L’ŒILD’UN ÉRUDIT
Une collection européenne
Vendredi 10 juillet 2026 - 14h
7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault
75008 Paris
Du 6 au 13 juillet 2026 - 12h sur artcurial.com



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Vendredi 10 juillet 2026 - 14h
7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault
75008 Paris
Du 6 au 13 juillet 2026 - 12h sur artcurial.com



Vendredi 10 juillet 2026 - 14h
7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris
Du 6 au 13 juillet 2026 sur artcurial.com

Filippo Passadore Directeur

Charlotte Norton Administratrice

Thierry de Lachaise Senior advisorSpécialiste senior orfèvrerie

François Foerst Catalogueur

Matthieu Fournier Vice-président, Commissaire-priseur

Matthias Ambroselli Spécialiste

Blanche Llaurens Catalogueur

Isaure de Viel Castel Vice-présidente Arts des XXe & XXIe siècles

Hugues Sébilleau Directeur


Margaux Amiot Administratrice sénior

Ventes n°6557 et IT6558
Téléphone pendant l’exposition
Tél. : +33 (0)1 42 99 20 68
Mardi 7 juillet 11h – 18h
Mercredi 8 juillet 11h – 18h
Jeudi 9 juillet 11h – 18h
Vendredi 10 juillet 10h - 12h
Vendredi 10 juillet 2026 - 14h en salle Lots 1 à 240
Du 6 au 13 juillet 2026 - 12h en ligne Lots 241 à 351
Commissaire-priseur
Matthieu Fournier
Directeur du département
Filippo Passadore
Tél : +33 (0)1 42 99 20 54 fpassadore@artcurial.com
Administratrice
Charlotte Norton
Tél. : +33 (0)1 42 99 20 68 cnorton@artcurial.com
Senior advisor
Spécialiste senior orfèvrerie Thierry de Lachaise tdelachaise@artcurial.com
Catalogues en ligne www.artcurial.com
Comptabilité acheteurs
Tél. : +33 (0)1 42 99 20 71 salesaccount@artcurial.com
Comptabilité vendeurs
Tél. : +33 (0)1 42 99 20 58 salesaccount@artcurial.com
Transport et douane
Lou Dupont
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Ordres d’achat, enchères par téléphone
Kristina Vrzests
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L’ensemble des lots de la vente live et online only sont en provenance hors UE : L’adjudication est Hors Taxes. La TVA au taux réduit de 5,5% s’applique sur l’adjudication. Cette TVA est récupérable pour le professionnel français. Elle est remboursable pour un acheteur hors UE sur présentation des justificatifs d’exportation hors UE ou pour un professionnel justifiant d’un numéro de TVA intracommunautaire et d’un justificatif de livraison dans un État membre.
Lots assortis d’un : Pour une sortie de l’UE, un CITES de ré-export sera nécessaire, celui-ci étant à la charge du futur acquéreur. Nous vous invitons à vérifier la règlementation dans le pays de destination. Certaines restrictions peuvent s’appliquer. Les lots composés d’ivoire seront remis accompagnés de leur certificat CIC unique autorisant la commercialisation et la circulation au sein de l’UE. L’exportation hors UE est interdite.
Catalogueur
François Foerst ffoerst@artcurial.com
Experts
Sculpture
Isabelle d’Amécourt pour les lots 10, 36, 41, 42, 44, 45, 59, 76, 80, 110, 118, 132, 133, 155, 162, 163, 169, 182, 184, 189, 203, 208, 213, 223, 235 et 237
Céramique européenne
Cyrille Froissart pour les lots 18, 19, 25, 60, 61, 65, 66, 69, 187, 226 et 229
Art d’Asie
Cabinet Philippe Delalande pour les lots 13, 48, 51, 67, 68, 81 et 97
Instruments scientifiques
Anthony Turner pour le lot 7
Tapis
Zareh Achdjian pour les lots 136 et 143
Horlogerie
Stéphane Girardot pour les lots 49 et 57
Verrerie ancienne
Sylvie Lhermite-King pour le lot 113
Graphiste
Rose de La Chapelle
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Vendredi 10 juillet 2026 - 14h en salle


Par Ferdinand Barbedienne (1810–1892), d’après un dessin d’Henri Cahieux (1825–1854)
En bronze patiné, le piètement tripode ponctué de palmettes stylisées et terminé par des griffes feuillagées, signée F. BARBEDIENNE dans la partie haute d’un des trois pieds H. : 136 cm (53 ½ in.)
A Pompeian revival patinated bronze porte-torchere, by Ferdinand Barbedienne (1810-1892), after a drawing by Henri Cahieux (1825-1854)
1 500 - 2 500 €

Le dessin de ces sellettes, inspiré des trépieds antiques, est un modèle bien connu dans la production de Ferdinand Barbedienne. Dessiné par le chef décorateur Henri Cahieux, ce modèle fut édité par la Maison Barbedienne dès 1855 sous le titre « Candélabre antique porte-lampe h. 1m35 ». À partir de 1875, la paire est commercialisée sous l’appellation « Candélabre bambou, trépied, porte-lampe » et est alors proposée en trois tailles : 1m90, 1m70 et 1m35. Ce modèle de sellette se retrouvera ensuite dans tous les catalogues de la Maison Barbedienne. Un modèle identique au nôtre est présenté par la Maison Barbedienne lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1855 (cfr. fig. 1). À cette occasion, l’Impératrice Eugénie l’achète pour son cabinet de toilette du château de Saint-Cloud.
Ce modèle plut tellement à l’Impératrice qu’elle en commanda deux autres paires en 1858 pour ses boudoirs des palais de Compiègne et de Fontainebleau ; rappelons enfin que des porte-torchères de ce type prenaient place dans la maison pompéienne construite en 1856 par l’architecte Alfred Normand (1822–1909) pour le Prince Napoléon (cfr. fig. 2).


Attribuée à Johann Friedrich II Funk (1745–1781)
En bois sculpté et doré à deux tons, dessus de marbre noir et blanc de Zweilütschinen, la ceinture à décor de canaux et guirlandes de fruits et fleurs au naturel, soutenue par des montants fuselés et cannelés réunis par une entretoise en X surmontée d’une urne fleurie ; petits accidents et manques à la dorure
H. : 90 cm (35 ½ in.)
l. : 118 cm (46 ½ in.)
P. : 60 cm (23 ½ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 274, fig. 526-529.
A Swiss late Louis XVI giltwood demilune console, Bern, attributed to Johann Friedrich II Funk (1745-1781)
4 000 - 6 000 €
Cette grande console demi-lune, caractérisée par une grande qualité de sculpture et une fine dorure à plusieurs tons, constitue une interprétation personnelle du style Louis XVI français élaboré par Johann Friedrich II Funk (1745–1781) ; elle se caractérise par un plateau de marbre noir et blanc de Zweilütschinen (Oberland Bernois), pierre connue pour avoir été utilisée par les Funk au cours du XVIIIe siècle. Des consoles comparables à la nôtre, bien que dépourvues d’entretoise, sont illustrées dans H. von Fischer, ibid p. 274, figs. 527-529.

3
École suisse vers 1700
Entourage d’Albrecht Kauw le Vieux
Scène de vendange au bord d’un lac
Huile sur toile (Toile d’origine)
Dimensions : 71,5 × 107 cm (28 ¼ × 42 in.)
Grape harvest scene by a lake, oil on canvas, Circle of A. Kauw the Elder
3 000 - 4 000 €
Attribuées à Johann Friedrich II Funk (1745–1781)
En bois sculpté et doré à deux tons, à un bras de lumière, le fût à canaux ceint d’une guirlande de laurier grainée et surmonté d’une urne couverte ; restaurations
H. : 40 cm (15 ¾ in.)
l. : 8,5 cm (3 ¼ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 273, pl. 524.
A pair of Swiss giltwood wall-lights, Bern, late 18th century, attributed to Johann Friedrich II Funk (1745-1781)
400 - 600 € 5
Italie, vers 1500
Initiale « A »
Gouache et or sur parchemin
Dimensions : 20,5 × 20,5 cm (8 × 8 in.)
(Manques et restaurations)
Sans cadre
Letter ’A’, gouache and gold on parchment, Italy, ca. 1500
2 000 - 3 000 €
En bois peint polychrome à décor en trompe-l’oeil, à neuf bras de lumière ; petits accidents
H. : 177 cm (69 ¾ in.)
l. : 77 cm (30 ¼ in.)
A pair of large Italian polychrome painted pricket candlesticks, 18th century
1 200 - 1 800 € 7
Par Johann Gabriel Doppelmaier et Johann Georg Puschner
Le pied en chêne et hêtre avec quatre piliers tournés et teints en noir, horizon octogonal manquant tout le papier pour le calendrier zodiacal. Le globe composé de papier mâché couvert de plâtre portant douze fusées sans calottes est signé ’Globus cœlestis novus loca stellarum fixarum sec. Cel Ioh. Hevelius ad annum 1730 exhibens.
Opera I. G. Doppelmaier. M.P.P. exacte concinnatus a Ioh. Geor. Puschnero Chalcographo Norib. A.C. 1730’ (Nouveau globe céleste montrant les lieux des étoiles fixes jusqu’à 1730 d’après Johannes Hévelius, l’œuvre de J. G. Doppelmaier M.P.P. placées avec précision et élégance par Ioh. Geo. Puschner, graveur à Nuremberg, 1730).
Anneau de méridien en laiton gradué 0-90-0-90-0 par 1° avec manque au nord ; (usures importantes à la surface du globe, trou avec manque au sud d’Orion ; fissure avec manque traversant Canis maior, une autre en-dessous de triangulis australis.
Manque l’anneau horaire)
D. : 18 cm (7 in.)
A German celestial table globe, dated 1730, by Johann Gabriel Doppelmaier and Johann Georg Puschner
800 - 1 200 €

En vernis européen à décor or sur fond noir de chinoiseries dans un paysage arboré, le couvercle de forme bombée découvrant un intérieur compartimenté, les pieds probablement d’époque postérieure ; accidents à l’entrée de serrure, usures au décor
H. : 10 cm (4 in.)
l. : 33 cm (13 in.)
P. : 21,5 cm (8 ½ in.) A Regence japanned wig box
300 - 500 €
En cristal taillé, monture de bronze ciselé et doré, le corps de forme balustre flanqué d’anses à décor de têtes de cygnes, reposant sur un socle ceint d’une frise à décor de palmettes stylisées, les pieds en boule aplatie
H. : 41 cm (16 ¼ in.)
l. : 19 cm (7 ½ in.)
Provenance : Vente à Paris, Hôtel Drouot, le 24 mars 2023, lot 268 ; Acquis au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
A pair of Restauration gilt-bronze mounted crystal vases
1 500 - 2 000 €


Pays-Bas, Anvers, attribué à Carel van der Stijnen, vers 1700
Scène bacchanale
Haut relief en sapin et tilleul
Avec le monogramme CVDS ; enchâssé dans un cadre en bois noirci ; manques et restaurations
Dimensions : 58 × 80 cm (22 ¾ × 31 ½ in.)
Dimensions (avec cadre) : 70 × 93 cm (27 ½ × 36 ½ in.)
Provenance :
Vente collection Howard Hodgkin, Portrait of the Artist, Sotheby’s, le 24 octobre 2017, lot 252 (£ 3 750).
A high relief in fir and linden wood depicting a Bacchanalian scene, Netherlands, Antwerp, attributed to Carel van der Stijnen, circa 1700
3 000 - 5 000 €
Le thème bacchique s’inscrit parfaitement dans la tradition locale des représentations de Bacchus corpulent, tradition inaugurée par Rubens.
Il a été suggéré que le monogramme pourrait se lire CVDS correspondant à un nom tel que « C… van der S… dont le nom correspond à ces initiales à Anvers est Carel van der Stijnen, qui fut enregistré en 1671 comme apprenti en sculpture auprès du sculpteur Balthasar Geerts.
En pin et hêtre patiné, le plateau à hauteur ajustable, les pieds terminé par des roulettes ; petits accidents
H. : de 197 à 256 cm (77 ½ in. to 101 in.)
l. : 78 cm (30 ¾ in.)
A patinated pine and beechwood easel, 20th century
1 000 - 1 500 €
Attribué à François-Michel Pugin (1761–1820)
En bois sculpté, laqué vert et en partie doré, le cadran inscrit dans un boîtier surmonté d’une urne fleurie, les pieds en griffes retenant une boule, la console d’applique à canaux, le culde-lampe à motif de feuille de chêne
H. : 98 cm (38 ½ in.)
l. : 37 cm (14 ½ in.)
Bibliographie comparative : A. Kägi, S. Marugg, B. Vinzens, Deutschschweizer Uhrmachermeister und ihre Werke vom 14. bis 19. Jahrhundert, Vol. I (Bern /Freiburg), p. 150 cat. 1.59.2.4.
H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 277 ; figs. 540-541.
A Swiss parcel-gilt and green lacquered cartel and its wall-bracket, late 18th century, Bern, attributed to François-Michel Pugin (1761-1820)
700 - 1 000 €
La littérature traditionnelle a souvent attribué la paternité de ce modèle de cartel à l’atelier de Johann Friedrich II Funk ; un cartel comparable est conservé dans les collections du château de Sarraz tandis qu’un deuxième se trouve à la société « des Marchands » de la Ville de Bern. Des recherches récentes documentant la livraison de ce dernier cartel de la part de l’atelier de François-Michel Pugin en 1793, cela laisse donc des nouvelles pistes pour une nouvelle réattribution générale du modèle.
À décor polychrome des émaux de la famille rose, un plat décoré de monogrammes dans deux écus sous une couronne et fond de treillage rose sur le bord, un plat décoré d’une rose dans un médaillon surmonté de deux colombes, guirlandes sur le bord, deux assiettes décorées d’une rose au centre et fleurettes sur le bord, deux assiettes décorées de deux coqs et feuillage.
D. : 31,5, 33,7, 23 et 22,5 cm (12 ½, 13 ¼, 9 and 8 ¾ in.)
Le plat décoré de monogrammes restauré, choc au centre d’une assiette, petits éclats.
Two round dishes and four plates, Chinese porcelain, Compagnie des Indes, 18th century, Qianlong period (1735-1796)
300 - 400 €

Certaines des pièces de mobilier que nous présentons dans ce catalogue (lots 16, 33, 140, 165 et 172) peuvent être attribuées à Johannes Aebersold (1737–1812), l’un des plus importants ébénistes suisse actif à Berne tout au long de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
Les pièces que l’on présente ici sont plaquées en bois fruitiers, souvent en cerisier ou en merisier ; elles comportent un décor marqueté caractéristique en pointe de diamant à motif de losange tout comme un élégant décor de filet où s’inscrit une fleurette stylisée, les deux étant des signatures de Aebersold.
Notre collection illustre parfaitement le corpus de son œuvre ; l’influence parisienne est bien visible dans la structure des commodes (lots 16, 33 et 165) tandis que d’autres pièces se rapprochent davantage de pièces anglaises contemporaines (lot 172).
14
Karl HOWALD
Berne, 1796 – Sigriswil, 1869
Vue de la cathédrale de Berne
Huile sur toile (Toile d’origine)
Datée ’Dec. 1830’ en bas à gauche, signée ’C. HOWALD V.D.M PINXIT’ sur le châssis au verso
Dimensions : 49,5 × 39 cm (19 ½ × 15 ¼ in.)
View of Bern Cathedral, oil on canvas, signed and dated, by K. Howald
800 - 1 200 €

Attribuée à Benedetto Boschetti (1820–1879)
En marbre rosso antico, le corps godronné flanqué d’anses, la panse à motif de tête de satyre, le piédouche à canaux, reposant sur un socle en marbre vert de mer et un contre-socle en marbre nero Antico ; petits accidents et manques
H. : 38 cm (15 in.)
l. : 39,5 cm (15 ½ in.)
An Italian Neoclassical marble tazza, attributed to Benedetto Boschetti (1820-1879)
6 000 - 8 000 €
Cette impressionnante tazza peut être mise en relation avec l’œuvre de Benedetto Boschetti (1820–1879), dont l’atelier – actif à Rome à partir des années 1820 et connu pour la création d’objets en marbre sculpté, bronzes, plateaux en marqueterie de marbres et micro mosaïques – était devenu un lieu incontournable pour les amateurs étrangers et les érudits qui sillonnaient à l’époque l’Italie du Nord au Sud.
Les tazza attribuables à l’atelier de Boschetti se caractérisent toujours par la présence de marbres sculptés de la meilleure qualité avec une prédilection pour le marbre giallo antico ou rosso antico, une forme à l’antique et des éléments décoratifs sculptés tels mascarons, oves et godrons, issus du répertoire décoratif néoclassique.
Une tazza comparable à la nôtre et également en marbre rosso antico s’est vendue chez Christie’s Londres, le 8 juillet 2013, lot 105 (GBP 15.000).
Attribuée à Johannes Aebersold (1737–1812)
En placage de merisier, filets d’érable et houx, ornementation de bronze ciselé et doré, dessus de marbre calcaire alpin noir veiné blanc, la façade à ressaut ouvrant par deux tiroirs, les pieds fuselés à pans coupés ; petits accidents, le placage éclairci par le soleil
H. : 90 cm (35 ½ in.)
l. : 116 cm (45 ¾ in.)
P. : 56,5 cm (22 ¼ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Johannes Äbersold 1737-1812. Un ébéniste bernois entre Mathäus Funk et Christoph Hopfengärtner Catalogue de l’exposition au château de Jegenstorf, 13.5-15.10.2000, p. 23, fig. 11.
A Swiss Transitional gilt-bronze mounted, cherrywood, maplewood and holly commode, second half of the 18th century, attributed to Johannes Aebersold (1737-1812)
5 000 - 8 000 €
Une commode comparable, provenant de l’ancienne collection Wehrli et présentant la même parure de bronze doré que notre exemplaire, s’est vendue chez Koller Zurich, le 31 mars 2022, lot 1223 (CHF 13.720). Rappelons également qu’une paire des commodes présentant la même structure, bien que dépourvue de bronze au niveau du tablier et sans leur plateau en marbre fut vendue chez Koller Zurich, le 21 mars 2024, lot 1129 (CHF 13.750).


VASE COUVERT EN PORCELAINE DE BERLIN DE LA FIN DU
Formant pot-pourri, reposant sur un socle carré cannelé, de forme globulaire à col cylindrique à cannelures à fond vert, les prises latérales en forme de masque de lion drapé à fond or, à décor polychrome de fleurs en terrasse, le tiers inférieur à fond vert, le col orné d’un ruban décoré en or de hiéroglyphes.
Le vase et la base marqués : sceptre en bleu, la base marquée en creux XIII et 39.
H. : 30 cm (11 ¾ in.)
Bibliographie comparative : Friedrich Wilhelm II. und die KünstePreussens Weg zum Klassizismus, Berlin 1997, p. 505 cat. V.68.
A Berlin porcelain covered vase forming pot-pourri, late 18th century, circa 1790-1795
6 000 - 8 000 €
Ces vases ont pour source un modèle gravé dans le Premier Recueil d’Aquatintes publié en 1767 par Richard de Saint-Non d’après Jean-Honoré Fragonard et Hubert Robert (cfr. Fig. 1).
Plusieurs vases de ce modèle sont conservés dans la collection de porcelaine berlinoise du château de Charlottenburg à Berlin et au château de la Fasanerie près de Fulda. Un autre est conservé au Kunstgewerbemuseum de Berlin, présenté lors de l’exposition Europa und der Orient - 800–1900, cat. d’exposition, Berlin , mai – 27 août 1989, p. 442-443, cat. 1/113 (fig. 524).
D’autres vases de la même forme faisaient partie des collections du château de Paretz et du château de la Pfaueninsel, vers 1900 (voir G. Steidt, K. Frahm,
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Albrecht SCHNIDER Né en 1958
Sans titre (Portrait I) – 2007
Laque acrylique sur toile
Signée et datée au dos "A. Schnider, 07"
Dimensions : 70 × 50 cm (27 ½ × 19 ¾ in.)
Provenance : Atelier de l’artiste.
Expositions : Lucerne (Suisse), Kunstmuseum Luzern.
Acrylic lacquer on canvas; signed and dated on the reverse
7 000 - 10 000 €
VASE COUVERT EN PORCELAINE DE BERLIN DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, VERS 1790–1795
Formant pot-pourri, reposant sur un socle carré cannelé, de forme globulaire à col cylindrique à cannelures à fond brun, les prises latérales en forme de masque de lion drapé à fond or, le col orné d’un ruban décoré en camaïeu bistre sur fond beige de hiéroglyphes.
La base marquée : sceptre en bleu.
H. : 30,5 cm (12 in.)
A Berlin porcelain covered vase forming pot-pourri, late 18th century, circa 1790-1795
6 000 - 8 000 €
Potsdam - Die Schlösser und Gärten der Hohenzollern, Köln 1996, p. 140-141, fig. p. 141). Voir également Friedrich Wilhelm II. und die Künste - Preussens Weg zum Klassizismus, Berlin 1997, p. 505 cat. V. 68. Pour un vase décoré de fleurs et de cannelures à fond vert et de fleurs en terrasse, voir la vente 30 avril 2016, lot 47.

D. R.
Fig. 1


Par Ulrich Abegglen-Perrin
En sapin, tilleul, érable et noyer, représentant un chalet flanqué d’une ferme à décor toutes faces, la façade animée d’un balcon et de nombreux escaliers, le tout entouré d’une grille ajourée, la façade du chalet et du corps de ferme inscrites : « We(nn) nu(n) einer will Bau- / en an die Strasse so / muss er die Seüle Tau- / fen Lassen ; Dieses Hauss ist Erbaut / im freuen Schweizer/ land, ist wohl bekant. / im März 1858 ; Ich aber Baue auf / meine art ein / Anderer kan Bauen / auf seine Art ; Mein Vergnügen ist / das Bauen hir kan / Man min Bauart / Schauen. »
(« Si quelqu’un veut construire au bord de la route il doit faire baptiser la colonne ; Cette Maison est construite / dans le libre pays des Suisses / c’est bien connu / en Mars 1858 ; Mais moi, je construis à ma façon, un autre peut construire à sa façon ; Mon plaisir est / la Construction ici on peut (regarder )
/ ma Façon de construire / regarder)., reposant sur un piètement gainé de velours vert et un socle en bois noirci, munie d’une cloche en verre amovible (non illustrée), signée « ULRICH ABEGGLEN / PERRIN » sur les fenêtres du haut du bâtiment principal et datée « 1858 » ; petits accidents et manques
Dimensions (sans socle) :
H. : 17 cm (6 ¾ in.)
l. : 57 cm (22 ½ in.)
P. : 26 cm (10 ¼ in.)
Dimensions (avec socle) :
H. : 27,5 cm (10 ¾ in.)
l. : 66,5 cm (26 ¼ in.)
P. : 36 cm(14 ¼ in.)
A Swiss 19th century chalet model, dated 1858, by Ulrich Abegglen-Perrin
2 000 - 3 000 €
Exécutée avec finesse et grande précision, cette maquette, réalisée en 1858 par l’artisan suisse Ulrich Abegglen-Perrin, reproduit de manière fidèle les caractéristiques d’un chalet suisse, avec notamment des toitures débordantes, des galeries et des balcons
ajourés. Une petite ferme accolée tout aussi soignée ainsi qu’une dépendance dénotent une volonté de réalisme rare.
Cette production minutieuse s’inscrit dans la tradition des objets de souvenir de luxe, destinés aux voyageurs du Grand Tour à la fin du XVIIIe et tout au long du XIXe siècle, qui recherchent le côté pittoresque et romantique des régions qu’ils visitent.
Cette recherche de fidélité stylistique se retrouve ainsi par exemple dans les planches diffusées par l’architecte Karl Friedrich Schinkel (cfr. Fig. 1), défenseur du style régional, ou encore dans le « Chalet suisse » édifié par l’architecte Risold pour l’Exposition universelle de Vienne en 1873, et au sein duquel Abegglen-Perrin, présenta ses œuvres (cfr. fig. 2).


Fig. 1 Fig. 2

D’après un dessin de Serge Royaux (1924–2016)
En acajou et orme, le corps cannelé, reposant sur un socle à section carrée ; petits accidents et manques
H. : 94,5 cm (37 ¼ in.)
D. : 31 cm (12 ¼ in.)
Provenance :
Ancienne collection Prince et Princesse de Savoie ; Vente à Genève, le 18 septembre 2023, lot 4058.
A Neoclassical style mahogany and elm stand, after a drawing by Serge Royaux (1924-2016)
700 - 1 000 €
Attribué à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En bois sculpté et doré, le fronton orné au centre d’un panier fleuri parmi des agrafes feuillagées
Dimensions : 118 × 70 cm (46 ½ × 27 ½ in.)
A Swiss giltwood mirror, first half of the 18th century, Bern, attributed to Johann Friedrich I Funk(1706-1775)
1 500 - 2 000 €
Des miroirs semblables ont été parfois réutilisés déjà au XVIIIe siècle pour encadrer des portraits ; à ce propos nous pouvons rappeler l’exemplaire illustré dans H. B. von Fischer, Le portrait Bernois à travers les siècles, Bâle, 1921, t. II, cat. 38.
Attribuées à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En bois sculpté et doré, à un bras de lumière, le cadre à décor d’écailles et feuillages stylisés
H. : 66 cm (26 in.)
l. : 21 cm (8 ¼ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 225, fig. 419.
A pair of Swiss giltwood girandoles, mid-18th century, Bern, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706-1775)
1 500 - 2 000 €
En acajou, le plateau à volets, reposant sur six pieds fuselés à pans coupés terminés par des roulettes, inscrite au pochoir noir « D.P2681 » sous un des volets ; munie de deux rallonges en acajou
H. : 74 cm (29 ¼ in.)
l. : 143 cm (56 ¼ in.)
P. : 136 cm (53 ½ in.)
Dimensions (une rallonge) : 143 × 50 cm (56 ¼ × 19 ¾ in.)
A Louis XVI style mahogany dining hall table, incorporating old elements
400 - 600 €




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TONDO EN MAJOLIQUE
ITALIENNE DU XIXe SIÈCLE DANS LE STYLE DE LA RENAISSANCE
À décor polychrome au centre d’un amour attaché à un arbre dans un paysage, la chute à fond ocre lustré, l’aile décorée de godrons torses en bianco sopra bianco
D. : 27 cm (10 ¾ in.)
A 19th century Italian majolica tondo in the Renaissance style
400 - 600 €
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CARTEL D’APPLIQUE SUISSE DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, BERNE, VERS 1780
Attribué à Johann Friedrich II Funk (1745–1811)
En bois sculpté, laqué crème et en partie doré, le boîtier surmonté d’un nœud de ruban retenant des guirlandes de laurier au naturel et un panier flanqué de pampres ; petits accidents et manques
H. : 76 cm (30 in.)
l. : 40 cm (15 ¾ in.)
Bibliographie comparative : A. Kägi, S. Marugg, B. Vinzens, Deutschschweizer Uhrmachermeister und ihre Werke vom 14. bis 19. Jahrhundert, 2024, Vol. 1 (Bern /Freiburg), p. 154 cat. 1.59.2.8.
A Swiss late 18th century parcel-gilt and cream lacquered cartel d’applique, Bern, circa 1780, attributed to Johann Friedrich II Funk (1745-1811)
800 - 1
200 €
Augsbourg, vers 1790
Reposant sur une terrasse carrée, la base du fût à ressauts, le fût tronconique ciselé de côtes, la base du binet agrafé de guirlandes fleuries une bobèche à débosseler
Orfèvre BHC, lettre date I
H. : 22,5 cm (8 ¾ in.)
Poids : 660 gr.
A pair of silver candlesticks and their bobeche, Augsburg, circa 1790
800 - 1 200 €
Sans titre – 2009
Huile sur toile
Signée et datée au dos "A. Schnider, 09"
Dimensions : 16 × 33 cm (6 ¼ × 13 in.)
Oil on canvas ; signed and dated on the reverse
8 000 – 10 000 €
EN ARGENT DANS LE STYLE DU XVIIIe SIÈCLE
Par Pochon Frères, Berne, vers 1900
De forme ovale, le présentoir chantourné reposant sur quatre pieds feuillagés. Le corps reposant sur quatre pieds feuillagés, à deux anses feuillagées, la prise du couvercle en bouquet de fraises, le présentoir de forme chantournée sur quatre pieds feuillagés
H (sucrier) : 12,7 cm (5 in.)
Dimensions (présentoir) :
L. : 22 cm (8 ¾ in.)
l. : 16,6 cm (6 ½ in.)
Poids : 860 gr.
A silver 18th century style sugar-pot and its display dish, by Pochon Frères, Bern, circa 1900
300 - 500 €
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Johann Valentin Sonnenschein (1749–1828), Berne, fin du XVIIIe siècle
Portrait de Friedrich Von Sinner (1713–1791)
Buste en terre cuite
Signé V. SONNENSCHEIN 178*? ; reposant sur un socle en marbre alpin ; accidents et restaurations
H. (buste) : 53 cm (20 ¾ in.)
Dimensions (socle):
H. : 17 cm (6 ¾ in.)
l. : 40 cm (15 ¾ in.)
Provenance : Collection aristocratique, Château de Wittigkofen, Berne.
Bibliographie :
W. Bucher, Plastiken von Valentin Sonnenschein, Christoph Hopfengärtner und Zeitgenossen, Exposition Schloss Jegenstorf 11 mai - 12 octobre 1986, p. 41, fig. 25.
A terracotta bust by Johann Valentin Sonnenschein (1749-1828) depicting Friedrich Von Sinner (1713-1791), Bern, late 18th century
2 000 - 3 000 €
Johann Valentin Sonnenschein (1749–1828) originaire de Stuttgart fut un sculpteur, modeleur, stucateur et enseignant de premier plan.
Il travailla à la manufacture de porcelaine de Ludwigsburg de 1770 à 1775. Contre l’ordre du duc Karl Eugen von Württemberg, il s’enfuit à Zurich en 1775, où il travailla à la manufacture de porcelaine locale.
En 1779, il s’installa à Berne, où il passa le reste de sa vie.


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D’après Jean François Rémond, d’après un dessin de Jean-Démosthène Dugourc
En bronze ciselé et doré, le fût à trois caryatides en gaine adossées supportant une urne à l’antique agrémentée de mufles de lion, la base à décor de feuilles d’acanthe ceinte d’une frise de perles
H. : 33 cm (13 in.)
Bibliographie comparative : H. Ottomeyer P. Pröschel et al., Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, vol. 1, p. 286, ill. 4.15.2.
A pair of Louis XVI style gilt bronze candlesticks, after Jean François Remond, after a drawing by Jean-Demosthene Dugourc
1 500 - 2 000 €
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DE GIRANDOLES DE STYLE NÉOCLASSIQUE
En cristal, monture de bronze et métal doré, à trois bras de lumière, le fût orné d’un putto aux bras levés, la base en marbre blanc
H. : 53 cm (21 in.)
l. : 26 cm (10 ¼ in.)
A pair of Neoclassical style gilt-bronze and metal mounted, crystal and white marble three-light girandoles
400 - 600 €
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COMMODE SUISSE DE LA DEUXIÈME MOITIÉ DU XVIIIe SIÈCLE, BERNE
Attribuée à Johannes Aebersold (1737–1812)
En placage de noyer, prunier et filets de houx, ornementation de bronze ciselé et doré, dessus de marbre noir et blanc de Zweilütschinen, la façade ouvrant par deux tiroirs, les pieds cambrés agrémentés de sabots en bronze ; accident au pied arrière-gauche
H. : 83 cm (32 ¾ in.)
l. : 92 cm (36 ¼ in.)
P. : 60 cm (23 ½ in.)
A Swiss gilt-bronze mounted, walnut, plum tree and elmwood commode, second half of the 18th century, Bern, attributed to Johannes Aebersold (1737-1812)
5 000 - 8 000 €
Pour une notice sur Aebersold voir la page 12 du catalogue de vente.

34 PAIRE D’APPLIQUES D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE, PROBABLEMENTTRAVAILSUÉDOIS DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE
En verre et cristal, monture de laiton et bronze doré, à deux bras de lumière, le cul de lampe à motif de tête de bélier
H. : 65 cm (25 ½ in.)
l. : 23 cm (9 in.)
Bibliographie comparative : I. Sychev, The Russian Chandeliers 1760-1830, Moscou, 2003, p. 55 cat. 271-273.
A pair of Neoclassical gilt-brass, gilt-bronze mounted, glass and crystal two-branch wall-lights, late 18th century, probably Swedish
1 500 - 2 500 €

L’apparition fréquente de ce modèle en Suède nous laisse pencher vers une possible production locale. Il convient de signaler que des variantes, virtuellement identiques, se retrouvent aussi en dehors de la Suède, notamment en Russie, où elles sont dites russes (cfr. I. Sychev, The Russian Chandeliers 1760-1830, Moscou, 2003, p. 55 cat. 271-273).
Une paire d’appliques comparable s’est vendue chez Dorotheum Vienne, le 7 décembre 2023, lot 7 tandis qu’une deuxième s’est vendue chez Dorotheum Vienne, le 21 octobre 2010, lot 736.
D’après un dessin attribué à Christian Friedrich Gottlieb Schadow (1761–1831) ou Heinrich Karl Riedel (1756–1821)
En bois noirci, ornementation de bronze ciselé et doré, comprenant six chaises et un canapé, le dossier ajouré à décor de palmes stylisées, les pieds en sabre, garniture de tapisserie au gros point à décor polychrome floral ou de figures mythologiques sur fond vert et passementerie
Dimensions (chaises):
H. : 83,5 cm (32 ¾ in.)
l. : 38 cm (15 in.)
Dimensions (canapé):
H. : 86 cm (33 ¾ in.)
l. : 180 cm (71 in.) (7)
Bibliographie comparative : H. Schmitz, Deutsche Möbel des Klassizismus, von Julius Hoffmann, Stuttgart, p. 153 et p. 185 ; P. Seidel, Kunst und Gewerbe in den königlichen Schlössern, HohenzollernJahrbuch, Berlin-Leipzig, 1909, p. 158 et p. 263 ; A. Stiegel, Berliner Möbelkunst vom Ende des 18. bis zur Mitte des 19. Jahrhunderts, p. 520.
A German gilt-bronze mounted and ebonized salon suite, comprising six chairs and sofa, Berlin, early 19th century, after a drawing by Christian Friedrich Gottlieb Schadow (1761-1831) or Heinrich Karl Riedel (1756-1821)
6 000 - 8 000 €
Cet ensemble de sièges, avec leur structure mêlant des pieds en sabre fortement arqués et un dossier ajouré orné de motifs palmiformes stylisés, reflète les tendances artistiques présentes à la cour prussienne au début du XIXe siècle.
En effet notre ameublement se rapproche d’un certain nombre des dessins des célèbres architectes Christian Friedrich Gottlieb Schadow (1761–1831), Heinrich Karl Riedel (1756–1821) et du jeune Karl Friedrich Schinkel.
Entre 1799 et 1804, Schadow s’occupa des travaux d’aménagement et de décoration intérieure de deux appartements dans le Stadtschloss à Potsdam pour le Roi de Prusse Friedrich Wilhelm III et son épouse Louise travaillant avec les meilleurs artisans de l’époque.
De cette période est conservée une chaise (cfr. fig. 1) avec des ornements incrustés à l’étrusque, dont la forme et la structure en bois noirci teinté ressemblent étroitement à celle de nos chaises (illustrée dans H. Schmitz, ibid., p. 185).

À ce propos, il convient aussi de rappeler le dessin d’une chaise par Schadow daté 1808 (cfr. fig. 2) ou bien quelques dessins de lanternes d’extérieures par Schadow et Riedel (cfr. fig. 3) qui ne sont pas sans rappeler le décor de brin de feuillage ajouré que l’on retrouve sur le dossier de notre ensemble.



Dans son ouvrage dedié aux nouveaux appartements du Château de Potsdam, l’historien de l’art allemand Paul Seidel nous renseigne entre autres sur la livraison de « chaises en poirier dont une partie noirci façon ébène » par le menuisier Friedrich Wilhelm Haensch (quatre chaises « von Birnbaum und schwarz eben Holz, reich mit etrurischen Verzierungen in bunten Couleures ausgefüllt » et huit chaises « von Birnbaumholz reich mit etrurischen Verzierungen. In Schwarz ausgefüllt » (cfr. P. Seidel, ibid., p. 158; voir aussi A. Stiegel, ibid., p. 520).
Des bronzes très proches, réalisés par le bronzier Johann Christoph Ermisch, se retrouvent sur le bureau de la reine Luise (cfr. fig. 4), livré par l’ébèniste Hamann pour le Stadtschloss de Postdam en 1800 (cfr. P.Seidel, ibid p. 263).

Tous ces éléments nous induisent à conclure que cet ensemble pourrait être l’œuvre du menuisier Friedrich Wilhelm Haensch (mentionné 1782–1814) avec la collaboration du bronzier Johann Christoph Ermisch (mentionné 1794–1803).
La rareté de notre mobilier est accrue par sa provenance prestigieuse ; en effet ils faisaient probablement partie d’un groupe plus vaste qui comprenait à l’origine au moins douze chaises et deux canapés. La deuxième moitié de cet ensemble (un canapé et cinq chaises, la sixième ayant disparu pendant la deuxième Guerre Mondiale) se trouve depuis 1909 dans les collections du Landesmuseum
Württemberg (inv. 9,556 ; 9,557 ; G 9,559 ; G 9,560 ; G 9,561 ; G 9,562) à Stuttgart (cfr. fig. 5) au moment où elle fut léguée au Musée par le docteur Sieglin après l’avoir acquis auprès du marchand berlinois J. Klausner & Sohn.



L’inventaire du musée de Stuttgart nous apprend que l’ensemble provenait des collections du grand militaire prussien Gerhard Leberecht Blücher, fameux général et vainqueur de Napoléon avant d’intégrer les collections du château de Jacobsdorf (cfr. fig. 6) (Jakubowice) dans l’ancienne Silésie (actuelle Pologne) ; nous pouvons rappeler que depuis les années 1820 ce château appartenait à Moritz von Prittwitz und Gaffron (1795–1885), lui aussi général des armées prussiennes.

Nous pouvons donc imaginer que notre mobilier ait connu le même destin de l’ensemble du Musée au moins jusqu’à la mort du général Prittwitz à la fin du XIXe siècle.
La Chimère d’Arezzo ou Chimère blessée de Bellérophon
Groupe en bronze
La créature fabuleuse se compose d’un lion avec une queue en forme de serpent, et surmonté d’une chèvre; reposant sur un socle en pierre reconstitué et une base en bois d’époque postérieure
Dimensions : 78 × 120 × 40 cm
(30 ¾ × 47 ¼ × 15 ¾ in.)
Dimensions (avec socle) :
85 × 124 × 51 cm
(33 ½ × 48 ¾ × 20 in.)
Provenance : Collection privée, France.
A bronze group depicting the Chimera of Arezzo or Wounded Chimera of Bellerophon, based on the Etruscan model, Italy
6 000 - 8 000 €

Découverte en 1553 près d’Arezzo en Italie, la Chimère étrusque pourrait bien avoir été un ex-voto à une divinité inconnue. Cosme Ier de Médicis cherche alors à mettre en avant le prestigieux passé étrusque de la région, qui fut l’un des principaux foyers de cette civilisation puissante et originale, antérieure à celle des Romains, pour justifier ses ambitions politiques et sa volonté d’expansion territoriale. Cosme Ier souhaite que la République florentine étende son pouvoir à l’ensemble du territoire compris entre l’Arno et le Tibre, correspondant à l’ancienne Étrurie. Pour ce grand mécène, la Chimère symbolise la supériorité de la Toscane dans le domaine artistique ainsi que sa victoire sur ses adversaires. Preuve de la valeur qu’il lui accorde, il la fait placer au palais de la Seigneurie, sa résidence à Florence et le siège du gouvernement et en confie selon la légende la restauration à Benvenuto Cellini ; sa queue sera reconstituée au XVIIIe siècle. Présentée à la galerie des Offices à partir de 1718, la sculpture rejoint en 1871 le Musée archéologique national de Florence.
Les reproductions grandeur nature de cette chimère sont rares. Nous avons connaissance de deux exemplaires (1933) pour le parc devant la gare d’Arrezzo (fonderia Aglietti), refaites après 1945 par la fonderia Marinelli) ; une copie à la Porta San Lorentino Arezzo (Enzo Scatragli) 1999 et une copie directe sur l’original par la fonderia Marinelli, 3 exemplaires réalisés (2010).
Attribuée à la Königlich Preussische Eisengiesserei, d’après un dessin de Karl Friedrich Schinkel (1781–1841)
En fonte de fer redoré, le fût cannelé ceint d’une bague à décor de feuilles de lotus et tiges d’asperge, le piètement tripode ponctué de palmettes ajourées stylisées, terminée par des pieds en griffe H. : 155 cm (61 in.)
Bibliographie comparative : E. Schmidt, Der preussische Eisenkunstguss - Technik, Geschichte, Werke, Künstler, Berlin, 1981, pp. 154155, 159, pl. 139.
A German Neoclassical gilt-lead porte-torchere, attributed to the Königlich Preussische Eisengiesserei, after a drawing by Karl Friedrich Schinkel (1781-1841)
3 000 - 5 000 €
Le dessin de notre porte-torchère nous renvoie au répertoire connu du célèbre architecte prussien Karl Friedrich Schinkel (1781–1841).

Son style, marqué par un retour à l’architecture grecque classique, s’exprima dans son travail de peintre et architecte d’intérieur. Le Staatliche Museen de Berlin conserve un nombre très important de dessins par Schinkel ; l’un en particulier nous rappelle en tout point la structure et le répertoire ornemental de notre torchère (cfr. fig. 1).
Notre exemplaire, conçu entièrement en fonte de fer doré, peut être mis en relation avec le travail de la manufacture royale prussienne éponyme Königlich Preußische Eisengießerei, fondée en 1804 et active tout au long du XIXe siècle.
Une paire de porte-torchères comportant une structure stylistiquement proche à la nôtre bien qu’en fonte de fer patiné et non doré (cfr. fig. 2), est conservée dans les collections du Metropolitan Museum de New York (inv. 2007.188.1,.2)






En fer forgé à patine brune, dessus en marqueterie de mosaïque, soutenue par douze montants en balustre réunis par une barre d’entretoise
H. : 54 cm (21 ¼ in.)
l. : 134 cm (52 ¾ in.)
P. : 50 cm (19 ¾ in.)
An Etruscan revival wrought iron occasional table
1 500 - 2 000 €
Attribués à Morgan Colt (1876–1926)
En métal patiné, l’assise ployante garnie de cuir havane pour l’un et cognac pour l’autre
H. : 49 cm (19 ¼ in.)
l. : 59 cm (23 ¼ in.)
A pair of Etruscan revival patinated metal curule stools, first half of the 20th century, attributed to Morgan Colt (1876-1926)
1 500 - 2 000 €
COFFRE DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, TRAVAIL PROBABLEMENT
En vernis européen, à décor toutes faces or de scènes de port dans le goût chinois sur fond brun dans un entourage aventurine, monture de laiton doré à décor de rinceaux feuillagés, le couvercle de forme bombée, les côtés munis de poignées, reposant sur un piètement amovible d’époque postérieure ; petits accidents au pied
Dimensions (cabinet):
H. : 42 cm (16 ½ in.)
l. : 74 cm (29 ¼ in.)
P. : 42 cm (16 ½ in.)
Dimensions (piètement) :
H. : 73,5 cm (29 in.)
l. : 86,5 cm (34 in.)
P. : 54,5 cm (21 ½ in.)
Provenance :
Vente Nagel Stuttgart, le 9 novembre 2023, lot 1237 ; Acquis au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
A late 18th century gilt-brass mounted and japanned casket, probably German, on a later stand
2 500 - 4 000 €
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France, XIXe siècle
Lucille (Lucilla), épouse de Lucius Verus (co-empereur de 161 à 169) impératrice romaine, fille de Marc Aurèle
Tête monumentale en plâtre
Reposant sur un piédouche; avec deux plaques en métal « MUSEE ROYALDE SCULPTURE/ INVENTAIRE GENERAL / n° 2311, BELGIQUE » et « MAISON DE L’EMPEREUR/ MUSEES IMPERIAUX »
(Accidents et restaurations)
H. : 176 cm (69 ¼ in.)
H. (totale) : 198 cm (78 in.)
l. : 90 cm (35 ½ in.)
Provenance : Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (cfr. Fig. 1), à partir de juin 1870 (inv. 2331)
A monumental plaster head depicting Lucilla, wife of Lucius Verus, roman imperator, daughter of Marcus Aurelius, France, 19th century
12 000 - 18 000 €
La tête originale en marbre a été découverte sur le site de la basilique judiciaire du forum de Carthage, date des années 161–165 après J.-C. Elle appartenait à une statue acrolithe, dont seules les extrémités étaient en marbre et l’armature en bois. Œuvre majeure de la sculpture de l’Afrique romaine, elle atteste la présence du culte impérial dans la basilique et permet de situer le programme monumental du sommet de Byrsa dans le troisième quart du IIe siècle de notre ère.
Lucilla (Rome, 7 mars 150 – Capri, 182) était une impératrice romaine. En août 1847, le bey de Tunis, Ahmed Ier ibn Mustafa (1806–1855) fait don de la tête à M. De Laporte, directeur du consulat général de France à Tunis. M. De Laporte l’a à son tour donnée à l’État français et elle est aujourd’hui conservée au Louvre (MA1171).



Allemagne du Sud ou Italie du Nord, deuxième moitié du XVIIe siècle
Portrait d’un gentilhomme ottoman
Relief en marbre
Enchâssé dans un cadre en bois mouluré et noirci ; avec une étiquette au dos du cadre avec les numéros 39 et 50 ; Dimensions : 19 × 13,5 cm (7 ½ × 5 ¼ in.)
Dimensions (avec cadre) : 33,5 × 29 cm (13 ¼ × 11 ½ in.)
A marble relief depicting a portrait of an Ottoman gentleman, Southern Germany or Northern Italy, second half of the 17th century
500 - 800 €
Les liens politiques et économiques entre Venise et l’Empire Ottoman ont donné lieu à un métissage culturel qui comprenait les allées et venues d’artistes européens vers et depuis l’Empire ottoman. Ce charmant portrait d’un gentilhomme ottoman, témoigne de la fascination que l’Orient exerçait sur les Européens.
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PAIRE DE CANDÉLABRES DE STYLE RÉGENCE
Montés en lampe
En bronze argenté, à deux bras de lumière, muni d’abat-jours en tissu ivoire
H. (avec abat-jour) : 51 cm (20 in.)
A pair of Regence style silvered-bronze two-light candelabra, mounted as lamps
300 - 500 €
D’après François Anguier (1612–1686), France, début du XIXe siècle
Neptune
Groupe en bronze
Reposant sur une base de forme rectangulaire et de style naturaliste
H. : 25,5 cm (10 in.)
A bronze group depicting Neptune, after François Anguier (1612-1686), France, early 19th century
500 - 800 €
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Italie, dans le style du XVIIe siècle, XIXe siècle ou antérieur
Un jeune empereur
Buste en bronze doré
Reposant sur un socle en marbre vert de mer, albâtre et un contre socle en marbre jaune de Sienne
H. : 11,5 cm (4 ½ in.)
H. (totale) : 22 cm (8 ½ in.)
A gilt-bronze bust depicting a young emperor, Italy, in the style of the 17th century, 19th century or earlier
400 - 600 €
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PETIT BOUGEOIR TROMPETTE EN ARGENT
Par Pochon Frères, Berne, vers 1900
La base légèrement en cuvette à bord chantourné, le fût évasé en trompette, un nœud à la prise, entre deux motifs de godrons tors, le binet cylindrique recevant une bobèche à bord chantourné
H. : 11 cm (4 ¼ in.)
D. : 9 cm (3 ½ in.)
Poids : 80 gr.
A silver trumpet candlestick, by Pochon Freres, Bern, circa 1900
200 – 300 €
47
COMMODE SUISSE DU MILIEU DU XVIIIe SIÈCLE
Attribuée à Mathäus Funk (1697–1783)
En placage de noyer et ronce de noyer, ornementation de bronze ciselé et doré, dessus de marbre rose veiné, la façade ouvrant par trois tiroirs sans traverse, les pieds cambrés
H. : 88 cm (34 ¾ in.)
l. : 125 cm (49 ¼ in.)
P. : 65 cm (25 ½ in.)
Provenance : Ancienne collection aristocratique, Berne ; Vente Koller Zurich, le 22 septembre 2016, lot 1054 (CHF 17.300) ; Acquise au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 40 fig. 39, p. 93 figs. 142-143.
A Swiss gilt-bronze mounted, walnut and burr-walnut commode, mid-18th century, attributed to Mathäus Funk (1697-1783)
6 000 - 8 000 €
La façade à trois rangs de cette commode est inspirée des modèles de la Régence française. Notre exemplaire, qui représente l’un des modèles les plus luxueux de l’atelier de Mathäus Funk est datable des années 1745–1750, témoignant ainsi du décalage existant dans le développement des modes dans les arts décoratifs suisses.
La rareté de ce modèle est témoignée par la présence d’une pièce comparable au-delà des frontières de la confédération Helvétique jusqu’à la cour de Wurtemberg à Stuttgart au château de Ludwigsbourg (actuellement Wurttembergisches Landesmuseum) ; cette dernière est illustrée dans H. von Fischer, ibid p. 40 fig. 39.
Signalons que notre exemplaire nous est parvenu dans un état de conservation remarquable dans la mesure où les intérieurs des tiroirs ont conservé, chose rare pour l’époque, leurs papiers du XVIIIe siècle.


Japon, époque Edo, début du XVIIIe siècle
Chacun orné en léger relief de deux cartouches lobés en laque hiramaki-e et takamaki-e, rehaussés de pigments polychromes, l’un à décor d’un phénix (ho-o) en vol au-dessus de magnolias et bambous, l’autre d’un pinson perché sur une branche de cerisier au-dessus de pivoines, alternant avec des feuillets de poèmes noués, sur fond de porcelaine Arita à motifs de fleurs et de rinceaux feuillagés ; fêles et restaurations H. : 58,5 cm (23 in.)
Provenance : Collection privée, Espagne ; Commerce de l’art, Paris ; Acquis en 2012 auprès de la Galerie Xavier Delasalle, Paris.
A rare pair of lacquered Arita porcelain beaker vases, Japan, Edo period, early 18th century
7 000 - 10 000 €
Une paire de vases comparable est conservée les collections nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden), provenant historiquement de la collection d’Auguste le Fort, prince-électeur de Saxe, sous les numéros d’inventaire PO 5679 et PO 5680 ; elle est également illustrée dans U. Pietsch, C. Bischoff, Japanisches Palais zu Dresden - Die Königliche Porzellansammlung Augusts des Starken, p. 120, fig. 51.
Pour une étude complémentaire de cette paire de vases, voir Eva Ströber, « Chinesische und japanische Porzellane mit Lackdekoren in der Dresdener Porzellansammlung », dans Schwartz Porcelain – Die Leidenschaft für Lack und ihre Wirkung auf das europäische Porzellan, Munich, 2003, p. 26-27, fig. 1-2.
ALLEMAND D’ÉPOQUE ROCOCO, PROBABLEMENT BERLIN
OU POTSDAM
En bois repeint vert et en partie argenté, le cadran émaillé rapporté, chiffres romains pour les heures, arabes pour les minutes, trotteuse décentrée, guichet pour la date du mois, mouvement avec échappement Graham, suspension à lame, sonnerie des heures et des quarts ; petits accidents au pied avant droit
H. : 271 cm (106 ¾ in.)
l. : 62 cm (24 ½ in.)
P. : 45 cm (17 ¾ in.)
A German Rococo silvered and green painted longcase clock, probably Berlin or Potsdam
4 000 - 6 000 €
La source d’inspiration pour la caisse de ce grand régulateur de parquet est à rechercher dans les gravures de Johann Michael Hoppenhaupt (cfr. K. Maurice, Die deutsche Räderuhr, Vol. I, p. 239, figs. 141-143) éditées entre 1751 et 1755 par Johann Wilhelm Meil.
La qualité de la sculpture et la combinaison de bois peints vert et argent nous laisse imaginer qu’elle fut conçue pour s’intégrer au sein d’un décor de boiseries précis. À ce propos il nous semble intéressant de mentionner que de nombreux intérieurs, surtout à Potsdam, tels le Neues Palais ou Sanssouci furent conçus avec une décoration argentée combinée avec un fond de couleur pastel rose, jaune ou vert.
La caisse de notre modèle se rapproche étroitement d’un exemplaire attribué au fabricant d’instruments Johann Kristian Krüger (vers 1726–1766) et conservé au Musikinstrumenten-Museum (inv. Nr. 4900) de Berlin (cfr. fig. 1).
Quant au buste d’Apollon qui décore la façade de notre pièce, il se retrouve également sur un régulateur de parquet attribué à l’horloger berlinois Louis George également conservée dans les collections du MusikinstrumentenMuseum de Berlin (inv. Nr. V 214 E).



Portraits de Daniel (1631–1676) et Hans Jacob (1629–1678) Jenner
Paire d’huiles sur toiles
(Toiles d’origine)
Le portrait de Hans Jenner :
Daté, annoté et identifié avec le blason ’ DEN XX FEBRUARY A° 1656 / AETATIS.
SVAE. XXVI / H. I.’ en haut à droite
Le portrait de Daniel :
Annoté, daté et identifié avec le blason: ’AETATIS. SVAE. XXV / ANNO 1656. / .D. J. ’ en haut à gauche
Marqué d’un écu de gueule au croissant d’or inversé surmonté d’une étoile d’or
Dimensions : 67,5 × 56,5 cm (26 ½ × 22 ¼ in.)
(Soulèvements et restaurations)
Portraits of Daniel (1631-1676) and Hans Jacob (1629-1678) Jenner, oil on canvas, a pair, dated, Swiss School, 1656
5 000 - 7 000 €
51
GRANDE POTICHE OCTOGONALE EN PORCELAINE ARITA, Japon, époque Edo, première moitié du XVIIIe siècle
De forme balustre, à décor sur quatre faces en laque allemande au goût chinois du XVIIIe siècle, figurant des personnages dans des paysages arborés, la porcelaine ornée d’ikebana et branchages de cerisier et grenadier dans des grands cartouches ; couvercle en bois peint polychrome d’époque postérieure ; restaurations et fêles
H. : 81 cm (32 in.)
H. (sans couvercle) : 64 cm (25 ¼ in.)
Provenance :
Vente Stuker, Herbstauktion, 2013
A large octagonal Arita porcelain jar, Japan, Edo period, first half of the 18th century
1 000 - 1 500 €
52
Comprenant trente-huit pièces, notamment un Charonia tritonis, un Turbo marmoratus, un Cassis cornuta, un Cymbiola imperialis et un Cypraea aurantium
L. : de 2 à 21 cm (from ¾ to 8 ¼ in.) (38)
A set of thirty-eight shells
1 000 - 1 500 €
DE L’ALLEMAGNE
En vernis européen à décor or de rinceaux et volatiles sur fond noir, le bâti en chêne et noyer, la façade ouvrant par un tiroir en partie haute, deux vantaux découvrant dix tiroirs autour d’un vantail central muni d’un théâtre amovible intérieur, un tiroir et une tablette coulissante en partie basse, le piètement amovible à montants en pilastre, étiquette imprimée au dos inscrite « WARING & GILLOW / 180 OXFORD STREET / Removal and Warehousing Dept. / Name (...) / No. (...) 250 ; nombreux accidents et manques
Dimensions (cabinet) :
H. : 84 cm (33 in.)
l. : 108 cm(42 ½ in.)
P. : 44 cm (17 ¼ in.)
Dimensions (piètement) :
H. : 71 cm (28 in.)
l. : 115,5 cm (45 ½ in.)
P. : 38 cm (15 in.)
A late 17th century japanned cabinet and stand, probably Northern German
3 000 - 5 000 €

En bois de cèdre gainé de peau de lama, le couvercle amovible orné en façade d’une frise à décor ajouré de chimères et oiseaux bicéphales, les côtés munis de poignées ; usures
H. : 41 cm (16 ¼ in.)
l. : 67 cm (26 ½ in.)
P. : 48 cm (19 in.)
A Petaca cedarwood and lama leather upholstered casket, 17th-18th century, New Spain
1 000 - 1 500 €
Portrait du baron Sigmund von Graffenried enfant
Huile sur toile, de forme ovale
Porte le blason, l’identification du modèle et la date ’1687’ à gauche
Annotée ’SIG. V. GRAFF / A° 1687 / des Brn : Schultheifs : zu Thun u : nachher / Venners Sohn / AB rest . 1898. ’ à l’encre au verso
Dimensions : 78,5 × 62,5 cm (31 × 24 ½ in.)
Dans son cadre d’origine en bois doré et sculpté
Bibliographie :
Henry B. de Fischer, Le portrait bernois à travers les siècles,IIIe volume, Bâle, 1932, p. 21, repr.
Portrait of Sigmund von Graffenried as a child, oil on canvas, dated, Swiss School, 17th C.
4 000 - 6 000 €
Berne, 1765–1832
Portrait d’Edouard von Graffenried
Huile sur toile
Porte deux étiquettes au verso déclinant l’identité de l’artiste et du modèle et détaillant la provenance de l’œuvre au sein de la famille
Dimensions : 41 × 32,5 cm (16 ¼ × 12 ¾ in.)
Portrait of Edward v. Graffenried, oil on canvas, by F. König
2 000 - 3 000 €
Attribuée à Bendicht Blaser
En bois noirci et teinté à l’imitation de l’écaille, le cadran en étain. Échappement à roue de rencontre, anneau de suspension en laiton.
H. (avec l’anneau) : 42 cm (16 ½ in.)
l. : 35 cm (13 ¾ in.)

Bibliographie comparative : A. Kägi, S. Marugg, B. Vinzens, Deutschschweizer Uhrmachermeister und ihre Werke vom 14. bis 19. Jahrhundert, t. 1. Bern / Freiburg, pp. 74-75 cat. 1.54.2.
A Swiss 18th century ebonised “queue de vache” clock, attributed to Bendicht Blaser
2 500 - 4 000 €
58
École suisse du XVIIe siècle
Portrait de jeune garçon au nœud rouge
Huile sur toile
Dimensions : 61 × 50 cm (24 × 19 ¾ in.) (Restaurations)
Portrait of a young boy with a red bow tie, oil on canvas, Swiss School, 17th C.
1 500 - 2 000 €
59
Bohème, suiveur du Maître des fonds ornementés, début du XVIIIe siècle
Saint Jean Népomucène
Panneau en relief en bois
Dans un cadre en bois d’époque postérieure
Dimensions : 31 × 20 cm (12 ¼ × 7 ¾ in.)
Avec cadre 37 × 26 cm (14 ¼ × 10 ¼ in.)
Bibliographie comparative : J. Voigt, Für die Kunstkammern Europas - Reliefintarsien aus Eger, Halle an der Saale 1999, pp. 74-80, fig. 58-60.
A wooden relief panel depicting Saint John Nepomucene, Bohemian, follower of the Master of the Ornamental Backgrounds, early 18th century
300 - 500 €
Jean Nepomucène fut béatifié en 1721, puis canonisé par le pape Benoît XIII en 1729, comme martyr du secret de la confession. Son culte et les vénérations du futur Saint s’étaient déjà établis en Bohème et surtout à Prague avant cette date officielle.

À décor posé à froid à l’imitation du laque de fleurs et volatiles sur fond vert
H. : 51 cm (20 in.)
A Japanese porcelain covered vase
600 - 800 €
À décor de Chinois sur fond rouge. H. : 63 cm (24 ¾ in.) Manques dans la peinture
A Berlin earthenware covered vase, 19th century
400 - 600 €
Attribué à Johann Friedrich I Funk (1706–1775) et Johann August Nahl (1710–1781)
En bois sculpté et doré, le fronton orné au centre d’une grenade éclatée parmi des rinceaux feuillagés
H. : 140 cm (55 in.)
l. : 89 cm (35 in.)
Provenance : Collection aristocratique, Fribourg.
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, pp. 220-221 figs. 401-402.
A Swiss giltwood mirror, mid-18th century, Bern, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706-1775) and Johann August Nahl (1710-1781)
4 000 - 6 000 €
Stylistiquement datable des années 1750, ce miroir, caractérisé par une grande qualité du dessin et une extrême finesse des motifs sculptés, représente un rare témoignage de l’influence de Johann August Nahl dans l’œuvre de Johann Friedrich I Funk.
Ce sculpteur d’origine allemande participa activement à la décoration des Palais de Potsdam et Berlin avant d’être nommé en 1746 « Surintendant des ornements » de Frederic II de Prusse. Peu de temps après, il est contraint de quitter Berlin et se réfugie en Suisse où il resta jusqu’en 1755.

Son séjour suisse aura un impact décisif dans l’œuvre de Funk, comme en témoigne le miroir que l’on présente icioù on retrouve des motifs directement issus du répertoire décoratif de Nahl, notamment les ailes stylisées très caractéristiques que l’on retrouve dans la partie haute de notre miroir. Un miroir comportant un décor d’ailes comparable est illustré dans H. von Fischer, ibid p. 220, fig. 400.
Attribuée à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En bois sculpté et doré, dessus de marbre rouge jaspé de Truchefardel restauré, la ceinture à décor de cartouches ajourés, les montants en double volute surmontés de cabochons et rocailles, réunis par une entretoise ; restaurations, renforts sous l’entretoise
H. : 82 cm (32 ¼ in.)
l. : 95,5 cm (37 ½ in.)
P. : 52 cm (20 ½ in.)
A Swiss giltwood console, mid-18th century, Bern, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706-1775)
4 000 - 6 000 €
Stylistiquement datable des années 1750–1760, cette console peut être attribuée au talentueux sculpteur bernois Johann Friedrich Funk I (1706–1775), cadet du célèbre ébéniste Mathäus Funk.
La qualité des motifs sculptés et la variété du répertoire décoratif, mêlant agrafes et cartouches asymétriques, représente une interprétation accomplie des modèles français de la même époque. Le marbre utilisé, un rouge jaspé de Trucherfardel, illustre des liens commerciaux étroits entre les Funk et les marbriers de la famille Doret, célèbre dynastie de marbriers dont le rayonnement commercial s’étendit bien au-delà de la Suisse avec nombreuses commandes en France, surtout dans la région de Lyon et dans la Vallée du Rhône.
Parmi les consoles attribuées à Johann Friedrich Funk I passées en vente ces dernières années, rappelons l’exemplaire vendu chez Koller Zurich, le 18 juin 2020, lot 1087 (CHF 14.940) ou celui vendu chez Koller Zurich, le 29 mars 2012, lot 1034 (CFH 9.600). Une dernière est illustrée dans H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 231, fig. 444.


FRAGMENT DE TAPISSERIE
DITE « AUX FEUILLES DE CHOUX », DEUXIÈME MOITIÉ DU XVIe SIÈCLE, PROBABLEMENT
ATELIERS DE LA MARCHE
En laine, à décor de volatiles dans un paysage arboré animé d’architectures imaginaires à l’arrière plan, des animaux fantastiques tels une chimère et un lion attaquant un loup en partie basse ; petits accidents
Dimensions : 208 × 133 cm (82 × 52 ¼ in.)
A Franco-flemish feuille de choux tapestry fragment, second half of the 16th century, probably from the Marche’s workshops
3 000 - 5 000 €
Notice complète sur artcurial.com
DEUX STATUETTES DE CHINOIS EN FAÏENCE BLANCHE, XIXe SIÈCLE
Assis en tailleur, sur une base rectangulaire
H. : 17,5 cm (7 in.)
Two white earthenware Chinese statuettes, 19th century
300 - 400 €
66
CUILLÈRE EN VERRE OPALIN DU PREMIER TIERS DU XVIIIe SIÈCLE, VERS 1720–1730
À décor en camaïeu rouge et or de deux Chinois et au revers d’un oiseau parmi des rinceaux feuillagés, le bord orné d’une frise de rinceaux, la peinture attribuée à Ignaz Preissler.
L. : 12 cm (4 ¾ in.)
An opaline glass spoon, first third of the 18th century, circa 1720-1730
700 - 1 000 €
67
POTICHE COUVERTE EN PORCELAINE IMARI, Japon, époque Edo, XVIIe–XVIIIe siècle
De forme balustre, orné de grands cartouches à décor de phénix, shishi, pivoines et cerisiers, le couvercle surmonté d’un shishi formant la prise ; fêle et petits manques
H. : 57 cm (22 ½ in.)
An Imari porcelain vase and cover, Japan, Edo period, 17th-18th century
600 - 800 €
68
STATUETTE DE SHISHI EN PORCELAINE HIRADO, Japon, époque Meiji, XIXe siècle
Représenté couché, la tête légèrement tournée vers le côté ; éclat
H. : 11,7 cm (4 ½ in.)
L. : 22,5 cm (8 ¾ in.)
An hirado porcelain figure of a shishi, Japan, Meiji period, 19th century
200 - 300 €
69
PAIRE D’ÉLÉPHANTS EN FAÏENCE DE DESVRES DE LA FIN DU XIXe SIÈCLE, DÉBUT DU XXe SIÈCLE, ATELIER DE GÉO MARTEL
à décor en manganèse, rouge et jaune
Marqués : JH
H. : 19 cm (7 ½ in.)
L. : 28 cm (11 in.)
A pair of Desvres earthenware elephants from the Geo Martel workshop, late 19th-early 20th century
600 - 800 €

En tôle laquée polychrome, à décor de personnages habillés dans le goût chinois ; petits accidents H.: 39 et 40,5 cm (15 ¼ and 16 in.)
A pair of 19th century lacquered tole flower pots, probably Black Forest
400 - 600 €
Une paire de bouquetières virtuellement identique se trouvait dans l’ancienne collection de Ann et Gordon Getty à Wheatland et fut vendue chez Christie’s New York, le 20 octobre 2023, lot 374 ($ 3.780).
En noyer, le plateau soutenu par un montant torsadé, la base circulaire terminée par des pieds en boule aplatie ; accident au plateau d’un des deux H.: 89,5 et 92,5 cm (35 ¼ and 36 ½ in.)
Two 18th century walnut gueridon porte-lumiere
200 - 300 €
Brugg, 1645 – Berne, 1736
Fleurs et fruits sur un entablement
Huile sur toile (Toile d’origine)
Dimensions : 87 × 71 cm (34 ¼ × 28 in.)
Provenance : Vente anonyme ; Berne, Auktionshaus Zofingen, le 17 novembre 2021, lot 349 ; Acquis au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
Flowers and fruit on an entablature, oil on canvas, by J. Dünz
4 000 - 6 000 €

Attribués à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En bois sculpté et doré, à un bras de lumière, le cadre à décor de palmes stylisées
Dimensions : 52 × 20 cm (20 ½ × 8 in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 225, figs. 416-417.
A pair of Swiss giltwood girandoles, Bern, mid-18th century, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706-1775)
500 - 800 €
Brugg, 1645 – Berne, 1736
Composition à la coupe de fruits et au bouquet de fleurs sur un entablement
Huile sur toile (Toile d’origine)
Dimensions : 61 × 75 cm (24 × 30 in.)
Provenance :
Vente anonyme ; Berne, Dobiaschofsky, le 4 novembre 2022, lot 16 ; Acquis au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
Fruit bowl composition and flower bouquet on an entablature, oil on canvas, by J. Dünz
3 000 - 4 000 €


75
Attribué à l’atelier de Ulrich Baumgartner (1580–1652)
En noyer et incrustations de nacre, à décor gravé toutes faces de cerfs, volatiles et rinceaux feuillagés, les plaques en nacre à motif de figures allégoriques, le couvercle découvrant un intérieur gainé de moiré muni d’un tiroir et de deux compartiments, reposant sur des pieds en toupie
H. : 12,5 cm (5 in.)
l. : 20,5 cm (8 in.)
P. : 12 cm (4 ¾ in.)
A Southern German mother-of-pearl inlaid and walnut jewelery casket, 17th century, probably Augsburg, attributed to Ulrich Baumgartner’s (1580-1652) workshop
4 000 - 6 000 €
Cet élégant coffret, caractérisé par un savant mélange de décors gravés d’animaux, volatiles, rinceaux végétaux et plaques incrustées de nacre peut être rattaché à la production de l’atelier de Ulrich Baumgartner (1580–1652), fondateur de la plus célèbre dynastie de fabricants de cabinets active à Augsbourg au XVIIe siècle.
Tant par ses proportions que par la décoration de sa façade alternant frises gravées et cabochons en pierre rouge, elle peut être mise en relation avec un
dessin de Christophe Jamnitzer (1563–1618), vers 1600–1618, conservé au Staatliche Museum de Berlin (inv. Hdz 04827) ; ce dernier s’éloigne de notre exemplaire par la structure architecturée du couvercle ainsi que par les pieds en griffe enserrant une boule (cfr. fig. 1).
Un coffret virtuellement identique, le corps agrémenté de plaques en nacre à décor de figures allégoriques féminines très proches de celles présentes sur notre exemplaire, était conservée dans les collections du musée national bavarois (KI 8629-2), (cfr. fig. 2) tandis qu’un deuxième, ce dernier ayant un décor gravé uniquement à motifs végétaux, s’est vendu à Paris, Hôtel Drouot, le 20 septembre 2023, lot 72 (cfr. fig. 3).
Rappelons aussi un échiquier comportant un décor gravé alterné de plaques en ébène à décor d’insectes et plaques en nacre, attribué à l’atelier de Ulrich Baumgartner, s’est vendu chez Christie’s Amsterdam, le 20 novembre 2012, lot 70.



76
Décoré de portraits d’hommes probablement représentant les continents
D. : 5,5 cm (2 ¼ in.)
A set of three carved and stained wooden game pieces, Germany, Eger, second half of the 17th century
300 - 500 €


Attribuée à Mathäus Funk (1697–1783)
En placage de noyer et ronce de noyer, ornementation de bronze ciselé et verni, dessus de marbre rose du Rosenlaui restauré, la façade ouvrant par deux tiroirs, les pieds cambrés agrémentés de sabots en bronze ; petits accidents
H. : 87,5 cm (34 ½ in.)
l. : 102 cm (40 in.)
P. : 59 cm (23 ¼ in.)
Provenance :
Par tradition orale, curé de Kirchdorf ; Ancienne collection privée bernoise.
Bibliographie comparative :
H. Kreisel, G. Himmelheber, Die Kunst des Deutschen Möbels – Spätbarock und Rokoko, G.H. Beck, Munich, 1970, Vol. II, pl. 1133.
H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 41 fig. 40, pp. 43-46 figs. 43-49, p. 96 fig. 151, p. 97 figs. 153, 155-156, p. 99 figs. 158-161, p. 102 figs. 169-170, p. 103 figs. 172-174, p. 104 fig. 176, p. 105 figs. 178, 180 et 181.
A Swiss gilt-varnished bronze mounted, walnut and burr-walnut commode, Bern, mid-18th century, attributed to Mathäus Funk (1697-1783)
15 000 - 20 000 €
Notre commode, mêlant un savant choix de placages de noyer de la meilleure qualité, un rare marbre rose du Rosenlaui et une fine parure de bronze doré finement déchiqueté, représente l’exemplaire le plus luxueux de la production de Mathäus Funk (1697–1783), membre le plus important de la dynastie d’ébénistes éponyme, active à Berne tout au long du XVIIIe siècle.
Funk commença son apprentissage à Francfort, puis résida à Paris pendant plusieurs années. Il retourna ensuite à Berne, où il fut autorisé à ouvrir son propre atelier en 1724. Seul parmi les ébénistes locaux à avoir reçu une
formation parisienne, parmi ses clients figuraient la cour ducale de Württemberg et les plus grandes familles de la région.
L’influence parisienne est évidente dans le choix des ornements en bronze doré ; en effet la composition ornementale du cartouche en bronze de la façade ainsi que les coquilles étirées en accolade ou en « C », très découpées et associées à un élément naturaliste servant de pognée de tirage, sont directement issues du répertoire ornemental de Mathieu Criaerd l’un des plus importants ébénistes de la période Louis XV.




Une commode estampillée par Criaerd et comportant la même ornementation en bronze doré est illustrée dans H. von Fischer, Fonk à Berne – Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 321, fig. 631 (cfr. fig. 1).
Funk produisit une grande variété de secrétaires, bureaux, fauteuils et boîtes d’horloge, mais il est surtout connu pour ses commodes. Comme le signale Walter de Sager dans son ouvrage : « Cette commode, nouvelle pour les Bernois, captura leur imagination et devint la pièce de mobilier la plus importante de leurs salons au XVIIIe siècle ».
Une commode comparable, conservée à l’Hôtel de Musique de Berne, est illustrée dans H. Kreisel, ibid. (cfr. fig. 2).
Parmi les quelques rares exemplaires passés en vente ces dernières années, notons celle vendue chez Koller Zurich, le 17 septembre 2015, lot 1049(34.100 CHF), chez Koller Zurich, le 23 mars 2016, lot 1062(42.500 CHF), chez Christie’s Londres (cfr. fig. 3), le 26 avril 2016, lot 134 (23.750 £), chez Christie’s Londres, le 14 mars 2018 (cfr. fig. 4), lot 242 (25.000 £), ainsi que chez Koller Zurich, le 25 mars 2021, lot 1131(25.000 CHF).

Attribuée à Joseph Anton
Feuchtmayer (1696–1770)
En bois sculpté, laqué gris et en partie doré, dessus de marbre de Horwagen, la ceinture ornée au centre d’un cartouche ajouré flanqué de rinceaux feuillagés, les montants en double volute surmontés de putti et terminés en enroulement feuillagé ; petits accidents
H. : 85 cm (33 ½ in.)
l. : 118 cm (46 ½ in.)
P. : 74 cm (29 ¼ in.)
Provenance :
Vente Koller Zurich, le 22 septembre 2014, lot 4211.
Bibliographie comparative :
W. Boeck, Joseph Anton Feuchtmayer, Tübingen, 1948, p. 204 fig. 288, p. 273 fig. 438.
U. Knapp, Joseph Anton Feuchtmayer, Konstanz, 1996, p. 107 fig. 129, p. 347 fig. 490.
H. Kreisel, G. Himmelheber, Die Kunst des Deutschen Möbels– Spätbarock und Rokoko, Vol. II, Munich, 1973, p. 203,fig. 580.
A Southern German Rococo parcel-gilt and grey lacquered console, attributed to Joseph Anton Feuchtmayer(1696-1770)
2 500 - 4 000 €
Notice complète sur artcurial.com
Probablement Mayence
En noyer, loupe de noyer et filets de frêne, le plateau de forme mouvementée, la ceinture ouvrant par un tiroir, les montants cambrés en bois sculpté en partie doré terminés par des sabots de capridé ; petits accidents et manques
H. : 78 cm (30 ¾ in.)
l. : 85 cm (33 ½ in.)
P. : 57,5 cm(22 ¾ in.)
Bibliographie comparative : H. Kreisel, G. Himmelheber, Die Kunst des Deutschen Möbels– Spätbarock und Rokoko, Vol. II, Munich, 1973, p. 213,pl. 620.
A German parcel-gilt, walnut, burrwalnut and ashwood occasional table, first half of the 18th century, probably Mayence
2 000 - 3 000 €
Une table comparable s’est récemment vendue à Bayreuth, le 9 novembre 2024, lot 344. Il est intéressant de rappeler que le décor du plateau de notre exemplaire est étroitement lié avec celui du modèle conservé dans les collections du Musée du Palatinat (Kurpfälzisches Museum) de Heidelberg (cfr. fig. 1)



80
Italie, fin XVIe–début XVIIe siècle, d’après un modèle original d’Italie du Nord vers 1500
Un pugiliste
Figure en bronze
Reposant sur un socle en marbre vert de mer; avec un numéro d’inventaire
I1635 k28
H. : 27 × 15 cm (10 ½ × 6 in.)
H. (avec socle) : 36 cm (14 ¼ in.)
Provenance :
Ancienne collection Thyssen; Acquis par Heinrich Thyssen (1875-1947) avant 1930; Conservée jusqu’en 1932 au château de Rohoncz (aujourd’hui Rechnitz) dans le Burgenland, puis à partir de 1932 à la Villa Favorita, Castagnola (cfr. Fig. 1) ; 1947-2002: Hans Heinrich Thyssen-Bornemisza (1921-2002); À partir de 1993, Museo Thyssen-Bornemisza (État espagnol) ; Vente Sotheby’s Londres, le 8 juillet 2003, lot 81 ; 2003 à 2024 Collection privée, Pforzheim.
Bibliographie :
S. Schloss Rohoncz, Ausstellung Neue Pinakothek, München, 1930, t. 2 (Plastik und Kunstgewerbe), p. 13; A. Radcliffe, M. Baker, M. Maek-Gérard, The Thyssen-Bornemisza Collection, London, 1992, p. 166-169 cat. 25.
A bronze figure depicting a boxer, Italy, late 16th-early 17th century, after an original model from northern Italy, circa 1500
5 000 - 8 000 €

Anthony Radfliffe décrit en 1992 et à nouveau en 2002 que notre bronze est proche d’une statuette en bronze conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne (Kunstkammer, 5641) d’un point de vue stylistique et dans son attitude complémentaire.
Toutefois, cette statuette est plus grande de 2,2 cm que le bronze présenté ici et d’une facture tout à fait différente. Plus massive, sa surface est plus rugueuse et elle est recouverte d’une patine sombre et dense.
Le bronze de Vienne, que l’on pensait autrefois antique, est aujourd’hui généralement considéré comme une production classicisante de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle. Sa facture correspond à une origine en Italie du Nord vers 1500.
En revanche, le bronze actuel, publié par Drey et Feulner dans la première moitié du XXe siècle, a été daté d’environ 1540, avec une facture compatible avec une origine florentine de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle, et pourrait constituer une version légèrement réduite d’un pendant du bronze de Vienne. Il ne fait aucun doute qu’à l’époque on pensait que l’original était une antiquité classique (Radcliffe, loc. cit.).

À décor de branchages fleuris, monture en bronze doré à anses en tête de bélier ; accidents
H. : 7 cm (2 ¾ in.)
D. : 15 cm (6 in.)
An ormolu-mounted red lacquer and gilt-decorated bowl, China, Qing dynasty, 19th century
80 - 120 € 82
En ébène et filets d’os, à décor sculpté de chiens et rinceaux fleuris ; accidents
H. : 10 cm (4 in.)
l. : 21 cm (8 ¼ in.)
P. : 10,5 cm (4 ¼ in.)
An Indian ebony and bone casket, 19th century
600 - 800 €


En bois sculpté et doré, le fronton à décor ajouré d’un cartouche asymétrique flanqué d’une aile stylisée, les écoinçons à motif d’agrafes et de feuilles d’acanthe, les côtés ornés de feuilles de palme
Dimensions : 92 × 70 cm (36 ¼ × 27 ½ in.)
A Germand giltwood Rococo mirror, Munich, probably after a drawing by François de Cuvilliés
4 000 - 6 000 €
Par la qualité de sa sculpture et la variété de ses motifs sculptés mêlant feuilles de palme, écailles, cartouches asymétriques et rinceaux à décor d’ailes stylisées, notre miroir représente l’aboutissement le plus total de la période Rococo allemande et plus particulièrement de la ville de Munich.
Bien qu’une attribution certaine ne soit pas possible, il nous semble pertinent de mentionner le nom de Johann Caspar Hörsprucher,sculpteur de la cour de Wittelsbach affecté au château de Nymphenbourg qui est connu pour avoir réalisé un grand nombre des consoles ainsi que des pièces de plus petit format tels que des cadres ou des miroirs. Hörsprucher, tout comme d’autres ébénistes travaillant pour les Wittelsbach, exécutait ses pièces à partir de dessins de Francois de Cuvilliés (1695–1768).
Il n’est pas impossible que notre miroir ait été conçu à partir d’un dessin de ce célèbre architecte flamand. À ce propos il convient de mentionner l’existence de trois consoles à la Résidence de Munich dont le répertoire décoratif ornemental n’est pas sans rappeler celui de notre exemplaire et pour lesquelles l’auteur suggère également une attribution à Cuvilliés (cfr. G. Hoyer, H. Ottomeyer, Die Möbel der Residenz München, Die deutschen Möbel des 16. bis 18. Jahrhunderts, Prestel, 1996, Vol. II, p. 209-216).
En bois sculpté, laqué blanc et vert, dessus de marbre d’Adnet, la ceinture mouvementée à décor toutes faces d’un cartouche ajouré flanqué d’agrafes et de rinceaux feuillagés, les montants en volute terminés en enroulement feuillagé ; petits accidents et manques
H. : 74 cm (29 ¼ in.)
l. : 85 cm (33 ½ in.)
P. : 60 cm (23 ½ in.)
Bibliographie comparative : H. Kreisel, G. Himmelheber, Die Kunst des Deutschen Möbels– Spätbarock und Rokoko, Vol. II, Munich, 1973, p. 189,figs. 506-507.
A German white and green lacquered center table, second half of the 18th century, probably Eichstätt
4 000 - 6 000 €
L’influence de la cour d’Ansbach se fait ressentir dans la ville de Eichstätt grâce aux travaux de l’architecte Maurizio Pedetti qui s’occupa du ré-ameublement de la résidence du prince évêque à partir de 1767.
Notre table de milieu se caractérise par un décor naturaliste de motifs végétaux et d’un treillis proéminent remplissant les cartouches centraux de la ceinture, nous permettant de la rattacher à un ensemble de mobilier réalisé dans la ville de Eichstätt à la fin des années 1760–début des années 1770.
De cet ensemble, entièrement dispersé au début du XIXe siècle, ont survécu uniquement quelques rares pièces dont une chaise conservée au château de Nymphenburg et une console conservée au château de Berchtesgarden (cfr. H. Kreisel, G. Himmelheber, ibid.) ou plus récemment un miroir est passé en vente à Nuremberg, le 16 janvier 2019, lot 3587.




Attribuée à Mathäus Funk (1697–1783) et Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En merisier et placage de merisier, le plateau se déployant et découvrant un intérieur garni de feutre vert, les montants cambrés surmontés d’un cartouche feuillagé en partie haute et terminés par des sabots de capridé
Dimensions (plateau ouvert) :
H. : 69,5 cm (27 ¼ in.)
l. : 93 cm (36 ½ in.)
P. : 93 cm (36 ½ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 127, fig. 238.
A Swiss carved cherrywood games’ table, Bern, mid-18th century, attributed to Mathaus Funk (1697-1783) and Johann Friedrich I Funk (1706-1775)
600 - 800 €
La particularité de cette table à jeux réside dans son décor sculpté au niveau de la partie haute des montants, cela étant un cas rare parmi les exemplaires publiés connus attribuées à l’atelier des Funk.
Cette table témoigne de la collaboration étroite entre Mathäus et son frère
Johann Friedrich I Funk au sein de l’atelier familial. Son style reflète clairement le goût ornemental de Johann Friedrich I Funk, connu pour avoir réalisé un grand nombre de cadres, miroirs et consoles.
ALLEMAND
Entourage d’Abraham Roentgen
En palissandre, le couvercle découvrant un intérieur muni de trois boîtes à thé en laiton, reposant sur des pieds en griffe
H. : 13,5 cm (5 ¼ in.)
l. : 22 cm (8 ¾ in.)
P. : 13,5 cm (5 ¼ in.)
Bibliographie comparative :
D. Fabian, Abraham und David RoentgenDas noch aufgefundene Gesamtwerk (...), Bad Neustadt 1996, p. 248, cat. 569-570, p. 249 cat. 574.
A gilt-brass mounted and rosewood tea-caddy, second half of the 18th century, circle of Abraham Roentgen
1 000 - 1 500 €
87
Attribuée à Abraham Roentgen (1711–1793)
En acajou, ornementation de laiton doré, le couvercle surmonté d’une prise découvrant un intérieur muni de trois boîtes à thé en laiton ;
H. : 12,5 (5 in.)
l. : 20,5 cm (8 in.)
P. : 13 cm (5 in.)
Bibliographie comparative :
D. Fabian, Abraham und David Roentgen - Das noch aufgefundene Gesamtwerk (...), Bad Neustadt, 1996, p. 246, cat. 556.
A German gilt-brass mounted and mahogany tea caddy, second half of the 18th century, attributed to Abraham Roentgen (1711-1793)
1 200 - 1 800 €
88
Principalement composé de quartz, de cristal de roche, d’améthyste et de gypse, sur roches
H. : de 2,5 à 20 cm (from 1 to 7 ¾in.) (30)
A set of thirty raw minerals
1 500 - 2 500 €


D’après un dessin de Bernard Turreau, dit Toro
En tilleul sculpté et redoré, dessus de marbre brèche polychrome des Alpes, la ceinture de forme chantournée à décor d’agrafes, rinceaux feuillagés et treillis de fleurs, les montants en console à décor de mascarons allégoriques ailés et de dragons enlacés, réunis par une entretoise à motif de coquille et de grotesques ; petits accidents et manques à la dorure
H. : 81 cm (31 ¾ in.)
l. : 118 cm (46 ½ in.)
P. : 64 cm (25 ¼ in.)
A Regence giltwood console, after a drawing by Bernard Turreau, called Toro
10 000 - 15 000 €
Cette extraordinaire console, caractérisée par une extrême richesse des motifs sculptés, mêlant chimères, figures allégoriques, rinceaux et cartouches feuillagés, selon le vocabulaire stylistique le plus abouti de l’époque Régence, nous renvoie au répertoire ornemental du célèbre ornemaniste et sculpteur Jean-Bernard Honoré Turreau, dit Toro (1672–1731)
Né à Toulon et actif à Toulouse, son travail, inspiré de Pierre Puget, est caractérisé par une grande finesse
de sculpture avec des formes assez identifiables connues grâce aux dessins gravés par Nicolas Cochin et Rochefort et édités par Dubuisson, aujourd’hui conservées à la Bibliothèque Nationale de France.
Dans le recueil « Livre de Tables de Diverses Formes (…) inventé par J.B.Toro », on retrouve un nombre important de gravures qui présentent des fortes analogies avec la composition générale de notre console.
Une gravure en particulier (cfr. fig. 1) comporte d’évidentes similitudes avec notre exemplaire : les montants ornés des chimères ailées sont sculptés en ronde bosse avec une grande vivacité et dont les corps de serpents enroulent la partie basse, tandis qu’au niveau de la ceinture ce sont de mascarons allégoriques qui sortent des angles de l’entablement. Un dernier rapprochement est évident dans la partie basse où les montants reposent sur un entablement agrémenté de mascarons.

R.
Fig. 1

Les modèles des chimères ou des mascarons allégoriques ailés qui ornent les montants se retrouvent à l’identique dans des autres gravures issues du même recueil (cfr. fig. 2-3).

2
D. R.

Fig. 3
Une console stylistiquement proche de notre exemplaire et provenant de l’ancienne collection Dalva (cfr. fig. 4) s’est vendue chez Sotheby’s New York, le 17 octobre 2025, lot 695 (USD 69.850).

Fig. 4
Attribuée à Victor Bieler, le cadre par Alfred André, Paris, XIXe siècle
De forme octogonale, le cadre en or émaillé polychrome, serti de cabochons rouges à l’imitation du rubis et de trèfles verts, la plaque arrière à décor fixé sous verre à décor de perroquets, phénix et grotesques sous un dais ; le miroir d’époque postérieure Or 14K
Dimensions : 8 × 8,5 cm (3 ¼ × 3 ¼ in.)
Poids : 80 gr.
Provenance :
Ancienne collection du Baron Edouard de Rothschild (1868-1949), dans le fumoir de l’Hotel Saint-Florentin, rue de Rivoli, Paris ; Saisi auprès du précèdent en 1940 par l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg pendant l’Occupation de la France (inv. n. R 2466) ; Restitué à la famille Rothschild en juillet 1946 ; Puis par descendance jusqu’à vente Christie’s New York, Rothschild Masterpieces : The Kunstkammer, le 12 octobre 2023, lot 106 ; Acquis au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
Bibliographie comparative :
F. Ryser et B. Salmen, « Amelierte Stuck auf Glas / (…) – Hinterglaskunst von der Antike bis zur Neuzeit, 2e Edition, Murnau, 1997, pp. 138 – 139 cat. G 20, 144 – 145 cat. G 28.
E. Ambrosio, G. Porzio, Victor Bieler –Un pittore Svizzero nella Napoli del Seicento, 2024, p. 14-15 figs. 2-3, p. 25fig. 12, p. 39-43 figs. 28-35.
A gold and polychrome enamel mirror, the back panel 17th century, attributed to Victor Bieler, the frame by Alfred André, Paris,19th century
4 000 - 6 000 €
Le panneau arrière de notre miroir est une peinture sous verre réalisée avec la technique de l’« Amelierung ». Ce procédé, attesté dès 1530 à Nuremberg et répandu en Suisse à partir de 1600, consiste à allier une feuille d’or ou d’argent, collée puis gravée précédemment sur le verre, à des couleurs translucides. Une seconde feuille métallique (souvent d’argent ou d’étain), lisse ou froissée, est finalement appliquée pour un rendu plus brillant.
Notre peinture sous verre peut être attribuée au maitre VBL, dont l’identité a été récemment établie. Il s’agit de Victor Bieler (1605–1656?), d’origine Suisse (Soleure). Après sa formation à Lucerne et probablement ensuite chez Johann Jakob Sprüngli à Zurich, il émigre vers 1625 en Italie, d’abord à Rome et finalement à Naples, où il ouvre son propre atelier sous le nom de Vittorio Billa. Les « Amelierungen » ornementales de VBL décoraient principalement des armoires de cabinets et des cadres (cfr. figs. 1-23-4) et reflètent surtout la forte influence des eaux-fortes de Hertzich van Bein (vers 1589–1604).




Le cadre date quant à lui de la deuxième moitié du XIXe siècle et est l’œuvre du célèbre orfèvre Alfred André (1839–1919) ; à ce propos rappelons que le moulage en plâtre pour ce modèle de cadre est illustré dans A. Kugel, R. Distelberger et M. Bimbenet-Privat, Joyaux Renaissance. Une splendeur retrouvée, Florence, 2000, pl. XXIV, fig. f (cfr. fig. 5)
La qualité inégalée de son œuvre lui apporte une reconnaissance internationale, une clientèle prestigieuse et lui donne une place unique dans l’histoire des arts décoratifs.



En noyer mouluré et sculpté, le fronton orné au centre d’une palmette flanquée de volutes et rinceaux feuillagés, la glace d’époque postérieure ; traces de vers
Dimensions : 111 × 69 cm (43 ¾ in. × 27 ¼ in.)
A Swiss carved walnut mirror, first half of the 18th century, probably Basel
2 000 - 3 000 € 92
RENAISSANCE, BOURGOGNE, XVIe SIÈCLE
En noyer mouluré, sculpté et incrustations de bois teinté, la façade ouvrant par un vantail flanqué de colonnes surmontées de chapiteaux d’ordre corinthien en partie haute, la façade ouvrant par un tiroir à motif de mufle de lion, une porte en partie basse, les montants à décor de branches de laurier et de putti, reposant sur un piètement à décrochement terminé par des pieds en griffe à l’avant et droits à l’arrière, numéroté en creux 1842 au dos ; petits accidents et manques H. : 181 cm (71 ¼ in.) ; l. : 110 cm (43 ¼ in.) ; P. : 65 cm (25 ½ in.)
Provenance :
Ancienne collection de Tscharner, Berne.
A carved walnut and tinted wood cabinet, Burgundy, 16th century
4 000 - 6 000 € 93
COFFRE SUISSE DU XVIIe SIÈCLE, DATÉ 1618
En noyer mouluré et sculpté, monture de fer forgé et gravé, le plateau découvrant un intérieur muni d’un compartiment et d’une boîte à sel, la façade datée 1618, scandée de pilastres et ornée d’écussons armoriés surmontés d’heaumes (aux armes des familles Von Bonstetten et Von Tscharner), les côtés munis de poignées, reposant sur une plinthe à découpe ajourée à décor d’un masque allégorique et de tritons ; petits accidents
H. : 91 cm (35 ¾ in.) ; l. : 160 cm (63 in.) ; P. : 49 cm (19¼ in.)
A Swiss 17th century wrought-iron mounted and carved walnut armorial casket, dated 1618, with the coat-of-arms of the Von Bonstetten and Von Tscharner families
3 000 - 5 000 €
MILIEU, TRAVAIL ALLEMAND, PROBABLEMENT BERLIN, FIN DU XVIIe–DÉBUT
DU XVIIIe SIÈCLE
Entourage de Gérard Dagly
En vernis européen à décor polychrome de personnages, paysages architecturés et chutes fleuries au naturel sur fond noir, la ceinture ouvrant par un tiroir, soutenue par des montants en colonne torsadée réunis par une entretoise mouvementée et terminés par des pieds en enroulement, marque en creux « EA » et numérotée à la craie blanche « 725/325 » sous le plateau ; petits accidents, traces de vers
H. : 75 cm (29 ½ in.)
l. : 84 cm (33 in.)
P. : 58 cm (22 ¾ in.)
A German japanned center table, probably Berlin, late 17th-early 18th century, circle of Gerard Dagly
3 000 - 5 000 €
Le décor de vernis européen de cette table de milieu s’inscrit dans la mouvance de l’œuvre de Gérard Dagly (1660–1715), l’un de plus importants maîtres laqueurs allemands actif entre la fin du XVIIe et la première moitié du XVIIIe siècle.
Son œuvre se distingue par la présence de compositions épurées avec certaines zones laissées vierges avec un répertoire figuratif qui combine bouquets fleuris stylisés ou personnages d’inspiration orientale avec d’autres figures à l’allure occidentale.
En effet, tant par son architecture, avec des montants torsadés, que par son décor floral polychrome finement déchiqueté, notre exemplaire se rapproche de la table de milieu également issue de l’atelier de Dagly provenant de la Stiftung Preussiche Schlösser und Gärten Berlin Brandeburg (inv. IV 1720) et conservée au Château de Charlottenburg (cfr. fig. 1).
Dans l’ouvrage de Monika Kopplin, Gérard Dagly und die Berliner Hofwerkstatt, l’auteur évoque le nom de Berend Lewen, collaborateur menuisier de Dagly et qui reçut aussi en 1692 le privilège de « Kurfürstlicher Lacktischler ». (Cfr. M. Kopplin, ibid, Berlin, 2015, p. 41 et fig. 15, pp. 142 – 143, cat. 3.)

Fig. 1









En placage de noyer, bois noirci et incrustation d’os, le plateau à décor dit « Khatamkari » représentant une étoile rayonnante dans un entourage losangique, reposant sur un piètement tripode ; accidents et manques
H. : 72 cm (28 ¼ in.)
D. : 60 cm (23 ½ in.)
A Qajar walnut, ebonized and bone inlaid gueridon,19th century
600 - 800 € 96 TABLE
En bois de sal mouluré, sculpté et incrustations de laiton, le plateau amovible, le piètement à décor ajouré de rinceaux feuillagés
H. : 64 cm (25 ¼ in.)
D. : 61 cm (24 in.)
A brass inlaid and salwood occasional table, late 19th century, probably Northern Indian
400 - 600 €
97
DE VAISHNAVI EN BRONZE DORÉ, Inde du Sud, Tamil Nadu, époque Chola, XIIe–XIIIe siècle
Représentée debout en léger tribhanga sur une double base lotiforme reposant sur un socle quadrangulaire, à quatre bras dont deux tenant différents attributs, vêtue d’un sampot, le visage serein, coiffée d’une couronne conique, inscription « Ann Menikoff, 32.423 » à l’intérieur de la base ; mandorle manquante
H. : 13,5 cm (5 ¼ in.)
A gilt-bronze figure of Vaishnavi, South India, Tamil Nadu, Chola period, 12th–13th century
2 000 - 4 000 €
XIXe siècle ou antérieur
Carreaux en céramique polychrome et doré en technique dite « corde sèche » ; restaurations
Dimensions : 53 × 12,5 cm (20 ¾ × 5 in.)
A four hispano-mauresque tiles pannel, Spain, 19th century or earlier
400 - 600 €
Un exemplaire comparable est conservé dans les collections du musée national de la céramique de Sèvres (inv. MNC 8599).
École suisse du XVIIIe siècle
Portrait de chien portant sur son collier les initiales E. L. H. de son maître
Huile sur toile, tendue sur panneau
Dimensions : 13,5 × 16 cm (5 ¼ × 6 ¼ in.)
(Manques et restaurations)
Portrait of a dog wearing its collar with the initials E. L. H. of its owner, oil on canvas, stretched on panel, German School,18th C.
400 - 600 €


En bois sculpté et doré, le fût représentant Hercule tenant sa massue et vêtu de la peau du lion de Némée, reposant sur un piètement tripode ponctué de mascarons allégoriques, les pieds en enroulement feuillagé ; accidents et restaurations
H. : 157 cm (61 ¾ in.)
l. : 65 cm (25 ½ in.)
An Italian Baroque giltwood portetorchère, probably Roman
4 000 - 6 000 €
En bois sculpté et peint polychrome, à décor de tête de cerf, la plaque à motif de grotesques et enroulements feuillagés
H. : 100 cm (39 ½ in.)
l. : 61,5 cm (24 ¼ in.)
A carved, polychrome painted and stag horn hunting trophy, late 17th-early 18th century
2 000 - 3 000 €
Attribuées à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En bois sculpté et doré, à un bras de lumière, le cadre à décor d’écailles et feuillage stylisé, les deux portant une inscription à l’encre au dos « Chaillet Capitaine » ; petits accidents et manques
Dimensions : 67 × 20 cm (26 ½ × 8 in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 225, fig. 419.
A pair of Swiss giltwood girandoles, Bern, mid-18th century, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706-1775)
1 500 - 2 000 €
En noyer blond mouluré et sculpté, le dossier à décor ajouré d’arcades, les montants en pilastre, munie d’un coussin amovible garni de feutrine rouge
H. : 78 cm (30 ¾ in.)
l. : 171 cm (67 ¼ in.)
P. : 72 cm (28 ¼ in.)

700 - 1 000 €


À décor marqueté de poirier, charme, chêne, prunier, érable teinté et filets de houx
Dimensions : 68 × 93 cm (26 ¾ × 36 ½ in.)
Bibliographie comparative : F. Windisch-Graetz, Möbel Europas, Renaissance-Manierismus, Klinkhardt & Biermann, Vol. II, p. 370-371 figs. 314315.
A Southern German marquetry table top, probably Augsburg, late 16th century
1 500 - 2 000 €
Notre plateau provient très probablement d’une table telle celle conservée au Museum für Kunst und Gewerbe à Hambourg (inv. St. 5/1956, 122) et illustré dans F. Windisch Graetz, ibid
Attribué à François-Michel Pugin, le décor attribué à la Manufacture de Joseph Beunat
En bois sculpté, doré et stuc doré, le fronton orné au centre d’une amphore flanquée de chevaux marins, les écoinçons à décor de feuilles de chêne ; la glace d’époque postérieure
Dimensions : 138 × 84 cm (54 ¼ × 33 in.)
A Swiss giltwood and gilt-stucco mirror, Bern, first quarter of the 19th century, attributed to François-Michel Pugin, the decor attributed to Joseph Beunat manufactory
1 200 - 1 800 €
Le décor d’hippocampes qui orne la partie haute du fronton, tout comme les feuilles de chêne qui décorent les écoinçons du miroir se retrouvent dans les planches issues du « Recueil des dessins d’ornements d’architecture de la manufacture de Joseph Beunat à Sarrebourg, et à Paris, Rue Napoléon, No. II » (cfr. pl. 30 fig. 419 et pl. 17 fig. 514), voir images ci-dessous.
Pour une notice détaillée sur Pugin et la Manufacture de Joseph Beunat veuillez consulter la notice du lot 232 du catalogue.


Attribuée à Johann Friedrich II Funk (1745–1781)
En bois sculpté et doré à deux tons, dessus de marbre serpentin alpin, les montants fuselés et cannelés réunis par une entretoise ajourée en double Y ornée au centre d’une urne à l’antique
H. : 85 cm(33 ½ in.)
l. : 87,5 cm (34 ½ in.)
P. : 45,5 cm (18 in.)
Provenance : Ancienne collection aristocratique, Berne.
A Swiss giltwood console, Bern, late 18th century, attributed to Johann Friedrich II Funk
2 500 - 4 000 €
En bois sculpté et doré, à deux bras de lumière issus d’un fût à décor de grenade ; anciennement électrifiés
H. : 35 cm (13 ¾ in.)
l. : 40 cm (15 ¾ in.)
A set of four giltwood two-branch wall-lights, two of them 18th century, two others later
1 000 - 1 500 €

D. R. D. R.
Cette console, datable des années 1790, représente un exemplaire tardif de la production de Johann Friedrich II Funk. Ses lignes épurées sont rehaussées par la présence d’un rare plateau en marbre serpentin alpin. Un plateau comparable se trouve sur une commode de Christoph Hopfengärtner conservée dans les collections du Château de Wildegg (Canton d’Argovie, numéro d’inventaire SW 118).




Attribué à Carl August Menke (1776–1841), d’après un dessin de Karl Friedrich Schinkel (1781–1841)
En bois et plomb doré, monture de cristal, à six bras de lumière, le corps à pans coupés surmonté d’une frise ajourée à décor de palmettes et rinceaux
H. : 109 cm (43 in.)
D. : 90 cm (35 ½ in.)
Bibliographie comparative :
K. Klappenbach, Kronleuchter des 17. bis 20. Jarhunderts aus Messing, Zinkguss, Porzellan, Holz, Geweih, Bernstein und Glas, Schnell-Steiner, Berlin, 2019, p. 197, fig. 110 et pp. 208-209.
A German crystal mounted, giltwood and gilt-lead six-light chandelier, first half of the 19th century, attributed to Carl August Menke (1776-1841), after a drawing by Karl Friedrich Schinkel(1781-1841)
15 000 - 25 000 €
Carl August Mencke travailla auprès de la manufacture royale de porcelaine de Berlin (KPM) jusqu’en 1815, au moment où le Roi de Prusse Guillaume III lui concède un brevet pour l’invention du « Holzbronze » (plomb doré), une matière extrêmement innovante pour l’époque.
Ceci s’inscrit pleinement dans le processus d’industrialisation et la volonté de remplacer matières comme le bronze doré, devenues extrêmement coûteuses, avec d’autres matériaux tels le bois, le stuc, le fer ou le zinc doré. Mencke réalisera dans son atelier un nombre très important des chandeliers qui seront utilisées dans nombreux projets d’intérieur par l’architecte Karl Friedrich Schinkel pour les résidences de l’aristocratie prussienne et pour le membre de la famille impériale.
La structure des bras de lumière de notre chandelier tout comme les binets à décor de feuillage stylisé le rattache à un dessin de Schinkel pour un lustre conçu pour le Palais berlinois du Prince Auguste de Prusse (cfr. fig. 1) et aujourd’hui conservé dans les collections du Château de Glienicke.

Parmi les derniers exemples comparables passées en vente ces dernières années rappelons celui vendu chez Lempertz Berlin, le 7 mai 2022, lot 163 (€ 37.500) ou les deux lustres vendus chez Christie’s Londres, le 25 juin 2008, lots 752 et 753 (respectivement € 37.000 et € 51.400).


109
Germán GEDOVIUS
Mexico, 1867-1937
Autoportrait de l’artiste
Huile sur toile
Dédicacée, signée, localisée et datée ’A MI QUERIDO/ HERMANO LUIS QUINTANILLA. / GERM. GEDOVIUS./ MEXICO 1901.’ en bas à droite
Dimensions : 54 × 36,5 cm (21 ¼ × 14 ½)
Provenance : Vente anonyme ; Zofingen, Auktionhaus Zofingen AG, le 30 novembre 2013, lot 2195 ; Acquis au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
Self-portrait of the artist, oil on canvas, signed and dated, by G. Gedovius
3 000 - 4 000 €
110
Giovanni (Italie, 1734-1791)
ou Luigi (Italie, 1773-1854) Pichler
Profil d’homme
Intaille en calcédoine
Signé en grec ΠΙΧΛΕΡ (Pichler); présenté dans un écrin en simili cuir recouvert de velours portant une étiquette en papier avec les numéros 1979/*50 / 3036 H. : 2,8 cm (1 in.)
A chalcedony intaglio depicting a man’s profile of a man, Giovanni (Italy, 1734-1791) or Luigi (Italy, 1773-1854)
Pichler
300 - 500 €
La signature de l’artiste Pichler apparaît en grec derrière le buste. Pichler était le nom de famille de quatre éminents artisans italiens, qui ont principalement exercé leur activité à Rome entre les années 1780 et les années 1850 environ.
Les tailleurs de pierres précieuses comme les Pichler, qui travaillaient dans le style classique, signaient généralement leurs œuvres en grec comme sur l’intaille ici présente. Le nom a été gravé à l’envers afin d’être lisible lorsque le motif serait estampé dans un matériau tendre tel que la cire.
Par Jezler, Schaffhouse (Suisse), travail moderne
La base légèrement en cuvette à bord chantourné, le fût évasé en trompette, un nœud à la prise, entre deux motifs de godrons tors, le binet cylindrique recevant une bobèche à bord chantourné
H. : 24,5 cm (9 ¾ in.)
D. : 16,5 cm (6 ½ in.)
Poids : 760 gr.
A pair of modern silver trumpet candlesticks and their bobeche, by Jezler, Schaffhouse (Switzerland)
500 - 800 €
CRUCIFIX EN ARGENT ET BOIS NOIRCI
Peut-être Bâle, vers 1730
Le christ représenté mort, en argent, cloué sur une croix en bois noirci, les extrémités des branches de la croix, le titulus, la Vierge Marie en argent repoussé, sur une base à gradins ornée de motifs d’argent et contenant en son centre un reliquaire
H. : 67 cm (26 ½ in.)
A silver and ebonised wood crucifix, possibly Basel, circa 1730
1 500 - 2 000 €

En verre dit « bianco latte screziato » H. : 21 cm (8 ¼ in.)
A Venetian glass chalice, 20th century, in the 17th century style
300 - 500 € 114
CONSOLE ALLEMANDE DE LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIIIe SIÈCLE, PROBABLEMENT ALLEMAGNE DU
En bois sculpté, repeint jaune et ocre, le plateau découvrant une tablette coulissante en façade à décor en arte povera, les montants cambrés terminés en griffe enserrant une boule et réunis par une entretoise en X surmontée d’une pomme de pin ; petits accidents, restaurations
H. : 82 cm (32 ¼ in.)
l. : 140 cm (55 in.)
P. : 80 cm (31 ½ in.)
A German yellow, ocher painted and arte povera console, first half of the 18th century, probably southern Germany
1 000 - 1 500 €
Le principe d’une tablette coulissante au niveau de la ceinture, tout comme les montants cambrés terminés par des pieds en griffes retenant une boule et les éléments en bois peint avec des applications qui rappellent les décors en « arte povera » italiens se retrouvent souvent dans d’autres exemples d’ébénisterie en Allemagne du Sud pendant la première moitié du XVIIIe siècle.
En particulier, des pieds « claw and ball » comme ceux de notre exemplaire se retrouvent sur une table de milieu conservée au château de Salem ou encore un piètement de cabinet du château de Sigmaringen (cfr. H. Kreisel, G. Himmelheber, Die Kunst des Deutschen Möbels – Spätbarock und Rokoko, Vol. II, Munich, 1973, p. 189, figs. 299, 301.







En noyer, les pupitres latéraux ajourés à crémaillère, les pieds en boule aplatie terminés par des roulettes
Dimensions (fermé) :
H. : 112,5 cm (44 ¼ in.)
l. : 68 cm (26 ¾ in.)
A Regency style walnut folio stand
700 - 1 000 €
Attribuées à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En noyer mouluré et sculpté, les pieds cambrés terminés par des sabots de capridé, garniture de velours cramoisi et de tapisserie au gros point à décor de fleur de lys
H. : 117 cm (46 in.)
l. : 58 cm (23 in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 124, fig. 227 et p. 217 fig. 391.
A pair of Swiss mid-18th century carved walnut side chairs, Bern, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706-1775)
200 - 300 €
Le dessin du montant central du dossier de nos chaises est clairement inspiré par la forme dite « splat » des modèles anglais d’époque Queen Ann et relève ainsi de l’influence du goût anglais au sein de l’atelier bernois.
Rappelons qu’une suite de quatre chaises de ce même modèle s’est vendue chez Koller Zurich, le 1er avril 2020, lot 4132.
Sans titre – 1998
Bronze à patine noire
Monogrammé et numéroté en dessous de la terrasse "AS, 4/8"
Edition de 8 exemplaires + 4 EA Fonte Verloren Was de Groeve, Belgique
Dimensions : 30 × 18 × 5 cm (11 ¾ × 7 × 2 in.)
Bronze with black patina; monogrammed and numbered underneath the base; edition of 8 + 4 AP; Verloren Was de Groeve foundry, Belgium
2 000 - 3 000 €
Johann Wolfgang von Goethe (1749–1832)
Buste en hermès en plâtre
Accidents et restaurations
H. : 59 cm (23 ¼ in.)
l. : 32 cm (12 ½ in.)
A plaster hermes bust, Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), Germany, early 19th century
300 - 500 €
Un portrait en plâtre réalisé par Carl Gottlieb Weisser (1779–1815) représentant Goethe plus âgé est conservé au Musée National Goethe à Weimar (10-044-47).

Vue d’un intérieur à Saint Pétersbourg
Aquarelle gouachée sur traits de crayon
Annoté ’intérieur de notre salon de Petersburg- hiver de 1830.’ dans le bas
Dimensions : 19 × 24,5 cm
(7 ½ × 9 ¾ in.)
(Taches)
Provenance : Acquis auprès de la galerie Antiquités Bastian, Strasbourg.
View of an interior in Saint Petersburg, watercolor and gouache over pencil lines, European School, 1830
300 - 500 €
Vue d’un intérieur probablement russe avec père et enfants
Aquarelle gouachée sur plume et encre noire
(Piqûres et insolé)
Dimensions : 21 × 27,5 cm (8 ¼ × 10 ¾ in.)
View of a probably Russian interior with father and children, watercolor and gouache on pen and black ink
400 - 600 €

121



121
LUSTRE NÉOCLASSIQUE,D’ÉPOQUETRAVAIL
ALLEMAND OU SUÉDOIS D’après Karl Friedrich Schinkel (1781–1841)
En bronze ciselé, patiné et doré, de forme corbeille, le corps à décor ajouré de fleurs et feuillage stylisé d’où s’échappent six bras de lumière, le cul de lampe orné d’une plaque en verre bleui et terminé par une prise en forme de pomme de pin
H. : 77 cm (30 ¼ in.)
D. : 47 cm (18 ½ in.)
A Neoclassical gilt, patinated bronze and blue glass six-light chandelier, German or Swedish, after Karl Friedrich Schinkel (1781-1841)
2 500 - 4 000 €

Attribué à Mathäus Funk (1697–1783)
En placage de noyer et ronce de noyer, ornementation de laiton et bronze doré, la façade architecturée ouvrant par neuf tiroirs autour d’un vantail central en partie haute, l’abattant découvrant dix tiroirs et cinq casiers, trois tiroirs en partie basse, reposant sur des pieds en boule aplatie
H. : 229 cm (90 ¼ in.)
l. : 128 cm (50 ½ in.)
P. : 77 cm (30 ¼ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonck à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 65 figs. 71-72.
A Swiss gilt-bronze and brass mounted, walnut and burr-walnut bureau-scriban, Bern, first half of the 18th century, attributed to Mathäus Funk (1697-1783)
5 000 - 8 000 €



En tilleul sculpté et laqué, la façade scandée de quatre colonnes d’ordre dorique terminées par un escalier à cinq marches ; petits accidents et manques
H. : 29 cm (11 ½ in.)
l. : 51 cm (20 in.)
P. : 26 cm (10 ¼ in.)
Bibliographie comparative :
J. Mordaunt Clarke, The Greek Revival – Neo-Classical Attitudes in British Architecture 1760-1770, John Murray, 1196, figs. 131-132.
An English carved and polychrome lacquered lime tree model, first quarter of the 19th century
2 500 - 4 000 €
Cette rare maquette, datable du premier quart du XIXe siècle, était sans doute destinée à démontrer la volumétrie et les détails d’un projet concret de porche d’entrée. Construite entièrement en bois, elle montre sous la couche de couleur (postérieure) les détails architectoniques avec une grande précision. Cela peut faire penser au travail d’un atelier déjà très spécialisé comme ceux de Farmer and Brindley, Jackson and Sons, connus pour leurs maquettes en bois ou en plâtre.
Le dessin de sa structure très épurée, scandée de colonnes d’ordre dorique, peut être mis en relation avec le développement du « Doric Revival » qui connut un véritable succès auprès des architectes d’outre-Manche à la suite des découvertes des ruines grecques et en réponse aux excès des formes Rococo du siècle précèdent.
Bien que cet exemplaire ne puisse pas être rattaché avec certitude à un projet connu, nous pourrions mentionner – parmi beaucoup d’autres en Angleterre ou en Irlande – les porches d’entrée de Corby Castle, Cumberland (Peter Nicholson, 1812-1817) ou de Oakley Park, Shropshire (C. R. Cockerell, vers 1820) (cfr. J. Mordaunt Clarke, ibid.).
En acajou, le plateau basculant en marqueterie géométrique à décor losangé d’ébène des Indes, chêne, érable, loupe d’érable, noyer, loupe de noyer, chêne vert, merisier, citronnier, prunier et incrustation de nacre, reposant sur un piètement tripode ; petits accidents
H. : 73 cm (28 ¾ in.)
l. : 137 cm (54 in.)
P. : 91 cm (35 ¾ in.)
Provenance : Vente Koller Zurich, le 1er avril 2020, lot 4279.
An English mahogany and marquetry center table, late 18th century, in the taste of Gillows
2 000 - 3 000 €
Le décor marqueté du plateau comporte un nombre conséquent d’essences de bois différents, certains aux provenances exotiques ; ce même principe se retrouve sur une grande boîte à couture livrée en 1808 par Gillows pour Mme Elizabeth Gifford et aujourd’hui conservée au « Judges’ Lodgings Museum » de Lancaster.
Le plateau de cette dernière est décoré en utilisant 72 essences de bois différents et donne une idée précise de la grande variété disponible en Angleterre au début du XIXe siècle, notamment grâce à ses nombreuses activités commerciales maritimes.
Atelier de Johannes Höfflin
En acajou et placage d’acajou, ornementation de bronze et laiton doré, la façade ouvrant par un tiroir en partie haute et une porte vitrée découvrant un intérieur muni d’étagères, les pieds en gaine
H.: 99 cm (39 in.)
l.: 82 cm (32 ¼ in.)
P. : 45 cm (17 ¾ in.)
A German gilt-brass, bronze mounted and mahogany bibliotheque basse, Karlsruhe, late 18th century, workshop of Johannes Höfflin
2 000 - 3 000 €
La récente exposition au Roentgen Museum à Neuwied, Möbel à la Roentgen, Inspirationen aus der Neuwieder Manufaktur, qui a eu lieu en 2023 nous permet d’être plus précis quant à une attribution pour cette bibliothèque.
Cette exposition se concentre sur les ateliers des anciens collaborateurs de Roentgen recensés par Monsieur Sulzbacher ; l’atelier de Johann Gottlieb Frost à Paris, Christian Härder à Braunschweig et Johannes Höfflin. Ce dernier travaille à partir de 1791 avec Johannes Gräßle à la cour de Karlsruhe. Il travaille également dans son propre atelier, créant des meubles dans le goût de Roentgen.
Notre bibliothèque est typique de son travail, notamment avec des pieds en gaine caractéristiques et les cannelures à grattoir au-dessus agrémentant le corps.
Une bibliothèque basse proche de la nôtre, également attribuée à Höfflin est conservée dans les collections du Staatliche Schlösser und Gärten de Karlsruhe (inv. G. 1353) et illustrée dans R. Stratmann-Döhler et W. Wiese, Ein Jahrhundert Möbel für den Fürstenhof - Karlsruhe, Sankt Petersburg 1750-1850,Sigmaringen, 1994, p. 125, fig. 30.
Rappelons enfin que l’ornementation en bronze doré de l’entrée de serrure de notre bibliothèque se rattache à celles présentes sur un grand bureau à cylindre attribué à l’atelier de Höfflin, vendu chez Sotheby’s Paris, Collection Hubert Guerrand-Hermès, le 14 décembre 2023, lot 182.
126
ENCRIER, TRAVAIL PROBABLEMENT ANGLAIS D’ÉPOQUE NEOCLASSIQUE
En albâtre sculpté, en forme de chien allongé, le couvercle amovible ; petits accidents
H. : 11,5 cm (4 ½ in.)
l. : 12,5 cm (5 in.)
A Neoclassical carved alabaster inkstand, probably english
400 - 600 €
127
GUÉRIDON ANGLAIS DE LA FIN DE L’ÉPOQUE GEORGE III, VERS 1800
En acajou, le plateau basculant, reposant sur un piètement tripode ; un pied restauré
H. : 71 cm (28 in.)
D. : 67 cm (26 ½ in.)
A late George III mahogany tilt-top gueridon, circa 1800
300 - 500 €

128
En acajou sculpté, les montants droits ; petits accidents
H. : 84 cm (33 in.)
l. : 138 cm (54 ¼ in.)
P. : 70 cm (27 ½ in.)
Provenance : Ancienne collection de Lord Evan Frederic Morgan, IIème Vicomte Tredegar, Tredegar House, Pays de Galles ; Collection privée Suisse romande ; Vente Stuker Berne, le 21 novembre 2015, lot 1191 ; Acquise au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
A George III mahogany console
1 500 - 2 000 €
En hêtre et noyer mouluré et sculpté, les accotoirs à décor de mufles de lion, reposant sur des pieds en gaine terminés par des griffes à l’avant et en sabre à l’arrière, garniture de fourrure de castor, muni d’un traversin ; petits accidents, restaurations, renforts sous la ceinture
H. : 90 cm (35 ½ in.)
l. : 58 cm (22 ¾ in.)
P. : 66 cm (26 in.)
A Neoclassical beechwood and walnut armchair
600 - 800 €
En noyer et loupe de noyer, ornementation de bronze ciselé et doré, la ceinture ouvrant par un tiroir, reposant sur des pieds cambrés surmontés d’une coquille et terminés en patins ; restaurations, renforts en ceinture et au dos
H. : 76 cm (30 in.)
l. : 108 cm (42 ½ in.)
P. : 59 cm (23 ¼ in.)
A George II gilt-bronze mounted and walnut side table
700 - 1 000 €





James Isaac ANDERSON 1813-1877
Tête d’Ariadne dormante, vers 1860
Photographie Dimensions : 25 × 19,5 cm (10 × 7 ¾ in.)
Photography of sleeping Ariadne, circa 1860, by James Isaac Anderson (1813-1877)
200 - 300 €
« SOUVENIRS DE GRAND TOUR » EN BRONZE ET MARBRE, ITALIE, D’APRÈS L’ANTIQUE
Comprenant une réduction de l’obélisque de Flaminio (de la piazza del Popolo à Rome), le temple de Vesta et un petit buste représentant le Pseudo Seneca ; avec une étiquette sous le piédouche
« B.BOWINKELI/CAPRI »
H. : de 11 à 26,5 cm (from 4 ¼ to 10 ½ in.)
A set of three bronze and marble “grand tour souvenirs”, Italy, after the antique
600 - 800 €
Italie, fin
« Jennings Dogs » ou « chien d’Alcibiade »
Deux modèles en marbre serpentine
L’un numéroté avec de la peinture rouge 22 au revers; restaurations H. : 14 et 23 cm (5 ½ and 9 in.)
Two models in serpentine marble, depicting “Jennings Dogs” or “Alcibiades’ Dog”, Italy, late 19th century
300 - 500 €
Le modèle est d’après une sculpture romaine en marbre du IIe siècle après J.-C. représentant un chien de chasse molosse assis sur un socle à angle incliné. La statue romaine était elle-même une copie d’un bronze hellénistique ?
Elle porte le nom de Jennings en référence Henry Constantine Jennings qui a acquis cette sculpture à Rome, entre 1753 et 1756, auprès de Bartolomeo Cavaceppi. Elle est également connue sous le nom de « chien de Duncombe » ou « chien d’Alcibiade ».


En acajou et bois teinté façon ébène, le couvercle découvrant un compartiment secret à ressort, le corps en partie ceint d’une balustrade ajourée, la façade ouvrant par deux tiroirs secrets actionnés au moyen d’un bouton pressoir sur la balustrade, les montants à pans coupés agrémentés de grattoirs, les pieds fuselés
H. : 18 cm (7 in.)
l. : 25 cm (10 in.)
P. : 16 cm (6 ¼ in.)
A Northern European late 18th century mahogany and faux-ebony tinted wood mechanical box, in the taste of Heinrich Gambs
2 500 - 4 000 €
Les mécanismes à ressorts sont typiques dans la production de boites mécaniques de Roentgen et seront repris par les nombreux ébénistes dont la production s’inscrira dans sa mouvance.
À ce propos, rappelons que l’alternance entre l’acajou et le bois teinté à l’imitation de l’ébène, tout comme la galerie ajourée à décor caractéristique qui décore la partie haute de cette boîte, se retrouvent parfois dans les œuvres de Heinrich Gambs.
135
Page d’antiphonaire avec une lettrine S représentant le couronnement de la Vierge
Gouache sur parchemin
Dimensions : 52 × 37 cm (20 ½ × 14 ½ in.)
Antiphonal page with an initial letter S representing the Coronation of the Virgin, gouache on parchment, Italy, late 14th C.
2 000 - 3 000 €
Broderie de soie au point de Hongrie, au motif florentin punto fiamma, flanqué d’une bordure florale
Dimensions : 236 × 131 cm (93 × 51 in.)
A Bargello silk embroidery weaving, Italy, 17th-18th century
2 000 - 4 000 €


Attribuée à Johann Gottlieb Frost (1746–1814)
En acajou et placage d’acajou moucheté, ornementation de bronze ciselé et doré, le plateau coulissant à crémaillère à hauteur ajustable, la ceinture ouvrant par un tiroir découvrant une écritoire gainée de cuir à plateau coulissante, trois tiroirs, un plumier et deux tiroirs latéraux escamotables, les pieds fuselés terminés par des roulettes
Dimensions (le plateau fermé):
H. : 76,5 cm (30 in.)
l. : 89 cm (35 in.)
P. : 53,5 cm (21 in.)
A late Louis XVI gilt-bronze mounted and mahogany architect’s table, attributed to Johann Gottlieb Frost (1746-1814)
7 000 - 10 000 €
Considérée d’un point de vue stylistique, notre table d’architecte appartient au néoclassicisme de la fin du XVIIIe siècle et évoque par son aspect général très architecturé la production de David Roentgen.
En effet, tous les éléments mécaniques de notre table, à l’exception des pieds qui ne sont pas démontables, sont directement issus du vocabulaire du célèbre ébéniste allemand; cela est clairement visible dans le dessin d’une table d’architecte par David Roentgen paru dans le Journal des Luxus und der Moden en 1795 (cfr. fig. 1)
qui reprend en tout point la structure de notre table, jusqu’aux tirettes latérales pour fixer les bougeoirs.

Cette filiation directe avec l’œuvre de Roentgen nous suggère une attribution avec l’œuvre de JeanGottlieb Frost (1746–1814), qui collabora activement avec Roentgen après l’installation à Paris de ce dernier en 1782.
Frost fut reçu maître le 14 décembre 1785 et développa l’activité d’ébénisterie de Roentgen dans un magasin à l’enseigne de La Ville de Neuwied, installé rue de GrenelleSaint-Honoré. Frost, qui imitait les modèles de Roentgen, employait des collaborateurs de nationalité allemande.
À ce propos, rappelons que la parure en bronze de notre table se retrouve sur des meubles estampillés par Frost telle une paire de commodes provenant des collections de Louis-Philippe au Palais Royal vendue chez Artcurial Paris, le 20 mai 2019, lot 38 ou une commode vendue à Düsseldorf, Auktionshaus Demessieur, le 27 juin 2015, lot 14.





MIROIR DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, ALLEMAGNE DU NORD
En bois sculpté et doré à deux tons, le fronton orné d’un aigle aux ailes déployées et flanqué de cornes d’abondances et de rinceaux feuillagés, le cadre à décor d’une frise de perles, entrelacs et feuilles de laurier ; petits accidents
Dimensions : 150 × 70 cm (59 × 27 ½ in.)
A Northern German giltwood mirror, late 18th century
2 000 - 3 000 €
Portrait de femme et Portrait d’homme
Paire d’huiles sur toiles (Toiles d’origine)
Dimensions : 80,5 × 64,5 cm (31 ¾ × 25 ½ in.)
(Restaurations)
Portrait of a woman and portrait of a man, oil on canvas, a pair, Swiss school, early 18th C.
2 000 - 3 000 €
140
Attribué à Johannes Aebersold (1737–1812)
En placage de merisier et filets de houx, ornementation de bronze et laiton doré, le sommet en doucine, la façade ouvrant par un tiroir en partie haute, un abattant découvrant onze tiroirs et quatre compartiments dont deux amovibles, deux tiroirs en partie basse, les montants à pans coupés ; petits accidents, le placage éclairci par le soleil
H. : 130,5 cm (51 ½ in.)
l. : 121 cm (47 ¾ in.)
P. : 62 cm (24 ½ in.)
Bibliographie comparative : Johannes Äbersold (1737-1812) - Ein Berner Ebenist zwischen Funk und Christoph Hopfengärtner, Catalogue d’exposition, Château de Jegenstorf, 2000, p. 16 cat. 6.
A Swiss gilt-bronze and brass mounted, cherrywood and elm secretaire a abattant, Bern, late 18th century, attributed to Johannes Aebersold (1737-1812)
2 000 - 3 000 €
Pour une notice sur Aebersold voir la page 12 du catalogue de vente.
Environs de Twickenham
En étain doré, argenté et peint polychrome, à décor de scènes villageoises autour d’une rivière, dans des cadres en bois sculpté et doré, étiquette imprimée au dos inscrite
« NEUVILLE & VIVIEN/(...)/Place
Beauvau/90 Faubourg Saint-Honoré/PARIS (VIII) ; petits accidents et manques
Dimensions (sans cadre) : 13,5 × 17 cm (5 ¼ × 6 ¾ in.)
Bibliographie comparative : Catalogue « Compigné, peintre et tabletier du Roy », Grasse, Villa musée Fragonard, juin-juillet 1991, pp. 23-26.
A silvered and polychrome decorated pewter panels, attributed to Thomas Compigne, second half of the 18th century
600 - 800 €
Attribué à Maximilien de MEURON
Corcelles-près-Concise, 1785 - Neuchâtel, 1868
Chalet d’alpage au pied d’une cascade de montagne dans la vallée de Meiringen
Huile sur papier marouflé sur toile
Dimensions : 33,5 × 48 cm (13 ¼ × 19 in.)
(Léger enfoncement)
Alpine chalet at the foot of a mountain waterfall in the Meiringen valley, oil on paper laid down on canvas, attr. to M. de Meuron
800 - 1 200 €


143
TAPIS D’AUBUSSON DE LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XIXe SIÈCLE, FRANCE, VERS 1840
En laine au point noué, à décor d’un médaillon fleuri sur un champ vert ; accidents et restaurations
Dimensions : 426 × 376 cm (168 × 148 in.)
Provenance : Château d’O; Vente à Paris, Hôtel Drouot, Me Beaussant-Lefevre, le 6 mars 2015, lot 426 ; Acquis au cours de cette dernière par l’actuel propriétaire.
A French Aubusson carpet, first half of the 19th century, circa 1840
1 500 - 2 000 €
TRAVAIL ALLEMAND DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE
Dans le goût de David Roentgen
En acajou, ornementation de laiton doré, le couvercle muni d’une poignée découvrant un intérieur compartimenté, un tiroir latéral secret actionné au moyen d’un bouton pressoir H. : 14 cm (5 ½ in.); l. : 28,5 cm (11 ¼ in.); P. : 16,5 cm (6 ½ in.)
A German late 18th century gilt-brass and mahogany letter box, in the taste of David Roentgen
2 500 - 4 000 €
145
TRAVAIL ALLEMAND DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE
Par Jacob Marguth, 1795
En acajou, filets de buis et de bois teinté, ornementation de laiton doré, le couvercle découvrant un intérieur révélant un miroir au revers, un compartiment muni d’un bouton pressoir actionnant un mécanisme découvrant trois tiroirs secrets dont deux latéraux et un en façade, signée « Jacob Marguth in Butzbach/ 1795 » à l’intérieur du mécanisme
Dimensions (fermée) : H. : 17 cm (6 ¾ in.); l. : 30,5 cm (12 in.); P. : 21 cm (8 ¼ in.)
Provenance :
Ancienne collection Dalva, New York ; Vente Christie’s New York, le 7 octobre 2022, lot 137 ; Acquise au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
A German late 18th century gilt-brass mounted, mahogany and tinted wood mechanical box, signed by Jacob Marguth and dated 1795
3 000 - 4 000 €
Avec son placage en acajou de la meilleure qualité ainsi que l’utilisation sobre de son ornementation en laiton doré, cette étonnante boîte s’inscrit dans les mouvances de boîtes fabriquées dans l’atelier de Roentgen et de ses suiveurs. La signature « Jacob Marguth in Butzbach – 1795 » présente à l’intérieur de son mécanisme nous renvoie à Johann Jacob Marguth (17751834), appartenant à la famille éponyme d’ébénistes actifs à la Cour de Hesse dès le XVIIe siècle. Jacob Marguth était connu pour sa production d’instruments de musique et de machines mécaniques ; le musée de Butzbach (Hesse) possède un clavecin réalisé par lui. 146
En bois sculpté et redoré, le dossier et la ceinture ornés au centre d’un cartouche, les épaulements feuillagés, les pieds cambrés terminés en enroulement, garniture de tapisserie d’Aubusson du XVIIIe siècle à décor de bouquets fleuris au naturel sur fond bleu clair ; petits accidents et manques à la dorure
H. : 88,5 cm (34 ¾ in.)
l. : 57 cm (22 ½ in.)
A pair of Louis XV style giltwood fauteuils a chassis, the tapestry upholstery Aubusson, 18th century
1 500 - 2 000 €
Attribué à Mathäus Funk (1697–1783)
En noyer et ronce de noyer, ornementation de laiton et bronze doré, la façade ouvrant par un abattant découvrant un intérieur muni de neuf tiroirs et cinq compartiments dont quatre amovibles, deux tiroirs en partie basse, les pieds cambrés
H. : 113 cm (44 ½ in.)
l. : 118 cm (46 ½ in.)
P. : 64 cm (25 ¼ in.)
Provenance : Collection privée française.
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 88, fig. 124.
A Swiss gilt-brass and gilt-bronze mounted, walnut and burr-walnut bureau scriban, Bern, third quarter of the 18th century, attributed to Mathaus Funk (1697-1783)
3 000 - 5 000 €
Parmi les quelques rares bureau-scribans comparables, mentionnons l’exemplaire vendu chez Koller Zurich, le 26 septembre 2019, lot 1078 (CHF 7.500) ou celui provenant de l’ancienne collection Wehrli et vendu chez Koller Zurich, le 31 mars 2022, lot 1103 (CHF 7.500).





Atelier de Johann Heinrich Stobwasser (1740–1829)
En bois peint polychrome à décor en trompe-l’œil de putti, volatiles et rinceaux feuillagés sur un fond à l’imitation de l’écaille, bois sculpté et doré, dessus de marbre blanc veiné, la ceinture ouvrant par un long tiroir en partie haute et un vantail à l’anglaise orné au centre d’une figure de Flore, découvrant un intérieur muni de deux étagères, les pieds fuselés et cannelés ; l’intérieur réaménagé en époque postérieure
H. : 99 cm (39 in.)
l. : 132 cm (52 in.)
P. : 61,5 cm (24 ¼ in.)
Bibliographie comparative :
D. Richter, Stobwasser - Lackkunst aus Braunschweig & Berlin,Prestel, 2005 (cat. Expo).
A German parcel-gilt and polychrome painted commode a vantaux, late 18th century, Brunswick or Berlin, workshop of Johann Heinrich Stobwasser (1740-1829)
8 000 - 12 000 €
Cette élégante commode avec son étonnant et riche décor en bois laqué à décor en trompe-l’œil est un rare exemple caractéristique de la production de Johann Heinrich Stobwasser (1740–1829).
Spécialisés dans la production de pièces de mobilier ou d’objets de décoration en laque de qualité tels que des plateaux de service, boîtes, corbeilles à papier, flambeaux ou vases, ses ateliers de Brunswick et Berlin affinent à la fin du XVIIIe siècle les techniques du vernis européen.
Le fond peint à l’imitation de l’écaille qui caractérise notre commode se retrouve sur de nombreuses pièces issues de cet atelier, à l’instar des plateaux de tables (cfr. D. Richter, ibid., p. 106, fig. 96 et p. 178-179, cat. 15), plateaux de service (cfr. D. Richter,ibid., p. 181, cat. 17) ou bien d’une commode (cfr. D. Richter,ibid., p. 176, cat. 13).
Il est aussi intéressant de signaler que le parti pris décoratif qui mêle un fond uni agrémenté uniquement par un panneau central à sujet mythologique, avec une riche bordure à décor de rinceaux
finement déchiquetés et grotesques que l’on retrouve sur notre commode, n’est pas sans rappeler celle présente sur une table à écrire pouvant former écran de cheminée (cfr. D. Richter, ibid., p. 55, fig. 46) provenant de l’atelier de Stobwasser et conservée au musée de Kassel (inv Nr. 2000/47).

SUSPENSION NÉOCLASSIQUE,D’ÉPOQUETRAVAIL PROBABLEMENT SUÉDOIS DU PREMIER QUART DU XIXe SIÈCLE
En verre sablé bleu, monture de bronze ciselé et doré, à trois bras de lumière à décor de mufles de lion retenant un anneau, le cul-de-lampe orné d’une prise à décor de pomme de pin
H. : 85 cm (33 ½ in.)
l. : 50 cm (19 ½ in.)
A Neoclassical gilt-bronze mounted and blue frosted glass three-branch suspension, probably Swedish, first quarter of the 19th century
3 000 - 5 000 €

Ce modèle de suspension fut decliné en plusieurs variantes, tantôt en Suède, tantôt en Allemagne. Un exemplaire identique – hormis par l’espèce de verre utilisée au niveau de la panse – à été vendu à Stockholm (ancienne collection Stopalo, vente à Stockholm le 15 septembre 2019, lot 657161).
Le verre bleu de notre exemplaire est une variété relativement rare de « Flussglas », qui est normalement blanc opaque ; on trouve le plus souvent des suspensions en « Flussglas » bleu en Suède, de sorte que l’on peut penser à une production locale, qui exportait ses produits entre autre vers l’Allemagne, le Danemark ou bien la Russie.


149
150 MIROIR D’ENTRE-FENÊTRE, TRAVAIL ALLEMAND DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, BRUNSWICK OU BERLIN
Atelier de Johann Heinrich Stobwasser (1740–1829)
En bois sculpté et doré, le fronton orné au centre d’un médaillon en tôle laquée représentant un guerrier, flanqué de cornes d’abondance et chutes fleuries au naturel, le cadre orné d’une frise à décor de ruban torsadé, entrelacs et feuilles d’acanthe
Dimensions : 222 × 93 cm (87 ½ × 36 ½ in.)
Bibliographie comparative : D. Richter, Stobwasser - Lackkunst aus Braunschweig & Berlin, Prestel, 2005, p. 130-131, fig. 112.
A German late 18th century giltwood and laquered tole miroir d’entre-fenetre, Brunswick or Berlin, workshop of Johann Heinrich Stobwasser (1740-1829)
5 000 - 8 000 €
Un miroir comparable est illustré dans D. Richter, ibid., tandis qu’une paire s’est récemment vendue chez Christie’s New York, le 19 avril 2021, lot 36.
Pour une notice complète sur l’atelier de Johann Heinrich Stobwasser veuillez consulter la notice du lot 148 du catalogue de vente.
Attribué à Bernard Molitor (1755–1833)
En acajou et placage d’acajou, ornementation de bronze ciselé et doré, dessus de marbre blanc restauré, le sommet orné au centre d’un gradin à fond de glace flanqué de part et d’autre d’une galerie ajourée à décor de treillage, la façade ouvrant par trois tiroirs en partie haute, un cylindre découvrant une écritoire gainée de cuir, sept tiroirs autour d’un volet coulissant central, cinq tiroirs dont un coulissant et découvrant un secret en partie basse, les montants arrondis à cannelures rudentées de tiges d’asperges, les pieds en toupie ; petits accidents et manques
H. : 171 cm (67¼ in.)
l. : 135 cm (53¼ in.)
P. : 60 cm (23 ½ in.)
A Directoire gilt-bronze mounted and mahogany cylinder desk, attributed to Bernard Molitor (1755-1833)
6 000 - 8 000 €

Avec ses formes résolument architecturées mêlant un savant choix d’acajou de belle qualité et une fine parure de bronze, cet étonnant bureau à cylindre peut être attribué à Bernard Molitor, maître en 1787.
En particulier, la parure de bronze que présente notre exemplaire se retrouve sur un certain nombre des pièces estampillées par Molitor ; la frise à décor de tiges d’asperge qui décore nos montants cannelés se retrouve sur une commode estampillée et illustrée dans U.Leben, Bernard Molitor, Éditions d’Art Monelle Hayot, 1992, p. 178, n. 2, tandis que la fine galerie ajourée à décor de treillis se retrouve sur un guéridon (cfr. ibid., p. 160 n. 103B), tout comme sur une console desserte provenant de l’ancienne collection Bleustein-Blanchet (cfr. ibid., p. 193, n. 85 A).
Signalons également que la partie haute de notre meuble présente un original sommet en doucine qui se retrouve également sur un secrétaire à abattant estampillé illustré dans P. Kjellberg, Le Mobilier Français du XVIIIe siècle, Les Editions de l’Amateur, 2008, p. 625, fig. C.


Attribué à Werner & Mieth
En cristal et verre teinté rouge, monture de bronze ciselé et doré, en forme de pagode, à huit bras de lumière, le cul-de-lampe terminé par une prise en forme de pomme de pin ; percé pour l’électricité
H. : 125 cm (49 ¼ in.)
D. : 84 cm(33 in.)
Bibliographie comparative : H. Bowles, C. Malle, Vogue Living : Country, City, Coast, Octobre 2017, p. 163.
A German Neoclassical gilt-bronze mounted, crystal and red-tinted glass eight-light chandelier, late 18th century, attributed to Werner & Mieth
20 000 - 30 000 €
Pour une notice détaillée sur la manufacture de Werner & Mieth veuillez consulter la notice du lot 224 de la vente.

RÉDUCTION DE LA COLONNE DE PHOCAS, TRAVAIL PROBABLEMENT ROMAIN DU XIXe SIÈCLE
En marbre giallo antico, reposant sur un socle en marbre vert de mer ; accidents au socle H. : 78 cm (30 ¾ in.)
An Italian giallo antico and green marble model of the column of Phocas, probably Roman, 19th century
3 000 - 5 000 €
La colonne de Phocas, dite Columna Phocatis, a été élevée dans le Forum Romain au début du VIIe siècle en hommage à l’empereur byzantin Phocas. Elle s’y trouve toujours aujourd’hui.
Cette grande réduction en marbre giallo antico rappelle la production d’objets liés au Grand Tour. Une colonne datant également du XIXe siècle et aux dimensions comparable à la nôtre fut présentée en vente chez Sotheby’s Londres, le 4 décembre 2019, lot 27.
154
PAIRE DE FLAMBEAUX ITALIENS D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE, TRAVAIL PROBABLEMENT ROMAIN
En albâtre, monture de bronze ciselé et doré, reposant sur un socle à section carrée ceint d’une frise de perles et terminé par des pieds en boule aplatie ; restaurations
H. : 21 cm (8 ¼ in.)
A pair of Italian Neoclassical gilt-bronze mounted and alabaster candlesticks, probably Roman
2 500 - 4 000 €

155
D’après un modèle de David d’Angers (1788–1856) de 1830
Portrait Louis-Augustin-Guillaume Bosc d’Antic (1759–1828)
Buste en hermès, moulage en plâtre
Avec l’inscription L.A.C. BOSC./MEMBRE DE L’INSTITUT; signé sur le côté
P.J DAVID:
H. : 62 cm (24 ½ in.)
Bibliographie comparative : P. Le Nouëne, David d’Angers Portraitiste, Catalogue sommaire des bustes de P.-J David d’Angers conservés à la galerie David d’Angers, SetigPalussière, Angers, 2010, cat. 81, p. 121.
A hermes bust, plaster cast depicting a portrait Louis-Augustin-Guillaume Bosc d’Antic (1759-1828), after a model by David d’Angers (1788-1856) from 1830
700 - 1 000 €
Le plâtre original est conservé au musée d’Angers (MBA 552) et le marbre au Jardin des Plantes à Paris.
Louis-Augustin-Guillaume Bosc d’Antic (1759-1828) est un naturaliste français, spécialiste de botanique et de zoologie, proche des milieux savants des Lumières. Engagé politiquement pendant la Révolution, il occupe plusieurs fonctions administratives tout en poursuivant ses travaux scientifiques. Il contribue notamment à la diffusion des connaissances naturalistes par ses écrits et ses collaborations avec de grandes figures de la science de son temps.
Sculpteur, élève de Delusse, de JacquesLouis David et de Roland, il adopte le nom d’Angers lorsque la ville lui accorde une pension, qu’il remercie en lui envoyant ses plâtres.
Travailleur infatigable, David parcourut la France et l’Europe afin de constituer une véritable galerie de portraits des « Grands Hommes ». Son œuvre est considérable : près de 55 statues, 150 bustes, 70 bas-reliefs, une vingtaine de statuettes et plus de 500 médaillons.
Figure active de son époque, il fréquente les milieux artistiques, littéraires et scientifiques, et rencontre de grandes personnalités comme Goethe, Balzac ou Hugo. Élu à l’Institut en 1826 et professeur à l’École des beaux-arts, il mène également une carrière politique engagée. Son attachement aux idéaux républicains lui vaut l’exil après le coup d’État de 1851. De retour en France en 1853, il meurt à Paris en 1856.
156
École autrichienne vers 1800
Entourage de Joseph Anton Koch
Léda et le cygne devant Capri
Huile sur toile (Toile d’origine)
Dimensions : 103,5 × 134 cm (40 ¾ × 52 ¾ in.)
Leda and the Swan in front of Capri, oil on canvas, Austrian School, circle of Joseph Anton Koch, ca. 1800
8 000 - 12 000 €


En spath fluor, reposant sur un socle en marbre noir de Ashford ; petits accidents
H. : 20 cm (8 in.)
D. : 26 cm (10 ¼ in.)
An English blue john and Ashford black marble tazza, first half of the 19th century
3 000 - 5 000 €
En acajou et palissandre, le plateau en nodule septarien, reposant sur un piètement tripode ; petits accidents
H. : 67 cm (26 ½ in.)
D. : 55 cm (21 ¾ in.)
A Regency rosewood, mahogany and septarian nodule hardstone gueridon
1 000 - 1 500 €
Le plateau de notre guéridon est construit à partir d’une section de nodule septarien, un type de concrétion créé lorsque les pores d’une masse de roche sédimentaire sont remplis de dépôts minéraux avant de durcir.
Les noyaux de ces concrétions sont souvent des fossiles de couleur rougeâtre ou dorée.
Des nodules septariens ont été trouvées dans le Oxford Clay ou Kimmeridge Clay au long de la côte du Wessex en Angleterre. Il est donc probable que le plateau de notre table provienne d’un nodule septarien de cette région.
Un guéridon anglais d’époque Regency également muni d’un plateau en nodule septarien s’est vendu chez Christie’s Londres, le 15 septembre 2005, lot 12, tandis qu’un deuxième d’époque Guillaume IV et provenant de l’ancienne collection Ingrao s’est vendu chez Sotheby’s New York, le 20 octobre 2006, lot 104.

Attribuée à Christoph Hopfengärtner (1758–1843)
En noyer, le plateau en pierre calcaire de Solnhofen ceint d’une galerie en laiton doré, reposant sur des pieds en gaine
H. : 72,5 cm (28 ½ in.)
l. : 122 cm (48 in.)
P. : 95 cm (37 ½ in.)
A Swiss Neoclassical gilt-brass mounted, walnut and Solnhofen limestone library table, Bern, attributed to Christoph Hopfengartner (1758-1843)
2 500 - 4 000 €
S’adaptant à l’évolution des goûts de ses clients issus de familles aristocratiques ou de la grande bourgeoisie, la production de Christophe Hopfengärtner s’éloigne des pièces de mobilier marquetées vers une production aux lignes équilibrées et épurées d’inspiration française et allemande.
Par son rare plateau en pierre calcaire, notre table représente une pièce unique, répondant certainement à une commande très spécifique et en même temps très typique pour le contexte européen de l’époque.
En effet, à l’époque Néoclassique, pierres décoratives et semi-précieuses étaient très en vogue pour orner tables de milieu, consoles ou guéridons et la collection systématique d’échantillons de pierres et de raretés géologiques devient très en vogue parmi les membres de l’aristocratie européenne et suisse.
Notre plateau en pierre calcaire comporte une rare formation centrale à motif d’œuf, phénomène minéralogique rare ; il provient de la carrière de Solnhofen, active depuis l’époque romaine et devenue fameuse au cours du XIXe siècle pour ses fossiles et pierres avec inclusions dendritiques.
Notre table rappelle la petite table de Johann Wolfgang von Goethe de 1812, qui intégrait – d’une manière plus simple que la nôtre – un plateau rond d’intérêt géologique (Mineralische Sammlung des Instituts für Geowissenschaften an der Friedrich-Schiller-Universität Jena, Inv. Nr. GS, E 004).


160
160
École romaine vers 1800
Berger et son troupeau dans un paysage de montagne devant Ariccia
Huile sur toile
Dimensions : 58,5 × 72,5 cm (23 × 28 ½ in.)
(Restaurations)
Shepherd and his flock in a mountain landscape in front of Ariccia, oil on canvas, Italian School, 19th C.
3 000 - 4 000 €
161
PRESSE-PAPIER, TRAVAIL ITALIEN D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
En marqueterie de marbres polychromes et pierres dures, dans une frise en marbre noir ; petits accidents
H. : 2,5 cm (1 in.)
l. : 16 cm (6 ¼ in.)
P. : 11,5 cm (4 ½ in.)
An Italian Neoclassical specimen marble and pietra dura paper weight
1 000 - 1 500 €
Dans la mythologie gréco-romaine, Hercule est condamné à expier le meurtre d’Iphitos en se mettant au service de Omphale, reine de Lydie. Réduit en esclavage pendant trois ans Hercule se voit contraint d’accomplir des tâches traditionnellement féminines, telles que filer la laine, tandis qu’Omphale revêt sa peau de lion et manie sa massue. Cette inversion des rôles, à la fois symbolique et ironique, souligne la soumission du héros et la puissance de l’amour et du destin. Malgré cette humiliation apparente, Hercule accomplit également de nouveaux exploits pour protéger le royaume de la reine. Au fil du temps, ils tombent amoureux et, selon certaines traditions, se marient. Très prisé dans l’histoire de l’art, cet épisode symbolise à la fois la pénitence, le renversement des normes et le pouvoir de l’amour et a inspiré les artistes dans l’exploration du thème de la domination féminine sur l’homme et d’en représenter les différentes facettes.
l’Antique, Italie, XXe siècle
Hercule et Omphale
Paire de bustes en plâtre teinté à l’imitation du bronze
Reposant sur un socle en pierre reconstitué de forme évasée
Dimensions : 57 × 46 et 54 × 47 cm (22 ½ × 18 and 21 ¼ × 18 ½ in.)
Provenance : Vente Nagel, Stuttgart, le 10 octobre 2013, lot 634.
A pair of tinted plaster busts, imitating bronze, depicting Hercules and Omphale, after the antique, Italy, 20th century
2 000 - 3 000 €
163
Italie, Florence, XIXe siècle
Profil d’une femme romaine à l’Antique
Haut relief en marbre Giallo Antico
Reposant sur un médaillon en marbre vert de mer; accidents et restaurations D.: 24 cm (9 ½ in.)
A high relief in Giallo Antico marble depicting the profile of a Roman woman in the antique style, Italy, Florence, 19th century
300 - 500 €
164
DE SEPT PRESSE-PAPIERS D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
En marbres polychromes l. : de 12 à 14 cm (4 ¾ to 5 ½ in.) (7)
A set of seven Neoclassical specimen marble paper weights
2 000 - 3 000 €

Attribuée à Johannes Aebersold (1737–1812)
En placage de merisier, noyer, érable et buis, ornementation de bronze ciselé et doré, dessus de marbre de Zweilütschinen, la façade à ressaut ornée d’une frise à décor de grecque stylisée et ouvrant par deux tiroirs, les montants à pans coupés, reposant sur des pieds en gaine à cannelure simulée, étiquette imprimée numérotée «4900» à l’intérieur du bâti côté gauche ; petits accidents
H. : 87 cm (34 ¼ in.)
l. : 123 cm (48 ½ in.)
P. : 55,5 cm (21 ¾ in.)
Provenance : Ancienne collection aristocratique bernoise ; Vente Stuker Berne, le 13 décembre 1975, lot 4900.
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Johannes Äbersold 1737-1812. Un ébéniste bernois entre Mathäus Funk et Christoph Hopfengärtner. Catalogue de l’exposition au château de Jegenstorf, 13.5-15.10.2000, ill. p. 26, cat. n° 16.
A Swiss gilt-bronze mounted, cherrywood, walnut and maple commode, second half of the 18th century, attributed to Johannes Aebersold (1737-1812)
6 000 - 8 000 €
Tant par l’équilibre de ses lignes que par l’élégance de son décor, notre commode représente certainement l’un des exemplaires les plus aboutis de l’atelier de Johannes Aebersold (1737–1812), l’un des plus importants ébénistes suisses actifs à Berne durant la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Comme dans peu d’autres meubles issus de cet atelier, notre exemplaire renvoie au séjour parisien de Johannes Aebersold, au cours duquel il put expérimenter les nouveaux courants de la mode du « style à la grecque », alors à son apogée, et introduire ces influences à Berne à une époque où, sur le territoire de l’ancienne Confédération, on demeurait encore très attaché aux formes galbées du rococo.
L’influence parisienne se manifeste particulièrement dans notre commode, qui associe une façade à léger ressaut central à une frise ornée d’un décor géométrique soulignant la partie supérieure.
Parmi les rares exemples comparables apparus sur le marché ces dernières années, mentionnons notamment l’exemplaire vendu chez Koller Zurich (cf. fig. 1), le 21 mars 2024, lot 1130 (CHF 13 750).



Attribué à Joseph Ulrich Danhauser (1780–1829)
En bois sculpté et doré, à douze bras de lumière sur deux rangs, à décor de palmes stylisées
H. : 95 cm (37 ½ in.)
D. : 90 cm (35 ½ in.)
Provenance :
Ancienne Collection Gert Nagel, Stuttgart; Vente Nagel Stuttgart, les 8-9 juin 2011, lot 413.
An Austrian Neoclassical giltwood chandelier, Vienna, early 19th century, attributed to Joseph Ulrich Danhauser (1780-1829)
4 000 - 6 000 €
Notre exemplaire se rattache directement à un dessin (cfr. fig. 1) de Joseph Ulrich Danhauser (1780-1829) conservé dans les collections du Musée des Arts appliquées de Vienne (n. KI 897-1710).
Fondateur de la Maison éponyme active à Vienne au début du XIXe siècle, il se spécialise dans la production de toutes typologies de mobilier, lustres, tapis et objets en verre et bronze. Dans un soucis de rationalisation des coûts de production, Danhauser développa une matière qui lui permettra d’imiter le bronze et recevra pour ça un brevet qui lui sera remis en 1812.

1
D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
En albâtre sculpté, le cadran inscrit dans un boîtier flanqué d’une figure de femme drapée à l’antique, un sarcophage en marbre jaune de Sienne et un obélisque en serpentin vert surmonté d’une sphère en spath-fluor à l’arrière plan, le socle terminé par des pieds en boule aplatie ; petits accidents
H. : 59 cm (23 ¼ in.)
l. : 25,5 cm (10 in.)
A Neuchâtel Neoclassical carved alabaster, marble and blue-john mantel clock
1 500 - 2 000 €

D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE,
TRAVAIL PROBABLEMENT
SUÉDOIS DU DÉBUT DU XIXe SIÈCLE
En bronze ciselé, patiné et doré, le fût à décor de femme drapée à l’antique retenant un bouquet à trois bras de lumière, reposant sur un socle en marbre noir
H. : 50 cm (19 ¾ in.)
A pair of Neoclassical gilt and patinated bronze three-branch candelabra, probably Swedish, early 19th century
2 000 - 3 000 €
169
D’après Leonhard Posch (1750–1831)
Portrait de Saint Paul
Médaillon en pierre
400 - 600 € 167
Portant une signature Ch.Brandinburg fecit ; accidents et restaurations
Dimensions : 13,8 × 11.5 cm (5 ½ × 4 ½ in.)
On y joint un médaillon en pierre reconstituée représentant le Christ, France
D. : 15 cm (6 in.) (2)
Bibliographie comparative :
A. Forschler-Tarrasch, Leonhard Posch. Porträtmodelleur und Bildhauer, 2002, p. 232, n° 873.
A stone medalion portrait of Saint Paul, after Leonhard Posch (1750-1831), together with a reconstituted stone medallion depicting Christ, France
170
Attribué à Hans Jakob OERI
Kybourg, 1782 – Zurich, 1868
Portrait du ministre Schinz et Portrait de son épouse
Crayon noir et estompe
Annotations au dos déclinant les identités des modèles
Dimensions : 24,5 × 21 cm
(9 ¾ × 8 ¼ in.)
Portrait of Minister Schinz and Portrait of his wife, black pencil and stump, attr. to H. J. Oeri


1 500 - 2 000 € 171
Attribué à Hans Jakob OERI
Kybourg, 1782 – Zurich, 1868
Portrait du professeur Friedrich Salomon Ulrich et Portrait de sa fille Küngold Ulrich
Crayon noir et estompe
Annotations au dos déclinant les identités des modèles
Dimensions : 24,5 × 21 cm (9 ¾ × 8 ¼ in.)
Portrait of professor Friedrich Salomon Ulrich and portrait of his daughter Küngold Ulrich, black pencil and stump, attr. to H. J. Oeri
1 500 - 2 000 €


Attribuée à Johannes Aebersold (1737–1812)
En merisier, à double plateaux, les pieds fuselés et cannelés
H. : 65 cm (25 ½ in.)
l. : 51 cm (20 in.)
P. : 35 cm (14 in.)
A Swiss late 18th century cherrywood two-tier occasional table, Bern, attributed to Johannes Aebersold (1737-1812)
600 - 800 €
Pour une notice sur Aebersold voir la page 12 du catalogue de vente.
En acajou et placage d’acajou, ornementation de bronze ciselé et doré, munis d’abat-jours en tissu crème ; électrifiés
H. (sans abat-jour) : 178 et 186 cm (70 × 73 ¼ in.)
A matched pair of Neoclassical style gilt-bronze and mahogany floor lamps
400 - 600 €
En noyer et bois noirci, le plateau à décor peint ocre représentant sur l’un un athlète, sur l’autre un homme tenant une amphore, reposant sur un piètement tripode terminé par des griffes ; petits accidents
H. : 53,5 cm (21 in.)
D. : 57 cm (22 ½ in.)
A pair of Etruscan revival walnut, ebonized and ocher painted gueridons
400 - 600 €



175
École néoclassique
Étude de vase Borghese
Plume et encre brune, lavis brun Annoté ’Adam’ en bas à droite
Dimensions : 32,5 × 25 cm
(12 ¾ × 8 ¾ in.)
(Piqûres, taches, manques)
Study of Borghese vase, pen and brown ink, brown wash, Neoclassical School
600 - 800 €
176
PAIRE DE TABOURETS CURULES SUISSES D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE, BERNE, PREMIÈRE MOITIÉ DU XIXe SIÈCLE
Attribués à Carl Franz Hossfeld (1807–?)
En noyer, garniture de tapisserie au gros point à décor d’un bouquet fleuri au naturel sur fond crème ; renforts sous le piètement
H. : 37 cm (14 ½ in.)
l. : 39 cm (15 ½ in.)
P. : 41 cm (16 in.)
A pair of Swiss Neoclassical walnut stools, Bern, first half of the 19th century, attributed to Carl Franz Hossfeld (1807-?)
500 - 800 €
PAIRE DE PIEDS DE LAMPE, TRAVAIL MODERNE
En cuivre doré, munis d’abat-jours en parchemin crème ; électrifiés H. (avec abat-jour) : 76 cm (30 in.)
A pair of modern gilt-brass lamps
200 - 300 €
178
SPHÈRE DITE « DOOR STOPPER » D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE
En porphyre vert de Grèce
D. : 20 cm (8 in.)
A Neoclassical Greece green porphyry door stopper
1 500 - 2 000 €

En albâtre sculpté, de forme balustre, la panse ornée d’une tête de méduse, le piédouche ceint d’une frise de feuilles de lotus stylisées; accidents et restaurations
H.: 50 cm (19 ¾ in.)
D. : 35 cm (13 ¾ in.)
An Italian Neoclassical carved alabaster vase, first half of the 19th century
1 000 - 1 500 €
En chêne mouluré et sculpté, reposant sur des pieds à cannelure torsadée à l’avant et en sabre à l’arrière, garniture de cotonnade rouge et blanche
H. : 128 cm (50 ½ in.)
l. : 49 cm (19 ¼ in.)
Provenance : Ancienne collection de Madame Geraldine « Min » Hogg (1938-2019), fondatrice de World of Interiors.
A Victorian Gothic revival carved oak chair
700 - 1 000 €

Le plateau en marbre blanc veiné violet (marbre de Saillon) ; restaurations
H. : 91 cm (36 in.)
l. : 208 cm (82 in.)
P. : 45,5 cm (18 in.)
A Neoclassical style white marble console
2 000 - 3 000 €
182
TIRAGE PARTIEL EN PLÂTRE REPRÉSENTANT UN CHAPITEAU IONIQUE DE L’ERECHTEION À ATHÈNES
Probablement de l’École des Beaux-Arts à Paris au XIXe siècle
H. : 33 cm (13 in.)
l. : 42 cm (16 ½ in.)
A partial plaster cast representing a ionic capital, from Athens’ Erechteion, casting problably from Ecole des Beaux-Arts in Paris, 19th century
300 - 500 €



186
En porphyre de « Blyberg », le couvercle surmonté d’une prise en bronze doré à motif de gland de chêne
H. : 7 cm (2 ¾ in.)
D. : 8 cm (3 ¼ in.)
Bibliographie comparative :
Johan Nordén (ed.), Porfyr (catalogue d’exposition 15.12.1985-2.2.1986), Stockholm, 1985, pp. 90-91.
A Swedish gilt-bronze mounted and Blyberg porphyry butter box, early 19th century
1 500 - 2 000 €
Gladiateur Borghèse
Figure en bronze
Gravée de l’inscription sur la base
« Musée Du Capitole à Rome » ; reposant sur une base en bronze rectangulaire
H. : 34 cm (13 ½ in.)
l. : 26 cm (10 ¼ in.)
A bronze figure depicting the Borghese Gladiator, after the antique, Italy, 19th century
800 - 1 200 €
En porphyre rouge de Rännas (Röd Rännas), reposant sur un socle à pans coupés
H. : 17 cm (6 ¾ in.)
l. : 26 cm (10 ¼ in.)
Bibliographie comparative : Johan Nordén (ed.), Porfyr (catalogue d’exposition 15-12-1985 /2-2-1986), Stockholm, 1985, p. 93, cat. 130.
A Swedish Neoclassical porphyry (Röd Rännas) tazza
3 000 - 5 000 €
Une tazza comparable s’est vendue chez Sotheby’s Paris, le 5 avril 2023, lot 66.
Le renvoi d’Agar
Huile sur toile (Toile d’origine)
Dimensions : 131 × 168 cm (51 ½ × 66 in.)
À décor en bas-relief de scènes antiques et figures drapées
Marqués
D. : 12 et 13,8 cm (4 ¾ and 5 ½ in.)
Five Copenhagen biscuit medallions, 19th and 20th century
500 - 600 €

187
The dismissal of Hagar, oil on canvas, Neoclassical School
7 000 - 10 000 €
188
LUSTRE RUSSE
DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE
Attribué à Johan Adam Fischer
En cristal et verre teinté rouge, monture en argent et bronze argenté, à trois bras de lumière et trois bras surmontés de poignards ; petits accidents
H. : 80 cm (31 ½ in.)
D. : 48 cm (19 in.)
A Russian silver and silvered-bronze mounted, crystal and red-tinted glass three-light chandelier, late 18th century, attributed to Johan Adam Fischer
4 000 - 6 000 €
Johann Adam Fischer, d’origine allemande, est l’un des plus célèbres fabricants de lustres, actif à SaintPétersbourg de 1780 à 1820. Avec leur fine structure en verre bleu, jaune ou rouge rubis, tel ce c’est le cas dans notre exemplaire, les lustres de Fischer incarnent la mode pour le mobilier étincelant à la Cour impériale, pendant les règnes de Catherine II, Paul I et Alexandre I.
Des lustres comparables, conservés au Palais Stroganov, au Palais Ostankino ou dans les collections du musée de l’Hermitage, sont illustrés dans I. Sychev, The Russian Chandeliers 1760-1830, Moscou, 2003, p. 65 figs. 317, 319 et 320.

188
189 Angleterre, fin du XVIIIe-début du XIXe siècle
Un homme et une femme
Paire de bustes en marbre
Reposant sur un piédouche en marbre
H. : 66 et 59 cm (26 and 23 ¼ in.)
l. : 46 et 43 cm (18 and 17 in.)
Provenance :
Ancienne collection Sir Howard Hodgkin
CH CBE ;
Vente Howard Hodgkin, Portrait of the Artist, Sotheby’s Londres, le 24 octobre 2017, lot 14.
A pair of marble busts depicting a man and a woman, England, late 18th-early 19th century
3 000 - 5 000 €

190
PAIRE DE GAINES DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, TRAVAIL PROBABLEMENT SUÉDOIS
En bois laqué crème et en partie doré, le corps en forme de colonne à section tronquée ceint d’une guirlande de feuilles de chêne, reposant sur un socle à section carrée ; petits accidents et manques
H. : 107 cm (42 ¼ in.)
D. (plateaux) : 40 cm (15 ¾ in.)
Bibliographie comparative : L. Sjöberg, U. Sjöberg, The Swedish Room, London, 1994, p. 68-69.
A pair of late 18th century parcelgilt and cream lacquered stands, probably Swedish
5 000 - 8 000 €

Attribué à Giacomo
Raffaeli
(1753–1836)
En marqueterie de marbres polychromes et pierres dures, reposant sur un piètement en placage de merisier d’époque Néoclassique, les montants en gaine réunis par une entretoise polylobée et terminée par des roulettes, une étiquette sous le plateau et sous le piètement inscrite « Thormann / Muristrasse 28 »
H. : 76 cm (30 in.)
D. : 60 cm (23 ½ in.)
Provenance :
Ancienne collection aristocratique bernoise.
A Roman Neoclassical table top, attributed to Giacomo Raffaeli (1753-1836), circa 1820-1825, on a Neoclassical cherrywood stand
20 000 - 30 000 €

La composition du plateau repose sur un système géométrique d’une remarquable rigueur. Il ne s’agit nullement d’un assemblage libre, mais d’une construction fondée sur une progression modulaire radiale mathématiquement maîtrisée. Le schéma s’organise autour d’un médaillon central et se compose de six bandes concentriques intersectées par vingt-quatre rayons constants. Cette division engendre cent quarante-quatre trapèzes curvilignes radiaux et homothétiques, délimités par deux rayons et deux arcs concentriques, dont les dimensions augmentent progressivement du centre vers la bordure extérieure. Les éléments issus de cette partition ne croissent pas de manière aléatoire, mais selon une progression proportionnelle déterminée par le rapport entre le rayon et l’angle constant, produisant un effet centrifuge parfaitement équilibré. Le principe mathématique qui soustend le schéma du plateau donne ainsi naissance à une construction

modulaire d’une grande élégance, générant une harmonie optique fondée sur une géométrie centripète évoquant un diagramme solaire composé d’un noyau central, d’anneaux assimilables à des orbites et de rayons figurant l’irradiation lumineuse. Le pourtour extérieur vient équilibrer la rigidité de la structure radiale interne grâce à l’alternance rythmique de petits panneaux ovales et de pastilles circulaires.
Matériaux et technique
La sélection des pierres employées par Giacomo Raffaelli dans cette table est particulièrement somptueuse et variée, et leur juxtaposition avec la plaque de marbre statuaire blanc de Carrare produit un effet d’une rare magnificence.
Le plateau présente un vaste échantillonnage lithologique constitué de cent quarante-quatre spécimens disposés autour d’un médaillon central en breccia dorata. Cette extraordinaire galerie lithique comprend une
grande variété de matériaux rares et difficilement accessibles, associés aux exemples les plus emblématiques du répertoire canonique des marmora romana, tels que le rosso antico, le rosso antico brecciato, le giallo antico de Numidie, le verde antico de Thessalie, l’africano de Chios, le bianco e nero d’Aquitaine, le portoro, le bardiglio, le giallo di Siena, le marbre « grec écrit » et le rosso di Languedoc ; des brèches telles que la breccia dorata, la breccia quintilina, le semesanto, le pavonazzetto, le fior di pesco, la breccia corallina, la traccagnina, les brèches de Settebasi et de Sciro, la portasanta et le broccatello di Spagna ; ainsi que le marbre cipolin carystien vert et le mandolato verde des Hautes-Pyrénées, probablement du Pont de la Taulé (Corsi 93).
L’ensemble comprend également plusieurs granites, parmi lesquels le granito rosso d’Assouan, le granite dit « de la chaire de saint Pierre » et celui « de la colonne » ; des porphyres rouge et noir d’Égypte, des serpentines
vertes, dont le serpentino verde ranocchia ; de l’astracane dorée et de la lumachella orientale ; enfin, une riche variété d’albâtres orientaux – fiorito, cotognino, listato, « à tortue », a pecorella et ciliegino.
À cet ensemble s’ajoutent, conformément à l’usage propre à Raffaelli, des panneaux exécutés dans des pierres particulièrement recherchées, telles que la smaragdite de Corse (Corsi, n° 700), le jaspe tendre de Sicile, la calcédoine, le lapis-lazuli, la malachite, l’améthyste et la labradorite (R. Gnoli, Marmora Romana, Rome, 1971 ; 2e éd., Rome, 1988 ; G. Borghini, Marmi Antichi, Rome, 1989 ; G. Montana, V. G. Briuccia, I marmi ed i diaspri del Barocco siciliano, Palerme, 1998 ; C. Napoleone, Delle Pietre Antiche di Faustino Corsi romano, Milan, 2001 ; M. De Nuccio, L. Ungaro (dir.), I marmi colorati della Roma imperiale, cat. exp., Venise, 2002 ; M. T. Price, Decorative Stone. The Complete Sourcebook, Londres, 2007).
La célébration de l’Empire à travers les marmora romana
Le vaste choix de matériaux réunis dans cette table trouve des parallèles précis dans la collection constituée par l’avocat et expert lapidaire Faustino Corsi (1771–1846), décrite dans son Catalogo ragionato d’una collezione di pietre antiche, publié à plusieurs reprises en 1828, 1833 et 1845, et aujourd’hui conservée à l’Oxford University Museum of Natural History. Cette entreprise érudite conciliait à la fois le goût du collectionnisme et le rêve de l’Antiquité poursuivi par les nombreux voyageurs cultivés de l’Urbs, avec un programme à la fois historique, scientifique et didactique.
Cette table témoigne de la passion pour les pierres que Giacomo Raffaelli partageait avec Corsi, lequel tenait le mosaïste en très haute estime et le mentionna dans son traité à propos de certains des minéraux emblématiques conservés dans son Cabinet d’Histoire naturelle de la via del Babuino à Rome. Le répertoire lithologique

adopté ici correspond pleinement au lexique chromatique caractéristique de l’architecture impériale romaine et se présente comme une véritable célébration de l’Urbs à travers les matériaux provenant des territoires de l’Empire – Égypte, Grèce, Numidie, Asie Mineure et carrières de la péninsule italienne.
La disposition des échantillons répond à un principe d’alternance chromatique entre tons chauds et tons froids, avec une prédominance des jaunes et des rouges qui accentue davantage encore l’idée du diagramme solaire sur lequel repose la composition du campionario
Chaque tesselle acquiert ainsi la valeur d’une véritable citation archéologique, mais dans son ensemble, cette lithothèque évoque surtout les raffinés sectilia pavimenta caractérisés par des compositions curvilignes complexes, dont les intarsiatori et marbriers pouvaient admirer de nombreux exemples dans
les résidences néroniennes du Palatin – la Domus Transitoria et la Domus Aurea – avant d’en réinterpréter les modèles dans leurs propres créations (F. Guidobaldi, « Pavimenti in opus sectile di Roma e dell’area romana », dans P. Pensabene (dir.), Marmi antichi. Problemi d’impiego, di restauro e di identificazione, Rome, 1985, pp. 171-251 ; Le décor géométrique de la mosaïque romaine, vol. II, Paris, 2002).
Ces somptueux sectilia adoptaient la célèbre combinaison chromatique dite de la « quadrichromie néronienne », fondée sur l’association du pavonazzetto, du giallo antico et des porphyres rouges et verts, combinaison qui demeura l’une des plus appréciées durant toute l’époque impériale et tardo-antique. Cette même variation chromatique se retrouve dans le présent plateau, bien qu’elle soit ici développée à travers une gamme beaucoup plus vaste de matériaux assumant une fonction à la fois didactique et encyclopédique. Raffaelli aspirait
à acquérir des spécimens rares encore absents des autres collections afin de rendre ses œuvres uniques et de les distinguer des traditionnels plateaux à échantillons.
Sa passion et sa recherche incessante de pierres l’amenèrent à réunir une remarquable diversité de matériaux, y compris issus de découvertes modernes, tels que les jaspes allemands, la malachite russe et la labradorite provenant des lointaines terres du Labrador. Il conservait ces spécimens dans son musée privé d’histoire naturelle et les associait, dans ses œuvres de marqueterie lapidaire – comme dans le présent plateau – aux marbres antiques les plus canoniques. Cette sélection diversifiée constitue précisément l’élément novateur des productions de Raffaelli, qui sut renouveler le genre du campionario en le distinguant des ouvrages exécutés par les ateliers romains depuis le XVIIIe siècle.

Lithothèques à schéma radial dans la production de Raffaelli Dans cette table, le vaste ensemble de spécimens, sélectionnés et disposés avec une virtuosité à la fois intellectuelle et artistique, traduit parfaitement le goût, la technique et la culture matérielle caractéristiques des œuvres d’incrustation réalisées par Raffaelli au cours des premières décennies du XIXe siècle.
Le schéma radial avait déjà été expérimenté par l’artiste dans plusieurs œuvres documentées adoptant des modules géométriques complexes et variés. Deux exemples significatifs, fondés sur des compositions elliptiques, furent réalisés pour l’aristocrate anglais Danike Pettward en 1829 (Cambridge, Fitzwilliam Museum. A. M. Massinelli, with contributions of M. Alfieri, L. Biancini, E. Yakovleva, G. Tassinari, Giacomo Raffaelli, Maestro di stile e di mosaico, Florence, 2018 p. 298299, figs. 353-354) ainsi que pour la table vendue le 8 mars 1831 à John et Lady Augusta Kennedy-Erskine (vente Sotheby’s New York, 18 octobre 2014, lot 156) (Massinelli 2018, pp. 138-144, figs. 144, 145). Ces œuvres étaient accompagnées de catalogues descriptifs des marbres employés, et évidemment Carlo Alciati fut rémunéré par Raffaelli pour la rédaction des catalogues de quatre tables ; l’un d’eux, relatif à la table Erskine, est aujourd’hui conservé avec l’œuvre. L’intitulé précise que l’objectif du catalogue était de « servir à la connaissance et à l’étude des pierres, dont les noms et provenances étaient indiqués ». Ce document constitue aujourd’hui un instrument fondamental pour l’identification des cent quarante-huit pierres décrites avec une extrême précision, parmi lesquelles il est possible de reconnaître la majorité des matériaux composant le présent plateau. Le schéma de ces deux tables s’inspire d’un module radial à développement spiralé fréquent dans les sectilia pavimenta impériaux des Ier et IIe siècles apr. J.-C.
À la même époque, un reçu d’expédition signé par Carlo Trebbi (Rome, Fondazione Negro, Archivio Raffaelli, reçu d’expédition adressé à Sir Robert Gore Booth) atteste l’envoi de trois tables à Londres destinées à Sir Gore Booth pour sa résidence
de Marylebone. Ces œuvres, décrites simplement comme « trois déjeuners », étaient accompagnées de deux catalogues descriptifs (A. M. Massinelli, « Roman “Lapidarymania” and the Raffaelli Dynasty », Furniture History Society, 60, 2024). Deux de ces trois tables sont aujourd’hui encore conservées par les descendants de Sir Gore Booth.
Il s’agit de deux campionari composés de marbres antiques : l’un fondé sur le même schéma hélicoïdal que la table Erskine ; l’autre (cfr. Fig. 1), reposant sur le même module radial que celui adopté dans le présent plateau. Cette dernière présente toutefois plusieurs variantes : un schéma fondé sur vingt-huit rayons, une gamme chromatique plus sombre et un support en marbre noir. Le bord extérieur est parcouru d’un profil continu en serpentine verte.

Dans le présent plateau, le pourtour est au contraire incrusté d’une séquence d’ovales en rosso antico alternant avec de petits médaillons circulaires en porphyre noir. Cette solution est très proche des profils adoptés par Raffaelli dans plusieurs de ses tables, où les bordures sont fréquemment animées par des séquences de petits éléments géométriques en marbres variés – ovales, losangiques ou circulaires. Des solutions analogues apparaissent notamment sur deux consoles conservées au State Hermitage Museum, sur la table Londonderry du Legion of Honor a San Francisco ainsi que dans les bases de marbre des sculptures du surtout de table du Palais Royal de Milan.
L’usage du marbre statuaire et la chronologie du plateau L’utilisation du marbre statuaire blanc comme support reflète le goût manifesté par Raffaelli au cours des premières décennies du XIXe siècle, période durant laquelle est attestée une étroite collaboration avec le sculpteur Pietro Marchetti (1766–1846), propriétaire de carrières de marbre statuaire à Carrare. Peu après son transfert à Milan, entre 1805 et 1815, Raffaelli acquit auprès de Marchetti une importante quantité de marbres destinés à la réalisation de plateaux de tables de différentes dimensions, de bases pour surtouts de table ainsi que d’encadrements de cheminées.
Raffaelli se montrait particulièrement exigeant quant à la qualité du marbre statuaire. Marchetti soulignait parfois la difficulté de se procurer des blocs d’une blancheur absolument immaculée, tels que les réclamait le mosaïste, tout en observant que certaines imperfections pouvaient être aisément dissimulées grâce aux incrustations de pierres colorées.
L’emploi du marbre blanc devint ainsi l’une des caractéristiques distinctives des tables réalisées par Raffaelli durant les premières décennies du XIXe siècle. Le présent plateau peut donc être rattaché à cette phase de production, prolongée jusque dans les années 1830. Dans les œuvres tardives de l’atelier, poursuivies ensuite par son fils Vincenzo, l’usage du marbre noir tend au contraire à prédominer, comme dans les tables précédemment mentionnées exécutées entre 1829 et 1831.
À notre sens, ce plateau témoigne d’une adoption précoce de ce schéma radial, destiné à connaître une certaine diffusion au cours des décennies suivantes et à être repris dans divers ateliers romains. Ceux-ci employaient généralement un fond en marbre noir et recouraient à des échantillons lithologiques répétitifs et souvent de moindre qualité, altérant fréquemment la parfaite géométrie perceptible dans le présent exemplaire. Celui-ci demeure au contraire un témoignage remarquable de la minutieuse maîtrise avec laquelle Raffaelli élaborait les schémas géométriques de ses
tables et sélectionnait les matériaux lapidaires destinés à l’incrustation de ses lithothèques.
Giacomo Raffaelli (1753–1836) Giacomo Raffaelli, héritier d’une tradition familiale liée à la fabrication du verre depuis le milieu du XVIIe siècle, acquit une renommée exceptionnelle comme mosaïste et fut célébré par les sources contemporaines pour sa capacité à appliquer la technique de la micromosaïque aux objets de vertu, tels que boîtes, plaques et bijoux.
Dès 1775, il était déjà particulièrement réputé pour ses complexes compositions en micromosaïque, réalisées à partir de tesselles extrêmement fines en émail filé, innovation rendue possible grâce aux recherches du chimiste Alessio Mattioli.
Au cours des trois dernières décennies du XVIIIe siècle, son atelier de San Sebastianello, situé à proximité de la Piazza di Spagna à Rome, devint une étape incontournable du Grand Tour pour les aristocrates européens, fascinés par les raffinées créations de ce maître de la micromosaïque romaine.
Si les expérimentations de Raffaelli dans le domaine de la mosaïque lui assurèrent une renommée internationale, sa fascination pour le monde minéral se développa parallèlement, et ses talents de lapidaire furent bientôt tout autant célébrés.
Sa réputation dépassa largement Rome et même la péninsule italienne : en 1787, le roi de Pologne Stanislas Auguste Poniatowski l’anoblit et le nomma conseiller artistique.
En 1804, le gouvernement napoléonien le convoqua à Milan afin d’y fonder une école de mosaïque romaine. Il y résida avec sa famille jusqu’en 1820, après l’achèvement de son chef-d’œuvre en micromosaïque : la copie grandeur nature de la La Cène de Léonard de Vinci, transportée à Vienne – où elle se trouve encore aujourd’hui dans la Minoritenkirche – au moyen d’un convoi de plus de cent chariots.
À son retour à Rome, Giacomo poursuivit son activité avec son fils Vincenzo dans sa nouvelle résidenceatelier de la via del Babuino, aménagée dans un édifice restauré par Giuseppe Valadier. C’est là qu’il réalisa enfin son ambition de créer un vaste opificio spécialisé dans les œuvres lapidaires, au sein duquel il installa son Musée d’Histoire naturelle dans un cabinet spécialement conçu à cet effet, dont le dessin et l’inventaire des pierres sont encore conservés (Rome, Fondazione Negro, Archivio Raffaelli).
Les spécimens de marmora romana et de pierres dures réunis tout au long de sa vie dépassaient les deux mille échantillons, minutieusement décrits dans l’inventaire de 1821 relatif aux biens transportés de Milan à Rome. La variété minéralogique ainsi accumulée rivalisait alors avec les plus importantes collections lapidaires du XIXe siècle.
Tout au long de sa carrière, des amateurs étrangers particulièrement exigeants cherchèrent à acquérir ses élaborées compositions en pierres dures et en micromosaïque. Des exemples de ses œuvres sont aujourd’hui conservés en Angleterre, notamment à Temple Newsam, Burton Constable Hall, Syon House, Cambridge, Fitzwilliam Museum, et au Victoria and Albert Museum, From the Gilbert Collection (Londres), elles sont également présentes dans les collections royales espagnoles au Museo del Prado (Madrid), dans les collections impériales russes du State Hermitage Museum (St. Petersburg), au Palais Royal de Milan et au Musee de Legion of Honor (San Francisco).
La rareté de ce guéridon est accrue par sa provenance prestigieuse ; en effet, l’étiquette inscrite à l’encre « Thormann / Muristrasse 28 » que l’on retrouve sous le plateau et sous le piètement de notre exemplaire pourrait faire référence à la famille patricienne bernoise éponyme, laquelle résida, selon les registres cantonaux vaudois, au Muristrasse, 28 tout au long du XIXe siècle.
La datation de notre plateau nous permet d’imaginer que le guéridon aurait pu rentrer dans les collections familiales à l’époque de Rudolf Gottfried Thormann (1792–1850), administrateur en chef des Douanes suisses.
Nous remerçions Madame
Anna Maria Massinelli pour son aide dans la rédaction de cette notice.


Pont-l’Evêque, 1758 – Berne, 1829
Portrait de Philipp Rudolf v. Sinner (1760–1820) et de son épouse
Henriette v. Mutach (1768–1841)
Paire d’huiles sur toiles
(Toiles d’origines)
Le portrait de femme :
Signée, localisée et datée ’ P.N.S
Legrand / pinxit Berne / 1823’ en bas à droite
Dimensions : 68 × 57 cm (26 ¾ × 22 ½ in.)
(Accidents et restaurations)
Provenance : Collection aristocratique, Château de Wittigkofen, Berne
Portrait of a man in front of a mountain range and Portrait of his wife, oil on canvas, a pair, one signed and dated, by P.-N. Sicot, called Legrand de Lérant ou Sérant
3 000 - 4 000 €
TRAVAIL SUISSE DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, BERNE
Attribué à Johann Friedrich II Funk (1745–1781)
En merisier mouluré et sculpté, comprenant quatre fauteuils et six chaises, le dossier ajouré à fuseaux, reposant sur des pieds fuselés et cannelés à l’avant, les pieds en sabre à l’arrière, garniture de tissu rayé à décor floral polychrome sur fond beige ; éclairci par le soleil
Dimensions (chaises):
H. : 91 cm (36 in.)
l. : 46 cm (18 in.)
Dimensions (fauteuils):
H. : 96 cm (38 in.)
l. : 58 cm (23 in.) (10)
A Swiss carved cherrywood dining hall suite, comprising four armchairs and six chairs, Bern, late 18th century, attributed to Johann Friedrich II Funk (1745-1781)
4 000 - 6 000 €
Le dossier ajouré à barrettes de ses sièges n’est pas sans rappeler des modèles français analogues réalisés par Jacob, témoignant ainsi du développement du « goût étrusque » dans les arts décoratifs à la fin du XVIIIe siècle et de sa parution en Suisse.


Un modèle de siège stylistiquement proche, même si comportant des différences aux niveau des pieds, est visible dans une aquarelle illustrant la chambre à coucher du Prince Wilhelm et de la Princesse Marianne au Château de Berlin en 1803 (cfr. fig. 1).

D. R.
En noyer, le plateau en marqueterie de mosaïque, reposant sur un piètement tripode terminé par des roulettes; accidents au plateau
H. : 64 cm (25 ¼ in.)
D. : 87 cm (34 ¼ in.)
Provenance :
Collection privée Suisse romande ; Acquise auprès de cette dernière par le propriétaire actuel.
A Swiss Neoclassical walnut and mosaic gueridon, first half of the 19th century
2 000 - 3 000 €
Attribué à Bernard Molitor (1755–1833)
En placage d’acajou et incrustations de laiton, ornementation de bronze ciselé et dorée, dessus de marbre blanc veiné ceint d’une galerie ajourée en partie accidentée, la façade ouvrant par un tiroir en partie haute, le fond à miroir, la ceinture ouvrant par un tiroir découvrant une écritoire gainé de cuir vert doré aux petits fers, les montants en gaine réunis par une entretoise ajourée à décor de losanges et terminés par des pieds en toupie ; restaurations, renforts au dos
H. : 128 cm (50 ½ in.)
l. : 81,5 cm (32 in.)
P. : 47 cm (18 ½ in.)
A Directoire gilt-bronze, brass mounted and mahogany bonheur-du-jour, attributed to Bernard Molitor (1755-1833)
2 000 - 3 000 €
Notice complète sur artcurial.com




En tilleul sculpté et doré, dessus de marbre rouge jaspé de Truchefardel restauré, la façade à décor central d’une chute de larges feuilles de palmes et ceinte d’une frise à motif de grecques, les pieds fuselés à cannelures torsadées et ceints d’une bague de feuillage stylisé
H. : 87 cm (34 ¼ in.)
l. : 138 cm(54 ¼ in.)
P. : 65 cm (25 ½ in.)
A Transitional giltwood console
15 000 - 20 000 €
Cette impressionnante console aux lignes résolument architecturées est représentative du style Transition ; la forme encore mouvementée de la ceinture et du plateau en marbre, tandis que les puissants pieds fuselés à cannelures en spirale annoncent déjà le style Louis XVI.
Son décor sculpté mêle un cartouche central à motif de larges feuilles de palme et une frise à motif de grecques qui la rattachent à l’œuvre d’ornemanistes influents tels JeanFrançois de Neufforge (1714–1791) ou Jean Charles Delafosse (1734–1789).

En effet, la frise à décor de grecques se retrouve sur un dessin de Delafosse de 1768 (cfr. fig. 1) tout comme sur un certain nombre de dessins de Neufforge (cfr. figs. 2-3), ces derniers étant déjà parus dès 1757.
Rappelons également que le décor de palmes que l’on observe sur la façade de notre console se retrouve sur un projet de lit réalisé par Neufforge en 1760 (cfr. fig. 4), tandis que les puissants pieds fuselés à cannelures en spirale sont visibles sur un projet de console (cfr. fig. 5), nous permettant donc de situer notre console très tôt dans la période Transition.


Quant au marbre de notre pièce, il nous permet d’avancer une hypothèse quant à son atelier de production. En effet il s’agit d’un marbre rouge jaspé de Truchefardel, pierre importée de Suisse grâce aux marbriers de la famille Doret, célèbre dynastie dont le rayonnement commercial s’étendit bien au-delà de la Suisse avec de nombreuses commandes en France, notamment dans la région de Lyon et dans la Vallée du Rhône.
C’est précisément à Lyon que ces marbriers suisses travaillent dans de nombreux chantiers, entre-autre pour le fameux architecte lyonnais Jacques

Germain Soufflot (1713–1780), qui exerça une grande influence sur le mouvement néoclassique et la propagation du « goût grec ».
À ce propos, il convient également de signaler que le plafond du salon de la Maison Le Norenchal, construite dans les environs de Lyon en 1760–1761 pour Pierre de Monlong (1712–1789), fabricant et marchand de soie, cofondateur de l’École gratuite de Dessin de Lyon et ami de Soufflot (cfr. S. Eriksen, Early Neo-Classicism in France, Londres, 1974, pl. 44), présentait un décor qui n’est pas sans rappeler celui présent dans la frise de la ceinture de notre console.








197
Attribué à Baldassare CATTRANI
Actif entre 1776 et 1810
Suite de onze études de fleurs
Aquarelle gouachée et or sur traits de crayon sur vélins
Dimensions moyennes : 42 × 27 cm (16 ½ × 10 ½ in.)
(Déchirures pour certaines, pliures, gondolement, certains contrecollées)
A series of eleven flowers studies, watercolor, gouache, and gold over pencil lines on vellum, attr. to B. Cattrani
4 000 - 6 000 €





SUSPENSION DE LA FIN DU XVIIIe SIÈCLE, TRAVAIL DE L’ITALIE DU NORD, PROBABLEMENT PIÉMONT OU VENISE
En tôle peinte à décor polychrome et en partie dorée, le corps à décor de corbeille ajourée d’où s’échappent quatre bras de lumière, le cul-de-lampe à décor de bouquets fleuris au naturel
H. : 96 cm (38 in.)
l. : 93 cm (36 ½ in.)
1 500 - 2 000 € 198
A Northern Italian parcel-gilt and polychrome painted tole four-light suspension, late 18th century, probably Piedmont or Venice
2 000 - 3 000 €
Les lustres et les appliques décorés en tôle peinte polychrome sont typiques de la production italienne, notamment piémontaise et vénitienne. Réalisée tout au long du XVIIIe siècle, la tôle était utilisée afin d’imiter les modèles français en bronze et fleurs de porcelaine.
En fonte de fer, le corps à décor de masques féminins flanqués de rinceaux feuillagés
H. : 50 cm (19 ¾ in.)
l. : 52 cm (20 ½ in.)
A set of four late 19th century cast iron orange pots





En albâtre, monture de bronze ciselé et doré, le corps surmonté de serpents retenant des chaînes, le cul-de-lampe terminé par une prise en pomme de pin ; anciennement électrifié
H. : 74 cm (29 ¼ in.)
D. : 55 cm (21 ¾ in.)
An Etruscan-revival gilt-bronze mounted and alabaster chandelier
2 000 - 3 000 €
En bois laqué noir, acajou et placage d’acajou, le plateau orné au centre d’un médaillon gravé d’un putto sur un char tiré par deux cerfs, dans une frise à décor incrusté de pietra paesina, marbre blanc et albâtre, sur un fond en marbre noir et une bordure en marbre brocatelle jaune, le fût ceint d’une frise feuillagée en bois sculpté et doré, reposant sur un piètement tripode
H. : 76 cm (30 in.)
D. : 66 cm (26 in.)
An Italian Neoclassical parcel-gilt, walnut, mahogany, specimen marble and pietra dura gueridon, first half of the 19th century
3 000 - 5 000 €


D’après un dessin attribué à Théophile Hansen (1813–1891)
En noyer, ronce de noyer et érable, le dossier de forme légèrement renversée soutenu par deux dauphins, les pieds fuselés et cannelés réunis par une entretoise, garniture de cuir brun
H. : 101 cm (40 in.); l. : 48 cm (19 in.);
P. : 53 cm (21 in.)
Bibliographie comparative : H. Kreisel, G. Himmelheber, Die Kunst des Deutschen Möbels, C.H. Beck, Munchen, Band III, pl. 893-894.
A walnut, burr-walnut and maplewood chair, third quarter of the 19th century, probably Austrian, after a drawing attributed to Theophil Hansen(1813-1891)
2 000 - 3 000 €
Notice complète sur artcurial.com
203
John Henning (1771–1851), vers 1820
Des frises du temple d’Apollon a Bassae
Bas-relief en plâtre
Enchâssé dans un cadre en bois
Dimensions (sans cadre) : 31,5 × 63,5 cm (12 ½ × 25 in.)
A plaster bas-relief depicting friezes from the Temple of Apollo Epicurius, in Bassae, by John Henning (1771-1851), circa 1820
300 - 500 €
204
Attribuées à Johann Friedrich II Funk (1745–1781)
En bois sculpté et doré, à un bras de lumière, le fronton à motif d’urne couverte flanquée de guirlandes de laurier grainé ; petits accidents et manques
Dimensions : 65 × 23 cm (25 ½ × 9 in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonk à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 273, fig. 523.
A pair of Swiss giltwood girandoles, Bern, late 18th century, attributed to Johann Friedrich II Funk (1745-1781)
700 - 1 000 €
En placage d’érable et acajou, le fût cannelé reposant sur un piètement tripode terminé par des pieds en boule aplatie, le fût et le piètement dévissables ; un élément probablement manquant au niveau du fût
H. : 74,5 cm (29 ¼ in.)
D. : 39 cm (15 ¼ in.)
A Restauration maple and mahogany gueridon
600 - 800 €
Attribué à Pauly & Cie
En bois sculpté et argentéà Mecca, le dossier et l’assise à motif de coquille, les accotoirs à décor de dauphins
H. : 89 cm (35 in.)
l. : 65 cm (25 ½ in.)
An Italian late 19th century giltvarnished silvered armchair, Venetian, attributed to Pauly & Cie
1 500 - 2 000 €
Une paire de fauteuils du même modèle s’est vendue chez Sotheby’s Londres, le 24 septembre 2013, lot 201 (GBP 10.000)
En laiton doré, le bras de lumière articulé, le piètement quadripode terminé par des griffes, muni d’un abat-jour en soie plissée vert ; électrifiée
H. : 165 cm (65 in.)
A Neoclassical style gilt-brass modern reading lamp
600 - 800 €



John Henning (1771–1851), vers 1820
Des frises du Parthénon en six registres
Bas-relief en plâtre
Enchâssé dans un cadre en bois d’époque postérieure
Dimensions (sans cadre) : 134 × 37cm (52 ¾ × 14 ½ in.)

A plaster bas-relief depicting friezes from the Parthenon in six registers, by John Henning (1771-1851), circa 1820
700 - 1 000 €
Aux XVIIIe et XIXe siècles, la sculpture classique jouissait d’une immense popularité, et un véritable commerce de moulages en plâtre de ces œuvres se développa. Des copies des célèbres sculptures du Parthénon furent notamment réalisées par John Henning (1771–1851).
Arrivé à Londres en 1811, il fut l’un des premiers artistes à avoir accès à la collection de marbres grecs de Lord Elgin, exposée dans un musée situé à l’angle de Park Lane et de Piccadilly. Profondément impressionné par la beauté des sculptures de la frise du Parthénon, Henning demanda l’autorisation de les dessiner et de les modeler.
Après avoir exécuté des dessins minutieux, il sculpta d’abord des répliques miniatures en ivoire. Insatisfait du résultat, il réalisa ensuite des versions en ardoise sous forme d’empreintes en creux, à partir desquelles des reliefs furent moulés en plâtre blanc.
En bronze ciselé, patiné et doré, le fût à décor de personnages drapés à l’antique retenant un bouquet à cinq bras de lumière à décor de tête de serpent, reposant sur un socle en marbre de Kolmarden orné d’un bas relief à décor de chevaux marins adossés H. : 68,5 cm (27 in.)
A pair of Neoclassical style Northern European gilt, patinated bronze and marble five-light candelabra,
2 000 - 3 000 €
210
VASE OVOÏDE EN MARBRE SCULPTE REPRÉSENTANT LA FABLE D’ÉSOPE « LE RENARD
ET LA CIGOGNE » D’après un modèle de vase d’Antonio Isopi (1758–1833)
Le corps orné d’une frise figurative figurant un renard et une d’une cigogne stylisée, l’anse en forme d’oiseau et d’un bec verseur en forme d’ours ; reposant sur un pied en forme de calice rond reposant sur une plaque carrée, H. : 64 cm (25 ¼ in.) l. : 26 cm (10 ¼ in.)
Bibliographie comparative : C. von Holst, Schwäbischer Klassizismus, zwischen Ideal und Wirklichkeit 17701830. Ausstellungskat, Stuttgart 1993, Bd. 1, S. 131-141, bes. Abb. 78 ; Bd. 2, S. 288 – 294, bes. Kat. 177 mit Abb. 262. A. Köger, Antonio Isopi, ein römischer Bildhauer am württembergischen Hof, Frankfurt, 1996.
An ovoid carved marble vase depicting Aesop’s fable «The Fox and the Stork», after a vase design by Antonio Isopi (1758-1833)
2 000 - 3 000 €
Originaire de Rome, Antonio Isopi (1758–1833) était sculpteur, stucateur et professeur d’art à la cour du Wurtemberg. C’est d’abord à Rome qu’il s’est formé, marqué par les travaux de restauration effectués dans les collections d’antiquités pontificales.
Il s’intéressait particulièrement à la sculpture antique animalière et ornementale, à laquelle il s’était déjà consacré à Rome avec ses propres créations.
Appelé à la cour du Wurtemberg, il réalisa des stucs dans divers châteaux et devint si célèbre pour ses œuvres ornementales et animalières, d’une finesse et d’un raffinement exceptionnels, que même Goethe tenta de le débaucher pour l’amener à Weimar. Il publia ses propres projets de vases, de fontaines et de monuments funéraires et réalisa bon nombre de ces modèles en plâtre, en albâtre ou en marbre.
L’artiste qui a réalisé ce vase s’est clairement inspiré du vase décoratif de plus grande taille, de conception générale identique, réalisé vers 1810 et conservé aujourd’hui au château de Ludwigsburg (n° d’inv. N. N. 139). Réalisé dans un albâtre plus tendre, ce dernier présente une ornementation encore plus élaborée, qui s’étend également à la frise du vase.
Madame Anette Köger ayant vu des photographies du vase, pense qu'il soit très probablement attribuable à Isopi et son atelier, et qu'il constitue une variante de la célèbre œuvre de Ludwigsburg réalisée en marbre de Carrare d'un blanc immaculé, auquel Isopi avait facilement accès grâce à ses maîtres. La dureté du matériau et la taille réduite de la pièce ont contraint l’artiste à épurer l’ornementation et à opter pour une répartition à la fois plus dominante et plus équilibrée du relief. S’il est difficile de déterminer lequel des deux exemplaires a été réalisé en premier, il est certain que le travail sur la plus petite pièce est resté inachevé : les parties figuratives n’ont jamais été menées à terme.


En placage d’acajou, en forme de colonne d’ordre dorique, le plateau découvrant un intérieur muni d’un miroir au revers et deux bras de lumière amovibles en bronze, la façade ouvrant par un vantail découvrant un intérieur muni de quatre tiroirs et un abattant, reposant sur une base à décrochement à section carrée terminée par des roulettes ; petits accidents
H. : 123 cm (48 ½ in.)
l. (plateau) : 34,5 cm (13 ½ in.)
An Italian mahogany men’s toilet table, first quarter of the 19th century
2 500 - 4 000 €
Cette étonnante barbière ne relève pas uniquement d’une simple pièce de mobilier au caractère utilitaire mais plutôt d’une maquette architecturale. Sa structure en forme de colonne d’ordre dorique s’inscrit dans le renouvellement du goût antique et plus spécifiquement du doric revival qui se répand en Europe au XIXe siècle. La forme massive du fût nous permet de la lier étroitement avec la structure de la colonne du Temple de Paestum ou de celle du Temple de Corinthe (cfr. figs. 1-2).

En acacia peint brun ; traces de vers
H. : 53,5 cm (21 in.)
l. : 31 cm (12 ¼ in.)
A rare brown painted acacia crane maquette, second half of the 18th century
3 000 - 5 000 €
Objet à la fois encyclopédique et didactique, les maquettes des grues trouvaient une place privilégiée au sein des cabinets des sciences du XVIIIe siècle à l’instar de la grue à deux becs avec balance présentée à Louis XVI en 1786 et aujourd’hui conservée à Paris au Musée des Arts et Métiers (cfr. P.X. Hans, Du cabinet de curiosités au laboratoire : les cabinets du roi à Versailles, in Sciences & curiosités à la Cour de Versailles, p. 205.).
Des maquettes de grues sont également visibles dans le tableau peint par Jacques de Lajoüe en 1734 et illustrant Le Cabinet de physique de Bonnier de La Mosson (cfr. fig. 1), l’un des plus riches cabinets de curiosité du XVIIIe siècle installé par le propriétaire au sein de son hôtel particulier parisien, rue Saint Dominique.




213
Sans titre – 2015
Laque acrylique sur toile
Signée au dos "A. Schnider"
Dimensions : 120 × 84 cm (47 ¼ × 33 in.)
Acrylic lacquer on canvas; signed on the reverse
8 000 - 12 000 €
Sans titre – 2010
Encre sur papier
Signé des initiales et daté en haut "A.S., IV.00"
Dimensions : 21 × 15 cm (8 ¼ × 6 in.)
Ink on paper; signed with the initials and dated upper
2 000 - 3 000 €


En bronze ciselé, patiné et doré, le cadran émaillé blanc signé « Jn. Ulric Balber à Zuric » inscrit dans un rocher, reposant sur un socle rectangulaire orné au centre d’une bas-relief représentant les funérailles d’Atala
H. : 43 cm (17 in.)
l. : 32 cm (12 ½ in.)
Bibliographie comparative :
P. Kjellberg, Encyclopédie de la Pendule Française, les Editions de l’Amateur, Paris, 1997, p. 359, fig. E.
An Empire gilt and patinated mantel clock
2 000 - 3 000 €
Cette pendule est inspirée d’un épisode tiré du roman écrit en 1801 par Chateaubriand Les Natchez, Atala-René. Chactas, fils adoptif d’un chrétien nommé Lopez, a été fait prisonnier par une tribu ennemie, mais Atala, une jeune Indienne d’éducation chrétienne, le libère. Ils s’enfuient tous les deux. Après avoir longtemps erré, ils rencontrent un missionnaire, le père Aubry, qui entreprend de les unir en convertissant Chactas au christianisme.
La mère d’Atala, pour sauver la vie de sa fille avant sa naissance, avait promis devant Dieu que celle-ci resterait vierge. Pour ne pas succomber à la tentation de Chactas et rester fidèle à la promesse de sa mère, Atala s’empoisonne, malgré son amour pour Chactas.
Une pendule du même modèle est conservée dans les collections du Musée Duesberg en Belgique tandis qu’une deuxième s’est vendue chez Artcurial Paris, le 17 décembre 2024, lot 287.
216 SUSPENSION ALLEMANDE D’ÉPOQUE NÉOCLASSIQUE, PROBABLEMENT DRESDE
En cristal taillé, monture de bronze et métal doré, le cul-de-lampe orné d’une prise en forme de gland de chêne ; petits accidents
H. : 79 cm (31 in.)
D. : 35 cm (13 ¾ in.)
A German Neoclassical gilt-bronze, gilt-metal mounted and crystal suspension, probably Dresden
3 000 - 5 000 €
À section triangulaire
Dimensions : 114 × 62 cm (44 ¾ × 24 ½ in.)
Provenance :
Vente à Gênes, le 30 mars 2022, lot 534 ; Acquis au cours de cette dernière par l’actuel propriétaire.
Bibliographie comparative : H. Sundblom, I. Tunander, G. Uggla, Porfyr, catalogue d’exposition, 15.12.1985-2.2.1986, Stockholm, Johan Nordén, p. 54, cat. 260.
A Swedish specimen porphyry table top, Älvaden, first half of the 19th century
5 000 - 8 000 €
Ce plateau d’échantillons illustre les différentes typologies de porphyre suédois travaillés par la manufacture d’Elfdal (Älvdalen).
Le porphyre a été découvert pour la première fois en Suède à Älvdalen en 1731, mais n’a été exploité commercialement qu’à la fin du XVIIIe siècle. Les ateliers ont été achetés par Bernadotte en 1818 et sont restés la propriété de la famille royale jusqu’en 1856.
Notre exemplaire se distingue par la présence d’un motif de micro-mosaïque de porphyre qui se retrouve également sur le plateau d’une table datée des années 1830 et illustrée dans H. Sundblom, I. Tunander, G. Uggla, ibid ou bien sur une table de milieu datable des années 1860 et qui a récemment intégré les collections du Musée National de Stockholm (inv. NMK 38/2012).




PROBABLEMENT BERLIN
En cuir gainé rouge carmin et bois noirci, ornementation de laiton et bois doré, le plateau découvrant un intérieur muni d’un miroir au revers et multiples compartiments agrémentés, la ceinture ouvrant par un tiroir et un casier coulissant garni de soie bleue, les montants en gaine démontables terminés par des pieds en griffes feuillagées, étiquette imprimée inscrite « von Gültz / nach / Berlin / via « sous le plateau et étiquette numérotée « 161h » sous le plateau du casier ; restaurations
H. : 75,5 cm (27 ¾ in.)
l. : 45 cm (17 ¾ in.)
P. : 34 cm (13 ½ in.)
Provenance :
Très probablement ancienne collection de la Famille von Maltzahn au Château de Gültz ; Ancienne Collection Max von Grunelius (1870-1963), Francfort, Allemagne; Vente Sotheby’s Zurich, le 29 novembre 1995, lot 277.
A German Neoclassical gilt-brass mounted, ebonized, red-leather upholstered and giltwood table a ouvrages, early 19th century, probably Berlin
4 000 - 6 000 €
Avec sa ligne sobre et élancée, notre table se rattache à des modèles issus de la production d’ébénisterie berlinoise du tout début du XIXe siècle.
Des modèles stylistiquement proches incluent un meuble à étagère conservé au Château de Charlottenburg ou une table à écrire provenant des collections de la Reine Luise de Prusse et conservée au Hohenzollern Museum de Berlin (cfr. H. Schmitz, Deutsche Möbel des Klassizismus, Stuttgart, Vol. III, p. 124, pl. 82 et p. 148 pl. 105).
Il convient de remarquer que sur la table à écrire du Hohenzollern Museum se trouvent des boîtes à ouvrages (cfr. fig. 1) de grandes dimensions entièrement gainées de cuir doré aux petits fers; on peut imaginer donc que notre table, également gainée de cuir puisse faire partie de cette luxueuse production.

Les pieds détachables et démontables (cfr. fig. 2), facilitant le transport de la table, sont une caractéristique propre de la

meilleure production d’ébénisterie allemande de l’époque et que l’on retrouve dans les œuvres de David Roentgen, puis de Heinrich Gambs ou de David Hacker.

L’étiquette imprimée inscrite « Gültz » qu’elle présente sous sa ceinture nous renvoie probablement au Château de Gültz (cfr. fig. 3), grande demeure Néoclassique de
propriété de la famille von Maltzahn. La table aurait pu rentrer dans les collections familiales à l’époque du baron Axel von Maltzahn (1808–1841) ou de son fils, le baron Helmuth (1840–1923) juriste et homme politique prussien et qui occupera les fonctions de secrétaire d’état au Trésor de 1888 à 1893.

Il sera responsable du remaniement du Château de Gültz en remplaçant l’ancien manoir du XVe siècle dans le style Néoclassique actuel et fera bâtir la villa Maltzahn à Berlin entre 1872 et 1873.

219
École nazaréenne du XIXe siècle
La mort de Siegfried
Huile sur toile (Toile d’origine)
Dimensions : 72 × 92,5 cm (28 ¼ × 36 ½ in.)
Dans son cadre d’origine en bois et doré
The death of Siegfried, oil on canvas, Nazarene School, 19th C.
3 000 - 4 000 €
Pierre-Nicolas SICOT, dit LEGRAND DE LERANT ou SERANT
Pont-l’Evêque, 1758 – Berne, 1829
Portrait de femme et portrait d’homme
Paire d’huiles sur toiles (Toiles d’origine)
Signée, localisée et datée ’P.N.S. LEGRAND / Berne 18(...)’ en bas à droite (Portrait de femme)
Signée, localisée et datée ’P.S. Legrand de L. / pinxit Berne / 1820’ en bas à gauche (Portrait d’homme)
Dimensions : 69 × 57,5 cm (27 ¼ × 22 ¾ in.)
Portrait of a woman and portrait of a man, oil on canvas, a pair, signed and dated, by P.-N. Sicot, called Legrand de Lérant ou Sérant
3 000 - 4 000 €
Attribué à Johann Friedrich I Funk (1706–1775)
En bois sculpté et doré, le fronton orné d’une palmette ajourée flanquée de chutes fleuries au naturel
Dimensions : 174 × 91 cm (68 ½ × 35 ¾ in.)
Bibliographie comparative : H. von Fischer, Fonck à Berne –Möbelausstattungen der Kunsthandwerkerfamilie Funk im 18. Jahrhundert in Bern, Berne, 2001, p. 191 fig. 345, pp. 206 – 208, figs. 365 -367 et 369.
A large Swiss giltwood mirror, Bern, mid-18th century, attributed to Johann Friedrich I Funk (1706 - 1775)
4 000 - 6 000 €
Le décor attribué à l’atelier de Johann Heinrich Stobwasser (1740–1829)
En bois laqué crème, la ceinture à décor polychrome de grotesques, rinceaux feuillagés parmi des draperies, bouquets fleuris au naturel et carquois, reposant sur huit pieds en sabre, garniture de tissu à l’imitation du crin de cheval brun ; renforts sous la ceinture
H. : 81 cm (31 ¾ in.)
l. : 205 cm (80 ¾ in.)
A German Neoclassical cream and polychrome lacquered sofa, probably Berlin, the lacquered decor attributed to the workshop of Johann Heinrich Stobwasser (1740-1829)
2 000 - 3 000 €
La forme de notre canapé, alliant des chevets évasés et des pieds en sabre fortement arqués s’inspire d’une part du répertoire décoratif anglais et d’autre part du « goût antique » qui se développa dans les années 1790 grâce à l’influence d’architectes tels que David Gilly (1748-1808) ou Christian Friedrich Gottlieb Schadow (1761-1831).
Son décor peint mêle grotesques, bouquets fleuris et chutes feuillagées déchiquetées d’un grand naturalisme. La mode pour les grotesques s’établit aussi à Berlin à la fin du XVIIIe siècle avec de nombreux exemples de décorations murales pour d’importantes résidences destinées à la cour, tels le Marmorpalais ou le château de Pfaueninsel. Dans les arts décoratifs et dans le mobilier, ces mêmes sujets furent traités et répandus grâce à l’œuvre de l’atelier de Stobwasser, bien connu en Allemagne pour sa production de mobilier peint de qualité, comme le canapé que nous présentons ici.





D’après l’Antique, Italie,
Laocoon
Groupe en marbre Verde di Prato
Reposant sur une base à gradins ; manques
Dimensions : 81 × 65 cm (31 ¾ × 25 ½ in.)
Bibliographie comparative : F. Haskell et N. Penny, Taste and the Antique - The Lure of Classical Sculpture 1500-1900, New Haven and London, 1981, no. 52, pp. 243-247.
A Verde di Prato marble group depicting the Laocoon, after the Antique, Italy, 19th century
4 000 - 6 000 €
Ce groupe représente Laocoon et ses fils en train d’être tués par des serpents. Laocoon était un prêtre troyen qui avait mis en garde les Troyens contre l’idée de faire entrer le cheval de bois des Grecs dans leur ville.
En s’opposant au cours naturel des événements, il s’attira la colère des dieux, qui envoyèrent des serpents marins pour le tuer, lui et ses deux fils. Le 14 janvier 1506, le groupe antique en marbre Laocoon et ses fils fut découvert près de Santa Maria Maggiore à Rome et fut immédiatement salué pour sa maîtrise technique et pour l’émotion intense qu’il transmettait.
Des artistes s’inspirèrent de ce groupe et en produisirent leurs propres versions sous diverses formes. Le groupe antique en marbre original se trouve aux Musées du Vatican, à Rome.
Attribué à Werner & Mieth
En cristal et verre teinté rouge, monture de bronze ciselé et doré, à six bras de lumière issus d’une corbeille centrale ceint d’une frise à décor de postes stylisés ; petits accidents
H. : 97 cm (38 ¼ in.)
l. : 73 cm (28 ¾ in.)
Bibliographie comparative : K. Klappenbach, Kronleuchter mit Behang aus Bergkristall und Glas sowie Glasarmkronleuchter bis 1810, Berlin, 2001, p. 271 cat. No. 77.
A German Neoclassical gilt-bronze mounted, crystal and red tinted glass six-light chandelier, Attributed to Werner & Mieth
6 000 - 8 000 €
La structure caractéristique en forme de pagode ainsi que l’ornementation de bronze doré alliant une frise à motif de vagues stylisées, les masques féminins et le décor ajouré de pétales qui orne les binets de notre pièce, nous permettent de rattacher ce lustre la production allemande de la fin du XVIIIe siècle et en particulier de la manufacture berlinoise de Werner et Mieth.
Établie en 1792 à Berlin par Christian Gottlieb Werner (1756-1831) et Gottfried Mieth (v.1765-v.1834), la manufacture éponyme était spécialisée dans la création d’objets et mobilier en verre et bronze doré. Le succès fut immédiat et, dès 1794, ils deviendront fournisseurs officiels de la Cour de Prusse et pour les principaux palais de la famille Hohenzollern, tels le Palais Monbijou ou Sans-Souci furent décorés de lustres Werner & Mieth.
Un lustre stylistiquement proche est illustré dans K. Klappenbach, ibid




En acajou et placage d’acajou, la ceinture ouvrant par un tiroir, les montants en gaine réunis par tablette d’entrejambe et terminés par des roulettes ; petits accidents au plateau
H. : 69 cm (27 ¼ in.)
l. : 88 cm (34 ¾ in.)
P. : 57 cm (22 ½ in.)
Bibliographie comparative : B. Willscheid, Die Schreinerei des Brüderhauses in Neuwied, in: Möbel à la Roentgen - Inspirationen aus der Neuwieder Manufaktur, Neuwied, 2023, p. 246 cat. 556.
A German mahogany occasional table, late 18th century, in the taste of David Roentgen
1 500 - 2 500 €
Le dessin et la composition générale de cette table sont clairement inspirés des modèles issus de la production de David Roentgen ; toutefois l’absence d’ornementation en bronze doré nous laisse imaginer une source de production autre. Une piste de réflexion nous mène vers la « Brüderhaus der Herrenhuter » dont l’atelier était actif à Neuwied à la même époque (cfr. B. Willscheid, Möbel à la Roentgen - Inspirationen aus der Neuwieder Manufaktur, Neuwied, 2023, p. 246 cat. 556.) ; cependant ce dernier semble avoir été spécialisé davantage dans la production des pièces conçues en bois indigènes.
226
Deux groupes en biscuit de Minton du XIXe siècle D’après Johann Heinrich Von Dannecker (1758–1841) et John Bell (1812–1895)
Représentant Una assise sur un lion et Ariane assise sur une panthère, tenant une draperie, sur une base rectangulaire.
L’un marqué : MINTON et quatre points. L. : 36 × 28 cm (14 ¼ × 11 in.)
Two 19th century Minton porcelain biscuit groups, after Johann Heinrich Von Dannecker (1758-1841) and John Bell (1812-1895), representing Una sitting on a lion and Ariadne sitting on a panther
600 - 800 €
TABLE DE TOILETTE DE STYLE EMPIRE
En acajou, ornementation de bronze ciselé et doré, la partie haute munie d’un miroir tripartite à hauteur réglable, la ceinture ouvrant par un tiroir, reposant sur un piètement tripode terminé par des griffes en bronze doré
H. : 125 cm (49 ¼ in.)
l. : 46 cm (18 in.)
An Empire style gilt-bronze mounted and mahogany table de toilette
1 200 - 1 800 €
SUSPENSION NÉOCLASSIQUE,D’ÉPOQUETRAVAIL
PROBABLEMENT SUÉDOIS DE LA FIN DU XVIIIe–DÉBUT DU XIXe SIÈCLE
En verre sablé blanc et cristal, monture de bronze ciselé et doré, à trois bras de lumière, le cul-de-lampe terminé par une prise en pomme de pin
H. : 85 cm (33 ½ in.)
D. : 47 cm (18 ½ in.)
A Neoclassical gilt-bronze mounted and white frosted glass three-branch suspension, probably Swedish, late 18th-early 19th century
3 000 - 5 000 €
PAIRE DE VASES EN PORCELAINE DE LA FIN DU XIXe SIÈCLE
Formés d’une figure drapée en biscuit, allégorie des Saisons, assise sur une base circulaire à fond faux-bois et tenant une corne à décor polychrome de fleurs.
H. : 38,5 cm (15 ¼ in.)
Accidents et restaurations
A pair of porcelain vases, late 19th century
1 000 - 1 500 €



Attribuées à Werner & Mieth
En cristal, monture de bronze ciselé et doré, à dix bras de lumières sur deux niveaux, reposant sur un socle à décrochement en marbre blanc à décor de dauphins et coquilles; remplacements aux cristaux
H. : 87 cm (34 ¼ in.)
l. : 45 cm (17 ¾ in.)
A pair of German Neoclassical giltbronze mounted and crystal ten-light girandoles, attributed to Werner & Mieth
8 000 - 12 000 €
Cette grande paire de girandoles, tant par son original décor de dauphins et coquilles que par sa structure sur deux étages qui imite l’effet d’une fontaine avec jet d’eau central, est directement inspirée du monde marin.
La qualité des ornements en bronze doré tout comme le décor caractéristique des bras de lumière nous permet de la rattacher à la production de la manufacture berlinoise de Werner et Mieth (pour une notice détaillée sur la manufacture veuillez consulter la notice du lot 224 de la vente).
Ce modèle semble avoir rencontré un vif succès comme le démontre un dessin par Karl Friedrich Schinkel pour une fontaine en cristal aujourd’hui conservé au Kupferstichkabinett de Berlin (cfr. fig. 1).
Rappelons enfin l’existence de modèles contemporains de girandoles ayant une structure comparable bien que plus simples et de production russe (cfr. I. Sychev, The Russian Chandeliers 1760–1830, Moscou, 2003, p. 48 figs. 211212) ou (I. Sychev, Russian Bronze, Moscou, 2003, p. 81).

1

Entourage de David Roentgen
En acajou, ornementation de bronze et laiton doré, de forme borne, le cadran inscrit dans un boîtier surmonté d’une balustrade ajourée, le mouvement signé
« Les Fréres DuCommun London » à tirage à sonnerie des quarts, et sonnerie au passage des heures et des quarts, échappement à roue de rencontre, étiquette sous le couvercle inscrite
« Diese engl. Uhr bekam 1845 meine Grossmutter / Sabine Broili geb. Oehninger v. Würzburg / von ihren
Kindern Franz, Ferdinand u. Anna / zu Weihnachten; 1856 ererbte sel. S. Oehninger als Sohn (...) die Uhr, kam dann 1874 durch / Erbschaft in meinen Besitz u. solle der künftige / Besitzer mein Enkel Franz (...) Müller, Sohn / meiner Tochter Lisi sein u. soll demselben / viele glückliche Stunden schlagen. Dieses mein Wunsch / Joh. Bapt: Broili / Regensburg / 20. October, / 1900. » ; reposant sur un socle à décrochement d’époque postérieure
H. : 68 cm (26 ¾ in.)
l. : 46 cm (18 in.)
P. : 22 cm (8 ½ in.)
Provenance : Entre 1845 et 1900, ancienne collection Broili, Würznburg, selon l’étiquette manuscrite au revers du couvercle.
A German late 18th century gilt-bronze, brass mounted and mahogany clock, circle of David Roentgen, the movement signed by Freres Ducommun
6 000 - 8 000 €
La parure en laiton de notre exemplaire, caractérisée par un décor caractéristique de cannelures et d’une fine balustrade ajourée, n’est sans rappeler la production de David Roentgen.
Cependant, il convient de mentionner que ces éléments se retrouvent aussi avec des infimes variations chez les successeurs de Roentgen, tels Höfle-Gambs à Karlsruhe tout comme chez Klinckerfuss à Stuttgart.
Le mouvement de notre exemplaire est signé par les frères Ducommun, dynastie de maîtres et marchands horlogers très importants, active à la Chaux-de-Fonds tout au long du XVIIIe siècle. L’intéressante mention « London » qui accompagne la signature fait référence à l’ouverture de la succursale londonienne ouverte par ces derniers vers 1760 (cfr. A. Chapuis, Histoire de la Pendulerie Neuchâteloise, Attinger Freres Editeurs, 1917).

232
Plan de Paris, par Michel-Etienne Turgot, Paris 1734–1736, paru en 1739
Gravure sur cuivre murale
20 gravures sur cuivre montées sur toile ; accidents
Dimensions : 260 × 330 cm (102 ¼ × 130 in.)
Provenance :
Ancienne collection du Château de Gottrau, Montagny la Ville (Canton de Fribourg) ; Acquis en 2007 auprès de la Galerie Hauser Antiquitäten, Schwarzenburg.
An engraving on copper mounted on canvas, Plan de Paris, by Michel-Etienne Turgot, Paris 1734-1736
2 000 - 3 000 €

233
Attribué à François-Michel Pugin (1761–1820)
La console en hêtre et sapin sculpté et peint crème, ornementation en bois et stuc doré, dessus de marbre de Merlingen, la façade ornée au centre d’un masque allégorique flanqué de rinceaux agrémentés de palmettes et têtes de dauphin, les pieds démontables en deux parties ceints d’une double bague feuillagée ; le miroir en bois et stuc doré, le fronton à motif d’aigle aux ailes déployées parmi une guirlande de chute fleurie au naturel, les écoinçons à décor de mufles de lion ; petits accidents et manques
Dimensions (miroir).
H. : 200 cm (78 ¾ in.)
l. : 101,5 cm (40 in.)
Dimensions (console):
H. : 81,5 cm (32 in.)
l. : 107,5 cm (42 ¼ in.)
P. : 58,5 cm (23 in.)
A Swiss Empire parcel-gilt, gilt-stucco and cream painted console and mirror, attributed to François-Michel Pugin (1761-1820)
4 000 - 6 000 €
Certains des lots que nous présentons dans cette vente sont l’œuvre de la production de François Michel Pugin (1761–1820), concurrent direct de Johann Friedrich II Funk.
À l’instar de ce dernier, sa production, directement inspirée des modèles français de l’époque Empire, compte aussi bien des consoles, miroirs, cadres et boîtiers d’horloges en bois doré. Fervent suiveur des nouvelles technologies liées au processus d’industrialisation, ses œuvres sculptées démontrent le passage de la sculpture traditionnelle manuelle vers des ornements préfabriqués.
En effet une partie des éléments en appliques que l’on retrouve sur ces pièces sont dûs à Joseph Beunat, créateur de la Manufacture de Décors de Sarrebourg aussi appelée Manufacture de Pâte. C’est vraisemblablement en Angleterre que Joseph Beunat avait étudié le secret de cette composition et de sa fabrication pour laquelle il déposa dès son retour en France un brevet d’invention.
Vers 1813, Beunat fit exécuter les premières planches de son
catalogue de vente qui constituent un témoignage de la décoration intérieure sous le Premier Empire et où il précisait la nature de la fabrication :
« Ces beaux décors, composés d’un mastic aussi dur que le stuc, ont été exécutés d’après les dessins fournis par les premiers architectes, et s’emploient avec le plus grand succès pour les décorations en bas-relief ; ils remplacent tous les ornements en bois, qui sont sujets aux attaques des vers, et ceux en plâtre que l’air décompose, sans en avoir les inconvénients (…) ».
Les ornements en applique qui décorent notre console et son miroir se retrouvent dans les planches issues du Recueil des dessins d’ornements d’architecture de la manufacture de Joseph Beunat à Sarrebourg, et à Paris, Rue Napoléon, No. II :
– Mufles de lion qui décorent les écoinçons du miroir (pl. 26 fig. 450)
– Masque allégorique flanqué de rinceaux feuillagés qui décore la ceinture de la console (pl. 16 fig. 453)
– Masque de Bacchus qui décore la partie haute des montants (pl. 26 fig. 16) et palmette surplombant le masque de Bacchus (pl. 10 fig. 256)






En bois laqué crème et en partie doré, reposant sur des pieds en accolade, muni d’un panneau de tapisserie du XVIIIe siècle illustrant Moise probablement de « la Fabbrica de San Michele à Ripa » ; petits accidents, usures à la tapisserie
H. : 149 cm (58 ¾ in.)
l. : 93 cm (36 ½ in.)
P. : 50 cm (19 ¾ in.)
An Italian 18th century parcel-gilt and cream lacquered monumental firescreen
2 000 - 3 000 €
La fine tapisserie qui décore le panneau de notre écran de cheminée peut être rattachée à la production de l’atelier romain de « San Michele a Ripa », actif entre 1703 et 1870. Sous la direction de Pietro Ferloni entre 1717 et 1770, l’activité de la manufacture s’orienta d’un côté sur la reproduction de tapisseries déjà présentes à l’intérieur des collections vaticanes et d’un autre, sur l’exécution de tapisseries ou de portraits à sujet uniquement religieux, tel le panneau que nous présentons ici.
Un panneau de tapisserie illustrant Marie-Madeleine face au Christ en croix et provenant de l’ancienne collection Blondeel-Deroyan, fut vendu chez Christie’s Londres, le 2 avril 2003, lot 67.
En noyer, placage de noyer et filets de sycomore, dessus de marbre Derbyshire rosewood restauré, la façade ouvrant par trois tiroirs sur trois rangs, reposant sur des pieds fuselés
H. : 98 cm (38 ½ in.)
l. : 114,5 cm (57 in.)
P. : 60 cm (23 ½ in.)
Provenance : Vente Koller Zurich, le 18 mars 2016, lot 1206 ; Acquises au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
A pair of Italian Neoclassical walnut and sycamore commodes
6 000 - 8 000 €
Cette paire de commodes italiennes se caractérise par la présence d’un rare plateau de pierre calcaire que le catalogue raisonné de la collection Corsi de pierre décoratives publié en 1825 et conservé au musée d’Histoire Naturelle de l’Université de Oxford classifia sous le nom de « Derbyshire rosewood marble » du fait de sa ressemblance avec la couleur du bois de palissandre; ils sont connus aussi sous le nom de « albâtre de Ashford », la dénomination d’albâtre étant erronément utilisée par Corsi au XIXe siècle en vertu de leur fine
épaisseur. Cette pierre provient des carrières situées à Ashford dans les terres de propriété de la famille Cavendish, ducs de Devonshire.
L’entrée du catalogue de l’Université d’Oxford nous informe également que le Duc de Devonshire s’était rendu à plusieurs reprises en Italie où il avait rendu visite à Faustino Corsi et qui lui fit cadeau d’un morceau de Derbyshire rosewood.
L’association de plateaux en marbres ou pierres dures montés sur des consoles et des commodes relève de l’engouement manifesté par l’aristocratie anglaise entre la fin du XVIIIe et la première moitié du XIXe siècle pour les plaques en marbre italiennes, souvent collectées pendant leur Grand Tour européen.
En effet, des plateaux de cette typologie étaient commandés par les collectionneurs anglais, qui les ramenaient avec eux en Angleterre, avant d’être montés sur des piètements anglais de la même époque ; cependant, beaucoup plus rare est l’association d’un plateau en marbre anglais sur des commodes italiennes, comme dans le cas de la paire que nous présentons ici.


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Allemagne, suiveur de Hans Multscher (circa 1400–1467), fin du XVe–début du XVIe siècle
La Vierge de calvaire
Figure en tilleul sculpté
Reposant sur une base entièrement sculptée et un socle en bois associé; anciennes restaurations H. : 115 cm (45 ¼ in.)
Bibliographie comparative : G. Bresc-Bautier, M. Bormand, J.-R. Gaborit, S. Guillot de Suduiraut, M. Lafabrie, P.-Y. Le Pogam, B. TupinierBarrillon, I. Leroy-Jay Lemaistre, G. Scherf, Les Sculptures européennes du Musée du Louvre: Byzance, Espagne, îles Britanniques, Italie, Anciens Pays-Bas et Belgique, pays germaniques et de l’Europe de l’Est, pays scandinaves, Antiques restaurées et copies d’antiques, Paris, Louvre éditions / Somogy, 2006, p. 339.
A carved limewood figure depicting the Virgin of Calvary, Germany, follower of Hans Multscher (circa 1400-1467), late 15th-early 16th century
6 000 - 8 000 €
En placage de merisier, prunier, noyer et loupe de noyer, ornementation de bronze ciselé et doré, le couvercle découvrant un intérieur muni d’un miroir au revers, la façade ouvrant par un tiroir, les pieds cambrés ; restauration au pied arrière droit
H. : 29,5 cm (11 ½ in.)
l. : 45 cm (17 ¾ in.)
P. : 24 cm (9 ½ in.)
Provenance : Galerie Stuker Berne, Vente d’automne «Hebstauktion» 1988, lot. 3109 ; Vente Koller Zurich, le 3 décembre 2015, lot 275 (3.250 CHF) ; Acquise au cours de cette dernière par le propriétaire actuel.
Bibliographie comparative : T. Loertscher, ’Zwischen Funk und Hopfengärtner?’ Spätbarock nach 1800 : eine bernische Kleinkommode als ’objet sentimental’, Revue suisse d’art et d’archéologie, 56, 1999, 4, p. 315, fig. 14.
A Swiss gilt-bronze mounted, cherrywood, plumwood, walnut and burr-walnut miniature commode, second half of the 18th century
1 500 - 2 000 €
Bien qu’elle ne puisse pas être rattachée à un atelier précis, cette commode miniature peut être mise en relation, tant par sa structure galbée prononcée que par son ornementation en bronze, avec des pièces bernoises de grandeur nature telle une paire de commodes vendues chez Koller Zurich, les 2-3 décembre 1998, lot 1051 ou un bureau-scriban vendu chez Philips Zurich, le 6 décembre 1999, lot 198.
Rappelons enfin qu’une commode miniature comparable est conservée au sein des collections du Bernisches Historisches Museum.

Portrait présumé de l’artiste Ferdinand Hodler (Berne, 1853 – Genève, 1918)
Buste en bronze
Épreuve à la cire perdue
Avec le cachet de fondeur CIRE PERDUE E. ROBECCHI; reposant sur un socle en marbre noir
H. : 34 cm (13 ½ in.)
H. (totale) : 49 cm (19 ¼ in.)
A bronze bust presumed portrait of the artist Ferdinand Hodler (Bern, 1853 - Geneva, 1918), France, 20th century
1 500 - 2 000 €


Sans titre - 2000
Huile sur toile
Signée deux fois, signée des initiales et datée au dos
"A. Schnider, A.S., 2000"
Dimensions : 237 × 173 cm (93 ½ × 68 in.)
Provenance :
Vente De Vuyst, Lokeren, le 23 octobre 2010, lot 598.
Oil on canvas; signed twice, signed with the initials and dated on the reverse
7 000 – 10 000 €

Sans titre – 1996
Technique mixte sur papier
Signé des initiales et daté en bas à droite "A.S., 1996"
Dimensions : 46,5 × 184 cm (18 ¼ × 72 ½ in.)
Mixed media on paper; signed with the initials and dated lower right
3 000 – 5 000 €

Lots 241 à 351
Du 6 au 13 juillet 2026 - 12h
sur artcurial.com



Découvrez les lots



Jean-François MILLET (1814-1875)
Barque de pêche – circa 1870-1871
Huile sur toile, 32,5 × 40,5 cm, signée en bas à gauche "J.F. Millet"
Provenance : Anciennement Collection Ernest Cognacq (1839-1928)
Estimation : 500 000 - 800 000 €
Vente aux enchères : Samedi 24 octobre 2026 - 16h
7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris
Contact : Matthieu Fournier +33 (0)1 42 99 20 26 mfournier@artcurial.com www.artcurial.com

École française vers 1805-1810
Entourage de Jacques-Louis David Portrait présumé d’Alexandre Joseph Dadvisard, marquis de Talairan (1784-1822)
Huile sur toile 190 × 156 cm
Estimation : 50 000 - 80 000 €
Clôture du catalogue : Fin septembre
Vente aux enchères : Mardi 10 novembre 2026
7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris
Contact : Matthieu Fournier +33 (0)1 42 99 20 26 mfournier@artcurial.com
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Vente en préparation
Deux tables d’époque Louis XV Bernard Van Risen Burgh, dit BVRB II Vendu 238 320 €
Clôture du catalogue : Début octobre
Vente aux enchères : Mardi 15 & mercredi 16 décembre 2026
7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris
Contact : Filippo Passadore +33 (0)1 42 99 20 54 fpassadore@artcurial.com www.artcurial.com
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h) Pour faciliter les calculs des acquéreurs potentiels, Artcurial SAS pourra être conduit à utiliser à titre indicatif un système de conversion de devises. Néanmoins les enchères ne pourront être portées en devises, et les erreurs de conversion ne pourront engager la responsabilité de Artcurial SAS.
a) En sus du prix de l’adjudication, l’adjudicataire (acheteur) devra acquitter par lot et par tranche dégressive les commissions et taxes suivantes:
1) Lots en provenance de l’UE:
• De 1 à 850 000 euros: 27 % + TVA au taux en vigueur.
• De 850 001 à 6 000 000 euros: 21 % + TVA au taux en vigueur.
• Au-delà de 6 000 001 euros: 14,5 % + TVA au taux en vigueur.
2) Lots en provenance hors UE : (indiqués par un m): Œuvres d’art, antiquités et biens de collection: L’adjudication sera portée hors taxe. A cette adjudication sera ajoutée une TVA au taux réduit de 5,5% qui pourra être rétrocédée à l’adjudicataire sur présentation d'un justificatif d’exportation hors UE ou à l’adjudicataire UE justifiant d’un numéro de TVA intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans son état membre. Les commissions et taxes indiquées au paragraphe 1) ci-dessus demeurent identiques.
3) Lots en provenance hors UE (indiqués par un m) Bijoux et Montres, Vins et Spiritueux, Multiples: Aux commissions et taxes indiquées au paragraphe 1) ci-dessus, il conviendra d’ajouter des frais liés à l’importation correspondant à 20% du prix d’adjudication.
4) Des frais additionnels seront facturés aux adjudicataires ayant enchérit en ligne par le biais de plateformes Internet autres qu’ARTCURIAL LIVE.
5) La TVA sur commissions et les frais liés à l’importation pourront être rétrocédés à l’adjudicataire sur présentation des justificatifs d’exportation hors UE effectuée dans les trois mois après la vente. L’adjudicataire UE justifiant d’un n° de TVA Intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans son état membre pourra obtenir le remboursement de la TVA sur commissions.
Le paiement du lot aura lieu au comptant, pour l’intégralité du prix, des frais et taxes, même en cas de nécessité d’obtention d’une licence d’exportation. L’adjudicataire pourra s’acquitter par les moyens suivants :
- En espèces : jusqu’à 1 000 euros frais et taxes compris pour les ressortissants français et les personnes agissant pour le compte d’une entreprise, 15 000 euros frais et taxe compris pour les ressortissants étrangers sur présentation de leurs papiers d’identité ; - Par chèque bancaire tiré sur une banque française sur présentation d’une pièce d’identité et, pour toute personne morale, d’un extrait KBis daté de moins de 3 mois (les chèques tirés sur une banque étrangère ne sont pas acceptés); - Par virement bancaire ; - Par carte de crédit : VISA, MASTERCARD ou AMEX (en cas de règlement par carte American Express, une commission supplémentaire de 1,85 % correspondant aux frais d’encaissement sera perçue).
6) La répartition entre prix d’adjudication et commissions peut-être modifiée par convention particulière entre le vendeur et Artcurial sans conséquence pour l’adjudicataire.
b) Artcurial SAS sera autorisé à reproduire sur le procès-verbal de vente et sur le bordereau d’adjudication les renseignements qu’aura fournis l’adjudicataire avant la vente. Toute fausse indication engagera la responsabilité de l’adjudicataire. Dans l’hypothèse où l’adjudicataire ne se sera pas fait enregistrer avant la vente, il devra communiquer les renseignements nécessaires dès l’adjudication du lot prononcée. Toute personne s’étant fait enregistrer auprès de Artcurial SAS dispose d’un droit d’accès et de rectification aux données nominatives fournies à Artcurial SAS dans les conditions de la Loi du 6 juillet 1978.
c) Il appartiendra à l’adjudicataire de faire assurer le lot dès l’adjudication. Il ne pourra recourir contre Artcurial SAS, dans l’hypothèse où par suite du vol, de la perte ou de la dégradation de son lot, après l’adjudication, l’indemnisation qu’il recevra de l’assureur de Artcurial SAS serait avérée insuffisante.
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Artcurial SAS se réserve également de procéder à toute compensation avec des sommes dues à l’adjudicataire défaillant. Artcurial SAS se réserve d’exclure de ses ventes futures, tout adjudicataire qui aura été défaillant ou qui n’aura pas respecté les présentes conditions générales d’achat.
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f) L’acquéreur pourra se faire délivrer à sa demande un certificat de vente qui lui sera facturé la somme de 60 euros TTC.
En cas de contestation Artcurial SAS se réserve de désigner l’adjudicataire, de poursuivre la vente ou de l’annuler, ou encore de remettre le lot en vente.
a) Dans l’hypothèse où deux personnes auront porté des enchères identiques par la voix, le geste, ou par téléphone et réclament en même temps le bénéfice de l’adjudication après le coup de marteau, le bien sera immédiatement remis en vente au prix proposé par les derniers enchérisseurs, et tout le public présent pourra porter de nouvelles enchères.
b) Pour faciliter la présentation des biens lors de ventes, Artcurial SAS pourra utiliser des moyens vidéos. en cas d’erreur de manipulation pouvant conduire pendant la vente à présenter un bien différent de celui sur lequel les enchères sont portées, Artcurial SAS ne pourra engager sa responsabilité, et sera seul juge de la nécessité de recommencer les enchères.
L’état français dispose d’un droit de préemption des œuvres vendues conformément aux textes en vigueur.
L’exercice de ce droit intervient immédiatement après le coup de marteau, le représentant de l’état manifestant alors la volonté de ce dernier de se substituer au dernier enchérisseur, et devant confirmer la préemption dans les 15 jours.
Artcurial SAS ne pourra être tenu pour responsable des conditions de la préemption par l’état français.
Artcurial SAS est propriétaire du droit de reproduction de son catalogue. Toute reproduction de celui-ci est interdite et constitue une contrefaçon à son préjudice.
En outre Artcurial SAS dispose d’une dérogation lui permettant de reproduire dans son catalogue les œuvres mises en vente, alors même que le droit de reproduction ne serait pas tombé dans le domaine public.
Toute reproduction du catalogue de Artcurial SAS peut donc constituer une reproduction illicite d’une œuvre exposant son auteur à des poursuites en contrefaçon par le titulaire des droits sur l’œuvre. La vente d’une œuvre n’emporte pas au profit de son propriétaire le droit de reproduction et de présentation de l’œuvre.
La réglementation internationale du 3 mars 1973, dite Convention de Washington a pour effet la protection de specimens et d’espèces dits menacés d’extinction. Les termes de son application diffèrent d’un pays à l’autre. Il appartient à tout acheteur de vérifier, avant d’enchérir, la législation appliquée dans son pays à ce sujet. Tout lot contenant un élément en ivoire, en palissandre…quelle que soit sa date d’exécution ou son certificat d’origine, ne pourra être importé aux Etats-Unis, au regard de la législation qui y est appliquée. Il est indiqué par un (s).
L’acquéreur sera lui-même chargé de faire assurer ses acquisitions, et Artcurial SAS décline toute responsabilité quant aux dommages que l’objet pourrait encourir, et ceci dès l’adjudication prononcée. Toutes les formalités et transports restent à la charge exclusive de l’acquéreur.
Les dispositions des présentes conditions générales d’achat sont indépendantes les unes des autres. La nullité de quelque disposition ne saurait entraîner l’inapplicabilité des autres.
Conformément à la loi, il est précisé que toutes les actions en responsabilité civile engagées à l’occasion des prisées et des ventes volontaires et judiciaires de meuble aux enchères publiques se prescrivent par cinq ans à compter de l’adjudication ou de la prisée.La loi française seule régit les présentes conditions générales d’achat. Toute contestation relative à leur existence, leur validité, leur opposabilité à tout enchérisseur et acquéreur, et à leur exécution sera tranchée par le tribunal judiciaire compétent du ressort de Paris (France).
Le Conseil des Ventes Volontaires, 19 avenue de l’Opéra – 75001 Paris peut recevoir des réclamations en ligne (www.conseildesventes.fr, rubrique « Réclamations en ligne »).
PROTECTION DES BIENS CULTURELS
Artcurial SAS participe à la protection des biens culturels et met tout en œuvre, dans la mesure de ses moyens, pour s’assurer de la provenance des lots mis en vente dans ce catalogue.
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Artcurial SAS will bear no liability/responsibility in case of mistakes or omission of performance of the written order.
e) In the event where a reserve price has been stipulated by the seller, Artcurial SAS reserves the right to bid on behalf of the seller until the reserve price is reached. The seller will not be admitted to bid himself directly or through an agent. The reserve price may not be higher than the low estimate for the lot printed in or publicly modified before the sale.
f) Artcurial SAS will conduct auction sales at their discretion, ensuring freedom auction and equality among all bidders, in accordance with established practices.
Artcurial SAS reserves the right to refuse any bid, to organise the bidding in such manner as may be the most appropriate, to move some lots in the course of the sale, to withdraw any lot in the course of the sale, to combine or to divide some lots in the course of the sale. In case of challenge or dispute, Artcurial SAS reserves the right to designate the successful bidder, to continue the bidding or to cancel it, or to put the lot back up for bidding.
g) Subject to the decision of the person conducting the bidding for Artcurial SAS, the successful bidder will be the bidder would will have made the highest bid provided the final bid is equal to or higher than the reserve price if such a reserve price has been stipulated.
The hammer stroke will mark the acceptance of the highest bid and the pronouncing of the word “adjugé” or any equivalent will amount to the conclusion of the purchase contract between the seller and the last bidder taken in consideration.
No lot will be delivered to the buyer until full payment has been made.In case of payment by an ordinary draft/check, payment will be deemed made only when the check will have been cashed.
The lot not auctioned may be sold after the sale in accordance with the law, provided that its price is at least 1,500 euros.
h) So as to facilitate the price calculation for prospective buyers, a currency converter may be operated by Artcurial SAS as guidance. Nevertheless, the bidding cannot be made in foreign currency and Artcurial SAS will not be liable for errors of conversion.
a) In addition of the lot’s hammer price, the buyer must pay the different stages of following costs and fees/taxes:
1) Lots from the EU:
• From 1 to 850,000 euros: 27 % + current VAT.
From 850,001 to 6,000,000 euros: 21 % + current VAT.
Over 6,000,001 euros: 14,5 % + current VAT.
2) Lots from outside the EU : (identified by an m). Works of art, Antiques and Collectors’items The hammer price will be VAT excluded to which should be added 5.5% VAT. Upon request, this VAT will be refunded to the purchaser on presentation of written proof of exportation outside the EU or to the EU purchaser who will submit his intracommunity VAT number and a proof of shipment of his purchase to his EU country home address. Commissions and taxes indicated in section 3.1) remain the same.
3) Lots from outside the EU (identified by an m): Jewelry and Watches, Wines and Spirits, Multiples In addition to the commissions and taxes specified in paragraph 1) above, an additional import VAT will be charged (20% of the hammer price).
4) Additional fees will be charged to bidders who bid online via Internet platforms other than ARTCURIAL LIVE.
5) VAT on commissions and importation expenses can be retroceded to the purchaser on presentation of written proof of exportation outside the EU led within three months from the date of the sale.
An EU purchaser who will submit their intracommunity VAT number and a proof of shipment of their purchase to their EU country home address will be refunded of VAT on buyer’s premium.The payment of the lot will be made cash, for the whole of the price, costs and taxes, even when an export licence is required.
The purchaser will be authorized to pay by the following means :
- In cash : up to 1 000 euros, costs and taxes included, for French citizens and people acting on behalf of a company, up to 15 000 euros, costs and taxes included, for foreign citizens on presentation of their identity papers ;
- By cheque drawn on a French bank on presentation of identity papers and for any company, a KBis dated less than 3 months (cheques drawn on a foreign bank are not accepted);
- By bank transfer;
- By credit card : VISA, MASTERCARD or AMEX (in case of payment by AMEX, a 1,85 % additional commission corresponding to cashing costs will be collected).
6)The distribution between the lot's hammer price and cost and fees can be modified by particular agreement between the seller and Artcurial SAS without consequence for the buyer.
b) Artcurial SAS will be authorized to reproduce in the official sale record and on the bid summary the information that the buyer will have provided before the sale. The buyer will be responsible for any false information given. Should the buyer have neglected to give his personal information before the sale, he will have to give the necessary information as soon as the sale of the lot has taken place.
Any person having been recorded by Artcurial SAS has a right of access and of rectification to the nominative data provided to Artcurial SAS pursuant to the provisions of Law of the 6 July 1978.
c) The lot must to be insured by the buyer immediately after the purchase. The buyer will have no recourse against Artcurial SAS, in the event where, due to a theft, a loss or a deterioration of his lot after the purchase, the compensation he will receive from the insurer of Artcurial SAS would prove insufficient.
d) The lot will be delivered to the buyer only after the entire payment of the price, costs and taxes. If payment is made by cheque, the lot will be delivered after cashing, eight working days after the cheque deposit. If the buyer has not settled his invoice yet or has not collected his purchase, a fee of 50€+VAT per lot, per week (each week is due in full) covering the costs of insurance and storage will be charged to the buyer, starting on the first Monday following the 90th day after the sale. Should the buyer fail to pay the amount due, and after notice to pay has been given by Artcurial SAS to the buyer without success, at the seller’s request, the lot is re-offered for sale, under the French procedure known as “procédure de folle enchère”. If the seller does not make this request within three months from the date of the sale, the sale will be automatically cancelled, without prejudice to any damages owed by the defaulting buyer.
In addition, Artcurial SAS reserves the right to claim against the defaulting buyer, at their option :
- interest at the legal rate increased by five points,
- the reimbursement of additional costs generated by the buyer’s default,
- the payment of the difference between the initial hammer price and the price of sale after “procédure de folle enchère” if it is inferior as well as the costs generated by the new auction.
Artcurial SAS also reserves the right to set off any amount Artcurial SAS may owe the defaulting buyer with the amounts to be paid by the defaulting buyer.
Artcurial SAS reserves the right to exclude from any future auction, any bidder who has been a defaulting buyer or who has not fulfilled these general conditions of purchase.
e) With reservation regarding the specific provisions of this sale, for items purchased which are not collected within seven days from after the sale (Saturdays, Sundays and public holidays included), Artcurial SAS will be authorized to move them into a storage place at the defaulting buyer’s expense, and to release them to same after payment of corresponding costs, in addition to the price, costs and taxes.
f) The buyer can obtain upon request a certificate of sale which will be invoiced € 60.
In case of dispute, Artcurial SAS reserves the right to designate the successful bidder, to continue the sale or to cancel it or to put the lot up for sale.
a) In case two bidders have bidden vocally, by mean of gesture or by telephone for the same amount and both claim title to the lot, after the bidding the lot, will immediately be offered again for sale at the previous last bid, and all those attending will be entitled to bid again.
b) So as to facilitate the presentation of the items during the sales, Artcurial SAS will be able to use video technology. Should any error occur in operation of such, which may lead to show an item during the bidding which is not the one on which the bids have been made, Artcurial SAS shall bear no liability/responsibility whatsoever, and will have sole discretion to decide whether or not the bidding will take place again.
The French state in entitled to use a right of pre-emption on works of art, pursuant to the rules of law in force.
The use of this right comes immediately after the hammer stroke, the representative of the French state expressing then the intention of the State to substitute for the last bidder, provided he confirms the pre-emption decision within fifteen days.
Artcurial SAS will not bear any liability/ responsibility for the conditions of the pre-emption by the French State.
The copyright in any and all parts of the catalogue is the property of Artcurial SAS. Any reproduction thereof is forbidden and will be considered as counterfeiting to their detriment.
Furthermore, Artcurial SAS benefits from a legal exception allowing them to reproduce the lots for auction sale in their catalogue, even though the copyright protection on an item has not lapsed.
Any reproduction of Artcurial SAS catalogue may therefore constitute an illegal reproduction of a work which may lead its perpetrator to be prosecuted for counterfeiting by the holder of copyright on the work.The sale of a work of art does not transfer to its buyer any reproduction or representation rights thereof.
The International regulation dated March 3rd 1973, protects endangered species and specimen. Each country has its own lawmaking about it. Any potential buyer must check before bidding, if he is entitled to import this lot within his country of residence. Any lot which includes one element in ivory, rosewood…cannot be imported in the United States as its legislation bans its trade whatever its dating may be. It is indicated by a (s).
The buyer has to insure its purchase, and Artcurial SAS assumes no liability for any damage items which may occur after the sale. All transportation arrangements are the sole responsibility of the buyer.
The clauses of these general conditions of purchase are independant from each other. Should a clause whatsoever be found null and void, the others shall remain valid and applicable.
In accordance with the law, it is added that all actions in public liability instituted on the occasion of valuation and of voluntary and court-ordered auction sales are barred at the end of five years from the hammer price or valuation.
These Conditions of purchase are governed by French law exclusively. Any dispute relating to their existence, their validity and their binding effect on any bidder or buyer shall be submitted to the exclusive jurisdiction of the Courts of France. The Conseil des Ventes Volontaires, 19 avenue de l’Opéra – 75001 Paris can receive online claims (www.conseildesventes.fr, section “Online claims”).
Artcurial SAS applies a policy to prevent the sale of looted or stolen cultural property.
Directrice du pôle,
Vice-présidente : Isaure de Viel Castel
Art Contemporain Africain
Spécialiste :
Margot Denis-Lutard, 16 44
Art-Déco / Design
Directrice :
Sabrina Dolla, 16 40
Spécialiste :
Edouard Liron, 20 37
Administratrice senior :
Anne-Claire Drauge, 20 42
Administrateur junior : Alexis Chantelot
Expert :
Justine Despretz
Consultants :
Design Italien :
Design Scandinave : Aldric Speer
Bandes Dessinées
Expert : Éric Leroy
Administrateur junior : Alexandre Dalle
Estampes & Multiples
Directrice : Karine Castagna
Administrateur - catalogueur :
Florent Sinnah, 16 54
Administrateur junior :
Alexandre Dalle
Recherche et certificat :
Jessica Cavalero
Louise Eber
Impressionniste & Moderne
Directeur : Bruno Jaubert
Spécialiste :
Florent Wanecq
Administratrice - catalogueur :
Élodie Landais, 20 84
Administratrice junior :
Alexandra Michel
Recherche et certificat :
Jessica Cavalero,
Louise Eber
Post-War & Contemporain
Directeur : Hugues Sébilleau
Spécialiste : Sophie Cariguel
Catalogueur :
Beatrice Fantuzzi, 20 34
Administratrice :
Marine Oriente
Recherche et certificat :
Jessica Cavalero
Louise Eber
Urban Art
Directeur : Arnaud Oliveux
Administrateur - catalogueur: Florent Sinnah, 16 54
Administrateur junior : Alexandre Dalle
Twenty One Contemporary
Directeur : Arnaud Oliveux
Spécialistes :
Karine Castagna
Margot Denis-Lutard
Administrateur - catalogueur : Florent Sinnah, 16 54
Recherche et certificat :
Jessica Cavalero
Louise Eber
Expositions culturelles & ventes privées
Chef de projet : Vanessa Favre, 16 13
Archéologie & Arts d’Orient
Spécialiste : Lamia Içame, 20 75
Administratrice junior : Alice Derouet
Expert Art de l’Islam : Romain Pingannaud
Art d’Asie
Expert : Qinghua Yin
Administratrice : Shenying Chen, 20 32
Livres & Manuscrits
Directeur : Frédéric Harnisch, 16 49
Administratrice : Émeline Duprat, 16 58
Maîtres anciens & du XIXe siècle :
Tableaux, dessins, sculptures, cadres anciens et de collection
Vice-président : Matthieu Fournier, 20 26
Catalogueur : Blanche Llaurens
Spécialiste : Matthias Ambroselli
Administratrice sénior : Margaux Amiot, 20 07
Administratrice :
Léa Pailler, 20 07
Mobilier & Objets d’Art
Directeur : Filippo Passadore Clerc assistant : Barthélémy Kaniuk
Administratrice : Charlotte Norton, 20 68
Expert céramiques : Cyrille Froissart
Experts orfèvrerie : S.A.S. Déchaut-Stetten & associés,
Marie de Noblet
Senior advisor – Spécialiste senior orfèvrerie : Thierry de Lachaise
Orientalisme
Directeur : Olivier Berman, 20 67
Spécialiste junior : Florence Conan, 16 15
Souvenirs Historiques & Armes Anciennes
Expert armes :
Arnaud de Gouvion Saint-Cyr
Contact : Maxence Miglioretti, 20 02
Numismatique / Philatélie / Objets de curiosités & Histoire naturelle
Expert numismatique : Cabinet Bourgey
Contact : Juliette Leroy-Prost, 17 10
Automobiles de Collection
Président : Matthieu Lamoure
Vice-président : Pierre Novikoff
Spécialiste sénior : Antoine Mahé, 20 62
Responsable des relations clients Motorcars : Anne-Claire Mandine, 20 73
Responsable des opérations et de l’administration : Sandra Fournet +33 (0)1 58 56 38 14
Administratrice junior : Anne-Laure Frances
Consultant : Frédéric Stoesser motorcars@artcurial.com
Automobilia
Aéronautique, Marine
Président : Matthieu Lamoure
Responsable : Sophie Peyrache, 20 41
Horlogerie de Collection
Directeur : Romain Marsot Expert : Geoffroy Ader Administratrice junior : Charlotte Christien, 16 51
Joaillerie
Directrice : Valérie Goyer
Spécialiste junior : Antoinette Rousseau
Catalogueur : Pauline Hodée
Administratrice junior : Janelle Beau, 20 52
Mode & Accessoires de luxe
Responsable : Lucile Best
Catalogueur : Victoire Debreil
Administratrice junior: Anaël El Hani, +33 (0)1 58 56 38 12
Stylomania
Contact : Juliette Leroy-Prost, 17 10
Vins fins & Spiritueux
Expert : Laurie Matheson
Spécialiste : Marie Calzada, 20 24
Administratrice junior : Alice Derouet
Consultant : Luc Dabadie vins@artcurial.com
Vice-président :
Stéphane Aubert
Chargés d'inventaires,
Commissaires-priseurs : Juliette Leroy-Prost, 17 10
Maxence Miglioretti, 20 02
Elisa Borsik, 20 18
Administrateurs : Thomas Loiseaux, 16 55
Charline Monjanel, 20 33
Consultante : Catherine Heim
Directrice des partenariats : Marine de Miollis
Senior advisor : Anne Giscard d’Estaing
Stéphane Aubert
Elisa Borsik
Francis Briest
Matthieu Fournier
Juliette Leroy-Prost
Anne-Claire Mandine
Maxence Miglioretti
Arnaud Oliveux
Hervé Poulain
Florent Wanecq
7, rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris T. +33 (0)1 42 99 20 20 contact@artcurial.com www.artcurial.com
SAS au capital de 1 797 000 € Agrément n° 2001-005
Cannes - Alpes-Maritimes
Représentante : Eléonore Dauzet
+33 (0)6 65 26 03 39 edauzet@artcurial.com
Montpellier
Geneviève Salasc de Cambiaire
+33 (0)6 09 78 31 45 gsalasc@artcurial.com
Région Aquitaine
Directrice : Julie Valade jvalade@artcurial.com
Région Rhône-Alpes
Représentant : François David +33 (0)6 95 48 92 75 fdavid@artcurial.com
Strasbourg
Frédéric Gasser
+33 (0)6 88 26 97 09 fgasser@artcurial.com
Artcurial Toulouse
Jean-Louis Vedovato
Commissaire-priseur : Jean-Louis Vedovato
Clerc principal : Valérie Vedovato
8, rue Fermat – 31000 Toulouse
+33 (0)5 62 88 65 66 v.vedovato@artcurialtoulouse.com
s’écrivent comme suit : initiale(s) du prénom et nom @artcurial.com, par exemple : Anne-Laure Guérin: alguerin@artcurial.com
Les numéros de téléphone des collaborateurs d’Artcurial
International senior advisor : Martin Guesnet, 20 31
Allemagne
Directrice : Miriam Krohne
Assistante : Anna Rudakova
Galeriestrasse 2b 80539 Munich
+49 89 1891 3987
Belgique
Directrice : Vinciane de Traux
Fine Art Business Developer: Simon van Oostende
Office ManagerPartnerships & Events: Magali Giunta 5, avenue Franklin Roosevelt 1050 Bruxelles +32 2 644 98 44
Chine
Consultante : Jiayi Li 798 Art District, No 4 Jiuxianqiao Lu Chaoyang District
Beijing 100015
+86 137 01 37 58 11 lijiayi7@gmail.com
Italie
Directrice : Emilie Volka
Assistante : Eleonora Ballista
Corso Venezia, 22 20121 Milano +39 02 49 76 36 49
Artcurial Maroc
Directeur : Olivier Berman
Directrice administrative : Soraya Abid
Administratrices junior : Widad Outmghart
Résidence AsmarAvenue Mohammed VI
Rue El Adarissa - Hivernage
40020 Marrakech
+212 524 20 78 20
Artcurial Monaco
Directrice : Olga de Marzio Assistante administrative : Joëlle Iseli
Monte-Carlo Palace
3/9 boulevard des Moulins 98000 Monaco
+377 97 77 51 99
ARTCURIAL BEURRET BAILLY WIDMER
Bâle
Schwarzwaldallee 171 4058 Bâle
+41 61 312 32 00 info@bbw-auktionen.com
Saint-Gall
Unterstrasse 11 9001 Saint-Gall
+41 71 227 68 68 info@galeriewidmer.com
Zurich
Kirchgasse 33
8001 Zurich
+41 43 343 90 33 info@bbw-auktionen.com
Nicolas Orlowski
Matthieu Lamoure
Joséphine Dubois
Stéphane Aubert
Matthieu Fournier
Bruno Jaubert
Isaure de Viel Castel
Directeurs associés :
Stéphane Aubert
Olivier Berman
Sabrina Dolla
Matthieu Fournier
Bruno Jaubert
Matthieu Lamoure
Arnaud Oliveux
Hugues Sébilleau
Julie Valade
Vinciane de Traux
Conseiller scientifique et culturel :
Serge Lemoine
Commissaire-priseur, Co-fondateur : Francis Briest
Président directeur général : Nicolas Orlowski
Directrice générale adjointe : Joséphine Dubois
Président d’honneur : Hervé Poulain
Conseil d’administration : Francis Briest
Olivier Costa de Beauregard
Héléna Dassault
Thierry Dassault
Carole Fiquémont
Aurélie Habert
Nicolas Orlowski
Hervé Poulain
JOHN TAYLOR
Président directeur général : Nicolas Orlowski
John Taylor Corporate, Europa Résidence, Place des Moulins, 98000 Monaco contact@john-taylor.com www.john-taylor.fr
ARQANA
Artcurial Deauville 32, avenue Hocquart de Turtot 14800 Deauville
+33 (0)2 31 81 81 00 info@arqana.com www.arqana.com
Directrice générale adjointe, administration et finances : Joséphine Dubois
Assistante : Emmanuelle Roncola
Responsable service juridique clients : Léonor Augier
Ordres d’achat, enchères par téléphone
Directrice : Kristina Vrzests, 20 51
Adjointe de la Directrice :
Marie Auvard
Administratrice : Maëlle Touminet
Administrateur junior : Théo-Paul Boulanger bids@artcurial.com
Comptabilité des ventes
Responsable : Nathalie Higueret
Comptable des ventes confirmée : Audrey Couturier
Comptables : Chloé Catherine
Mathilde Desforges
Jessica Sellahannadi Yugyeong Shon 20 71 ou 17 00
Gestionnaire de dossier : Melanie Joly
Transport et douane
Assistantes spécialisées : Lou Dupont, Inès Tekirdaglioglu shipping@artcurial.com
Logistique et gestion des stocks
Directeur : Éric Pourchot
Responsables de stock : Lionel Lavergne
Joël Laviolette
Vincent Mauriol
Lal Sellahanadi
Adjoint : Clovis Cano
Coordinatrices logistique: Victoire de Latour
Magasiniers : Denis Chevallier
Adrien da Costa
Isaac Dalle
Floriane Joffre
Brayan Monteiro
Jason Tilot
Marketing
Directrice : Lorraine Calemard, 20 87
Chefs de projet :
Domitilla Corti, 01 42 25 64 38
Ariane Gilain, 16 52
Daphné Perret, 16 23
Responsable Studio Graphique: Aline Meier, 20 88
Graphiste : Rose de La Chapelle, 20 10
Graphiste junior : Romane Marliot, 01 42 25 93 83
Responsable CRM : Alexandra Cosson
Chargée CRM :
Géraldine de Mortemart, 20 43
Analyste CRM junior : Colombine Santarelli
Relations Extérieures
Directrice : Anne-Laure Guérin, 20 86
Attachée de presse : Deborah Bensaid, 20 76
Community Manager : Maria Franco Baqueiro, 20 82
Comptabilité générale
Responsable :
Sandra Margueritat Lefevre
Comptables : Romane Herson
Jodie Hoang
Arméli Itoua
Aïcha Manet
Assistante de gestion : Solène Sapience
Responsable administrative des ressources humaines : Isabelle Chênais, 20 27
Assistante : Amandine Le Monnier 20 79
Bureau d’accueil
Responsable accueil, Clerc Live et PV : Denis Le Rue
Mizlie Bellevue
Théa Fayolle
Marie Peyroche
Services généraux
Responsable : Denis Le Rue
Service photographique des catalogues : Fanny Adler
Stéphanie Toussaint
Régisseur : Mehdi Bouchekout
L’œil d’un érudit - Une collection européenne
Ventes n°6557 et IT6558
Vendredi 10 juillet 2026 - 14h 7, rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault, Paris Du 6 au 13 juillet 2026 - 12h sur artcurial.com
Ordre d’achat / Absentee bid
Ligne téléphonique / Telephone (Pour tout lot dont l’estimation est supérieure à 500 euros For lots estimated from € 500 onwards)
Téléphone pendant la vente / Phone at the time of the sale:
Nom / Name : Prénom / First name : Société / Compagny : Adresse / Address :
Téléphone / Phone : Fax : Email :
Lot Description du lot / Lot description
Les ordres d'achat et les demandes d'enchères téléphoniques doivent impérativement nous parvenir au moins 24 heures avant la vente. Le service d'enchères téléphoniques est proposé pour les lots dont l’estimation basse est supérieure à 500€.
To allow time for processing, absentee bids and requests for telephone bidding should be received at least 24 hours before the sale begins. Telephone bidding is a service provided by Artcurial for lots with a low estimate above 500€.
À renvoyer / Please mail to :
Artcurial SAS 7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault - 75008 Paris T. +33 (0)1 42 99 20 20 bids@artcurial.com
Merci de bien vouloir joindre à ce formulaire une copie de votre pièce d’identité (passeport ou carte nationale d’identité), si vous enchérissez pour le compte d’une société, merci de joindre un extrait KBIS de moins de 3 mois. Could you please provide a copy of your id or passport?
If you bid on behalf of a company, could you please provide an act of incorporation?
Après avoir pris connaissance des conditions de vente décrites dans le catalogue, je déclare les accepter et vous prie d’acquérir pour mon compte personnel aux limites indiquées en euros, les lots que j’ai désignés ci-dessous. (les limites ne comprenant pas les frais légaux).
I have read the conditions of sale printed in this catalogue and agree to abide by them. I grant your permission to purchase on my behalf the following items within the limits indicated in euros. (These limits do not include buyer’s premium and taxes).
Date et signature obligatoire / Required dated signature

Vendredi 10 juillet 2026 - 14h, en salle Du 6 au 13 juillet 2026 - 12h, en ligne artcurial.com
