Chapitre 19 – Décision
… précédemment.
Le lendemain, chez lui, tranquillement, il se mit à examiner la liste qu’il avait récupérée. Elle était incroyablement longue. A croire que le ComBâtSim avait acheté tout Riverview. Aloÿs ne connaissait pas la moitié des gens de la liste mais il avait entendu cité la plupart des noms : Le Conseil Municipal d’abord avec le Maire Heather Crosby, ses adjoints Pierre-Alexandre Kayart et Lorraine Cantina, la gérante de la casse : Ruby Hasseck et celle du restaurant « Aux Guitares Hurlantes » Karla Doucet… et une bonne cinquantaine d’autres noms.
Il passa un long moment a réfléchir. Il se doutait que toutes ces personnes avaient cédé sous la pression ou la manipulation du Consortium, l’appât de l’argent aidant. On pouvait difficilement les blâmer. Comment blâmer le faible ? Non, la faute incombait totalement a celui qui usait de ces méthodes pour arriver à ses fins. Jones donc ! Il fallait qu’il trouve le moyen de lui nuire à lui, uniquement, sans que cela n’éclabousse trop les autres. Comment faire ? Et soudain il eut une illumination ! S’il existait une liste des personnes ayant reçu les « cadeaux », il devait bien y en avoir une autre qui recensait les « cadeaux » ayant été émis par le Consortium. Mais bien sur ! Il fallait qu’il la trouve !
Il sortit sa caméra en pensant très fort aux Jones et comme par magie, ceux-ci surgirent dans son viseur. Ils étaient visiblement en réunion de famille. Mais comment as tu pu laisser faire ça ? Une liste ! Et puis quoi encore ? Une publication dans le Daily Sims, peut-être ?
De quoi parlez-vous Hannah ? Père, comment aurais-je pu imaginer que ces imbéciles garderaient une trace de nos négociations ?
Ah flute, c’est vrai ! Je l’avais oublié celle-là, tiens !
Tout comme nous , mon ami, tout comme nous…
Mon cher mari, ici présent votre imbécile de fils, soit dit en passant n’a rien trouvé de mieux que de confier une liste des « cadeaux », que le ComBatSim a fait aux élus et autres notables, a son comptable, le Sieur Méplinlavut.
Vous connaissez le bonhomme, mon cher beau père, puisque c’est vous qui l’avez embauché : efficace, certes, mais complètement paumé, influençable et vénal ! Je ne serais pas surprise qu’il la vende au plus offrant !
Puisque vous êtes si maligne Hannah, qu’est-ce que vous nous suggérez de faire ? Je dois y réfléchir d’abord, Monsieur.
Mon Dieu ! J’ai peur de ce que tu pourrais bien inventer !
Ah ouai, et qui voulait ABSOLUMENT ce marché pour ASSURER notre avenir, hein ? Dis-moi ! Humpf… mesquin !
Ben occupes-t ’en alors, gros malin, c’est bien toi qui nous a mis dans cette situation, non ?
Allons les enfants ! Cessez de vous disputer !
C’est, à nouveau, dans son jardin qu’Aloÿs réfléchit à la situation. Déjà, il s’était rendu compte qu’il était probable que la caméra ne lui montre pas forcément ce qui se passait à l’instant précis ou il regardait mais plutôt une scène réelle qu’il avait besoin de voir. Cela signifiait que cette scène pouvait avoir eu lieu bien plus tôt dans la journée et même un ou plusieurs jours avant. Il ne fallait donc pas perdre de temps pour agir. Il se demanda s’il valait mieux rendre visite au Sieur Méplinlavut lui-même et tenter d’obtenir la liste ou si l’aide de quelqu’un ne serait pas la bienvenue, une femme surtout. Dans ce cas, Louise ferait parfaitement l’affaire puisque, de toutes façons, il avait l’intention de divulguer cette liste là. Cela lui permettrait également d’entrer partiellement dans le MESS ce qui pouvait s’avérer utile par la suite.
Il appela donc Louise et lui demanda s’il pouvait passer la voir. Elle acquiesça.
Louise revenait du centre sportif. Elle l’accueillit d’un geste qui, lui dit-elle, était un signe de salut et voulait dire « Paix ». Elle l’invita a entrer chez elle…
…et lui proposa un café qu’il accepta volontiers. Pendant qu’elle le préparait, il admira l’aménagement de sa pièce principale qui dégageait une agréable atmosphère de sérénité.
Ils burent leur café en silence. Louise pris congé pour aller se changer. Aloÿs en profita pour réfléchir a comment il allait lui présenter les choses.
C’est a propos de la liste, Louise.
La liste ? Quelle liste ?
Ah bon ? Et comment tu sais ça toi ?
La liste, dont informateur nous a parlé. Qu’il voulait vendre 100 000 simflouz...
Ce n’est pas important ! Je sais où elle est, ça c’est important. Tu veux savoir ? Oui ou non ?
Alors Aloÿs, tu voulais me parler ? … je sais où elle se trouve.
Inutile de lui dire que ce n’est pas la même.
Mais oui, bien sur !
Ouh, mais c’est qu’il serait susceptible.
C’est Jean Méplinlavut, le comptable de Jones qui détient la liste.
Ah bon ?
J’aurais juré qu’elle était plutôt du côté de la mairie.
Le comptable de Jones, tu es sur ?
Et,… tu as une idée pour la récupérer ?
Non elle est chez Jean Méplinlavut.
Oui !
Oui, je crois qu’il faut la lui demander.
Non, je crois qu’il va TE la donner.
Lui demander ? Hi hi hi…, tu en as de bonnes toi !
Ah, nous y voilà ! En fait tu veux que je lui fasse du gringue, quoi.
JE veux rien moi, Louise, le MESS veut et SIMLAND aussi.
On peut dire que tu as des arguments choc toi.
Et tu crois qu’il va nous la donner comme ça, bien gentiment?
Entendu, je vais essayer.
?
Euh,… que je le drague, le séduise,…
A suivre...