2019 En optant pour la fragmentation des volumes construits, les architectes ont accentué le caractère traversant de l'opération et apporté la possibilté de réaliser une véritable coulée verte. Dérogeant ainsi au plan local d'urbanisme qui réclamait l'alignement, ils ont offert un autre dispositif, plus perméable aux vues et à la respiration, dans un projet qui répond aussi aux impératifs de densité de la ville contemporaine.
201 LO G E M E N T S 1 R E S TA U RA N T 1 CO M M E RC E par Anne DEMIANS et Finn GEIPEL, architectes
Le caractère mixte de l'opération, 50% privé, 50% social, en fait par ailleurs un exemple d'équilibre. Sur le plan de la construction, les architectes ont pris le parti de rationaliser les moyens utilisés afin de garantir une performance économique. Pour ce faire, ils vont définir une structure en béton à plateaux libres et mettre au point une "boîte à outils" dans laquelle chacun d'eux pourra puiser pour développer son projet et son écriture. Par cette homogénéité des matériaux et des gabarits, la démarche démontre que l'économie de moyens ne bride ni la diversité ni la qualité architecturale.
GARE D'AUTEUIL 120, BOULEVARD MONTMORENCY 113 / 115 BOULEVARD SUCHET
Francis RAMBERT
Avril 2019
COGEDIM PARIS METROPOLE
www.annedemians.com www.lin-a.com Crédit photo Photographies Jean Pierre PORCHER
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L'ARCHITECTURE D'UNE CONFIDENCE AUTEUIL 201 LOGEMENTS à PARIS
L'opération de la Gare d'Auteuil, livrée en 2019, est une pièce urbaine unique, inscrite dans la lignée des expérimentations qui ont marqué l'histoire du logement en France et fruit d'un concours international lancé par la Ville de Paris en 2008. Cette opération est réalisée par un "collectif d'auteurs" constitué de quatre architectes et un paysagiste: Anne Démians, Finn Geipel, Francis Soler, Rudy Ricciotti et Louis Benech.
Anne DEMIANS et Finn GEIPEL , architectes
Eloge de la méthode
AUTEUIL 201 LOGEMENTS
par Anne DEMIANS et Finn GEIPEL, architectes COGEDIM PARIS METROPOLE GARE D'AUTEUIL/ 120, BOULEVARD MONTMORENCY / 93/113, BOULEVARD SUCHET PARIS 16ÈME FRANCE
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AUTEUIL / 2019 Avant-propos Ce livret est le tome 2 d’une collection de deux ouvrages dont les lectures complètes et associées apporteront au lecteur une perception synthétique de l’opération immobilière de la Porte d’AUTEUIL à PARIS. Cet ouvrage fut écrit, mis en page et édité, comme le précédent, par les architectes qui furent chargés de concevoir cette opération et de la mener à terme.
_Bâtiment A - Francis SOLER (PARIS HABITAT) _Bâtiment B - Anne DEMIANS (COGEDIM PARIS METROPOLE)
CHAPITRE 2 L'ARCHITECTURE D'UNE CONFIDENCE
Quatre architectes, deux maitres d’ouvrage, une entreprise
_Bâtiment C - Rudy RICCIOTTI (PARIS HABITAT) _Bâtiment D - Finn GEIPEL (COGEDIM PARIS METROPOLE)
C
A
B
D
La deuxième partie de l’opération d’AUTEUIL (Anne DEMIANS et Finn GEIPEL, architectes, Léon GROSSE/ Entreprise) fut réalisée pour le compte de COGEDIM PARIS METROPOLE qui lança les travaux de terrassement et de fondation au mois de janvier 2016. Les premières surfaces habitables furent livrées en décembre 2018. La première partie de l’opération d’AUTEUIL (Francis SOLER et Rudy RICCIOTTI, architectes, Léon GROSSE/ Entreprise) fut livrée à PARIS-HABITAT, en octobre 2016. Les premiers locataires eurent accès à leur réservation et purent emménager à la fin des travaux. La crèche, qui lui était attachée, fut livrée, juste un peu avant, en août 2016.
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120, Bvd Montmorency 91 à 113, Bvd Suchet PARIS 16ème
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PARIS
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DATES Février 2019 / LIVRAISON-INSTALLATION DES LOCATAIRES Mars 2016 - Février 2019 / CHANTIER Juin 2009 / PERMIS DE CONSTRUIRE Juin 2008 - Décembre 2015 / ETUDES Juin 2008 / CONCOURS LIEU GARE D'AUTEUIL/ 120, Boulevard Montmorency / 113/115, Boulevard Suchet (PARIS 16) PROGRAMME Construction de 108 logements en Résidence-service et un restaurant (bâtiment B) et 93 appartements et un commerce (bâtiment D) Un jardin de 3200 m² et 173 places de parking CERTIFICATIONS Label HQE / BBC Effinergie Certification RT 2005 / NF Logement MAITRE D’OUVRAGE COGEDIM PARIS METROPOLE CHIFFRES Nombre de m2 du bâtiment B / DEMIANS : 7612 m² 6335 m² SDP (surface de plancher) de logements 182 m² SDP de restaurant 439 m² de commerce Nombre d'étages : R+9 Nombre d'occupants/locataires prévu : 108 logements Nombre de m2 du bâtiment D / GEIPEL: 6360 m² SDP (surface de plancher) de logements Nombre d'étages : R+10 Nombre d'occupants/locataires prévu : 93 appartements 3 niveaux de parking en sous-sol, 173 places au total Surface jardin : 3200 m² jardins privés - Auteuil Carroyage du jardin Louis BENECH
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COUT TRAVAUX (y compris travaux complémentaires) Bâtiment B : 20,5 M € HT Bâtiment D : 20 M € HT
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Une ténacité nécessaire Des recours infondés furent violemment engagés contre les dispositions d’aménagement de la parcelle d’abord, puis contre son contenu. Ces recours abusifs auront fait perdre un temps précieux à l’opération. Cinq années de procédures, en effet, auront freiné le lancement des travaux, mettant ainsi à mal l’engagement urbain et social de la Ville dans ce quartier excentré, mais ô combien délicat du seizième arrondissement de PARIS. Deux ensembles parfaitement contrôlés La première partie de l’opération qui regroupait deux immeubles à vocation sociale (appartements en location) et une crèche fut réalisée dans un calendrier limité et livrée sans aucun dépassement de budget, en dehors des dépenses complémentaires qui couvrirent les prestations d’ajustement, demandées par le maitre d’ouvrage. La deuxième partie de l’opération qui rassemblait deux immeubles à vocation privée (appartements vendus à l’unité et Résidence service) fut livrée dans des délais contractualisés pour l’automne 2018, puis modifiés par l’Entreprise. Ils furent considérés comme recevables par le promoteur. En effet, les diverses variations de programmes, subvenues en cours de réalisation, décalèrent de quelques mois l’objectif de livraison, sans grande incidence sur sa commercialisation.
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Une opération de logements pas ordinaire Les dépenses définitives de travaux, proches des prévisions d’origine, se sont maintenues dans les valeurs attendues, valorisant ainsi la démarche des architectes qui s’étaient fixés comme premier objectif de réaliser une opération de logements pas ordinaire, sans toutefois l’attacher à un budget exceptionnel. Deux fois 35 000 000 €ht de travaux Nous nous étions engagés à considérer que l’addition des deux budgets (environ 2 fois 35 millions d’€ht) pouvait constituer avantageusement le socle financier de l’opération. Ainsi considéré, ce socle permettrait de remplir les objectifs fixés, tant du point de vue de la solidité urbaine que de la consistance de son architecture (construction, façades, aménagements intérieurs et prolongements extérieurs). Un effet de masse intéressant L’importance des masses à réaliser était alors le facteur majeur de la réussite qualitative de l’opération, garantissant à chaque opérateur une économie globale. Une économie, qu’isolément, ils n’auraient pas été capables d’obtenir.
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Une opération dont toutes les dimensions étaient voulues expérimentales Nous présentâmes l’opération d’AUTEUIL, dans le concours de 2008, comme une opération immobilière qui tiendrait aussi bien les promesses faites sur le plan urbain, fonctionnel et esthétique que sur celui de sa dimension économique et politique. Nous voulions, en effet, être en mesure d’expérimenter sur chacun de ses aspects et, pour cela, nous l’avions bâtie en la maintenant dans des conditions économiques identiques à celles qui encadrent habituellement des opérations avec la même destination. La règle de conduite fixée par les auteurs Or, pour cela, il était nécessaire que chacun se tienne au plus près de la règle de conduite, qui avait été fixée à l’origine par les architectes (le concours de 2008). Ce code d’appréciation précisait les dispositions constructives qui étaient communes aux 4 bâtiments disposés sur la parcelle, la façon de mettre en œuvre leur structure, leurs équipements techniques et leurs façades. Nous devions rechercher, dans chacun des registres abordés, les points que nous pouvions mettre en commun et les proposer ensuite comme des applications.
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- Auteuil Balcons filants Bâtiment D
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- Auteuil Vue sur la Gare d'Auteuil depuis le bâtiment D
Une organisation urbaine et des architectures très éloignées des effets de mode On notera, en prêtant une attention particulière à l’ensemble de l’opération, que la conception ou le dessin des architectures des 4 bâtiments n’aura subi aucune mise à jour de son plan de masse, ni aucune modification de son architecture, depuis que les permis de construire (datant de 2009) avaient été déposés, puis obtenus (en 2015). Ce qui tend à démontrer qu’un projet de logements, dessiné sur des bases fonctionnelles et constructives drastiques et fondamentales peut tendre vers l’intemporalité.
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Une priorité mise autour de l’espace habitable Cherchant à nous préoccuper davantage de l’évolution des contenus que des formes, nous avons, en effet, mis en musique, en priorité, la relation entre les espaces habitables et leurs prolongements extérieurs comme les complicités de voisinage (mise en scène des immeubles). Puis, nous avons mis l’accent sur les transformations de l’espace du logement (comme, par exemple, à travers les fenêtres qui se replient sur ellesmêmes, ouvrant, en totalité, la façade du logement) La manière de faire est essentielle Tout ce qui est perceptible du point de vue des sensations n’est pas facilement formulable. Et si on considère que pour produire une opération de logements performante, il suffit d’en soigner les balcons puis de respecter les règles de vis-à-vis ou enfin de vérifier que la quantité de lumière requise s’accommode parfaitement de portes-fenêtres achetées sur catalogue, on fait alors une bien grave erreur. Car, c’est oublier que la manière de faire est essentielle, et que c’est bien elle, en définitif, qui fait la différence et qui se communique. Une facture contemporaine, assez classique, au fond Là, au croisement du boulevard SUCHET de la Porte d’Auteuil, il s’agissait, pour nous, de produire en priorité, des intérieurs appropriés (surfaces encadrées et performantes malgré les contraintes règlementaires ou commerciales), puis de façonner des façades compétitives qui se plieraient aux exigences thermiques (RT 2015) et acoustiques (présence du boulevard des maréchaux). La facture des édifices serait évidemment contemporaine mais, somme toute, assez classique dans ses empilements géométriques.
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Le type d’écueils évité Comparées à d’autres, très chimériques mais mieux considérées dans cette période de construction à tout-va, nos façades devaient disposer de tous les composants qui les rendraient solides et faciles à l’usage. Nous voulions surtout éviter de tomber dans les pires productions actuelles qui jouent, pour exister, sur des diversités factices et sur des effets devenus obligatoires pour nourrir une communication devenue envahissante. Nous y arrivâmes. Composer avec les comportements L’opération de la Place de la Porte d’AUTEUIL est née d’une réflexion qui date de 2008. Elle tend à démontrer, que le temps n’agit pas toujours défavorablement sur des logements construits sur des études sérieuses de comportement et d’évolution de notre société. La seule expression acceptable de l’habitation n’étant, au fond, que celle qui émerge, au fond, de perceptions sensibles. Construire sans qu’on puisse distinguer la destination des bâtiments L’objectif était simple : il suffisait de faire coexister, sur une même parcelle, des logements sociaux et des logements en accession, autour d’un grand jardin, sans qu’aucun signe de faiblesse ou de surexpression (architecturale ou urbaine) ne vienne perturber la lecture d’un site que nous voulions homogène et sans emphase. C’était un des premiers vrais sites de mixité sociale, de cette importance, à PARIS et nous voulions lui donner une expression bien à lui.
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La même syntaxe Mais, il s’agissait, en même temps, de distinguer les constructions et les propriétés respectives des deux composantes immobilières. Paradoxalement, il ne fut jamais difficile de convaincre les deux opérateurs de raisonner ensemble avec la même syntaxe. Les deux premières constructions, bâties pour Paris-HABITAT, montrèrent assez vite que le coût travaux réservé pour la construction ne produirait aucun déficit sur l’architecture de l’ensemble. Et les deux opérations qui suivirent, (ALTAREA-COGEDIM) auront conforté l’idée qu’un intérêt conjoint est toujours possible quand l’argument et le développement sont solides. Un pari autant qu’un objectif Pour nous, comme pour le maitre d’ouvrage, le défi à relever était de taille. Il nous fallait finir un ensemble immobilier dont les signes et l’ordre urbain avaient été réalisés avec succès par nos deux associés. Leur travail avait été construit avec une grande fidélité sur les idées et les décisions communes d’origine. Une continuité réussie Il fallait donc ensuite que nous soyons sûrs que l’Entreprise (Léon GROSSE), qui venait d’être reconduite pour réaliser la deuxième phase de travaux (ALTAREACOGEDIM) , mette en œuvre les moyens nécessaires pour reproduire la performance technique de la première phase. La pression était désormais sur nous et l’enjeu n’était pas mince. Car la séparation contractuelle, et non moins factuelle, des deux opérations immobilières ne garantissait pas forcement de sortir de cette histoire avec une continuité et une cohérence urbaine réussies.
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- Auteuil Ombres des volets Bâtiments B et D
- Auteuil Intérieur du bâtiment B
Une répartition pensée, une addition d’écarts et de similitudes A l’origine, il y avait un plan de masse sur lequel figuraient 4 bâtiments indépendants les uns des autres, tous réglés avec un même sens constructif et les mêmes valeurs esthétiques. C’était une façon nouvelle de penser une opération immobilière qui possédait une certaine amplitude urbaine afin qu’elle soit la plus cohérente et la plus synthétique possible, malgré les effets pervers de cette rengaine ambiante de réussir la ville par la « diversité »
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- Auteuil Volets du Bâtiment D
- Auteuil Intérieur du bâtiment D
Des immeubles pas tout à fait pareils, mais pas vraiment différents Les masses importantes que formaient les immeubles s’imposaient sur le site, par la densité que leur avait conférée le programme foncier. « Les immeubles, dessinés et pensés par chacun d’entre nous, devaient être différents les uns des autres, tout en émergeant, le moins approximativement possible, d’une même famille de style ». La question d’un pan de ville hybride, s’appuyant sur des œuvres réalisées par des auteurs dont l’objectif était d’en préserver la cohérence, était toujours posée.
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- Auteuil Intérieurs du bâtiment D
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- Auteuil Intérieurs
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- Auteuil Carroyage du jardin Basalte et végétal
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Une composition urbaine inédite C’est assemblés par deux ou par trois que les immeubles fabriquent des espaces urbains composés. L’assemblage des quatre ouvrages posés sur le site n’est pas le résultat d’un hasard mais celui d’études précises d’ensoleillement. Elles permettent de faire du bâtiment B le point d’ancrage des trois autres immeubles et le centre d’une composition urbaine d’un nouveau genre. - Auteuil Fluidité des déplacements
En repartant du point zéro
- Auteuil Croisement et des axes N/S et E/O
Nous proposions d’inclure fortement ce point d’ancrage dans sa construction pour le dessiner comme une œuvre abstraite. C'était le point zéro, à partir duquel tout s’évaluait désormais, construit sans attribut, lisse et infiniment grand une fois mis sous effet d'abîme. On peut se rendre compte, juste en levant la tête et une fois passées les limites de la canopée de l'immensité du volume carré, tout en noir et tout en creux, dans lequel montent et descendent des ascenseurs. On se situe alors au croisement géographique des deux opérations (Paris Habitat et Altarea Cogedim), au droit du point de contact des axes nord-sud et est-ouest de l’opération.
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- Auteuil Grand Escalier
- Auteuil Lustre Christophe Pillet
(Hall bâtiment B)
(Hall bâtiment B)
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- Auteuil Soulèvement du bâtiment B et sols en basalte
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Une cohérence très opérationnelle Les méthodes de construction du gros œuvre avaient été les mêmes pour les 4 bâtiments. Les matériaux mis en œuvre pour l’ensemble de l’opération avaient suivi dans la même voie. Et les effets de glissements visuels d’un bâtiment à l’autre étaient aujourd’hui effectifs. La gamme des composants avait été limitée réellement à celle qui avait été défini. Quelques libertés, toutefois, avaient été autorisées. Elles permettaient d’apporter au projet des variations suffisamment significatives pour répondre aux différentes destinations. Les écarts restaient suffisamment contenus pour que soit préservée la cohérence esthétique et urbaine que nous recherchions obstinément.
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Un gris RAL 9007 qui s’anodise Les matières et les couleurs que nous avions choisies étaient les mêmes. Elles furent réinterprétées et réassemblées, suivant qu’elles étaient mises en œuvre dans le bâtiment B ou le bâtiment D. Les façades présentaient la même tonalité de gris RAL 9007 que celles des immeubles déjà réalisés pour Paris-HABITAT, mais le RAL de l’opération COGEDIM avait été anodisé en surface pour dégager un peu plus de brillance. Réduire les différences
A
C
B
Les éléments constitutifs des deux immeubles avaient été choisis en accord avec les maitres d’ouvrage. Il s’agissait, pour nous, de réduire le plus possible les différences d’écriture qui apparaitraient nécessairement entre les deux bâtiments. Le plan de masse restait assez significatif. Il avait rendu nos deux immeubles complices. On ne les distinguait qu’à travers leur positionnement urbain (central ou excentré) ou par la sonorité urbaine qu’ils produisaient sur place.
D
- Auteuil Connivences (Bâtiments B et D)
A : Francis Soler B : Anne Démians C : Rudy Ricciotti D : Finn Geipel - Auteuil Plan masse
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- Auteuil Connivences (Bâtiments B et D)
Les immeubles de la deuxième partie Les deux immeubles de l’opération accession et résidence-service avaient été construits avec le même état d’esprit et la même exigence. Ils avaient été disposés l’un derrière l’autre et leurs façades ouest (les plus longues) s’appuyaient sur le boulevard SUCHET. Le bâtiment B se plaçait suffisamment en retrait de l’alignement sur rue pour qu’on puisse proposer bâtir des vues à part entière pour le pignon nord du bâtiments D et des ouvertures plein soleil pour le pignon sud du bâtiment C. Ce dispositif avait produit une Place. Cette Place était devenue l’espace de respiration que nous souhaitions donner à l’alignement administratif, jugé trop long, au droit du boulevard SUCHET. C’est donc à partir de là que s’articulent désormais les 3 immeubles les plus urbains de l’opération : Les bâtiments B, C et D.
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LIMITE DE PROPRIETE
BAT D BAT B
06
05
04
03'
03
02
01
04
05
03
02
01
Hauteur 80 NVP
+79.06
Hauteur 79 NVP
+ 78.00 NVP 0.20
0.20
0.45
Palissade aluminium anodisé ht: 2.15m
CHAMBRE
SDE
CHAMBRE
SDE
CHAMBRE
SDE
Plafond lumineux dalles lumisheet
PALIER
2.40
LOGGIA
3.17
2.50
Menuiserie thermolaquée teinte au choix de l'architecte
+10
+ 78.98 NVP
Câble pour nacelle
Couverture en acier thermolaqué teinte au choix de l'architecte
+ 77.89 NVP
NVP
Lanterneau desenfumage
Surtoiture technique cailleboti thermolaqué teinté
Dry cooler
0.45
NVP
Lanterneau desenfumage
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
+ 74.83 NVP R+9 17
0.20
0.13
0.20
0.13
Guide de volets
17
Séparatif en verre dépoli 2.83
PALIER
2.40
2.50
2.83
LOGGIA
+ 72.00 NVP R+8
Habillage mural miroir fumé gris clair
+9
1
1
17
0.20
0.13
0.20
0.13
Habillage nez de dalle balcon en acier thermolaqué
17
+ 69.17 NVP R+7 0.20
0.13
0.20
0.13
1 17
1 17
Store ext. SDE
Led
PALIER
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
2.83
CHAMBRE
2.40
2.83
2.50
LOGGIA
Garde-corps barreaudé en acier thermolaqué teinte au choix de l'architecte
+ 66.34 NVP R+6 1 17
PALIER
2.83
SDE
2.40
CHAMBRE
1 17
0.20
2.50
2.83
LOGGIA
0.13
0.20
0.13
+7
Vêture en aluminium anodisé ondulé
+ 63.51 NVP R+5
ATRIUM 1 17
1
1 17
30.71
1 17
0.20
0.13
0.20
0.13
R+6
32.47
CHAMBRE
SDE
CHAMBRE
SDE
CHAMBRE
SDE
CHAMBRE
SDE
PALIER
2.40
2.50
LOGGIA
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
PALIER
WC
SDB
PL
CHAMBRE
2.83
Volet coulissant en aluminium anodisé ondulé 2.83
+ 60.68 NVP R+4 17
0.20
2.83
PALIER
2.40
2.50
LOGGIA
0.13
0.20
0.13
R+5
2.83
+ 57.85 NVP R+3 1
1 17
17
0.20
2.83
PALIER
2.40
2.50
LOGGIA
0.13
0.20
0.13
R+4
2.83
+ 55.02 NVP R+2 1
1 17
17
0.20
0.13
2.83
PALIER
2.40
2.50
LOGGIA
0.20
0.13
+3
2.83
+ 52.19 NVP R+1 1
1 23
23
Reservation ᴓ200 pour EP façades à 1%
0.78
Reservation ᴓ200 pour EP façades à 1%
0.20
0.20 0.13 0.78
0.13
+2
2.83
PARVIS EXT
GP
48.36 nvp
HALL B
2.74
3.51
R+1
HALL A
48.34 nvp
48.28 nvp
48.27 nvp
48.28 nvp
PARCELLE PARIS HABITAT 3.92
LIMITE DE PROPRIETE
2.83
+ 48.27 NVP RDC BAT B
48.34 nvp
48.27 nvp
1
0.20
0.28
PLACE D'AUTEUIL
SG.V
VB
3.54 0.21
0.40
2.59
0.80
0.20
36.72 nvp
0.23
0.70
0.38
2.15
2.15 2.38
36.72 nvp
2.80
0.21
36.72 nvp
+ 42.32 NVP R-1
+ 39.52 NVP R-2
39.50 nvp
2.80
2.59
PARKING R-3
36.70 nvp 0.27
0.21
0.21
0.29
PENTE 1%
42.30 nvp
PARKING R-2
0.21
0.40
39.52 nvp
2.53
2.59
42.32 nvp
39.52 nvp
2.59
0.27
PENTE 1%
PARKING R-3
2.59
42.32 nvp
39.52 nvp
0.21
39.50 nvp
36.64 nvp
PENTE 1%
42.32 nvp
2.53
PARKING R-2
0.21
2.30
2.42
+ 45.27 NVP RDJ BAT B
PARKING R-1
11.55
42.30 nvp PENTE 1%
0.27
2.59
0.52
2.59
0.21
PARKING R-1
2.95
2.44
0.21
2.28
0.21
36.72 nvp PENTE 3.1%
LOCAL VELO
0.15
0.15
39.44 nvp
PENTE 1%
PENTE 3.1%
36.62 nvp
GP
SAS
2.59
0.52
2.59
39.52 nvp
0.25
PASSAGE EP
42.24 nvp
PENTE 1%
PENTE 3.1%
39.42 nvp
PARKING R-3
0.13
42.32 nvp
42.22 nvp
36.62 nvp
Relevé béton Joint souple Capots/ DTU
2.65
PARKING R-2
0.21
39.42 nvp
2.05
42.22 nvp
39.42 nvp
DGT
45.27 nvp
0.30
0.38
2.15
42.22 nvp
WC
WC
45.25 nvp
44.75 nvp
PARKING R-1
ACCUEIL
2.17
JD
DGT
0.23
45.48 nvp
45.48 nvp
GP
+ 36.72 NVP R-3
36.70 nvp
0.23
45.48 nvp
ARCHIVES
LOCAL INFO
3.00
+ 45.50 NVP RDJ BAT D
BUREAU
2.50
TD
2.50
élément de soufflage / bibliotheque
2CS 2CS
0.38
Le bâtiment B se place en retrait de 20 m de l’alignement du boulevard SUCHET, sous la forme d’un parallélépipède voulu délibérément massif et dont l’impact reste atténué par la douceur de la couleur dorée de sa façade. Les cavités géométriques que forment les loggias font varier avantageusement la surface extérieure de cette masse construite. Et c’est en décollant le bâtiment du sol que nous sommes parvenus à en alléger la masse et à croiser efficacement les perspectives nord-sud et est-ouest de l’opération. En leur point de rencontre, on ne s’étonnera plus désormais de croiser ce grand volume vide, noir et haut de ses 7étages, point de rencontre élégant et mystérieux de toutes les énergies du projet Auteuil, rassemblées en un seul point.
2.40
2.50
2.93
Le bâtiment B (Anne Démians)
PALIER
2.83
Led LOGGIA
R+8
JD
PROJET GARE D'AUTEUIL
Construction de 201 logements, un commerce et un parc de stationnement 75016 PARIS
Le bâtiment D (Finn Geipel) BAT D
01
02
04
05
03
02 D
E
01 B
C
A
Couvertine en acier thermolaqué teinte au choix de l'architecte
GC barreaudage
77.96 nvp
MAITRISE D'OEUVRE
GP
SDE
CHAMBRE
BET ACOUSTIQUE
LOUIS BENECH 4 cité St Chaumont 75019 PARIS Tél: 01 42 01 04 00 Fax: 01 42 01 01 05
URBATEC Cabinet LAMOUREUX 2 rocade de la Croix-Saint-Georges 4 bis rue Simonet 77600 Bussy Saint Georges 75013 PARIS Tèl: 01 64 76 07 06 Tél: 01 45 65 23 64 Fax: 01 64 76 04 32 Fax: 01 45 65 37 25 www.lamoureux-acoustics.com/ ingenierie@urbatec.fr
PALIER
SDB
SDB
Séparatifs vitrés H180
BET STRUCTURE & FACADE
BET FLUIDES & HQE
ECONOMISTE
DECORATEUR-Bât. B&D DECORATEUR -Bât. B
VP & GREEN ENGINEERING 115, rue du Bac 75007 PARIS Tél: 01 53 63 05 00 Fax: 01 53 63 05 01 info@vpgreen.fr
ALTO INGENIERIE 1, avenue du Gué Langlois 77600 BUSSY SAINT MARTIN Tél: 01 64 68 18 50 Fax: 01 64 68 17 29 alto@alto-ingenierie.fr
PARICA 66,72 rue Marceau, Bat. C 93100 MONTREUIL Tél: 01 48 51 79 65 Fax: 01 48 18 78 55
SARAH LAVOINE 205 rue Saint Honoré 75001 PARIS Tél: 01 42 60 60 40
2.83
2.50
2.83
BATIMENT B
CHAMBRE
DRESSING
+71.77 NVP R+9 BLD SUCHET
0.30
18
AUTRES
2.50
CHAMBRE
WC
SEJOUR
PALIER
EGIS CONSEIL BÂTIMENTS 4, rue Dolorès Ibarruri 93 100 Montreuil Tél: 01 49 20 19 36
WC
SOLER CONSEIL 12, rue René Cassin ZA de l'Europe 91 300 Massy Tél: 01 60 13 69 10
Bât. B - COUPE LONGITUDINALE B
N
CHAMBRE
GEOTHECHNIQUE
CASSO & ASSOCIES Carré Daumesnil 52 rue Jacques Hillairet 75612 Paris Cedex 12 Tél: 01 42 27 68 95
INTITULE DU DOCUMENT
SEJOUR
PALIER
+66.01 NVP R+7
+66.01 NVP R+7
PLACE D'AUTEUIL
PHASE
1
17
DM
EMETTEUR BATIMENT
AAD
B
TYPE
COUPE
NIVEAU
DATE
N° PIECE
ECHELLE FORMAT INDICE
03 01 01 31 01 08/03/2016 1/100 A0 1
2.50
2.83
0.20
0.13
SOCOTEC 4/6 , rue du colonel Driant 75 040 PARIS Tél: 01 44 76 17 03
CHRISTOPHE PILLET 29 passage Dubail 75010 PARIS Tél: 01 42 25 01 25
SECURITE INCENDIE ET ACCESSIBILITE
2.83
0.13
0.20
17
2.50
2.83
COORDINATION SPS
SOCOTEC 4/6 , rue du colonel Driant 75 040 PARIS Tél: 01 44 76 17 03
+68.84 NVP R+8
BATIMENT D
2.83
BUREAU DE CONTRÔLE
ASSISTANCE MAITRISE D'OUVRAGE ENVIRONNEMENTALE
2.93
Séparatifs toute hauteur suspendus
2.93
Séparatifs toute hauteur suspendus
+68.84 NVP R+8
CHAMBRE
WC
SEJOUR
PALIER
+63.18 NVP R+6 1
2.83
0.20
17
2.50
31.85
CHAMBRE
PALIER
WC
PALIER
WC
PALIER
SEJOUR
+60.35 NVP R+5
1
17
2.50
2.83
0.13
WC
0.20
+57.52 NVP R+4
1
17
2.50
2.83
0.13
+57.52 NVP R+4
SEJOUR
0.20
CHAMBRE
17
2.83
0.13
+54.69 NVP R+3
1
2.50
2.83
SEJOUR
0.20
CHAMBRE
+54.69 NVP R+3
WC
PALIER
SEJOUR
+51.86 NVP R+2
1
17
2.83
0.13
PALIER
2.50
2.83
WC 0.20
CHAMBRE
+51.86 NVP R+2
SEJOUR
+45.50 NVP RDJ
+49.03 NVP R+1
1
0.24
21
BVD SUCHET
COMMERCE
HALL ACCES B SDE
+ 45.50 nvp
+ 45.48 nvp
SEJOUR
+ 46.88 nvp
3.10
3.20
3.53
0.71
0.13
+49.03 NVP R+1
0.20
CHAMBRE
0.20
2.83
0.13
+63.18 NVP R+6
+60.35 NVP R+5
PROMENADE PLANTEE
PAYSAGISTE
BLD MONTMORENCY
Séparatifs vitrés H180
+71.77 NVP R+9
- Auteuil Coupes sur bâtiment B Elévation EST Bâtiment D
ARCHITECTE LIN ARCHITECTS URBANISTS Helmholtzstrasse 2-9 D 10587 BERLIN Tél: 00 49 30 39 800 900
+74.60 NVP R+10 0.20 0.13
+74.60 NVP R+10
VRD
ARCHITECTE MANDATAIRE ARCHITECTURES ANNE DEMIANS 15, rue de Chabrol 75010 PARIS Tél: 01 42 47 95 90 Fax: 01 42 47 09 90 architectures@annedemians.com 2.75
PL
MAITRISE D'OUVRAGE COGEDIM PARIS METROPOLE 8, avenue Delcassé 75 008 Paris
+77.96 NVP Tél: 01 56 26 24 00 +77.35 NVP
LOCAL TECHNIQUE EXTERIEUR
2.75
0.61
CHAMBRE
2.75
+77.35 NVP
0.230.38
+77.96 NVP
MAITRE D'OUVRAGE
79.06 nvp
Escalier accès toiture technique
0.61
03
31.85
03'
3.53
04
LIMITE DE PROPRIETE
05
2.83
06
2.83
Les enfilades ondoyantes des garde-corps des balcons filants du bâtiment D sont grises. Du même gris que celles, plus rectilignes des loggias du bâtiment C, côté boulevard SUCHET. L’immeuble assez trapu et assez haut (31 m), pointe son pignon sud sur la Place de la Porte d’AUTEUIL. Les façades sont recouvertes de tôle d’aluminium ondulées, laquées-anodisées puis de volets de même nature, couvrant des baies vitrées qui se repilent sur elles-mêmes. Autant de matériaux et de matières précieuses qu’on retrouve sur les autres immeubles se trouvant sur le site.
+45.50 NVP RDJ
+ 45.50 nvp
+ 45.50 nvp 0.25
1.01
0.38
0.08
1
3.18
2.67
2.74
CAVES
0.20
8.78
10.20 2.60
2.80
0.20 2.59
LOCAL ENTRETIEN
+36.72 NVP R-3
+ 36.72 nvp
+ 36.70 nvp
D
C
B
A
55
08/04/2019 12:22:40 BATIMENT B
TMORENCY
2.30
2.60 0.20 2.60
0.50
+39.52 NVP R-2
+ 39.52 nvp
+ 39.50 nvp
+ 39.45 nvp
PENTE 1%
+42.32 NVP R-1
2.80
2.12
CAVES
0.21
0.21
PENTE 1%
PARKING R-3
2.31
0.50
0.21 2.60
2.31
2.60 0.21
+ 36.54 nvp
CAVES
+ 42.32 nvp
ACCES CAVE
0.20
2.59
2.30
+ 39.39 nvp
+ 39.35 nvp
R-3 DES.
PARKING R-2
E
AUT_AFS_LIVRE 2_avril 2019.indd 55
0.21
0.50
0.21
0.20 2.60
VEGETALE
0.20
FOSSE TERRE
CAVES
+ 42.30 nvp
PENTE 1%
0.20
2.18
+ 42.19 nvp
+ 42.15 nvp
RAMPE VERS R-3
2.80
+36.72 NVP R-3
2.18
RAMPE VERS R-2
ACCES CAVE
CAVES
8.78
2.80
R-2 DES.
+39.52 NVP R-2
0.50
R-1 DES.
+42.32 NVP R-1
2.22
3.18
PASSAGE EP PARKING R-1
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08/04/2019 12:22:46
Arbustes, vivaces jaunes et carex Arbustes et vivaces jaunes Arbustes, arbustes verts, vivaces jaunes et carex Calepinage béton Dalles basalte 30 x 40
L’étrange espace qui se situe au croisement des passages nord-sud et est-ouest Au croisement des axes nord-sud et est-ouest, au droit du bâtiment B, c’est un espace vertical abstrait, qui vient donc orienter toute l’opération. Son expression n’est pas dans le registre des expressions signalétiques habituelles. Bien qu’invisible, à première vue, il s’agit, là, d’un espace aussi impressionnant qu’inattendu, provoquant chez les visiteurs et chez les résidents (pourtant rompus à l’usage des ascenseurs du bâtiment B) une sensation forte et inédite.
p
Ap
RpF RpF
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Gts
p
Ap
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Ap
Ap
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La constitution géométrique des immeubles
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RpF
Les planchers des étages en superstructure, au nombre de 9 pour le bâtiment B (Anne DEMIANS, architecte) et de 10 pour le bâtiment D (Finn GEIPEL, architecte) sont de dimensions différentes 45.5m x 16m pour le bâtiment D et 26m x 36m pour le bâtiment B, évidé en son centre par une trémie de 6m x 6m). Ce qui nous amena (le client étant le même, les destinataires ne l’étant pas) à différencier les contenus.
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Cc
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Ap
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- Auteuil Plan de paysage Louis Benech
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Cc
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RpF
p
Ap
RpF
RpF
H
Cc Cs
CcH
Gt CcH
RpF
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Les différents programmes et leurs surfaces respectives Le bâtiment B comptabilise 108 logements en résidence-service pour une surface plancher de ¬6900 m², un restaurant de 273 m² et un commerce de 439 m². Le bâtiment D propose 93 appartements, avec une surface totale de plancher de 7070 m². Les deux opérations sont accompagnées par un parc de stationnement de 173 places. Ces 173 places de parkings s’additionnent aux 273 places de parkings des bâtiments A et C (dont 140 places furent construites à destination des riverains). C’est dans un enfouissement qui compte 3 étages en sous-sols qu’on trouve ces emplacements. Un jardin de 3200m² vient compléter les 2960 m² de la première phase. Il est dessiné et réalisé par le paysagiste Louis BENECH. Les caractéristiques énergétiques de l’opération L’opération d’AUTEUIL s’inscrit dans le Plan CLIMAT de la ville de PARIS (50 KW/H/m²/an/ CERQUAL/ Certification THPE (consommation inferieure de 20%/ norme) RT 2005, performances améliorées de 60%.
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- Auteuil Atrium Bâtiment B
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Les caractéristiques principales du développement durable de l’opération 1/ Utilisation de parois de verre en façade dans les bâtiment B et D 2/ Utilisation de panneaux photovoltaïques sur la toiture de chaque bâtiment 3/ Ventilation simple flux hygro B (bouches réglables en fonction du taux d’humidité) 4/ Utilisation du Branché de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (Un réseau urbain de chaleur contribue au développement durable. Il réduit les émissions de polluants atmosphériques et améliore la qualité de l’air tout en supprimant les nuisances corollaires. Le réseau de chaleur CPCU remplace 6000 chaufferies d’immeubles et annihile les rejets qu’elles engagent dans l’atmosphère 5/ Utilisation de cuves de récupération des eaux de pluie 6/ Orientation des bâtiments suivant la lumière pour éviter l’ombre que se porteraient les bâtiments 7/ Valorisation des appartements d’angle Une analyse rapide des performances Ce qui permet d’aussi bons résultats, c’est d’abord le positionnement des ouvrages dans le site (on parle de disposition passive), leur bonne orientation et la densité de la masse inerte soumise aux températures, due à l’épaisseur conséquente des ouvrages. Le confort principal est apporté par les façades (double vitrage), protégées du soleil par des balcons variables en épaisseur (lignes courbes) ou par des loggias profondes.
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01 02 03 04 05 06 07 08 09
Garde-corps vitré Platelage bois Menuiseries accordéon thermolaquées Vêture tôle ondulée anodisée pleine Sous-face balcon peinte Tôle grenaillée anodisée pleine Tôle grenaillée anodisée perforée Volet coulissant tôle grenaillée anodisée perforée Séparatif vitré
- Auteuil Détail de façade Bâtiment B
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01 02 03 04 05 06
Garde-corps barreaudé thermolaqué Platelage bois Menuiseries accordéon thermolaquées Volet coulissant tôle ondulée anodisée perforée Vêture tôle ondulée anodisée pleine Sous-face balcon peinte
- Auteuil Détail de façade Bâtiment D
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Des façades écrites avec une vraie complicité En effet, les façades des immeubles se déclinent à partir de menuiseries repliables (châssis accordéon) en aluminium laqué, de garde-corps en acier laqués ou vitrés, de volets coulissants en aluminium extrudé anodisé ou laqué. Elles sont extrêmement compétitives du point de vue de leur bilan énergétique. Des façades avec des caractéristiques d’ouverture particulières
ATRIUM
Les petites baies (2 vantaux) et les grandes baies (4 vantaux), sont équipées de châssis à frappe dessinés spécifiquement pour cette opération. Ils sont repliables et stockables sur eux-mêmes. On peut ainsi ouvrir la totalité de la baie et avoir accès à un balcon filant (bâtiments B et D) ou à une loggia (bâtiment B), une fois la baie partiellement ou entièrement escamotée. Ce dispositif en accordéon est une déclinaison technique ordinaire de ceux qui ferment les terrasses de bistrots en hiver et les ouvrent sur l’espace public, en été. Une façon d’augmenter la perception de la surface effective acquise Chaque châssis qui contribue à l’ensemble de la baie est dimensionné sur 2, 4 ou 6 (bâtiments A et C) fenêtres de 0,75m de large qui ouvrent sur toute leur hauteur et se replient sur les autres jusqu’à l’ouverture complète de l’embrasure. Ce dispositif, simple et nouveau, agrandit la perception de l’espace disponible. Ce qui permet de l’habiter autrement, plus généreusement.
- Auteuil Typologie d'un logement 3 Pièces Bâtiment B
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AUTEUIL 378 LOGEMENTS Anne Démians, architecte
Francis Soler, architecte
Rudy Ricciotti, architecte
QUATRE ARCHITECTES DEUX MAITRES D'OUVRAGE UNE ENTREPRISE
Finn Geipel, architecte
ET UN PAYSAGISTE Anne DEMIANS, Francis SOLER, Rudy RICCIOTTI et Finn GEIPEL GARE D'AUTEUIL/ 120, BOULEVARD MONTMORENCY / 93/113, BOULEVARD SUCHET PARIS 16ÈME FRANCE 70
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Louis Benech, paysagiste
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Les dispositifs passifs Le plan de masse de l’opération d’Auteuil s’inscrit comme une des premières actions menées dans la lutte contre les productions immobilières trop consommatrices d’énergie, car mal pensées. Le carbone, vu désormais à travers le spectre du label E+C, doit réduire son empreinte, en changeant catégoriquement les méthodes de production des ouvrages et en intervenant également sur un choix de matériaux et de matériels performants. Il s’agit de considérer un ou plusieurs bâtiments plutôt linéaires et d’en faire une base de travail, une fois qu’ils sont tous bien orientés. La meilleure orientation pour un bâtiment de logements linéaire étant celle qui place son axe longitudinal dans une direction nord/ sud (ou encore mieux, nord-nord-est/sud-sud-ouest). Les logements, s’ils disposent d’un espace traversant, bénéficient de deux expositions avantageuses, proposant des vues intéressantes et une efficacité énergétique. Dans le cas où les contraintes urbaines décrivent une obligation d’alignement, comme ce fut le cas ici, sur le boulevard Suchet, on essayera d’interrompre cette continuité au profit de décalages (proches de l’épaisseur des bâtiments) pour ouvrir des vues au droit de ce que la règle d’alignement réduirait à un mur mitoyen aveugle. Plus de lumière, plus de vues : premiers signes positifs d’un dispositif climatiquement intelligent. Et surtout aucune ombre portée d’un bâtiment sur un autre, quelles que soient l’heure de la journée et la période de l’année. C’est ainsi qu’avec ces décalages et ces glissements est apparue la notion de parc habité.
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- Auteuil Complicités (Bâtiments A et B)
AU TOTAL DES QUATRE/ AUTEUIL
L’homogénéité comme gage de réussite
L’art d’habiter en question
Les objectifs de cette opération étaient la cohérence et l’homogénéité des formes urbaines, Ils furent atteints. Nous avions décidé d’aller jusqu’au bout d’un dispositif ouvert et dense qui puisse démontrer qu’il était possible d’avoir une discipline de groupes entre architectes. Nous le fîmes.
L’opération de la porte d’Auteuil, décrite dans le livret 1 (UN CONFLIT D’OBJECTIFS) et dans le livret 2 (LA CONFIDENCE) se termina, fin 2018, sur un constat assez simple : « L’architecture, quand elle est effective, est une arme implacable contre les faux-nez auxquels on veut confier l’avenir de nos villes. L’art d’habiter ne s’improvise pas et les boniments qu’on ressasse à chacun des appels à projets, pour essayer de faire de l’architecture un produit de grande consommation ou de couverture foncière, sont artificiels. Elle ne tolère que l’authenticité des engagements. Et dieu sait si cette authenticité se fait rare, aujourd’hui »
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Et même si quelques-uns d’entre nous prirent quelques libertés par rapport à la gestuelle originelle du groupe, il n’en demeure pas moins que les effets produits par la coloration identique, ou presque, des 4 immeubles conduisent, aujourd’hui, qui traverse le site à aborder l’opération comme une collection d’objets issus d’une même famille plutôt que comme une addition d’objets affranchis.
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- Auteuil Complicités (Bâtiments A , C et voisins)
Car, plus que la tonalité d’ensemble du projet, ce furent les matériaux, puis les habillages ou les assemblages et enfin, les espaces extérieurs de Louis BENECH qui complétèrent cette perception d’équilibre urbain qui ferait dire à qui flirterait par hasard avec l’opération que « si c’est si synthétique, c’est que ça doit fonctionner ». L’homogénéité haussmannienne nous hanterait-elle donc à ce point-là ? Non, bien sûr. Mais, grâce à des retours d’expérience, nous nous étions aperçus qu’un trop plein de diversités stylistiques, avancé comme « possible pensée moderne et universelle», ne produisait, en définitif, rien d’intéressant. La faute à qui ? aux architectes subordonnés, aux urbanistes complices devenus prescripteurs en grandes diversités ou à l’élu convaincu que la diversité des styles assurera nécessairement la richesse de sa ville ?
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- Auteuil Connivences (Bâtiments A , B et C)
- Auteuil Connivences (Bâtiments B et D)
La question fut posée et le résultat est là, qui s’oppose aux opérations réalisées au nom d’une diversité ne convainc guère. Car, il n’en ressort pas moins de monotonie. Or, à contrario et quand elle est bien faite, une structure urbaine bien homogène est un repère solide pour une ville. Ceci n’interdisant pas cela, nous devions produire à bon escient de la diversité à Auteuil, mais dans une échelle beaucoup plus intime ou approchée : celle d’un individu ou d’une famille. Des réglages en dehors de ce qui se fait d’habitude Les appartements furent réglés avec la précision avec laquelle on règle des moteurs de bolides, juste quelques minutes avant le départ. Les cadrages furent réglés comme si le grand paysage tutoyait la place d’Auteuil et que le voisinage s’incrustait comme une illustration dans les grandes baies ouvertes des appartements.
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Les vues avaient été soigneusement contrôlées pour que chacun vive sa vie dans sa plus complète intimité, sans vis-à-vis. Le plan de masse avait été composé pour que chacun ait accès à la lumière. Et nous le constations sur pièce. Les locataires des logements nord du terrain se partageaient un grand jardin, surmonté d’un grand espace triangulaire, travaillé en creux et sur lequel la façade nord de l’immeuble d’Anne DEMIANS donnait à voir quelques baies. C’était la conséquence directe du fait qu’Anne avait décidé de mettre son bâtiment en retrait de l’alignement imposé sur la rue. Ce plan, retravaillé plusieurs fois entre nous, nous avait convaincu de sa pertinence. Il mettait en scène une œuvre véritablement collective, réalisée par des architectes qui s’étaient choisis et qui partageaient la même exigence sur l’architecture et la ville. Nous sortions d’une épreuve difficile, satisfaits d’avoir réalisé, à la lettre, ce que nous voulions faire. Plus de 6 années de recours nous avaient retardés dans notre démarche et nous avaient contraints à immobiliser nos équipes. La topographie et les limites du site Les sols et leurs topographies complexes nous auront servi à construire le relief de nos cheminements. On se soustrait au jardin nord en glissant, sans accroc, vers le jardin sud. On sort alors sur la Place d’Auteuil, on sort des amoncellements d’arbres de la coulée verte, sise boulevard de Montmorency. Les lignes de ciel des immeubles sont toutes, à peu de chose près, à la même hauteur, dans l’espace urbain.
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Le résultat de plusieurs années de recherche
Et ce n’est qu’à travers les emplacements que nous leur avons donnés (en avant ou en retrait, les uns des autres) que nous laissons, en regardant l’ensemble, ce sentiment étrange que les immeubles varient en gabarit. Or, il n’en est rien.
L’opération d’Auteuil est pour nous un aboutissement. Elle marque une étape importante dans nos travaux respectifs, dans lesquels elle apparait comme une référence collective majeure. En effet, ce type d’aventure humaine et professionnelle est rare dans l’exercice de notre métier et plus encore dans l’exercice de l’art complexe qui le structure.
On nous reprocha longtemps que les alignements, au doit des rues n’étaient pas respectés. Mais avionsnous le choix, si nous voulions faire comprendre qu’un plan de masse aussi dense ne pouvait répondre aux exigences énergétiques qu’on nous demandait de satisfaire et à un rythme urbain acceptable dès lors que nous générions des respirations ?
Nous aurons construit cette situation comme on construit un film. Un scenario, des producteurs, des financements, des acteurs, un décor, des moments d’enchantement, des difficultés au montage, des scènes fréquemment reprises et des oppositions appuyées. Mais rien, vraiment, n’aura entamé l’opiniâtreté de sa propre histoire. Pas même les grincheux ou les récalcitrants.
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201 LOGEMENTS , UN RESTAURANT ET UN COMMERCE COGEDIM PARIS METROPOLE GARE D'AUTEUIL / 80-84, Boulevard Montmorency / 9113/115 Boulevard Suchet PARIS 16ème FRANCE
par
Anne DEMIANS architecte (bâtiment B) et
Finn GEIPEL architecte (bâtiment D) Equipe AAD : Chefs de projet : Typhaine Blanchet et Julien Syras Directeur de projet : Jack Weinand (Chantier) Architectes : Mathias Friedman , Coline Jacquet, Minsu Lee Equipe Finn GEIPEL : Chef de projet : Sandra Badji Directeur de projet : Philip Koenig (Chantier) avec (paysagiste)
Louis BENECH avec Louis LEVACHER avec (ingénieurs) -VP&GREEN ENGINEERING (Structures/Façades) -ALTO INGENIERIE (Fluides) -LAMOUREUX (Acoustique) -URBATEC (VRD) -CASSO (Securité) -PARICA (Economie) ENTREPRISE : LEON GROSSE avec GIULIANI (Façades)
Le film se termine aujourd’hui après onze ans de tournage séquencé qui auront donné au quartier de la Porte d’’AUTEUIL, la réalisation accomplie et complète qu’il n’attendait peut-être pas. Les architectes / avril 2019
Photographies :
Jean-Pierre PORCHER 84
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