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Chapitre 8 – Intégration


Dès le lendemain matin, ses prouesses avec l’ordinateur avaient fait le tour de la ville. Il dormait encore quand quelqu’un frappa à sa porte. C’était une dame d’un certain âge qui se présenta comme étant Mme Kaminski. Veuillez m’excuser de vous déranger si tôt, Monsieur…

…Ken’ Hathon.

On dit en ville que vous avez fait merveille avec un ordinateur de la bibliothèque….

Hum.

et voyez-vous, ma vieille télé est tombée en panne hier soir

Je vous en supplie, aidez-moi, réparez-la moi ou je vais rater mon épisode de « L’amour en colère » !

Je ne puis vous payer mais je pourrais vous donner un téléphone portable en échange.

Devant sa mine interrogative, elle le lui montra et lui expliqua que le téléphone portable était un instrument qui servait à communiquer avec d’autres personnes, à distance. Il comprit vite de quoi il s’agissait. Il devait aussi connaitre ça.


Il accepta, bien sur, et s’attela sur le champ à la tâche. Il alla chercher le téléviseur dans le véhicule de Mme Kaminski et le rapporta chez lui. Lorsqu’il le sortit de son carton, il ne put s’empêcher de penser : « quelle vieillerie » !

Le réparer ne lui prit que quelques minutes.

Ça marche !

Vous êtes formidable Monsieur Ken’Hathon !

Ma non, Madame Kaminski, était jeu d’enfant !

En tous cas, je vous remercie de tout cœur !

Merci vous pour téléphone.


Soudain, il eut l’image de Salma Cocker qui lui traversa l’esprit. Vous connaître Salma Cocker ?

Si je connais Salma Cocker ? Mais bien sur, c’est ma nièce.

Vous donnez moi numéro de téléphone elle ?

Hum, heu, hum…

Hum,… ah, ma mémoire n’est plus ce qu’elle était !

Oui, c’est ça, j’y suis : M6221634 ! Grand merci, Madame !

Après le départ de la vieille dame, il s’empressa de contacter Salma Cocker. Il avait tant de choses à lui raconter et tellement à lui demander ! Il lui raconta les circonstances dans lesquelles il avait rencontré sa tante, elle lui dit qu’il pourrait gagner de l’argent à effectuer des réparations pour les gens. Il apprit ainsi ce qu’était l’argent. Elle lui indiqua diverses manières simples d’en gagner un peu. Il la remercia. Elle lui dit qu’ils pourraient se revoir bientôt, il ne se sentit plus de joie. Elle lui dit au revoir… il raccrocha, dépité !


Il décida ensuite qu’il lui fallait améliorer un peu son environnement. L’une des façons que Salma lui avait apprise pour gagner un peu d’argent était de vendre des fruits et légumes qu’il pouvait faire pousser dans son jardin. Il pensa que c’était une bonne idée puisqu’il avait pas mal de ces pommes qui poussaient en bordure de chez lui, en réserve. Il se rendit donc à l’épicerie comme elle le lui avait conseillé.

Il se rendit ensuite dans un parc de la ville où il avait remarqué que les gens se regroupaient. Cette petite visite lui rapporta 52 simflouz. Pas grand chose, à vrai dire, mais c’était un bon début. Bonjour Messieurs, je puis manger nourriture là ?

Apercevant de jeunes gens en train de déjeuner, une assiette à l’abandon à côté d’eux, il n’hésita pas, la faim au ventre, à s’adresser à eux en désignant ce qu’il apprendrait être un hamburger.

Un peu surpris, mais curieux d’en apprendre plus sur l’étranger, les jeunes gens lui firent place sur le banc. Il trouva la nourriture succulente. Mais lorsqu’il apprit qu’il s’agissait de viande, il eut un haut le cœur !


Viande ??? Vous manger êtres vivants ? Animaux ? sims ?

Ben non, quand même pas des sims, faut pas exagérer ! Mais sinon oui, on mange des animaux. Des animaux d’élevage, essentiellement. La, dans ton hamburger, c’était du bœuf.

Mais,… tu viens d’où toi ? On mange pas de viande là d’où tu viens ?

Il expliqua qu’il ne savait pas d’où il venait mais que certainement on ne devait pas y manger de viande, sinon ils ne se serait pas sentit aussi mal. Il prit congé afin d’aller voir de plus près un jeu qui lui sembla tout de suite passionnant. Il regarda longtemps le jeune homme qui s’entrainait et lui posa de nombreuses questions auxquelles il répondit gentiment. Très vite, il comprit les règles de base. Le jeune homme lui permit de se joindre à lui pour une partie. Il n’en fit qu’une bouchée.


De là où il se tenait, il avait remarqué une graine dans l’herbe. Curieux, il alla la ramasser avant de partir se disant que s’il arrivait a faire pousser quelque chose, cela vaudrait peut-être quelques simflouz.

Avant de rentrer chez lui, il poussa jusqu’à un endroit qu’on lui avait indiqué comme étant un dépôt-vente afin de voir si, avec le peu qu’il avait, il pourrait quand même trouver quelque chose qui pourrait lui être utile.


L’endroit était intéressant, il s’y trouvait quantité de choses, mais la plupart étaient en très bon état et bien en dehors de son budget. Cependant, il trouva quelques vêtements pour lui convenir et également une vieille table, sa chaise et une lampe à huile rouillée mais fonctionnelle pour 50 simflouz le tout.


Enfin, il rentra chez lui, parcourut rapidement le journal gratuit que lui dĂŠposait un gamin chaque matin - apprit que les prix au plus bas des logements attiraient de nouveaux habitants - prit une douche en boite et se mit au lit.

A suivre...


L'Eternel ! - Tome 1 - Chapitre 8 – Intégration