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Cours de sciences sociales

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Cours de sciences sociales

Cours préparatoire à l’examen de sciences sociales du Jury du 3e degrÈ en enseignement gÈnÈral

Louis Arnold (louis.arnold@tutamail.com) 15/08/2024

2.5.2

2.5.3

2.5.4

2.7.3

3.3.1

1.11 LA COMMUNICATION

1.11.1 La communication selon Shannon et Weaver

DÈfinition : Selon Shannon et Weaver (1949), la communication est le processus de transmission d'informations d'un Èmetteur ‡ un rÈcepteur, ‡ travers un canal de communication. Cette transmission peut inclure des messages verbaux, Ècrits, visuels ou d'autres formes de signaux.

Processus de communication : Le modËle de communication de Shannon et Weaver se compose de plusieurs ÈlÈments clÈs :

1. Source : C'est l'entitÈ qui produit le message ‡ transmettre. Il peut s'agir d'un Ítre humain, d'une machine, ou d'une combinaison des deux.

2. Emetteur : Convertit le message de la source en un format appropriÈ pour la transmission ‡ travers le canal de communication. Il peut s'agir par exemple de traduire un message en langage codÈ ou de le convertir en signaux Èlectriques.

3. Canal : Moyen par lequel le message est transmis de l'Èmetteur au rÈcepteur. Il peut s'agir de divers supports tels que l'air pour la communication verbale, les fils Èlectriques pour les communications tÈlÈphoniques, ou les ondes radio pour les communications sans fil.

4. RÈcepteur : DÈcode le message codÈ ou les signaux reÁus en une forme comprÈhensible pour le destinataire.

5. Destinataire : C'est la personne ou l'entitÈ qui reÁoit le message transmis par l'Èmetteur. Le destinataire peut Ítre un individu, un groupe, ou une autre source d'information.

6. Bruits : Les bruits sont des perturbations qui peuvent altÈrer la transmission du message ‡ travers le canal. Ils peuvent Ítre physiques, tels que des interfÈrences Èlectriques, ou des distractions psychologiques, comme des prÈoccupations ou des prÈjugÈs.

1.11.2 L’école de Palo Alto

Paul Watzlawick et l’École de Palo Alto (Californie) ont étudié la communication interpersonnelle. Ils identifient trois types de communication possibles :

1. La communication verbale : il s’agit des mots et des phrases contenus dans le message.

2. La communication para-verbale : c’est l’ensemble du comportement qui accompagne les paroles : intonations et volume de la voix, dÈbit de paroles.

3. La communication non-verbale : les gestes, les mimiques, la posture mais aussi les silences.

Le modèle de communication de l’école de Palo Alto repose sur cinq principes fondamentaux :

2.4.3 CaractÈristiques de la pensÈe enfantine selon Piaget

Jean Piaget a identifiÈ plusieurs caractÈristiques de la pensÈe enfantine qui reflËtent les Ètapes de dÈveloppement intellectuel chez les enfants. Voici les principales caractÈristiques de la pensÈe enfantine telles que dÈcrites par Piaget :

1. Animisme : Les enfants ont tendance ‡ attribuer des caractÈristiques vivantes ‡ des objets inanimÈs. Ils croient que les objets ont des pensÈes, des sentiments et des intentions similaires aux Ítres vivants. Par exemple, un enfant peut penser qu'une peluche a des Èmotions ou qu'un rocher peut ressentir de la douleur.

2. Finalisme : Les enfants attribuent souvent des intentions ou des finalitÈs ‡ des ÈvÈnements naturels ou ‡ des phÈnomËnes. Ils croient que chaque ÈvÈnement a ÈtÈ intentionnellement produit dans le but d'atteindre un rÈsultat spÈcifique. Par exemple, un enfant pourrait croire que les nuages sont l‡ pour apporter de la pluie afin d'arroser les plantes.

3. Artificialisme : Les enfants ont tendance ‡ croire que tout ce qui existe dans le monde a ÈtÈ crÈÈ intentionnellement par les humains. Ils ne comprennent pas toujours que certains ÈlÈments de l'environnement sont naturels et non fabriquÈs par l'homme. Par exemple, un enfant peut penser que les montagnes ont ÈtÈ construites par des personnes plutÙt que formÈes par des processus gÈologiques naturels.

4. PensÈe magique : Les enfants ont une propension ‡ croire que leurs pensÈes, leurs dÈsirs ou leurs actions peuvent influencer des ÈvÈnements extÈrieurs de maniËre surnaturelle. Ils peuvent croire en des superstitions ou des croyances magiques, comme penser que faire un vœu en soufflant les bougies d'anniversaire peut le rÈaliser. Cette pensÈe magique est souvent associÈe ‡ une comprÈhension limitÈe des concepts de causalitÈ et de rÈalitÈ.

Ces caractÈristiques de la pensÈe enfantine sont considÈrÈes comme des manifestations naturelles du dÈveloppement cognitif chez les enfants et sont gÈnÈralement surmontÈes ‡ mesure qu'ils acquiËrent une comprÈhension plus avancÈe du monde qui les entoure.

2.4.4 DÈveloppement psychoaffectif selon Freud

Selon la thÈorie psychanalytique de Freud, le dÈveloppement psychoaffectif de l'enfant passe par cinq stades psychosexuels :

1. Stade oral (de 0 ‡ 1 an) : Pendant cette pÈriode, l'enfant cherche la satisfaction ‡ travers la bouche, en suÁant, en mordillant et en mettant des objets ‡ la bouche. Les conflits peuvent survenir si les besoins de l'enfant ne sont pas adÈquatement satisfaits, ce qui peut entraÓner des traits de personnalitÈ tels que la dÈpendance ou l'agressivitÈ.

2. Stade anal (de 1 ‡ 3 ans) : Durant cette Ètape, l'enfant commence ‡ explorer le contrÙle de ses fonctions corporelles, en particulier l'Èlimination. Les conflits peuvent surgir autour de l'apprentissage de la propretÈ et de l'autonomie, ce

qui peut influencer le dÈveloppement de traits de personnalitÈ tels que l'ordre, la rigueur ou l'opposition.

3. Stade phallique (de 3 ‡ 6 ans) : Au cours de cette phase, l'enfant dÈveloppe un intÈrÍt particulier pour ses organes gÈnitaux et ressent des dÈsirs pour le parent du sexe opposé. Le complexe d'Œdipe, où l'enfant ressent de l'attirance envers le parent du sexe opposÈ et de la rivalitÈ envers le parent du mÍme sexe, est caractÈristique de cette Ètape.

4. Stade de latence (de 6 ‡ 12 ans) : Pendant cette pÈriode, les pulsions sexuelles sont refoulÈes et les enfants se concentrent davantage sur les activitÈs scolaires, sociales et ludiques. Les conflits liÈs ‡ l'identitÈ de genre et ‡ la socialisation peuvent Èmerger ‡ ce stade.

5. Stade gÈnital (‡ partir de l'adolescence) : Dans cette derniËre phase, l'intÈrÍt sexuel revient et se concentre sur les relations avec des partenaires de sexe opposÈ. L'accent est mis sur l'Ètablissement d'une identitÈ sexuelle mature et sur la satisfaction des pulsions sexuelles dans le cadre de relations adultes.

Ces stades psychosexuels reprÈsentent une sÈquence de dÈveloppement prÈvisible selon la thÈorie de Freud, avec des conflits spÈcifiques qui peuvent Èmerger ‡ chaque Ètape et qui peuvent influencer le dÈveloppement de la personnalitÈ de l'individu.

3 DROIT

3.1 D…FINITION DU DROIT ET DE LA JUSTICE

3.1.1 Le droit

Le droit peut Ítre dÈfini comme un ensemble de rËgles qui dÈterminent les comportements et les relations entre les individus, les entreprises et les entitÈs publiques.

CaractÈristiques de la rËgle de droit :

1. Obligatoire : La rËgle de droit doit Ítre respectÈe sous peine de sanctions. Par exemple : le code de la route est obligatoire, il encadre de faÁon contraignante le comportement des usagers sur la route.

2. GÈnÈrale : La rËgle de droit s’applique à tous. Par exemple : le code de la route s’applique à tous les usagers.

3. Abstraite : La rËgle de droit est dite abstraite car elle ne dÈcrit pas une situation rÈelle, mais vise une situation qui est susceptible de se produire.

DiffÈrences entre rËgle de droit et rËgle de morale :

La morale est un ensemble de principes de conduite influencÈs par la culture, la religion, la philosophie et les croyances personnelles. Ses rËgles ne sont donc ni obligatoires, ni gÈnÈrales. Par exemple : la charitÈ (bienfait envers les pauvres), la politesse, la serviabilitÈ sont des rËgles de morale.

3.1.2 La justice

La justice est ‡ la fois un idÈal philosophique et une institution.

Au sens philosophique : La justice est une valeur et un idéal moral. L’idée de justice fait référence à l’équilibre dans les relations entre les êtres humains.

Au sens de l’institution : La justice dÈsigne les organes (les tribunaux et les cours) qui ont le pouvoir d’interpréter la loi et d’en assurer l’application.

Les grands principes de la justice :

1. ImpartialitÈ : Le juge doit rendre la justice de maniËre absolument neutre, il ne peut avoir ni parti pris ni intérêt personnel dans le dossier qu’il traite. Exemple de violation de ce principe : un juge chargÈ de statuer sur un litige entre deux entreprises a des liens familiaux Ètroits avec le directeur d'une des entreprises impliquÈes dans l'affaire.

2. IndÈpendance : Le juge est indépendant au sens où nul ne peut l’influencer ou lui donner d’instruction. Exemple de violation de ce principe : un juge est soumis ‡ des pressions extÈrieures, telles que des menaces, des tentatives de corruption.

3.4 LES JURIDICTIONS

Les juridictions sont les organes officiels chargÈs de rendre la justice et de trancher les litiges conformÈment ‡ la loi. Elles comprennent les cours et les tribunaux, organisÈs selon une structure hiÈrarchique qui peut Ítre reprÈsentÈe sous la forme d'une pyramide

Principe du double degrÈ de juridiction :

- Les juridictions du 1er degrÈ sont celles qui jugent un litige pour la premiËre fois. Ces juridictions sont gÈnÈralement les tribunaux. Les dÈcisions prises par les tribunaux sont appelÈes des jugements.

- Les juridictions du 2e degrÈ sont celles qui jugent un litige qui a dÈj‡ ÈtÈ jugÈ une premiËre fois par une juridiction du 1er degrÈ. Ces juridictions sont gÈnÈralement les cours. Les dÈcisions prises par les cours sont appelÈes des arrÍts.

Le double degrÈ de juridiction permet donc ‡ une partie qui n'est pas d'accord avec un jugement prononcÈ par un tribunal d’introduire un recours auprès d’une cour. On dit que la partie fait appel contre le jugement.

4 L…GISLATION SOCIALE

En Belgique, comme dans beaucoup d’autres pays, il existe un système de protection social qui permet de protÈger les citoyens contre les risques sociaux et qui leur garantit un niveau de vie dÈcent.

La protection sociale est organisÈe en deux systËmes.

1. La sÈcuritÈ sociale : La sÈcuritÈ sociale protËge les citoyens contre les risques sociaux (maladie, invaliditÈ, chÙmage, maternitÈ, etc.). L’organisme central de la sécurité sociale est l’Office National de la Sécurité Sociale ou ONSS.

2. L’aide sociale : L’aide sociale a pour but de garantir aux citoyens et aux familles les moyens nÈcessaires pour mener une vie digne. L’organisme qui fournit cette aide est le Centre Public d’Action Sociale ou CPAS.

4.1 LA S…CURIT… SOCIALE

4.1.1 DÈfinition, but et principe de la sÈcuritÈ sociale

DÈfinition de la sÈcuritÈ sociale : La sÈcuritÈ sociale est une assurance sociale mais qui diffère des assurances privées parce qu’elle est fondÈe sur la solidarité et qu’elle est gÈrÈe par un service public qui dÈpend du pouvoir fÈdÈral.

But de la sÈcuritÈ sociale : ProtÈger les citoyens et les familles contre les risques sociaux.

Risques sociaux : Les risques sociaux sont dÈfinis comme des ÈvÈnements qui affectent la vie des individus en provoquant une diminution de leurs revenus ou une augmentation de leurs dÈpenses. Par exemple : une maladie ou un accident, une perte d’emploi, la naissance d’un enfant, etc.

La solidaritÈ, principe de la sÈcuritÈ sociale : Leprincipe de basede la sÈcuritÈ sociale est la solidaritÈ. SolidaritÈ entre actifs et chÙmeurs, entre personnes en bonne santÈ et malades, entre familles avec et sans enfants, entre jeunes et vieux, entre personnes ayant un revenu ou n'en ayant pas.

4.1.2 Bref historique

L’histoire de la sécurité sociale est indissociablement liÈe ‡ l’histoire de l’industrialisation. En voici les principales Ètapes.

1. PauvretÈ et vulnÈrabilitÈ de la classe ouvriËre : La vie quotidienne des ouvriers au 19e siËcle est trËs difficile, les conditions de travail sont extrÍmement pÈnibles et les faibles salaires leur permettent ‡ peine de subsister. Les ouvriers sont trËs fortement exposÈs aux risques sociaux et rien ne les en protËge.

2. Caisses de secours mutuels : Pour venir en aide à ceux d’entre eux qui se retrouvent dans le besoin, les ouvriers crÈent des ´ caisses de secours mutuels ª. Ce sont des organismes privÈs qui sont financÈs par les cotisations des membres, mais aussi parfois par des philanthropes ou des patrons soucieux de leurs ouvriers. Toutefois ces caisses se révèlent incapables d’offrir des garanties sÈrieuses.

3. L’Etat instaure le principe de la « libertÈ subsidiÈe ª : Sous la pression du mouvement ouvrier, et notamment la rÈvolte sociale de 1886, L’État va intervenir pour faciliter le dÈveloppement de ces sociÈtÈs mutualistes en les subsidiant. Mais l’affiliation des ouvriers reste libre. Beaucoup ne s’affilient pas et restent donc sans protection.

4. L’Etat instaure les assurances sociales obligatoires : Au dÈbut du 20e siËcle, l’Etat rend progressivement obligatoire les assurances sociales : les accidents de travail en 1903, les pensions et les maladies professionnelles en 1924 et 1925, les allocations familiales en 1930 et les congÈs payÈs en 1936.

5. Création de l’ONSS : En 1944, patrons, syndicats et quelques hommes politiques nÈgocient un Pacte social qui aboutit à la création de l’ONSS, organisme chargÈ de gÈrer la sÈcuritÈ sociale dans sa globalitÈ.

4.1.3

Structure et organisation de la sÈcuritÈ sociale

La structure de la sÈcuritÈ sociale repose sur un organisme central, l’ONSS. Celui-ci perÁoit l’argent des cotisations et le reverse aux bÈnÈficiaires par l'intermÈdiaire d'organismes de paiement que l'on appelle des organismes parastataux

La sÈcuritÈ sociale est organisÈe en six branches (parfois appelÈes ´ piliers ª) correspondant ‡ chacune ‡ un type de risque sociale. Chaque branche possËde son organisme parastatal :

Branche de la sÈcuritÈ sociale Organisme parastatal

Assurance obligatoire pour soins de santÈ INAMI

ChÙmage ONEM

Vacances annuelles ONVA

Allocations familiales FAMIFED

Assurance accidents du travail et maladie professionnelle FEDRIS

Pensions de retraite et de survie SFP

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