Musique Été 2020
Découvrez les nouvelles acquisitions musicales de votre médiathèque. Nous vous proposons cet été de découvrir les nouvelles tendances du rap américain Earl Sweatshirt, Tyler the Creator, MF Doom, Czarface et du rap britannique, Stormzy, Kate Tempest. Le jazz est aussi à l'honneur avec les jeunes pousses londoniennes Ezra Collective, Moses Boyd, Kamaal Williams et les déjà classiques Brad Mehldeau, Joshua Redman, Roberto Fonseca et oded tzur. Les nouveautés pop, rock et chanson française seront aussi là : les très attendues Pomme et Billie Eilish, la découverte Louise Verneuil, et les grands retours de Michael Kiwanuka, Bai Kamara Jr et Adam Green. Pour finir, un hommage aux femmes compositeurs du début du XXeme siècle, injustement oubliées.
Rap Czarface/MF Doom : Czarface meets metal face. Disque collaboratif entre deux incontournables du hip hop underground américain, le rappeur et producteur MF Doom et le groupe Czarface. Le résultat donne un disque de Rap « old school » avec des rythmiques surpuissantes et des vocaux percutants.
Earl Sweatshirt : I don’t like shit, I don’t go outside. Earl Sweatshirt, ancien membre du collectif Odd Future avec Tyler The Creator, est une figure essentielle du nouveau rap underground américain. Il propose un rap expérimental, sombre, aux rythmes dissonants, sans gimmicks accrocheurs, mais vraiment fascinant. A découvrir.
Stormzy : Heavy is the Head. Stormzy, encore peu connu en France est une véritable star en Angleterre. Engagé dans les luttes antiraciste et écologiste, il est une icone de la jeunesse Outre Manche. Sa musique s’inscrit dans la mouvance du grime, un rap typiquement anglais apparu au début des années 2000. Un style à mille lieux du gansta-rap américain et du bling bling. Une musique qui mêle des influences électroniques et jamaïcaines au Hip hop. Les thèmes sont sociaux et le style vocal est âpre, percutant avec un fort accent anglais. Cet album est la bande sonore d’une Angleterre ébranlée par la crise du Brexit.
Kate Tempest : The book of traps and lessons Kate Tempest, également poétesse, romancière et dramaturge, dresse dans cet album, un portrait critique et douloureux de l’Angleterre actuelle. Entre Slam, Rap et déclamation, ses textes sont accompagnés d’un musique minimaliste, sombre, expérimentale et envoutante.
Tyler the Creator : IGOR Issu du collectif Odd Future, comme ses amis Earl Sweatshirt et Franck Ocean. Tyler the creator signe avec ce nouvel album, une œuvre somme. S’éloignant du rap pour signer un grand disque de R&B alternatif, ce disque brasse une multitude de styles : hip hop, R&B, soul, funk, électro, pop. Dans une démarche qui n’est pas sans rappeler Prince pour l’album Sign of the time (1987) (quand l’artiste de Minneapolis touchait à tout les styles avec génie), Tyler a réalisé IGOR quasiment seul, de l’écriture à la réalisation, de la production à l’interprétation.
Jazz Moses Boyd : Dark Matter Le batteur de jazz et producteur anglais Moses Boyd sort avec Dark Matter son premier album sous son nom. Un disque ou il fait craquer les frontières du jazz. Les morceaux sont structurés sur des rythmiques et des samples qui infusent une bonne dose de Hip Hop et d’électro dans sa musique. Néanmoins les cuivres et les basses nous renvoient bien au jazz, un jazz teinté par endroit d’afrobeat. On retrouve les sons du Londres actuel et de sa nouvelle scène musicale dont Moses Boyd est un des piliers.
Ezra Collective : You can’t steal my joy Le groupe Ezra Collective est une autre figure principale du renouveau du jazz qui s’opère à Londres. Cette scène jazz qui mixe avec bonheur grime, afrobeat, électro et jazz moderne. Parmi les amis invités à jouer sur cet album on dénombre le groupe londonien d’afrobeat Kokoroko, qui fait lui aussi parti de ce bouillonnement artistique qui réveille le jazz, et donne envie de danser. A noter aux claviers d’Ezra collective le virtuose Joe Armon-Jones.
Roberto Fonseca : Yesun Le prodige cubain, ancien musicien du Buena Vista Social Club, est de retour avec cet album qui mélange les rythmes cubains (salsa, rumba…), le hip hop, les sons électroniques et le funk avec son instrument de prédilection le piano.
Kamaal Williams : DJ Kicks Kamaal Williams chef de file du clubbing jazz, ou jazz électronique, est un habitué du dancefloor. Il mixe d’ailleurs sous le pseudo d’Henry Wu. Il est ici au commande du nouvel opus de la série DJ-Kicks. Il s’agit d’une série de mix confiée à chaque parution à un artiste différent. Kamaal Williams présente, outre quatre nouvelles compositions de son cru, une sélection funk, électro, jazz et hip hop, d’artistes qu’il aime et défend.
Joshua Redman et Brad Mehldau : Nearness Bien qu’ils jouent en duo depuis les années 90, voici le premier album en commun entre le saxophoniste Joshua Redman et le pianiste Brad Mehldeau, enregistré lors d’une série de concert en 2011. L’album se compose de trois standards (Charlie Parker, Thélonius Monk, Hoagy Carmichael et Ned Washington), et trois titres originaux de Mehldau et Redman. La complicité entre les deux musiciens est palpable, et produit une musique raffinée, en connexion avec les racines du jazz.
Oded Tzur : Here be dragons Le saxophoniste israélien Oded Tzur, est un habitué des clubs de jazz New Yorkais, ou il vit désormais. Il propose ici un jazz élégant et novateur où il s’inspire des ragas indiens.
Pop Rock Billie Eilish : When we all fall asleep, where do we go ? La nouvelle sensation pop. La jeune Billie Eilish, tout juste 18 ans, s’est fait connaitre à 14 ans en postant une chanson sur la plateforme Souncloud, qui connait vite un grand succès. Voici son premier album porté par le single Bad Guy. Un titre très efficace avec une rythmique légèrement inquiétante. La jeune artiste propose une pop audacieuse, originale et sombre tout en étant très abordable. Billie Eilish est devenue si incontournable qu’elle chante la chanson du nouveau James Bond, succédant ainsi à Shirley Basset, Paul McCartney, Tina Turner, Madonna, Adèle...
Adam Green : Engine of paradise Adam Green, figure de l’anti-folk (Un style qui mélange l’énergie et l’urgence du punk à un son folk), a déjà 20 ans de carrière derrière lui. Il revient avec un album de pop orchestrale, ou sa voix grave et profonde (qui peut évoquer les Tindersticks ou Léonard Cohen) fait merveille. Un album très court ou les chansons sont divinement mélodiques et finement orchestrées.
Bai Kamara Jr & the Voodoo Sniffers : Salone Bai Kamara Jr est originaire de Sierra Leone, il a passé son adolescence en Angleterre et sa vie d’adulte en Belgique. Dans la musique depuis 25 ans, il a joué du funk, de la folk, du blues. Pour son dernier album il est retourné en Sierra Leone, et il a nourri son blues d’influences africaines.
Michael Kiwanuka : Kiwanuka Le nouvel album de cet artiste anglais impose définitivement son style. Michael Kiwanuka a toujours mélangé sa soul music d’influences pop et folk. Sur ce disque il pousse plus loin et revient vers un son qui renvoie aux années 60 et 70, avec des touches de rock psychédélique mélangées à la soul et au gospel.
Chanson française Pomme : les failles cachées Réédition enrichie de 5 nouvelles chansons de son deuxième album les Failles. Pomme est apparue dans le paysage de la chanson française il y a déjà 4 ans. Une voix écorchée mais qui peut monter dans les aigus et une musique où perce une influence folk. Elle nous livre aussi régulièrement sur internet des versions dépouillées accompagnées par une harpe de ses chansons ou de reprises d’artistes qu’elle aime.
Louise Verneuil : Lumière noire Son pseudonyme est un hommage à Serge Gainsbourg (qui habitait rue de Verneuil à Paris). Cela s’entend aussi dans sa musique qui n’est pas sans rappeler les productions de l’homme à tête de choux du début des années 70. Voix éraillée, arrangements soignés, envolées orchestrales qui reposent sur un ligne de basse mise en avant, caractérisent des chansons qui réussissent à être à la fois sombres et solaires.
Classique Juliette Hurel et Hélène Couvert : Compositrices à l’aube du XXe siècle La flutiste Juliette Hurel s’est associé à la pianiste Hélène Couvert pour rendre hommage et faire découvrir des femmes compositrices du début du siècle dernier. Ces femmes de grand talent n’ont pas eu la reconnaissance qu’elles méritaient justement parce que femmes. Ce disque est l’occasion de réparer cette injustice et de découvrir des œuvres d’une grande élégance.
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