HARÉ DANCE solo créé et dansé par Akiko Hasegawa
Kawanabe Kyōsai, Scène de danse du mouvement « Ee ja nai ka », 1867
Faire une pièce qui rend compte des jours festifs et de l’état de joie qui nous traverse, tel est le dé de HARÉ DANCE. Un solo aux couleurs chatoyantes où corps, objets, costumes et musiques invitent aux partages de la fête.
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« "Donnez-moi des titres de musique qui vous mettent en état de joie, de fête !", a demandé Akiko Hasegawa avant d'imaginer la création de HARÉ DANCE. En réponse à sa demande, la chorégraphe a récolté 357 morceaux de musiques de tous âges et pays que familles et amis lui ont envoyés. Abondante et perturbante matière qu’elle a patiemment tissée, décousue, recomposée et qui constitue la trame première mais aussi l’étonnante partition mixée de son réjouissant solo. Puis il y a le corps, la danse, l’espace, le temps, l’ici et l’ailleurs. Des éléments qui nous relient aux origines, au langage, aux états de corps. Comprenant prologue et épilogue, HARÉ DANCE convie le public à partager ce voyage intérieur et festif, qui du rituel à l’exultation traverse le temps, jonglant avec jubilation entre gures et postures, musiques et danses. »
Notes d’intention Ce solo interroge l’état de « HARÉ », de joie. Imaginons un repas de Noël, avec champagne, ballotin de chocolats, sushis (Oh ! ce sont des HARÉ FOOD !!)… Rien que d'y penser, ces éléments font naître en nous un état d’esprit et de corps particuliers.
« HARÉ » et « KÉ », sont des concepts qui rythment la vie au Japon. Ils ont été dé nis par Kunio YANAGIDA (1875-1962), célèbre folkloriste japonais. Dans mon pays d’origine, même si aujourd’hui le phénomène est moins visible qu’autrefois, on peut encore observer et distinguer entre les « HARÉ NO HI » (jours festifs) et les « KÉ NO HI » (jours ordinaires). Durant ces jours de fête (au moment de « HARÉ »), les vêtements, la nourriture et d’autres choses encore – comme la transparence de l’air au premier jour de la nouvelle année – sont différents de ceux de la vie ordinaire. À l’opposé, « KÉ » exprime la vie dans sa quotidienneté même.
Quelques traductions en français à propos de « HARÉ » et « KÉ ».
« HARÉ »
« KÉ » Ordinaire Profane Intime Paci que Quotidien
Festif Sacré Solennel Extravagant Exceptionnel Extraordinaire
© Yoshio Hasegawa
Pour évoquer l’état de « HARÉ », je me suis plongée dans ma culture d’origine. Des fêtes qui dansent au Japon (il y en a beaucoup !), j’ai eu envie d’en revisiter quelques unes.
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Par ailleurs, j’ai aussi effectué des recherches sur l’origine de la danse dans la mythologie japonaise. La première danse qui apparait est celle de Ame no Uzume, la déesse de la gaité et de la joie qui l’exécute pour faire sortir Amatérasu, la grande déesse du soleil qui s'était enfermée dans une grotte.
Processus de création HARÉ DANCE - Prologue Pour inviter le public dans cet état de HARÉ, cette première séquence est réalisée avec une multitude de robes de fêtes. HARÉ DANCE est ensuite accompagnée de : HARÉ MUSIC, une partition créée spécialement avec un montage des 185 morceaux de musiques proposés par les familles et les amis contactés et de HARÉ OBJETS, des accessoires collectés en réponse à ma question « Dites-moi quels sont vos objets de HARÉ, vos objets de fêtes, vos objets extraordinaires ????? » grâce à l’équipe de Pole Sud CDCN - Strasbourg et aux artistes de Programme(s) Commun(s) (un autre projet de ce lieu). HARÉ DANCE - Épilogue est une danse d'accumulation à partir de personnages reconnus, heureux et glorieux.
HARÉ DANCE tout-terrain (35 minutes) La version tout-terrain reprend la structure de la pièce scénique en l'adaptant pour être présentée dans des lieux non équipés ou extérieurs. Elle conserve son Prologue et son Épilogue et la partie centrale est condensée avec seulement 95 extraits morceaux de musique sur les 185 de la version scénique.
©Anaïs Bottinelli
Repas de nouvel an au Japon © Seiko Hasegawa
Akiko Hasegawa qui danse Originaire du Japon, elle est arrivée en France en 1994. Elle vit et travaille à Strasbourg. Après avoir été formée au College of Art Nihon University à Tokyo et au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, elle travaille comme interprète auprès de nombreux chorégraphes (Bernardo Montet, Carlotta Ikeda, Christian Bourigault, Suzanne Buirge, Catherine Diverrès..) et collabore également avec des metteurs en scène (Anne Théron, Benoît Bradel, Pauline Ringeade…). Elle propose aussi des ateliers de danse dans les secteurs scolaires et hospitaliers. En mai 2019, elle crée Les va-et-vient des Musées, une performance en duo avec la violoniste Aline Zeller sur des musiques d’Annette Schlünz. En janvier 2023, elle crée son premier solo Haré Dance à Pole-Sud CDCN Strasbourg. Elle y revient en janvier 2025, pour y présenter sa seconde pièce, KANASHIMI, duo danse/violon à Pôle Sud CDCN - Strasbourg.
Ondine Trager qui éclaire Fille de circassiens, Ondine Trager découvre très tôt les arts de la piste. Elle pratique le jonglage et le l de fer à l’école d’Annie Fratellini, suit ses parents dans leurs aventures au Cirque Baroque, avec Archaos et au Cirque Romanès, puis débute ses études universitaires à Strasbourg en arts du spectacle, avant d'intégrer la section régie de l'ENSAD du TNS. Au sein de l'école, elle réalise la lumière pour Splendid's (une mise en scène de Vincent Thépaut). Parallèlement à ses études, elle crée son premier projet personnel : Le grand écart ou comment est-il possible d'être souple tout en se tenant ferme ? qu’elle met en scène pour sa sortie d'école en 2014. Par la suite, Ondine se dirige vers la conception lumière et collabore avec différents metteurs en scène et chorégraphes dont Jean-Marc Eder, Tomeo Vergés, Antoine Gindt, Benjamin Abitan, Marie Marfaing.
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Au l du temps, son travail s’oriente vers une conception dynamique de la lumière qui éprouve et met en jeu les mouvements rythmiques du plateau. Dans sa présence cinétique et visuelle, la lumière participe de la dramaturgie. Quand l'occasion se présente, elle est activée par un régisseur à vue qui devient performeur d'une conduite. C'est dans le prolongement de ces recherches qu'elle collabore aujourd'hui avec Juliette Steiner, Paul Schirck, Antoine Cegarra et avec le collectif Milieu de terrain fondé par Clémentine Cluzeaud et Floriane Jan pour Dénivelé (2021).
HARÉ DANCE Conception, bande-son, costumes, accessoires et danse : Akiko Hasegawa Création lumière : Ondine Trager Production : Association KOKO Coproduction : Pole-Sud CDCN - Strasbourg Avec le soutien du Theater Freiburg (Allemagne) dans le cadre du Réseau Grand Luxe et du Théâtre du Marché aux Grains - Atelier de Fabrique Artistique - Bouxwiller. L’Association KOKO est subventionnée par le Ministère de la culture - DRAC Grand Est au titre de l’Aide au projet chorégraphique, par la Région Grand Est au titre de l’Aide aux projets de création et par la Ville de Strasbourg. Remerciements à Barbara Kraft pour ses conseils accessoires, à Victor Zeller et à Olivier Métayer pour leurs conseils techniques son, à Iréne Filiberti pour le conseil artistique, à Christiane Garrec pour la conception de dossier pédagogique, à l’équipe de Pole-Sud CDCN - Strasbourg et aux artistes de Programme(s) Commun(s) 2020 qui ont contribué aux collectes des HARÉ OBJETS et à tous ceux qui ont contribué à la « playlist » de HARÉ MUSIC. Durée : 55 minutes / 35 minutes (tout-terrain) Teaser HARÉ DANCE : https://youtu.be/JE5n6DUjKsc Extrait HARÉ DANCE : https://youtu.be/RaBWaIrdU9U Representations : - les 13 et 14 mai 2022 d’extraits de 20 minutes à la Plateforme Grand Luxe à l’Abri, Genève - les 12 et 13 janvier 2023 à Pole-Sud, Strasbourg - les 23 et 24 mars 2023 au Théâtre du Marché aux Grains, Bouxwille - le 30 septembre 2023 au Carreau Scène nationale de Forbach et de l'Est mosellan, Forbach - les 5, 6, et 7 avril 2024 d’extraits « HARÉ DANCE tout-terrain » à Passage-TransFestival, Metz - les 18 et 19 mai 2024 à Passage-TransFestival, Metz - le 29 juin 2024 d’extraits « HARÉ DANCE tout-terrain » à La Briqueterie CDCN, Val-de-Marne - le 11 mai 2025 à Network Internazionale Danza Puglia, Bari (Italie)
Contact : Association KOKO association.koko@gmail.com
© Anaïs Bottinelli
ATELIERS PEDAGOGIQUES À partir d’extraits de la pièce HARÉ DANCE, Akiko Hasegawa invite les participant·es à travailler autour des paramètres du mouvement (espace, temps, énergie, état de corps, relation à l’autre, aux autres…) Une méthode, mais aussi un outil de travail qui va permettre de faire des choix et des compromis, de faire ensemble, de respecter les contraintes de la création artistique.
Nishimonai Bon-Odori © Yoshio Hasegawa
Invitation à HARÉ DANCE # 1 : 2H
L’atelier commencera par la fabrication de eurs posées sur le chapeau. Il s’agit d’un temps dédié à la préparation du moment festif. Le second temps est consacré à l’apprentissage d’une danse - BON ODORI - rappelant les racines et l’identité de la culture japonaise. BON signi e Fête des âmes, ODORI signi e la danse. La danse dont il est question est issue du Nord du Japon, NISHIMONAI BON-ODORI. Elle est teintée de légers mouvements de mains qui s’accompagnent de petits pas. Pour apprendre cette danse qui invite les ancêtres à rentrer dans la ronde, il va s’agir d’aborder la notion de transformation à travers la répétition de phrases chorégraphiques. Matériel : Il sera fourni par l’artiste
Invitation à HARÉ DANCE # 2 : 1H L’accumulation de robes portées les unes sur les autres va susciter une prise de conscience de son propre geste. Pour rentrer dans la danse, il va être question de structuration même de l’action qui va progressivement s’additionner. Cette approche va permettre de mettre en mémoire son propre geste, à choisir ses trajectoires dans l'espace, à dé nir l'énergie appropriée à sa posture comme à son environnement. Matériel : 6 robes (de fête) seront portées les unes sur les autres
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Atelier danse d’accumulation : 1H L’Atelier va s’appuyer sur les matériaux photographiques collectés par les participants. Il prendra la forme d'une aire de jeu. Une façon d'aborder la danse avec des gestes qu’ils devront reproduire. Il s’agit, pour nourrir la proposition pédagogique, d’apprendre à maîtriser et mémoriser certains mouvements, à développer la maîtrise de l’équilibre, à s’orienter dans l’espace et à exprimer une intention qui se traduit en gestes. Tous ces paramètres vont permettre de mettre en jeu les principes ou fondamentaux qui fondent le mouvement : corps espace, qualité et énergie, temps relation. Matériel : Apporter 6 images de différents personnages reconnus, heureux et glorieux comme dans l’épilogue de HARÉ DANCE. Préciser leurs tailles (ex : la Statue de la Liberté : 46m, Michael Jackson : 1,75m, ou encore Joséphine Baker : 1,70m)
Association KOKO « Depuis 1995, j’ai dansé et collaboré avec plusieurs chorégraphes et metteurs en scène en tant que interprète. C’était ma manière de partager la danse. En 2015, j’ai découvert l’enseignement. Grâce à mes expériences de danseuse, j’avais beaucoup de choses à partager avec d’autres personnes : élèves, amateurs enfants ou adultes, artistes, acteurs, jeunes danseurs et aussi les personnes en situation de handicap. Puis en 2019, avec la création de Les va-et-vient des Musées, j’ai découvert encore une autre façon de partager la danse, cette fois en tant que chorégraphe. La danse est avant tout pour moi l’endroit du partage : humain, culturel, mais aussi avec l’espace, le temps, c’est un mouvement qui circule. Il est communicant, riche de rencontres, de sensations et d’émotions. Tout le monde peut danser, de joie et de tristesse, les grands et les petits, au Japon et ailleurs, en musique ou en silence, de façon calme ou dynamique. J’aimerais poursuivre cette recherche d’une danse qui associe ou propage ces différentes formes de partage.»
Akiko Hasegawa - mai 2025 chorégraphe, interprète et pédagogue