créer une sorte d’UCPA juif. Je l’ai regardé dans les yeux et j’ai fait la moue. Il m’a demandé pourquoi et je lui ai dit ne pas le croire : pour moi il était impossible pour des juifs de skier autant qu’à l’UCPA ou qu’avec ses parents. Il faudrait gérer l’organisation, (ou désorganisation) attendre les autres… Il m’a dit « tu vas voir, on parie… ! »
Notre Dame de Bellecombe
—— Ellen Hagège Benichou
Janvier 1980, mes parents (Arlette et Maurice) se sont mis en grève : ils en avaient assez de partir aux sports d’hiver avec leurs chers Ados pour en réalité ne s’occuper que de l’intendance. C’est alors qu’ils ont décidé de nous envoyer « en colo ». Ce même mois, comme nous étions aux EI de Sarcelles, nous avions reçu une brochure ou plus exactement un petit dépliant sur feuille A4 plié en 3, décrivant un séjour de SKI à NOTRE DAME DE BELLECOMBE pour les vacances de février. A cette époque, il y avait peu de séjours organisés au ski et pour mes parents le LABEL « E.E.I.F » était suffisant pour y envoyer leurs filles. Alors Maman a téléphoné et a eu en ligne un monsieur avec une jolie voix douce et rassurante (devinez qui ?). Elle m’a donc inscrite !
L’autre partie du groupe se composait essentiellement d’ados de Versailles, des EI de Versailles. Florence, ses frères Philippe et Alex, Simone, les frères Ganansia… Sarcelles / Versailles, Versailles/Sarcelles. Rien à voir non ? et la magie s’est opérée. Les 2 groupes ont fusionné, comme par magie pour n’en créer qu’un seul.
Ainsi, il parait que je suis devenue la première inscrite de YANIV ! Puis ma sœur Edna s’est inscrite, et ensuite mes cousines Michèle, Emmanuelle et Marielle.
C’est là, dans ce chalet, que tout a commencé, de belles histoires d’amitiés, des histoires d’amour, la magnifique explosion de Yaniv et le succès mérité. Les années suivantes, le phénomène a fait boule de neige au lycée, d’autres sont venus, puis d’autres…
J’étais en 1ère au lycée Jean Jacques Rousseau à Sarcelles. Bien entendu j’en ai parlé à mes copains et copines de classe. Il y avait beaucoup de juifs dans les sections scientifiques,
Pour ceux qui s’interrogent, j’ai super bien skié, beaucoup plus qu’avec mes Parents et surtout, c’était tellement plus Fun ! ◗
Ma famille
————— Michaël Aknine Yaniv qui porte en son nom hébraïque la notion d’évolution et de transmission a représenté pour moi une seconde famille qui m’a fait rêver de l'âge de 12 ans à 25 ans. Je peux dire que Yaniv a été un acteur essentiel dans la construction de ma vie. Même si par nature je me retourne assez peu sur mon passé, lorsque je repense à Yaniv, je ressens une émotion et
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Et on est arrivé dans ce vieux chalet en bois « Le Château ». Nos sacs étaient montés par le chasse neige, tandis que nous montions le long chemin, à pied, dans la neige. Il y avait 2 dortoirs : filles/garçons quelques chambres des douches au sous-sol.
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une nostalgie très puissante. Tant d’images, de rires, d’expériences, de rencontres, d’excitations , de discussions, de musiques, de voyages… Tous les bons ingrédients nécessaires à la construction d’une vie réussie sont apportés sur un plateau par Yaniv qui à l’image inversée du « Seder » ne nous offre pas l’amertume mais la douceur et la joie. Et puis comment ne pas dire un petit mot sur Jacques Ohayon qui pour des raisons personnelles restera toujours un père spirituel, un ami, un exemple, un frère… un grand Monsieur qui avec sa femme Yanick ont su élever Yaniv au rang du meilleur groupe juif de France, selon moi. ◗
Temoignages des pionniers
A la gare
— Valérie Frenkiel Grinbaum Année 2004 (environ) Il est 7 heures du matin, c’est la fin des vacances de février, sur le quai de la gare, j’attends. Enfin le train en provenance d’Albertville arrive. Il en descend Maurice, Jacques, Yanick et… ma fille, âgée de 8 ans, qui vient de faire son premier séjour à Yaniv. Avec un sourire jusqu’aux oreilles, elle s’écrie : « c’était super mais trop court ». Et là je fais un bond de 25 ans en arrière… J’ai commencé mon aventure Yaniv, dans les années 80. J’étais « colone » et je partais en vacances avec quelques copains. Je suis revenue avec des amis pour la vie. Maurice, Jacques et Yanick ont été mes animateurs puis ils m’ont encouragée et épaulée pour être à mon tour animatrice. J’ai passé toutes mes vacances d’étudiante à Yaniv.
Révolutionnaire
—————— Pierre Masliah Notre communauté a de belles histoires à raconter. L’histoire de Yaniv est sans doute l’une des plus belles et des plus joyeuses. Dans les mouvements de jeunesse, certains ont découvert le judaïsme, d’autres, le sionisme, beaucoup, le sens de l’appartenance à la communauté et à bien d’autres de nos valeurs. Issu d’une famille comportant de nombreux rabbins et responsables communautaires de premier plan, nourri aux valeurs sacrées du judaïsme et du sionisme, élève d’une école juive, j’ai eu toutes les chances de mon côté pour trouver pleinement ma place au sein de la communauté traditionnelle. Le hasard, mais était-ce bien le hasard ? m’a fait découvrir Yaniv au moment de sa création. J’ai pris un jour un train pour un séjour de ski organisé par un tout nouveau mouvement de jeunesse juif, une sorte d’expérience pilote où tout restait à construire. Ce train partait vers l’amitié et l’aventure, et d’une certaine façon on peut dire que je n’en suis jamais descendu. A l’une des stations de ce voyage au sens propre comme au figuré, j’y ai aussi rencontré l’amour. J’avais 14 ans et j’ai découvert un aspect du judaïsme que je ne connaissais pas et qu’il me semble qu’à cette époque, personne ne connaissait. Moins académique, bien sûr, mais tout aussi respectueux, authentique et enthousiaste et ô combien audacieux. Le judaïsme, la musique et le sport, les 3 vecteurs de transmission de Yaniv, m’ont d’emblée emporté
J’y ai appris beaucoup mais toujours avec plaisir et jamais dans la contrainte : même vider les poubelles se faisait dans la bonne humeur ! Un peu plus tard, j’ai rencontré Alain lors d’un voyage Yaniv à en Grèce. Il était directeur. Mignon, sympa, c’est devenu mon « flirt ». Aujourd’hui c'est mon mari et nous venons chercher ma fille qui rentre de « colo ». Je sais ça ressemble à un film… Hasard ! Année 2013 Toujours mariée avec Alain (et oui !) Mère de trois enfants et ma fille est directrice à Yaniv. Mes amis sont toujours là : Maurice, Jacques, Yanick et tous les autres venus des divers voyages : Florence, Eric, Linda, Ellen… Nous nous retrouvons avec la même joie et la même spontanéité. Nous partageons des valeurs saines issues de nos expériences communes. Nous avons transmis ce riche héritage à nos enfants. MERCI YANIV.
◗
et je me retrouve dans chaque enfant qui rentre d’un de nos séjours avec des étoiles pleins les yeux et des rires et des chants plein la tête. Il ne s’agissait pas de changer quoi que ce soit à nos traditions, il s’agissait de les inscrire dans la modernité. Encouragé par Jacques Ohayon, j’ai réalisé que ce que j’avais eu la chance d’avoir, pouvait et surtout devait, être partagé. J’ai bénéficié à mon tour de l’énergie de ce mouvement qui sait mieux que personne, je pense, responsabiliser les jeunes et les transformer en leaders et en moteurs de notre communauté. Ainsi, depuis plus de 30 ans, il s’est écrit une page de notre histoire où quelques visionnaires ont, sans le secours ni la tutelle d’aucune organisation, tracé une nouvelle voie. Cette voie a permis aux jeunes de notre communauté d’aller promener leur judaïsme partout dans le monde. Nos offices ont été célébrés dans le grand nord, aux pieds des ruines aztèques, sur des criques grecques et sur le mont Fuji. Nos Halot1 ont étés fabriquées dans les forêts canadiennes et les parcs californiens. Nos bougies de Chabbat ont été allumées sous la pluie et le vent des massifs montagneux de la Vanoise et dans la chaleur du désert de Neguev. Toujours tournés dans les cœurs et les têtes vers Jérusalem, nos jeunes sont revenus enrichis et renforcés dans leurs judaïsmes pour devenir, à leur tour, des cadres de la communauté. Aujourd’hui encore, la créativité et la rigueur de notre mouvement permettent à des milliers de jeunes chaque année de découvrir et partager nos valeurs. Le dynamisme et le modernisme de Yaniv ramène énormément de jeunes et les protège du danger qui sans cesse menace notre peuple : sa disparition par assimilation. ◗ 1- Halot (pluriel de Halah, pain de Chabbat)
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IsraĂŤl Meraglim
DĂŠco uverte du Japon
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School Bus Cana da
Croisi
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s ère en vo ilier dans les Îles grecque
Nos jours heureux
Histoire du film
—————— Eric Toledano J’ai été mis en contact avec Yaniv par la communauté de Versailles que j’ai fréquentée depuis ma plus tendre enfance puisque j’ai participé au Talmud Torah et j’y ai bien sûr fait ma Bar Mitsvah. C’est véritablement Michaël Aknine qui m’a introduit auprès de Jacques et Yanick Ohayon pour devenir animateur. J’ai démarré à 17 ans avec une colo d’hiver au ski à Notre dame de Bellecombe, et j’ai eu un véritable coup de foudre pour cette ambiance et cet état d’esprit. J’ai donc décidé de m’investir dans ce mouvement de jeunesse dans lequel j’ai passé près de 10 ans de ma vie. J’y ai appris l’esprit de groupe, l’idée d’avancer de manière collective avec des gens de tous horizons. Cet enseignement m’est d’ailleurs très bénéfique aujourd’hui encore dans mon métier, l’ambiance des colonies de vacances étant assez proche de certaines ambiances de tournages de films.
Eric Toledano, réalisateur avec son complice Olivier Nakache, du succès planétaire « Intouchables », revient sur le tournage du film « Nos jours heureux », écrit en hommage à YANIV. Eric et Olivier se sont rencontrés à YANIV. Ils ont été participants, animateurs puis directeurs de nombreuses « colos ». Eric a grandi au sein de la communauté de Versailles dont sa famille fait toujours partie. Filmographie : 2005 « Je préfère qu’on reste amis » avec Gérard Depardieu et Jean-paul Rouve 2006 « Nos jours heureux » avec Jean-paul Rouve, Omar Sy et Marilou Berri 2009 « Tellement proches » avec Vincent Elbaz, François-Xavier Demaison et Isabelle Carré 2011 « Intouchables » avec François Cluzet et Omar Sy
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Yaniv constitue dans ma vie une véritable étape, je dois beaucoup à cette association et à ses fondateurs, mais s’il fallait retenir une seule chose des multiples apports, je choisirai la confiance. En effet lorsqu’on traverse l’adolescence pour arriver à cette étape étrange qui fait de nous un jeune adulte, peu de gens ont la générosité de vous confier autant de responsabilité. Il m’est arrivé à 21 ans de gérer jusqu’à 120 colons et 15 personnels de service, et j’y ai forcément gagné en audace et confiance en moi. Un esprit de création y règne, et la possibilité de créer des séjours, d’inventer des chansons, de monter des pièces de théâtre, fait souffler un vent de liberté et de créativité très formateur. Au sein de Yaniv, j’ai été animateur puis directeur et j’ai alors pu voyager à travers la France, et dans le monde entier (en Angleterre, en Italie, aux Etats-Unis, au Canada, en Israël, aux Antilles…). C’était une opportunité incroyable pour un jeune étudiant comme moi. Lors de la tournée française et mondiale d’Intouchables, je n’ai jamais oublié que mes premiers souvenirs dans plusieurs grandes villes étaient liés à Yaniv. Il m’arrivait par réflexe de chercher les colons ou de prendre le micro dans un car, comme l’animateur que j’étais à l’époque. Mais j’étais toujours en bonne compagnie puisque c’est à Yaniv que j’ai rencontré Olivier Nakache. Notre passion pour le cinéma nous a très vite rapprochés et le socle commun représenté par Yaniv nous a fortement liés, jusqu’à nous associer quelques années plus tard. Aujourd’hui, cela fait quasiment 20 ans que nous travaillons côte à côte.
L’idée de Nos jours heureux est venue d’un dîner d’anciens de Yaniv dans lequel Olivier et moi avons observé une certaine nostalgie, une envie de se remémorer les magnifiques souvenirs de cette époque. Comme dit le philosophe Pascal Bruckner dans L’euphorie perpétuelle, « nous ne réalisons nos moments de bonheur souvent que quelques années plus tard ». C’est ce que nous avons vraiment ressenti après ce dîner et on s’est dit qu’un film pourrait célébrer à merveille ce sentiment assez universel. C’est donc de cette réflexion que nous est venu l’idée de Nos jours heureux, un film dans lequel tout respire Yaniv, du décor, Marthon, qui est un ancien centre de colonie dans lequel Olivier et moi avions été animateurs, jusqu’aux photos en arrière plan qui sont de vraies photos de Yaniv. Enfin, le film a été dédicacé à l’association, dans la mesure où les personnages sont fortement inspirés des colons et des animateurs que nous avions réellement rencontrés lors de nos séjours. Par ce film, on a célébré avec Olivier notre rencontre ainsi que cet état d’esprit qui nous a fortement marqué. Nous avons d’ailleurs ressenti une grande fierté lorsque quelques années plus tard, le ministère de la jeunesse et des sports nous a transmis l’information que le film avait relancé l’envie des français pour les colonies de vacances. Pour moi, tout s’imbrique, la communauté de Versailles que j’ai fréquentée durant toute ma jeunesse, Yaniv… Chaque expérience s’assemble dans une cohérence implacable pour ◗ former un tout indissociable.
et tous k, Jacques ic n a Y , iv n us Pour Ya pelons-no teurs. Rap a im n é a r les démar que tout a bises. à jamais us. Grosses o n r u o p à YANIV Nakache. o. Olivier n a ed l To Eric
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Y comme Yanick ma grande sœur A comme Amour, Amitié, Authenticité N comme Nirvana (recherche d’être les meilleurs) I comme Isaac mon Maître V comme Vrai ,Valeur (j’essaye d’y arriver)
Yan iv I
tal ie
YANIV en une phrase
Jérôme COHEN 48 ans Yaniv, m 1985 : m es meilleures an on mari, mes enf nées depuis ants, me s amis. Va
lérie B ensussan 44 ans
Yaniv, ma plus be lle
rencontre !
Yoann Aziza 2 6 ans
Grâce à YANIV j’ai pu rencontrer des gens formidables qui m’ont permis de grandir dans un milieu équilibré et diversifié, qui m’ont permis de me connaitre moi-même et de forger ma propre identité : toutes ces valeurs j’essaye de les transmettre aux futurs animateurs.
Melanie Elbaz, 21 ans À mon sens Yani v apporte un bu juive, elle la rend t à la jeunesse meilleure. Pour moi Yaniv c’est ma second premier comba e chance, mon t pour devenir ce que je n'au jamais pu être sa rais ns elle, un Hom me épanoui.
se alors Hello l’équipe ! une simple phra r pa re ui ad tr Très dur de s heures. rler pendant de pa en is ra ur po ma liberté… que je t mon évasion, es c’ v ni Ya oi m z apporté, Pour que vous m’ave ce ut to ur po usement Merci it grandir religie fa z ve ’a m et vous m’avez vu lles années… et mentalement. t… Mes plus be en m ai vr t es c’ Et Lea Merci ! « Yaniv, c’est une deuxieme famille, une expérience unique, c’est apprendre a faire confiance aux autres et à soi même, c’est créer chaque jour la jeunesse de demain. »
Leah Mallet 22ans
Yohananne 2 2 ans
ager un couvrir que part dé it fa ’a m v, ni Ya de prix. enfants n’a pas instant avec des Zarka 34 ans.
Bruno
« Aujourd’hui un e chose est sûre pas le même si , je ne serai je n’avais pas ét é à Yaniv. C’est doute pour rem sans ercier cet orga nisme de m’avo inculqué un ce ir rtain devenir animateu savoir-vivre que j’ai souhaité r. »
Parc de Vérendrye, Canada
YANIV, c’est du partage et du savoir vivre.
Judith Aouizerat 22 ans
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Johann Jabes 18 ans
« Yaniv : une bouffée d'air frais, des vacances, des rencontres, des fous rires, des pleurs, des risques, seulement des moments de bonheur que l'on garde en mémoire toute sa vie. »
Rozman Alexa 24ans Comm grandir e e le dit la cha nso st un cho ix » et ce n : « vieillir es tout en t gardant mon âm choix, Yaniv m’a une obligation, e d’enfa nt ! Mer permis de le fair e ci Yaniv !!
Lorie P erez 22 ans
Yaniv, c’est avant tout pour moi, animatrice, un devoir de transmission des valeurs du judaïsme aux plus jeunes, d’ailleurs ce fut et continue d’être l’élément majeur dans la construction de ma propre identité juive.
Clara Symchowicz 18 ans Yaniv m’a ap porté des sem en émotion in aines extrêm oubliable. Plu es s qu’une colo famille. nie, une
Amos Slam a 17ans
appris, a) vie : j’y ai tout (m la de le co l’é a donné Yaniv, associée et cela on m i, ar m on et un j’y ai trouvé m beaux enfants ux de : ts ui fr s (au moins) troi beau métier. a F. 31 ans
Jessic
Yaniv m’a permis de me ttre à jour des compétences que je ne sou pçonnais pas et m’a permis d’évoluer et de m’ aguerrir pour ma vie d’adulte tant privée que pro fessionnelle.
Agnès J. 47 ans
« Yaniv est une véritable école de la vie : écouter, apprendre, et transmettre enfin ! »
David Constantini 22 ans ble us ensem it o T : le il e, on v ne fam on est u n voyag ie est , o iv , ) n a :p y A otre v de joie pleure ( ire que n t l’un des d n o e , im it r ’a J . r, e on ventures rit au jour le jou Yaniv. ’a d s in ple s’éc lo à oire qui es, c’est une co s une hist r it ne 17an hap a c x x o u R a e plus b
Yaniv, une famille.
Léa Sitruk 17 ans
beaux es plus m , le il m fa ds fous ma 2 lus gran ours t p s s ’e e c m YANIV res am hivers, s premiè uvé mon s doux e lu m p , s s e e r ai tro es galè étés, m isque j’y plus foll u s p e s m e , r s rire erniè ut mes d 24 ans et surto ! e l l e b a ri Ann futur ma ème
Yaniv, des colos de folie pour des moments inoubliables et uniques qui restent gravés pour toujours. Israël Meraglim
Elisabeth Weill 18 ans
Yaniv c’est le be st of de l'aventur de l’émotion, du e, de l'ambiance partage, du plai , sir et des souven irs !
Sarah Konqui 17 ans
ie école t une vra out a s e iv n a is surt lonie, Y d’une co nd a grandir ma là e d u A appre ns , où l’on ie v as 18 a la s s e e d M h Lea uir. s’épano
2009
« Yaniv est une grande famille qui par sa générosité et son énergie réussit à allier partage, aventure, joie et éducation religieuse. On s’y sent tout simplement bien ! »
Lea Rubinstein 22ans on y est des vacances, ur po va y on belles Yaniv, andi de ses plus gr rd ta us pl s ille ! toujours 15 an une seconde fam t es c’ s ot m ux rencontres, en de Bitton 31 ans
Benjamin
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gen D avid
Ado m
YANIV en une phrase
Israël, Ma
Ce que Yaniv m’a apporté ? Une grande partie de ma personnalité, une philosophie de vie, ma meilleure amie et mon mari !
LeaMadar 22 ans Yaniv a hique de vie, ét e un r le cu hi sont En plus de vé up d’animateurs co au be et le ab côté soci développé mon bons amis. ns devenus de très Matthias 18 a
Abergel
Yaniv c’est une grande famille.
Justine Bismuth 21ans En quelques années Yaniv est devenu ma deuxième famille, j’y ai rencontré me s meilleurs amis et surtout Yaniv m’a donné la chance de transmettre à la nouvelle génération tout ce qu'on m’a ap pris en plus de 10 ans.
mari
e, mon a femm m é v u y ai tro irs. YANIV j’ s beaux souven riam lu p e t me s y et My
Jérém
Deborah Enkaoua 18an s
Yaniv est la Col o où tout le mon uni du début à de est la fin, on est un e famille. A
idan Michael 17 ans
vie, un ole de la ttre à c é e n u mille, nsme st une fa ne façon de tra ’e c , iv n a Y ’était u ortée. animer c e Yaniv m’a app s ; e g a t r pa qu e 24 an l e l c ë t a u h o t p r Ra mon tou
Yaniv, c’est le second pilier de notre éducation après celle de nos parents mais c’est aussi une très belle agence matrimoniale puisque j’y ai rencontré ma future femme.
Dylan Baron 28 ans « De l’allégresse , des vacances, de l'amour et du de l’engagemen JUDAISME : mer t, ci YANIV. » pris YANIV m’a tout appris y com le goût de transmettre.
JM Fitoussi 45 ans
YANIV c’est pour l’instant la luuuge et la neige.
Expédition en canoë, Canada
Nina 2ans
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David Abergel 25 ans
s amis avec nstruire sa vie, de co ur po s ur le va Des mbellir ! uvenirs pour l’e so s de et , er ag qui la part Sellam 18ans
Bro ch ur
ét es
iv é Yan
Claudia
Difficile de résumer en une phrase mais je dirais : ce que m’as apporté YANIV ? : « une deuxième famille »
Florent Delassein 24 ans 55 ans déjà aujo urd'hui !… et l’u n des prem’s à re il y a… 35 ans joindre Yaniv, ! au delà de l’a mitié avec les fa Belais, j’ai vécu m illes Ohayonmes plus belles années au sein de institution, en cette désormais encadrant des groupes amateu Mexique aux Pa rs d’aventures ys Nordiques, du du Canada au Keny Grèce et aux Ant a, de sports en illes, de ski en Fr ance, … Merci ces bons momen à Yaniv pour to ts ! us tations périmen x 'e d if t a ment telier cré gens incroyable er, a n u t s C'e e pens par des s, guidé est une façon d riériste e it m li s car san niv din et le et lants. Ya bienveil e vie, où le bala faire le monde e d r e e d d o un m libres se sentir ger... t n e v u ns e p an by 24 a de le ch a e r G t ê t u pe
Yaniv, ou l'expérience éducative de plusieurs générations, la découverte du monde en toute simplicité, la transmission de nos valeurs et surtout les rencontres de toute une vie.
Alex Ohayon 21 ans
Michel Saban une nou s n a d é r uis ent aniv, je s confiance. Y à t n a r ire ’aide à En ent su me fa our moi qui m it du a i u q p ille fru velle fam est un modèle s. Aujourd’hui, mme. r iv fe u Yan us les jo ai rencontré ma e tour o t e ir u r t y tr me cons s’il y en avait, j’ de pouvoir à no . » x n u d r a e f r a en ts eu « has mmes h ille avec nos 2 o s s u ns o N E. 36 a belle fam l e a t c t s e c a P ir agrand Plus que des colonies de va voyages déco cances, d’uniq uvertes et de ues s souvenirs in grâce à Yaniv oubliables, j’ai acquis un réel sens des bilités et de vé responsaritables valeu rs humaines.
sj uif s
John Souffi r 21 ans
t an att b m s co Cérémonie des ancien nçaise a r f e engagés dans l’armé
YANIV et moi : nos parcours sont liés, je l’équipe qui a créé suis fier de faire partie de unautaire, un élément clé de la vie comm YANIV qui est devenu un YANIV a su être ve. Durant trois décennies jui sse ne jeu la ur po ère de façon rep « kifs » en retour YANIV a de ur ate cré et r eu vat no r, formateu qui a suivi et que j’étais, enrichir l’adulte indélébile fait mûrir l’ado présent. MERCI. forger le père que je suis à
« YANIV c’es pour un e jeunes t : L’école de la se en pe rte de va vie Thomas leur. » NA
CHIM 2 3 ans
Gil Amzalag 51 ans
« Yaniv, ce fut pour mo i une école de la vie, une seconde famille sans qui je ne serai pas devenue ce qu e je suis aujourd'hui, c'est sans au cun doute la plus belle pé riode de ma jeune vie, une période qui me manque chaque jou r… »
Fitouss' 26 ans HA-KESHET mai 2013
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Questions/Reponses
Israë l Ros h H an
ikra
une relative normalisation (Israël, Shoah, juifs d’URSS…) ? Comment faire face au déclin mondial des mouvements de jeunesse ? Comment retenir les jeunes cadres bénévoles préoccupés par leur réussite scolaire dans un monde toujours plus dur ? Comment tirer parti du temps libre du maximum d’étudiants pendant les vacances scolaires ? Comment tenir tête à la société de loisirs et de consommation ? Comment élargir le savoir faire des E.E.I.F au public juif peu désireux de porter l’uniforme scout ? Comment faire face (déjà) à la baisse des aides et mieux gérer des moyens toujours en baisse ? Comment canaliser les nouvelles énergies de la jeunesse ?
Interview de Jacques Ohayon ——————— par ha-Keshet
Quelle est votre orientation idéologique ? Jacques Ohayon, pourquoi YANIV s’est-il installé au Chesnay (près de Versailles) ? L’histoire de YANIV est indissociable de nombreux acteurs juifs versaillais et chesnaysiens. Cela tient sans doute au caractère indépendant et libre de cette communauté qui a constamment rayonné de façon remarquable aussi bien dans le monde juif que dans le monde laïc. De Claude Lévi-Strauss (son grand père était le rabbin de Versailles) à « Intouchables » en passant par le Mémorial de la Shoah ou le département de la jeunesse du FSJU, on trouve de nombreuses personnalités originaires de la communauté de Versailles. YANIV ne fait pas exception. Maurice et Jacques avaient mis à disposition leur appartement – une colocation – à la disposition de YANIV pour réduire les frais fixes. De plus, les premières activités nautiques se déroulant en forêt de Rambouillet, il fallait absolument que le siège de l’association se trouve dans les Yvelines pour y avoir droit. J’oubliais le plus important : loin de Paris, nous avions une plus grande tranquillité pour nous occuper de notre objectif principal : former la jeunesse. En cela, nous étions en avance sur le travail à distance d’autant plus que dès la première année, grâce à mes frères, YANIV était informatisé avant tout le monde.
Pourquoi avoir créé YANIV ? Il nous fallait répondre à plusieurs inquiétudes et interrogations de la fin des années 1970. Comment motiver une jeunesse à l’heure où les principales causes juives connaissaient sinon un dénouement, du moins
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YANIV peut se définir comme un organisme juif, français, libre, pluraliste, sportif et acteur majeur de l’Education Informelle. La volonté d’indépendance de YANIV à tous les niveaux a nécessité de durs efforts pour ne pas tomber dans les pièges et les luttes religieuses, politiques ou financières. Exercice difficile rendu possible par, je pense, la rigueur dans la gestion, le refus de la langue de bois, la volonté de toujours jouer fair-play. A de nombreuses reprises, YANIV – ou plutôt quelques uns de ses membres – a initié ou participé à des actions fortes mais discrètes pour la défense de notre communauté et de notre jeunesse. Fortes mais discrètes et toujours dans la droite ligne de nos idéaux juifs aimant la France et soutenant Israël, sans jamais signer de chèque en blanc.
Pouvez vous citer quelques exemples ? Bien que foncièrement apolitiques, il nous est arrivé bien des fois de nous défendre lorsque nos libertés et notre sécurité étaient en jeu. En voici deux exemples : – Les historiens ne l’écriront jamais parce qu’ils ne le savent pas ou n'y croiront pas, ou s'en moquent mais la première lutte des jeunes contre la désinformation des années 2000, en France est probablement un élément déclencheur du basculement de la confiance des juifs de France envers leurs élites politiques. Elle est venue d’une réunion au Fonds Social Juif Unifié (F.S.J.U) regroupant neufs personnes dont Yanick et moi. Gérard Fredj du FSJU (encore un versaillais) y participait ainsi qu’un représentant des EI, de Chalom Loisirs, de l’UEJF, Moshé Avital du BBYO, de l’Opej et de l’OSE. Ulcérés des prises de position de la presse, d’Europe 1, d’Antenne 2, du monde
politique, nous avons harcelé par des textes et des pétitions les médias et les ministères de nos analyses alors que personne, même le CRIF, même les Nouveaux Philosophes, n’avait pris collectivement la mesure de l’offense qui était faite à la communauté juive française. Nous n’avons eu de cesse de regrouper les documents, les articles de journaux, les articles d’Internet et avec nos méthodes pédagogiques et je l’espère, objectives bien qu’engagées, ce sont des milliers de jeunes qui ont compris ce qui se passait réellement et qui l’ont répété pendant le repas du vendredi soir. Les bonnes analyses ont ensuite été reprises par les parents et ceux-ci, avec leurs propres expériences en ont tiré les conséquences et, devenus prescripteurs ou conseillers (les bonnes idées circulent aussi) ils ont su prendre les bonnes décisions. Mais cela, l’histoire ne le dira sans doute jamais. C’est aussi à cette époque que le site Guysen (devenu une chaîne de télévision française) a connu son essor en redressant les informations déformées.
Que signifie Education Informelle ? Ce terme regroupe tous les apprentissages que les autres systèmes d'éducation – parents, écoles, Talmud Thora, par exemple – ne peuvent ou ne veulent pas prendre en charge. Pour faire court, un enfant acceptera de cuisiner, de faire son lit ou même la vaisselle alors qu’il ne le fera pas chez les parents. Un animateur pourra plus facilement faire vivre un judaïsme agréable et cependant assez complet – cacherout, chabbat, connaissances juives, Israël – à un jeune tout en l’enjoignant de se méfier de la drogue ou des addictions, parce qu’il sera imité, tel un grand frère ou un exemple à suivre. Par le jeu ou par l’humour, bien des comportements vertueux sont plus facilement acquis, comme la motricité, la gestion du temps, la prise de parole en public, le respect de l’autre et la solidarité.
Quel judaïsme est pratiqué à YANIV ? – Les luttes idéologiques, laïques, anti-sectes et j’en passe, ont voulu atteindre à cette époque, la Communauté juive : entre autre l’agrément du BAFA avait été retiré à YANIV et à l’OFAC sous le prétexte que nous aurions une orientation religieuse (les Juifs forment un peuple et non une religion !) Ou encore la suppression des Bons CAF (Allocations familiales) qui étaient refusés aux parents nécessiteux. Un retentissant discours de Yanick, à l’occasion des journées nationales du FSJU (Fond Social Juif Unifié) dénonçait les mesures prises à notre encontre. Ces idées furent reprises par un célèbre ministre de l’intérieur candidat à la présidence de la République, quelques minutes après, au même endroit. Les choses se sont arrangées pour quelques années.. Un jour, il me faudra écrire un livre qui rappellera toutes les actions drôles, savoureuses, mais toujours sérieuses auxquelles nous avons participé pour la défense de notre jeunesse.
Comme nous l’enseigne la Thora, nous n’avons pas oublié que le judaïsme est et doit rester une mosaïque. Comme les tribus d’Israël, YANIV regroupe donc toutes les personnalités et les tendances, avec les avantages et inconvénients d’un tel choix que nous assumons. Ainsi, nous transportons (dans les sacs Tati !) notre vaisselle – lait et viande – dans tous les camps itinérants et même à l’étranger (Au Canada, nous avons un stock de vaisselle et d’ustensiles !). Nous avions même créé les conserves « spécial YANIV » pour le Mexique, le Kénya, la Grèce, la Scandinavie ou les Antilles. En France, en plus de la vaisselle de camping qui nous accompagne dans les trains, nous trimballons les couverts « lait » en inox et manche plastique, la plaque chauffante, l’inévitable « koum-koum ». Nous sommes livrés en produits cachers (Beth Din de Paris) pour la viande et les produits contrôlés (vinaigre, vin, fromages,…). Pour le reste, nous nous reportons à la liste des produits cachers ou à la composition. Pas question cependant de basculer dans la nouvelle orthodoxie. Certains voyages comme la Grèce ou l’Espagne se font toutefois en pension végétarienne ou poisson mais les plus pratiquants (certains de nos animateurs le sont) ont quasiment toujours pu être satisfaits : « YANIV » est indissociable de « Glacières »…
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Respect du Chabbat : nous ne voyageons pas le Chabbat et sommes capables de tous les prodiges pour que ce jour – principalement le vendredi soir – reste inoubliable. Les plus belles tables de Chabbat sont en pleine nature sauvage ! Par contre, pas question d’être trop stricts. Un juste équilibre permet à chacun de se sentir bien. Yo
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Questions/Reponses Vie juive : c’est avec surprise que nous nous apercevons que YANIV a été un des rares mouvements à toujours faire un office du matin ! Pour cela, des animateurs ont rédigé un livre d’offices (matin et Chabbat) qui suit chaque groupe dans tous les lieux et à toute heure. Et 50 livres d’office pèsent leur poids de supplément de transport… mais chez nous, cela ne se négocie pas. De plus, le livret Birkat Hamazone de YANIV est célèbre et comme les livres, il contient la version en hébreu, la version translittérée ainsi que la traduction et quelques commentaires. Curieusement, il faut noter que c’est le Chabbat qu’il est le plus difficile de manger cacher : les restaurants sont fermés en ville, les traiteurs souvent trop onéreux : c’est pour cela que tous nos animateurs – c’est unique dans la communauté – savent préparer des repas ainsi que la table de Chabbat ! Notre Dame
Recevez vous des reproches sur votre niveau de judaïsme ? Bien sûr, mais c’est de plus en plus rare ! Il y a des parents athées qui nous ont jadis fait des scandales parce qu’on faisait un office en Espagne, alors que d’autres nous reprochaient au contraire de ne pas être assez pratiquants. Pour certains, nous sommes trop juifs, pour d’autres par assez. Tant mieux. Cela marque notre réussite, côté équilibre. Nous avons apprécié le compliment de certains Grands Rabbins qui, venus nous honorer de leur visite dans nos centres (il n’y en a pas eu beaucoup) notaient que la simple séparation des garçons et des filles durant l’office était sobre (pas de Mehitsa) et néanmoins juive. L'immense majorité des parents nous soutient cependant car ils savent que nous restons droits dans nos convictions et dans le respect de l’autre.
YANIV accepte-t-il des enfants issus de mariages mixtes ? Le Talmud, puis Shimon Peres, puis d’autres avant et après lui ont bien précisé : « Est juif celui dont les enfants sont juifs. » La Thora, elle, précise bien que ceux qui « reviennent » au judaïsme sont ceux qui, des années ou des générations auparavant se sont perdus ou ont été convertis de force. Donc, oui, nous acceptons tout membre qui désire pratiquer le judaïsme à la condition expresse qu’il applique nos règles, ce qui est la moindre des choses. D’ailleurs, la quasi-totalité des mouvements agissent de même sans toujours l’avouer. Quant à Israël, qui a accepté des centaines milliers de russes... Et puis, même s’il ne faut pas le rappeler, n’oublions pas que plusieurs Tanaïm, tels RABBI Akiva ou Rabbi Yohanane Ben Zakaï étaient issus de familles prosélytes (converties au judaïsme).
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Pour finir, étant agréés d’Education Populaire, comme les EEIF ou le DEJJ, nous avons l’obligation de ne faire aucune discrimination ni religieuse, ni raciale. Grâce à nous, beaucoup de jeunes ont pu revenir au judaïsme, ont instauré la cacheroute chez leurs parents qui les respectent ou ont fait leur Alyah [en Israël].
Les animateurs ne sont-ils pas trop jeunes ou inexpérimentés ? La valeur n’attend pas le nombre des années ! L’expérience, si ! Vous savez, si Israël est un pays exceptionnel au niveau de son développement, c’est parce que ses dirigeants n’hésitent pas à confier des très hautes responsabilités à de très jeunes gens. YANIV agit de même. Je crois pouvoir affirmer que YANIV, chiffres à l’appui est l’organisme juif comptant le plus de cadres formés BAFA (au moins 150 chaque année) et BAFD (au moins 30), le plus de jeunes animateurs majeurs et le plus d’universitaires. C’est celui qui met le maximum de moyens dans les compléments de formation de ses équipes. C’est enfin le seul organisme où les permanents (Jacques, Yanick, Jérôme) et les membres du Conseil d’Administration (à commencer par son président, Pierre Masliah) sont présents sur le terrain où ils feront euxmêmes la cuisine et les tâches les plus ingrates pour montrer l’exemple. Comme au Kibboutz. Mais une chose est certaine : ce serait une erreur que d’exiger trop de professionnalisme car les petites erreurs rendent dans une certaine mesure les animateurs plus accessibles aux enfants qui s’identifient alors à eux. Nous avons pu constater que nos animateurs sont bien plus prudents que les moniteurs sportifs, trop confiants dans les capacités physiques de nos petits citadins…
Comment recrutez vous les animateurs ? La plupart du temps, ce sont d’anciens colons qui en grandissant deviennent « ZZ » (stagiaires) puis animateurs en formation puis diplômés et enfin directeurs et membres du CA. Chaque année au printemps, YANIV organise la Bourse aux Animateurs, très grand rassemblement de futurs candidats à qui les directeurs exposent par des films et des discours leurs projets de séjour. Tout le monde est accueilli et YANIV se fait un point d’honneur à prendre le maximum d'animateurs et malgré, parfois, quelques petits dysfonctionnements, chacun y trouve son compte. Dans tous les cas, un animateur doit postuler en envoyant un CV et une lettre de motivation : c’est souvent la première expérience de la vie professionnelle. Un point remarquable : il suffit à un jeune diplômé de mentionner YANIV sur son CV professionnel pour qu’il multiplie considérablement ses chances d’être engagé. C’est ce que j’appelle un réseau vertueux.
– Dès 17 ans, il devient animateur puis directeur. Yaniv prend en charge la totalité des frais de BAFD (directeur) et une grande partie des frais de BAFA (qualification canoë-kayak).
Recevez vous des subventions ? Quasiment jamais. Et c’est finalement une bonne chose car cela nous oblige à une grande rigueur dans la gestion. L’absence quasi-totale de donateurs nous donne aussi une totale liberté dans nos choix éducatifs et ne nous oblige pas à entrer dans des considérations politiques ou faire partie de lobbies qui n’ont pas leur place au sein d’une jeunesse saine et confiante. L’agence Juive nous a pourtant toujours soutenus en appliquant les mêmes tarifs (en principe) qu’aux autres mouvements de jeunesse pour les séjours en Israël, ce qui n’est pas si mal.
Avez-vous des professionnels dans vos équipes ? Les tarifs ne sont-ils pas trop élevés ? Le prix de journée d’un séjour d’été tourne autour de 60 euros, soit le prix de quatre pizzas dans un restaurant. Avec cette somme, nous offrons l’hébergement, les repas, les assurances, des activités incessantes, des soirées, l’encadrement 24h/24 et en plus un complément d’éducation fondamental. Les frais fixes sont considérables et sont alourdis par les exigences administratives de plus en plus strictes. Alors, formellement, non, les prix ne sont pas élevés. Par contre, quand on envoie trois enfants pour 18 jours, alors oui, cela fait beaucoup d’argent. Heureusement, plusieurs organismes communautaires et laïcs peuvent prendre en charge une partie du séjour. YANIV a toujours octroyé des bourses et offre même des séjours à des « enfants méritants » défavorisés.
Comment des personnes en difficulté peuvent-elles partir à YANIV ? YANIV octroie des bourses sur ses fonds propres, quasiment sans aide extérieure, sauf exception (cela arrive parfois). Nous sollicitons systématiquement les organismes sociaux comme l’OSE, Le CASIP, l’OPEJ pour leur offrir des bourses destinées aux enfants en difficulté. Yaniv est avant tout un mouvement de jeunesse pour des jeunes de plus de seize ans et c’est là que notre action est la plus forte : – Dès l’âge de 16 ans et demi, un membre de YANIV peut demander à partir comme stagiaire et aura une bourse de 50% du prix du séjour.
Oui ! En France, nous avons des cuisiniers, sauf en camping et en camps itinérants. Pour l’encadrement du ski ou du kayak, même si nous en avons les compétences et les prérogatives, nous travaillons avec les écoles de ski, de canoë. Pour l’équitation, la voile, le canyoning, les sports d’eau vive, ce sont toujours des professionnels qui nous encadrent. Au Canada, je suis personnellement le guide de l’expédition en canoë, mais par attachement et pour échanger nos compétences, l’ex président de la Fédération de CanotCamping du Québec nous accompagne chaque année, en juillet et en août.
YANIV n’est-il pas un peu « Chalalah » ? On dit qu’une proportion de jeunes de la communauté serait un peu snob et accrochée aux marques et aux vêtements. En y regardant de près, nos jeunes sont probablement les plus équilibrés car même lorsqu’ils sont issus de milieux aisés, ils acceptent chez nous le camping, la pluie, les moustiques, l’effort et en plus ils rient. Alors, si une jeune fille, en plein orage, pense à rester élégante tout en étant partante, cela ne me dérange pas, bien au contraire. Il faut noter que plusieurs fois, YANIV a été cité comme le meilleur groupe (mondial !) de l’année par la Havaya Israélienne qui regroupe la plupart des séjours en Israël du monde entier (Argentine, France, USA,…). Il s’agit principalement de notre séjour Meraglim (« Explorateurs ») où nos jeunes remplissent une bouteille d’eau dans la Méditerranée pour la vider dans le lac Kinéreth (Lac de Tibériade) après trois jours de marche. ◗
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YANIV a eu aussi ses moments de tristesse YANIV a eu ses moments de tristesse aussi. Nous devons nous souvenir de Jonathan Bitboul, de Gérald Danan, et d'autres encore qui nous ont quittés trop tôt. Parmi eux, deux animateurs issus de notre communauté versaillaise ont marqué YANIV.
Alex Ezran
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Animateur pendant cinq ans, il avait été notre premier « plus jeune colon » quelques années auparavant. Devenu bachelier à presque 16 ans en 1984, nous l’avions pris comme stagiaire dans notre colo du Parc des Ecrins au mois de juillet. Malgré sa maladie, dont les premiers signes apparurent pendant le séjour, il a poursuivi ses études de dentiste à Garancières et faisait tout pour ne pas manquer un séjour où il avait sa place comme animateur. Partout, c’était drôlerie, esprit, finesse. Après cinq années d’études, de succès et de traitements pénibles, il a tiré sa révérence le 15 avril 1990. Ses derniers mots ? Une phrase drôle, bien entendu. Curieusement, son décès a été connu deux heures avant l’assemblée générale de YANIV qui devait se dérouler au Centre Communautaire de Versailles. Nous avions invité un repréb om llec sentant israélien pour l’Educae B de Alex Ezran, Notre Dame tion. Tous les animateurs de YANIV se sont donc trouvés présents pour la
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lecture des psaumes. YANIV a souscrit pour une forêt en Israël en son honneur et en son souvenir.
Sandrine Soussan Sandrine était une très belle jeune fille, animatrice elle aussi. Poursuivant ses études, elle consacrait elle aussi ses vacances à YANIV où elle a encadré plusieurs séjours avec un de ses meilleurs amis Eric Tolédano. Atteinte de la même maladie qu’Alex (Hodgkin), elle a montré la même détermination à mener sa vie avec force et courage. Adorée des enfants elle est partie en 1998 en sachant que c’était son heure. J’avais promis une forêt pour Sandrine mais le KKL n’a pu nous organiser ce projet. Alors, YANIV a édité un Birkat Hamazone où le nom de Sandrine était mentionné. Des milliers de jeunes ont lu son nom, interrogé les animateurs. YANIV signifiant « Il portera son fruit », ce sont des milliers d’arbres ◗ auxquels Sandrine a eu droit.
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