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Souvenirs Historiques | 3.11.2026

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SOUVENIRS HISTORIQUES Partie 1 – De Napoléon à de Gaulle, Les témoins de l’Histoire Partie 2 – Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale Mardi 3 novembre 2026 - 11h & 14h 7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris

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SOUVENIRS HISTORIQUES Partie 1 – De Napoléon à de Gaulle, Les témoins de l’Histoire Partie 2 – Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale Mardi 3 novembre 2026 - 11h & 14h 7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris


SOUVENIRS HISTORIQUES

LIVRES, MANUSCRITS & GRAVURES ANCIENNES

Maxence Miglioretti Commissaire-priseur

Frédéric Harnisch Directeur

Juliette Leroy-Prost Commissaire-priseur

HORLOGERIE DE COLLECTION

Romain Marsot Directeur

Charlotte Christien Administratrice junior

Geoffroy Ader Expert

INVENTAIRES & COLLECTIONS

Stéphane Aubert Directeur associé, Commissaire-priseur

Maxence Miglioretti Commissaire-priseur

Juliette Leroy-Prost Commissaire-priseur

Elisa Borsik Commissaire-priseur

Thomas Loiseaux Business Developer

Charline Monjanel Administratrice

Marine de Miollis Directrice des partenariats

Emeline Duprat AdministratriceCatalogueur

Théo-Paul Boulanger Administrateur


SOUVENIRS HISTORIQUES vente n°6496

EXPOSITION PUBLIQUE Téléphone pendant l’exposition Tél. : +33 (0)1 42 99 20 02 Vendredi 30 octobre 11h–18h Samedi 31 octobre 11h–18h Lundi 2 novembre 11h–18h

VENTE AUX ENCHÈRES Mardi 3 novembre 2026 11h - P artie 1 De Napoléon à de Gaulle Les témoins de l’Histoire 14h - P artie 2 Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

Commissaire-priseur Maxence Miglioretti

Photographes Fanny Adler Sylvain Rousseau Graphiste Romane Marliot Remerciements Bérénice de Lambilly Estelle Gobard

Souvenirs Historiques Maxence Miglioretti Tél. : +33 (0)1 42 99 20 02 mmiglioretti@artcurial.com Livres, Manuscrits & Gravures anciennes Frédéric Harnisch Tél. : +33 (0)1 42 99 16 49 fharnisch@artcurial.com

Horlogerie de collection Romain Marsot Tél.: +33 (0)1 42 99 16 53 rmarsot@artcurial.com Expert Souvenirs Historiques Arnaud de Gouvion Saint-Cyr Expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques Membre du SFEP Tél. : +33 (0)6 70 75 01 05 arnaud.gouvionstcyr@gmail.com Expert manuscrit (Lots 44 à 327) Thierry Bodin Expert en manuscrits Membre du SFEP Les Autographes Tél. : +33 (0)1 45 48 25 31 lesautographes@wanadoo.fr

Lots marked with the symbol ★ are with a VAT on buyer’s premium of 5,5 %.

Comptabilité acheteurs Tél. : +33 (0)1 42 99 20 71 salesaccount@artcurial.com Comptabilité vendeurs Tél. : +33 (0)1 42 99 17 00 salesaccount@artcurial.com Transport et douane Lou Dupont ldupont@artcurial.com +33 1 42 99 20 77 Ordres d’achat, enchères par téléphone Tél. : +33 (0)1 42 99 20 51 bids@artcurial.com

Emeline Duprat Tél.: +33 (0)1 42 99 16 58 eduprat@artcurial.com Théo-Paul Boulanger Tél.: +33 (0)1 42 99 16 56 tpboulanger@artcurial.com

Les lots précédés du symbole ★ ont une TVA réduite de 5,5% sur les frais acheteurs.

Catalogue en ligne www.artcurial.com

Expert horlogerie de collection Geoffroy Ader Expert, membre du SFEP Assisté de Justine Lamarre & Paul-Henri Egrot watches@artcurial.com Expert numismatique Cabinet Bourgey Tél. : +33 (0)1 47 70 35 18 cabinet.bourgey@gmail.com

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Détail du lot 28


PARTIE 1

De Napoléon à de Gaulle Les témoins de l’Histoire Mardi 3 novembre 2026 - 11h Lots 1 à 43


1

FUSIL DE CHASSE À SILEX, DEUX COUPS, PAR BOUTET À VERSAILLES, VERS 1780 Provenant d’une série Canons ronds, à méplats aux tonnerres, poinçonnés, dont un du canonnier Leclerc ; platines à corps rond signées « BOUTET Arquebusier de MONSIEUR à VERSAILLES » et chiens col de cygne (un anciennement réparé) ; bassinets à pare-étincelles ; garnitures en fer ciselé et gravé de médaillons, feuillages et urnes enflammées ; queue de pontet gravée « N°1 » Plaque à couche à contours mouvementés ; crosse en noyer marbré (petites rustines de bois, d’époque), avec joue en cuir bordeaux bordé d’un galon en passementerie d’argent ; fêle sous la platine L. : 112 cm A flintlock double-barrelled shotgun by Boutet in Versailles, circa 1780

2 000 - 3 000 €

2

CADRE COMMÉMORATIF DE LA RÉVOLUTION FRANCAISE Comprenant : - Insigne de juge en cuivre doré et émaillé « LA LOI ET LA PAIX » à décor de frises de lauriers 48 × 39 mm (2 × 1 ¾ in.) Petites usures. - Grand sautoir tricolore fermant par deux crochets avec médaille ovale « RESPECT DE LA LOI » en laiton doré (anneau de suspente ressoudé). Sautoir postérieur. - Médaille au profil du roi Louis XVI « AU RESTAURATEUR DE LA LIBERTE FRANCOISE. PACTE FEDERATIF ORLEANS MAI 1790 ». Ruban tricolore postérieur. - Médaille ovale du pacte fédératif par DUPRÉ. Ruban postérieur. - Médaillon en laiton doré, émaillé « LA LOI » (petits éclats). Anneau cannelé. Ruban postérieur. A.B.E. Époque révolutionnaire. A commemorative frame of the French Revolution

1 000 - 1 500 €

6

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


3

RARE BREVET DE FUSIL D’HONNEUR DU CITOYEN ÉTIENNE MAGOT, GRENADIER À LA 38e DEMI-BRIGADE D’INFANTERIE DE LIGNE Sur vélin, à en-tête gravée « AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS BONAPARTE 1er CONSUL DE LA RÉPUBLIQUE ». « A l’affaire qui eut lieu le 28 thermidor An VII à la prise du fort de Magenthal en Suisse dans laquelle ce militaire se précipita un des premiers dans les retranchements du fort qui fut emporté d’assaut, et contribua à enlever à l’ennemi une pièce de canon. Lui décerne, à titre de récompense nationale, un fusil d’honneur ». Fait le 10 prairial An XI. Signatures « Bonaparte » (secrétaire), Hugues Maret, et Berthier. Cachet au sec « Au nom du Peuple français ». 34,5 × 42,5 cm (Petites usures) Historique : Si les faits mentionnés pour le fusil d’honneur sont proches, le lieu et la date de l’action sont différents, comme cela arrive parfois. La version la plus plausible est celle de la bataille de Hohenlinden (12 frimaire An IX), à laquelle la 38e demi-brigade participe. A rare certificate for an honourable musket awarded to Citizen Etienne Magot, grenadier in the 38th Line Infantry Demi-Brigade

800 - 1 200 €

Bibliographie : A. Liévyns, Jean-Maurice Verdot et Bégat, Les fastes de la Légion d’honneur, biographies des décorés, 1842-1847

© D.R

Étienne Magot, grenadier à la 38° demi-brigade de ligne, se signale aux armées du Danube et du Rhin pendant les campagnes de 1799 et 1800. Étant en tirailleur, à Hohenlinden, et s’apercevant qu’une pièce de canon ennemie, placée à l’angle d’un petit bois, fait beaucoup de mal à son régiment, il se précipite la baïonnette en avant sur les canonniers autrichiens, en tue deux, fait prendre la fuite aux autres et ramène la pièce. Cette brillante action est récompensée, le 11 prairial an XI, par un fusil d’honneur.

Henri Frédéric Schopin, Bataille de Hohenlinden — Château de Versailles

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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BERTRAND (Henri-Gatien, comte) Lettre autographe signée à ses camarades de l’armée du génie en Égypte.

ils ont grande idée, avec raison et, quoiqu’ils paraissent recruter des chevaux, ils ne peuvent rapidement les former ni au trait ni aux manœuvres. Toutes les raisons sont donc pour avoir une affaire en plaine ». Il termine en déplorant les décisions du général Menou, qu’il avait pourtant conseillé : « J’ai souvent communiqué ces idées, qui sont au reste celles de bien du monde, les tiennes comme les miennes, à plusieurs généraux ou autres en qui je supposais que le G[énéral] en chef [Menou] pouvait avoir quelque confiance. Dans la petite promenade que nous fîmes après diner, lui devant sa tente, j’appuyai sur la facilité et les avantages d’une victoire sur les Osmanlis ; c’était alors, comme aujourd’hui, l’idée à laquelle je tenais le plus. J’ai été vraiment désolé du parti qu’on a pris ». Impuissant face aux décisions de Menou, Bertrand essaie de maintenir l’espoir d’une victoire face à l’armée anglaise. « Une armée coupée en 3 morceaux dont aucun ne peut agir et dont deux, surtout le vôtre, sont très compromis. J’ai été pendant quelques jours sans pouvoir en revenir. Aujourd’hui je prends patience ; peut-être la lenteur de l’ennemi nous laissera-t-elle le temps de réparer celui que nous avons perdu ». Cependant, la défaite à la bataille de Canope aura un impact décisif sur le moral de l’armée et les possibilités de victoire. Le général Menou se retire à Alexandrie où l’armée anglaise l’assiège. Acculé, il capitule le 31 août 1801.

Alexandrie, 12 Floréal an IX [2 mai 1801]. 6 p. in-8 (23 × 16,4 cm). Intéressante lettre à son ami le comte Charles Marie Benjamin Hautpoul critiquant les opérations du général Menou, dernier général en chef de l’armée française en Égypte, après la défaite à la bataille de Canope le 21 mars 1801. Bertrand déplore le scindement de l’armée française en 3 parties qui ne permet pas, selon lui, d’exploiter la lenteur de l’armée anglaise. « Nous avons eu à faire à un ennemi bien lent et leur opération a été bien mal combinée avec les Turcs, ce qui ne m’étonne guère, car il n’est pas aisé de les remuer à son gré. Quels avantages pour nous si nous en profitions. Malheureusement l’armée est coupée en 3 parties à peu près égales, dont aucune ne peut rien entreprendre ». Il met en avant la tactique consistant à « réunir toutes leurs troupes sur un point et de les porter ensuite rapidement sur un autre », profitant de la « supériorité de marche de l’infanterie française » et qui fut employée par Bonaparte en Italie et Frédéric II en Allemagne avec succès. Cette tactique aurait pu notamment, selon lui, mener à la défaite des Ottomans : « Ce principe si bien reconnu avait ici une application bien naturelle. Une victoire sur les Osmanlis était aussi facile qu’avantageuse ; elle eût maintenu la tranquillité dans le pays […]. Débarrassés des Osmanlis, nous n’aurions plus eu que les Anglais qui ne seraient pas parvenus de longtemps à réorganiser une armée turque, et je crois qu’ils auraient été fort embarrassés. Ils n’ont que deux choses à faire : ou prendre Alexandrie ou détruire l’armée ; il faut que peu s’inquiéter de tout ce qui ne les mène pas là ». Il continue en détaillant son plan, tenant d’abord sur le regroupement suffisant d’hommes, « Je crois possible de réunir un corps de 7 à 8000 hommes en laissant à Alexandrie [une] garnison suffisante », ainsi que le déplacement de la bataille sur une plaine permettant à l’armée française de profiter de sa cavalerie : « Notre supériorité consiste en artillerie et cavalerie, dont

Habile restauration au dernier feuillet, qui fut déchiré en quatre, sans atteinte au texte. Retranscription complète sur demande. 1 000 - 1 500 €

© D.R

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Souvenirs Historiques

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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Paris, Saillant, 1768. 4 vol. in-12 (16,9 × 9,6 cm), veau granité, encadrement de petits motifs dorés sur les plats, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre et de tomaison (ovales) rouges, monogramme doré en pied des dos (reliure de l’époque). [2] ff., xxvi, 1 f. bl., 456 p.– [2] ff., 537 p.– [2] ff., 487 p.– [2] ff., 466 p. Précieux exemplaire de Napoléon Bonaparte et de Joséphine à la Malmaison. Édition originale. Cet ouvrage historique retrace le règne du fils d’Henri IV et de Marie de Médicis, né en 1601 et mort en 1643. Il aborde son accession au trône, son mariage, son règne et sa relation avec le cardinal de Richelieu. Dans une note au ministre de l’Intérieur Cretet, au sujet d’une nouvelle histoire de France à faire rédiger par un auteur subventionné par l’État, Napoléon Ier avait indiqué : « On doit être juste envers Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, mais sans en être adulateur ».

Bel exemplaire. Tache en pied du plat inférieur et du dos d’un volume, départ de fente à un mors, une coiffe arasée, coins un peu émoussés. Légères rousseurs, tache d’encre à de rares feuillets, traces de papier collé sur la dernière page du premier volume. Les p. xxv-xxvi sont reliées en tête de la préface (et non à la fin). Provenance : - Napoléon Bonaparte et Joséphine (monogramme PB pour Pagerie-Bonaparte, cachet humide « Bibliothèque de la Malmaison » sur les feuillets de titre). - Vente aux enchères, Fontainebleau, Osenat, 19 novembre 2016, n° 101. Bibliographie : OHR, pl. 2653, variante de petit format du fer n° 3. 3 000 - 4 000 €

© D.R

BURY (Richard de) Histoire de la vie de Louis XIII, roi de France et de Navarre.

Baron Gérard, L'Impératrice Joséphine au château de la Malmaison - musée de l'Ermitage

Les reliures avec le monogramme PB sont généralement attribuées à Charles-Pierre Bizoulard, relieur parisien installé rue des Carmes à Paris. Les livres restèrent la propriété du prince Eugène après la mort de Joséphine, puis furent vendus sur place en 1829. C´est à cette occasion que fut apposé sur les titres des volumes le cachet à l´encre noire « Bibliothèque de la Malmaison ».

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FIANDO (Paul Joseph Louis Marie) Comptes faits de la quantité des pièces aux officiers de tout grade […]. Turin, Imprimerie Fea, An 9 [1801]. Pet. in-4 (23,2 × 17,2 cm), maroquin à long grain rouge, encadrements de frises dorées sur les plats, mention de présent en lettres dorées au centre des plats, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre verte, tranches dorées (reliure de l’époque). Précieux ouvrage provenant de Joséphine Bonaparte. Édition originale de ce recueil de comptes militaires, dédié au général Bonaparte. Dans sa dédicace au Général, l’auteur, un certain Fiando, relate les péripéties de sa participation aux campagnes d’Italie. Il avait notamment été accusé de détourner des fonds destiner à payer les soldes et, en conséquence, enfermé au château de Brescia. La fin de l’ouvrage produit des pièces justificatives destinée à l’innocenter des accusations portées contre lui.

Au-delà de son récit, l’ouvrage marque aussi un jalon de l’expansion militaire et de l’unification portées par le Consulat, à la suite de la Révolution, puisque les sommes détaillées sont exprimées en francs, accompagnées de tableaux de conversion. Si l’ouvrage est dédié au général Bonaparte, l’exemplaire, lui, a été offert à Joséphine, avec cette mention en lettre dorées sur les plats : « À Madame Joséphine Bonaparte épouse au Premier Consul ». Il a ensuite été acquis par Sir Woodbine Parish (1796-1882), qui prit son premier poste diplomatique en 1814 et prit part aux évènements qui suivirent Waterloo. L’année suivante, il participa à l’expédition destinée à restaurer la couronne du royaume de Naples à la maison de Bourbon, après la défaite de Joachim Murat. Il fut ensuite envoyé à Paris, en tant que secrétaire de l’ambassade de Lord Caslereigh pour le rétablissement de la paix en Europe. À ce titre, il rédige le Traité de paix de 1815.

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Mors et coins légèrement frottés. Provenance : – Woodbine Parish (note manuscrite au verso de la première garde colorée : « Bought by Woodbine Parish at the sale of some books belonging to Bonaparte, Paris september 1815 »). – Louis Barthou (ex-libris). – Calvin Bullock (ex-libris). – Les collections Aristophil, vente Paris, Drouot estimation, 5 avril 2019, n° 1555. 1 500 - 2 000 €

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PLAQUE DE BAUDRIER DE LA 23e CONSERVATION DES EAUX ET FORÊTS D’ÉPOQUE PREMIER EMPIRE En cuivre estampé et argenté patiné, à l’Aigle impériale, avec reste de marque du fabricant BOUSSARD ; usures, percée en partie basse. Revers à une patte d’attache (manque les trois autres). 103 × 80 mm BOUSSARD : fabricant de boutons d’uniformes, hausse-cols, plaques de ceinturon, gibernes, etc... rue Michel-le-Comte, 30 Paris. A sash plate of the 23rd Conservation of Waters and Forests, First Empire period

400 - 600 €

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WELLINGTON (Arthur Wellesley, duc de) Lettre autographe signée « Arthur Wellesley » 26 mai 1806. 1 page in-12 18,5 × 11,5 cm Lettre privée au sujet d’une rencontre importante. « I waited upon you this morning to request you could attend at the India [?] on Friday [?] against the question, & taht you would prevail upon those favours over whom you may have an influence to attend [?]. I hope that you will do me this favour. » Arthur Wellesley, revenu d’Inde en 1805, avait été élu en 1806 à la Chambre des Communes, sous l’étiquette Tory. Sa carrière politique s’acheva brutalement lorsqu’il s’engagea sur le continent dans les guerres napoléoniennes. Petit cadre de papier collé au verso de la lettre.

Exposition : Skånelaholm Castle 2015. Catalogue: Minnet av Napoleon – 200 år efter Waterloo [La Mémoire de Napoléon, 200 ans après Waterloo], p. 27 et 67. 400 - 600 €

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Provenance : Vente aux enchères, Copenhague, Rasmussens Auction, 18 avril 2012.

Francisco Goya, Portrait du duc de Wellington, 1813 - National Gallery Londres

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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SECOND (Jean) Traduction libre en vers des Odes, des Baisers, du Ier livre des Élégies et des trois élégies solennelles. Paris, Michaud frères, 1812. In-8 (19,8 × 12 cm), maroquin à long grain rouge, encadrement sur les plats d’une frise de motifs dorés et armes dorées au centre, dos lisse orné de motifs dorés, tranches dorées (reliure de l’époque dans le goût de Bozerian). Frontispice gravé sur cuivre. Précieux exemplaire de la bibliothèque de Napoléon avec ses armes impériales frappées sur les plats. Coins émoussés, mors légèrement frottés, petite restauration à la coiffe de tête. Quelques rousseurs ; pages 81 à 96 reliées entre les p. 128 et 129. Déchirure à une page. Provenance : Librairie Historique Fabrice Teissèdre, Paris. Bibliographie : OHR, pl. 2652, variante du fer n° 11. 1 500 - 2 500 €

★ 10

MARCILLAC (Louis de) Histoire de la guerre entre la France et l’Espagne, pendant les années de la Révolution française 1793, 1794 et partie de 1795.

Rare et précieux exemplaire provenant de la bibliothèque de l’Empereur Napoléon Ier à Fontainebleau. Édition originale. L’ouvrage traite des campagnes françaises en Guipuscoa, Navarre et Biscaye, puis les campagnes en Roussillon et Catalogne pendant les années de la Révolution française. Le sujet et l’année de publication rendent l’ouvrage particulièrement intéressant au regard de sa provenance : suite au soulèvement antifrançais de mai 1808, Napoléon entreprit une intervention militaire en Espagne. Malgré quelques difficultés, l’armée française parvint à prendre le dessus sur les forces espagnoles et à occuper Madrid. Les ouvrages des différentes bibliothèques de Napoléon étaient répartis de la même façon dans chaque lieu, de sorte qu’il pouvait s’y retrouver automatiquement et poursuivre ailleurs une lecture commencée à un endroit.

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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© D.R

Paris, Magimel, 1808. In-8 (20 × 12,4 cm), veau fauve raciné, encadrement de petits motifs dorés sur les plats, armoiries dorées au centre, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre rouge (reliure de l’époque).

Reliure un peu usagée : coiffe supérieure absente, petit départ de fente à un mors avec léger manque, coins frottés. Feuillet de faux-titre légèrement déréglé. Provenance : - Bibliothèque de l’Empereur à Fontainebleau (cachet humide rouge); - Bibliothek d. Kön. Cadetten-Haus à Berlin (cachet humide ; acquis en 1832, d’après une longue note manuscrite en allemand sur le premier contreplat). – Vente aux enchères, Stockholm, Stockholms Auktionsverk, 1983. Exposition : Skånelaholm Castle 2015. Catalogue: Minnet av Napoleon – 200 år efter Waterloo [La Mémoire de Napoléon, 200 ans après Waterloo], p. 54. Bibliographie : OHR, pl. 2652, variante du fer n° 7. 4 000 - 6 000 €

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LETTRES PATENTES D’ANOBLISSEMENT DE GEORGES MERGEZ (1772-1846), ADJUDANT COMMANDANT, COMME BARON DE L’EMPIRE Sur vélin avec en-tête « Napoléon par la grâce de Dieu Empereur des Français Roi d’Italie Protecteur de la Confédération du Rhin Médiateur de la Confédération Suisse ». Armoiries peintes au naturel en haut à gauche (usures). Fait le 19 septembre 1810 à Saint Cloud. Signature de Cambacérès et belle signature de l’Empereur Napoléon Ier (« NAPOLE »). Avec ses rubans et son sceau de cire rouge représentant l’Empereur en majesté et les grandes armes impériales (petits éclats). Diam. : 12 cm Accompagné de l’extrémité de l’étui en métal blanc, avec la protection du sceau. 45 × 59 cm 46 × 60 cm Provenance : Bought at an auction of Manuscripts at Sotheby´s, London, about 1985. Private collection. Compare similar item Osenat; L´Empire à Fontainebleau auction 25/6 2006, lot 520. Exposition : Exposition «The memory of Napoleon - 200 years after Waterloo» au château de Skånelaholm en Suède, 2015, catalogue p. 55-56.

Georges Nicolas Mergez (1772-1846) Proche de Danton – dont il serait un des cousins – il sera aide de camp de Beurnonville puis du ministre de la Guerre de Bernadotte. Chevalier de la Légion d’honneur en 1804, il est alors employé à l’état-major de la Grande armée. Il sert comme chef d’escadrons et fait toutes les campagnes jusqu’en 1812. Durant la campagne de Russie, il est chef d’état-major d’une division de cuirassiers, blessé de plusieurs coups de lance et fait prisonnier. Il rentre en France en 1814 et sera fait maréchal de camp honoraire en 30 juillet 1823. Les armes du baron Mergez sont : « Écartelé ; au premier d’azur au château de quatre tours soutenu d’argent ; au deuxième des barons tirés de l’armée ; au troisième de vair chargé d’une plume en bande d’argent ; au quatrième coupé au premier d’azur au griffon tenant une épée haute d’or, au 2e d’argent au sautoir engrêlé de sable. »

3 000 - 4 000 €

détail

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[EMPIRE] Manuscrit intitulé « Itinéraires & Campagnes ». 1803-1815. In-8 (20,4 × 12,3 cm), veau fauve, encadrement de motifs dorés sur les plats, dos lisse orné de motifs dorés, pièce de titre rouge, tranches dorées (reliure de l’époque). 108 ff.. manuscrits. Rédigé par un officier (lieutenant ?) d’un régiment de Dragons, le manuscrit se divise en plusieurs parties : les Itinéraires se composent de 5 voyages, de 1803 à 1807, puis viennent les Campagnes, de 1808 à 1815 et enfin, après des Notes, se trouvent les Voyages effectués de 1816 à 1820. Les Itinéraires et Voyages, montrent des déplacements en France, Suisse, Espagne, Allemagne, Hongrie, Transylvanie (Roumanie), Valachie (Roumanie), Bulgarie, Turquie, Esclavonie (Croatie), Croatie, Italie. Les Campagnes se déroulent en France, Espagne et Allemagne. Après la chute de l’Empire, notre voyageur se rend aux Pays-Bas, en Belgique et parcourt la France. La partie Notes donne de plus amples renseignements sur les évènements militaires auxquels il a été confronté :

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« Le régiment espagnol de Villa Viciosa, qui était en Dannemarck avec nous, est entièrement défait à El Bravo », « Entrée victorieuse du Roi à Madrid ; le jour de la fête de l’Empereur », « Nous surprenons le Colonel Dn Juan Espino, commandant 400 chevaux : nous en prenons une partie et forçons le reste à la retraite. Je suis blessé dans cette affaire d’un coup de feu au bras gauche, en enfonçant avec mon peloton un parti ennemi dont je fais la majeure partie prisonniers ». On trouve un long développement sur l’aventure survenue sous le commandement du général Girard le 28 octobre 1811 près Arroyo-Molinos. Si la plupart des détails concernent les campagnes espagnoles, on trouve aussi des éléments de la campagne d’Allemagne (1813) : « fameuse bataille de Wackau », « nous sommes attaqués à 2 heures après midi par les troupes autrichiennes et badoises. Je perds 30 hommes et 45 chevaux de mon escadron […] ». Le dernier tiers du volume est resté vierge. Mors supérieur entièrement fendu, mors et coins frottés. 600 - 800 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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Jean-Baptiste Joseph DUCHESNE Gisors, 1770 – Paris, 1856

L’empereur Napoléon Bonaparte en uniforme des chasseurs à cheval de la garde Gouache et gomme arabique sur ivoire Signé et daté ’J. Bt. J. Duchesne. Paris. 1813 ou 1815 (?)’ à droite CIC n° 4.10.18-08038/2025 Dans un cadre en métal doré à vue ovale Dimensions totales : 9,3 × 7,6 cm 6.5 × 4.5 cm Provenance : Vente anonyme ; Londres, Sotheby’s, 11 mars 1985 ; Collection particulière, Suède Exposition : La mémoire de Napoléon, 200 ans depuis Waterloo, Rosersberg, Château de Skånelaholm, 2015, p. 65-66, n° 48 Emperor Napoleon Bonaparte in the uniform of the Horse Guard Chasseurs, gouache and gum arabic on ivory, signed and dated, by J.-B. J. Duchesne 2.55 × 1.77 in.

3 000 - 5 000 €

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MARIE-LOUISE D’AUTRICHE Lettre autographe signée « Louise » à Cambacérès. Mayence, 28 juillet 1813. 1 p. ½ in-8 20 × 15 cm Le remerciant des nouvelles qu’il lui donne, elle s’empresse, en retour, de lui exposer sa brève rencontre à Mayence avec l’Empereur qui « est arrivé bien portant et pas fatigué il a même engraissé. Il est très content et s’occupe toujours beaucoup. » Quant à elle, sa « santé est toujours bonne je suis cependant encore bien fatiguée de la route et du mauvais chemin que nous avons trouvé depuis Metz jusqu’à Mayence. » Elle craint « que l’Empereur ne fasse pas un long séjour ici cette idée m’attriste bien. » Pour finir elle le remercie « des nouvelles que vous me donnez de mon fils l’idée qu’il se porte bien m’est bien nécessaire pour être tranquille. »

Exposition Skånelaholm Castle 2015. Catalogue: Minnet av Napoleon – 200 år efter Waterloo [La Mémoire de Napoléon, 200 ans après Waterloo], n° 26, p. 50-52, illustré p. 50-51. 1 500 - 2 500 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Provenance : The Calvin Bullock collection, vente Londres, Christie’s, 8 mai 1985, n° 353.

Baron Gérard, Impératrice Marie-Louise et le roi de Rome, 1812 - Château de Versailles

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Castle [Sainte Hélène], 23 mai 1816. 3 p. ½ gr. in-8, restes de montage dans un album. Le début de l’exil de Napoléon à Sainte-Hélène. L’amiral Cockburn avait reçu la charge d’emmener Napoléon sur l’île de Sainte Hélène à bord du navire le Northumberland. Il fut le gouverneur provisoire de l’île, en attendant l’arrivée d’Hudson Lowe. Il fait ici état des recrutements effectués pour assurer la garde et le service de l’illustre prisonnier. « Of the persons mentioned in the letter you have transmitted to me from captain Poppleton, only Alister Vesey & Patrick Sleven were hired with my immediate knowledge & approbation. » Il s’est également adjoint les services d’un « black man to assist in the stable and the assist in the kitchen […] and another to wait upon & cook for, the Captn of the guard & Dr O’Meara, but the person stated to be residing with Comte Las Cases I know nothing of & he certainly was not hired with my sanction or approbation. » Il indique toutefois qu’à leur arrivée sur l’île, les officiers français accompagnant le « General Bonaparte » avait engagé des « servants to wait upon themselves particularly, wich did not appear un reasonable, as our Governements had restricted the number of French servants to come out with them to twelve ». Et de préciser que sur ces douze personnes, Napoléon s’en est attribué onze, et le général Bertrand un. La personne sur laquelle il est sommé de rendre des comptes a probablement été engagée par le comte de Las Cases et emmenée avec lui à Longwood. Pour finir, il indique : « I had long seen the inconvenience & impolicy of having People of Colour at Longwood, it was therefore with a view to remove the necessity of it (as I have before remarked to you) that I authorized the sending there of twelve sailors as servants and I should certainly have sent there as many more as would

have enabled me to have removed entirely the remaining slaves and Black men had I not daily expected your arrival. » La prévention de Cockburn à l’égard de ces employés de couleur vient certainement de la crainte que ceux-ci puissent être influencés par les captifs français, au détriment des Britanniques. Provenance : Vente publique, Fontainebleau, Osenat, 24 juin 2006, n° 193. Bibliographie : Bondeson (Lars), Napoleons sista strid [La dernière bataille de Napoléon], BoD, Suède, 2022, p. 362-364. Exposition : Skånelaholm Castle 2015. Catalogue: Minnet av Napoleon – 200 år efter Waterloo [La Mémoire de Napoléon, 200 ans après Waterloo], n° 53, p. 68-69, illustré p. 69. 500 - 800 €

L'Empereur saluant les filles Balcombe

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ABELL (Lucia Elizabeth) Recollections of the Emperor Napoleon, during the first three years of his captivity on the island of St. Helena: including the time of his residence at her father’s house “the Briars”. London, John Murray, 1845. Pet. in-8 (18 × 11,4 cm), percaline verte, encadrement de filets dorés sur les plats, titre doré au centre du plat supérieur, dos muet, tranches dorées (cartonnage de l’époque). Seconde édition. Lucia Elizabeth Balcombe (1802-1871), était la fille de William Balcombe, administrateur colonial de la Compagnie des Indes orientales. Au début de son exil à Sainte Hélène, Napoléon logeait dans le pavillon des Balcombe, nommé « the Briars », le temps que la maison de Longwood soit réhabilitée. Durant ce séjour, la jeune Betsy Balcombe, d’abord effrayée par le nouvel occupant, se rapprocha de lui et devint son amie. Elle continua à lui rendre

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COCKBURN (George) Lettre autographe signée « G. Cockburn » à [Hudson Lowe].

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visite à Longwood, jusqu’au départ de la famille en 1818 pour l’Angleterre. Elle se maria avec Edward Abell en mai 1822. Son livre, d’abord publié en 1844, eut beaucoup de succès et connut une édition française en 1898. Envoi autographe signé d’Elizabeth Abell (Betsy Balcombe) : « For dear Lucy with L E Abell´s love fev (?) 5th 1864. » Les livres signés par Betsy Balcombe sont d’une très grande rareté. La dédicataire de l’ouvrage a inscrit son nom au deuxième contreplat : « Lucy Eliza Mayel, 15 Montague Place, Bryanston Square. » Cartonnage légèrement usagé, quelques feuillets déréglés (mais non détachés). Provenance : – Lucy Eliza Mayel (inscription sur le deuxième contreplat). – Falconer Bookseller, Londres. 200 - 300 €

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BONAPARTE (Pauline, Princesse Borghèse) Lettre autographe signée « Pse Pauline Borghèse » au comte Bertrand. Frascati (près de Rome), 15 septembre 1817. 2 ½ pages, in-4 21 × 17 cm Longue lettre donnant des nouvelles de la famille de l’Empereur. Napoléon, blessé de ne pas pouvoir se faire adresser son courrier avec le titre d’Empereur, décida que ses proches et sa famille lui écriraient en s’adressant aux comtes Las Cases et Bertrand. Pauline Borghèse a bien reçu sa lettre du 3 juillet « avec la déclaration concernant la campagne de San Martino. J´ai été extrêmement sensible à cette attention de votre part. » En effet, la sœur de Napoléon espère entrer en possession de ce domaine que l’Empereur fit construire sur l’Île d’Elbe. Elle a également reçu les bonnes nouvelles de la santé de l’Empereur et indique que « la santé de Madame est bonne ; Elle a passé quelques temps à Albano, elle est retournée à Rome par Frascati où elle est restée quelques jours chez moi. […] Je reçois souvent des nouvelles de la Reine Caroline qui a acheté une campagne près de Vienne, elle y jouit ainsi que ses enfants d´une bonne santé. » De Vienne elle vient de recevoir « des nouvelles du fils de l´Empereur, qui se porte parfaitement bien, il grandit beaucoup et devient de plus en plus aimable. Toutes les autres personnes de la famille se portent à merveille. » Elle-même se porte bien et passe du temps dans la résidence de campagne dont elle vient de faire l’acquisition près de Rome. Pauline Borghèse réaffirme son attachement à son frère et prie son correspondant « de présenter mes tendres respects à l´Empereur et de me rappeler quelquefois à son souvenir. Personne au monde ne lui est plus attaché que moi et dites lui que je serais heureuse, si je pouvais le rejoindre. » Une mention manuscrite indique que la lettre a été reçue le 27 mars 1818, soit six mois après son expédition. Cela montre à quel point le lien entre les reclus de Sainte-Hélène et leurs proches restés en France ou en Europe était compliqué, sinon ténu. Ce délai s’explique en partie par la lecture systématique du courrier destiné aux résidents de Longwood par le secrétaire colonial Bathurst à Londres ainsi que par le Gouverneur de Sainte-Hélène. Provenance : Les collections Aristophil, vente Paris, Ader, 4 avril 2019, n° 832. Bibliographie : Bondeson (Lars), Napoleon’s last battle. The captivity on St. Helena. BoD, 2022.

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400 - 500 €

Robert Lefèvre, Portrait de Pauline Borgèse, 1812 Château de Versailles

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L’acte de résistance de l’Empereur face à son geôlier Hudson Lowe 18

NAPOLÉON (Bonaparte) Lettre autographe au crayon au gouverneur Hudson Lowe. [Longwood, Sainte-Hélène], 3 avril 1819. 1 p. in-folio, au crayon 31,5 × 20 cm Napoléon refuse tout courrier qui ne lui serait pas adressé avec son titre d’empereur.

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Le gouvernement britannique avait établi des règles strictes au sujet de la façon de s’adresser à lui. Ne l’ayant jamais reconnu comme empereur, il ne lui était pas permis de recevoir des lettres ou objets s’ils mentionnaient ce terme. De son côté, Napoléon ne voulut jamais abdiquer ce titre, pas même lorsque, tombé malade au début de l’année 1819, il reçut des colis du Gouverneur adressés à « Napoléon Bonaparte » : il refusa de les ouvrir. De son côté Hudson Lowe n’ouvrait ni ne répondait aux lettres dans lesquelles il était fait référence à l’« Empereur ». Cette correspondance jamais ouverte rendit Napoléon furieux. Il demanda au général Montholon d’écrire au Gouverneur selon les termes d’un brouillon qu’il rédigea. C’est cette pièce, rédigée hâtivement et avec courroux (de nombreuses ratures et mots difficilement déchiffrables en sont la marque) que nous présentons.

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« 3. Avril [1819] Monsieur Je vous ai renvoyé les lettres des de Sir Thomas Reade datées 1er, et vos autres lettres, 1° parce que vous m´avez renvoyé les miennes 2° parce que l´Empereur n´a jamais voulu et ne veut pas prendre communication des lettres qui ne sont pas signées de votre main même. Vous me les avez renvoyées de nouveau, je les ai placés avec les deux paquets que vous m´avez remis le 21 et le 25 mars, et dont l´Empereur n´a pas voulu prendre connaissance, comme y étant outragé dans la suscription, et la forme étant contraire à ce qui est établi depuis 4 ans, je vous les ai, en conséquence, renvoyés, et depuis mis en réserve. Toutes ces communications sont donc non avenues. Ces lettres sont mises en réserve et à votre disposition. Tous autres paquets ou lettres que vous m’enverrez, qui ne seraient pas conformes aux usages établis depuis 4 ans, auront le même sort. L´Empereur n’en prendra jamais connaissance, vous n´en aurez jamais réponse, ils seront non avenus. Dispensez-vous donc d’en écrire, car on écrit pour être lu et avoir réponse. Pour lui, ces lettres qui manquent à la forme sont écrites en chinois. Je suis de nouveau tombé malade, le docteur [Warling] m´a ordonné le repos et de ne pas sortir de mon lit; adressez-vous au comte Bertr[and]. Il n´est pas juste que je supporte seul les charges de cette singulière correspondance. D’ailleurs ma santé ne le permet point. Quelque chose qui me soit adressé pendant ma rechute, je ne l’ouvrirai pas. Cela m’agite et me fait mal et s’oppose à ma guérison. »

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Cette lettre ne régla pas le problème, et le 4 avril Hudson Lowe écrivit à nouveau et Napoléon chargea Montholon de répondre le 8 : « J’ai reçu votre lettre du 4, à laquelle était jointe ma dernière lettre, que vous m’avez renvoyée ; trouvez bon que j’imite votre conduite et vous renvoie la vôtre. Il est impossible de prétendre écrire à quelqu’un et en même temps se refuser à recevoir ses réponses. Depuis votre arrivée, le comte Bertrand ou moi avons écrit plus de quatre-vingts lettres ; toutes contiennent la qualification de l’empereur Napoléon ; vous nous avez répondu à toutes en vous servant, il est vrai, de la qualification de Napoléon Bonaparte, ce que, par la traduction, je lui ai déguisé. C’était un arrangement passé en usage et dont je n’en départirai jamais ; je vous l’ai fait connaître par ma lettre du 17 décembre dernier ; que s’il est facile de tuer l’Empereur, il est impossible de lui ôter le caractère sacré et inaliénable empreint sur sa personne ; vous pouvez vous croire autorisé par votre position à l’insulter, mais je ne me permettrai jamais cette lâcheté. […] » Cette question d’accorder à Napoléon son titre d’empereur durant sa captivité ne trouva jamais d’issue, pas même au moment de son enterrement à Sainte-Hélène. Son entourage ne put se mettre d’accord avec le Gouverneur au sujet de l’inscription à mettre sur sa pierre tombale : elle demeura vierge. Le document fut conservé par Montholon, puis sa fille qui en fit don à Monsieur Gros de Veaud, comme en atteste une mention manuscrite à l’encre au bas du feuillet. Très beau document, d’une grande rareté, éclairant les relations tendues entre l’Empereur et ses geôliers anglais. Provenance : – Comte Charles Tristan de Montholon (17831853), fidèle de Napoléon à Sainte-Hélène. – Napoléone Marie Hélène Charlotte, comtesse de Lapeyrouse (1816-1907), mariée à Léonard Léonce de Bonfils de Rochon de Lapeyrouse (1808-1895). – Monsieur Gros de Veaud. – Vente aux enchères, Sotheby´s, 1985. Bibliographie : Montholon, Récits de la captivité de l’empereur Napoléon à Sainte-Hélène, tome 2, p. 336 et suivantes (le texte de la lettre dont nous présentons le brouillon diffère très légèrement de notre retranscription). 10 000 - 15 000 €

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École française du XIX siècle Apothéose de Napoléon dans des nuées d’après Fanny Bertrand

GOURGAUD (Gaspard, général) Lettre autographe signée « Gourgaud » à John Jackson.

Porcelaine, en grisaille, de forme convexe

Francfort, 1er mars 1821. 3 pages in-4, adresse avec marques postales sur la quatrième page, restes de cachet de cire. 24,5 × 20 cm

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Dans un montage en bois anciennement recouvert de velours Dimensions totales : 17 × 14,2 cm 6.8 × 5,5 cm

Le dur exil d’un héros de la Grande Armée. Dans cette lettre rédigée deux mois avant la mort de l’Empereur, Gourgaud s’épanche auprès de son ami anglais, Johan Jackson, installé à Hambourg : « Si je ne vous écris pas plus souvent n’en cherchez le motif que dans la crainte qu’a tout malheureux d’ennuyer les autres du récit de ses peines, de ses chagrins. […] Si je meurs ici d’ennui et de tristesse, c’est au moins une consolation pour moi, de voir que mes amis de Hambourg s’amusent Ainsi parlons de vos plaisirs. Vous me dites que vous êtes constamment en fêtes, en bals, & tout cela. C’est très bien - la vie est courte et il faut en jouir autant qu’on le peut. »

Provenance : Vente anonyme ; Londres, Bonhams, 12 juin 1995, n° 57 ; Collection particulière, Suède Exposition : Staging power : Napoleon, Charles John and Alexander, Stockholm, Nationalmuseum, 30 septembre 2010 - 23 janvier 2011, p.395-396, n°403 ; La mémoire de Napoléon, 200 ans depuis Waterloo, Rosersberg, Château de Skånelaholm, 2015, p. 73-74, n° 58 Apotheosis of Napoleon after Fanny Bertrand, porcelain, French School, 19th C. 2.67 × 2.16 in.

Il lui reproche toutefois de s’employer à la critique de M. Méliles.

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Évoquant ses activités, il indique : « je m’occupe aussi d’un ouvrage que j’intitulerai Souvenirs militaires de Ste Hélène. Aussitôt que je me déciderai à le publier, je m’empresserai de vous en envoyer quelques exemplaires. »

500 - 700 €

Pour des portraits similaires, nous renvoyons à Nicole Hubert et Alain Pougetoux, Châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Musées napoléoniens de l’Ile d’Aix et de la Maison Bonaparte d’Ajaccio, Paris, 1989, pp. 52 et 304.

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ANTOMMARCHI (François Carlo) Mémoires du docteur F. Antommarchi, ou les Derniers momens de Napoléon. Paris, Barrois l’aîné, 1825. 2 vol. in-8 (20,2 × 12,5 cm), bradel papier grenu rouge, fleurons dorés aux angles et au centre des plats, dos orné de motifs dorés (cartonnage de l’éditeur). Édition originale. Deux frontispices gravés sur cuivre par Boulet et Couché. Le second volume renferme une Esquisse de la flore de Sainte-Hélène. Signature de l’auteur attestant l’authenticité de l’édition. François Carlo Antommarchi (1780-1838) a été le docteur de Napoléon, de 1819 à sa mort en 1821. Corse de naissance comme l’Empereur, il prit ce poste à la demande de la mère de Napoléon et de son oncle. Il arriva à Sainte-Hélène en remplacement du docteur Barry Edward O´Meara. Après la mort de Napoléon, il écrivit ces Mémoires dans lesquels il donne la cause de la mort de l’Empereur : un cancer de l’estomac.

Le général Gourgaud mit son dévouement à l’Empereur en actes en le suivant dans son exil à Sainte-Hélène. Malheureusement, cette vie d’exil, opposée à son tempérament d’homme d’action, ainsi que les relations forcées avec les autres proches de l’Empereur (notamment Las Cases) ne lui convinrent pas. Il se résolut à quitter l’île le 14 mars 1818 et, interdit de séjour en France, il se réfugia en Angleterre et entreprit la rédaction de Mémoires. Ceux rédigés avec Montholon parurent en 1822. Resté fidèle à l’Empereur, malgré les mots très durs de celui-ci à son endroit (« C’est un fou. Il était amoureux de moi. Que diable ! je ne suis pas sa femme et ne puis coucher avec lui »), il adressera une pétition à la Chambre des députés pour réclamer à l’Angleterre, les restes de Napoléon. Près de vingt ans plus tard, il accompagnera le prince de Joinville à Sainte-Hélène pour assurer le retour des cendres de Napoléon.

Cartonnage un peu usagé ; quelques rousseurs. Sans le rare album qu’on ne trouve que rarement.

Papier un peu bruni, déchirure avec manque oblitérant une dizaine de mots.

Provenance : Librairie parisienne dans les années 1980.

Provenance : Bibliothèque Jean A. Bonna (vente Paris, Pierre Bergé et Associés, 26 avril 2017, n° 177).

Bibliographie : Quérard, I, 73.

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Enfin, sa situation de proscrit ne trouvera peut-être pas une issue favorable dans l’immédiat. Il a en effet « fait adresser par ma vieille mère, ma pétition à la chambre des Députés. La composition du tribunal qui doit en décider ne me laisse pas beaucoup d’espoir. […] Si je ne puis pas encore rentrer en France, je ne sais où j’irai me fixer, mais je vous assure que je quitterai Francfort, je m’y ennuie trop et les habitans sont trop francfortois, c’est-à-dire égoïstes, bas, sots et plats. »

300 - 500 €

Bibliographie : Bondeson, Lars; Napoleons sista strid Fångenskapen på St. Helena [La dernière bataille de Napoléon – L’exil à Sainte-Hélène], BoD, Suède, 2022, p. 213. 400 - 600 €

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PORTEFEUILLE DU GÉNÉRAL VICOMTE PIERRE LOUIS D’ARNAULD (1771-1832), D’ÉPOQUE RESTAURATION (APRES 1821) En maroquin rouge, décoré aux petits fers en bordure de frises de roses et feuillages, à l’or. Le premier plat frappé à l’or « LE GENERAL VICOMTE D’ARNAUD ». Soufflet et doublure de rabat signé à l’or « GARNESSON AU PALAIS ROYAL » en maroquin vert. Intérieur du soufflet doublé de soie bleu. Fermoir à trois points en laiton argenté ; usures, taches, manque la clé H. : 37,5 cm l. : 26,5 cm Provenance : Vente Hôtel Drouot, Me Thierry de Maigret, le 2 avril 2015, lot 15 ; Collection particulière

Général vicomte Pierre Louis d’Arnauld (1771-1832) Il effectue une partie de sa carrière avant l’Empire dans les Antilles, où il combat notamment en Guadeloupe. Il sert auprès de l’état-major de la Grande Armée en 1805 et 1806. Il se distingue à Iéna. Général de brigade en 1808, il sert au Portugal puis en Espagne. Commandeur de la Légion d’honneur en 1813. Il combattra en Italie à la fin de l’Empire. Grand officier de la Légion d’honneur en 1821, il était également chevalier de Saint Louis et de la Couronne de fer. Vicomte en 1821.

A wallet of General Viscount Pierre Louis d’Arnauld, Restoration period

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800 - 1 200 €

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RARE COLLIER DE L’ORDRE DU SAINT ESPRIT D’ÉPOQUE RESTAURATION, VERS 1825

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Collier en TB. (dix-neuf maillons avec éclats et manques, principalement aux flammes rouges, dont huit avec petits déformations aux pointes). Poinçon tête de bélier sur une de fleurs de lys. Tête de colombe non émaillée. Yeux et bec émaillés rouge Dimensions (bijou) : 72 × 70 mm Dimensions (un maillon) : 43 × 48 mm Poids brut total : 538 g Écrin trilobé en bois recouvert de maroquin rouge (usures et petits manques sur la tranche) frappé sur le couvercle des grandes armes de France ceintes des ordres du Roi et sur le pourtour d’une frise de lauriers entrelacés noués par des rubans retenant en leur centre des fleurs de lys et des couronnes en alternance. Fermeture par trois fermoirs en laiton, à attaches de couvercle en moire bleu ciel (coupées). Garnitures en velours gris. Il repose sur cinq pieds demi-sphériques. L’écrin porte sur le dessous et dans le couvercle l’étiquette du fabricant marquée à l’or : « OUIZILLE & LEMOINE BIJOUTIERS DU ROI QUAI CONTI n°7 ». Ordre créé par Henri III le 31 décembre 1578. Provenance : - Remis sous la Restauration à un chevalier de l'Ordre non identifié ; - Remis au 5e comte d'Ashburnham nommé le 18 novembre 1897, par Don Carlos, duc de Madrid ; - Remis à une famille aristocratique française au début du XXe siècle ; - Puis par descendance.

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En or, à 29 maillons ciselés et émaillés à décor en alternance : d’une fleur de lys à flammes émaillées rouges ; du chiffre « H » du créateur de l’ordre Henri III orné sur les dessus et les côtés de couronnes royales, sur le dessous de cornes d’abondance ainsi que de flammes émaillées rouges ; d’un trophée d’armes au heaume empanaché émaillé bleu et blanc, d’un glaive, d’un carquois, d’une massue, d’une trompe et d’un drapeau, ainsi que de flammes émaillées rouge. Les maillons sont rattachés les uns aux autres par des anneaux émaillés verts et des maillons striés. Un des maillons retient, par deux chainettes à 17 anneaux doubles et un fort anneau transversal striés, le bijou terminal. Le bijou terminal du modèle de Ouizille-Lemoine : Croix à quatre branches double à extrémités boulées, à pourtour émaillé blanc, et cœur à décor de flammes émaillées vertes. Chaque branche intercalée d’une fleur de lys en ronde bosse. Avers du centre orné d’une colombe à queue non découpée, émaillée blanche à pourtour du plumage d’or, sur fond de flammes émaillées vertes. Revers du centre en deux parties, décoré de Saint Michel terrassant le dragon, émaillé. Fermoir du collier à crochets, en deux parties à décor de rinceaux et fleur de lys, poinçonné à la tête de bélier (1818-1838). Rapport de condition : Bijou en TTB. (Infimes cheveux et petits manques d’émail aux flammes du revers).

Bertram, 5e comte d'Ashburnham 1840-1913

Bibliographie : - Hervé PINOTEAU, État de l’ordre du Saint-Esprit en 1830 et la survivance des ordres du roi, Nouvelles éditions latines, 1983, p. 116 ; - Patrick SPILLIAERT, Les ordres royaux français, histoire des ancêtres de la Légion d’honneur, Le Léopard d’or, 2026, p. 125 ; - Patrick SPILLIAERT, Les insignes de l’ordre du Saint-Esprit, Le Léopard d’or, 2026, p. 125. A rare collar of the Order of the Holy Spirit, Restoration period, circa 1825

60 000 - 80 000 €

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Réception d'Henri II d'Orléans-Longueville dans l'ordre du Saint-Esprit

Notre collier est un exemple tout à fait extraordinaire de la survivance de l’ordre du Saint Esprit à travers le temps. Fait unique, il a été remis à trois récipiendaires différents. Fabriqué à l’occasion du sacre de Charles X, il fait partie de la fabrication des 50 colliers faits par la Maison Ouizille-Lemoine

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Réception des chevaliers du Saint-Esprit dans la cathédrale de Reims

(successeurs de la Maison Halbout), commandés le 15 novembre 1824, terminés en janvier 1825 et réglés à 3700 francs pièce en juin de la même année. Notre collier a pu être distribué au sacre du Roi mais aussi aux cérémonies de réception des jours de la Pentecôte entre 1826 et 1830. Après la chute de la Royauté, à la mort des récipiendaires, certains

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RARE COLLIER DE L’ORDRE DU SAINT ESPRIT D’ÉPOQUE RESTAURATION, VERS 1825

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colliers, dont le nôtre, furent restitués au comte de Chambord. Le nom du récipiendaire du nôtre a été perdu au cours du temps. Le duc de Madrid, don Carlos, successeur du comte de Chambord, et prétendant carliste au trône d’Espagne et au trône de France nomme le 5e comte d’Ashburnham en 1897 chevalier de l’ordre, en raison de son important soutien

financier et logistique à la cause carliste. Le comte prête même son domaine gallois pour l’entrainement des recrues. Ashburnham est également un soutien de la cause autonomiste irlandaise. Nous remercions M. Patrick Spilliaert de son aide dans la rédaction de cette notice.

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Avers

Revers

Détail du cordon


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FRANCE – DÉCORATION DU LYS Deux décorations - Lys pour la Garde nationale de Paris. En argent, émail. Les centres en or émaillé, le profil de Louis XVIII signé « GALLE », le revers orné d’une fleur de lys d’argent. Anneau cannelé, cassé. 50 × 31 cm - Poids brut : 8,9 g TTB. - Croix du Lys, en argent et émail (petits éclats). Anneau cannelé. Poinçon au faisceau de licteur (1809-1819). 44 × 26 mm - Poids brut : 6,52 g TB à TTB. On joint une clef de montre en laiton au profil du roi Henri IV d’époque Restauration.

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Provenance : Descendance du général Henri Pierre Jullien (1861-1918)

FRANCE – ORDRE ROYAL ET MILITAIRE DE SAINT LOUIS Étoile de chevalier d’époque Restauration En or et émail (éclats, manque une pointe), support de bélière en large feuille d’acanthe. Anneau cannelé. Fragment de ruban postérieur. Poids brut : 11,57 g. 43 mm. B. à T.B. Provenance : Descendance du général Henri Pierre Jullien (1861-1918) Order of Saint Louis, knight's star of the Restoration period

250 - 300 €

Two decorations: Lys for the National Guard of Paris and Cross of the Lys ; together with a little key of Restoration period

150 - 200 €

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HUCHET de CINTRÉ (Alphonse, vicomte) Généalogie historique sur la famille Huchet venue d’Angleterre vers 1350. Rennes, s. n., 1885. Plaquette in-4 (26,5 × 21 cm), bradel demipercaline verte marbrée, dos lisse, premier plat de couverture conservé (reliure moderne). Rare et intéressante édition autographiée de cet ouvrage généalogique sur la famille Huchet, importante famille subsistante de la noblesse française, réalisé par un des membres de la famille, appartenant à la branche de Cintré. Probablement originaire d’Irlande, la famille s’est installée en Bretagne à l’époque de la guerre des deux Jeanne, ou guerre de succession de Bretagne, entre 1341 à 1364. Bien implantée et reconnue comme ancienne noblesse d’extraction chevaleresque, elle comparut à 9 réformations et montres de 1418 à 1668. Outre la branche de Cintré, la famille se découpe en deux autres branches : celle de la Bédoyère et celle de Quénetin. On y joint une lettre de l’auteur, le vicomte Alphonse Huchet de Cintré, au conservateur Duplessis datant de 1886. 3 p. sur un bifeuillet in-8 (20,8 × 13,4 cm), monté sur onglet. Huchet de Cintré envoie l’ouvrage à Duplessis afin d’obtenir des renseignements sur la noblesse normande et sa famille. Il cherche notamment à établir une généalogie antérieure à leur racine irlandaise : « que tout en étant venus d’Irlande, nous croyons être Bretons, français d’origine et

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que nous croyons avoir accompagné Guillaume le Conquérant en Angleterre, il y a plus de huit-cents ans (en 1066), lequel nous donna des biens inscrits au Domesday Book ». Pour cela, il demande au conservateur tous documents permettant de retracer l’histoire de sa maison. Il précise qu’il paiera ce travail, et si le prix est trop élevé, il voudrait au moins avoir « le nom de tous ceux qui ont accompagné Guillaume le Conquérant, ou qui depuis furent retournés en Angleterre avant le quatorzième siècle et voir à quelle date les nôtres s’y sont fixés ? ». Il termine en questionnant l’origine de son nom. « Ce nom de Huchet est-il un surnom de guerre remplaçant un nom de famille primitif et quel était ce nom et les armes ? ». Un léger accroc sur le premier plat, quelques rousseurs et mouillure en couverture, légères rousseurs aux feuillets, une tache d’encre en haut du premier feuillet de la lettre, sans atteinte au texte. 400 - 600 € Visuel sur artcurial.com

RECUEIL DE VINGT-QUATRE DOCUMENTS RELATIFS À LA FAMILLE IMPÉRIALE Présentés collés sur papier fort, notamment relatifs aux funérailles du Prince impérial, provenant d’Auguste AUGER (1842-1909), père du pilote Alfred AUGER Comprenant : - Douze photographies format cabinet et carte de visite du Prince impérial, du prince Victor et de la famille impériale. - Deux lettres d’Auger à sa femme lors de sa venue pour les funérailles du Prince impérial (1879). - Carton d’invitation aux funérailles du Prince. - Ticket d’entrée aux funérailles du Prince. - Lettre de remerciements du duc de Bassano au nom de l’impératrice Eugénie. - Trois cartes commémoratives du Prince impérial, dont carte mortuaire. - Lettre de remerciements du prince Murat au nom du comité de souscription d’une chapelle commémorative pour le Prince impérial. A collection of twenty-four documents relating to the Imperial Family

250 - 300 €

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Camille Narcisse CHAUVEAU Actif dans la seconde moitié du XIXe siècle

Ensemble d’environ 450 croquis militaires et ethnographiques, illustrant principalement des scènes d’Afrique du Nord, des guerres d’Algérie et de Crimée Encre de Chine, brune et violette, plume, pierre noire, aquarelle Certains dessins monogrammés, signés, datés, identifiés, localisés et numérotés (certaines légendes en cyrilliques) Contrecollés sur 61 feuillets montés dans un album oblong de la Maison Duriez, 55, rue Monsieur le Prince. Le contre-plat est agrémenté d’une note manuscrite d’Henri Chauveau, petit-fils de l’artiste : « Croquis militaire de mon grand-père Camille Narcisse Chauveau. Ces dessins ont été faits en grande parties pendant ses séjours aux Armées, lors des campagnes d’Algérie et de Crimée ; il était accrédité auprès d’elles comme peintre, car, à cette époque la photographie n’était pas encore utilisée, et seuls les dessins pouvaient servir de témoins des faits. » La première page est ornée d’un charmant trophée militaire légendé « Croquis militaires par Camille N Chauveau ». On joint une médaille de table en argent à l’effigie de Napoléon III décernée à Camille Chauveau à l’occasion d’une exposition de peinture à Boulogne-sur-Mer en 1962. Dans son écrin. D. : 56 mm. Collection of approximately 450 military and ethnographic sketches (North Africa, the FrancoPrussian War, the Algerian War, and the Crimean War), compiled in an album, by Camille Narcisse Chauveau

1 500 – 2 000 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

Notre carnet réunit un ensemble de dessins d’une grande diversité, représentant paysages et scènes de genre d’Afrique du Nord, exécutés notamment lors de la conquête de l’Algérie et des conflits qui lui succédèrent. Au-delà de sa fonction documentaire au service des Armées, Camille-Narcisse Chauveau s’inscrit pleinement dans la veine orientaliste de son temps, multipliant les études de personnages en costumes traditionnels et s’attachant à restituer les scènes de la vie populaire contemporaine. Des portraits de dignitaires sont également saisis sous sa plume, notamment ceux de Djelloul Ben

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Jahara, caïd des Beni Manassari, et de Mohamed Mazouzu. La recherche d’un souffle épique se manifeste dans les scènes de bataille et les charges de cavalerie, tandis qu’une attention particulière est portée aux détails matériels ainsi qu’aux uniformes des soldats. À ce titre, le carnet constitue un précieux instantané des campagnes militaires du Second Empire et apporte un éclairage singulier sur la vie quotidienne des troupes. Certains paysages, légendés en caractères cyrilliques, et le portrait d’un cosaque ukrainien, dit « zaporogue », vient enrichir l’ensemble d’une note slave particulièrement pittoresque.

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Émouvante relique de Saint Charles de Foucauld (1858-1916) 29

En noyer verni, orné sur le couvercle de filets et d’un écu monogrammé « EF », en laiton, gainé de velours lie de vin, en forme, à deux compartiments (rousseurs) ; il contient : - Une paire de pistolets d’officier à percussion. Canons à pans, rayés, bleuis, gravés « CANON D’ACIER FIN ». Tonnerres et queues de culasses avec cran de mire gravés de rinceaux, numérotés à l’or « 1 » et « 2 ». Platines et chiens à corps plat gravés de rinceaux feuillagés. Détentes avec vis de sensibilité. Pontets et calottes à pans gravés de feuillages en suite. Crosses en noyer marbré, sculpté. Longueur : 42 cm - Avec ses accessoires : tournevis démonte cheminée (bloqué) ; baguettes de bourrage et de nettoyage ; boîte à amorce ; huilier ; poire à poudre en cuivre et laiton à décor de croisillons ; maillet ; moule à balle coupe jet et dosette à poudre. Fabriqué vers 1860, utilisé par le Saint, alors officier, vers 1880-1900 Manque la clé ; petites usures au bleu et au bois H. : 8 cm - l. : 46 cm - P. : 25 cm

Saint Charles de Foucauld (1858-1916) Issu d’une ancienne famille française, Charles de Foucauld perd ses parents dès l’enfance et est élevé par son grand-père. Entré à Saint-Cyr puis à l’École de cavalerie de Saumur, il devient officier de cavalerie en 1878. Sa jeunesse est alors marquée par une vie mondaine et dissipée, faite de plaisirs, de fêtes et d’excès. Il reçoit un important héritage et mène quelque temps l’existence d’un jeune homme fortuné, éloigné de toute pratique religieuse. Envoyé en Algérie en 1880, il découvre avec passion l’Afrique du Nord et participe aux opérations militaires dans le Sud-Oranais. Son goût de l’aventure le conduit ensuite à quitter l’armée et à entreprendre une audacieuse exploration du Maroc.

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Œuvre en rapport : Sabre d’officier de cavalerie de Charles de Foucauld, collections du musée de la Cavalerie de Saumur, avec son monogramme couronné. D’après la notice de la vente de 1971, le sabre et la boîte de pistolets sont de même provenance. Provenance : - Saint Charles de Foucauld (1853-1916), provennant de son père dont on retrouve le chiffre sur le couvercle ; - Contre-amiral Charles de Blic (1887-1965), neveu de Charles de Foucauld, d’après la notice de la vente de 1971 ; - Vente hôtel Drouot, Me Pechon, du 3 et 4 juin 1971, n°263, avec cette appartenance. On joint un fragment d’attestation de Robert Johnson, expert, confirmant l’appartenance. A poignant cased pair of officer’s pistols of Saint Charles de Foucauld

6 000 - 8 000 €

En 1883-1884, déguisé en rabbin et accompagné du guide Mardochée, il parcourt clandestinement un pays alors interdit aux Européens. Cette expédition, aussi périlleuse que remarquable, lui vaut la médaille d’or de la Société de géographie. Mais cette rencontre avec le monde musulman provoque surtout en lui une profonde interrogation spirituelle. De retour en France, Foucauld retrouve peu à peu le chemin de la foi de son enfance. En octobre 1886, à vingt-huit ans, il rencontre l’abbé Huvelin à l’église Saint-Augustin, à Paris. Cette rencontre marque le tournant décisif de son existence : il se convertit et décide désormais de consacrer sa vie à Dieu. Commence alors une transformation radicale, qui le conduit à rechercher une vie de dépouillement et d’imitation du Christ.

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ÉMOUVANTE CASSETTE NÉCESSAIRE DE PISTOLETS D’OFFICIER AYANT APPARTENU À SAINT CHARLES DE FOUCAULD (1853-1916), PROVENANT DE SON PÈRE, ÉDOUARD (1820-1864)

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Charles de Foucauld avec son neveu et filleul le futur contre-amiral Charles de Blic, au château de Barbirey, vers 1900

Après un passage chez les trappistes, il gagne la Terre Sainte puis revient en Afrique du Nord. Ordonné prêtre en 1901, il choisit le Sahara comme lieu de vie et s’installe auprès des populations touarègues. À Béni Abbès puis à Tamanrasset, il mène une existence d’ermite, de prière, d’étude et de fraternité. Il apprend la langue touarègue et consacre une part importante de son œuvre à l’étude de leur culture. Sa trajectoire, de l’officier mondain au religieux vivant dans le dénuement, constitue l’une des conversions les plus spectaculaires de son époque. Assassiné à Tamanrasset le 1er décembre 1916, Charles de Foucauld sera béatifié en 2005 puis canonisé en 2022.

Charles de Blic (1887-1965) Contre-amiral français, Charles de Blic est le neveu et filleul de saint Charles de Foucauld (18581916). Sa mère, Marie de Foucauld, était la sœur cadette de Charles de Foucauld. Né à Dijon en 1887, Charles de Blic entretint avec son illustre oncle une relation familiale étroite, dont témoigne une importante correspondance conservée par la famille. Charles de Foucauld suit avec attention les premières années de son filleul et lui adresse de nombreuses lettres entre 1887 et 1900. Cette parenté confère à Charles de Blic une place particulière dans l’histoire familiale.

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


Général Henri Pierre Jullien (1861-1918) Saint cyrien, diplômé de l’école de guerre, il est lieutenant-colonel, commandant en second l’école spéciale militaire. À la tête du 117e régiment d’infanterie qui combat à la frontière belge puis dans la Somme, il l’envoie à l’assaut de Quesnoy en Santerre le

29 novembre 1914. Il écrira après le succès de cette offensive (payé par des pertes considérables) : « Merci à tous, du plus profond du cœur. Une fois de plus le 117e a justifié sa devise : En avant, toujours en avant ! » Il est fait général de brigade en 1915.

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PERSE – ORDRE DU LION ET DU SOLEIL Ensemble de grand officier du général Henri Pierre JULLIEN (1861-1918)

RUSSIE IMPERIALE – ORDRE DE SAINT STANISLAS Croix de 2e classe du général Henri Pierre JULLIEN (1861-1918)

Comprenant : - Croix de commandeur en argent travaillé à pointes de diamant, centre peint du lion et du soleil. Manque cinq rayons émaillés verts. Fragment de cravate. 80 × 72 mm - Poids brut : 40 g. - Plaque de grand officier, en argent travaillé à pointes de diamant (une branche cassée mais complète), à sept rayons émaillés (éclats). Revers à attache basculante et deux crochets. 67 mm - Poids brut : 48 g. TB.

En or et émail. Poinçons de titre 56 pour St Pétersbourg (1908-1917), poinçons de la maison Édouard et de Varvara Dietwald Fragment de cravate avec attache de port. 54 mm - Poids brut : 21,48 g TTB.

Historique : Cet insigne était porté sur une impressionnante portée de 4 insignes de commandeur, visible sur les portraits du général. Order of the Lion and the Sun, Grand Officer’s set of General Henri Pierre Jullien

500 - 600 €

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TUNISIE - ORDRE DU NICHAN IFTIKHAR Étoile de commandeur du général Henri Pierre JULLIEN (1861-1918) En argent, travaillé à pointe de diamant repercé, les rayons en vermeil émaillé. Le centre au monogramme de Mohamed El Naceur (1906-1922) Poinçon : tête de sanglier. Fragment de ruban. 86 × 62 mm - Poids brut : 38 g. TTB. A SUP. Historique : Cet insigne était porté sur une impressionnante portée de 4 insignes de commandeur, visible sur les portraits du général. Order of the Nichan Iftikhar, Commander’s star of General Henri Pierre Jullien

200 - 300 €

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Provenance : - Général Henri Pierre Jullien (1861-1918) ; - Puis par descendance.

Historique : On voit sur un portrait photographique du colonel Jullien, commandant le 117e de ligne, cet insigne, porté au niveau du 5e bouton de fermeture de sa tunique. Order of Saint Stanislas, 2nd class cross of General Henri Pierre Jullien

600 - 800 €

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SERBIE – ORDRE DE SAINT SAVA Croix de commandeur du 2e type (1883) du général Henri Pierre JULLIEN (1861-1918) En vermeil et émail (une boule légèrement faussée), le saint en manteau rouge. Poinçon : tête de sanglier. Fragment de cravate. 90 × 57 mm. Poids brut : 36 g TTB. A SUP. Historique : Cet insigne était porté sur une impressionnante portée de 4 insignes de commandeur, visible sur les portraits du général. Order of Saint Sava, Commander’s cross of the 2nd type (1883) of General Henri Pierre Jullien

300 - 500 €

Le colonel Henri Pierre Jullien portant ses décorations

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SERBIE – ORDRE DE L’AIGLE BLANC. Insigne de commandeur du général Henri Pierre JULLIEN (1861-1918) En vermeil et émail (petits éclats au ruban). Fragment de cravate. 85 × 43 mm - Poids brut : 41 g. TB. à TTB. Historique : On voit sur un portrait photographique du colonel Julien, commandant le 117e de ligne, cet insigne, porté au niveau du 3e bouton de fermeture de sa tunique. Order of the White Eagle, Commander’s insignia of General Henri Pierre Jullien

300 - 500 €

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BULGARIE – ORDRE DE SAINT ALEXANDRE Croix de commandeur du général Henri Pierre JULLIEN (1861-1918) En vermeil et émail. La couronne à cœur émaillé rouge. Poinçons de titre et d’orfèvre de la Maison ROTHE. Fragment de ruban. 89 × 48 mm - Poids brut : 50 g. Dans son écrin de la Maison ROTHE & NEFFE, frappé à l’or des grandes armes bulgares, du nom de l’ordre et de la classe. TTB. Historique : Cet insigne était porté sur une impressionnante portée de 4 insignes de commandeur, visible sur les portraits du général. Order of Saint Alexander, Commander’s cross of General Henri Pierre Jullien

400 - 600 €


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PORTÉE DE HUIT ORDRES ET MÉDAILLES DU GÉNÉRAL HENRI PIERRE JULLIEN (1861-1918) De taille ordonnance sur support à épingle doublé de drap noir, il présente : - Étoile d’officier de l’étoile noire (Bénin). En vermeil et émail (éclats). - Officier d’académie, en vermeil et émail (petits éclats). - Chevalier du mérite agricole, en vermeil, or et émail. - Médaille d’honneur des secours mutuels, en argent, attribué à « JULLIEN CHEF DE BATon D’INFrie BREVETE H.C. » - Chevalier du Muniséraphon. En vermeil. - Médaille du couronnement de Sisowath Ier en vermeil - Chevalier du Mérite militaire (Espagne) en or et émail. Revers au chiffre de la Reine. (Poids brut : 15 g). - Officier de l’Ordre de St Maurice et Lazare en vermeil et émail. Rubans. T.T.B. (Petits éclats).

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ENSEMBLE DE TREIZE DÉCORATIONS ET ORDRES DE CHEVALIERIE PROVENANT DU GÉNÉRAL HENRI PIERRE JULLIEN (1861-1918) ET DE SON FILS LE COMMANDANT PIERRE JULLIEN Comprenant : - Étoile de chevalier de la Légion d’honneur IIIe République, modèle à filets. En argent, centres en or émaillé. - Trois croix de guerre, deux modèles 1914-1915. Rubans à deux étoiles argent et une palme. Une 14-16 sans ruban. - Médaille des secours mutuels en argent. - Médaille de la société française de secours aux blessés des armées de terre et de mer 1870-1871. - Palmes académiques en argent et émail (éclats). - Médaille de Sainte Hélène. En bronze patiné. - Médaille commémorative de Garibaldi « Trait d’union entre la France et l’Italie ». En bronze. - Quatre médailles en écrin, dont deux écrins nominatifs au nom du Commandant P. JULIEN.

On joint l’écrin de l’ordre de St Maurice et Lazare de la Maison Cravanzola au chiffre de roi Victor Emmanuel.

Provenance : - Général Henri Pierre Jullien (1861-1918) ; - Puis par descendance.

Provenance : - Général Henri Pierre Jullien (1861-1918) ; - Puis par descendance.

A set of thirteen decorations and orders of chivalry

ENSEMBLE DE RAPPELS DE DÉCORATIONS PROVENANT DU GÉNÉRAL HENRI PIERRE JULLIEN (1861-1918) Comprenant : - Six placards, les plus grands de 14 ordres et décorations du général. - Rubans divers ayant servi à constituer ces rappels de décorations. - Une miniature de croix de guerre 1939, en vermeil. Poinçon : tête de sanglier - Insignes de boutonnières. - Catalogue de la Maison Arthus-Bertrand, Béranger et Magdeleine, fabricants des ordres français et étrangers, pour l’année 1914. 33 pages illustrées. Provenance : - Général Henri Pierre Jullien (1861-1918) ; - Puis par descendance. A set of medal ribbons from the collection of General Henri Pierre Jullien

100 - 150 €

200 - 300 € A set of eight orders and medals of General Henri Pierre Jullien

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600 - 800 €

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Le lieutenant-colonel Henri Pierre Jullien, commandant en second l'École Spéciale Militaire, portant ses décorations

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ALLEMAGNE – CROIX DE FER Deux insignes - de 1ère classe (1914). Le centre magnétique laqué noir, bordure en argent. Revers à attache basculante, poinçonné. 45 mm. - de 2e classe (1914). Le centre magnétique noir, bordure en argent. Ruban double. Usures. 45 mm. TT.B. et TB. Provenance : Descendance du général Henri Pierre Jullien (1861-1918) Iron Cross, two insignia

200 - 300 €

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Miranshah, Inde [Pakistan actuel], 22 juillet 1928. 2 pages in-12 (17,3 × 10,8 cm). Amusante lettre dans laquelle Lawrence demande des fonds pour lui et le caporal Jack Easton. « We do not know who is now pay-lord at Peshawar, except that it is a temp. one, for Cpl. Smith is away. Will you be good enough to lay this note at his feet, and beg him to do his best to fill our pockets? There is no haste: when he is transmitting money next. I’d like to make it a standing order in my case: – to allow no accumulation of funds. I can make a much better use of the money than can the Govt. of India ». En 1925, sous le nom de « Shaw », il s’engage dans la Royal Tank Regiment. Durant son affectation à Miranshah, en Inde, il profite de cette période pour écrire La Matrice, récit de ses années à la Royal Air Force, ainsi qu’une traduction de l’Odyssée d’Homère. Ayant pour principale occupation d’écrire, il demande à son interlocuteur des nouvelles de sa machine à écrire, l’ancienne étant défectueuse, « The ’E’ on this one has taken to leaping out […] it leaped all over the table like a spring salmon before I tumbled to the Gum arabic idea ». Il donne quelques nouvelles de la ville, signalant sarcastiquement que « Miranshah is busy: a moral operation is being carried out in the hills to the S.W. The morals are ours, of course ».

Il ajoute en post-scriptum, de manière plus piquante, « “If “pay” won’t listen to your charming, then let me know, + we’ll send “officials” ». Peu de temps après cette lettre, en septembre 1928, un article du New York Times, titrait que le colonel Lawrence se ferait passer pour « un saint musulman », espionnant les agents bolchéviques en Inde. Bien que cette rumeur ne fût pas prouvée, certains détracteurs pointaient du doigt l’absurdité pour le colonel Lawrence d’avoir été envoyé dans une zone hostile, sous un pseudonyme (Shaw) et à un grade inférieur. Le New York Times souleva, de façon humoristique, la possibilité qu’il ne s’agisse que d’une « excentricité » de la part du colonel Lawrence qui souhaitait profiter « du climat plus sain d’Amritsar ». Le gouvernement anglais réfuta les accusations mais rapatria Lawrence en Angleterre à la fin de l’année 1928. Quelques déchirures sans manque aux pliures, très légères rousseurs. 2 000 - 3 000 €

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LAWRENCE (T[homas]. E[dward]., dit Lawrence d’Arabie) Lettre autographe signée « T. E. Shaw » à Herbert.

Lawrence d’Arabie

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Présentation du projet de Constitution de la Ve République par le général de Gaulle, le 4 septembre 1958.


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De Gaulle & le plan Pinay-Rueff Une monnaie forte pour une France forte

À son retour au pouvoir en 1958, le général de Gaulle doit s’attaquer à une situation économique et financière particulièrement fragile. La France connaît alors une inflation persistante, accentuée par les dépenses liées à la guerre d’Algérie, tandis que les finances publiques sont fortement déficitaires. À cela s’ajoute un important déséquilibre de la balance des paiements, qui fragilise la position économique du pays à l’étranger. Cette situation devient d’autant plus préoccupante que la France s’apprête à participer pleinement au marché commun européen, créé par le traité de Rome de 1957. Dans ce nouvel environnement marqué par l’intensification de la concurrence entre les économies européennes, notamment avec l’Allemagne, le maintien d’une monnaie dépréciée et d’une économie déséquilibrée risquerait de pénaliser la compétitivité française. Le gouvernement entreprend donc rapidement une politique de stabilisation destinée à restaurer les principaux équilibres économiques. En décembre 1958 est mis en œuvre

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le plan d’assainissement monétaire élaboré autour des propositions d’Antoine Pinay et de Jacques Rueff, communément appelé « plan PinayRueff ». Celui-ci prévoit plusieurs mesures destinées à réduire les déséquilibres accumulés : maîtrise et diminution des dépenses publiques, remise en cause de l’indexation automatique des salaires sur les prix, à l’exception du SMIG, ainsi qu’une dévaluation du franc de 17,55 %. Cette politique s’accompagne également d’une réforme monétaire majeure avec la création du « nouveau franc », qui doit remplacer l’ancien franc selon une parité de 1 nouveau franc pour 100 anciens francs. Antoine Pinay, alors ministre des Finances, est notamment chargé de préparer concrètement la mise en circulation de cette nouvelle monnaie. Le changement d’unité monétaire constitue une opération administrative et matérielle de grande ampleur. À compter du 1er janvier 1960, les moyens de paiement, les comptes bancaires, les mandats, les factures, les amendes et l’ensemble des documents financiers

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doivent être exprimés en nouveaux francs. Les administrations et les entreprises doivent donc adapter leurs systèmes comptables, leurs chéquiers, leurs documents commerciaux, leurs catalogues et de nombreux autres supports. La réforme suscite dans un premier temps certaines inquiétudes. Les chefs d’entreprise redoutent ses conséquences économiques, les agriculteurs manifestent leur mécontentement et les salariés craignent une diminution de leur pouvoir d’achat. Le changement d’unité monétaire peut en effet donner l’impression d’un appauvrissement brutal : un salaire moyen de 61 000 anciens francs est désormais exprimé sous la forme de 610 nouveaux francs, même si cette modification est essentiellement une opération de conversion monétaire. Les effets des mesures de stabilisation apparaissent cependant progressivement. Le rééquilibrage des finances et la politique monétaire permettent d’améliorer rapidement la situation extérieure de la France, tandis que la progression des prix ralentit. Le plan PinayRueff contribue ainsi à restaurer la confiance dans la monnaie et à créer des conditions plus favorables à la croissance. Cette stabilisation constitue l’un des éléments qui accompagnent la forte expansion économique française des années 1960, période marquée par une hausse durable de la production, de l’investissement et du niveau de vie.

En 1958, à son retour au pouvoir, le général de Gaulle hérite d’une situation économique difficile : inflation, déficit budgétaire et déséquilibre de la balance des paiements, aggravés par les dépenses liées à la guerre d’Algérie. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la France s’apprête à intégrer le marché commun européen issu du traité de Rome de 1957. Toute comparaison avec la situation économique actuellement de notre pays serait absolument fortuite… Pour rétablir les grands équilibres, le gouvernement met en place en décembre 1958 le plan PinayRueff, qui prévoit notamment une réduction des dépenses publiques, la limitation de l’indexation des salaires, une dévaluation du franc de 17,55 % et la création du nouveau franc, à raison de 1 nouveau franc pour 100 anciens francs. Mis en circulation le 1er janvier 1960, celui-ci nécessite une importante adaptation des systèmes monétaires et comptables et suscite certaines inquiétudes dans la population. Ces mesures permettent progressivement de rétablir la balance des paiements et de ralentir l’inflation. La stabilisation monétaire contribue ainsi à créer un contexte favorable à la forte croissance économique qui caractérise la France durant les années 1960. Nos frappes d’essai, particulièrement rares, sont la manifestation sonnante et trébuchante de cette volonté politique.

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V RÉPUBLIQUE (1958 à nos jours). Coffret de présentation avec 4 essais 1959, Paris, Roty. e

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REPUBLIQUE FRANÇAISE. La Semeuse à g., marchant et semant à contre vent devant le soleil levant ; à l’exergue : O. ROTY ; dans le champ à g. : ESSAI. R./ LIBERTE. EGALITE. FRATERNITE. (valeur) au-dessus d’une branche d’olivier ; à l’exergue : 1959 accosté des différents. (Même description pour les 4 essais). 5 francs Semeuse, essai de présentation en or, tranche en relief. (GEM 153.3). (Or 20,60 g. 29 mm). Presque Superbe. 5 francs Semeuse variété « petit 5 », tranche en relief. (Gadoury 1989 (édition spéciale « essais ») n° 770, GEM 153.5). (Arg. 11,99 g. 29 mm). Patine noire hétérogène. Superbe. 1 franc Semeuse (2), essais dit « haut relief », tranches striées. (GEM 104.17). (Nickel 5,98 g. et 5,96 g., 24 mm). Superbe.

V RÉPUBLIQUE (1958 à nos jours). Coffret MONNAIE DE PARIS avec 2 essais identiques : 5 centimes Marianne or. 1966. Paris. Lagriffoul. e

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V RÉPUBLIQUE (1958 à nos jours). Épreuve grand module de 1 centime 1960. e

Ens. 4 p. dans leur coffret. Rarissime.

(Gadoury 1989 (édition spéciale « essais ») n° 91, GEM 4.4). Aluminium 0,65 g. 17 mm. Tranche présentant d’infimes traces de manipulation sinon Presque Superbe. Très rare.

A very rare presentation case containing four 1959 trial coins, Paris, Roty

A very rare large-format trial strike of a 1960 1-centime coin

10 000 - 14 000 €

500 - 800 €

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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. Buste habillé de la République aux cheveux longs à g., coiffée d’un bonnet phrygien ; signature : LAGRIFFOUL dans le champ à g. R./ LIBERTE EGALITE FRATERNITE. Dans une couronne formée d’une branche et d’un épi : ESSAI 5 CENTIMES 1966 en quatre lignes. (Gadoury 1989 (édition spéciale « essais ») n° 175, GEM 22.9). 4,33 g. 4,35 g. FDC. Rarissime. A very rare two identical trial coins: gold Marianne 5 centimes, 1966, Paris, Lagriffoul

6 000 - 8 000 €

L’émission de la pièce de 5 centimes type « Marianne » (gravée par Henri Lagriffoul) commence en 1966 pour remplacer l’ancienne pièce de 5 centimes de type « Épi ».

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PARTIE 2

Mermoz L’héritage d’une légende de l’Aéropostale Mardi 3 novembre 2026 - 14h Lots 44 à 327

Note sur la provenance : - Jean Mermoz (1901-1936); - Gabrielle Gillet-Mermoz (1880-1955); - Puis dans la famille par descendance


Mermoz L’héritage d’une légende de l’Aéropostale par/by Dr. Bertrand Piccard

© D.R

Initiator & Chairman Solar Impulse Foundation

« La vie de Jean Mermoz va pouvoir se redérouler devant nos yeux. Le 3 novembre prochain, Artcurial dévoilera un ensemble exceptionnel d’objets et de souvenirs de cet aviateur mythique, conservés par sa famille depuis près de 90 ans. Nous y découvrirons l’histoire de ce jeune homme sans un sou qui devient pilote ; l’incroyable épopée de la Ligne Latécoère devenue l’Aéropostale puis Air France ; les tentatives, les échecs, les records d’une époque où chaque minute de vol, chaque mètre d’altitude, chaque kilomètre de distance se gagnait au péril de sa vie. Tout cela pour transporter du courrier, relier les hommes, explorer l’impossible. Pour le devoir, pour rien ou pour la gloire, celui que Joseph Kessel avait surnommé l’Archange traversa les sables rouges du Sahara, les eaux effrayantes de l’Atlantique et les glaces mortelles de la Cordillère des Andes pour entrer dans l’histoire et la légende. C’est la nostalgie de ne pas avoir vécu ce temps des pionniers qui m’a poussé autour

du monde avec Breitling Orbiter et Solar Impulse. L’envie de suivre la trace de mes héros. Mermoz, c’est le courage absolu, la persévérance pour accomplir tous les défis, même les plus improbables, au prix de plusieurs accidents, le besoin de vivre tout ce que l’existence pouvait lui offrir : les dangers, les femmes, les honneurs et les punitions pour indiscipline. Jusqu’à ce 7 décembre 1936 au milieu de l’Atlantique Sud qu’il avait conquis, où le dernier appel radio de son avion, la Croix du Sud, se contenta d’un sobre « coupons moteur arrière droit ». Puis plus rien. Le mystère. L’abime pour sa mère Gabrielle qui chérissait son fils et se morfondait d’angoisse à chacun de ses vols. Après la mort de ses amis Mermoz et Guillaumet, Saint-Exupéry regrettait de n’avoir plus personne à qui demander “Est-ce que tu te souviens ?” Le 3 novembre, nous nous souviendrons de tout. »

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

“Jean Mermoz’s life will once again unfold before our eyes. On November 3, Artcurial will unveil an exceptional collection of objects and memorabilia belonging to this legendary aviator, preserved by his family for nearly 90 years. Through them, we will discover the story of a penniless young man who became a pilot; the incredible saga of the Latécoère Line, which became Aéropostale and then Air France; the attempts, the failures, and the records of an era when every minute of flight, every metre of altitude, every kilometre of distance was won at the risk of his life. All this to carry mail, bring people together, and explore the impossible. Out of duty, for no reward at all, or for glory, the man Joseph Kessel nicknamed the Archangel crossed the red sands of the Sahara, the terrifying waters of the Atlantic, and the deadly ice of the Andes to enter history and legend. It was nostalgia for a time of pioneers that I had not lived through that drove me around the world with Breitling Orbiter and

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Solar Impulse. The desire to follow in the footsteps of my heroes. Mermoz embodied absolute courage, the perseverance to take on every challenge, even the most improbable, at the cost of several accidents, and the need to experience everything life had to offer: danger, women, honours, and punishments for indiscipline. Until that December 7, 1936, in the middle of the South Atlantic he had conquered, when the final radio message from his aircraft, the Croix du Sud, consisted simply of the sober words: ‘cutting rear right engine.’ Then nothing. The mystery. The abyss for his mother Gabrielle, who adored her son and was consumed by anxiety each time he took to the skies. After the deaths of his friends Mermoz and Guillaumet, Saint-Exupéry regretted having no one left to ask, ‘Do you remember?’ On November 3, we will remember it all.”

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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BELLE RÉUNION DE SOUVENIRS DE JEAN MERMOZ ENFANT Comprenant : - Deux photographies format carte de visite, une vers 1 an par FEREZ à Hirson, une autre vers 5 ans par DUMESNIL MARGUIN à Vincennes. - Col de dentelle à décor ajouré de frises végétales. - Boucle de cheveux blonds contenue dans une boîte en matière synthétique noire avec cartouche de la main de sa mère « BOUCLE DE CHEVEUX DE JEAN MERMOZ » A fine collection of Jean Mermoz’s Childhood Memorabilia

200 - 300 €

« Le 9 décembre 1901, Mermoz vint au monde dans une petite pièce basse, derrière la troisième fenêtre de la façade du Lion d’Or, qui donne sur la Grand-Place d’Aubenton. Il pesait très lourd et avait l’air d’Hercule au berceau. » Joseph Kessel, Mermoz, Le garçon sage

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MERMOZ Jean 1901-1936

4 L.A.S. « Jean » (une « Jean Mermoz »), 1912-1913, à sa « chère maman » ; 10 pages in-8 ou in-12, une avec vignette de l’École primaire supérieure d’Hirson (Aisne) (défauts à 2 lettres). Lettres du jeune écolier

Mainbressy 1er octobre 1912, à sa mère et ses « chers oncles et tante ». Il est « arrivé à bon port […] J’ai fait un bon voyage ; j’étais un peu serré, mais les dames qui étaient dans mon compartiments sont descendues après Tournes et alors j’ai été plus à mon aise. Je suis rentrer à l’école ce matin […] En rentrant de l’école ce soir, je jouerai avec mon moteur. Grand-père et grand-mère ramassent des fruits »… – 20 octobre. « Aujourd’hui, c’est fête, c’est l’Adoration perpétuelle. […] J’ai bâti une belle maison en mousse et je m’amuse bien »… Hirson 23 janvier 1913. Il ne s’ennuie pas, et a passé une bonne journée avec sa grand-mère… « Je tâche toujours de bien travailler pour te satisfaire. Tu peux être sûr que je fais tout mon possible pour cela. Il fait très froid. Les robinets ne coulent plus. L’eau gèle en un rien de temps dans les cuvettes. […] Je commence à avoir des crevasses […] Mais le froid ne nous empêche pas de bien jouer » ; ils ont fait des glissades sur un étang : « J’ai ramassé plus de dix pelles ». Il mange bien : « Les parts d’ommelettes ne me manquent pas. Je suis puni par le directeur. Ce n’est heureusement qu’une récitation […] j’étais un peu trop bavard »… – 17 décembre 1913. Il attend de revoir sa mère « au jour de l’an. […] Quand aux étrennes, je ne demanderai rien. Tu sais que tu n’es pas très riche. Je te ferai dépenser le moins d’argent possible. Je me passerai bien d’étrennes cette année. J’aurai toujours la satisfaction de bien travailler et de te faire honneur. […] Notre maître nous brutalise encore. Il m’a tiré aujourd’hui par les cheveux. Il lui en est rester dans la main. […] Je vais travailler pour tâcher d’âtre reçu au concours cantonnal et à la mension de dessin »… On joint une carte postale à son grand-père M. Gillet à Mainbressy, [Mézières 12.X.1908] : « nous arriverons jeudi à 6 heures du soir. Je vous embrasse bien fort votre petit Jean ». 1 000 - 1 500 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


« En vérité, jusqu’à l’âge de dix-huit ans, Jean Mermoz ne pensa pas à être aviateur. [...] Avenue du Maine, l’ambition ou plutôt le rêve de Jean Mermoz fut de modeler des visages et des torses dans la terre obéissante. » Joseph Kessel, Mermoz, Le garçon sage

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ŒUVRES DE JEAN MERMOZ Jean MERMOZ Vue des toits d’Aurillac Crayon mauve sur papier Légendé : « ce que l’on voit de la maison » en bas à droite Situé et daté : « Aurillac, 8 août 1911 » Signé à l’encre « J.Mermoz » et au revers « J. Mermoz 1ère D Lycée Voltaire » au dos 10 × 15 cm

Deux matrices en cuivre gravées attribuées à Jean Mermoz Figurant un paysage arboré à la fontaine pour l’une, et un paysage au monument au mort pour l’autre. La première monogrammée « J.M. » en bas à droite ; traces d’oxydation 13 × 18 cm Petit panneau en bois gravé figurant deux figures mythologiques Signé « Granojouan » en bas à gauche et daté « 5 mars 16 » en bas à droite 11,5 × 16 cm

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Panneau de bois gravé figurant un paysage au cloché sous un soleil au zénith monogrammé « JM » en bas au centre 17,5 × 17,5 cm Attribué à Jean MERMOZ Paysages côtiers Deux gouaches 11,5 × 14 cm A collection of Jean Mermoz’s early artworks

400 - 600 €

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MERMOZ Jean 1901-1936

16 L.A.S. « Jean » (2 « JMermoz »), Hirson février-juillet 1914, à sa « chère maman », à Paris et Mézières ; 49 pages formats divers (in-8, in-12 et in-16), 2 avec vignette de l’École primaire supérieure d’Hirson (Aisne), 4 enveloppes (qqs défauts, la dernière très pâle). Lettres du jeune pensionnaire. Il est pensionnaire à l’école primaire supérieure d’Hirson et raconte son quotidien : le froid, les punitions, les sévices corporels, la nourriture, les jeux (football), les récréations, le linge sale (il n’a plus de faux-col), la vaccination, les cours, ses résultats... Il a des difficultés en géographie : « Nous apprenons les départements. Nous en avons au moins deux pages à apprendre presque par cœur. […] Ce qui cloche, c’est que je ne peux pas les retenir » (14 février)… Son bulletin (qu’il copie) était moyen, mais il a réagi : « tu sais que j’ai beaucoup d’amour-propre. J’ai eu honte de moi-même. Je me suis remis à travailler. J’ai eu de bonnes notes » (8 mars). Son père doit venir le voir et il sortira en ville : « demain il va y avoir une course d’aéroplane et il y en a un qui atterrira. Il y aura aussi une course d’automobile » (14 mars). « Je suis le 1er en orthographe et je fais bien les problèmes » (22 mars). Il ne tient pas à aller à Reims : « Nous visiterons encore la même chose, c’est-à-dire les caves Pommery et la cathédrale » ; il préfère garder ses sous pour le voyage de fin d’année (2 juin). Il travaille beaucoup, et en juin il passe le certificat : « Je suis le 3ème ou 4ème du canton avec 51 s/72 ou 54, je ne sais plus au juste. J’ai été recalé à la mension, sais-tu pourquoi ? Parce que j’avais fait des ombres à mon dessin. C’était un bougeoir. C’est drôle, un dessin sans ombre »… (18 juin). Il fait ses révisions pour le concours, et ira le soir au cinéma (25 juin)… Etc.

« Tu sais que j’ai beaucoup d’amour-propre. J’ai eu honte de moi-même. Je me suis remis à travailler. » – Jean Mermoz à sa mère vers 1914

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1 800 - 2 000 €

La maison d'enfance de Jean Mermoz à Aubenton

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Le jeune Jean Mermoz au côté de sa mère Gabrielle Gillet-Mermoz, en 1917.


Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 31 L.A.S. « Jean » (3 « JMermoz »), Aurillac janvier-septembre 1917, à sa « bien chère petite maman » ; environ 120 pages in-8 et in-12 ; quelques lettres à l’encre pâlie. Lettres du lycée d’Aurillac. Il est à Aurillac, avec ses grands-parents (qui complètent 5 lettres), élève au lycée. Il supporte mal la séparation d’avec sa mère (restée d’abord en zone occupée dans le Nord, puis envoyée comme infirmière à l’hôpital de Nice) et vit dans l’attente de ses lettres et de leurs rencontres ; il suit cependant les événements de la guerre, surtout dans le Nord, et réfléchit à son avenir. Il écrit souvent à sa « bien chère maman », et souffre de la savoir « restée là-bas avec les Boches » ; il dresse la liste des soldats originaires de Mainbressy avec leur affectation… « tu sais que je suis presque un soldat aussi. J’ai commencé la préparation militaire car j’ai quinze ans » (18 janvier). L’éloignement de sa mère lui coûte et il la supplie de venir le rejoindre, demande appuyée par ses grands-parents qui écrivent à sa suite. Il n’a pas été reçu au concours des Bourses, et rassure sa mère sur sa préparation militaire : « Nous nous préparons au métier de soldat, il est vrai, mais il faudrait que la guerre dure encore deux bonnes années, ce qui

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ne sera pas, je l’espère. Nous avons fait une belle avance, ces jours-ci. Folembray va sans doute être bientôt délivré » (28 mars). « Voici Folembray délivré. Ce n’est qu’une ruine qui s’ajoute aux autres. Quelle race maudite que l’Allemand ! Mais gare, on leur fera payer cher » (2 avril). Il s’inquiète de la santé de sa mère et la rassure sur la sienne : « quand tu me verras, je crois bien que tu ne me reconnaîtras pas, même rien que pour ma voix. J’ai fait plusieurs années de gymnastique et je me suis endurci le corps et les membres » (29 avril). Il pense à son avenir et envisage les Arts et Métiers « Il faudra que j’entre avant l’année prochaine dans une école pratique, c’est-à-dire professionnelle. Je crois bien que je vais choisir ce métier » (4 mai). Il fait le compte des morts, « surtout du Lycée à l’attaque de Reims. Encore deux hier que j’ai bien connus. J’ai été en classe au lycée deux ans avec eux. Ils avaient 17 ans et 17 ans ½. Encore deux qui s’ajoutent aux autres ! Il y a déjà 8 professeurs de tués et 43 élèves et anciens élèves ». Il raconte comment le commandant de gendarmerie, désagréable et « crâneur », s’est « fait passer à tabac » (20 mai). Les vacances approchent, et les plus de 16 ans seront mobilisés à l’arrière ; « Mais il est fort probable que je m’engagerai et on nous enverra en équipes. Car ce n’est pas le moment de rester à rien faire quand on voit dans quelle situation est

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la France » (24 juin). Il interroge les rapatriés du Nord : « ce n’est pas le moment de flancher en France car les Allemands sont à bout. […] ce qu’il y a de sûr, c’est que beaucoup de soldats refusent de marcher. Il paraît que le 17e corps a refusé d’attaquer et qu’il a tué tous ses officiers. Ma tante nous a écrit que les soldats s’étaient révoltés à Château-Thierry et avaient cassé tout à la gare »… (24 juin). La distribution des prix approche : « J’aurai je crois bien 5 accessits et le premier prix de Français-Dissertation » ; mais il ne veut pas continuer au lycée : « quand je vois des types forts qui vont passer le baccalauréat et qui sont voûtés, cela me répugne. J’aime mieux conserver la santé que de faire ces métiers de bureaux »… (1er juillet). Les études ne l’attirent pas beaucoup et il est décidé à ne pas continuer le lycée ; « Ingénieur pratique c’était mon rêve » ; il regrette de ne pas être entré dans une école professionnelle : « je suis assez adroit ; cela d’abord me plait beaucoup et j’ai des aptitudes comme me le disaient mes professeurs d’Hirson » (8 juillet). Les vacances se passent en promenades à bicyclette et en baignades dans la Jordanne, et il s’occupe des réfugiés à la Préfecture : « Comme je suis débrouillard, on m’envoie pour conduire les convois » (22 juillet)… Etc. 4 000 - 5 000 €

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MERMOZ Jean 5 L.A.S. « Petit Jean » (une « Jean »), Paris 1917-1918, à ses grands-parents Gillet ; 12 pages in-8 (bords effrangés à la 4e). À Paris, sous la menace des bombardements allemands.

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MERMOZ Jean Manuscrit autographe, L’Écho du Lycée, [Aurillac] 3 février 1917 ; 3 pages d’un bifeuillet petit in-4 à l’encre violette (petite fente au pli). Amusant projet de journal lycéen. Calligraphié à l’encre violette sur 2 colonnes, il comprend un poème Vengeance !, signé « Jehan de Valbery » ; une anecdote sur un ancien professeur du lycée, Le père Badinet, signée « K. Pouth » ; et les Impressions d’un bleu sur son arrivée au lycée d’Aurillac, signé « K. Kaowelt ». La 3e page est restée vierge. Sur la 4e page, 5 dessins humoristiques à la mine de plomb (un repassé à l’encre) avec titres et légendes à l’encre : Les bienfaits d’Anastasie, Conseil de guerre, Un type qui ne s’en fait pas, La crise du papier, Les fautes d’orthographe ; plus une publicité fantaisiste pour la « Pommade galopante […] pour la retraite de la Garde Prussienne », signée « K. Pouth ».

6 octobre 1917, il raconte son entrée au Lycée Voltaire : « Nous sommes on ne peut mieux nourris […] Il fallait que je revienne au Lycée pour manger du gigot de mouton, du saucisson et des crèmes. […] A la suite des examens de passage, je suis monté d’une classe que le Proviseur vient de créer et qui porte le nom de Seconde Arts et Métiers. […] Nous avons 7 h de Mathématiques et 9 h de travaux manuels. Tout cela me plaît beaucoup ». Il est bien installé avec sa mère rue de la Boétie… 1918. – 18 février : visite aux Invalides : « Le tombeau de l’Empereur est muré complètement avec des sacs de terre pour le préserver contre les Gothas. On mure aussi la colonne de Juillet ». Récit d’une alerte : « J’ai vu hier soir les phares rouges des avions » ; on se réfugie dans le métro… – 8 avril, il raconte son retour d’Aurillac à Paris, une promenade à bicyclette de la Cité à Montparnasse…

On joint le bulletin d’inscription de l’élève Mermoz au Tableau d’honneur du Lycée d’Aurillac, pour les mois de novembre-décembre 1914.

– 14 avril : « Nous sommes habitués maintenant à tout ce qui se passe. Paris est bien mort maintenant, quoique le Printemps met la nature en fête excepté les Parisiens. Ce n’est pourtant pas bien terrible je vous assure : une bombe de temps en temps trouble le silence des rues »… – 20 mai, évocation nostalgique de la Pentecôte à Mainbressy. « Le canon a tonné toute la journée et tonne encore ; mais ce n’est pas de notre côté ; le bruit est sourd […] Bertha se réveille »… Il a réussi sa composition d’anglais, et donne le sujet de sa composition de français. On répare sa bicyclette…

1 500 - 2 000 €

1 500 - 2 000 €

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MERMOZ Jean 3 L.A.S. « Jean » (la dernière « JMermoz »), 1918-1919, à sa « chère petite maman » [à Paris] ; 5 pages in-12 et 2 pages et demie in-8, une adresse. 28 mars 1918. Il est « en ballade […] J’ai fait dans ma journée 80 km à bicyclette et demain j’en ferai au moins autant. Nous couchons demain à Bort et nous rentrons samedi matin à Aurillac »… – Quimperlé 21 juillet 1918. Il est « arrivé à bon port au pays breton, très beau d’ailleurs. […] J’avais un peu le cafard en te quittant, petite Maman ; enfin dans 8 jours on se reverra quoi que je ne suis pas encore fixé si je reviendrai […] Au revoir, ma chère petite Maman Gabybybybygaga. Reçois les bons baisers de ton monstre de fils »… [Mainbressy 13 avril 1919]. Ses grands-parents sont fatigués. « Je suis en train de couper la haie »… 800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean Manuscrit autographe signé, Composition Française. Une alerte, [1918] ; 4 pages petit in-4. Récit d’une alerte aérienne, devoir de composition française, en classe de « Seconde D ». Le professeur a porté à l’encre rouge la note et son appréciation : « Bon devoir – vif, alerte. Vous réussirez certainement très bien ». Mermoz raconte une alerte aérienne, un beau soir d’été. Il est réveillé dans son premier sommeil par les sirènes : « les Gothas approchent ; c’est bien le chant des sirènes, non le chant languissant des personnages fantastiques des contes de fées, mais plutôt les hurlements et les sifflements des furies dont nous parle Eschyle dans l’Orestie. Ces hurlements lugubres vous donnent un peu froid à l’âme. Ils font penser à des chiens qui hurlent à la mort ». Tout l’immeuble descend se réfugier dans la cave. « Pour moi, je reste, non par bravade, mais je suis fataliste et en même temps très curieux, comme tous les jeunes gens de mon âge ». Par sa fenêtre, il regarde le ciel, constellé

des tirs de barrage ; les bombes tombent… « La fusée rouge d’un aéroplane sillonne l’air, éclate, et illumine la masse sombre des maisons. Une bombe tombe. Un immense faisceau de lumière fouille le ciel, suivi de plusieurs autres. Tous se croisent et s’entrecroisent, parcourent le ciel en tous sens. […] Là-haut, c’est toujours la lutte, la lutte aveugle dans l’infini »… Les cloches qui sonnent la fin de l’alerte le font penser à la messe de Minuit ; il se recouche et s’endort : « Les Gothas se sont évanouis de ma pensée en même temps qu’ils disparaissent de Paris. Demain, j’y repenserai forcément pour les maudir en apprenant leurs crimes ». 1 500 - 2 000 €

« Là-haut, c’est toujours la lutte, la lutte aveugle dans l’infini » – Jean Mermoz dans une composition française, 1918

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MERMOZ Jean 1901-1936

Poème autographe signé, Au peintre Merodack-Janeau, Arcachon août [1918 ?] ; 1 page grand in-8. Poème de 32 vers, dédié au peintre Alexis Mérodack-Jeaneau (1873-1919). « Les Beaux Soleils couchants Qui meurent sur les Grèves Et donnent au Flot d’argent Une langueur de Rêve […] Toutes ces sombres beautés Et toute cette Majesté De la Mer qui se meurt Dans sa dernière splendeur Sont dignes de l’Homme qui aime Cette jouissance suprême Que l’on appelle Art »… 1 000 - 1 200 €

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PRÉCIEUX CARNET DE CROQUIS RÉALISÉ PAR JEAN MERMOZ Portraits, paysages et poèmes Graphite et encre sur papier Dans un carnet à dessins [format à l’italienne] en cuir vert gaufré et doré aux petits fers 24,5 × 34,5 cm A precious Jean Mermoz’s sketchbook

500 - 700 €

Ce carnet nous permet de découvrir l’accomplissement du jeune Jean Mermoz dans cette discipline : se succèdent un portrait de sa mère, Gabrielle Gillet-Mermoz, réalisé d’après une photographie, des autoportraits, des paysages, une marine, des études de personnages…

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ÉMOUVANT ALBUM DE PHOTOGRAPHIES FAMILIALES DE JEAN MERMOZ Contenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : Jean Mermoz, ses grands-parents, ses cousins, sa mère et ses amis. Dans un album relié en toile enduite à l’imitation du cuir à décor gaufré d’iris traités au naturel 27 × 20 cm An evocative family photographic album of Jean Mermoz

400 - 600 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 4 L.A.S. « Jean », Mainbressy et Soissons [1920 ?], à sa « Maman chérie » ; 3 pages in-8, et 2 pages et demie in-4 à en-tête du Grand Café de la Bourse à Soissons. Mainbressy. – Mercredi. Nouvelles de ses grandsparents, de sa tante ; il lui parlera « au sujet de tes dommages de guerre »… (au verso, lettre de Mme Gillet mère). – 5 avril. Il a ouvert la lettre de l’avoué, et c’est « une grosse déception […] Enfin que veux-tu ? Ne t’en fait pas ; ce qui est fait est fait. Nous recommencerons une vie pour nous ; et puis c’est la tranquillité sur beaucoup de points ». Il va partir pour Soissons [voir son père] et « mettre les choses au point, avec beaucoup de calme, je te le promets, mais irrévocablement »… Soissons. – Jeudi. « Je m’ennuie mortellement ici. […] Mon père doit venir avec moi à Paris et je ne pourrai probablement pas m’en débarasser avant Lundi »… – Vendredi. Il embrasse très fort sa « Maman chérie » ; il prendra le lendemain le train pour Paris, mais ne rentrera que lundi matin : « j’ai trouvé deux camarades de Thionville et nous devons passer la soirée ensemble. J’ai été reçu à Amiens comme le Messie. J’ai trouvé Jean grossi »…

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1 000 - 1 200 €

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MERMOZ Jean 2 L.A.S., 1920, à ses grands-parents Gillet ; 6 pages in-12, la 2e lettre à vignette et en-tête Le Foyer du Soldat. Union Franco-Américaine (Y.M.C.A.). École d’aviation. Pâques, évoquant le jour de Pâques « au temps où j’étais petit et je me suis revu, courant dès le matin à la grange chercher l’œuf de Pâques, poussant un cri de joie en le découvrant au milieu de la paille, sautant à votre cou, et remerciant le coq pour sa ponte fabuleuse »… Il signe « Petit Jean ». Istres 31 octobre, sur son arrivée à l’École d’aviation à Istres pour être « élève-pilote » : « Le camp est à 2 km de Istres, perdu dans la plaine aride de la Crau. Il est immense. Nous logeons dans des casernes à un étage en ciment armé, d’une construction et d’un style orientaux avec arcades et terrasse. Ici, c’est un désert de galets avec des étangs et des roseaux ; je me suis senti un peu égaré et perdu dans cette solitude, sortant du remue ménage de Paris. […] Je n’aurai ma permission qu’après avoir passé mon brevet. Je commence Mardi mon instruction et d’ici 15 jours je pense commencer à piloter en double commande avec un moniteur ; l’examen technique sera sérieux ; mon brevet consistera en un triangle : Istres, Nîmes, Miramas ; j’espère que le Mistral ne nous ennuiera pas pendant notre instruction afin que ça aille vite ; après, ce sera la tranquilité, une fois notre brevet passé »…

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1 000 - 1 200 €

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« Il n’existe aucun lien aucun trait d’union entre le sentiment et le tempérament. » – Jean Mermoz à sa mère en 1921

MERMOZ Jean 23 L.A.S., janvier-septembre 1921, à sa « chère Petite Maman » ; 79 pages in-8 ou in-4, quelques en-têtes de l’École d’Istres (2), d’un café d’Istres, du Foyer du Soldat, une adresse (bords effrangés à la dernière). Belle correspondance lors de son apprentissage de pilote militaire. Istres. Il va commencer ses épreuves de brevet : « Je fais ma spirale officielle, hélice calée : descente de 2000 m sans moteur », et une fois le brevet obtenu, il va demander à Max [Delty, chanteur d’opérette, ami de sa mère] de le pistonner pour son affectation soit « en occupation où la discipline est très sévère et où l’on ne vole pas beaucoup ou bien au Levant » (30 janvier). Il obtient son brevet le 9 février : « Te dire ce qu’il m’a fallu de ténacité pour vaincre les difficultés sans nombre et les embûches que m’ont tendues les éléments et la fatalité, ce serait inutile. Le découragement ne m’a pas atteint une minute et c’est ce qui a fait ma réussite » (18 février). Il roule « sur Nieuport et sur Morane. Ces petits avions de chasse me changent du pacifique Caudron », mais il s’embête de ne rouler qu’au sol : « La fièvre de l’Air et de l’Aviation me tient bien. C’est le supplice de Tentale » (20 février). Il lui manque 14h35 de vol pour partir en escadrille (27 février)…

Metz-Frescaty [le caporal Mermoz y a été affecté à la 7e escadrille du 11e régiment de bombardement]. « Me voici enfin en escadrille » (11 mai) ; il supporte mal le régime très militaire ; il vole peu et les permissions sont rares. Il s’est porté volontaire pour le Levant, et s’est renseigné sur la solde, le climat : « On est nommé sous-off en arrivant. En plus de cela beaucoup de considération parce que l’on a besoin de toi. Tu es indispensable ». Il tente de convaincre sa mère et attend la réponse avec impatience. « Je remplis en ce moment les fonctions de sous-off de semaine, ce qui me donne un boulot formidable » (26 juin). Enfin, il quitte Metz pour Pont Saint-Esprit d’où il doit partir pour Beyrouth, « de là je serai affecté dans une escadrille soit en Palestine, soit en Syrie » (août). Il embarque enfin à Marseille sur le Styria, un cargo autrichien, seul pilote parmi 69 soldats et 350 mulets, et, quittant la France, il redit son amour à sa mère : « tu es ma seule et grande affection vraie ; si je t’ai fait du mal le sachant parfois, mais plus souvent ne le sachant pas, pardonne-moi dans le plus profond de ton cœur. Malgré tout, je suis un grand gosse et quelques [sic] sont les gosses qui ne font pas un peu de mal à leur mère ? », et il la rassure sur ses rapports avec les femmes : « Il n’existe aucun lien aucun trait d’union entre le sentiment et le tempérament. C’est ce que beaucoup comprennent très rarement » (Marseille, Camp Sainte-Marthe, 8 septembre)… On joint une carte postale a.s. du Styria – Paquebot interallié, disant à sa mère toute sa tendresse « au moment d’embarquer », 9 septembre, et une autre carte du Styria vierge accompagnée d’un billet autographe (2 p. in-12), la priant de lui envoyer son carnet de vol et son livret militaire qu’il a oubliés, et évoquant son jeune ami Fernand Delty. 5 000 - 6 000 €

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MERMOZ Jean 11 L.A.S. (une incomplète), févrierdécembre 1921, à ses grands-parents Gillet à Mainbressy ; 36 pages in-8 ou petit in-4, dont une carte-lettre avec adresse à en-tête de l’École d’Istres. Intéressante correspondance sur la fin de son apprentissage de pilote militaire, et son affectation à l’armée aéronautique du Levant. Istres, 17 février, il raconte ses vicissitudes pour obtenir son brevet : « à mon premier voyage au moment d’atterrir à Nîmes, une panne de moteur m’oblige à descendre […]. Je glisse sur l’aile et dégringole. Appareil brisé, une dent de cassé » ; le lendemain, mistral ; au deuxième voyage, panne de moteur, et les ennuis continuent : coup de vent, l’appareil qui se cabre, le temps épouvantable, etc. (la fin manque).

Pont Saint-Esprit, 19 août. Il va embarquer à Marseille pour Beyrouth : « Je me sens toujours aussi courageux pour partir là-bas ; l’Inconnu ne m’effraye pas et d’ailleurs n’a rien d’angoissant »… Beyrouth, 19 septembre. Il raconte son voyage en bateau et son arrivée à Beyrouth : il fait très chaud mais il s’y plait : « Je ne regrette pas ma décision, loin de là ; jusque là je n’ai rencontré aucune désillusion, car je ne m’étais pas fait d’illusion »… Saïda. – 25 septembre. Il attend d’aller « reconnaître les zones dangereuses et non dangereuses, puis de là je partirai vers les théâtres des opérations de guerre. Nous devons remplir une ou deux missions et les réussir avant d’être nommés sous-off. […] Ici, c’est le bled, de la pierre et des chardons grillés partout. De temps en temps on entrevoit une caravane de chameaux qui s’achemine lentement vers Saint-Jean d’Acre ou Jérusalem »… – 20 octobre. Il a fini son entrainement et doit partir pour Palmyre : « J’ai maintenant mon appareil pour moi seul et mon mécano ; j’en suis heureux car c’est un commencement de liberté personnelle »… – 5 novembre. « Mon “taxi” est équipé et armé de pied en cap ; lui aussi attend philosophiquement les événements. En attendant, comme je suis seul ici, je vole trois heures par jour. J’ai déjà survolé Tyr, Saint-Jean d’Acre, enfin je suis tout à fait heureux » ; il a pu assister à un mariage maronite dans la montagne…

« On ne songe même pas une minute à l’accident possible. On monte là-dedans comme sur une bicyclette » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1921

Palmyre. – 4 décembre. Impossible de voler tant le temps était mauvais ; il vient d’avoir sa « quatrième carafe à quarante km de Palmyre ; le moteur a pris feu ; heureusement j’ai pu atterrir sans encombre. […] J’ai pu faire prévenir l’escadrille par pigeons, mais j’ai passé la fatale nuit dans le bled » et on est venu le chercher… – 5 décembre. « Beaucoup nous admirent, mais ce n’est qu’une question d’entrainement, d’habitude et d’un peu de sang-froid et d’énergie, en vérité. On ne songe même pas une minute à l’accident possible. On monte là-dedans comme sur une bicyclette ». Par mauvais temps « c’est une véritable prise de lutte engagée entre le pilote et l’avion. On arrive toujours à en être maître ». Ils mènent une guerre de guérilla : « Notre travail consiste à nous autres pilotes de débusquer les rassemblements de bédouins, de les mitrailler, de protéger les colonnes en marche, de faire la liaison entre ces colonnes, de bombarder les villages et les caravanes. Telle est la guerre d’Orient ». Ils dorment à la dure, mangent du chameau et tout est couvert de sable… – 12 décembre. Il vole moins et devrait rentrer en France dans 72 jours ; il a été affecté « à Nancy dans le bombardement de nuit sur Goliath et Farman bi-moteur. J’en suis content »… Damas, 24 décembre. Affectueuse lettre de vœux, avant d’apporter le réveillon à ses camarades… On joint une carte postale a.s. représentant du Styria – Paquebot interallié, pour embrasser ses grands-parents au moment de partir, 9 septembre (au crayon).

© D.R

Metz-Frescaty, 22 mai. Il a quitté Istres et est « Caporal Pilote au 11e régiment de Bombardement, 7e Escadrille »... « De grandes désillusions m’attendaient ici : je n’ai aucun des avantages que je pensais avoir. Je ne vole presque pas ; nous n’avons aucune considération. Je mange avec les bleus […] En plus de cela, c’est militaire, c’est très service ; pensez qu’il y a 32 régiments à Metz en ce moment. […] il se pourrait que je parte en Orient d’ici peu. Ce n’est pas mon intérêt de rester car en admettant que je veuille rester dans l’Aviation civile, il me faut un minimum de 200 à 300 heures de vol. Or, ici, il me faudrait 10 ans pour arriver à les totaliser »…

4 000 - 5 000 € Jean Mermoz en uniforme militaire vers 1920

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RARE BREVET PAPIER D’AVIATEUR MILITAIRE DE JEAN MERMOZ, À EN-TÊTE DU « MINISTERE DE LA GUERRE – AÉRONAUTIQUE MILITAIRE » Décerné à la date du 9 février 1921 à M. MERMOZ Jean Soldat. Brevet n°18768. Fait à Paris le 4 mars 1921. Le brevet fut obtenu sur un Caudron G3. A rare paper Military Pilot’s Licence of Jean Mermoz

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400 - 500 €

« Mermoz fut admis à passer les épreuves du brevet de pilote. Les appareils d’Istres admettaient difficilement une pareille ambition. Dès la première tentative, son moteur au départ s’arrêta net. Accident en général mortel. Mermoz s’en tira avec une jambe et une mâchoire endommagées. Il n’attendit pas d’être complètement guéri et recommença douze jours plus tard. À la fin de son circuit il atterrit à Orange. Un mistral déchaîné le fit capoter. On eût pu le radier. La confiance de son moniteur le sauva. Une dernière chance lui fut accordée. Mais le temps était contre lui. Orages, pluies, vents d’une violence exceptionnelle, s’opposèrent à son départ. Il attendit dans la fièvre et l’angoisse. Si par la faute de son appareil ou celle des conditions atmosphériques ou la sienne, il échouait de nouveau, c’était la fin de toute espérance. Il aurait à remplir les quatre ans de service à quoi l’obligeait son engagement par des demi-tours et le maniement d’armes. Un matin il n’y put tenir et, malgré un temps épouvantable, décolla. Quand il revint au sol, il avait gagné la partie. Le 29 janvier 1921, il était breveté. » Joseph Kessel, Mermoz, Le mauvais soldat

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CARTE D’IDENTITÉ MILITAIRE DE PILOTE D’AVIATION AU NOM DE JEAN MERMOZ Avec photographie en uniforme portant son brevet métallique, croix de guerre TOE, insigne d’escadrille. Il est ici noté que son brevet militaire est le n°18096 du 15 février 1921, avec formation au 38e régiment d’aviation. A Jean Mermoz’s Military Pilot’s Identity Card

200 - 300 €

La différence de numéro de brevet peut s’expliquer par la divergence de numérotation entre les brevets papier et les brevets métalliques.

LIVRET MILITAIRE DE JEAN MERMOZ, engagé pour 4 ans le 26 juin 1920 à la mairie de Versailles Avec couverture en papier kraft ; accidents et manques A Jean Mermoz’s Military Service Book

100 - 150 €

« […] À cette étape même où se jouait sa destinée, Mermoz ne songea pas d’abord à l’aviation. Il balançait entre la cavalerie et l’infanterie alpine. Tout se décida dans un petit café de Pontoise. Regardant Max Delty boire un apéritif, Jean Mermoz lui faisait part de ses projets et de ses hésitations. – Pourquoi n’essayes-tu pas d’être aviateur ? demanda Max Delty. C’est l’arme la plus libre avec la meilleure solde. Et puis, j’y ai un ami qui pourra peut-être t’aider. – Pourquoi pas ? dit Jean Mermoz. En juin 1920, âgé de dix-huit ans, il s’engagea. » Joseph Kessel, Jean Mermoz, Le garçon sage

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COURS D’AÉRONAUTIQUE GÉNÉRALE DE JEAN MERMOZ

MERMOZ Jean 14 L.A.S. « Jean » ou « JMermoz », Beyrouth, Saïda et Palmyre septembredécembre 1921, à sa « chère Petite Maman » ; 57 pages in-8, la dernière lettre à en-tête de l’Aviation du Levant. Escadrille 57.

Cahier de 48 pages imprimées présentant l’instruction ministérielle aux candidats au brevet élémentaire de navigation aérienne (à partir de 1920) et permettant une révision rapide des notions fondamentales. 22,5 × 17,5 cm

Dans l’aviation militaire au Levant.

A Jean Mermoz’s “Cours d’Aéronautique Générale” manual

Beyrouth 19 septembre. Il raconte sa traversée, superbe malgré l’inconfort. Il est surpris par la chaleur et la cherté de la vie ; il sera bientôt nommé sous-off et va partir à l’entrainement à Saïda : « J’ai une bonne première impression et c’est beaucoup. Et puis ça m’amuse, ça m’intéresse, tous ces mœurs d’Arabes, de Bédouin, de Juifs. Que veux-tu ? Ici, je me sens vraiment chez moi, dans mon arme ; il existe une sincère amitié et un vrai lien entre tous les pilotes de n’importe quel grade qu’ils soient. Enfin ça gaze »…

100 - 150 €

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Saïda 23 septembre. Il mène « la bonne vie d’escadrille », dans le bled, loin de toute habitation, mais près de la mer. Il est payé en piastres, er espère pouvoir bientôt mettre de l’argent de côté. En attendant de voler, il lit, se baigne, fait de la gymnastique et observe : « Des Arabes perchés sur de petits ânes disparaissant sous leur charge trottent vers Damas, centre d’arrivée des caravanes du désert de Syrie. Ils chantent des mélodies sauvages et bizarres en s’accompagnant d’une flûte de roseau émettant des sons aigus et criards. C’est tout à fait drôle. Les femmes suivent à pied car ici, ce sont elles qui travaillent et les hommes qui se promènent. La plupart sont voilées »… Il est choqué par la brutalité de certains Européens vis-à-vis des autochtones : « Ils paraissent très passifs, mais dans la montagne, ils ne sont plus du tout les mêmes et gare à l’Européen isolé »… – 30 septembre. Il va recommencer « à repiloter ce vieux Bréguet. […] Je veux revenir avec la tête bien plantée sur les épaules et avec tout son contenu. Éviter les effets du soleil et de l’alcool, c’est là le secret. Tout n’est que volonté et habitude. » – 4 octobre : « J’ai revolé ce matin et ça gaze très bien. Maintenant je suis tout à fait content car ce n’était pas sans me manquer, depuis deux mois que je n’avais pas tenu le manche à balai » ; il s’occupe de la popote ; on mange avec les doigts ; il a une chambre agréable mais infestée la nuit de puces et de punaises… – 10 octobre. Il y a aussi des scorpions dans la chambre… – 16 octobre. Le temps passe et il s’inquiète d’être sans nouvelles ; il a eu des coliques et il demande de lui envoyer de l’élixir parégorique et des comprimés d’opium. – 20 octobre, il reçoit enfin une lettre et tente de remonter le moral de sa mère : « Surmonte un peu ta trop grande sensibilité, comme je fais moi-même […]. Je t’assure fais-le, sans traiter par le mépris ; on peut se couvrir d’une légère cuirasse de philosophie et d’indifférence. On a bien droit à cela quand on a beaucoup souffert » ; lui, a été premier de tous les pilotes de l’entraînement : « J’ai à l’heure actuelle mon appareil bien à moi, un joujou de 350.000 francs,

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Palmyre 4 décembre. Il a eu sa « quatrième carafe » : moteur grillé, appareil indemne remorqué ; son moral est bon : « Ne dis pas ma petite maman, que je suis égoïste. […] Le moral n’entre pas dans les affections ; je t’aime de toute mon âme et tu me manques, il n’est nullement besoins de te le dire, tu le sais, mais mon tempérament indépendant et je dirai presque sauvage est en parfaite harmonie avec cette immense solitude qui l’est terriblement sauvage. D’où vient ce que je pourrais appeler ma sérénité »... – 10 décembre, il envisage son retour et le bonheur d’être réunis ; il reviendra avec des économies : « tout est à toi » ; il va être affecté à Nancy « dans le bombardement de nuit sur Goliath ou Farman bi-moteur. Ça me plait. »… 5 000 - 7 000 €

© D.R

mon mécano qui va m’accompagner dans mes randonnées » en mission à Palmyre : « de là nous rayonnerons sur l’Euphrate et toutes les provinces rebelles »… – 25 octobre, il va partir en mission : « Ça consiste à aller lancer des bombes, à mitrailler les rebelles et à prendre des vues photographiques, la plupart du temps ; ce n’est pas toujours drôle et cette chasse “civilisatrice” me répugne un peu » ; il est affecté définitivement à la 54ème escadrille : « j’ai fait repeindre et vernir mon appareil. Il est épatant »… – 5 novembre. Un contre-ordre a annulé sa mission au dernier moment. « Mon taxi est équipé et armé de pied en cap ; lui aussi attend les événements »…

Campement dans le désert

« Mon tempérament indépendant et je dirai presque sauvage est en parfaite harmonie avec cette immense solitude » – Jean Mermoz à sa mère vers 1921

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CEINTURON MILITAIRE DE JEAN MERMOZ En cuir brun surpiqué, à boucle en laiton à deux ardillons Longueur : 115 cm A Jean Mermoz’s military belt, c. 1930

200 - 300 €

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MERMOZ Jean 39 L.A.S. « Jean » ou « JMermoz », Palmyre, Rayack et Homs janvier 1922-février 1923, à sa « Maman chérie » ; 160 pages in-8 ou petit in-4 (2 lettres avec fortes fentes). Importante correspondance lors de son service dans l’aviation militaire au Levant. Palmyre. – 7 janvier. « J’ai 10 ou 11 missions à l’heure actuelle et environ 130 heures de vol. Je vois avec un réel plaisir que ça se chiffre. […] Tu sais que je suis obligé de rester encore un an ici »…– 15 janvier. « Je dois être nommé sous-off d’après ce que j’ai appris. […] Je suis on ne peut plus philosophe car il y a pas mal de choses qui me dégoûtent. Ce n’est pas ceux qui travaillent le plus qui sont les plus vite récompensés au régiment ». Il a de bons copains… « Je fais de fréquentes visites aux ruines de Palmyre, le plus souvent à dos de mulet et en avion. C’est superbe. À côté des œuvres de la pauvre civilisation d’aujourd’hui !... » – 30 janvier. Il doit remplir les fonctions de fourrier-sergent de l’escadrille avant d’être nommé ; il remplace provisoirement son lieutenant observateur… – 2 février. « Je vole toujours ; j’approche de mes 150 heures de vol. […] Notre capitaine est parti faire un stage de deux mois à Damas. Celui qui le remplace provisoirement est un type épatant mais un peu timbré. Il a des syncopes subites en l’air et redescend avec l’écume à la bouche. C’est pourtant un as. […] Il chipe tous les bourricots des Bédouins qu’il rencontre, grimpe dessus, les ramène au camp, leur donne à manger, puis les vide à grands coups de pieds dans le c… avec les Bédouins qui viennent les réclamer. […] Notre ancien capitaine lui prenait de la coco et se piquait à la morphine »… – 21 février. Baudelaire et Musset sont sa « grande consolation dans mes jours de cafard ». Visite émerveillée de Damas, la « Perle de l’Orient »… – 5 mars : « je suis prudent. Je ne recherche que la science du pilotage et n’ai jamais aimé beaucoup la “galerie” ; on admire un pilote qui fait des bêtises, tant qu’il est en vie, mais une fois qu’il a “ramassé la gauffre” la “galerie” en fait le dernier des imbéciles. Et puis je t’aime trop pour te causer cette inquiétude, déjà si loin de toi ! Je vole toujours quoique la mauvaise saison bat son plein en ce moment. Je n’ai pas encore eu le moindre moment de défaillance depuis mon premier jour de pilotage. Je possède maintenant le calme qui fait la sécurité (malgré qu’elle soit relative d’après les théories d’Einstein, qui prouve que tout est relatif) »… – 26 mars. « Fantasia » des méharistes avec courses de chameaux… – 16 avril : « un Bréguet des tous derniers modèles vient d’arriver à l’escadrille et le capitaine m’en a fait cadeau. Ainsi je recommence mes missions demain sur mon nouveau taxi »… – 28 avril, il est à Rayack en attendant qu’on répare son avion, endommagé à l’atterrissage dans la bourrasque. Il a emmené Henry Bordeaux survoler Palmyre… – Avril. Récit d’une évacuation sanitaire à Damas. – 27 juin. Il évoque le divorce de sa mère : « je suis le fils de ma mère, purement et simplement ; le fils n’est plus un gosse ; il raisonne et il ne faut plus que la maman doute de son fils […] Ce que je me reproche par-dessus tout, ce que je me reprocherai toujours c’est de t’avoir empêché, ma pauvre

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petite Maman autant par ma présence que par mes paroles de gosse égoïste, de recommencer ta vie »… – « Je rentre de faire un beau voyage avec mon commandant d’escadrille Palmyre Damas le Liban Homs Palmyre soit plus de 800 km en 6 heures de vol »… – 2 août. « Je vais aller passer dix jours dans un village arabe à 100 km d’ici pour me reposer un peu. Le lieutenant des méharistes qui s’y trouvent m’y a invité chez lui […] Nous ferons de belles promenades en chameau et à cheval. […] L’Escadrille quitte Palmyre pour deux mois. Je reste avec mon taxi comme chef de poste radio »… – 16 août. « La 54ème Escadrille quitte Palmyre où elle est remplacée par un détachement de la 57ème. Nous demeurons quatre pilotes seulement »… Rayack 12 septembre. Il est « au Parc aéronautique dans le Liban, venu chercher un appareil neuf. […] Nous avons eu la fête de l’Aviation le 11 septembre anniversaire de la mort de Guynemer. On a remis des fanions aux escadrilles. […] L’aviation commence à devenir intéressante en France. Je m’enthousiasme pour le vol à voile. Les Allemands arrivent à de bien beaux résultats »… Damas 14 octobre. « Je viens de battre un record : quatre évacuations sanitaires Palmyre Damas en 5 jours soit près de deux mille km avec sept malades »… Palmyre. – 5 novembre. « La paix est signée avec la Turquie ; ces pauvres Turcs n’étaient pas dangereux et ici on ne se battait plus avec l’armée régulière. Il reste les pirates bédouins qui tiennent une grande partie de la Syrie. Ce sont ceux-là qu’il faut pacifier et c’est dur, presque impossible »… – 8 novembre. Il s’est « renseigné pour l’aviation civile auprès d’un adjudant pilote (9 boches) qui sort de la Técoère (Ligne Toulouse-Casablanca par l’Espagne). Il est facile encore d’y entrer »… – 4 décembre. Il arrive à la fin de sa mission en plein bled : « Ici nous avons autour de nous 100 km de sable sans aucune végétation et habités seulement par les tribus nomades et rebelles des bédouins. […] Aucune route ; seulement une piste ou deux pour les chameaux ; notre ravitaillement se fait par avions. 30 Sénégalais seulement nous gardent ainsi qu’une compagnie de méharistes »… – 24 décembre. Il est venu à Damas évacuer deux malades. On a encore diminué les soldes… – Retour mouvementé de Homs à Palmyre en camionnette… Palmyre. – 12 janvier [1923]. « Notre détachement est dissous, les opérations aériennes étant terminées dans la région de Palmyre. […] Je quitte Palmyre avec regret et vais dire un adieu profond à ce bled auquel je m’étais tant attaché et à qui je dois tant de jours de joie et de calme ». Il songe à son retour en France… – 22 janvier. Il va essayer de ramener en France sa chienne Mouth… – Homs 10 février : « je viens de recevoir la croix de guerre avec une 1ère citation à l’ordre de la division »… – 15 février : « je me sens plus confiant en l’avenir, probablement parce que ma volonté s’affermit chaque jour davantage. J’attends tout de moi-même »… 5 000 - 7 000 €

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« On admire un pilote qui fait des bêtises, tant qu’il est en vie, mais une fois qu’il a “ramassé la gauffre” la “galerie” en fait le dernier des imbéciles. » – Jean Mermoz à sa mère entre 1922 et 1923

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[PALMYRE – MERMOZ] RARE ET EXCEPTIONNEL ENSEMBLE DE PHOTOGRAPHIES Notamment prises par le caporal Jean Mermoz, entre 1921 et 1923, lors de son séjour en Syrie et au Liban Comprenant 33 épreuves argentiques 10,8 × 16,5 cm Légendées manuscritement sur un montage en carton orangé comme suit : - « Vallée de l’Euphrate (mission photographique à Der-ez-Zor) (pilote : Cal. Mermoz observateur : Lt Azibert) (photo prise à 2000 mètre d’altitude) 17 mai 1922 » ; - « Vallée de l’Euphrate 2000 m. 17 mai 1922 » ; - « Der.ez.Zor sur l’Euphrate (ville frontière entre la Syrie et la Mésopotamie altitude 750 m. 17 mai 1922 » ; - « Palmyre Colonnes à chapiteau Ruines de l’enceinte et maison des habitants de Tadmor » ; - « Palmyre Ruines de Colonnades Le château des croisés » ; - « Palmyre (Tademor) Colonnes et enceinte du temple du Soleil (au premier plan maisons arabes) » ; - « Palmyre colonnes de porphyre à l’entrée de la grande colonnade » ; - « Palmyre le temple du soleil » ; - « Palmyre Le château des croisés (façade sud entrée du Pont levis) » ; - « Palmyre bas-relief représentant les fils de la reine Zénobie (sarcophage) » ; - « Palmyre Colonnes cannelées. Enceinte du temple du soleil et maisons arabes) » ; - « Palmyre (Ruines et tombeau) » ;

« Mermoz toucha le terrain de Palmyre au soir du 4 décembre 1921. Comme l’heure et la saison s’appareillaient à celles où, des airs, je découvris le hameau royal, je puis juger facilement avec quelle violence cette majesté sans mesure marqua une sensibilité plus jeune, plus exaltée, plus religieuse que la mienne. Mermoz en conserva durant toute sa vie le mystique éblouissement. Le désert, à lui seul, donne le sens du divin. Mais lorsque ce désert fut jadis le siège d’un puissant empire, lorsque des miettes de monuments indiquent l’échelle de son faste et de son prestige évanouis, lorsque l’on sait qu’une reine ardente et belle y gouverna des peuples disparus, la poésie des siècles, de la poussière humaine et d’une ombre magnétique

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- « Palmyre Le théâtre » ; - « Palmyre Vue générale des ruines Le Sérail » ; - « Palmyre La Grande Colonnade » ; - « Palmyre (le Sérail et ruines) » ; - « Palmyre (Entrée de la Grande Colonnade) » ; - « Saïda (Sidon) Terrain d’aviation au bord de la mer atterrissage appareil Cal Mermoz » ; - « Palmyre Le Château (façade Nord) » ; - « Palmyre L’Escadrille Br.54. (« les Gazelles ») » ; - « Saïda (Sidon) La ville et le Port (Vue prise en avion à 1500 m.) » ; - « Palmyre le temple du soleil (Porte Nord de l’Enceinte) L’Ecole Française × » ; - « Montagne des Druzes (Mon tani ?) en vol » ; - « Tyr (800m) » ; - « Ruines de Baalbek et Piotte allant vers Homs et Alep » ; - « Vue générale de Baalbek et des Ruines Prise à 1000m. » ; - « Ruines de Baalbek (Syrie) (Temples du Soleil et de Jupiter) Vue prise en avion : altitude 500 m. » ; - « Palmyre bas-relief représentant la Reine Zénobie, ses ministres et sa garde (tombeau de la Reine) » ; - « Palmyre Enceinte du Temple du soleil Inclinée d’au moins 20° » ; - « Palmyre Arc de triomphe de l’Entrée de la Grande Colonnade » ;

rend plus dense et plus vivante l’action des sables et des pierres qui semblent soudain peuplées de sortilèges. Palmyre tout entière tenait dans l’antique enceinte d’un seul temple, celui du Soleil. Il haussait ses chapiteaux délabrés, les arcades croulantes au-dessus des chétives demeures bédouines. Et les vergers eux-mêmes, et les jardins se trouvaient à l’intérieur de ses débris gigantesques. Quelles furent donc les dimensions de la ville à l’époque où elle servait de capitale à la reine Zénobie ? Où les caravanes affluaient de tous les points de l’Empire ? Où les cultivateurs, les prêtres, les courtisans et les scribes animaient ses avenues, ses temples, ses champs, ses boutiques ? Où la souveraine vivante avait déjà accès à la légende ?

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- « Palmyre (Tadmor) (Vue prise en avion à 2500 m d’altitude) Les Ruines Le Cimetière Le Temple du Soleil × Les Jardins » ; - « Palmyre La Grande Colonnade » ; - « Le Mar – Beyrouth (Rivière de Beyrouth) (Dans le fond, les Monts du Liban) » (Pliures, taches, usures, trous de fixation). Certains éléments du montage portant la mention « Mermoz » et un numéro au crayon, au dos. On joint 9 photographies figurant des vues de la ville de Damas (grande mosquée, minaret, souk), des ruines de Baalbek, de la résidence du général Gouraud à Beyrouth établies à l’occasion de la foire exposition du « Grand Liban » de 1921 ; anciennes traces d’humidité 10 × 14,5 cm A rare and remarkable collection of photographs of Palmyra, including photographs taken by Corporal Jean Mermoz between 1921 and 1923 during his stay in Syria and Lebanon

2 000 - 3 000 €

Seules des colonnades éparses, quelques piliers trouant le sable, la vague silhouette ruineuse d’un palais, ou d’un tombeau, semés sur des kilomètres, donnent à l’imagination une pâture confuse et infinie. Aucun visage autant que celui de Mermoz n’a été environné d’espace et de solitude ? Il faut toujours quand on pense à lui, développer derrière ses traits un fond de sable, ou d’océan, ou de forêt vierge, ou de pics vertigineux. Mais il est singulièrement beau que la révélation de l’espace et de la solitude ait été donnée alors qu’il n’était pas majeur et dans un lieu où la véhémence muette du désert se mêlait aux traces d’une civilisation fabuleuse.

Au moment où Mermoz atterrit dans la capitale morte de la reine Zénobie, Palmyre était le bled à l’état pur. Tout à l’entour, sur des dizaines de lieues, le sable sans trace de végétation. Aucune route. Une ou deux pistes à peine perceptibles pour les chameaux. D’ailleurs, les caravanes étaient rares. Le désert était sillonné de tribus bédouines hostiles. […] Faisant figure de poste assiégé, Palmyre se protégeait derrière quatre réseaux de fil de fer barbelé. La liaison, le ravitaillement dépendaient de l’état assez précaire des moteurs de l’époque et du temps qui, par ses orages et ses pluies torentielles, ses tempêtes de sable, rendait souvent le vol impossible. » Joseph Kessel, Mermoz

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CASQUE DE TYPE COLONIAL DE JEAN MERMOZ, VERS 1930 En liège recouvert de toile beige, et bande de renforts en toile enduite à l’imitation du cuir. Fond de coiffe en toile rouge, bandeau en toile enduite et jugulaires en cuir avec marquages de la Maison « L. CONTIVAL DAKAR » ; enfoncé sur le dessus, manque le rivet sommital A Jean Mermoz’s colonial-style helmet, c. 1930

200 - 300 €

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MERMOZ Jean L.A., Palmyre 15 mars [1922], à sa « Maman chérie » ; 6 pages in-8. Récit d’un incident.

« Je n’avais pas bu d’eau depuis trois jours et la soif me tenaillait un peu. » – Jean Mermoz à sa mère en 1922

En revenant de larguer un message sur Homs, avec son lieutenant observateur, ils ont été surpris par le mauvais temps. « Nous avons volé jusqu’à épuisement complet d’essence pendant 4 heures, pour aller finalement atterrir à 180 km environ de Palmyre dans le bled. Nous sommes tombés à proximité de deux tribus, l’une amie, l’autre hostile. Le lieutenant est parti en chameau prévenir Palmyre et me faire envoyer de l’essence. Pendant quatre jours je suis resté à la garde de l’appareil avec deux Bédouins parce que la tribu ennemie voulait démolir le “tayera” (l’avion). Je couchais sous les plans dans ma combinaison fourrée, je vivais de couscous (c’est fameux, tu sais), de lait de chameau et de figues. […] Je commençais à désespérer […] Enfin le cinquième jour, mon mécano arrive avec un guide, des méharistes, de l’essence. Le plein fait nous décollons et je file sur Palmyre. Arrivé au-dessus des montagnes, d’où je commençais à voir Palmyre, mon moteur commence à baisser, à chauffer, des flammes sortent, puis il s’arrête. J’étais à 1800 mètres ; je repère un terrain, je descends hélice calée ; enfin je me pose. Naturellement panne irréparable. De plus, dépannage impossible de l’avion, étant en pleine montagne. Je n’avais pas bu d’eau depuis trois jours et la soif me tenaillait un peu. Je m’oriente et nous commençons par laisser le taxi désormais inutile. Parti avec mon mécano à 3 heures de l’après-midi, marchant presque toute la nuit, me guidant tant bien que mal, nous sommes arrivés exténués le lendemain à 1 heure à Palmyre après environ 60 km de marche dont 40 en pleine montagne toute la nuit et 20 de bled. Comme tu vois, avec de la volonté on s’en tire toujours »… 800 - 1 000 €

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CITATION DE LA CROIX DE GUERRE DES THÉATRES D’OPÉRATIONS EXTÉRIEURS (« TOE ») DE JEAN MERMOZ, VERS 1923 À encadrement gravé et entête de l’aéronautique de l’Armée du Levant. Inscriptions dactylographiées au nom de Mermoz sergent pilote de la 57e Escadrille du 35e RAO ; fortement effacé Présenté sous verre. 26 × 21 cm On joint : Brevet papier de la Médaille commémorative des opérations effectuées en syrie et en Cilicie décernée au Sergent Jean Mermoz. A citation for Jean Mermoz’s War croce des “ Théâtres d’Opérations Extérieurs”, c. 1923

200 - 300 €

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PAIRE DE CHAUSSURES DE JEUNE MARIÉE RAPPORTÉE PAR JEAN MERMOZ DE SYRIE Semelles en bois, poinçonnées sur le dessous, à fort talon, décorées sur le dessus et les côtés de plaques de nacre et de fils de métal blanc incrustés. Passant en cuir avec restes de toile jaune. H. : 6 cm – L. : 23 cm A pair of bride’s shoes brought back from Syria by Jean Mermoz

150 - 250 €

Jean Mermoz sert au Levant au sein de l’armée française pour combattre la révolte des Druzes. De septembre 1921 à février 1923, il passera dix-huit mois en SyrieLiban, principalement à la base de Palmyre en plein désert.

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 9 L.A.S., Palmyre, Homs et Thionville mars 1922-novembre 1923, à ses grands-parents Gillet ; 38 pages in-8. Fin de son affectation au Levant, et retour en France. Palmyre. – 28 mars. Il pense avec nostalgie au cidre de ses grands-parents, lui qui a été obligé de boire de l’eau croupie pendant six jours : « je crois que la soif est pire que la faim, le dernier jour de notre odyssée […] je n’ai jamais éprouvé une impression aussi terrible de détresse qu’en entendant le son creux de mon bidon où il ne restait plus une goutte d’eau » ; ils ont marché jusqu’à ce qu’une troupe de méharistes les rencontre ; son appareil est irréparable et va être détruit ; il n’a pas voulu « assister à l’agonie et à la mort de mon vieux coucou qui m’avait porté fidèlement pendant quatre vingts heures et sur lequel j’avais fait près de vingt missions ; je m’y étais attaché comme le marin à son bateau, cette chose morte ne vivait que par les réflexes de mon cerveau, comment aurai-je pu ne pas l’affectionner ? ». – [13 juillet]. « Je vole toujours beaucoup. Mes 200 heures de vol sont largement passées et je marche avec sérénité vers les 300 heures »... – [Août], on parle de l’évacuation totale de la Syrie ; il va peut-être aller à Jérusalem : on lui a dit que « c’est d’une saleté remarquable et la visite de ces lieux donne cours à un véritable commerce. […] J’ai sillonné la Syrie en tous sens ou plutôt survolé. […] Nous avons eu la visite avant-hier du Grand Manitou du Commandant de l’Aéro du Levant. Il m’a dit simplement : “C’est bien, Mermoz”. C’est le meilleur compliment qu’il fait à un pilote. Enfin, ça gaze »… – 26 septembre. Il raconte en détail une nouvelle odyssée en camionnette : parti du Liban pour rejoindre Palmyre avec 10 personnes, les pneus crèvent, plus d’eau dans le radiateur, ils perdent la piste, bivouaquent, repartent, s’ensablent et finissent par 40 km à dos de chameau… Il pense à son retour à la vie civile : « Ma préoccupation de tous les jours, c’est la voie que je dois me tracer. Je la trouverai. J’ai passé de terribles secondes qui étaient des siècles où j’avais ma vie propre à la merci de la moindre faiblesse de volonté,

72 du moindre manque rapide de décision, l’espace d’un éclair, et je l’en ai sortie saine et sauve »… – 24 octobre, il envisage son retour en France pour le mois de mars, mais retardera peut-être son départ, préférant attendre les beaux jours. – 16 décembre. Lettre de vœux ; sur son lit dur dans la tente, il songe « à la grand-mère qui venait border le soir mon lit chaud et douillet avec de bons baisers et de bonnes paroles » ; il a « 6 missions de 400 km chacune dans les tribus bédouines ». 18 janvier 1923, il va quitter Palmyre avec regret et a pu observer le « halo de l’aviateur », phénomène optique « produit par un rayon solaire éclairant le rayonnement de l’hélice dans le brouillard ».

Homs 10 février. Il a reçu « la croix de guerre avec une première citation à l’ordre de la division » et se prépare à rentrer en France, emportant des « souvenirs inoubliables » ; peut-être reviendra-til ? « Surtout si par hasard, je restais dans l’aviation civile : une ligne aérienne se crée actuellement et le hasard pourrait m’y faire revenir un jour »… Affecté à Thionville (27 novembre), il a repris ses « fonctions d’adjudant de casernement » après huit jours d’arrêt pour « “mauvaise tenue devant des jeunes recrues” », et espère une permission pour Noël… 4 000 - 5 000 €

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« Avec quelle joie je vais quitter le métier militaire. »

MERMOZ Jean 12 L.A.S. « Jean », 1923 et s.d., à sa « Maman chérie » ; 32 pages in-8 ou in-4.

– Jean Mermoz à sa mère en 1923

Lors de ses affectations à Essey-lès-Nancy puis au camp de Basse-Yütz à Thionville. Paris 10 mai. Séjour à Ferrières chez son ami Coursault. En rapportant son vélo à Pontoise, il a vu son chien : « Mon vieux Rip m’a fait une fête, je ne te dis que cela »… Nancy 16 juin. Il est de garde, dégoûté du service : « Mais que diable suis-je venu faire dans cette galère ? Mal nourris avec cela, mouton-fayots, fayots-mouton et du bœuf de temps en temps seulement. Je rapprends à ne plus être difficile. Ma demande pour le Maroc est faite. Mon chef d’escadrille m’a mis un avis favorable. […] Nous n’avons pas encore volé. Il pleut sans arrêt. […] Avec quelle joie je vais quitter le métier militaire »… – « Mon escadrille est une escadrille d’as ; le capitaine est très chic, mais on ne vole pas beaucoup »… – 28 juin. « J’ai volé pas mal ces jours-ci, heureusement. Je compte voler de nuit demain si toutefois il fait beau »… – 9 août. Il espère voir sa « Maman chérie » à Mainbressy. – Lundi : « j’ai repris la chaîne. J’ai trouvé la caserne encore plus morne ce matin à mon arrivée, chose fatale après deux jours trop bons et trop courts »… Thionville – 10 septembre. « Je suis rentré juste à point pour prendre la semaine. J’espère qu’elle se terminera sans arrêts de rigueur à la clef. J’ai eu un peu de cafard ce matin comme après chaque rentrée de perm »… – « je suis aux arrêts en ce moment. Les rosseries succèdent aux rosseries […] Je suis puni bêtement pour une question idiote de service […] Tout a une fin : “ils” ne pourront plus me posséder bien longtemps. Je fais une demande pour partir dans la chasse de nuit, une escadrille spéciale qui ne fait partie d’aucun régiment qui se forme à Metz »… – 4 octobre. « Je vole pendant une heure et demie chaque jour. Je me perfectionne en acrobaties de toutes sortes »… – 13 décembre. « Le commandant m’a proposé pour un congé libérable de six mois d’office, en raison de mes bons états de service. […] J’attends une réponse de Latécoère à laquelle j’ai écrit lundi. La réponse attendue décidera de pas mal de choses »… [Mainbressy]. Séjour chez ses grands-parents : « Temps dégoûtant. Déluge ininterrompu »… (Mme Gillet prend ensuite la plume). On joint une L.A.S. « Jean » à sa mère, avant de partir « en étape », la remerciant pour ses vœux, et demandant un morceau d’étoffe pour réparer son costume vert (2 p. in-8) ; et un télégramme, [12/3/1923] : « Débarque aujourd’hui arriverai demain matin »… 4 000 - 5 000 €

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MERMOZ Jean 7 L.A.S. « Jean » ou « Mermoz », 1924 et s.d., à sa « Maman chérie » ; 17 pages la plupart in-8. Paris 8 janvier (au dos d’une lettre d’un Louis [Gilbert Louis ?]) : « Suis arrivé tranquillement au Bourget. J’ai volé trois quarts d’heures l’aprèsmidi. Le coucou gaze et je pense rentrer à Thionville bientôt, si le temps le permet »... Thionville 16 janvier [après son accident du 14, lors d’un vol du Bourget à Mourmelon] : « je suis de nouveau aux arrêts pour quatre jours pour avoir fait un compte-rendu de l’accident non réglementaire. […] Je n’ai pas encore de réponse de Latécoère. Il n’y a pas de temps de perdu. Le temps qu’ils fassent leur enquête personnelle et que ça aille au siège à Paris ; néanmoins je l’attends pour ces jours-ci »… Jeudi [26 ? juin]. Il a obtenu son sursis : « je suis démobilisé la semaine prochaine ». Il a rencontré quelqu’un « qui se charge de me faire rentrer dans une compagnie à Paris. […] Il faut saisir l’occasion par les cheveux. […] Je ne vole plus depuis deux jours. Le chef d’escadrille ne veut plus rien savoir. Il veut que je parte avec mes os intacts. Bah ! je suis blindé maintenant ! »…

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Ferrières. Vacances ; randonnées en vélo ; il passe à Pontoise où il revoit son chien, « mon vieux Rip. […] Il m’a fait une fête ! Il était fou »… Mardi. Il a « un tas de formalités à remplir pour mon brevet de transport ; je passe la visite demain à 2 heures au Bourget, un examen technique Jeudi. Il me faut également un certificat de non-radiation de l’Aviation militaire […] un extrait de carnet de vol […] De plus il me faut un certificat comme quoi j’ai fait quelques vols durant ce dernier semestre », qu’il faudrait demander à l’Association aéronautique du Nord… Jeudi. Au cas où il n’aurait pas de réponse favorable, le capitaine Schmeiltz « s’occupera de moi pour mon rengagement s’il y a lieu »… Soissons mardi matin. Il est en permission, et s’inquiète du nouveau travail de sa mère à Lille : « Quant à ton fils il tâche de prendre la vie du bon côté et s’il n’y arrive pas toujours, il la supporte courageusement en songeant que sa maman fait un sacrifice plus fort encore. Et puis il l’aime tant ! »… 3 000 - 4 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », Thionville 21 janvier 1924, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages petit in-4. Récit d’un accident d’avion (14 janvier). Il a passé quatre jours au Bourget. « En revenant, au-dessus de Château-Thierry, mon moteur m’a lâché complètement ; la vallée de la Marne était complètement inondée, j’ai dû me poser dans un terrain détrempé, mes roues se sont enfoncées dans le sol et j’ai fait un bond sur le dos d’une vingtaine de mètres. Quoique à moitié enfoui dans la boue, j’ai pu me sortir après cinq minutes d’effort et sans aucun mal. […] Je compte partir à Istres aux premiers jours de beau temps, aussitôt que le sol sera un peu séché, car à la moindre panne, c’est le capotage certain »… 700 - 800 €

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MERMOZ Jean Manuscrit autographe signé, La Fatale Lumière, Thionville 8 février 1924 ; 7 pages in-fol. (pliures, bords un peu effrangés, légères fentes aux plis). Manuscrit complet d’une nouvelle inédite sur un aviateur.

renversa d’un seul coup en arrière… Les mains crispées par la mort aux commandes, le visage face à l’immensité, Jacques continuait son ascension vers la Lumière »… Le récit se termine par cette annonce des journaux : « Mort de l’aviateur Jacques Lassalle. L’aviateur Jacques Lassalle s’est tué hier matin après avoir atteint la hauteur de 12.500 mètres comme en a pu témoigner le diagramme de son barographe, retrouvé sur le lieu de sa chute. Le corps du malheureux aviateur n’a pu être retrouvé, l’appareil étant complètement carbonisé. Un miracle seul a permis que le barographe ne soit pas réduit en cendre. De cette façon le record a pu être homologué. Encore un qui ne sera pas enlevé de sitôt à la France ! » 3 000 - 4 000 €

© Archives familiales

Le manuscrit, à l’encre noire sur des feuillets de papier ligné, présente des ratures et corrections, ainsi que des additions marginales. Le titre primitif La Clarté dans la Nuit a été soigneusement cancellé pour être remplacé par La Fatale Lumière. C’est l’histoire de Jacques, qui perd la vue : « Ainsi donc, c’était fini : ses yeux, bientôt, ne verraient plus la belle lumière du jour. Ce serait la nuit complète, sans trêve… aveugle !... Il allait être aveugle… lui, l’aviateur dont on ne se lassait pas de

raconter les brillants exploits du temps de guerre, l’“as” dont ses camarades pilotes saluaient la merveilleuse précision, la virtuosité sans égales ? L’Homme du jour… enfin… N’allait-il pas s’attaquer bientôt au record du monde de l’altitude, à son propre record d’ailleurs, dont on ne lui marchandait pas la pleine confiance de son succès ? »… Alors que son chauffeur le conduit vers le champ d’aviation d’Issy-les-Moulineaux, il aperçoit la femme qu’il aime dans les bras d’un de ses amis… Il monte dans son avion, pour mourir et battre son record : « Cinq mille… six mille… sept mille mètres… […] Autour de lui, au-dessus de lui, le grand calme… Il aurait voulu se fondre dans l’air limpide, transparent, drapé, irisé de mille teintes et il sentait un bien-être inconnu à s’y enfoncer avec délices… […] 11.000 mètres ! À ce moment, il sentit une torpeur indicible le gagner. Alors, de toute la force qui lui restait, il arracha le masque… Sa tête se

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ÉLÉMENT DE TABLEAU DE BORD DE L’AVION DE JEAN MERMOZ En aluminium, à deux emplacements vides pour instruments de bord et montre de bord à monture en cuivre « TAM-TAM » « K HEMZLE » La monture porte un aigle aux ailes éployées et un cartouche gravé « MERMOZ » 24 × 25,5 cm An aircraft dashboard component of Jean Mermoz

1 000 - 1 500 €

Mermoz est affecté, le 29 août 1923, au 1er régiment de chasse à Thionville. Il intègre la 7e escadrille du 2e groupe, ce qui renforce son dégoût de « la chose militaire », mais lui permet également de faire des rencontres marquantes, notamment avec Henri Guillaumet et Victor Étienne. Selon le cartel de l’exposition de 1955, le jour même où Mermoz quitte le régiment, l’un de ses camarades se tue à bord de cet avion.

Selon une autre hypothèse il pourrait s’agir d’un élément de l’avion utilisé par Mermoz le 12 février 1924, alors qu’il se rend à Mourmelon. À la suite d’un problème mécanique, il tente un atterrissage en plein champ, non loin d’une ferme. Il se présente en vol plané, hélice calée. Malheureusement, le sol est détrempé : les roues s’enfoncent progressivement, l’avion capote et se retourne complètement . Nous remercions M. Albin Denis pour ces informations.

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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ENSEMBLE DE DEUX FÉTICHES PROVENANT DE JEAN MERMOZ ET UTILISÉS PAR LUI - Petit chausson en velours beige brodé de fil bleu ciel. Longueur : 10,5 cm - Petite poupée représentant un asiatique à tête, mains et pieds en papier maché, polychrome pour la tête, habillé. Avec cartouches dactylographiés de présentation de l’exposition de 1955 les présentant comme des fétiches utilisés sur les terrains d’entrainement de Thionville et à l’escadrille de chasse de Nancy. A set of two aviation fetishes from Jean Mermoz

500 - 800 €

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LATÉCOÈRE Pierre-Georges 1883-1943

Lettre en son nom, signée (paraphe) par Didier DAURAT, Toulouse 29 septembre 1924, à Jean MERMOZ à Lille ; 1 page in-4 dactyl. à en-tête Lignes Aériennes Latécoère. Engagement de Mermoz chez Latécoère. Suite à la lettre de Mermoz du 27, « nous avons l’honneur de vous informer que nous sommes disposés à vous engager en qualité de pilote sur nos Lignes aériennes après essais satisfaisants que vous aurez à exécuter à Toulouse et sur nos Lignes. En conséquence, nous vous prions de venir vous présenter à notre Direction d’Exploitation, Route de Revel, ToulouseMontaudran, muni de votre brevet de pilote de transports publics, de votre livret de vol et d’un passeport pour l’Espagne »… 1 000 - 1 200 €

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« Je suis totalement dégoûté et de l’aviation et de tout. » – Jean Mermoz à sa mère en 1924

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Dans l’attente d’un engagement, après avoir envoyé sa candidature à Latécoère. Jeudi. Il n’a pas de nouvelles de Suresnes. Max Delty l’a présenté au chef de cabinet du ministre de la Guerre, qui « va causer de moi à Laurent Eynac. Peut-être y aura-t-il l’issue tant désirée de ce côté »… 5 août. « La C.A.P. de Suresnes m’a écrit qu’elle était obligée de remettre ma convocation à dans un mois ou deux, la mission en Espagne ne pouvant se réaliser actuellement faute d’argent ». Doerflinger, chef pilote chez Latécoère, lui a donné des renseignements « et me dit de faire ma demande d’emploi ; il se chargera de me recommander et me donne espoir »… – 16 août. Il attend la réponse de Latécoère : « Je suis tellement impatient et je broie tellement de noir que je trouve le temps long. Ça ne peut plus durer. J’envisage avec terreur la perspective de retourner dans l’armée. Je suis totalement dégoûté et de l’aviation et de tout »… – 28 août. Doerflinger l’a recommandé à

Didier Daurat, chef d’exploitation chez Latécoère, qui était en tournée d’inspection : « J’ai donc à nouveau une lueur d’espoir ! Si ça pouvait enfin se réaliser ! ce que je serais content ! » Il va voir le capitaine Schmeiltz, son ancien chef d’escadrille au Liban : « Je désespérais tellement que j’étais bien résolu à rengager »… Mardi. Rien de nouveau : « Je ne compte pas avant une huitaine de jours pour Latécoère, le Directeur est en partie en tournée d’inspection d’un mois peu de temps avant l’envoi de ma demande. […] Quelque chose me dit que ça va réussir et cependant… Enfin si ça ne va pas, je n’ai qu’à écrire au Cne Schmeiltz et ce sera vite fait »… – Samedi. « Laurent Eynac écrit au Ministre de la Guerre qu’il s’occupe de moi pour l’Air-Union et la Franco-Roumaine avec lesquelles il s’est mis en relation […] Tu vas voir que Latécoère va me répondre presque en même temps et que je n’aurais plus que l’embarras du choix. Je le souhaite seulement et ne m’emballe pas »… – Mercredi. « Toujours pas de réponse de Latécoère ; ça fait dix jours que je leur ai écrit. Il n’y a pas encore de temps de perdu »…

© D.R

MERMOZ Jean 7 L.A.S. « Jean » (4) ou « Mermoz » (3), Paris août 1924 et s.d., à sa « Maman chérie » ; 17 pages in-8, et 2 pages in-4 (à en-tête du Café Restaurant Curveur).

3 000 - 4 000 € Pierre-Georges Latécoère

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MERMOZ Jean 7 L.A.S. « Jean », octobre 1924 et s.d., à sa « Maman chérie » ; 21 pages in-8 ou in-4 (un bord effrangé à la 2e lettre). Son entrée chez Latécoère. Jeudi [9]. Il a passé sa visite médicale ; les docteurs l’ont félicité « pour ma constitution qui paraît-il peut faire une longue carrière dans l’aviation… Si je ne me casse pas la gueule. J’ai cinq litres quatre de capacité pulmonaire et on m’a affirmé que je pouvais battre des records d’altitude. Enfin ça a gazé ». Il passe son brevet samedi : « L’examen est long et assez dur parce qu’il faut que je me mette dans le crâne toutes les lois sur la navigation aérienne. Enfin Dimanche ou Lundi je compte être à Toulouse. […] J’écris à Latécoère pour annoncer ma prochaine arrivée »… – Lundi 13. Arrivé le matin à Toulouse, il s’est rendu aussitôt chez Latécoère ; le directeur lui a dit « que je commençais à m’entraîner demain sur les types d’appareils en circulation sur la Ligne en attendant qu’il se soit assuré pour lui et pour moi. La compagnie s’assure elle-même pour les pilotes paraît-il. De cette façon elle peut payer les frais en cas d’accident. Je voudrais cependant quitter Toulouse, parce que tant que l’on n’est pas affecté sur une étape, on ne touche qu’un fixe de 650 fr. Enfin j’espère que ça ne

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tardera pas. Je suis descendu à l’Hôtel où logent tous les pilotes de passage ici. […] Si les débuts sont durs, tant pis. Je me sens le courage de tout surmonter, et avec un peu de chance, tout ira certainement bien »… Il donne son adresse aux « Lignes Latécoère ». – [15]. « J’attends de tes nouvelles avec impatience. Il est vrai qu’il n’y a que trois jours que je suis là. Le temps m’a semblé un peu long, ne connaissant personne en arrivant ; maintenant ça va mieux […] Je pense commencer mon entraînement demain. En même temps nous faisons un stage aux ateliers de montage des avions et des moteurs. Je ne pense pas faire le voyage Toulouse-Casablanca pour reconnaître la ligne avant la fin du mois ; ce voyage terminé je serai sur le point d’être affecté sur une étape. Il faut de la patience mais j’en ai de réserve. On nous met à l’épreuve exprès en arrivant ; une fois casé sur une étape c’est la bonne vie et j’ai eu confirmation par le Directeur lui-même des gains dépassant 3.000 fcs par mois »… – 18. Il touche 850 F par mois : « Or j’en toucherai un peu plus de la moitié puisque je suis arrivé le 13 et si le mois prochain je fais Toulouse Casablanca et deux ou trois étapes, j’y arriverai facilement. […] J’ai accompli deux vols hier. Ça a bien marché ; aucune appréhension, le calme le plus absolu. Je ne me suis pas aperçu qu’il y avait près de six mois que je ne m’étais assis dans un

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zinc. Ça m’a fait un plaisir ! »… – Mardi 21. Il est « aux ateliers de montage des moteurs en ce moment, dans l’huile toute la journée. Je crois savoir pourquoi on nous fait faire ce travail avant de partir : nous allons probablement ouvrir les étapes sur Casablanca-Dakar qui va ouvrir d’ici peu et comme nous n’aurons pas de mécaniciens dans les débuts, tant que durera l’installation, il faudra faire tout par nous-mêmes. D’ailleurs ça m’apprend un tas de choses inconnues pour la plupart ; ça ne me fait pas de mal »… [Dimanche]. « J’ai pas mal de travail en ce moment. Je suis dans les ateliers du matin au soir. Je m’intéresse beaucoup à la construction et à un tas de choses que j’ignorais. J’ai accompli huit vols d’essai. Ça a bien gazé. Je suis le troisième à partir pour le voyage de reconnaissance Toulouse-Casablanca. Ça ne tardera donc plus maintenant »… – Mardi. « Je pars à Casablanca […] Je vais être huit ou dix jours parti. Ne t’en fais pas pour moi ; je t’écrirai plusieurs fois. Après je pourrai voir l’avenir plus en rose parce que je ferai quelques étapes Toulouse-Barcelone payées »… Mardi. 4 000 - 5 000 €

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MERMOZ Jean 6 L.A.S. « Jean » (2 « Mermoz »), octobre-décembre 1924, à ses grandsparents Gillet ; 20 pages in-8 ou in-4 (la 5e à l’encre rouge à en-tête du Café Restaurant Jacinto Marti) Ses débuts chez Latécoère. 15 octobre. « Me voici à Toulouse. J’ai été bien reçu, mais compte rester au moins un mois ici. La Compagnie s’assure pour moi […] et je dois attendre le retour de l’autorisation de l’assurance pour voler. […] puis je fais un stage (nous sommes cinq nouveaux pilotes) aux ateliers de montage des moteurs et des appareils pendant quelques jours ; puis également le voyage ToulouseCasablanca-Toulouse pour reconnaître la ligne ; après ce voyage je serai affecté sur une étape à Casablanca ou en Espagne. […] Je crois que l’avenir ne se présente pas mal. J’ai la volonté et c’est beaucoup »… – [26 octobre]. « Je continue mon stage aux ateliers. C’est très intéressant. Je connais le moteur pièce par pièce et il y a un tas de choses dans la construction que j’ignorais. L’usine occupe 8 à 900 ouvriers. On sort un appareil militaire tout équipé par jour deux appareils civils et quinze à vingt moteurs. […] J’ai accompli huit vols d’essai »…

1er novembre. « Le courrier étant resté en panne à Perpignan, je suis allé le chercher avec un autre appareil. Nous devons être présents tous les jours, sauf dispense, à l’aérodrome. […] Je fais des essais d’appareils chaque jour ; je suis très bien vu et très bien noté maintenant. J’arrive toujours à l’heure […] Je resterai probablement définitivement à la Compagnie. C’est certainement celle qui a le plus d’avenir à l’heure actuelle »… – 24 novembre : « j’ai commencé mes étapes sur Toulouse Perpignan Barcelone si bien que je commence à être un peu plus pris. J’ai eu un temps superbe durant tout l’aller et retour de mon voyage à Casablanca. J’ai visité successivement Barcelone, Alicante, Malaga, Gibraltar où j’ai eu la joie imprévue d’assister à un lever de soleil sur le détroit au-dessus d’une mer de nuages comme je n’en ai jamais vu, même en Syrie. Je me suis arrêté successivement à Tanger, Larache, Rabat et enfin à Casablanca qui est une ville superbe et bien française. […] Maintenant, le travail va commencer à devenir plus dur ; cinq heures de voyage par des temps souvent pas ordinaires. Le brouillard est notre grand ennemi en l’air et il existe presque quotidiennement ; nous avons de plus les vents d’autans qui sont très mauvais à l’atterrissage »… Barcelone 16 décembre. « Je suis arrivé à Barcelone ce matin, les anciens de l’étape ont pris

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des congés si bien qu’en ce moment je suis en l’air deux jours sur trois et cinq heures de moyenne chaque jour ; dernièrement même, j’ai fait huit heures de vol dans ma journée. Parti de Toulouse à 6h1/2 je suis arrivé à Alicante à 1h1/2 ; je vous assure que j’ai bien dormi en arrivant. Il fait très mauvais temps beaucoup de brume surtout ce qui nous oblige parfois à voler une ou deux heures au ras du sol. Il pleut souvent ; nous avons eu de la neige et les vents ne sont pas fameux à Perpignan. Enfin, simple affaire d’habitude et d’entraînement. C’est le métier qui veut cela et je suis loin de m’en plaindre car c’est si bon quand on rencontre des difficultés et que l’on arrive à les surmonter »… – 31 décembre. « Voici une année qui se meurt. Une autre renaît et c’est la loi éternelle de notre vie. Mon cœur n’a pas changé. […] Je voudrais aussi que vous soyez content de moi. Je ne vous ai peut-être pas toujours donné les satisfactions que vous attendiez de moi, je le sais. Mais probablement, une force supérieure me guidait-elle vers des aspirations toutes différentes des vôtres. […] J’espère… et je veux qu’un jour vienne où je puisse enfin vous prouver qu’avec de la volonté de la persévérance et au besoin un peu d’esprit de sacrifice, j’ai pu me frayer mon chemin et devenir un homme dans le sens propre du mot »…. 4 000 - 5 000 €

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AFFICHE DES LIGNES AERIENNES LATÉCOERE AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ, AVANT 1927 Figurant la Ligne « France, Casablanca, Dakar, Buenos-Ayres » reliant les deux continents. Le tracé maritime est en pointillé puisqu’il faudra attendre le vol des 12 et 13 mai 1930 réalisé par Jean Mermoz avec le Comte-de-La-Vaulx pour connaître la première traversée de l’Atlantique Sud sans escale

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Impression sur papier 73 × 54 cm (Papier insolé, trous, pliures, salissures, déchirures éparses) Latécoère Air Lines poster from the collection of Jean Mermoz, dating from before 1927

La société Lignes aériennes Latécoère devient Compagnie générale aéropostale lors de son rachat par Marcel Bouilloux-Lafont en 1927.

600 - 800 €

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MERMOZ Jean 8 L.A.S. « Jean » (2 « Mermoz »), Toulouse novembre-décembre 1924, à sa « Maman chérie » ; 34 pages in-8. Premiers vols pour les lignes Latécoère. 1er novembre. « J’ai volé deux fois dans la matinée. Je suis maintenant bien coté à la maison et si ça continue je n’aurai pas à me plaindre d’être là. Il est vrai que je suis toujours à l’heure et prêt à voler ; la plupart des autres se lèvent à 9 h ou 10 h […] Pour moi, ça ne me coûte pas plus ; j’ai pris l’habitude de me lever à 6 h et demie, j’ai ¾ d’heure de tramway et suis régulièrement là-bas à 8 heures. De cette façon, je suis toujours là en cas de vol »… – 19 novembre. « Je rentre de Casa. Voyage superbe à tous points de vue, mais extrêmement fatigant ; pense donc, chaque jour 6 et 7 heures en l’air ! Je pense commencer d’ici quelques jours l’étape Toulouse-Barcelone en attendant mon affectation, probablement en Espagne ». Il pense toucher bientôt 2000 F. Il s’inquiète du divorce de sa mère… – 27 novembre. « Mais oui, ma petite Maman, je ne désespère pas de notre avenir. Il commence à devenir un peu moins sombre. […] J’ai commencé l’étape

Toulouse-Perpignan ; je l’ai faite déjà une fois. […] nous sommes pour ainsi dire en réserve en attendant l’ouverture de la Ligne de Dakar en janvier »… [Début décembre]. « J’ai réussi mes deux premières étapes Toulouse-PerpignanBarcelone et retour et je repars demain pour en faire deux autres qui, je l’espère continueront à bien marcher. Si tout va bien, je compte me faire au moins 1800 fcs à 2000 ce mois-ci, mais il me tarde de partir en escale car ici je suis trop près du soleil et en but à maintes jalousies et tracasseries comme il en existe dans toute société d’hommes ou de femmes à l’égard de celui ou de celle qui réussit trop bien. […] Je ne demande qu’à rester là et à continuer ce métier le plus longtemps possible »… – 15 décembre. « J’ai beaucoup de travail en ce moment. Je suis en l’air trois jours sur quatre en ce moment environ cinq heures par jour. Les anciens ont pris des congés ; aussi en ce moment, je ne chôme pas. J’ai déjà 10 étapes 100 fcs par étape, ça fait déjà une jolie somme. […] je t’assure que ce n’est pas de l’argent volé ; il fait très mauvais temps, toujours dans la brume, la pluie, ou la neige

même, avec de très forts vents à l’atterrissage. Mais tout cela ce sont les petits inconvénients du métier. C’est si bon faire son métier. J’ai tenu l’air samedi dernier 8 heures de suite. J’ai bien dormi le soir […] Ma foi oui, j’ai vingt-trois ans et j’ai foi en l’Avenir. À force de lutter nous arriverons bien à vaincre »… – 20 décembre : « ces jours-ci j’étais plus souvent en Espagne qu’en France et bien occupé. Enfin j’en suis à mon onzième courrier. Ça va déjà mieux »… – 22 décembre : « il m’arrive une sale histoire. Je ramène d’Espagne une blennoragie » ; il suit un traitement sévère. « Le principal est que je guérisse vite et que je n’interrompe pas mon travail »… – 30 décembre : « j’ai fait ToulouseBarcelone et retour ce matin en six heures et demie. Je suis content de ma journée qui me rapporte 230 francs. J’en voudrais beaucoup de semblables »… On joint 3 l.a.s. adressées à Mermoz par son ami Henri Fournier, Savigny s/Orge 24 et 29 septembre 1924, et vendredi 20 juin (8 p. in-4). 5 000 - 6 000 €

« Il m’arrive une sale histoire. Je ramène d’Espagne une blennoragie. » © D.R

– J ean Mermoz à sa mère en 1924

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 8 L.A.S. « Jean » (une « Mermoz »), janvier-février 1925, à sa « Maman chérie » ; 10 pages in-4 et 11 pages in-8, 3 en-têtes de la Nueva Pensión Frascati, et un des Grands Cafés de Toulouse. Sur les lignes espagnoles, de Barcelone à Casablanca. Barcelone. 16 janvier. « Me voici à Barcelone définitivement, du moins jusqu’à la création de Dakar. Malgré tout, il se pourrait que je reste un an ici et j’en serai heureux parce que tu pourrais venir me voir cet été. Je suis dans une pension avec un de mes camarades. Nous sommes trois pilotes seulement ; ce qui fait que je ferai deux étapes tous les trois jours, mais plus en France, vers Alicante-Malaga. Comme traitement pas moins de 3.000 par mois, 3.000 à 3.500. Ça va commencer à devenir intéressant »…. – 24 janvier : « je rentre de Malaga et j’ai un jour de congé. […] Ça gaze toujours très bien, je ne me déplais pas à Barcelone qui est une très jolie ville. […] Je vole beaucoup, ce qui n’est pas pour me déplaire, enfin je souhaite que ça aille toujours aussi bien. […] ne te fais pas de mauvais sang, ma petite Maman. D’abord il ne m’arrivera rien parce que je suis toujours très prudent et que je tiens à faire de vieux os dans l’Aviation »… Toulouse 26 janvier. « Je rentre de Casablanca aujourd’hui de convoyage. Le jour même où j’arrivais on m’a expédié à Casa. […] Le Directeur m’a annoncé que, comme étant le pilote qui a parcouru en France le plus grand nombre de kilomètres dans l’année (120.000 km en 800 h. de vol) j’étais proposé pour la médaille d’or de l’Aéro-Club. Puis il m’a offert une place de chef-pilote d’aérogare sur la ligne de Dakar ; je l’ai refusée en alléguant que tant qu’il me serait possible de faire mon métier, je le préférais à toute place honorifique et lui ai demandé simplement d’y aller comme pilote, chose promise. En attendant je rejoins Barcelone ce soir pour un mois ou deux »… Barcelone 30 janvier : « ne te fais pas de mauvais sang, ça va presque bien et dans quelques jours, je verrai un docteur. Barcelone est un petit Paris et il y a trente mille Français. Tu vois que je n’y suis pas trop perdu. Je suis dans une excellente pension, on y mange parfaitement ; j’ai huit cents francs de pension par mois. C’est assez cher, mais pour l’Espagne ça ne l’est guère, car on paye en pesetas […] En ce moment, je fais quatre étapes à la fois et me repose trois ou quatre jours ce qui fait que ce n’est pas trop fatigant. Indépendance absolue. Nous ne paraissons jamais au terrain qui est à 20 km de la ville. Du moment que nous sommes prêts à partir quand il le faut, on ne nous demande rien de plus. Je gagne environ 3.000, quelquefois plus ce qui fait que je compte pouvoir mettre 1000 à 1500 francs de côté par mois »... – 4 février. « Nous avons beaucoup de travail en ce moment […] Ça va être encore pire ; un

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« Quand on est en l’air pendant quelquefois 7 heures, secoué comme un fétu, je t’assure que l’on dort bien le soir. » – Jean Mermoz à sa mère en 1925

camarade s’en va en permission dans quelques jours et nous allons être trois pour assurer le service ». Il n’est pas encore bien guéri (de sa blennorragie), on lui conseille l’électrothérapie… – 11 février. Il rentre de Malaga, et remercie sa mère pour l’envoi de chemises, dont il fait ajuster les encolures par la femme de chambre ; il parle de ses costumes. – 18 février. « Je n’ai plus un instant de repos. Je suis rentré de Malaga ce soir assez fatigué pour ne penser qu’à une chose : manger et aller me coucher. Un camarade est parti en congé et tout notre service est détraqué parce qu’il faut faire comme s’il était là ; aussi je suis tous les jours parti et ne suis pour ainsi dire plus à Barcelone. Enfin ça va, c’est de la bonne fatigue malgré tout et qui rapporte. […] Si seulement nous avions beau temps ! Mais tout s’en mêle, tempête sur

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tempête, et quand on est en l’air pendant quelquefois 7 heures, secoué comme un fétu, je t’assure que l’on dort bien le soir »... – 23 février. Ils ne sont plus que deux pour assurer le service, « ce qui fait que nous rentrons à Barcelone pour repartir quelquefois une heure après pour passer toute la journée là-haut. En effet, je ne m’en fais pas de trop […] il me serait difficile de grossir en ce moment avec ce surmenage continuel, mais je mange comme quatre et ça n’aura qu’un temps. […] J’ai d’excellents camarades ici et puis vois-tu, je n’ai pas le temps de m’ennuyer beaucoup, même sans distractions »…. Correspondance, nos 33, 34, 36, 37, 38, 40, 41. 5 000 - 6 000 €

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LA TERRE VUE DU CIEL Vues aériennes de Barcelone et Alicante, probablement prises par Jean Mermoz ou des membres de la Ligne aéropostale 86

MERMOZ Jean Carte de visite avec 4 lignes autographes, [1925] 5,7 × 9,2 cm Carte au nom de Jean Mermoz Pilote-Aviateur, avec adresse autographe : « Lignes Aériennes Latécoère / Calle Cortès (Gran Via) 647 / Pension Frascati / Barcelona ». On joint une fiche du Syndicat professionnel des ouvriers et employés de l’Aéronautique du département de Seine-et-Oise, remplie et signée par Mermoz (1 p. in-8 en partie impr.).

On joint : Mermoz portant son manteau en cuir [même modèle que celui présenté en vente] et l’avionneur René Couzinet devant un avion Épreuve argentique légendée 24 × 18 cm La Croix-du-Sud en vol Épreuve argentique contrecollée sur papier fort 18,5 × 24 cm The Earth seen from the sky, a set of twelve photographic prints

500 - 800 €

400 - 500 €

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Suite de dix épreuves argentiques 17 × 23 cm (Usures du temps)

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 6 L.A.S. « Mermoz » (4) ou « Jean » (2), Barcelona janvier-juin 1925, à ses grands-parents Gillet ; 12 pages in-4 et 4 pages in-8, en-têtes de la Nueva Pensión Frascati. Sur les lignes espagnoles, de Barcelone à Casablanca. 25 janvier. Il s’est installé à Barcelone : « Je m’y trouve très bien car c’est une très jolie ville. Je vole beaucoup, enfin tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je suis dans une pension à 10 pesetas par jour, ce qui fait environ 27 fcs ; le patron est italien, la patronne française, le chef cuisinier corse, les bonnes espagnoles, portugaises et allemandes ; […] c’est la pension la mieux et la moins chère de Barcelone […] J’ai un jour de repos en moyenne sur trois. Nous ne connaissons ni Dimanches, ni jours de fêtes, mais peu importe. Je pars le matin à 10 h et demie avec le courrier qui arrive de Toulouse ; je vais jusqu’à Malaga où j’arrive à cinq heures et demie le soir après arrêt à Alicante pour changer d’avion, c’est-à-dire environ 1000 km en 6h1/2 à 7 heures de vol dans la journée par temps normal. Je rentre le lendemain et refais le même trajet avec le courrier qui remonte de Casablanca, le troisième jour, je me repose si possible. C’est assez fatigant parce qu’il faut partir

et arriver par n’importe quel temps. D’ailleurs, ce n’est pas au-dessus de nos forces quand on connaît bien et quand on aime bien son métier. La nourriture espagnole n’a qu’un défaut, c’est d’être faite à l’huile, mais elle est copieuse et l’estomac s’y habitue assez facilement »... 23 février. Depuis huit jours, ils n’étaient plus que deux « pour accomplir tout le service, régulièrement 2 voyages Barcelone, Alicante, Malaga soit douze cents kilomètres en 6h1/2 ou 7 heures de vol chaque jour. De plus, nous sommes dans les deux plus mauvais mois de l’année : tempêtes, rafales de vents ne nous épargnent pas et quand on est tout le jour en l’air, on lutte continuellement avec les éléments, on est heureux en arrivant de trouver un lit et de dormir et je vous assure que je dors bien avec la satisfaction du devoir accompli. Je me porte bien, je mange toujours comme quatre, ce qui ne me fait pas grossir, car il faut bien remplacer la fatigue. Les moments durs que nous traversons me font trouver les moments de calme de repos bien meilleurs, ce qui fait que je suis toujours gai. […] Mon port d’attache est toujours Barcelone et il le demeurera probablement une partie de l’année, peut-être toute l’année, quoique Dakar va ouvrir dans un mois ou deux et il est plus que probable que j’aille faire un stage sur la nouvelle ligne à Agadir ou à Cap-Juby »…

17 mars. « Le service a été complètement désorganisé ces jours-ci. La tempête qui sévit avec rage depuis une dizaine de jours avait bloqué neuf courriers à Tanger ; nous sommes restés trois pour assurer la liaison Barcelone-Alicante-Malaga et j’ai fait jusqu’à trois étapes c.à.d. 10 heures de vol dans ma journée dans des conditions atmosphériques que je n’ai jamais rencontrées durant mes cinq années d’aviation. Enfin, tout a été pour le mieux puisque tous les courriers durant cette période ont été accomplis régulièrement sans incidents et accidents, pour moi du moins »…. 13 avril. Il déplore la mauvaise tenue du franc : « Il faudrait un miracle pour relever notre situation financière, et je ne vois pas beaucoup d’hommes capables en ce moment de le faire naître. Je me demande où nous allons. […] Toujours énormément de travail. Je ne quitte plus pour ainsi dire quotidiennement le siège de ma “voiture”. J’ai passé ma journée de Pâques entre 500 et 2.000 mètres d’altitude de Malaga à Barcelone, de 9 h. du matin à quatre heures du soir et la veille également de Barcelone à Malaga. J’ai eu l’occasion d’assister à une procession à Malaga. Je n’ai pu dormir de la nuit tant il y avait de remue-ménage et de hurlements poussés par les pénitents en cagoule, à moitié ivres. Bizarre façon de fêter un Vendredi Saint, le jour de la Passion, c’est excessivement pittoresque, grandiose même »… 18 mai. Il n’aura pas de permission avant octobre. Il s’est aperçu que la Compagnie surveille le courrier des pilotes… « Je travaille toujours beaucoup ; je ne me sens pas trop fatigué parce que ma vie est bien réglée ; il le faut si je veux faire de vieux os dans l’aviation. Je gagne pas mal d’argent, le mois dernier 4.500 fcs ! »… 3 juin. Il rentre de Casablanca. Son congé est retardé. « C’est qu’on ne chôme pas en ce moment. Je me suis payé un petit voyage d’au moins 1500 km. dans la même journée : Barcelone, Alicante, Tanger, Casablanca le 30, et je suis remonté le lendemain jusqu’à Barcelone, 9 heures ½ de vol dans ma journée ». Il déplore la précarité du franc, et le change : « Le principal est que la paix extérieure nous soit donnée ; quand on travaille en sécurité, l’effort à fournir n’est rien. Pour moi, je ne me plains pas. Ça gaze toujours et je me souhaite une longue carrière dans l’aviation ». Amusants détails sur sa bande d’amis à la pension… Correspondance, nos 35, 42, 45, 46, 54, 56 4 000 - 5 000 €

« Je travaille toujours beaucoup ; je ne me sens pas trop fatigué parce que ma vie est bien réglée ; il le faut si je veux faire de vieux os dans l’aviation. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1925

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MERMOZ Jean 6 L.A.S. « Jean » (une « Mermoz »), Barcelona mars-avril 1925, à sa « Maman chérie » ; 12 pages in-4 et 2 pages in-8, à en-tête de la Nueva Pensión Frascati. Sur les lignes espagnoles, de Barcelone à Casablanca. 12 mars. « Je suis un peu fatigué à cause du travail intensif et du mauvais temps permanent. Le principal est que ça gaze et pour cela, je n’ai pas à me plaindre jusqu’ici. Je voulais te demander si dans les affaires de Pontoise il n’y aurait pas une vieille gabardine ou un vieil imperméable ; ce serait pour voler ; je ne veux pas mettre de cuir pour cela, ça coûte cher et comme nous sommes pleins d’huile à l’arrivée, il serait vite fichu »... – 17 mars. Il va lui envoyer de l’argent. « Dis-moi dans ta prochaine lettre ce dont tu as besoin pour ton divorce ou n’importe quoi. […] Pour ce qui est de mes économies, je vais faire un dépôt à la Société Générale ici […] Je ne pense pas payer d’impôt et c’est très sûr ; j’ai déjà près de quatre

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mille francs depuis deux mois que je suis ici ; il est vrai que j’ai travaillé dur. Enfin c’est un commencement qui augmentera chaque mois. Jusqu’à mon voyage en France, je laisserai ce dépôt ici. La situation financière de l’Espagne est appelée du jour à l’autre à n’être pas brillante aussi. […] Les papiers militaires ne m’intéressent pas puisque comme pilote civil de compagnie, je suis exempt de périodes »… 1er avril. Il se fait faire un costume de sport. « C’est formidable ce qu’on use, surtout quand on est obligé d’être toujours propre et de faire un métier aussi sale que le nôtre. Pour moi, toujours en route d’un bout à l’autre de l’Espagne. Le beau temps commence à revenir heureusement. Ces deux derniers mois que je viens de passer m’ont un peu fatigué. Je ne me serais jamais imaginé qu’il était possible de tenir l’air par des temps pareils. Je me sens maintenant entièrement sûr de moi-même après ce que je viens de traverser et compte faire de vieux os dans l’aviation »… – 13 avril. « Toujours du travail par-dessus la tête. Je ne démarre plus, pour ainsi dire, du siège de mon taxi. C’en est abrutissant par instant. La ligne de Dakar va ouvrir et on enlève des pilotes dans

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chaque aéroplane. Rassure-toi, je ne suis pas désigné. Ma présence ici est trop utile en ce moment. Il se pourrait que dans quelques mois j’y aille faire un tour ». Il est convoqué pour la visite au Bourget, mais ne la passera que lors de son congé. Son nouveau costume est « bigarré à souhait, mais […] d’une solidité à toute épreuve »… – 22 avril. Il craint qu’on ne surveille ses lettres. Il aura certainement son congé en août… « je ne risquais pas d’être dans le train qui a déraillé. J’ai eu trois jours de repos ce mois-ci et je fais en sorte que ce soit du repos. Aussi je ne sors pas beaucoup »... Mercredi. « Tu dois encore te faire du mauvais sang. Je suis parti en convoyage et suis revenu par le bateau depuis Alicante. Arrivé ici le soir, il m’a fallu repartir le lendemain à Malaga. Enfin tu sais pas un moment pour t’écrire. Toujours du travail autant qu’on en veut. Je demande mon congé à Toulouse du 15 juillet au 15 août. J’espère et crois qu’on ne me le refusera pas »… Correspondance, nos 43, 44, 51, 52, 47. 4 000 - 5 000 €

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« Je suis tombé en panne [...]. Je me suis posé normalement sur un bout de plage à 120 km de Barcelone et y ai passé la nuit tranquillement en attendant le dépannage. »

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MERMOZ Jean 7 L.A.S. « Jean » (4) ou « Mermoz » (3), Barcelone mai-août 1925, à sa « Maman chérie » ; 8 pages in-4 à en-têtes Hotel de Francia (2), Nueva Pensión Frascati et Restaurant-Confiserie Royal à Barcelone, 2 cartes postales (vues de corrida), et 3 pages in-8. Sur les lignes d’Espagne. 8 mai. Il n’aura son congé qu’en octobre. « Néanmoins je vais demander 8 à 10 jours non payés pour les premiers jours de Juillet. Il faudrait que j’aille à Paris pour ma visite et diverses autres affaires. Et puis cela fait déjà si longtemps que nous nous sommes vus. […] Pour moi, ça marche toujours. Le travail est un peu moins intensif en ce moment parce que nous sommes presque au complet. Je suis tombé en panne avant-hier, sans casse, ni d’appareil, ni de figure avec deux passagers. Je me suis posé normalement sur un bout de plage à 120 km de Barcelone et y ai passé la nuit tranquillement en attendant le dépannage. Un passager anglais avait une bonne bouteille de wisky que nous avons dégusté consciencieusement. Bref, un délicieux imprévu de plus »…

– Jean Mermoz à sa mère en 1925 – « Voici quatre jours que je fais BarceloneAlicante et retour dans la même journée. J’ai enfin un jour de repos et en suis bien content, parce que je suis un peu fatigué. J’ai demandé mon congé du 15 juillet au 15 août. J’espère qu’il me sera accordé parce que je ne l’ai pas volé »... Il voudrait « savoir quand ont lieu les meetings de Lille et de Douai, parce que je ferai mon possible pour y participer, si c’était durant mon congé »... – 26 mai. « Pour moi toujours en route ; je ne suis pas souvent à Barcelone. Je me fais des mois de 4000 passés en ce moment. Mais tu sais quand même, je me sens un tout petit peu fatigué par moment »… – 17 juin. Il envisage de reculer son congé « jusqu’à la fin Décembre pour que nous passions les fêtes ensemble à moins que je me rapproche définitivement. Je voudrais avoir mes dix jours. J’irais revoir M. Piémontais et je voudrais voir des camarades à la Cie Franco-Roumaine. Et puis j’ai de l’ambition et des projets, que veux-tu ? Enfin, je resterai ici le temps qu’il faudra parce que je ne quitterai que pour quelque chose de certain et de mieux »...

pas partir à Dakar maintenant. Il me faut récrire à la Franco-Roumaine au mois de Novembre ou me représenter. J’ai bon espoir. Bref, je me sens un peu cafardeux ; j’ai repris ma vie précédente, mes habitudes même, il me semble presque que je n’ai pas quitté l’Espagne, mais quelques regrets, quelques souvenirs me rappellent à la réalité de l’absence »…. – Samedi soir : « je remonte demain après-midi avec un avion jusqu’à Toulouse. Je compte donc être à Paris Lundi matin »… – Dimanche. Il n’a pu « toucher encore ce qui m’est dû de mes deux mois. On m’a demandé d’attendre le retour de Latécoère d’Amérique du Sud. On m’a donné cinq cents francs d’acompte. Heureusement que j’ai mon dépôt ici. […] le mauvais temps ne nous laisse pas de répit et je rentre parfois bien fatigué. Quel hiver ! J’attends toujours d’aller à Dakar. J’ai la nostalgie du bled en ce moment »... Correspondance, nos 53, 49, 55, 57, 62, 76, 32. 4 000 - 5 000 €

– 24 août. « Je suis resté une journée à Toulouse puis le lendemain j’ai fait un courrier et viens de rentrer définitivement à Barcelone. Je ne pense

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MERMOZ Jean 5 L.A.S. « Mermoz » (2 « Jean »), juilletoctobre 1925, à ses grands-parents Gillet ; 6 pages et demie in-4, en-têtes du Café Inglès de Malaga, de la Pension Zaragoza à Alicante, et 2 de la Nueva Pensión Frascati à Barcelone), et 2 pages in-8. Sur les lignes d’Espagne. Malaga 4 juillet. Il attend son congé pour aller les voir. « Toujours des voyages par-dessus la tête. Toujours content et enthousiaste quoique je sente un peu de fatigue en ce moment. Ce travail intensif avec la chaleur qui l’accompagne est un peu déprimant. Je viens de faire 7h1/2 de vol aujourd’hui et autant demain pour retourner. D’ici l’autre jour, je suis allé à Toulouse, 10h1/2 de vol dans la même journée et c’est assez courant »… Alicante 23 juillet. Son congé est reporté : « Donc, inutile de vous faire du mauvais sang à l’avance. Et puis Dieu merci ! les accidents ne sont pas si fréquents, dans l’Aviation de Transports ! »… Barcelone 26 août. « Je suis rentré à Barcelone définitivement. Je ne pense pas partir à Dakar maintenant et il se pourrait que j’aille cet hiver à la Cie Internationale de Navigation Aérienne

Paris-Strasbourg-Prague etc. Ma visite s’est passée le mieux du monde et j’ai pu voir pas mal de monde au Bourget. J’ai repris mon travail depuis quelques jours, avec plaisir d’ailleurs. […] Je passe mes journées de repos au club de natation et de gymnastique dont je fais partie. Je continue à me griller les omoplates et les entrecôtes, enfin c’est la vie idéale, un peu loin de la France simplement »…. – 13 septembre. « Toujours du travail. Je vais faire ce mois-ci plus que je n’ai encore fait jusqu’ici ; toujours manque de personnel ; heureusement, j’en aurai la satisfaction à la fin du mois. Le mauvais temps est venu nous rappeler que les voyages d’agrément allaient bientôt prendre fin. Nous avons de terribles orages, presque des cyclones parfois et nous recommençons les fox-trotts et les tangos aériens des mauvais jours. C’est une habitude à reprendre et il va falloir se refaire une seconde nature dont on se passerait fort bien, mais que l’on ne peut éviter dans notre métier. […] Vous savez, l’aviation est toujours une source d’incidents, dont nous connaissons la valeur pour les avoir vécus, mais qui n’intéressent pas toujours le profane […] J’ai quitté la pension où j’étais ; je suis maintenant dans une maison particulière, j’ai ma chambre, je mange chez mes propriétaires, on n’y parle qu’espagnol, ce qui me permet de l’apprendre un peu mieux. Je passe

mes jours de libre au club, j’y suis maintenant assez connu au point de vue performances athlétiques et y connais également de bons camarades »… Alicante 12 octobre. Il souffre d’un « abcès à la main droite provenant d’une piqûre d’araignée. Je suis resté cinq nuits sans pouvoir dormir, mais j’ai continué malgré tout mon travail, le bras en écharpe et pilotant de la main gauche. Personne pour me remplacer ; il fallait quand même que le courrier se fasse. […] Nous ne sommes que deux à Barcelone, ce qui fait que tous les jours je prends le départ. Il y a pénurie de pilotes […] Nous avons jusqu’à cinq cents kgs uniquement de courrier chaque jour ; le trafic des passagers est arrêté et nos appareils ne vont bientôt plus suffire pour tant de charge, si cela augmente dans de telles proportions »... Il a appris « la mort de beaucoup de mes anciens camarades et officiers chez les Riffains »... Correspondance, nos 59, 63, 65, 68. 3 000 - 4 000 €

« Nous recommençons les fox-trotts et les tangos aériens des mauvais jours. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1925

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MERMOZ Jean 8 L.A.S. « Jean », Barcelone et Malaga septembre-décembre 1925, à sa « Maman chérie » ; 14 pages in-4 (un en-tête de la Nueva Pensión Frascati, 3 du Restaurant-Confiserie Royal, un du Café Inglès à Malaga), et 3 pages et quart in-8 à en-tête du Restaurant Savoy. Sur les lignes d’Espagne, de Barcelone à Malaga. Malaga 6 septembre. « Ta lettre aussi m’a enlevé un peu le cafard que j’avais naturellement à mon retour. Que veux-tu ? La vie n’est faite que de séparations, on est forcé de s’y résoudre. J’ai repris mon travail avec entrain, d’ailleurs il en faut, car en ce moment, je n’arrête pas. Je ne sais ce que cela sera cet hiver, toujours un personnel de plus en plus restreint. Alors il faut faire double travail. […] J’ai eu très mauvais temps pour venir et je me suis fait secouer les tripes en règle. J’ai quitté ma pension de Barcelone où je ne pouvais plus tenir le coup à cause de la nourriture de plus en plus restreinte. J’ai une chambre en ville et je mange où il me plaît et à l’heure qu’il me plaît […] J’ai assisté à une course de taureaux magnifique, ici Dimanche dernier, présidée par un lot de jolies femmes en mantille et mantones, c’était tout simplement merveilleux »… Barcelone. – 27 septembre. Il a souffert d’une piqûre à la main droite avec abcès : « Je suis resté cinq nuits sans pouvoir fermer l’œil. J’ai pu continuer mon travail, malgré la fièvre et le mal, en pilotant de la main gauche. Nous sommes si

peu ! Bref depuis hier je suis soulagé. J’ai dormi de 7 heures hier soir à aujourd’hui midi. Je suis retapé et ce n’est plus qu’une question de pansements. D’ailleurs, où je suis on ne sait comment me faire plaisir et puis j’ai trois femmes qui me soignent ! Alors ?!! »… – 7 octobre. « J’ai demandé aujourd’hui un mois pour le 20 Décembre. J’espère qu’il me sera accordé, car avec le travail que je leur fournis, je crois que ce sera naturel. Je fais deux voyages par jour en ce moment, Alicante et retour »… – 22 octobre. « Nous ne prenons plus de passagers pour le moment, tant le chargement de courrier pour le Maroc est considérable et, comme je veux que tu fasses le voyage de Toulouse à Barcelone avec moi en avion, d’autant plus que ce sera “à l’œil”, il est préférable d’attendre un peu ». Il raconte une amusante aventure avec une Andalouse, qu’il retrouvait en enjambant le balcon, et qui a fait quelque scandale, mais « j’ai grandi d’une coudée aux yeux de la gent féminine de l’étage et mieux ! j’ai la considération du propriétaire »…. – 14 novembre. « L’Hiver s’annonce pour nous très dur. Nous avons eu ces jours-ci des temps épouvantables. Hier, j’ai été pris dans une tempête de neige. Aveuglé et pris dans des rafales, j’ai pu heureusement me poser à moitié chemin sans casser ni moi-même, ni l’appareil. Depuis huit jours ça n’arrête pas. Les cyclones et la violence du vent ne cessent pas »… – 20 novembre. « Je me sens un peu fatigué. Les temps épouvantables, tempête de neige, vents, pluie et autres en sont la cause naturelle. Voici six jours de suite que j’ai fait le voyage quotidien Barcelone-Alicante et retour. J’ai pu avoir enfin

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une journée de repos aujourd’hui. Ce sera un dur hiver pour nous à passer et je serai plus dispos après mon congé pour affronter nos deux plus mauvais mois, février et mars »... – 4 décembre. « Nous avons du très mauvais temps et quand j’arrive fatigué c’est pour me coucher et me reposer autant qu’il m’est possible ». Il s’inquiète de la baisse du franc : « j’arrive à peine à mettre 1000 fcs de côté par mois, […] j’ai déjà 350 pesetas de pension et je compte 300 pour mes faux frais. Il n’en reste pas lourd après ; ça me fiche en colère quelquefois quand je pense qu’un voyage où j’ai quelquefois risqué ma peau à chaque minute me rapporte 90 fcs c’est-à-dire 23 pesetas. C’est la vendre pour pas cher. Enfin il faut être philosophe. Le mieux est de profiter du moment en attendant de travailler pour quelque chose »... Malaga : « mon congé de dix jours m’est accordé, mais est subordonné à la reprise du travail d’un camarade qui est au repos momentanément. Je ne partirai donc pas avant une quinzaine de jours, […] nous nous embrasserons bientôt. […] je suis arrivé à Malaga depuis deux heures environ. 7 heures et demie de vol dans ma journée aujourd’hui. Je retourne demain à Barcelone. Toujours beaucoup de travail. Nous ne sommes jamais au complet et il faut que le travail se fasse quand même d’où double et triple tâche. […] Je viens d’avoir trois pannes successives entre Alicante et Barcelone. C’est le commencement. Tout s’est bien passé, sans aucune casse. Enfin ça gaze. Du moment que ça continue »... Correspondance, nos 64, 66, 67, 69, 71, 73, 75 et 50. 5 000 - 7 000 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse 26 janvier [1926], à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à en-tête des Grands Cafés de Toulouse.

MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », en mer 25 février 1926, à ses grands-parents Gillet ; 3 pages et demie in-4 à en-tête de la Compania Trasmediterranea.

Vers Casablanca ; et première médaille.

Vers Casablanca.

Il rentre de Casablanca. « J’ai vu le Colonel Denain qui m’a promis son concours. Mon camarade est en train de se débrouiller à Paris auprès de certaines maisons, mais c’est difficile. Mes démarches auprès de la Compagnie Franco-Roumaine ont été fructueuses et je compte y être appelé en avril. En arrivant, le directeur m’a appris que j’étais le pilote de France qui avait parcouru le plus grand nombre de kilomètres en 1925 : 120.000 km en 810 h. de vol et que de ce fait j’allais probablement me voir décerner la médaille d’or de l’Aéro-Club de France d’ici peu. Puis il m’a offert une place de chef-pilote d’Aéro-gare sur la ligne de Dakar dont je l’ai remercié, ayant trop l’intention d’aller de l’avant dans mon métier et ne voulant pas m’encroûter dans une place plutôt honorifique qu’active. Enfin, ils font tout pour me retenir, mais malheureusement ils ne s’occupent pas de la question pécuniaire qui m’intéresse un peu plus »…

Il vogue vers Barcelone à bord du vapeur Canalejas. « J’ai reçu hier soir un ordre d’affectation pour Casablanca, à Alicante à 5 heures. Comme je ne devais joindre Barcelone que demain, pas d’appareil disponible. Alors j’ai sauté dans le bateau qui partait à cinq heures et demie sans valise, sans casquette. Je vais prendre mes bagages et prendre le premier bateau pour Casa demain soir probablement. Je vais faire CasaMalaga et de temps en temps seulement Casa-Dakar. Ça me va. De cette façon, j’aurai la vie de France et d’Espagne à la fois, et le change ne m’importunera plus. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’aller sillonner d’autres cieux. […] J’attends ma médaille en chocolat de l’Aéro-Club et de plus, on m’a affirmé que je serais inscrit pour le ruban rouge dans la prochaine promotion de l’Aéronautique ! Mais je n’y crois pas. Tout cela ne me fait plaisir qu’à un point de vue : c’est tout simplement un grand pas de fait vers le but que je me propose d’atteindre. Il n’y a pas de raison que je n’aie ma petite place au soleil aussi un de ces jours. Mais je veux la conquérir. Y arriverai-je ? Jusqu’ici, l’avenir s’annonce dans des circonstances favorables. Je souhaite que cela continue »... Il est sur le pont du bateau : « Des gitanes dansent au son d’une romantique guitare et leurs loques criardes, aux teintes multicolores, paraissent au soleil des lambeaux de soie. Des Espagnols non moins loqueteux accompagnent leurs pas du rythme de leurs mains frappées en cadence, tandis que d’autres hurlent des “flamencos” sortes de chansons arabes, écoutées religieusement par tout ce peuple crasseux et pouilleux qui grouille dans l’entrepont au milieu des détritus d’oranges de paille et de pelures de bananes. Quel tableau de maître ! »…

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Correspondance, n° 77. 800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Prat de Llobrégat 18 février 1926, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête du Café Restaurant Jacinto Marti. « Je suis affecté à Casablanca depuis aujourd’hui sur l’étape Casa-Malaga ; je vais quitter Barcelone lundi ou mardi pour Toulouse et de là convoyerai peut-être un appareil jusqu’au Maroc. Je suis content de ce changement à tous points de vue. Étapes mieux payées et la vie comme en France ; et puis je ne quitterai pas tout à fait l’Espagne et j’irai de temps en temps vers Dakar. Naturellement mes projets de rapprocher n’ont pas changé. Je vais faire ma demande officielle pour rentrer à la Franco d’ici quelques jours pour Avril-Mai et j’en fais une autre pour l’Air-Union qui va ouvrir Paris-Marseille-Gênes-Naples-Athènes. Je partirai de toute façon gentiment de la Maison car ils sont excessivement gentils pour moi et je serai toujours heureux d’avoir une porte de sortie en cas de besoin. […] J’attends ma fameuse médaille en chocolat d’ici peu »…

Correspondance, n° 79. 700 - 800 €

Correspondance, n° 78.

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On joint une L.A.S. « Jean », Dimanche [fin janvier 1926 ?], à « Maman chérie » (2 p. ¼ in-8). Il a vu le colonel Denain : « il m’a promis son concours, mais le plus difficile sera de trouver la maison pour fournir l’appareil »… 700 - 800 €

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PETITE HÉLICE, ÉLÉMENT PROVENANT PROBABLEMENT D’UN AVION DE JEAN MERMOZ OU D’UN « QUADRIROTOR » En aluminium avec plaque en laiton du fabricant « DE BOTHEZAT PRESSURE FAN Pat’s applied for NEW YORK » Avec contrepoids en plomb détaché, au revers. Diam. : 9,5 cm A small propeller, probably from an aircraft flown by Jean Mermoz

150 - 250 €

George de Bothezat (1882-1940), ingénieur russe, mettra au point le quadrirotor, premier hélicoptère à décollage vertical, développé avec l’armée américaine en 1922.

« Mon rêve est de parcourir le monde. »

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MERMOZ Jean 5 L.A.S. « Jean », Casablanca mars-avril 1926, à sa « Maman chérie » ; 9 pages in-8 et 3 pages in-4. En poste à Casablanca, il rêve de parcourir le monde. 8 mars. « Me voici donc définitivement installé à Casablanca, enfin pour le temps qui me conviendra. Inutile de te dire que j’en suis heureux. C’est la vie de France, beaucoup plus libre et moins coûteuse. Je ne subis pas la perte progressive de la perte au change, enfin, mieux à tout point de vue »… – Il presse sa mère d’aller faire une cure au Mont-Dore. Il attend de toucher son mois de mars pour lui envoyer « probablement 11 ou 12.000 frs. […] Je rachèterai probablement une voiture en France pour passer le plus agréablement possible un bon congé »... Il se moque d’un article sur lui : « N. de D. ! il n’y a rien de plus bête qu’un journaliste ! Je ne comprends pas tout le pétard que l’on a fait pour

– Jean Mermoz à sa mère en 1926 cette histoire-là... Ce que nous faisons, nous, pour nos courriers est souvent autrement beau que cette aventure ronflante, seulement ça ne se sait et d’ailleurs, personne ne s’en occupe. D’un côté la réclame ne fait jamais de mal »... – 1er avril : « depuis que je suis à Casablanca je t’assure que je ne chôme pas. Nous ne sommes que deux pour assurer le service depuis une vingtaine de jours, ce qui fait que je suis resté à peine ici un total de cinq jours depuis mon arrivée. Heureusement du renfort va arriver et je vais avoir un peu plus de temps de libre. […] Tu sais bien qu’avec les durs moments que j’ai passés et que je passe encore parfois, j’ai le courage de regarder les choses en face, à plus forte raison quand elles intéressent l’être unique que j’ai au monde et qui est ma mère. […] Nous venons de passer quinze jours de tempête très durs. Hier, je suis arrivé dans la nuit et ai pu quand même atterrir avec des feux sur le terrain après 7 heures de vol. […] Il se pourrait que je parte en

Amérique du Sud, Argentine et Brésil pour ouvrir une ligne là-bas desservie par notre compagnie. Si je n’y allais pas, je quitterais cette fois certainement la ligne pour les mois de JuinJuillet, probablement pour entrer à l’Air-Union sur Paris-Marseille-Gênes-Naples-Athènes-Le Caire. Le peu de réclame qui m’a été fait m’a servi malgré tout et je sais que j’ai toutes les chances. Bref, vois-tu, je suis l’éternel insatisfait. Mon rêve est de parcourir le monde, et je ne veux pas rester trop longtemps à la même place pour ne pas y avoir d’attaches. Puisqu’il me faut renoncer pour le moment à me faire connaître par quelque chose d’exceptionnel (mon raid étant, maintenant, je crois, dans le fond de l’Atlantique !) je veux en profiter en attendant le moment... l’occasion pour voler dans d’autres cieux »... – 13 avril. Il a été un peu fatigué : « un peu de fièvre, changement de climat sans doute, et puis beaucoup de travail avec du mauvais temps. Ce qui fait que je ne suis pas très nerveux, ayant eu de plus l’appétit coupé pendant quelques jours. Maintenant ça gaze : changement d’air simplement. […] J’ai ma chambre en ville que j’ai arrangée avec des tapis marocains ; j’ai acheté un divan et suis bien chez moi, quand j’y suis parce qu’en ce moment, je n’y suis guère. Je fais du cheval, je vais à la mer, je fais de l’athlétisme, bref je ne m’en fais pas de trop. […] Je suis toujours en pourparlers avec la Franco. Je peux y entrer dès maintenant sur Paris-Strasbourg. Mais cette étape est engorgée. Il y a beaucoup de pilotes en prévision de l’extension de la ligne et ils ne se font en ce moment que 2000 fcs par mois à peine ; je préfère attendre encore un peu et être fixé sur l’ouverture d’Angora-Téhéran »…. – 23. « Je viens d’être prévenu que j’allais sur Dakar demain matin. Il est 10 h du soir et je pars à quatre heures »… Correspondance, nos 81, 82, 83, 85, 86. 4 000 - 5 000 €

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SOUVENIR DE LA CAPTIVITÉ DE JEAN MERMOZ GRAND SAC TOUAREG « TASSOUFRA », vers 1926 En cuir brun et cuir teinté, à décor géométrique en partie haute. Complet avec ses suspentes en cuir tressé. 86 × 53 cm A souvenir of Jean Mermoz’s captivity, large Tuareg “Tassoufra” bag, c. 1926

300 - 400 €

Ce sac évoque un épisode de la vie aventureuse de Jean Mermoz. En 1926, il prend en charge le courrier sur la liaison Casablanca-Dakar. Lors de son quatrième vol, le 22 mai, victime d’une panne moteur, il est contraint de se poser en bord de mer, dans une région insoumise, avec son interprète. Tous deux sont capturés par les Maures afin de ne pas mourir déshydratés. Après trois jours de captivité et de nombreux sévices, Mermoz est finalement libéré contre une rançon de 1 000 pesetas.

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean » et « Mermoz », Casablanca 8 mars et 10 avril 1926, à ses grands-parents Gillet ; 4 et 6 pages petit in-4. Sur l’étape de Casablanca, et projet de raid. 8 mars. Il est installé à Casablanca depuis six jours : « Absolument la vie de France, et puis l’éternel beau temps sauf la brume que nous avons le matin […] Je fais en ce moment Casa-RabatTanger-Malaga et retour dans la journée puis, le jeudi et le dimanche à Fez et bientôt, je ferai également des voyages sur Dakar. Enfin Casa me plaît. La vie y est intensive, superficielle et peu compliquée. La plupart de ceux qui y vivent sont des hommes de cran qui travaillent beaucoup et s’amusent beaucoup. Tout le monde s’y connaît et il est inutile d’y faire de la psychologie. L’un n’ignore rien de l’autre et réciproquement. J’ai rarement vu une ville où il y ait si peu de préjugés et autant de franchise. Sympathique vraiment ». Il est à l’hôtel, mais va prendre une chambre en ville : « je louerai quelques meubles marocains pour pas cher et m’y ferai un “home” confortable quoique momentané ». Il espère trouver une

meilleure situation cette année : « Je crois qu’il va falloir renoncer au raid que j’avais envisagé. Il va être tenté cette année par trois grandes maisons avec leurs pilotes naturellement. Nous en avions trouvé une avec mon camarade, mais l’appareil muni d’un seul moteur et n’ayant pas fait ses preuves ne nous a pas inspiré confiance. Il est inutile de l’entreprendre sans avoir de grandes chances de réussir. Ça ne servirait absolument à rien, et risquer sa vie pour l’unique ressource du plaisir, ce n’est pas un but »…. 10 avril. « Nous avons eu 10 jours de mauvais temps du 20 au 30 mars, l’équinoxe de printemps. Travail dur naturellement et le passage du détroit pas très sympathique, rarement impossible malgré tout. Maintenant ciel merveilleux et voyages de tout repos. Je n’arrête pas. J’ai 21 voyages depuis le 20 mars, un par jour (deux camarades ayant quitté la maison). […] Je me porte comme un charme malgré la fatigue de ces derniers jours. Mon travail passe avant mes plaisirs parce que je l’aime plus et quand il est intensif, je me crée une vie régulière, ce qui me permet de fournir un effort continu sans surmenage et de faire ce que la presque totalité des pilotes à la ligne n’ont jamais pu faire en tant qu’endurance. Question de volonté simplement. Que grandmère se rassure. Je ne suis pas un pilier de dancing et m’y ennuie à mourir quand il m’arrive d’y aller. Je vais à la mer matin et soir, je fais du cheval, de l’escrime et un peu d’athlétisme. J’ai loué une chambre en ville que j’ai arrangée avec des tapis marocains. Je m’y plais et préfère y passer mes soirées ; j’y reçois des camarades masculins et quelquefois... féminins ! Ou bien je bouquine ; enfin, je ne m’ennuie pas. […] Casa est une chic ville. Il y a de très jolis coins et de très jolies promenades au Maroc. Je vais probablement acheter une voiture (si du moins je passe l’été ici) et irai visiter Marrakech, Agadir, Meknès et Fez (que je connais déjà, y allant deux fois par semaine en courrier). Je suis allé une fois à Rio de Oro sur la ligne de Dakar. […] L’Aéro-Club m’a informé que je recevrais une médaille d’argent pour 1925 […] Ma proposition pour le ruban rouge tient toujours, mais je ne pense pas l’avoir cette année étant l’un des plus jeunes pilotes de lignes aériennes, mais certainement l’année prochaine »... Correspondance, nos 80 et 84. 1 000 - 1 500 €


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MERMOZ Jean 4 L.A.S. « Jean » (une « Mermoz »), Casablanca mai-juin 1926, à sa « Maman chérie » ; 11 pages et demie in-4. Sur la ligne de Dakar, il tombe aux mains des Maures. 2 mai. « Maintenant je suis affecté uniquement sur Dakar. Un voyage aller et retour en 15 jours. 14 jours libres à Casa et 15 jours de repos à Cap Juby ou à Dakar. Enfin pas fatigant du tout et j’ai 1700 à 1800 fcs par mois en plus de mon traitement normal ce qui va me faire 5.500 fcs par mois. […] Je prendrai probablement mon congé pour le mois d’Août […] Je suis toujours en liaison avec les compagnies, mais j’attends les ouvertures et traitements qui y seront donnés. Je ne veux pas quitter un certain très intéressant pour un incertain peut-être moins intéressant. […] Je viens de recevoir ma médaille de l’Aéro-Club, pas mal du tout. Quand je serai fauché, je pourrai en tirer quelque chose au clou. Un petit morceau de gloire ne vaut pas bien cher à l’heure actuelle »... Il voudrait savoir les dates du meeting de Lille, de Douai ou de Valenciennes : « Je pense avoir le moyen d’y aller avec un avion Latécoère pour faire un peu de propagande et de passagers si ça tombait au moment de mon congé. J’ai de bonnes raisons de croire que la maison ne me le refuserait pas au contraire »… Il est « entraîné dans un tourbillon de complications sentimentales extrêmement comiques. Quelle comédie que la vie ! C’est à en mourir de rire parfois et j’assiste en spectateur impassible à des scènes tragi-comiques dont je suis bien souvent l’auteur conscient et organisé... […] Je vais probablement changer d’adresse. Je suis ennuyé avec ma propriétaire qui est tombée amoureuse de mon indigne personne et dont l’état latent est devenu inquiétant à mon égard. Je ne me sens pas en ce moment en condition de faire les économies d’une chambre, chose qu’il ne tiendrait qu’à moi d’obtenir, et comme ça se complique ici et au dehors, j’aime mieux changer de secteur »… * – 18 mai. Il évoque « la dégringolade du franc », et la situation au Maroc : « Ici on est très pessimiste et on s’attend à l’issue fatale, à la faillite. La guerre

du Maroc marche mais on s’attend d’ici peu à des complications européennes à ce sujet et de grande envergure. Enfin, avenir pas brillant. […] ne nous en faisons pas trop pour l’avenir. J’y pense, c’est vrai, j’aurai toujours de quoi prévenir ce qui peut arriver. Mais je ne me prive pas. Tout ce que j’ai en surplus je le mets de côté. Maintenant, je commence à travailler proprement pour quelque chose. Je vais pouvoir mettre 3000 fcs régulièrement de côté par mois sauf imprévu. Et puis l’aviation civile s’organise. Les compagnies vont devenir internationales ; il y aura des traitements uniques pour les pilotes internationaux. On parle fortement de retraites. La Ligue internationale des pilotes de métier vient d’être créée par un Américain. […] Bref, il y a énormément de progrès de ce côté et un jour viendra, proche je crois, où l’on aura la sécurité de notre avenir hasardeux »… À Cap-Juby, il a une gazelle apprivoisée, et un singe… 11 juin. Il parle de son automobile, une Amilcar, « qui gaze parfaitement »… Il songe à l’Amérique, au Brésil, mais aussi à entrer chez un constructeur…

– 15 juin. Il est « un peu souffrant depuis ma captivité chez les Maures », avec des selles difficiles et des hémorragies, « résultat de l’eau de radiateur additionnée d’acide qu’il m’a fallu boire pendant près de quarante-huit heures. […] J’ai 3000 fcs de marchandises de ravitaillement pour notre popote de Juby que j’emporte chaque commencement de mois et qui ont été perdues, étant tombées avec moi chez les Maures. De plus, j’avais 800 fcs sur moi qui m’ont été volés, ayant été dépouillé par eux de mes effets. La compagnie doit me rembourser tout cela d’ici peu. […] Mon Directeur m’a écrit personnellement au sujet de ma captivité chez les Maures, me disant toute sa satisfaction et toute sa fierté ! Niââ. Je suis pressenti pour partir en Amérique du Sud à la fin de l’année pour ouvrir la nouvelle ligne. Mais pour deux ans, sans revenir. Il est vrai que comme traitement, ce serait parfait et je pourrais revenir au moins avec plus de 150.000 fcs »… Il vient de « tirer 20 jours de bled et il fait bon à Casa. Demain, je vais visiter Marrakech et sa palmeraie. Dans 15 jours, j’irai à Fez »... Correspondance, nos 87, 88, 89, 90. 4 000 - 5 000 €

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SOUVENIR DE LA CAPTIVITÉ DE JEAN MERMOZ (1926) Bracelet maure En argent à bas titre et alliage ferreux fermant par une goupille, émaillé à décor de fleurettes, gravé. Diamètre : 72 mm Avec cartouche d’exposition dactylographié. A Moorish bracelet, souvenir of Jean Mermoz’s captivity

300 - 400 €

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En 1926, Mermoz prend en charge le courrier sur la liaison CasablancaDakar. Lors de son quatrième vol, le 22 mai, une panne moteur le contraint à se poser en bord de mer, dans une région insoumise, accompagné de son interprète. Tous deux sont capturés par les Maures. Après trois jours de captivité et de nombreux sévices, Mermoz est finalement libéré contre une rançon de 1 000 pesetas.

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean », juillet-août 1926, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 chaque. Le rêve de l’Atlantique. Casablanca 15 juillet… « Peut-être partirai-je en Amérique en Novembre seulement, l’ouverture de la ligne étant retardée jusqu’au 15 Décembre. J’écris partout pour trouver un appareil pour traverser l’Atlantique. Denain m’aide. Depuis que les Américains le font, je ne dors plus, je bous de voir que pas un de chez nous n’est encore parti, alors que nous avons d’aussi bons appareils qu’eux. Quel rêve ce serait pour moi ! Pardonne mon égoïsme, ma petite Maman. C’est de la faute à mon idéal, que veux-tu ? »… Mainbressy 23 août. Nouvelles familiales. À la suite, Lulu prend la plume, suivie de Mme Gillet. Correspondance, nos 92 et 94. 1 000 - 1 200 €

« J’écris partout pour trouver un appareil pour traverser l’Atlantique. » – Jean Mermoz à sa mère en 1926

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SOUVENIRS DE LA LIGNE AFRICAINE Ensemble de quatre colliers Touaregs et d’Afrique du Nord Composés de graines et bois clair tourné. L. : 43 à 55 cm On joint une petite embarcation en bois sculpté. A set of four Tuareg and North African necklaces

100 - 150 €

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Anonyme Portrait du pilote Jean Mermoz en 1927, lors d’un décollage de cap Juby Technique mixte : procédé réhaussé réalisé d’après photographie Contrecollée sur papier fort 24 × 17 cm

Portrait of the pilot Jean Mermoz in 1927, mixed media: enhanced photographic process based on a photograph

Jean Mermoz apparaît amaigri, repartant en vol après avoir été capturé par les Maures

400 - 600 €

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De retour à Toulouse (il avait été hospitalisé pour une sinusite et une otite aiguës) il a consulté un médecin qui l’a « trouvé en bonne posture : oreilles guéries, plus d’écoulement, et mon sinus suppurant faiblement. Il m’a dit que j’étais en état de faire le voyage Toulouse-Casa, mais qu’il me conseillait de me faire refaire une nouvelle ponction à Casa pensant qu’elle rendrait définitive la guérison, néanmoins pas avant une dizaine de jours. […] Pour la Compagnie, coup dur à l’arrivée. Figure-toi que j’avais fait une demande pour rentrer à la Franco-Roumaine à Lille. Je me suis trompé tout simplement d’enveloppe et l’ai adressée à Daurat lui-même ! Tu te rends compte de la situation !!! Le mieux est qu’il savait que j’avais eu des propositions de cette compagnie en Février ! Il paraît qu’il a fait une vie au reçu de ma demande disant que ça ne se passerait pas ainsi avec la Franco qui voulait lui enlever l’un de ses meilleurs pilotes. Bref à l’arrivée, les copains étonnés de me voir revenir m’ont prévenu du fait. Dans le fond j’étais content ! L’entrevue a été plus que cordiale. J’ai fait l’ignorant. […] Il était si content que je sois revenu qu’il a été des plus aimables, me demandant où je

voulais aller, ce qui me plairait bref… ça lui a servi de leçon. J’en ris encore. […] Dans une petite heure, je vais aller faire un petit tour… là-haut… pour me dérouiller un peu… j’en ai besoin. Je vais repartir à Casa dans deux ou trois jours. […] Je suis allé au Bourget. Le Directeur de l’Air-Union m’a dit qu’il aurait été disposé à me prendre et presque à mes conditions, mais qu’il aurait fallu que je débute le jour même de ma présentation »… 800 - 1 000 €

© D.R

MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Toulouse Mercredi [août 1926], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête des Grands Cafés de Toulouse.

Didier Daurat

« Dans une petite heure, je vais aller faire un petit tour… là-haut… pour me dérouiller un peu… » – Jean Mermoz à sa mère en 1926

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Cap-Juby 11 octobre 1926, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 (un bord un peu effrangé). Le docteur qu’il a consulté à Toulouse l’a autorisé à reprendre son travail, et il est « parti aussitôt avec un courrier pour Casablanca, comme pilote, où je suis arrivé le même soir. Le lendemain je suis reparti pour Juby, en suis rentré Vendredi dernier au matin puis en suis reparti le Samedi en remplacement d’un camarade partant en permission. Je m’y trouve donc, et en profite pour venir causer un peu avec vous. Je suis heureux d’avoir retrouvé ma belle forme malgré la bonne secousse que j’ai subie. Vous savez combien j’adore mon métier et l’existence merveilleuse qu’il me procure. Quel désespoir cela aurait été pour moi de l’abandonner. C’est ce que j’ai craint le plus. Je préférais de beaucoup l’issue fatale à cette perspective de devenir inutile ! Enfin maintenant, tout cela n’est plus qu’un cauchemar. J’ai repris mon bel appétit et la belle lumière du soleil marocain, l’atmosphère que crée l’ambiance de tout ce que je croyais perdu et que je retrouve enfin m’ont rétabli rapidement. Ce que le temps perdu a pu me

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sembler long, c’est inimaginable ! » Il explique qu’il s’est trompé d’enveloppe en faisant sa demande pour « rentrer à la Compagnie Internationale Paris-Constantinople, où j’avais eu presque une promesse » ; la demande est arrivée chez Latécoère. Lorsqu’il est retourné à Toulouse, « le Directeur, heureux de me revoir après la peur qu’il avait eue de me perdre […] me fit un tas de protestations, me promettant de me caser où je le désirerais sur la ligne, me demandant de ne pas donner suite à mes intentions et me mettant enfin sur un pavois duquel je suis bien vite descendu pour retourner à Casa, mon coin de prédilection, en attendant mieux. Dans le fond, cette erreur me fit un bien : on s’est aperçu que je pourrais manquer un jour... alors ! Un peu plus de considération ne fait jamais de mal »… Correspondance, n° 95. 700 - 800 €

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Casablanca 19 octobre. « Voici les premiers jours que je passe à Casa, car à mon arrivée, j’ai dû partir à Juby le lendemain après un voyage Toulouse-Casa dans la journée sans presque de fatigue. Puis en revenant, j’ai dû repartir le lendemain encore en remplacement d’un camarade malade ». Il va mieux : « J’ai repris mon féroce appétit. Inrassasiable ! […] L’Amilcar gaze tant que ça peut depuis trois jours que je suis rentré. Il fait très chaud encore. Ma chienne Algo et “mes Solas” vont bien. Une fête à mon arrivée, naturellement... […] Ah ! que c’est bien d’être bien portant... Et puis le bon air des hangars, les effluves grisantes d’essence et d’huile, les orgies de kilomètres sur mes vieux taxis, tout cela m’a retapé en cinq sec »... Juby 10 novembre. « J’ai beaucoup de tracas en ce moment car en plus de Dakar, je fais l’Espagne ce qui va un peu me remettre à flot, et me faire oublier la malencontreuse déception que j’ai eue et ses désastreux effets pécuniers. […] j’ai su en douce que ma proposition de légion d’Honneur pour le jour de l’an était remise à l’année prochaine. La cause en est de mes intentions d’avoir voulu quitter la maison. Ce que je m’en fiche !! Il paraît que je devrais partir en Amérique pour Avril. Naturellement, c’est la chose qui me retient maintenant. […] Je t’écris de Juby. Lola est à côté de moi, fait des singeries et autres choses aussi... Ce matin, grimpée sur ma tête elle m’en a collé une tartine sur l’épaule proprement ce qui m’a terriblement emm...

© D.R

MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean », Casablanca et Juby octobre-novembre 1926, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 chaque, la 2e à en-tête des Lignes Aériennes Latécoère.

Cap Juby

Bref ! Elle fait ses voyages régulièrement à côté de moi et dort pendant tout le parcours en se bouchant les oreilles. A Casa, rien de neuf... je vais encore déménager une fois de plus. La propriétaire commence à me raser sérieusement. Ce qu’une femme peut devenir collante ! »… Correspondance, nos 96 et 97. 800 - 1 000 €

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FRAGMENT DE MAIN SCULPTÉE AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ, ÉVOQUANT SES VOYAGES ET SES AVENTURES Pierre sculptée ; accidents, restaurations H. : 11 cm - l. : 18,5 cm - P. : 5 cm A sculpted hand fragment formerly belonging to Jean Mermoz, evoking his adventures and travels

200 - 300 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 4 L.A.S. « Mermoz »(une) et « Ton Jean », Casablanca novembredécembre 1926, à sa « Maman chérie » ; 9 pages in-4 à l’encre bleue (un bord un peu déchiré à la 3e). 20 novembre : « nous n’avons guère de chance sur Dakar en ce moment. Deux bons camarades de moins. Atterris en panne ils sont tombés sur une dizaine de pillards Maures qui les ont abattus avant qu’ils aient pu grimper dans le second appareil qui venait de se poser pour les prendre et qui est resté sur place à son tour. Parti avec mon co-équipier [Éloi Ville] à leur recherche quelques heures après, ce dernier tombe à son tour en panne à 30 km de l’endroit où se trouvaient les deux autres. J’ai pu me poser rapidement et l’enlever au nez des Maures qui survenaient. Deux jours après, un autre camarade tombe en panne... Poursuivi par les Maures, il a pu arriver heureusement au deuxième appareil qui s’était posé à deux km de là et rentrer à Juby. C’est donc assez sportif en ce moment. Mais rassure-toi. La malchance a voulu que toutes les pannes se passent au même endroit là où se trouvaient des bandits Maures, lesquels traqués par les autres filent à toute allure maintenant dans l’intérieur où nous n’allons jamais »…. 3 décembre. Il revient sur « l’assassinat de nos deux camarades de Dakar […] Le même jour, parti à leur recherche dans le Sud avec mon coéquipier Ville et ce dernier étant tombé à son tour en panne à 10 km de l’endroit où se trouvaient les deux autres, j’ai pu me poser non loin de lui et l’emmener au nez des Maures qui rappliquaient. Gourp nous a été remis à Juby contre 5.000 pesetas, une blessure atroce à la cuisse gauche et la jambe gangrenée jusqu’au genou après 10 jours ligoté sur un chameau ; nous sommes allés le chercher avec un appareil à 80 km de Juby où il était agonisant. Maintenant ça va mieux ; on pense pouvoir lui conserver la jambe et il a eu la Légion d’Honneur hier naturellement. Les deux autres sont demeurés à 50 mètres des appareils brûlés ; j’ai demandé au gouverneur espagnol de Juby d’aller les chercher avec un taxi et un Maure à notre solde, mais il m’a refusé, alléguant que ce serait une folie inutile ; leur sépulture à l’heure actuelle n’est donc autre malheureusement que le ventre des hyènes et des chacals qui abondent en cette région. Là ou ailleurs !! […] Ils ont eu la malchance de tomber sur des bandits pillards qui venaient de faire un mauvais coup dans la région de Port-Étienne. Sans cela je ne doute pas qu’ils en soient revenus comme nous... Mais nous avons tous chacun notre destinée. Si je te disais que c’est moi qui devais remonter ce courrier avec Gourp ! Érable devait venir à Casa à ma place, ayant des costumes à se faire faire et moi je devais descendre à Dakar. Je serais remonté avec ce courrier-là ! En arrivant à Juby, il m’a demandé de remettre ce projet à la prochaine fois. Cela m’a sauvé. Tu vois que quand c’est écrit !... Ville, mon coéquipier, dont la tête est mise à prix, et Lassalle, pilote de Dakar, quittent la ligne. Guillaumet, tu

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Sur le massacre de ses camarades Henri Érable et Léopold Gourp par les Maures.

sais celui qui devait faire le raid avec moi, va à Dakar. Moi je continue jusqu’en Février ou Mars d’abord par fatalisme et puis parce qu’à ce moment, la ligne d’Amérique sera sur le point d’ouvrir et que je suis désigné des premiers pour y aller. Sinon, je quitte définitivement la compagnie à cette époque. Je n’arrête pas. Nous manquons de pilotes ou plutôt de bons pilotes. Quand j’arrive de Juby ou de Dakar, je bondis en Espagne ou Toulouse. Je reste à peu près 5 jours par mois à Casablanca. […] Je tiens le coup et espère tenir longtemps, parce que tu sais, je me sens l’âme d’un oiseau migrateur plus que jamais »... 18 décembre. « Je ne puis croire que j’ai déjà vingt-cinq ans, et pourtant je me sens vieillir, vieillir... ce que l’existence est brève !... On n’a pas beaucoup de temps pour être jeune vraiment !.. Demain, je repars à Juby. Je rentrerai, du moins je l’espère, la veille de Noël »… 31 décembre. « Je suis rentré de Juby hier matin, un peu tard pour que mes souhaits de Nouvelle Année te parviennent demain. Mais tu sais bien que ce jour-là je communierai avec toi en pensée

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et les vœux que je forme pour toi avec tout mon cœur ne sont que l’expression de la profonde affection que j’ai pour toi. […] Je suis rentré le 24, la veille de Noël ; nous avons fait le réveillon entre camarades. Pas merveilleusement d’ailleurs. Je suis reparti le lundi seulement. […] J’ai emmené un ministre de Bolivie (Amérique du Sud) sur Dakar. M’ayant connu par les journaux, il m’a offert d’aller en Bolivie comme moniteur et pilote de ligne en même temps. Je pourrais me faire 5 à 6.000 pesos par mois, c’est-à-dire au cours du change 120.000 frcs environ !! Il va rentrer de Guinée Espagnole dans une vingtaine de jours et m’a dit, si je me décidais, de lui faire une demande en règle. D’ailleurs, il me récrira pour me dire le temps du contrat et les avantages. Si c’est intéressant, j’y partirais pour le printemps après un congé naturellement. Ce serait une belle occasion et je pourrais en mettre largement à gauche »... Correspondance, nos 98, 99, 100 et 101. 2 500 - 3 000 €

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« Je me sens l’âme d’un oiseau migrateur. » – Jean Mermoz à sa mère en 1926

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Casablanca 29 janvier 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à l’encre bleue à en-tête des Lignes Aériennes Latécoère.

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Casablanca 31 décembre 1926, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à l’encre bleue. Il a regretté de ne pas être en famille pour fêter Noël : « Pour moi je suis rentré le 24 à Casa ; j’ai pu y faire le réveillon entre camarades et puis il m’a fallu repartir deux jours après et suis rentré de Juby aujourd’hui matin. […] Que 1927 soit pour vous une année calme exempte de tous soucis matériels, je ne dirai pas moraux, moi-même en étant un constant pour vous. Puisse l’affection profonde que je vous porte être un régénérateur assez puissant pour vous conserver à moi et à tous ceux qui vous aiment et que vous aimez. J’espère que cette année me donnera bientôt le bonheur de vous revoir ; je compte aller pour les beaux jours en France, en prévision d’un changement certain dans mes occupations, devant partir en Amérique du Sud ou en Europe selon les événements. Je vois que l’Hiver est rude en France. Nous en sentons également les rigueurs, moindres naturellement ici. Nous avons eu une tempête de grêle de deux jours à Casa. Il y a eu vingt centimètres de neige à Fez, chose dont

on n’a aucun souvenir depuis × années ! Je suis allé à Alicante l’autre jour. Jusqu’à Gibraltar, des tempêtes de neige. L’Espagne est toute blanche et les Espagnols en sont fraîchement ébahis. Je ne me souviens pas avoir eu aussi froid en presque 6 ans d’aviation que ce jour-là. Je me porte comme un charme et le moral est toujours le même. Je viens de boucler mes 2.000 heures de vol et 210.000 km. depuis mon entrée à la ligne, un peu plus de cinq fois le tour du monde de Décembre 24 à Décembre 26. Je reste encore deux mois sur Dakar. On nous donne du matériel neuf. Il a fallu trois morts pour que la Société de Navigation Aérienne s’émeuve et oblige la compagnie à nous donner du neuf. Je pense que nous courons moins de risques maintenant. Je me suis armé d’un solide revolver pour tâcher de descendre à Juby les Maures qui ont tué nos camarades et qui rôdent là-bas autour du fort. De plus si je tombe dans le bled, j’aurai au moins la satisfaction de ne pas me laisser tirer comme un lapin »…

Il lui enverra de l’argent, « mais je n’ai pas encore touché mon mois. Il paraît que la maison m’octroie 1200 fcs d’étrennes et 200 fcs d’augmentation de fixe. Alors, je t’enverrai mes réserves au complet […] Je n’ai pas encore vendu ma voiture. L’Amérique officiellement ouvre en juillet. Alors, j’en profite encore jusqu’en Avril. A moins que je ne trouve l’occasion pépère de m’en débarrasser à un prix hors concours. Mais je fais de si belles balades avec ! L’autre jour je suis allé à Meknès avec Étienne voir Coursault », dont la femme est très malade et condamnée. « Lui a vieilli de dix ans, des cheveux blancs, et maigre comme un clou. Il a pleuré devant moi et a regretté de ne pas avoir suivi nos conseils à tous les deux. […] J’ai eu toutes les peines du monde à le décider à faire une demande à la compagnie dont je me charge. Je ne comprends pas qu’on n’ait pas plus d’énergie que cela. [...] Je compte avoir un bon congé pour avril avant de partir là-bas plus au Sud. En cas de retard d’ouverture ou autres événements (car c’est à qui arrivera les premiers, des Allemands ou de nous !) je prendrais toujours dix jours en avril, de toutes façons ». Il part le lendemain pour Dakar…

Correspondance, n° 102.

Correspondance, n° 103.

500 - 700 €

500 - 700 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Ton Jean », Casablanca 11 et 27 février 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 et 1 page et quart petit in-4 à l’encre bleue.

MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Casablanca 10 février 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à l’encre bleue à en-tête des Lignes Aériennes Latécoère.

L’Amérique du Sud comme horizon.

Au Maroc.

11 février. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Elle doit être rassurée : « tu sais bien que je tuerais plutôt la vache d’un pauvre homme que de claquer ! Je me porte comme un charme, je crache la flamme comme une réclame de Thermogène, enfin ça gaze à pleins gaz ! Les Maures deviennent de plus en plus inquiétants, mais nous avons du meilleur matériel, bref les risques sont moindres qu’il y a quelques mois. Latécoère ouvre officiellement la ligne FranceAmérique du Sud en date du 1er septembre. Je compte donc partir aux environs du mois de Juin. […] J’irai donc te voir en Avril-Mai. D’ailleurs, si pour une raison ou une autre je n’y vais pas, je quitterai la ligne vers cette époque ». Il attend une réponse de son Bolivien, et demande des renseignements « concernant la ligne Lille Douai-Le Bourget […] en voie de réalisation. Ça pourrait être également intéressant, et ce serait une affaire, pas ? Quoique, tu sais, ça me paraîtrait un peu restreint comme champ d’action et les horizons en seraient bien limités ! »…

« Nous avons eu de la neige. Je reviens d’Espagne et j’y ai essuyé quelques tempêtes de neige, chose rare là-bas à cette époque. Je repars au Cap Juby demain. Nous n’avons pas nos nouveaux appareils, mais les moteurs des anciens ont été remis en état. Des transformations ont été faites pour obtenir un meilleur rendement, donc moins de chances de panne. Latécoère ouvre officiellement la ligne d’Amérique du Sud le 1er septembre. J’irai donc vous voir certainement deux ou trois mois auparavant, à moins que je n’aille pour dix jours en France en avril. […] Si pour un motif ou un autre, je devais ne pas y aller, je quitterais alors de toute façon la compagnie ». Il envisage une place de pilote-moniteur en Bolivie.

« En Amérique je serai en sûreté. Il ne peut y avoir de comparaison avec Dakar où tout est insécurité. Et le climat y est excellent ». Il a mis sa voiture en vente, attendant une bonne offre : « En attendant je visite le Maroc. Je suis allé dernièrement à Meknès où j’ai vu Coursault sergent-major, pas heureux du tout […] je pense avoir réussi à le décider à quitter l’armée pour venir chez nous. […] Nous sommes en train de fonder une Union des Professionnels Navigants de l’Aviation civile, pour la défense de nos intérêts uniquement. Les Compagnies ne veulent pas y croire mais nous nous y croyons fermement et elles se trouveront bientôt en face du fait accompli. Que l’existence de pilote de ligne sera attrayante plus tard !! Enfin je compte bien voir cela car j’espère de toutes mes forces la mener encore longtemps »… Correspondance, n° 104. 500 - 700 €

27 février. « Je suis rentré hier matin et repars ce matin même avec un convoyage pour Saint-Louis du Sénégal »… Correspondance, nos 104 et 105. 700 - 800 €

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« Je reviens d’Espagne et j’y ai essuyé quelques tempêtes de neige. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1927

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Cap-Juby 18 février 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8. À Cap-Juby, il rêve d’Amérique.

114 nous n’avons plus le droit de mettre le nez dehors à plus de cinquante mètres du fort depuis que les Maures ont eu déjà plusieurs fois l’intention de s’emparer de nous et de certains Espagnols. […] Je dors 14 heures environ. Je m’occupe de la cuisine car nous amenons notre ravitaillement de Casa avec nous par avion. […] J’ai un livre de cuisine, et je suis devenu un maître-queue hors pair […] Entretemps je fais des parties de bridge avec le toubib espagnol du fort ou un poker avec les officiers (je cause l’espagnol comme un véritable hidalgo). J’en fais voir des vertes et des pas mûres aux Maures qui s’aventurent avec moi dans les airs au cours d’essais d’appareils »…

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« En ce moment au Cap-Juby où je me trouve, il n’y fait pas chaud du tout. Un chandail n’est pas de trop avec les alizés qui nous viennent du Groenland et qui soufflent en tempête six ou sept mois de l’année. À Casa, il y fait très doux, et à Dakar il y fait bon, certes, mais je n’y mets pas souvent les pieds. Rassurez-vous, je me porte parfaitement bien, je ne fais pas de bêtises, mène une existence absolument normale et régulière et je compte tenir le coup longtemps. Ins’allah ! […] il me serait impossible pour le moment de moisir sur une ligne calme en France. Et puis la perspective de nouveaux horizons n’est pas faite pour m’engager à y songer. La vie est si brève et si peu ont la bonne fortune de la vivre selon leurs goûts et leur caractère que j’apprécie la mienne à sa juste valeur et que je ne puis résister à son charme. Inlassablement, je voudrais tout voir, découvrir toujours ce qui est pour moi l’inconnu des êtres et des choses et il y a tant à voir, tant à découvrir, tant à apprécier, tant à admirer que tout ce que j’ai pu connaître jusqu’ici me semble bien minime ! […] Je voudrais voir l’Amérique du Sud, refaire un tout petit tour en Syrie, jeter un coup d’œil en Perse, poser le pied aux Indes et en Chine et après, ma foi, définitivement la France. Ne t’épouvante pas va ! 40.000 km c’est bien peu de chose, et c’est vite parcouru maintenant. J’en ai fait depuis deux ans cinq ou six fois autant ! » Il regrette le bon cidre de Mainbressy... « Voici sept jours que je suis ici et je vous assure que ce n’est guère amusant. Les journées passent avec une lenteur désespérante, surtout depuis que

Correspondance, n° 106. 1 000 - 1 200 €

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DENAIN Victor (1880-1952) général, il fut ministre de l’Air 4 L.A.S., 1927-1928, à Jean Mermoz ; 5 pages et demie in-8, 3 à en-tête Présidence de la République (fentes aux plis). Sur les projets de raids de Mermoz. 1927. – 4 mars. Il aimerait pouvoir aider Mermoz dans son projet, « mais malheureusement je ne puis pas grand-chose puisque vous êtes civil maintenant »… – 8 mai. « Je ne crois pas qu’il y ait rien à faire pour vous du côté militaire. Vous pensez que les pilotes de l’active se cramponnent aux raids exécutés avec des avions militaires. C’est plutôt par les maisons (avions ou moteurs) que vous auriez des chances de tenter un raid et je vous

recommanderai volontiers à Potez, Breguet ou Renault. […] ne croyez-vous pas qu’il vaudrait mieux, dans l’intérêt de votre avenir, à continuer simplement votre métier de pilote de lignes ou vous réussissez si admirablement. M. Latécoère et M. de Massimy font très grand cas de vous. La renommée que vous vaudrait un raid réussi ne vous procurera pas davantage de situation »… – Montigny les Metz 17 septembre. « Je serai très heureux de vous remettre la croix de chevalier de la Légion d’honneur que vous avez si grandement méritée par vos faits militaires et civils »… – Paris 16 mars 1928. Il est touché de son aimable attention… On joint un billet a.s. de vœux (1925). 800 - 1 000 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Mermoz », 12 et 26 mars 1927, à sa « Maman chérie » ; 1 page et quart et 2 pages in-4 à l’encre bleue. Sauvetage d’aviateurs uruguayens tombés chez les Maures. 12 mars. Il n’a pas le temps d’écrire. « Depuis 15 jours ce ne sont que recherches de l’hydravion uruguayen. Nous avons eu la joie avec mon camarade Ville de le retrouver les premiers. Les quatre Uruguayens ont été prisonniers des Maures. Je ne fais que la navette de Juby à Casa pour emmener des reporters et des journalistes. C’est une chic affaire pour Latécoère au moment de l’ouverture prochaine de la ligne d’Amérique. Aussi est-il obligé de nous faire de la réclame. Recherché par les Espagnols, les Anglais, une quantité de bateaux et d’avions espagnols, il a été retrouvé par des pilotes de Latécoère et hier les Uruguayens ont été ramenés par deux camarades à Juby revendus par les Maures »….

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26 mars. Leurs lettres ont dû se croiser, et il s’inquiète d’être sans nouvelles. Elle a dû lire dans les journaux l’aventure des Uruguayens : « Cette aventure, trop normale pour nous qui l’avons vécu et qui affrontons les dangers fréquents de cette région est devenue une sorte de légende. On exagère les faits d’une façon extraordinaire. C’est lamentable parce que les faits dans leur simplicité n’étaient pas trop laids, mais le tapage ne fait que les amoindrir. Tous nous avons fait ce que nous avons fait maintes fois : Ramasser un camarade qui tombe en panne dans le bled, Dieu me savonne, quelle histoire ! »… Il a vendu sa voiture, et a acheté un sac à main marocain pour sa mère… Correspondance, nos 109 et 110. On joint la lettre de félicitations adressée à Mermoz par la Ligue Internationale des Aviateurs, 12 avril 1927, après le sauvetage des aviateurs uruguayens (1 p. in-4, en-tête). 1 000 - 1 200 €

« Ramasser un camarade qui tombe en panne dans le bled, Dieu me savonne, quelle histoire ! » – Jean Mermoz à sa mère en 1927

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean » et « Mermoz », Casablanca 5 et 23 avril 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 chaque. Rêve de raid transatlantique. 5 avril. Il n’a pas eu son congé pour juillet. « Mon congé pour Juillet ne peut m’être accordé. On a besoin de moi paraît-il pour d’ici 1er Septembre, et on ne pourra m’accorder un congé d’un mois qu’à cette date. Ça m’embête parce que quand j’ai pris mes dispositions pour une époque, je n’aime pas beaucoup être retardé. Et puis aussi je voudrais bien aller t’embrasser. Alors de toutes façons, je vais tâcher de m’arranger pour aller passer huit ou dix jours en France, si possible au moment du meeting de Lille. Est-ce que j’appartiens toujours à l’Association Aéronautique du Nord ? […] Le Colonel Denain ne m’a pas encore répondu. Il faut de la patience parce que la bureaucratie n’est jamais pressée »… Il évoque l’article sur lui du général Girod, suscité par Latécoère « afin de me faire donner la croix […] Quels glands !! »… Correspondance, n° 112.

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117 23 avril. Il a eu un peu de grippe à son retour de Juby. « Je suis en correspondance avec le Colonel Denain au sujet d’un projet de raid sur l’Atlantique. Il m’a promis de s’en occuper et peut-être vais-je pouvoir le faire comme militaire en cours de période, ce genre de sport étant interdit aux pilotes civils. Je voudrais tant réussir ! Mais… Enfin, s’il y a un résultat, il faudra que je bondisse à Paris au Ministère. J’ai espoir et j’attends »… Il est furieux de l’article du général

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Girod sur lui, « réclamant pour moi la Légion d’Honneur et tout le bazar ! […] Si je mérite vraiment, je veux que ce soit uniquement pour cela et non par piston. Ce serait me gâcher le résultat de mes efforts et la joie que je puis en tirer »… 700 - 800 €

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RARE ET ÉMOUVANT ALBUM FAMILIAL DE JEAN MERMOZ Contenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : Jean Mermoz dans sa jeunesse, au lycée Voltaire, en uniforme portant son brevet de pilote, avec sa mère, dans le désert sur un dromadaire, en tenue de Gaucho, entre amis, à la chasse, au ski… Reliure [format à l’italienne] en similicuir marron ; usures d’usage 23 × 30,5 cm

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », Casablanca 6 mai 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4.

A rare and poignant family album of Jean Mermoz, containing a selection of gelatin silver prints

Projet de raid transatlantique.

1 000 - 1 500 €

Il regrette de ne pouvoir aller les voir : « mon congé ne peut m’être accordé actuellement. On a paraît-il trop besoin de moi. On ne pourra me l’accorder que pour fin Août, commencement Septembre. De plus, je suis en correspondance depuis un mois avec le Colonel Denain au sujet d’un raid que je voudrais tenter. Denain m’en juge capable, mais ne pourrait me faire faire quelque chose qu’à titre militaire. Alors, il se pourrait que je fasse une période militaire d’un mois au cours de laquelle je pourrais entrer en action. Si je pouvais filer vers New York ou vers BueynosAyres, ce serait la réalisation d’un désir qui me tient à cœur. Je ne sais si cette combinaison va gazer. […] Je suis bien heureux que vous soyez contents de moi, n’ayant pu auparavant vous donner les satisfactions que vous étiez en droit d’attendre de moi. Le général Girod me consacre personnellement un article sur la France Militaire avec comme titre “Jean Mermoz un soldat civil” ! […] Il demande la Légion d’Honneur pour moi. Je suis furieux […] Je n’aime pas beaucoup ce genre de réclame trop personnelle n’étant qu’une unité dans notre phalange, tout simplement »… Correspondance, n° 113. 700 - 800 €

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MERMOZ Jean L.A.S., Casa[blanca] 3 juin 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 (légère mouillure). Sauvetage d’Éloi Ville tombé chez les Maures. Il ne pourra venir voir ses grands-parents avant septembre. « À Casa, nous commençons à entrer dans les grandes chaleurs. Sur Dakar, des siroccos, tellement chauds que l’on enlève casques et combinaisons en l’air, le sable formant un brouillard jaune en suspension parfois jusqu’à 2000 mètres. Nos moteurs fatiguent terriblement et nous avons eu plusieurs tornades. Mon nouveau co-équipier (Ville ayant été relevé dernièrement) est tombé en panne dans le coin réputé le plus mauvais comme Maures. J’ai pu heureusement me poser à proximité sur une bande de terrain potable ; il n’a eu que le temps de sauter dans mon appareil et après avoir encaissé deux coups de fusil, nous sommes partis encore une fois au nez des Maures qui rappliquaient à toute allure et qui n’étaient plus à trente mètres de nous. Je commence à être entrainé puisque c’est le deuxième camarade que je sors d’affaire dans les mêmes conditions en attendant mon tour. – C’est normal d’ailleurs et l’on ne s’en fait pas, en attendant de recommencer.

Toujours le plus heureux des hommes quoique je trouve que je manque d’activité. Si l’Amérique n’ouvrait pas, je crois que je vais me lancer dans l’hydravion et faire Marseille-Alger pour me compléter comme pilote. J’aime la mer et les vastes horizons et de plus, cela m’ouvrira de nouveaux débouchés. Le colonel Denain va me présenter dans trois maisons de construction en vue d’un raid que je ne pourrais faire malheureusement que l’année prochaine. J’attends mon heure aussi comme cet heureux Lindberg qui a eu la chance de pouvoir tenter la traversée de l’Atlantique et de la réussir, ce qui est tout simplement merveilleux mais réalisable avec un tant soit peu de volonté. Enfin je vous ennuie toujours avec mes discours sur l’Aviation, mais que voulez-vous ? Je ne puis dire qu’une chose, c’est qu’elle est toute mon existence et que je lui donne tout le meilleur de moi-même »…. Correspondance n° 115. On joint 2 cartes postales a.s., 1927-1928, aux Gillet, avec adresses et cachets postaux (la 2e avec timbre). – Saint-Louis du Sénégal 15 octobre 1927 : « Bien arrivés. Vous embrasse bien affectueusement en attendant de vous revoir Mermoz ». – « Corumba 19 août 1928. F. Bolivie. Bons baiser de votre Jean Mermoz ». 800 - 1 000 €

MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Casa[blanca] 3 juin 1927, à sa « petite Maman chérie » ; 2 pages in-4. Sauvetage de son co-équipier Éloi Ville tombé chez les Maures. Il exhorte sa « petite maman chérie » à aller faire sa cure au Mont-Dore. Il la verra en septembre lors de son congé. Il ne pourra probablement pas aller en France de si tôt : « Deux pilotes ont été relevés dont mon co-équipier et on a besoin de ceux qui restent pour entraîner les nouveaux ». Il a pu aller « repêcher » son co-équipier, « tombé en panne dans le plus mauvais secteur. J’ai pu me poser en vitesse à peu de distance malgré deux coups de fusil que les Maures m’ont tiré à bout portant à peu de distance… Mon camarade n’a eu que le temps de sauter dans mon appareil et nous avons décollé avec une douzaine de Maures à nos trousses. – Avec un peu de sang-froid, on arrive à s’en tirer. D’ailleurs, je commence à être entraîné à ce genre de sport ». Il annonce qu’il a une voiture, « une petite 7HP Fiat », qu’un ami lui a cédée « avec promesse de me la reprendre avant de partir en congé au même taux »… Il ne veut pas que sa mère se fatigue : « J’aurai assez d’argent pour nous deux ». Il ajoute en post-scriptum : « Ah ! Si on me donnait un appareil, je ferais volontiers la traversée de l’Atlantique moi aussi [allusion à Lindbergh]. Le Colonel Denain va me présenter dans trois maisons, mais ce ne serait que pour l’année prochaine, hélas ! » Correspondance n° 114. 700 - 800 €

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« J’aime la mer et les vastes horizons » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1927

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », Casablanca 14 juin 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8 à l’encre bleue (lég. mouillure). Recherche de la dépouille d’Érable. Après avoir évoqué des comptes et problèmes d’argent, il annonce : « Dès que j’aurai roulé encore un tout petit peu, en Amérique et en Perse, je me fixerai à Paris soit sur Paris-Londres, soit à la Maison Bréguet où Denain m’a proposé de me faire entrer et cette fois tu viendras demeurer avec moi, parce que tu sais, je ne tiens pas du tout à me marier. L’aviation est une maîtresse suffisante pour moi. […] le Colonel Denain va me présenter chez Bréguet, Pothez et Renault, pendant mon congé, pour me faire donner un appareil de raid pour l’année prochaine. Quelle veine ! […] J’aurais voulu aller passer quelques jours à Lille pour le meeting. J’ai fait une demande mais malheureusement, deux pilotes de Dakar remontent pour cause de mauvaise santé et l’on m’a dit qu’il était dommage, de ce fait, que le meeting soit en Juin. Pour l’Amérique, les chefs d’Aéroplace commencent à partir pour installer les terrains et les hangars. Je serai fixé sur mon compte avant de partir en congé. Je voudrais bien aller le plus tôt possible. Parce que après il y aura Paris-Téhéran et j’espère y aller »…

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Il a pu obtenir pendant son séjour à Juby « l’autorisation d’aller chercher les restes de notre malheureux camarade Érable tué avec Gourp et du mécanicien Pintado. Six fois cette autorisation m’avait été refusée par le Gouverneur de Juby. J’ai emmené deux Maures avec moi et me suis posé seul à l’endroit où se déroula le drame. Malheureusement, depuis sept mois, les corps pas enterrés étaient devenus la proie des chacals et des hyènes qui abondent et je n’ai retrouvé que l’emplacement avec des débris d’ossements. Simplement j’ai retrouvé les cheveux d’Érable une de ses chaussettes et un morceau de sa chemise, puis les Maures survenant je n’ai eu que le temps de redécoller en vitesse. Je vais envoyer aujourd’hui les quelques reliques que j’ai pu trouver à sa mère. Elle aura toujours un peu de lui. On m’a un peu attrappé pour la forme, d’avoir risqué inutilement, mais c’était une chose que j’avais à cœur depuis trop longtemps »…. Correspondance, n° 116. 1 000 - 1 200 €

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HOUSSE DE FUSIL PROVENANT DE JEAN MERMOZ En cuir brun ; avec boucle de fermeture et de suspentes en fer (avec traces de polychromie, usures) Longueur : 112 cm

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A Jean Mermoz’s rifle cover

100 - 150 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », Casablanca 17 juin 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8 à l’encre bleue. Récit de son expédition pour retrouver les restes de ses camarades massacrés par les Maures. Le lundi de Pentecôte, « j’ai pu, avec l’autorisation du Gouvernement Espagnol qui me l’avait refusé maintes fois depuis sept mois, aller me poser à 140 km. de Juby, à l’endroit même où furent attaqués nos camarades Gourp, Érable et le mécanicien Pintado. Je comptais ramener leurs restes, la mère d’Érable ayant tant de fois réclamé son enfant au gouvernement espagnol sans succès. Malheureusement rien ne subsistait des corps, si ce n’est que leur empreinte... Hyènes et chacals avaient tout absorbé... J’ai retrouvé simplement une partie de la chevelure d’Érable à l’emplacement de sa tête, un morceau de sa chemise et l’une de ses chaussettes. Je n’ai eu que le temps d’emporter ces reliques, les Maures survenant. Je les ai envoyées à sa mère accompagnées d’une lettre. Elle aura au moins quelque chose de lui. J’avais cette chose-là à cœur, il fallait que je la fasse ; la maison ne m’en a pas tenu rigueur quoique l’ayant fait de ma propre initiative. J’ai fait quelques cadeaux au frère du Sultan de la Mauritanie, chef religieux très influent. Dernièrement, il m’a apporté une lettre revêtue de son sceau où il me nomme son ami, me prend sous sa protection et menace de représailles et de la malédiction d’Allah tout Maure qui voudra attenter à mon existence et me traitera mal. La plupart des Maures ne savent pas lire, mais l’interprète qui nous accompagne peut servir d’intermédiaire. Bref, c’est encore un gage de sécurité assez conséquent que j’ai acquis. Malheureusement, il n’a pas voulu en donner pour mes camarades »…

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Correspondance, n° 117.

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1 000 - 1 200 €

[ÉRABLE Henri (1903-1926)]. L.A.S. de sa mère Jeanne Érable, 1er juillet 1927 à Jean Mermoz ; 1 page et demie in-4 (deuil). Émouvante lettre sur la mort de son fils. [Le 11 novembre 1926, le pilote de l’Aéropostale Henri Érable a été massacré par les Maures, alors qu’il portait secours à l’équipage de Léopold Gourp, tombé en panne. Voir les nos 43 et 55.] Mme Érable remercie Mermoz de l’envoi des « reliques précieuses de mon cher Henri » ; elle avait reçu une lettre du Directeur de la Pêcherie de Port-Etienne, mentionnant « le nom de la tribu qui avait enterré les corps sur place par ordre du Comt de Juby », et qui lui enlevait « l’espoir de voir mon Riquet revenir dans le caveau de famille […] je ne doute pas que vous avez fait l’impossible pour retrouver ce qu’il pouvait rester d’un de vos bon et cher camarade et je ne sais comment vous remercier de ce dévouement en souvenir de celui qui n’est plus. Depuis 7 mois je ne reçois plus de nouvelles et

malgré tout je ne peux croire à cette disparition, depuis 18 mois qu’il avait laissé la maison paternelle, je le crois toujours là-bas prêt à me revenir bientôt. Je le savais exposé mais j’avais confiance en sa prudence et je ne m’imaginais pas qu’il puisse exister au siècle où nous vivons des peuplades qui tuent pour le plaisir de tuer. Ma pensée est toujours vers ces régions désertiques et je voudrais tant savoir comment s’est déroulé ce drame […] L’interprète [Ataf, seul survivant] vous en a-t-il fait le récit ? Il n’y a plus que lui qui peut parler. La vie est bien triste pour moi, Henri était bon et me laissait entrevoir un avenir plus heureux et c’est le néant »… 400 - 500 €

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PAIRE DE LUNETTES D’AVIATEUR « LUXOR GOGGLE N°5 » UTILISÉE PAR JEAN MERMOZ Vers 1930 Recouverte de toile, doublée de feutre, entretoise en cuir. Fermeture par deux élastiques à crochets. Verres accidentés. Dimensions (lunettes) : 4,7 × 17 cm Dans son étui en aluminium poinçonné sur le couvercle « LUXOR GOGGLE n°5 ». A Jean Mermoz’s aviator’s goggles, c. 1930

800 - 1 200 €

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Mermoz » et « Ton Jean », Casablanca 12 et 24 juillet 1927, à sa « Maman chérie » ; 1 et 2 pages in-4. Légion d’honneur, et recherche d’un avion pour son raid. 12 juillet. « Tu sais que j’ai la croix depuis deux jours, autrement dit, je vois rouge !! En même temps, j’ai été nommé chevalier dans l’ordre du Wisham Alaouite du Sultan du Maroc. De plus, je suis nommé par intérim chef d’aéroplace à Agadir, jusqu’à mon congé, et je rejoins mon nouveau poste demain »... 24 juillet. Il est impatient de revoir sa mère… « Il ne faut pas te faire de mauvais sang d’avance, ma petite Maman. Je ne suis pas encore parti pour New York !!! C’est tellement difficile d’obtenir un appareil. Le Colonel Denain se débrouille pour moi tant qu’il le peut. Il se charge toujours de m’obtenir l’autorisation, mais pour décider les constructeurs à risquer du matériel, c’est tout un travail. J’attends une réponse de chez Bréguet. L’année prochaine, comme m’a dit Denain, ce sera plus facile d’en obtenir un. Mais cette année, depuis Nungesser et Coli, la confiance ne règne plus alors que c’est le moment ou jamais d’aller

de l’avant. C’est malheureux tout de même de voir chez nous d’aussi piètres mentalités après trois traversées américaines réussies avec succès !! Quelles tristes entraves pour les énergies que l’intérêt et la bureaucratie !!! Je prépare mon brevet de navigateur aérien que je passerai probablement en octobre. C’est dur ! Ne te frappe donc pas, ma petite Maman ! Et puis, je sens que si je tentais cela, je réussirais et alors, tu parles si j’ai des fourmis... à cette idée ! »… Il ajoute en post-scriptum : « J’oubliais de te dire que je suis possesseur d’un magnifique solitaire vert (ver solitaire) que je vais envoyer dans l’autre monde dans deux, ou trois jours. Il me gênait depuis quelques mois sans que je m’en doute. Je compte prendre cinq kilogs après cet arrêté d’expulsion ». On joint une L.A.S. « Jean », Casa 2 juillet (1 p. in-4 au crayon gras), annonçant brièvement à « Maman chérie » « que je vais bien, qu’il n’y a rien de cassé, mais que je repars sur Juby aussitôt arrivé ». Correspondance, nos 119, 121 et 118. 800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Mermoz » et « Jean », Casablanca 12 et 27 juillet 1927, à ses grands-parents Gillet ; 1 page et demie et 2 pages in-4 à l’encre bleue. Légion d’honneur ; difficile retour de Cap-Juby. 12 juillet. « J’ai le plaisir de vous annoncer ma nomination au grade de chevalier de la Légion d’Honneur depuis deux jours. J’ai été fait chevalier de l’ordre du Wisham Alaouite, ordre du Sultan du Maroc deux jours auparavant. Toutes deux promotions spéciales pour deux de mes camarades et moi. Ma proposition d’officier dans l’ordre du Wisham ne tardera pas à sortir, d’ici peu. De plus, je suis nommé par intérim chef d’aéroplace à Agadir, à mon grand désespoir, tant ce poste sédentaire me déplaît souverainement !! Heureusement que c’est un remplacement temporaire qui ne durera que jusqu’à la date de mon congé. Que d’honneurs en peu de temps !! Je regrette simplement que certains de mes camarades n’aient pas été nommés en même temps que moi, alors qu’ils le méritaient bien autant !! 27 juillet. Il se réjouit de pouvoir aller les embrasser dans un mois. « Ce n’est pas que j’ai besoin de repos. Je suis en bonne forme et ne connais pas la fatigue. Mais moralement, un peu de calme ne peut que faire du bien. S’évader de l’ambiance des lendemains hasardeux pendant un mois est une détente appréciable. […] Je fais partie de la Ligue Internationale des Aviateurs ; seulement, il y a de plus anciens pilotes que moi dans les lignes qui ont besoin de repos alors que je peux facilement m’en passer, ne ressentant jamais un soupçon de défaillance. Je tiens le coup »... Mais il ne faut pas que le congé se prolonge : « en fin de congé, mon travail me manque ! La fièvre de l’air me reprend si vite ! »… C’est le temps de la fenaison, et ses parents doivent « trimer comme deux nègres […] À mon dernier retour de Juby, nous avons eu un sirocco du diable comme je n’en avais pas encore vu ! La température du moteur s’est maintenue à 90° pendant tout le voyage. La température extérieure à 2.000 mètres était de 40° ! Obligé de voler en bras de chemise, avec un casque, pendant 5 h 30. Le sable formait un brouillard jaune opaque jusqu’à 2.500 mètres. Depuis deux ans 1/2 que la ligne de Dakar fonctionne, on n’avait vu pareille chose. Heureusement que ce n’est qu’accidentel ! Cinq pilotes, futurs chefs d’escales, sont partis pour l’Amérique. Un autre départ aura lieu en Novembre, probablement. Il se pourrait que j’en sois, mais ne suis pas encore fixé sur la date. De toute façon, je crois que je ne retournerai pas sur Juby. J’y aurai fait ma part ». Correspondance, nos 120 et 122. 1 000 - 1 200 €

« La température extérieure à 2.000 mètres était de 40° ! Obligé de voler en bras de chemise, avec un casque, pendant 5 h 30. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1927

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REMISE DE LA LÉGION D’HONNEUR À JEAN MERMOZ Cérémonie de remise de la Légion d’honneur

MAROC – OUISSAM ALAOUITE CHERIFIEN Traduction du Dahir de la chancellerie des ordres chérifiens nommant Jean Mermoz, pilote aviateur aux lignes aériennes Latécoère à Casablanca, chevalier de l’ordre du OUISSAM ALAOUITE CHERIFIEN

Trois épreuves argentiques 18 × 23,5 cm Ceremony marking the presentation of the Légion d’honneur to Jean Mermoz, a series of three gelatin silver prints

Fait le 20 juin 1927. Griffes du chancelier des ordres chérifiens et chef du cabinet civil du résident général. 46 × 32 cm

100 - 200 €

On joint la lettre d’envoi du Dahir et de la traduction par la chancellerie des ordres chérifiens, l’autorisation d’achat de l’insigne de chevalier au nom de Jean Mermoz. A translation of the Dahir from the Chancellery of the Sharifian orders appointing Jean Mermoz knight of the Sharifian order of Ouissam Alaouite

250 - 300 €

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MAROC – OUISSAM ALAOUITE CHERIFIEN Traduction du Dahir de la chancellerie des ordres chérifiens nommant Jean Mermoz, pilote à la Compagnie Air France à Paris, grand officier de l’ordre du OUISSAM ALAOUITE CHERIFIEN Fait le 10 aout 1936. Griffes du chancelier des ordres chérifiens et chef du cabinet civil du résident général. 46 × 32 cm A translation of the Dahir from the Chancellery of the Sharifian orders appointing Jean Mermoz grand officer of the Sharifian order of Ouissam Alaouite

200 - 300 € Visuel sur artcurial.com

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MARCEL REINE À JEAN MERMOZ Portrait de Marcel Reine Épreuve argentique Datée ’15.12.28’ et signée ’M. Reine’ en bas à gauche 32,5 × 24 cm A portrait of Marcel Reine, gelatin silver print

300 - 500 €

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« Marcel Reine riait tout le temps de ses yeux d’enfant, de ses joues roses, de ses dents blanches, et semblait promis à une adolescence sans fin. Râblé, charmant, infatigable, ignorant tout ce qui n’était pas son métier et le plaisir, il distribuait sa santé, son argent, sa gaieté comme un trésor inépuisable. Ses réparties étaient célèbres du Maroc au Sénégal. La verve des faubourgs de Paris, servie par un sens d’expression

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dru et juste, ornait ses moindres propos. Il adorait la vie, et la vie l’adorait. Il était l’idole de tous ceux et de toutes celles qui, à Casablanca, étaient sensibles à la bonne humeur, au courage, à l’innocence animale et à la générosité. » Joseph Kessel, Mermoz, Casablanca-Dakar

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École moderne (P. Didier) Portrait de Jean Mermoz de profil portant sa Légion d’honneur en boutonnière Fusain Signé en bas à droite 46 × 31 cm (Pliures, manques de matière) A profile portrait of Jean Mermoz wearing his Légion d’honneur, charcoal, 20th C. school

300 - 500 €

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Ernest Charles DIOSI 1881-1937

Portrait de Jean Mermoz de profil en léger relief Plâtre blanc platiné Titré « MERMOZ» en haut à gauche et signé « E. DIOSI » en bas à gauche ; petits manques 30,5 × 23 cm A profile portrait of Jean Mermoz in low relief, platinised white plaster, by Ernest Charles Diosi

300 - 500 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », Agadir 23 août 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à en-tête Lignes Aériennes Latécoère. Chef d’aéroplace à Agadir. On l’a envoyé à Agadir, où il se morfond : « J’ai un secrétaire administratif qui s’occupe de toute la paperasserie, heureusement. Pour ma part, je n’ai que les essais des appareils à faire et à m’occuper des relations avec les autorités militaires, Agadir étant toujours ville fermée. Le Colonel-gouverneur me prête l’un de ses chevaux, je vais à la chasse. Demain, je pars avec la voiture de la Compagnie visiter Taraudant et Tiznit, les deux uniques villes de l’ExtrêmeSousse. Bref, c’est une existence de pacha, qui ne me convient pas d’ailleurs. Il me semble que l’on m’a reconnu, soudain bon à ne rien faire et je m’attriste à chaque départ de courrier de voir les camarades foncer vers l’Inconnu et le danger, alors que je suis somme toute embusqué ici. Heureusement que ça ne durera pas longtemps et que dans quinze jours je partirai pour un mois en France afin de pouvoir en remettre un bon coup à mon retour ». Il n’est pas tombé une goutte de pluie à Agadir depuis quatre ans : « Aussi rien ne pousse. La famine y est extrême, atroce, à un point que l’on ne peut pas même soupçonner ! La mortalité y est intense. On fait bien quelque chose pour remédier à cet état, mais trop peu en comparaison de l’importance du mal ! » Il a demandé à Rio des œufs d’autruche pour ses grands-parents…

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« Bref, c’est une existence de pacha, qui ne me convient pas d’ailleurs. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1927

Correspondance, n° 123. 800 - 1 000 €

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COLLET Robert (1888-1934) aviateur P.A.S., Cap Juby 26 août 1927 ; 1 page in-4 à en-tête Lignes Aériennnes Latécoère. « Une permission de 7 jours est accordée à l’interprète Mohamed ben Ali Arhassi […] Il devra assurer son courrier du 3 septembre 1927 ». 300 - 400 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse 3 octobre 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête des Grands Cafés de Toulouse. Essais pour les vols de nuit. « J’ai fait un excellent voyage et depuis je n’ai pas le temps de chômer. En arrivant, je me suis tapé cinq vols consécutifs sur nos nouveaux appareils et le soir à 10 heures je faisais des essais de vol de nuit sur ces mêmes appareils. Tu parles, après une nuit de chemin de fer, comme j’étais en forme !! Depuis que je suis arrivé, je n’arrête pas. Vols de jour et de nuit. Je vais même peut-être faire bientôt Toulouse-Alicante et retour de nuit. Le Directeur m’a dit ne pas connaître encore la date exacte de notre départ, un léger retard étant survenu à cause de différends entre Latécoère et Bouilloux-Lafont au sujet du matériel à employer en Amérique. [...] La vie est belle. Je suis si heureux de revoler d’une façon si intéressante ! Je me demande comment je ferai quand je ne pourrai plus faire d’aviation. Quel vide ! Rien que de revenir aux hangars, de humer cette bonne odeur d’huile et d’essence brûlées et je ne me sens plus le même homme ! Je revis complètement et mon enthousiasme ne connaît plus de limites ! Il se pourrait que je n’aille vous voir que fin octobre. J’ai de plus mon examen de navigateur à passer. Une fois mon entraînement de nuit terminé, je demanderai huit jours »… Correspondance, n° 124.

© D.R

800 - 1 000 €

Détail d'affiche publicitaire de l'Aéropostale 3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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DAURAT Didier 1891-1969

P.S. (paraphe) comme « Directeur de l’Exploitation », Toulouse 11 octobre 1927 ; demi-page in-4 dactyl., cachet encre de la C.G.E.A. « Note pour Messieurs Negrin & Mermoz » [après le vol sans escale entre Toulouse et Saint-Louisdu-Sénégal]. « Nous vous renouvelons nos plus vives félicitations pour le beau voyage que vous avez réussi battant ainsi les records de liaison entre la France et le Sénégal. Nous vous envoyons par courrier spécial 2 hélices 489 Ratier ainsi qu’un radiateur afin que vous puissiez terminer la mission que nous vous avons confiée. Le chef mécanicien Picard sera chargé de remettre votre appareil au point ». 400 - 500 €

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DAURAT Didier 1891-1969

L.A.S., Toulouse 13 octobre 1927, à Jean Mermoz ; demi-page in-4 (un peu froissée). [Après le vol sans escale entre Toulouse et Saint-Louis-du-Sénégal par Mermoz et Négrin à bord du Laté 26-2R Spirit of Montaudran.] « Mon cher Mermoz, Je suis heureux de vous adresser à nouveau mes bien vives félicitations. Vous avez ajouté une superbe page à notre livre d’or. Croyez-moi l’un de vos admirateurs reconnaissants ». Il fait suivre sa signature de son titre de « Directeur de l’Exploitation des L. A. L. » [Lignes aériennes Latécoère]. 700 - 800 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Saint-Louis [mioctobre 1927], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête Hôtel-Café restaurant de la Poste M.-E. Audic. Vol sans escale entre Toulouse et Saint-Louis du Sénégal (10-11 octobre, sur le Spirit of Montaudran).

© D.R

« Comme tu as dû le voir sur les journaux, notre raid a réussi pleinement et nous avons eu la chance d’arriver deux heures avant Costes et Le Brix, ce qui fait que nous sommes les premiers à avoir fait France-Sénégal sans escale. Le voyage s’est bien passé. Nuit un peu fatigante à cause de la grande chaleur entre Agadir et St Louis. Nous avons pris seulement pendant nos vingt-quatre heures un demi-litre de café et douze bananes. Pour ma part, je suis arrivé en bonne forme. Mon camarade [Élisée Negrin] était un peu fatigué. Manque d’entraînement parce qu’il ne fait jamais d’étapes. Mais enfin il s’est bien comporté également et Costes et Le Brix n’ont pas été très satisfaits de nous trouver là à leur arrivée. Nous avons été reçus par le Gouverneur assez potablement, quoique n’ayant été annoncés à aucun moment. Mais enfin, on nous a un peu laissé entrevoir que nous étions des officieux et non des officiels, et de ce fait moins intéressants. Enfin, pour notre part nous sommes heureux et Latécoère rayonne. Si nous n’avions pas eu d’avaries d’hélice, nous devions repartir aujourd’hui en deux bonds. Dakar-Casablanca et Casa-Toulouse, en emmenant le courrier. Mais de ce fait nous devons attendre une hélice de rechange et nous ne repartirons avec le courrier que dans huit jours »… Correspondance, n° 125. 800 - 1 000 €

« Nous sommes les premiers à avoir fait France-Sénégal sans escale. » – Jean Mermoz à sa mère en 1927

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », La Rochelle 5 novembre 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête de l’Hôtel de France & d’Angleterre. Départ en bateau vers le Brésil.

Correspondance, nos 126 et 128. 800 - 1 000 €

© A.R

Le bateau ne s’étant pas arrêté à Bordeaux, il est venu s’embarquer à La Rochelle sur le paquebot le Groix. « Je mettrai un peu plus de temps, devant faire escale à Bilbao, Lisbonne, Dakar, Natal et enfin Rio de Janeiro où je serai arrivé. Mais le voyage n’en sera que plus beau. […] Monsieur Latécoère n’a pas voulu que je fasse la traversée, mais j’ai des instructions pour faire un raid Natal-le Chili de huit ou dix mille kilomètres avec une escale simplement et peut-être même de m’attaquer au record de distance en ligne droite ! »…

On joint une L.A.S. « Jean », Dakar 17 novembre 1927, à « Maman chérie » (1 p. ½ in-8, vignette des Chargeurs réunis) : « Nous sommes en rade à Dakar. Impossible de mettre pied à terre à cause de la fièvre jaune qui fait encore de nombreuses victimes. Il fait une de ces chaleurs !! Traversée jusqu’ici sans histoire. Plutôt triste, une grande partie des passagers débarquant à Dakar avec la hantise de la fièvre, naturellement ! Mer splendide depuis Porto. Mais de La Rochelle au Portugal, du très mauvais temps. Pas une seconde indisposé. Je mange comme quatre pour ne pas changer. Encore dix jours de traversée jusqu’à Rio de Janeiro où je me fixerai momentanément »...

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », La Rochelle 5 novembre 1927, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à en-tête du Café Français, La Rochelle. Avant d’embarquer pour le Brésil. Il a mené une existence agitée : « D’abord la préparation rapide et secrète de mon raid, les vols de nuit quotidiens, et puis le départ, dix jours à St Louis, le retour, les réceptions un peu partout, la présentation de l’appareil dans tous les grands centres aéronautiques, l’annonce brusque de mon départ presque immédiat pour l’Argentine qui ne me laissa même pas le temps d’aller vous embrasser avant de partir. […] Je devais embarquer à Bordeaux le 3, et puis le bateau ne s’est pas arrêté ; aussi ai-je dû rejoindre La Rochelle pour y prendre le prochain paquebot sur lequel je dois quitter la France demain matin à 8 heures. J’emmène avec moi le même appareil avec lequel j’ai fait 4200 km sans escale. En arrivant, je dois tenter le raid Natal-Bueynos Ayres sans escale. Maman a dû vous dire que si je me suis arrêté à St Louis, ce fut la malchance, une hélice cassée. Sans cela je devais faire la traversée de l’Atlantique avant Costes. C’était trop beau ! Enfin je ne me décourage pas, parce que j’espère bien faire quelque chose l’année prochaine si le diable ne s’en mêle pas. Latécoère m’a donné 10.000 fr de prime en plus de mon mois. C’est une satisfaction

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toute matérielle ! Enfin tout cela n’est rien. J’aurais tant voulu aller vous embrasser, vous serrer encore une fois tous les deux dans mes bras. […] Demain, ma pensée sera bien près de vous pendant que je m’éloignerai encore un tout petit peu, oh ! si peu ; les distances n’existent plus maintenant ! Je fais encore un pas de plus vers l’Avenir, je poursuis fermement, sans hésitation et sans crainte la route ascensionnelle qui doit me conduire au but que je veux atteindre, vers la lumière d’une destinée que je voudrais brillante. Quand je me retourne et que je vois le chemin parcouru, oh ! cela ne m’éblouit pas, non ! mais je suis content et j’ai confiance »…. Correspondance, n° 127. 800 - 1 000 €

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CERTIFICAT DE PASSAGE DE LA LIGNE DÉCERNÉ À JEAN MERMOZ Délivré à bord du Groix, navire de la compagnie des chargeurs réunis, le 21 novembre 1927 : ’Nous, Neptune, fils de Chronos et de Rhéa roi de la ligne maître des mers des vents et des tempêtes, certifions que Monsieur Jean Mermoz « poisson volant » a été admis par faveur exceptionnelle à traverser notre royaume, et requérant tritons, sirènes, naïades et néréides et toutes autorités ou attractions de nos États, de veiller sur ses jours et de lui prêter main-forte en cas de besoin’ Cachet en cire du Groix 25 × 33 cm (Pliures et rousseurs) A certificate commemorating Jean Mermoz’s crossing of the Equator, 21 November 1927

200 - 300 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Rio de Janeiro 29 novembre 1927, à sa « Maman chérie » ; 3 pages in-fol. Arrivée à Rio de Janeiro pour développer l’Aéropostale en Amérique du Sud. Il est arrivé à Rio la veille au soir, « après vingt-trois jours de traversée. Temps épatant. Voyage peu rapide mais calme, sans escale depuis Dakar […] J’ai pris le baptême de l’Équateur, naturellement. Nous avons passé ce jour-là l’unique moment de gaîté qu’il nous a été donné de goûter durant tout le parcours. Nous étions peu de Français et les Argentins ne sont pas folichons. Rio est vraiment une ville magnifique. C’est je dirai même au-dessus de toute imagination, tout simplement merveilleux. Je crois que l’on pourrait cataloguer la baie de la rade parmi les sept merveilles du monde. Et quelle richesse comme ville ! Je n’avais jamais vu de spectacle aussi beau que celui que je peux contempler en ce moment ».

Il est « nommé chef-pilote à Bueynos Ayres. De plus, on me fait entrer dans la hiérarchie organisatrice. J’aurai le contrôle là-bas de l’administration, de l’exploitation de la ligne. Je serai chargé d’engager le personnel pilote et mécanicien sur place, de faire les voyages de reconnaissance sur les tronçons que nous voulons créer vers le Chili, la Bolivie et le Paraguay. Il faudra que je donne conseils et avis au délégué de M. Bouilloux-Lafont, M. de Siéyès, et au délégué argentin pour l’organisation de tous ces tronçons. Bref on me nantit d’un rôle officiel auquel j’étais loin de m’attendre ». Il ne voulait pas accepter, mais Pranville, directeur général d’exploitation, « a dit que c’était mon devoir de faire un effort pour notre prestige aéronautique ici, m’a prouvé que je pouvais rendre de grands services par mon expérience technique et professionnelle, dont j’avais donné maintes preuves jusqu’ici, et que j’étais de ceux qui devaient dominer et non obéir, bref qu’il fallait que je me résigne à ne pas rester simple pilote pour prendre place prochainement parmi les dirigeants. Belles paroles qui ne m’ont pas enflammé, mais auxquelles j’ai été obligé de céder sous condition que je ne cesserai pas de voler autant qu’un pilote, ce qui m’a été promis. C’est une grosse responsabilité, mais somme toute, je pars du principe qu’il existe un moment dans l’existence où l’occasion d’arriver à quelque chose existe et qu’il ne faut pas la laisser passer sous peine de croupir lamentablement. […] Il me faudra beaucoup de diplomatie, beaucoup de tact et beaucoup d’énergie dans un pays comme l’Argentine où l’influence allemande est considérable. De plus, Latécoère, d’après ce que j’ai pu comprendre, attendrait beaucoup de moi

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pour ses intérêts personnels là-bas. S’il pouvait placer des appareils en quantité en Amérique du Sud, quelle fortune !! On me l’a fait saisir... sans avoir l’air d’y toucher. Bref, j’ai un avenir un peu surchargé. Mais je suis bien décidé à prendre le taureau par les cornes ! Si je n’arrive pas à le renverser et à m’en rendre maître, ce ne sera pas de ma faute parce que je tiendrai, comme j’ai toujours tenu jusqu’ici. […] si j’arrive aux résultats attendus en tant qu’organisation, cela pourrait devenir une grosse situation d’ici un an. Et puis du moment que je continue à voler, à voir des pays nouveaux, que l’on me fera faire encore quelques raids de démonstrations, ça gaze »… Ils sont très bien reçus : « Le Brésil est très français. On y parle le portugais. C’est un pays absolument neuf. Il s’y crée des fortunes colossales !! Rio est une ville de villas, de véritables petits palais, d’hôtels somptueux. Il semble que la pauvreté ne puisse y avoir droit de cité, tant tout ce que l’on y trouve et que l’on y voit respire l’aise et même la richesse. Le soir, la rade et même toute la baie a l’apparence d’une véritable rivière de diamants, de près de quatre-vingts à cent kilomètres de tour. C’est d’un effet splendide, je dirai même probablement unique au monde »… Correspondance, n° 129. On joint une carte postale a.s. à sa mère (adresse, timbre et cachet postal) : « Porto, Portugal 9-11/27. Escale. Bons baisers de ton Jean qui pense à toi Mermoz ». 1 000 - 1 500 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », « Bueynos Ayres » [10 décembre 1927], à ses grands-parents Gillet ; 4 pages petit in-4. Après son premier vol de Buenos Aires à Rio ; développement de l’Aéropostale en Amérique du Sud. Il regrette de n’avoir pu aller les embrasser, avant d’embarquer à La Rochelle : « Escales à La Corogne, Porto, Dakar. Mer calme depuis Porto. Voyage un peu long surtout quand les passagers ne sont pas nombreux. La plupart étaient descendus à Dakar et l’angoisse de la fièvre jaune qui sévit toujours au Sénégal les avait rendus neurasthéniques depuis le départ. J’ai pris le baptême du passage de l’Équateur qui consiste à vous basculer à la renverse dans une piscine et à

vous y plonger par trois fois avec un sérieux badigeonnage à la colle de pâte. En particulier, il fait moins chaud à l’équateur même qu’à Dakar par exemple. Il y fait même souvent froid paraît-il. L’arrivée à Rio de nuit fut splendide. C’est tout simplement une merveilleuse féérie d’un conte des Mille et Une Nuits. Un site de rêve, une végétation extraordinaire, une ville superbe, bref un véritable paradis, s’il n’y faisait une chaleur étouffante !! J’y suis resté cinq jours et suis descendu ici avec un avion. Je suis affecté ici comme chef-pilote de l’Aérodrome avec 1360 piastres ou pesos par mois ce qui me fait presque 14.000 fr. J’avais d’abord refusé vu mon âge d’abord et mon amour de l’aviation m’interdisant toute aspiration à un emploi sédentaire ou presque, pour moi qui ait été habitué à beaucoup voler. Mais j’ai dû céder, le Directeur Général d’Exploitation m’ayant fait comprendre que c’était un devoir de me rendre utile aussi bien dans la branche technique que professionnelle, que j’avais beaucoup d’expérience aéronautique, qu’on comptait sur moi pour l’organisation du tronçon Rio-Bueynos Ayres en tant qu’exploitation, bref que j’allais être chargé de reconnaître et d’ouvrir les lignes intérieures allant vers le Chili, le Paraguay et la Patagonie. De ce fait, je ferai du pilotage intéressant. J’ai demandé en outre à faire moi-même les courriers spéciaux d’ici à Rio de Janeiro et comme il y en a deux par mois environ, j’arriverai à voler autant que les pilotes. Je vais d’ailleurs probablement faire quelques raids commerciaux de Natal à Bueynos-Ayres, et au Chili. Enfin, j’ai beaucoup de travail en perspective.

Heureusement ! J’ai à m’occuper en surplus de la direction administrative et technique de l’aérodrome, d’engager du personnel pilote et mécanicien sur place. Poste assez conséquent comme vous voyez, mais que je subordonne à la question vol, pour moi primordiale. J’ai au-dessus de moi, comme Directeur commercial, M. de Siéyès et un Directeur d’exploitation argentin, tous deux charmants, en compagnie desquels je sors souvent. Enfin, me voici encore une fois heureux puisque je vais encore et toujours faire preuve d’activité. […] Ici, c’est le Printemps et même il y fait déjà chaud. Buenos-Ayres est une belle et grande ville qui compte près de deux millions d’habitants. Elle possède des maisons de vingt étages style américain, des boulevards style français, des hôtels allemands superbes, des cottages anglais, des églises espagnoles, ce qui en fait une capitale très argentine, les Argentins n’étant eux-mêmes que des produits cosmopolites, ayant en eux un mélange d’atavismes qui en font des types au caractère spécial dont ils ne sont pas peu fiers d’ailleurs !! Nous ouvrons officiellement la ligne internationale les premiers jours de janvier. Vous pourrez donc avoir des nouvelles plus fréquentes puisque nous comptons faire le trajet en 7 jours 1/2. J’écrirai régulièrement à chaque départ de courrier. En ce moment, les lettres partent au hasard des bateaux et arrivent quand elles peuvent »…. Correspondance, n° 130. 1 000 - 1 500 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 23 décembre 1927, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête Aeroposta Argentina. Chef de l’aérodrome de Buenos Aires. « Le temps commence à me sembler long sans nouvelles de toi » ; il faut quarante jours pour avoir une réponse. « Je crois que nous allons inaugurer la ligne internationale officiellement le 10 Janvier. Donc tu auras des lettres plus souvent, puisque je t’écrirai régulièrement à chaque départ de courrier, c.à.d. tous les huit jours. Quand je pense qu’après-demain nous serons à Noël ! Il fait déjà chaud ici. D’ailleurs nous entrons en été dans quelques jours. […] Ma pensée sera auprès de vous. Il y a bien longtemps déjà que je n’ai passé un Noël en famille ! […] Mon assimilation ici est en bonne voie. Il me semble maintenant que je n’ai jamais vécu autre part. J’ai eu beaucoup de travail ces jours-ci en temps qu’organisation administrative, surtout pour moi qui suis brouillé avec la paperasserie. De plus, j’ai un caissier et deux secrétaires argentins. J’ai de quoi me réhabituer à l’espagnol. Une fois tout cela terminé, je serai tranquille de ce côté. De plus je m’occupe de l’aménagement de

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l’Aérodrome qui est à 50 km. de la ville, de la construction des hangars. J’ai du pain sur la planche. En plus de cela, j’ai fait un courrier spécial sur Rio de Janeiro il y a cinq jours. BuenosAires-Rio dans la journée : 2.300 km. Je suis rentré le surlendemain, battant tous les records de rapidité, ce qui me fait ici une excellente presse ». Il loge chez des particuliers, et vit comme un prince, mettant de l’argent de côté. « Je fais partie d’un club d’athlétisme et d’aviron. La plage me manque. Pas de bains. Nous sommes au fond de l’embouchure du Rio de la Plata. L’eau en est noire, pas du tout sympathique. Je vais aller à Montevideo ces jours-ci où je dois retrouver Larre Borgès et les autres Uruguayens. Une assez belle réception m’y attend paraît-il. Au mois de Janvier je m’en vais au Paraguay seul avec un appareil et un mécano explorer le Paraguay pour y trouver des terrains d’atterrissage devant nous servir pour une prochaine ligne. […] Puis ensuite ce sera le Chili et la Patagonie. Beaux voyages en perspective ! Cependant, je m’ennuie un peu en ce moment parce que je ne vole plus autant qu’auparavant »… Correspondance, n° 131. 800 - 1 000 €

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BREVET DE L’AERO-CLUB BRÉSILIEN DE JEAN MERMOZ Brevet de membre honoraire au nom de Jean Mermoz. Donné le 21 mai 1930. En langue portugaise. Rubans aux couleurs françaises et brésiliennes avec cachet de cire. 35 × 38 cm A Jean Mermoz’s Aero-Club Brasileiro Pilot’s Licence

© D.R

150 - 200 €

Rio de Janeiro vue du ciel

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[Jean MERMOZ]. 24 lettres et pièces adressées à Jean Mermoz, 1927-1929 ; nombreux entêtes. Félicitations du Service de la Navigation aérienne pour sa nomination de chevalier de la Légion d’honneur ; diplôme et médaille décernés à Mermoz et Negrin par la Société d’Encouragement au Progrès ; publication par les usines Renault d’une plaquette après le raid Toulouse-Saint-Louis du Sénégal ; 2 lettres de Marcel Patay, directeur de l’Aéropostale à Santiago ; félicitations après la traversée des Andes par Pranville (télégramme), par les présidents à Buenos Aires du Comité des Sociétés Françaises, du club de régates L’Aviron, de l’Union Nationale des Combattants, et le président du Centro Nacional de Aviacion d’Uruguay ; lettres de la Ligue Internationale Aérophilatélique, de camarades : R. Bernard, H. Lemaitre, Nicollet, Pivot, L. Rossignol, Soulier, Thève. Etc. Plus un document en arabe. 500 - 700 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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DEUX PHOTOGRAPHIES DE JEAN MERMOZ Mermoz aux commandes de son appareil, des lunettes de pilotage sur son front ; Mermoz sur un aérodrome Deux épreuves argentiques 22 à 30,5 × 36 à 40,5 cm (Eclaircies par le soleil, taches) Jean Mermoz at the controls of his aircraft, Mermoz at an airfield, two photographic silver-gelatin prints

400 - 600 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 30 janvier 1928, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8 à en-tête Aeroposta Argentina. Ouverture de la ligne de l’Aéropostale entre la France et l’Amérique du Sud. Il lui renouvelle encore ses « vœux bien tendrement affectueux pour cette nouvelle année. Qu’elle te conserve à moi en bonne santé et heureuse, et puisse la certitude que je t’aime bien fort adoucir la tendresse de cette nouvelle séparation. Ici, ma foi, je n’ai pas le temps de m’ennuyer. J’ai un travail fou en plus des voyages que je fais de temps en temps. J’ai le contrôle sur tout, administration, construction, fonctionnement et marche des courriers, engagement des personnes, etc., bref je passe mes journées au bureau. C’est un gros sacrifice pour moi, mais je le fais en ce moment parce que nous devons unir toutes nos énergies pour réussir ici et puisque je suis nécessaire paraît-il…! Heureusement je vais faire d’ici peu un courrier régulier tous les 8 jours ce qui m’aidera à supporter l’ennui du travail sédentaire que somme toute je m’impose. Le Directeur d’Exploitation [Didier Daurat] ne voit ici que par moi. Il est venu ces jours-ci à Buenos Aires et me traite absolument en collaborateur. Je n’ai pas à me plaindre de ce côté. Mais je suis l’objet de pas mal de jalousies, naturellement. Heureusement je sais me défendre et je n’hésite plus à contre-attaquer dès que l’on me pousse dans mes retranchements. Je fais du bien à tout le monde. Je ne cherche jamais d’avantages personnels, parlant toujours pour l’intérêt général, donc je n’ai pas à supporter les méchancetés des gens qui se figurent que tous les autres sont comme eux »...

inconsciemment, au cours du montage à Toulouse. Nos appareils sont solides, et c’est la première fois que pareille chose arrive sur la ligne depuis 9 ans. Ici, ça a fait une terrible impression. – La concurrence au Brésil et ici s’empare de la chose comme de juste. C’est un très mauvais début. De plus nos appareils mettent un temps infini pour arriver de France et nous devons accomplir de véritables tours de force pour assurer le courrier régulièrement. Les bateaux arrivent avec des vingt jours de retard et nous sommes en pénurie de matériel. Aussi nous redoublons d’efforts et d’activité ; mauvaise période qui sera dure à passer, mais que nous arriverons à dominer, je l’espère. J’ai retrouvé tous les Uruguayens à l’enterrement de nos deux camarades de Montevideo. Ils ont été charmants. Et puis on ne se doute guère, en Europe, qu’il existe en Amérique du Sud un véritable coin de France tel que l’Uruguay comme nature et comme ambiance absolument sympathiques. Ce fut un véritable deuil national quand on apprit l’accident. […] Larre Borges va faire un raid Montevideo-Paris en septembre prochain. Peut-être en serai-je ? Il va s’en occuper. Tu parles si je serais content. Je pars dans le courant de février pour la Terre de Feu […] reconnaître des terrains pour une future ligne »…

Puis il réagit à des propos des malades de sa mère : « Ils ont de ces sorties ces communistes ! […] ce que ces braves gens peuvent être imbéciles à souhait ! […] Il y a des misères intéressantes, certes, mais tant qui le sont peu ! D’ailleurs, je ne crois pas que ce soit par méchanceté qu’ils agissent ainsi, mais bien par principe uniquement. La Cause, pas ? toujours, avec un grand C. Quelle pauvre politique et quels sinistres diplomates ! […] Si les tuberculeux se mêlent maintenant de politique, ils devraient bien former un syndicat interdisant qu’on les soigne, la journée de 8 heures terminée, et ma foi se mettre en grève de maladie, plusieurs jours par semaine au besoin ! Où allons-nous quand même en France si les Soviets s’organisent dans les hôpitaux. Et pourquoi pas dans les cimetières aussi ! »… On joint : – une autre L.A.S. « Jean », Buenos Aires 3 février 1928, à « Maman chérie » (demi-page in-4 à en-tête Compagnie Générale d’Entreprises Aéronautiques), accompagnant l’envoi d’un chèque. « J’avais oublié de te dire que notre tronçon international n’ouvre qu’au 1er Mars. Ce qui fait que nous ne pourrons pas encore communiquer plus rapidement avant Mars »… – Plus un cable et un télégramme de vœux (1er janvier 1928). Correspondance, nos 134, 135 et 132. 1 000 - 1 500 €

Il évoque un « accident survenu près de Montevideo à un camarade », provoqué par « une pièce probablement sciée

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AÉRO-CLUB DE FRANCE 11 lettres, 1928-1936, à Jean Mermoz ; 1 page in-4 dactyl. chaque à en-tête. Invitations ; attribution de la grande médaille de vermeil de l’Aéro-Club (mars 1928) ; contrôle de la liaison de Saint-Louis du Sénégal à Natal et du record à battre (février-mars 1930) ; homologation des records (avril-mai 1930)… Plus 30 convocations et circulaires, ordres du jour, procès-verbaux, etc., pour la commission des transports aériens, 1935-1936. On joint : – 8 lettres ou circulaires de l’Association des Professionnels Navigants de l’Aviation (APNA), 1929-1936, dont 3 L.S. par le président SadiLecointe ; – 25 lettres ou circulaires (et procèsverbaux, copies de lettres au ministère de l’Air et à L’Humanité, etc.) de l’Association des Officiers de réserve de l’Armée de l’Air, 1935-1936 ; – le programme d’une soirée de gala de la Ligue Aéronautique de France, avec conférence de Mermoz (Caen, 18 février 1935)

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600 - 800 € Visuel sur artcurial.com

« La joie de l’effort soumis à la volonté embellit vraiment l’existence » 152

– Jean Mermoz à sa mère en 1928

MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz » et « Jean », Buenos Aires 27 mars 1928, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8 à en-tête Aeroposta Argentina. Développement du Courrier Sud. « Maman chérie. – Tu vas encore te faire du mauvais sang. C’est que depuis le 1er mars, j’accomplis régulièrement mes étapes de courrier, et me voilà revenu en pleine aventure naturellement. Quelques pannes, quelques séjours forcés dans la forêt parmi les indigènes de la région », ce qui entraînera des retards dans leurs lettres. « Ce ne sont encore que des courriers d’essais et le gain de temps n’est pas encore assez conséquent pour que l’on y trouve avantage. Au point de vue aviation, nous marchons bien maintenant. Mais les avisos... rapides !! qui font pour le moment la traversée de l’Atlantique ne valent rien et nous retardent de plus en plus la liaison postale rapide. On est en train de trouver une autre solution. Il n’y a plus que cela qui cloche. Au point de vue aviation, ça gaze. J’ai repris le manche et je t’assure que j’en mets un “coup” ! Le Directeur ne voit plus que par moi... Je cumule maintenant les fonctions de chef-pilote de l’aéroport, et de pilote de courrier. Maintenant je suis tout à fait heureux, puisque je vole... Je suis connu par ici et suis très considéré. Un des plus grands cafés de B.A. a même lancé le cocktail Mermoz ! » On a « l’intention d’acheter un avion transatlantique très puissant, afin de me faire faire le raid Buenos-Aires-Paris sans escale si possible ou tout au moins Buenos-Aires-NatalParis. C’est très sérieux et presque même officiel.

Mais c’est un projet, lequel de toute façon ne se réaliserait que dans le courant de l’année, l’appareil n’étant pas encore mis au point. Larre Borges m’a invité également à faire avec lui Montevideo-Paris au mois d’août-septembre. Mais la Compagnie ne veut pas me lâcher, naturellement. Il y a tellement de travail à la Ligne. Enfin j’ai de beaux jours encore en perspective. La joie de l’effort soumis à la volonté embellit vraiment l’existence »… La Société d’Encouragement au Progrès lui a décerné « un diplôme de reconnaissance avec médaille d’argent pour mon travail accompli dans l’aviation depuis quatre ans. J’ai reçu également la Grande médaille de vermeil de l’Aéro-Club de France », et des invitations, notamment pour une fête des Petits Lits Blancs à l’Opéra. Mais « ces petits cabotinages ne me tentent guère : les pilotes sont tous égaux devant le danger. Mon plus grand plaisir est de penser que je suis arrivé où j’en suis sans bassesse, par mon travail uniquement et en sacrifiant toujours à la camaraderie beaucoup de petits intérêts personnels. Et ce n’est pas fini »… Puis il parle finances : « J’ai à l’heure actuelle ici une quarantaine de mille francs en pesos et en dépôt à la banque de Bouilloux-Laffont où j’ai d’ailleurs mon bureau. Je mets environ une dizaine de mille francs par mois de côté […] Je pourrai rentrer en France avec déjà un bon petit capital, après mes deux ans »… Il a été « chargé par la Compagnie de l’enquête sur l’accident et ses causes techniques. […] Maintenant, je suis à peu près persuadé que nous n’aurons plus à craindre d’accidents de ce genre »... Il s’habitue à l’Argentine, et se perfectionne

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en espagnol. « La vie de Buenos-Aires est une existence de grande ville. J’y connais maintenant beaucoup de monde. Les femmes sont jolies de figure, mais c’est tout ! J’ai deux petites amies françaises désintéressées naturellement !! […] deux boute-en-train avec lesquelles je ne m’ennuie pas... bref, la vie est belle. […] Il n’y a pas une femme au monde qui vaille la Française, et je crois que si je me marie un jour, ce sera en France que je le ferai. Quoique, tu sais, je pourrai y mettre le temps !? »… Correspondance, n° 136. On joint une carte postale illustrée pour l’inauguration du Servicio aeropostal ArgentinaUruguay-Brasil-Africa-Europa, 1er mars 1928. 1 000 - 1 500 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 24 avril 1928, à ses grands-parents Gillet ; 3 pages et demie in-4 à en-tête Compagnie Générale Aéropostale. Vol de nuit Buenos Aires-Rio.

passer. C’est merveilleusement beau, mais la panne est scabreuse. À partir de Rio, toujours la forêt vierge mais des plages à peu près partout. Les habitants, mulâtres ou Indiens, ne sont pas bien dangereux. Ils vivent dans de misérables cabanes, se nourrissant uniquement de poisson et de bananes durant toute l’année. La lèpre en fait disparaître énormément ou du moins fait beaucoup d’infirmes. Rassurez-vous, on ne s’en approche pas. En cas de panne forcée, on couche dans l’appareil et comme nous emportons toujours de l’eau et des vivres en réserve, nous n’avons aucun contact avec eux. […] Une avalanche de récompenses s’est abattue sur moi cette année. De quoi monter un musée ! Trois médailles, une de vermeil de l’Aéro-Club de France pour mes services rendus à l’aviation civile et le raid Toulouse-St Louis, une autre de vermeil de la ville de Toulouse, un diplôme avec médaille d’argent de la Société d’encouragement au progrès pour ma carrière dans l’aviation commerciale, et un triptyque de bronze de la Direction Générale de l’Aéronautique pour commémorer la première liaison France-Sénégal sans escale réalisée par nous en octobre. […] la collection ne va pas s’arrêter là, certes »… Correspondance, n° 138. On joint un cable du 1er janvier 1928, pour ses vœux à ses grands-parents. 1 000 - 1 500 €

© A.R

Il n’écrit pas souvent, ayant « double travail, à ma demande d’ailleurs […] Pour nous, l’hiver vient d’apparaître. Nous avons eu quelques jours de froid alternant avec des journées de chaleurs. Les changements de température sont très brusques ici, mais on s’y entraîne vite. Les hivers ne sont pas rigoureux en Argentine. On ne voit jamais de neige, à peine quelques gelées de temps en temps. – En outre je passe maintenant dix jours à Buenos-Aires et quatre jours à Rio de Janeiro où la chaleur est toujours presque insupportable. Mais le site est tellement admirable que le climat même ne peut vous en lasser. Depuis le 1er Mars, j’accomplis régulièrement le courrier Buenos-Aires-Rio et retour, deux à trois fois par mois. J’ai un autre pilote avec moi et nous assurons tous les deux définitivement le service. Quand je reviens à Buenos Aires, ma tâche n’est pas terminée. Il faut que je m’occupe de l’organisation et de l’administration en tant que chef d’aéroport. J’ai en ce moment une vingtaine de mécaniciens. Et d’ici peu, quand les lignes auxiliaires d’Argentine vont ouvrir, je ne manquerai pas de responsabilité. Enfin, je ne m’en tire pas trop mal. Je suis bien avec tout le monde, aussi bien à Rio qu’ici. Tous les directeurs du groupe Bouilloux-Lafont m’ont en grande estime […] J’ai eu la chance de réussir avec plein succès tous mes courriers, malgré de

nombreuses pannes et le mauvais temps persistant. Je suis arrivé à faire quatre fois le trajet Buenos Aires Santos en un jour et dernièrement de viens de réussir Rio-de-Janeiro Buenos Aires 2.600 kilomètres dans ma journée en 13 h10 de vol, battant le record de Costes qui était de 14 h15. Parti à 3 h du matin de Rio, j’étais à 6 h le soir à Buenos Aires après avoir laissé et pris du courrier dans cinq escales différentes. – Ça a fait énormément de bruit ici et au Brésil. J’ai inauguré de ma propre initiative le vol de nuit, ce qui nous fait gagner un temps précieux. Malheureusement, les bateaux que nous a fournis le gouvernement français ne valent rien. Toujours en panne et peu rapides. Nous mettons deux jours d’avion d’ici à Natal, huit à dix jours par bateau de Natal à Dakar et deux jours d’avion de Dakar à Paris, au total 14 jours environ dont quatre pour l’avion seulement. On est en train d’étudier un nouveau projet et on met au point un gros hydravion pour remédier à cet état de choses. Du jour où nous aurons réussi à supprimer le bateau, nous serons sauvés. Mais l’effort à fournir reste immense pour le moment. Le parcours est dur. – Vents irréguliers, tempêtes fréquentes et chaleurs intenses depuis Porto-Allegre. À partir du golfe Ste Catherine, centre inévitable des perturbations atmosphériques, la forêt vierge sans arrêt jusqu’à Natal. – En cas de panne nous n’avons que les bouts de plage pour nous poser. L’étape Santos-Rio est la plus dure. Côtes déchiquetées, pas une plage, une quantité innombrable d’îlots, sortes de blocs de rochers boisés. La forêt vierge, fouillis inextricable de palmiers, de lianes, de bois précieux, entre presque dans la mer. Bref, ce sont deux heures, magnifiques et angoissantes, à

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 22 mai 1928, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8 à en-tête de la Compagnie Générale Aéropostale. Il vient de « passer une vingtaine de jours au Paraguay pour reconnaître les terrains destinés à notre nouvelle ligne », et n’a pu écrire à sa mère, qu’il pousse à prendre un congé : « Repose-toi. Il ne faut pas te surmener. Tu sais qu’une mère, c’est ce que l’on a de plus précieux au monde, et je voudrais t’avoir toujours ». Il est question de l’achat d’une propriété... Puis il évoque la future carrière du jeune Fernand Delty : « Qu’il suive les cours, qu’il passe son examen, et il rentrera comme une lettre à la poste à la Compagnie. […] Je suis sûr maintenant de lui, et je ne doute pas qu’on arrivera à en faire un homme véritable. Dès qu’il aura passé son examen, il partira pour Toulouse et perfectionné dans la pratique, je me charge de le faire venir en Amérique très rapidement, où il gagnera suffisamment d’argent pour en mettre de côté et aider ses parents. Qu’il ne se décourage pas. Il lui faut la volonté d’arriver. J’avoue que je ne suis pas souvent sur terre et que certaines réalités de l’existence m’échappent au point de me faire oublier, parfois momentanément, que j’ai des soucis autres que celui de l’aviation. En tout cas, il sait qu’il peut compter absolument sur moi. […] Qu’il travaille surtout les moteurs Renault 450 à 500 chevaux. Il aura le temps de pratiquer par la suite. Naturellement, s’il pouvait le faire dès maintenant, par exemple dans l’automobile, cela n’en serait que mieux. S’il pouvait entrer dans un garage. Il est bien difficile de trouver du travail maintenant en France »…

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Vol de reconnaissance au Paraguay.

Il a bon espoir de revoir sa mère avant deux ans. « Quelque chose se dessine pour moi en ce moment et à la Compagnie même, je crois. Je suis très impatient. […] En attendant, je fais mes quinze à vingt mille kilomètres par mois sans défaillance. Au point de vue aviation, depuis le 1er mars, notre service avions marche régulièrement, deux jours d’ici à Natal et deux jours de Dakar en France. Mais ces avisos de malheur que nous loue le gouvernement français mettent des huit et dix jours pour faire la traversée, quand ce n’est pas plus, et font croire aux profanes que rien ne marche. Enfin d’ici peu, nous allons tout faire par avion et je t’assure que tu ne te plaindras plus du retard des lettres. » Une Brésilienne lui a fait « cadeau d’un chien-loup primé au concours à Rio de Janeiro, à l’occasion d’un voyage de Rio à Buenos Aires accompli dans la journée, 2500 km en 13 heures, avec deux journalistes brésiliens à bord ! C’est la première fois que la liaison Rio-Buenos-Aires a été faite dans la journée, et ça a fait beaucoup de bruit au Brésil. […] notre ménagerie se monte, avec un petit caïman que j’aurai bientôt ! »… Correspondance, n° 139. 800 - 1 000 €

« À partir de Rio, toujours la forêt vierge mais des plages à peu près partout. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1928

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ALBUM DE PHOTOGRAPHIES FAMILIAL AUTOUR DE LA THÉMATIQUE AÉRONAUTIQUE Contenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : Le retour triomphal de l’Arc-en-Ciel, la remise de la Légion d’Honneur par le ministre de l’Air Pierre Cot, plusieurs portraits du capitaine Meel, les funérailles du chef pilote Bajac aux Invalides, Jean Mermoz avec le colonel de La Rocque… Reliure [format à l’italienne] imitant la peau de crocodile ; usures A family photographic album with an aviation theme

800 - 1 200 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », 7 juin 1928, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à en-tête de la Compagnie générale aéropostale. Expansion de l’Aéropostale en Amérique du Sud. Il n’arrête pas : « Toujours en route de B. Aires à Rio de Janeiro, des vols chaque semaine dans la Cordillière des Andes pour notre ligne du Chili, dont je vais initier le 1er courrier officiel les premiers jours du mois prochain, des préparations de terrains d’atterrissages entre temps, des mises au point d’avions nouvellement reçus. Bref, je vois avec plaisir arriver rapidement la date de mon congé que je n’aurai pas volé et qui va me donner le bonheur de vous revoir. Voici l’hiver terminé pour vous et commençant pour nous. Les voyages durs l’été redeviennent plus laborieux encore à cette saison. Nous fonctionnons avec une régularité parfaite 7 jours et demi de voyage de B. Aires en France, mais nos bateaux qui font encore la traversée de l’Atlantique ne répondent pas à notre besoin de rapidité. Nous travaillons durs la question hydravions et il se pourrait que d’ici trois à quatre mois, je fasse la première traversée postale de l’Atlantique. Le Directeur Général, M. Daurat vient d’arriver de Toulouse, m’a causé de mes projets de raid et m’a annoncé que Latécoère préparait un avion que l’on me confierait pour essayer de faire Toulouse-B. Aires sans escale dès que les raids seraient autorisés. En cas de succès on me laisserait faire Paris-New York. Puis un voyage en hydravion de Marseille à Rio de Janeiro. Mes projets sont devenus les leurs, tant ils ont confiance en mon étoile, et j’en suis heureux.

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Maintenant, dès que l’on aura donné suite à mes projets, on m’a demandé de promettre d’accepter un poste de Directeur d’Exploitation d’un des tronçons des lignes existantes d’ici dix-huit mois. J’ai consenti en principe. J’approcherai de la trentaine, peut-être me marierai-je ?? et j’aurai une belle situation stable, qui me laissera quand même des loisirs pour piloter comme il me plaira. Je ferai un stage d’un mois après mon congé à Toulouse pour m’initier aux mystères des rouages de l’exploitation d’une ligne aérienne dont je n’ignore que le côté commercial. Mon expérience me suffit pour le reste. De toutes façons, ce serait pour l’étranger, je ne sais où, peut-être ici où je suis connu ». Le comte de Vaulx l’a proposé pour la rosette : « Vu mon âge, elle ne me serait donnée que l’année prochaine. Mais Monsieur BouillouxLafont y tient, alors... » Sa mère va s’installer à Lille. « C’est que je ne me vois pas sur le point de rentrer définitivement en France. D’abord, les lignes d’aviation nouvelles se créent maintenant vers l’Extrême-Orient et l’Extrême Sud et au point de vue traitement, je ne pourrais me résoudre à gagner trois ou quatre mille francs par mois. D’après ce que me dit Maman, la vie est extrêmement chère ». Il peut mettre de côté 10 à 12 000F par an : « Quelle situation me permettrait cela en France, actuellement, à 27 ans ? »… Correspondance, n° 140. 800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 28 juin [1928], à sa « Maman chérie » ; 2 pages et demie in-4 à en-tête de l’Aeroposta Argentina. Doutes du héros, qui rencontre sa future femme. Après avoir expliqué la perte d’un chèque, il se réjouit de savoir sa mère à Royat : « Rétablis-toi vite. […] si le séjour de Royat améliore encore ta santé, je vais te retrouver complètement transformée. Je serais volontiers près de toi, ma petite Maman. J’ai besoin de repos, mais d’un repos près de toi, dans le calme de l’affection profonde qui nous unit et qui est mon unique réconfort dans les moments souvent pénibles que je traverse, malgré la superbe que j’affiche et les satisfactions glorieuses qui me sont trop souvent octroyées. […] Il n’y a que là-haut, vois-tu, où je me sens véritablement moi-même, mais les réveils terrestres sont tant de fois pénibles. Mes camarades disent que j’ai une chance extraordinaire. Mais s’ils savaient souvent à quel prix je l’obtiens, à coups de volonté, d’énergie, d’esprit de sacrifice, de domination de moi-même. […] Moi, cela me grandit, me jette hors de moi-même, comme le torrent dévalant des sommets se lance hors de son lit, et se rit des obstacles. Je possède une puissance intérieure

que j’ai l’orgueil de ne pas ignorer. Par elle, je me sens capable de tout vaincre, de tout briser, aussi bien dans mon existence aérienne si je puis dire, que dans ma vie de terrien. Et puis mes rares moments de faiblesse me laissent meurtri, pantelant, malheureux presque... Maman, pourquoi ne puis-je vivre comme tout le monde ? Simplement sans passion, sans élan, sans impulsions d’instinct raisonné qui font que je n’ignore rien des petites misères, des petites mesquineries de notre époque, lesquelles font de moi un être trop bon ou trop féroce au gré de leur fantaisie. Pourquoi ne puis-je m’élever au-dessus de tout cela sans y laisser à chaque fois un peu de tout ce qu’il y a de meilleur en moi ? » Quant à la « question sentimentale […] Je n’ai que des histoires terribles dont je rirais si je n’avais pas de cœur, mais qui me font mal parce que je n’aime pas faire mal et... je ne fais que cela... que de complications, dont je ne me sors qu’à la force du poignet, non sans me créer de pénibles situations. Et avec la vie que j’ai, comment veux-tu que je fasse autrement !! » Il confie alors à sa mère le secret de sa nouvelle liaison « un peu grave » avec une jeune Française [Gilberte Chazottes, qu’il épousera] : « une vraie jeune fille, pas pédante quoique bachelière, pas garçonne quoique moderne. Je l’aime, maman, vraiment, véritablement comme je suis capable

d’aimer […] Le pire, c’est qu’elle m’aime elle aussi, et depuis plus longtemps […] Je me suis d’abord cabré, j’ai essayé de ne plus la voir et puis je l’aimais trop […] Elle considère qu’il n’y a aucune raison de lutter contre nos impulsions alors que je songe qu’il y en a de multiples à mes yeux : mon indépendance de caractère, ma situation qui deviendra certes brillante puisque je le veux, mais souvent si scabreuse, surtout avec la perspective de mes raids prochains, de mes déplacements à venir. Et alors, quitter tout cela, abandonner le résultat de tant d’efforts, et puis me supprimer ce dont je suis intoxiqué, je crois, jusqu’à la fin de mes jours, ne plus voler, ne plus lutter, ne plus tenter, ne plus risquer.Maman, vois-tu, ce n’est pas possible »... On joint une autre L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 27 juin 1928, à sa mère (1 page et demie in-4 à en-tête Compagnie Générale Aéropostale), accompagnant l’envoi d’un chèque. « Peut-être serai-je à Paris pour octobre. Le Directeur veut me faire faire Buenos-Aires-Paris pour le compte de la compagnie. Ne vous inquiétez pas. Toutes les mesures de sécurité seront prises ». Correspondance, nos 142 et 141. 1 000 - 1 500 €

« Maman, pourquoi ne puis-je vivre comme tout le monde ? »

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– Jean Mermoz à sa mère en 1928

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 4 juillet 1928, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête Aeroposta Argentina. Il a eu un peu de grippe, mais part pour Rio « pour me remettre complètement. Il fait chaud là-bas, tandis qu’ici on gèle un peu. Alors tu penses s’il faut de la résistance, parce qu’on change facilement de climat en 24 heures, quand on fait Rio-Buenos Aires dans la journée. Je vais monter d’ici peu à Natal pour faire quelques traversées maritimes entre Natal et l’île de Noronha avec un avion spécialement aménagé. Mon directeur m’a averti officiellement qu’on allait probablement me demander de faire un voyage Buenos Aires-Paris en octobre. […] rassure-toi. Tu sais que j’ai l’expérience et que je ne m’embarquerai pas pour une telle aventure sans prendre toutes les précautions possibles et avec tous les atouts dans mon jeu. Surtout que je voudrais faire cela en moins de cinq jours et avec du courrier. Mon directeur m’accompagnera probablement »… Que sa mère n’écoute pas les critiques : « Je suis bien fier et bien heureux d’avoir une mère comme toi, qui me comprends si bien et qui m’aimes au point de tout sacrifier pour le bonheur de me voir heureux. Et je le suis tant de faire ce que je fais ! Dis à tous ces gens-là de ma part qu’ils nous fichent la paix et qu’ils se mêlent de leurs affaires. Si j’entendais certaines de leurs insinuations, je crois que je les giflerais et ne les reverrais de ma vie. Faut-il avoir l’esprit étroit, mesquin, pour ne pas comprendre mieux ce qui est bien et beau. Quels sales gens ! »…

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Correspondance, n° 143.

© A.R

700 - 800 €

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HOMMAGE DE LA FAMILLE D’ALBERTO SANTOS-DUMONT Portrait du pilote Alberto SantosDumont, auteur du premier vol réussi en avion Épreuve argentique Dédicacée : ’à Mme MERMOZ souvenir de sa visite à Sao Paolo 1950 / de la part de la famille Santos Dumont / 14.5.1950’ 22,5 × 18 cm A tribute from the family of Alberto Santos-Dumont, Portrait of the pilot Alberto Santos-Dumont, pioneer of powered flight, gelatin silver print

100 - 120 €

Pionnier franco-brésilien de l’aéronautique, Alberto SantosDumont (1873-1932) s’installe à Paris à la fin du XIXe siècle. Il s’illustre d’abord par ses expériences en ballon et en dirigeable, dont le célèbre n° 6 en 1901. En 1906, son 14-bis réalise à Bagatelle l’un des premiers vols publics d’un avion motorisé ! Il participe ainsi au passage décisif de l’aérostation à l’aviation moderne. Avec la Demoiselle, à partir de 1908, il conçoit un avion léger et précurseur de l’aviation de loisir.

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« Je ne suis pas d’un patriotisme bêtement sensible, mais […] j’ai été très ému » – Jean Mermoz à sa mère en 1928

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Rio de Janeiro 25 juillet [1928], à sa « Maman chérie » ; 4 pages petit in-4. Projet de ligne Brésil-Bolivie. « Je vais faire un bond de 2000 km. de Rio en Bolivie par-dessus des contrées souvent inexplorées, mais qui ne sont pas dangereuses, rassure-toi. Nous voulons établir un trafic postal sur ce parcours et je reviens en m’arrêtant sur des terrains de secours hâtivement préparés par une mission que l’on a expédiée il y a quelques semaines. C’est un beau voyage. Songe que l’on ignore dans ces régions que l’avion existe ! Quel étonnement vont ressentir les Indiens à cette vue. Ensuite je redescends à Buenos Aires pour repartir aussitôt au Chili avec le Directeur Argentin. À mon retour, je vais commencer la première liaison aérienne entre Natal et les Îles Noronha et enfin, le grand patron BouillouxLafont pourrait avoir l’intention de me faire faire

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Natal-Dakar-Paris. Quelle joie d’aller te serrer dans mes bras, dans un délai si court ! » Deux courriers sont tombés chez les Maures… À Rio, Mermoz est fêté à chaque arrivée. « Je viens de réussir en 14 heures dans ma journée le voyage Buenos-Aires-Rio pour la première fois. Le Directeur est absolument un ami pour moi. […] Naturellement les jalousies ne manquent pas […] Le Directeur me maintient comme chef d’aéroport à Buenos Aires et me fait depuis deux mois cumuler les deux traitements, celui de cet emploi et celui de pilote, malgré mon refus, puisque c’est à ma demande que j’ai demandé à reprendre ma tâche régulière de pilote »… Lors de la représentation de Carmen à l’opéra de Buenos Aires, le 14 juillet, « toute la salle a entamé la Marseillaise […] Je ne suis pas d’un patriotisme bêtement sensible, mais […] j’ai été très ému »… Il partage un appartement avec son ami Étienne… 800 - 1 000 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 15 août 1928, à sa « petite Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête Aeroposta Argentina. Projet de passer la Cordillère des Andes. Il se réjouit que sa « petite Maman chérie » se soit décidée à aller faire une cure au Mont-Dore. Il rage que le courrier mette si longtemps : « Heureusement que d’ici peu je compte que nous allons tout faire par avion ; à ce moment ça marchera. Nous sommes plus au point en aviation actuellement qu’en question marine ». À propos de la question d’argent, « j’ai tellement d’idées dans le crâne que souvent j’éprouve de pénibles difficultés à redescendre sur terre. Le sens des réalités pratiques de l’existence finit par me faire défaut, et il faut que tu me pardonnes encore, ma petite Maman, cet involontaire égoïsme. Aussi, tu sais, il faut que tu me rappelles à l’ordre et me tires de ce marasme. Je plane trop souvent, il faut que je réagisse.

Ici, ça gaze. Beaucoup, beaucoup de travail. Je vais partir dans trois jours de Rio, pour faire un vol direct jusqu’en Bolivie avec mon Directeur, de là jusqu’au Paraguay, puis passer à 5000 mètres la Cordillière des Andes pour aller au Chili. Dans quinze jours je serai revenu et à mon retour peut-être prendrai-je mes dispositions pour aller en France. L’heure est décisive. Ou je vais enfin réaliser mon rêve cette année, ou l’on n’en parle plus jusqu’au printemps prochain »... Il partage un appartement avec son ami Étienne et M. de Nogaret, le vice-consul de France : « Nous avons cuisinière et bonne, et nous sommes chez nous. J’ai un nouveau chien, un loup, qui m’a été donné par une Brésilienne de Rio. Il s’appelle Pinïaoh. Encore un futur pensionnaire pour toi plus tard. Je m’embête moins qu’au commencement. Je me marie ?!... très souvent et ne m’en trouve que mieux dans le meilleur des mondes. Je préfère cela, mes liaisons conséquentes tournant toujours au drame »... Correspondance, n° 144. 800 - 1 000 €

« J’ai tellement d’idées dans le crâne que souvent j’éprouve de pénibles difficultés à redescendre sur terre. » – Jean Mermoz à sa mère en 1928

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 30 août [1928], à sa « Maman chérie » ; 1 page in-4 sur papier Aeroposta. Qu’elle ne s’inquiète pas d’être sans nouvelles : « Nous avons eu trois courriers de perdus en Mauritanie partis en même temps de Dakar et provenant d’Amérique du Sud. […] Je viens d’arriver du Chili il y a quelques heures. Il est tard. Le courrier part tout à l’heure et j’ai à peine quelques minutes pour t’écrire. […] Mais j’ai un tel travail avec cette ligne du Chili ! Et puis un télégramme de Paris qui me fait partir pour un voyage d’études au Pérou, Bolivie et République de l’Équateur. Je pars avec un avion spécial et pour un mois. Beau voyage mais imprévu en perspective. […] Je compte partir au Pérou dans 15 jours »… Correspondance, n° 145. 500 - 700 €

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Madeleine CHARNAUX 1902-1943

Hélène Boucher a donné sa vie pour l’aviation Médaillon en plâtre commémoratif Signé « MAD CHARNAUX » à la troncature D. : 25 cm

© D.R

A commemorative plaster medallion by Madeleine Charnaux

300 - 500 € Le pilote Hélène Boucher

Une œuvre réunissant deux figures féminines pionnières de l’aviation Hélène Boucher (1908-1934) Passionnée très tôt par l’aviation, elle obtient son brevet de pilote en 1930 et se distingue rapidement par son audace et son talent. En 1931, elle accomplit notamment le raid Paris-Ramadi, en Irak, affirmant sa place parmi les grandes aviatrices de son temps. Elle s’illustre ensuite dans les compétitions et établit plusieurs records internationaux de vitesse. En août 1934, elle atteint notamment 445 km/h de moyenne sur 1 000 kilomètres, performance exceptionnelle pour l’époque !

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 6 septembre [1928], à sa « Maman chérie » ; 2 pages et demie in-4 sur papier Aeroposta. Il lui a écrit et envoyé un chèque télégraphique… « Maintenant trois courriers successifs provenant des avisos en panne dans l’Atlantique ont été pris par les Maures. Sur 350 kgs il y en a eu 12 kgs de récupérés seulement »… Il ne faut pas qu’elle doute de sa profonde tendresse : « Ma petite Maman, l’absence ne creuse rien entre nous… […] seulement je suis loin… très loin et je ne puis t’écrire souvent comme je le désirerais. L’Amérique n’est pas encore sillonnée de vols de communications comme en Europe. Quand je suis au Chili par exemple en voyage d’études je n’ai d’autre moyen de liaison que mon avion. Je vais peut-être partir pour le Pérou et la Bolivie. Eh bien pendant un mois ou un mois et demi, je ne pourrai t’écrire. […] Mon rôle ici est d’être toujours en route… naturellement... cela m’impose souvent des négligences ou des impossibilités auxquelles je ne puis me soustraire. Mais quant à ce que mon affection pour toi puisse diminuer parce que je suis loin, cela non… […] je t’aime comme par le passé... absolument... »

Il conseille à sa mère de s’installer provisoirement à Lille en attendant son retour. « De toutes façons, j’irai certainement en France fin octobre commencement novembre pour faire mes essais d’appareils. J’y resterai au moins un mois. Ainsi j’aurai le temps de t’installer. Si je faisais mon raid vers cette date et vers Buenos Aires, je te ferais venir ici au même moment ; mon congé de quatre mois m’étant accordé pour Mars, nous retournerions ensemble en France... Et puis de cette façon tu ferais la connaissance de ma fiancée et de sa famille qui retournent en Europe à la même époque. […] J’ai causé au père qui ne demande pas mieux à condition que je fasse un peu moins d’aviation, et que je ne vole plus obligatoirement. Dans un an je ne demanderai pas mieux... puisque je pourrai accepter une situation, mes ambitions aéronautiques étant réalisées. Enfin, tout est arrangé [...] Ma petite maman chérie, il faut avoir foi en l’affection de ton fils… vois-tu et pardonne-lui tout le mal qu’il t’a encore fait involontairement »...

La disparition prématurée d’Hélène Boucher, le 30 novembre 1934 lors d’un vol d’entraînement, interrompt brutalement une carrière promise aux plus grands exploits. Madeleine Charnaux (1902-1943) D’abord sculptrice, élève d’Antoine Bourdelle, Madeleine Charnaux découvre l’aviation et obtient son brevet de pilote en 1932. Elle devient rapidement une aviatrice reconnue, établissant plusieurs records d’altitude et de vitesse dans les années 1930. À la fois artiste et pionnière de l’air, elle fréquente les grandes figures de l’aviation de son temps. Elle réalise notamment le portrait en bas-relief d’Hélène Boucher, dont elle partage la passion pour l’aviation et l’esprit pionnier.

Correspondance, n° 146. 600 - 800 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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Buenos Aires de nous envoyer un moteur et un mécano. Il arrive trois jours après. Nous le chargeons sur une sorte de chaland mixte ». Au bout de sept jours, ils arrivent : « on débarque le moteur, on le transporte en char à bœufs au lieu de la panne, et pendant que mes deux mécanos montent le moteur, je mène pendant cinq jours la vie de trappeur. À cheval toute la journée, révolver à la ceinture et carabine à l’épaule, je me ballade avec les “peones” de l’estancia, tuant des perroquets, des singes chassant la panthère (j’en ai deux peaux très jolies) et le sanglier, pêchant, mangeant la viande tuée sur place et buvant l’eau des fossés, bref presque la vie d’un héros de Fenimore Cooper ! Le soir, par exemple dévoré par les moustiques, de véritables nuages de pucerons, car nous couchions dehors. Le moteur monté, je quitte non sans regret le lieu, somme toute réjouissant et avec en plus comme passagers, un petit sanglier et des perroquets, je parviens à m’enlever au milieu des herbes et des arbres et à rejoindre Asuncion, puis BuenosAires. Trois jours après, je retourne à Asuncion pour aller à Rio sans escale. Je réussis à atteindre Santos où je me pose pris dans la tempête, et je suis rentré avant-hier à Buenos-Aires. Donc en quarante jours, j’ai passé trois jours chez moi et que d’aventures encore ! »…

MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 20 septembre [1928], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier Via Aéropostal. Nouvelles lignes vers l’Uruguay. Il lui a envoyé de l’argent par mandats télégraphiques, chers mais pratiques : « J’ai placé mon argent en compte à un an, à 6 %. La Compagnie me retient, sur mes appointements chaque mois, à Rio, la somme que j’ai décidé de mettre de côté régulièrement. Cela m’évite un tas de complications avec mes déplacements trop fréquents, mais je ne puis toucher avant la fin du délai fixé à cette somme. Aussi je t’envoie cet argent sur la somme que je touche, assez irrégulièrement d’ailleurs, puisque je suis rarement plus de quinze jours par mois à B. Aires. Dès que j’arrive, je t’expédie un chèque télégraphique »… Il est « dans l’expectative. J’ai tellement de pain sur la planche ici que l’on retarde sans cesse pour m’expédier. Je vais commencer les voyages vers la Patagonie et Terre de Feu. Et puis je suis chargé de l’installation de nouvelles lignes en Uruguay. Je dois faire une présentation du nouvel appareil Latécoère de 12 passagers dans les diverses capitales d’Amérique du Sud. Sur cet appareil, je vais faire tous les essais en charge ici au lieu de les faire en France en vue du raid que je compte faire. Si les résultats sont concluants comme je le pense, je partirai immédiatement, ma tâche terminée. Compte sur moi sans y compter trop rapidement. […] Je suis un peu fatigué en ce moment après un effort de deux ans sans trêve aucune... mais enfin je ne m’en porte pas plus mal pour cela. Je suis solide au poste », sauf un ver solitaire qui le fatigue un peu… Il espère que le séjour à Royat a été bénéfique pour sa mère… « Je vais me renseigner si le climat de B. Aires ne peut te faire mal, parce que de toutes façons je voudrais que tu viennes y passer quelque temps soit cette année (je l’espère), soit l’année prochaine après mon congé »... Elle va avoir la visite du grand-père de « ma petite Gilberte » [sa fiancée Gilberte Chazottes] : « Il est d’ailleurs charmant comme vieillard, tu verras, et a beaucoup d’affection pour moi. Alors, il te parlera de tout, enfin... vous parlerez... Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... les parents sont charmants avec moi également, et je suis heureux »... Il ne faut plus qu’elle soit triste : « l’éloignement ne creusera jamais de fossé entre nous. […] Je t’aime toujours de la même façon. L’existence quelle qu’elle soit ne pourra jamais nous éloigner l’un de l’autre moralement... jamais... Elle nous sépare provisoirement, mais plus tard... même marié... lorsque je serai stabilisé, je ne veux plus que tu vives aussi loin de moi... tu verras... ma petite Maman. Je t’aime bien fort, bien tendrement, maman chérie, et t’embrasse comme je t’aime, de toute mon âme ». Correspondance, n° 147. 700 - 800 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 26 septembre 1928, à sa « Maman chérie » ; 4 pages in-4 à en-tête Aeroposta Argentina. Récit de son accident lors du vol vers la Bolivie. …« De Bolivie, je devais descendre à Asuncion, capitale du Paraguay. Cinq heures après mon départ de Porto-Suarez, rupture de moteur produite par la mauvaise qualité de l’huile. Je réussis à me poser dans une clairière au milieu d’une forêt de palmiers sans rien casser heureusement. J’avais comme passagers mon Directeur et mon mécanicien. Je pars avec le premier en exploration. Après des heures de marche dans la forêt avec de l’eau jusqu’aux genoux et des herbes par-dessus la tête, nous tombons sur une estancia indienne, où heureusement on ne nous accueillit pas à coups de fusil. Nous serions allés seulement à 10 km de plus dans l’intérieur, nous tombions sur des Indiens pillards, qui abondent dans la “Prairie” paraguayenne. Nous retournons à l’appareil avec un char à bœufs préhistorique, nous y chargeons nos bagages et nous dirigeons avec l’un de nos Indiens vers une agglomération située à 25 km de là, sur le Rio-Paraguay. Nous y arrivons en pleine nuit. Là une usine de tannin tenue par des Allemands et protégée par un fortin paraguayen. Le commandant du fortin veut nous mettre en prison, nous prenant pour des Boliviens espions venus par avion, car il existe actuellement presque un état de guerre entre la Bolivie et le Paraguay. Tous les postes nous avaient signalés au passage venant de Bolivie !! Aussi on ne veut rien écouter, nous parlementons, disant que nous sommes Français »... Le directeur de l’usine ayant répondu d’eux, on les laisse partir par bateau pour Asunción : « Nous télégraphions à

Il va partir pour le Chili « faire un voyage d’études et de propagande pour une nouvelle ligne. Et en décembre ou janvier, je pars pour les Antilles, en voyage d’études également. Nous voudrions aller jusqu’à Panama rejoindre la ligne NordAméricaine ». Il raconte les pourparlers pour son « projet de vol transatlantique » avec M. de Sieyès ; BouillouxLafont le subventionnerait, « soit pour Paris-New York, soit pour Paris-Buenos-Aires sans escale. […] mon raid sera une bonne propagande pour la compagnie ». Il viendra en France pour la mise au point de l’appareil, notamment « pour augmenter la sécurité en cas de panne », et pour les essais. Il a l’intention de demander à Le Brix d’être son navigateur… Correspondance, n° 148. 1 000 - 1 200 €

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INTÉRESSANTE CARTE DES ALENTOURS DE MENDOZA Portant des mentions manuscrites relatant la traversée des Andes en avion d’Adrienne BOLLAND, le 21 avril 1921 Cartographiée le 1er mars 1946 ; 68 × 80 cm (Petites déchirures et salissures d’usage) Interesting map of the area surrounding Mendoza, annotated with references to Adrienne Bolland

100 - 200 €

En 1920, l’aviatrice Adrienne Bolland fut la première au monde à traverser la partie méridionale des Andes sur un Caudron G-4 de 1916.

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MERMOZ Jean L.A.S. « Votre Jean », [Buenos Aires 17 octobre 1928], à ses grands-parents Gillet ; 4 pages petit in-4. Il y a longtemps qu’il ne leur a écrit, mais il avait raconté à sa mère ses « incidents de voyage en Bolivie, au Paraguay et au Brésil. […] Le temps passe avec une rapidité déconcertante. Avez-vous eu un bel été ? Ici, un très mauvais hiver. Un jour de neige, chose rare, mais de la pluie, oh ! cela n’arrête pas, surtout au Brésil. Des temps épouvantables comme je n’en ai jamais vus en Europe ! Travail aéronautique très dur. Pour ma part, j’y suis bien entraîné maintenant. Je vais encore avoir un record d’heures de vols cette année, certainement, car je n’arrête pas. Mes courriers et entre les courriers je sillonne en raids et en voyages d’explorations toute l’Amérique du Sud. Cela ne m’empêche pas de peser 87 kilogs. Et puis, si je ne vais pas en France avant février, je prendrai quinze jours de repos bien gagnés en Décembre, par prudence, car je n’ai jamais donné à l’aviation l’effort que j’ai fourni cette année. Ce sera certainement l’orgueil de ma carrière, je me l’avoue sans modestie pour une fois. Tout le monde ici le sait et me le prouve, même les camarades, chose rare, dans un milieu aussi cabotin que le nôtre. Je finis par croire que j’ai fait réellement quelque chose, tout en trouvant cela naturel ! Qu’est-ce que je ferais alors dans l’aviation ? Actuellement, nous faisons des courriers régulièrement en 9 jours et demi. – 4 jours d’avion pour faire les 10.000 km. de voyages terrestres et cinq jours et demi de bateau pour faire les 3.500 km du parcours maritime que nous allons heureusement réduire

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 30 octobre 1928, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 et 2 pages in-8 à en-tête Compagnie Générale d’Entreprises Aéronautiques. Il espère la revoir très prochainement. Il attend une réponse de Paris : « Si oui, je tâcherai d’arriver à Noël. Ou alors je partirai en Janvier, mais ne reviendrais pas ici avant d’effectuer mon raid. […] J’ai bon espoir d’avoir un dénouement dans le milieu de novembre »... Il espère que sa mère va bien. « Moi j’ai pris cinq à six kilos depuis que je suis à Buenos Aires. Je me porte bien malgré la fatigue d’un travail très dur. Je pars tous les mercredis de Buenos Aires à minuit pour arriver le lendemain à 5 ou 6 heures le soir, soient 17 à 20 heures de vol ininterrompues et deux jours après je refais le voyage en sens inverse. Sans compter les changements de climat trop brusques, les pluies torrentielles qui vous trempent jusqu’aux os. Enfin on s’y fait, c’est un entraînement et mon enthousiasme ne s’en ralentit pas pour cela »... Il n’a pas acheté d’auto, car il n’y a pas de routes en Argentine. « Mais, en congé, je vais me rattraper. J’irai taper Renault et je te prie de croire que l’on se baladera. J’ai une véritable nostalgie de la voiture »... Correspondance, n° 153. 800 - 1 000 €

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Jean Paul LAVERDET XXe siècle

Scènes de la vie brésilienne (Carnaval de Rio, Pernambouc, San Antonio...) Dix-huit aquarelles La plupart situées et signées 25 à 35 × 26 à 52 cm (Jaunissement, petites déchirures et pliures) On joint : École française, 1931 (Y. Farges) Portrait en pied d’un homme coiffé d’un fez Aquarelle Signée ’Y. Fages’, située ’Conakry’ et datée ’Le 15.1.31’ en bas à droite

Dédicacé sur le dos du montage : ’En souvenir de notre passage à Conakry, avec mes sentiments respectueux / signé / Le 18.1.32’ 31 × 22 cm (Jaunissement) Scenes of Brazilian life, eighteen watercolours by Jean Paul Laverdet, together with one inscribed to Jean Mermoz

300 - 500 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », [Buenos Aires] Lundi [octobre-novembre 1928], à sa « Maman chérie » ; 4 pages petit in-4. La lettre de sa mère est arrivée « en 9 jours et c’est moi qui l’ai apportée. Dis maintenant que l’aviation ne nous rapproche pas ! Bientôt dans deux mois nous allons mettre 7 jours 1/2 enfin. Nos hydros vont être mis au point et en service entre les Îles et ça va gazer autrement qu’avec ces sacrés avisos, lesquels j’espère avant 6 mois seront totalement supprimés ». Il va partir pour Santiago du Chili « sur la côte du Pacifique », et va « enfin passer cette fameuse Cordillière des Andes dont j’entends parler depuis tant de temps. Aussi j’ai un tas de choses à préparer et on ne m’a prévenu que cet après-midi »… Il s’inquiète de la santé de sa mère, parle de Fernand Delty qu’il va tâcher de faire venir, maintenant qu’il connait bien son métier : « si tu savais pour moi qui suis arrivé sans piston, à force de travail l’horreur que j’ai maintenant de me servir de la confiance qui m’est entièrement et aveuglément accordée »… « Mes projets tiennent plus que jamais. J’attends des réponses de Paris. Attends-toi à me voir arriver à l’improviste, oh ! pour très peu de temps parce que je retournerai en France en février pour départ en avril. Inch’Allah ! »… 700 - 800 €

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« À chaque courrier, on peut dire [...] que nous avons risqué notre vie à chaque fois pour le faire arriver dans les plus brefs délais. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1928

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 14 novembre 1928, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à en-tête Aeroposta Argentina. Sur son projet de raid transatlantique. Il espère partir prochainement pour la France. « Tout a l’air de s’arranger au mieux de mon désir. Je crois que Bouilloux-Lafont, le grand patron, va me subventionner pour Paris-New York ou Paris-Rio de Janeiro. Il a déjà demandé pour quelle maison de construction je voudrais le faire et paraît s’intéresser à la chose sérieusement. Alors la vie est belle et avec tous les atouts que je vais mettre dans mon jeu, l’intuition impérieuse que j’ai de réussir, je compte faire quelque chose de mieux d’ici peu, car il faut toujours chercher à faire mieux. Maintenant, j’ai dû donner ma promesse de revenir reprendre ma place de chef-pilote à Buenos-Aires dès le raid terminé, chose que j’ai acceptée naturellement, car le succès ne me donnera pas de prétention, et il y a tellement de gens charmants pour moi ici !! Je terminerai donc mes deux ans de toutes façons en Amérique du Sud ».

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Un an déjà a passé depuis qu’il a quitté la France : « Le temps est passé si rapidement et on a tellement à faire ici ! […] Ici grosse chaleur en ce moment. Nous sommes en été maintenant. À Rio de Janeiro, il fait une chaleur de four. Heureusement, il y a la mer, la plage. Ici, nous en sommes privés, et le Rio de la Plata éternellement jaune sale n’est guère accueillant. En tout cas l’air est bon. J’ai pris 6 kgs. J’accuse près de 87 kgs à la bascule et cependant je ne m’aperçois pas que je grossis. Nous avons toujours notre appartement avec mes deux amis. Ça gaze. Quoique nous changions de domestiques tous les quinze jours […] En tout cas, je sais que je retrouverai avec plaisir les lapins de grand’mère et le cidre de grand-père »... Il essaie de faire venir « le fils de Max Delty, qui a fait son apprentissage à Toulouse, à la Compagnie. Il gagnera bien sa vie ici et pourra aider les siens. Notre trafic marche bien en ce moment. 8 j.½-9 jours à peu près régulièrement de Paris à Buenos Aires et vice-versa. Nous partons le Mercredi de Buenos-Aires pour arriver à Rio le Jeudi à quatre heures et le lendemain le courrier est à Natal où il embarque immédiatement sur un aviso. On pousse la construction des hydravions pour

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mettre la durée de parcours à 6 jours 6 j.½. Les bateaux nous prennent le meilleur de notre temps. Dès que nous aurons obtenu un résultat irréfutable, nous allons faire une grosse publicité. Jusqu’ici, beaucoup de monde ignore encore la ligne. Quand on pense qu’en Europe, nous avons eu 50 kgs de courrier au début pour le Maroc et que maintenant il y en a jusqu’à 500 kgs quotidiennement, on peut se persuader de la réussite en Amérique du Sud. Mais que d’efforts elle aura nécessité. Nul ne soupçonnera jamais ce qui a été fait depuis un an. Maintenant la sécurité est à peu près complète. L’organisation est au point et se perfectionne de jour en jour. Dans les débuts, il a fallu suppléer au manque d’organisation par des tours de force et à chaque courrier, on peut dire actuellement que nous avons risqué notre vie à chaque fois pour le faire arriver dans les plus brefs délais. […] Les Allemands parlent de nous concurrencer avec leurs Zeppelins, mais ils courent aux accidents et à la faillite, j’en suis à peu près certain. Et nous les attendons ! »… Correspondance, n° 155 800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Mermoz », Buenos Aires 25 décembre [1928], à sa « Maman chérie » ; 1 page et quart in-4 sur papier pelure Via Aeropostal. Une panne arrosée. Il lui envoie deux chèques, après avoir retrouvé son carnet de chèques « après 8 ou 10 jours de recherches. […] Comment as-tu passé Noël ? […] Moi, je l’ai passé dans le bled, sur une plage du Brésil. Nous avons réussi, cependant, à faire un réveillon assez confortable. À deux heures du matin, avec l’aide de quelques bouteilles de vin et de champagne, que j’avais dans l’appareil pour Buenos-Aires, je chantai à tue-tête Minuit chrétien avec mon mécano, tous les deux “noirs” assez convenablement. Et après un somme sous les ailes, nous sommes repartis à 3 heures du matin avec une g.. de bois indéchiffrable. Je m’en souviendrai de cette panne !. Je pense m’embarquer le mois prochain. Le Directeur m’a demandé un congé de deux mois à Paris pour tenter ma traversée et demande à ce que l’on n’essaye pas d’entraver mon projet comme cela s’est déjà fait à Paris pour l’achat de l’appareil. – Ah ! si j’y arrive ! Quelle veine ! Tout contre moi au lieu d’une aide efficace, soi-disant parce qu’après cela, je ne reviendrai pas à la Compagnie. J’ai dû donner ma parole que si »... Correspondance, n° 158. 500 - 700 €

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INTÉRESSANT ENSEMBLE DE DOCUMENTS D’IDENTITÉ DE JEAN MERMOZ (Licence de pilote, passeport, cartes d’identité sud-américaines, cartes de club…) Comprenant notamment : - Licence papier de Pilote d’avions de transport public en date du 11 octobre 1924 délivrée à M. Jean Mermoz, résident au 28 bis rue du Cardinal Lemoine, Paris, Ve, renouvelée jusqu’en 1932 à la suite d’une visite médicale annuelle, avec photo ; - Passeport décerné par le Consulat de France à Buenos-Aires, valable un an à partir du 3 Mars 1928, délivré à Monsieur Jean Mermoz, chef pilote de la Compagnie Aéropostale, alors âgé de 26 ans, avec photo. Porte le tampon de différents visas (Chili, Argentine, …) ; - Carte du syndicat professionnel français (S.P.F.) du personnel de la compagnie Air France délivrée au pilote Jean Mermoz, le 13 6 36, numérotée 1/114, signée par le titulaire ; - Carte du Club de Natacio « Barcelona » décernée à Jean Mermoz le 1er juin 1925, signée par le titulaire ; - Carte permanente de la Quinzième exposition internationale de l’aéronautique du 13 novembre au 29 novembre 1936, signée par le titulaire ; - Carte d’Association des professionnels navigants de l’Aviation de Jean Mermoz, membre actif ; - Carte de membre honoraire de la Société de Secours mutuels des Usines Latécoère et des Lignes Aériennes Latécoère, décernée à M. Jean Mermoz pour l’année 1931 ; - Licence de la Fédération aéronautique internationale délivrée à Jean Mermoz pour l’année 1931, avec photo ;

- Carte de L’Union Fédérale de la région parisienne décernée à Jean Mermoz, le 6 aout 1936 ; - Carte de membre bienfaiteur de l’Aéro-Club de la Montagne-Noire de M. Jean Mermoz ; - Deux cartes de l’Association des officiers de réserve de l’Armée de l’Air, années 1935 et 1936, de M. Jean Mermoz, lieutenant pilote de réserve, 41 rue Molitor, Paris, 16e ; - Carte de membre honoraire des membres de l’Association sportive des Francs-Joueurs du lycée Emile Duclaux à Aurillac, années 1935-1936 ; - Permis de conduire argentin (Conductor de Automovil) des services de Las Conchas délivré à Jean (« Juan ») Mermoz en 1929, avec photo ; - Carte d’identité argentine de « Don Juan Mermoz », aviador, décernée en 1928, avec photographie, signature et empreinte digitale ; - Carte d’entrée du Club Français remise à Jean Mermoz à Buenos Aires le 26 janvier 1933 ; - Carte de membre honoraire du Club Sportif Montaudranais de Jean Mermoz, membre de l’Aéropostale ; - Carte de membre d’honneur de la Reale Aero club d’Italia décernée à Jean Mermoz ; - Carte de l’aéro-club de Dinard décernée à Jean Mermoz pour l’année 1936 ; - Carte de membre de l’aéro-club d’Auvergne décernée à Jean Mermoz pour l’année 1931 ; - Carte du club de gymnastique et d’escrime de Jean Mermoz, Buenos Aires, 1919, avec photo ; - Etui porte-carte de visite dont « Jean Mermoz / Jefe piloto del Aeropuerto Cia. Gral. Aeropostal / Buenos Aires ». An interesting collection of Jean Mermoz’s identity documents

1 000 - 1 500 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Votre Jean », Santiago du Chili 20 novembre [1928], à ses grandsparents Gillet à Mainbressy ; au dos d’une carte postale photographique (Museo Nacional, Santiago), adresse. « De Santiago du Chili où je viens d’arriver avec le premier courrier postal France Chili en 9 jours après avoir passé la Cordillière des Andes à 5.500 m. d’altitude je vous envoie mille bons baisers »… On joint une carte postale a.s. aux mêmes, Rio de Janeiro 7 décembre [1928] (vue du Pao de Assucar, adresse et cachets postaux) : « Mille bons baisers Mermoz ». 700 - 800 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires [fin décembre 1928], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier Via Aeropostal. Rage de devoir renoncer à son raid. Il a enfin reçu ses lettres, « après un mois et demi sans nouvelles... tu comprends que je ne peux pas accepter cela. J’en arrive à me croire un type extraordinaire parce que voici une série de trois lettres que je t’adresse coup sur coup, tandis que toi tu me laisses tomber, et comment ! Surtout que je cafarde dur ! Échanges de télégrammes avec le patron à Paris. Finalement, on me refuse toute autorisation et toute subvention pour cette année, alléguant qu’il est de mon devoir de rester en ce moment en Amérique du Sud où l’on ne peut se passer de moi ! On compte que je vais être obligé d’aller d’ici peu en Bolivie, aux Antilles et dans le sud de l’Amérique du Nord, en Floride, pour étudier le parcours de nouvelles lignes en liaison avec les lignes Nord-Américaines. Aussi, il est nécessaire, dit-on, que je renonce à mon projet de Paris-New York pour le printemps prochain, qu’à mon premier congé en France, on donnera certainement suite à cette idée. On me promet malgré tout un raid dans le courant de l’année, avec un hydravion de la Compagnie, de Marseille à Buenos Aires. J’irai en France passer un mois et tenterai ensuite la traversée. Bref, je rage et suis presque décidé à passer outre. Mon commanditaire est parti pour la France. Si tout s’arrange comme je l’espère, j’offre ma démission. Comme on me la refusera, il faudra bien passer par où je veux. Tout cela, c’est du retard. Je devrais être parti. Enfin maintenant

j’attends un télégramme ou une lettre de mon commanditaire. Si ça gaze, je décide mon voyage en moins de huit jours et je me tire. J’ai une occasion de tenter et de réussir quelque chose d’unique. Alors, je n’hésite pas »... Il remercie sa Maman de ses bons vœux. « Il a fallu que ce soit toi qui me rappelles que j’avais 27 ans. C’est vrai, maintenant je m’aperçois que j’ai vieilli d’un an. C’est dommage et c’est chic en même temps. Dommage pour l’aviation, mais pour moi, tant mieux. Il est bon que l’existence passe vite sans que l’on s’en aperçoive, et comme je saurai vieillir, alors ??? »… Correspondance, n° 156. 800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », [Buenos Aires fin 1928 ?] à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier pelure Aeroposta. Sur son avenir.

Mermoz en combinaison d’aviateur pose devant son Laté 26 ; à ses côtés une femme. Il a noté : « Avec une admiratrice uruguayenne conséquente de Montevideo 9 Décembre 1928 ».

Il vient d’être « bloqué pendant quinze jours au Chili par la neige ». Il vient de rentrer, « et demain je pars pour Asuncion au Paraguay »… Puis il évoque son « changement d’existence » et les « conflits intimes » qui s’arrangeront avec le temps. « D’ailleurs je me suis réservé deux années de liberté. Je ne puis abandonner la route que je me suis tracée et au bout de laquelle est mon but. Faire mon raid, ouvrir encore la voie par la renommée que j’aurai achevé de me faire à d’autres routes aériennes, au profit de la Compagnie et puis ma foi, j’aurais fait ma part, j’approcherai de la trentaine et j’accepterai la situation somme tout enviable qui m’est déjà offerte et qui me permettra une existence confortable avec la perspective de pouvoir voler selon qu’il me plaira. Si je suivais mon impulsion et si je m’abandonnais à l’autre, je n’attendrais pas. Mais accepter la responsabilité d’une existence, d’un bonheur dans ces conditions est une tâche trop lourde, surtout avant mon raid… qui réussira… oh ! certes mais enfin qui est… socialement si je puis dire… un danger aux yeux profanes. C’est naturel. D’ailleurs, les parents ne veulent pas se prononcer avant… ils acceptent que nous nous voyions discrètement et d’ailleurs craignent pour leur fille, pour son bonheur, mon genre d’existence. Mais elle accepte oh certes pas avec enthousiasme… mais du moment qu’elle la partagerait avec moi ?! oui naturellement. Mais je vois plus loin… je sais l’inquiétude constante dans laquelle tu vis ma petite Maman et dans laquelle elle commence à vivre également. Maman il me faut du courage comme j’en ai eu quand je t’ai quittée pour entrer dans l’incertitude d’une existence qui fait souffrir ceux qui vous aiment et vous entourent. Il me faut du courage pour patienter et faire patienter »…

700 - 800 €

700 - 800 €

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MERMOZ Jean Photographie avec note autographe, 9 décembre 1928 ; 9,8 × 7,3 cm, tirage argentique.

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ÉMOUVANTE GARDE-ROBE DE JEAN MERMOZ Conservée dans une valise, comprenant : - Veste à brandebourgs et pantalon en laine à motif vichy en camaïeu de gris violacés (trous, taches) ; - Gilet de spencer blanc gaufré, étiquette de la Maison « L.Larsen & Co » à Paris, annoté : « N° 27268 », « Date 11.8.30 » « Mr Mermoz » ; - Veste de spencer en coton blanc cassé (taches) ; - Gilet de spencer, coton et soie (salissures) ; - Pull à poches à motif géométriques bleu et or (trous, déchirures) ; - Pantalon à pinces en flanelle bleu marine, orné d’un galon de feuilles de chêne ; - Veste en coton blanc cassé (taches) ;

- Veste croisée à manches courtes en coton blanc, de la marque « Sigrand & Cie » (taches) ; - Pantalon de costume en laine tissée grise (importants trous) ; - Polo à zip en coton blanc, de la marque « Casa Vieira Nunes » à Rio (taches) ; - Six chemises blanches à plastron rigide des marques « Casa Low » à Buenos Aires, trois de la Maison « Disle » à Paris, une de la Maison « Harrod’s » à Londres et une autre de la Maison « Pascal » à Toulouse (taches) ; - Une chemise rayée à plastron rigide de la marque « Disle » à Paris ; - Cummerbund en satin de soie noire ; - Cinq pantalons en toile blanc cassé de différentes natures, dont deux de la marque « Sigrand & Cie » (taches) ;

- Chemise en coton épais blanc, à poignés mousquetaires, de la marque « Gath & Chaves Ltd » (taches) ; - Quatre chemises en coton blanc et une à motifs géométriques, dont deux avec col, des maisons « Pascal » à Toulouse, « Casa Portella » à Rio, « The Mehaudy » à Buenos Aires et « Casa Vieira Nunes » à Rio (taches) ; - Caleçon en coton blanc à boutons et paire de chaussettes ; - Short en coton blanc de la Maison « A.Cabezas » à Buenos Aires Le rapport de condition est établi à titre indicatif, les vêtements sont vendus en l’état. An evocative set of Jean Mermoz’s personal clothing

700 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 6 janvier 1929, à sa « Maman chérie » ; 3 pages in-4 sur papier Via Aeropostal. Complications pour le projet de raid transatlantique. Il lui a envoyé des chèques. « Je me serais battu en pensant que tu étais dans la dèche. Je ne sais comment je deviens. Je perds décidément le sens pratique oh ! pas l’affection que j’ai pour toi ma petite maman chérie, tu n’en doutes pas dis ? parce que je te place au-dessus de tout, mais je suis tellement absorbé que j’en oublie parfois de manger, ça c’est fort par exemple. Dès que je suis avec mes zincs, je ne suis plus sur terre. Il faudrait malgré tout que j’y descende de temps en temps parce qu’il m’arrive de tels coups durs ! On m’invite à dîner sans cesse. Je connais énormément de monde ici, ou plutôt je suis assez connu. Je ne me souviens pas la plupart du temps d’une invitation. On m’attend stoïquement, je n’apparais pas, et le lendemain je ne m’en excuse même pas, l’ayant totalement oublié. J’étais ailleurs au moment où l’on me parlait !!! Ce n’est pas par distraction cependant parce que dans mon travail, j’ai un tas d’idées en tête, un tas de choses à m’occuper en plus de mes vols et je ne gaffe jamais »… Il ne sait pas encore quand il pourra partir : « Tout

s’arrangeait et puis Laurent Eynac prétend contrôler les projets de raids. Mon commanditaire vient de lui demander audience pour obtenir appui et autorisation. Je n’en connais pas encore le résultat et je me ronge parce que si j’étais là-bas, j’aurai pu aplanir pas mal de difficultés. De loin et par lettre on ne peut pas grand chose et j’en veux à la Compagnie de ne pas m’autoriser à partir. Surtout que je suis prêt à passer outre pour réaliser mon projet. Alors, elle n’y gagnera pas !! Nous avons presque l’argent nécessaire, mais le constructeur ne peut nous mettre l’avion en chantier qu’après l’autorisation du Ministère de l’Air. Quelle poisse, ces formalités et ce que cela peut mettre à mal les énergies. Aussi je bous, je suis sur des charbons, je me sens impuissant à aboutir de loin. En tout cas, si l’autorisation est donnée je compte m’embarquer sur le paquebot Lutetia qui part d’ici le 1er Février et arrive le 14 ». Il évoque les fêtes du Jour de l’An : « Je n’ai jamais bu autant de champagne dans ma vie qu’en ces quelques jours. Deux cuites au bilan ce n’est pas trop mal comme début d’année. En ce moment cure de silence et de repos général. Les excès sont incompatibles avec l’aviation et si l’on veut y faire de vieux os, il ne faut pas exagérer »… 700 - 800 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Buenos Aires 6 janvier 1929, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 sur papier Via Aeropostal (bas de la lettre un peu effrangé).

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« Nous avons, nous aussi, besoin à l’étranger d’un homme-drapeau. » – J ean Mermoz à ses grands-parents en 1929

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Vœux affectueux pour 1929. Il doit s’embarquer le 1er février sur le paquebot Lutetia. « Mon commanditaire est à Paris, il a réuni quelques capitaux et pense pouvoir mettre à ma disposition l’appareil que j’ai demandé. Maintenant il nous manque l’autorisation du Ministre de l’air, lequel a interdit les raids transatlantiques jusqu’à nouvel ordre. Mon commanditaire lui a demandé audience. Je pense que ça va gazer. Mon Directeur ici me pousse à faire ce raid ainsi que tous les camarades, alléguant que j’ai tous les atouts professionnels et autres en mains. Mais à Paris on fait tout pour obtenir que je ne donne pas suite à mon projet tellement on a peur que je quitte définitivement la compagnie si je réussis et je me heurte à un tas de difficultés que l’on me crée au ministère et chez le constructeur. Si j’y arrive, quel tour de force !! Et j’ai l’assurance de réussir !! Quel beau fait si j’arrive à réaliser ce rêve ! En attendant, travail toujours intense ici. Des courriers en 8 jours 1/2. Mais les Allemands et les Américains se préparent. Enfin une bonne année de terminée, et une autre bonne qui commence. J’ai accompli encore en 1928 112000 km près de 3 fois le tour du monde. Maintenant, si je n’ai pas perdu mon temps, je n’ai pas perdu mon argent. J’ai gagné 220.000 fcs cette année et j’ai réussi à mettre de côté 180.000 fcs. J’en ai mis un coup comme l’on dit, mais je suis heureux d’avoir ce petit capital et de ne pas m’être fatigué pour rien »… 700 - 800 €

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DEUX INSIGNES PROVENANT DE JEAN MERMOZ Comprenant : - Émouvant insigne à la croix saharienne (Croix du Sud) en argent Revers à épingle, poinçonné à la tête de sanglier. H. : 58 mm - Insigne de la FFABB (Fédération française d’athlétisme et de basket-ball) « France Japon 1930 », par FRAISSE. Two badges of Jean Mermoz

100 - 200 €

« Chez nous, nos gens d’action tombent en décrépitude. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1929

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MERMOZ Jean L.A.S. « Votre Jean », Buenos Aires 20 février 1929, à ses grands-parents Gillet ; 3 pages et demie in-4 sur papier Via Aeropostal. Interdiction de son raid par le ministère de l’Air ; colère contre l’administration française. Il a appris la mort de son grand-oncle, et partage la peine de son grand-père. Il déplore « la grande tuile… Le ministère de l’Air dont je dépends hélas ! m’a refusé l’autorisation pour un raid transatlantique. Parlementarisme, cabotinage et paperasserie, tels sont les motifs. Pratiquement ils n’existent pas. Les Américains sont des hommes vraiment hommes d’avoir permis et aidé un Lindbergh de se lancer sur l’Atlantique. Chez nous, nos gens d’action tombent en décrépitude. Il nous faudrait des audacieux réfléchis et nous n’avons que des réfléchis avachis et pessimistes qui crient à la plus grande gloire et au relèvement de l’Aviation Française du plus profond d’un rond de cuir en s’occupant plutôt du changement de ministère susceptible de porter atteinte à leur propre intérêt que d’encourager les initiatives. Au lieu de crier haro ! sur Poincaré, ils feraient mieux de penser aux moyens d’enrayer l’avance de l’aviation étrangère dont le mot de ralliement est Sus ! à l’aviation française. La politique est un terrible fléau. Quel mal elle fait ! Quand aurons-nous une dictature qui nous rendra conscience de ce que nous avons été, de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons être !! Je deviens nationaliste depuis que je suis à l’étranger. Je frémis de voir que notre prestige s’y émiette peu à peu par l’unique faute de nos

représentants piteux, dignes de notre marasme parlementaire. C’est lamentable de penser que le meilleur de notre volonté, de notre énergie, de nos efforts sert à alimenter les discours et les discussions alors que nous voudrions qu’ils servent au succès et à la prospérité de tout ce qui est nôtre. C’est pénible. Le danger en ce moment nous vient d’Amérique. Les lignes postales progressent de notre côté avec rapidité. Lindbergh est en avant et le prestige qui s’attache à ce véritable drapeau vivant lui ouvre toutes les portes et menace de nous causer un véritable préjudice en Amérique du Sud. Alors, adieu nos sacrifices ! le fruit de plus d’un an de travail intense et inimaginable qui nous échappe au moment où nous approchons du succès. […] Nous avons, nous aussi, besoin à l’étranger d’un homme-drapeau. Costes aurait pu l’être, c’est un commerçant. J’en connais quelques-uns parmi les pilotes de ligne qui seraient capables d’être ces hommes-là. Pour ma part j’en ai cherché les moyens depuis un an, je les avais presque trouvés. J’aurais réussi, je le sentais. Je le ferai probablement, mais j’ai peur que ce ne soit trop tard à ce moment-là. Réussir la traversée de Paris à New York actuellement et nous en avons les moyens maintenant serait un exploit qui rehausserait d’un seul coup tout notre prestige au moment où nous en avons le plus besoin. Je ne demandais rien à personne, je me débrouillais avec les capitaux que j’avais réunis à trouver et pan ! raid interdit avec avion terrestre jusqu’à nouvel ordre… Politique… Alors j’attends. Le comte de La Vaulx que j’ai amené du Brésil et que je ballade en Argentine a promis de m’aider à réaliser mon idée dès son retour en mars. J’attends. Je ne perds toutefois pas mon temps.

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Je vais m’en retourner au Chili pour y faire un courrier, puis organiser le parcours. Je vais tâcher d’y arriver avant les Américains. Projets pour Juillet : la Guyane et peut-être les Antilles. On me prépare un appareil. Le Directeur Général à Toulouse a l’intention, m’a-t-on dit, de me rappeler en France pour m’entraîner sur gros hydravion et de me faire faire quelques traversées maritimes entre Dakar et Natal. Toujours projets »… 800 - 1 000 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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RICHE ALBUM DE PHOTOGRAPHIES DE JEAN MERMOZ Comprenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : sa prime jeunesse, son parcours dans l’armée, en Syrie, comme jeune pilote, à bord d’avisos, au Bourget, des personnalités féminines, avec le Comte-deLa-Vaulx, l’Arc-en-Ciel et de nombreux autres avions, lors de réceptions en son honneur, en Amérique de Sud… Reliure [format à l’italienne] de la marque « Snapshots », The « Braemar Series » en toile et cuir marron ; usures 24 × 31 cm (Usures)

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A fine photographic album of Jean Mermoz

MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », [Buenos Aires février ? 1929], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier Via Aeropostal.

400 - 600 €

Il a le cafard : « Mon beau projet que j’avais réussi à mettre sur pied et qui était à la veille de sa réalisation menace de s’effondrer par la faute d’un type inintelligent, d’un parlementaire ridicule Laurent-Eynac enfin qui me refuse l’autorisation et crie bien haut qu’aucune traversée de l’Atlantique Nord ne se fera avec appareil terrestre. Aussitôt la maison qui ne veut pas se mettre mal avec lui, refuse de me livrer l’appareil ou alors propose de passer outre à condition de vendre l’appareil à B. Aires à titre étranger et pour 200.000 fcs de plus ! Aussi tu penses si je fulmine !! Je vais me débrouiller pour essayer de trouver ces 200.000 fcs. Si je n’y réussis pas rien à faire, tout est fini. Et je serai obligé de remettre cela à mon retour en décembre. La Compagnie jubile, naturellement et pour me consoler me donne la perspective de beaux voyages. Mais ça ne me suffit pas »… On l’a nommé au conseil de l’Association des professionnels de l’aviation : « Je reçois des demandes de pilotes, de mécaniciens, me demandant de les tirer d’affaire. J’y réponds le plus possible, parce que je me souviens trop de mes pénibles débuts »… 700 - 800 € Visuel sur artcurial.com

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VOVA DE MARTINOFF Portrait de Vova de Martinoff Épreuve argentique Dédicacée : ’À maman Gabi / en témoignage de profondes reconnaissances pour les sentiments d’affection et l’atmosphère familiale qu’elle a donné au solitaire / signé Vova’ 34,5 × 24,5 cm On joint : STUDIO DORLYS PARIS Portrait de Vova de Martinoff Épreuve argentique Dédicacée ’À mon frère d’élection Jean Mermoz avec ma reconnaissance toujours vivante pour l’affection profonde qui nous unit’ 34,5 × 24,5 cm 130

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Anonyme Portrait de Vova de Martinoff Épreuve argentique Dédicacée : ’Quand deux êtres s’unissent à une inébranlable fidélité de telle sorte que leur affection est toujours nouvelle cela ont été désigné par Dieu pour être compagnons ici-bas. A jean Mermoz’ signé Martinoff 29,5 × 23 cm A collection of photographs by Vova de Martinoff, dedicated to Jean Mermoz

300 - 500 €

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Vova de Martinoff (1902-1978) fut un ami proche de Jean Mermoz jusqu’aux dernières années de sa vie. Leur amitié, née au début des années 1930, dépassait le cadre professionnel : passionnés d’aviation, ils achetèrent ensemble un Potez 36 en 1930. Ils participèrent notamment ensemble au Tour de France des avions de tourisme en 1931.

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MARTINOFF Vsevolod de (1893-1976) dit Vova, ancien officier de la Garde impériale russe, aviateur. 11 L.A.S.et 2 L.S., 1929-1933, à son ami Jean Mermoz ; 29 pages in-4, une à en-tête de l’Aéropostale et une de Maurice Roux carrossier. Belle correspondance amicale autour du projet de raid. Paris 1929. Au sujet de la construction d’un avion qu’ils veulent acquérir en commun en vue d’un raid, pour lequel il passe commande à Bernard, et fait les comptes : « Le prix de l’avion 450.000 frs – 250.000 fr comptant et 200.000 après le raid réussi. L’itinéraire imposé par Bernard est par Buenos Aires pour la propagande commerciale de son avion dans l’Amérique du Sud et centrale et il nous réservera un pourcentage sur les avions vendus dans ces pays. […] j’ai présenté le raid comme : Paris-St Louis sans escale. – St Louis-Rio de Janeiro et si possible plus loin sans escale. – Buenos Aires – Bs As-New York avec les escales pour la propagande commerciale – et enfin New York-Paris »… (28 février). Il faut trouver un moteur : « Le meilleur moteur qui existe à présent est le Jupiter Gnome & Rhone 500 HP démultiplié à refroidissement à air » ; il évoque le départ de Mermoz pour le Chili avec le comte de La Vaulx, et la nouvelle interdiction de raids par Laurent Eynac (7 mars 1929). Il félicite Mermoz « pour la réussite de votre beau exploit dans la Cordillère des Andes. J’ai passé un sale moment, quand on a était sans nouvelles de vous ». L’interdiction très ferme du ministre Laurent Eynac de tout raid compromet leur projet (21 mars). Il le félicite de s’être sorti « saint et sauf » de son odyssée au Chili : « ici on parle beaucoup avec éloge de vous, vous considérant un pilote prodigieux » ; il le tient au courant des autres raids et des nouvelles aéronautiques, et cite plusieurs pilotes (Guillaumet, le comte de La Vaulx, Assolant, Lotti) et des constructeurs (Hispano, Blériot)… (12 avril). Il a communiqué le récit des exploits de Mermoz sur la Cordillère au directeur de L’Aéronautique (8 juin).

La dernière épreuve du « zinc » de Mermoz (Le Comte-de-La-Vaulx) a été bonne, et il devrait partir en même temps que le Graff Zeppelin : « Quelle belle course ! Inutile de te dire que je mise sur toi » (10 mai 1930). Prague 1933. Il travaille à Prague pour l’Aéropostale. Il a appris le départ de Mermoz de Natal et sa « remarcable réussite » (21 mai). Il évoque la réorganisation de la navigation aérienne et du courrier aérien en Europe centrale, entre la Cie Unique, la CIDNA, Air Union et l’Aéropostale et prépare un rapport sur « la propagande postale de la Cie Unique en générale et particulièrement en Europe Centrale », qu’il enverra à Mermoz pour avoir son avis (1er août 1933). Sa vie est difficile avec la liquidation de l’Aéropostale (16 août). Il partage les contrariétés de Mermoz : « Si tu savais combien je comprends ce désir qui te prend parfois de fuir vers d’autres cieux, quitter tout, trouver enfin la paix… cette paix phisique et morale qui seule puisse se donner la raison et la satisfaction de vivre. Il n’y a pas un moment de ma vie que je ne pense pas à toi mon cher vieux. Tu es toujours présent à mes côtés je te parle si souvent, je partage avec toi mes peines mes joies »… (26 août). On joint une L.A.S. par Martinoff et Mermoz à leur ami Charpentier, 31 janvier 1936 (2 p. obl. in-12), avec lettre d’envoi de Charpentier à Mme Mermoz mère (1951). 800 - 1 000 €

« Ici on parle beaucoup avec éloge de vous, vous considérant un pilote prodigieux » – V ova de Martinoff à Jean Mermoz

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Attribuée au studio HARCOURT Portrait de Jean Mermoz Épreuve argentique Contrecollée sur carton 39 × 29 cm A portrait of Jean Mermoz, gelatin silver print, attributed to Studio Harcourt

300 - 500 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Santiago du Chili 4 mars 1929, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 à en-tête de l’Hotel Victoria, Santiago. Traversée des Andes avec le comte de La Vaulx ; projet de raid pour battre le record du monde de distance. « Quelques mots de Santiago du Chili où je viens d’arriver après un voyage de 3000 km avec le comte de La Vaulx par-dessus la Patagonie, la Cordillière du Sud et le Chili. […] Si pas contreordre, je pars pour la France le 23 Mars […] Mon appareil m’a été vendu, mais à condition que je fasse un premier raid Paris-Buenos Aires si possible sans escale. Peut-être n’arriverai je pas jusque là, mais je batterais tout au moins le record du monde de distance. Ensuite si je réussis, la Maison Bernard me fera faire à ses frais Paris-New York. J’accepte bien entendu. Si bien que le mois prochain j’espère avoir le bonheur de t’embrasser. Je repars après-demain pour Buenos Aires toujours avec le comte de La Vaulx pour le Pérou et Buenos Aires. Puis je préparerai la fuite. J’y reviendrai en raid les 1ers jours de Mai. Toute la direction est affolée, tu penses. M. de Sieyès le grand patron a télégraphié à Paris et m’a fait donner ma parole que je ne quitterai pas la Compagnie. Ils n’en sont pas revenus ! »…

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800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 26 mars 1929, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier pelure Via Aéropostal. Nouvelles complications pour le raid ; accidents dans les Andes (Comte de La Vaulx et plateau des Trois Condors). Il n’est pas encore parti : « Je suis rentré du Chili il y a trois jours... Deux télégrammes m’attendaient ici ainsi qu’une lettre du Ministère m’interdisant formellement toute tentative de raid. Si je passe outre, sanctions graves, paraît-il. Maintenant on ne me laissera partir de France qu’avec un avion n’ayant pas plus de 1500 l. d’essence c.à.d. qu’il faut que je parte de l’étranger. De plus, après de nouveaux décrets que vient de publier Laurent Eynac, Hispano hésite à me donner un moteur. Bref je retombe encore une fois de haut. Le Comte de la Vaulx est reparti pour la France et m’a promis d’essayer d’obtenir l’autorisation, étant ami personnel de Laurent Eynac. Alors j’attends encore, j’attends toujours... et un équipage espagnol est arrivé aujourd’hui au Brésil sans escale de Séville avec du matériel français !! Enfin, je commence à en prendre mon parti et à patienter. J’aurai toujours des possibilités d’ici peu certainement mon contrat expirant en Novembre ». Il vient de vivre de terribles moments : « Je viens de terminer un voyage de 7.500 km. dont une partie avec le comte de la Vaulx.

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Deux atterrissages forcés en pleine montagne dont je me suis sorti par miracle. Un avec le comte de la Vaulx qui a failli nous coûter la vie et 1’autre avec mon mécano [Collenot], en pleine Cordillière des Andes à 4000 m. d’altitude au milieu des neiges, un désert de pierre. Plaqué au sol dans une bourrasque de vent, plein moteur, j’ai pu heureusement éviter l’écrasement ; nous avons réparé pendant trois jours et deux nuits les avaries causées à l’appareil par un froid de 13 à 17° sous zéro, sans nourriture mon mécano ayant oublié par mégarde notre caisse de vivres de réserve, – suffoquant littéralement après les efforts que nous étions obligés de faire par suite de l’altitude en compagnie de trois condors qui ne nous quittèrent pas. Bref, nous avons pu repartir après un décollage que j’avais calculé à l’avance par dessus trois ravins que je devais sauter par des bonds appropriés et déterminés à l’avance ; ce décollage à 4000 m. en pleine montagne restera mon plus beau souvenir professionnel. Un mètre d’erreur et c’était la fin. Enfin après 3 km. de course et de bonds, j’enlevai mon appareil pesant 3 tonnes et nous pûmes rejoindre le point d’où nous étions partis. Personne ne voulait y croire. Les pilotes chiliens étaient sceptiques mais ils ont dû se rendre à l’évidence après avoir été cherché un réservoir d’essence et de l’outillage que j’avais laissés à notre point d’atterrissage pour nous alléger. Au Chili et ici, l’impression causée a été énorme. J’ai été fêté à mon arrivée à Santiago. Les Chiliens m’ont fait membre d’honneur de leur Aéroclub où ils n’admettent aucun étranger ». On lui a

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décerné des médailles. « Le comte de la Vaulx enthousiasmé demande que l’on me donne la plaquette de l’Aéro-Club de France, et veut me mettre sur les rangs pour la rosette d’officier de la Légion d’honneur. Je lui ai dit que je me fichais de tout cela et que l’autorisation de me laisser faire mon raid me ferait cent fois plus plaisir »… 800 - 1 000 €

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GRAND MANTEAU D’AVIATEUR EN CUIR BRUN DE JEAN MERMOZ Très probabement porté le 2 mars 1929 lors de son atterrissage forcé dans la cordillère des Andes Étiquette déchirée de RAGLENA Portique des champs Elysées. Fermant par quatre boutons en cuir tressé. Col rabattable fermant par bouton pression. Deux poches latérales de taille et une poche à rabat de poitrine. Parements avec boucles de serrage. Ceinture à la taille. Usures d’usage et déchirures dans le dos à la suite de l’atterrissage dans les Andes. H. : 109 cm On joint : - Un cartouche dactylographié « Paletot de cuir porté par Mermoz au moment de sa périlleuse traversée de la cordillère des Andes effectuée le 28 février 1929 avec un passager le comte de la Vaulx. Forcé d’atterrir sur un plateau incliné à 2800 m d’altitude aboutissant à un précipice, Mermoz saute à terre et bloque les roues de son « LATE » en se couchant devant l’appareil ». - Une enveloppe écrite de la main de la mère de Jean MERMOZ « Notes de Jean trouvées dans le paletot de cuir » et contenant : - Une lettre de l’Aero club d’Auvergne et un mandat carte à son adresse. - Deux bulletins météorologiques. - Quinze billets au crayon, notes de navigation. - Une note à la plume sur les probabilités météorologiques les 9 et 10 janvier 1933 entre Istres et l’Équateur. A Jean Mermoz’s large brown leather aviator coat

8 000 - 12 000 €

Le 28 février 1929, Mermoz décolle de Buenos Aires pour une nouvelle mission. Dans un premier temps, il doit rejoindre San Antonio Oeste afin d’embarquer, à bord de son Laté 25, le directeur de la Fédération aéronautique internationale, Henry de La Vaulx. Après une seconde escale à Plaza Huincul, dans la province de Neuquén, il doit traverser la

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Cordillère par une nouvelle route, bien plus au sud de Santiago, à hauteur de la ville chilienne de Concepción, afin de rejoindre la capitale par le versant chilien. Alors qu’il se trouve en pleine traversée de la Cordillère avec le comte de La Vaulx à son bord, le 2 mars 1929, son moteur tombe en panne à la suite d’un problème de carburateur. Contraint d’effectuer un atterrissage d’urgence, Mermoz repère rapidement une plateforme très étroite, située à 2 800 mètres d’altitude et se terminant par un précipice. Faisant preuve d’une adresse remarquable, il parvient

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à y poser l’appareil. Mais la piste naturelle qu’il a choisie n’est pas plane et l’avion continue de rouler dangereusement en direction du gouffre. Mermoz se hisse alors hors de la carlingue et se précipite devant l’appareil pour en bloquer les roues et l’arrêter avant le ravin. Notre paletot porte encore les marques de cet épisode. Avec l’aide de Collenot, il entreprend alors de réparer le moteur. Une heure plus tard, l’équipage parvient à redécoller et atterrit sain et sauf à Santiago.

© D.R

Ce manteau est un symbole. Le symbole de l’homme que l’on retrouve, sur les photographies qui nous sont parvenues, vêtu de ce modèle de manteau d’aviateur, mais surtout le symbole de son courage.

Jean Mermoz portant son manteau d'aviateur

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JEAN MERMOZ À LA CONQUÊTE DE LA CORDILLÈRE DES ANDES Vues aériennes de massifs montagneux prises depuis un avion

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Mermoz » et « Ton Jean », Buenos Aires 3 et 17 mai 1929, à sa « Maman chérie » ; 3 pages et demie et 4 pages in-8 sur papier Aeroposta. Traversée de la Cordillère des Andes. 3 mai. Il la rassure. « Je m’en suis encore tiré cette fois d’une belle ! Je n’avais qu’une demie-chance sur 100 de ne pas y rester. Je l’ai tentée. Mais quelle acrobatie !! Cela tient de l’irréalisable, de la légende. Tous les pilotes tombés dans la Cordillière n’en sont pas revenus. Je suis devenu de ce fait phénomène volant et toute l’Argentine clame mes louanges. Je crois qu’il m’arriverait quelque chose que l’on me ferait des funérailles nationales. La colonie française a donné ces jours-ci une grande fête en mon honneur et l’ambassadeur m’y a remis une médaille d’or frappée spécialement à mon intention. La Compagnie m’a fait cadeau de 20.000 fcs. Le comte de la Vaulx m’a fait proposer comme officier de la Légion d’Honneur. Bref, tu vois ma petite Maman qu’il ne faut pas du tout s’en faire. Je me porte bien, si ce n’est mon éternel ver solitaire »… Après son congé, il pense revenir en Amérique du Sud : « pécuniairement il m’est impossible d’avoir mieux ailleurs. Et puis je suis

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maintenant chef-pilote de toute la ligne et on compte sur moi pour faire les reconnaissances de tous les nouveaux tronçons à créer. Je vais partir en juillet août pour les Antilles avec un hydravion, et il se pourrait même que je pousse jusqu’à New York. Et puis je suis dans l’engrenage. Peut-être allons-nous prendre la ligne d’Indo-Chine. Alors je ne vois pas la fin de mes déplacements »…

Suite de dix épreuves argentiques dont cinq montées sur papier fort 13 × 18 à 20 cm (Plusieurs petites taches) An aerial views of the Andes mountain ranges taken from an aircraft, series of ten gelatin silver prints

400 - 600 €

17 mai. Il revient « d’un second voyage dans la Cordillière Argentine pour organiser les terrains d’atterrissage de notre ligne du Chili que je vais inaugurer et commencer le mois prochain, mais cette fois avec des appareils spéciaux qui nous arrivent. La ligne va être dure. Plus de 6 h. à 6000 m. d’altitude à l’aller et au retour. Naturellement, en ma qualité de chef pilote, c’est à moi à assurer les courriers du début ; ça ne m’ennuie pas, au contraire. J’aime trop lutter et vaincre. Maintenant que l’on m’appelle ici le Lindbergh Français, noblesse oblige… hum ! Je devais partir auparavant à Cayenne. Nous allons ouvrir une ligne de ce côté. […] On parle de nous donner les concessions de l’Indo-Chine, Siam et Japon, puis Madagascar. Maintenant je suis dans l’engrenage et prévu pour de futurs déplacements »… 1 000 - 1 500 €

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean », Buenos Aires 16 et 31 octobre 1929, à sa « Maman chérie » ; 1 et 3 pages in-4 sur papier Via Aéropostal. Expansion de l’Aéropostale ; essais de l’avion pour le raid ; son amour pour Gilberte. 16 octobre. « Figure-toi que je devais partir vendredi aujourd’hui par avion et pour la France. Un télégramme de Paris me réclamait d’urgence pour les essais d’un nouvel appareil destiné à la traversée de Dakar à Natal. Le Directeur Général a répondu que je ne pouvais quitter l’Amérique en ce moment. En effet, le nouvel appareil Latécoère que je compte prendre pour mon raid est arrivé ici. J’en poursuis les essais et suis chargé de le lancer et de le faire connaître dans toutes les villes importantes de Sud-Amérique. Mon départ est donc retardé provisoirement. […] Je suis rentré ce soir du Chili et pars demain pour présenter le nouvel appareil que nous venons de recevoir au gouvernement Paraguayen à Asuncion. C’est le même avec lequel je compte faire mon raid »…

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EYNAC Laurent 1886-1970

31 octobre. Son arrivée ne devrait pas tarder. « Le Directeur Général vient de repartir pour la France. Il doit arranger et organiser deux ou trois projets de raid avec Latécoère dès son arrivée. Aussitôt il me télégraphiera de venir. En attendant, je ballade l’appareil avec lequel je compte réaliser mes projets dans toute l’Amérique du Sud. Je suis allé il y a huit jours au Chili, je rentre du Paraguay, demain j’inaugure la ligne vers la Terre de Feu, toujours avec mon appareil, en rentrant, je repars pour le Chili où je

L.S. comme ministre de l’Air, Paris 21 septembre 1929, à Jean Mermoz, « Pilote à la Cie Générale Aéropostale » ; 1 page in-4 dactyl. à en-tête Ministère de l’Air. « L’Attaché Militaire de France au Chili attire mon attention sur votre brillante conduite au cours de vos vols pour le compte de la Compagnie Générale Aéropostale. Il me rapporte les efforts physiques et moraux que vous avez soutenus avec un courage inébranlable ». Il lui adresse ses félicitations « et mes remerciements cordiaux pour avoir aussi bien servi la cause française et contribué largement au succès que vient de remporter au Chili la Compagnie Générale Aéropostale »…

prends deux administrateurs arrivés de Paris de la Cie et pars pour le Pérou, la Colombie et le Brésil. J’ai ma valise toujours faite chez moi, bref, je ne crois pas qu’il y ait au monde un homme plus nomade que je ne suis !! […] Si j’étais sûr que mon raid n’ait pas lieu avant Mars, je te ferais venir immédiatement ici… mais j’ai toujours peur qu’un télégramme me fasse partir pendant que toi tu sois en route vers B. Aires et alors ce serait ridicule. Naturellement une fois ici, tu m’attendras aussi bien ici qu’en France […] D’ailleurs, tu sais, à B. Aires la maman de Mermoz serait tout de suite en pays de connaissances, et puis la famille de Gilberte serait heureuse de te connaître. Nous parlons souvent de toi et tu verras que ta belle-fille future ne sera ni plus ni moins que ta fille parce qu’elle est très douce et d’une sincérité, d’une fraîcheur de sentiments rares chez les jeunes filles d’aujourd’hui »… Gilberte est en France, et il craint que son existence soit difficilement conciliable avec la vie de famille : « Je ne pars plus avec enthousiasme, mais une fois parti, il revient, si tu savais !! avec tant de force ; et je ne sais plus que l’effort, l’âpre et rude satisfaction qu’il donne à ses initiés, et puis la volupté morale de la lutte dans la beauté des choses que ceux d’en bas ne connaissent pas, le choc d’émotions intense de tous les renouvellements de sensations étranges qui font que l’on ne se sent plus humain… et si loin… si loin… de l’étroitesse de la masse terrestre… et cela m’épouvante parfois parce que j’aime de toute mon âme et que l’être que j’aime mérite un amour rare et absolu, que je ne pourrais la voir souffrir en sacrifiant une partie de son existence à ma secrète passion »… Etc. 1 000 - 1 500 €

© D.R

400 - 500 €

Laurent Eynac, ministre de l'Air

195 3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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PETIT ALBUM DE PHOTOGRAPHIES AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ Contenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : Mermoz au ski avec son épouse, en famille, avec sa mère, ses grandsparents, contient deux photographies de Joseph Kessel (une légèrement déchirée), des moments de vie familiale et souvenirs aéronautiques. Reliure [format à l’italienne] en composition synthétique à l’imitation du cuir marron ; usures 20 × 25,5 cm A small photographic album belonging to Jean Mermoz

400 - 600 €

MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean », Buenos Aires 12 décembre [1929] et s.d., à sa « Maman chérie » ; 1 page et demie sur papier pelure Via Aéropostal (déchirure sans manque), et 2 pages in-4 sur papier Aeroposta. Projet de traverser l’Atlantique Nord. 12 décembre. Il attend son remplaçant pour partir et aller embrasser sa mère. « On a l’intention de me faire tenter la traversée de l’Atlantique Nord ; naturellement je ne la ferai que si je juge l’appareil suffisant tu penses !! et absolument sûr d’arriver au but… dans le cas contraire je dirigerai mon

effort sur Paris-B. Aires dont je connais tout le parcours pour essayer de battre le record de Costes… et seul… à la Lindbergh. Enfin, j’ai tant d’espoir d’arriver au but bientôt !! […] Je pars demain pour Rio chercher le grand patron Bouilloux-Lafont qui vient d’arriver de France : j’ai une existence en ce moment des plus découpées. On me voit dans tous les coins d’Amérique du Sud au Nord de l’Est à l’Ouest avec mon taxi rouge, un du même type que celui avec lequel je compte faire mon raid au grand désespoir d’une petite fille que je connais bien »… « Je repars ce soir en expédition pour le Chili et la Bolivie avec le Directeur Général de la Compagnie et le directeur de la Radio, Serres (le même qui a passé 4 mois en Mauritanie) qui viennent d’arriver de France. […] De plus, le Directeur commence à m’initier dans les mystères de l’exploitation à la demande de Monsieur Bouilloux-Lafont qui veut me donner une nouvelle ligne à diriger dès que je le désirerai. J’ai accepté pour d’ici 2 ans. J’approcherai de la trentaine et j’aurai ainsi une situation définitive, qui me permettra toujours malgré tout de faire de l’aviation active comme pilote mais à ma volonté. Ce sera pour l’Amérique ou l’Indo-Chine. En attendant Latécoère va me donner un appareil pour effectuer ToulouseBuenos Aires sans escale si possible. On compte qu’il sera prêt dans trois mois. Je ferai ensuite quelques traversées avec un hydravion de Marseille à Alger, puis tenterai la première traversée aérienne postale de Marseille à Rio de Janeiro »… On joint une L.A.S. « Ton Jean », Buenos Aires 192., à « Ma petite Maman bien chérie » (1 p. in-8 à en-tête Compagnie Générale d’Entreprises Aéronautiques). Il lui écrira à son retour du Chili, « car je vais faire Rio-Buenos Aires, Santiago du Chili sans me reposer ici au retour »… 1 000 - 1 500 €

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SAINT-EXUPERY À MERMOZ Rare portrait représentant Antoine de Saint Exupéry à mi-corps Épreuve argentique Avec dédicace autographe « Pour mon vieil ami Mermoz. Avec ma profonde amitié. Antoine de Saint Exupéry » en bas à droite 22,5 × 17 cm A rare Portrait of Antoine de Saint-Exupéry, gelatin silver print, dedicated to Jean Mermoz

2 000 - 3 000 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

« Si je cherche dans mes souvenirs ceux qui m’ont laissé un goût durable, si je fais le bilan des heures qui ont compté, à coup sûr je retrouve celles que nulle fortune ne m’eût procurées. On n’achète pas l’amitié d’un Mermoz, d’un compagnon que les épreuves vécues ensemble ont lié à nous pour toujours. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

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Figures emblématiques de l’Aéropostale, les deux hommes qui s’étaient rencontrés en juin 1927, au Cap Juby, en bordure du désert du Sahara, se lient d’une amitié forte. Leurs divergences politiques n’entameront en rien leur relation jusqu’à la disparition de Mermoz. Selon certains historiens, le personnage du Petit Prince aurait été inspirée à Saint-Ex’ par le souvenir de son ami Mermoz.

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MERMOZ Jean L.A.S. « Ton Jean », [Buenos Aires fin 1929], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier pelure Aeroposta. Fiançailles avec Gilberte Chazottes. Il est « rappelé officiellement à Toulouse », et devra s’embarquer « 15 jours après l’arrivée de mon remplaçant […] Le grand patron BouillouxLafont est là. Je suis allé le chercher à Rio et l’ai ramené avec Challes et Larre Borges qui s’étaient écrasés à Natal venant de Séville. Je le promène partout et il ne veut pas d’autre pilote. Alors tous les deux ou trois jours je pars soit pour le Chili, le Paraguay, le Brésil et n’ai guère de moments de libre. Les parents de Gilberte ont tenu à ce que nous nous fiancions avant mon départ, ce qui a eu lieu hier soir. Nous avons beaucoup parlé de toi… tu m’as manqué tellement dans cette soirée ma petite Maman chérie. Gilberte me charge de t’embrasser bien affectueusement pour elle et me dit de te prier de croire qu’elle est déjà toute prête à t’aimer. Il y a eu une soixantaine de personnes. Beaucoup de monde ici n’en croyait rien… et les journaux ont commenté très gentiment l’événement mais avec étonnement. Bouilloux-Lafont est venu avec tous les directeurs de son groupe… il n’a pas arrêté de danser jusqu’à quatre heures du matin (il a soixante ans !!!) Ma petite Maman n’était pas là mais mon âme fut bien près d’elle, j’aurais tant voulu qu’elle participe au bonheur de son fils »…

© D.R

800 - 1 000 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », [Buenos Aires] 8 janvier [1930], à sa « Maman chérie » ; 3 pages in-8 sur papier Via Aéropostale. Il va embarquer « le 24 janvier sur le paquebot Lutetia », et sera à Bordeaux vers le 8 février, et se réjouit d’embrasser sa mère. « J’aurai très peu de jours de congé parce que je suis appelé pour tenter les premières traversées commerciales de l’Atlantique Sud pendant que l’on préparera un appareil de raid. De toutes façons, je suis remplacé pour 7 mois à B. Aires. Et j’aurai trois ou quatre mois de congés, mon raid terminé ». Sa fiancée Gilberte rentrera en avril avec ses parents : « Naturellement la séparation prochaine n’est pas sans nous attrister. Mais il faut bien payer son bonheur »… 500 - 600 €

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TRÉS RARE PHOTOGRAPHIE RÉUNISSANT SAINT-EXUPÉRY ET JEAN MERMOZ Antoine de Saint-Exupéry, le général Chentin et Jean Mermoz Épreuve argentique Légendée au dos : « de gauche à droite / St Exupéry de la ligne Air-France Amérique du Sud / Gal Chentin (?) 8 Avenue Gallieni Enghien (s.et s.) / Mermoz Air-France Traversée de l’Atlantique / Casafaca 2 / 11.. 35 (?) » 16 × 11,5 cm A very rare photograph depicting Saint-Exupéry and Jean Mermoz, owned by Jean Mermoz

200 - 400 €

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ENSEMBLE DE SEPT PHOTOGRAPHIES Portraits de Jean Mermoz 6 épreuves argentiques, l’une provenant du Studio Harcourt, une autre du studio G.L. Manuel frères, une autre encore annotée ’Miercoles 3 de Agosto Rio de Janeiro’ 13,5 à 24 cm × 9 à 18 cm (Usures, petites déchirures, traces d’oxydation) On joint un très intéressant pêle-mêle d’épreuves argentiques encadrées. Portraits of Jean Mermoz, a set of seven photographs

400 - 600 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse Dimanche [23 février 1930], à sa « Maman chérie » ; 1 page et demie in-4. Essais d’hydravion de Saint-Laurent-de la-Sénanque à l’étang de Berre. Il est rentré de Perpignan « où je me trouvais depuis deux jours pour faire les essais de mon appareil qui est fin prêt. Mais la neige tombe et la tramontane souffle avec violence depuis déjà huit jours. Impossible de mettre même l’appareil à l’eau. M. Daurat a décidé alors que je ferais les essais à Marseille et nous allons amener l’appareil à Berre, à la première accalmie. En tout cas je dois assurer le premier courrier maritime, en date du 17 Février départ de Saint-Louis à 10 h du soir »… 400 - 600 €

MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse Dimanche [23 février 1930], à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4. Entraînement sur les hydravions. « Je suis rentré de Perpignan aujourd’hui ne pouvant continuer mes essais sur le lac de St Laurent à cause de la neige et du vent qui souffle en tempête. Mon appareil est prêt. Aussi on a décidé de l’envoyer à Marseille où je pourrais continuer mes essais en toute sécurité. Je dois tenter la première liaison transatlantique postale avec le courrier du 17 Mars, départ de St Louis [du Sénégal] à 10 heures du soir ». Il ira voir ses grands-parents dès que les essais seront terminés. Après avoir donné des nouvelles de sa mère, il évoque ses « grandes randonnées en perspective. J’ai une confiance absolue en tout ce qui nous est supérieur et en moi. Je réussirai, n’ayez aucune crainte. Il me semble parfois, souvent que mon existence suit une courbe impeccable, une progression presque mathématique mais idéalement croissante, et je crois en une destinée très belle qui m’a été donnée et que je dois savoir et pouvoir conquérir. Je n’ai jamais eu peur… même d’avoir peur, et je voudrais que vous ayez comme moi la même sécurité, les mêmes certitudes… croyez en moi »…

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SERVICE À THÉ EN PORCELAINE ATTRIBUÉ À JEAN MERMOZ Chine, début du XXe siècle Composé d’une théière et de deux coupes à décor polychrome de dragons dans des cartouches sur fond corail et or ; marqués sous la base ; l’ensemble conservé dans un panier en osier de voyage, l’intérieur compartimenté à la forme Dimensions (panier) : H. : 18 cm - l. : 28 cm P. : 21 cm A set of porcelain tea service attributed to Jean Mermoz, China, early 20th century

100 - 200 €

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LES AMITIÉS DU CIEL Jean Mermoz ; Couzinet ; Guillaumet ; Collenot ; Carretier ; Jean Mermoz et l’équipage de l’hydravion LeO H-24 ; Jean Mermoz, Jean Dabry et Léopold Gimié avec leur cuir d’aviateur devant un Laté 26 Ensemble de dix épreuves argentiques 18 à 29,5 × 24 à 30 cm On joint : Deux pilotes sur un hydravion Épreuve argentique Dédicacée : « Pour mon ami Mermoz un souvenir du jour que j’ai fait la bêtise d’aller à Buenos Aires au lieu d’aller avec vous sur l’Atlantique / Rio 16/10/34 » 18 × 24 cm (Insolée et taches) The arrival of L’Arc-en-Ciel at Le Bourget and related events, a set of eleven gelatin silver prints

400 - 600 €

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PAUVERT Henri (1892-1955) commissaire de marine. 5 L.A.S., Les Lèves (Gironde) (et une en mer) 1930-1933, à Jean Mermoz ; 5 pages et demie in-4. Correspondance amicale où l’on voit Pauvert suivre les voyages et les exploits de Mermoz. « J’ai lu que le courrier partant de Toulouse le 16 doit être transporté de Dakar à Natal par toi. Inutile de te dire que je vais te suivre avec tout mon cœur de vieux copain. Je suis sûr de ton succès et je suis fier de mon ami Mermoz ». (14 mars 1930). À bord du Jamaïque qui se dirige vers Rio puis Buenos Aires, il apprend le record de Mermoz et le félicite : « Dire qu’il y a un mois environ tu n’avais jamais piloté un hydro » ; il a appris avec tristesse la mort du comte de La Vaulx (20 avril). Il pense Mermoz à Oran et, après avoir évoqué l’accident de Le Brix, il demande des nouvelles de Guillaumet avec qui il a correspondu par TSF au cours d’un vol de Côte d’Afrique et s’interroge : « Au point de vue “Aérospatiale” que fais-tu ? » (6 décembre 1931). Félicitations : « J’étais à Toulouse le jour où tu as passé l’Atlantique et Pierre et moi avons fait de sérieux stages au poste Radio pour te suivre. Je t’avoue que vers la fin de ton trajet nous n’étions

pas très rassurés » ; il déplore la mort de deux autres aviateurs (22 mai 1933)… On joint la copie d’une lettre de Mermoz à Pauvert (Natal 16 juin 1934), sur ses problèmes avec Air France et l’entretien des pistes, ainsi que ses projets d’escales au Brésil et en Afrique. 500 - 600 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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Superbe lettre, au lendemain de son record de distance en ligne droite en hydravion (12-13 mai, de Saint-Louis à Natal, à bord du Comte-de-LaVaulx, soit 3173 km en 21 h.10). « Voyage splendide malgré nombre de difficultées dues au très mauvais temps mais qui ne sont pas insurmontables quand on veut vraiment quelque chose. Et puis je me sentais bien protégé… je ne sais pourquoi… ou plutôt je sais que tant de prières montaient ce soir-là très intimement vers l’âme supérieure qui règle les destinées de chacun de nous et je savais que j’arriverais… comme j’arriverai toujours lorsque je le voudrai. Le danger est une impression humaine de frayeur. Pour moi ce n’est qu’une épreuve… et une épreuve se surmonte toujours par la volonté. Et j’ai eu de bien mauvais moments pendant ces vingt et une heures entre ciel et eau… des minutes qui comptent pour des siècles… mais si belles à vivre quand on se sent au-dessus de soi-même. Les lettres sont arrivées en moins de quatre jours à B. Aires. Laurent Eynac me dit que j’ai bien mérité de la France… je ne sais si je mérite quelque chose… mais je suis heureux, très

heureux en songeant que d’autres suivront bientôt régulièrement mon exemple et que l’expérience de mon premier effort leur servira et les aidera à achever l’œuvre commencée. Je repars le 8 Juin de Natal pour St Louis du Sénégal pour réaliser la traversée retour la première celle-là de toutes et je réussirai. Mon moteur et mon appareil sont en révision complète à Natal. Il faut une mise au point minutieuse à chaque voyage pour être sûr du résultat. Le gouvernement de RécifePernambuco m’a fait une chic réception. Ma fiancée est arrivée le 14 sur le paquebot Mendoza qui est resté deux heures à Recife ; j’ai donc eu le bonheur de la voir avec sa mère. Je savais que le Mendoza toucherait Récife et j’avais télégraphié de St Louis du Sénégal que je serais à l’heure dite à Pernambouc… ce qui fut fait après avoir traversé l’Atlantique. Combien n’oseraient pas donner de tels rendez-vous !!! Demain je descends à Buenos-Aires ou tout le monde me réclame… et puis, pour essayer d’atténuer la mauvaise impression survenue après l’accident que nous avons eu à Montevideo où Pranville le chef d’Exploitation en Amérique, Négrin mon remplaçant provisoire à Buenos-Aires et trois passagers ont trouvé la mort de nuit en heurtant la mer dans le brouillard »…

© A.R

MERMOZ Jean L.A.S. « Votre petit Jean », RecifePernambuco 16 mai 1930, à ses grands-parents Gillet ; 3 pages et demie in- sur papier Via Aéropostale.

1 000 - 1 500 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », 9 mai [1930 ?], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4. Il est paresseux et manque de courage : « La vie n’est pas gaie, et c’est tout… J’aurais besoin de deux mois dans un fond de campagne bien seul. J’ai une soif de calme pour apaiser mes nerfs qui sont un peu en désastre. Simplement un mauvais moment à passer comme tous ceux que j’ai, que nous avons passé depuis dix-huit mois. On change le sac d’épaule et on recommence jusqu’au moment où la lassitude reprend. On ne soigne cette maladie qu’avec de fortes doses de volonté. Tant que le remède dure, on résiste. Heureusement les satisfactions que me donne mon métier le renouvellent, mais si je n’avais pas cela, il faudrait que je parte très loin pour éviter l’effondrement… parfois ! […] Enfin je crois avoir bientôt d’autres satisfactions avec l’Aéropostale. Je crois que Monsieur B[ouilloux-]Lafont a gagné la partie »…

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500 - 600 €

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ENSEMBLE DE TROIS LIVRETS DE VOL Relatifs au POTEZ 36/14 immatriculé F-ALAM de Jean Mermoz, pour les vols entre les 17 octobre 1930 et le 12 novembre 1931

Le POTEZ 36 était l’avion personnel de Jean Mermoz. Il ira, avec cet avion, à la Pentecôte 1931, saluer sa mère et ses grands-parents dans les Ardennes.

- CARNET DE ROUTE. Carnet de 102 pages doubles dont 74 remplies. Pour chaque vol, les noms de l’équipage, la durée du vol, et la signature du pilote sont inscrits. - LIVRET D’AERONEF n°2. Carnet de 56 pages doubles dont 34 pages sont remplies. Pour chaque vol, mentions des pilotes, du départ et de l’arrivée et de la durée, ainsi que la durée totale d’utilisation de l’avion depuis sa fabrication. - LIVRET MATRICULE D’APPAREIL Carnet de 50 pages dont 33 pages sont remplies. Pour chaque vol, les détails les noms des pilotes, la durée de vol et détails des incidents sont inscrits, avec cachets des autorités de contrôle. A set of three flight logbooks relating to Jean Mermoz’s Potez 36/14, registration F-ALAM, for flights between 17 October 1930 and 12 November 1931

© D.R

1 000 - 1 500 €

Avion Potez 36

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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ÉTIENNE Victor 1902-1934

Belles et rares lettres du pilote de l’Aéropostale à son ami Mermoz. Rio 11 mai 1930. [Avant le vol de Saint-Louis-duSénégal à Natal (12-13 mai), où Mermoz va battre le record de distance en ligne droite en hydravion.] Il attend l’arrivée à Rio de sa « chère vieille branche “de lilas” ! […] le résultat de cette tentative ne me laisse aucun doute et tu ne peux te figuré qu’elle joie intérieure, je tire déjà de ce beau travail, je n’y suis mêlé pour rien, mais n’est-ce pas, pour nous le couronnement de ce travail soutenu avec qu’elles épreuves durant ces deux ans. Que cette tâche te soit revenue de droit n’est que justice, mais suis encore plus heureux que ce soit à ce “vieux pôte d’ami” »… La veille, a eu lieu « l’accident de Montevideo, avec Négrin-Pranville. C’est un coup dur général pour la Cie, bien pénible surtout pour ceux qui restent, victimes indirectes de cet accident ». Étienne déplore la dégradation de l’état d’esprit qui « n’était plus celui d’Amérique. De notre bel esprit à tous, il n’en existait plus que l’ombre, on n’avait plus confiance en nous, si nous parlions de certaines difficultées, nous passions presque pour des bleuffeurs ; partout les amendes pleuvaient et mécontentement général éclatait. Si bien que dégoutait moi même, j’avais pris mon parti de quitter l’Amérique au plus tôt ; Négrin secondait Pranville d’une façon admirable, je ne pensais pas qu’un esprit si étroit régnait chez ce garçon […] j’avais comme l’apréhension de cet accident dû à de l’ecces de zêle ou d’ambition et d’inconscience de Pranville »… Il ne cache pas sa peine et sa colère : « si la mort pour nous n’est qu’un détail, les conséquences sont toujours pénibles »... Il ajoute qu’il a récemment perdu son frère… Il attend « la voiture qui doit m’emmener au camp pour assurer ce dernier courrier jusqu’à la rencontre de St Ex [SaintExupéry] qui remonte de B-Aires »… Il parle pour finir de la fiancée de Mermoz, Gilberte Chazottes : « heureux veinard, tu peux dire que tu es aimé, espérer et que sais-je ! »… Il va bientôt partir sur le Jamaïque avec « ce vieux Pauvert »…

Toulouse 24 octobre 1931. Il donne des nouvelles de sa femme Clotilde qui avait été malade et hospitalisée. Ils sont installés dans leur appartement de Toulouse, mais Clotilde « doit encore garder le lit quelques temps, c’est une maladie non affaiblissante mais bien longue à guérir ; je songe d’ailleurs à vous Madame Mermoz qui avez été aussi éprouvé sensiblement du meme malaise ; combien le lit est désagréable et le repos presque une pénitence quand on ne se sent logiquement pas malade physiquement ; enfin encore quelques temps et je crois que tout ira de nouveau comme auparavant. Alors mon vieux Jean, combien dois-tu te démener et te morfondre de ce long retard dans ton projet, je suis journellement dans l’intran, tes essais et aussi tes démarches auprès du ministre qui ma parole est la plus belle nullité que notre aéronautique est encore été affliger, mais d’après ce que je lis il y a encore un espoir pour la fin de ce mois »… On joint 2 documents concernant la nomination d’Étienne comme chevalier de la Légion d’honneur, pour sa réception par Mermoz (3 décembre 1931).

© D.R

2 L.A.S., 1930-1931, à Jean Mermoz ; 5 pages in-4 et 2 pages petit in-4.

Jean Mermoz et Victor Étienne

500 - 700 €

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MERMOZ Jean P.A.S., [Dakar 13 juillet 1930], à Didier Daurat à l’Aéropostale à Toulouse ; 1 page oblong in-8 à en-tête Cie Gle Aéropostale. Aéroplace de Dakar. Télégramme urgent : « Quoique profondément navré n’avoir aucune nouvelle votre part vous prie bien vouloir croire que n’attendons pas autre chose qu’instructions urgentes ». On joint une Fiche de paiement à en-tête de la Compagnie Générale Aéropostale, destinée à l’inspecteur Mermoz pour le mois d’octobre 1932. 400 - 500 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Natal 21 juin 1930, à sa « Maman chérie » ; 4 pages sur papier pelure Via Aéropostale (bord du dernier f. un peu effrangé). Vaines tentatives pour faire redécoller l’hydravion Comte de La Vaulx après la traversée de l’Atlantique Sud.

On joint une autre L.A.S. « Jean » à sa mère (4 p. in-8 sur papier Via Aéropostale) : il écrit peu et « avec la pensée anhilée, dans un demi-sommeil abrutissant. Le climat ici en ce moment est épuisant, pluies tropicales continuelles et chaleur épuisante. Tout le monde a été malade. Moi-même qui avais échappé j’ai eu trois jours de fièvre à Buenos Aires où j’étais descendu entre deux courriers […] J’ai eu beaucoup de peine de la mort de Baptiste […] il a eu malgré tout une mort merveilleuse en pleine jeunesse… en plein rêve… il était trop bon, trop beau, trop pur pour mériter de souffrir de toutes les saletés du monde… c’est bien triste pour ceux qu’ils laissent et qui l’aimaient. J’irai voir sa mère aussitôt mon retour, ce sera la première visite que je désire faire »… On joint aussi 2 billets a.s. « Jean » à sa mère (1 p. in-8 chaque sur papier Via Aéropostale). 1 000 - 1 200 €

© D.R

Il espère que la jambe de sa mère va mieux, et qu’il va la retrouver « capable de faire des pointes comme une danseuse étoile !! »… Sa mère a fait connaissance de la fiancée de son fils : « Alors… tu as vu ma petite Gilberte ?? N’est-ce pas qu’elle mérite qu’on l’aime comme je l’aime ?? »… « Et pendant ce temps, je ronge mon frein, dans cet insipide patelin qu’est Natal. Je m’ennuie à en mourir. Quel cauchemar !! Avec cela quelques accès de fièvre sans gravité, mais qui ne sont pas faits pour m’équilibrer le moral et l’énervement de ces derniers jours… Trente-trois tentatives de départ du 8 au 11 Juin. J’en pleurais d’impuissance. Je n’ai pas suffisamment l’habitude de renoncer, de me résigner, de ne pas vaincre. Je me débrouille enfin pour le courrier d’après. Je bats trois cents kilomètres de côte pour trouver un endroit propice. Je trouve un superbe lac à 60 km de Natal dans l’intérieur… je l’organise… et puis la tuile !! Interdiction départ cause renforcements… bref, des idioties. Laurent Eynac a pris pour son grade oh ! certes avec ménagement et respect… mais… ça a fait le bonheur de Daurat !! Alors de sentir maintenant Gilberte de l’autre côté à Paris, être obligé encore de lui faire mal avec ces déceptions continuelles, toi souffrante et de retour aussi à Paris, le moral a baissé… baissé. Je traîne ma tristesse et mon inactivité dans les rues sales et mornes de Natal… et les jours les heures s’écoulent interminables ». Il n’y a qu’un hôtel ignoble : « les chambres n’ont pas de plafond, il y pleut comme dehors, des lits bourrés de punaises, des fourmis qui s’installent et démolissent les murs. Alors nous avons émigré avec mon navigateur et mon radio dans une villa non meublée mais propre autant que peut l’être une maison brésilienne. Nous avons acheté chacun un hamac dans lequel nous dormons, des caisses à essence comme armoires, chaises et table, un boy brésilien pour nous faire à manger, une vieille voiture Chevrolet et chevrotante qui nous descend en ville cahin-cahan… on ne se refuse rien. […] Bref, c’est le campement et la mouise dans toute l’acception du mot !! » Et il a « une correspondance affolante », 20 à 30 lettres à chaque courrier, du monde entier : collectionneurs de timbres, militaires, « des jeunes filles qui me demandent de les emmener surtout des Américaines de Miami en Floride »…

Le Comte-de-La-Vaulx

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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JEAN MERMOZ, GLOIRE ET AMITIÉ Portraits intimes et en société de Jean Mermoz Suite de dix épreuves argentiques 17,5 à 24 × 24 à 29,5 cm (Certaines épreuves en mauvais état) Intimate and social portraits of Jean Mermoz, a series of ten gelatin silver prints

400 - 600 €

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MASSIMI Beppo de (1875-1961) administrateur des lignes aériennes Latécoère L.A.S., Paris 1er août 1930, à Jean Mermoz ; 1 page in-4 [Mermoz a été fait officier de la Légion d’honneur (26 juillet).] « Peu de “rosettes” auront été aussi méritées que la vôtre : elle a fait plus d’un heureux et parmi eux votre vieux chef qui vous félicite de tout cœur et vous engage à poursuivre votre belle carrière »… 200 - 300 €

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GUILLAUMET Henri 1902-1940

L.A.S., Buenos-Aires ce 27 [ juin 1930], à Jean MERMOZ ; 2 pages in-4. Récit de son accident et de l’incroyable aventure qui sera à l’origine de la légende Guillaumet et du roman Vol de nuit de Saint-Exupéry Il est enfin « rentré par miracle, car comme tu t’en doutes j’en ai pas mal bavé. Je me suis fait descendre dans les nuages de neige à la lagune Diamante, le col étant complètement bouché, j’étais à 6.500 et me suis retrouvé à 3.500. La lagune étant très encaissée par des montagnes atteignant 5.500 j’étais pris comme dans une souricière. Ayant tourné jusqu’à presque épuisement complet d’essence, j’ai choisi un endroit à peu près plat et me suis retourné gentiment. Je suis resté là 2 jours caché sous le plan en attendant la fin de la tempête qui eut lieu le dimanche matin. Le père Deley ne tarda pas à passer, mais comme tu sais c’était rechercher une aiguille dans un tas de foin (malgré les fusées allumées). M’en rendant compte, je suis parti et arrivé à bon port, dans un triste état quand même, mais maintenant ça n’y parait plus. J’ai marché pendant 4 jours et 4 nuits sans dormir, simplement je m’assoupissais quelques minutes assis sur ma valise contenant les vivres, ayant perdu cette dernière dans une chute 30 heures avant d’être recueilli. Je pense pouvoir faire le

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courrier du 7 du mois prochain et refoncer en tenant compte de tes conseils, aussi tu sais, je rigole un peu quand toi tu me recommandes la prudence !… “Faites ce que je vous dis mais ne faites pas ce que je fais” voilà plutôt ce que tu devrais me dire, n’est-ce pas vieux ? J’ai été bien peiné pour tous les ennuis que tu as rencontrés lorsque tu as essayé de partir pour le retour à St Louis, je sais maintenant que tu as trouvé un beau plan d’eau je te souhaite meilleure réussite »… 1 000 - 1 500 €

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« J’ai marché pendant 4 jours et 4 nuits sans dormir »

© D.R

– Henri Guillaumet à Jean Mermoz à la suite de son légendaire accident

L'avion de Guillaumet abîmé dans les Andes

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GUILLAUMET À JEAN MERMOZ Portrait de Guillaumet Épreuve argentique Dédicacée ’À Jean Mermoz, que j’admire et que j’aime fraternellement pour le remercier bien sincèrement des trois traversées de l’Atlantique Sud que j’ai faites et de celles qu’il me reste à faire grâce à lui’. Signé Guillaumet / Paris le 2.3.35’ sur le montage 35,5 × 26,5 cm A portrait of Guillaumet, gelatin silver print, dedicated ’À Jean Mermoz’

400 - 600 €

« (…) Henri Guillaumet opposait un calme inaltérable. Il était pourtant très jeune et hardi, mais sa grande force physique, son parfait équilibre nerveux lui permettaient de remplacer les éclats de voix, la volubilité de ses compagnons, leurs incessantes querelles amicales, par un sourire naïf, par une phrase prononcée, d’un ton ferme et doux, par un haussement d’épaules. Il avait le torse large le visage clair et

tranquille, une simple gentillesse. La fête ne le fatiguait pas, ni le travail, ni le coup dur. On eût pu le croire, au premier abord, presque indifférent. Mais il se dégageait de lui une force saine qui détrompait très vite. Pour un camarade, il eût remué le désert. Comme les autres, d’ailleurs. Ils l’ont tous prouvé. » Jospeh Kessel, Mermoz

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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DAURAT Didier 1891-1969

L.A.S., Toulouse 16 juin 1930, à Jean Mermoz ; 2 pages in-4 (déchirure marginale au bas du 2e feuillet). [Après avoir battu le record de traversée de l’Atlantique Sud, Mermoz a accumulé les difficultés pour faire repartir de Natal son hydravion, ce qu’il ne pourra faire que le 8 juillet… pour sombrer alors dans l’océan.] « Je vous renouvelle mon admiration et je n’insiste pas dans l’étalage de mes sentiments à votre égard, car je désire les garder bien intacts dans mon cœur. C’est un tel réconfort, une telle patience, que de savoir, qu’en toute vérité, il existe de vrais hommes. Ah ! si vous saviez la récompense que vous m’avez donnée le 13 et 14 mai. Peu d’hommes, je m’en doute, ont éprouvé pareille satisfaction dans leur vie. Soyez assuré de ma gratitude et de mon affectueuse sollicitude. Je suis pressé de vous voir pour beaucoup de raisons. J’ai conscience du terrible coup qu’a dû vous porter mon télégramme au sujet de votre départ du 16 juin. Hélas ! nous avons été contraints de vous arrêter de façon à ne pas compromettre l’avenir de l’exploitation de la ligne St Louis Natal et voici pourquoi : Pendant mon absence de curieux accidents ont été observés sur les ferrures d’attaches aux couples fuselage des hydravions en essai à Marignane et aux flotteurs, ces accidents ont reçu une telle publicité à Marseille que le service technique a décidé des renforts dont, jusqu’à ce jour, j’espérais pouvoir dispenser l’illustre 919. Hier une lettre impérative, formelle est venue détruire cet espoir. Étant donné notre situation actuelle nous ne pouvons pas passer outre à cet ordre. D’autre part, étant donné la campagne menée dans une certaine presse au sujet de la valeur de Zeppelin et de la fragilité des hydravions il est évident que votre retour par bateau est une catastrophe, car il sera interprété comme la reconnaissance d’une impossibilité d’exploitation par hydravion. Je connais mieux que personne le sacrifice que représente pour vous et pour nous votre immobilisation à Natal et je vous promets de vous faire rattraper ce temps perdu. Je compte bien d’ailleurs que les observations que vous ferez à Natal et dans les environs pendant ce séjour forcé, seront très précieuses »… 700 - 800 €

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ROQUEFORT Sébastien (1893-1934) chef du Service Marine des Lignes Latécoère L.A.S., Dakar le 16 juin 1930 à Jean Mermoz ; 2 pages in-4 à en-tête Compagnie générale aéropostale. [Après avoir battu le record de traversée de l’Atlantique Sud, Mermoz a accumulé les difficultés pour faire repartir de Natal son hydravion, ce qu’il ne pourra faire que le 8 juillet… pour sombrer alors dans l’océan.] Il a « suivi et admiré avec joie tous vos efforts. Tout était prêt, et suis réellement navré de ce contre temps. Jusqu’aujourd’hui j’avais encore espoir, j’ai veillé toute la nuit pour essayer d’obtenir un message. J’espère que mon télégramme ne vous aura pas froissé […] Si je vous ai suggéré le départ à l’aube de Natal ou du moins de façon à arriver vers 5, 6 heures du matin à Dakar, c’est parce que nous avons déjà eu une tornade et qu’il serait imprudent d’arriver de nuit. À l’aube actuellement ici c’est le meilleur moment. Ces temps-ci les vents sont variables, partie Sud, ce matin ils étaient ouest. Mais vous devez compter sur les vents de la partie S.E par ici, temps un peu brumeux. La brume forçant au lever du soleil, vous aurez sûrement la terre embrumée, brume à l’horizon, mais en volant à 500 vous verrez bien les mamelles. Croyez que c’est de tout cœur que nous vous suivons »… 400 - 500 €

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BARRIÈRE Émile (1902-1936) aviateur L.A.S., Buenos Aires [ juin-juillet 1930 ?], à Jean Mermoz ; 1 page in-4 à en-tête Compagnie Générale Aéropostale. Il comprend la rancœur de Mermoz, immobilisé à Natal. « C’est malheureux à dire mais les murmures et mécontentements ont commencé dès l’arrivée de M. Pranville. L’attitude de Vanier immédiatement après l’accident n’a pas de nom. Il a sacrifié à son amour “sale” toute la discipline et la bonne harmonie de la ligne. Les dispositions prévues par moi – dispositions réfléchies et prises en collaboration avec de vieux camarades comme Étienne – étaient détruites et des contr’ordres donnés sans explication. Je ne me suis pas laissé monter sur les pieds. Les incidents n’ont pas explosé MM de Sieyès et Almonacid absolument avec moi m’ayant conseillé de ne pas insister. […] Télégramme de M. Daurat me tranquillisant et me confirmant que dispositions prises seraient mises en action incessamment. Flottement dans les escales […] Il n’y a pas de raison pour que l’état d’esprit actuel soit maintenu. Le courant sera remonté et je suis sûr qu’à ton retour tu retrouveras la bonne entente sur cette ligne qu’on te doit pour beaucoup »… Il espère que ce mot arrivera « avant ton départ de Natal. Nous sommes tous, tes amis, de tout cœur avec toi dans ta traversée »… 400 - 500 €

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DAURAT Didier 1891-1969

L.A.S., Toulouse 1er septembre 1930, à Jean Mermoz ; 1 page in-4. Augmentation de Mermoz au lendemain d’un accident lors d’essais. [Mermoz, qui s’est marié le 23 août, a repris aussitôt les vols d’essai. Le 30 août, il est aux commandes du prototype du Laté 28-8 ; son avion explose en vol, et Mermoz ne doit la vie sauve qu’au parachute que Daurat l’a obligé à enfiler ; mais la toile du parachute, déchirée par les débris de l’appareil, précipite la chute de Mermoz.] « Monsieur Latécoère a décidé de doubler la prime qui vous a été accordée pour vos deux records du monde ». Il lui envoie le chèque correspondant et transmet les vœux d’André et Marcel Bouilloux-Lafont, « ils joignent leurs vœux à ceux que nous formulons tous pour votre rapide rétablissement »... 500 - 600 €

« Monsieur Latécoère a décidé de doubler la prime qui vous a été accordée pour vos deux records du monde. » – Didier Daurat à Jean Mermoz le 1er septembre 1930

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TROIS STYLOS-PLUME AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ Comprenant : - WAHL EVERSHARP Stylo-plume à pompe. En résine à décor marmoréen vert et rouge, le bouchon orné d’une bague en or inscrite « Made in Chicago - WahlEversharp », la plume en or 18k gravée « Wahl Eversharp » ; usures d’usage, petits accidents L. : 11 cm - EDACOTO Stylo-plume à pompe. En résine noire, la plume gravée « Edaco », « 186 TS » ; usures d’usage L. : 11,7 cm - WATERMANN Stylo-plume en résine à décor marmoréen vert et rouge, l’attache de style Art Nouveau ; accident, la plume détachée Inscrit : « PATd 1884 MAY 23.1899 WATERMANNS IDEAL FONTAIN PEN. N.Y. U.S.A AND AUG. 4. 1903 / SAFETY PEN » L. ; 11,7 cm L’ensemble conservé dans un petit écrin à l’imitation du cuir. A set of three pens belonging to Jean Mermoz

600 - 800 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 2 L.A.S. « Jean », Toulouse septembreoctobre 1930, à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 chaque à en-tête Le Grand Hôtel Régina et Grands Cafés de Toulouse. Récit de son accident du 30 août et de sa chute en parachute. 4 septembre. Il rassure sa mère, il va de mieux en mieux : « toutefois j’en aurai encore pour quelque temps. J’ai des déchirements de muscles dans le bas-ventre, une contusion interne due au froissement d’une côte… aucune fracture. On s’est demandé comment j’avais pu m’en tirer ainsi après une descente en parachute dont la vitesse fut évaluée à 14 mètres seconde. Je commence à remarcher un peu plus facilement avec une canne. Dans quelques jours tout sera certainement rétabli. À 1000 mètres, alors que je descendais de 5.000 mètres, où j’étais monté chargé à 6.000 kgs j’étais en train de faire une base de vitesse de trois minutes, j’ai senti le fuselage se tordre et se désarticuler. J’ai voulu ouvrir la porte de côté pour me jeter en parachute… mais impossible : l’avion s’abattant en vrille à mort et les ferrures déformées m’empêchant d’aboutir, je me suis alors lancé dans la trappe ouverte au-dessus de ma tête, mais je ne pus y passer à cause de mes épaules et la tête dehors je vis l’aile gauche se détacher. Le réservoir de 1200 litres d’essence s’entr’ouvrit derrière moi, m’inonda d’essence, puis le toit se déchiqueta, se désagrégea et je fus l’un des débris que libéra l’avion littéralement pulvérisé comme s’il avait reçu un obus de plein fouet. J’ai fait environ cent cinquante à deux cents mètres de chute libre avant que le parachute se soit ouvert… et puis je me suis senti accroché subitement dans le vide après une violente secousse. J’ai levé les yeux et j’ai vu des morceaux d’appareil s’abattre sur mon parachute et y faire de nombreuses déchirures, l’un d’eux en enleva un morceau de 1m50 et naturellement ma vitesse de chute s’accéléra. La queue de l’avion passa à 50 mètres de moi. Le contact avec le sol fut rude, je me suis reçu sur les jambes, mais la secousse me cassa en deux »… Sa femme Gilberte a ajouté quelques lignes affectueuses.

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COMPTE RENDU DE L’ACCIDENT DU LATE 28-8, PILOTÉ PAR JEAN MERMOZ LORS D’UN VOL D’ESSAI LE 30 AOUT 1930, ENTRE TOULOUSE ET BAYONNE

17 octobre. La première page est écrite par Gilberte Mermoz à la « chère Maman Gaby ». Puis Mermoz rassure sa mère… « Au retour de Casablanca, nous allons à Marseille et de là à Paris pour quelques jours seulement »… On joint une L.A.S. « Maman Gaby » à « Ma petite Gilberte » et « Mon Jean » (3 p. in-8). 1 000 - 1 500 €

« On s’est demandé comment j’avais pu m’en tirer ainsi après une descente en parachute dont la vitesse fut évaluée à 14 mètres seconde. » – Jean Mermoz à sa mère après l’accident du 30 août 1930

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Plan de masse ronéotypé reprenant le détail des débris de l’avion et leurs emplacements (échelle 2/1000e). Le document est enrichi de 6 photographies illustrant l’avion accidenté. 69,5 × 57,5 cm (Papier insolé, trous, pliures, salissures, déchirures éparses) An accident report on the LATE 28-8 piloted by Jean Mermoz during a test flight between Toulouse and Bayonne, 30 August 1930

600 - 800 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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RARE PARACHUTE DE JEAN MERMOZ L’AVIOREX type 801, vers 1935 Armature en aluminium riveté, matriculée « 83 », à dos en cuir rouge marqué à l’or « L’Aviorex Mermoz 801 ». Ceinture en toile et cuir rouge avec levier d’ouverture en aluminium et boucle en fer polyglacé marqué « PARACHUTES AVIOREX TYPE 801 50 RUE DU BOIS CLICHY/SEINE » Parachute en soie blanche contenu dans un sac en toile beige, renforcé de cuir brun, avec système de fermeture en inox « PARACHUTE AVIOREX ». 53 × 41 cm Avec son sac d’emballage en toile beige marqué « AVIOREX » à l’or sur les deux faces. Différents tampons de contrôles « CONTROLED BY » et « 1 JUN 1935 » A Jean Mermoz’s rare parachute, c. 1935

8 000 - 12 000 €

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Mermoz entretient une relation « tourmentée » avec les parachutes : il n’effectue aucun saut durant sa période militaire et, sur le plan idéologique, cherche en toutes circonstances à trouver un moyen d’atterrir plutôt que de « trouver la sécurité par l’abandon du bord ». Il utilise pourtant son parachute le 30 août 1930, lors d’un vol d’essai du Laté 28.8 : après la dislocation de son appareil et une chute libre de près de 200 mètres, le parachute s’ouvre brutalement. Des débris métalliques de l’avion déchirent violemment la toile, en arrachant une partie importante et provoquant ainsi une accélération de sa chute (cf. lots 223 et 224).

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COLLENOT Alexandre (1902-1936) mécanicien. 2 L.A.S., 1930-1936 à Jean Mermoz ; 4 pages in-8. Toulouse 18 novembre 1930. Il serait heureux de « participer à la préparation de votre hydro, et serais très content si je pouvais vous rejoindre à Marignane » ; il espère revenir à Buenos-Aires. Dakar 19 janvier 1936. Il ne comprend pas pourquoi son traitement a été diminué ; on lui a pourtant dit qu’on tenait compte « de ce que je n’avais pas fait beaucoup de kilomètres pendant ces deux dernières années où j’étais affecté aux essais et à la mise au point de l’Arc-en-Ciel » ; il compte sur Mermoz pour arranger ça… 400 - 500 €

MERMOZ Jean L.A.S. « Jean Gilberte », Marseille 26 novembre 1930, à sa « petite Maman chérie » ; 4 pages in-8 à en-tête de l’Hôtel de Noailles. Essais d’hydravions. Il a eu « pas mal de travail ces jours-ci avec mes essais d’Hydros partant à 9 heures le matin et rentrant souvent à 6 heures le soir ». Il s’inquiète de la santé de sa mère, qui devrait retourner en cure à la Bourboule. Il l’assure de toute son affection et de celle de Gilberte. Une maman « reste la maman du tout petit que l’on a été et la tendresse que l’on a pour elle résiste à toutes les méchancetés, à toutes les déceptions, à toutes les souffrances »…

Il ne sait pas encore « la date à laquelle je pourrai faire ma traversée. Mes essais seront pratiquement terminés d’ici peu. Il ne restera plus qu’à attendre l’autorisation du Ministère… qui sait si elle viendra ? J’attends Daurat pour aller à Saint-Raphaël avec lui en hydro. Le Pothez ne marche pas : ennuis constants de moteur. Martinoff est au désespoir… naturellement. Guillaumet et Étienne sont arrivés hier pour passer leur brevet d’hydro. Alors la bonne équipe est maintenant reformée à Marseille »… 600 - 800 €

© D.R

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Alexandre Collenot

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IMPORTANT ALBUM DE PHOTOGRAPHIES COMMEMORATIVES Comprenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : portraits de Jean Mermoz, vues de l’avion « La croix du Sud », création et édification de monuments commémoratifs, photographie de l’hommage national aux invalides et de divers évènements commémoratifs sur le territoire métropolitain et au sein des colonies Reliure [format à l’italienne] en similicuir marron ; usures 33 × 30 cm 300 - 500 €

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ENSEMBLE DE VINGT-SIX PHOTOGRAPHIES Jean Mermoz, entre ciel et terre 26 épreuves argentiques, l’une « avec Etienne à Natal », l’arrivée d’Amérique de presse, avec les camarades à l’intérieur de l’Aviso transatlantique, Paillard, Mayan et Jean Mermoz après le record, vues du ciel de Casablanca (qui semblent

inédites), photos de l’Arc-en-Ciel, de la Croix-du-Sud… 8,5 à 18,5 × 9 à 18,5 cm (Usures, petits accidents, traces d’oxydation) Jean Mermoz: between sky and earth, twenty-six gelatin silver prints

200 - 300 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean Gilberte » et « Mermoz Chef-pilote », Marseille 9 décembre 1930, à ses grands-parents Gillet ; 6 pages in-8 à en-tête Hôtel de Noailles. Essais à Marignane de son hydravion avant la traversée de l’Atlantique. Il a beaucoup de travail « et du pain sur la planche en perspective. Chaque jour je suis de 9 h. du matin à cinq heures de l’après-midi à Marignane qui est à vingt-cinq kilomètres de Marseille pour effectuer la mise au point de mon hydravion et de son moteur avec lesquels je compte les premiers jours de janvier refaire une traversée commerciale de l’Atlantique Sud. En même temps les usines d’Aviation Bernard viennent de sortir un avion de raid superbe qui ressemble à l’avion Trait d’Union de Le Brix. Il est acheté par l’État et va m’être confié, – après un circuit fermé effectué en compagnie du pilote réceptionnaire de la maison –, pour tenter le record du monde

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de distance sur Marseille-Buenos Aires que j’espère réussir sans escale, d’ailleurs, ayant 7.500 l. d’essence à bord soient 12.000 km de rayon d’action. J’ai eu la confirmation de ma désignation officielle aujourd’hui et j’en suis très content ». Il compte bien voir ses grands-parents pour les fêtes de Noël ; il les amènera en voiture à Paris. « Je me procurerai à Paris ma citation d’officier de la Légion d’Honneur, mais grand-mère, je ne te la remettrai qu’à Paris !! alors, il faut que vous veniez. J’ai passé ma visite médicale de pilote il y a quelques jours. Je n’en avais pas passé depuis mon départ en Amérique du Sud. On m’a trouvé dans une forme excellente. Aussi tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !! »… Il ajoute que Mlle de la Vaulx, cousine du comte de la Vaulx [mort en vol près de Jersey City, le 18 avril 1930], lui a « envoyé le portefeuille de ce dernier, (cf. lot 233) en souvenir… c’en est un bien précieux pour moi ». 1 000 - 1 200 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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[MERMOZ Jean]. 39 lettres (L.A.S. ou L.S.) adressées à Jean Mermoz, janvier-décembre 1930 ; nombreux en-têtes ; plusieurs lettres en espagnol. Félicitations après le record de durée et de distance en circuit fermé pour hydravion (11-12 avril), la traversée de l’Atlantique Saint-LouisNatal (12-13 mai), et réactions à l’accident du 30 août sur le prototype du Laté 28-8, etc. Lettres de la Compagnie Générale Aéropostale : M. Bouilloux-Lafont ; de la Société industrielle d’aviation Latécoère : Jean Dombray (2) ; de la Société des Avions Bernard (2 au sujet du raid que prépare Mermoz) ; de Rufino Luro Cambacérès (directeur de l’Aéroposta Argentina), P. Massenet (président de l’Avia, Centre d’études et d’action aéronautiques pour le vol sans moteur). Lettres de camarades : René Bernard, L. Challe, P. Daney, M. Devoize, L. Fromont (2, une évoquant Saint-Exupéry), Claude Gouin, R. Giuliani, René Jomelli (2), Lartigue, C. de Sèze… Lettres de femmes et d’admiratrices, d’admirateurs français ou américains… Demandes diverses : participation à des meetings aéronautiques, son nom sur des cigares, C.W. Armbrust pour The Armbrust Breath Water Cup, A. Bellot du Journal de l’Aviation Française, H. Degrange du journal L’Auto… Etc. 600 - 800 €

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MERMOZ Jean 3 L.A.S. « Jean », [1931], à sa « Maman chérie » ; 4 pages in-8, en-têtes d’hôtels, une adresse.

Joseph Kessel

1 000 - 1 200 €

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© D.R

Marseille, Hôtel de Noailles. – 23 février. Il va passer rapidement à Paris, « le Président de la République devant me remettre ainsi qu’à Costes, Bellonte et Challes un trophée ou une médaille quelconque »… – Il est rentré mardi d’Oran : « Il y faisait un temps de c.ch.n ! et ça menaçait de s’éterniser. Comme il me reste peu de temps pour préparer ma traversée, que j’ai en outre un appareil à réceptionner à St Raphaël, je ne pouvais pas demeurer plus longtemps à Oran. Nous faisons la navette entre St Raph.. avec Martinoff soit en avion, soit en auto, et Marseille »… Il demande des nouvelles de Kessel… Il dit tout son amour pour sa mère, l’exhortant à chasser ses idées noires… Toulouse samedi [21 mars]. « Nous partons demain à Oran ; nous embarquons avec Saint-Pierre à Port-Vendres. Je compte que nous serons une dizaine de jours partis. Martinoff rentre demain à Paris. Je lui ai confié 1000 francs qu’il te remettra. […] Je suis un peu ennuyé en ce moment. Je m’occupe pour sauver mon argent de Buenos Aires que j’ai eu bien peur de perdre, et je n’ai touché que la moitié de mon mois. Dans huit jours, je serai tranquille et les affaires de l’Aéropostale seront certainement arrangées »…

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RARE PORTEFEUILLE DU COMTE HENRY DE LA VAULX, fondateur de l’aéroclub de France

Provenance : - Comte Henry de La Vaulx (1870-1930) ; - Donné par sa gouvernante, Césarine Denisot, à son ami Jean Mermoz, avec l’accord de la cousine germaine du comte ; - Resté dans la famille de Jean Mermoz jusqu’à nos jours. A rare wallet of comte Henry de La Vaulx, founder of the Aero-Club de France

Henry de la Vaulx (1870-1930), célèbre par ses ascensions et voyages en ballon, fonda l’Aéro-Club de France en 1898 et la Fédération aéronautique internationale en 1906. L’homme était proche de Mermoz, dont il avait partagé les aventures dans la cordillère des Andes. À la mort du comte, c’est à bord de l’hydravion Laté 28-3, baptisé « Comte de la Vaulx », que Mermoz avale les 3200 kilomètres séparant Saint-Louis du Sénégal de Natal (Brésil). Comte Henry de la Vaulx, fondateur de l’aéroclub de France

2 000 - 3 000 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

© D.R

En maroquin vert orné sur le premier plat d’un motif ajouré, rond, en or au chiffre « HLV » sous couronne de comte. Intérieur marqué à l’or de la Maison KENDALL 17 RUE DE LA PAIX PARIS. Intérieur doublé de moire verte à deux compartiments dont un porte-carte ; usures d’usage Il contient deux L.A.S de Césarine DENISOT, la gouvernante du comte, à Jean Mermoz en mai et novembre 1930. Une des deux lettres explique le don par la gouvernante du portefeuille du comte « quand il était à Paris » avec l’accord de la cousine germaine du comte Germanie de LA VAULX.

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse 6 mai 1931, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 à l’encre bleue à en-tête de l’Hôtel du Grand Balcon. L’avenir de l’Aéropostale après la faillite.

« Au moins là-haut tout est beau et propre. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1931

Il a eu et a encore beaucoup d’ennuis avec « la débâcle du Groupe Bouilloux-Lafont et de l’Aéropostale. J’ai failli perdre tout ce que j’avais mon argent étant placé tant en Argentine qu’en France dans les sociétés du groupe. Au même moment, nous n’étions plus payés à la Compagnie qui battait de l’aile au point que nous ne savions le lendemain si tout marcherait encore. J’ai réussi à sauver tout ce que j’avais en Argentine soient 380.000 francs qui sont maintenant en lieu sûr. […] À l’heure actuelle il me reste 130.000 fcs qui sont investis dans la liquidation judiciaire de la Caisse Commerciale et Industrielle de Paris. J’ai pris un conseiller juridique et je pense récupérer par fractions successives. M. Bouilloux-Lafont m’a affirmé que je ne perdrais rien et qu’il compléterait de sa poche ce qui manquerait. […] Au point de vue Compagnie, également, quoique la situation reste très instable et incertaine. En tout cas, elle marche, notre ligne et c’est le principal pour le moment. Seulement tout le monde commande, le groupe B. Lafont d’un côté, le liquidateur, la commission de contrôle d’un autre côté et le gouvernement, autant de clans qui se forment et s’entre-déchirent pour la curée. L’irruption de fonctionnaires complète la gabegie. Bref, d’une œuvre comme la nôtre, que nous avions réalisée si belle, de toute notre

énergie, de toute notre volonté, on en a fait un champ de bataille où luttent les unes contre les autres toutes les haines personnelles, politiques et financières. C’est bien triste et bien décevant. De plus, contre ma volonté, on se sert de mon nom que l’on place en avant dans toutes les polémiques contre le gouvernement » ; ainsi dans des articles de Joseph Kessel ou de François Coty : « Bref, je deviens une vedette politique, et toutes ces tuiles me tombent sans que je sache d’où elles m’arrivent ». Il est écœuré : « J’ai repris la ligne. C’est encore là où on se trouve le mieux et je refais des courriers sur Toulouse-Casablanca. Au moins là-haut tout est beau et propre »… Il a remporté le « record en circuit fermé à Oran. En ce moment, on me prépare l’appareil pour mon record en ligne droite sur Marseille-BuenosAires. Les transformations que j’ai exigées ne seront pas terminées avant un mois et demi. À ce moment je remonterai à Paris pour en prendre livraison et commencer mes essais » ; il espère que ses grands-parents y viendront, et ils visiteront l’Exposition Coloniale. Il aimerait venir à Mainbressy pour la Pentecôte avec le Potez… Gilberte est venue à Oran avec lui : « Nous avons fait deux traversées parfaites, une de PortVendres à Oran. Nous avons rejoint Alger puis sommes revenus par le bateau d’Alger à Marseille. Le circuit ne m’a pas fatigué. J’ai dormi une demie-heure au total, bu un verre de champagne et mangé dix oranges ! Naturellement j’avais maigri de deux kilogs environ, mais j’étais en forme et avec mon appétit, j’ai vite récupéré »… 1 000 - 1 200 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse Vendredi [10 juillet 1931], à ses grands-parents Gillet ; 4 pages in-4 à l’encre bleue à en-tête de l’Hôtel du Grand Balcon. Difficultés à l’Aéropostale. Il leur dit son affection, même s’il n’écrit pas souvent. « En ce moment, je fais la navette Toulouse Paris assez souvent, depuis que Gilberte est malade. J’ai failli la perdre : on a cru un instant que l’opération de la péritonite ne pourrait être évitée. Heureusement les médecins étaient excellents et maman l’a soignée avec un dévouement dont vous pouvez vous douter. […] je pense aller la rechercher la semaine prochaine ». Il évoque les ennuis judiciaires de sa mère, pour lesquels il a pu faire agir ses connaissances dans les ministères : « il y a à la base de basses vengeances et de l’hôpital et du professeur Combernalle, mais enfin j’ai bon espoir d’arriver à conjurer le mal. En même temps que cela des jalousies essayaient de me démolir auprès des services officiels du ministère pendant qu’un tas de gens, anciens administrateurs de l’Aéropostale, s’abritaient derrière mon nom et me poussaient en avant, à mon insu, dans les coulisses contre la Direction d’Exploitation de

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Toulouse. Heureusement je fus prévenu à temps et pus mettre fin à ses combinaisons… mais ce ne fut pas sans histoires. Cependant je n’ai pas eu trop de mal à faire éclater ma bonne foi. Mais j’ai failli être obligé de quitter l’Aéropostale. Heureusement je suis bien armé pour cette existence de lutte continuelle… mais il faut beaucoup de volonté pour ne pas se laisser aller parfois aux défaillances. […] Un bon équilibre, une bonne santé physique et morale sont autant d’éléments, de facteurs qui vous permettent de tenir tête, et je puise dans l’enthousiasme sans cesse renouvelé que me prodiguent l’action et l’amour de mon métier toute la force nécessaire. Ma vie propre est merveilleuse et les soucis, les difficultés que j’y rencontre sont d’un ordre tel qu’il ne m’effraie jamais parce que je sais les vaincre. Mais elle comporte d’autres existences, et il me faut accepter toutes les responsabilités : protéger, consoler, c’est un peu la vie de l’homme… c’est la mienne en tout cas… je ne me plains pas […] Mon existence est mon œuvre, je l’ai créée à force d’énergie, de volonté, je me la suis faite ce qu’elle est et c’est ma grande fierté […] Cela vous donne une indépendance morale, un droit de lever la tête bien haut et d’agir selon votre conscience […] et j’ai confiance en la destinée que Dieu m’a faite et je ne puis que

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remercier avant de me plaindre »… Il remonte à Paris le 25 juillet « pour prendre mon avion grand raid qui doit être prêt à cette époque. […] Ma santé est parfaite et je me repose un peu en perspective des grands départs prochains : nouveau record du monde en circuit fermé avec Étienne que je prends avec moi – peut-être ensuite une nouvelle traversée commerciale aller-retour de l’Atlantique Sud et aussitôt mon départ pour le raid Marseille B. Aires sans escale »… 800 - 1 000 €

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JEAN MERMOZ, INSTANTS DE VIE Portraits de Jean Mermoz Sept épreuves argentiques 18 à 24 × 16,5 à 24 cm (Jaunissements et usures) Portraits of Jean Mermoz, seven gelatin silver prints

400 - 600 €

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ENSEMBLE DE DIX-NEUF DOCUMENTS RELATIFS À JEAN MERMOZ Comprenant : correspondance à son sujet, ordre de service de l’aéronautique du Levant, copie de l’extrait d’actes de naissance, certificat de santé du service aéronautique brésilien (1930), carte du club aéronautique de l’aérodrome de Sidi Bel Abbès, lettre d’envoi à Jean Mermoz dans son brevet de pilote d’hydravions de transport public, attestation tapuscrite non signée de Jean Mermoz relative à sa candidature au brevet de pilote d’hydravions, certificat d’inspection de la police maritime du Rio Grande pour l’avion « Ville de Montevideo » (1936), deux certificats de visite médicale (1927-1936), carte de membre de l’association aéronautique du Nord de la France, carte d’accès au centre d’expériences de Saint Raphael – Fréjus au nom de Jean Mermoz (1930), carte de visite. A set of 19 documents relating to Jean Mermoz

300 - 400 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Martigues 18 septembre 1931, à sa « Maman chérie » ; 4 pages in-4 à en-tête de l’Hôtel Sainte-Anne. Mésentente entre Mangaby et Gilberte. Il pense être tout à fait prêt vendredi. « Nous le serions depuis longtemps si l’on avait agi avec plus de méthode à Paris. Ici nous sommes mieux pour travailler… il n’y en a qu’un qui commande… toutes les questions ont été fouillées et nous avons confiance cette fois dans ce que nous pouvons faire ». Mais le mauvais temps risque de tout retarder. Il demande des renseignements météorologiques en Argentine et en Uruguay. « Si j’avais quelques chances de trouver deux ou trois jours de beau temps là-bas, peut-être filerai-je vers Buenos Aires à la fin du mois ? Je me fais envoyer le second moteur ici ainsi que mon poste radio, Mailloux est prévenu. Dans huit ou dix jours je serai fixé. Si tout se passe ainsi, je ferai un saut à Paris pour aller te chercher et pour voir grand-père et grand-mère avant de partir ».

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600 - 800 €

© A.R

Il aimerait que le procès de sa mère soit fini. « La seule chose qui me fait vraiment mal, c’est que, près de Gilberte et moi, tu ne sois jamais vraiment heureuse, pendant les quelques jours et les quelques moments passés près de toi […] tu ne parles pas tu ne dis rien […] ta présence que l’on sent tant de fois si lointaine m’étonne et me révolte. Maman, ma petite maman toi qui est, que je sais si bonne… il me semble parfois ne plus te sentir, ne plus te reconnaitre. Cependant, tu as soigné Gilberte comme ta fille […] mais je sens si

bien que tu l’as fait pour moi uniquement, et que dans le fond de toi-même, tu lui reproches toujours un peu la même chose : c’est d’avoir pris une telle place dans mon existence qu’il n’en reste plus assez pour toi… tu en souffres… cela aussi je le comprends. Mais maman, chacun a sa vie, sa destinée. Gilberte a surgi dans la mienne à un moment où je ne m’y attendais guère… c’est l’éternelle loi humaine et je n’y ai pas échappé. Que veux-tu y faire ? Elle y restera autant que le destin le permettra… nous nous aimons et nous vivons… comme tout le monde. […] Maman, je comprends pourquoi tu souffres, mais ma vie est ma vie… elle m’a été faite ainsi et nous n’en pouvons rien, ni l’un ni l’autre. Je ne sais ce que le présent et le futur me réservent : cela m’est égal. Je me réjouis du sort qui m’est fait et je saurais le subir avec fermeté cet orage s’il me devenait moins clément. J’ai simplement conscience d’agir avec loyauté et droiture dans n’importe quel cas… aussi je ne suis pas prêt à y faillir envers toi qui est ma mère, l’une de mes deux plus grandes affections en ce monde. Et c’est pourquoi je veux qu’il ne subsiste aucun équivoque entre nous […] Gilberte a une affection très profonde pour toi […] la mienne n’a pas changé, elle est simplement plus mâle, moins démonstrative peut-être que par le passé… mais il ne faut pas me le reprocher : j’ai beaucoup de soucis, de nombreuses choses en tête… et puis de te sentir ainsi, renfermée, retirée en toi-même, volontairement […] cela m’éloigne et j’éprouve des difficultés à me rapprocher de toi »… Etc.

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Oran 15 décembre [1931], à sa « Maman chérie » ; 3 pages in-8 à en-tête Grand Hôtel d’Oran. Avant sa tentative de récupérer le record du monde de distance en circuit fermé (le 29 décembre, l’appareil trop lourd s’écrasera). Il n’est pas encore parti : « nous avons attendu la lune laquelle déjà commence à grossir sérieusement, ce qui pourra peut-être permettre notre envolée d’ici la fin de la semaine. J’en ai assez d’attendre, de patienter. Je ne regretterai pas cette année qui ne m’a permis que de me fatiguer le système nerveux sans résultat ». Il pense qu’ils seront réunis à Noël : « une révision rapide du moteur si nous réussissons et le cap sur Paris. Naturellement il ne faut pas que cette idée nous fasse faire des bêtises et partir trop vite »… La vie à Oran n’est pas gaie : « J’aimerais mieux le bled… ou alors la grande ville »…

Il comprend et partage les peines de sa mère : « Ma petite Maman, ne doute pas surtout, je te le répète, que je t’aime bien fort de tout mon cœur. Je suis toujours ton fils à toi. Mon Dieu, si mon caractère a changé à force de volonté pour me permettre de jouer mes chances de bonheur et de succès dans cette existence et de construire ma vie sur des bases aussi fragiles que sont l’effort et la pensée humaine, le fond est resté le même, et je souffre de tant de choses moi aussi ! Mais… je ne veux pas souffrir. Je te serre bien fort dans mes bras » 600 - 800 €

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[MERMOZ Jean] 31 lettres (L.A.S. ou L.S.) ou pièces adressées à Jean Mermoz, 1931-1933 ; nombreux en-têtes. Félicitations pour le vol de l’Arc en Ciel : Ed. Bradley (Pan American Airways System), ministre de la Guerre d’Argentine (télégramme), J. du Chaffault (ambassade de France à Rio)… Demandes diverses : autographes, portrait pour le stand d’Hispano-Suiza au Salon de l’Aéronautique, collaboration à la publicité des cigarettes Lucky Strike, présidence d’un club aéronautique dans la région de Compiègne, George Houard (du journal Les Ailes), M. Diaz della Vittoria (du Reale Aero Club d’Italia) pour la « Réunion Internationale des Aviateurs Transocéaniques », reportage illustré d’aquarelles par Didier Beaudenon pour la mise en service de la ligne Paris-Alger, meeting de l’Aéro-Club d’Auvergne… Lettres de camarades : Et. Caille (de Montevideo), Louis Giraud, P.M. Le Moigne (augmentation du rayon d’action du moteur Bernard pour le raid de Mermoz), C. Sautereau (de Natal), Cl. de Sèze, etc. Lettre officielle de l’International League of Aviators (pour la remise de sa médaille d’honneur 1930).

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MERMOZ Jean 2 cartes postales a.s., Palma de Mallorca 1932-1934, à ses grandsparents Gillet ; cartes illustrées, avec texte et adresse au dos et cachets postaux (la 2e avec timbre).

MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Marseille 14 mars [1932], à sa « Maman chérie » ; 1 page et demie in-4. Il s’inquiète des soucis judiciaires de sa mère, et la rassure : « tout cela n’est qu’une comédie ridicule sans valeur dans l’existence, la justice humaine est une vaste blague qu’il faut prendre comme telle […] Je sais combien tu souffres et quand on n’est pas coupable, je sais quelle répugnance on a à être obligé de se disculper. Mais enfin pense que ce n’est qu’un incident dû à la bassesse et à la méchanceté des gens et qui ne peut pas t’atteindre. […] Pour moi je crois en une justice immanente […] Je t’aime toujours de la même profonde affection et je souffre beaucoup plus souvent que tu ne penses de ce que tu peux souffrir. Seulement je ne le montre pas et si je cache cela sous des dehors un peu brusques ou un semblant de philosophie froide, je n’en souffre pas moins »…

Castillo Belver. « Baléares 29 Février. Affectueuses pensées Mermoz ». [3 février 1934, vue du port et de la cathédrale]. « Retenu par tempête Iles Baléares pense à vous. Vous embrasse bien affectueusement tous J. Mermoz ». 400 - 500 €

400 - 500 €

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500 - 700 €

« La justice humaine est une vaste blague qu’il faut prendre comme telle. » – Jean Mermoz à sa mère en 1932

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Marseille 9 mai 1932, à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-4 très remplies Congrès d’aviateur à Rome ; préparation de l’Arc-en-Ciel. Il espère, comme l’a annoncé Gilberte, aller les voir pour la Pentecôte… « je pars le 20 à Rome ou je suis invité pendant huit jours par Mussolini et Balbo pour le Congrès des Aviateurs Transatlantiques. On doit y discuter de toutes les questions relatives aux possibilités de liaisons transatlantiques commerciales et postales. J’y vais avec un nouvel hydravion bi-moteur dont je viens de terminer les essais et que met à ma disposition le Comité de Direction de l’Aéropostale. Dabry et Gimié m’accompagnent naturellement. Les Italiens préfèrent ceux qui ont réalisé à nos parlementaires incompétents. Ils sont plus intelligents que nous »… Sa femme Gilberte est très attristée de la mort de son frère : « Ceci n’est pas fait pour donner le calme moral auquel j’aspire depuis plus d’un an et dont j’ai grandement besoin. Heureusement j’ai mon métier qui me dispense toutes les satisfactions et qui renouvelle toute mon énergie pour lutter. Mais je vous avoue… à vous… que j’éprouverais en ce moment la nécessité de passer un mois ou deux seul dans un bled perdu… un mois de campagne pour calmer mes nerfs sans liaison aucune avec tout ce qui fait ma vie actuelle de soucis, un mois seul avec vous deux qui m’aimez bien et qui avez la sagesse qui comprend tout, ce serait très bon »…

Puis il revient à l’aviation : « Mon appareil grand raid va être près je l’espère à la fin de ce mois et je commencerai mes essais à Paris en vue de mon record vers Buenos Aires dont je fixerai la date selon les renseignements météorologiques […] Les affaires de l’Aéropostale semblent vouloir s’arranger très vite. Les élections tendant à gauche vont en favoriser l’évolution, laquelle je crois va être très heureuse pour Monsieur Bouilloux-Lafont. J’en serais heureux et pour lui et pour moi... Ma situation se transformerait pour moi du jour au lendemain et j’aurais le droit d’envisager l’avenir sous un jour plus brillant encore. Je n’ai pas à me plaindre en ce moment. Tout le monde à l’Aéropostale ne cherche qu’à me faire plaisir. Il est vrai que je suis au-dessus de toutes les combinaisons, que je suis bien avec tout le monde parce que je passe beaucoup de temps comme médiateur à arrondir les angles, à dissiper les doutes et les malentendus. Je n’aurais jamais cru que les hommes puissent s’entredéchirer avec autant de passion dès qu’il s’agit de leur intérêt personnel »… 1 000 - 1 200 €

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SOUVENIR DE LA CONFÉRENCE D’AVIATION TRANSOCÉANIQUE DE ROME (1932) AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ Plaque en métal argenté, gravée sur les deux faces des signatures de personnalités et pilotes présents (dont Italo Balbo, Harold Gatty, Hermann Kohl, JP Saul, …) Présentée cousue dans une reliure en cuir brun marbré marquée au fer sur le premier plat « CONVEGNIO DEGLI AVIATORI TRANSOCEANICI – ROMA 22-31 Maggio 1932 » et sur le deuxième plat « Jean Mermoz » ; petites usures et oxydations Maison ANTINORI - ROMA H. : 11 cm l. : 8 cm A Jean Mermoz’s silver-plated metal plaque commemorating the Rome Transoceanic Aviation Conference

300 - 400 €

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IMPORTANT ALBUM DE PHOTOGRAPHIE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES PILOTES TRANSOCÉANIQUE DE ROME (22 – 27 mai 1932) DE JEAN MERMOZ En cuir bleu doublé de moire bleue, marqué à l’or « CONVEGNO INTERNAZIONALE DEI PILOTI TRANSOCEANICI ROMA 22-27 MAGGIO 1932 – × » Il contient 126 photographies (16,5 × 22,5), certaines légendées à l’argent, figurant les différentes étapes de la convention (Rome, visite du tombeau du soldat inconnu, réunion avec le Duce, réception du gouverneur, séances du congrès, spectacle aérien en présence du Roi, vues aériennes, visite à Florence, Pompéi et Venise). An important photographic album of the international Transoceanic Pilots’ Convention, Rome (22–27 may 1932), owned by Jean Mermoz

I/III

600 - 800 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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PETIT ALBUM DE PHOTOGRAPHIES AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ ET À SA FAMILLE Contenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : des portraits officiels de Jean MERMOZ, des photographies de rassemblement du parti PSF, portrait du colonel de La Rocque et divers portrait familiaux et amicaux… Reliure cartonnée [format à l’italienne], le plat à l’imitation de la fourrure ; usures 13,5 × 22 cm

CASQUETTE « GAVROCHE » DE JEAN MERMOZ, VERS 1930 Coiffe intérieure en toile marquée « ELINA MARQUE FRANÇAISE » à bandeau en cuir. A Jean Mermoz’s “gavroche” cap, c. 1930

100 - 150 €

A small photographic album belonging to Jean Mermoz and his family

400 - 600 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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ALBUM DE PHOTOGRAPHIES DE PERSONNALITÉS AÉRONAUTIQUES (Convention internationale de 1932) Comprenant des portraits de personnalités de l’univers aéronautique : Coste, Bellonte, Lotte, Assolant, Gatty, Fenarin, général Valle, commandant Biseo, Major Longo, capitaine Vercelloni, major Cagna (chef d’état-major d’Italo Balbo), Challe, Saul, Sir Hubert Wilkins, Brown, Lane Borges, Ribeiro de Barros, Newton Braga, Iglesias, Jimenez, amiral Gago Continiho, Zimmer, capitaine Koel, Von Gronau… Probablement établi lors de la convention internationale de l’aéronautique de Rome en 1932 Reliure cartonnée [format à l’italienne] ; usures 17 × 23,5 cm On joint une photographie figurant Jean Mermoz et des personnalités du monde aéronautique, dédicacée par les protagonistes sur le montage. A photographic album of aviation personalities attending the International Pilots’ Convention in Rome, 1932

400 - 600 €

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SOUS-MAIN COMMÉMORATIF DE LA CONVENTION D’AVIATION TRANSOCÉANIQUE DE ROME DE JEAN MERMOZ, 1932 En cuir bleu, marqué au fer sur le premier plat du symbole de la convention en bas à droite « JEAN MERMOZ » à l’or. Fermant par un bouton pression, il est gainé de moire bleue avec compartiments de rangement des documents. 39 × 30 cm A Jean Mermoz’s commemorative desk pad from the 1932 Rome Transoceanic Aviation Convention

300 - 400 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Du 22 au 27 mai 1932, à Rome, l’Aéro-Club italien organise une conférence réunissant des aviateurs transocéaniques afin de discuter de la mise en place de liaisons aériennes commerciales entre les Amériques et l’Europe. Le ministre de l’Air de Mussolini, le maréchal Italo Balbo, préside ce congrès. Les discussions portent principalement sur les itinéraires transocéaniques, les infrastructures nécessaires et, surtout, sur les droits d’accès internationaux aux principaux aéroports. Le point fort de cet événement réside dans la présence exceptionnelle de nombreux aviateurs parmi les plus éminents de l’époque, dont Mermoz pour la France.

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Sainte-Maxime-surMer 11 juillet [1932], à ses grandsparents Gillet ; 3 pages et quart in-8 à en-tête du Nouvel Hôtel et des Mimosas. Vacances avec Gilberte à Sainte-Maxime « pour une douzaine de jours. J’ai pu obtenir ce moment de détente. J’en avais bien besoin d’abord et puis je vais avoir bientôt du pain sur la planche. Mon appareil va être prêt le premier août. J’ai pu décrocher deux cents mille francs pour le terminer. Bref, il me faut de l’esprit de suite pour ne pas renoncer à ce projet qui m’aura tant coûté d’ennuis de toutes sortes. Renoncer n’est heureusement pas un mot de mon dictionnaire. Je veux ignorer sa définition de toutes mes forces.

Nous passons nos journées au soleil en costume de bain. Je fais du canot, du sport et je ne pense surtout pas, du moins j’essaye. J’ai peur simplement chaque jour d’être rappelé. La réorganisation de l’Aéropostale est en train de s’effectuer. On a sans cesse besoin de moi surtout que, aussitôt mon raid terminé, je dois prendre le poste d’inspecteur général des lignes de l’Aéropostale. Bien entendu cela ne m’empêchera pas de voler… c’est en montrant l’exemple que je pourrai commander et critiquer. Et puis à trente ans, j’ai encore de belles années d’efforts en perspective et l’enthousiasme que j’éprouve pour ma tâche de pilote ne pourrait me permettre d’en ralentir l’élan »… Il repartira pour Buenos Aires à la mi-septembre. Il expose son projet d’acheter un pavillon à Eaubonne pour sa mère, et encourage ses grands-parents à quitter Mainbressy pour venir habiter près d’elle…

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500 - 600 €

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TRAVERSÉE DE L’ATLANTIQUE SUD L’Arc-en-Ciel, portraits de Jean Mermoz et de René Couzinet dans deux médaillons Épreuve argentique Annotée à l’encre : ’Foncer / 16.1.1933 / 15.5.1933’ 30,5 × 40,5 cm (Jaunissements et pliures) A celebration of the crossing of the South Atlantic: L’Arcen-Ciel, portraits of Jean Mermoz and René Couzinet in two medallions, gelatin silver print

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200 - 300 €

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MERMOZ Jean P.A.S., [début 1933] ; 1 page oblong in-4. Lors de sa nouvelle tentative de traversée de l’Atlantique Sud à bord de l’avion Couzinet 70 L’Arc en Ciel. Brouillon de télégramme adressé au Ministre de l’Air à Paris. « Stabilité de route longitudinale, latérale tenues de Cap Arc en Ciel parfaites Stop Stabilité route normale avec moteur arrêté stop vire droite et gauche avec moteur latéral stoppé avec toutefois quelques vibrations empennage pas dangereuses Stop Ailleurs maniabilité inutile vol normal Stop Arc-en-ciel utilisables par tout bon pilote de ligne Stop pilotes services techniques aussi bien renseignés Stop Ne comprends pas doutes paraissant exister Stop Respectueux dévouement » 500 - 700 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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SOUVENIR COMMÉMORATIF DE JEAN MERMOZ L’élan est donné, la ligne est tracée… – Mermoz – l’Arc-en-ciel Gouache Dédicacée ’Pour maman que j’aime / Voici en souvenir de Jean / « L’Arc-en-ciel »’ et signée ’R. GAROIN’ en bas en droite 23 × 31,5 cm Mermoz – the Arc-en-ciel, gouache, 20th C. school

400 - 600 €

« Renoncer n’est heureusement pas un mot de mon dictionnaire. » – Jean Mermoz à ses grands-parents en 1932

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AÉROPOSTALE 2 MENUS signés, janvier-mai 1933. Menu offert par la Direction de l’Aéropostale de Buenos Aires « au vaillant équipage de l’Arc en Ciel à l’occasion du magnifique Raid IstresBuenos Aires », 23 janvier 1933 (Restaurant Americano, Buenos Aires), signé au dos par Mermoz et une quinzaine d’aviateurs, dont ses coéquipiers René Couzinet, Jean Manuel, Pierre Carretier, etc. Menu de la Ferme de la Jatte, 24 mai 1933 (illustré du plan de vol), signé par Mermoz et ses coéquipiers : Couzinet, Carretier, Mailloux, Manuel, Jousse, Collenot… On joint une photographie du siège de la Cie Générale Aéropostale à Buenos Aires ; et un hommage manuscrit avec dessin de l’Aéroplace de Jacarepagua à Mermoz et son équipage. 800 - 1 000 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Marseille 3 avril [1933], à ses grands-parents Gillet ; 2 pages in-8 à en-tête du Regina Hôtel. Entraînement sur l’hydravion L’Arc-en-Ciel. Il s’inquiète de leur santé… Il a « fait les trois courriers d’Amérique du Sud de Toulouse à Casa du mois de Mars… Je suis à Marseille depuis huit jours. Je me suis entraîné sur hydravion gros-porteur. J’ai pris ma licence de pilote d’hydravion de transport, puis je suis allé chercher mon bolide [L’Arc-en-ciel] à Perpignan enfin reçu aux essais officiels. Depuis trois jours je suis aux prises avec maints essais de pleine charge et de consommation d’essence puis le 6 ou le 7, je vais m’attaquer aux records du monde distance en hydravion et de le porter 2.900 à 4.000 et quelques centaines de km. si possible sur le circuit fermé Marseille Toulon Marseille Aigues-

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Mortes. Le ministère nous impose 4000 km sans escale avant d’entreprendre le moindre voyage au long cours : ce sera en même temps un record de battu. Ceci fait mon moteur sera remplacé et je serai fin prêt pour affronter l’Atlantique Sud le 15 avril, j’espère… à la pleine lune… L’hydravion me plaît infiniment et je le pilote comme si je n’avais fait que cela toute mon existence au grand ébahissement des marins officiels et spécialisés ». Il tâchera de voir ses grands-parents avant son départ. « Maman a dû vous dire que je recevrais la grande médaille d’or de l’Aéro-Club cette année ou plutôt ces jours-ci… J’en ai reçu une de B. Aires en or également d’une grande marque de cigarettes qui doit paraît-il porter mon nom. J’ai obtenu une quarantaine de mille voix au concours… que d’admirateurs… et peut-être d’admiratrices… argentins »… 500 - 700 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Toulouse samedi [avril 1933], à sa « Maman chérie » ; 3 pages et demie in-8. Il repart le lendemain « pour Casa. La commission officielle d’essais arrive demain à Toulouse et sera à Perpignan mardi. Daurat m’a demandé de refaire le courrier d’Amérique. Le mauvais règne, les pilotes sont jeunes, il y a de la casse… et naturellement Mermoz est là pour un coup. Enfin je ne puis lui refuser et puis le temps passe plus vite. Enfin la semaine prochaine va être la semaine d’activité… j’en ai assez ». Il se réjouit que sa mère aille mieux, et fait des recommandations pour qu’elle recommence à marcher lentement… Il a reçu « une médaille d’or pour les cigarettes de B. Aires. Je songe à monter un bureau de tabac où Gilberte sera caissière ». Il n’a pas de nouvelles de Pauvert… 500 - 700 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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L’ARRIVÉE DE L’ARC-EN-CIEL À NATAL Accueil triomphal adressé à Jean Mermoz lors de son atterrissage en 1934 Suite de trois épreuves argentiques L’ensemble accompagné d’un cartouche descriptif ’l’arrivée […] après les cinq traversées effectuées par Mermoz en 1934’ 18 × 24 cm The arrival of L’Arc-en-Ciel in Natal, a series of three gelatin silver prints

100 - 200 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Natal 16 juin [1934], à sa « Maman chérie » ; 3 pages et quart in-8 à la vignette d’Air France.

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Travaux sur la piste de Natal où l’Arc-en-ciel s’est embourbé. Mermoz est bloqué à Natal « à cause du terrain, qui a été mal préparé et qui est devenu complètement mou et impraticable avec les pluies torrentielles qui tombent sans discontinuer depuis un mois et demi et qui dure jusqu’en fin juillet. Je pensais repartir pour Noronha demain et continuer avec le courrier par Praïa (Cap Vert) et Port-Étienne. Frescheville m’a affirmé que le terrain de Noronha était excellent. Je suis allé m’y poser avec l’Arc-en-ciel et n’ai réussi à le faire qu’à la troisième tentative tant les abords sont montagneux et abrupts, puis je me suis embourbé dans un véritable marécage qui traversait le milieu du terrain : il a fallu deux cents forçats (c’est le bagne brésilien) pour me sortir de là. J’ai pu en redécoller heureusement la même journée. […] si je n’avais connu ma machine comme je la connais et si je n’avais pas eu l’expérience de ce genre de sport, j’aurais pu facilement tout casser. Alors, nous travaillons sur le terrain de Natal. J’ai loué un des rouleaux préhistoriques de la ville. Collenot laboure le terrain avec un tracteur et une charrue : nous nous roulons et essayons de faire une piste de départ provisoire. Il faut bien faire tout par nous-mêmes : Air France ne nous donne toujours pas signe de vie et ne nous aide en rien ». Il espère repartir vers la fin du mois et rentrer directement en France. « Il y a un an que je discute, que je me bats pour avoir des pistes de départ […] je ne repartirai que quand j’aurai la sécurité des terrains, j’en ai assez »… 1 000 - 1 200 €

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Georges GUIRAUD c. 1900-1989

Travail préparatoire pour l’établissement d’une médaille 1 - Portrait de Jean Mermoz de profil 2 - A l’exergue, citation de Mermoz en six lignes : « L’AVIATION. TRAIT D’UNION IDEAL. / SUPPRIME L’OBSTACLE NATUREL QUI/ EMPECHA SI LONGTEMPS DES PEUPLES/ ISSUS D’UNE MEME RACE LATINE/ DE SE RECONNAITRE»/ .. MERMOZ.. L’Atlantique représenté par des vagues reliant un écusson avec la carte de France et un écusson avec la carte de l’Amérique du Sud ; au-dessus, l’Aviation sous les traits d’un albatros volant à gauche. Deux médaillons préparatoires en plâtre, le premier signé « GEORGES GUIRAUD » ; petits manques à la patine D. (du plus grand) : 26,5 cm A preparatory studies for a medal depicting Jean Mermoz, two plaster medallions by Georges Guiraud

400 - 600 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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L’ARC-EN-CIEL AU BOURGET Cérémonie officielle pour l’arrivée de l’Arc-en-Ciel au Bourget et divers Ensemble de sept épreuves argentiques 18 à 24 × 24 à 30 cm (Usures, traces et oxydation) Official ceremony for the arrival of the Rainbow at Le Bourget and miscellaneous, a set of seven photographic prints

400 - 600 €

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BRIQUET DE TABLE-HORLOGE OFFERT PAR SES CAMARADES À JEAN MERMOZ Par la Maison LANCEL, vers 1933 En métal nickelé, avec briquet sur le dessus, cadran rectangulaire d’horloge sur une face, sous verre, à chiffre arabe, et sur l’autre « A NOTRE CAMARADE MERMOZ – Affectueuse admiration – LES ANDES – ATLANTIQUE – MARS 1929-12 MAI 1930 – 8 JUILLET 1930 -16 JANVIER 1933 – 15 MAI 1933. ». Marqué sur le dessous « BREVETE AAL MADE IN FRANCE » 9 × 7,5 cm

Les dates mentionnées sur le briquet évoquent les traversées importantes effectuées par Mermoz, notamment l’aller-retour entre Saint Louis du Sénégal et Natal en 1930 et le record établi pour cette traversée en 1933.

A table lighter-clock presented to Jean Mermoz by his fellow pilots, by Lancel, c. 1933

800 - 1 200 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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CARTE MÉTÉOROLOGIQUE AVEC PLAN DE VOL MANUSCRIT AYANT APPARTENU À JEAN MERMOZ, DATÉE JUIN 1929 Fond de carte imprimé sur papier et légendé : “PILOT CHART OF THE NORTH ATLANTIC OCEAN / By the Hydrographic office of the Navy Department, Washington, D.C.” [Fondée sur les recherches établies au début du XIXe siècle par Matthew Fontaine Maury, lieutenant de l’US Navy] Portant des annotations manuscrites : tracé d’une ligne partant de la « V.(illa) Cisneros », « pointe du pêcheur » jusqu’à Cap St Roc, en passant par les îles du Cap Vert annotées « Sault », « Fego » et « Santiago ». Une seconde ligne partant de Saint Louis et allant jusqu’à Natal situe « Becfigue », « Phocée », « Bemtivi » et « Cigogne » les différents avisos de la Compagnie qui stationnaient au large et pouvaient porter secours à un avion en détresse le cas échéant. 33 × 24 cm (Papier insolé, pliures, salissures, déchirures éparses) A weather map with handwritten flight plan, formerly belonging to Jean Mermoz, dated June 1929

200 - 300 €

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École moderne (P. GALTAYRIE) Portrait de l’Archange de profil

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Plaque hexagonale en cuivre en léger relief gravé Signé en bas à droite Appliqué sur un support en métal chromé, à pied escamotable Titré dans un cartouche en cuivre 30 × 24 cm (Petites traces d’oxydation) A profile portrait of the Archangel, hexagonal copper plaque, finely engraved in low relief, by Galtayrie

400 - 600 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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MARCEL REINE ET HENRI GUILLAUMET Portrait de Marcel Reine et Henri Guillaumet Épreuve argentique du studio Roger DUPREZ Accompagnée d’un cartouche commémoratif à la suite de la mort de Marcel Reine 27,5 × 35 cm A portrait of Marcel Reine and Henri Guillaumet, gelatin silver print, by Studio Roger Duprez

100 - 150 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », [Dakar 1934 ?], à sa « Maman chérie » ; 2 pages in-4 sur papier pelure Par l’Aéropostale. Il va partir cette nuit pour Natal. « Je suis arrivé à Dakar plus tard que je ne pensais. J’ai eu la panne complète d’un moteur de nuit à mille kilomètres de Dakar. J’ai pu quand même arriver avec les trois restants assez normalement. Je pars ce soir avec le Santos-Dumont le mien ayant donc un moteur à changer. Je compte rentrer le 31 et continuer avec le courrier jusqu’à Marseille où je passerai deux à trois jours pour y attendre Foa qui doit descendre le jeudi pour partir à Saïgon. De là je remonterais à Paris pour le remplacer et j’irai te voir le Samedi ou Dimanche à Rocquigny. Je compte rester une quinzaine de jours en France. Pas drôle la vie à Dakar. J’aime mieux encore Natal. Impossible de s’y organiser : c’est pire que jamais, une vie de petite sous-préfecture avec un climat exécrable. Heureusement je pars ce soir… et puis malgré tout, j’ai le calme qui m’est tellement nécessaire ». Sa femme Gilberte va partir aux sports d’hiver : « Elle souffre naturellement très durement et le pire, c’est que je ne peux plus rien faire pour lui adoucir sa peine. Je me sens tellement calmé maintenant tellement plus paisible : je ne souffre véritablement que de sa propre souffrance comme on souffre du mal d’un enfant : que tout cela est triste ! J’aimerais cent fois mieux souffrir moi-même que de voir souffrir, et cependant je me sens si dur parfois que cette sensation me cause une souffrance intolérable. […] Pourquoi la vie est-elle ainsi faite ? J’aurais pu être si heureux avec une Yvonne, une Janine, et tout est fini, terminé, avec une vie intime ratée et cette impression d’agonie de tout ce que l’on avait de jeunesse et de fraîcheur en soi, à jamais disparues »… On joint une autre L.A.S. « Jean », Dakar 25 mai 1934, à sa mère : « Ces quelques mots pour te dire que je pense à toi, que tout va bien et que je compte partir pour Natal lundi »… (1 p. in-4 à en-tête d’Air-France).

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École moderne Jean Mermoz de profil inscrit dans l’enroulement d’une aile, le regard tourné vers les flots Médaillon en plâtre à patine dorée Légendé ’MERMOZ’ à la troncature et signé sur la tranche

(Petites lacunes) D. : 26 cm Jean Mermoz in profile, plaster with a gilt patina

300 - 500 €

500 - 700 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean 3 L.A.S. « Jean », Casablanca et Natal septembre 1934, à sa « Maman chérie » ; 7 pages et quart in-8, 2 à entête du Majestic Hôtel Casablanca, la 3e à vignette d’Air-France, une enveloppe. Casablanca. – Lundi. « Quelques mots de Casa où je suis arrivé hier soir. J’ai été rappelé de Perpignan pour assurer le courrier d’Amérique ; il n’y avait pas de pilote disponible ». Il est toujours dans l’expectative à Saint-Laurent : « Mauvais temps et peu d’empressement pour venir de la commission officielle qui doit assister à la réception de l’appareil avant que je sois autorisé à faire quoi que ce soit. Bref je crois que ma traversée va être retardée d’une quinzaine de jours et que je ne pourrai effectuer de toute façon le courrier du 17. Je rage »… – Samedi [3 septembre]. « Quelques mots pour te dire que ma pensée est souvent près de toi, que tout va bien maintenant et que nous partons demain matin pour Cisneros. Après-demain nous pensons être à Praïa et mardi soir à Natal »… Natal 24 septembre 1934. « Je compte partir ce soir pour Cisneros et revenir à Natal huit jours après, puis à Rio pour terminer mes négociations en excellente voie et signer les contrats avec le gouvernement brésilien. Je ne rentrerai donc en France que fin octobre. […] Couzinet est à Rio. Il paraît que les commandes sont passées. À Rio je l’ai bien introduit auprès du gouvernement. Il se pourrait qu’il arrive à mettre sur pied quelque chose d’intéressant »… On joint une autre L.A.S. « Jean » à sa mère : « Ces quelques mots écrits à Alger et que j’emporte avec moi demain t’apporteront un peu de ma tendresse. Ce courrier m’a fait beaucoup de bien, excellente cure de repos moral. Il me semble que je m’éveille d’un cauchemar qui aurait duré un mois et demi ! » (1 page et demie in-8 à en-tête du Central Touring Hôtel à Alger). 1 000 - 1 200 €

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DEUX RELIURES QUI CONTENAIENT LES MÉDAILLES D’OR REMISES PAR L’ACADÉMIE DES SPORTS À JEAN MERMOZ En cuir brun décoré à l’or en bordure de frises et marqués sur les 1er plats « L’ACADEMIE DES SPORTS A JEAN MERMOZ » (une datée 1934) a) Une avec attribution du 31 mai 1934, pour sa double traversée de l’Atlantique Sud sur l’Arc en ciel – Dakar Natal – Natal Dakar - 1933. Signature du président. Emplacement de la médaille en velours vert. b) Une avec attribution du 9 mars 1935, pour ses six traversées aériennes de l’Atlantique Sud sur l’Arc en ciel – 1934. Signature du président. Emplacement de la médaille en velours vert. Two cases that housed the gold medals awarded to Jean Mermoz by the Academie des Sports

300 - 400 €

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CASQUETTE DE SOUSLIEUTENANT DE L’ARMÉE DE L’AIR DE JEAN MERMOZ En drap bleu national, orné sur le devant d’un motif aux ailes et étoile en cannetille doré. Soutache de grade dorée. Visière en cuir noir verni. Cordelière (petites usures) en passementerie dorée. Boutons demi sphériques au modèle de l’Armée de l’air. Coiffe intérieure à fond en satinette noire et bandeau de sudation en cuir noir. Étiquette du tailleur RICHARD marqué à la plume « MERMOZ 4.5.35. n°24809 ». Portée à partir de 1935. A Jean Mermoz’s Air Force second lieutenant’s cap

400 - 600 €

Le 7 juillet 1933, Mermoz, alors sous-officier, est nommé souslieutenant de réserve d’aéronautique. La décision est importante : Mermoz n’a pas un bon souvenir de l’armée alors que celle-ci tient à renforcer ses liens avec un pilote d’une grande popularité. En plus des vols d’essais militaires qu’il effectue, Mermoz fera volontairement une période de réserve à la 34e escadre à la fin de 1935.

Détail du lot 269


Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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AIR FRANCE L.A.S. par le pilote-navigateur Frédéric Adam, Dakar 8 juillet 1934, à Jean Mermoz ; 1 page in-4 à en-tête d’AirFrance. Il a été navré du retour de Mermoz à Natal, « car je comptais bien qu’il vous serait possible de pousser jusqu’à Dakar où St Louis […] je vous attends la semaine prochaine avec encore plus de confiance si c’était possible ! »… Il s’occupe des travaux pour les pistes de Thiès au Sénégal, dont il donne les caractéristiques. « On nous a annoncé la Croix du Sud comme devant faire le Fram du 15 ou du 23 juillet mais jusqu’ici aucun ordre précis. Il décollerait vraisemblablement de la baie de Han »… 200 - 300 €

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RARES ET IMPORTANTS ALBUMS PHOTOGRAPHIQUES « AIR FRANCE » Voyage commémoratif du 25ème anniversaire de la 1ère traversée aérienne de l’Atlantique Sud par Mermoz, Dabry et Gimié, 1930 – 12/13 mai 1955

Jean Mermoz dans ses bureaux d'Air France

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Souvenirs Historiques

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Contenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment des cérémonies, réunions et hommages de cet exploit aéronautique Deux albums [format à l’italienne], les plats en cuir cognac et inscriptions dorées 31 × 49 cm (Usures) Two rare and important Air France photographic albums

400 - 600 €

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SOUVENIRS DE JEAN MERMOZ Comprenant : - Cravate en soie naturelle noire, à pois blancs. Etiquette du fabricant Barker à Bordeaux. - Col blanc, avec marques de fabricant et monogramme à la plume « J.M. ». A Jean Mermoz’s black natural silk tie and white collar

200 - 250 €

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La cravate noire des pilotes Air France est traditionnellement associée à Jean Mermoz : portée par Mermoz en mémoire des aviateurs disparus, elle devient après sa disparition en 1936 un emblème de deuil et de fidélité à la mémoire des pionniers de l’aviation. Notre exemplaire, noire à pois blancs, laisserait donc apparaître un peu d’espoir dans cet univers endeuillé ?

Jean Mermoz portant notre cravate

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ENSEMBLE DE DEUX FANIONS DE LA COMPAGNIE AIR FRANCE PROVENANT DE JEAN MERMOZ, INSPECTEUR GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE, VERS 1935 En soie tricolore ornée en son centre de l’hippocampe ailé, marqué AF, à deux attaches. 24 × 16 cm (Un insolé) A set of Air France pennants from the collection of Jean Mermoz, the company’s inspector general, c. 1935

300 - 400 €

À la fin de sa vie, Mermoz occupe le poste d’inspecteur général de la toute nouvelle compagnie Air France (créée en 1933).

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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BISEO Attilio (1901-1966) général d’aviation italien. L.A.S., 16 mai XIII [1935], à Jean Mermoz ; 1 page in-4 à en-tête Ministerio dell’Aeronautica. Il Capo della Segreteria particolare del Sottodegretario di Stato. Il est content « de pouvoir vous envoier la foto de S.E. Mussolini que je vous avez promis. Je suis sure que ça vous portera du bonheur dans vos vols ». Il lui envoie ses salutations « et “in bocca al lupo” pour vos prochains vols »… 200 - 250 €

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VOYAGE OFFICIEL EN ITALIE, 1935 Portrait de Benito Mussolini en tenue de pilote dans une cabine, vers 1935

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BALBO Italo (1896-1940) aviateur et ministre italien L.S., Tripoli 28 janvier 1936, à Jean Mermoz ; 1 page et demie in-4 dactyl. à en-tête Il Maresciallo dell’Aria Governatore della Libia ; en italien. Il suit quotidiennement ses traversées épiques et successives de l’Atlantique. Mermoz est toujours le très valeureux grand aviateur, tant admiré, dont la valeur n’a d’égale que la grandeur et la noblesse de l’âme. Il le remercie de son amitié pour l’Italie au moment au moment où elle est injustement en butte à une absurde et dangereuse coalition des nations, qui ont voulu arbitrairement soutenir un gouvernement de pillards et d’esclavagistes… Il espère pouvoir l’accueillir à Tripoli… On joint une carte postale a.s. « Vive Mermoz ! Italo Babo », signée également par l’actrice et aviatrice Viviane ELDER, [Tripoli 7.V.1936], avec timbre et adresse (Tripoli. Passaggiata Conte Volpi) ; et le texte ms d’un télégramme de Balbo à Mermoz, le félicitant pour sa 12ème traversée.

ITALO BALBO À JEAN MERMOZ Portrait d’Italo Balbo, ministre de l’Air italien en uniforme Épreuve argentique Dédicacée ’Al camerata Jean MERMOZ, con cuore d’amico et di pilota’, signé, situé et daté : ’Roma Maggio : 1932 / X’ On joint : Jean Mermoz dans un intérieur, la photo d’Italo Balbo dédicacée dans le fond Épreuve argentique 30,5 × 24 cm Italo Balbo, Italian Minister of Air, two gelatin silver prints

600 - 800 €

500 – 700 €

Épreuve argentique Avec dédicace « A Jean Mermoz, en signe de camaraderie aviatoire. Roma 15 maggio 1935 – XIII- Mussolini » 40 × 46 cm A portrait of Benito Mussolini in pilot’s uniform in a cockpit, gelatin silver print, c. 1935

600 - 800 €

Quelques personnalités officielles françaises choisissent de venir en Italie par avion à l’instar du général Denain, ministre de l’Air, qui effectue une visite officielle à Rome et à Naples en mai 1935, Il est accompaagné d’une escadrille composée de trois avions dont l’un d’entre eux est piloté par le sous-lieutenant Jean Mermoz, alors héros « urbi et orbi » de l’Aéropostale. Mussolini est très attaché à l’aviation, ses deux fils, Bruno et Vittorio serviront dans cette arme. Le premier meurt d’un accident en 1941.

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MERMOZ Jean 5 signatures autographes « Mermoz » ; sur 5 cartes oblong in-12. Signatures destinées à des quémandeurs d’autographes.

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400 - 500 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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COUZINET René 1904-1956

L.A.S., Levallois 18 janvier 1936, à Jean Mermoz ; 2 pages in-4 à son en-tête Avions René Couzinet. Il le remercie de sa lettre de Casablanca, qui l’a beaucoup touché. Il lui envoie ses vœux pour l’année qui commence (et qui sera celle de la disparition en vol de Mermoz). « Je voudrais vous voir heureux, et je sais combien c’est difficile pour une âme comme la vôtre. Et pourtant cette justice immanente à laquelle je sais que vous croyez comme moi, finira bien par se manifester complètement en écartant de votre voie les mesquineries trop fréquentes hélas ! que l’on vous oppose simplement parce que vous voyez juste, haut et loin. Comme vous, je suis sûr que nous devons “croire et espérer” »… Puis il l’engueule un peu : « je n’ai jamais […] douté un seul instant ni de votre compréhension, ni de votre confiance, ni de vos sentiments à mon égard. Je sais trop que chez vous, l’amitié est délicate et raisonnée, et qu’une fois établie, elle résiste à toutes les attaques. La nôtre a été forgée sur un champ de bataille qui fut le vôtre, mon cher Jean, bien avant de devenir un peu aussi le mien. […] l’idéal de nos deux existences se rejoindra et se complètera sûrement à nouveau un jour que j’espère proche désormais »… 400 - 500 €

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DIPLÔME DE LA LIGUE INTERNATIONALE DES AVIATEURS Sur papier, à encadrement imprimé. Inscriptions remplies « A Jean Mermoz Première traversée en hydravion de l’Atlantique Sud 1930 ». Signatures, dont celle du fondateur Clifford B. Harmon (1866-1945). 47 × 58 cm (Petites rousseurs, grande déchirure au côté droit) A diploma from the International League of Aviators

150 - 200 €

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MERMOZ Jean L.A.S. « Jean », Dakar lundi 17 [février 1936], à sa « Maman chérie » ; 1 page et quart in-4.

MERMOZ Jean L.S., Le Bourget 4 août 1936, au directeur de L’Intransigeant ; 1 page in-4 dactylographiée (double carbone).

Après la mort de son fidèle mécanicien Alexandre Collenot (disparu en mer le 10 février, lors d’un vol Natal-Dakar). Il est bouleversé : « Je ne puis croire à la fin de mon cher vieux Collenot et cependant je n’ai plus aucun espoir. Ils sont entrés dans une trombe d’eau, j’en suis de plus en plus certain : un hydravion allemand vient de disparaître à peu près au même endroit, dans les mêmes conditions, il y a quarante-huit heures : plus de nouvelles. J’ai retardé mon départ pour passer le mauvais temps de jour ; Guillaumet a remis à Natal son départ à demain matin. Il ne faut pas t’inquiéter Maman chérie : il y a longtemps que j’ai parlé du mauvais temps sur l’Atlantique Sud, auquel on n’a jamais voulu croire ! Malheureusement à cette époque, pour croire en quelqu’un ou à quelque chose, il faut un accident : c’es toujours payer trop cher la compréhension des dirigeants officiels ou pas officiels. Je pars avec le Centaure et remonte avec le Santos-Dumont ; je rentrerai ensuite avec le courrier jusqu’à Casa »… En rentrant à Paris, il s’arrêtera à Montélimar « pour voir Madame Collenot : je veux m’occuper d’elle et de ses enfants »…

Mermoz s’insurge contre un article sur la mort de ses camarades Genin, Savarit et Aubert [le 2 août], et demande de publier une lettre rectificative : « Les affirmations de M. Peyronnet de Torrès sont fausses : notre camarade Genin n’était pas rude, ni dur ; jamais il n’a donné ordre à un pilote de partir lorsque le temps était vraiment impossible. […] Nous, personnel Navigant d’Air France, avons perdu des camarades que nous aimions beaucoup. Nous ne laisserons pas toucher à leur mémoire par un Monsieur qui n’est pas de notre métier et qui ne les connaissait pas. Quant à la version fantaisiste sur le matériel et la gonio, votre rédacteur est peut-être un bon journaliste mais il ne connait rien à l’aviation commerciale »…

800 - 1 000 €

400 - 500 €

On joint 1 L.A.S, et 5 L.S. de Roger Peyronnet de Torrès à Mermoz, 1930-1931 (1 p. in-4 chaque à en-tête de L’Intransigeant), lettres amicales de félicitation ou pour des rendez-vous ; plus une L.S. de G. Gile-Nicaud, 22 décembre 1927, demandant à Mermoz son concours au Bal des Petits Lits Blancs organisé par le journal, où il sera présenté au public « aux côtés des pilotes qui comme vous, se sont illustrés par de grands raids » (1 p. in-4 à en-tête de L’Intransigeant).

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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NARBONNE (Marie Joseph Jean René Motais, dit René de) Les Ailes qui poussent. In-12 (18,7 × 11,7 cm), broché. Édition originale du premier ouvrage de l’aviateur et écrivain René de Narbonne. Il reçoit son brevet d’officier de l’armée de l’Air de l’école d’Istres, l’année d’après la publication. Envoi de l’auteur à Jean Mermoz « en souvenir d’avril 36 et en très modeste hommage de ma profonde admiration et de mon dévouement ». Grand admirateur de Mermoz, René de Narbonne a fait, notamment, partie du mouvement de la Croix-de-Feu à ses côtés. Dos partiellement décollé, brochage faible, couverture brunie avec quelques rousseurs. Provenance : Jean Mermoz (envoi). 200 - 300 €

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[MERMOZ – KESSEL – PRANVILLE] Ensemble d’ouvrages de la Bibliothèque de Gabrielle Mermoz-Gillet. Intéressante réunion d’ouvrages offerts à la mère de Jean Mermoz. – KESSEL (Joseph). La Fontaine Médicis. Paris, nrf, Gallimard, 1950. In-8 (20,8 × 13,9 cm), broché. Édition originale du premier volume de la Tour du malheur. Tirage limité à 160 exemplaires, celui-ci est l’un des 50 hors commerce, imprimé spécialement pour Madame G. Mermoz. Envoi de Kessel à Gabrielle Mermoz : « à vous chère maman Gaby avec toute ma tendresse ». Couverture salie et mors légèrement déchiré. – KESSEL (Joseph). Les Lauriers roses. Paris, nrf, Gallimard, 1950. In-8 (20,8 × 13,9 cm), broché. Édition originale du troisième volume de la Tour du malheur. Tirage limité à 160 exemplaires, celui-ci est l’un des 50 hors commerce, imprimé spécialement pour Madame G. Mermoz. Envoi de Kessel à Gabrielle Mermoz : « Chère maman Gaby, voici pour accueillir votre retour, ce livre et toute ma tendresse ». Couverture usée, premier plat envolé.

– KESSEL (Joseph). L’Équipage. Paris, nrf, Gallimard, 1928. In-12 (18,8 × 11,8 cm), broché, non coupé. Nouvelle édition après l’édition originale de 1923. Elle comporte la mention de 232e édition. Couverture salie avec une déchirure avec manque.

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– [RESCHOFSKY].– KESSEL (Joseph). Fortune carrée. Paris, Hachette, 1949. In-12 (16,4 × 11,6 cm), bradel percaline verte, dos lisse avec bandes dorées (reliure de l’éditeur). Édition ornée de compositions de Jean Reschofsky et d’une carte. Dos insolé, coins usés. – SAINT-EXUPÉRY (Antoine de). Courrier sud. Paris, nrf, Gallimard, 1941. In-12 (18,7 × 11,8 cm), broché. Nouvelle édition après l’édition originale de 1929. Elle comporte la mention de 42e édition. Couverture salie, tache à la queue du dos, petites déchirures au mors, piqures à certains feuillets. – SAINT-EXUPÉRY (Antoine de). Œuvres complètes. Paris, nrf, Gallimard, 1950. In-8 (22,3 × 17,7 cm), percaline crème ornée de lignes, vagues et étoiles bleues et dorées, dos lisse orné de motifs bleus et dorés (cartonnage de l’éditeur d’après la maquette de Paul Bonet). Édition des œuvres complètes de Saint-Exupéry richement illustrée de compositions d’après des aquarelles et dessins de Derain, Segonzac, Saint-Exupéry, etc.

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– SAINT-EXUPÉRY (Antoine de). Terre des Hommes. Audenarde, Sanderus, 1950. In-12 (18,4 × 13,2 cm), broché. Nouvelle édition avec une introduction du docteur en philosophie et lettres Armand Bottequin, pour la collection Classiques et Modernes. Ex-dono de Bottequin à Gabrielle Mermoz : « Pour Madame Mermoz en témoignage de respectueuse gratitude. Mt St Amand (Gand) le 21 février 1950 ». Couverture partiellement décollée. – BOTTEQUIN (Armand). Antoine de SaintExupéry. Essai. Audenarde, Sanderus, Bruxelles, Auguste de Boeck, 1949. In-8 (20,7 × 14,7 cm), broché.

Édition originale. Envoi de Bottequin « À Madame G. Mermoz en témoignage de reconnaissance et de respectueuse sympathie. 30 septembre 49 ». Couverture salie et usée avec déchirures avec manque. – [COMPANIA DE LAS LINEAS AÉREAS LATÉCOÈRE] La red aérea. Paris, Lineas aéras Latécoère, s. d. In-8 (18 × 13,1 cm), broché. Petite brochure offerte par la Société des lignes Latécoère à « ses amis » [exemplaire attribué à Jean Mermoz] d’Espagne et d’Amérique du Sud pour les remercier du projet de ligne aérienne entre la France, l’Espagne et l’Amérique du Sud. En 1927, la société est rachetée et devient la Compagnie générale aéropostale, rendue célèbre par Saint-Exupéry et Mermoz. Couverture légèrement salie et frottée.

On y joint : – FLEURY (Jean-Gérard). La ligne. De Mermoz, Guillaumet, Saint Exupéry et leurs compagnons d’époques. Paris, nrf, Gallimard, 1949. In-8 (21,7 × 14,2 cm), broché. Nouvelle édition après l’édition originale de 1939. Elle comporte la mention de 11e édition. Envoi de Fleury à « Monsieur Pranville, fils de l’un des plus purs héros de [la ligne] avec ma très cordiale sympathie ». Julien Arthur Pranville, aviateur, dirigea plusieurs missions avec Jean Mermoz. Dos décollé, couverture légèrement salie, brochage faible. 600 - 800 €

– CHATEAUBRIAND (François-René de). Atala. Le dernier des Abencérages. Paris, Librairie Gründ, s. d. In-8 (18,9 × 11,6 cm), broché. Édition tardive de ce célèbre ouvrage de Chateaubriand provenant de la bibliothèque de Gabrielle Mermoz. Couverture légèrement salie et frottée, feuillets brunis.

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Ex-dono de Dora à Gabrielle Mermoz : « Nous vous embrassons tous trois et vous souhaitons un heureux retour vers la “Douce France” et un grand succès pour votre œuvre l’Aérium des Croix […] ». Gabrielle Mermoz crée dans les années 1950, en hommage à son fils, la Fondation Jean Mermoz, aussi appelée l’Aérium des Croix. Elle avait comme principale mission de recueillir les orphelins de pilotes de l’aviation militaire et marchande, ainsi que de l’armée de terre et de mer.

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PSF – CROIX DE FEU – Ensemble de souvenirs Comprenant : - Médaille au profil du colonel de LA ROCQUE par BRUNEAU. Poinçon bronze et de fabricant sur la tranche. D. : 47 mm. - Petite porte photo en cuir bleu du PSF (Parti social français), il contient trois photographies de Jean Mermoz. - Une carte postale du Colonel de la Rocque et de sa famille. - Une carte de deuil de Madame Gilles de la Rocque (belle fille du colonel). A set of colonel de La Rocque and ’PSF’ Memorabilia

150 - 200 €

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286 Ancien Croix-de-feu, Mermoz est une des figures du PSF (Parti Social Français) de droite conservatrice, dont il est un des vice-présidents, au côté du colonel François de La Rocque, héros de la Grande Guerre. Il s’engage dès 1940 dans la lutte contre l’Occupation. Il met sur pied le réseau clandestin Klan, consacré notamment au renseignement au profit des Alliés. Ses agents recueillent des informations militaires transmises aux services britanniques. La Rocque s’oppose également publiquement à la Milice et à la collaboration militaire avec l’Allemagne. Arrêté par la Gestapo en mars 1943, il est interné puis déporté en Allemagne. Il connaît durant plus de deux ans les prisons et camps nazis, jusqu’à sa libération en mai 1945.

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VIEILLES TIGES L.S. par 5 pionniers de l’aviation, Bois de Boulogne 9 novembre 1936, à Jean Mermoz ; 1 page in-4 à en-tête “Les Vieilles Tiges” Pionniers de l’Aviation brevetés avant août 1914. Après l’inculpation de Mermoz suite à une manifestation du Parti Social Français pour « reconduction de ligue dissoute ». Lettre signée par Léon BATHIAT, Louis GAUBERT, Louis PAULHAN, Constant VANDAMME, Georges ZARAPOFF. « Aucune question politique. La France avant tout ! Vous avez été à l’étranger le porte-drapeau de l’Aviation française, la vraie. Nous vous en remercions, nous, les vieux et nous vous prions d’accepter notre affection pleine et entière, pour les épreuves et les vexations qu’un Gouvernement vous fait subir. Nous vous félicitons pour votre courage, sommes de tout cœur avec vous et vous accompagnons avec une tendresse émue, aussi bien au-dessus des océans que dans les couloirs d’un juge d’instruction »… 500 - 700 € Visuel sur artcurial.com

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[MERMOZ Jean] 39 lettres (L.A.S. ou L.S.) ou pièces adressées à Jean Mermoz, 1935-1936 ; nombreux en-têtes. Demandes de participation à des manifestations, réunions ou conférences (Aéro-Club du Crédit Lyonnais, amicales d’officiers et Croix de Feu, Aéro-Club de Toulouse et des Pyrénées, Groupe × Aviation de Jacques Breguet, Comité français de Propagande aéronautique, Les Assistantes du Devoir National, Aéro-Club d’Auvergne, marquis de Créqui Montfort de l’Académie des Sports, Aero Club do Brasil), d’adhésion à des associations (Les Ailes Mutilées avec statuts, Centre de Propagande des Républicains Nationaux pour la lutte contre le socialisme et le communisme d’Henri de Kerillis), de parrainage de la Ligue des Jeunes de l’Aviation ; convocation à des réunions au Ministère de l’Air (P. Massenet de l’AVIA, Centre d’études et d’application du vol sans moteur)…Demandes d’articles : Roger Labric (de l’hebdomadaire L’Aéro), général Madelin (pour la revue La Belle France) Lettres d’amis et camarades : I.L. Blanchot (Ligue Aéronautique de France), Henri Chomel, Jean Dabry (16 octobre 1936, déplorant l’inculpation de Mermoz par les magistrats), P. de Lamaze (de la Revue des Clubs Aéronautiques, 4), Lemaître, Louis Loché (directeur de l’Aviation civile, parlant de Maryse Bastié), veuve Maurice Noguès, etc. Télégramme de Suzanne Deutsch de la Meurthe avant la 100e traversée de l’Atlantique Sud (19 juillet 1936). Plus la traduction d’un article néerlandais, et une mise en garde anonyme. 500 - 700 €

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D’après Robert FALCUCCI XXe siècle

Allégorie de l’Aéropostale Affiche Signée dans la planche ’FALCUCCI / PSF. 20I’ Dédicacée marginalement : ’A Jean Mermoz chef-pilote de la « Croix du Sud » et à ses compagnons’ 50 × 60 cm (Petite déchirure marginale à droite, insolée) An allegorical poster dedicated to Jean Mermoz and his companions

200 - 300 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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ÉMOUVANTE CARTE ANNOTÉE DES RECHERCHES ÉFFECTUÉES PAR HENRI GUILLAUMET À LA SUITE DE LA DISPARITION EN VOL DE JEAN MERMOZ Fond de carte Air France imprimé sur papier, légendé « Carte de l’Afrique occidentale au Brésil » et daté « 1934 » Annoté manuscritement du tracé de vol de Dakar vers Natal, avec position probable de la Croix du Sud (F-AKGF) le 7 décembre 1936 à 8h30, 9h30 et 11h43. Plusieurs renseignements météorologiques établis par tranches. Petits croquis marginaux figurant le profil de deux personnages. Daté manuscritement « Le 4 janvier 1937 ». 65 × 45 cm (Papier insolé, trous, pliures, salissures, déchirures éparses) An evocative annotated map recording the search undertaken by Henri Guillaumet following Jean Mermoz’s disappearance

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1 000 - 2 000 €

« À 10 heures 47 et comme la Croix du Sud se trouvait à 800 kilomètres environ de la côte, le poste de Dakar reçut de l’hydravion ce commencement de message : « Coupons moteur arrière droit… » L’émission s’arrêta net. Quelques heures après, Guillaumet décolla à la recherche de la Croix du Sud. Les bateaux alertés se déroutèrent pour fouiller la mer dans les parages mêmes où le Comte de La Vaulx, six ans plus tôt, s’était englouti. On ne trouva rien. On n’a rien trouvé.

– Le temps était si beau, la mer si belle, m’a dit Guillaumet. Les techniciens assurent qu’une hélice, ayant sauté par vibration, a cisaillé le fuselage et que la Croix du Sud est allée comme une pierre par le fond. Tout porte à croire que Mermoz volait à 200 mètres audessus de l’eau. » Joseph Kessel, Mermoz, La Croix du Sud

La Croix-du-Sud

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SOUVENIRS ET TÉMOIGNAGES D’AMITIÉ (Guillaumet…) Comprenant : Portrait de Jean Mermoz Gravure Dédicacée : ’En mémoire de mon Frère, comme Lui, victime d’un même idéal. Hommage respectueux à sa Maman / signée Guillaumet et datée juin 1937’ en bas à droite 32 × 25 cm Insolée et nombreuses piqûres On joint : Portrait d’un pilote de la ligne Épreuve argentique Dédicacée : ’À madame Mermoz bien affectueusement Buenos Aires 20/7/50 et signée … 17,5 × 24 cm Photo éclaircie par le temps Bas-relief commémoratif : Saint Michel archange protégeant Jean Mermoz Épreuve argentique 25 × 19 cm Très abîmée Portrait d’homme à la casquette visière (à identifier) Épreuve argentique Dédicacée ’A mon grand petit Mermoz souvenir au …’ Signée … 17 × 12,5 cm A set of souvenirs and tributes to Jean Mermoz

200 - 300 €

BALBO Italo (1896-1940) aviateur et ministre italien. L.S., Tripoli 10 novembre 1937, à Gabrielle Gillet-Mermoz ; 1 page in-4 dactyl. à en-tête Il Maresciallo dell’Aria Governatore della Libia ; en italien (traduction jointe). Il conservera « avec un soin jaloux » le souvenir qu’elle lui a envoyé : « Mermoz était l’un de mes plus chers amis. J’avais pour lui une profonde admiration et entre nous s’étaient établis des rapports constants de camarades sincères et affectueux. Nous en étions arrivés à nous considérer comme deux bons frères. Je ne l’oublierai jamais dans la suite des années. La disparition de Mermoz a provoqué un vide qui, sans doute, ne pourra être comblé dans l’aviation mondiale, d’abord à cause de son indiscutable et grande valeur et de son héroïsme, mais surtout à cause de la foi et de l’enthousiasme dont il était débordant pour l’art de l’aviation. Jean Mermoz demeure comme un symbole de fierté et de gloire pour tous les aviateurs »… On joint : – le télégramme d’hommage et de condoléances du maréchal Balbo lors de la disparition de Mermoz, Tripoli 15 décembre 1936, louant « son grand mérite de pionnier, de pilote, de navigant et d’homme », il reste « pour tous les aviateurs un exemple » ; – et une L.S. du chargé d’affaires d’Italie, Renato Prunas, Paris 26 janvier 1938, à Mme Gillet-Mermoz (1 p. in-4), la remerciant des médailles rappelant « votre Grand Disparu » qu’elle a offertes au Duce et eu maréchal Balbo, qui en ont été très touchés.

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CITATION À L’ORDRE DE LA NATION – MERMOZ Diplôme de la croix d’honneur de la ligue française d’Entr’aide sociale et philanthropique, attribuée à titre posthume à Jean MERMOZ, inspecteur général de la compagnie Air France, cité à l’ordre de la Nation Fait à Paris le 2 mai 1937. 37 × 46 cm (Usures, salissures) A diploma of the Croix d’Honneur of the French League for Social and Philanthropic Assistance, awarded posthumously to Jean Mermoz, cited in the Order of the Nation

200 - 300 €

300 - 400 €

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IMPORTANT ALBUM DE PHOTOGRAPHIES COMMÉMORATIVES

« [...] a fait de son nom un symbole et de sa carrière une longue suite d’exploits. » – Citation à l’ordre de la Nation, 17 décembre 1936

Comprenant un pêle-mêle d’épreuves argentiques, illustrant notamment : portraits de Jean Mermoz, vues de l’avion « La croix du Sud », création et édification de monuments commémoratifs, photographie de l’hommage national aux Invalides et de divers évènements commémoratifs sur le territoire métropolitain et au sein des colonies Reliure [format à l’italienne] en similicuir marron ; usures 33 × 30 cm

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CITATION À L’ORDRE DE LA NATION DU MINISTERE DE L’AIR AU NOM DE JEAN MERMOZ, 1936 Commandeur de la Légion d’honneur, inspecteur général pilote de la compagnie Air France, après sa disparition avec l’équipage de la Croix du Sud dont il était le chef de bord Cachet du ministère de l’Air et signature du ministre de l’Air Rene COT. 30 × 23 cm

300 - 500 €

« Sublime figure d’aviateur, d’une valeur morale et professionnelle hors de pair. Créateur, au prix d’efforts surhumains, de l’aviation commerciale transocéanique, a fait de son nom un symbole et de sa carrière une longue suite d’exploits. Allant jusqu’au bout de toute entreprise, envisageant la mort avec sérénité, a mérité l’admiration générale par la grandeur de ses actes. Porté disparu avec l’équipage de la “Croix du Sud”, dont il était le chef de bord, accomplissant sa 24e traversée de l’Atlantique sur la ligne postale qu’il avait été le premier à tracer. Entre de plain-pied dans la légende, et s’inscrit parmi les héros les plus purs de l’aviation française. 8500 heures de vol. » Cette citation fut publiée au journal officiel du 17 décembre 1936. A Jean Mermoz’s Citation to the Order of the Nation, Issued by the Ministry of Air, 1936

300 - 400 €

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HOMMAGES POSTHUMES RENDUS À JEAN MERMOZ Comprenant : - Deux aquarelles, la première figurant une allégorie de la France surmontée d’un avion en vol, la seconde un planisphère résumant la Ligne, dédicacée : « à madame Mermoz en hommage affectueux de la part des enfants du centre de Viry-Chatillon / 30..5.1937 » ; - Tirage argentique représentant un enfant contemplant une vitrine contenant des reliques de Jean Mermoz ; - Un collage représentant un bouquet tricolore, inscrit : « Centre Jeanne d’Arc / Le jardin d’enfants à la maman de Jean Mermoz » ; - Un album de photographies de la crèche du père Joseph Bel Air à Tananarive, à Madagascar. A posthumous tributes to Jean Mermoz

100 - 150 €

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DEUX ALBUMS DE PHOTOGRAPHIES - Le premier contenant un ensemble de photographies prises lors du voyage en Amérique du Sud réalisé par Gabrielle Gillet-Mermoz, mère de Jean Mermoz, en 1950 25,5 × 33,5 cm - Le second réunissant les photographies prises lors du tournage du film « Jean Mermoz », ainsi que des photographies de Jean Mermoz sur un aérodrome 23 × 32,5 cm Two commemorative photographic albums: Gabrielle Mermoz’s 1950 journey to South America and the filming of “Jean Mermoz’’

600 - 800 €

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Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale

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MERMOZ Jean L.A.S. ; et 2 Photographies en tirage de l’époque, vers 1917 et 1935. L.A.S. « Jean » au dos de 2 cartes postales de Colle del Sestrières, à « Maman chérie » : vacances aux sports d’hiver, avec Janine qui a ajouté quelques mots. Photographie du jeune Mermoz avec « Mangaby », cette dernière en tenue d’infirmière ; tirage carte postale, annotée au dos pour reproduction avec légende : « la mère et le fils : une tradition de service et de sens social » (14 × 8,8 cm). Photographie de Mermoz et « Mangaby » devant une automobile (6,5 × 10,8 cm). On joint une carte postale de la maison natale de Mermoz à Aubenton. Plus 2 photos de la stèle pour Mermoz et ses camarades de la traversée France-Dakar-Amérique, dans la cathédrale de Dakar. 400 - 500 €

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GRAND BREVET DE RECONNAISSANCE OFFERT À LA MÈRE DE JEAN MERMOZ EN 1950 Pour avoir parcouru les chemins que son fils chérissait Sur vélin à encadrement peint. Cachet peint retenant deux petits rubans aux couleurs argentines. Très nombreuses signatures. Fait le 17 mai 1950. 85 × 65 cm

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[GILLET-MERMOZ Gabrielle] Ensemble de 30 lettres et documents à elle adressés ou la concernant. Lettres de condoléances et souvenir (1936-1937) : Carl August von GABLENZ (Deutsche Lufthansa), Édouard SERRE ; télégramme de Bibesco ; photographie d’un portrait de Mermoz, dédicacé à Mme Mermoz le 26 sept. 1937 et signé par Gaston Reverdy et une vingtaine d’autres. Notice a.s. par Ch. Hemmerlé sur le château de Rocquigny acquis en 1934 par Jean Mermoz (3 p. in-4). 2 contrats (avec leur double) entre Mme Gillet-Mermoz et les éditions Flammarion pour une édition de la Correspondance de Jean

Mermoz (1943), et pour la cession des droits de Mes vols (1951) ; plus une lettre de Flammarion. 6 lettres : Renée Boileau, R.P. Carré, Pierre Louis-Dreyfus, Jean Fraissinet… Note dactyl. sur l’Aerium des Croix, présidé par Mme Mermoz. Copies de 8 lettres de Mermoz à sa mère ou ses grands-parents. Brouillon de lettre de Mme Mermoz à sa chère Madeleine. 3 photographies de Mme Mermoz lors d’une cérémonie religieuse, et en compagnie d’aviateurs. Photographie du personnel du dispensaire Jean Mermoz à Pondichéry lors de son inauguration en 1953 avec envoi à Mme Mermoz. Plus quelques documents divers joints. 400 - 500 €

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A diploma of recognition presented to Jean Mermoz’s mother in 1950

300 - 500 €

Gabrielle Gillet-Mermoz (18801955), dite « Mangaby », mère de l’aviateur, effectue un voyage en Amérique du Sud en mai-juin 1950, à une époque où les exploits de son fils sont célébrés, notamment en Argentine. Elle sera faite chevalier de la Légion d’honneur en 1952.

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Souvenirs des pionniers de l’aviation « à divers »

Alfred Auger (1876-1936) : Une vie pour l’aéronautique Avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Alfred Auger (1876-1936) exerce la profession d’entrepreneur. D’abord affecté au 25e bataillon du Génie au sein du détachement de Toul, il effectue à l’été 1906 une période d’exercices à la compagnie d’aérostation du 1er régiment du Génie. Le 5 septembre 1911, il obtient son brevet de pilote. L’année suivante, il rejoint le 3e groupe aéronautique, avant de décrocher le brevet de pilote n° 1410 délivré par l’Aéroclub de France le 21 juillet 1913. À l’entrée de guerre,

il sert au 1er régiment du Génie de Versailles. Il obtient son brevet de pilote militaire n° 614 le 7 octobre 1914. Cité à l’ordre de la 2e Armée en avril 1915, il devient adjudant en juillet, puis reçoit la Médaille Militaire et une citation à l’ordre de l’armée en novembre de la même année. Promu sous-lieutenant à titre temporaire en avril 1916, il reçoit une nouvelle citation en juillet, avant d’être nommé adjoint, puis commandant de la division Farman au Groupement des Divisions d’Entraînement (GDE) en septembre 1916. Confirmé sous-

lieutenant à titre définitif, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à la fin de l’année 1916. Il accède au grade de lieutenant en mai 1917, avant de terminer la guerre comme officier réceptionnaire au Service des Fabrications de l’Aviation (SFA) de Nanterre. Après-guerre, il devient gérant de propriétés et s’investit pleinement dans le milieu associatif aéronautique en devenant secrétaire général de l’Aéroclub de France. Il obtient son brevet de pilote de tourisme en 1922 et son brevet de pilote de ballon sphérique en 1923.

Il participe dès lors activement à tous les concours de ballons sphériques (dont il possède un exemplaire). Son intérêt se porte également sur le vol à voile : propriétaire d’un planeur, il s’aligne aux concours de Vauville (1925 et 1928) ainsi qu’à celui de la Rhön en Allemagne en 1927. Officier de la Légion d’honneur en 1928, Alfred Auger se tue en vol en 1936. Informations extraites de la biographie que lui consacre Monsieur Albin Denis

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IMPORTANT ENSEMBLE D’OBJETS, PHOTOGRAPHIES ET DOCUMENTS RELATIFS À LA CARRIERE DANS L’AÉRONAUTIQUE CIVILE ET MILITAIRE D’ALFRED AUGER Comprenant : - Ensemble de décorations : étoile d’officier d’époque IIIe République, modèle à filets en argent, or et émail, croix de guerre 1914-1915 à quatre palmes de bronze, médaille militaire IIIe République, en argent, vermeil et émail (petits éclats), croix du combattant en bronze, médaille commémorative 1914-1918, médaille interalliée en bronze, médaille de Verdun en bronze. Rubans avec clapets d’attache (celui de la médaille interalliée fortement accidenté). - Brevets de chevalier et d’officier de la Légion d’honneur au nom d’Alfred Auger, avec tube d’envoi de celui de chevalier. - Rare brevet métallique de pilote en laiton et métal argenté, numéroté au dos « B 2790 ». Son brevet papier portait le numéro 614. - Paire de jumelles utilisées par Alfred Auger, dans leur étui, de marque « Lemaire à Paris – Lumineuse ». - Livrets et carnets de vol, dont livret de vol du Caudron 286/VII (avec lequel il se tue), carnet de vol de 1922 à sa mort en 1936, trois carnets de route. - Ensemble de dix-neuf carnets de guerre d’Alfred Auger où il note son activité militaire et civile ainsi que des considérations plus générales sur les événements de la guerre.

- Quatre recueils documents présentés collés sur papier fort : Détails de la vie militaire, avis de nomination, autorisation de port de la médaille interalliée, extrait de journaux, certificats de conduite, cartes d’identité. Un recueil consacré à l’activité de pilote de ballon avec les différentes correspondances, photographies, schémas de nacelle. Un recueil consacré à son activité de concepteur et pilote de planeur, notamment de nombreuses notes et plans consacrés au planeur Abrial qu’il conçoit. Un important recueil contenant de nombreux documents et photographies relatives à ses années de guerre dont des sauf conduits, texte de ses citations, un carnet avec les citations et photographies de ses camarades, livret de solde - Un album de photographies consacré à l’activité d’Auger dans l’aviation civile tout au long de sa vie (215 photographies) avec notamment des vues de montgolfière, des différents meetings auquel Auger participe après-guerre, vues de planeurs dont celui dessiné par Auger. Vue de son avion après le crash fatal de 1936. La très grande majorité des personnes et des avions sont identifiés.

- Important album photographique (plus de 300 photographies) retraçant la guerre d’Alfred Auger du départ de chez lui en 1914 à Neuilly jusqu’à la fin de la guerre. Très nombreuses vues des personnels d’escadrille, d’avions, des remises de décorations d’Auger. La très grande majorité des photographies sont nominatives et localisées. - Nombreuses photographies d’Alfred Auger, enfant, lors de son service au 3e régiment du génie, pendant et après la guerre, certaines en uniforme devant son avion, à la fin de sa vie. - Éloge funèbre relié avec couverture dessinée et rehaussée de gouache. - Stéréoscope avec un très important lot de plaques stéréoscopiques présentant de nombreux champs de bataille, avions et aéronefs. - Trois biographies familiales consacrées à Alfred Auger et à son fils André Auger. Provenance : - Alfred Auger (1876-1936) ; - Puis par descendance successive jusqu’à nos jours. An important collection of objects, photographs and documents relating to Alfred Auger’s career in civil and military aviation

2 500 - 3 000 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


Jacob Franco (1891-1964) et le « père Arnal » Jacob (parfois appelé Jacques) Franco (1891-1964) Né le 31 octobre 1891 à Belvédère. Appelé en 1912. Il commence la guerre au 3e régiment d’infanterie, comme cycliste attaché au chef de bataillon du régiment. Blessé au bras à Béthincourt en septembre 1914, il continue son service. Il passe dans l’aviation, est breveté pilote le 7 août 1917. Il sert dans

l’escadre de bombardement n°11 en 1918 puis dans l’escadrille 121. Sa citation au corps d’armée note : « Très bon pilote, audacieux et plein d’entrain, a exécuté 32 bombardements en reconnaissances dans des circonstances parfois défavorables sur des buts lointains, a réussi 2 fois à incendier son objectif. » Il est caporal puis sergent en 1918. Il sert dans les années au 21e régiment d’aviation. Il passe à la

réserve et devient officier : souslieutenant en 1927 puis lieutenant en 1930. Au moment de sa nomination comme chevalier de la Légion d’honneur en 1932, il est officier au centre de mobilisation d’aviation n°32. Médaillé militaire et croix de guerre, il totalisait 535 heures. Il meurt à Châlons-sur-Saône en 1964.

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IMPORTANT ENSEMBLE DE SOUVENIRS DU PILOTE JACOB FRANCO (1891-1964), ANCIEN CYCLISTE DU 3e RÉGIMENT D’INFANTERIE DE LIGNE Comprenant : - Rare insigne de la 121e escadrille, également utilisé par le 21e régiment d’aviation de bombardement après-guerre. En métal argenté, au hibou et au croissant. Revers à deux pattes d’attache. - Deux plaques d’identification de Jacob Franco de troupe modèle 1883. - Plaque d’identification de « Jacques » Franco, modèle d’officier 1918. - Insigne présumé de l’aéroclub de Champagne. - Insigne de boutonnière d’une association d’aviateurs « AAA ». En laiton doré et émaillé. - Médaille en argent gravé « A MA NIECE EN SOUVENIR DE SON BAPTEME DE L’AIR le 20 juin 1914 » - Deux lettres du concours des éclaireurs cyclistes du 1er mai et du 27 juillet 1914 annonçant que les dates des épreuves du département de la Seine ne sont pas encore fixées puis son inscription régulière. - Autorisation de circuler de manière permanente à bicyclette pour le soldat Franco, cycliste. On joint une photographie du soldat Franco avec sa bicyclette, avec ses camarades, à Brabant en Argonne (1915). - Carnet de route du soldat Franco pour l’année 1915 avec dessins de femmes et trois profils de « la Parisienne » en fonction qu’elle sourit aux « pioupious », aux officiers ou aux « pékins ». Avec trois autorisations (1915) au nom de Franco. - Brevet papier d’aviateur militaire décerné le 5 août 1917 au soldat Jacob Franco. n° 7849.

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- Carnet d’escadrille du caporal Franco en 1917. - Grande photographie (fortes usures) représentant Franco et un de ses camarades en tenue de vol. - Différentes lettres de service. - Copie du certificat de port de la médaille interalliée. - Brevet de la médaille militaire au nom du sergent Franco du 34e régiment d’aviation (1923). Avec tube d’envoi et récépissé de remise. - Bon de déplacement avec cachet du 21e régiment d’aviation. - Brevet de chevalier de la Légion d’honneur au nom du lieutenant Franco (1932). Avec tube d’envoi. - Brevet de la croix des services militaires volontaires du 3 mai 1938 au nom du lieutenant Franco. Enregistré sous le numéro 116. - Carte d’identité de l’armée de l’air au nom de Jacob Franco (1935) avec photo d’identité. - Carte de l’aéroclub de Bourgogne et de l’association « Les ailes mutilées » (1935 et 1939). - Carnet relatif à la manifestation de l’AORAA de Rennes les 19, 20 et 21 juin 1936. - Carte d’identité au nom de Jacob Franco (1946) avec photo d’identité. - Carte d’identité de 1951 de Monsieur Robert Franco. - Deux albums photographiques de 47 et 75 photographies, certaines dédicacées à A. Arnal. Plusieurs représentant Jacob Franco en uniforme et dans son cockpit. Vues d’avions, de pilotes, de tombes, d’avions allemands abattus.

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Vue d’un avion peint de l’insigne de la 121e escadrille. Vue d’un officier russe. - Recueil de 27 vues aériennes dont vues de Damas, de Troyes (1918), du camp de Saint Avord. - Trois radiographies d’une fracture du tibia de l’aviateur Arnal, annotées au crayon « Accident le 21 juillet 1911 - radio du 23 décembre 1911 ». L’accident eut lieu à l’école Blériot d’Étampes. - Bel ensemble de 110 photographies, certaines dédicacées au Père Arnal ou « Papa Arnal », une à Franco, nombreuses vues de pilotes et d’aéronefs (certaines insolées). Nota : Franco avait récupéré des photographies et des souvenirs de l’aviateur Alphonse Arnal, qui partageait avec lui son lieu de résidence à Châlons-sur-Saône. Alphonse Arnal qui était passé par l’école Blériot en 1911, dont il était une figure, est devenu graveur sur métaux. Il meurt en 1932 d’une maladie du cœur. Il était un des pionniers de l’aviation dans sa région. An important collection of memorabilia of the pilot Jacob Franco (1891–1964), formerly a cyclist in the 3rd Line Infantry Regiment

1 500 - 2 000 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


Jacob Franco (1891-1964) et le « père Arnal »

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IMPORTANTE RÉUNION DE PHOTOGRAPHIES RELATIVES AUX PILOTES JACOB FRANCO ET ALPHONSE ARNAL Comprenant : - 2 photographies (11,5 × 16 cm), une représentant Alphonse Arnal devant un hangar avec des aviateurs (École Blériot ?), l’autre l’aviateur Lacrouze à Chalon sur Saône. - 2 photographies de grand format (16,5 × 23 cm) : portrait Gilbert Landry (1891-1915), dédicacé à Alphonse Arnal. Passepartout de Couvrat à Poitiers. Réunion d’aviateurs dont Alphonse Arnal et Lacrouze. - Album photographique de 70 photographies, civiles, la majorité en Afrique. - Bel ensemble de 175 photographies et cartes postales de différents formats venant majoritairement de Jacob Franco, représentant sa vie comme fantassin puis comme aviateur.

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Souvenirs Historiques

Quelques photographies dédicacées à Alphonse Arnal - 38 négatifs dont certains représentant Franco et ses camarades de la 121e escadrille vers 1918. - 10 photographies dont quatre représentant une prise d’armes aéronautique à Pujaut en juillet 1940 avec Jacob Franco. Avec vues des troupes et des avions réunis (Bloch 151 et Dewoitine 520). An important collection of photographs relating to the pilots Jacob Franco and Alphonse Arnal

300 - 500 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


Georges Guynemer (1894-1917) Chevalier du ciel 303

GUYNEMER, FIGURE MYTHIQUE DE L’AVIATION FRANCAISE Portrait du sous-lieutenant Georges Guynemer en uniforme portant la Légion d’honneur, la médaille militaire et la croix de guerre avec cinq palmes Tirage argentique 17 × 12 cm (Usures, notamment aux coins) Portrait of Second Lieutenant Georges Guynemer, silver gelatin print

© D.R

100 - 150 €

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RELIQUAIRE FAIT AVEC DES ÉLÉMENTS ATTRIBUÉS AU « VIEUX CHARLES n°1 », L’UN DES AVIONS DE L’AS GEORGES GUYNEMER En frêne, aluminium et laiton, à décor de rubans, lauriers et papillon. Socle rectangulaire portant sur le dessous une étiquette manuscrite ancienne : « Fait par ma (…) les débris du Nieuport de chasse « Le Vieux Charles n°1 » au sergent Guynemer …. Vadelancourt Mars 1916. (…) d’aile – éclat naturel d’hélice, aluminium et acajou du capot ». A part le n° de l’avion découpé dans les (…) » H. : 44,5 cm l. : 76 cm Provenance : - Marielle de Ferré de Péroux, marraine de guerre et infirmière volontaire des armées ; - Puis par descendance. A reliquary made with elements attributed to the ‘Vieux Charles No. 1’, one of the aircraft of the ace Georges Guynemer

2 000 - 3 000 €

D’après l’historique mentionné, les débris proviendraient du Nieuport 10 n° N 320 baptisé « Vieux Charles », premier nom, en janvier 1916. On connait mal la destinée de cet avion toutefois il est à noter la citation de Guynemer pour son action le 6 mars 1916 : « Le 6 mars 1916, a livré à un avion allemand un combat au cours duquel son avion, ses vêtements et ceux de son observateur ont été criblés de balles. Le 12 mars 1916, a attaqué un avion allemand biplace, et l’a abattu en flammes dans les lignes françaises. 21 combats aériens depuis huit mois, huit avions allemands abattus, dont sept à l’intérieur ou à proximité des lignes françaises. » En juillet 1916, Guynemer – qui avait été nommé sous-lieutenant au début du mois de mars 1916 – en était à son 3e « Vieux Charles ».

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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© D.R

Edmond Dufaur de Gavardie (1890-1966) l’as ami de Fonck

Pierre Henri Edmond Dufaur de Gavardie (1890-1966) Né à Rouen. Le 30 août 1914, il s’engage volontairement dans l’armée française pour toute la durée des hostilités. Il commence la Première Guerre mondiale comme artilleur, mais est ensuite transféré dans l’aviation au sein de l’escadrille 53. Affecté à l’Escadrille 12 le 6 février 1916 et promu adjudant le lendemain. Il abat un avion allemand le 8 mars 1916. Le 12 avril 1916, il reçoit la Médaille militaire pour sa bravoure. Au cours

des sept mois suivants, il abat trois autres avions, ainsi que deux ballons d’observation, sa dernière victoire remontant au 9 novembre 1916. Le 6 janvier 1917, il est nommé chevalier la Légion d’honneur. Un mois plus tard, le 7 février 1917, Dufaur de Gavardie est si grièvement blessé qu’il doit être évacué par voie aérienne. Le 30 août 1917, alors qu’il est encore en congé pour maladie, il est nommé souslieutenant. Le 1er février 1918, il était suffisamment rétabli pour reprendre du service. N’étant plus apte à voler, il s’est vu confier un poste administratif dans une école de pilotage.

Il était titulaire de la Croix de Guerre avec sept palmes et une étoile de vermeil. Nommé sous-lieutenant le 30 août 1919, il est affecté au 4e régiment d’aviation pour la mission en Pologne le 10 juin 1920. Pierre Henri Edmond Dufaur de Gavardie décède le 4 octobre 1966. On reprendra la citation en date du 6 janvier 1917 (citée par Monsieur Albin Denis) : « Pilote émérite, d’un sang-froid et d’un courage hors de pair. Déjà quatre fois cité

à l’ordre et médaillé militaire. Depuis sa dernière citation, a abattu dans nos lignes, un avion biplace ennemi, le 9 novembre 1916. Chargé d’une mission de bombardement à basse altitude, le 14 décembre, l’a exécutée malgré des circonstances atmosphériques très défavorables et n’a pu regagner nos lignes qu’après un long parcours en territoire ennemi, rapportant au commandement des renseignements précieux. »

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BREVET PAPIER D’AVIATEUR MILITAIRE D’EDMOND DUFAUR DE GAVARDIE Décerné le 9 juillet 1915. Brevet n°1169. Fait à Paris le 15 mars 1917. A military pilot's licence of Edmond Dufaur de Gavardie

150 - 200 €

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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FRAGMENT DE CARTON FORT RECOUVERT DE PAPIER PROVEANT PROBABLEMENT D’UN AVION NIEUPORT D’EDMOND DE GAVARDIE Avec étiquettes « ECLATEMENTS DE 220 », « 22 OCT 1916 11H VADELINCOURT 15 KM OUEST VERDUN VOIR CARNET M5 p.91. Sur ce terrain depuis le 2 octobre. » 24 × 14 cm An aircraft fragment, probably from a Nieuport aircraft of Edmond de Gavardie

100 - 150 €

Gavardie note dans ses carnets de vol au 22 octobre 1916 : « Le matin sortie. Attaqué à 14 heures un aviatik près de Etaire (?), je reçois plusieurs balles dans mon appareil dont une brisant le pare-brise, frôle ma tête dans le passe-montagne. Réservoir crevé, un cylindre et un (…) aussi. »

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CARNETS DE VOL DE L’AS EDMOND DE GAVARDIE Ensemble de deux carnets d’Edmond de GAVARDIE de l’escadrille n°12 Reliures toilées entre le 21 avril 1915 au 12 août 1916 pour le 1er et du 13 août 1916 à 1919-1920 pour le 2e. Sont consignés dans ces carnets toutes les sorties de notre homme ainsi que les combats auquel il participe, enrichit d’annotation comme « Je suis blessé » le 7 février 1917 (il est effectivement noté grièvement blessé ce jour-là dans sa biographie). Les avions abattus et les combats remarquables sont marqués d’une croix pattée. Sont joints trois photos d’Edmond de Gavardie dans son avion dont une dédicacée à son père « A mon père bien aimé tendres souvenirs Edmond le 16 janvier 1916 », une photographie en pied avec dédicace « A notre Ludion national le 17/12/1916 » avec un courrier du 14 décembre 1916 adressé à l’adjudant Gavardie et lui annonçant la mort du lieutenant Coutand, de Lanier, de Cuviller et Ringuet (le 2 décembre 1916, au sein de l’escadrille C53), disparus au cours d’une sortie photographique, accompagné d’une photographie de tombes. A fragment of thick card covered with paper, probably from a Nieuport aircraft of Edmond de Gavardie

300 - 500 €

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Souvenirs Historiques

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SOUVENIRS ET DÉCORATIONS DU PILOTE EDMOND DE GAVARDIE Ensemble comprenant : - Petit rappel de trois décorations : Légion d’honneur, médaille militaire et croix de guerre. - Barrette de trois miniatures en or (18k) présentant une croix de Polonia Restituta de chevalier, en argent, vermeil et émail, une croix de la bravoure polonaise en bronze, une médaille de la valeur militaire sarde en bronze. Poids brut : 6,1 g. - Une empreinte de chevalière aux armes des barons Dufaur de Gavardie. - Bouton d’artilleur en laiton doré (Gavardie commence la guerre comme artilleur) et une breloque à la croix de guerre, émaillée. - Une clé à molette. L. : 97 mm. - « Cœur sacré de Jésus ». L. : 26 mm. Manques. - Un instrument de vol « RT » avec graduation à 2 kilogrammes. A set of memorabilia and decorations of the pilot Edmond de Gavardie

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250 - 300 €

IMPORTANT DOSSIER RELATIF AU PILOTE EDMOND DE GAVARDIE

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SOUVENIRS DE LA MISSION FRANCAISE EN POLOGNE DU PILOTE EDMOND DE GAVARDIE Plaque commémorative En bois marbré de deux essences de noyer décoré d’incrustations en laiton en polonais « AU COLLABORATEUR EXPERIMENTE EDMOND DE GAVARDIE LIEUTENANT PILOTE DE LA MISSION FRANCAISE EN POLOGNE EN SOUVENIR DES ATELIERS D’AVIATION DE VARSOVIE », orné d’un trophée en bois clair (buis) composé d’une pale d’hélice, d’une couronne de feuilles de chêne et de laurier, d’une « rogatywka » polonaise, d’un képi français. Au dos, deux étiquettes d’identification et une photographie des ateliers d’aviation de Varsovie. 12 × 20 cm

A commemorative plaque made from an aircraft propeller blade, French Mission in Poland, flown by Edmond de Gavardie

600 - 800 €

Gavardie est alors lieutenant au sein de la Mission française en Pologne. Sous l’impulsion de Vergnette de Lamotte, les français ont la charge de la formation des pilotes polonais dans leur lutte contre les bolchéviks.

Comprenant : - Tirages photographiques. - Documents dactylographiés sur la guerre, dont citation du 13 novembre 1916, du 25 décembre 1916, du 1er décembre 1916. - Avis de nomination de la médaille militaire. 12 avril 1916. - Avis de nomination à la Military Medal sur décision du roi d’Angleterre. - Avis de nomination de la médaille de la valeur militaire italienne en bronze. Avec autorisation de port. - Avis de nomination comme chevalier de la Légion d’honneur avec citation le 6 janvier 1917. - Correspondances notamment des aéroplanes Henry Potez avec certification que Gavardie a été employé comme pilote (1929) ou des établissements PLAGE LASKIEWICZ dont Gaverdie devient le représentant en France. - Trois pages d’une « Conclusion » autographe, probablement destiné au Ministère de l’air pour une idée de l’avion cavalier qui aboutira au Potez 75. - Brouillon rédigé par Gavardie d’une lettre que René Fonck adresse au ministre de l’Air en 1952. - Extrait du journal « AKHBAR » du 25 juin 1916 évoquant les exploits de Gavardie au front qui abat un « Aviatik » sous les yeux du duc de Connaught. - Trois feuilles de papier à lettres des établissements d’état aéronautiques polonais « Panstwowe Zaklady Lotnicze » - État de services manuscrit. - Nombreux documents d’avancement et de service. - Un carnet de stage du Lieutenant Edmond de Gavardie en juillet 1937, manuscrit de 173 pages, cours de l’école de l’Air sur l’organisation de l’armée de l’Air, le chiffrage, la navigation, la transmission, etc… Important archives relating to the pilot Edmond de Gavardie

300 - 400 € Visuel sur artcurial.com

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3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


Edmond Dufaur de Gavardie (1890-1966) l’as ami de Fonck

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EDMOND DE GAVARDIE Ensemble de 80 photographies environ

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LE PILOTE EDMOND DE GAVARDIE ET LA POLOGNE

Comprenant : - Photographie à mi-corps, vers 1920, portant la Légion d’honneur, la médaille militaire, la military medal et la croix de guerre. 14,5 × 10 cm - Deux tirages postérieure le représentant à son atterrissage en 1919 dont un avec dédicace. - Tirage d’une photographie dédicacée de René Fonck. - Vingt cartes de visite à bordure de deuil du Baron de Gavardie, à Biarritz. - 22 photographies petit format sur Gavardie pendant la guerre et divers, certaines dédicacées. - Photographie dédicacée du pilote M. Pivard (Mars 1917) - Livret mortuaire du chef d’escadrons Charles de Tricornot (1876-1916), commandant l’aviation de la 5e armée - Photographies d’avions allemands abattus dont l’aviatik B 707. - Photographie du capitaine Raymond de Bernis commandant l’escadrille N12. A collection of approximately 80 photographs relating to military aviation during the First World War

300 - 400 €

Ensemble comprenant : - Jean de VEDAS (alias Edmond de GAVARDIE). Heures de France et de Pologne. Manuscrit de 344 pages dont 7 tapuscrites. Et tables de matière. - Jean de VEDAS (alias Edmond de GAVARDIE), Heures de France et de Pologne. Édition de 1920, Dukarnia Spoleczna Stow Robotnikow Chrzesc. 334 pages. Dos et coins en cuir rouge. Dos à nerfs et titre à l’or 20 × 14 cm - Iza ZIELINSKA. Manuel de la Langue polonaise. Revue Polonia, Paris 1917, 127 pages. Dos cuir. - Paul BOURGET. Nouvelles pages de critique et de doctrine. Plon, 1922. Avec dédicace de l’auteur à Edmond de Gavardie. Reliure polonaise à dos et coins en cuir rouge. A collection of books on Poland by pilot Edmond de Gavardie

150 - 200 € Visuel sur artcurial.com

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PLAT COMMÉMORATIF POLONAIS En bois verni, sculpté sur le fond d’une gerbe de blé, de faux, de fléau et d’un soc de charrue. L’aile sculptée en fort relief de la légende suivante : « CHLEBA NASZEGO POWSZEDNIEGO DAJ NAM DZISIAJ » (« Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ») Avec annotation manuscrite de provenance : « Plat polonais fait par les paysans de ZAKOPANE (Carpathes polonaises, sud de Varsovie). Donné par mon vieux Gav le 7 mai 55 ». Diamètre : 33,5 cm

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A polish commemorative dish of pilot Edmond de Gavardie

150 - 200 € 3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Edmond Dufaur de Gavardie (1890-1966) l’as ami de Fonck

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IMPORTANTE RÉUNION DE 155 PHOTOGRAPHIES PROVENANT D’AGENCES PHOTOGRAPHIQUES, SUR LA VIE DE L’AÉRONAUTIQUE CIVILE ET MILITAIRE, VERS 1910-1914 Comprenant : - 45 photographies d’époque sur les avions, légendées pour la très grande majorité. 13 × 18 cm environ. - 33 photographies, portraits d’aviateurs, vers 1910, dont Bertin Père, Ducourneau, Barra, Dubonnet, Élisa Deroche, première aviatrice, photographies de Roland Garros, Védrines. Légendées pour la très grande majorité. - 14 photographies relatives aux aérostiers et détails techniques. Légendées. - 35 photographies diverses, crue à Paris, inauguration de la statue de Santos Dumont, triomphe Saint Cyr 1913, racing club de Chalon (Rugby), etc. - 28 photographies sur la vie de l’arme aéronautique, présentations d’aviateurs, réceptions et funérailles d’aviateurs, portrait du colonel Hirschauer, directeur de l’aéronautique, revue des sapeurs aérostiers sur la place d’armes de Versailles. An important collection of 155 photographs from photographic agencies, relating to civilian and military aviation, circa 1910–1914

300 - 500 €

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EXCEPTIONNEL ET RARE SOUVENIR DU SPIRIT OF SAINT LOUIS PROVENANT DU PILOTE EDMOND DE GAVARDIE Fragment d’entoilage En toile peinte aluminium, en deux parties réunies avec annotation au crayon « SPIRIT OF ST LOUIS » 23 × 45 mm

En exceptional and rare souvenir of the Spirit of Saint Louis, from the pilot Edmond de Gavardie, a fragment of the aircraft’s fabric covering

Présentée dans un cadre reliquaire biface en laiton doré, annoté à l’avant « MORCEAU DE L’ENTOILAGE DE L’INDRADOS DE L’AILE DROITE DU SPIRIT OF SAINT-LOUIS PRIS PAR EDMOND DE GAVARDIE DANS LE HANGAR DU BOURGET LE 22 MAI 1927 EN COMPAGNIE DE LIONEL DE MARMIER ET DE RENÉ FONCK – LE PETIT M’A ETE DONNÉ PAR EDMOND EN 1950 ET LE GRAND APRÉS SA MORT EN 1966 » 94 × 68 mm

2 000 - 3 000 €

Revers © D.R

Provenance : - Edmond de Gavardie, pilote, as de la 1ère guerre mondiale ; - Puis par descendance ; - Collection particulière.

Charles Lindbergh devant le Spirit-of-Saint-Louis

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© D.R

Fragment du Spirit-of-Saint-Louis Premier avion transatlantique

Ces fragments représentent un élément important de l’histoire de l’aéronautique. Ils sont prélevés par Edmond de Gavardie, en compagnie de deux autres grands noms de l’aéronautique, Lionel de Marmier (1897-1944) et René Fonck (18941953). Après l’exploit de Lindbergh, dès l’atterrissage, la foule en délire franchit les barrières et se rue vers l’appareil. Dans la cohue, un groupe d’aviateurs (dont Michel Détroyat et le commandant Weiss) extrait Lindbergh de son avion pour le protéger. Le Spirit of Saint Louis est endommagé et des fragments de toile sont prélevés (notamment sur le gouvernail). Les jours suivants l’avion est mis à l’abri dans un hangar du Bourget et d’autres morceaux sont prélevés dont celui de l’intrados (dessous de l’aile) par Gavardie. Le Spirit possède des ailes en bois et un fuselage en tubes d’acier soudés. Il est recouvert de coton enduit d’une peinture couleur aluminium. Cette peinture tend le tissu, l’imperméabilise et le protège des rayons du soleil.

Le Spirit of Saint Louis, avion Ryan NYP spécialement construit pour Charles Lindbergh, entre dans l’histoire de l’aviation les 20 et 21 mai 1927, en accomplissant le premier vol transatlantique sans escale en solitaire. Parti de Roosevelt Field, près de New York, le 20 mai à 7 h 52, Lindbergh atteint l’aérodrome du Bourget, près de Paris, le 21 mai à 22 h 22, après 33 h 30 de vol et 3 610 miles (5 810 km). Après son séjour européen, le Spirit of St. Louis regagne les États-Unis à bord de l’USS Memphis. Lindbergh l’utilise encore pour une tournée triomphale aux États-Unis puis en Amérique latine. L’appareil effectue notamment un vol sans escale entre Washington et Mexico, puis poursuit sa tournée à travers plusieurs pays d’Amérique centrale et des Caraïbes. Le 30 avril 1928, Lindbergh effectue avec le Spirit of St. Louis son dernier vol, de Saint-Louis à Washington, où il remet officiellement l’avion au Smithsonian Institution. Dès le 13 mai 1928, l’appareil est présenté au public à Washington. Depuis lors, il a été conservé par le Smithsonian et constitue l’une de ses pièces aéronautiques les plus emblématiques.

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Edmond Dufaur de Gavardie (1890-1966) l’as ami de Fonck

René Fonck (1894-1953) L’as des as de la Première Guerre mondiale René Fonck (1894-1953)

Il publie ses mémoires, Mes combats, ainsi que des réflexions consacrées à l’avenir de l’aviation militaire et civile. En 1926, il tente la traversée de l’Atlantique Nord à bord d’un appareil Sikorsky, mais l’avion s’écrase au décollage, faisant deux victimes. Figure majeure de l’histoire de l’aviation française, Fonck demeure l’incarnation de l’« As des As » de 1914-1918.

© D.R

Né dans les Vosges, il devient pilote militaire en 1915 et rejoint en 1917 l’escadrille des Cigognes. Remarquable tireur et tacticien, il s’impose rapidement comme l’un des plus grands pilotes de chasse de la Grande Guerre. Avec 75 victoires homologuées, il demeure l’« As des As » français et le premier des as alliés.

Le 9 mai 1918, il abat six appareils allemands dans la même journée, exploit qu’il renouvelle le 26 septembre. Il termine la guerre sans avoir été blessé, avec un exceptionnel palmarès de citations et de décorations. Après 1918, il devient député des Vosges de 1919 à 1924 et s’attache à promouvoir le développement de l’aviation.

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RENÉ FONCK, L’AS DES AS DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE Ensemble de souvenirs comprenant : - Renaud de LA FREGEOLIERE, À tire d’Ailes. Carnet de vol d’un aviateur, Librairie Plon, 1916, 311 pages, avec dédicace à René Fonck : « À l’as des As hommage d’un camarade de chasse. Spad 12. Donné par René Fonck à Edmond de Gavardie » - L.S. de René Fonck à Edmond de Gavardie. - Tapuscrit signé, le 9 janvier 1940. Il lui recommande de ne pas se décourager dans la réalisation de sa « tourelle universelle ». On joint un courrier du cabinet du ministre de l’Armement de juin 1940, répondant par un refus à son projet tourelle orientable et le renvoyant vers la section technique de l’aéronautique. - « Quinze entretiens avec René Fonck ». Tapuscrit d’Edmond de Garvardie (signé Henry DUFAUR) de 126 pages avec table des matières et deux annexes. On y joint un 2e tapuscrit entrecoupé des manuscrits originaux de la main de Gavardie. - Recueil de documents tapuscrits et autographes sur l’action de Fonck A collection of René Fonck memorabilia, the leading ace of the First World War

300 - 400 €

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SOUVENIRS DU PILOTE EDMOND DE GAVARDIE Belle réunion de souvenirs Comprenant notamment : - Livret du père d’Edmond de Gavardie, Armand, de la classe 1877, au 9e bataillon territorial de Zouaves (usures). - Carte d’identité de l’école supérieure d’Aéronautique (1913-1914). Avec photo. - Brevet de pilote aviateur de la Fédération aéronautique internationale. Au nom d’Edmond de Gavardie, numéroté 2107, en date du 25 juin 1915, avec photographie. Dans une reliure en cuir bleu. - Carnet de pécule (1917). - Livret de solde du sous-lieutenant de Gavardie pour l’année 1919. - Brevet et licence de pilote d’avions de tourisme. Reliure toilée. Avec photo. Mention au crayon de son premier brevet (juin 1915, n°2107). Habilitation par les autorités polonaises. - Carnet des services aériens de Monsieur le lieutenant de Gavardie du 24 mai 1921- 16 décembre 1922, Intéressant témoignage de la mission militaire française en Pologne, avec détails des missions en Pologne. - Passeport du Consulat de France à Varsovie, pour un an à parti du 7 avril 1922. - Permis de conduire les automobiles (1924). Avec photographie. - Carte de l’union des pilotes civils de France, carte de membre actif, avec photo (1933) - Carte d’identité de l’association des officiers de réserve de l’armée de l’Air pour 1933. - Deux cartes d’identité du ministère de l’Air (1935 et 1937). Une avec photographie. - Carte d’identité d’officier de réserve (1936). - Carte de l’Automobile club de France pour 1936-1937. - Carte de membre de la Société de la Légion d’honneur (1938). - Carte de vêtements et d’articles textiles (1945). - Carte de tabac (1946). - Carte d’identité de l’arsenal aéronautique (1948). - Carte du combattant (1948). Avec photo. - Carte de sécurité sociale (1953). - Carte nationale d’identité (1959). Avec photo. - Six cartes diverses dont une avec photographie. A memorabilia of the pilot Edmond de Gavardie

400 - 500 €

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Edmond de Gavardie 1890-1966

L’avion cavalier Ensemble de 47 pages manuscrites réunis en cinq chapitres. Avec tapuscrit. Vers 1930. Sur l’introduction d’un nouvel avion. Accompagné d’une planche de quinze photographies représentant Gavardie et ses camarades durant la 1ère guerre mondiale, avec avions. 150 - 200 €

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Souvenirs aéronautiques « à divers »

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BARNY DE ROMANET (1894-1921), AS AUX 18 VICTOIRES Portrait du lieutenant Bernard Barny de Romanet en uniforme (sans insignes ni décorations), portant un brassard de deuil Épreuve argentique 17 × 12 cm (Usures) Portrait of Lieutenant Bernard Barny de Romanet, silver gelatin print

100 - 150 €

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ALFRED HEURTAUX, L’AS AUX 21 VICTOIRES, COMPAGNON DE LA LIBÉRATION Capitaine Alfred Heurtaux (1893-1985) en uniforme parmi un groupe de civils, portant la Légion d’honneur et la croix de guerre avec nombreuses palmes

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Tirage argentique 13 × 17 cm (Usures) Captain Alfred Heurtaux in uniform among a group of civilians, silver gelatin print

100 - 150 €

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SOUVENIRS AÉRONAUTIQUES, À DIVERS Ensemble comprenant : - Une photographie d’aviateur durant la 1ère Guerre mondiale. Avec dédicace « Berry ». - Insigne en laiton argenté des établissements Robert Esnault Pelterie, pionnière dans la construction aéronautique. - Neuf insignes et motifs aéronautiques, dont un à la cigogne à pattes d’attache. On joint un galon et une fourragère de médaille militaire. A collection of aviation memorabilia

200 - 300 €

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© D.R

Francisco Terry (1880-1952), de Chenonceaux aux combats de Roumanie

Francisco Terry (1880-1952)

Escadrille n°3 de Roumanie (Francisco Terry, le plus à droite)

Biographie réalisée par Monsieur Albin DENIS que nous remercions pour son aide.

© D.R

Né le 18 décembre 1880 à Cienfuegos (Cuba). Fils de Francisco Terry y Dorticos (propriétaire du château de Chenonceaux) et d’Antonia Sanchez y Sarria. Profession avant-guerre : Rentier. Recrutement de Belfort (Territoire de Belfort) : Engagé volontaire au titre du 1er régiment de la Légion étrangère, le 20 août 1914. Affecté au 172e régiment d’infanterie. Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 août 1915. Brevet de pilote militaire n° 1725 obtenu à l’école militaire d’aviation de Chartres, le 9 octobre 1915. À Chartres, jusqu’au 13 octobre 1915. Pilote du GDE du 13 octobre au 8 novembre 1915. Pilote

de l’escadrille MF 50 du 8 novembre 1915 au 3 mai 1916. Nommé Sergent, le 10 février 1916. Pilote de l’escadrille N 12 du 3 au 26 mai 1916. En stage au centre GDE du Plessis-Belleville du 26 mai au 2 août 1916. Stage de tir à l’école de tir aérien de Cazaux du 2 août au 2 septembre 1916. Pilote de l’escadrille N 12 du 27 septembre 1916 au (3e trimestre) 1916. Pilote de l’escadrille N 3 de Roumanie du (3e trimestre) 1916 au 9 avril 1917. Décoré de la bravoure militaire roumaine. Croix de guerre française. Croix de Saint-Georges de Russie. Marié avec Mlle Nelly Ormond vers 1920.

© D.R

Château de Chenonceaux vers 1900

Escadrille n°3 de Roumanie

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

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Francisco Terry (1880-1952), de Chenonceaux aux combats de Roumanie

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DENT Montre de poche en or jaune 18k (750) de la fin du XIXe siècle ayant appartenu au pilote Francisco Terry Boîtier : rond sur charnière, le dos avec des initiales en relief « FT », correcteur sur la carrure pour justement des heures et minutes Cadran : émail blanc avec chiffres romains et minuterie chemin de fer, indication des secondes auxiliaires sur cadran excentre, signé Mouvement : mouvement mécanique avec remontage manuel à couronne Poids brut : 88,5 g Dimensions : 65 mm A late 19th-century gold pocket watch, formerly owned by Francisco Terry

2 000 - 3 000 €

Ces deux montres de poche proviennent de la collection personnelle de Francisco Terry y Sánchez, membre de l’illustre famille Terry, d’origine cubaine, particulièrement liée à la France et au monde des arts décoratifs. Fils de Francisco Terry y Dorticos, propriétaire du château de Chenonceau de 1896 à 1908, Francisco Terry y Sánchez était également le frère du célèbre décorateur et architecte d’intérieur Emilio Terry y Sánchez (1885– 1969), figure majeure de l’esthétique Art déco et du goût néoclassique français. La présence de ces deux montres dans sa succession constitue ainsi un témoignage particulièrement évocateur de l’univers cosmopolite de cette famille, entre Cuba, la France, l’aviation naissante, les arts décoratifs et les grandes maisons de luxe.

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CARTIER Montre de smoking en or jaune 18k (750) et émaillée, vers 1920, ayant appartenu au pilote Francisco Terry Boîtier : rond à fond fermeture pression, le dos entièrement émaillé de striures bleues et blanche, un mascaron au centre avec initiales « FT », bélière stylisée Cadran : argenté et guilloché, chiffres arabes peints, aiguilles stylisées, minuterie chemin de fer, signée “Cartier” Mouvement : mécanique avec remontage manuel à couronne Poids brut : 41,9 g Dimensions : 60 mm Avec : éléments de chaîne giletière A gold and enamel smoking watch, circa 1920, formerly owned by Francisco Terry, by Cartier

6 000 - 8 000 €

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Avers

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Revers

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris


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BREVET DE PILOTE CUBAIN DE FRANCISCO TERRY En laiton ciselé et doré, aux armes cubaines émaillées ; petites usures Revers à épingle marqué « Vilabers y Riera » Longueur : 74 mm - Poids brut : 15 g Provenance : - Francisco Terry y Sanchez (1880-1952) ; - puis par descendance Cuban pilot's licence of Francisco Terry

300 - 400 €

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CUBA – Deux médailles en laiton doré Comprenant : - PATRIA HONOR DEBER. 33 mm. Bélière boule. Ruban tricolore ; - « A LA PERPETUIDAD DEL 4 DE SEPTEMBRE » (1933). Ruban avec barrette de port en argent. 35 mm. Provenance : - Francisco Terry y Sanchez (1880-1952) ; - puis par descendance

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FRANCE – ROUMANIE – ESPAGNE Ensemble de huit décorations du pilote Francisco Terry y Sanchez (1880-1952) - Étoile de chevalier IIIe République, modèle de luxe. En argent, vermeil, or et émail. Poids brut : 23 g. - Croix de guerre roumaine 1916-1918. En bronze. - Médaille d’argent de la Bravoure militaire roumaine. En argent. Poinçon : tête de sanglier et d’orfèvre (probablement Arthus Bertrand). Poids net : 19 g. - Médaille d’or de la Bravoure militaire roumaine. En vermeil. Poinçon : tête de sanglier et d’orfèvre (probablement Arthus Bertrand). Poids brut : 19 g - Médaille commémorative 14-18. En bronze. - Médaille du Combattant volontaire 14-18. En bronze, modèle à grosse tête. - Croix de guerre 14-18. En vermeil. Poinçon : tête de sanglier. Ruban à une palme pour citation à l’ordre de l’armée. Poids brut : 19 g. - Médaille de l’exposition universelle de Barcelone (1888) en bronze patiné et laiton doré. 65 × 49 mm. Rubans. Cinq barrettes de port. T.T.B. et SUP. Provenance : - Francisco Terry y Sanchez (1880-1952) ; - Puis par descendance

Two Francisco Terry's gilt brass medals

A set of eight decorations of the pilot Francisco Terry y Sanchez (1880-1952)

100 - 150 €

500 - 600 €

3 novembre 2026 11h & 14h - Paris

RTCURIAL

RUSSIE IMPERIALE – ORDRE DE SAINT GEORGES – Croix de 4e classe de fabrication française En argent, non matriculée. Poinçon : tête de sanglier. Ruban aux couleurs de l’ordre. 34 mm × 34 mm. Poids : 14 g. T.T.B. à SUP. Provenance : - Francisco Terry y Sanchez (1880-1952) ; - Puis par descendance Order of Saint George - 4th class cross of French manufacture

150 - 200 €

La citation à l’ordre de l’armée de François Terry est la suivante : « D’origine cubaine et engagé pour la durée de la guerre. Excellent pilote de chasse plein de bravoure et d’audace, qui a déjà livré sur le front roumain plus de 15 combats. Le 23 mai, a attaqué seul deux avions ennemis et les a forcé à prendre la fuite. À eu au cours de ce combat très serré son moteur traversé, un plan détruit et n’a pu rejoindre l’aérodrome que grâce à son habileté et à son sang-froid. » Souvenirs Historiques

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RTCURIAL Hyacinthe RIGAUD Portrait de Jean de Catelan (1659-1725), évêque de Valence, devant le portrait du duc de Bourgogne Huile sur toile, signée et datée ‘1706’ 145 × 112 cm Provenance : Resté dans la famille du modèle jusqu’à aujourd’hui Estimation : 80 000 – 120 000 €

MAÎTRES eANCIENS & DU XIX SIÈCLE

Tableaux, dessins, sculptures Vente aux enchères :

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Mardi 10 novembre 2026 - 16h

Matthieu Fournier +33 (0)1 42 99 20 26 mfournier@artcurial.com

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RTCURIAL PORTRAIT DE MOMIE DIT « DU FAYOUM » Art égyptien, époque romaine, vers le IIe siècle ap. J.-C. Estimation : 80 000 – 120 000 €

ARCHÉOLOGIE & ARTS D’ORIENT Vente aux enchères :

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ARTS DES XXe & XXIe SIÈCLES Directrice du pôle, Vice-présidente :

Isaure de Viel Castel

Art Contemporain Africain

Spécialiste : Margot Denis-Lutard, 16 44

Art-Déco / Design

Directrice : Sabrina Dolla, 16 40 Spécialiste : Edouard Liron, 20 37 Administratrice senior : Anne-Claire Drauge, 20 42 Administrateur junior : Alexis Chantelot

Bandes Dessinées

Expert : Éric Leroy Administrateur junior : Alexandre Dalle

Estampes & Multiples

Directrice : Karine Castagna Spécialiste junior : Florent Sinnah, 16 54 Administrateur junior : Alexandre Dalle Recherche et certificat : Jessica Cavalero Louise Eber

Impressionniste & Moderne

Directeur : Bruno Jaubert Spécialiste : Florent Wanecq Administratrice - catalogueur : Élodie Landais, 20 84 Administratrice junior : Alexandra Michel Recherche et certificat : Jessica Cavalero, Louise Eber

Post-War & Contemporain

Directeur : Hugues Sébilleau Spécialiste : Sophie Cariguel Catalogueur : Beatrice Fantuzzi, 20 34 Administratrice : Marine Oriente Recherche et certificat : Jessica Cavalero Louise Eber

Urban Art

Directeur : Arnaud Oliveux Spécialiste junior : Florent Sinnah, 16 54 Administrateur junior : Alexandre Dalle

Twenty One Contemporary

Directeur : Arnaud Oliveux Spécialistes : Karine Castagna Margot Denis-Lutard Spécialiste junior : Florent Sinnah, 16 54 Recherche et certificat : Jessica Cavalero Louise Eber

Expositions culturelles & ventes privées Chef de projet : Vanessa Favre, 16 13

ARTS CLASSIQUES Archéologie & Arts d’Orient

Directrice : Lamia Içame, 20 75 Administratrice junior : Alice Derouet Expert Art de l’Islam : Romain Pingannaud

Art d’Asie

Expert : Qinghua Yin Administratrice - catalogueur : Shenying Chen, 20 32

Livres & Manuscrits

Directeur : Frédéric Harnisch, 16 49 Administratrice - catalogueur : Émeline Duprat, 16 58 Administrateur junior: Théo-Paul Boulanger

Maîtres anciens & du XIXe siècle : Tableaux, dessins, sculptures, cadres anciens et de collection Vice-président : Matthieu Fournier, 20 26 Catalogueur : Blanche Llaurens Spécialiste : Matthias Ambroselli Administratrice sénior : Margaux Amiot, 20 07 Administratrice : Léa Pailler, 20 07

Mobilier & Objets d’Art

Directeur : Filippo Passadore Catalogueur : François Foerst Administratrice : Edlira Rama, 20 68 Expert céramiques : Cyrille Froissart Experts orfèvrerie : S.A.S. Déchaut-Stetten & associés, Marie de Noblet Senior advisor – Spécialiste senior orfèvrerie : Thierry de Lachaise

Orientalisme

Directeur : Olivier Berman, 20 67 Spécialiste junior : Florence Conan, 16 15

Souvenirs Historiques & Armes Anciennes

Expert armes : Arnaud de Gouvion Saint-Cyr Contact : Maxence Miglioretti, 20 02

RTCURIAL 7, rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris T. +33 (0)1 42 99 20 20 contact@artcurial.com www.artcurial.com SAS au capital de 1 797 000 € Agrément n° 2001-005

Numismatique / Philatélie / Objets de curiosités & Histoire naturelle

Expert numismatique : Cabinet Bourgey Contact : Juliette Leroy-Prost, 17 10

ARTCURIAL MOTORCARS Automobiles de Collection Président : Matthieu Lamoure Vice-président : Pierre Novikoff Spécialiste sénior : Antoine Mahé, 20 62 Directrice relations clients et développement international : Anne-Claire Mandine, 20 73 Responsable des opérations et de l’administration : Sandra Fournet +33 (0)1 58 56 38 14 Administratrice junior : Anne-Laure Frances Assistant spécialistes : Louis Pillard Consultant : Frédéric Stoesser motorcars@artcurial.com

INVENTAIRES & COLLECTIONS Vice-président : Stéphane Aubert Chargés d'inventaires, Commissaires-priseurs : Juliette Leroy-Prost, 17 10 Maxence Miglioretti, 20 02 Elisa Borsik, 20 18 Business developer : Thomas Loiseaux, 16 55 Administratrice : Charline Monjanel, 20 33 Consultante : Catherine Heim Directrice des partenariats : Marine de Miollis Senior advisor : Anne Giscard d’Estaing

COMMISSAIRESPRISEURS HABILITÉS Stéphane Aubert Elisa Borsik Francis Briest Matthieu Fournier Juliette Leroy-Prost Anne-Claire Mandine Maxence Miglioretti Arnaud Oliveux Hervé Poulain Florent Wanecq

Automobilia Aéronautique, Marine

Président : Matthieu Lamoure Responsable : Sophie Peyrache, 20 41

LUXE & ART DE VIVRE Horlogerie de Collection Directeur : Romain Marsot Expert : Geoffroy Ader Administratrice junior : Charlotte Christien, 16 51

Joaillerie

Directrice : Valérie Goyer Spécialiste : Antoinette Rousseau Catalogueur : Pauline Hodée Administratrice junior : Janelle Beau, 20 52

Mode & Accessoires de luxe Responsable : Lucile Best Administratrice junior: Anaël El Hani, +33 (0)1 58 56 38 12

Stylomania

Contact : Juliette Leroy-Prost, 17 10

Vins fins & Spiritueux

Expert : Laurie Matheson Spécialiste : Marie Calzada, 20 24 Administratrice junior : Alice Derouet Consultant : Luc Dabadie vins@artcurial.com

FRANCE Cannes - Alpes-Maritimes Représentante : Eléonore Dauzet +33 (0)6 65 26 03 39 edauzet@artcurial.com

Montpellier

Geneviève Salasc de Cambiaire +33 (0)6 09 78 31 45 gsalasc@artcurial.com

Région Aquitaine

Directrice : Julie Valade jvalade@artcurial.com

Région Rhône-Alpes

Représentant : François David +33 (0)6 95 48 92 75 fdavid@artcurial.com

Strasbourg

Frédéric Gasser +33 (0)6 88 26 97 09 fgasser@artcurial.com

Artcurial Toulouse Jean-Louis Vedovato

Commissaire-priseur : Jean-Louis Vedovato Clerc principal : Valérie Vedovato 8, rue Fermat – 31000 Toulouse +33 (0)5 62 88 65 66 v.vedovato@artcurialtoulouse.com

Tous les emails des collaborateurs d’Artcurial s’écrivent comme suit: initiale(s) du prénom et nom @artcurial.com, par exemple: Anne-Laure Guérin: alguerin@artcurial.com Les numéros de téléphone des collaborateurs d’Artcurial se composent comme suit: +33 1 42 99 xx xx. Dans le cas contraire, les numéros sont mentionnés en entier.


International senior advisor : Martin Guesnet, 20 31

Allemagne

Directrice : Miriam Krohne Assistante : Anna Rudakova Galeriestrasse 2b 80539 Munich +49 89 1891 3987

Belgique

Directrice : Vinciane de Traux Fine Art Business Developer: Simon van Oostende Office Manager Partnerships & Events: Magali Giunta 5, avenue Franklin Roosevelt 1050 Bruxelles +32 2 644 98 44

Chine

Consultante : Jiayi Li 798 Art District, No 4 Jiuxianqiao Lu Chaoyang District Beijing 100015 +86 137 01 37 58 11 lijiayi7@gmail.com

Italie

Directrice : Emilie Volka Assistante : Eleonora Ballista Corso Venezia, 22 20121 Milano +39 02 49 76 36 49

ARTCURIAL MAROC

Directeur : Olivier Berman Directrice administrative : Soraya Abid Administratrices junior : Widad Outmghart Résidence Asmar Avenue Mohammed VI Rue El Adarissa - Hivernage 40020 Marrakech +212 524 20 78 20

ARTCURIAL MONACO

Directrice : Olga de Marzio Assistante administrative : Agata Gmyrek Monte-Carlo Palace 3/9 boulevard des Moulins 98000 Monaco +377 97 77 51 99

ARTCURIAL MOTORCARS USA

Directeur : Adrien Durban Ouverture prochaine 78 NW 37th St. Miami, FL33127

ARTCURIAL BEURRET BAILLY WIDMER Bâle Schwarzwaldallee 171 4058 Bâle +41 61 312 32 00 info@bbw-auktionen.com Genève Rue de Saint Léger 28 1204 Genève info@bbw-auktionen.com Saint-Gall Unterstrasse 11 9001 Saint-Gall +41 71 227 68 68 info@galeriewidmer.com Zurich Kirchgasse 33 8001 Zurich +41 43 343 90 33 info@bbw-auktionen.com

COMITÉ EXÉCUTIF Nicolas Orlowski Matthieu Lamoure Joséphine Dubois Stéphane Aubert Matthieu Fournier Bruno Jaubert Isaure de Viel Castel

ASSOCIÉS Directeurs associés : Stéphane Aubert Olivier Berman Sabrina Dolla Matthieu Fournier Bruno Jaubert Matthieu Lamoure Arnaud Oliveux Hugues Sébilleau Julie Valade Vinciane de Traux Conseiller scientifique et culturel : Serge Lemoine Commissaire-priseur, Co-fondateur : Francis Briest

GROUPE ARTCURIAL SA Président directeur général : Nicolas Orlowski Directrice générale adjointe : Joséphine Dubois Président d’honneur : Hervé Poulain Conseil d’administration : Francis Briest Olivier Costa de Beauregard Héléna Dassault Julien Dassault Carole Fiquémont Aurélie Habert Nicolas Orlowski Hervé Poulain

JOHN TAYLOR

Président directeur général : Nicolas Orlowski John Taylor Corporate, Europa Résidence, Place des Moulins, 98000 Monaco contact@john-taylor.com www.john-taylor.fr

ARQANA

Artcurial Deauville 32, avenue Hocquart de Turtot 14800 Deauville +33 (0)2 31 81 81 00 info@arqana.com www.arqana.com

ADMINISTRATION ET GESTION Directrice générale adjointe, administration et finances : Joséphine Dubois Assistante de direction: Manon Durand Responsable LCB-FT et juridique clients : Léonor Augier

Ordres d’achat, enchères par téléphone

Directrice : Kristina Vrzests, 20 51 Adjointe de la Directrice : Marie Auvard Administratrice : Maëlle Touminet Administratrice junior : Ariya Ranucci-Tsuchida bids@artcurial.com

Comptabilité des ventes

Responsable : Nathalie Higueret Comptable des ventes confirmée : Audrey Couturier Comptables : Chloé Catherine Mathilde Desforges Jessica Sellahannadi Yugyeong Shon 20 71 ou 17 00 Gestionnaire de dossier : Melanie Joly

Transport et douane

Assistantes spécialisées : Lou Dupont, Inès Tekirdaglioglu Vittoria Biloslavo shipping@artcurial.com

Relations Extérieures

Directrice : Anne-Laure Guérin, 20 86 Attachée de presse : Deborah Bensaid, 20 76 Assistante presse : Alix Guiard Community Manager : Maria Franco Baqueiro, 20 82

Comptabilité générale

Responsable : Sandra Margueritat Lefevre Comptables : Romane Herson Aïcha Manet Assistante de gestion : Solène Sapience

Responsable administrative des ressources humaines : Isabelle Chênais, 20 27 Assistante : Amandine Le Monnier 20 79

Bureau d’accueil

Responsable accueil, Clerc Live et PV : Denis Le Rue Mizlie Bellevue Loubna Mairfate Marie Peyroche

Services généraux

Responsable : Denis Le Rue

Service photographique des catalogues : Fanny Adler Stéphanie Toussaint Régisseur : Mehdi Bouchekout

Logistique et gestion des stocks

Directeur : Éric Pourchot Responsables de stock : Lionel Lavergne Joël Laviolette Vincent Mauriol Lal Sellahanadi Adjoint : Clovis Cano Coordinatrices logistique: Victoire de Latour Magasiniers : Adrien da Costa Denis Chevallier Isaac Dalle Vincent Dureau Floriane Joffre Jason Tilot Nicolas de Pierrepont

Marketing

Directrice : Lorraine Calemard, 20 87 Chefs de projet : Hortense Allard, 01 42 25 64 38 Ariane Gilain, 16 52 Daphné Perret, 16 23 Responsable Studio Graphique: Aline Meier, 20 88 Graphiste sénior : Rose de La Chapelle, 20 10 Graphiste : Romane Marliot, 01 42 25 93 83 Responsable CRM : Alexandra Cosson Chargée CRM : Géraldine de Mortemart, 20 43 Analyste CRM junior : Colombine Santarelli

V–253

INTERNATIONAL


CONDITIONS GÉNÉRALES D’ACHAT AUX ENCHÈRES PUBLIQUES ARTCURIAL SAS Artcurial SAS est un opérateur de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques régie par les articles L 321-4 et suivant du Code de commerce. En cette qualité Artcurial SAS agit comme mandataire du vendeur qui contracte avec l’acquéreur. Les rapports entre Artcurial SAS et l’acquéreur sont soumis aux présentes conditions générales d’achat qui pourront être amendées par des avis écrits ou oraux avant la vente et qui seront mentionnés au procès-verbal de vente. En tant qu’opérateur de ventes volontaires, ARTCURIAL SAS est assujetti aux obligations listées aux articles L.561-2 14° et suivants du Code Monétaire et Financier relatifs à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

1 . LE BIEN MIS EN VENTE a) Les acquéreurs potentiels sont invités à examiner les biens pouvant les intéresser avant la vente aux enchères, et notamment pendant les expositions. Artcurial SAS se tient à la disposition des acquéreurs potentiels pour leur fournir des rapports sur l’état des lots. b) Les descriptions des lots résultant du catalogue, des rapports, des étiquettes et des indications ou annonces verbales ne sont que l’expression par Artcurial SAS de sa perception du lot, mais ne sauraient constituer la preuve d’un fait. c) Les indications données par Artcurial SAS sur l’existence d’une restauration, d’un accident ou d’un incident affectant le lot, sont exprimées pour faciliter son inspection par l’acquéreur potentiel et restent soumises à son appréciation personnelle ou à celle de son expert. L’absence d’indication d’une restauration d’un accident ou d’un incident dans le catalogue, les rapports, les étiquettes ou verbalement, n’implique nullement qu’un bien soit exempt de tout défaut présent, passé ou réparé. Inversement la mention de quelques défauts n’implique pas l’absence de tout autres défauts. d) Les estimations sont fournies à titre purement indicatif et elles ne peuvent être considérées comme impliquant la certitude que le bien sera vendu au prix estimé ou même à l’intérieur de la fourchette d’estimations. Les estimations ne sauraient constituer une quelconque garantie. Les estimations peuvent être fournies en plusieurs monnaies; les conversions peuvent à cette occasion être arrondies différemment des arrondissements légaux. e) Les biens d’occasion (tout ce qui n’est pas neuf) ne bénéficient pas de la garantie légale de conformité conformément à l’article L 217-2 du Code de la consommation.

2 . LA VENTE a) En vue d’une bonne organisation des ventes, les acquéreurs potentiels sont invités à se faire connaître auprès d’Artcurial SAS, avant la vente, afin de permettre l’enregistrement de leurs données personnelles. Artcurial SAS se réserve le droit de demander à tout acquéreur potentiel de justifier de son identité ainsi que de ses références bancaires et d’effectuer un déposit. Artcurial SAS se réserve d’interdire l’accès à la salle de vente de tout acquéreur potentiel pour justes motifs. Une enchère est acceptée au regard des informations transmises par l'encherisseur avant la vente. En conséquence, aucune modification du nom de l'adjudicataire ne pourra intervenir après la vente.

b) Toute personne qui se porte enchérisseur s’engage à régler personnellement et immédiatement le prix d’adjudication augmenté des frais à la charge de l’acquéreur et de tous impôts ou taxes qui pourraient être exigibles.Tout enchérisseur est censé agir pour son propre compte sauf dénonciation préalable de sa qualité de mandataire pour le compte d’un tiers, acceptée par Artcurial SAS. c) Le mode normal pour enchérir consiste à être présent dans la salle de vente. Toutefois Artcurial SAS pourra accepter gracieusement de recevoir des enchères par téléphone d’un acquéreur potentiel qui se sera manifesté avant la vente. Artcurial SAS ne pourra engager sa responsabilité notamment si la liaison téléphonique n’est pas établie, est établie tardivement, ou en cas d’erreur ou d’omissions relatives à la réception des enchères par téléphone. À toutes fins utiles, Artcurial SAS se réserve le droit d’enregistrer les communications téléphoniques durant la vente. Les enregistrements seront conservés jusqu’au règlement du prix, sauf contestation. d) Artcurial SAS pourra accepter gracieusement d’exécuter des ordres d’enchérir qui lui auront été transmis avant la vente, pour lesquels elle se réserve le droit de demander un déposit de garantie et qu’elle aura acceptés. Si le lot n’est pas adjugé à cet enchérisseur, le déposit de garantie sera renvoyé sous 72h. Si Artcurial SAS reçoit plusieurs ordres pour des montants d’enchères identiques, c’est l’ordre le plus ancien qui sera préféré. Artcurial SAS ne pourra engager sa responsabilité notamment en cas d’erreur ou d’omission d’exécution de l’ordre écrit. e) Dans l’hypothèse où un prix de réserve aurait été stipulé par le vendeur, Artcurial SAS se réserve le droit de porter des enchères pour le compte du vendeur jusqu’à ce que le prix de réserve soit atteint.En revanche le vendeur n’est pas autorisé à porter lui-même des enchères directement ou par le biais d’un mandataire.Le prix de réserve ne pourra pas dépasser l’estimation basse figurant dans le catalogue ou modifié publiquement avant la vente. f) Artcurial SAS dirigera la vente de façon discrétionnaire, en veillant à la liberté des enchères et à l’égalité entre l’ensemble des enchérisseurs, tout en respectant les usages établis.Artcurial SAS se réserve de refuser toute enchère, d’organiser les enchères de la façon la plus appropriée, de déplacer certains lots lors de la vente, de retirer tout lot de la vente, de réunir ou de séparer des lots.En cas de contestation Artcurial SAS se réserve de désigner l’adjudicataire, de poursuivre la vente ou de l’annuler, ou encore de remettre le lot en vente. g) Sous réserve de la décision de la personne dirigeant la vente pour Artcurial SAS, l’adjudicataire sera la personne qui aura porté l’enchère la plus élevée pourvu qu’elle soit égale ou supérieure au prix de réserve, éventuellement stipulé. Le coup de marteau matérialisera la fin des enchères et le prononcé du mot «adjugé» ou tout autre équivalent entraînera la formation du contrat de vente entre le vendeur et le dernier enchérisseur retenu. L’adjudicataire ne pourra obtenir la livraison du lot qu’après règlement de l’intégralité du prix. en cas de remise d’un chèque ordinaire, seul l’encaissement du chèque vaudra règlement. Artcurial SAS se réserve le droit de ne délivrer le lot qu’après encaissement du chèque. Le lot non adjugé pourra être vendu après la vente dans les conditions de la loi sous réserve que son prix soit d’au moins 1.500 euros.

h) Pour faciliter les calculs des acquéreurs potentiels, Artcurial SAS pourra être conduit à utiliser à titre indicatif un système de conversion de devises. Néanmoins les enchères ne pourront être portées en devises, et les erreurs de conversion ne pourront engager la responsabilité de Artcurial SAS.

3 . L’EXÉCUTION DE LA VENTE a) En sus du prix de l’adjudication, l’adjudicataire (acheteur) devra acquitter par lot et par tranche dégressive les commissions et taxes suivantes: 1) Lots en provenance de l’UE: •

De 1 à 1 500 000 euros: 28 % + TVA au taux en vigueur.

•

De 1 500 001 à 6 000 000 euros: 22 % + TVA au taux en vigueur.

•

Au-delà de 6 000 001 euros: 14,5 % + TVA au taux en vigueur.

2) Lots en provenance hors UE: (indiqués par un m): Œuvres d’art, antiquités et biens de collection: L’adjudication sera portée hors taxe. A cette adjudication sera ajoutée une TVA au taux réduit de 5,5% qui pourra être rétrocédée à l’adjudicataire sur présentation d'un justificatif d’exportation hors UE ou à l’adjudicataire UE justifiant d’un numéro de TVA intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans son état membre. Les commissions et taxes indiquées au paragraphe 1) ci-dessus demeurent identiques. 3) Lots en provenance hors UE (indiqués par un m) Bijoux et Montres, Vins et Spiritueux, Multiples: Aux commissions et taxes indiquées au paragraphe 1) ci-dessus, il conviendra d’ajouter des frais liés à l’importation correspondant à 20% du prix d’adjudication. 4) Des frais additionnels seront facturés aux adjudicataires ayant enchérit en ligne par le biais de plateformes Internet autres qu’ARTCURIAL LIVE. 5) La TVA sur commissions et les frais liés à l’importation pourront être rétrocédés à l’adjudicataire sur présentation des justificatifs d’exportation hors UE effectuée dans les trois mois après la vente. L’adjudicataire UE justifiant d’un n° de TVA Intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans son état membre pourra obtenir le remboursement de la TVA sur commissions. Le paiement du lot aura lieu au comptant, pour l’intégralité du prix, des frais et taxes, même en cas de nécessité d’obtention d’une licence d’exportation. L’adjudicataire pourra s’acquitter par les moyens suivants: - En espèces : jusqu’à 1 000 euros frais et taxes compris pour les ressortissants français et les personnes agissant pour le compte d’une entreprise, 15 000 euros frais et taxe compris pour les ressortissants étrangers sur présentation de leurs papiers d’identité ; - Par chèque bancaire tiré sur une banque française sur présentation d’une pièce d’identité et, pour toute personne morale, d’un extrait KBis daté de moins de 3 mois (les chèques tirés sur une banque étrangère ne sont pas acceptés); - Par virement bancaire; - Par carte de crédit: VISA, MASTERCARD ou AMEX (en cas de règlement par carte American Express, une commission supplémentaire de 1,85 % correspondant aux frais d’encaissement sera perçue). 6) La répartition entre prix d’adjudication et commissions peut-être modifiée par convention particulière entre le vendeur et Artcurial sans conséquence pour l’adjudicataire.


b) Artcurial SAS sera autorisé à reproduire sur le procès-verbal de vente et sur le bordereau d’adjudication les renseignements qu’aura fournis l’adjudicataire avant la vente. Toute fausse indication engagera la responsabilité de l’adjudicataire. Dans l’hypothèse où l’adjudicataire ne se sera pas fait enregistrer avant la vente, il devra communiquer les renseignements nécessaires dès l’adjudication du lot prononcée. Toute personne s’étant fait enregistrer auprès de Artcurial SAS dispose d’un droit d’accès et de rectification aux données nominatives fournies à Artcurial SAS dans les conditions de la Loi du 6 juillet 1978. c) Il appartiendra à l’adjudicataire de faire assurer le lot dès l’adjudication. Il ne pourra recourir contre Artcurial SAS, dans l’hypothèse où par suite du vol, de la perte ou de la dégradation de son lot, après l’adjudication, l’indemnisation qu’il recevra de l’assureur de Artcurial SAS serait avérée insuffisante. d) Le lot ne sera délivré à l’acquéreur qu’après paiement intégral du prix, des frais et des taxes. En cas de règlement par chèque, le lot ne sera délivré qu’après encaissement définitif du chèque, soit 8 jours ouvrables à compter du dépôt du chèque. A compter du lundi suivant le 90e jour après la vente, le lot acheté réglé ou non réglé restant dans l’entrepôt, fera l’objet d’une facturation de 50€ HT par semaine et par lot, toute semaine commencée étant due dans son intégralité au titre des frais d’entreposage et d’assurance.À défaut de paiement par l’adjudicataire, après mise en demeure restée infructueuse, le bien est remis en vente à la demande du vendeur sur folle enchère de l’adjudicataire défaillant; si le vendeur ne formule pas cette demande dans un délai de trois mois à compter de l’adjudication, la vente est résolue de plein droit, sans préjudice de dommages intérêts dus par l’adjudicataire défaillant. En outre, Artcurial SAS se réserve de réclamer à l’adjudicataire défaillant, à son choix: - Des intérêts au taux légal majoré de cinq points, - Le remboursement des coûts supplémentaires engendrés par sa défaillance, - Le paiement de la différence entre le prix d’adjudication initial et le prix d’adjudication sur folle enchère s’il est inférieur, ainsi que les coûts générés par les nouvelles enchères. Artcurial SAS se réserve également de procéder à toute compensation avec des sommes dues à l’adjudicataire défaillant. Artcurial SAS se réserve d’exclure de ses ventes futures, tout adjudicataire qui aura été défaillant ou qui n’aura pas respecté les présentes conditions générales d’achat. e) Sous réserve de dispositions spécifiques à la présente vente, les achats qui n’auront pas été retirés dans les sept jours de la vente (samedi, dimanche et jours fériés compris), pourront être transportés dans un lieu de conservation aux frais de l’adjudicataire défaillant qui devra régler le coût correspondant pour pouvoir retirer le lot, en sus du prix, des frais et des taxes. f) L’acquéreur pourra se faire délivrer à sa demande un certificat de vente qui lui sera facturé la somme de 60 euros TTC.

4 . LES INCIDENTS DE LA VENTE

8 . RETRAIT DES LOTS

En cas de contestation Artcurial SAS se réserve de désigner l’adjudicataire, de poursuivre la vente ou de l’annuler, ou encore de remettre le lot en vente.

L’acquéreur sera lui-même chargé de faire assurer ses acquisitions, et Artcurial SAS décline toute responsabilité quant aux dommages que l’objet pourrait encourir, et ceci dès l’adjudication prononcée. Toutes les formalités et transports restent à la charge exclusive de l’acquéreur.

a) Dans l’hypothèse où deux personnes auront porté des enchères identiques par la voix, le geste, ou par téléphone et réclament en même temps le bénéfice de l’adjudication après le coup de marteau, le bien sera immédiatement remis en vente au prix proposé par les derniers enchérisseurs, et tout le public présent pourra porter de nouvelles enchères.

9 . INDÉPENDANCE DES DISPOSITIONS

b) Pour faciliter la présentation des biens lors de ventes, Artcurial SAS pourra utiliser des moyens vidéos. en cas d’erreur de manipulation pouvant conduire pendant la vente à présenter un bien différent de celui sur lequel les enchères sont portées, Artcurial SAS ne pourra engager sa responsabilité, et sera seul juge de la nécessité de recommencer les enchères.

Les dispositions des présentes conditions générales d’achat sont indépendantes les unes des autres. La nullité de quelque disposition ne saurait entraîner l’inapplicabilité des autres.

5 . PRÉEMPTION DE L’ÉTAT FRANÇAIS

Conformément à la loi, il est précisé que toutes les actions en responsabilité civile engagées à l’occasion des prisées et des ventes volontaires et judiciaires de meuble aux enchères publiques se prescrivent par cinq ans à compter de l’adjudication ou de la prisée.La loi française seule régit les présentes conditions générales d’achat. Toute contestation relative à leur existence, leur validité, leur opposabilité à tout enchérisseur et acquéreur, et à leur exécution sera tranchée par le tribunal judiciaire compétent du ressort de Paris (France). Le Conseil des Ventes Volontaires, 19 avenue de l’Opéra – 75001 Paris peut recevoir des réclamations en ligne (www.conseildesventes.fr, rubrique « Réclamations en ligne »).

L’état français dispose d’un droit de préemption des œuvres vendues conformément aux textes en vigueur. L’exercice de ce droit intervient immédiatement après le coup de marteau, le représentant de l’état manifestant alors la volonté de ce dernier de se substituer au dernier enchérisseur, et devant confirmer la préemption dans les 15 jours. Artcurial SAS ne pourra être tenu pour responsable des conditions de la préemption par l’état français.

10 . COMPÉTENCES LÉGISLATIVE ET JURIDICTIONNELLE

6 . PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE PROTECTION DES BIENS – REPRODUCTION DES CULTURELS ŒUVRES Artcurial SAS est propriétaire du droit de reproduction de son catalogue. Toute reproduction de celui-ci est interdite et constitue une contrefaçon à son préjudice. En outre Artcurial SAS dispose d’une dérogation lui permettant de reproduire dans son catalogue les œuvres mises en vente, alors même que le droit de reproduction ne serait pas tombé dans le domaine public. Toute reproduction du catalogue de Artcurial SAS peut donc constituer une reproduction illicite d’une œuvre exposant son auteur à des poursuites en contrefaçon par le titulaire des droits sur l’œuvre. La vente d’une œuvre n’emporte pas au profit de son propriétaire le droit de reproduction et de présentation de l’œuvre.

Artcurial SAS participe à la protection des biens culturels et met tout en œuvre, dans la mesure de ses moyens, pour s’assurer de la provenance des lots mis en vente dans ce catalogue.

7. BIENS SOUMIS À UNE LÉGISLATION PARTICULIÈRE La réglementation internationale du 3 mars 1973, dite Convention de Washington a pour effet la protection de specimens et d’espèces dits menacés d’extinction. Les termes de son application diffèrent d’un pays à l’autre. Il appartient à tout acheteur de vérifier, avant d’enchérir, la législation appliquée dans son pays à ce sujet. Tout lot contenant un élément en ivoire, en palissandre…quelle que soit sa date d’exécution ou son certificat d’origine, ne pourra être importé aux Etats-Unis, au regard de la législation qui y est appliquée. Il est indiqué par un (s).

V-23_FR


CONDITIONS OF PURCHASE IN VOLUNTARY AUCTION SALES ARTCURIAL Artcurial SAS is an operator of voluntary auction sales regulated by the law articles L321-4 and following of the Code de Commerce. In such capacity Artcurial SAS acts as the agent of the seller who contracts with the buyer. The relationships between Artcurial SAS and the buyer are subject to the present general conditions of purchase which can be modified by saleroom notices or oral indications before the sale, which will be recorded in the official sale record. As a voluntary auction sales operator, ARTCURIAL SAS is subject to the obligations listed in articles L.561-2 14° and seq. of the French Monetary and Financial Code relating to the Anti Money Laundering regulation.

1. GOODS FOR AUCTION a) The prospective buyers are invited to examine any goods in which they may be interested, before the auction takes place, and notably during the exhibitions. Artcurial SAS is at disposal of the prospective buyers to provide them with reports about the conditions of lots. b) Description of the lots resulting from the catalogue, the reports, the labels and the verbal statements or announcements are only the expression by Artcurial SAS of their perception of the lot, but cannot constitute the proof of a fact. c) The statements by made Artcurial SAS about any restoration, mishap or harm arisen concerning the lot are only made to facilitate the inspection thereof by the prospective buyer and remain subject to his own or to his expert’s appreciation. The absence of statements Artcurial SAS by relating to a restoration, mishap or harm, whether made in the catalogue, condition reports, on labels or orally, does not imply that the item is exempt from any current, past or repaired defect. Inversely, the indication of any defect whatsoever does not imply the absence of any other defects. d) Estimates are provided for guidance only and cannot be considered as implying the certainty that the item will be sold for the estimated price or even within the bracket of estimates. Estimates cannot constitute any warranty assurance whatsoever. The estimations can be provided in several currencies; the conversions may, in this case or, be rounded off differently than the legal rounding e) Second-hand goods (anything that is not new) do not benefit from the legal guarantee of conformity in accordance with article L 217-2 of the Consumer Code.

2 . THE SALE a) In order to assure the proper organisation of the sales, prospective buyers are invited to make themselves known to Artcurial SAS before the sale, so as to have their personal identity data recorded. Artcurial SAS reserves the right to ask any prospective buyer to justify his identity as well as his bank references and to request a deposit. Artcurial SAS reserves the right to refuse admission to the auction sales premises to any prospective buyer for legitimate reasons. A bid is accepted on the basis of the information provided by the bidder prior to the sale. Consequently, the name of the winning bidder cannot be changed after the sale.

b) Any person who is a bidder undertakes to pay personally and immediately the hammer price increased by the costs to be born by the buyer and any and all taxes or fees/expenses which could be due. Any bidder is deemed acting on his own behalf except when prior notification, accepted by Artcurial SAS, is given that he acts as an agent on behalf of a third party. c) The usual way to bid consists in attending the sale on the premises. However, Artcurial SAS may graciously accept to receive some bids by telephone from a prospective buyer who has expressed such a request before the sale. Artcurial SAS will bear no liability / responsibility whatsoever, notably if the telephone contact is not made, or if it is made too late, or in case of mistakes or omissions relating to the reception of the telephone. For variety of purposes, Artcurial SAS reserves its right to record all the telephone communications during the auction. Such records shall be kept until the complete payment of the auction price, except claims. d) Artcurial SAS may accept to execute orders to bid which will have been submitted before the sale and by Artcurial SAS which have been deemed acceptable. Artcurial SAS is entitled to request a deposit which will be refunded within 48hours after the sale if the lot id not sold to this buyer. Should Artcurial SAS receive several instructions to bid for the same amounts, it is the instruction to bid first received which will be given preference. Artcurial SAS will bear no liability/responsibility in case of mistakes or omission of performance of the written order. e) In the event where a reserve price has been stipulated by the seller, Artcurial SAS reserves the right to bid on behalf of the seller until the reserve price is reached. The seller will not be admitted to bid himself directly or through an agent. The reserve price may not be higher than the low estimate for the lot printed in or publicly modified before the sale. f) Artcurial SAS will conduct auction sales at their discretion, ensuring freedom auction and equality among all bidders, in accordance with established practices. Artcurial SAS reserves the right to refuse any bid, to organise the bidding in such manner as may be the most appropriate, to move some lots in the course of the sale, to withdraw any lot in the course of the sale, to combine or to divide some lots in the course of the sale. In case of challenge or dispute, Artcurial SAS reserves the right to designate the successful bidder, to continue the bidding or to cancel it, or to put the lot back up for bidding. g) Subject to the decision of the person conducting the bidding for Artcurial SAS, the successful bidder will be the bidder would will have made the highest bid provided the final bid is equal to or higher than the reserve price if such a reserve price has been stipulated. The hammer stroke will mark the acceptance of the highest bid and the pronouncing of the word “adjugé” or any equivalent will amount to the conclusion of the purchase contract between the seller and the last bidder taken in consideration. No lot will be delivered to the buyer until full payment has been made.In case of payment by an ordinary draft/check, payment will be deemed made only when the check will have been cashed. The lot not auctioned may be sold after the sale in accordance with the law, provided that its price is at least 1,500 euros. h) So as to facilitate the price calculation for prospective buyers, a currency converter may be operated by Artcurial SAS as guidance. Nevertheless, the bidding cannot be made in foreign currency and Artcurial SAS will not be liable for errors of conversion.

3 . THE PERFORMANCE OF THE SALE a) In addition of the lot’s hammer price, the buyer must pay the different stages of following costs and fees/taxes: 1) Lots from the EU: •

From 1 to 1,500,000 euros: 28 % + current VAT.

•

From 1,500,001 to 6,000,000 euros: 22 % + current VAT.

•

Over 6,000,001 euros: 14,5 % + current VAT.

2) Lots from outside the EU: (identified by an m). Works of art, Antiques and Collectors’items The hammer price will be VAT excluded to which should be added 5.5% VAT. Upon request, this VAT will be refunded to the purchaser on presentation of written proof of exportation outside the EU or to the EU purchaser who will submit his intracommunity VAT number and a proof of shipment of his purchase to his EU country home address. Commissions and taxes indicated in section 3.1) remain the same. 3) Lots from outside the EU (identified by an m): Jewelry and Watches, Wines and Spirits, Multiples In addition to the commissions and taxes specified in paragraph 1) above, an additional import VAT will be charged (20% of the hammer price). 4) Additional fees will be charged to bidders who bid online via Internet platforms other than ARTCURIAL LIVE. 5) VAT on commissions and importation expenses can be retroceded to the purchaser on presentation of written proof of exportation outside the EU led within three months from the date of the sale. An EU purchaser who will submit their intracommunity VAT number and a proof of shipment of their purchase to their EU country home address will be refunded of VAT on buyer’s premium.The payment of the lot will be made cash, for the whole of the price, costs and taxes, even when an export licence is required. The purchaser will be authorized to pay by the following means: - In cash: up to 1 000 euros, costs and taxes included, for French citizens and people acting on behalf of a company, up to 15 000 euros, costs and taxes included, for foreign citizens on presentation of their identity papers; - By cheque drawn on a French bank on presentation of identity papers and for any company, a KBis dated less than 3 months (cheques drawn on a foreign bank are not accepted); - By bank transfer; - By credit card: VISA, MASTERCARD or AMEX (in case of payment by AMEX, a 1,85% additional commission corresponding to cashing costs will be collected). 6)The distribution between the lot's hammer price and cost and fees can be modified by particular agreement between the seller and Artcurial SAS without consequence for the buyer. b) Artcurial SAS will be authorized to reproduce in the official sale record and on the bid summary the information that the buyer will have provided before the sale. The buyer will be responsible for any false information given. Should the buyer have neglected to give his personal information before the sale, he will have to give the necessary information as soon as the sale of the lot has taken place. Any person having been recorded by Artcurial SAS has a right of access and of rectification to the nominative data provided to Artcurial SAS pursuant to the provisions of Law of the 6 July 1978.


c) The lot must to be insured by the buyer immediately after the purchase. The buyer will have no recourse against Artcurial SAS, in the event where, due to a theft, a loss or a deterioration of his lot after the purchase, the compensation he will receive from the insurer of Artcurial SAS would prove insufficient. d) The lot will be delivered to the buyer only after the entire payment of the price, costs and taxes. If payment is made by cheque, the lot will be delivered after cashing, eight working days after the cheque deposit. If the buyer has not settled his invoice yet or has not collected his purchase, a fee of 50€+VAT per lot, per week (each week is due in full) covering the costs of insurance and storage will be charged to the buyer, starting on the first Monday following the 90th day after the sale. Should the buyer fail to pay the amount due, and after notice to pay has been given by Artcurial SAS to the buyer without success, at the seller’s request, the lot is re-offered for sale, under the French procedure known as “procédure de folle enchère”. If the seller does not make this request within three months from the date of the sale, the sale will be automatically cancelled, without prejudice to any damages owed by the defaulting buyer. In addition, Artcurial SAS reserves the right to claim against the defaulting buyer, at their option: - interest at the legal rate increased by five points, - the reimbursement of additional costs generated by the buyer’s default, - the payment of the difference between the initial hammer price and the price of sale after “procédure de folle enchère” if it is inferior as well as the costs generated by the new auction. Artcurial SAS also reserves the right to set off any amount Artcurial SAS may owe the defaulting buyer with the amounts to be paid by the defaulting buyer. Artcurial SAS reserves the right to exclude from any future auction, any bidder who has been a defaulting buyer or who has not fulfilled these general conditions of purchase. e) With reservation regarding the specific provisions of this sale, for items purchased which are not collected within seven days from after the sale (Saturdays, Sundays and public holidays included), Artcurial SAS will be authorized to move them into a storage place at the defaulting buyer’s expense, and to release them to same after payment of corresponding costs, in addition to the price, costs and taxes. f) The buyer can obtain upon request a certificate of sale which will be invoiced € 60.

4. THE INCIDENTS OF THE SALE In case of dispute, Artcurial SAS reserves the right to designate the successful bidder, to continue the sale or to cancel it or to put the lot up for sale. a) In case two bidders have bidden vocally, by mean of gesture or by telephone for the same amount and both claim title to the lot, after the bidding the lot, will immediately be offered again for sale at the previous last bid, and all those attending will be entitled to bid again.

5 . PRE-EMPTION OF THE FRENCH STATE The French state in entitled to use a right of pre-emption on works of art, pursuant to the rules of law in force. The use of this right comes immediately after the hammer stroke, the representative of the French state expressing then the intention of the State to substitute for the last bidder, provided he confirms the pre-emption decision within fifteen days. Artcurial SAS will not bear any liability/ responsibility for the conditions of the pre-emption by the French State.

6 . INTELLECTUAL PROPERTY RIGHT - COPYRIGHT The copyright in any and all parts of the catalogue is the property of Artcurial SAS. Any reproduction thereof is forbidden and will be considered as counterfeiting to their detriment. Furthermore, Artcurial SAS benefits from a legal exception allowing them to reproduce the lots for auction sale in their catalogue, even though the copyright protection on an item has not lapsed. Any reproduction of Artcurial SAS catalogue may therefore constitute an illegal reproduction of a work which may lead its perpetrator to be prosecuted for counterfeiting by the holder of copyright on the work.The sale of a work of art does not transfer to its buyer any reproduction or representation rights thereof.

10. LAW AND JURISDICTION In accordance with the law, it is added that all actions in public liability instituted on the occasion of valuation and of voluntary and court-ordered auction sales are barred at the end of five years from the hammer price or valuation. These Conditions of purchase are governed by French law exclusively. Any dispute relating to their existence, their validity and their binding effect on any bidder or buyer shall be submitted to the exclusive jurisdiction of the Courts of France. The Conseil des Ventes Volontaires, 19 avenue de l’Opéra – 75001 Paris can receive online claims (www.conseildesventes.fr, section “Online claims”).

PROTECTION OF CULTURAL PROPERTY Artcurial SAS applies a policy to prevent the sale of looted or stolen cultural property.

7 . ITEMS FALLING WITHIN THE SCOPE OF SPECIFIC RULES The International regulation dated March 3rd 1973, protects endangered species and specimen. Each country has its own lawmaking about it. Any potential buyer must check before bidding, if he is entitled to import this lot within his country of residence. Any lot which includes one element in ivory, rosewood…cannot be imported in the United States as its legislation bans its trade whatever its dating may be. It is indicated by a (s).

8. REMOVAL OF PURCHASES The buyer has to insure its purchase, and Artcurial SAS assumes no liability for any damage items which may occur after the sale. All transportation arrangements are the sole responsibility of the buyer.

9. SEVERABILITY The clauses of these general conditions of purchase are independant from each other. Should a clause whatsoever be found null and void, the others shall remain valid and applicable.

b) So as to facilitate the presentation of the items during the sales, Artcurial SAS will be able to use video technology. Should any error occur in operation of such, which may lead to show an item during the bidding which is not the one on which the bids have been made, Artcurial SAS shall bear no liability/responsibility whatsoever, and will have sole discretion to decide whether or not the bidding will take place again.

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ORDRE D’ACHAT ABSENTEE BID FORM Souvenirs Historiques Partie 1 – De Napoléon à de Gaulle, Les témoins de l’Histoire Partie 2 – Mermoz, L’héritage d’une légende de l’Aéropostale Vente n°6496 Mardi 3 novembre 2026 - 11h & 14h Paris — 7, rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault Ordre d’achat / Absentee bid Ligne téléphonique / Telephone (Pour tout lot dont l’estimation est supérieure à 500 euros For lots estimated from € 500 onwards) Téléphone pendant la vente / Phone at the time of the sale:

Merci de bien vouloir joindre à ce formulaire une copie de votre pièce d’identité (passeport ou carte nationale d’identité), si vous enchérissez pour le compte d’une société, merci de joindre un extrait KBIS de moins de 3 mois. Could you please provide a copy of your id or passport? If you bid on behalf of a company, could you please provide an act of incorporation? Après avoir pris connaissance des conditions de vente décrites dans le catalogue, je déclare les accepter et vous prie d’acquérir pour mon compte personnel aux limites indiquées en euros, les lots que j’ai désignés ci-dessous. (les limites ne comprenant pas les frais légaux).

Nom / Name : Prénom / First name : Société / Compagny : Adresse / Address :

I have read the conditions of sale printed in this catalogue and agree to abide by them. I grant your permission to purchase on my behalf the following items within the limits indicated in euros. (These limits do not include buyer’s premium and taxes).

Téléphone / Phone : Fax : Email :

Lot

Description du lot / Lot description

Limite en euros / Max. euros price

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Les ordres d'achat et les demandes d'enchères téléphoniques doivent impérativement nous parvenir au moins 24 heures avant la vente. Le service d'enchères téléphoniques est proposé pour les lots dont l’estimation basse est supérieure à 500€. To allow time for processing, absentee bids and requests for telephone bidding should be received at least 24 hours before the sale begins. Telephone bidding is a service provided by Artcurial for lots with a low estimate above 500€.

À renvoyer / Please mail to: Artcurial SAS 7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault - 75008 Paris T. +33 (0)1 42 99 20 20 bids@artcurial.com

Date et signature obligatoire / Required dated signature


Détail du lot 225


SOUVENIRS HISTORIQUES Mardi 3 novembre 2026 - 11h & 14h artcurial.com

RTCURIAL


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Souvenirs Historiques | 3.11.2026 by Artcurial - Issuu